Retours d'expérience

Retours d'expérience sur la thématique restauration

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Thématique restauration

Tous les retours d'expérience

Restauration d’une ballastière en zone humide sur la Meuse

2026

Comment redonner vie à un ancien site artificialisé en bordure de Meuse ? À Charny-sur-Meuse, l’Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique « La Goujonnière Meusienne » et la Fédération de la Meuse pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique ont relevé le défi : transformer une ballastière en voie de comblement en une véritable zone humide reconnectée au fleuve. Retour sur un projet de restauration écologique mené de 2021 à 2024.

Les solutions fondées sur la nature pour prévenir les inondations : retours sur 4 expériences

2026

Ces retours d’expériences concernent les bassins versants de l’Iton (27), du Loing (45), de l’Ornel (52) ainsi que de la Vallée-du-Thérain (60). Ils se basent tous sur la restauration ou la préservation de zones d’expansion de crue ou de zones humides en incluant des particularités locales afin d’adapter chaque projet au territoire concerné.

Renaturation et valorisation de l’Huveaune pour réduire le risque inondation dans un milieu fortement urbanisé

2025

Le projet porte sur la renaturation et la valorisation du secteur Heckel au cœur de Marseille, avec un triple objectif : renaturation de l’Huveaune, réduction du risque inondation et création d’un espace public de promenade et de détente en bord de cours d’eau. Le site est marqué par un contexte urbain très contraint : le cours d’eau peut difficilement retrouver sa largeur naturelle.

Restaurer les cours d'eau pour redonner vie aux milieux aquatiques sur le ruisseau de la Grande Cousinière à Mauléon (79)

2025

Restaurer les cours d’eau pour redonner vie aux milieux aquatiques, c'est l'exemple du ruisseau de la Grande Cousinière à Mauléon (secteur de Rorthais) dans les Deux-Sèvres. Ce ruisseau est un affluent du sous-bassin versant de l’Ouin, lui-même tributaire de la Sèvre Nantaise. Il traverse un paysage essentiellement agricole. Comme beaucoup de petits cours d’eau du territoire, il a été rectifié et élargi lors des remembrements agricoles, ce qui a profondément modifié son fonctionnement naturel. Le point sur les solutions de l'Etablissement Public de la Sèvre Nantaise pour retrouver une bonne qualité d'eau.

Restauration de la morphologie et de la continuité écologique d'un affluent du Trézon (49)

2025

Dans le cadre d'une convention pluriannuelle avec Cholet Agglomération, propriétaire du captage d’eau potable de Ribou, l'Établissement public (EPTB) de la Sèvre Nantaise intervient sur le bassin-versant du Trézon.

Ce bassin-versant a connu, depuis les années 50, un développement très important des activités agricoles, en termes notamment de modernisation, de mécanisation, d’apports d’intrants, etc. Un grand nombre d’infrastructures naturelles (cours d’eau, zones humides, talus, haies, bosquets, etc.) s’en sont trouvées largement altérées, dégradées ou ont disparu, entraînant par là-même une détérioration très importante du cycle naturel de l’eau, de la qualité de la ressource et une perte majeure de biodiversité.

Pour reconquérir la qualité de l'eau du bassin-versant du Trézon et donc des eaux brutes du captage d'eau potable Ribou-Verdon, classé "captage prioritaire Grenelle", un programme d’action, encadré par un arrêté préfectoral, a été mis en œuvre. Il permet d’agir sur bon nombre de paramètres (itinéraires techniques agricoles, aménagements de l’espace, etc.) et également sur la restauration des infrastructures naturelles, dont les cours d’eau.

Le bassin du Trézon a fait l'objet d'un découpage, pour les travaux, en 6 sous-bassins (du T1 au T6, cf. image-ci à droite). Sur 4 secteurs du sous-bassin versant T5, l'Établissement Public de la Sèvre Nantaise, maître d'ouvrage, a réalisé des travaux importants en 2024.

