Les étangs de Lachaussée datent du 13ème siècle et s’étendent sur plus de 350 hectares. Cette vaste zone humide abrite une diversité d’espèces animales ou végétales. Classé en réserve naturelle régionale, le site a bénéficié d’une stratégie d’acquisition foncière depuis plusieurs années. La protection de ces milieux naturels a permis également de soutenir une économie locale au travers de la pisciculture mais également grâce à l’élevage permettant la préservation des prairies.
Qu'est-ce qu'une roselière ? A quoi ça sert ? Quel intérêt pour la biodiversité ? Partez à la découverte des roselières du Parc du Peuple de l'herbe avec Cécile Larivière. Vidéo réalisée avec les financements de l'agence de l'eau Seine Normandie, de la région Île-de-France et de la Fédération Nationale pour la Pêche en France.
Le projet consiste en la création d’une roselière de 15 ha dans le cadre de la remise en état d’une gravière en exploitation sur la commune de Beinheim et connecter cette dernière au Rhin avec la mise en place d’une nouvelle prise d’eau et d’un chenal d’amenée. L’objectif est de renaturer cet espace par la création d’une zone écologique exceptionnelle favorable à l’accueil et à la reproduction de nombreuses espèces , et de recréer un bras écologique permettant la connexion de la roselière au Rhin. Les travaux débuteront en 2023.
En Région bruxelloise, tout le monde (ou presque) connaît aujourd’hui le marais Wiels à Forest qui a surgi à la place d’un projet abandonné de bureaux. Plus récemment, un nouveau venu émerge à Biestebroeck. Mais bien d’autres villes abritent des zones humides dont l’avenir a priori scellé par des projets immobiliers suscite protestations et attachements. Petit tour d’horizon des lacs, marais et zones humides nourrissant la contestation en Europe.
Le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, a démenti mi-mars des informations selon lesquelles l’estuaire de la Loire aurait été désigné par le gouvernement comme le futur parc national dédié aux zones humides. Si tous les acteurs s’accordent sur l’importance de préserver cette zone, la multitude des enjeux rend sa mise en œuvre difficile.
Site classé en plein cœur de l’Hérault et du Languedoc, le lac du Salagou est mis à mal par le manque de pluie. Dans ce contexte, les projets d’irrigation pour la vigne inquiètent des riverains.
Dans le nord de la Meurthe-et-Moselle, au niveau des communes de Villecey-sur-Mad et Waville, des travaux ont été réalisés afin d’effacer cinq étangs illégaux et favoriser l’écoulement du cours d’eau originel et un retour à la biodiversité.
Interview croisée pour décrypter les actions du SMAVV (Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée de la Viosne) et du SIARP, dont la deuxième phase de l’étude sur la qualité écologique de la Viosne s’est déroulée du 5 au 20 juin 2023.
Dans le cadre d’une convention entre le Conservatoire du Littoral (propriétaire du site), le Syndicat RIVAGE (gestionnaire) et la Fédération des Chasseurs 66 (gestionnaire opérationnel), des travaux ont été engagés depuis 2021 pour restaurer les milieux humides des Sagnes d’Opoul en bordure Sud-ouest de l’étang de Salses-Leucate. La restauration d’un équilibre hydraulique naturel et l’élimination du sel provenant de la lagune ouverte en permanence sur la mer demeurent des défis majeurs pour ce territoire constitué de zones humides qui jouent un rôle crucial du fait de leur fonctions écologiques et sociales. Cette collaboration a permis de trouver une solution commune répondant à plusieurs enjeux socio-économiques et environnementaux. Cette collaboration, a permis de partager un choix en réponse à plusieurs enjeux socio-économiques et environnementaux.
En septembre 2022, le Département du Finistère a lancé un plan d’action Milieux humides. Huit mois plus tard, déjà 26 ha ont été achetés pour être restaurés. La priorité : les monts d’Arrée.
Le Cerema a réalisé une étude pour estimer le besoin résiduel de compensation de zones humides après mise en œuvre de la séquence "éviter, réduire, compenser" dans les documents d'urbanisme. Menée sur le territoire du bassin Fier et lac d'Annecy, elle met en rapport le besoin de compensation estimé en amont des projets à venir avec le potentiel de restauration des zones humides existantes et disposant encore de gain écologique substantiel.
