Variété du vivant à tous ses niveaux : les gènes, les espèces et les populations, les écosystèmes et les processus naturels qui assurent la perpétuation de la vie sous toutes ses formes.
Des villages plus verts, plus frais et plus vivants : découvrez comment la désimperméabilisation, la végétalisation et la co-construction avec les habitants permettent de ramener la nature au cœur des espaces publics tout en renforçant la biodiversité et le lien social. L'espace autour du refuge fortifié à Dossenheim sur Zinsel et la cour de l'école de Lohr.
Comment les Solutions fondées sur la Nature répondent-elles aux défis de l'eau, de la biodiversité et de l'adaptation au changement climatique ? Dans cette mini série découvrez des projets exemplaires menés en Provence-Alpes-Côte d'Azur, à travers les témoignages de leurs porteurs.
Engagé en 2022, ce projet a permis de restaurer 1,3 km de cours d'eau, avec notamment le reméandrage du Betz sur 750 mètres, la suppression de plusieurs ouvrage et la création de zones humides. Ces aménagements ont permis de rétablir la continuité écologique, améliorer le fonctionnement naturel du Betz et favoriser la biodiversité.
D’herbiers de posidonie en algues brunes, de fonds rocheux en milieux sableux : bienvenue dans les petits fonds côtiers de Méditerranée, un monde aquatique où foisonnent vie et diversité. Accessibles et vitaux, ces espaces si proches s’abîment littéralement sous nos pas. De la Côte Bleue à Saint-Honorat en passant par Saint - Mandrier : sur nos rivages, des passionnés font le choix de les protéger. En septembre, entrez dans l’eau avec délicatesse… et ouvrez grand les yeux ! On vous promet, vous ne verrez plus les petits fonds du même bleu.
La trame turquoise est définie comme l'espace à l'interface des trames bleues et vertes, nécessaire au développement de la biodiversité aquatique et humide. Elle comprend une mosaïque d'habitats essentiels au bon accomplissement des cycles biologiques des espèces inféodées à l’eau et aux milieux aquatiques, qui dépendent également des milieux terrestres (mammifères semi-aquatiques, odonates, amphibiens, chiroptères...). La loutre d’Europe (Lutra lutra) est un petit carnivore semi-aquatique, assez rare en région mais qui semble en phase de reconquête, notamment sur la Durance. Ce webinaire s’intéresse à ce mammifère emblématique dans la trame turquoise.
Cette webconférence présente l'Observatoire National de la Biodiversité (ONB) et différents Observatoires Territoriaux de la Biodiversité (OTB), ainsi que leurs synergies existantes et à développer au sujet des indicateurs sur les milieux humides qu'ils produisent.
Une prairie alluviale naturelle et fonctionnelle ! C’était l’objectif du projet de restauration d’un ancien site agricole remblayé et pollué au bord de la rivière de la Mosson au Sud de Montpellier dans le département de l’Hérault. Ce projet est piloté et coordonné par l’EPTB Lez avec la Métropole de Montpellier et la ville de Lavérune. Ce film de 15mn retrace les grandes étapes des travaux et permet de retracer la chronologie des actions. Plusieurs témoignages de partenaires et de scientifiques permettent de suivre ce site en pleine évolution. En 2025, la première fauche tardive sur cette prairie restaurée permet de retrouver un usage agricole local.
La Salmo trutta, plus connue sous le nom de truite fario, est une espèce emblématique des rivières de première catégorie en France. Véritable indicateur de la qualité des milieux aquatiques, elle est au cœur d’un vaste programme scientifique mené en Bretagne depuis 2015. Face au changement climatique et aux pressions humaines croissantes, les fédérations départementales de pêche bretonnes ont lancé un suivi régional basé sur le protocole VIGITRUITE, normalisé par INRAE.
Ce webinaire est consacré aux habitats de nourriceries de poissons marins en estuaire de Seine, à travers : la cartographie et la structuration de ces habitats ; leur rôle trophique et leur niveau de fonctionnalité ; leur évolution passée ... et future !
Cette manifestation sera l'occasion de dresser le bilan de la première phase (3 ans) du programme Sein'acoustic qui associe SUEZ et le SIAAP pour développer des indicateurs acoustiques afin de suivre en temps réel la qualité écologique du fleuve. Cette webconférence permettra également de rappeler l'intérêt de l'écoacoustique et ses applications notamment en eau douce.
David et Romain explorent la vallée de la Gordolasque, un écrin préservé entre la Méditerranée et les Alpes, où faune et flore cohabitent en harmonie. Il suit le cycle des truites remontant la rivière et découvre un savoir-faire ancestral : le ré-empoissonnement des lacs d’altitude. Au sommet, une espèce rare l’attend : une truite endémique, isolée depuis des siècles, témoin d’un écosystème intact. Une immersion fascinante au cœur d’une nature sauvage et fragile.
Presque disparue dans les années 1970 à cause de la chasse et la pollution, la loutre fait son grand retour sur l’ensemble du territoire français. On la retrouve notamment sur le Lez, le fleuve qui traverse Montpellier. Découvrez dans ce reportage, en partenariat avec Le Monde quels signes laisse l’espèce.
En France, dans le Massif du Mercantour, depuis plus de 30 ans, des milliers d’alevins sont transportés par hélicoptère chaque année pour être relâchés avec d’infinies précautions dans les lacs d’altitude...
Une opération commando organisée par les pêcheurs des Alpes Maritimes afin de garantir le peuplement des rivières …
Saumons, anguilles ou marsouins : nos rivières autrefois très abondantes sont aujourd’hui quasiment vides. D’où cette question : qui a tué nos rivières ? Pour y répondre, nous recevons Bill François, biophysicien, auteur de Éloquence de la sardine et de Eaux Douces - Histoires extraordinaires dans nos fleuves, nos rivières et nos lacs, un livre en collaboration avec Yann Arthus Bertrand.
Comment l'activité pastorale peut préserver les exceptionnelles mares temporaires sur le plateau du Coiron... Le CEN Rhône-Alpes travaille depuis des années avec la Commune de Saint-Pons et Damien Chaussignand, éleveur. Un travail d'orfèvre pour que les plantes rares à tendance méditerranéenne de ces mares temporaires puissent continuer à vivre tout en maintenant une activité agricole active.
Découvrez les travaux menés par l’EPAGE du Bassin du Loing pour restaurer le fonctionnement naturel de la rivière du Solin sur les communes de Villemandeur, Pannes et Châlette-sur-Loing : création de banquettes, retalutage des berges en pente douce, création d’une ZEC, entretien de la ripisylve… Ces travaux de renaturation, finalisés en 2024, favorisent le retour de la biodiversité et améliorent durablement la qualité du milieu aquatique !
Cette vidéo retrace la trajectoire exemplaire de ces vingt dernières années pour restaurer et préserver cet écosystème unique. Vous y découvrirez comment la qualité de l’eau s’est progressivement améliorée, comment les différentes actions menées ont soutenu la biodiversité, la conchyliculture, la baignade, et comment le territoire continue aujourd’hui à innover pour protéger ce patrimoine naturel exceptionnel. Une vidéo pour comprendre, apprendre… et regarder la lagune autrement.
Dans le cadre du Contrat territorial "Eau & climat" et depuis 2016, l’EPAGE du bassin du Loing déploie une politique foncière ambitieuse pour préserver durablement les zones humides et les zones d’expansion de crues au travers d'acquisitions de parcelles privées. L’objectif : l'atteinte du bon état écologique des masses d’eau, la reconquête de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique mais également de manière plus ambitieuse la restauration complète des fonctionnalités des rivières et de leurs zones humides associées. L’agence de l’eau Seine-Normandie a apporté un soutien financier majeur à l’ensemble de cette démarche, accompagnant l’EPAGE sur l’acquisition de 160 hectares pour un montant global de 1,4 million d’euros, couvrant les inventaires, l’animation foncière, les achats et les frais annexes.
Ce film retrace l’un des épisodes les plus dramatiques qu’ait connu le marais de Brière ces 30 dernières années, où des milliers d’oiseaux sauvages ont succombé à une épizootie de botulisme. À travers les images et les témoignages, ce documentaire met en lumière les causes et les conséquences de cette crise écologique. Au-delà du drame, il alerte sur la dégradation progressive du marais et sur une gestion de l’eau devenue inadaptée face aux défis climatiques actuels et à la nécessaire préservation de la biodiversité. Un film pour comprendre, témoigner, et surtout agir pour que de tels événements ne se reproduisent plus.
Découvrez comment les fédérations de pêche et de protection du milieu aquatique Centre-Val de Loire utilisent l’ADN environnemental (ADNe) pour détecter la présence des écrevisses dans les cours d'eau. L’ADNe révèle ce que l’œil ne voit pas !
Depuis 2022, le réseau associatif a déployé en Centre-Val de Loire un programme régional de préservation des mares intitulé Objectif MARES ! Après 3 ans d'actions concrètes sur le terrain à accompagner les propriétaires de mares qu'ils soient publics ou privés, c'est l'heure du bilan.
Éléments structurants de nos territoires et joyaux de notre patrimoine naturel, les petits cours d'eau sont les sources vitales des grandes rivières et abritent une biodiversité remarquable. Leurs eaux irriguent les sols, nourrissent les forêts et alimentent les zones humides. Protéger ces écosystèmes de la dégradation, de la pollution ou de la surexploitation, c’est préserver le potentiel et la fonctionnalité de nos rivières, tant en termes de qualité que de quantité d'eau. Les rivières ne peuvent pas parler... Aujourd'hui, la Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF) lance un SOS en leur nom ! À travers le film « Protégeons les petits cours d'eau ! », issu du quatrième volet de la campagne « Sauvons nos rivières » de la FNPF, découvrez l'engagement exceptionnel du réseau associatif de la pêche de loisir dans la préservation de ces écosystèmes essentiels. Un appel vibrant destiné au grand public et aux décideurs politiques pour sauvegarder ce patrimoine naturel irremplaçable.
Mardi 14 octobre 2025, le SDEA a organisé une table ronde autour de la Thématique « Eau et biodiversité - biens communs », réunissant : M. Denis CHEISSOUX, journaliste spécialisé sur les questions environnementales, Mme Agathe EUZEN, anthropologue, Directrice adjointe de recherches du CNRS, de Gilles BŒUF, biologiste, Président Honoraire du Muséum national d’Histoire Naturelle, ainsi que Frédéric PFLIEGERSDOERFFER.
Écoutez ou réécoutez la Rencontre de la Plateforme du 23 septembre 2025 sur une démarche agronomique basée sur du pâturage tournant dynamique et de l’agroforesterie sur la fertilité des sols, la biodiversité et la résilience hydrique, avec Marlène VISSAC, agricultrice dans une ferme du Ségala.
Le #Lunain a retrouvé son cours naturel grâce à un ambitieux projet de restauration mené par l’EPAGE du Bassin du Loing, en partenariat avec le Groupe Bertrand ainsi que les communes de Nonville et Treuzy-Levelay. Les berges ont été végétalisées, des Zones Humides / Zones d'Expansion des Crues créées et les obstacles au cours de la rivière supprimés / aménagés ; favorisant ainsi la biodiversité et limitant les risques d’inondation !
Les Hauts-de-France abritent le plus vaste complexe de marais tourbeux alcalins d'Europe de l'ouest avec la vallée de la Somme et de nombreuses tourbières isolées comme la tourbière de Marchiennes ou les marais de Sacy. Découvrez ici les multiples richesses écologiques des tourbières alcalines, leur fonctionnement hydrologique, les nombreux services qu'elles nous rendent et des conseils pour les préserver même à notre échelle !
Découvrez le film « Têtes de bassin du Blavet et de l’Hyères », un voyage au cœur d’un site Natura 2000 d’exception, de Plourac’h à Saint-Nicolas-du-Pélem. Entre tourbières, landes, rivières et prairies humides, vous y rencontrerez une biodiversité rare et des femmes et des hommes engagés pour sa préservation.
Depuis 1975, les prises de poisson ont diminué en Europe, poussant les flottilles à chercher ailleurs, notamment dans l'océan Indien. Daniel Pauly, chercheur de renommée mondiale explique que la France ne possède plus que 10% de ses ressources halieutiques d'autrefois. Une situation qui pose question sur les accords maritimes et la pêche idustrielle.
Des panneaux solaires qui flottent sur l'eau, c'est ingénieux. Mais quels impacts sur les lacs ? Température, espèces aquatiques, gaz à effet de serre… À Toulouse, des chercheurs du CNRS plongent sous la surface pour étudier la biodiversité et les effets de ces centrales d’un nouveau genre. Des recherches essentielles pour concilier écologie et énergie décarbonée.
Sébastien VERSANNE JANODET, directeur de la Maison de l'eau et de la pêche de Corrèze, a proposé une pêche en ligne le mardi 30 janvier 2024 dans laquelle il a présenté les résultats d’une publication sur la banalisation des cours d’eau. Ce concept traduit un processus d’uniformisation des cours d’eau qui s’évalue par les conséquences sur la faune et dont les causes sont à rechercher dans des causes ‘techniques’ (pollutions et altérations des cours d’eau) mais aussi dans des causes institutionnelles et sociales. Cette présentation a été l’occasion de s’interroger sur la multiplication des normes, l’uniformisation des objectifs en matière de qualité, mais aussi sur le concept de références glissantes (shifting baseline syndrome) qui nous conduit à effacer de nos mémoires les références d’hier.
Depuis les années 1990, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) a acquis 250 ha de marais à Rochefort. Trois sites ont été aménagés pour gérer ces milieux et les espèces associées.
Des infrastructures hydrauliques et pastorales ont été mises en place pour optimiser la gestion des niveaux d’eau et du pâturage. Après 20 ans d'utilisation, ces aménagements montrent des signes de dégradation, compromettant leur efficacité. Il est donc crucial de restaurer ces infrastructures pour maintenir la gestion écologique et la pérennité des espèces patrimoniales.
Les berges de cours d’eau sont des milieux fragiles qui accueillent une grande biodiversité floristique et faunistique. Dans cette vidéo, des scientifiques, gestionnaires d’espaces protégés et des passionnés de ces milieux nous livrent leurs regards et nous dévoilent le génie de ces berges vivantes.
Il est question de l'état de santé des organismes aquatiques présents en estuaire de Seine, à travers : 1- la place pour la mesure des effets dans le suivi de l'estuaire ; 2- les effets observés chez les organismes aquatiques de l'estuaire de la Seine ; 3- la consolidation de l'état des lieux par la mise en place de suivis.
Depuis 2009, l'Ischert connait un vaste programme de restauration mené par le SDEA afin de répondre aux objectifs de la Directive Cadre sur l'eau et du SAGE Ill Nappe Rhin. A l'occasion d'une visite de terrain du collectif Plan Rhin vivant, une explication à trois voix des travaux de renaturation de l'Ischert sur le ban de Bootzheim où une ancienne chanvrière a été utilisée pour créer un chapelet de mares, a été donnée. Les intervenants sont Philippe Russo, chargé d'intervention milieu naturel à l'agence de l'eau Rhin Meuse, Emmanuel Walzack, technicien rivières au SDEA (Syndicat des eaux et de l'assainissement Alsace-Moselle) et Fabien Kamber, chargé d'études du bureau d'études SINBIO SCOP.
En s’appuyant sur des Solutions Fondées sur la Nature, les ouvrages de génie végétal allient résistance mécanique et biodiversité tout en respectant l’équilibre fragile des écosystèmes rivulaires. Avec le soutien de l’Office Français de la Biodiversité, les chercheurs d’INRAE travaillent l’amélioration des méthodes de dimensionnement des ouvrages de génie végétal sur les berges de cours d’eau, à travers des modèles réduits en canal ou des projets de génie végétal novateurs réalisés sur des berges d’altitude.
Stéphane Loriot, directeur de l'EPTB Vienne, et responsable de notre 6e étude de cas Restauration des systèmes aquatiques et gestion de l'eau en France. Objectifs de cette Etude de cas : Bassin de la Vienne :
En tant que site démonstrateur : Mettre en place 2 types de SFN pour restaurer rivières et zones humides, mesurer leurs impacts sur les cours d’eau et la biodiversité. Région Grand Est : En tant que site réplicateur : Favoriser la création d’une communauté d’engagement reliant la biodiversité, l’adaptation au changement climatique et les défis socio-économiques, tout en promouvant des modèles socio-économiques axés sur la biodiversité.
L'association Espaces valorise les milieux naturels et renforce les corridors écologiques en Île-de-France. Le projet dans le domaine de Saint-Cloud s'inscrit dans cette démarche en rétablissant des éléments clés sur le bassin versant du ru de Vaucresson. La création de mares va créer une connexion entre les étangs de la Marche et la Seine, favorisant ainsi la biodiversité et soutenant les espèces des milieux humides et terrestres.
Les herbiers marins, présents partout dans le monde, sont en forte régression depuis plusieurs décennies. Ils assurent de multiples services écologiques, bénéfiques à la biodiversité marine mais également aux populations humaines. Sur le Bassin d’Arcachon, qui abrite le plus grand herbier de Zostère naine d’Europe, le Parc naturel marin lance de nombreuses expérimentations visant à recoloniser des surfaces importantes d’herbiers.
Les estuaires sont des milieux de transition constitués de mosaïques d’habitats essentiels à l’accomplissement de fonctions écologiques, telles que la réalisation de tout ou partie du cycle de vie des espèces : par exemple, la fonction de nurserie est déterminante pour la croissance des larves et juvéniles de poissons. Dans le cadre de la DCE, le bonétatécologique des masses d’eau estuariennes est évalué à partir de différents paramètres, parmi lesquels figure l’Indicateur poissons (IPE). La diversité et l’abondance d’espèces piscicoles est gage du bon fonctionnement des estuaires. Mieux comprendre les causes probables des dysfonctionnements amenant à un classement en état moyen ou médiocre, lié à cet IPE, est un préalable nécessaire à l’identification de leviers d’amélioration pour atteindre le bon état. C’est l’objet d’une part, du projet INPEC « Interprétation et traduction opérationnelle des Notes de l’Indice Poisson Estuaire (IPE) pour la gestion des petits fleuves Côtiers » porté par les territoires des SAGE Ouest-Cornouaille, Odet et Ellé-Isole-Laïta (Bretagne sud) et d’autre part, du projet AnaCoNoR « Analyse de la Connectivité et de la fonction de Nourricerie pour les jeunes stades de poissons du bassin de la Rance », porté par l’EPTB Rance-Fremur (Bretagne nord). Ce webinaire est centré autour des enseignements apportés par les résultats de ces 2 études menées avec la collaboration d’experts scientifiques et de partenaires institutionnels.
Le baccharis est une plante envahissante qui a colonisé la ria d'Etel. Résistant au sel, cet arbuste prolifère rapidement et menace les habitats protégés, en particulier les prés-salés. Il réduit la biodiversité, modifie les écosystèmes et ferme les paysages. Depuis 2010, des chantiers sont organisés pour lutter contre son expansion avec l'appui de nombreux bénévoles.
Dans un contexte de changement climatique et de bien-être des populations, le rôle des arbres dans les villes et villages est devenu une préoccupation importante, souvent symbolique, pour les décideurs publics et les populations. Pour un développement satisfaisant de l’arbre, pour le maintenir en bonne santé et pour fournir des services comme le rafraichissement nous devons étudier l’environnement dans lequel l’arbre se trouve. La première chose est de croiser les caractéristiques du sol et l’accès à l’eau car le végétal forme un tout avec ces deux autres composantes, c’est le triptyque eau/sol/plante. Ainsi planter un arbre implique de croiser les regards, de lier les spécialités, et de mutualiser les connaissances.
Les marais de la Dives (14) collectent toutes les eaux de pluie et abritent des zones humides essentielles. Les prairies y jouent un rôle clé en soutenant une biodiversité riche, avec des dizaines d'espèces par mètre carré. Elles contribuent également à la capture du carbone et servent de ressource alimentaire pour les animaux. Le dispositif MAEC (Mesures Agro-Environnementales et Climatiques) de la Politique Agricole Commune (PAC) offre aux éleveurs une prime en échange d’engagements : limiter le nombre d’animaux à la parcelle, respecter les délais de fauche pour préserver la faune et le sol, nettoyer les parcelles après des inondations et renoncer aux traitements phytosanitaires. Ce dispositif valorise les efforts des agriculteurs pour protéger l’environnement.
Dans cette conférence, nous plongerons à la rencontre des écosystèmes cachés sous les rivières. Poissons musiciens, libellules invisibles, coquillages centenaires… nous découvrirons une faune étonnante qui vit sous nos yeux sans qu’on la remarque, et décrypterons ses incroyables prouesses, de l’anguille qui nage 6000 kilomètres sans s’alimenter aux vers qui contrôlent le cerveau des poissons ! Un moment de partage pour se reconnecter aux milieux d’eau douce, ce fragile habitat dont nous avons tant besoin. Et retrouver le lien qui unit notre espèce à celles qui vivent sous la surface.
Au travers la réalisation de l’Atlas de répartition historique des « poissons » du Limousin, Sébastien VERSANNE JANODET et Stéphane PETITJEAN nous montreront l’intérêt de s’appuyer sur les données historiques pour approcher les populations originelles des cours d’eau et réaliser un diagnostic adapté. En effet, cet atlas a été réalisé avec une méthode innovante : l'alliance entre l’utilisation des données scientifiques et des archives historiques (archives départementales, courriers officiels, recoupement d’informations, témoignages). Sans ce travail de prise de recul, constat est fait que les diagnostics peuvent donner à voir une image faussée de la biodiversité, ce qui n’est pas sans conséquence en matière d’uniformisation des cours d’eau.
Découvrez comment les récifs artificiels sont installés dans les Grands Lacs du Médoc par la Fédération de Pêche de la Gironde et l'AAPPMA de Carcans ! Ces structures sont conçues pour favoriser la biodiversité locale en offrant un habitat adapté à de nombreuses espèces aquatiques. Dans cette vidéo, on vous explique les étapes de la pose, le fonctionnement de ces récifs et leur impact concret sur les écosystèmes sous-marins. Un projet qui allie technologie et respect de l’environnement.
Cette webconférence organisée par l'OiEau avec le Centre de ressources sur les cours d'eau de l'Office Français de la Biodiversité a eu lieu le 14 novembre 2024.
À Dinard en Bretagne, une mission scientifique donne le top départ d'un ambitieux programme de recherche intitulé ATLASea. Il a pour but de séquencer le génome de 4 500 espèces marines. Grâce à cela, les scientifiques pourront relier les espèces les unes aux autres, comprendre leur adaptation au changement climatique et synthétiser de nouvelles molécules.
À l'occasion de la seconde édition de l'Observatoire de l'Eau qui s'est tenue le 15 février 2024 au Centre de Congrès de l'Aube, nous sommes revenus en images sur l'une des premières aires éducatives fluviales de Champagne Ardennes. Cette dernière se déroule dans la commune de Chappes (10260).
Thibault Datry rencontre les cours d’eau intermittents, qui cessent de couler une partie de l'année, au cours d’un post-doctorat en Nouvelle-Zélande en 2005. Jeune écohydrologue passionné par la nature, il ouvre un nouveau champ de science consacré aux rivières intermittentes. Peu connues, elles constituent pourtant une partie non négligeable des rivières françaises et la majorité des rivières mondiales. Le prix Défi scientifiques des Lauriers INRAE 2024 lui est remis pour ses travaux.
On les trouve dans plusieurs rivières de France et d'Europe, ce sont des sortes de "mini stations d'épuration" très précieuses… mais aussi très menacées. Ce sont les moules d'eau douce, aussi appelées naïades. Ces moules, elles étaient auparavant très abondantes, à tel point que la reine de France Marie de Médicis aurait commandé une robe avec des milliers de magnifiques perles façonnées par certaines de ces moules. Alors en quoi ces moules méconnues sont essentielles pour nos rivières ? Pourquoi sont-elles autant menacées ? Pour mieux comprendre, notre journaliste Florian Thomas est parti à leur recherche avec l'hydrobiologiste Rémi Bourru.
Les adous sont des ruisseaux issus de résurgence de nappe phréatique. À la différence des cours d'eau classiques, leur débit et leur température varient très peu. L'été, lorsque la température monte au-delà de ce qui est supportable pour la faune piscicole, les poissons peuvent s'y réfugier à condition que la circulation ne soit pas bloquée par des embâcles, des groupes de branchages et de végétation qui bloquent le passage. C'est pourquoi la fédération de pêche est particulièrement attentive à leur entretien. Longtemps, ils ont été délaissés, parfois recouverts, mais le réchauffement climatique a montré tout l'intérêt de les reconnecter au réseau hydrographique. Si les poissons peuvent passer de la rivière à l'adous, alors il bénéficie d'une oasis de fraicheur qui leur permet de survivre là où le réchauffement les aurait condamnés !
Au cœur de la réserve de la Plaine des Maures, dans le Var, une trentaine d’agriculteurs, de viticulteurs, mais aussi des entreprises et des particuliers ont été formés à l’agroforesterie et à l’optimisation de la ressource en eau. Territoire particulièrement exposé à la sécheresse, au vent et à l’érosion, les Résilients cherchent des solutions et expérimentent de nouvelles façons pour cultiver, dans des conditions difficiles qui deviendront la norme avec le changement climatique, par le biais de l’agroécologie.
Un an après les travaux de restauration de l’ancienne gravière de Gaule, sur les communes de Veyrignac et Carsac-Aillac, cette vidéo propose un regard croisé des perceptions de plusieurs acteurs de la vallée : Claude DENIS, élue de la commune de Veyrignac ; Roland THIELEKE, directeur de l’EPTB EPIDOR ; Ghislain HUYGHE, ingénieur-biologiste de BIOTEC ; Frédéric FERRANDON, inspecteur de l'environnement à l’Office français de la biodiversité ; Pierre DUMAS, technicien de l'environnement à l’Office français de la biodiversité et Jean Michel RAVAILHE, président de la Fédération de Dordogne pour la pêche et la protection du milieu aquatique. Près d’une trentaine d’opérations de restauration de bras morts, de frayères de poissons migrateurs, de berges enrochées et d’anciennes gravières sont programmées d’ici 2026 dans le cadre du programme LIFE rivière Dordogne, pour un montant de près de 9 millions d’euros, soutenu par l'Union européenne et l’Agence de l’eau Adour-Garonne.
6 ans d’attention portée au Madon ! C’est le temps qu’ont consacré les fédérations de pêche et de protection du milieu aquatique de Meurthe-et-Moselle et des Vosges, l’EPTB Meurthe Madon avec l’appui de l’agence de l’eau Rhin-Meuse pour permettre au cours d’eau de retrouver ses annexes hydrauliques. Les travaux ont porté sur les conditions d’écoulement du cours d’eau, son état hydromorphologique tout en favorisant la biodiversité. Ils nous racontent cette épopée avec en ligne de mire le retour du brochet !
Avec la participation de Denis Bastien de l’EPTB Meurthe Madon, Elsa Hokonique de la FDPPMA 54, Thierry Jacquin de l’agence de l’eau Rhin-Meuse, Christelle Lehry de la Région Grand Est et Justine Weitel de la FDPPMA 88.
C'est sur la Narse de Nouvialle, dans le Cantal, une zone humide à 1000 mètres d’altitude, qu'un projet de carrière de diatomite veut voir le jour. Mais le collectif Nouvialle n'a pas dit son dernier mot.
Chaque année, le SMBV Arques (Syndicat Mixte du Bassin Versant de l'Arques) crée et restaure plusieurs dizaines de mares, sur son territoire, dans le cadre de son programme mares (soutenu financièrement par l'Agence de l'Eau Seine-Normandie). Ces mares font l'objet d'un suivi hydrologique et écologique. Reportage à Neufchâtel-en-Bray, aux côtés de Manon Blouet, stagiaire, en charge notamment des diagnostics mares (2024). La mare de Neufchâtel est une mare communale restaurée par le SMBVA en décembre 2022. Elle fait l’objet d’un suivi post-travaux qui permet de déterminer si elle est remplit sa fonction hydrologique (recueillir les eaux) et de vérifier la nature de la biodiversité qui s’est installée. Le diagnostic écologique (inventaire faune-flore) est constitué de trois parties : végétation (dans la mare et au bord de la mare), amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons…), et odonates (libellules et demoiselles).
Les marais de Sacy et de Bresles sont les deux plus grandes tourbières alcalines du département de l'Oise. Paysages époustouflants, réservoirs de biodiversité exceptionnels, lieux de loisirs et de découvertes, puits de carbone considérables, autant de considérations qui font de ces deux sites un atout primordial de notre patrimoine. Découvrez un aperçu de ces marais et venez les arpenter pour admirer ces bijoux de nature !
Présentation du site Ramsar des Etangs de la Champagne humide, plus grande zone humide labellisée de France métropolitaine. Un site porté par l'établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs et le Parc naturel régional de la Forêt d'Orient.
Depuis plus de deux décennies, l’Établissement public Loire mène des actions en faveur de la restauration de la continuité écologique. L’Établissement public Loire a décidé d’apporter son soutien au projet F Index 2.0, porté par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en collaboration avec le pôle d’Écohydraulique de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Le Syndicat mixte des basses vallées angevines et de la Romme est heureux de vous faire part d’une nouvelle distinction nationale pour la renaturation du ruisseau de Marcé sur les communes de Marcé et Seiches-sur-le-Loir.
Porte d’entrée vers les étangs de Brenne, la Claise offre une bonne capacité d’accueil pour l’anguille avec des eaux calmes, favorables à une forte productivité biologique. Cet axe est d’autant plus important qu’il n’existe, actuellement, plus d’ouvrage entre l’estuaire de la Loire et la confluence de la Claise avec la Creuse. Dans le but d’affiner sa stratégie d’action et de les prioriser, la Communauté de communes Loches-Sud-Touraine a sollicité la Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique d’Indre-et-Loire (FDAAPPMA 37) pour la réalisation d’un suivi de la colonisation de l’axe Claise par l’anguille.
« Le Lannemezan : de l’eau sur un plateau » est un film court de 10 minutes qui montre une restauration de zones humides en action. Il s'inscrit dans le programme du même nom, qui a pour objectif de restaurer le fonctionnement des zones humides dégradées du plateau de Lannemezan et donc de contribuer à un meilleur équilibre des cours d'eau voisins.
Mélanie Dajoux, coordinatrice des projets eau et biodiversité à FNE AuRA, présentera l'indice de biodiversité et de connectivité des ripisylves. Cet outil, développé par FNE AuRA en partenariat avec l’INRAE et le CNPF, offre aux gestionnaires de cours d’eau un moyen simple pour apprécier la biodiversité des boisements rivulaires. En relevant les capacités d’accueil pour un cortège diversifié d'espèces, ce diagnostic donne des éléments pour orienter les choix de gestion, de préservation et de restauration des ripisylves. Le webinaire présentera les fonctionnalités de l'application IBC Ripisylves, disponible depuis peu sur smartphone et tablette, pour faciliter les relevés de terrains.
Vincent Bertrin, ingénieur-chercheur INRAE EABX ECOVEA, a présenté le projet de recherche Vigie-lacs "Écologie des communautés végétales des lacs et étangs du littoral aquitain", lors de la Journée Technique sur les Lacs naturels Atlantique : Observer pour s'adapter, organisée le 7 mars 2024 par l'Agence de l'Eau Adour-Garonne à Lacanau.
Un tour du monde des solutions les plus innovantes en matière d'écologie. Dans cet épisode : comment redonner vie aux lacs et aux cours d'eau asséchés, dégradés ou pollués. En France, une gravière abandonnée près de Strasbourg est devenue un refuge pour de nombreuses espèces animales. À Leipzig, on tente de concilier agriculture et eau de qualité en misant sur des méthodes de culture biologique. Dans les Alpes, des travaux ont permis de rendre à la nature la rivière Inn tout en laissant fonctionner les centrales hydroélectriques. Aux Pays-Bas, on abaisse les digues à certains endroits pour redonner de l'espace aux rivières. Sur l'île de Bornéo, les défenseurs de la nature reboisent les rives d'un fleuve, assurant ainsi la survie d'éléphants nains à proximité des plantations.
La presqu’île de Gaule est la première gravière restaurée dans le cadre du programme LIFE rivière Dordogne. Les travaux réalisés entre septembre 2022 et juin 2023, situés en rive gauche de la rivière Dordogne sur les communes périgordines de Veyrignac et Carsac-Aillac, ont permis de réhabiliter des annexes alluviales (bras vif et de crue) et restaurer une zone humide de plus de cinq hectares. Près d’une trentaine d’opérations de restauration de bras morts, de frayères de poissons migrateurs, de berges enrochées et d’anciennes gravières sont programmées d’ici 2026 dans le cadre du programme LIFE Rivière Dordogne, pour un montant de près de 9 millions d’euros, soutenu par l'Union européenne et l’Agence de l’eau Adour-Garonne.
En 2023, le Conseil Départemental du Morbihan a porté une étude sur la prise en compte des impacts sur la biodiversité des travaux de restauration des milieux aquatiques. Le Creseb, en partenariat avec l’ATBVB, vous propose de revenir sur ce travail exploratoire conduit dans le cadre d’un stage. La restauration des milieux aquatiques et la protection de la biodiversité constituent des enjeux d’intérêt général, interdépendants, et font l’objet d’obligations réglementaires. Les interventions sur les milieux aquatiques, souvent considérées de fait comme bénéfiques pour la biodiversité, nécessitent cependant de se questionner sur la réelle prise en compte de cette dernière. En effet, si de manière générale le bénéfice reste indéniable, certaines interventions peuvent parfois entraîner des perturbations temporaires, voire même durables, sur la biodiversité en place. Ce travail exploratoire visait à apporter des premiers éléments de réflexion pour une meilleure prise en compte des enjeux de biodiversité dans les projets de restauration des milieux aquatiques. Ce webinaire propose de revenir sur ce travail avec ses auteurs.
Sur la commune de Lailly en Val (45) se trouve une zone humide remarquable, qui concentre l’ensemble des amphibiens de la métropole Orléanaise ainsi que la plus grande population française du pélobate brun, une espèce de crapaud très rare. Cette vidéo montre que la préservation et la restauration des zones humides, dans un contexte de changement climatique, est une action prioritaire car les zones humides ont de multiples fonctions : une fonction hydrologique (stockage eau, restitution, rôle d’éponge…) ; une fonction d’épuration de l’eau ; une grande richesse biologique ; un rôle majeur dans le stockage du carbone (thermo régulateur naturel). Cette action, sur le site de Lailly-en-Val, montre également que la préservation d’une zone humide, en lien avec une biodiversité remarquable est compatible avec une activité agricole durable et économiquement viable.
Le projet Vigie-Lacs (2022-2026) vise à acquérir des connaissances scientifiques indispensables à la préservation de plantes aquatiques des lacs et étangs du littoral aquitain : Lacanau, Carcans-Hourtin, Cazaux-Sanguinet, Biscarrosse, Parentis-Biscarrosse, Aureihan, Léon, Moliets, la Prade, Moïsan, Soustons, Hardy, Blanc, Noir, Turc, Yrieux, Garros. Ces milieux présentent de nombreux services écosystémiques. Ils sont également marqués par la présence d’espèces floristiques (macrophytes) remarquables. Cependant, ils sont fortement menacés par les activités humaines et le changement climatique, qui occasionnent : La présence d’espèces exotiques envahissantes (Egeria densa ; Jussie ; Myriophylle du Brésil) ; Des altérations hydro-morphologiques : urbanisation, reprofilage, compactage, érosion, passage de véhicule sur la bordure, longe côte, etc. Le projet est un travail de recherche appliquée, partenarial, en lien avec les acteurs et gestionnaires du territoire : syndicat Géolandes, ONF,SAGE étangs littoraux … Vincent BERTRIN et Aurélien JAMONEAU de l’INRAE, Alain DUTARTRE, hydrobiologiste spécialiste des milieux aquatiques, et Estelle JARDOT du Syndicat Intercommunal d'Aménagement des Eaux du Bassin Versant et Etangs du Littoral Girondin (SIAEBVELG) vous présentent ces grands lacs, les pressions qu’ils subissent et les objectifs et attentes du projet.
En 2022, le Parc naturel régional du Haut-Jura a poursuivi une ambitieuse opération de restauration du bon fonctionnement de la Bienne. Après les anciennes carrières de Jeurre, c'est le site de Lavancia qui a bénéficié de travaux de restauration. Cette intervention permettra au cours d’eau de « respirer » et de restaurer localement une dynamique alluviale par les processus d’érosion/dépôt au sein de la bande active restaurée. Il y aura donc une meilleure connectivité latérale avec les milieux annexes.
Le parc Izadia, situé dans le pays basque, est relié à l'Adour par le biais d'une vanne. Au départ ouvert en continu, l’eau rentrait à chaque marée et les échanges entre les différents milieux n'étaient pas optimaux. La vanne ne remplissant pas son rôle, des travaux ont été engagés à partir de 2004, pour la réhabiliter et améliorer son ouverture menant à une gestion manuelle à partir de 2007. La vanne a été ensuite été automatisée, suivant les préconisations faites par une étude hydraulique. Cette dernière étape a permis à la faune et la flore, typiques des lagunes, de réellement s'exprimer de nouveau dans ce site particulier. Zoom sur cette vanne qui a réinventé le paysage du parc avec Dominique Gibaud-Gentili, directrice du parc, Marie-Laure Guillemin, Chargée de mission environnement à la ville d'Angletet Fabien Damestoy, écogarde à Izadia.
Les posidonies jouent un rôle majeur dans l'écosystème marin : elles permettent d'oxygéner l’eau, leur système racinaire dense et profond participe à la stabilité des fonds marins et elles abritent de nombreuses espèces animales. En Italie, les associations écologistes tentent de convaincre le gouvernement que ce végétal est un allié précieux pour défendre la biodiversité de Méditerranée.
Chaque hiver, dans les marais du Cotentin et du Bessin, l’eau recouvre des milliers d’hectares de terres. Pourtant, avec le changement climatique, cette zone vitale pour la biodiversité a un avenir incertain.
Séminaire du 28 novembre 2023 à Bron (69), organisé par la Métropole de Lyon avec l'appui de l'ARRA2. Le changement climatique et la perte de biodiversité conduisent les acteurs professionnels à repenser l'aménagement et l'entretien des bassins de gestion des eaux pluviales. Ces ouvrages présentent en effet un fort potentiel pour constituer des milieux favorables à la biodiversité. Leur végétalisation et leur restauration écologique doivent donc être pensées pour en faire des infrastructures vertes plus vivantes contribuant ainsi à la reconquête de la biodiversité. Ce séminaire a pour objectif de fournir aux gestionnaires et aux opérateurs techniques des éléments de connaissance et des retours d’expérience en termes de gestion patrimoniale, de végétalisation, de perception et d'usage des bassins de gestion des eaux pluviales.
Sanguina Nivaloides est une micro-algue qui vit dans la neige. Invisible à l’œil nu la majorité du temps, elle se laisse voir au printemps lorsqu’elle se charge de pigments rouges. La neige se teinte alors d’un rouge sang. C’est pourquoi les randonneurs l’ont surnommée « le sang des glaciers ». Des chercheurs du CNRS s’intéressent à cette étonnante algue jusqu’à présent peu étudiée.
En Normandie, deux barrages hydroélectriques ont été démantelés. Ainsi, le fleuve Sélune a repris son cours et les écosystèmes d'origine se reconstituent assez rapidement. Un programme scientifique permet d'analyser ces évolutions.
Le programme foncier du projet LIFE rivière Dordogne, porté par EPIDOR, a pour objectifs de conserver et de restaurer les habitats alluviaux présents sur les marges riveraines de la rivière Dordogne. Ils sont formés de forêts alluviales, de friches humides à hautes herbes et de bancs de sables et de galets où se développe une végétation amphibie précieuse. Ce sont des habitats naturels à fort enjeu patrimonial. Les sites qui sont visés par cette action sont des milieux de transition entre la rivière et la plaine alluviale. Ils sont bien souvent situés à l’intersection du domaine public fluvial, qui est sous la responsabilité de l’établissement EPIDOR, et de terrains riverains privés.
Par Christian Chauvin, Ingénieur de recherche - IRSTEA dans le cadre du MOOC biodiversité de l'UVED. Ce cours en ligne a pour objectif d'amener les apprenants à mieux comprendre ce qu'est la biodiversité et les enjeux qui lui sont associés en matière de développement humain et territorial (culture, santé, ville, agriculture, etc.) afin de contribuer à l'évolution des perceptions sociales sur ce sujet ainsi qu'à l'accroissement du niveau d'implication des acteurs sociétaux dans sa préservation.
Les méthodes d’identification morphologiques des invertébrés dans les cours d’eau sont chronophages et apportent une vision incomplète des communautés présentes. L’identification par ADN promet de dépasser ces deux verrous, mais qu’en est-il vraiment ? Le projet MISTRAL a abordé ces deux verrous en développant une méthode d’identification ADN à partir d’échantillons de Surber et en évaluant son efficacité par rapport à l’approche morphologique sur des échantillons I2M2 in situ. Découvrez le métabarcoding, une méthode performante pour suivre des opérations de restauration de cours d’eau !
En 2022, le Parc naturel régional du Haut-Jura a poursuivi une ambitieuse opération de restauration du bon fonctionnement de la Bienne. Après les anciennes carrières de Jeurre, c'est le site de Lavancia qui a bénéficié de travaux de restauration. Cette intervention permettra au cours d’eau de « respirer » et de restaurer localement une dynamique alluviale par les processus d’érosion/dépôt au sein de la bande active restaurée. Il y aura donc une meilleure connectivité latérale avec les milieux annexes. Travaux réalisés avec le soutien de la Région Bourgogne Franche Comté et de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse.