Réhabilitation de zones inondables et zones humides dans la RNR Confluence Garonne-Ariège

2025

Depuis le 20ème siècle, certaines activités humaines comme l’extraction de granulats, l‘implantation de barrages, ou bien encore l’endiguement de berges, sont venues altérer la fonctionnalité de la Garonne et de l’Ariège en réduisant notamment leur charge sédimentaire. Pour pallier ce déficit en sédiments, ces cours d’eau ont érodé le fond de leur matelas alluvial jusqu’à atteindre des couches géologiques plus dures entrainant un enfoncement de leur lit mineur. Aujourd’hui cette dynamique d’incision verticale réduit la fréquence d’inondation des zones humides périphériques par des phénomènes de crues de faible ampleur et altère donc leur état de conservation au sein de la Réserve Naturelle Régionale (RNR) Garonne-Ariège.

Face à cette problématique, le Plan de Gestion de la RNR prévoit la mise en oeuvre d’actions pour comprendre et restaurer les continuités latérales entre la Garonne et l’Ariège et leurs zones humides respectives. Ces actions visent à la fois à répondre aux enjeux de prévention du risque inondation en amont immédiat de la métropole Toulousaine, et d’approvisionnement en eau potable (qualité et quantité) des habitants de la plaine toulousaine, ainsi qu’ à restaurer et améliorer l’état de conservation des zones humides et des corridors écologiques.

Préservation de zones humides dans les espaces forestiers publics de Lozère

2025

Ce projet s’inscrit dans la continuité de la politique de conservation et de restauration des zones humides développée depuis de nombreuses années par le Conservatoire d’Espaces Naturels d’Occitanie (CEN) Occitanie sur le département, en partenariat étroit avec l’Office National des Forêts (ONF) sur les massifs forestiers. Il se situe dans le nord de la Lozère (Margeride), territoire particulièrement riche en tourbières et autres zones humides. Ces zones humides s’inscrivent dans un paysage majoritairement forestier (forêts domaniales et forêts des collectivités), issu de la déprise agricole et des politiques de boisement soutenues par le Fonds Forestier National.

Le projet concerne deux massifs, qui totalisent 840 ha de complexes tourbeux et humides : le massif de la Croix de Bor et le massif de Charpal. Les zones humides de ces 2 massifs revêtent un intérêt important car elles sont situées en tête de bassin versant, et abritent les sources de plusieurs cours d’eau dont plusieurs affluents directs de la Truyère et du Lot. Plusieurs pressions s’exercent sur ces zones humides : fermeture des milieux par colonisation naturelle de résineux allochtones en place aux abords des tourbières, effets du changement climatique, et parfois piétinements du bétail... Se pose également la question du renouvellement des peuplements forestiers dans un contexte de changement climatique, dans la mesure où une part importante des peuplements d’épicéas présents arrive à maturité aujourd’hui.

L’enjeu du projet est d’améliorer la capacité de résilience de ces zones humides dans le contexte de changement climatique afin de conserver la ressource en eau et d’améliorer leur fonction puits de carbone. La démarche type mise en œuvre par l’ONF et le CEN consiste à réaliser des diagnostics écologiques, proposer des préconisations de gestion, mettre en œuvre des aménagements agro-pastoraux et des travaux de restauration ainsi que suivre les sites restaurés.

Restauration de zones humides du plateau landais

2025

Le plateau landais, situé sur la rive gauche de l’Estuaire de la Gironde, est occupé par des forêts de production de pin maritime, parsemées de grandes cultures. La plantation de ces forêts s’est accompagnée du drainage des terrains, au travers de fossés d’évacuation, pour favoriser la croissance des pins. L’objectif du drainage était de limiter les risques d’engorgement des sols en période hivernale (la nappe étant affleurante, des périodes de fortes précipitations peuvent engendrer des inondations des peuplements forestiers).

Les peuplements forestiers abritent également des lagunes forestières. Ces zones humides, qui fournissent de nombreux services écosystémiques, sont affectées à la fois par la fermeture progressive du milieu par des ligneux, ainsi que par un assèchement lié au drainage (ce dernier phénomène s’accentuant avec le changement climatique).

L’enjeu du projet est d’améliorer les fonctionnalités des lagunes forestières, tout en limitant la présence d’eau au cœur des parcelles forestières pour ne pas réduire la croissance des pins. Le projet concerne 17 lagunes du site du Mourlan, et doit servir de support à la mise en place d’une stratégie plus large de préservation et restauration de ces zones humides sur le plateau landais.