Depuis une bonne décennie, des expérimentations sont menées pour offrir gîte et couvert à la biodiversité marine. Dans nos ports, des nurseries à poissons sont immergées, accrochées sous la surface de l’eau. L’espoir est que ces îlots atténuent les effets de la destruction des habitats naturels. Ce qu'on appelle "la réhabilitation écologique" semble montrer une grande efficacité. Pourtant, elle ne peut pas être considérée comme une recette miracle. Ces expérimentations ont leur limite et leur zone d’incertitude.
Ce week-end, on part dans le pays de Retz, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Nantes à la découverte d'un lieu sauvage et mystérieux : le lac de Grand-Lieu. Deuxième réserve ornithologique française après la Camargue, c'est aussi le plus grand lac naturel de plaine de France en hiver.
La Petite Saône, peupleraie abandonnée et coincée entre le camping et les premières habitations de la ville de Trévoux au nord de la métropole de Lyon, vient d'être restaurée pour en faire un nouvel espace naturel au cœur de la ville, dédié à la contemplation, à la promenade et à la pédagogie. La renouée du Japon et d’autres expèces exotiques envahissantes commençaient à envahir l’espace.
Mardi 18 octobre 2021 se sont tenues les inaugurations de la nouvelle station intercommunale des communes iséroises de Entre-deux-Guiers, Saint-Christophe-La- Grotte, Saint-Christophe-Sur-Guiers, Miribel-Les-Echelles et des Echelles (73) ; et de l’arasement du seuil du Moulin Neuf, projets portés par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Moulin Neuf (SIAM).
La Fédération de Pêche du Rhône s’est portée maitre d’ouvrage pour réaliser les travaux d’effacement de la retenue de Colume sur la commune de Tupins et Semons (69), avec l’accord du propriétaire. Ces travaux d’ampleur ont été inaugurés le 30 septembre 2021.
Après l’inauguration et la mise en service de la nouvelle centrale hydroélectrique de Gavet, qui augmente de 40% la production d’énergie propre et renouvelable issue de la Romanche, les projets de déconstruction des anciennes usines et de renaturation de la vallée prennent la relève.
Dans le contexte actuel de changement climatique, la demande sociale d’agir au plus vite est en augmentation constante. Les démarches participatives associant les citoyens peuvent être une réponse, notamment sur les enjeux de l'eau. Convaincue que la participation citoyenne peut être un puissant moteur pour l’élaboration et la mise en oeuvre de politiques et de projets ambitieux pour l’eau et les milieux aquatiques, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse lance un deuxième appel à projets pour inciter les collectivités à tester des actions citoyennes et à animer des débats avec le grand public sur les enjeux de l’eau pour leur territoire.
Sur 8 kilomètres, le Dessoubre, rivière karstique du massif jurassien, retrouve sa vigueur grâce à la suppression des seuils de Neuf-Gouffre et de Fleurey. Inédite sur le secteur, l’opération vise à rétablir la continuité piscicole et sédimentaire de cet affluent du Doubs et à lui redonner une plus grande naturalité.
Depuis 1985, le niveau du lac du Bourget est maintenu artificiellement au-dessus de 2 cotes planchers par le barrage de Savières, afin d’assurer une accessibilité des ports et des plages pendant la période estivale. Toutefois, cette régulation a des impacts négatifs sur les roselières, milieu humide emblématique du lac : la surface de roselières est ainsi passée de 57 ha à 26 ha.
A Toulon, des blocs de béton et des herbiers en polypropylène reproduisent des formes naturelles et permettent le retour de plusieurs espèces de poissons dans une zone très bétonnée et polluée.
Depuis 2020, la Fédération participe à un suivi de la restauration des rives du lac de Carcans-Hourtin piloté par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement et d‘Etude des Bassins Versants des Etangs du Littoral Girondin (SIAEBVELG). A partir d’un protocole national développé par l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE) et mis en œuvre sur plusieurs plans d’eau français, la Fédération suit la faune piscicole pour évaluer l’effet de la restauration de certaines rives du lac de Carcans-Hourtin.
Nés avec le schéma d’aménagement de gestion des eaux (SDAGE) 2016-2021, les Plans de gestion stratégique des zones humides (PGSZH) impulsent la prise en compte et la préservation des zones humides à l’échelle de bassins versants. Elaborés par des collectivités en concertation avec les différents acteurs du bassin versant, les plans de gestion bénéficient d’un accompagnement et de crédits spécifiques de l’agence de l’eau dans le cadre du 11e programme. Focus sur 2 exemples gagnants.
