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Question écrite n° 1109 · 17e législature

Transfert de compétences « eau et assainissement » prévu par la loi NOTRe

Marc Chavent (UDR) → Partenariat territoires et décentralisation

La question en bref

Le député interroge sur les modalités budgétaires du transfert de compétences « eau et assainissement » aux communautés de communes prévu par la loi NOTRe. Il demande une clarification sur les budgets alloués par l'État pour permettre aux collectivités d'investir dans ces services.

La réponse en bref

Le ministère rappelle que l'eau et l'assainissement sont une compétence historique du bloc communal, service public devant largement s'auto-financer. Il indique que les collectivités peuvent bénéficier de la DSIL (570 M€ en 2024), de la DETR (1,046 Md€), des aides des agences de l'eau et du fonds vert. En 2023, ces dotations ont soutenu près de 1 300 opérations de modernisation des réseaux.

Député
Marc Chavent (UDR)
UDR
Ministère interrogé
Partenariat territoires et décentralisation
Ministère qui répond
Aménagement du territoire et décentralisation
Question publiée au JO
22/10/2024
Réponse publiée au JO
04/02/2025 (105 jours après)
Rubrique
Collectivités territoriales

Texte de la question

M. Marc Chavent interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l'application du transfert de compétences en matière d'eau et d'assainissement prévu par la loi NOTRe du 7 août 2015. En effet, bien que M. le Premier ministre ait annoncé qu'il n'y aurait plus de transfert obligatoire aux communautés de communes lors des questions d'actualité au Sénat le 9 octobre dernier, les élus communautaires sont dans l'expectative des modalités d'application budgétaire de cette réforme dans l'hypothèse où le choix de transfert de compétences serait approuvé. Aussi, afin de garantir la réussite de cette transition, il lui demande d'apporter une clarification sur les budgets alloués par l'État en cas de transfert de compétences « eau et assainissement » aux communautés de communes afin de leur permettre d'engager une politique d'investissement et de fonctionnement des services ad hoc le cas échéant.

Texte de la réponse

Le renouvellement des réseaux et leur mise aux normes dans les années à venir sont un très fort enjeu pour le bloc communal, dont c'est une compétence historique. Toutefois, il s'agit aussi d'un service public industriel et commercial qui a vocation à largement s'auto-financer. Ce type de travaux peut déjà bénéficier de la dotation de soutien à l'investissement local (DSIL) et de la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR) – maintenus à un niveau élevé en 2024, de respectivement 570 M€ et 1,046 Md€ en autorisations d'engagement. A titre d'illustration, les différentes dotations d'investissement de l'État ont permis de soutenir en 2023 près de 1 300 opérations relatives à la compétence eau et assainissement des collectivités (modernisation des réseaux d'eau potable, des points de captage, stations d'épuration). Ces travaux peuvent, par ailleurs, bénéficier des aides des agences de l'eau ou encore du fonds vert.

Source : Assemblée nationale, données ouvertes (Licence ouverte). Les résumés sont rédigés automatiquement ; seul le texte publié au Journal officiel fait foi. Voir la question sur le site de l'Assemblée nationale.

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