La restauration de l'espace de bon fonctionnement de La Bienne se poursuit dans la ville de Morez avec le projet Echappée Bienne.
Le 20 juin 2023, l'AREC et l'ARB Île-de-France, en partenariat avec Aqui'Brie, l'INRAE et le Syndicat mixte des 4 Vallées de la Brie ont organisé une visite de site de la zone tampon humide de Rampillon. Près d’une vingtaine de techniciens et d’élus de collectivités territoriales et d’institutionnels ont pu profiter des enseignements issus de l’expérimentation de ce site pilote pour l’Île-de-France, site référencé dans le projet européen Life Artisan. Tous les participants ont apprécié cette visite de terrain qui démontrait l’importance de restaurer une zone humide, son rôle et l’apport de la biodiversité.
Sur la Cheuille, à Bonny-sur-Loire, la Fédération Départementale de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique du Loiret, a restauré près de 3km ! Entre retour de la continuité piscicole et restauration du lit de la rivière, les travaux menés, permettent dès aujourd'hui de retrouver un cours d'eau plus naturel et d'augmenter la biodiversité locale, tout en préservant le loisir pêche.
Par Thibault Datry, Chargé de recherche - IRSTEA dans le cadre du MOOC biodiversité de l'UVED. Ce cours en ligne a pour objectif d'amener les apprenants à mieux comprendre ce qu'est la biodiversité et les enjeux qui lui sont associés en matière de développement humain et territorial (culture, santé, ville, agriculture, etc.) afin de contribuer à l'évolution des perceptions sociales sur ce sujet ainsi qu'à l'accroissement du niveau d'implication des acteurs sociétaux dans sa préservation.
Permettre à la rivière de retrouver son fonctionnement naturel, tel est l'objectif des travaux réalisés sur le Vistre entre Caissargues et Nîmes de novembre 2021 à janvier 2023. Restaurer sa sinuosité ancienne, retrouver des sols vivants et laisser faire la nature... Poissons, castors, plantes et boisements recolonisent la rivière et ses abords pour le bonheur des habitants qui retrouvent une rivière oubliée.
Lancé en 2021, le projet CIMaE vise à mieux connaitre les mares d'altitude dans les Alpes et les Pyrénées françaises, afin de mieux les préserver. En effet, ces milieux abritent une biodiversité rare et menacée par le réchauffement climatique.
Chaque hiver, on assiste à une débauche de moyens sur les côtes françaises pour cacher une triste réalité : le sable des plages disparaît petit à petit. Tous les ans, il faut en faire venir des dizaines de milliers de tonnes, par bateau ou par camion, pour assurer la saison estivale suivante. Dans un tour de France des stations balnéaires, Hugo Clément dévoile que les plages ne sont pas seulement un terrain de jeu pour les vacances. Ce sont surtout des sites naturels vivants : ils servent d'airbag entre la terre et la mer et doivent absolument être protégés. Ils abritent également une biodiversité insoupçonnée, des vers marins au plus grand lézard d'Europe.
Les grands lacs médocains de Hourtin-Carcans abritent sur leurs rives des végétations particulières, patrimoniales et assurant de nombreuses fonctionnalités écologiques.
Joe Wheaton professeur d’hydromorphologie à l'université d'État de l'Utah, présente comment les procédés de basse technologie (low tech) peuvent être utilisés pour imiter l'activité des barrages de castors et/ou l'accumulation de bois naturelle dans les paysages fluviaux, restaurer rapidement et finalement soutenir les processus clés de restauration morphodynamique. Des exemples américains sont présentés, mais la discussion se concentrera sur la façon dont de telles approches peuvent être mises en œuvre en Europe. Les exemples incluront les structures en bois fixées par des poteaux (PALS), les imitations de barrages de castors (Beaver Dam Analog), la réintroduction des castors et la gestion des pâtures. Certains des premiers exemples de projets menés aux États-Unis sont présentés afin de mettre en évidence les situations dans lesquelles différentes combinaisons de techniques peu sophistiquées peuvent être appliquées.
Nous avons tellement coupé d’arbres entre le 16è et le 19è siècle que nos montagnes ont fini par ressembler à la Lune. Nous avons alors ré-engazonner des centaines de milliers d’hectares puis replanter des centaines de milliers d’arbres. Nous avons ensuite fait travailler bulldozer et pelleteuses pendant des décennies pour construire des digues que nous cassons aujourd’hui avec les mêmes outils. La main de l’homme est partout, même dans les paysages qui nous apparaissent comme les plus sauvages. Alors oui, « nous sommes devenus, bon gré mal gré, peut-être en toute inconscience, les jardiniers de la terre », comme le dit Bruno Forel, président du Syndicat Mixte d'Aménagement de l'Arve et de ses affluents (SM3A) dans ce film. Ce qui nous donne aujourd’hui une responsabilité envers le vivant qui nous entoure et nous amène à devoir corriger, pas à pas, les erreurs du passé. Les travaux de recul de digues engagés par de nombreux syndicats de rivières depuis quelques années vont dans ce sens. Redonner de l’espace aux cours d’eau, leur permettre de divaguer dans un chenal qui n’est pas unique, permet de recréer des habitats, et de voir revenir des espèces végétales et animales qui avaient disparu. C’est aussi très clairement nous assurer une meilleure protection contre les crues. Alors, pourquoi s’en priver ?
C’est un petit robot qui pourrait faire de grandes découvertes. BathyBot, c’est son nom, s’apprête à percer les mystères des abysses. Mais pour l’installer à 2400 mètres de profondeur, il a fallu mobiliser une centaine de scientifiques et de marins ainsi que le navire scientifique le "Pourquoi Pas ?". Après quelques péripéties, le robot a finalement réussi à filmer ses premières images de l’océan profond.
Bonne nouvelle pour la faune en Centre-Val de Loire : La loutre est de retour ! Elle qui avait totalement disparue dans les années 80. Cela fait même quelques années qu'elle réinvestie les bords de Loire.
Le long du Rhône, aux portes de Montélimar, se trouve un milieu naturel remarquable. Sur la commune de Châteauneuf-du-Rhône, les étangs des îles du Rhône accueillent une importante biodiversité. Ces zones humides sont en réalité d'anciennes gravières qui, après l’arrêt des extractions de granulats, sont devenues des plans d'eau confinés et sauvages où la végétation a repris ses droits. Il constitue aujourd’hui un espace naturel riche en biodiversité où plusieurs espèces rares ont élu domicile. Mais ce milieu se dégrade au fil des ans et tend à s'appauvrir. C'est pourquoi, un vaste programme de réhabilitation, porté par le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes et plusieurs acteurs du territoire, a été mis en place.
Le laboratoire d’océanographie, ou institut de la mer, veille de près sur la Méditerranée, sa faune et sa flore. Tout au long de l’année des scientifiques auscultent ses fonds marins à la recherche notamment de nouvelles espèces de poissons invasifs, venus de la mer Rouge poussés vers nos côtes par le réchauffement de notre planète.
Jadis perçus comme des lieux incultes et malsains, les étangs de Corse sont aujourd'hui classés en espaces protégés, où s'ébattent parmi les plus beaux échassiers d'Europe, hérons, grues, aigrettes et flamants roses... Ce sont de véritables petits paradis de quiétude, pour une faune rare et précieuse qui s'y nourrit où s'y reproduit. Cependant, depuis une vingtaine d'années, ce cycle immuable est perturbé par des variations climatiques de plus en plus importantes et l'apparition de nouvelles espèces exotiques qui menacent tout l'équilibre de ce milieu fragile. Pour comprendre alors ce que l'on pourrait perdre, nous partons à la rencontre de ceux qui vivent au quotidien ces espaces : ces gardiens des étangs. Eux, nous font part de leur rapport passionnel avec ces lagunes, dont ils connaissent les moindres secrets.
À la suite d’une sollicitation de Saint-Étienne Métropole, le Cerema a élaboré en 2022 un outil d’autoévaluation de prise en compte de la biodiversité dans les projets (non soumis à étude d’impact). Vidéo de présentation de cet outil, et deux retours d'expériences de collectivités.
Les eaux souterraines constituent l’écosystème d’eau douce le plus étendu sur terre et accueillent une myriade d’espèces. Elles constituent un vrai laboratoire écologique et évolutif. Quels sont les grands processus qui contrôlent la biodiversité sous terre ? Quels sont les risques auxquels les eaux souterraines sont soumises ? Quelles évolutions suivent les organismes dans ces milieux extrêmes ? Ces organismes sont-ils des indicateurs pour évaluer la qualité des eaux souterraines et agir pour leur préservation ? Découvrons les richesses et fragilités des eaux souterraines et le rôle des organismes qui les habitent avec les éditeurs de la seconde édition « Groundwater Ecology and Evolution », collection Elsevier, Mars 2023.
Écoutez bien... Nos océans nous parlent... Et ils nous implorent de leur laisser un peu de répits. Depuis plus de 20 ans, Laurent Chauvaud, écologue et plongeur scientifique au CNRS de Brest, utilise l’acoustique sous-marine pour mettre en évidence l’impact des activités humaines sur les écosystèmes marins du monde entier. Et son constat est implacable : nos océans sont à l’agonie, il nous faut agir dès maintenant ! Face à l’inaction collective, le scientifique a décidé de confier sa matière sonore à des artistes pour qu’ils deviennent les haut-parleurs de l’urgence climatique. Ainsi nait à Brest le projet Sonars dont François Joncour, musicien, compositeur et interprète, fait partie. À son contact, les chiffres deviennent des notes, les études des partitions, et les publications des émotions. Marine a plongé dans cette expérience où Arts et Sciences se subliment pour nous faire entendre la beauté de la catastrophe en cours...
Différentes composantes du régime hydrique impactent les communautés végétales des prairies humides : une étude pluriannuelle dans le Marais poitevin - Anne Bonis, Laboratoire de Géographie Physique et Environnementale.
À l’origine de bien des mythes et légendes terrifiants, les marais n’en jouent pas moins un rôle essentiel pour le climat et la biodiversité. Capables de stocker de grandes quantités de carbone, ces lieux absorbent en effet du CO2 présent dans l’atmosphère. Et pourtant, l’assèchement et la destruction des zones humides se poursuit dans le monde entier.
Vidéo didactique pour mieux appréhender la gestion et le rôle des boisements de fond de vallée et la ripisylve de rivières. Un outil pédagogique pour les gestionnaires et riverains, réalisé grâce au programme "Rivières Sauvages" et au soutien financier de la fondation Lemarchand.
Jérôme Pitorin s'est rendu à Boigny-sur-Bionne dans l'agglomération d'Orléans, pour décrypter la restauration écologique de la Bionne. Au total, 7 clapets avait en effet été installés sur la rivière, ce qui nuisait à la qualité de l'eau et à la biodiversité qu'elle abrite.
Le projet Colangang a pour objectif l'étude de la connectivité écologique intra-lagunaire : suivis des déplacements des anguilles européennes produites par 2 bassins versants de l’étang du Vaccarès.
Stephane PESCE directeur de recherche à l'INRAE expose l'expertise collective sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques ainsi que les aménagements ou leviers qui visent à les limiter.
Le rôle essentiel des zones humides pour la biodiversité et la ressource en eau. Film réalisé dans le cadre du contrat territorial du bassin versant de la Dore et le contrat vert et bleu du Parc naturel régional Livradois-Forez bassin versant de la Dore.
Les campagnes de tirs sismiques pour l’étude de la géothermie ont-elles eu un impact sur les populations de poissons du Léman ? Le projet IMPOPSIS, porté par l’UMR CARRTEL (INRAE – USMB), en collaboration avec Hepia et le CEFREM, apporte des éléments de réponse.
Expertise collective INRAE sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques par Stéphane PESCE (INRAE).
On dit de lui que rien ne lui résiste, ni les plantes, ni les poissons, ni les pigeons, ni même les chiens. Sa légende de monstre d'eau douce lui colle aux nageoires. Il, c'est le silure. Et ce poisson là, n'a pas la côte. Dans son film "Les dents de la mare", Stéphane Granzotto nous emmène à la découverte d'un animal bien plus complexe qu'il n'y parait.
Éléphants, crocodiles, hippopotames… au Botswana, le Delta de l’Okavango se transforme en véritable paradis pour la faune pendant la crue qui dure plusieurs mois dans l'année. Dans ce reportage diffusé avec LeMonde.fr, voyagez avec une équipe de scientifiques français qui étudient les particularités géologiques, hydrologiques et climatiques de cette région exceptionnelle.
Après plus de 7 mois de travaux, la prairie alluviale de la Mosson à Lavérune retrouve ses fonctionnalités. Il est maintenant temps de procéder à sa végétalisation en utilisant des végétaux locaux et des techniques adaptées.
L'ADNe digestif pour décrire les régimes alimentaires (mammifères, poissons, invertébrés) : vers une meilleure compréhension du fonctionnement des communautés ?
Parcourrez les profondeurs de l'océan avec cette retransmission d'une plongée du robot sous-marin Victor 6000 à 1000 mètres de profondeur dans le canyon de Lampaul ! La plongée, réalisée dans le cadre de la campagne océanographique ChEReef, est commentée en direct par les 2 chefs de mission ! Le projet ChEReef étudie les coraux d'eau froide du golfe de Gascogne pour mieux les connaitre et mieux les protéger !
Webinaire animé le 6 juillet 2022, pour présenter les bases de la création d'une mare : utilisations, réglementation, matériaux, étapes, végétalisation, etc .
L’Écrevisse à pattes blanches est une espèce appréciant les petit cours d’eau frais des têtes de bassin versant. Sa présence nécessite une bonne qualité des eaux. Très discrète, il est nécessaire d’adapter les suivis pour diagnostiquer l’état de ses populations.
Pierre MAZUER (CEREMA) - Passages à faune, Généralités et cas des cours d’eau ; Damien LERAT (SHNA) - La Loutre d’Europe : prise en compte dans les travaux de restauration des milieux et de continuité ; Vincent DAMS (JNE) - Le castor, une espèce «ingénieur» à prendre en compte pour la restauration et l’entretien des cours d’eau et de leurs végétations.
Le syndicat de la Manse étendu, les acteurs locaux et les partenaires œuvrent pour restaurer nos cours d'eau afin qu'ils soient de bonne qualité. Les suivis piscicoles du territoire jouent un rôle majeur dans l'analyse de l'efficacité des actions de restauration. Sur la Veude la diversité des espèces est impressionnante ...
Des rivières bétonnées, des cours d’eau obstrués... Au XXe siècle, l’Europe a misé sur l’hydroélectricité pour disposer d’une source d’énergie renouvelable. Mais les barrages empêchent certaines espèces de poissons migrateurs, notamment les saumons, de faire la navette entre l’océan et la rivière pour se reproduire. Les barrages sont-ils un obstacle à la biodiversité ?
Le Golfe du Morbihan est alimenté par de nombreux cours d'eau côtiers dont le Ruisseau du Bilair fait partie intégrante. A l'occasion de l'appel à projets de l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne et du plan France Relance, la Fédération du Morbihan pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique a entrepris une vaste opération de reconquête de la biodiversité au travers de la restauration de la continuité écologique sur le Moulin de Catric sur la commune de Saint-Avé (56).
Grâce à l'aide et à l'accord des propriétaires du moulin, les poissons dont le cycle biologique nécessite une migration amont/aval ou aval/amont vont pouvoir remonter le cours d'eau et ainsi accomplir librement leur vie au fil de l'eau.
A quelques kilomètres de Marseille, la Côte Bleue offre un paysage très contrasté, alternant plages très fréquentées et calanques plus sauvages. Depuis bientôt 40 ans, un parc marin s'étend sur 15 000 hectares et a pour but de protéger ce patrimoine naturel et participer à une meilleure gestion des ressources de pêche.
Grâce à la revitalisation, le Vistre voit ses berges colonisées par un animal emblématique de la région : Le Castor d'Europe. Cette espèce va à son tour participer à la diversification des habitats et favoriser l'installation d'autres espèces...
Après de longs mois de travaux, Le Vistre retrouve peu à peu ses attributs de rivière naturelle. Les poissons qui le peuplent sont déplacés dans le nouveau lit. La restauration des méandres offre des habitats naturels diversifiés qui permettent la recolonisation de nouvelles espèces.
Le syndicat de la Manse étendu, les acteurs locaux et les partenaires œuvrent pour restaurer nos cours d'eau afin qu'ils soient de bonne qualité. Les suivis piscicoles du territoire jouent un rôle majeur dans l'analyse de l'efficacité des actions de restauration. Sur la Veude la diversité des espèces est impressionnante ...
Depuis 2017, le Parc naturel régional du Haut-Jura et la Ville de Saint-Claude mènent conjointement un projet de réaménagement des berges de la Bienne au quartier du Faubourg Marcel. Inscrit dans la démarche plus générale de revitalisation de la ville (au même titre que le réaménagement de la Rue du Pré), la requalification des berges de la Bienne au Faubourg Marcel répond à un double objectif : redonner à la rivière un fonctionnement plus naturel et améliorer le cadre de vie du quartier, pour le rendre plus attractif.
Le projet intègre des enjeux multiples : repenser le quartier en concertation, améliorer le fonctionnement de la Bienne, redonner sa place à la biodiversité, offrir un cadre de vie plus naturel aux riverains, créer de nouveaux lieux de vie ...
Les étangs de Lachaussée datent du 13ème siècle et s’étendent sur plus de 350 hectares. Cette vaste zone humide abrite une diversité d’espèces animales ou végétales. Classé en réserve naturelle régionale, le site a bénéficié d’une stratégie d’acquisition foncière depuis plusieurs années. La protection de ces milieux naturels a permis également de soutenir une économie locale au travers de la pisciculture mais également grâce à l’élevage permettant la préservation des prairies.
Découvrez un test réalisé sur la retenue de Serre-Ponçon pour créer des zones d'habitats pour les poissons. En image, le suivi réalisé par la Fédération de pêche des Hautes-Alpes et l'aide de Youri KOSCHACK stagiaire à la Fédération.
En 2021, le Parc naturel régional du Haut-Jura a lancé une ambitieuse opération de restauration du bon fonctionnement de la Bienne sur le site des anciennes carrières de Jeurre. Une opération exceptionnelle sur 1km de cours d’eau qui allie différents enjeux liés à la fois à la morphologie de la rivière, à la qualité des milieux naturels, au risque inondation … et qui démontre l’intérêt d’une action transversale et d’ampleur.
Pour mieux comprendre les dynamiques d’évolution des poissons des lacs péri-alpins et gérer les ressources durablement, l’UMR CARRTEL a lancé l’application FISHOLA. Cette application, disponible gratuitement, a été co-construite avec les pêcheurs et est déployée sur le Léman et les lacs d’Annecy, du Bourget et d’Aiguebelette.
2 000 mètres linéaires de la Souffel ont été récemment renaturés et restaurés sur les communes de Fessenheim, Schnersheim, Stutzheim-Offenheim et Wiwersheim. Programmés dans le cadre du Contrat de partenariat Souffel 2027 visant à reconquérir la qualité des cours d’eau du bassin versant de la Souffel, d’importants travaux de restauration et de renaturation ont été réalisés en 2020. Assurés sous la maîtrise d’ouvrage du SDEA Alsace-Moselle, ces travaux, attendus de longue date sur le territoire, ont permis de redonner aux cours d’eau fortement artificialisés leur fonctionnement hydromorphologique, grâce à la création de méandres, la plantation de ripisylves, ainsi que la réhabilitation de prairies favorisant la biodiversité, propices à une gestion optimale des inondations et au développement d'espèces aux abords des cours d'eau. Ces travaux représentent l'aboutissement d'un engagement de longue date des élus de la Communauté de Communes du Kochersberg et du SDEA, ainsi que de l'Agence de l'Eau et de l’ensemble de leurs partenaires, autour d’une volonté commune d’agir avec une ambition partagée forte au bénéfice de l’environnement et dans le respect de l’intérêt général.
Qu'est-ce qu'une roselière ? A quoi ça sert ? Quel intérêt pour la biodiversité ? Partez à la découverte des roselières du Parc du Peuple de l'herbe avec Cécile Larivière. Vidéo réalisée avec les financements de l'agence de l'eau Seine Normandie, de la région Île-de-France et de la Fédération Nationale pour la Pêche en France.
Le fonctionnement des écosystèmes a été profondément perturbé par l'artificialisation des cours d’eau aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. L’urbanisation et l’agriculture intensive dégradent les zones boisées en bordure de rivière et entraînent une érosion des sols et une diminution de la biodiversité. La restauration des ripisylves est un enjeu central de la reconquête de la qualité des cours d'eau. Elles constituent en effet une ceinture protectrice en contribuant à la protection de la qualité de l’eau et au maintien d'une faune et d'une flore spécifique à ces zones riveraines. Comment préserver et restaurer cette zone frontière entre l'eau et la terre, quand elle a été dégradée ? Doit-on intervenir dans la gestion de ce milieu, ou le laisser se reconstituer et évoluer librement ?
Poisson mythique découvert en 1938, le cœlacanthe reste bien mystérieux. Mais une nouvelle étude bouleverse le peu de connaissances qu’on en a : il ne vit pas 22 ans, comme supposé auparavant, mais plutôt un siècle avec une reproduction tardive. L’espèce est donc encore plus vulnérable qu’on ne le pensait car face aux menaces anthropiques peu d’individus peuvent atteindre l’âge de se reproduire…
Ce film retrace l'histoire et l'évolution du site de La Monnerie, situé sur les communes de Cussac et Oradour-sur-Vayres en Haute-Vienne (87). Entre passé industriel et enjeux écologiques, ce site a connu de nombreuses évolutions. L'opération d'effacement de l'étang menée entre 2017 et 2020 a permis de restaurer le cours de la Tardoire et les zones humides associées, en faveur de la qualité de l'eau et de la biodiversité.
Le long du Rhône, aux portes de Montélimar, se trouve un milieu naturel remarquable. Sur la commune de Châteauneuf-du-Rhône, les étangs des îles du Rhône accueillent une importante biodiversité. Ces zones humides sont en réalité d'anciennes gravières qui, après l’arrêt des extractions de granulats, sont devenues des plans d'eau confinés et sauvages où la végétation a repris ses droits. Il constitue aujourd’hui un espace naturel riche en biodiversité où plusieurs espèces rares ont élu domicile. Mais ce milieu se dégrade au fil des ans et tend à s'appauvrir. C'est pourquoi, un vaste programme de réhabilitation, porté par le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes et plusieurs acteurs du territoire, a été mis en place.
Présentation des mammifères aquatiques de rivières et leurs rôles dans la fonctionnalité des milieux aquatiques : Présentation des espèces (castor et loutre), données clés en matière de biologie, écologie, éthologie et répartition, et partage d'informations utiles pour la gestion des milieux aquatiques : indices de présence et identification, exigences écologiques, rôle dans la fonctionnalité des milieux humides et cours d'eau.
Saviez-vous qu’il reste de nouvelles espèces animales à découvrir, ici au pays? C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les insectes et les araignées. Pour l’arachnologue Pierre Paquin et le photographe naturaliste Gilles Arbour, décrire les richesses du patrimoine naturel permet de mieux protéger les milieux dont nous dépendons, comme les tourbières.
Aux portes de la Bretagne, la sauvage presqu’île de Guérande, écrin de biodiversité rare, est survolée par l’un des plus importants couloirs migratoires d’Europe de l’Ouest. Ce paysage est né de l’alliance de deux terres que tout oppose : un pays noir de tourbe, où s’entremêlent roselières, prairies humides, bocages et marais, et un autre blanc, avec ses lagons de sel façonnés depuis le Moyen Âge. Formant le parc naturel régional de Brière et les marais salants de Guérande, ces deux labyrinthes, sculptés par une eau impétueuse, abritent spatules blanches, cigognes, loutres d’Europe ou encore butors étoilés, et quelque 280 espèces d’oiseaux s’y croisent, autour de 900 essences de plantes. Un éden protégé, qui se réinvente au fil des quatre saisons…
Les écosystèmes des rivières au Pays Bas ont perdu une grande partie de leurs valeurs écologiques en raison de l'impact humain. Dans l'objectif d'améliorer la biodiversité et la qualité de l'eau, ces rivières régulées sont désormais renaturées autant que possible. Dans les tronçons de rivières artificialisées pour la navigation, les mesures potentiellement efficace sont rares. Un élément manquant majeur est le gros débris ligneux (embâcles ou bois mort), qui est enlevé pour faciliter l'écoulement de l'eau et la navigation. Le bois mort immergé est une structure d'habitat importante pour à la fois les poissons et les macro-invertébrés dans les rivières naturelles. Peut on améliorer la biodiversité dans un tronçon de rivière artificialisé, sans entraver la navigation et le contrôle des inondations ? Film sous-titré en français.
Deux fois par an, le parc marin du Cap Corse et de l'Agriate et l'université de Corse unissent leurs moyens humains et techniques afin d'évaluer le niveau de la biodiversité sur certains sites. Cette année, ils explorent les fonds marins de Nonza. Les populations de Corbs et de mérous les intéressent particulièrement.
Dans le cadre d'un programme régional PERMAGRI, Isara et Cen Rhône-Alpes essaient de montrer comment les paysages agricoles de plaines peuvent encore être perméables à la biodiversité. Des témoignages de professionnels, du dessin pour expliquer...
Ces travaux de grande envergure réalisés dans les années 1990 ont permis de restaurer, renaturer sur 12 km de linéaires et remettre en eau le réseau des anciens chenaux et dépression de la plaine alluviale historique du Rhin.
Le projet consiste en la création d’une roselière de 15 ha dans le cadre de la remise en état d’une gravière en exploitation sur la commune de Beinheim et connecter cette dernière au Rhin avec la mise en place d’une nouvelle prise d’eau et d’un chenal d’amenée. L’objectif est de renaturer cet espace par la création d’une zone écologique exceptionnelle favorable à l’accueil et à la reproduction de nombreuses espèces , et de recréer un bras écologique permettant la connexion de la roselière au Rhin. Les travaux débuteront en 2023.
La Société nationale de protection de la nature gère la Réserve naturelle nationale du lac de Grand-Lieu. A l'automne, la réserve devient le nichoir de nombreuses espèces migratoires. Découvrez les passereaux effectuant leur danse à l'unisson au coucher du soleil.
Un chantier mené dans un environnement urbain qui a duré deux ans avec pour objectifs de protéger 500 riverains des inondations et de restaurer écologiquement la rivière. Un an après la mise en service, l’Yzeron déroule son tapis d’eau et de verdure au coeur de la ville, la biodiversité renaît et les riverains profitent d’un agréable cheminement au fil de l’eau.
Lauréat des trophées de l'eau Loire-Bretagne 2021 : la fédération départementale des chasseurs de la Loire pour la création, la restauration et la gestion de marre en faveur du sonneur à ventre jaune et de la biodiversité.
Le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire et le Forum des Marais Atlantiques ont élaboré une boîte à outils permettant aux gestionnaires de milieux humides du bassin Loire-Bretagne de mieux connaître leur état et de suivre l’impact des travaux sur ces milieux particuliers. Pour préserver ces milieux menacés, c’est un outil indispensable pour améliorer la connaissance de leur fonctionnement, pour décider des travaux de restauration à réaliser et en évaluer l’efficacité.
La création du barrage de Donzère Mondragon sur le Rhône et d’un canal de déviation de 26 km de long ont eu d’importants impacts sur l’environnement. Pourtant 70 ans après, la nature reprend ses droits et forme aujourd’hui une zone de quiétude pour la faune sauvage. Reportage.
Face à l’augmentation des températures les scientifiques s'interrogent sur le seuil de tolérance des poissons côtiers aux extrêmes climatiques. Des équipes du CNRS et de l’IFREMER se sont penchés sur le cas de la daurade royale en Méditerranée dans le but de prédire la présence future de cette espèce emblématique dans les lagunes du pourtour méditerranéen. Leurs études combinent à la fois l’écologie du mouvement avec un système d'émetteurs acoustiques posés sur des poissons sauvages,
mais également des études en captivité pour déterminer finement l’impact des températures sur la physiologie des daurades.
Régulation des niveaux, analyse constante de la qualité du milieux... C'est une gestion de l'eau rigoureuse qu'effectue l'Adena, association qui gère la réserve naturelle du Bagnas. Incroyable réservoir de biodiversité, cette zone humide a un rôle essentiel d'épuration et de prévention des inondations.
Des travaux réalisés par la Métropole de Lyon ont permis la mise à ciel ouvert du ruisseau du Thou à Curis-au-Mont-d’Or. Le chantier visait à la fois une meilleure gestion des inondations, la restauration du milieu aquatique et le développement de la biodiversité. Situé dans le domaine de la Trolanderie inscrit aux Monuments historiques depuis 2007, le ruisseau a repris sa place au côté de l’ancien jardin à la française. Les élèves de l’école du secteur ont suivi les étapes du chantier lors d’animations pédagogiques. Retour en images !
Depuis 2006, la ville des Mureaux (78) s’est fixée l’objectif «zéro réseau d’eau pluviale» inscrit dans son projet de rénovation urbaine. La collectivité a mis en place des techniques alternatives de gestion des eaux de pluie telles que les noues, chaussées à structure réservoir, tranchées drainantes... Ces techniques d’infiltration contribuent à la qualité de l’eau et améliorent le cadre de vie de tous les Muriautins. Les aménagements sont subventionnés par l'agence de l'eau Seine-Normandie. Ce projet a obtenu le trophée « Gestion préventive des eaux dans la ville » décerné par la Revue des collectivités territoriales.
Depuis fin 2019, un chantier de renaturation vise à déterrer la Bièvre sur 600 mètres entre Gentilly et Arcueil dans le Val-de-Marne. Une manière de remettre de la nature en ville qui nécessite de gros moyens pour rouvrir la rivière en zone urbaine.
Nymphéas, iris des marais, renoncules… : aussi diverses que les milieux humides, les fleurs aquatiques ont appris au cours du temps à cultiver leur différence en faisant de l'abondance d'eau une alliée. Comment ces incroyables marginales, portées, hébergées, ou parfois submergées par les flots, survivent-elles depuis des millions d'années ?
Le musée de zoologie de Lausanne est un centre d'expertise sur les insectes aquatiques. Transformez-vous en explorateur et découvrez un vrai safari miniature, de la rivière à la mise en collections.
Pendant quatre ans, Maxwel Hohn a filmé les mouvements de millions de têtards dans un petit lac en Colombie-Britannique, ce qui a donné naissance à un court métrage de 8 minutes intitulé Tadpoles : The Big Little Migration. En anglais.
Des espèces qui s'adaptent au sel, de la vase qui murmure, des mots compliqués comme slikke, schorre ou microphytobenthos... Bienvenue dans ce nouvel #écosystème d'une #biodiversité inestimable : là où les fleuves se jettent à la mer !
De nombreux chantiers causent des impacts parfois très importants sur le milieu naturel. Ces impacts doivent alors être « compensés » avec des mesures environnementales adaptées. Reportage à Tarascon.
Lancé en 2018, le projet Franco-Britannique Marineff s’est donné comme ambition de concevoir des éléments d’infrastructure marin capables d’intégrer la protection de la biodiversité. Ces blocs de béton biomimétiques pourraient servir d'éléments de digue ou de fondation pour des éoliennes en mer.
ADN environnemental et bioacoustique : Observer sans voir… Dans le futur, pourra-t-on avoir une idée de l'état de santé d'un écosystème sous-marin sans y menner de longues campagnes de plongée ? C'est l'ambition des techniques modernes de l'ADN environnemental et de la bioacoustique.
Rencontre avec une créature sous-marine quasiment oubliée, qui a pourtant donné son nom à une baie célèbre, la Baie des Anges, entre le Cap d'Antibes et le Cap de Nice. Il s'agit du requin-ange de mer de Méditerranée, un requin aux allures de raie, doté de motifs étonnants sur le dos. Cet animal a aujourd'hui officiellement disparu des côtes continentales françaises mais se serait réfugié en Corse…
La cartographie des posidonies : Le désastre des ancres des grands bateaux. Il aura fallu plus de dix ans à Andromède Océanologie pour cartographier la Méditerranée française. Malgré tout, certaines zones n’étaient toujours pas couvertes à cause de la présence de grands navires qui empêchaient le passage du sonar latéral. Avec l'arrêt des activités humaines durant le confinement, ces cartes sous-marines ont pu être affinées.
Le projet de restauration de la Noue Rouge, initié et piloté par l'EPTB, a été primé à l’occasion des Assises nationales pour la biodiversité, organisée à Massy (91) en juin 2019. Ce projet a reçu le Grand Prix Natura pour la Catégorie 1 "Action visant au bon état de conservation". Chaque projet primé a ensuite fait l'objet d'une vidéo, financée par l’OFB, pour présenter les initiatives et valoriser les partenaires impliqués.
Les premiers témoins de l'effet de l'arrêt des activités humaines en mer pendant le confinement sont les pêcheurs. Ont-ils plus ou moins pêché ? Rencontre avec Gérard Carrodano, pêcheur professionnel spécialisé dans la pêche des poissons et invertébrés vivants à destination des aquariums et musées d’Europe.
Le long du Rhône, aux portes de Montélimar, se trouve un milieu naturel remarquable. Sur la commune de Châteauneuf-du-Rhône, les étangs des îles du Rhône accueillent une importante biodiversité. Ces zones humides sont en réalité d'anciennes gravières qui, après l’arrêt des extractions de granulats, sont devenues des plans d'eau confinés et sauvages où la végétation a repris ses droits. Il constitue aujourd’hui un espace naturel riche en biodiversité où plusieurs espèces rares ont élu domicile. Mais ce milieu se dégrade au fil des ans et tend à s'appauvrir. C'est pourquoi, un vaste programme de réhabilitation, porté par le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes et plusieurs acteurs du territoire, a été mis en place.
Un évènement organisé le 16 octobre 2020 par l'Office international de l'eau et les pôles-relais zones humides grâce au soutien financier de l'Office français pour la biodiversité.
De Marseille à Monaco, une éblouissante découverte de la zone des 100 mètres de profondeur, au prix d’un exploit technologique et humain orchestré par le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta.
Education au territoire, qualité des eaux et biodiversité et mise en tourisme du territoire du Grand parc de Miribel-Jonage (Ain-Rhône). Depuis 2007, le Plan Rhône-Saône soutient plusieurs projets d’envergure pour dynamiser le territoire du Grand parc de Miribel-Jonage, grâce à une intervention croisée de trois de ses thématiques :
- Remise en eau de la lône de Jonage, dans le cadre de son volet Qualité des eaux, ressources et biodiversité,
- Animation, accompagnement et création d'outils pédagogiques à l'Iloz pour les scolaires et le grand public, dans le cadre de l’Education au territoire,
- Développement de l’attractivité touristique du Grand parc avec l’aménagement de la piste cyclable ViaRhôna, le développement de la navette électro-solaire et la mise en valeur du patrimoine industriel de la centrale de Cusset.
Grâce à Jean-Baptiste DECOTTE de la LPO Auvergne-Rhône-Alpes, délégation Isèren, nous partons à la découverte des mares-abreuvoirs de la vallée de la Bourbre. Dans le cadre du Contrat unique pour la préservation et la restauration des milieux de la vallée de la Bourbre, la LPO AuRA, délégation Isère installe des mares chez des agriculteurs, à la fois pour recréer des corridors écologiques, et pour permettre aux bêtes de s'abreuver.
Cette vidéo réalisée par le groupe de travail de l’Astee sur la réhabilitation des petites rivières urbaines, avec le soutien de l'Office français de la biodiversité, présente les multiples bénéfices associés au projet de restauration de la Bièvre à Igny (91).
Cette vidéo réalisée par le groupe de travail de l’Astee sur la réhabilitation des petites rivières urbaines, avec le soutien de l’Office français de la biodiversité, présente les multiples bénéfices associés au projet de restauration du Pen Ar Biez à Lannion (22).
Le site du Vignois à Gonesse n’est pas un espace vert comme les autres, il ne s’agit pas d’un parc même s’il est conçu pour accueillir du public. Explications en images.
L’Écrevisse à pattes blanches est une espèce emblématique du bassin de l'Alagnon, et plus largement des rivières de moyenne montagne. Elle est une espèce indicatrice de très bonne qualité des cours d'eau, sa présence est une bonne nouvelle pour les milieux aquatiques. Cependant, de nombreuses menaces pèsent sur sa conservation à court et moyen terme, telles que les écrevisses exotiques, la diminution de la qualité des cours d'eau, ou encore la redoutable Aphanomycose, appelée couramment "Peste de l’Écrevisse". Le Diorama, réalisé en 2018 par l'Association Mille Traces, est un outil de sensibilisation à la biologie des Ecrevisses, aux menaces qui pèsent sur elles, ainsi que les critères de différenciation des espèces. Il permet aussi de prendre conscience de nos impacts individuel et collectif sur les milieux naturels et les espèces qui en dépendent.
Pour mieux faire connaître les plantes aquatiques et autres espèces vivantes qui peuplent les fonds de notre Léman, la CIPEL a collaboré avec le Youtubeur FabWildPix qui vous fait découvrir à travers une vidéo, ces herbiers lacustres, souvent méconnus que l’on confond souvent avec les algues.
Le Desman des Pyrénées est un petit mammifère semi-aquatique endémique des Pyrénées et du no-ouest de la Péninsule ibérique. Il fréquente les cours d'eau de moyenne et haute altitude ainsi que les lacs de montagne. Son aire de répartition restreinte, le constat de sa forte régression au cours des 25 dernières années et le manque de connaissances sur l’écologie de l’espèce ont motivé la mise en œuvre de deux programmes de conservation : le Plan national d’actions en faveur du Desman (2009-2014) et le LIFE Desman (2014-2020). Le Conservatoire d’Espaces Naturels, qui coordonne ces programmes, vous présentent quelques principaux résultats.
La plaine de la Crau est reconnue pour sa biodiversité unique en Europe et comme deuxième site européen à protéger. Biotope unique, abrite un grand nombre d'espèces rares au niveau national.
Situé sur la Garonne, au niveau du pont Saint Michel, l'îlot Sainte Catherine est un refuge pour de nombreuses espèces d'oiseaux. Les arbres sont également à leur aise sans l'intervention de jardinier ou d’élagueur... Le site protégé par un arrêté préfectoral est interdit d'accès au public, ce qui en fait l'endroit le plus sauvage de la ville de Toulouse.
Une découverte des milieux aquatiques de Wallonie Picarde et du nord de la France. Micro-Projet INTERREG PERCA.Piloté par le Contrat de Rivière Escaut-Lys et la Maison de l'Eau, de la Pêche et de la Nature de Roubaix.
Cette vidéo réalisée par le groupe de travail de l’Astee sur l’ingénierie écologique appliquées aux milieux aquatiques présente les multiples bénéfices associés aux projets impliquant l’ingénierie écologique. Le caractère multi-bénéfices de ces projets est illustré à travers quatre exemples de grands types d’actions, correspondant chacun à un domaine d’application de l’ingénierie écologique.
Nymphéas, iris des marais, renoncules… : aussi diverses que les milieux humides, les fleurs aquatiques ont appris au cours du temps à cultiver leur différence en faisant de l'abondance d'eau une alliée. Comment ces incroyables marginales, portées, hébergées, ou parfois submergées par les flots, survivent-elles depuis des millions d'années ?
L'explorateur Rémi Camus accompagne le photographe Jean-François Souchard pour une balade en canoë sur la Loire. Ils font une halte sur l'île de la Chaumine, entre Chaumont-sur-Loire et Amboise. L'occasion de découvrir le territoire des castors.
Après deux études réalisées par le Parc naturel marin d’Iroise sur l’efficacité des aires de carénage, les résultats ont montré que des biocides comme l’irgarol, le diuron et le TBT sont toujours présents dans le milieu et présentent un risque pour la biodiversité. Les équipements actuels pour traiter les résidus de carénage ne sont pas encore totalement satisfaisants.
Les prairies ont tendance à disparaître. Leur rôle filtrant et limitant le lessivage des sols est cependant essentiel. L'entreprise publique Eau de Paris a donc lancé le projet « Culture Prairies » en partenariat l'Agence de l'eau Seine-Normandie.
La Fédération de Pêche du Cantal, missionnée par le SIGAL (Syndicat mixte interdépartemental de gestion intégrée de l’Alagnon), a réalisé une étude de grande envergure afin de mieux connaître, et ainsi mieux protéger l'écrevisse à pattes blanches.
Redonner vie aux bras de la Loire pour retrouver une vraie biodiversité... C'est le travail réalisé dans le Loiret par le conservatoire d'espaces naturels et l'association des chasseurs de Loire.
La Grande Mulette est une moule d'eau douce qui vit dans les rivières européennes. Margaritifera auricularia est une espèce qui peut atteindre 20 cm et vivre 80 ans. Redécouverte depuis peu alors qu’on la croyait disparue en France, une équipe de scientifique va tout mettre en oeuvre pour l'étudier, l'élever et la réintroduire dans son milieu.
« Il n’est pas cohérent d’avoir une agriculture intensive dans une zone humide d’une telle richesse… Nous sommes en train de la détruire ». Yves Chérain, chargé de mission scientifique de la Réserve Nationale de Camargue, est inquiet. Même si la situation semble s’être améliorée ces dernières années avec moins de présence de produits issus de l’agriculture, notamment de la riziculture, se retrouvant dans les lagunes, la situation est loin d’être saine et sans impact, et met en péril certaines espèces dans le delta.
