Depuis 1995, le bassin versant du Rupt-de-Mad bénéficie d’une opération Agrimieux. Initialement orientée vers la réduction d’intrants, la démarche évolue en 2016 avec la création d’un groupe Filières destiné à développer des cultures et filières à bas niveau d’impact (BNI) sur la ressource en eau (herbe, agriculture biologique, autres cultures sans intrants).
Malgré la conformité de l’eau distribuée au robinet vis-à-vis des pesticides et des nitrates, la municipalité fait de la protection de ses captages une priorité en misant sur la prévention des pollutions diffuses agricoles. En 2022, un contrat de solutions est élaboré en concertation avec les agriculteurs dans le cadre de la convention de partenariat SENS*. Il prévoit notamment de recouvrir d’herbe ou de silphie le périmètre de protection rapproché, de maximiser les cultures à « bas niveau d’impact sur la ressource en eau » sur le reste de l’AAC et d’instaurer une rotation des cultures hiver-printemps avec l’implantation d’une culture intermédiaire piège à nitrates (CIPAN) sur l’ensemble de l’AAC. En 2025, la commune acquiert des parcelles dans le périmètre de protection rapproché du captage, avec le soutien financier de l’agence de l’eau, lui permettant de maîtriser l’usage agricole de ces terrains.
Dans les années 1980, en parallèle à la mise en place de son réseau séparatif, la Ville de Rochefort doit agrandir sa station d’épuration pour passer d’une capacité de traitement de 20 000 équivalents habitants à 35 000.
Après réflexion, la municipalité opte pour une technique plus économique et naturelle que son système de traitement par boues activées. Elle s’inspire du lagunage extensif développé par la commune de Mèze (Hérault) et crée le plus grand lagunage de France avec ses 35 hectares de plans d’eau. Les besoins pour le lagunage sont d’environ 1 hectare de surface de bassin pour 1 000 équivalents habitants.
Après un premier traitement physique décomposé en 4 phases, l’eau décantée va subir un traitement biologique. Celui-ci consiste en la circulation de l’eau dans plusieurs lagunes ré-oxygénées grâce à l’action du vent et du soleil (photosynthèse par le phytoplancton) et des micro-organismes. L’eau dépolluée est ensuite rejetée à la Charente.
Le syndicat Eau 17 a mis en œuvre une politique foncière sur les parcelles les plus stratégiques pour la qualité de l’eau. Le syndicat a notamment mené avec la SAFER un échange multilatéral de parcelles en concertation entre agriculteurs, éleveurs et propriétaires. Eau 17 a également acquis certaines parcelles pour les remettre en prairies.
L’Ouin et certains affluents sont directement concernés par les ambitions de reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques programmées dans le CT EAU 2021-2026. A la fin des années 80, l’Ouin et ses affluents ont fait l’objet d’une opération de recalibrage et de rectification des méandres. Le gabarit des cours d’eau a été modifié en profondeur et en largeur, limitant les débordements, contribuant à l’abaissement de la nappe alluviale, perturbant les connexions lit mineur/lit majeur. En 2021, Une opération globale d’envergure de restauration de l’hydrosystème cours d’eau / zones humides a été réalisée sur la commune de la Petite Boissière (79).
Afin de répondre en partie aux objectifs de la Directive Cadre sur l’eau et en application du plan de gestion du Muhlbach de Wolfisheim-Eckbolsheim, la Communauté Urbaine de Strasbourg a décidé de recréer des milieux humides afin de diversifier les habitats et de créer des zones potentielles de frayère. C’est ainsi qu’il a été décidé de créer une annexe hydraulique dans une anse du Muhlbach de Wolfisheim-Eckbolsheim, au début du ban communal d’Eckbolsheim, sur laquelle se situait une pâture appartenant à cette commune.