← Questions parlementaires sur l'eau

Question écrite n° 8966 · 17e législature

Sécheresse de 2025 - Impact sur l'agriculture

Michèle Tabarot (DR) → Agriculture, souveraineté alimentaire

La question en bref

La députée constate que la sécheresse de 2025 provoque des pertes de rendements agricoles jusqu'à 40 % et menace les exploitations. Elle demande quelles mesures complémentaires le Gouvernement envisage pour répondre à cette situation exceptionnelle.

Député
Michèle Tabarot (DR)
Droite Républicaine
Ministère interrogé
Agriculture, souveraineté alimentaire
Ministère qui répond
Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire
Question publiée au JO
29/07/2025
Réponse
En attente depuis 434 jours
Rubrique
Agriculture

Texte de la question

Mme Michèle Tabarot appelle l'attention de Mme la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation préoccupante que connaissent les agriculteurs français en raison de la sécheresse exceptionnelle de l'été 2025. Cette situation succède à une année 2024 difficile qui avait vu la production agricole française diminuer de 8,8 % en valeur, avec une baisse des volumes de 5,2 %. Par ailleurs, les maraîchers ont constaté une réduction de leurs rendements pouvant atteindre 30 à 40 %. Dans les Alpes-Maritimes, les agriculteurs ont néanmoins bénéficié de dérogations pour l'irrigation, mesures qui ont été accueillies favorablement par les syndicats agricoles locaux. Toutefois, la situation reste préoccupante, avec des pertes de rendements pouvant aller jusqu'à 30 % en raison du manque d'eau, fragilisant ainsi les cultures et menaçant les récoltes. En 2025, certains secteurs clés tels que la viticulture, les oléagineux ainsi que l'élevage bovin et ovin enregistrent des baisses de production pouvant atteindre 29 %. Face à ce contexte difficile, les syndicats ont alerté sur un risque accru de faillites massives à la rentrée prochaine, rappelant que 21 % des agriculteurs envisagent de cesser leur activité dans l'année, en dépit de l'adoption récente de mesures destinées à lever certains obstacles à l'exercice de la profession. Face à ce constat, elle lui demande quelles mesures complémentaires elle pourrait envisager pour répondre à cette situation exceptionnelle.

Source : Assemblée nationale, données ouvertes (Licence ouverte). Les résumés sont rédigés automatiquement ; seul le texte publié au Journal officiel fait foi. Voir la question sur le site de l'Assemblée nationale.

Sur le même sujet

En attente de réponse

Curage des cours et plans d'eau - délais et procédures

Hélène Laporte (RN) → Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire

La députée Hélène Laporte soulève la complexité et la longueur des procédures d'autorisation et de déclaration applicables au curage des cours d'eau et des plans d'eau, encadrées par le code de l'environnement. Elle demande au Gouvernement quelles mesures il entend prendre pour réduire les délais d'instruction de ces opérations et faciliter l'entretien des capacités de stockage existantes, notamment dans un contexte de sécheresse et de besoins en eau pour l'agriculture.

En attente de réponse

Disparition des étangs et retenues d'eau en Creuse

Bartolomé Lenoir (UDDPLR) → Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire

Le député Bartolomé Lenoir signale la disparition des étangs et retenues d'eau en Creuse, due aux coûts élevés de mise aux normes réglementaires (35 000 à 50 000 euros pour 2 hectares) comparés aux aides à l'assèchement (80 % pris en charge pour 10 000 euros), et aux lenteurs administratives (12 à 18 mois d'instruction). Il demande au Gouvernement d'alléger la charge financière, de simplifier les délais d'instruction et de mettre fin à cette logique d'assèchement systématique, afin de préserver les retenues d'eau nécessaires à l'irrigation, l'abreuvement du bétail, la défense incendie et la ressource en eau en zones rurales.

En attente de réponse

Préservation des moulins hydrauliques face aux politiques d'effacement

Christine Engrand (NI) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

La députée Christine Engrand s'inquiète de la politique de restauration de la continuité écologique menée par l'Agence de l'eau Artois-Picardie, qui prévoit l'effacement de 36 ouvrages hydrauliques dont plusieurs moulins, pour un coût de 8,34 millions d'euros. Elle demande au Gouvernement quelles mesures il entend prendre pour éviter une politique systématique d'effacement, pour que les agences de l'eau étudient en priorité les solutions de maintien et d'aménagement des ouvrages en tenant compte de leur intérêt patrimonial et énergétique, et comment il s'assurera que les moyens publics répondent de manière équilibrée aux enjeux de continuité écologique et de préservation de la ressource en eau.

En attente de réponse

Restrictions d'eau : prise en compte des usages agroalimentaires

Anne-Sophie Ronceret (EPR) → Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire

La députée souligne que les restrictions de prélèvement d'eau en période de sécheresse ne distinguent pas l'eau incorporée aux produits agroalimentaires de celle utilisée à d'autres fins. Elle demande si le Gouvernement envisage d'adapter le cadre des restrictions pour mieux prendre en compte l'eau indispensable à la fabrication.

Veille eau c'est aussi

Picto cloche

UN ANNUAIRE DES BUREAUX D'ETUDES

Bureaux d'études dans les métiers de l'eau, classés par département

Découvrir