La mer méditerranée concentre de nombreux enjeux : tourisme, transport, pêche, biodiversité. Des efforts considérables sont engagés depuis une trentaine d'années pour la préserver. Des scientifiques surveillent l'état de santé de la mer méditerranée par le suivi biologique de ses écosystèmes les plus riches et sensibles comme les herbiers de posidonie et les récifs coralligènes, l'écoute des sons sous-marins et de la cartographie des fonds. A travers les magnifiques images sous-marines de Roberto Rinaldi et Laurent Ballesta, vous plongerez au cœur de la mer Méditerranée et de sa biodiversité pour mieux comprendre le pourquoi/comment de sa surveillance. Vous découvrirez aussi les dernières actions d'amélioration mises en place et leurs résultats.
Les zones humides sont un enjeu majeur pour la préservation de biodiversité. Une nouvelle zone humide a été inaugurée dans l'Yonne au mois de juin. Il s'agit des marais de la vallée de la Druyes. Un site de 60 hectares qui a permis le retour de nombreuses espèces de la faune et de la flore.
Le film "L'estuaire de la Seine" est le résultat d’une année de tournage au fil des 4 saisons de ce milieu riche et fragile à la fois. Le film alterne des vues subaquatiques, aériennes, en timelapse ou en slowmotion qui révèlent toute la beauté de l’Estuaire et de sa grande biodiversité.
L’écrevisse des torrents est une espèce emblématique des Vosges du Nord. Ce crustacé est malheureusement aujourd’hui très proche de l’extinction (dégradation des habitats, pathogènes et concurrence des écrevisses exotiques). Face à l’urgence, le Parc naturel régional des Vosges du nord et ses partenaires institutionnels ont mis au point une opération expérimentale d’élevage de cette espèce et de réintroduction en milieu naturel.
Un voyage entre ciel et terre dans les Vosges du Nord, à la découverte des sources et rivières sur grès, des ravins forestiers, des innombrables marais et des tourbières aux paysages nordiques… ces zones humides omniprésentes et aux multiples visages, souvent méconnues, parfois mal considérées.
Découvrez leurs habitants les plus surprenants comme la Lamproie de planer - un poisson à la bouche en ventouse, l’Azuré des mouillères - un papillon amoureux de la gentiane et dépendant des fourmis, ou encore le Gomphe serpentin - une libellule bariolée et sentinelle des rivières ! Un voyage au cœur du Parc naturel régional des Vosges du Nord.
Construit il y a 50 ans, le lac de Saint-Cassien est devenu un havre de vie aussi bien sur que sous sa surface. Hérons, cigognes, carpes et silures se partagent l’espace et contribuent à faire du site une lieu magique, couleur émeraude.
La réalisation de ce projet de grande ampleur s'est caractérisé par le retrait d'un volume inédit de remblai au profit d'un lit majeur et d'une concertation développée avec les riverains avant et pendant les travaux. Ces derniers ont permis le développement d'une faune et d'une flore plus variés.
Les caniveaux foisonnent de vie ! Une étonnante étude révèle l'étendue de la biodiversité qui s'est développée dans les rues de Paris. Organisés en communautés, micro-algues, champignons, éponges ou mollusques sont susceptibles de jouer un rôle important dans le traitement des eaux urbaines.
Conférence du 4 avril 2017, présentée par Sandrine Derrien-Courtel, Chargée de Recherche, Muséum national d’Histoire naturelle, Station de Biologie Marine - Concarneau. Coordinatrice du REBENT Bretagne. Sur nos côtes bretonnes, nul besoin d’aller très au large ou très profond pour découvrir une flore et une faune benthique exceptionnellement riches en forme, en couleur, en nombre d’espèces, … Mais ces fonds marins, qui nous offrent une multitude d’habitats aux fonctions écologiques essentielles sont soumis à de fortes contraintes naturelles et anthropiques et sont le théâtre d’enjeux multiples. Suite au naufrage du pétrolier Erika en décembre 1999, les scientifiques se sont mobilisés afin de placer l’ensemble du littoral breton sous surveillance.
Le Ciron est une petite rivière tranquille, au sud de Bordeaux, qui passerait presque inaperçue tant elle aime se faire discrète, et pourtant ce cours d’eau est d’une richesse exceptionnelle, au point d’être qualifiée par les naturaliste d’Arche de Noé de la biodiversité.
Découvrez dans ce film les bénéfices apportés par les zones humides, qui sont aujourd'hui menacés par certaines activités humaines. Sanctuaire pour toute une biodiversité, forte capacité de régulation lors des crues, dépollution, comptent parmi les nombreux avantages liés à leur présence sur le territoire du bassin versant de l'Yerres...
Dans une ancienne gravière des bords du Rhin, à première vue banale, se produit un petit miracle écologique ... Plongez dans le monde à la fois méconnu, fascinant et magnifique d’une gravière, dont l'histoire est digne d'un conte et dont l'intrigue se situe à deux pas de chez nous.
Conférence du 2 février 2016, présentée par Jean Jalbert, directeur du Centre scientifique de la Tour du Valat – Arles. En jouant à la fois un rôle de tampon et de filtre, les zones humides font partie des milieux les plus utiles à l’homme. Elles représentent aussi un haut lieu de biodiversité. Les zones humides servent d’éponge en écrêtant les crues, et lors des périodes de sécheresse, elles prennent une fonction de « réservoir ». Un milieu très utile donc, mais aussi le plus menacé par l’homme, et c’est là tout le paradoxe. Parmi ces milieux humides, les zones humides littorales, comme les vasières, les roselières, les marais littoraux, etc. , sont parmi les plus connues, les plus vastes et les plus riches à l’échelle planétaire. Jean Jalbert vous propose un voyage virtuel dans ces grands espaces au cours de cette conférence grand public à l’auditorium d’Océanopolis.
Les rivières suisses, véritable décors de carte postale sont en réalité...en très mauvais état. Emblématique d'une lente dégradation environnementale, le Doubs, mythique rivière franco-suisse agonise. Les insectes disparaissent, les poissons meurent. En cause : les barrages, les activités humaines, la pollution. Malgré un décor de carte postale, des micropolluants invisibles s'attaquent par exemple au système immunitaire des animaux et contaminent l'eau de boisson.
Créé dans les années 70, le plan d’eau de la Sangsue était très envasé et la présence de barrages empêchait le passage des poissons. Le syndicat lui a redonné un visage naturel en y créant une rivière et des zones humides et en aménageant les barrages existants. La nature dans la ville !
Une lavogne est un ouvrage traditionnel destiné à recueillir l’eau de pluie dans le but d’abreuver le bétail. Ce sont les agriculteurs qui construisaient ces marres dallées avec des pierres trouvées sur le site. En Provence où l’eau est rare en surface, ces points d’eau jouent un rôle majeur dans la conservation de la biodiversité par la reproduction de nombreuses espèces d’amphibiens dont certaines sont menacées d’extinction, et par l’accueil d’une grande diversité d’animaux sauvages…
Le Parc naturel de la mer de corail est à ce jour la plus grande aire marine protégées au monde. Elle a été créée en avril 2014 par le gouvernement de la nouvelle Calédonie. Avec un million trois cents milles kilomètres carrées ce parc couvre la totalité de l'espace maritime de la nouvelle Calédonie.
"Une des solutions pourrait être de concilier intelligemment production de biomasse et protection de la biodiversité, des paysages, des économies de territoires, de la qualité de l'eau. En conclusion, mon métier de technicien rivière évolue peu à peu vers celui de technicien bassin versant "agroforestier" avec de plus en plus d'échanges avec de multiples partenaires (agriculteurs, chasseurs, forestiers, associations...)". Ludovic Germa, technicien de rivière, Syndicat d'Aménagement des Vallées du Bassin de l'Arros.
Depuis Vieille-Brioude jusqu’à sa confluence avec la Loire, la rivière Allier présente une dynamique fluviale active, avec des érosions de berge et de nombreux méandres qui se déplacent au fil du temps. Cette divagation de la rivière constitue le moteur de la biodiversité du val d’Allier et garantit la pérennité de la ressource en eau potable.
Focus sur les recherches du centre Irstea Bordeaux pour la sauvegarde de l'esturgeon européen, grand migrateur qui a progressivement disparu de nos rivières....
Gille Barthélémy de l'Office National de l'Eau des des Milieux Aquatique est l'un des plus grands spécialistes de la moule perlière, un bivalve ancestrale, parfait bio-indicateur de la qualité de l'eau. Très menacé, vous allez voir qu'il fait l'objet d'une grande surveillance et de plan de protections très concrets.
Le navire océanographique, le « Pourquoi pas ? », emmènera à son bord une équipe pluridisciplinaire de chercheurs, d’enseignants-chercheurs et de personnels techniques et administratifs de l’Ifremer, de l’UPMC et du MNHN. Ensemble, ils tenteront de caractériser les sites et les habitats, de décrire la biodiversité, de comprendre les cycles de vie et la dispersion larvaire, et d’étudier l’écophysiologie des espèces.
Les milieux aquatiques sont par essence dynamiques et réactifs. Les pressions qu’ils subissent témoignent de l’ampleur de nos sollicitations à leur égard : exploitation hydroélectrique, agriculture, changement climatique ou encore rejets d’eaux usées et micropolluants. Leurs réactions reflètent les interactions complexes entre processus naturels et actions humaine, que ce soit en termes de qualité, de température et d’écoulement de l’eau ou encore de composition de la faune et de la flore. HOTSPOT est la revue d'information du Forum Biodiversité Suisse.
Nouveau venu parmi les livres de référence de la Salamandre, cet ouvrage monographique est une synthèse des connaissances actuelles sur le castor d’Europe, le plus gros mammifère rongeur du continent. Systématique, biologie, écologie, gestion... Ses chapitres présentent toutes les facettes de cet animal attachant qui a failli disparaître. Le livre nous apprend que le castor n’est pas un animal comme un autre : grâce à ses travaux d’éclaircissement ou à ses barrages, cet ingénieur des écosystèmes se révèle être le garant d’un environnement et d’une biodiversité en bonne santé.
À travers des recommandations pratiques, des exemples de rédaction et les dernières références réglementaires, le guide vise à accompagner les territoires dans la construction de projets d’aménagement plus résilients, sobres en eau et respectueux des continuités écologiques.
Menacés et longtemps méconnus, les herbiers aquatiques de Nouvelle-Aquitaine font aujourd’hui l’objet d’un premier état des lieux régional. Les travaux menés par les phytosociologues révèlent une importante diversité régionale avec plus de 70 catégories d’herbiers différents comprenant des herbiers flottants à lentilles d’eau, des herbiers enracinés à nénuphars ou encore des herbiers à Characées. Entre fiches descriptives des associations végétales et préconisations de gestion, le rapport donne les clés pour mieux identifier, inventorier et préserver ces milieux à forte valeur patrimoniale.
Cet article propose une synthèse bibliographique pour une meilleure compréhension des enjeux de conservation de la macrobiodiversité des lacs de montagne en France. Il apporte des pistes de réflexions avec la présentation de retours d’expériences sur des mesures de gestion mises en place dans ces milieux. Il offre finalement l’identification de certaines lacunes dans les connaissances actuelles, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de recherche. Il a été réalisé sous la coordination du Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées, animateur du Groupement d’intérêt scientifique [GIS] Lacs des Pyrénées et d’ASTERS, Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie, animateur du GIS Lacs sentinelles.
Comment va la Loire ? Cette question, à l’origine du projet Loire Sentinelle, nous anime d’autant plus aujourd’hui. Réuni·es par cette préoccupation commune, nous – scientifiques, artistes, journalistes, auteur·es, habitant·es pour la plupart du bassin versant – sommes convaincu·es que les réponses à y apporter sont à chercher à la confluence des approches et des disciplines. Le rapport public « Loire Sentinelle : un fleuve, une santé », à sa mesure, fait la synthèse de trois années d’enquête menées au fil de la Loire, à la recherche de microplastiques, d’ADN environnemental et de manières d’habiter avec le fleuve.
Cette thèse vise à mieux comprendre les effets de l’irrigation sur la biodiversité dans les agroécosystèmes viticoles méditerranéens. Cette réflexion a conduit à trois grandes questions de recherche : (1) Quels effets l’irrigation a-t-elle sur la végétation et les arthropodes épigés dans les inter-rangs de vigne ? (2) Quels effets l’irrigation a-t-elle sur la végétation et les organismes du sol à court et moyen terme sous le rang de vigne ? (3) Comment les effets de l’irrigation évoluent-ils à court terme pendant la période estivale ?
Plongez dans le monde fascinant du castor, le plus grand mammifère rongeur d’Europe, à travers ce beau livre photo. Les magnifiques images de Rémi Masson, plongeur-apnéiste et photographe renommé, sont accompagnées des récits captivants de deux spécialistes du castor. L’ouvrage raconte le grand retour de cet animal emblématique des cours d’eau, dévoile ses mœurs étonnantes et met en lumière les effets bénéfiques sur la biodiversité.
En 2023, l’EPMP a lancé la réalisation d’un guide sur la végétation des berges et des canaux du Marais poitevin. Il comporte 130 espèces végétales parmi celles que l’on peut retrouver dans le Marais poitevin. Il a pour but d’améliorer la connaissance des acteurs locaux et de permettre une meilleure intégration de ces plantes dans les réflexions autour des travaux prenant place dans la zone humide. Le travail de réalisation de cet ouvrage étant terminé, nous mettons maintenant ce guide à disposition.
S’appuyant sur plusieurs années de suivi de la biodiversité et des pratiques d’exploitants agricoles en Camargue, la Tour du Valat, en collaboration avec Solagro et Agribio 04, propose des pistes pour améliorer l’accueil de la biodiversité dans les systèmes rizicoles camarguais. Ces recommandations sont réunies dans une brochure parue en janvier 2025, destinée notamment aux exploitants de la filière.
Au travers d'un ensemble de suivis écologiques et écotoxicologiques multi-niveaux et in situ, les résultats obtenus tendent à montrer que le risque induit par les flux de contaminants d'origine agricole dans la ZTHA est important pour les amphibiens, et que des effets négatifs sub-cellulaires, comportementaux, et écologiques s'exercent sur la faune aquatique. Ce travail permet de mieux comprendre les impacts potentiels des flux de contaminants d'origine agricole sur la faune aquatique dans les ZTHAs.
Le SMIRIL poursuit son engagement en faveur de la préservation des milieux naturels avec la publication du rapport scientifique 2024. Ce document synthétise les différents suivis écologiques réalisés tout au long de l’année sur l’espace naturel des îles et lônes du Rhône, un territoire riche mais fragile.
Comment se forme une oasis sous-marine ? Quels secrets recèlent les abysses, et comment les explorer sans risquer l'équilibre fragile de ces écosystèmes uniques ? Dans un nouvel ouvrage publié par les éditions Arthaud, Jozée Sarrazin, chercheuse à l'Ifremer, et Stéphanie Brabant, journaliste et réalisatrice connue pour ses reportages maritimes dans l'émission Thalassa de France Télévisions, nous invitent à une plongée au cœur des profondeurs océaniques.
Fruit d’un dialogue soutenu entre des gestionnaires de territoires de chasse ou d’espaces naturels protégés, des experts et des chercheurs, l’ouvrage collectif de partage d’expériences : « Gestion des marais chassés de Camargue, Savoirs pratiques & scientifiques » est paru le 2 décembre 2024.
Dans ce travail de thèse nous nous sommes intéressés aux effets de différentes pratiques de gestion piscicoles sur certains services écosystémiques rendus par les étangs piscicoles. Dans un premier temps, nous avons analysé la pratique de l'assec et ses impacts à la fois sur la biodiversité et sur la productivité en poissons. Dans un second temps, nous avons exploré les impacts de différentes gestions de la densité piscicole sur les caractéristiques des communautés de macrophytes. Et enfin, nous avons étudié les étangs piscicoles comme potentiels puits ou sources de carbone, et les effets des pratiques de gestion sur ces bilans carbone.
Les eaux antillaises, à la biodiversité exceptionnelle, abritent une multitude d’espèces de poissons exploitées par les pêcheries locales. Pour aider les pêcheurs professionnels et récréatifs à identifier précisément ces espèces, l’Ifremer vient de publier le Guide d’identification des poissons de mer pêchés aux Antilles. Ce manuel décrit finement plus de 260 espèces grâce à des fiches illustrées, avec pour ambition de contribuer à la gestion durable des ressources halieutiques dans cette région.
Fin mars 2023, quelques mois après la sécheresse historique de 2022, le président de la République Emmanuel Macron annonce un « plan Eau », dont les mesures traduisent une timide prise de conscience des effets du changement climatique. Au cours des trente dernières années, la gestion de l’eau avait pourtant reçu des moyens importants pour préserver ou restaurer les cours d’eau, les zones humides et la biodiversité des milieux aquatiques. Ce processus d’écologisation fait désormais face à des régressions délibérées, actées au sommet de l’État : un véritable renoncement écologique. Cet abandon volontaire, qui dépasse largement le seul domaine de l’eau, nous place devant un profond paradoxe : ce renoncement écologique intervient alors même que les connaissances scientifiques et les expériences sociales pratiques rappellent chaque jour à quel point le monde est de plus en plus confronté aux effets du changement climatique et de l’effondrement de la biodiversité.
Ce guide est un remarquable outil de travail scientifique et un ouvrage agréable à consulter grâce à la qualité artistique et la fidélité dans les détails des illustrations. Il présente les principales caractéristiques des poissons d’eau douce : biologie, comportement, écologie, habitats fréquentés (ruisseaux de montagne, cours d’eau, rivières et fleuves, estuaires et eaux saumâtres, lacs, étangs et marais…). Chaque espèce est ensuite décrite avec une grande précision : caractères distinctifs, milieu de vie, reproduction, développement, régime alimentaire, statut et menaces, distribution.
Le Programme « Eau, climat & biodiversité » 2025-2030 de l’agence de l’eau Seine-Normandie a été voté par le comité de bassin du 2 juillet 2024 et par le conseil d’administration du 19 septembre 2024.
Ce guide, proposé par l’alliance internationale Vigilife, est l’un des livrables du projet eREF, financé par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et porté par l’Université de Montpellier en partenariat avec les entreprises Andromède Océanologie et SPYGEN.
Dans cet ouvrage inédit, vous trouverez plus de 160 espèces répertoriées dans la lagune : végétaux, éponges, cnidaires, mollusques, arthropodes, échinodernes, bryozoaires, chordés… Pour chaque espèce, photo, description, caractéristiques, alimentation complèteront votre recherche ! De quoi partir en exploration de la biodiversité riche qui nous entoure, et qu’il faut continuer à préserver !
La première partie de ce manuscrit est consacrée à l'étude de la végétation de l'estuaire aval de la Seine, qui présente des secteurs aux conditions hydriques contrastés, avec une digue insubmersible qui déconnecte la rive nord du régime tidal de l'estuaire et une rive sud connectée. L'étude de leurs sols et de leur végétation a mis en évidence le lien fort entre les gradients environnementaux et la structuration des communautés végétales, et la relation entre l'utilisation des terres et les stratégies de vie des communautés. La deuxième partie étudie la réponse des communautés végétales et des individus à un changement de contraintes d'inondation et de salinité.
À l’occasion du renouvellement du programme de recherche RhônEco, les scientifiques ont réalisé un rapport bilan de plus de 25 ans de suivis interdisciplinaires ainsi qu’une synthèse revenant sur les grands acquis de connaissances et les principaux enseignements opérationnels. Les deux documents sont accessibles en ligne. N’attendez pas pour les télécharger !
La note du secrétariat technique redonne la définition d’un réservoir biologique et souligne son intérêt fonctionnel à l’échelle des bassins versants. Elle rappelle l’enjeu de préservation et de renforcement de leur rôle pour soutenir la biodiversité aquatique, conforter les services qu’ils rendent et renforcer la résilience des cours d’eau soumis aux effets du changement climatique. Le document indique les principales mesures à mettre en œuvre pour préserver et de renforcer le rôle des réservoirs biologiques. Il donne également les principaux leviers de planification à mobiliser et les procédures IOTA/ICPE pour les préserver. Enfin, il rappelle comment et où ont été identifiés les réservoirs biologiques du bassin Rhône-Méditerranée, en illustrant la grande diversité de milieux aquatiques qu’ils représentent.
Ce guide vise à lister et expliciter toutes les préconisations à suivre pour une meilleure prise en compte de la biodiversité lors de travaux de restauration et d’entretien des lavoirs et fontaines en Bretagne. Il capitalise l’expérience de terrain d’associations locales et l’expertise des associations naturalistes engagées dans le dispositif d’Observatoire herpétologique de Bretagne.
Les amphibiens sont des “sentinelles” de l'état des milieux aquatiques et humides. Leur colonisation de milieux et d’habitats variés, et leur place dans la chaîne alimentaire en font de puissants indicateurs des équilibres écologiques. Révisé en mars 2024, ce guide d'identification des adultes d'amphibiens de métropole et de Corse est un outil pratique pour le terrain. Il comprend une clé de détermination simple et des fiches par espèce reprenant les informations de statuts, morphologie, habitat, phénologie, répartition... utiles pour tous ceux qui souhaitent découvrir ces espèces souvent méconnues.
Le SMAVD, avec l'aide de ses partenaires financiers et techniques, lance un bulletin biodiversité annuel sur les avancées et suivis de la biodiversité en Durance.
Cette étude vise, après avoir précisé de quoi parle-t-on ?, à examiner quelles pratiques favorables prenant en compte la biodiversité dans les programmes d’action des milieux aquatiques sont d’ores et déjà mises en place et quelles en sont les marges de progrès. Le but de ce travail exploratoire est d’apporter de premiers éléments de réflexion pour une meilleure prise en compte des enjeux de biodiversité dans les projets de restauration des milieux aquatiques.
Le «Guide pratique pour l’optimisation des services écosystémiques des plans d’eau urbains» et son outil d’aide à la décision, permettent l’optimisation de 5 services écosystémiques dans les étangs urbains: rétention d’eau, épuration de l’eau, apport en habitats pour la biodiversité, rafraîchissement du climat local et lieu d’agrément. Les 21 mesures proposées concernent le design, l’aménagement et la gestion, et permettent de simuler 252 prototypes d’étangs.
Dans le cadre du plan Écophyto II , la conduite d’une expertise scientifique collective sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques a été confiée, en 2020, à INRAE et à l’Ifremer. Les résultats, restitués en mai 2022, confirment que tous les types de milieux terrestres et aquatiques, l’ensemble des compartiments qui les composent et la plupart des organismes qui s’y trouvent sont contaminés par les produits phytopharmaceutiques.
Recherche axée sur la pratique en matière d’aménagement et d’écologie des cours d’eau. Les milieux fluviaux constituent une mosaïque d’habitats variés, allant des habitats très humides à d’autres complètement secs, qui se forment en fonction des caractéristiques hydrodynamiques et morphodynamiques des cours d’eau. Ainsi, la dynamique sédimentaire et la connectivité sont deux éléments influant sur la protection contre les crues et les fonctions écologiques dans les efforts de revitalisation des cours d’eau. Le projet de recherche interdisciplinaire « Milieux fluviaux – dynamique sédimentaire et connectivité » fait le pont entre l’aménagement et l’écologie des cours d’eau afin d’évaluer les mesures favorisant la dynamique sédimentaire et d’explorer les habitats fonctionnels des milieux fluviaux. La présente publication contient un résumé des principaux résultats de ce projet ainsi que des interprétations complémentaires de la part de chercheurs et de praticiens qui n’ont pas directement participé au projet.
Le Centre de ressources sur les espèces exotiques envahissantes, avec l’appui du Réseau Espèces exotiques envahissantes Outre-mer, publie un éclairage scientifique sur les liens entre les changements climatiques et les invasions biologiques.
Cette étude exploratoire a pour objectif de présenter un aperçu des connaissances sur la capacité de résilience des communautés piscicoles des cours d’eau confrontées au manque d’eau. Le manque d’eau, dans le cadre de cette étude, est associé à la sécheresse hydrographique naturelle ou exacerbée par des pressions anthropiques. Pour cela, une analyse bibliographique et bibliométrique a été effectuée.
Ce guide technique a ainsi vocation à clarifier les attentes des services de l’État qui instruisent les demandes de dérogation en la matière, et se veut un véritable mode opératoire pour la prise en compte de la Mulette épaisse dans tout type de projet touchant de près ou de loin ses milieux, aussi bien dans le domaine de l’aménagement que de la restauration écologique.
Les lâchers d'eau morphogènes désignent les débits relativement élevés, libérés au niveau des barrages pour générer des changements physiques des lits des cours d'eau en aval, comme un désensablement, et pour créer ou améliorer les habitats aquatiques et rivulaires. Ce guide présente une nouvelle approche pour évaluer la pertinence de ces opérations et les mettre en oeuvre.
Située au cœur du parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin, dans le département de la Manche, la tourbière de Baupte qui s’étend sur plus de 600 ha est exploitée industriellement depuis plus de 70 ans. D’abord pour la production de combustibles et maintenant de substrats de culture, cette exploitation doit cesser en 2026. Cette exploitation dite hors d’eau a été rendue possible par un dispositif de pompage estival qui a eu pour résultat de dégrader fortement les qualités écologiques de cette tourbière et a conduit ainsi à un tassement des sols qui va provoquer ces prochaines années un ennoiement ou une fragilisation d’environ 300 ha de terres agricoles valorisées par une trentaine d’éleveurs. Depuis dix ans, plusieurs tentatives pour imaginer un devenir à cette zone ont été conduites sans qu’un accord ait été trouvé entre les acteurs locaux dont les intérêts divergent. Cette zone présente un intérêt écologique majeur, compte tenu de son statut de zone humide très riche en habitats tourbeux et en espèces protégées.
Alexandre Meinesz vient de publier un essai “révolutionnaire” : « Protéger la Biodiversité marine » aux éditions Odile Jacob (Paris). Alexandre Meinesz est Professeur émérite à Université Côte d’Azur. Spécialiste des algues, il a été le lanceur d’alerte de l’invasion de l’algue Caulerpa taxifolia dans les années 1990. Il a été membre de plusieurs comités scientifiques de réserves naturelles marines dont Scandula et siège à celui des Bocche di Bunifaziu. Son livre « protéger la biodiversité marine » bouleverse bien des idées reçues sur les atteintes au milieu marin et sur la protection de la biodiversité marine.
Suite au premier Plan National d’Actions (PNA) 2011-2015 en faveur de la Cistude d’Europe (Emys orbicularis), le Ministère de la Transition Écologique a validé le 11 décembre 2020 un second plan qui s’appliquera sur les dix prochaines années. Il en a confié le pilotage national à la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes qui s’appuie sur un animateur national (la Société Herpétologique de France – SHF) et un comité de pilotage. Le nouveau plan identifie neuf actions déclinées en axes de travail, ayant pour objectif d’assurer la conservation de l’espèce à long terme.
Premier rapport d'activité de la déclinaison régionale Bretagne du PNA en faveur de la mulette perlière. La déclinaison régionale Bretagne du PNA en faveur de la Mulette perlière a fait suite au LIFE "Conservation de la moule perlière d'eau douce du massif Armoricain" (2010-2016). L'ensemble des actions réalisées de fin 2016 et sur l'année 2017 sont disponibles au téléchargement dans le rapport d'activité 2017.
PERIFEM et l’agence de l’eau Seine Normandie publient un guide qui explique comment s’engager de façon innovante et économe en faveur de l’environnement lors de projets d’espaces commerciaux. Il fait la promotion de nouvelles pratiques originales et de bon sens, applicables à tous les projets, où l’eau pluviale et la végétation vont avoir ensemble un rôle différent, au service du bien-être des usagers, de l’environnement, de la biodiversité, mais aussi de l’économie de projet.
Ce document peut notamment servir de support de communication et de sensibilisation sur la thématique des têtes de bassin versant, dans le cadre d'échanges entre les animateurs des milieux aquatiques et de la biodiversité, et les acteurs de leur territoire (élus, usagers).
Espèce quasi-menacée en PACA, les populations de Triton palmé en limite d’aire de répartition sont à surveiller. Elles sont particulièrement sensibles aux changements et représentent de véritables alarmes des risques d’extinction face aux menaces d’origine anthropique. Espèce discrète, sa répartition autour de l’Etang de Berre souffre de sous-prospection. Dans cette étude, plusieurs techniques d’échantillonnage ont été combinées afin de maximiser sa détection.
L'étude Ripimed s'inscrit dans l'appel à projet "Initiative pour la biodiversité" lancé par l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse en 2017. Elle s'est poursuivie jusqu'en 2019 avec la rédaction d'un guide technique. Le but de ce document est de présenter la relation Chiroptères et ripisylves afin d'évaluer l'enjeu biologique et fonctionnel de ce milieu avec pour ambition de le replacer au centre des réflexions sur l'aménagement et la restauration des cours d'eau et de leurs berges. Ce guide technique a été édité dans le cadre de l'étude RipiMed 2018-2019 réalisée par le Groupe Chiroptères de Provence, fnancé par l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse et Electricité de France.
Ce guide vise à démontrer que les Solutions fondées sur la Nature sont vertueuses écologiquement, et qu’il existe de réels avantages économiques sur le long terme (investissements dans l’économie locale, création d’emplois non délocalisables, réduction des coûts, etc.). À travers notamment trois études de cas (restauration des petits fonds côtiers et repeuplement d’espèces halieutiques, projet de zone humide urbaine et de réintroduction de la biodiversité en ville et restauration d’anciens salins), l’objectif est de convaincre les décideurs et porteurs de projet des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux des Solutions fondées sur la Nature, et les inviter à innover et à s’engager dans ces solutions qui constituent bien des solutions concrètes à des problématiques importantes.
La présentation de 17 retours d’expériences vient illustrer quatre sous-chapitres de cet ouvrage dont l’objet est de mettre en avant le caractère multi-bénéfices des projets d’ingénierie écologique à travers quatre grands types d’actions, correspondant chacun à un domaine d’application de l’ingénierie écologique : la restauration du lit d’un cours d’eau et la lutte contre les inondations, la gestion des eaux pluviales en milieu urbain et péri-urbain, l’amélioration de la qualité de l’eau des milieux aquatiques à l’interface péri-urbain/agricole, la création d’habitats en zone portuaire le long des petits fonds côtiers.
Connaissez-vous le Desman des Pyrénées ? Curieux petit mammifère qui peuplerait les cours d'eau pyrénéens. Suivez pas à pas un jeune photojournaliste qui rêve de réaliser les premières images subaquatiques de cet animal dans son milieu naturel. Mêlant approche artistique, naturaliste et scientifique, cet ouvrage vous mène à la rencontre des acteurs du territoire qui contribuent à faire sortir de l'ombre l'un des mammifères les moins connus de France.
Les amphibiens et les reptiles des îles de la Caraïbe composent une faune parmi les plus menacées au monde. La prise de conscience de la fragilité de ces espèces, souvent localisées à une seule île, est très récente et il faut saluer l'émergence de projets dédiés à la conservation de cette faune. Lorsque ces initiatives sont soutenues, voire portées par les élus et les collectivités, comme c'est le cas ici, elles allument une lueur d'espoir quant à l'avenir de ces animaux passionnants. Cet ouvrage est une première pierre à l'édifice de la conservation des amphibiens et des reptiles de la Martinique.
Les lagunes et les estuaires sont des espaces de transition entre la terre et la mer. Au-delà de leur étendue, de leur large répartition géographique, de leur diversité géomorphologique, hydroclimatique, écobiologique et de leur biodiversité, ils jouent un rôle important dans les économies régionales et font partie des écosystèmes les plus vulnérables au changement global. S’appuyant sur de très nombreuses références bibliographiques, cet ouvrage traite des poissons laguno-estuariens méditerranéens dont la diversité, relativement importante, est largement dépendante de la composition des ichtyofaunes marines et continentales voisines. 4 livres composent cette collection : Diversité, bio-écologie et exploitation ; Poissons sédentaires, et 2 livres sur les poissons migrateurs.
L’IGF et le CGEDD ont été chargés par le Gouvernement, en novembre 2017, d’une mission relative aux opérateurs de l’eau et de la biodiversité, ayant notamment vocation à alimenter les réflexions lancées dans le cadre du programme « Action publique 2022 ». Dans ce cadre, la mission a rencontré, auditionné ou reçu les contributions de plus de 200 interlocuteurs et s’est déplacée à Rennes, Chambéry, Douai, Florac, Lyon, Marseille, Metz et Toulouse.
Document basé sur une sélection d’actions de création et de restauration de mares réalisées entre 1970 et 2015 dans les Alpes du Canton du Valais (et de sa zone limitrophe vaudoise.
La commission d'enquête a cherché à déterminer les difficultés de mise en œuvre de l'ensemble des étapes de la séquence éviter-réduire-compenser, et formule 35 propositions dessinant une « séquence idéale », fondée sur trois conditions essentielles : mieux anticiper et appliquer plus systématiquement l'évitement et la réduction, assurer un consensus scientifique et entre les parties et mettre en œuvre la compensation de manière plus souple et plus efficace.
Le rapport recense les ressources financières disponibles, identifie les besoins de financement à cinq ans et propose des scénarios de financement pour les politiques de la biodiversité continentale et marine. Il est complété par une vingtaine d’annexes techniques. L’état des lieux réalisé par la mission montre qu’il est difficile de connaître de manière exhaustive et avec précision l’ensemble des financements publics et privés qui bénéficient à ces politiques, ce qui ne facilite pas leur pilotage. La mission évalue à environ 200 millions € par an les moyens financiers supplémentaires qui seraient a minima nécessaires pour mener à bien les politiques de la biodiversité terrestre et marine en métropole. Elle propose des scénarios pour améliorer le financement public des politiques de la biodiversité.
Ce livre de Frédéric Melki, fait d'images somptueuses et de textes clairs et vivants, nous ouvre les yeux sur l'incroyable trésor peu connu que constitue la faune des poissons de Guyane. Un trésor inestimable mais très fragile, menacé aujourd'hui par certaines activités humaines. Il nous entraîne à la découverte de 240 espèces de poissons de Guyane française dans leurs habitats naturels, dont certaines espèces n'ont jamais été décrites par les scientifiques, et d'autres à ce jour n'ont jamais été photographiées dans leur milieu naturel.
Sargasse, huître japonaise, caulerpes, crépidule, poisson lapin… autant d’espèces animales ou végétales qui colonisent nos côtes et nos estuaires. L’ouvrage présente les 130 espèces marines exotiques (non indigènes) les plus importantes, dont certaines deviennent invasives (envahissantes), sur les façades maritimes métropolitaines françaises.
La sixième édition des Temps forts de l’Onema présente une sélection de résultats obtenus au cours de l’année 2014 par l’Onema avec ses partenaires au niveau national ou dans les bassins.
Une expertise du programme de repeuplement français a été menée en 2015. Mobilisant 10 experts, elle a porté sur l’analyse des suivis scientifiques de 28 opérations, réalisées entre 2011 et 2013 (6 768kg de civelles déversés pour un budget de 4 millions d’euros). Cette expertise a ainsi permis d’établir un état des lieux de l’efficacité de ces opérations ainsi que des recommandations sur les protocoles de déversement et de suivi.
Faut-il décentraliser le domaine fluvial de l’État et donner aux collectivités territoriales la maîtrise et les responsabilités hier dévolues au pouvoir central ? Dans le cadre d’une logique de développement durable, le transport fluvial doit-il être privilégié face à la route, voire au rail ? Quelle politique adoptée pour sauvegarder la biodiversité de nos rivières et canaux et construire de nouveaux axes de navigation, tel Seine-Nord-Europe, tout en respectant nos objectifs environnementaux ? Au travers d’une histoire qui s’inscrit dans la longue durée et d’une étude d’un présent riche en ruptures et recompositions, cet ouvrage nous donne les clés indispensables pour comprendre les évolutions contemporaines et agir en conséquence.
Ce guide propose de découvrir et d’expliquer les pratiques de gestion écologique recommandées sur le patrimoine d’Eau de Paris. La première version de ce document a été diffusée en interne en 2005. L’expérience acquise depuis par les équipes d’Eau de Paris, en partenariat avec des associations locales, permet aujourd’hui d’illustrer cette parution destinée à un plus large public.
Si la mer nourrit, elle peut aussi soigner, guérir et participer à notre bien-être. Il existe dans cette biodiversité marine une composante invisible : la composante microbienne. C'est là que se trouvent peut-être de nouveaux médicaments (anti-douleurs, anti-cancéreux, antibiotiques), de nouvelles approches thérapeutiques, de nouveaux actifs en cosmétologie, de nouvelles molécules pouvant répondre à des problèmes actuels de société. Cet ouvrage aborde quelques unes des opportunités que nous proposent ces microorganismes et les espoirs mis dans ce que l'on appelle les « biotechnologies bleues ».
Écologie des zones humides offre un vaste tour d’horizon des démarches scientifiques et des procédures utiles à la conduite de suivis et d’études. L’orientation opérationnelle retenue ici s’appuie sur des concepts et des notions de biologie des populations et d’écologie des communautés, exposés de manière à aider les praticiens dans l’exercice de leur mission, à travers trois grands axes.
Dans les années 1980, en parallèle à la mise en place de son réseau séparatif, la Ville de Rochefort doit agrandir sa station d’épuration pour passer d’une capacité de traitement de 20 000 équivalents habitants à 35 000.
Après réflexion, la municipalité opte pour une technique plus économique et naturelle que son système de traitement par boues activées. Elle s’inspire du lagunage extensif développé par la commune de Mèze (Hérault) et crée le plus grand lagunage de France avec ses 35 hectares de plans d’eau. Les besoins pour le lagunage sont d’environ 1 hectare de surface de bassin pour 1 000 équivalents habitants.
Après un premier traitement physique décomposé en 4 phases, l’eau décantée va subir un traitement biologique. Celui-ci consiste en la circulation de l’eau dans plusieurs lagunes ré-oxygénées grâce à l’action du vent et du soleil (photosynthèse par le phytoplancton) et des micro-organismes. L’eau dépolluée est ensuite rejetée à la Charente.
Des aménagements ont été réalisés pour préserver la qualité du site tout en maintenant son rôle de champ d’expansion des crues. Son ouverture au public a été un des axes principaux du projet, afin de permettre la découverte de la biodiversité présente et de sensibiliser les citoyens à la richesse de leur environnement. La présence de plusieurs espèces protégées dont la Jacinthe de Rome, la Céphalaire de Transylvanie ou l’Alpiste bleuâtre a nécessité une demande de dérogation pour pouvoir réaliser les travaux.
En juillet 2021, la Communauté de Communes Aunis Atlantique a installé un radeau végétalisé sur l’étang du Centre Nature du Marais Poitevin, situé à Taugon (17) sur un terrain communal.
L’étang présentait une végétation aquatique peu fournie et peu diversifiée. La CCAA a décidé de tester la technique du radeau végétalisé, inscrite dans un projet global de renaturation du site.
Le radeau végétalisé ou « île flottante » est une installation possible sur des eaux stagnantes ou courantes. Elle permet de favoriser la biodiversité et de contribuer à épurer l’eau.
L’Ouin et certains affluents sont directement concernés par les ambitions de reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques programmées dans le CT EAU 2021-2026. A la fin des années 80, l’Ouin et ses affluents ont fait l’objet d’une opération de recalibrage et de rectification des méandres. Le gabarit des cours d’eau a été modifié en profondeur et en largeur, limitant les débordements, contribuant à l’abaissement de la nappe alluviale, perturbant les connexions lit mineur/lit majeur. En 2021, Une opération globale d’envergure de restauration de l’hydrosystème cours d’eau / zones humides a été réalisée sur la commune de la Petite Boissière (79).
Afin de répondre en partie aux objectifs de la Directive Cadre sur l’eau et en application du plan de gestion du Muhlbach de Wolfisheim-Eckbolsheim, la Communauté Urbaine de Strasbourg a décidé de recréer des milieux humides afin de diversifier les habitats et de créer des zones potentielles de frayère. C’est ainsi qu’il a été décidé de créer une annexe hydraulique dans une anse du Muhlbach de Wolfisheim-Eckbolsheim, au début du ban communal d’Eckbolsheim, sur laquelle se situait une pâture appartenant à cette commune.
Renforcer l’interconnexion de l’Indre avec ses annexes hydrauliques. Assurer une meilleure régulation des crues et donc réduire le risque d’inondation à l’aval tout en renforçant les fonctions biologiques comme la reproduction de la faune (brochets, carpes, batraciens...).
Impulsé par la volonté de la commune de Serrières-de-Briord de préserver l’Espace Naturel Sensible (ENS) des anciens méandres du Rhône, le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes a élaboré un programme d’action en 2005, en concertation avec les propriétaires, les acteurs locaux et les usagers du site. Aujourd’hui, un deuxième plan de gestion est en cours pour la période 2013-2022, en partenariat avec le Département de l’Ain. L’objectif de ce projet ? Mettre en place des actions de restauration et des pratiques de préservation en dialoguant avec les acteurs locaux, et garantir ainsi le maintien de la biodiversité du site.