Rézhilience : restaurer les zones humide de tête de bassins versants du bassin d'Arcachon pour améliorer sa résilience

2025

Le territoire du Bassin d’Arcachon s’est construit autour d’un espace lagunaire remarquable de 174 km2, ouvert sur l’océan et alimenté par un vaste réseau hydrographique de plus de 4 000 km2. Urbain dans sa partie aval, majoritairement forestier et agricole en amont, le territoire est façonné par un nécessaire réseau de drainage. La recrudescence d’épisodes d’étiage marqués, mais également de phénomènes météorologiques plus intenses, entrainant inondations et submersions, invitent le territoire à repenser la gestion de ce réseau pour préserver tant la biodiversité que les activités économiques ou les biens et personnes, qui dépendent tous de la qualité de l’eau et de sa bonne gestion quantitative. Cela passe notamment par le ralentissement des eaux en amont des zones urbaines.

L’enjeu du projet ReZHilience, porté par le Syndicat Intercomunal du Bassin d’Arcachon (SIBA), lauréat fin 2020 de l’appel à projet de l’Entente pour l’eau concernant la restauration des zones humides en tête de bassins versants, est de restaurer les fonctionnalités de 6 secteurs (bassin de Canteranne, cours d’eau du Vigneau, du Cires, du Ponteils, du Betey et Canal des Landes) pour renforcer les régulations hydrologiques et améliorer la qualité des eaux.

Renaturation du site de Roc de France

2025

L’étang du Roc de la France, autrefois aménagé pour la baignade sur le cours d’eau du Goutepeyrouse, en tête de bassin du Bervezou présentait un fonctionnement écologique et hydraulique dégradé qui impactait fortement la qualité de l’eau, et posait problème pour le captage d’eau potable de Longuecoste situé en aval. Le seuil du barrage constituait également un obstacle à la continuité écologique et sédimentaire, ainsi qu’une porte d’entrée pour des espèces exotiques envahissantes alors que le ruisseau bénéficiait d’une qualité de l’eau excellente et un fort potentiel piscicole (Chabot, Truite fario...).

Compte tenu de l’absence d’usage, de la difficulté d’entretien, de l’envasement de la retenue, de la dégradation de la qualité de l’eau et du milieu, la collectivité propriétaire du site, accompagnée par le Syndicat mixte du bassin Célé - Lot médian (SmCLm), a décidé l’effacement du seuil. Une fois l’ouvrage arasé, le ruisseau a été renaturé permettant de recréer une zone humide fonctionnelle et de valoriser le site par un sentier pédagogique jalonné de panneaux informatifs.

Restauration de la zone d'expansion de crue de Sint Georges de Luzençon sur le bassin du Cernon

2025

Le Cernon, affluent du Tarn, possède un bassin versant topographique de 220 km2. Situé en zone karstique, ses limites hydrogéologiques sont différentes avec un bassin estimé à 260 km2. Régulièrement soumis à des épisodes méditerranéens, ce bassin a subi une crue plus que centennale le 28 novembre 2014 engendrant de nombreux dégâts dans la vallée. Les habitants ont été lourdement touchés (habitations et entreprises inondées, perte d’emplois...). Sur la commune de St-Georges de Luzençon, les dommages se sont élevés à 300 k€ (sur un total de 600 k€) obligeant le déplacement d’activités économiques et sportives.

Le projet a pour ambition une approche globale à l’échelle du bassin versant pour mieux comprendre les phénomènes de crues et réduire l’impact des inondations avec comme enjeu la réduction des risques d’inondations sur les zones urbanisées, tout en respectant le fonctionnement naturel des écosystèmes aquatiques par la restauration d’une zone d’expansion naturelles de crues (ZEC).

Renaturation de l'Hers-Mort en zone péri-urbaine

2025

L’Hers, affluent de la Garonne, a été fortement artificialisé et anthropisé par des travaux de rectification, recalibrage, curage, et enrochement. Cette hydrologie modifiée accentue les pics de crue rapides et les étiages prolongés. Avec de plus des berges argileuses difficilement érodables et la quasi-absence de charge alluvionnaire grossière mobilisable, le lit du cours d’eau se chenalise, et s’enfonce petit à petit. Il se situe ainsi à environ 6 à 8 m en dessous de la plaine.

L’enjeu du projet est de stopper la « canyonisation » du cours d’eau (et donc de favoriser la dissipation de l’énergie du cours d’eau horizontalement et non plus verticalement), pour éviter qu’elle n’aille jusqu’à la roche mère marneuse, ce qui nuirait fortement à la vie biologique. Pour ce faire, le Syndicat du bassin Hers Girou a renaturé près de 2 kms de cours d’eau depuis 2007.