Le pôle ECLA « ECosystèmes LAcustres » (réunissant des personnels OFB, INRAE, Université Savoie Mont Blanc) développe un projet de suivi des actions de restauration hydromorphologique du littoral en plans d’eau.
Ce site, qui a été inauguré en septembre 2020 après plusieurs années de travaux, est en train de (re)devenir une zone humide d'un grand intérêt, où les marouettes sont par exemple régulières en migration.
Débutée en août, la première phase des travaux de restauration des milieux naturels humides situés entre Noyelles-sur-Mer et Port-le-Grand, s'est achevée mi-octobre.
Le projet sur le chapelet d’étangs des Îles du Rhône étant moins complexe d’un point de vue technique et réglementaire que pour le lac du Meyrol, c’est donc sur ce secteur que l’énergie se concentre pour avancer dans les travaux de restauration écologique du site.
Le Grand port maritime Nantes-Saint-Nazaire veut bétonner 110 ha de zone naturelle dans l’estuaire de la Loire pour accueillir des entreprises liées aux énergies marines renouvelables. Opposé à cette approche industrielle, le collectif Stop Carnet organise deux jours de mobilisation cette fin de semaine.
Elles sont aussi précieuses que fragiles, aussi indispensables que menacées. Les zones humides sont la partie immergée d’un iceberg qui fond comme neige au soleil : nos réserves d’eau en Creuse. Longtemps perçues à tort comme des zones ingrates et improductives, elles sont pourtant LA solution. Leur altération, raréfaction et disparition entraînent une cascade de conséquences écologiques mais aussi socio-économiques dont il est urgent de prendre conscience.
Opération expérimentale du contrat de restauration du fleuve Rhone à Miribel Jonage, la remise en eau de la lône de Jonage débutée au printemps 2019 s’achève. Grâce aux enseignements tirés, une seconde phase est à l’étude. On vous explique tout.
Comment un maître d'ouvrage menant un projet qui implique des mesures compensatoires peut-il évaluer les pertes de fonctions sur une zone impactée, les gains fonctionnels sur une zone de compensation, et l'équivalence fonctionnelle, c'est-à-dire l'efficacité de la compensation ? Le Cerema a mené deux études sur ce sujet avec le Grand Port Maritime de Bordeaux et Bordeaux Métropole, en utilisant la méthode nationale d'évaluation des zones humides.
Est-il possible d’améliorer la connectivité entre mer et lagune pour les juvéniles de poissons le long des graus artificialisés ? Porté par Seaboost et Biotope, le projet RECOLAG souhaite apporter des éléments de réponses à cette question au travers d’un premier projet pilote ambitieux.
Issu d’une démarche partenariale et conçu par le SMBT, le site thaunature.fr présente un condensé de la riche faune aquatique, terrestre et aérienne du bassin de Thau. Plus de 130 espèces animales à voir, à lire et parfois même à entendre et toute une mosaïque d’habitats naturels à découvrir.
À l’embouchure de la Loire, de l’amont de Nantes à Saint-Nazaire, le lit majeur du fleuve est composé de diverses zones humides. Cet espace est le lieu de nombreuses activités palustres, soumises aux aléas du fleuve : variations de débits, marées, flux sédimentaires et biologiques. Une recherche éco-anthropologique est actuellement en cours sur cet espace, visant à décrire certaines pratiques et certains usages, et leur place dans la gestion effective de l’écosystème de la Basse-Loire.
La sécheresse interminable qui frappe l’Est creusois a quasiment rayé de la carte l’étang des Landes, près de Lussat (Creuse). Le visage qu’il montre en ce milieu d’été choque d’autant plus que le site est devenu ces dernières années l’une des cartes postales nature de la région. Mais la nature justement, a plus d’un tour dans son sac. Et en dépit de l’émotion grand public, les spécialistes entrevoient déjà quelques avantages derrière les inconvénients.
À Port 2000, la construction effrénée d’entrepôts pour recueillir les marchandises de millions de conteneurs en provenance d’Asie inquiète les défenseurs de l’environnement. Les milieux naturels irremplaçables de l’estuaire sont détruits malgré les efforts faits pour limiter le désastre.