Dans le cadre du SAGE Oudon, le Syndicat du bassin * de l'Oudon met en oeuvre différentes actions de gestion et de restauration des milieux aquatiques. Elles contribuent directement à la reconquête de la biodiversité à travers une meilleure qualité et une diversification des habitats. En complément des travaux menés, la sensibilisation est essentielle pour impliquer l'ensemble des acteurs et le public. Dans ce cadre, l'équipe Gest'eau a recueilli le témoignage de Régine TIELEGUINE (Directrice du Syndicat du bassin * de l'Oudon et animatrice de la Commission Locale de l'Eau * ), Emeline GUAIS (Technicienne milieux aquatiques au Syndicat du bassin de l'Oudon) et Sylvain LACÔTE (Ingénieur milieux aquatiques au Syndicat du bassin de l'Oudon).
À l’occasion du SPACE 2026, l’agence de l’eau Loire-Bretagne va à la rencontre des acteurs de l’élevage, des filières agricoles et des collectivités pour échanger sur les solutions concrètes permettant de préserver l’eau tout en confortant l’activité agricole. Dans le bassin Loire-Bretagne, l’agriculture et l’élevage sont essentiels à l’économie des territoires. L’agence de l’eau accompagne les exploitants dans l’évolution de leurs pratiques, en créant des débouchés pour les productions favorables à l’eau et en réduisant les pressions sur les ressources. Les quatre initiatives présentées montrent qu’il est possible de faire converger économie agricole, qualité de l’eau, biodiversité et adaptation au changement climatique.
Plante aquatique menacée, la posidonie est essentielle à la bonne santé des écosystèmes méditerranéens, mais elle souffre des dégâts des ancres de bateaux qui raclent les fonds. Dans les Alpes-Maritimes, des scientifiques enfilent leurs palmes pour quadriller de nouveau la mer de ces herbiers si particuliers.
L’Epaga conteste le déclassement de neuf communes des monts d’Arrée comme zones vulnérables aux nitrates, craignant une menace pour l’eau et la biodiversité. Un recours gracieux a été déposé ce 15 septembre.
A l'échelle de la parcelle, valoriser, retenir, ralentir, sortir l'eau de pluie des canalisations, c'est non seulement prendre soin d'une ressource précieuse, mais également améliorer le confort thermique, les qualités paysagères, la biodiversité et les conditions de croissance de la végétation. Au travers de cet outil 3D, vous découvrirez les nombreuses solutions possibles à réaliser à l'échelle de la parcelle, parfois très simples, pour mieux gérer et valoriser la pluie.
Selon un document obtenu par « Mediapart », le gouvernement préconise de ne déclarer « prioritaires » que les captages d’eau brute les plus pollués, soit environ 2 000 au lieu de 6 000 à 7 000 précédemment. La présence de molécules interdites ne sera plus prise en compte.
Quand on parle de biodiversité, on ne pense malheureusement pas toujours à certains compartiments du vivant notamment les micro-organismes pourtant indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes. Olivier Gros, Professeur à l’Université des Antilles et spécialiste des écosystèmes marins, nous éclaire sur les bactéries, leurs rôles dans les écosystèmes marins côtiers tropicaux et nous fait le plaisir de partager son incroyable découverte ! En effet, la plus grande bactérie jamais décrite à ce jour a été découverte dans les mangroves guadeloupéennes.
C'est officiel depuis avant-hier : les tourbières de l'Artense et du Cézallier viennent d'obtenir la labellisation Ramsar, qui reconnaît leur importance internationale. Justement, c'est notre sujet de rentrée. En trois articles, nous partons explorer ces milieux naturels si spéciaux et si importants pour amortir les chocs climatiques. Première étape dans le Forez : c'est quoi au juste, une tourbière ?
Une table, une centaine de cartes et quelques heures pour prendre la mesure d’un système que l’on connaît souvent mal. Créée en 2019 par Alice Vitoux, alumni de l’INSA Lyon, La Fresque Océane s’inspire de La Fresque du Climat pour rendre visibles les liens entre nos activités, le climat, la biodiversité et les écosystèmes marins. Plus de 40 000 personnes ont déjà participé à ses ateliers.
Publié en décembre 2025, le rapport du projet de restauration des étangs de montagne des Camporells, porté par l’ONF, le laboratoire GEODE du CNRS et la Fédération des Pyrénées-Orientales de pêche et de protection du milieu aquatique présente les premiers résultats des actions menées pour préserver ces écosystèmes d’altitude dans les Pyrénées-Orientales. Il ouvre également des perspectives de gestion concertée du site au cours des dix prochaines années.
Le gérant de la société de traitement de déchets Locacil a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et à une obligation de remise en état du milieu après avoir pollué deux plans et un cours d’eau à Feldkirch, dans le Haut-Rhin. Florent Schreiber et son entreprise échappent à une condamnation pour écocide.
Ces voisins d’une zone humide classée Natura 2000 ont bâti un contre-projet face à une carrière portée par le géant des mines Imerys. Le collectif pour la narse de Nouvialle, dans le Cantal, veut « reprendre en main l’économie du territoire ».
Dans le cadre du projet Life ARTISAN, un nouveau MOOC sur les Solutions fondées sur la Nature (SfN) sort en septembre 2026. Cette formation en ligne est 100% gratuite et vous accompagnera pour comprendre, agir et transformer vos pratiques grâce aux SfN.
Alors que la France vit la sécheresse la plus intense depuis le début des mesures, l’épisode risque de se poursuivre en septembre malgré les violents orages. État des lieux d’une situation critique avec l’hydroclimatologue Florence Habets.
Dans une rivière, les polluants les plus préoccupants ne sont pas toujours visibles. Pesticides, résidus de médicaments, métaux et autres substances chimiques peuvent circuler à des concentrations trop faibles pour provoquer une mortalité immédiate des êtres vivants. Ils peuvent cependant modifier leur physiologie. Or, la « reprogrammation » de ceux qui nous rendent malades, comme certains parasites, pourrait avoir des conséquences inattendues.
Le Rhin devrait se voir reconnaître la personnalité juridique afin de protéger ses intérêts, alors que les niveaux d’eau historiquement bas accentuent la pression pour maintenir la navigabilité du fleuve, affirment les militants. Concrètement, des personnes seraient désignées pour défendre les intérêts du Rhin et intenter des actions en justice en son nom. Ses droits précis – ainsi que l’identité de ses représentants – devraient encore être définis par la loi ou par un accord international.
Dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 août 2026, la Coordination rurale de Haute-Garonne a mené une action devant le siège toulousain de l'agence de l'eau Adour-Garonne. Le portail a été soudé et des slogans peints pour dénoncer les restrictions d'irrigation et les contrôles administratifs. L'agence dénonce une dégradation "inacceptable" et rappelle qu'elle ne pilote ni les restrictions d'eau, ni les contrôles.
La ville de La Ciotat et son club de plongée historique tentent de convaincre l’État de saborder un navire, une pratique interdite en Méditerranée. Leur objectif : créer un récif artificiel foisonnant de vie pour les plongeurs. L’intérêt pour la biodiversité est, lui, controversé.
En pleine période de sécheresse, la multiplication de barrages artisanaux et d’obstacles dans les cours d’eau bretons fausse les mesures officielles et menace la biodiversité locale. Les services de l’État rappellent l’illégalité de ces pratiques et l’urgence de respecter l’écoulement naturel des cours d’eau.
Chaque mois, l'Office français de la biodiversité publie la carte des écoulements des petits cours d'eau établie grâce au réseau ONDE.
Au 1er août 2026, 1 373 cours d'eau sont touchés par des ruptures d'écoulement ou des assecs.
Au cœur de l’été, le plus grand fleuve de France a atteint un étiage historique. Un écosystème de militants, de scientifiques et de responsables politiques s’attelle à faire reconnaître les droits d’un cours d’eau, surexploité depuis des décennies.
Comment sensibiliser le grand public et les scolaires à la préservation des zones humides en milieu urbain ? Pour ce faire, le projet MEDLEZ s’appuie sur un territoire, le bassin versant du Lez à Montpellier, et une espèce emblématique, la loutre d’Europe. Au travers d'outils pédagogiques, chercheurs, gestionnaires et médiateurs conjuguent leurs compétences pour rapprocher science et société. Cet article revient sur cette expérience de médiation.
L'Office français de la biodiversité mène actuellement une étude de mesures sur les petits cours d'eau. Dans les hauteurs de Cervières, dans les Hautes-Alpes, une équipe d'ingénieurs effectue des relevés sur ces ruisseaux. Ils sont des indicateurs de référence, qui permettront d'évaluer l'état de nos rivières.
Une étude menée dans le Canada atlantique montre que certains milieux humides restaurés émettent du méthane et met en évidence les limites d’une approche universelle de la lutte contre les changements climatiques.
Quasiment disparu en France il y a un siècle, le castor est de retour en nombre dans nos rivières. Illustration aux portes de Toulouse, entre Garonne et Ariège, où ce mammifère a été aperçu pour la première fois depuis 500 ans.
Ancien marais ostréicole transformé en site expérimental, l’Houmeau est devenu un outil clé pour étudier les écosystèmes marins. Ce laboratoire grandeur nature aide les scientifiques à anticiper les défis de l’océan face au changement climatique.
L’EPAGE Doubs Dessoubre est ravi d’annoncer que le projet de restauration de la continuité écologique du Doubs franco-suisse au droit du seuil du Moulin du Plain sur la commune d’Indevillers (France) bénéficiera d’un cofinancement de l’association européenne Open Rivers Programme.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, des réseaux de canaux gravitaires participent au maintien de l’humidité des sols et à la recharge des nappes phréatiques. Leur modèle de gestion, fondé sur la contribution obligatoire des propriétaires, est aujourd’hui fragilisé.
Laurent Dégrave est technicien médiateur rivière et coprésident de l'association du Réseau des rivières sauvages, qui rassemble aujourd'hui 32 rivières labellisées et ambitionne d'en compter 50 d'ici 2030.
En octobre 2025, une centaine de bénévoles ont répondu à l’appel de la commune de Colomieu (Ain) pour participer à la restauration d’une rivière au moyen d’ouvrages dit « low-tech ». Cette action s’inscrit dans une démarche globale de régénération du cycle de l’eau. 6 mois après, FNE Savoie a traversé le Rhône pour assister à une visite du site co-organisée par FNE Ain et les élus de la commune.
Restaurer une zone humide, développer un territoire , composer avec les caprices du climat : Tourbanisation invite le grand public à comprendre les équilibres écologiques qui conditionnent le fonctionnement des tourbières.
Les cours d'eau sont à sec en cette période de sécheresse et la rivière de la Valoine en Haute-Vienne n'a pas été épargnée. L'association Sources et rivières du Limousin tire la sonnette d'alarme. En ligne de mire, les nombreux étangs qui fleurissent le long du bassin versant et qui aggraveraient le manque d'eau.
Une alternative à l’approvisionnement en eau de la Grande Ile de Chausey (au nord de la baie du Mont Saint-Michel) par le continent peut-elle être mise en œuvre, permettant ainsi d'éviter le transport de 2500 mètres cubes d'eau portable sur l'île chaque année ? Le Syndicat de Mutualisation et de Potabilisation du Granvillais et de l’Avranchin (SMPGA) et le Syndicat Mixte d’Assainissement de l’Agglomération Granvillaise (SMAAG) ont pour ambition de dégager une vision commune de la gestion de l’eau sur cette partie d’archipel dans le cadre d’un partenariat de recherche et développement avec le Cerema, lancé depuis avril 2025.
Les orages sont de retour, mais les épisodes de canicule ont laissé des traces. Poissons, amphibiens… la faune aquatique paie un lourd tribut à la répétition des fortes chaleurs. Entre sécheresse et hausse de la température de l'eau, leur habitat se dégrade, parfois jusqu'à devenir mortel.
Dans la forêt des Landes, les lagunes sont de précieux lieux de biodiversité, menacés par les sécheresses. Un programme vise à les restaurer, comme cette ancienne décharge rendue à la faune et à la flore.
Avec la sécheresse et les canicules, les débits des cours d’eau s’amenuisent et leur température monte dangereusement pour la faune. Plusieurs fédérations de pêche, « en alerte permanente », tentent de sauver certains poissons.
En quelques semaines, les trois façades maritimes françaises ont connu des températures records pour la période. En Méditerranée, dans le golfe de Gascogne comme en Manche, les records tombent désormais avec une facilité déconcertante. Mais cette situation ne résulte pas uniquement de la succession des conditions atmosphériques favorables : elle est aussi le produit de plusieurs mois/années d’accumulation de chaleur dans un océan qui se réchauffe. Derrière ces records se cachent des conséquences écologiques, économiques et sanitaires.
Depuis le début des suivis migrateurs pilotés par la Cellule Migrateurs Charente Seudre, l’année 2026 est l’année la plus extrême observée. Après un hiver marqué par la neige et les inondations, deux épisodes de canicule précoces ont frappé le territoire dès la fin du printemps, avec des conséquences directes sur les poissons migrateurs de la Charente et de la Seudre.
La végétalisation des toitures est une solution clé pour relever les défis liés à la gestion des eaux pluviales, à la préservation de la biodiversité et à l’amélioration du confort thermique en milieu urbain. La vidéo et les présentations sont disponibles.
Depuis plusieurs semaines, de nombreux actes de braconnages dans les rivières du Jura ont été signalés par des pêcheurs et des riverains. Des centaines de poissons seraient tués illégalement dans des cours d'eau déjà en souffrance à cause de la sécheresse. Une situation tendue, contre laquelle alertent les associations de pêche locales.
Canicule fin juin, printemps sans pluie... en Bourgogne, la sécheresse frappe fort et vite. Face à l’urgence, le lac de Pannecière, dans la Nièvre, a activé ses vannes avec un mois d'avance. Une opération précoce et vitale pour sauver l'Yonne et la Seine de l’asphyxie.
Le programme de science participative Phenomer franchit une nouvelle étape. Avec Phenomer 2.0, la surveillance des proliférations de microalgues sur le littoral français s’enrichit désormais d’un système d’alerte basé sur l’imagerie satellite. Grâce à cette nouvelle fonctionnalité, les citoyens peuvent être informés de l’apparition possible d’eaux colorées en cours près de chez eux et contribuer directement aux observations de terrain. Une avancée majeure pour améliorer la détection des blooms de phytoplancton et mieux comprendre ces phénomènes naturels.
Des chercheurs d’INRAE ont développé une méthode inédite qui combine l’analyse d’ADN présent dans l’eau, la théorie des réseaux écologiques et le machine‑learning pour révéler l’état écologique des lacs. En s’appuyant sur un jeu de données issu de 186 lacs français, cette approche montre que les patrons d’organisation des communautés biologiques révèlent directement la qualité de l’eau, offrant ainsi un outil de surveillance fiable et pouvant s’affranchir de l’identification morphologique des espèces. Les résultats de ces travaux sont publiés dans Ecology Letters.
Nos sols et cours d’eau sont extrêmement secs et inquiètent les observateurs, le pire étant à venir. « Tout un pan de la politique de l’eau s’effrite », préviennent-ils.
Des centaines de milliers de plans d’eau ont été créées depuis les années 70. Au fil du temps, ces milieux s’envasent, sont envahis par les plantes et s’eutrophisent. Conscientes des problèmes de dégradation de la qualité et de la quantité de l’eau qu’ils représentent, de plus en plus de collectivités décident de les supprimer. L’effacement d’un plan d’eau public est souvent impopulaire, mais les résultats s’avèrent très positifs, tant sur la biodiversité que sur les inondations et le paysage.
Les membres de l’établissement d’aménagement et de gestion du bassin-versant de l’Aulne (Epaga) s’apprêtent à voter contre le projet de révision des zones vulnérables aux nitrates d’origine agricole. Le déclassement de neuf communes des monts d’Arrée « met en danger la ressource au sein du château d’eau du Finistère », écrivent les auteurs d’une note destinée aux élus.
Chaque été, le retour de la microalgue Ostreopsis sur la côte basque questionne sur la qualité des eaux de baignade. Les collectivités tâtonnent sur les mesures face à cette prolifération aux origines encore mal connues.
Depuis plusieurs années maintenant, ces substances chimiques synthétiques persistantes et mobiles font l’objet d’une attention scientifique et médiatique croissante. Malgré cela, et bien que la recherche scientifique ait progressé sur le sujet, il reste encore beaucoup à comprendre sur l’étendue de cette pollution et ses effets. Un nombre croissant d’études et de rapports rendent compte de l’étendue de cette pollution dans l’environnement (dans les sols, l’air…), dans de nombreux objets du quotidien (jouets, ustentiles de cuisine, vêtements techniques…) et même dans notre organisme (lait maternel, sang). Concernant les milieux aquatiques en particulier, l’essentiel des études se sont concentrées sur les eaux continentales ainsi que l’eau destinée à la consommation. Mais qu’en est-il des eaux dans lesquelles nous nous baignons, plongeons, nageons, surfons etc. ? A ce jour, aucune étude d’envergure n’avait jusque là été menée sur ce sujet en Europe. C’est la raison pour laquelle Surfrider Foundation Europe, avec le soutien du laboratoire Eurofins, a lancé une étude inédite sur le territoire français, avec un objectif clair : documenter la présence des PFAS dans les eaux côtières et continentales, et contribuer à une meilleure connaissance de cette pollution dans les milieux aquatiques fréquentés par le grand public.
Jetés à l’eau entre 1950 et 1990, des fûts de déchets radioactifs se trouvent dans un état avancé de décomposition, selon des images du CNRS. Des radionucléides typiques de l’activité des réacteurs nucléaires y ont été observés à des niveaux supérieurs à ceux attendus.
Vendredi 26 juin 2026, le Comité de bassin Rhin-Meuse réunit en présentiel et distanciel a adopté les projets de Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) 2028-2033 des districts du Rhin et de la Meuse et émis un avis favorable sur les programmes de mesures associés, conformément aux exigences de la Directive cadre sur l’eau (DCE).
L’océan a atteint un record de chaleur pour la saison, d’après les données du service Copernicus sur le changement climatique et du service Copernicus sur le milieu marin. Le 21 juin, la température moyenne à la surface de l’océan global a oscillé autour de 21 °C, battant les précédents records de 2023 et 2024.
Alors que les projets industriels d’éoliennes offshore se multiplient le long des quatre façades maritimes de l’Hexagone, une expertise scientifique collective menée par le CNRS et l’Ifremer dresse l’état des lieux de leurs effets sur la biodiversité marine et des mesures d’atténuation étudiées par la littérature scientifique.
L'État s'apprête à déclasser neuf communes des Monts d'Arrée des zones vulnérables à la pollution aux nitrates, mises en place en 1994 pour juguler la prolifération des algues vertes. Ce seront les premières communes bretonnes à sortir de ces zones vulnérables.
Alors que la France va encore rater l’objectif européen de bon état des cours d’eau en 2027, cette enquête de Mediacités et Reporterre permet de visualiser pour la première fois l’ampleur de la contamination nationale aux micropolluants.
Quelques dizaines d’amendes administratives par an, de rares procès et des sanctions légères. Faute de moyens et de volonté politique, les autorités peinent à lutter contre la pollution des cours d’eau, alors que les leviers existent.
L'Association pour la Sauvegarde de la Credogne et de ses Affluents termine cette année un patient travail d'évaluation de l'indice de biodiversité autour de cette rivière des Bois Noirs. J'ai suivi quatre bénévoles sur le terrain. Une vraie expédition...
L'Asca se bat depuis 4 ans contre un projet de micro-centrale hydroélectrique sur la rivière qui irrigue les Bois Noirs. Ses atouts-maîtres : la motivation de ses bénévoles et la biodiversité de la vallée. Décortiquons...
La reproduction de l’Alose de Méditerranée connaît un net rebond sur l’Aude. Plus de 300 "bulls" ont été observés cette saison, un record depuis 2025. Une dynamique prometteuse pour la préservation de l’espèce migratrice.
À la fermeture de l’ancienne mine d’uranium, en 1980, près de 1,4 million de tonnes de déchets radioactifs ont été abandonnées sur le site, situé dans le département de la Loire. L’entreprise veut à présent poser une couverture solide qui suscite la défiance.
La Directive Nitrates de 1991 impose aux Etats membres de l’Union européenne une cartographie des zones dites « vulnérables aux nitrates d’origine agricole ». Le projet de sortie historique de 9 communes bretonnes de ce classement fait débat !
Quatre ans après leur installation, ces habitats artificiels prouvent leur efficacité. Le dernier relevé atteste que la population de certaines espèces comme l’anguille s’est agrandie. Le signe du retour de la biodiversité marine.
L'Association du Réseau des Sites Rivières Sauvages a le plaisir de vous présenter la création 2026 de son programme pédagogique Graines de Rivières Sauvages : seize cartes sensibles de ses bassins versants labellisés, emplis de la perception et du vécu des personnes qui y vivent.
Le 23 octobre 2025, la Chaire Partenariale Eau Agriculture et Changement Climatique, réunissait plus de 200 personnes ; animateur.ices de PTGE et autres programmes territoriaux, professionnel.les de l’eau et de l’agriculture, chercheur.euses, étudiant.es pour une journée de réflexion collective autour des PTGE. Les vidéos des sessions sont diponibles.
C'est un nouvel estuaire sur la côte d'Albâtre entre Dieppe et Veules-les-Roses. Les eaux salées peuvent s'étendre dans les terres. Le chantier, lié au réchauffement climatique, avait débuté en 2021 à Quiberville-sur-mer. En ce mois de juin 2026, les travaux sont quasiment terminés. Les oiseaux et les salicornes s'y épanouissent déjà. Le projet et l'unité des élus locaux sont un exemple pour d'autres communes littorales françaises.
Dans le corridor de Kamdi, grâce à la restauration d’une zone humide, un village népalais retrouve un accès durable à l’eau, ouvrant la voie à de meilleures récoltes et à de nouvelles sources de revenus.
L’opération se déroulait du 11 mai au 10 juin 2026. Elle visait à préserver la survie de poissons migrateurs en voie d’extinction. À cette période, la lamproie et l’alose remontent le fleuve pour se reproduire.
Les conséquences du changement climatique sur le cycle de l’eau sont d’ores et déjà visibles dans les territoires : une baisse de la disponibilité en eau, notamment avec des sécheresses à répétition, des phénomènes météorologiques plus intenses (cyclones, inondations…), et une dégradation de la qualité de l’eau. Face aux tensions croissantes sur la ressource en eau, le projet Explore2, coordonné par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et l’Office international de l’eau (OiEau), a livré des résultats actualisés intégrant les niveaux de réchauffement de la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Ces travaux, publiés fin 2025, dessinent des futurs hydrologiques contrastés pour la France, pouvant présenter des évolutions alarmantes mais mettant à disposition des territoires et des acteurs de nombreuses données et informations pour éclairer les scénarios possibles d’adaptation.
Le Rhône perd de son débit. Les sols s'assèchent. Les zones humides reculent. Les acteurs du bassin Rhône-Méditerranée ont dressé un constat préoccupant. Si les premiers résultats du plan d'adaptation au changement climatique sont encourageants, ils appellent désormais à accélérer les efforts.
Le projet IndiNAT, initié en 2024, a pour objectif de construire une vision nationale de l’état des poissons migrateurs amphihalins en France. Porté collectivement par les 7 Associations Migrateurs de France dans le cadre du Plan National Migrateurs Amphihalins (PNMA), IndiNAT vise à définir, harmoniser et construire des indicateurs nationaux permettant de suivre l’état des populations ainsi que les pressions qui les affectent.
Pour ce deuxième retour sur le projet d'un précédent article, revenons sur les rives du Charlet. Ce petit affluent de l'Allier a accueilli de nouveaux apprentis constructeurs de barrages inspirés des castors. Il a ainsi confirmé son rôle pionnier de site école.
Vagues de chaleur marines en hausse, fonte du budget carbone... Ces indicateurs qui explosent témoignent du rythme sans précédent atteint par le réchauffement planétaire, estiment 73 chercheurs dans un rapport publié le 11 juin.
L’Office international de l’eau (OiEau), en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), propose un MOOC dédié au Système d’information sur l’eau (SIE). Cette formation en ligne gratuite a pour objectif de rendre accessible le fonctionnement du système, d’en présenter les principaux acteurs et de faciliter l’usage des données disponibles.
Jean-Louis Ledeux multiplie les casquettes – et les risques de conflits d’intérêts potentiels. Vert révèle que les activités de sa société sont examinées dans le cadre d’une enquête sur de possibles drainages irréguliers de zones humides. Des pratiques suspectées d’être menées à grande échelle dans un territoire éprouvé par la sécheresse et les tensions sur le partage de l’eau.
Le plan Eau met en avant les solutions fondées sur la nature pour améliorer la qualité des eaux et préserver la biodiversité. Depuis 2023, un jury national vient sélectionner les projets les plus emblématiques. En 2026, le projet de restauration hydromorphologique du Landion a été récompensé.
Les retenues d’altitude se multiplient rapidement dans les massifs alpins pour stocker l’eau qui soutient l’enneigement artificiel. Ces retenues, qui transforment les paysages, sont très peu biogènes. Le Pôle Recherche et Développement Écosystèmes Lacustres, avec le soutien financier de l’Union européenne dans le cadre du projet BECCA, teste des solutions d’intégration écologique et de végétalisation de ces retenues conciliant usages humains et réhabilitation écologique de ces zones humides artificielles.
Face aux sécheresses plus fréquentes et à la concentration des besoins en période estivale, l’eau devient un sujet de tension croissant pour les territoires. Agriculture, industrie, tourisme, habitants et milieux naturels dépendent d’une même ressource, présente par définition en quantité limitée. Pour les collectivités, l’enjeu n’est donc pas seulement de gérer les crises, mais d’organiser en amont les conditions d’un partage durable.
Les membres de l’établissement d’aménagement et de gestion du bassin-versant de l’Aulne (Epaga) s’apprêtent à voter contre le projet de révision des zones vulnérables aux nitrates d’origine agricole. Le déclassement de neuf communes des monts d’Arrée « met en danger la ressource au sein du château d’eau du Finistère », écrivent les auteurs d’une note destinée aux élus, que Splann ! a pu se procurer.
Au large de la plage du Grau d’Agde, l’agglomération poursuit le déploiement du projet Pégase avec l’installation de 128 nouveaux modules en mer. Inspiré du fonctionnement naturel des mangroves, ce dispositif innovant vise à réduire l’impact des vagues, favoriser le dépôt de sable et protéger durablement le littoral face à l’érosion et à la submersion marine.
La préservation et de la restauration des milieux naturels est l’une des priorités du 12e programme d’intervention de l’agence de l’eau Rhin-Meuse. Pour contribuer à cet objectif, et vous accompagner dans vos démarches, l’agence de l’eau met à votre disposition deux modèles de cahiers des charges à la réalisation d’études en matière de restauration des milieux aquatiques et prévention des inondations.
Thierry Lecomte fait partie des pionniers en écologie. Il a mis au point une technique efficace de restauration des zones humides par l’écopâturage dans le Marais Vernier. Parce qu’il a osé. Mais aussi parce que tout son parcours repose sur une philosophie de l’ouverture : il a compris l’importance de sauvegarder des milieux naturels ouverts, ainsi que de décloisonner les différents domaines d’expertises et de dialoguer.
Face aux conséquences du changement climatique et à l'intensification des aléas climatiques, une nouvelle manière de gérer les eaux pluviales urbaines est nécessaire, en faisant appel aux solutions fondées sur la nature. Destinés à favoriser l'infiltration et le stockage de l'eau de pluie au plus près de là où elle tombe, ces aménagements sont présentés dans un centre de ressources du Cerema.
Dans une note de synthèse intitulée « Bilan 2011-2025 de la Crassule de Helms sur 4 mares en Deux-Sèvres (79) » transmise en décembre 2025, Nicolas PIPET (IIBSN), résumait ses interventions de gestion sur quatre sites concernés par cette très petite plante aquatique et semi-aquatique capable de couvrir d’un engazonnement très dense rives et milieux immergés de très nombreux types de zones humides.
Dans de nombreux plans d’eau soumis au marnage artificiel, les zones littorales — pourtant essentielles à la biodiversité — se dégradent fortement. Le projet UROS explore une solution innovante : des îlots flottants capables d’offrir en continu des habitats variés. Testés pendant quatre ans sur la retenue de Serre-Ponçon, les résultats prometteurs laissent entrevoir la capacité de ces îlots à restaurer une partie des fonctionnalités écologiques perdues, sous réserve de confirmer ces tendances à long terme.
Comment redonner vie à un ancien site artificialisé en bordure de Meuse ? À Charny-sur-Meuse, l’Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique « La Goujonnière Meusienne » et la Fédération de la Meuse pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique ont relevé le défi : transformer une ballastière en voie de comblement en une véritable zone humide reconnectée au fleuve. Retour sur un projet de restauration écologique mené de 2021 à 2024.
Christophe Galfard reçoit l'écrivaine Nina Léger, le géomorphologue Dimitri Lague et l'écologue Sara Puijalon pour explorer l'histoire des rivières et des plantes qui les peuplent.
Les barrages ou seuils qui jalonnent les cours d’eau bretons canalisés peuvent constituer des obstacles à la migration des espèces comme l’anguille, la lamproie ou l’emblématique saumon. Pour assurer la continuité écologique, la réglementation issue d’une directive européenne sur l’eau impose la réalisation de passes à poissons ou de rampes pour les anguilles.
Une grande et profonde lagune reliée à la mer Méditerranée par un grand canal. Un climat plus chaud que celui du sud de la France actuelle, et sous stress hydrique. Une population riveraine plus pauvre, une armée très présente et une industrie moins contrôlée. Notre étang de Berre au futur ? Peut-être. Mais actuellement la lagune de Bizerte (appelée aussi lac de Bizerte), en Tunisie. Elle méritait bien pour cela un petit voyage (effectué du 14 au 20 avril 2026) et un peu de travail.
900 km de littoral français sont aujourd'hui en recul. L'érosion côtière, phénomène naturel amplifié par le changement climatique, grignote peu à peu le territoire de ces communes, contraintes de repenser l'aménagement de leur littoral, avant que la mer ne le décide pour elles.
Pour rendre ses herbiers à l’étang de Berre, une association y sème des graines de zostères marines. Indispensables à cet écosystème, ces plantes avaient presque disparu à cause des rejets d’eau douce de la centrale EDF de Saint-Chamas.
Dans un contexte de changement climatique accentuant les sécheresses comme les inondations, la gestion de l’eau dans les têtes de bassin versant suscite un intérêt croissant. De nombreuses initiatives cherchent à ralentir, infiltrer et conserver l’eau grâce à des pratiques agricoles, forestières ou paysagères inspirées des processus naturels. Cet article synthétise les connaissances disponibles sur leurs effets hydrologiques et identifie les conditions de leur efficacité selon les contextes territoriaux.
Dérogations d’épandage, extensions de porcherie, gestion contestée de la ressource halieutique… Splann ! s’est penché sur la gouvernance du parc naturel marin d’Iroise, dont la mission première est la protection des ressources dans cette zone d’une grande richesse en matière de biodiversité.
À Woerth, la Collectivité européenne d'Alsace poursuit la restauration écologique de la Sauer au sein de l'Espace naturel sensible du Liebfrauenthal. Renaturation de la rivière, restauration de la continuité écologique et préservation de la biodiversité : ce site transformé entre 2020 et 2025 offre aujourd'hui un nouvel équilibre entre nature, eau et espèces protégées.
Canalisées et enterrées au cours du XXe siècle, la Drize et l’Aire vont retrouver la lumière au cœur de la ville. Ce projet ambitieux de renaturation de cours d’eau en milieu urbain allie protection contre les crues, gestion des eaux pluviales, corridors de fraîcheur, création d’habitats et espaces publics multifonctionnels. Une approche interdisciplinaire inédite réunissant notamment ingénieurs civils, hydrauliciens, architectes paysagistes, écologues et urbanistes, pour faire couler l’eau en surface et redonner de la place à la nature au cœur des quartiers en pleine régénération.
Pour la troisième année consécutive, le Gipreb orchestre une vaste opération de transplantation d'herbiers de zostères dans l'étang de Berre. Ce projet écologique d'envergure internationale s'accompagne cette année de chantiers-écoles locaux pour restaurer durablement la biodiversité de la lagune.
À Karachi, le développement urbain et économique effréné affecte fortement l’écosystème local, en particulier les mangroves, poumons et barrière naturelle de la ville. Celles-ci reculent depuis deux décennies en raison de l’accaparement des terres, des mégaprojets immobiliers et des pollutions industrielles et domestiques.
Le service des données et études statistiques (Sdes) du Commissariat général au développement durable vient de publier un état des lieux de l'assainissement collectif en France en 2023. Il montre que si les équipements des stations d'épuration sont largement conformes à la réglementation en vigueur, les performances sont en deçà de la norme dans un tiers des cas. Des efforts de rattrapage restent donc à fournir pour préserver les milieux naturels et répondre aux exigences de la nouvelle directive sur les eaux résiduaires urbaines révisée fin 2024 et qui devra être transposée dans le droit français d'ici le 31 juillet 2027.
La Cour des comptes vient de publier un rapport d’évaluation qui vise à apprécier l’utilité, l’efficacité et l’efficience de la police de l’eau. L’action de la police de l’eau peut bénéficier à la biodiversité, à l’eau, au climat, ainsi qu’à la santé et à l’alimentation humaine. Mais les dérogations, les incohérences sont nombreuses. Le manque de moyens est patent. Quand des infractions sont constatées, des sanctions administratives sont rarement prononcées, les préfets ne donnant pas suite. La Cour des comptes invite à conforter la coopération entre préfets et procureurs et donner instruction de mettre en œuvre des suites administratives avec détermination. Lire le résumé de l’évaluation. Liens vers la synthèse, le rapport intégral et un article du Monde.
La technologie d’osmose inverse basse pression (OIBP) retenue par le SEDIF ne fait pas l’objet d’un consensus scientifique à l’échelle internationale. Contribution de la Coordination EAU Île-de-France à l’enquête publique sur la mise en place d’une filière membranaire haute performance basée sur l’OIBP dans l’usine de Neuilly-sur-Marne.
Un an après avoir été décidée en comité interministériel, la feuille de route pour l'amélioration de la qualité des eaux littorales vient d'être présentée par la ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche, Catherine Chabaud, ce 7 mai. Plusieurs de ses actions concernent évidemment les collectivités au premier chef.
Après avoir frôlé l’extinction, la loutre d’Europe signe un retour spectaculaire, jusque dans des zones très urbaines, comme à Montpellier. Empreintes, restes de repas... Un loutrologue nous emmène à sa rencontre.
Largement utilisées à travers le monde, les barrières physiques souterraines (BPS) sont pourtant méconnues en France. Or cette technique pourrait s’avérer pertinente pour adapter au changement climatique la gestion de l’eau dans nos territoires, en complément de démarches de sobriété. Le BRGM travaille depuis plusieurs années sur ce sujet, en cherchant à identifier les conditions de l’efficacité des BPS et leurs impacts sur le milieu.
Le 14 février 2026, Brest a mis en service sa nouvelle ligne de tramway. Au-delà du transport, ce tracé innove surtout par sa manière de gérer l’eau de pluie : infiltration sans ruissellement, surfaces végétalisées, désimperméabilisation... Une véritable vitrine de la gestion intégrée des eaux pluviales, cofinancée par l’agence de l’eau Loire-Bretagne.
En début d'année le projet hydrolience porté par l'Institut français du vin en partenariat avec les Chambres d'agriculture des P.O. et de l'Aude, explore l’hydrologie régénérative, une voie innovante pour continuer à cultiver la vigne sans irrigation. Une expérience que poursuivent deux domaines dans la Région dont le château de Rey à Canet.
Un pêcheur, les gendarmes et les pompiers ont observé des hydrocarbures mi-mars dans une rivière de l’Orne. Une pollution qui, selon des témoignages recueillis par Reporterre, provient du site industriel voisin, propriété du groupe Lactalis.
Captage de raison. Jeudi, le réseau d'associations écologistes a annoncé avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris pour obliger l'État français à protéger les captages d'eau potable. Plus de 14 000 de ces infrastructures ont fermé depuis 1980, en partie à cause des pollutions croissantes de la ressource.
Dans la réserve marine de Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls, la biodiversité reprend de la vigueur après des décennies de protection. Ce retour du vivant relance aujourd’hui une dynamique locale en faveur d’un élargissement du périmètre, afin de renforcer un équilibre encore fragile.
Le concept de Solutions fondées sur la Nature, défini par l'IUCN en 2020, est aujourd'hui intégré dans de nombreuses politiques publiques visant à répondre aux défis des changements globaux : Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB 2030), Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), Plan Eau, Objectifs de développement durable (ODD). Cependant, la mise en œuvre de ces solutions et leurs résultats restent encore peu documentés dans la littérature scientifique et technique, notamment en milieu lacustre. Ce constat peut toutefois être biaisé : de nombreuses actions de restauration sont mises en œuvre sans diffusion large ou publication des résultats. Cette enquête vise à améliorer les connaissances sur les projets basés sur les Solutions fondées sur la Nature en milieu lacustre. Elle cherche à recenser les actions permettant d'améliorer la qualité physico-chimique, biologique ou physique des plans d'eau à l'échelle nationale.
La directive instituant de nouvelles règles en matière de lutte contre la pollution des eaux, en modifiant trois directives existantes, vient d'être publiée au Journal officiel de l'Union européenne. Elle a pour objectif principal de mieux prendre en compte les substances émergentes.
Lors de sa conférence de presse annuelle tenue ce 16 avril, Voies navigables de France (VF) insiste sur la nécessité de ne pas oublier le développement des infrastructures, alors que le projet de loi-cadre en cours de discussion privilégie leur régénération. Reste que les besoins sont immenses, et que les moyens manquent.
On savait les rivières contaminées par les pesticides, les microplastiques, les PFAS et les résidus de médicaments, entre autres, mais un polluant sous-étudié s’avère également dangereux pour la biodiversité aquatique : la cocaïne. Cette drogue, ainsi que la benzoylecgonine, son principal métabolite (c’est-à-dire une substance qui se forme à partir de la cocaïne), sont présents dans les eaux douces partout dans le monde. Une étude, publiée le 20 avril dans la revue Current biology, montre que ces molécules affectent fortement le comportement des saumons.
En 2010, Berne a mis en vigueur une stratégie de l'eau. Cette stratégie contenait des mesures pour une utilisation et une gestion plus durables des ressources en eau. Le canton de Berne considère que les objectifs et les mesures définis à l'époque ont été largement mis en œuvre. C'est pourquoi une révision a été lancée. La nouvelle stratégie de l'eau 2040 vient d'être présentée officiellement.
La montée des eaux a lieu partout sur la planète et Venise n'y échappera pas. Une nouvelle étude liste les solutions envisagées, de la construction d'une digue au déplacement entier de la ville. Chacune charrie son lot de conséquences, pour le tourisme, l'économie locale ou la biodiversité.
Le Rhône est l’un des premiers fournisseurs de sédiments et de carbone organique pour la Méditerranée. Chaque année, il charrie vers la mer près de 5,5 millions de tonnes de sédiments – l’équivalent de 2 000 piscines olympiques – ainsi que 173 000 tonnes de carbone organique, soit un volume comparable à ce que 870 000 arbres peuvent absorber par an. Ces apports nourrissent les écosystèmes marins, soutiennent la biodiversité, contribuent à freiner l’érosion naturelle des côtes et à ralentir le recul du trait de côte, notamment en Camargue et dans le golfe du Lion. Sans eux, plages et infrastructures côtières seraient encore plus exposées aux tempêtes et à la montée des eaux. Mais cet équilibre est fragile : en un siècle, les barrages ont réduit ces flux de 60 %, tandis que le changement climatique modifie le régime des crues, concentrant 70 % des apports sur seulement 10 % de l’année.
Un nouveau dossier de la collection Appui aux Politiques Publiques vient enrichir notre bibliothèque de ressources thématiques. Ce livret, téléchargeable à la fin de cet article, présente le pôle « recherche et développement » ECosystèmes LAcustres (ECLA) et les questions de recherche qu’il aborde. Dispositif collaboratif, le pôle rassemble INRAE, l’Office Français de la Biodiversité et l’Université Savoie Mont Blanc afin d’accompagner les politiques publiques en faveur d’une gestion durable de ces écosystèmes fragiles.
Alsace Nature et l’ADRA engagent une action en justice pour défendre l’eau potable en Alsace. L’accès à une eau potable est un droit fondamental. Elle ne devrait jamais devenir une source d’inquiétude pour celles et ceux qui la boivent chaque jour. Pourtant, dans le sud de l’Alsace, la pollution aux PFAS autour de l’aéroport de Bâle-Mulhouse a révélé une situation préoccupante pour l’eau potable et la santé des habitants.
Le programme OneWater - Eau Bien Commun lance un Appel à Manifestation d'Intérêt visant à soutenir des collectifs de recherche pluridisciplinaires autour de cinq sujets majeurs et actuels liés à l'eau.
Les 5 et 6 septembre 2025, le projet THERMIEFRANCE a organisé ses journées de lancement scientifique, rassemblant 43 participants, parmi lesquels des représentants du Ministère, de l’OFB, des Agences de l’eau (Rhône Méditerranée Corse, Garonne, Seine-Normandie), des fédérations de pêche et des syndicats d’eau. Ces premières journées ont permis de poser les bases scientifiques du projet et d’engager les échanges entre communautés scientifiques et acteurs de l’eau.
Le creusement d’un gigantesque canal dans le nord de la France pourrait être prochainement abandonné en raison de son coût et d’une utilité contestable. Il ne tient plus qu’à l’acharnement d’une poignée d’élus nordistes.