Dédrainer des prairies naturelles d'élevage

2025

Le drainage d’ensembles de prairies creusoises, dans les années 1980, limite aujourd’hui la production quantitative et qualitative d’herbe dans un contexte de sécheresse roissante des sols. Un propriétaire et son locataire éleveur ont réalisé le dédrainage de 2 parcelles de fauche et de pâturage extensif. Cette « première » en Creuse sur des terres agricoles a bénéficié de l’accompagnement du Syndicat mixte du bassin de la petite Creuse (SMBPC) et du Conservatoire des espaces naturels Nouvelle-Aquitaine (CEN NA).

Restauration fonctionnelle de la vallée de Saint Ruph-Glière-Eau Morte

2024

En raison des aménagements réalisés au cours des deux siècles derniers, la vallée de Saint Ruph-Glière-Eau Morte, en amont du lac d’Annecy, présentait une alternance de secteurs incisés et excédentaires et un marais alluvial déconnecté des régimes de crues. Ces dysfonctionnements ont occasionné des inondations importantes sur les habitations, par exemple lors de la crue de 2015. Pour réduire ce risque, un programme de restauration fonctionnelle de la vallée a été élaboré par la Communauté de commune des sources du lac d’Annecy. Il s’est traduit par la suppression de plusieurs obstacles transversaux et contraintes latérales, un travail sur la géométrie du lit, la reconnexion du marais de Giez à la rivière ainsi que par la restauration d’un espace de mobilité plus important sur la partie aval.
Les mesures mises en œuvre ont démontré un effet bénéfique objectivé lors des suivis piézométriques réguliers, et observable lors des dernières crues (2023-2024), au cours desquelles le marais a joué le rôle de zone d’expansion des crues, limitant les impacts sur les habitations.
Ce programme se poursuit sur les affluents, désormais étayé par l’identification dans le Plan local d’urbanisme intercommunal des espaces de bon fonctionnement de la rivière et des zones humides devant faire l’objet de prescriptions particulières dans le cadre d’une démarche de type ERC (éviter/réduire /compenser).

Installation d’un dispositif de franchissement piscicole sur le seuil du pont de la commune d’Aire-sur-l’Adour sur l’Adour

2023

Dans le cadre de l'étude sur la continuité écologique des ouvrages du département des Landes, le seuil d'Aire sur l'Adour, support des mesures des débits avec une station limnimétrique, est considéré prioritaire pour restaurer la circulation piscicole. La solution d'aménagement de l'ouvrage a été choisie par l'Instution Adour car compatible avec la pérennité des fondations du pont situé en amont. Le maître d’ouvrage a privilégié un dispositif rustique pour conserver un aspect paysager et patrimonial plus attractif. La passe à poissons est fonctionnelle, le projet est une réussite pour le franchissement piscicole au droit de cet ouvrage, même si des points de blocage pour la migration piscicole restent présents à l'aval. Des opérations de restauration sont donc à prévoir pour favoriser la
continuité écologique sur cet axe. L’association locale de canoë-kayak a par ailleurs approuvé la passe à canoë.

Renaturation d'un cours d'eau nommé le Gioulé sur la commune de Cazères-sur-l'Adour

2023

Le Gioulé est un cours d’eau qui se situe dans le Sud-Est des Landes. C’est un affluent rive droite de l’Adour, d’un linéaire de 18,3 km. Cette masse d’eau (FRFRR327C_11) a subi de fortes altérations hydromorphologiques, notée comme élevée dans le SDAGE 2022-2027.

En raison de cet état, lors de l’élaboration de son PPG, le Syndicat Adour Midouze avait retenu des actions qui permettait d’agir sur ce compartiment.
Suite à cela, le syndicat a candidaté à un Appel à Projet de l’Agence de l’Eau portant sur la renaturation de cours d’eau, pour lequel il a été retenu.

Chantier participatif pour restaurer la Cisse à Averdon (37)

2023

Cette opération a eu lieu à l’été 2013, dans le cadre du premier contrat territorial de milieux aquatiques du bassin. Elle s’est appuyée sur le réseau local des clubs jeunes nature (CJNA) qui se trouvait organiser un rassemblement international cet été là.