L’Etat est favorable à la mise en place d’un marnage expérimental, dès ce printemps, basée majoritairement sur l’étude et les préconisations concertées du SILA.
Les zones humides, et en particulier leur sol, sont de véritables puits de carbone, contribuant ainsi activement à la régulation du climat. Dans quelles mesures des actions de gestion peuvent augmenter la séquestration du carbone par les zones humides ? Et dans quelles proportions ? Dans cette étude, les scientifiques ont démontré la pertinence d’un modèle d’états-transitions, qui combiné à une méthode rapide et simple d’estimation des stocks de carbone dans les différents compartiments des écosystèmes, a permis de suivre la dynamique des stocks de carbone en fonction des pratiques de gestion des zones humides. Cette approche pourrait être appliquée dans le cadre de la séquence « Éviter, Réduire, Compenser » lors de projets d’aménagement du territoire.
La Haute-Savoie a connu cet été un épisode de sécheresse sans précédent. Le lac d’Annecy a atteint son niveau le plus bas depuis 1947. En montagne, la neige diminue et les glaciers reculent. Face au dérèglement climatique, les professionnels du tourisme cherchent tant bien que mal à s’adapter.
Le lac d’Annecy connaît en ce moment une période de basses eaux très marquée. La cote du lac est lue sur une échelle située au pied du pont de la Halle, à Annecy. Celle-ci est graduée en mètre : 0,70 m ; 0,80 m ; 0,90 m… La cote de référence est de 0,80 m. Elle est de 0,13 le 15 octobre 2018.
Superbe zone naturelle, maternité exclusive de plusieurs oiseaux rares, les Marais d’Harchies voient arriver à leur porte le projet de « quartier nouveau » des Sartis : 900 logements dévastateurs pour la biodiversité. Hors de question pour les experts de Natagora d’ouvrir la porte à ces nuisances alors qu’un site alternatif existe à Hensies et que la Wallonie veut augmenter ses aires protégées.
1ère expérimentation grandeur nature, cette opération, à objectif environnemental, vise à redonner aux roselières lacustres des conditions favorables à leur développement.
Le programme de restauration des roselières et herbiers immergés du lac d’Annecy porte ses fruits. La plantation de végétaux dans le lac et la protection des roselières par des palissades sont efficaces, comme le montrent les images prises avant et après les travaux. Le développement des végétaux est remarquable !
Dans le cadre d'un projet de compensation écologique, l'Union professionnelle du génie écologique (UPGE) a expérimenté une nouvelle méthodologie pour tenter d'éradiquer la jussie d'un plan d'eau.
Le Syndicat mixte des affluents du sud-ouest lémanique a inauguré le 9 juin dernier les travaux de restauration des roselières sur une partie des rives du lac à Chens-sur-Léman.
Le lac du Ronzey (anagramme d’Yzeron), conçu à l’origine pour des activités de loisirs et de détente, est une réserve importante pour soutenir le débit de l’Yzeron en été. Cette retenue artificielle connaissait des déséquilibres écologiques (phénomène d’eutrophisation) et son eau était de qualité médiocre. Trente ans après sa création, ses aménagements ont été remis aux normes et il constitue désormais une zone écologique remarquable à Yzeron dans les monts du lyonnais.
Depuis 2010, le Pôle-relais lagunes méditerranéennes valorise les expériences de préservation ou de restauration en lagunes, dans le cadre d’un travail national de capitalisation des connaissances avec les autres Pôles-relais Zones Humides, l’Onema qui anime le Portail national des ZH, et l’Agence de l’eau RMC.
L'article montre le fonctionnement et l'évolution spatiale et temporelle de la lagune de La Palme (Aude, France). Les aménagements ont réduit la surface en eau, perturbé les échanges hydriques, favorisé la sédimentation et fait apparaître des phénomènes d'eutrophisation. Des mesures GPS sur une dizaine d'années révèlent la forte mobilité du grau de La Franqui, mais une relative stabilité du trait de côte à proximité de ce dernier.
Bien qu’elles aient traversé les âges, les tourbières sont des écosystèmes particulièrement fragiles, qui font l’objet de soins attentifs et de plans de gestion visant la restauration et la protection de leur richesse patrimoniale. Visite du jardin de la tourbière du Grand-Lemps avec son conservateur, Grégory Maillet.