En Haute-Vienne, certains exploitants stockent de l'eau pour lutter contre le gel et la sécheresse quand d’autres se heurtent à la réglementation liée aux zones humides. Début mars, le Conseil d'État est allé dans le sens des associations environnementales mais un nouveau projet de loi pourrait changer la donne. Exemple à Saint-Yrieix-la-Perche.
Chaque année ou presque, les sécheresses s’intensifient en France comme dans le monde. Par conséquent, n’est-ce pas un gaspillage que de laisser les fleuves s’écouler naturellement vers les océans plutôt que d’utiliser cette ressource ? Notre hydroclimatologue vous explique.
L’eau du Léman, lac franco-suisse, n’a jamais été aussi limpide, mais ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour le plus grand lac d’Europe occidentale. Derrière cette apparence de carte postale se cache en réalité une invasion silencieuse : celle de la moule quagga, qui filtre massivement l’eau, au risque de bouleverser en profondeur l’équilibre du lac. Des espèces de poissons pourraient être menacées, mais aussi les activités humaines : cette espèce colonise aussi, en effet, les conduites permettant l’approvisionnement en eau.
C’est un mal invisible à l’œil nu : dans la rade de Brest, des algues vertes tapissent le fond de l’eau, et étouffent la vie sous-marine. Les coupables ? Les engrais azotés de l’agriculture industrielle.
À Alès, un rejet d’eaux usées dans le Gardon alerte riverains et défenseurs de l’environnement. Présent depuis plusieurs mois, cet écoulement nauséabond non traité provoque nuisances, pollution et inquiétudes pour la biodiversité.
Depuis 2023, l’énergéticien Voltalia exploite les bois en décomposition au fond d’un lac artificiel en Guyane. Le projet se veut écologique, mais deux associations dénoncent ses effets sur la biodiversité et des émissions carbone cachées.
Au cœur de vives oppositions et même d’un recours en justice, le projet de renaturation du Surgié à Figeac (Lot) devient un symbole pour la préservation de l’eau et du patrimoine. Une convention inédite à portée régionale a été signée ce vendredi 3 avril au Moulin du Surgié entre l’agence de l’eau Adour-Garonne et la Fondation du Patrimoine.
Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) a rendu en janvier 2026 un avis intitulé "Lutter contre les pollutions diffuses pour préserver la biodiversité". [...] Cet avis rendu par les rapporteurs Laurence Hoeffling et Benoît Miribel au sein de la commission de l’environnement du CESE, se concentre sur les impacts de ces pollutions sur la biodiversité, et non sur leurs effets sur la santé humaine. Il présente un panorama consacré à la pollution chimique, identifiant des pistes d’actions nécessaires pour mieux préserver la biodiversité.
Lors de la session de la Chambre régionale d’agriculture Nouvelle-Aquitaine, ce jeudi à Mérignac, il a été beaucoup question de la gestion de la ressource en eau. Les agriculteurs élus demandent que les politiques de l’eau ne pénalisent plus l’agriculture. « Il en va de la souveraineté alimentaire »
Mésanges charbonnières, cormorans, lézards... Les zones humides, véritables réservoirs de biodiversité, sont essentielles. Direction la Seine-et-Marne, à la découverte du marais d’Épisy, l’un des rares marais tourbeux d’Île-de-France.
Une journée technique consacrée à la restauration des cours d’eau s’est tenue l’automne dernier, à Montmiral, dans la Drôme. Porté par Valence Romans Agglomération, le chantier a réuni des agents de l’ONF autour d’une approche d’ingénierie low-tech inspirée des aménagements naturels dans certains cours d’eau façonnés par le castor. L’objectif : ralentir les écoulements, favoriser l’infiltration de l’eau dans les sols et restaurer le fonctionnement naturel des rivières forestières.
Dans la perspective de la Conférence des Nations-Unies sur l'eau à Abou Dhabi en décembre, le Cese a identifié les enjeux pour que l'eau devienne un axe structurant de l'action internationale au même titre que le climat et la biodiversité.
À l’été 2018, l’étang a connu une très violente crise dystrophique, aggravée par d’importants rejets exceptionnels de la centrale EDF de Saint-Chamas. L’association L’Étang Nouveau avait alors déposé plainte. Le jugement (de première instance, sans préjuger d’un éventuel appel) est tombé il y a quelques jours. EDF et son actionnaire l’État ont été condamnés et leur devoir de ramener l’étang à un état écologique acceptable a été rappelé. C’est la première fois que la justice française condamne sur ce sujet la France et EDF. Il semble important de replacer cette condamnation dans l’histoire longue, et de se demander quelle suite on peut en espérer, et le travail que les amoureux de l’étang peuvent faire.
Le 23 mars s’ouvre le grand procès de Nestlé Waters, accusée d’avoir laissé à l’abandon des milliers de tonnes de déchets plastiques près de Vittel. Reporterre a eu accès au dossier et retrace cette longue enquête, marquée par l’omerta et l’impunité.
Le Laboratoire Vivant des Solutions Fondées sur la Nature (LVSFN) du Cerema Île-de-France a conduit en mars 2026 une enquête auprès des agents de collectivités franciliennes pour orienter la conception de son programme de formations. Avec 88 répondants issus de communes, intercommunalités, parcs naturels régionaux et établissements publics, les résultats confirment une forte attente autour de la gestion des eaux pluviales, de la désimperméabilisation des sols et d'une approche généraliste des SFN. Près de la moitié des répondants identifie des freins internes — financiers et techniques — qui confirment l'urgence d'un renforcement des compétences territoriales sur ces enjeux.
Les entités Vinci Autoroutes, Sogea Environnement du groupe Vinci ont développé une solution flexible, mobile et complète (traitement, filtration, stockage) pour fournir en eau les chantiers à partir d’eaux non conventionnelles.
Avec 37 espèces de poissons recensées aujourd’hui, la Seine a profondément changé en un demi-siècle. Grâce à d’importants efforts d’assainissement, la biodiversité y fait son retour, selon le service d’assainissement francilien. Mais entre progrès réels et limites persistantes, la baignade reste un défi.
En Galice, en Espagne, une lutte citoyenne a forcé le gouvernement régional à enterrer un projet de grande usine de cellulose. Elle devait s’installer sur les rives de la rivière Ulla, au prix d’importants risques de pollutions.
Dans la haute vallée du Taravu, entre Ciamanacce, Frassetu, Palleca et Cuzzà, les projets de microcentrale hydroélectrique* qui faisaient débat depuis plusieurs mois ne verront finalement pas le jour. Le porteur de projet a retiré sa demande d’autorisation environnementale en cours de consultation publique, mettant un terme à la procédure.
En comparant des données de 1995 et de 2021, une équipe constate que les caractéristiques typiques des lacs du sud se trouvent aujourd’hui des dizaines de kilomètres plus au nord.
Alors que la pêche à la truite va rouvrir le 14 mars 2026, celle du saumon atlantique sauvage restera, cette année encore, interdite. Pas de miracle à attendre toutefois de cette mesure : le déclin alarmant que connaît cette espèce emblématique semble d’abord lié à la dégradation de ses conditions de vie. Peut-on encore préserver ce poisson grand migrateur dans les rivières françaises ? Dans un souci d’efficacité à court terme, la priorité est de rétablir la continuité écologique des milieux, c’est-à-dire de réduire le nombre d’obstacles (barrages en particulier) qui se dressent sur sa route.
La période de pêche à la truite ouvre ce 14 mars 2026. L'occasion pour l'association de pêche de Baume-les-Dames (Doubs) d'alerter sur la dégradation des cours d'eau, notamment le Doubs et le Cusancin. Les scientifiques et les pêcheurs constatent la diminution de la population piscicole au fil des ans.
En 2027, un satellite franco-indien va être mis en orbite pour détecter la température de la surface de la Terre, en évaluer le contenu en eau et aider différents secteurs d’activités : agriculture, agroforesterie, hydrologie, micrométéorologie urbaine, biodiversité.
Et si l’eau nous racontait ses secrets ? Enquêtrice, globe-trotteuse, magicienne, exploratrice souterraine et même détective de pollution. Autant dire qu’on ne s’ennuie jamais en la suivant dans ce dossier d’explorations scientifiques et sonores… à la recherche de l'or bleu.
Le 30 janvier dernier, Julien Némery et Hélène Castebrunet de l’IGE en collaboration avec Julien Bigué de l’Association Rivières Rhône Alpes Auvergne (ARRA) et Elise Lemercier des Ateliers [Dé]concertants, ont organisé un colloque à la Maison de la culture et de l’innovation (MACI), sur le campus de Saint Martin d’Hères. Au programme, la baignade dans nos rivières grenobloises, l’Isère et le Drac.
Le ministère de la transition écologique a confirmé au « Monde », mercredi 4 mars, la suspension du moratoire qu’il prévoyait sur la pêche récréative de ce poisson.
Le collectif « Vers un parlement de Loire » publie une lettre ouverte pour interpeler les têtes de listes candidates des communes du bassin versant de la Loire. Elle pose une question simple et fondamentale : quelle place accordons-nous au vivant dans les décisions politiques locales ?
Chaque année, des centaines de milliers de tonnes de boues sont épandues pour fertiliser les parcelles agricoles françaises. Une partie d’entre elles sont produites par des installations émettrices de PFAS, révèle une vaste analyse de données réalisée par France 3 Rhône-Alpes et Disclose. Une nouvelle bombe sanitaire, dont l’État tarde à prendre la mesure.
Le WWF France et la LPO ont racheté 659 hectares dans les Marais de Mazerolles, au nord de Nantes. Pour 3,2 millions d’euros, ce site stratégique de la vallée de l’Erdre devient un sanctuaire dédié à la biodiversité, à la protection de l’eau et aux oiseaux migrateurs. Découvrez les coulisses de cette opération majeure pour l’écologie en Loire-Atlantique.
Depuis 2019, FNE Isère participe au programme « Mares où êtes-vous ? » sur l’inventaire des mares et des libellules en Auvergne-Rhône-Alpes. L’année 2025 a permis d’inventorier une nouvelle zone géographique, l’heure est maintenant au bilan.
Saisi par plusieurs associations de défense de l’environnement, le Conseil d’État juge aujourd’hui que l’assouplissement des règles encadrant la création de plans d’eau dans les zones humides est contraire au principe de non-régression en matière de protection de l’environnement, institué par la loi en 2016. En vertu de ce principe, auquel seule une autre loi peut déroger, l’évolution des règles relatives à la protection de l'environnement ne peut conduire à amoindrir cette protection. Depuis 2021, le Gouvernement avait soumis la création de ces plans d’eau à plusieurs conditions destinées à protéger les zones humides, dont le rôle est essentiel pour la biodiversité et l’environnement. En décidant que ces conditions ne s’appliqueraient plus à l’avenir qu’à la création, dans une zone humide, de plans d’eau d’une surface supérieure à un hectare, le ministre a illégalement amoindri la protection environnementale de ces zones.
Après des décennies de surexploitation et de pollution, le Yangtsé amorce un spectaculaire redressement écologique depuis l’interdiction de la pêche en 2021.
Le SMIGIBA s’apprête à transmettre pour instruction son dossier de contrat de rivière eau et climat pour le Buëch. On vous présente dans le détail de quoi il retourne et pourquoi ce dossier est la pierre angulaire de l’action du SMIGIBA en faveur de la gestion des milieux aquatiques.
Que faire contre les crues et les sécheresses qui touchent la vallée de la Lèze, au sud de Toulouse ? Lors de chantiers participatifs, citoyens et scientifiques retapent les berges, plantent des arbres et créent des barrages.
Les barrages de castors sont souvent perçus comme une menace pour les biens humains, notamment lors de crues exceptionnelles. Pourtant, les analyses scientifiques montrent que leur impact réel sur les inondations en aval est beaucoup moins important que ne le suggèrent certaines décisions judiciaires.
Conduit entre 2020 et 2025 par l’Office national des forêts en Auvergne-Rhône-Alpes, avec le soutien de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, le projet « Trame turquoise et vieux bois » arrive à son terme. Il a permis de renforcer durablement la prise en compte de la biodiversité liée à l’eau dans la gestion des forêts publiques, en s’appuyant sur des actions concrètes de terrain et des outils pérennes.
Le 9 décembre 2025, l’Office international de l’eau et le Pôle-relais lagunes méditerranéennes organisaient, dans le cadre du centre de ressources sur les milieux humides, avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité, la webconférence « Des milieux humides et des chiffres, l’enregistrement de la conférence, une infographie de synthèse ainsi que les supports de présentation sont en ligne.
Après plusieurs études et l’obtention des autorisations nécessaires, trente récifs artificiels sont actuellement immergés à sept mètres de profondeur, au large de la pointe Saint-Gervais et du Cavaou. Réalisés en béton biogène à base de coquilles, ils favoriseront rapidement le développement des algues et offriront des abris aux poissons, contribuant ainsi au retour de la biodiversité marine. Ce dispositif complète les biohuts installés en 2024 dans le port, qui permettent aux poissons juvéniles de grandir avant de rejoindre le large. L’ensemble fera l’objet d’un suivi scientifique et d’actions de sensibilisation.
Pendant trois jours, 150 chercheurs et gestionnaires venus de toute la France se sont réunis à Arles, en Camargue, l’une des zones humides les plus emblématiques du pays. Leur objectif : renforcer les liens entre recherche et gestion des zones humides pour mieux préserver ces milieux essentiels. La synthèse est disponible.
Le projet de recherche et développement REAUZOH (Recensement, cArtographie et sUivi de l’évolution des Zones pOtentiellement Humides) a pour objectif de réaliser une étude de recensement et de cartographie des zones potentiellement humides présentes sur le territoire de la Communauté d’Agglomération de Béthune-Bruay, Artois Lys Romane, grâce à une méthodologie innovante qui s'appuie sur l'exploitation d'imagerie satellitaire. Il est mené dans le cadre de l'appel à projets "Exercer la GEMAPI dans le cadre d’une gestion globale de l’eau".
La DREAL Bretagne, en collaboration avec le Conservatoire botanique national de Brest (CBN Brest), alerte sur la présence d’une nouvelle espèce exotique envahissante (EEE) en Bretagne : le Myriophyllum heterophyllum (ou myriophylle hétérophylle). Cette plante aquatique, classée EEE préoccupante pour l’Union Européenne et réglementée en France, originaire d’Amérique du Nord, a été identifiée pour la première fois dans le bassin de la Vilaine, entre Bruz et Guichen.
Claude Roustan, président de la Fédération nationale des pêcheurs en France et de la protection du milieu aquatique, a été reçu par Mathieu Léfèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique. Lors de cette réunion, plusieurs sujets sensibles concernant l’avenir des milieux aquatiques ont été abordés. Claude Roustan revient sur cet entretien.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse poursuit son incitation pour laisser la place à l’eau et à la nature dans les projets d’aménagement urbains.
En 2025, une vingtaine de projets ont été déposés à la suite de l’ouverture de l’appel à candidatures. Pour 2026, la date limite de dépôt est fixée au 31 octobre 2026.
Après huit années d’actions visant à améliorer la trajectoire de l’état de conservation des habitats marins, dont les lagunes font partie, le projet Life Marha (2018–2025) se clôture. Pour les « Lagunes côtières » en Méditerranée, le Pôle lagunes a accompagné durant 8 années les gestionnaires et animateurs N2000 concrètement sur le terrain afin d’évaluer l’état de conservation de cet Habitat d’Intérêt Communautaire prioritaire (HIC *1150), en appliquant les indicateurs de la méthode nationale.
Les inondations qui touchent le Sud-Ouest de la France provoquées par la tempête Nils pourraient alimenter à nouveau le débat sur le rôle l’aménagement du territoire dans la survenue de ces événements. Les inondations sont pourtant des phénomènes complexes et le rôle des aménagements reste difficile à estimer.
Face aux dérèglements climatiques, quel rôle peut jouer le récit dans la construction d’une nouvelle culture de l’eau ? Dans la continuité de nos travaux sur les imaginaires locaux, César Silva Urdaneta, architecte, et Armelle Varcin, maîtresse de conférences à l’École nationale supérieure d’architecture et paysage de Lille, analysent, à partir des travaux de la 43ᵉ session des Ateliers de Cergy consacrée au bassin de la Seine, comment les imaginaires du fleuve peuvent devenir des leviers d’adhésion, de responsabilité et d’action collective.
Avec la fonte des glaces terrestres et la dilatation des eaux, le niveau des océans ne cesse inéluctablement de grimper. Submersions, érosion des côtes, pertes économiques, déplacements de populations et dégradation durable des écosystèmes côtiers… Comment se protéger de la montée des eaux ? Avec Marina Lévy, océanographe, conseillère pour l'Océan auprès de la présidence de l'IRD ; Gonéri Le Cozannet, chercheur au Bureau de recherches géologiques et minières, co-auteur du sixième rapport du GIEC.
Deux chercheurs de l'HEPIA ont dressé un inventaire des végétaux utiles à la correction du Rhône, notamment pour la création de digues dans le Chablais. Ils présentent leurs résultats aux «Rencontres de l’Eau».
Cette synthèse bibliographique rassemble des études finalisées ou en cours qui portent une réflexion sur le sujet de la salinisation des lagunes côtières méditerranéennes françaises et de leurs milieux humides périphériques. Les méthodes employées visent notamment à suivre l’évolution de la salinité au sein des hydrosystèmes (lagunes, cours d’eau et canaux), des sols des milieux humides ou encore des terres agricoles, à interpréter les trajectoires d’évolution de ces écosystèmes littoraux puis de définir des perspectives de recherche ou d’aménagements hydrauliques.
Les syndicats d'agriculteurs de la Coordination rurale et de la FNSEA se sont mobilisés jeudi dans la Vienne. Des dizaines de tracteurs se sont rassemblés devant la préfecture à Poitiers. Ils s'opposent notamment à la nomination d'Anne le Strat au sein de l'Office français de la biodiversité.
L'établissement public Garonne Gascogne et affluents pyrénéens s'inquiète à propos de l'examen d'un texte sur l'hydroélectricité en cours de discussion à l'Assemblée nationale. Il pourrait porter préjudice aux territoires qui ont besoin de lâchers d'eau dans la Garonne.
Des glaciers des Pyrénées aux géants colombiens et kényans, cette sélection vous invite à apprendre, découvrir, et vous émouvoir du sort de ces colosses de glace menacés, et des voix de celles et eux qui vivent avec eux.
L’Office Français pour la Biodiversité a confié au bureau d’études ECOGEA la réalisation de cette synthèse bibliographique. Celle-ci rassemble les connaissances actuelles sur les cycles biologiques de 17 espèces de poissons et de 4 espèces de crustacés, leurs relations aux marais littoraux (polders) et leurs besoins en termes de libre circulation. Ce document permet d’apporter une culture commune sur le sujet « des poissons et de la continuité écologique dans les marais littoraux », à destination des acteurs de la gestion de ces milieux, et d’aider à mieux intégrer cet enjeu piscicole dans les documents de planification des territoires littoraux de Méditerranée et d’Atlantique, Manche et mer du Nord.
La nature nous enseigne comment la préserver : Le Conservatoire d'Espaces Naturels du Limousin s'inspire du travail de génie civil des castors, pour restaurer les zones humides. À Feytiat près de Limoges, un agriculteur collabore avec le conservatoire pour redonner vie à une zone humide située sur sa propriété.
A l’occasion de la journée mondiale des zones humides le 2 février, la Fondation Iris lance un appel à projets pour protéger et mettre en valeur ces écosystèmes essentiels dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité.
Des invertébrés aux poissons, nos rivières ont toujours été des corridors de vie en mouvement. Mais aujourd’hui, cet équilibre millénaire est bousculé à une vitesse sans précédent par les activités humaines et le dérèglement climatique. Dans l’arc jurassien, les cours d’eau témoignent de transformations profondes qui redessinent la carte du vivant aquatique.
Pour lutter contre les inondations, un projet d'hydrologie régénérative a été développé dans l'Aube. Il prévoit des aménagements qui permettent de ralentir l'écoulement des eaux sur les sols forestiers. Cela a pour effet de favoriser leur pénétration dans le sol pour réhydrater la forêt en profondeur et limiter les crues en aval.
La renouée du Japon, c’est le cauchemar de tout·e gestionnaire de rivière qui se respecte. Plante exotique originaire d’Asie orientale, la renouée a une fâcheuse tendance à coloniser les berges et le lit des rivières, en supplantant la végétation locale. Et une fois qu’elle est installée, il est très difficile de la déloger : il suffit d’un centimètre de rhizome emporté par une crue pour générer un nouveau plan. Bref, une plante qui s’implante. En 2007, nous avons constaté un début d’invasion sur le Petit Buëch. Encore assez tôt pour pouvoir agir. Et nous avons agit. Campagnes d’arrachage manuel des nouvelles pousses plusieurs années de suite, puis en 2013 lancement d’une campagne massive d’arrachage mécanique. Et nous avons vaincu la plante, nous l’avons éradiquée du cours d’eau. Sauf un massif, un seul, sur le rif de Saint Marcellin. Et cela n’a pas loupé ! À la faveur des crues de 2023 et 2025, la renouée a rapidement colonisé l’aval du rif et elle a commencé à se réimplanter sur le Petit Buëch. Il était donc temps d’intervenir à nouveau.
Un projet de loi en discussion à partir du 28 janvier doit faire évoluer le modèle de gestion des barrages et confier une partie de son électricité aux acteurs privés. Un débat houleux s’amorce à l’Assemblée nationale.
Près de 200 ans après avoir disparu des rivières de la Corrèze, le castor y revient. Sa présence a été détectée près du lac du Causse dans le Sorpt à Chasteaux. Les naturalistes cherchent maintenant à retracer le chemin qui l'y a amené.
À Castries, une initiative locale discrète mais pionnière montre depuis près de dix ans qu’il est possible de repenser notre rapport à l’eau, au sol et au vivant. Porté par l’association Le Verger partagé de Castries, avec le soutien de la municipalité, un projet unique a vu le jour sur une parcelle communale de 8 000 m² : un verger pluvial, conduit sans irrigation, sans engrais ni produits chimiques, fondé sur la régénération naturelle assistée (RNA).
La phytoremédiation est une technique de dépollution naturelle fondée sur l’utilisation de plantes pour gérer différents polluants présents dans les sols. Prometteuse, mais encore expérimentale, cette méthode est testée sous plusieurs modalités par des scientifiques à Uckange, en Moselle, sur la friche d’une ancienne usine sidérurgique.
La France est confrontée à une crise hydrique croissante, amplifiée par le changement climatique, alors même que les infrastructures sont vieillissantes : près d’un litre sur cinq est perdu dans les réseaux, et le rythme actuel de renouvellement impliquerait plus d’un siècle et demi pour moderniser l’ensemble du patrimoine. Elle exige donc un surcroît d’investissement pour fiabiliser et moderniser les réseaux, mais aussi une sobriété accrue des usages de l’eau. Face à ces enjeux, le modèle économique du secteur, fondé sur le principe « l’eau paie l’eau » et donc largement dépendant des volumes consommés, apparaît aujourd’hui inadapté. Alors qu’une large part des coûts des services d’eau sont fixes, la baisse structurelle des consommations, encouragée par les politiques de sobriété, fragilise leur financement.
À Quiberville-sur-mer, en Seine-Maritime, un projet ambitieux d'adaptation au dérèglement climatique est en passe de se réaliser. Après le déménagement du camping plus en hauteur, le projet nommé "Basse Saâne 2050" ambitionne aujourd'hui de reconnecter un fleuve à la mer pour prévenir les inondations et les submersions. Avec un mot d'ordre : ne plus lutter contre la nature mais lui laisser une place.
Chaque année, les aléas hydrogéologiques causent des dommages aux exploitations agricoles littorales normandes. Encore peu étudiés, ces aléas devraient s’intensifier avec le changement climatique et l’élévation du niveau marin. En croisant mesures de terrain et entretiens semi-directifs avec des agriculteurs, cette étude montre l’intérêt d’une double approche méthodologique pour produire une connaissance partagée et guider l’adaptation.
Depuis plus de trente ans, le Syndicat d'aménagement du bassin de Vienne gère et assure la surveillance des structures installées sur les cours d'eau de la Haute-Vienne. L'établissement public, financé par une centaine de communes, met en œuvre des actions destinées à améliorer ou préserver la biodiversité des milieux aquatiques.
Des documents inédits montrent la responsabilité du groupe français dans l’assèchement et la pollution des marais de Hawizeh, dans le sud de l’Irak, une zone naturelle protégée classée par l’Unesco. Avec des conséquences dramatiques pour la biodiversité et pour la population locale.
Une trentaine de tracteurs était sur place dès 9 heures, et la réunion a dû être temporairement suspendue. En dehors de la salle, la Confédération paysanne et plusieurs associations environnementales étaient présentes pour soutenir le Sage.
Sur la base de recherche franco-italienne Concordia, le premier sanctuaire glaciaire a été inauguré mercredi. De quoi conserver de précieux extraits des glaciers, en voie de disparition sous l'effet du réchauffement climatique.
Afin de réhabiliter les écosystèmes du lac Saint-Pierre – reconnu par l’UNESCO comme une réserve mondiale de biosphère –, Québec veut rétribuer les 200 entreprises agricoles qui cultivent sur son littoral si elles adoptent des pratiques durables.
En Suisse, les marais d'importance nationale sont protégés depuis la fin des années 1980. A Neuchâtel, canton qui abrite de grandes surfaces de hauts marais, la régénération de ces milieux naturels est toujours en cours. Couleurs Locales s'est penché sur la problématique.
À Périgny, un chantier de renaturation a transformé un ancien fossé en cours d’eau sinueux. Objectif : ralentir l’écoulement, renforcer la biodiversité et préparer le territoire aux pluies intenses.
Trois projets de microcentrales hydroélectriques pour des intérêts privés, sur le fleuve U Taravu et des affluents, sont actuellement en enquête publique.
Positionné à l'embouchure du bassin versant de la Saudraye à Guidel (Morbihan) et en aval de la Réserve naturelle régionale du Loc'h, l’ouvrage de sortie en mer du Loc'h n'est pas conforme aux règles relatives à la continuité écologique. La mise en conformité nécessite une réouverture du marais du Loc'h vers la mer.
Les acteurs de l’eau et de l’assainissement en Guadeloupe ont présenté, lundi 6 janvier 2026, le rapport 2025 sur l’état de la ressource et des infrastructures du territoire. Fondé exclusivement sur les données de l’année 2023, ce document de référence dresse un diagnostic détaillé et chiffré, marqué par une situation globalement dégradée, malgré quelques améliorations.
Pour restaurer la continuité écologique du Gapeau et favoriser la circulation des poissons migrateurs, la Métropole TPM a installé une passe à poissons à l’aval du fleuve. Cet aménagement concret permet de soutenir la préservation de l’anguille européenne, espèce emblématique aujourd’hui en danger critique d’extinction.
Le myriophylle hétérophylle, une plante subaquatique aux caractéristiques hors du commun, se développe à grande vitesse dans les canaux français. Elle complique la navigation et le fonctionnement du réseau.
Et si, face aux sécheresses et aux inondations, l’Algérie repensait l’eau non plus comme une ressource à exploiter ou un danger à contenir, mais comme un capital écologique et économique à sauvegarder et à développer ? Par El Habib Ben Amara, architecte urbaniste, dans Le Quotidien d’Oran.
Le Bulletin national annuel de Situation Hydrologique (BSH national) décrit l'état des ressources en eau sur le territoire métropolitain de l’année hydrologique précédente. L’année hydrologique étant définie comme la période de 12 mois débutant après le mois habituel des plus basses eaux, elle débute en France métropolitaine au mois de septembre. Ce bulletin est donc basé sur des données relevées sur la période du 1er septembre 2024 au 31 août 2025.
L’étang de Berre et le lagon de Mayotte sont bien différents, mais les rejets de l’usine de dessalement actuellement en chantier nous renvoient aux années noires de notre étang.
Retour sur la journée d'échanges consacrée aux aménagements pour la gestion intégrée des eaux pluviales, organisée le 6 novembre 2025 à Tomblaine. Elle a permis d'aborder les enjeux techniques, environnementaux, réglementaires et financiers liés, tout en favorisant un partage d'expériences.
Dans les Hautes-Pyrénées, Samia se rend à Gaillagos, un village de montagne marqué par une crue soudaine en 2018. En quelques minutes, un ruisseau enfoui sous la rue principale s’est transformé en torrent, révélant la vulnérabilité des villages face aux effets du dérèglement climatique. Sur place, Samia rencontre André, conseiller municipal, qui raconte l’histoire du village et le choix de la commune après la crue : rouvrir le cours d’eau plutôt que le canaliser. Avec Angélique Masson, de l’agence de l’eau Adour-Garonne, elle explore les bouleversements du cycle de l’eau en montagne, moins de neige, plus de pluie, des rivières plus basses l’été et des crues plus violentes. Marc Delacoste, de la Fédération de pêche des Hautes-Pyrénées, nous raconte quant à lui les conséquences de ces changements sur la biodiversité et le rôle des ruisseaux comme refuges pour les espèces. Cet épisode montre comment, à Gaillagos, remettre un cours d'eau à ciel ouvert devient à la fois un outil de protection contre les inondations, un levier pour restaurer la biodiversité et une manière de réapprendre à vivre avec l’eau face au changement climatique.
Lauréat 2025 du Plan Eau du ministère en charge de la Transition écologique, le projet de préservation des zones humides en Lozère, porté par l’ONF et le Conservatoire d'espaces naturels Occitanie, a été reconnu par l’UICN comme une solution fondée sur la nature. Il illustre l’importance de restaurer et gérer durablement les écosystèmes pour faire face aux défis du changement climatique et préserver la ressource en eau.
L’Office français de la biodiversité, les ministères en charge de la transition écologique, de l’agriculture et de la santé lancent le premier appel à projets de la Stratégie Écophyto 2030. Inscrit dans l’action 3.3 de la Stratégie, « Réduire les usages et les risques, notamment sur les territoires prioritaires » (Aires d’alimentation de captages et Natura 2000), il vise à soutenir des projets visant à réduire l’impact des produits phytopharmaceutiques dans des territoires de convergence eau potable et biodiversité.
Ce sont des alevins d'anguilles. Elles naissent dans les Sargasses, traversent l'Atlantique et migrent dans nos fleuves. Mais les civelles sont victimes de braconnage. Alors que des pêcheurs illégaux ont été condamnés hier par la justice, reportage dans les Landes avec des contrôleurs de l'OFB.
Le « laboratoire plastique de Pamparigouste » est une aventure originale qui a mêlé artistes et chercheurs, qui a duré 3 ans et qui avait pour sujet les microplastiques dans l’étang de Berre. Ce travail a confirmé, sans réelle surprise, qu’on trouve des microplastiques partout dans les fonds et sur les rives de notre étang. Mais il a aussi permis de mettre à jour un point noir, peut-être encore actif, lié à l’industrie pétrochimique locale. La suite, ou l’absence de suite, de cette découverte nous en apprendra beaucoup sur l’état des forces actuelles autour de l’étang et de l’état de la demande sociale pour un environnement sain.
Après cinq ans de tensions entre écologistes et agriculteurs, la cour d’appel fixe un nouveau débit minimal pour la Têt à 1.217 litres par seconde, bien supérieur à ce qui était pratiqué jusqu’ici.
Au fond des torrents et des ruisseaux, de petites larves d’insecte construisent des filets pour attraper leur nourriture et font preuve d’une intelligence remarquable pour s’adapter au courant. Des comportements qui inspirent nos propres innovations techniques.
Cette 4e conférence interrégionale a eu lieu cette année en Occitanie, accueillie par l’Agglomération du Pays de l’Or (Mauguio) le 6 novembre et au Phare de la Méditerranée (Palavas-les-Flots) le 7 novembre 2025. Les vidéos et les présentations sont disponibles.
Zone d'épanchement de l'eau, parcours piétonnier, plateforme d'observation… Destiné à contenir les inondations de l'Huveaune, le nouveau parc de la Pomme (11e) a aussi été aménagé pour favoriser la biodiversité et accueillir le public.
À la fin des années 70, un groupe de citoyens a fait appel aux tribunaux pour empêcher la Ville de Rimouski d'aménager un dépotoir à proximité de la rivière. Plus de 40 ans plus tard, leurs craintes se sont avérées et la population se retrouve avec un important problème environnemental et financier sur les bras.
Le 23 octobre 2025, le Syndicat du Bassin Versant de la Reyssouze a officiellement inauguré les travaux de réhabilitation du barrage des aiguilles à Pont de Vaux (01) et la restauration de la rivière Reyssouze.
Dans le cadre de la dynamique invasive du Crabe bleu (Callinectes sapidus) en Méditerranée française, deux études de télémétrie acoustique d’une ampleur inédite ont été déployées en Occitanie et en Corse. L’objectif est de mieux comprendre les déplacements, l’activité et l’utilisation des habitats (lagunaire et marin) par l’espèce, afin d’orienter plus efficacement les actions de gestion. Présentés lors de la 4e Conférence interrégionale Crabe bleu à Mauguio, les premiers résultats offrent un éclairage nouveau sur les comportements différenciés entre mâles et femelles, ainsi que sur le rôle déterminant des conditions environnementales, en particulier la salinité.
Après plusieurs mois d’études et de préparation, le projet de renaturation du Petit Rosne et du ru de la Marlière entre dans sa phase opérationnelle. Mené par le SIAH, en partenariat avec la Ville de Sarcelles, ce chantier d’ampleur transforme progressivement le quartier du Cèdre Bleu pour remettre la rivière au cœur du paysage urbain.
C'est une première en France, la Saâne, séparée par une digue de la mer pendant trois siècles, a été reconnectée à la Manche ce jeudi 4 décembre à Quiberville-sur-Mer, entre Dieppe et Saint-Valery-en-Caux.
L’idée de déverser des tonnes de fer dans l’océan pour nourrir du phytoplancton absorbeur de CO2 revient à la mode. L’efficacité de cette méthode n’est pourtant pas prouvée, et elle risque d’être désastreuse pour les écosystèmes.
Cette série de fiches présente aux collectivités des retours d'expériences, des outils et méthodes pour agir en faveur de la préservation de la ressource en eau, en termes quantitatifs et qualitatifs, notamment les dispositifs de réutilisation des eaux usées traitées.
Le 27 novembre 2025, plus de 125 personnes se sont retrouvées pour échanger sur la thématique des zones humides. Cette journée d’échanges organisée par notre fédération s’est déroulée au Muséum d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement. Sept intervenants experts ont éclairé le public sur les enjeux scientifiques, les enjeux sociétaux ainsi que sur la préservation de ces milieux. Les vidéos et les présentations sont disponibles.
Dans l’étang de Berre en PACA, le crabe bleu est présent depuis le début des années 60. Les captures du crabe bleu sont restées très exceptionnelles jusqu’à l’automne 2023 où des pêcheurs ont remonté jusqu’à 80 crabes par marées. Des pêches de régulations et de suivis ont été mises en place entre mai et octobre 2024, avec un suivi biométrique. Un pic d’abondance été observé entre août et octobre 2025.
Vous ne le croirez peut être pas, mais une nouvelle espèce d’ostracode a été découverte dans les graviers formant le lit du Buëch. Vous ne savez pas ce que c’est qu’un ostracode ? Pas de panique, Pierre Marmonier, enseignant chercheur au Laboratoire d’Écologie des Hydrosystèmes Naturels et Anthropisés à l’Université Lyon 1 et Colin Issartel, assistant ingénieur, nous expliquent tout ce qu’il y a à savoir sur ce minuscule crustacé et sur son confrère découvert dans les eaux du Jabron voisin.
Une étude commandée par le chimiste met en lumière la forte imprégnation aux PFAS des nappes phréatiques présentes sous le site de la multinationale et à ses abords, à Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Le document révèle l’existence d’un autre foyer de pollution majeur à proximité.
La société Cactile, guidée par l’urgence de l’adaptation au changement climatique, s’est fixée pour ambition de « transformer les bâtiments en cactus ». Elle a imaginé des réservoirs modulables qui permettent d’utiliser les toitures en pente, les clôtures de jardin et les façades des bâtiments pour stocker l’eau de pluie. Une première façade stockante a été mise en service dans le Tarn au mois d’août 2025.
La remise à ciel ouvert de la Drize sur 450 mètres a été officiellement inaugurée en présence des autorités le mardi 25 novembre 2025. La renaturation de la Drize, tout comme celle de l’Aire, s'inscrit dans le cadre du projet de renouvellement urbain du périmètre Praille Acacias Vernets.
Longtemps exploité par les pêcheurs, cet "or gris" est en déclin depuis plusieurs années. Un projet scientifique, piloté par l’IFREMER et réunissant plusieurs organismes, a été lancé pour comprendre pourquoi les palourdes locales ont disparu et, peut-être, les réintroduire.
Reporterre a eu accès aux détails d’une enquête hors norme, conduite de 2023 à 2025 par les douanes et la justice française sur un trafic international de civelles. Un braconnage à plusieurs millions d’euros.
Cette journée d’échanges, organisée par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes (CEN Occitanie) dans le cadre du projet Life Biodiv’France coordonné par l’OFB, a rassemblé 39 participants issus des sphères scientifiques et techniques autour d’un objectif commun : mieux intégrer la continuité écologique piscicole dans la gestion des marais littoraux. Faisant suite au webinaire du 26 juin dernier, cette rencontre a permis de partager les connaissances actuelles sur la migration de l’anguille, de présenter des outils de suivi et d’aide à la décision et de favoriser les échanges entre gestionnaires et scientifiques pour une meilleure prise en compte opérationnelle de cet enjeu. Les présentations sont disponibles.
La mobilisation de crédits dédiés dans le cadre de la Stratégie Ecophyto 2030 doit permettre d’accélérer la démarche de délimitation des aires d'alimentation des captages en particulier dans les situations de blocage. Une instruction, dévoilée ce 22 novembre, revient sur le modus operandi de ce financement selon différentes modalités, dont l’opportunité est à apprécier localement par les préfets.
L’état des lieux 2025 révèle une dégradation préoccupante des eaux de La Réunion, malgré quelques progrès localisés. Ce diagnostic, première étape du futur SDAGE, souligne l’urgence de renforcer les actions pour préserver la ressource et les milieux aquatiques.
Le plan d’eau du Boulard et le Merdanson de Chaponost connaissent actuellement une métamorphose. L’étang à l’eau stagnante laissera prochainement place à une rivière vivante. Le site sera réaménagé pour laisser plus de place à la biodiversité tout en offrant un lieu de promenade aux habitants. Damien Combet, Maire de Chaponost, et Serge Bérard, Président du SMAGGA nous apportent des précisions sur ce projet d’envergure.
Le 6 novembre, l'ANEB a organisé, en partenariat avec la fédération des SCoT, un webinaire dédié à l’intégration des enjeux liés à l’eau dans les documents de planification territoriale. La vidéo et la présentation sont disponibles.
Un nouveau projet transfrontalier ambitieux démarre sur le territoire rhénan : « Restauration et résilience des zones humides du Rhin supérieur ». Son objectif : partager, mutualiser et renforcer, de part et d’autre du Rhin, les pratiques permettant de préserver les zones humides de la plaine rhénane, véritables réservoirs de biodiversité et ressources essentielles pour l’eau, le climat et les territoires.
L'espace Gisèle Halimi à la Mosson a accueilli les représentants de la Métropole, de la Régie des eaux, de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse et de l'ALEC, pour présenter Adaptoneau, le programme d'adaptation au changement climatique de la Régie des eaux et de la Métropole de Montpellier. Face aux enjeux de raréfaction de l’eau, Adaptoneau vise à encourager des usages plus responsables grâce à une action collective.
L’EPMP assure la gestion collective de la ressource en eau souterraine et superficielle du marais Poitevin. Il s’est doté pour cela de divers outils opérationnels et de communication, notamment des seuils piézométriques « courbes » qui contribuent à mettre en œuvre une modulation optimisée des prélèvements et un système d’information sur la ressource en eau.
Le Cerema, l'Association Nationale des Elus du Littoral et le Ministère de la Transition Ecologique, avec le soutien des Agences de l’Eau, l’Office Français de la Biodiversité et la Banque des Territoires, ont lancé un programme pour accompagner les territoires littoraux dans le déploiement de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT). 40 projets sont aujourd'hui accompagnés. Présentation des objectifs et enjeux des démarches lauréates.
Gestionnaire du bassin versant Charente amont, la coopérative Cogest’eau a déposé une demande de prélèvement deux fois supérieur à la consommation actuelle des irrigants, dans un secteur où les cours d’eau sont déjà sinistrés.
Il s’enfonce chaque jour davantage, entraînant la biodiversité dans sa méticuleuse descente. Menaçant, aussi, les ouvrages routiers et autres l’enjambant. Ce n’est pas neuf : privé par l’activité humaine de l’apport de sédiments, le lit du fleuve Loire, dans son département éponyme est environ 2 m plus bas qu’il y a 70 ans ! Rythme aussi anormal qu’inquiétant. Chapeauté par le Département, le programme « Life en Forez » (2023 – 2030) vise à le « réalimenter » sur 30 km. Expérience inédite sur le fleuve témoignant plus de l’exploration concrète de remèdes que d’un traitement 100 % salutaire à ce problème de fond…
La Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) intéresse de plus en plus de territoires. Ces projets sont cependant complexes à mettre en œuvre et des difficultés réglementaires, financières, organisationnelles peuvent survenir. Le Cerema s’est intéressé aux obstacles rencontrés par les acteurs et à la manière dont ils sont parvenus à les dépasser.