Sur un linéaire de 500 mètres, 10 banquettes ont ainsi été aménagées pour diversifier les écoulements de la rivière. 10 ans après, le syndicat revient sur ce projet.

Restauration du ruisseau de Bard-lès-Pesmes à Bresilley (2021) - Vallée de l'Ognon

2023

Le Syndicat Mixte d’Aménagements de la Moyenne et Basse Vallée de l’Ognon a lancé fin 2021 les travaux de reméandrement du ruisseau du Cassis et du ruisseau de Bard-les-Pesmes. Cette restauration a eu lieu sur la commune de Bresilley, en Haute-Saône. L’objectif est de permettre aux cours d’eau de retrouver leurs lits d’origine avec des méandres correspondant au fonctionnement naturel du milieu. Ces travaux permettront à terme également la création d’une importante zone humide à proximité de la rivière Ognon, synonyme de ralentissement de la force motrice de l’eau, d’une meilleure infiltration de l’eau dans les sols et d’un retour certain de la biodiversité des milieux humides.

Restauration de la morphologie et de la continuité du ruisseau des Martinières sur la commune de Val d'Auge (16)

2023

Le Syndicat Mixte d’Aménagement des Bassins Aume-Couture, Auge et Bief (SMABACAB) est récemment intervenu pour restaurer le petit cours d’eau, tant du point de vue de sa morphologie que du point de vue de sa « petite continuité » écologique. Le lit mineur et, dans la mesure du possible, le lit majeur de proximité ont pu être retravaillés avec une réflexion autour d’un suivi qui permettra d’apprécier les effets des travaux dans cinq ans.

Travaux de restauration sur la Divise après test préalable

2023

Le bassin de la Couture est très marqué par le recalibrage et la rectification des cours d’eau, entrainant une banalisation des habitats. La Divise, affluent de la Couture, avait déjà fait l’objet d’une restauration sur un secteur test de 250ml (voir retour d’expérience) en vue de prolonger ultérieurement la restauration sur un linéaire plus conséquent. Le test étant concluant, le Syndicat Mixte d’Aménagement des Bassins Aume Couture, Auge et Bief (SMABACAB) a décidé de poursuivre les travaux sur un kilomètre.

Reconnexion de 5 annexes de Loire sur la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire (49)

2023

Les travaux visent à augmenter les durées et les fréquences de connexion entre la Loire et ses boires. Le caractère humide des boires n’est pas renforcé car, du fait de la nature sableuse et perméable des terrains, les boires se mettent déjà en eau par remontée de nappe. En revanche, les échanges d’espèces animales comme végétales entre la Loire et ses boires sont favorisés. Pour deux boires (Dampierre aval, Benâcle-Parnay et Gennes), le potentiel de frayère à brochets sera amélioré.

Recomposer le cours du Moron en s'appuyant sur les dynamiques sédimentaires naturelles : installation de fascines piège à sable

2023

Afin de retrouver un profil et une dynamique proches de l’état naturel, le Syndicat du Moron a testé la mise en place de « pièges à sables » sur les dix derniers kilomètres non domaniaux à l’aval du Moron. Il s’agit d’ouvrages de génie écologique installés dans le lit mineur du cours d’eau et qui reprennent le principe des fascines. Ces pièges à sable qui se fondent sur les dynamiques sédimentaires naturelles du Moron permettent de resserrer son lit mineur.

Travaux d'effacement d'ouvrage de protection de berge de l'île des Cailloux sur les rives de l'Allier

2022

Remettre en cause un ouvrage de protection des activités humaines, même lorsqu’il y a peu d’enjeux, soulève forcément des craintes et des oppositions. Ce projet a mis en exergue le besoin de sensibilisation des riverains et acteurs locaux sur ce sujet complexe de dynamique fluviale de la rivière Allier, en capitalisant et vulgarisant les services rendus par cette expérience efficace de travaux d’effacement de protection de berge.

Le programme de recherche R-TEMUS (Restauration du lit et Trajectoires Ecologiques, Morphologiques et d'Usages en basse Loire)

2022

Ce projet est le fruit d’une rencontre entre un gestionnaire de voie d’eau se posant des questions très opérationnelles de suivi, de quantification, de dimensionnement de son projet..., et le monde de la recherche disposant de stratégies de connaissance susceptibles de répondre à certaines questions pratiques ansi qu’à des questions plus fondamentales sur le transport sédimentaire. De cette rencontre est née ce magnifique projet R-TEMUS qui s’inscrit dans le cadre d’une implication historique de l’Université de Tours auprès des acteurs de la Basse Loire. Que les enseignements de R-TEMUS contribuent pour de longues années à une meilleure compréhension des effets des opérations engagées dans le Contrat pour la Loire et ses Annexes.