Deux expérimentations sont en cours dans le département pour tenter de trouver de nouvelles techniques pour mettre fin à ce fléau. Et c’est urgent : la jussie occupe déjà 10% des surfaces de la Brière et pousse dans de nombreux cours d’eau du département.
Rendre aux cours d’eau un peu de leur naturel pourrait en améliorer la qualité. Mais les contraintes, techniques et sociétales, sont de taille. Exemple à Fossé.
Le GIP Loire Estuaire, dans le cadre de sa mission de diffusion de la connaissance, étudie les submersions dans l’estuaire, en aval de Nantes, depuis plus de 10 ans. Afin d'observer - en temps réel - la propagation des marées dans les étiers, sur les roselières et les prairies, une webcam est mise en place au sommet d'une cheminée de la Centrale EDF de Cordemais, à 200 mètres du sol.
Agriculteurs, chasseurs, industriels, travailleurs, portuaires, écologistes... L'estuaire héberge de multiples usagers aux intérêts divergents. Les concilier relève du casse-tête. En fin de compte, ce sont l'environnement et la biodiversité qui trinquent.
Evaluer la potentialité d'accueil pour l'avifaune et disposer d'outils d’évaluation des roselières avec des méthodes adaptables d’un site à l’autre, voilà l’objet de cette journée consacrée aux roselières. 34 participants venus de PACA et du Languedoc-Roussillon se sont réunis à Lattes pour partager leurs expériences et questionnements.
Pourquoi comparer un étang et une forêt ? Une telle comparaison n’est pas née dans notre esprit. Elle a été faite de nombreuses fois par des écologues, et on la trouve, par exemple, dans le livre sur la baie de Chesapeake dont nous avons parlé récemment. L’idée est qu’une forêt, comme une grande étendue d’eau, doit être gérée dans le temps long (au moins 50 ans). Ainsi, de même que personne ne s’attendrait qu’une forêt qui a brûlé ne retrouve en 5 ou 10 ans l’aspect qu’elle avait avant l’incendie, il ne faut pas attendre d’un étang soumis à une catastrophe écologique qu’il se remettre bien vite.
C’est le plus grand marais d’altitude du Parc de Chartreuse. Il est compose de trois milieux naturels : prairies humides à orchidées, hautes herbes refuges roselières et boisements éparses de saules cendrés.
Le delta du Gediz en Turquie est l’un des premiers sites-ateliers choisi. Situé aux abords immédiats d'Izmir - mégapole de 2,8 millions d’habitants – ce site est une des plus importantes zones humides, non seulement pour la Turquie mais aussi pour toute la région méditerranéenne.
Depuis 2009, l’unité expérimentale de Saint Laurent de la Prée mène une expérimentation « grandeur nature » sur ses 200 ha et son troupeau de 50 vaches de race Maraîchine. L’équipe applique les principes de l’agroécologie pour concevoir un système agricole en marais, autonome et favorable à la biodiversité. Elle évalue la durabilité de ce système avec des indicateurs environnementaux, économiques et sociaux. Son objectif opérationnel : produire des indicateurs et des références utilisables par les agriculteurs.
Samedi 24 mai à Novalaise.
Considéré comme un pionnier dans le domaine de l’étude de l’eau douce, il traitera de l’évolution des lacs Savoyards sous l’angle de l’eutrophisation et des principales pollutions. Les particularités du Lac d’Aiguebelette seront détaillées, de sa création à sa situation d'aujourd'hui. Evolution de l'écosytème, déversement des nitrates du bassin versant, rejets et la nécessaire épuration, l'importance des roselières, de la faune, la préservation de l'eau potable.... et la nécessité de veiller à cette ressource garante de vie qu'est la nature au lac d'Aiguebelette.
Pour appréhender une gestion globale d’un cours d’eau, les zones humides ne doivent pas être oubliées. Les collectivités l’ont bien compris. Politique de gestion durable, d’acquisition, de préservation… sont autant d’initiatives qui se multiplient sur le territoire. Car les zones humides ont leur rôle à jouer tant sur le plan de la biodiversité, qu’hydraulique ou pour leur valeur socio-économique. Des exemples à découvrir et à suivre.
La SNPN a pour projet de réaliser la restauration des habitats de la Capelière via des travaux d’amélioration du réseau hydraulique actuel, d’élimination des espèces invasives et de « recreusement » des marais et des roselières.