Pour la première fois depuis 2012, les vannes du lac Ontario menant vers le fleuve Saint-Laurent se sont ouvertes vendredi, ce qui permet donc pendant 36 heures, soit jusqu’à 19 h 01 samedi, d’augmenter le débit sortant à 500 mètres cubes par seconde. Un prêt d’eau éphémère qui ne réglera pas l’importante sécheresse qui touche le Saint-Laurent et une bonne partie du Québec, mais qui permettra notamment aux plaisanciers d’extirper leur bateau du sol du fleuve avant l’arrivée du gel.
Le Centre de ressources Cours d'eau de l'Office Français de la Biodiversité organisait une Journée d’Échanges Techniques à destination des professionnels des milieux aquatiques consacrée à la résilience des rivières face au changement climatique. Les présentations sont disponibles.
Face au réchauffement climatique, l'irrigation traditionnelle pourrait offrir une solution durable, notamment dans les régions qui disposent de bisses. En Valais, une quarantaine de personnes, dont plusieurs scientifiques, ont récemment observé la gestion de l’eau sur le Grand Bisse d’Ayent.
En installant de nouveaux téléphériques, la Société d’aménagement touristique de l’Alpe d’Huez a multiplié les travaux invasifs dans les milieux naturels, sans autorisation. Aux Deux-Alpes, elle a effectué des remblais sur des zones glaciaires et touché au glacier de Mont-de-Lans.
Trois accords de territoire visant à préserver et restaurer les milieux naturels des bassins de la Creuse et de la Gartempe, ont été signés, jeudi 30 octobre, à Saint-Martial-le-Mont (Creuse). Et ce en présence de Loïc Obled, directeur de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.
De Serre-Ponçon a Briançon, les collectivités étudient collectivement la possibilité de désigner un opérateur historique pour la gestion des cours d’eau en Haute-Durance, le SMAVD (Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance). Les quatre communautés de communes se donnent jusqu’à l’été 2026 pour décider de déléguer ou non cette compétence à la croisée de nombreux enjeux : ressource en eau, risques naturels, biodiversité, agriculture et activité économique.
L’autorisation, le 20 octobre, d’un projet d’exploration pétrolière au Brésil expose les côtes guyanaises à un risque de marée noire. Pourtant, le sujet n’est pas à l’agenda politique de la France.
En juillet 2025, la Communauté d’agglomération Béziers Méditerranée a signé avec Suez un contrat de concession de douze ans couvrant l’assainissement collectif, non collectif et la gestion des eaux pluviales. Ce partenariat, qui entrera en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2027, ouvre la voie à une expérimentation inédite en France : recharger la nappe alluviale de l’Orb avec des eaux usées traitées et purifiées.
Au cœur du Parc Naturel Régional du Livradois-Forez, la Dore trace son chemin à travers vallées, forêts et prairies. Notre Balade nous emmène à la découverte d'une partie de son bassin versant dans le secteur de Vollore-Montagne.
Comment concilier gestion du trait de côte et préservation des milieux marins ? Un référentiel intégrant les dernières connaissances est disponible pour les acteurs de la gestion du littoral. Il offre une vue d'ensemble des approches de gestion du trait de côte et présente les principales techniques mobilisées, en précisant leurs effets potentiels sur les écosystèmes marins et les mesures environnementales associées.
Les animaux sauvages, eux aussi, ont des problèmes d'accessibilité. Une association iséroise s'est lancée dans un inventaire des points d'eau dans le Parc Naturel Régional de Chartreuse, afin de vérifier si ces derniers étaient accessibles aux crapauds et libellules, notamment. Cet inventaire est la première étape d'une série de mesures concrètes : les bénévoles du Pic Vert, association basée à Coublevie (Isère), vont installer sur ces points d'eau des aménagements pour la faune.
En collaboration avec des collègues suédois, une biologiste de l'UdeM démontre que les plantes aquatiques présentes dans et autour des lacs aident ces plans d'eau à absorber le carbone.
Le contrat Loire et ses annexes est un programme d’envergure pour redonner souffle au fleuve et à ses milieux naturels. Il allie restauration écologique, innovation technique et mobilisation collective. Le programme de rééquilibrage du lit de la Loire, cœur du contrat, cible trois secteurs d’intervention : Montjean - Ingrandes, Anetz - Oudon et Bellevue - Sainte-Luce-sur-Loire.
Le Centre International UNESCO sur l’Eau ICIREWARD et la Fondation de l’Eau Groupama Méditerranée unissent leurs forces pour lancer le Prix Aqua Scientia. Organisé pour la première fois cette année, décerné tous les deux ans, ce prix a pour vocation de mettre à l’honneur un chercheur et une chercheuse auteurs de thèses de doctorat dont les travaux scientifiques font progresser la connaissance dans le domaine de l’eau douce.
Le Conseil scientifique du comité de bassin Seine Normandie vient d’émettre un avis sur le projet de mise à grand gabarit de la Seine entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine. Il apparaît clairement que le projet ne répond pas aux défis climatiques et qu’il contribue à amplifier les dommages et les risques vis à vis des milieux aquatiques. Il implique notamment de détruire une des plus importantes zones humides de l’hexagone et zone d’expansion naturelle de la Seine. Il impacte directement le lit de la Seine et la nappe alluviale.
La communauté de communes Rhône Crussol et la communauté d’agglomération Arche Agglo mettent en pratique une technique d'hydrologie régénérative, le « Keyline design » auprès d’une quinzaine d’agriculteurs. Et ça marche !
On parle ainsi de ripisylves pour décrire la flore qui peuple les rives et de forêts alluviales pour parler des forêts qui jouxtent les cours d’eau (et qui sont souvent des « forêts inondables »). Riches d’une biodiversité précieuse, les ripisylves rendent un grand nombre de services écosystémiques. Tout du moins, lorsque les pressions exercées par les activités humaines ne les ont pas dégradées… Comment mieux gérer ces milieux fragiles et pourtant protecteurs, notamment face au changement climatique ? Une question à laquelle répond l’ouvrage paru en octobre 2025 aux éditions Quae, librement accessible en ligne. Dans le texte ci-dessous, ses coordinateurs scientifiques expliquent pourquoi et comment protéger ces bijoux méconnus de biodiversité.
Autour de la Bresle, les mares et les haies sont des réservoirs de biodiversité. Des aides financières existent pour tout le monde, afin de les développer.
Dans ces circonstances, les distributeurs d’eau potable peuvent-ils continuer de livrer une eau souterraine quasiment non traitée ? Pourquoi certains problèmes identifiés depuis longtemps, comme la pollution par les nitrates, ne sont-ils toujours pas vraiment résolus ? L’édition 2025 de la journée d’infEau de l’Eawag, le 4 septembre, était dédiée à ce genre de questions. Les scientifiques de l’Eawag y ont présenté les résultats de leurs recherches et proposé des outils pour aider les responsables et les autorités à protéger la ressource en eau potable, d’un point de vue tant quantitatif que qualitatif. Nous vous présentons les principaux points dans les articles suivants.
À l’occasion du congrès de l’Anem qui se tient dans la station-village pyrénéenne des Angles, les 16 et 17 octobre, la Caisse des Dépôts dévoile un nouveau programme pour la montagne doté de six milliards d’euros d’ici à 2030. L’enjeu : aider les collectivités à diversifier leur économie et à répondre aux enjeux du changement climatique.
Le jury des Trophées de l’eau a retenu 4 actions exemplaires en faveur de l’eau et de la biodiversité. Vous avez jusqu’au 1er décembre, minuit, pour donner votre avis et choisir votre action préférée ; celle-ci sera peut-être le prochain Grand Prix 2026 !
Créée à l’initiative de Voies navigables de France, sous l’égide de la Fondation du patrimoine, la Fondation Terres d’eau incarne une ambition : agir pour l’eau, la biodiversité et le patrimoine de l’ensemble de nos fleuves, rivières et canaux en France. La Fondation Terres d’eau mobilise un réseau d’acteurs publics, privés et citoyens pour préserver et valoriser le patrimoine fluvial français.
Les barrages vieillissants sont démantelés par centaines aux États-Unis. Parce qu’ils sont dangereux, surtout dans un contexte de changement climatique. Et parce qu’ils nuisent à la biodiversité. Le Québec, confronté aux mêmes enjeux, s’apprête à suivre la tendance.
Dans le cadre d’un programme européen de restauration à l’échelle du massif vosgien, le Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine a actualisé l’inventaire des tourbières grâce à un important travail de terrain et à l’intégration du critère pédologique. Cette démarche a permis d’affiner la connaissance de la répartition des tourbières au sein d’un territoire spécifique, le massif des Vosges, situé dans le département du même nom. Plus de trois cents entités tourbeuses ont ainsi été cartographiées, soit un nombre plus que doublé par rapport au précédent inventaire de 2013, qui reposait uniquement sur la présence d’espèces caractéristiques des milieux tourbeux.
Long de 107 kilomètres, ce méga-canal doit relier d’ici à 2032 la Seine aux grands ports belges et hollandais. Alors qu’il est présenté comme un projet vert, ses opposants pointent une infrastructure écocidaire et organisent ce week-end une mobilisation nationale dans l’Oise.
Au printemps, la fonte des neiges murmure sous les pierres ; à la fin de l'été, ce murmure s'affaiblit, hésite, puis disparaît parfois. Ici, dans le massif de Saint-Barthélémy (Ariège), les scientifiques ont interrogé le futur avec l'intimité d'un carnet de terrain et l'audace de la science-fiction : qu'advient-il des sources d'eau et des petits ruisseaux lorsque le climat se réchauffe ? Ronan Abhervé (INRAE, SAS) et ses collègues, tente de répondre à cette question dans un article paru dans WWR en octobre 2025 - « Projected Climate Change Impacts on Groundwater–Surface Water Connectivity in a Compartmentalized Mountain Headwater Bedrock Aquifer ». Pour ce faire, les auteurs ont créé un jumeau numérique du bassin versant en y simulant les conditions météorologiques de demain.
Le rapport d’étape 2024-2025 sur le mouvement de suppression des barrières en Europe du Sud-Est documente 135 activités, dont 33 suppressions de barrières dans sept pays en seulement 18 mois, marquant un tournant pour une région longtemps à la traîne par rapport au reste de l’Europe en matière de reconnexion de ses cours d’eau.
En amont de Troyes, le lac artificiel d’Orient permet de réguler les flux de la Seine (crues et étiages) depuis 1966. Le vieillissement des parements du lac barrage a motivé un renforcement inédit : 230.000 tonnes d’enrochement. Les travaux sont en cours, jusqu’en 2027.
Mercredi 1er octobre 2025, 40 agriculteurs et acteurs locaux se sont réunis à Écuras pour échanger sur le dispositif PSE (Paiements pour Services Environnementaux), en présence de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, pilote de la démarche. Cette réunion marque le lancement de ce dispositif d’aide sur une partie du territoire de l’aire d’alimentation du captage des sources de la Touvre, en lien avec la stratégie de préservation de la qualité de l’eau validée par la CLE en juin 2025.
Deux Rendez-vous Gest’eau dédiés aux SAGE ont été organisés en 2025. Le premier s’est tenu le 14 janvier et était consacré aux avis des CLE. Et le second a eu lieu le 20 juin, il portait sur la prise en compte des zones humides dans les documents constitutifs des SAGE. Les supports des présentations et les vidéos des interventions sont désormais disponibles.
Dans cet épisode, Thierry Burlot, président du comité de bassin Loire-Bretagne, nous explique pourquoi l’Agence de l’eau Loire-Bretagne a financé les études HMUC à l’échelle du bassin. En parallèle, Hélène Anquetil de l’Office Français de la Biodiversité, détaille l’impact du changement climatique sur la disponibilité en eau et les milieux aquatiques, et Jean-Luc Barbo, président de la Commission Locale de l’Eau, nous présente son rôle de concertation entre les acteurs du territoire.
Hausse de la température de surface, pollution plastique et perte de la biodiversité… Toutes les zones de l’océan sont désormais affectées par les activités humaines, selon un rapport du programme européen Copernicus.
Huit nouvelles collectivités viennent d’intégrer le Programme d'Accélération de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) littoral, co-piloté par le Cerema et l’A.N.E.L., avec le soutien des Agences de l’Eau, de l’Office Français de la Biodiversité et de la Banque des Territoires. Elles vont être accompagnées par le Cerema pour monter des projets d’études d’opportunité ou de faisabilité en
vue de bénéficier d’une aide financière jusqu’à 80 %. Ce programme, lancé en 2024 sous l’égide ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, répond à la mesure 18 du Plan d’action pour une gestion résiliente et concertée de l’eau, dit « Plan Eau », initié le 3 avril 2023. 41 collectivités bénéficient désormais de ce programme.
Le CPIE collines normandes, basé à Athis-Val-de-Rouvre (Orne), coordonne cet automne la restauration de dix mares bocagères chez des agriculteurs partenaires en Suisse normande.
Ce vendredi 26 septembre à Montpellier, Nicolas Mourlon, directeur général de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, et Patrick Flammarion, directeur général délégué à l’expertise et l’appui aux politiques publiques d’INRAE, représentant Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE, ont signé un nouvel accord-cadre de partenariat pour la période 2025-2030. Forts des résultats obtenus depuis leur précédent accord signé en 2020, les deux partenaires consolident une alliance établie depuis 2006 pour mieux répondre aux enjeux de la ressource en eau, de la qualité des milieux aquatiques et de l’adaptation au changement climatique.
Les élus ont validé, jeudi 25 septembre, le principe du paiement des agriculteurs pour services environnementaux autour du captage d’eau potable des Mortiers, à Clavette.
L’Office français de la biodiversité (OFB) et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) lancent une opération de grande envergure dans la Réserve naturelle nationale de la baie de l’Aiguillon pour restaurer les vasières de ce site exceptionnel classé parmi les plus importants d’Europe pour l’accueil des oiseaux migrateurs.
Les tenants de l’agro-industrie luttent toujours contre la révision de la gestion de l’eau en Bretagne. Dernière action : un courrier aux maires, signé par de grosses coopératives. Pour l’instant, le lobbying n’est pas victorieux.
Situé en Savoie, dans les Alpes françaises, le lac du Bourget a été désigné, samedi, "réserve de biosphère" par l'Unesco. L'organisation a salué la coexistence de 180 000 habitants et de "plus de 6 100 espèces animales et végétales répertoriées", "ce qui en fait un modèle alpin où biodiversité, patrimoine et communauté prospèrent ensemble".
Des rivières aux océans, le plastique transite par les estuaires, des zones vitales pour la biodiversité, mais fragiles. Pour mesurer son impact, une recherche franco-canadienne s’appuie sur un minuscule crustacé, « Eurytemora affinis », véritable sentinelle écologique qui doit aider à mieux comprendre les effets de la pollution par les micro et nanoplastiques.
Le Jardin de la sente des rivières à Montivilliers (Seine-Maritime) conjugue régulation écologique, biodiversité retrouvée et usages partagés. Pensé comme une zone humide en ville, ce projet de génie écologique illustre comment l’eau, le sol et le vivant peuvent guider l’aménagement urbain.
C’est officiel, nous avons dépassé la 7e limite planétaire, celle de l’acidification des océans. L’étude de Findlay & al. (2025) annonçait déjà en juin 2025 que la limite planétaire de l’acidification des océans était dépassée. C’est cette fois une évaluation scientifique du Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK) et l’équipe emmenée par Johan Rockström qui le confirme pour de bon.
C'est l'une des nombreuses rivières méconnues qui irriguent le Grand Paris. Le Sausset s'écoule à travers la plaine de France autrefois agricole et désormais largement urbanisée. Pour le protéger, plusieurs collectivités, emmenées par la Métropole du Grand Paris, ont entrepris sa renaturation. Pourquoi ? Comment ? Les experts œuvrant à sa protection nous l'expliquent en podcast.
Dans la vallée du Grésivaudan, au pied des Alpes, le projet Isère Amont déploie depuis 2004 une réponse innovante et concertée aux inondations : redonner de l’espace à la rivière plutôt que la contraindre. Grand Prix du Génie Écologique 2024, ce chantier porté pendant près de 10 ans par le Syndicat Mixte des Bassins Hydrauliques de l’Isère (SYMBHI) conjugue restauration des milieux, gestion raisonnée du risque, et réappropriation de la rivière par les habitants. Une démonstration grandeur nature de l’efficacité des solutions fondées sur la nature (SfN) — et un levier d’action pour tous les territoires exposés.
Multidisciplinaire, le projet européen GreenStorm s’intéresse au fonctionnement des solutions fondées sur la nature dédiées à la gestion des eaux pluviales urbaines. L’enjeu est d’en améliorer la conception et la diffusion à l’échelle de la ville, en garantissant leur efficacité et leurs bénéfices sous climat futur, tout en tenant compte du contexte local. Le Cerema et l’Ecole des Ponts Paris Tech pilotent ce projet qui réunit 14 partenaires de 5 pays.
À travers son activité de directeur de recherche en écologie ingénieriale à l’INRAE mais également ses nombreux mandats d’élu – parmi lesquels maire de Saint-Nicolas-de-Macherin et vice-président en charge du cycle de l’eau à la communauté d’agglomération du pays voironnais–, Freddy Rey défend avec conviction les solutions fondées sur la nature (SfN) pour la gestion, en particulier, du risque inondation. Il insiste sur leur capacité à répondre à de multiples enjeux – préservation de la biodiversité, gestion du risque, qualité de l’eau… – à des coûts raisonnés. Et invite le législateur à encourager la mobilisation du génie écologique par les élus.
L’étude nationale PestiRiv a mis en lumière la surexposition aux pesticides des riverains d’exploitations viticoles. Un évident constat qui nécessite des changements de pratiques. Une piste déjà suivie par de nombreux agriculteurs, accompagnés dans leurs démarches par les collectivités et institutions, à l’image de la commune de Canet d’Aude ou du syndicat mixte Réseau 11.
En montagne, les épisodes de sécheresse estivale ont eu raison de zones humides comme les mares. Des bénévoles restaurent ces précieux puits de biodiversité.
À Vindry-sur-Turdine (69), le Torranchin retrouve vie grâce à un ambitieux projet de restauration écologique. Porté par le Syndicat de rivières Brévenne et Turdine (SYRIBT) et ses partenaires, avec le soutien de l’agence de l’eau, ce chantier mené avec persévérance depuis 2017 permet aujourd’hui aux poissons de circuler à nouveau librement et améliore durablement la qualité des milieux aquatiques.
EDF mène deux chantiers de fronts sur le Rhin, à hauteur de Rhinau et Marckolsheim (Bas-Rhin) : la construction de deux passes à poissons, parmi les plus grandes d'Europe, pour permettre aux poissons migrateurs comme le saumon de franchir les centrales hydroélectriques et remonter le fleuve.
Le recul alarmant de la Caspienne, plus grande mer fermée du monde, entraîne des bouleversements écologiques, humains et géopolitiques dans toute cette zone aux confins de l’Europe. Les pays qui l’entourent semblent déterminés à agir, mais leur réaction risque d’être trop lente face à ce changement très rapide.
À Saint-Pantaléon-de-Larche, en Corrèze, la mairie transforme le centre-bourg pour lutter contre les inondations et les îlots de chaleur : parkings perméables, ruisseau remis à ciel ouvert et verdissement des espaces publics.
Dans l'Indre, un arrêté préfectoral est en préparation pour tenter de limiter les dégâts causés par des castors chez un agriculteur de la vallée de la Trégonce, depuis maintenant deux ans. Protégé, l'animal ne peut être chassé.
Les techniques alternatives de gestion à la source des eaux pluviales sont de plus en plus présentes dans le paysage urbain. L’objectif principal ? Restaurer le cycle naturel de l’eau, afin de lutter contre les inondations par ruissellement, dues à l’imperméabilisation et l’artificialisation des sols. Comme tout ouvrage, ces techniques alternatives s’inscrivent dans un système socio-technique existant, qui doit s’adapter. Les collectivités locales qui ont compétence dans la gestion des eaux pluviales et usées sont donc en première ligne pour relever ces « nouveaux » challenges. Tout en s’assurant que les habitant.e.s en comprennent les enjeux.
Dans la forêt de Chaux, la Clauge avait quitté son lit suite à de nombreux drainages. Une restauration écologique a été menée par l'ONF, afin notamment de favoriser la reproduction des batraciens.
Le Réseau suisse des eaux souterraines (CH-GNet) vise à favoriser la création de savoirs, à accompagner les projets spécialisés et à faciliter les échanges entre recherche et terrain. L’hydrogéologue Mario Schirmer a participé à sa fondation et fait partie de son équipe de direction. La collaboration entre recherche, administration et population lui tient particulièrement à cœur.
Un chantier écologique débute aux étangs des Mayères, à Issoire (Puy-de-Dôme). Objectif : restaurer les milieux aquatiques sur ce site naturel de 80 hectares.
Le fleuve Garonne, colonne vertébrale écologique du sud-ouest de la France, est aujourd'hui au coeur d'un ambitieux projet européen. Le 23 septembre prochain, l'Etablissement Public Garonne, Gascogne et affluents pyrénéens déposera officiellement une candidature au programme LIFE nature, avec pour objectif de restaurer les milieux naturels classés Natura 2000 du fleuve et de renforcer sa résilience écologique.
Les cinq premières fiches de cette série sont parues. Elles portent sur la réutilisation des eaux usées traitées en agriculture pour préserver le milieu récepteur, avec une expérience menée par deux agriculteurs, sur des économies de l'eau dans les espaces verts et les bâtiments communaux à Mérignac, sur l'optimisation de l'arrosage des espaces verts et sur les réutilisation des eaux usées traitées dans l'agriculture.
Pour la première fois en 40 ans, les remontées d’eau froide au large du Panama, appelées upwelling, n’ont pas eu lieu. L’arrêt de ce courant aurait d’énormes effets sur les espèces marines, et sur ceux qui en vivent.
Sur le domaine de Vilvert à Jouy-en-Josas (Yvelines), la Bièvre a retrouvé en 2025 un cours d’eau sinueux en contrebas du centre de recherche INRAE, dans le cadre d’un projet de renaturation porté par le Syndicat intercommunal pour l’assainissement de la vallée de la Bièvre (SIAVB). Ce chantier conduit sur des terrains appartenant à INRAE, en dehors de l’enceinte du centre, s’inscrit pleinement dans la stratégie de transition écologique de l’Institut.
Les sécheresses ne posent pas seulement problème pour les stocks d’eau potable et pour l’agriculture : elles occasionnent aussi des dégâts sur le bâti à travers le retrait-gonflement des argiles. Ce phénomène est en pleine expansion en France du fait du changement climatique, avec un point de bascule notable en 2015.
La justice a ordonné à l’État de revoir ses procédures d’autorisation de mise sur le marché des pesticides. Cette décision « historique » reconnaît le « préjudice écologique » de la contamination des milieux par ces substances.
Lorsque les enjeux socio-économiques sont importants et ne peuvent être déplacés, des actions sont possibles pour limiter localement l’érosion naturelle des berges de cours d’eau. Les techniques de génie végétal apparaissent alors comme des solutions de protection à la fois efficaces, résilientes et favorables à la biodiversité. Cependant, leur durabilité peut être compromise par des processus naturels tel que l’affouillement qui correspond à un enfoncement localisé du lit qui advient au niveau d’un rétrécissement, d’une sinuosité ou d’un obstacle à l’écoulement. Bien que déterminant pour leur stabilité, ce processus est encore trop peu intégré dans le dimensionnement des ouvrages végétalisés. Cet article propose une synthèse inédite de onze formules d’estimation de profondeur d’affouillement en méandre issues de la littérature scientifique, et met à disposition un outil pratique pour accompagner les concepteurs dans une approche plus robuste et éclairée.
Depuis le 18 août 2025, un chantier d’envergure est en cours sur l’Huisne, à la confluence avec la Sarthe, au niveau de l’allée des Pêcheurs. Le Mans Métropole a lancé les travaux de démantèlement du barrage des Bouches d’Huisne, couplés à une restauration écologique des berges et à la création d’habitats naturels pour la faune et la flore. L’opération doit s’achever le 21 novembre 2025, à l’occasion des écourues, période triennale durant laquelle le niveau de la Sarthe est abaissé pour permettre de tels aménagements.
Dans un contexte de dégradation des berges liée aux pressions anthropiques, les techniques de génie végétal constituent des réponses pertinentes alliant efficacité technique et respect des écosystèmes. Les fascines d’hélophytes s’inscrivent dans cette logique en proposant une solution fondée sur la nature, adaptée aux milieux calmes, pour stabiliser les berges tout en favorisant la biodiversité. Cet article présente les principes de mise en œuvre, les matériaux utilisés et les bénéfices attendus de cette technique, en vue d’en faciliter l’intégration dans les projets de restauration écologique.
A Altenach (Haut-Rhin), l'eau est une donnée essentielle, mais fragile. L'association de la Maison de la Nature du Sundgau fait un grand travail de sensibilisation auprès des jeune, et l'Epage, l'établissement public qui partage ses locaux, oeuvre au quotidien pour protéger le cycle de l'eau.
À Figeac, le grand chantier de la rentrée se situe sans aucun doute au Surgié où d’importants travaux s’engagent. Ce projet de renaturation très contesté pour son ampleur et son coût est porté par la ville avec le concours du syndicat mixte Célé – Lot médian. Alors que l’obtention de nouvelles aides européennes vient d’être annoncée, les opposants au projet annoncent le dépôt d’un nouveau recours visant à suspendre les travaux.
Le CPIE Brenne-Berry lance son réseau participatif sur le castor ! Le but est de vous sensibiliser et former, habitants et habitantes de l’Indre, pour nous aider à recenser cette espèce emblématique présente sur notre département, et ainsi mieux la connaître et mieux la protéger.
La stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte est définie à l’article L321-13 A du code de l’environnement comme le "cadre de référence pour la protection du milieu et la gestion intégrée et concertée des activités au regard de l’évolution du trait de côte à l’échelle d’une cellule hydro-sédimentaire et du risque qui en résulte". La stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte est élaborée par l’Etat en concertation avec les collectivités territoriales, le Conseil national de la mer et des littoraux, la communauté scientifique, les acteurs socio-économiques et les associations de protection de l’environnement concernés. Avant son adoption par décret, le projet de stratégie nationale, accompagné d’une synthèse de son contenu, est mis à la disposition du public.
L’Italie a ajouté quatre zones humides à la Liste des Zones humides d’importance internationale, ce qui porte à 61 le nombre total de « Sites Ramsar » du pays.
Moins de pesticides, plus de biodiversité : dans le Doubs, les paiements pour services environnementaux ont été expérimentés avec succès. La communauté urbaine Grand Besançon Métropole (GBM) a accompagné 27 agriculteurs pour les aider à instaurer des pratiques préservant l’eau et la biodiversité. Alors que la fin de l’expérimentation approche, le bilan est positif.
Ce 29 août, l’agence de l’eau Loire-Bretagne, Golfe du Morbihan-Vannes agglomération, Auray Quiberon Terre Atlantique et leurs partenaires signent un nouvel accord de territoire pour 2025-2027. Objectif : restaurer les milieux aquatiques et améliorer la qualité de l’eau sur les bassins versants côtiers du Golfe du Morbihan, de Quiberon à Pénerf.
Ces installations en pierre qu'on voit souvent dans les villages sont un vestige du passé, mais aussi - on le sait moins - un havre de paix pour la biodiversité, en particulier pour les amphibiens. A Plaintel (Côtes-d'Armor), une association mène des travaux de restauration écologique des lavoirs.
Cet article propose une analyse prospective sur l’avenir de la diversification maraîchère et légumière en région parisienne, en France, sous l’angle de la ressource en eau. Cette diversification est indispensable en raison de sa contribution variée et quasi-permanente le long de l’année aux systèmes alimentaires territorialisés, notamment à la restauration collective. Cependant, la demande relativement importante en eau de ces cultures d’une part, et la disponibilité de cette ressource pour l’irrigation d’autre part, soulèvent des questions sur la viabilité de cette diversification.
Entre la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher qui encourage sa non-remise à l’eau et la Fédération nationale de pêche et l’Office français de la biodiversité qui s’y opposent, quel avenir attend le silure en Indre-et-Loire ?
Vous trouverez les rapports d'expert.e.s sur les différents modules de recherche du projet national de recherche sur les castors 2021-2023. Vous trouverez de brefs résumés des différents modules de recherche sous les liens directs ci-dessous : Recensement national des castors 2022 ; Influence du castor sur la biodiversité ; Effets des barrages de castor sur le comportement des poissons ; Le castor et la qualité de l'eau ; Les activités des castors et le cycle du carbone ; Modélisation de plaines alluviales créées par le castor en Suisse.
Le conseil scientifique du comité de bassin Seine-Normandie a formulé un avis sur la sobriété en eau. Il vise à clarifier cette notion, objet d’acceptions diverses qui gênent sa bonne compréhension. Elle est ainsi souvent confondue avec l’efficacité, la substitution, le recyclage ou la stratégie de lutte contre les pénuries. Par conséquent, les actions promues et soutenues face au risque sécheresse sont le plus souvent en premier lieu la mobilisation d’autres ressources en eau, puis l’amélioration de l’efficacité, et en dernier lieu seulement (voire pas du tout) les actions portant sur la sobriété, alors qu’elles devraient être prioritaires.
Séverine Deutsch vit un cauchemar environnemental et sanitaire depuis plusieurs années à Champ-du-Boult, petite commune près de Vire (14). Sa propriété est devenue, selon elle, "la station d'épuration du village".
À Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, le Syndicat de la rivière Reyssouze et de ses affluents mène un vaste projet de renaturation baptisé " Rey-De-ca" ( Reyssouze, Dévorah, canal de Loëze). L'objectif : redonner à la rivière ses formes et ses fonctions naturelles, altérées par des décennies d’aménagements, pour restaurer la biodiversité, améliorer la qualité de l’eau et renforcer la résilience face au changement climatique. Le programme entend aussi rapprocher les habitants de la Reyssouze, les associer aux décisions et les inciter à s’approprier ce patrimoine commun.
Confrontés à une pénurie d’eau potable due à la sécheresse, ces quatre villages de la vallée des Usses sont alimentés par des camions-citernes depuis deux semaines. Les habitants sont appelés à restreindre leur consommation, tandis que la rivière des Usses atteint un niveau critique.
La Donors’ Initiative for Mediterranean Freshwater Ecosystems (DIMFE) a lancé son appel à projets 2025, visant à soutenir des actions concrètes de conservation et de restauration des écosystèmes d’eau douce à travers la région méditerranéenne.
Depuis quelques jours, des algues vertes filamenteuses pullulent dans la Loire à Orléans. Un phénomène naturel lié aux récentes fortes chaleurs et à un débit très faible. Il ne s'agit pas donc d'un épisode de pollution, même si cela témoigne de l'état écologique "moyen" du fleuve.
Déplacements d’infrastructures, couloirs verts, digues géantes… Tout au long de l’été, Usbek & Rica s’intéresse aux grandes villes internationales qui anticipent les conséquences du dérèglement climatique. Cette semaine, focus sur Jakarta, et sur la toute nouvelle capitale-fantôme Nusantura.
La France dispose du plus grand réseau fluvial d’Europe, mais la navigation est entravée par le manque d’eau, la vétusté du réseau et une plante exotique coriace. Des bateliers sonnent l’alarme.
La fédération de pêche de Lozère va porter plainte après la découverte de centaines de poissons morts dans l'Allier. Une enquête a été ouverte par l'Office Français de la Biodiversité (OFB).
Des équipes d’INRAE et de l’université de Pau et des Pays de l’Adour ont mené une étude en paléoécologie sur des vertèbres de truites communes retrouvées dans des chantiers de fouilles archéologiques en Espagne et en France. Cette analyse, dont les résultats sont parus dans la revue Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, a permis d’étudier la diversité phénotypique lors du dernier maximum glaciaire en Europe, ainsi que la fréquentation des écosystèmes d’eau douce et d’eau salée par cette espèce. Ces travaux ont démontré la capacité d'adaptation de la truite fario face aux changements climatiques du dernier maximum glaciaire.
Ce qui semblait impensable il y a encore quelques années est désormais une réalité : la réouverture de la Seine et de la Marne à la baignade, rendue possible grâce à des décennies d’amélioration de la qualité écologique de l’eau et des travaux d’assainissement. Une victoire collective, pour les habitant•es comme pour la biodiversité et nos cours d’eau. Dans cet épisode, Samia nous emmène sur l’un des sites à Joinville-le-Pont, quelques jours avant l’ouverture. On y croise Frédéric Muller, Vincent Rocher, Abouba Diop et Vincent Markovic, tous acteurs d’un projet hors-norme.
Notre projet Sergent Garcia avait initialement pour but de réintroduire dans l’étang de Berre les huîtres plates, à partir du golfe de Fos où la ressource est suffisante. Les premiers essais n’avaient pas réussi à capter du naissain de cet espèce, mais avaient capté d’autres formes de vie. Le but final étant d’améliorer la biodiversité de l’étang de Berre, le projet a été élargi à toutes les espèces que nous pourrons capter. Le premier transfert a eu lieu il y a trois semaines.
À l’occasion du festival Le Grand Plouf qui s'est déroulé le vendredi 13 et samedi 14 juin 2025 à Die, et en partenariat avec la radio RDWA, nous sommes allés à votre rencontre pour vous tendre le micro. Au fil des échanges, vous nous avez parlé de vos souvenirs, de vos usages, de vos connaissances sur la rivière Drôme. Ces voix collectées lors d’un micro-trottoir donnent naissance à une série de capsules audio sensibles, à découvrir tout au long de l’été… au fil de l’eau. Et pour prolonger l’écoute en lecture, nous avons glissé ici-bas quelques réponses, éclairages et pistes de réflexion.
Les conclusions de l’enquête de l’Office français de la biodiversité que Mediapart publie révèlent que les eaux de Contrex et Hépar contiennent des taux de microplastiques « exorbitants » en raison de décharges laissées à l’abandon par Nestlé qui ont pollué les sources d’eau. Un réel danger pour la santé.
En Espagne, deux projets d’extraction de minerais stratégiques pour l’Union européenne devraient rejeter dans l’eau de grandes quantités de métaux lourds. Une pollution sur le long terme, dans une zone portée par la pêche.
De récentes études sur les Pyrénées révèlent l’ampleur des changements environnementaux dans les écosystèmes montagnards. Le changement climatique s’avère plus intense que prévu, notamment pour les lacs, où les conditions de vie deviennent difficiles, et pour les glaciers. Les conséquences pourraient être dramatiques pour la biodiversité locale et pour le pastoralisme, mais aussi pour beaucoup de personnes, y compris en dehors des régions montagneuses, qui en dépendent pour leur approvisionnement en eau.
Le projet européen INTERREG ALGA (pour Efflorescences Algales dans le Léman face aux changements GlobAux) étudie les effets du changement climatique sur les proliférations d’algues (aussi appelées blooms algaux) dans le Léman. Les objectifs d'ALGA consistent à mieux comprendre : (1) comment ces blooms apparaissent ; (2) quels sont leurs impacts sur les bénéfices et services fournis par le lac, comme l’eau potable, la pêche, le tourisme ou encore la biodiversité ; (3) quelles sont les perceptions et les attentes de la population locale ; (4) et, enfin, établir des propositions pour la gouvernance future du lac. Cette enquête est menée par une équipe pluridisciplinaire regroupant des biologistes et des économistes de différentes institutions (CentraleSupélec Paris-Saclay, Grenoble École de Management, INRAE Thonon, Scimabio Interface).
Pogéis met en relation les détenteurs de foncier et les porteurs de projets de restauration écologique, tout en qualifiant le potentiel de gain écologique des terrains. Le potentiel de gain écologique représente la marge de progrès en termes de biodiversité sur ce terrain. L’existence d'une telle marge de progrès est la condition première pour qu'un site puisse accueillir un projet de restauration écologique. En identifiant des sites à fort potentiel de gain écologique et disponibles, on peut renforcer les continuités écologiques, mais aussi identifier une offre de compensation à des aménagements futurs (séquence Éviter - Réduire - Compenser).
2 000 km en voilier : deux Français ont descendu le Danube, qu’ils explorent pour y estimer la quantité de microplastiques. Reporterre les a rencontrés à Tulcea, ville roumaine à l’entrée de la réserve du delta.
Depuis dix ans, la Fédération des chasseurs du Tarn a restauré 150 mares. Un programme qui assure la présence de gibier, et qui profite également à toute la faune environnante.
En Moselle, les prairies sont bien plus que de simples espaces verts : elles sont le cœur de la biodiversité et de la qualité de l’eau. Samia est partie à la rencontre de la coopérative MOS-Laine, qui valorise la laine des moutons, et contribue à la préservation des prairies et à la protection des ressources en eau. Une initiative innovante qui lie élevage et écologie, tout en offrant aux éleveurs une nouvelle source de revenus. C’est aussi une nouvelle dynamique pour l’ancienne cité ouvrière de Bataville et son territoire.
Une fois l'énergie hydraulique exploitée, il ne reste souvent plus qu'un mince filet d'eau pour la nature dans de nombreux cours d'eau. Face au changement climatique et à la perte de biodiversité, les conséquences en sont de plus en plus graves. Dans un rapport, une équipe interdisciplinaire du WSL, de l'Université de Zurich et de l'Eawag fait le point des connaissances et des lacunes à combler.
La pétition demandant l’abrogation de la loi Duplomb a dépassé, dimanche 20 juillet, le million de signatures, un record absolu. Un palier qui ouvre la voie à une discussion au Parlement. Analyse d’un succès citoyen.
Sur le plateau du Larzac, l’accès à l’eau et sa répartition ont été pensés dès le Moyen Âge. Ce système perdure aujourd’hui, avec des retombées positives pour la biodiversité de cette région bien moins hostile qu’il n’y paraît.
C’est une hécatombe silencieuse. Marais, tourbières, mangroves, lacs, récifs coralliens… 22 % des zones humides ont disparu dans le monde depuis 1970, alerte un rapport des Perspectives mondiales pour les zones humides publié mardi 15 juillet, quelques jours avant la 15ᵉ Conférence des parties à la Convention sur les zones humides à Victoria Falls, au Zimbabwe.
Le Schéma de cohérence territoriale (Scot), en cours de révision, fixe les grandes orientations d’aménagement du Grand-Libournais. Sobriété foncière, préservation des ressources en eau et adaptation au changement climatique : les nouvelles règles brident les projets de construction et d’activités économiques.
Affluent de la Grande Rhue, le Bonjon devient le premier cours d’eau du Cantal à obtenir le label Site Rivières Sauvages ! D’une longueur de près de 20 kilomètres, il prend sa source à 1450 mètres d’altitude dans le Puy-de-Dôme, avant de traverser majoritairement le territoire cantalien.
Avec ces 6 plaquettes, l'agence de l'eau vous propose, pour chaque région du bassin, un aperçu des grands milieux écologiques, des focus sur les espèces et les habitats, les actions de protection et des projets inspirants financés par l'agence de l'eau.
Notre Tour de France des luttes fait étape dans le Puy-de-Dôme, où des associations accusent Volvic d’assécher les milieux naturels pour remplir ses bouteilles. Elles attaquent l’arrêté préfectoral encadrant les prélèvements.
Fondée sur des données de 2023, l’édition 2025 du rapport national de l’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement confirme une forte augmentation du prix total de l’eau, avec une facture moyenne par ménage de 562,80 euros par an, soit 46,90 euros par mois. La consommation reste stable avec toutefois de fortes disparités géographiques. La connaissance technique du patrimoine est, elle aussi, très variable.
La première identification de Myriophyllum heterophyllum dans l’hexagone a été réalisée en juillet 2011 en Haute-Vienne. Depuis cette époque, cette plante immergée, inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes jugées préoccupantes pour l’Union Européenne, a été observée dans de nombreux sites du Nord et de l’Est. En particulier, elle s’est répandue et fortement développée en quelques années dans les voies navigables, y causant de fortes nuisances. Cette évolution rapide a nécessité la mise en œuvre de coûteuses opérations de gestion pour tenter de contenir les populations et permettre la poursuite des activités.
Qu’est-ce qu’un plan de gestion des cours d’eaux ? Quels sont ses objectifs et comment est-il mis en place ? Pour comprendre, l’équipe du Projet de Territoire Garon’Amont est allée à la rencontre de Théo Bulteau, chef de projet « Programme de Gestion Hydromorpholgique » au sein du Syndicat Mixte Garonne Amont.
Avec le réchauffement climatique et l’intensification des activités humaines, les épisodes de prolifération de phytoplancton (les blooms) s’intensifient dans les lacs et les mers. Leurs conséquences sanitaires, économiques et environnementales se font déjà sentir sur l’ensemble du vivant.
Le nouveau guide national PAOT 2025 est désormais disponible. Élaboré par la Direction de l’eau et de la biodiversité, il constitue le document de référence pour accompagner l’ensemble des services de l’État (DDT(M), DEAL, DREAL, agences de l’eau, OFB…) dans l’élaboration, la mise à jour et le suivi des Plans d’Actions Opérationnels Territorialisés (PAOT).
La mission française Constellation Optique 3D (CO3D) prend son envol en juillet. Et la liste des services qu’offriront ses images est déjà longue, notamment pour l’adaptation au changement climatique.