Travaux de restauration et de valorisation de l'Ouin et de ses zones humides sur la commune de La Petite Boissière (79)

2022

L’Ouin et certains affluents sont directement concernés par les ambitions de reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques programmées dans le CT EAU 2021-2026. A la fin des années 80, l’Ouin et ses affluents ont fait l’objet d’une opération de recalibrage et de rectification des méandres. Le gabarit des cours d’eau a été modifié en profondeur et en largeur, limitant les débordements, contribuant à l’abaissement de la nappe alluviale, perturbant les connexions lit mineur/lit majeur. En 2021, Une opération globale d’envergure de restauration de l’hydrosystème cours d’eau / zones humides a été réalisée sur la commune de la Petite Boissière (79).

Restauration des marais d’Olive à Parempuyre

2022

Asséchés au XVIIe siècle et dégradés par trente ands de maïsiculture, les marais d’Olive à Parempuyre en Gironde ont fait l’objet d’un projet de renaturation porté par Bordeau Métropole à partir de 2018. Ce projet d’ampleur sur plus de 86 hectares a été l’occasion de mettre en commun l’expertise de plusieurs bureaux d’étude en environnement et de génie écologique.

Restauration de la continuité écologique du ruisseau de Gaube : suppression de vannage et dynamique sédimentaire (40)

2022

A la confluence de l’Adour et du ruisseau de la Gaube, un vannage servait à l’irrigation des cultures situées en amont par submersion des parcelles. Aujourd’hui cet ouvrage est en ruine et n’a plus d’usage. Il représente un obstacle à la continuité écologique et sédimentaire.

La restauration de la continuité au droit de cet ouvrage a été intégré dans le Plan Pluriannuel de Gestion du syndicat.

Restauration du lit mineur sur le bassin des Mauves (45)

2022

Le lit de la Mauve à Prélefort a été élargi et linéarisé au fil des décennies. Depuis, l’eau était nitrifiée, moins oxygénée, la diversité halieutique du secteur était appauvrie. Par conséquent, la végétation tendait aussi à se généraliser. Les élus ont pris la décision de restaurer un lit fonctionnel et biogène.

Les travaux permettent à la Mauve de retrouver un fonctionnement écologique normal sur ce secteur.

Projet SAR-LAB : Site Atelier de Restauration écologique LAgune du Brusc

2021

Ce programme de restauration écologique de grande ampleur doit permettre d’évaluer notre capacité à agir sur le maintien ou le rétablissement de certaines fonctions écologiques clés comme la fonction de nurserie dans des zones perturbées ou dégradées. Il s’agit aussi d’évaluer la faisabilité de restaurer des écosystèmes côtiers comme l’herbier de cymodocée. Plus largement, les résultats attendus permettront d’orienter les décisions sur la conduite de nouvelles actions de restauration écologique à mener sur le long terme et la révision ou la mise en place de mesures de gestion et de protection de ce site.

Restauration hydromorphologique de l'Armance, du Landion et de leur zones humides d'accompagnement

2021

Ce projet pluri-thématique et multi-partenarial a pour objet la restauration du fonctionnement naturel de deux cours d’eau (Armance et Landion) et des zones humides annexes. En effet, le lit mineur de ces deux cours d’eau a été en grande partie recalibré et/ou rectifié. Ces travaux d’aménagement hydraulique ont conduit à l’augmentation de l’énergie de l’Armance, aggravant ainsi l’incision du lit mineur au sein du lit majeur, et réduisant l’espace de mobilité du cours d’eau.

Reméandrage de l’Échandon - Commune de Tauxigny-Saint Bauld (37)

2020

Le SAVI a remis en eau d'anciens méandres de l'Echandon au lieu-dit les Gués de Prés longs à Tauxigny-Saint Bauld permettant ainsi à la rivière de retrouver son ancien lit. En 1973, ce cours d'eau a été mis au droit et recalibré, ce qui a entraîné une dégradation de la qualité de l'eau, une sous-alimentation de la nappe souterraine et une accentuation des risques d'inondations à l'aval.