Je vais évoquer cette semaine les immenses potentialités de trois des principales énergies marines, marémotrice (énergie des marées), hydrolienne (énergie des courants marins) et houlomotrice (énergie des vagues), dont les dernières estimations montrent qu'elles pourraient, en théorie, fournir à toute l'humanité l'électricité dont elle aura besoin en 2050, soit environ 46 000 TWh par an. Après être restées pendant des décennies des curiosités de laboratoires, ces formes d'énergies, au potentiel considérable, mais techniquement complexes à utiliser de manière efficace et rentable, sont enfin en train d'arriver à maturité et pourraient contribuer de manière conséquente et décisive au mix énergétique mondial décarboné que nous devrions atteindre en 2050.
Des lignes minces, bleues et droites. Il faut sortir une carte pour constater que bien des rivières agricoles ne suivent plus leur tracé naturel. En Montérégie, un quatuor formé d’agriculteurs et de chercheurs travaille à redonner à un cours d’eau son « espace de liberté » avec le projet « Un méandre à la fois ».
Les effets des parcs photovoltaïques flottants ont été étudiés pendant trois ans par le Fraunhofer-Institut ISE et l’Université de Fribourg. Aucun impact notable n’a été relevé sur la qualité de l’eau, et l’apparition de colonies de moules sous les panneaux pourrait même renforcer la résilience écologique de ces milieux. Le parc solaire flottant de BayWa r.e., Sekdoorn aux Pays-Bas faisait partie des trois sites étudiés.
A l’occasion du début de l’été, la campagne « Eaux Déchets » est lancée à l’échelle nationale sous l’impulsion de France Nature Environnement. Du 20 juin au 20 septembre, fédérations, associations, sentinelles et citoyens sont invités à se mobiliser pour documenter les atteintes et valoriser les initiatives positives en lien avec les déchets dans les cours d’eau.
Les eaux de la Méditerranée ont battu des records de chaleur pour un mois de juin, avec plus de 30 °C enregistrés aux Baléares. Si les impacts sur la biodiversité sont encore difficiles à estimer, les spécialistes décrivent un phénomène de tropicalisation accéléré.
Dans le cadre de son 12e programme Sauvons l’eau 2025-2030, l’agence de l’eau a lancé le 1er juillet 2025 un appel à manifestation d’intérêt doté d’une enveloppe de 50 M€. Ce dispositif vise à déployer, sur des territoires volontaires, des paiements pour services environnementaux à destination des exploitations agricoles, de manière à initier, à l’échelle de leur système, la transition agroécologique et la mise en œuvre de changement de pratiques agricoles favorables à la gestion de la ressource en eau (qualité et sobriété), des milieux humides et de la biodiversité.
Entre sa densité de population et ses richesses naturelles, le littoral est une zone stratégique, mais vulnérable aux événements extrêmes et à la montée du niveau de la mer. Pour mieux prévenir les risques d’inondations côtières, les « jumeaux numériques » allient imagerie spatiale, mesures de terrain et modélisations sophistiquées – afin de fournir des informations fiables aux particuliers et aux décideurs publics.
En Ardèche, les vigneron·nes ne se contentent plus de cultiver la vigne, ils réinventent le cycle de l’eau. Face à la sécheresse et à l’érosion des sols, des solutions écologiques émergent grâce à l’hydrologie régénérative. Antoine nous emmène au cœur des vignes de Laure et Stéphane, où l’eau est ralentie, infiltrée, puis absorbée par la terre. Aux côtés d’autres expert·es du territoire, il explore comment ces pratiques permettent de lutter contre les effets du changement climatique, tout en préservant l’agriculture et la biodiversité.
Fruit de dix ans de recherches participatives animées par le CEN Allier, ce livre de référence sur la rivière Allier, vendu à 4 000 exemplaires, croise patrimoines naturels, historiques et culturels et présente de nombreux témoignages, cartes, dont certaines très anciennes, et plus de 400 illustrations. A l’occasion des 10 ans de la première édition du livre, le CEN Allier et son éditeur Tomacom lancent un appel à souscription pour une réédition augmentée pour fin 2025.
Le Cerema a mis en ligne les données sur les mesures compensatoires concernant les atteintes à la biodiversité sur Geoportail. Ces données ont été intégrées à UrbanSIMUL, l’outil d’observation foncière du Cerema et un plug-in Geomce est disponible. Environ 8 000 mesures compensatoires sont recensées.
Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a retoqué le projet de création d’une retenue collinaire au village de Mauriac, commune de Chaspuzac, en annulant l’accord de la préfecture. Cette dernière et la mairie de Chaspuzac ont décidé de faire appel.
Le Parc naturel régional des Vosges du Nord avait lancé, en 2020, un programme sur trois ans porté sur la préservation de l’écrevisse des torrents, une espèce menacée. Si cette action a porté quelques fruits, l’équilibre global demeure fragile.
Après avoir frôlé l’extinction au cours du XXe siècle, la loutre d’Europe (Lutra lutra) reconquiert peu à peu les rivières françaises. Grâce à un important travail de collecte et de modélisation de données mené par une équipe de recherche française, une carte inédite de l’expansion de l’espèce sur les quinze dernières années vient d’être établie. Cette étude, parue dans la revue Biological Conservation, révèle non seulement une progression régulière de la loutre sur le territoire national, mais aussi la reconnexion de noyaux de population historiquement isolés.
Une série de podcasts a été conçue pour explorer le Viaur autrement ! À travers cette série d’épisodes nous vous proposons de plonger au cœur du bassin versant riche et vivant du VIAUR ! Raconté par celles et ceux qui le connaissent de l’intérieur : techniciens et riverains. En 5 épisodes, partez à la découverte des zones humides, du débit de la rivière, de la ripisylve, des paysages façonnés par l’eau et de la biodiversité du bassin versant du Viaur.
Une étude japonaise, menée dans deux villes sur plus d'une année, révèle la présence de néonicotinoïdes, dont l'acétamipride, dans 91% des échantillons prélevés. Un résultat qui montre donc un nouveau mode de contamination à ces produits toxiques, encore utilisés dans certaines cultures. Avec Jean-Marc Bonmatin, chargé de recherche au Centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans, spécialiste de l’action des neurotoxiques chez les insectes et plus particulièrement chez les abeilles.
L’Office français de la biodiversité et l’Odonat, l’Office des données naturalistes d’Alsace ont publié une liste rouge des poissons du Grand-Est. Cet inventaire inédit a révélé que 20% des espèces de poissons de la région sont menacées d’extinction. Pour en parler, Sébastien Manné, chef du service Connaissance de l'Office français de la biodiversité à la direction régionale du Grand Est avec l'Office des données naturalistes d'Alsace, qui a piloté cette étude.
Le Pôle pour la gestion des MIgrateurs AMphihalins dans leur Environnement (MIAME) est le fruit d'un partenariat entre INRAE, l'OFB, L'institut Agro et l'Université de Pau et des Pays de l’Adour. Avec pour objectif de surveiller et préserver la biodiversité et les écosystèmes continentaux et marins, une quarantaine d'agents se mobilisent en faveur de la R&D, l’expertise, la formation et l’appui aux politiques publiques. Le numéro spécial de la revue "Sciences, Eaux & Territoires" consacré au pôle MIAME est paru récemment, l'occasion de partager une sélection de résultats obtenus sur la période 2019-2024.
Rennes va détruire un parking construit au-dessus de son fleuve la Vilaine et réaménager ses berges. L’idée : adapter la ville au changement climatique et faire revenir la biodiversité.
Le 3 juin dernier (2025) le GIPREB est venu planter, dans le cadre de son projet ReHAB, des zostères naines auprès d’un des « sites de réussite » du projet ZoRRO. Venir planter des zostères naines, désormais communes, à proximité des rares zostères marines de l’étang a été vécu comme une agression par plusieurs membres de l’équipe de ZoRRO. 8 vies a plusieurs fois écrit (exposition, programme ZoRRO3) que nous jugions les zostères naines, en pleine explosion dans l’étang de Berre, responsables de plusieurs échecs de nos plantations de zostères marines. Cet épisode est pour moi symptomatique des errements d’un organisme qui semble mal accepter les discours ou les projets alternatifs au sien et s’est trompé plusieurs fois sur les zostères sans l’admettre.
Le 6 juin 2025, le Forum Départemental de l’Eau à Provins a réuni 300 participants pour lancer le 4e Plan Départemental de l’Eau 2025-2030. Ce nouveau PDE marque 20 ans d’engagement en Seine-et-Marne, avec une gouvernance renforcée autour des élus et une ambition renouvelée face aux défis climatiques et écologiques.
Au nord de Montpellier, une association environnementale a remarqué une dégradation nette des rivières. En cause : des stations d’épuration défectueuses, qui rejettent des eaux polluées.
Construire des approches stratégiques à plusieurs échelles emboîtées - nationale, de bassin et d’agglomération - apparaît , au terme d’un rapport inter-inspections (Igedd/IGA) publié début juin, comme la meilleure façon de mettre en œuvre la nouvelle directive relative au traitement des eaux résiduaires urbaines (Deru 2) "de manière efficace et moins coûteuse, mieux portée et acceptée".
Un projet de territoire pour la gestion de l’eau sur le bassin versant du Tescou (PTGE Tescou) est en élaboration depuis 8 ans (2017 – 2025). Le risque d'un passage en force pour imposer un nouveau barrage à Sivens est au plus haut !
La pollution en mer est un fait établi, mais elle est encore mal connue. Si les macrodéchets, repérables à l’œil nu, ne représentent que 10 % du nombre des morceaux de plastique en mer, la grande majorité de cette pollution plastique reste invisible. Et pour cause : elle est constituée de morceaux de moins de 5 millimètres de diamètre, qui peuvent être ingérés par les organismes marins. Ces déchets plastiques ont de nombreux impacts sur ces organismes et peuvent potentiellement arriver dans notre alimentation.
Actu de l’agence de l’eau, actions à l’échelle locale et départementale, témoignages, interventions d’experts… Découvrez toute l’actualité du bassin Rhin-Meuse au travers du magazine d’information de l'agence de l'eau Rhin-Meuse.
Si le cabinet d’audit Créocéan s’affiche comme engagé dans la préservation de la biodiversité marine, des documents internes que s’est procurés Mediapart dévoilent que son pôle international se plie aux desiderata des géants pétrogaziers afin d’« écoblanchir » leurs projets néfastes pour les océans.
Des milliers de poissons morts ont été découverts dans le Haut-Rhin sur un tronçon de plus de 10 kilomètres de l’Ill, rivière qui traverse l’Alsace. Un désastre environnemental « d’une ampleur exceptionnelle », selon la région Grand Est, qui a annoncé le 6 juin porter plainte pour pollution, rapporte l’agence Agence France-Presse (AFP).
Les huîtres couvraient autrefois d’immenses étendues dans les mers européennes, remplissant de nombreuses fonctions écologiques. Décimées et oubliées, elles font désormais l’objet de programmes de restauration.
Suite à un épisode de sécheresse accrue qui a impacté les Cévennes en 2022, les acteurs du LabOVivant(s) partent du principe que la sécheresse va devenir de moins en moins épisodique et de plus en plus structurelle. L’objectif de ce projet participatif est de mieux comprendre l’évolution des dynamiques sociohydrologiques, de développer des connaissances locales sur la sécheresse et d’expérimenter des solutions pour s’adapter au manque d’eau en Cévennes.
La ville de Paris souhaite pouvoir défendre les intérêts du fleuve et mieux protéger son écosystème, dans le cadre d’un mouvement mondial de reconnaissance de la nature qui a déjà permis d’attribuer ce type de droit à plusieurs sites.
Le projet Mavi (Maintenir des marais vivants face au changement climatique) vise d’abord à comprendre comment les pratiques de gestion de l’eau influencent la biodiversité et le stockage du carbone. Son objectif est ensuite de créer les conditions pour favoriser ces deux services écosystémiques fournis par les marais, en préservant les activités d’élevage. L’enjeu est d’accompagner l’adaptation de l’agriculture des territoires de marais à la perspective de pénurie d’eau estivale annoncée, et de proposer des compromis entre agriculture et sauvegarde de la biodiversité. Le projet a obtenu le label « Engagé dans la Stratégie régionale pour la biodiversité », de l’Agence régionale de la biodiversité Nouvelle-Aquitaine.
La destruction des barrages sur la Sélune (Manche) a créé un espace naturel unique en France. Peu à peu, la biodiversité y reprend ses droits. Une mutation pas toujours facile pour les résidents.
Face aux risques engendrés par les pluies extrêmes, aggravées par le changement climatique, la Ville de Paris engage des transformations importantes. Elle a notamment adopté, en mars 2018, le Plan ParisPluie, s’engageant à suivre une politique de gestion alternative des eaux pluviales pour sortir du tout-à-l’égout et faire de l’eau de pluie une ressource précieuse. Explication de ce plan innovant.
Le projet BONSAI (Boosting flood resilience in estuarine systems anticipating shifting climate zones) est un projet européen financé par Interreg North-West Europe, visant à renforcer la résilience des systèmes de défense contre les inondations dans les estuaires. D’une durée de quatre ans et demi, il a été officiellement lancé le 15 janvier 2025 à Gand (Belgique) et rassemble des partenaires issus de quatre pays : la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.
La communauté de communes Creuse Grand Sud renouvelle son contrat "Creuse Amont", un partenariat noué avec les agriculteurs pour restaurer et préserver les rivières et les cours d'eau.
Les lavoirs, souvent laissés à l’abandon, abritent pourtant une riche biodiversité. En Bretagne, associations et scientifiques mènent des travaux de restauration de ce petit patrimoine bâti.
Lancée ce 23 mai, la concertation publique préalable "Agir pour restaurer la nature" vise à préparer le plan national de restauration de la nature, qui sera transmis à la Commission européenne en septembre 2026.
Les scientifiques du Muséum d'histoire naturelle réfutent les arguments des pêcheurs de silures du Rhône. Les scientifiques assurent que le poisson est bien un prédateur des poissons migrateurs. Entre les amateurs de pêche-loisirs et les scientifiques, la tension est vive.
Avec un tiers de sa consommation issu de la transformation de l’eau de mer, l’archipel est aujourd’hui dépendant de cette technologie. Mais devant la mauvaise gestion des ressources et des alertes écologiques, des voix s’élèvent pour changer de modèle.
Il y a un peu moins d’un an, en juillet 2024, un appel à construire un Forum des mouvements de l’eau, avait été lancé depuis le village de l’eau à Melle. Ce dernier week-end de mai s’est tenu à l’hôtel de ville de Paris la première édition de ce forum avec la participation d’environ 80 personnes et 40 organisations, grandes et petites.
Cet article s’appuie sur les recherches menées par Quentin Dassibat, qui a soutenu en 2024 une thèse sur la territorialisation des limites planétaires appliquées au cycle de l’eau sur le territoire du SCoT du Sud-Loire, et les travaux de stage de Duli Rachid à la Métropole de Lyon.
La ville de La Roche-sur-Yon, qui mène différentes actions de désimperméabilisation des sols, a souhaité construire une stratégie à l’échelle du territoire. Elle a fait appel au Cerema afin d'élaborer une méthodologie pour identifier le potentiel de désimperméabilisation et définir une stratégie de priorisation des sites sur lesquels intervenir.
Le tribunal judiciaire d’Annecy a signé le 22 mai une convention judiciaire d’intérêt public avec la station de ski de La Clusaz (Haute-Savoie). Cet accord reconnaît que la commune a pompé illégalement l’eau de la source du Lachat pour fabriquer de la neige artificielle. Selon une enquête menée par l’Office français de la biodiversité en 2022, révélée par Blast, ce prélèvement illégal durait depuis vingt ans.
Venez découvrir la nouvelle section dédiée au métier d’animation du SAGE et redécouvrir la page consacrée aux guides qui a été actualisée ! Nous sommes preneurs de tout élément permettant d’alimenter ces pages, n’hésitez pas à nous faire parvenir des documents ou retours d’expériences.
L’oléoduc de TotalEnergies va même traverser l’immense lac Victoria, et ses précieuses zones humides. Au détriment de la qualité de l’eau ? La menace, réelle, semble encore lointaine pour les pêcheurs que nous avons rencontrés.
Pendant le week-end du 10 et 11 mai, une cuve contenant «probablement du gasoil» a été déversée dans une rivière au sud de Lyon. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie.
Les travaux de confortement et de recul de digues pour protéger le Grand Avignon viennent de se terminer. 4 millions d’euros au total, avec des efforts particuliers mis sur la circularité du chantier. A la maitrise d’ouvrage, le SMAVD.
Sur le plan juridique, cette décision de la cour administrative de Lyon découle d’une interprétation différente de celle faite par le tribunal administratif de Grenoble du point 4 de l’article R214-109 du Code de l’environnement. La cour administrative d’appel de Lyon n’a donc pas été convaincue par l’argument selon lequel dériver plus de la moitié de l’eau passant dans la Sallanche « affectait substantiellement l’hydrologie » du réservoir biologique identifié sur cette rivière.
Pierre-Benoit Leclerc, de Radio G, est allé à la rencontre de François Letourmy, technicien domaine public fluvial au département de Maine-et-Loire, pour en savoir plus sur les travaux de continuité écologique portés par le département. Reportage accompagné d’une interview de Marie Fournier, maîtresse de conférence en aménagement urbanisme à l’École supérieure d’ingénieurs géomètres et topographes du Cnam. Elle apporte un éclairage sur les enjeux qui entourent l’aménagement des cours d’eau.
Oppède, au pied du Luberon : un site apprécié des amphibiens ! Mais ils paient un lourd tribut à la traversée d’une route. Pour définir la meilleure parade, le Parc naturel régional du Luberon a installé au printemps dernier un « crapauduc » temporaire. L’expérience livre aujourd’hui ses enseignements.
Le Canton de Genève, Annemasse Agglo, la Communauté de communes du Genevois (CCG) et le Syndicat mixte d’aménagement de l’Arve et de ses affluents (SM3A) ont marqué ce jour une étape majeure dans la coopération transfrontalière en matière de gestion de l’eau. Deux réalisations illustrent cet engagement commun et renouvelé : la renaturation de l’embouchure du Foron à Gaillard et la signature de la nouvelle convention sur la nappe souterraine franco-suisse du Genevois, ressource stratégique pour l’approvisionnement en eau potable de la région.
Dix ans après les combats contre l’État islamique, la ville kurde de Kobané tente difficilement de se reconstruire. L’agriculture est à la peine, et une partie de l’eau reste captée par le conflit.
La lagune abrite une population inégalée de quelque 100 000 de ces coquillages, partout en voie d'extinction. De quoi imaginer repeupler d'autres sites durement touchés par un parasite mortel. Le Syndicat mixte du bassin de Thau pilote ce projet unique mis en oeuvre avec l'aide des conchyliculteurs et financé par France nature environnement.
Loin d’être une lubie de « bobos », la baignade urbaine répond, selon un collectif de nageurs et nageuses d’Ile-de-France, à une exigence de justice sociale et à l’urgence climatique. Tribune (et pétition) d’un collectif de nageurs et de nageuses d’Île-de-France.
Amnésiques et dépourvus de sensibilité, les poissons ? En s’intéressant à leur conscience et à leur vie en société, les avancées scientifiques montrent que ces animaux sont bien plus complexes que ce que l’on a longtemps cru.
Les connaissances sur les relations entre #Eau de surface (ESU) et eau souterraine (ESO) ne sont aujourd’hui pas facilement disponibles, même si de nombreuses études spécifiquement dédiées sont menées. Dans le cadre du partenariat entre l'Office français de la biodiversité et le BRGM 2025-2026, une nouvelle étude débute. Dans le cadre de ce projet, nous sollicitons tout acteur de la gestion de l'eau afin de répondre à un questionnaire en ligne visant à enrichir l’inventaire des études sur les relations ESU/ESO, et à recueillir votre avis sur les modalités de bancarisation/diffusion des informations sur les échanges ESU/ESO.
L’ARRS est immensément heureuse d’annoncer l’arrivée dans son réseau d’une nouvelle rivière des plus sauvages : l’Aygueneyre, située sur la haute vallée du Doux en Ardèche.
Le projet de recherche Vigie-Lacs vise à acquérir des connaissances scientifiques indispensables à la préservation des communautés de plantes aquatiques des lacs et étangs du littoral aquitain fortement menacées par les activités humaines et le changement climatique. Les premiers résultats du projet Vigie-Lacs ont été présentés le 17 décembre 2024 à Cestas lors d’une journée d’échanges destinée aux partenaires scientifiques et techniques du projet.
Une des dernières espèces de saumon sauvage en Europe se maintient grâce à un repeuplement artificiel. En Haute-Loire, l’opération est remise en cause par des associations écologistes et des coupes budgétaires.
Autrefois joyau de la Franche-Comté, la Loue est aujourd’hui en sursis. Dans ce podcast d’un peu plus d’une heure, on explore les causes d’une pollution persistante qui étouffe la rivière : nitrates et phosphates issus principalement de pratiques agricoles intensives, assainissement défaillant, produits chimiques, changement climatique… La truite fario, emblème local, est décimée par la saprolégniose, maladie fongique aggravée par la dégradation de son milieu. Aux côtés de Patrice Malavaux et Tanguy, on retrace l’effondrement de la biodiversité, les responsabilités humaines, et les pistes d’action : assainissement, évolution des pratiques agricoles, révision des normes de qualité de l’eau. Un état des lieux sans détour, mais porteur d’espoir si l’on agit vite.
La cour d'appel de Rennes a considérablement alourdi, ce mercredi 30 avril 2025, le montant des amendes qui avaient été infligées à un éleveur de porcs de Loudéac (Côtes-d'Armor) accusé d'avoir contaminé les cours d'eau avec ses effluents agricoles en mars 2021.
Agent de l’Office Français de la Biodiversité, Stéphane raconte la réalité du terrain : les atteintes à l’environnement, la montée des violences autour de ses missions et l’usure de son engagement.
La rivière Drôme et ses affluents présentent des caractéristiques de cours d’eau torrentiels. Lors de fortes pluies, ces rivières peuvent entrer en crue de façon soudaine et violente, pouvant mettre en danger les personnes et les biens. Avec le réchauffement climatique, ces événements pourraient devenir plus fréquents et plus intenses. Le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de la Drôme trace une feuille de route ambitieuse pour renforcer la résilience du territoire et protéger durablement les habitants, les activités et l’environnement.
Spécialiste mondial de l'eau, le scientifique montpelliérain va sortir un livre, "Le grand défi de l'eau", véritable plaidoyer pour l'action. Selon lui, il faut agir, et vite !
C’est une méthode émergente. C’est surtout une première sur le territoire de la métropole : améliorer une partie du ruisseau de la Rize à l’aide de structures naturelles dites de type « castor ». La première phase d’un grand projet de restauration de ce cours d’eau.
Le jeudi 10 avril dernier, le webinaire intitulé « Des Atlas de la biodiversité communale pour préserver les zones humides » a réuni plus de 230 participants. Cet événement a permis de discuter des enjeux de préservation des zones humides à travers la création d'Atlas de la biodiversité communale. Le replay est disponible.
A destination des collectivités, l’étude réalisée par le Cerema pour la DIRM Méditerranée vise à mettre en lumière un potentiel pour encourager les réflexions sur le développement de la thalassothermie en Méditerranée.
Dans la semaine du 22 au 25 avril, une formation a été dispensée à des acteurs audois des milieux aquatiques pour reproduire des ouvrages de type barrages de castors. Une initiative destinée à régénérer les rivières, alors que la question de la présence des castors peut occasionner des crispations, notamment chez les agriculteurs des départements où l’espèce est présente. Mais en février 2025, en République tchèque, des castors ont aussi fait des merveilles.
Il faut mettre les glaciers et les écosystèmes post-glaciaires sous protection forte, c'est la mesure que défend Jean-Baptiste Bosson, glaciologue et géographe, directeur de l'association Marge Sauvage.
Donald Trump a signé un décret autorisant l’exploitation minière des fonds marins. Une décision à rebours des accords internationaux, qui sera mortifère pour la vie et la biodiversité des océans.
Si les condamnations de skippers se multiplient depuis la mise en place des interdictions de stationnement dans les calanques de Marseille, c'est la première fois qu'un armateur est poursuivi pour mouillages illégaux de ses navires, préjudiciables aux précieux herbiers de posidonie.
La Fondation Goldman a désigné les lauréats 2025 de son prix de défense de l’environnement. En Europe, deux militants albanais ont été honorés pour leur défense de la Vjosa, l’un des derniers fleuves sauvages du continent.
MP2025 Capital Bleu, c’est plus de 100 événements de mai à octobre, partout sur le territoire métropolitain, pour célébrer, explorer et préserver l’eau sous toutes ses formes. Au travers des évènements organisés en 2025 autour de Capital Bleu, venez vivre, imaginer et construire ensemble l’avenir de l’eau dans notre métropole !
Donald Trump porte un nouveau coup de poignard à la biodiversité. Jeudi 17 avril, le président étasunien a réautorisé par décret la pêche commerciale dans l’un des plus vastes sanctuaires marins du monde, le Pacific Remote Islands Marine National Monument, situé au beau milieu de l’océan Pacifique.
Conçu par l’Astee et validé fin 2024 par la commission des standards du CNIG, le géostandard StaR-Eau marque un tournant pour l’interopérabilité des données relatives aux réseaux d’eau potable et d’assainissement. Il fournit un cadre homogène pour la description, la modélisation et l’exploitation des réseaux sur l’ensemble du territoire.
Le gouvernement a dévoilé dix mesures pour calmer les attaques dont la police de l’environnement est la cible depuis un an. Seulement, elles répondent surtout aux demandes du monde agricole.
Le Cerema, l'Association Nationale des Elus du Littoral et le Ministère de la Transition Ecologique, avec le soutien des Agences de l’Eau, l’Office Français de la Biodiversité et la Banque des Territoires, ont lancé un programme pour accompagner les territoires littoraux dans le déploiement de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT). Après 12 premiers territoires en 2024, 19 collectivités ont rejoint le programme lors de la deuxième vague de l'appel à projets.
Notre exploration du Cantal passe aujourd'hui par la narse de Nouvialle. Une zone humide qui abrite une biodiversité précieuse, des oiseaux migrateurs notamment, et qui est aussi un territoire agricole, un exemple de coexistence pacifique entre agriculture et biodiversité. Un collectif s'est formé pour protéger ce site, menacé par un projet de carrière.
Par une importante décision n° 487831 du mardi 25 mars 2025, le Conseil d’Etat a : d’une part, refusé d’estimer que l’éventuelle illégalité d’un schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) puisse, par exception, entraîner l’illégalité d’un programme pluriannuel d’intervention d’une agence de l’eau. Il n’y a donc pas d’effet domino (d’exception d’illégalité) entre un SDAGE et un tel programme ; d’autre part, mezzo voce, confirmé qu’un tel programme peut bien financer la destruction d’ouvrages hydrauliques en rivières classées « continuité écologique ». Mais sur ce point l’arrêt du Conseil d’Etat, certes confortatif d’une importante décision d’une CAA, reste encore imprécis. Voyons ceci point par point.
Les processus hydrologiques mis en jeu dans la zone non saturée du sol sont fondamentaux pour assurer la résilience des territoires dans un contexte de changements globaux. Face à ce constat, certaines pratiques d’aménagement, qualifiées de ’régénératives’, proposent de restaurer les propriétés d’infiltration et de stockage des sols via un ensemble de méthodes visant à ralentir, répartir et infiltrer les eaux pluviales et de ruissellement, de façon cohérente spatialement à l’échelle de petits bassins versants. Dans ce cadre, une approche instrumentale est proposée avec le déploiement de dispositifs métrologiques pour la quantification de l’évolution des variables hydro-pédologiques impactées par les aménagements et modifications de pratiques proposés. Cet article vise à décrire la méthodologie instrumentale appliquée aux sites pilotes proposant des plans d'aménagement en Hydrologie Régénérative. La méthodologie pour le suivi instrumental est proposée en réponse aux grands enjeux liés aux usages de la ressource observés sur le territoire : disponibilité en eau de surface et subsurface, réserve utile et la répartition de l’humidité dans les sols superficiels (excès/déficit en eau dans les sols), et risque d’érosion des sols et des cours d’eau.
Une dizaine de mesures doivent être annoncées la semaine prochaine pour sortir l’OFB de la série d’attaques dont elle est la cible depuis des mois. Mediapart a pu se procurer cette feuille de route et en dévoile les grandes lignes.
L'année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée en Europe, rappelle l'observatoire dans son dernier bilan. Cependant, les variables climatiques ont touché le continent de diverses manières.
La critique ne passe plus. Les associations France Nature Environnement, Anthropologia et la Ligue de Protection des Oiseaux sont sanctionnées par le département du Rhône, parce qu'elles avaient exprimé leur inquiétude sur l'impact d'un projet de construction fluviale sur un plan d'eau. Leurs subventions annuelles ont été retirées lors du conseil départemental du 4 avril dernier.
[...] Si tout le monde s’accorde sur la nécessité de renouer le dialogue, force est de constater que tout devient beaucoup plus flou dès lors que l’on interroge le périmètre de la discussion, le profil et les rôles des intervenants sans même parler des objectifs plus ou moins explicitement visés.
Le géant pétrolier américain Chevron a été condamné vendredi 4 avril à verser 745 millions de dollars (680 millions d’euros) d’indemnités à la collectivité de Plaquemines (Louisiane), pour avoir pollué des marais. Le jury populaire reproche également à l’entreprise pétrolière de n’avoir rien fait pour remettre en état ces marais, comme le prescrivait pourtant la loi.
Le réseau de compétences documentaires a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de la base de connaissance eau et biodiversité accompagnée de son agent conversationnel.
C’est tout l’objet de la Stratégie nationale de gestion des amphibiens exotiques envahissants (SNG AEE) que la SHF a le plaisir de présenter aujourd’hui. Rédigée grâce à l’implication de nombreux experts, elle se concentre sur des problématiques émergentes connues en France hexagonale et concerne les quatre espèces les plus préoccupantes actuellement présentes sur ce territoire : la Grenouille taureau, le Xénope lisse, le Triton bourreau et le Sonneur à ventre de feu.
21 nouvelles collectivités viennent d’intégrer le programme d’accélération de la Réutilisation des eaux usées traitées (REUT) littoral, lancé par le Cerema et l’ANEL, avec le soutien des Agences de l’Eau, de l’Office Français de la Biodiversité et de la Banque des Territoires. Elles vont être accompagnées par le Cerema pour monter des projets d’études d’opportunité ou de faisabilité en vue de bénéficier d’une aide financière jusqu’à 80 %.
Créée en 2009, HYNES est une équipe commune de recherche entre INRAE et la R&D d’EDF. Son objectif ? Comprendre et maitriser les impacts des aménagements de production d’électricité sur les écosystèmes aquatiques. Véronique Gouraud, chercheuse senior à la R&D d’EDF et directrice de HYNES, et Hilaire Drouineau, ingénieur de recherche à l’INRAE et co-directeur de HYNES, mettent leur expertise et leur passion pour l’environnement au service de cette équipe dont le défi est de concilier énergie et préservation de la biodiversité.
Comment retarder la fonte des glaciers, qui semble inéluctable ? Si l’arrêt des émissions carbone est impérative, des réflexions émergent sur le statut des glaciers tandis que des communes questionnent la politique du tout-ski.
36 mesures sur les 53 préconisées pour encourager la sobriété des usages, optimiser la disponibilité et préserver la qualité de l'eau sont entrées en vigueur.
Dans un monde où les milieux littoraux et côtiers font face à des pressions croissantes, tant environnementales qu'économiques, une meilleure compréhension scientifique de ces écosystèmes est essentielle pour anticiper les changements à venir. Pour relever ce défi, deux infrastructures de recherche majeures, JERICO (Joint European Research Infrastructure of Coastal Observatories) et ILICO (Infrastructure de Recherche Littorale et Côtière), se sont constituées pour fédérer la communauté scientifique à l’échelle nationale et européenne. Ces deux projets partagent l’ambition de mieux observer, comprendre et protéger nos écosystèmes côtiers et littoraux, en tirant parti de l’expertise et des données collectées à travers différents pays.
Jusqu'au 31 mai 2025, l'opération annuelle Fréquence Grenouille revient pour une nouvelle édition dédiée à la sensibilisation et à la préservation des zones humides. Pilotée par les Conservatoires d'espaces naturels de France, cette initiative invite le public à découvrir et à agir pour la protection de ces écosystèmes précieux et menacés.
En déplacement dans le Pas-de-Calais, Agnès Pannier-Runacher a présenté ce 28 mars sa feuille de route pour "améliorer la qualité de l'eau par la protection de nos captages". Celle-ci vise notamment à cartographier l'ensemble des aires d'alimentation de captages sensibles et à mettre en place d'ici 2026 des plans de gestion de la sécurité sanitaire des eaux. En complément des aqua-prêts de la Banque des Territoires, elle prévoit une enveloppe de 6,5 millions d'euros pour engager ces actions.
Afin d’analyser le processus de reconnaissance de la personnalité juridique du Rhône, cet article s’attache à caractériser des variables clefs de l’opérationnalisation de la personnalité juridique sur quatre écosystèmes : les rivières Whanganui, Atrato et Turag et la lagune Mar Menor. Il est démontré que ces processus sont ascendants, développés initialement en dehors des institutions et mobilisent la population qui n’était jusque-là pas consultée. Bien que l’expression de la voix du fleuve varie grandement, la personnalité juridique permet en général une concertation plus grande des populations riveraines. Sur le Rhône, il manque a minima à ce jour un soutien populaire pour faire avancer la reconnaissance de sa personnalité juridique. De plus, la présence de nombreuses arènes de concertation liées au fleuve est une différence notable par rapport aux quatre cas étudiés. Cependant, sur le Rhône, les prises de décisions sont parfois critiquées comme étant éloignées du terrain ou très centralisées.
Deux jours après le déversement de solvant et de colle qui a touché un affluent de la Mazelle, près de Limoges, les questions s'avèrent nombreuses. S'agit-il d'un accident ? L'entreprise qui serait à l'origine de cette pollution a-t-elle fait preuve de négligence ? Les élus locaux, qui ne décolèrent pas, font savoir qu'ils porteront plainte.
Un an après les travaux engagés par le syndicat mixte d'aménagement de la Bresle (SMAB), la truite est revenue pondre dans le lit de la vitardière, les plantes aquatiques ont spontanément colonisé les berges et les saules têtards transplantés ont repris. Le projet, mené sur terrains privés, met en œuvre des solutions fondées sur la nature. Il a été distingué par un prix national du génie écologique pour l'amélioration des continuités écologiques.
La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, va présenter vendredi 28 mars la feuille de route du gouvernement pour améliorer la qualité de l'eau potable et compte réunir avant l'été les acteurs locaux pour de premières concertations, a-t-elle annoncé dans La Tribune Dimanche.
Les 21 et 22 mai 2025, le salon HydroExpo ouvrira ses portes pour la quatrième fois en France. Destiné aux acteurs impliqués dans la gestion des zones humides, HydroExpo est un salon européen autour des thématiques de l’entretien et de l’aménagement des environnements aquatiques.
Après en avoir totalement disparu, le castor est de retour en Alsace. On y trouve désormais un millier d'individus, qui apportent déjà leur part de bienfaits à la nature.
La fondation Ice Memory a pour objectif de prélever et préserver des carottes glaciaires avant la fonte de ces écosystèmes, menacés par le réchauffement climatique.
Lundi 24 mars, une plainte collective sera déposée à l'encontre de l'ex et de l'actuel Président de la Région AURA, Laurent Wauquiez et Fabrice Pannekoucke. Les syndicats et associations signataires dénoncent leurs attaques contre l'OFB.
Canicules, pluies intenses, sécheresse… À quoi ressemblera la France avec un réchauffement de 4 °C (par rapport à la période préindustrielle) ? Suite à un premier rapport publié fin 2024 sur les températures et les précipitations dans un climat futur, Météo-France décrit cette fois la variabilité, les extrêmes et les impacts climatiques, dans un second rapport dévoilé ce jeudi. Ces travaux s’inscrivent dans la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), cadre commun permettant de fonder les actions à mener partout en France.
Avec la disparition progressive des glaciers sous l’effet du changement climatique, c’est bien plus que de l’eau qui disparaît. En effet, les ruisseaux et autres rivières alimentées par les glaciers abritent une diversité microbienne méconnue. Une mission scientifique unique en son genre s’est attelée à recenser ce microbiome à travers 11 chaînes de montagnes et 170 cours d’eau glaciaires.
Envahie par l’écrevisse de Louisiane, la Brenne pourrait bientôt en pêcher davantage à des fins alimentaires. Une stratégie critiquée par certains acteurs locaux.
En tant qu’espèce ingénieur, le castor joue depuis des millions d’années un rôle majeur dans la formation de très nombreuses zones humides, contribuant à façonner les paysages. Longtemps considéré comme nuisible, les bienfaits de sa présence sont désormais reconnus. Quelles sont ses spécificités ?
Le Cerema Méditerranée et le Cerema Occitanie ont organisé conjointement le 26 novembre 2024 une Conférence Technique Territoriale sur l’évolution des territoires littoraux méditerranéens face au changement climatique. Des initiatives inspirantes, retours d'expériences, outils ont été partagés en matière d'aménagement du littoral. Les vidéos et les présentations sont disponibles.
Une équipe germano-tchèque, dirigée par l'université de Dresde, a lancé un projet visant à étudier le rôle des castors dans l'adaptation au climat. Baptisé BIBOB, ce projet vise à étudier l'impact du travail des castors sur le régime des eaux et la biodiversité dans le contexte de conditions météorologiques très fluctuantes. L'objectif est, entre autres, de créer des informations et des arguments clairs pour que l'homme puisse traiter en connaissance de cause les terriers des castors.
Auditionné par le Sénat, le président du Cercle de l’eau, Thierry Burlot, annonce "des années difficiles" pour le monde de l’eau, tant les besoins sont grands. Il appelle à saisir l’opportunité de la prochaine "conférence nationale sur l’eau" pour bâtir "une politique financière du grand cycle de l’eau". Une nécessité, alors que le petit cycle de l’eau est lui aussi désormais confronté à un "mur d’investissements". La question de la gouvernance de l’eau devrait également être au menu de cette conférence plus que jamais attendue, mais toujours dans les limbes.
Dans les marais du Cotentin et du Bessin, on laisse l’eau envahir tout, chaque hiver, dans un intérêt multiple et bien compris. Après les agriculteurs, détour auprès de ceux qui veillent sur cette énorme machine hydraulique que constituent les bassins versants, les fossés, les zones humides et la mer : les associations de propriétaires qui gèrent les niveaux d’eau et le Parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin.
5 mois après l’ouverture des vannes, soit à mi- parcours de l’expérimentation, le temps est venu de tirer les premiers enseignements de la remise en eau de la lône de Jonage. Des premiers résultats aussi intéressants que rassurants !
Une proposition de loi vise à revenir sur l’objectif de réduction de 50 % de l’artificialisation des sols d’ici 2031. Les élus écologistes regrettent un « détricotage » qui vide la loi ZAN de sa substance.
L'Office français de la biodiversité, INRAE et l’Université de Pau et Pays de l’Adour, en collaboration avec Bretagne Grands Migrateurs, ont œuvré conjointement à la réalisation d’un vaste exercice d’aide à la décision pour la révision de la gestion des populations de saumon en Bretagne (projet RENOSAUM, 2017-2022). Mené en dialogue continu entre scientifiques et acteurs de la gestion, il a conduit in fine à la mise en place en 2023 de nouvelles mesures de régulation de l’exploitation du saumon par pêche à la ligne.
Roche versus eau. D’un côté, l’un des leaders du BTP, le groupe Pigeon, exploite une carrière de roches massives. De l’autre, un collectif mène un conflit souterrain pour préserver une réserve d’eau à ciel ouvert et les sources locales. Entre risques de pollution et menace d’assèchement, l’exploitation de la carrière du Tahun, à Guémené-Penfao (Loire-Atlantique), suscite de vives préoccupations dans la vallée du Don.
Dans la basse vallée de la Saâne, en Normandie, plutôt que de multiplier les aménagements pour se protéger des risques d'inondations et de submersion, les acteurs locaux ont fait un choix audacieux : recréer l'estuaire d'origine. Un projet inédit qui pourrait bien servir de modèle pour d'autres territoires côtiers confrontés aux défis du changement climatique.
Alors que les interrogations des Français sur la qualité de l’eau du robinet vont croissant, la FNCCR entend les rassurer sur l’innocuité de cette dernière tout en mettant en lumière les défis grandissants auxquels sont confrontées les collectivités pour qu’il en soit toujours ainsi. L’occasion sans doute aussi d'expliquer aux consommateurs pourquoi leur facture d’eau est condamnée à fortement augmenter.
À la suite des révélations de Mediapart et de Ram05 sur les dysfonctionnements non déclarés par la multinationale dans ses stations d’épuration des Hautes-Alpes, le parquet de Gap a ouvert une enquête préliminaire. Parallèlement, deux fédérations de France Nature Environnement ont porté plainte.
Dans « La Seine et les progrès de l’assainissement francilien », Vincent Rocher, directeur délégué innovation, stratégie et environnement du Siaap, et une brochette d’experts proposent un regard pluridisciplinaire et historique sur la gestion de l’eau dans la région parisienne. Si la qualité de la Seine n’a cessé de s’améliorer depuis la fin du XIXe siècle, l’auteur appelle à la vigilance, car des enjeux de taille se dessinent à l’horizon 2050.