Déconnexion de l’étang communal et restauration de l’Échandon à Manthelan (37)

2019

Les travaux ont consisté à déconnecter l’étang du cours d’eau pour le rendre indépendant. Sa surface a été réduite par l’implantation d’une digue de séparation créant un nouvel étang de 1 800 m2 (2 400 m2 auparavant), suffisant au maintien des usages préexistants et alimenté uniquement par les eaux pluviales, sans effet négatif sur le fonctionnement de la rivière.

Restauration et gestion du marais de Lavours

2019

En 1984, la Réserve Naturelle Nationale (RNN) du Marais de Lavours est créée et l'Entente Interdépartementale Rhône-Alpes pour la Démoustication (EIRAD) est désignée gestionnaire du site en 1985, par convention avec l'Etat. Depuis plus de 30 ans l'EIRAD définit et met en oeuvre les opérations de restauration et les pratiques de gestion. L'objectif d'un tel projet? Restaurer et maintenir le fonctionnement hydrodynamique du marais afin de permettre le développement d'espèces végétales et animales, mais aussi valoriser le patrimoine naturel du site auprès du grand public.

Revitalisation de l'espace naturel sensible du marais de l'Etournel

2019

Pour préserver les milieux naturels du marais de l’Etournel, diverses actions ont été entreprises depuis le classement du site en zone Natura 2000 en 2005. En 2015, la labellisation en Espace Naturel Sensible (ENS) par le Département de l’Ain a permis au Parc naturel Régional du Haut- Jura, gestionnaire du site, de conduire la révision du document d’objectifs et d’élaborer le plan de gestion du site pour la période 2017-2021.
Les objectifs des premières actions sont complémentaires : revitalisation des milieux naturels, mise en place de zones de quiétude par la canalisation de la fréquentation (aménagement d’un sentier découverte tous publics), lutte contre les espèces invasives, et renforcement de la connaissance et de la compréhension écosystémique du site.

Préservation des anciens méandres du Rhône à Serrières-de-Briord

2019

Impulsé par la volonté de la commune de Serrières-de-Briord de préserver l’Espace Naturel Sensible (ENS) des anciens méandres du Rhône, le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes a élaboré un programme d’action en 2005, en concertation avec les propriétaires, les acteurs locaux et les usagers du site. Aujourd’hui, un deuxième plan de gestion est en cours pour la période 2013-2022, en partenariat avec le Département de l’Ain.
L’objectif de ce projet ? Mettre en place des actions de restauration et des pratiques de préservation en dialoguant avec les acteurs locaux, et garantir ainsi le maintien de la biodiversité du site.

Exemples d'actions en faveur de la biodiversité menées par le Syndicat du bassin de l'Oudon

2018

Dans le cadre du SAGE Oudon, le Syndicat du bassin * de l'Oudon met en oeuvre différentes actions de gestion et de restauration des milieux aquatiques. Elles contribuent directement à la reconquête de la biodiversité à travers une meilleure qualité et une diversification des habitats. En complément des travaux menés, la sensibilisation est essentielle pour impliquer l'ensemble des acteurs et le public. Dans ce cadre, l'équipe Gest'eau a recueilli le témoignage de Régine TIELEGUINE (Directrice du Syndicat du bassin * de l'Oudon et animatrice de la Commission Locale de l'Eau * ), Emeline GUAIS (Technicienne milieux aquatiques au Syndicat du bassin de l'Oudon) et Sylvain LACÔTE (Ingénieur milieux aquatiques au Syndicat du bassin de l'Oudon).

Continuité écologique : la restauration de la libre circulation des anguilles dans les marais charentais

2018

La Cellule Migrateurs Charente Seudre (EPTB Charente, Groupement des fédérations de pêche de Poitou-Charentes et CREAA) a rédigé un Recueil d’expériences pour la restauration de la libre circulation des anguilles dans les marais Charentais. Ce document s’adresse plus particulièrement aux acteurs des marais littoraux. Il expose tout d’abord le fonctionnement des marais Charentais et des ouvrages qui y sont rencontrés puis il présente des exemples de travaux de restauration de la continuité écologique, par type de marais. Il aborde enfin la possibilité d’y réaliser des suivis biologiques pour mesurer l’effet positif des aménagements sur la circulation piscicole.

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