En octobre 2022, une pollution monstre frappait la rivière du Thérain après qu’une tempête a endommagé une cuve d’engrais. Alors que la saison de pêche à la truite est ouverte depuis ce samedi, les pécheurs ne peuvent que constater les conséquences, toujours présentes, de ce drame environnemental qui a tué des milliers de poissons.
Pour faire des prairies humides du Bassin Artois-Picardie un atout pour les éleveurs, le Programme de maintien de l’agriculture en zones humides (PMAZH) expérimente avec les agriculteurs volontaires des solutions adaptées répondant à trois dimensions : technique, financière et sociale. Les actions proposées aux agriculteurs du PMAZH permettent d’accompagner des changements de pratiques à la fois gagnant pour l’éleveur ou le maraîcher, et gagnant pour l’environnement et la biodiversité. Ce site permet de découvrir les actions du PMAZH, des témoignages et des ressources utiles.
Dans le cadre du cours “Raconter les sciences en podcast”, encadré par Emilie Wadelle, les étudiants en deuxième année du Master CCST de Grenoble ont réalisé une série de 5 épisodes de podcast sur le thème des rivières alpines. Intitulé “La voix des rivières. Au fil de l’eau”, ce projet s’est élaboré en partenariat avec Echosciences Grenoble, la Casemate et le Camp de base.
Bretagne Vivante, acteur majeur de la protection de la nature et de la biodiversité en Bretagne, alerte sur l’état de santé des amphibiens dans la région. Ces animaux, essentiels à l’équilibre écologique, subissent un déclin préoccupant en raison de la destruction de leurs habitats et des effets du changement climatique. En parallèle, les zones humides, indispensables à leur survie, sont en forte régression. Cette situation souligne la nécessité de poursuivre et renforcer les actions afin de préserver la biodiversité en Bretagne.
La remise en état du site creusé illégalement par les agriculteurs du Lot-et-Garonne n’est plus d’actualité. Mis devant le fait accompli, l’État a renoncé à faire respecter les décisions de justice.
Le Cerema propose une série de fiches à destination des gestionnaires de captages d’eau sur les actions de protection des zones humides, qui s'appuient sur les services écosystémiques rendus et ont un impact sur la qualité de la ressource en eau. Ces fiches, dont les trois premières sont publiées, présentent les retours d'expérience de territoires.
Ce petit cours d’eau du Sud-Limagne a servi de support pour apprendre à renaturer les cours d’eau en s’inspirant des techniques du castor. Moins d’un an après, le maître pointe le bout de ses incisives sur le site. Pour inspecter le travail ? Ou pour s’installer ?
Durant le mois de février 2025, des opérations de contrôle des débits d’eau transitant au niveau de plusieurs centrales hydroélectriques de Haute-Garonne et de l’Ariège ont été menées. Ces contrôles s’inscrivent dans le cadre du Comité opérationnel de lutte contre la délinquance environnementale (COLDEN) présidé par les Procureurs de la République des Tribunaux judiciaires de Toulouse et Saint-Gaudens pour le département de la Haute-Garonne.
La direction territoriale Seine-Amont vous invite à participer aux webinaires thématiques organisés à l’attention des acteurs de l’eau du bassin Seine-Amont (Loiret, Yonne, Côte d’Or, Nièvre et Aube). Elle présentera les moyens à disposition pour accompagner vos projets pour l’eau et décrirons précisément les critères d’éligibilité, les taux d’aides ainsi que les modalités de dépôt de demandes d’avance ou de subvention pour la période 2025-2030.
Le changement climatique redéfinit nos besoins en eau, et il est essentiel d’anticiper ces évolutions pour mieux accompagner les porteurs de projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE). C’est dans cette optique que Léon SOTA a mené son stage de fin d’études au sein de la Chaire, d’avril à septembre 2024. Diplômé de la spécialisation BESTE (Biodiversité, Eau, Sol, Climat, Évaluation environnementale) à l’Institut Agro Montpellier, il a travaillé sur des méthodes prospectives permettant d’évaluer et de quantifier les scénarios de demande et de consommation d’eau agricole.
Dans la Montagne Noire, les éleveurs s’engagent pour la restauration des zones humides sur leurs exploitations, avec l’appui de la Chambre d’agriculture de l’Aude et de l’association naturaliste Écodiv. Face au changement climatique, ces milieux jouent un rôle clé : ils préservent la biodiversité, réduisent les risques d’inondation, atténuent les sécheresses et renforcent la résilience du territoire.
En Corse-du-Sud, un secteur des berges du Prunelli a été réaménagé avec des risbermes végétalisées. Cette première sur l’île de Beauté vise un lit plus naturel et une dynamisation de l’écoulement du cours d’eau.
Joseph B. a été condamné récemment à 5 800 € d’amende. Courant 2023, ce producteur de foin avait été surpris à assécher le Fauge pour irriguer ses prairies.
Les promoteurs et les financiers du barrage de Singrobo, construit par le géant français du BTP Eiffage, avaient promis que l’ouvrage ne nuirait pas à l’environnement. Le barrage va pourtant détruire 618 hectares de forêts et nuire à des espèces menacées, dont les crocodiles africains.
Laurent Wauquiez et Fabrice Pannekoucke, le président de la Région, s’en prennent à nouveau à l’OFB dans une lettre aux agriculteurs d’Auvergne-Rhône-Alpes. Une étape de plus dans leur guerre contre la police de l’environnement.
Des trois éléments du triptyque Eau-Sol-Arbre, le sol est le moins connu et le moins étudié, malgré son importance fondamentale. Au travers de la démarche Eau en ville, et de la plateforme du triptyque Eau-Sol-Arbre active au sein du Département du territoire, réunissant les trois offices concernés de l'eau, de l'environnement et de la nature, les sols urbains retrouvent peu à peu la place qu'ils méritent. Cet article revient sur trois projets pilotes de renaturation de sols urbains minimisant l'exportation et l'importation de matériaux.
Chaque année, des dizaines de milliers de produits chimiques sont mis sur le marché et entrent dans l'environnement. Bien que la plupart de ces composés subissent des tests de sécurité avant d'être approuvés, leurs effets à long terme sur la faune restent difficiles à prédire. Pour mieux estimer leur menace potentielle pour les écosystèmes, des scientifiques de l'Eawag ont exploré des signatures biochimiques qui indiquent le niveau de stress chimique subi par les poissons.
Harcelés par les syndicats agricoles, les agents de l’Office français de la biodiversité se sentent abandonnés et constatent une perte de sens de leur travail. D’autant que François Bayrou les a jetés en pâture dès son arrivée à Matignon, les accusant d’« humilier les agriculteurs ».
Mardi, le Sénat abordait l’un des points les plus clivants du projet de loi d’orientation agricole, l’article 13 qui prévoit la dépénalisation des atteintes non-intentionnelles à la biodiversité. La gauche a tenté sans succès de le supprimer dans une ambiance tendue. La majorité sénatoriale a renforcé la dépénalisation.
Le décret n°2024-1098 relatif aux schémas d'aménagement et de gestion des eaux a été publié le 2 décembre 2024. Le Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, propose une plaque de présentation de ce décret pour en éclairer le contenu.
Un quart de la production du leader norvégien Mowi s’est échappée en mer le 9 février, après le passage d’une tempête, provoquant la panique chez les autorités. En se mélangeant à leurs congénères sauvages, ils menacent la survie de l’espèce.
La gestion des aires marines protégées (AMP) françaises continue de faire débat. Régulièrement critiqué pour son manque de protection de ces espaces fragiles (nouvelle fenêtre), l'État est désormais au cœur d'une action en justice. Deux ONG, l'Environmental Justice Foundation (EJF) et Défense des Milieux Aquatiques (DMA) engagent, ce mardi 11 février, deux recours en contentieux pour "obtenir l'interdiction du chalutage de fond dans les aires marines protégées du réseau Natura 2000", résument les organisations dans un communiqué.
Par le biais d’un sondage, la population pourra décider comment nommer ces deux espèces découvertes par Bárbara Calegari et ses collègues. Dans cet interview, la biologiste explique où elles vivent et comment rendre visible la diversité de nos eaux.
Excellente nouvelle, la présence de cet animal, souvent confondu avec le ragondin, est un formidable indicateur de la bonne santé de la biodiversité. Nous avons suivi une équipe de spécialistes sur ses traces en Limousin.
Dans deux rapports publiés ce 4 février, la Commission européenne déplore l’absence de progrès de la qualité des eaux de l’Union. Seul réel motif de consolation : la connaissance et la surveillance de ces dernières progressent. La France ne se distingue pas : elle est comme les autres États membres invitée à "relever son niveau d’ambition", en mettant en place de nouvelles mesures, avec des objectifs quantifiés et évalués.
La sécheresse est un impact parmi d’autres dont souffrent les milieux aquatiques. Mais la succession d’épisodes, depuis trois ans, laisse entrevoir, au-delà de la mortalité immédiate de leur faune, un autre effet à moyen terme sur la pérennité des populations de poissons, macro-invertébrés, amphibiens, insectes, voire mammifères.
Pour lutter contre la pollution aux nitrates et l’érosion des sols, quinze agriculteurs d’Ille-et-Vilaine se sont engagés dans un dispositif qui les rémunère pour leurs pratiques.
L’Office français de la biodiversité (OFB), en collaboration avec le Cerema, lance un appel à candidatures pour sélectionner les « territoires pilotes » du projet Pogéis, une application innovante permettant de recenser le foncier à fort potentiel de gain écologique. Cet outil, dont le déploiement est prévu au printemps 2025, a pour ambition de mettre en relation les acteurs de la restauration écologique et d’accompagner les territoires dans leurs stratégies de planification.
Une grève historique débute à l’Office français de la biodiversité (OFB). La conséquence d’une longue série d’intimidations de la part d’agriculteurs, et de pressions de l’État.
Le 2 février aura lieu la journée mondiale des zones humides. La France a déjà perdue plus des deux-tiers de ces milieux très importants pour la biodiversité et la gestion de l’eau. Les zones humides doivent être mieux protégés, pourtant, elles ne cessent d’être malmenées, encore très récemment dans le cadre d’une proposition de loi agricole adoptée lundi dernier au Sénat. Cette attaque est loin d’être la première : le 3 juillet 2024, un arrêté facilitait leur transformation en plan d’eau, et donc leur destruction. Pour défendre ces zones essentielles à la biodiversité et à l’adaptation au changement climatique, France Nature Environnement et ses associations membres* saisissent le Conseil d’État pour demander son annulation.
Le tribunal administratif de Melun annonce ce jeudi 30 janvier le report de sa décision sur le recours contre l’autorisation de deux forages. Il la juge «illégale» sur deux aspects, pointant une irrégularité sur l’état des lieux de la biodiversité, et laisse dix mois à l’Etat et à la société porteuse du projet Bridge Energies pour compléter le dossier.
Reyssouze & Affluents a présenté, lors du comité de suivi annuel à Pont-de-Vaux, le vendredi 24 janvier 2025, les résultats du contrat de rivière 2022 – 2024 du bassin versant de la Reyssouze. Ce programme ambitieux, lancé en 2022 avec le soutien de nombreux partenaires, affiche un bilan remarquable tant sur le plan environnemental qu’économique.
Des élus de droite et d’extrême droite, et notamment Laurent Wauquiez, utilisent le cas d’un éleveur de Saône-et-Loire, visé par une enquête de l’Office français de la biodiversité, pour mieux demander la suppression de cet organisme.
Le parquet général de la cour d'appel de Rennes a requis l'aggravation de l'amende infligée à un éleveur porcin de Loudéac (Côtes-d'Armor) accusé d'avoir contaminé les cours d'eau avec ses effluents agricoles en mars 2021.
Face aux défis climatiques et environnementaux actuels, le projet SobriEau vise à promouvoir une gestion durable et responsable des ressources en eau. Porté par trois structures de recherche - AgroParisTech Innovation, le Laboratoire Eau, Environnement et Système Urbain (Leesu) et le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) – il explore des solutions innovantes pour favoriser une gestion sobre de l’eau et de l’assainissement au sein de bâtiments existants. Rencontre avec Léana Msika, ingénieure de recherche qui coopère avec le Leesu et référente du programme SobriEau.
Le scandale des eaux traitées illégalement par Nestlé n’est pas seulement sanitaire et financier. Il est aussi institutionnel. Selon les informations de Mediapart, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) instruit un signalement concernant un rendez-vous confidentiel qui a eu lieu le 31 août 2021, entre des membres du cabinet de la ministre de l’industrie, qui était alors Agnès Pannier-Runacher (aujourd’hui ministre de l’écologie), et Nestlé.
Les sénateurs ont adopté la proposition de loi visant à lever les contraintes pour les agriculteurs. Ce texte, contesté par les défenseurs de l'environnement, assouplit les règles encadrant l'usage des pesticides ou la protection de la ressource en eau.
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, et Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’Investissement, en charge de France 2030, annoncent les premiers lauréats de l’appel à projets « Innov Eau » de France 2030. Ces 26 projets font émerger des solutions innovantes pour répondre aux enjeux vitaux de souveraineté concernant l’eau.
Lors du Carrefour des gestions locales de l’eau à Rennes ce 23 janvier, Agnès Pannier-Runacher a déclaré vouloir "poursuivre le plan Eau sur la gestion quantitative de la ressource", "améliorer la qualité de l’eau en protégeant les captages", mais aussi "accompagner les communes vers le transfert de leur compétence eau et assainissement". Plus largement, elle appelle à "réinventer le modèle de financement et de gouvernance" du secteur, "dans le contexte du dérèglement climatique".
L'Anodonte comprimé, la mulette épaisse, la mulette des rivières. Ce sont trois espèces de moules d’eau douce en voie d'extinction qui ont été identifiées dans la Seine. Une bonne nouvelle pour l'écosystème et la qualité de l'eau.
Une étude a été menée en 2024 sur la concentration en plastique du Léman. Après plus d'un an de recherches, les conclusions viennent d'être dévoilées : 100 tonnes de plastiques arrivent chaque année dans le lac. Un constat "alarmant" pour l'association pour la sauvegarde du Léman.
L'UNESCO et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) lancent officiellement l'Année internationale de la préservation des glaciers, marquant ainsi une étape cruciale dans les efforts mondiaux visant à protéger cette ressource essentielle dont dépend plus de 2 milliards de personnes. Cette initiative à l’échèle mondiale mettra en lumière tout au long de l'année le rôle vital des glaciers et les défis urgents posés par leur fonte accélérée.
Rendre au Rhône ses bras, ses sédiments et ses castors : un vaste programme de travaux, estimé à 8,2 millions d'euros, a été lancé ce mercredi 22 janvier pour favoriser le renouveau de la biodiversité autour du fleuve. Le chantier, cofinancée par la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et l'Agence régionale de l'eau, s'étend sur une dizaine de kilomètres au sud de Lyon et doit durer trois ans.
AquiSeuil est un outil développé par le BRGM et l'OFB pour la modélisation de l'impact de l'arasement ou de l'effacement d'un seuil en rivière sur le niveau d'eau de la nappe phréatique.
Face à l'urgence climatique et aux nouveaux besoins pédagogiques, les cours d'école se réinventent en France. De Libourne à Dunkerque, en passant par Avignon, ces espaces scolaires longtemps asphaltés et imperméabilisés deviennent peu à peu des espaces verts. De là à ce que ces cours vertes soient généralisées d'ici 2030 ? C'est bien ce que souhaite la Fabrique de la cité qui vient de publier une note à ce sujet.
Le 21 janvier, le Syndicat mixte des bassins versants Saâne Vienne Scie a organisé une journée d’inauguration des travaux de la restauration écologique de la Saâne. Les parties prenantes du projet de territoire de la basse vallée et d’autres collectivités normandes confrontées, elles aussi, aux impacts littoraux du changement climatique, ont participé à cet évènement.
Lors du Carrefour des gestions locales de l'eau, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, a tracé ses chantiers prioritaires pour la gestion des ressources en eau en 2025. Et apporté des précisions sur le transfert de compétence.
Pour accompagner les élus et les services d’eau et d’assainissement français de taille moyenne dans la prise de décisions adéquates en matière de gestion financière et de planification des investissements, l’Office International de l'Eau (OiEau) a élaboré depuis six ans son outil PropserEau, avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité (OFB). Marc-Yvan Laroye, Directeur général adjoint de l'OiEau, détaille pour L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances les mécanismes de PropserEau, sur lequel les collectivités pourront à nouveau compter en 2025.
Le comité syndical d’Eaux et Vilaine a mis au jour un désengagement de l’Agence de l’eau dans le financement des mesures agroenvironnementales et contre les pollutions diffuses.
La neige se pare parfois de couleurs originales… et le plus intrigant, c’est que la neige rouge sang accueille des algues, qui favorisent la biodiversité dans ce milieu que l’on croit si « vierge ».
L’ONU a décidé de faire de 2025 « l’année de protection internationale des glaciers ». En France, « il y a une ambition nationale pour les protéger mais sans aucun moyen », résume le glaciologue Jean-Baptiste Bosson.
Très présents dans les Ardennes, les castors et leurs barrages engendrent des problèmes de cohabitation avec les agriculteurs et les pêcheurs. Face à cette situation, le député (LR) Pierre Cordier alerte le gouvernement.
La fonte des glaciers due au réchauffement climatique libère dans l’environnement des quantités de virus et bactéries en grande partie inconnus. Autant de micro-organismes susceptibles de nous aider à répondre à des défis globaux, de la pollution plastique à la résistance aux antibiotiques. Une équipe de scientifiques mène la quête dans les glaciers suisses. Une première.
Le périmètre d’intervention de l’EPTB Isère correspond à l’intégralité du bassin versant de l’Isère et de ses affluents sans enclave, soit environ 12 000 km2.
Le 30 novembre dernier, les porte-paroles des groupes citoyens impliqués dans la création d’une instance citoyenne au sein de Reyssouze & Affluents, présentaient leurs propositions lors de l’évènement « Citoyens pour nos rivières ». Cette présentation était suivie d’une table ronde sur la question des enjeux de la gouvernance de l’eau.
Plus de trois-quarts des terres émergées sont plus sèches aujourd'hui qu'il y a 30 ans. Quelles sont les causes et conséquences de cette aridification, et comment lutter contre ? Avec Anne-Marie Lézine Palynologue, Directrice du laboratoire Laboratoire d'océanographie et du climat : expérimentations et approches numériques (LOCEAN) à Sorbonne Universités ; Gilles Ramstein Directeur de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE).
Les journées du Lacs Sentinelles ont eu lieu du 9 au 11 octobre dans le Champsaur et ont accueilli plus d'une cinquantaine de participant·es : parcs nationaux, laboratoire de recherches, universités, office français de la Biodiversité, EDF, fédération de pêche, associations de communication scientifique, ... Les présentations sont disponibles.
Une plainte avait été déposée par l’OFB, contre l’éleveur autunois, car il avait enlevé un barrage créé par un castor dans un ruisseau… La Justice ne l’a pas condamné mais averti, avec un classement sans suite !
Afin d’améliorer les connaissances locales sur le Clain et réduire les risques d’inondation pour la population, Grand Poitiers et l’institut Pprime de l’université de Poitiers ont créé un jumeau numérique de la rivière. Ce sont près de 5 kilomètres qui ont été modélisés entre l’îlot Tison et la base kayak de Saint-Benoît.
Les projets de renaturation des cours d’eau suscitent un intérêt croissant, portés par une double prise de conscience écologique et sociétale. Cet intérêt est aussi nourri par une remise en question des politiques d’aménagement passées, qui ont fragilisé les écosystèmes. Alors que les épisodes d’inondations et de canicules se multiplient, ces aménagements répondent à une réelle demande et aux besoins impératifs de nombreux territoires fortement urbanisés. Réduire les risques liés aux crues, tout en créant des zones de fraîcheur propices à l’adaptation climatique, tel est l’objectif affiché par ces initiatives.
Le quart (24 %) de la faune d'eau douce, notamment les crustacés, poissons et insectes, fait face à un « risque élevé d'extinction » en raison de « pressions considérables » comme la pollution, les barrages ou l'agriculture intensive qui affectent leur habitat, conclut une étude publiée dans la revue Nature (Nouvelle fenêtre) (en anglais).
À cheval entre la Suisse et la France, le grand lac alpin subit un inquiétant panel de pressions. Faire le tour de Léxplore, au sens propre, permet de mieux les comprendre. Depuis 2019, des scientifiques viennent travailler presque chaque jour sur cette station expérimentale, unique au monde. La toute dernière étude vient par exemple de révéler pourquoi ce lac, comme bien d’autres, émet plus de CO2 qu’il n’en stocke. Pendant ce temps, une moule invasive prolifère à grande vitesse, tandis que le lac se réchauffe.
Les travaux ont commencé en septembre dernier à Chalampé, dans le Haut-Rhin, près de l'entreprise Alsachimie. Une forêt alluviale rhénane d'une dizaine d'hectares va bientôt voir le jour dans la commune. Cet espace naturel sera composé d'arbres, de végétations et de cours d'eau.
La préfecture de Nouvelle-Aquitaine a interdit pour 2025 la pêche au saumon sur le bassin de l’Adour, et sur les côtes landaises et basques. Une mesure trop tardive, dénonce l’association Défense des milieux aquatiques.
Ingénieure agronome et membre de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, Anne-Louise Guillemin met en avant l'importance d'une vision à long terme pour préserver la qualité de l'eau, tout en maintenant un dialogue constructif avec les agriculteurs.
Puisque le projet participatif de réintroduction de la zostère marine dans l’étang de Berre est déjà une réussite (nous continuerons néanmoins le projet jusqu’en 2030 comme prévu), nous allons tenter, toujours avec 8 Vies pour la Planète, d’y réintroduire l’huître plate.
Nous partons en balade du côté de St Myon, là ou coule la rivière La Morge. En compagnie du naturaliste Gérard Guillot, nous allons découvrir qu'une rivière est composée d'une somme de milieux naturels qui constituent une réserve de biodiversité extrêmement riche.
D’où vient l’eau de la Terre ? Pendant longtemps, on a supposé qu’elle était arrivée grâce à des météorites chargées en eau, qui se seraient écrasées sur notre planète il y a plusieurs milliards d’années. Mais de nouvelles hypothèses voient le jour.
Désormais très réglementé, le drainage répondait, il y a 40 ans, à une problématique aujourd’hui balayée par d’autres, imposées notamment par le changement climatique.
Pour s’adapter au changement climatique, les collectivités peuvent mettre en place une gestion intégrée de l’eau, en s’appuyant sur la nature. En 2024, le Département et ses partenaires mettent à disposition des guides en lien avec la Charte Natur’EAU 77 pour porter des actions en ce sens. Découvrez nos publications consacrées à ce sujet !
Cet article de synthèse, fruit du travail d’un collectif interdisciplinaire de chercheuses et chercheurs du Réseau des Zones Ateliers françaises (CNRS), porte sur la mise en œuvre des projets de restauration de la continuité écologique des cours d’eau.
A l’inverse des mois de septembre et octobre très arrosés, les passages perturbés ont été peu fréquents en ce mois de novembre qui a été très sec, avec la pluviométrie déficitaire de plus de 35 % à l’échelle de la France et du mois.
En cette fin d’année 2024, l’Association LOGRAMI a organisé deux restitutions techniques des résultats des suivis biologiques sur les poissons migrateurs amphihalins du bassin de la Loire. Ces demi-journées ont permis à différents acteurs de la gestion de l’eau et de la biodiversité d’échanger sur les suivis réalisés et l’état des populations. Si vous n’avez pas pu assister à ces restitutions, les présentations sont disponibles au format PDF.
L’Office français de la biodiversité (OFB) lance la 5ème édition de l’appel à manifestations d’intérêt (AMI) « Développements en matière de surveillance et d’évaluation de l’état des milieux aquatiques continentaux, littoraux et marins dans le cadre des directives européennes ». Cet AMI vise à cofinancer des projets de R&D opérationnels permettant d’améliorer la surveillance et l’évaluation de l’état des milieux aquatiques français.
Thibault Datry se consacre depuis deux décennies à l'étude des rivières intermittentes naturelles, des cours d'eau essentiels mais souvent ignorés. Directeur de recherche à INRAE, il a joué un rôle pionnier dans le développement de cette science en France et à l'international. Face aux défis du changement climatique, l’écohydrologue alerte sur la fragilité croissante de ces milieux, véritables refuges pour la biodiversité et indispensables à l’équilibre de nos écosystèmes.
Le 17 décembre, l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), également appelée le GIEC de la biodiversité, publie son rapport sur les “nexus“. Ce rapport explore les interconnexions entre la biodiversité, l’eau, l’alimentation, la santé et le changement climatique, et met en lumière des solutions pour atténuer les effets de ces crises croisées.
Retour sur la 3e conférence interrégionale sur le crabe bleu organisée les 21 et 22 novembre 2024 par l’Office de l’Environnement de la Corse en partenariat avec le Pôle-relais lagunes méditerranéennes (PRLM), les DREAL des 3 régions (Occitanie, Paca et Corse) et l’Office Français de la Biodiversité. Les présentations sont disponibles.
9e édition - Les zones humides : de la mémoire à l’action. Le séminaire des 9es rencontres du réseau Rhône & Saône s’est tenu dans les Bouches-du-Rhône, dans le prestigieux Musée départemental Arles antique. Les présentations sont disponibles.
EDF lance une expérimentation sur la Garonne visant à guider les poissons migrateurs grâce à un rideau lumineux subaquatique. Une avancée scientifique et écologique menée depuis la centrale hydroélectrique du Bazacle.
Évoquée dès le Grenelle de l’environnement en 2007, la création d’un parc national pour protéger les zones humides est l’une des mesures phares de la Stratégie nationale Biodiversité 2030. Or, ce projet rencontre de nombreuses difficultés et des blocages. État des lieux de France Nature Environnement.
L’Observatoire national de la biodiversité (ONB) fournit une évaluation scientifique, transparente et neutre de l’état de la biodiversité de toute la France. Un ensemble d’indicateurs est élaboré et actualisé régulièrement suivre l’évolution de la biodiversité, les pressions qu’elle subit et les réponses que peut apporter la société. Trois nouveaux indicateurs ont été publiés décrivant les milieux d’eau douce : un sur la disparition des poissons migrateurs et deux sur les pressions affectant les lacs français.
RarementRarement, un document officiel avait exposé de manière aussi éclatante les manœuvres des géants de l’eau. Dans un rapport confidentiel, l’Autorité de la concurrence révèle l’entente « occulte » ayant permis aux trois leaders français du secteur de l’eau (Veolia, Suez et la Saur) de remporter, en 2011, un marché géant de près de un milliard d’euros en Île-de-France, d’après des informations de Mediapart.
À Paris, difficile de trouver un lieu qui concentre plus de biodiversité que la Seine. Entre les espèces exotiques introduites par l’être humain et la pollution générée par ses activités depuis des siècles, l’écosystème du fleuve a connu plusieurs bouleversements. Enfilez vos maillots, nous partons à sa rencontre !
Il y a vingt ans, le 7 octobre 2004, la Cour de Justice des Communautés Européennes rendait un « arrêt en manquement » qui condamnait la France pour pollution massive et répétée de l’étang de Berre. Après cet arrêt, une négociation s’est entamée qui aboutit fin 2005 à la réduction des rejets de la centrale EDF de Saint-Chamas à 1,2 milliards de m³ par an. Cette limitation est toujours en vigueur et depuis sa mise en place, l’état écologique de l’étang s’est radicalement amélioré et s’améliore encore.
Le Cerema propose une série de fiches à destination des gestionnaires de captages d’eau, sur les actions de protection des zones humides, qui s'appuient sur les services écosystémiques rendus et ont un impact sur la qualité de la ressource en eau. Ces fiches, dont les deux premières sont publiées, s'appuient sur les retours d'expérience de territoires.
Alors que les problématiques autour de l’eau sont appelées à engendrer de plus en plus de frictions dans les années à venir, nous peinons encore à faire participer réellement les citoyens à ces décisions qui les concernent. Compilant des années de recherche, un ouvrage propose des approches innovantes pour rendre les processus décisionnels autour de la gestion de l’eau plus inclusifs.
La préfecture de l’Eure vient d’officialiser le retour dans le département du castor d’Europe, une espèce protégée. Deux individus, au moins, ont pu être observés sur les rives de la Charentonne, sans avoir été réintroduits par des spécialistes.
Le Cerema, l'Association Nationale des Elus du Littoral et le Ministère de la Transition Ecologique, avec le soutien des Agences de l’Eau, l’Office Français de la Biodiversité et la Banque des Territoires, ont lancé un programme pour accompagner les territoires littoraux dans le déploiement de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT). 12 territoires intègrent le programme dès 2024.
La publication de l'Atlas mondial de la sécheresse à l'occasion de la COP 16 sur la désertification à Riyadh montre que ce risque augmente dans le monde entier. La France se déclare officiellement affectée par le phénomène.
L'anguille européenne (Anguilla anguilla), autrefois abondante dans les ruisseaux et rivières d'Europe, est maintenant classée comme "en danger critique d'extinction" par l'Union internationale pour la conservation de la nature. Explications avec le biologiste Gilles Boeuf.
Le Parc participe actuellement à un chantier de suppression de 5 plans d’eau artificiels sur le bassin de la Valouse, avec pour objectif de restaurer les zones humides autrefois présentes sur ces parcelles, et ainsi de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau.
La régie municipale autonome de la ville de Paris a fait un point d’étape à mi-parcours ce vendredi 29 novembre sur son programme d’accompagnement lancé en 2020 pour les agriculteurs volontaires désireux de réduire leur utilisation de pesticides.
Ce nouveau numéro parle de nos différentes missions au service de la collectivité : l’entretien des cours d’eau, la ressource en eau, la biodiversité ou encore la gouvernance, avec un « dossier spécial » sur le risque inondation et la nouvelle opération ALABRI.
Des quantités phénoménales de TFA, un « polluant éternel » très mobile, de la famille des PFAS, ont été mesurées dans les effluents d’une usine de BASF, à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, au sud de Rouen. Des « traces » de cette substance ont été retrouvées dans le captage d’eau potable à proximité.
On les appelle les filets fantômes car ils sont discrets et souvent invisibles pour des yeux non avisés. Ils constituent pourtant une pollution réelle. Dans les Alpes-Maritimes, le conseil départemental a décidé de mobiliser les grands moyens pour récupérer ces objets indésirables en matière plastique qui sont préjudiciables aux fonds marins.
Cette étude nationale se présente comme un outil essentiel pour éclairer les décisions futures. Couvrant la période de 2013 à 2022, elle se base sur des données collectées en 2023 auprès des acteurs de l’eau, notamment les agences de l’eau, les collectivités territoriales et des services publics d’eau et d’assainissement. Elle dévoile un diagnostic complet sur la répartition des financements entre ménages, collectivités, industries et secteur agricole, mais aussi sur les coûts non couverts actuellement, tout en formulant des recommandations clés pour un financement équilibré et durable.
Le 25 novembre 2024, quatre collectivités reçoivent un Grand prix « Préservation des captages d’eau potable » au ministère de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques. Ce concours national est organisé par le centre de ressources Captages de l’Office français de la biodiversité (OFB).
L’abandon du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement fut le seul motif de satisfaction au forum dédié à la gestion de l’eau organisé le 19 novembre lors du congrès des maires. Pour le reste, l’heure n’est guère aux réjouissances, entre les "difficultés pour travailler ensemble" – ou pour travailler tout court – jusqu’à la "guerre de l’eau qui menace", quand elle n’est pas déjà présente.
La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a présenté ce 21 novembre la stratégie de prévention des risques glaciaires et périglaciaires face au changement climatique, des mesures de protection des glaciers et des écosystèmes post-glaciaires, ainsi qu’un renforcement du soutien de l’Etat aux territoires de montagne.
La conférence REUSE EUROMED 2024, tenue à Montpellier du 29 au 31 octobre 2024, a rassemblé des experts internationaux pour discuter des enjeux et des innovations en matière de réutilisation des eaux usées traitées dans les régions méditerranéennes. Cet événement, organisé par la Chaire Partenariale Eau Agriculture et Changement Climatique, Eau Agriculture et Territoires (ex AFEID), le Réseau REUSE de l’INRAE ainsi que l’Institut Agro Montpellier, a mis en lumière des solutions innovantes dans ce domaine, en rassemblant chercheurs, décideurs et acteurs du terrain autour de thématiques clés comme la REUSE en agriculture, les risques sanitaires et environnementaux associés, la gouvernance de la REUSE et bien d’autres. Découvrez dans cet article, par thématique, les résumés étendus des présentations qui ont marqué cette rencontre incontournable.
Elle ne représente que 1 % de la surface terrestre, mais abrite 10 % de sa biodiversité. La mer Méditerranée est pourtant devenue fort vulnérable face aux bouleversements du climat et la dégradation des environnements. Autant de signaux alarmants nous invitant à repenser sa protection et son identité.
Le TA de Cergy-Pontoise a jugé, en 2023, qu’il était - depuis la loi Climat Résilience de 2021 - illégal, pour une agence de l’eau, dans son programme pluriannuel d’intervention, de financer la destruction d’ouvrages hydrauliques (au moins dans le cas des moulins, au moins quand ceux-ci sont fondés en titre), sauf peut être dans des cas très particuliers (demande - rare certes en pratique - des propriétaires par exemple). Mais la CAA de Versailles vient de censurer cette position.
La présence avérée de la Xénope Lisse, un prédateur aquatique, sur trois sites de la Ville rose, inquiète les autorités de Haute-Garonne qui ont décidé son élimination en urgence.
En clôture du congrès de l’Association des maires de France, où le premier ministre était attendu par un auditoire échaudé par les coupes budgétaires qui frappent les communes, celui-ci a offert en cadeau le détricotage de la loi sur le « zéro artificialisation nette ».
Premier groupe laitier mondial et comptant parmi les 10 premiers groupes alimentaires mondiaux, Lactalis cumule les atteintes à l’environnement et ne semble pas s’en émouvoir. Mayenne 2013, Ille-et-Vilaine et Isère 2019, Vosges 2021, Doubs 2023… la firme est régulièrement condamnée pour pollution des eaux. Mais au-delà de ces affaires traduites en justice, combien de sites ne sont pas inquiétés malgré des rejets illégaux et des économies faites sur le dos de l’environnement ?
Cet appel à mobilisation concerne l’organisation d’animations grand public en Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides 2025 qui aura lieu du 1er au 28 février. Que vous soyez gestionnaires de zones humides, scientifiques, acteurs associatifs, économiques, artistes…ou tout autre acteur intéressé, vous pouvez contribuer à sensibiliser autour de la préservation des zones humides.
Localisé en plein cœur de Nemours, l’Île du Perthuis renaît aujourd’hui comme une zone humide fonctionnelle. Après une décennie de collaboration entre de multiples acteurs, ce projet ambitieux mené par l'EPAGE du Loing transforme cet îlot en un lieu écologique, en sensibilisant aux enjeux des milieux aquatiques et de la prévention des inondations.
Avec ses cycles ravageurs d’inondations et de sécheresses, le dérèglement climatique rend certains territoires de moins en moins habitables. Pour Christophe Millet, nouveau président du conseil national de l’ordre des architectes, il est urgent de passer de « l’aménagement » au « ménagement » du territoire.
Au sud de Nantes, seuls quelques pêcheurs ont accès à la zone humide qui peut s’étendre sur près de 60 km² et abrite une faune aviaire exceptionnelle. Mais même dans ce sanctuaire, la dégradation de l’eau s’accélère, notamment à cause des ruissellements des terres agricoles.
Les activités humaines ont un impact négatif sur de grandes parties des habitats potentiels des poissons d’eau douce en Suisse. Tel est le constat établi par des chercheuses et chercheurs de l’Université de Berne dans une nouvelle étude menée à l’aide des méthodes de l’intelligence artificielle explicable. Des actions seront élaborées sur la base de cette étude afin de protéger la biodiversité et les habitats potentiels des poissons.
Le maraîcher bio Thierry Gozzerino alerte sur le danger des pesticides, alors que du glyphosate est encore utilisé dans les canaux d’irrigation de la plaine de la Crau. Il est la cible d’intimidations.
Les oursins se révèlent être de précieux bioindicateurs pour suivre la contamination des environnements marins par les éléments traces (longtemps appelés métaux lourds). Un exemple en Corse, lieu privilégié d’étude des écosystèmes côtiers, à proximité d’une mine fermée depuis plus de 50 ans.
Les trajectoires paysagères des zones humides de la côte atlantique reflètent les évolutions du regard porté par les sociétés littorales et rurales sur les milieux. D'abord répulsives, elles ont été fortement modifiées et anthropisées dans le cadre d'une mise en valeur (agricole, aquacole puis touristique) puis patrimonialisées pour leur caractère naturel. Elles font aujourd'hui l'objet d'une réflexion entre acteurs sur leur devenir face au changement climatique, entre nouveaux usages et renaturation.
Entre sentiment d'abandon par les autorités et hostilité d'une partie des agriculteurs, les gardiens de la biodiversité souffrent d'un manque de légitimité depuis la crise qui a secoué le secteur l'hiver dernier.
La foncière a pour objectif d'acquérir des terrains et de les mettre à la disposition d'aménageurs publics ou privés, d'industriels ou de développeurs de projets d'énergie renouvelable, soit dans le cadre d'opérations de compensation écologique, soit d'actions volontaires de restauration et de renaturation.
Ils tiennent dans les mains un poisson menacé d'extinction : les élèves de la MFR d'Eclusier-Vaux assistent chaque année la fédération de pêche de la Somme pour le suivi des populations d'anguilles. Une initiative qui participe à l'effort international de préservation de cette espèce.
Alors que la pêche artisanale se meurt et que sa pratique industrielle ravage la biodiversité marine, le maire de Lorient et nouveau ministre de la mer vante ses liens avec les lobbys, et favorise les intérêts des plus gros acteurs du secteur.
Depuis 2010, le collectif SOS Loue et Rivières Comtoises (SOS LRC) alerte les autorités et dénonce l’état préoccupant des rivières comtoises. Et ça ne va pas mieux ! Les chiffres officiels de l’Agence de l’Eau qui viennent de sortir cette semaine confirment nos craintes : seulement 26 % des rivières de Bourgogne-Franche-Comté sont considérées en bon état écologique en 2024. Une surprise ? Non, cet état de fait était prévisible et nous l’annonçons depuis des années ! Et ces 26% sont peut-être encore surestimés vu le manque de robustesse des indicateurs utilisés.
L’Annelies Ilena, le « navire de l’enfer » tel qu’il est surnommé par les ONG de défense de la mer, va commencer dans quelques jours sa campagne de pêche dans les eaux européennes. Alors qu’on pensait que le projet porté par la Compagnie des pêches Saint-Malo était enterré, il n’en est rien.
Ces dernières années, sachant que les lacs font partie de mon domaine de recherche, plusieurs personnes m’ont demandé si les méduses pouvaient vivre dans des lacs. Certaines ont pensé qu’elles avaient eu des visions, ou que leurs amis ou leur famille en avaient eu. J’ai même entendu parler de disputes conjugales à ce sujet ! Alors, y a-t-il les méduses dans les lacs canadiens ?
Il n’y a pas que les glaciers qui perdent leurs glaces : les lacs aussi. Une compilation des statistiques de gels et de dégels à travers l’hémisphère nord, révèle qu’en moyenne, dans plusieurs régions, les lacs sont couverts de glace 45 jours de moins qu’il y a un siècle.
Générations Futures, Notre Affaire à Tous, Biodiversité sous nos Pieds (BSNP) et l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) ont déposé un recours en excès de pouvoir auprès du Conseil d’Etat contre le plan Ecophyto 2030 jugé illégal. En violation claire de la condamnation historique de l’Etat dans le dossier Justice Pour le Vivant, le plan Ecophyto 2030 acte un abandon de l’objectif de 50% de réduction de l’utilisation des pesticides.
Donnez votre avis sur les grands enjeux de la gestion de l'eau et des risques d'inondation. Des consultations du public sont ouvertes en France à partir du 25 novembre 2024 pour une durée de 6 mois en application du code de l’environnement. Elles portent sur les enjeux de la gestion de l’eau et des risques d’inondation dans chaque bassin hydrographique pour les années 2028-2033.
Douze projets portés par des collectivités territoriales du littoral en métropole et outre-mer vont être soutenus par l'Etat dans la mise en oeuvre de solutions fondées sur la nature pour s'adapter au recul du trait de côte.
Une passe à poissons géante est en construction sur le Rhône près de Lyon pour permettre aux espèces aquatiques de franchir un obstacle naturel et remonter le fleuve librement. Ce projet ambitieux vise à restaurer la continuité écologique et favoriser la biodiversité.
Vitaux pour le climat et la biodiversité, les herbiers de posidonie perdent du terrain en Méditerranée. Des scientifiques et acteurs publics se mobilisent pour les protéger et les restaurer.
En France, des milliers de kilomètres de petits cours d’eau urbains oubliés et pollués au cours du temps constituent pourtant un réseau hydrographique essentiel à l’environnement. Des opérations de restauration sont en cours, notamment pour éviter les inondations.
Les huîtres creuses sont vulnérables aux pesticides, qui les affectent sur plusieurs générations. C’est ce que montre une vaste étude de l’Ifremer, qui a voulu évaluer l’effet cocktail produit sur le mollusque par un mélange de pesticides couramment retrouvé dans les milieux naturels. Les résultats suggèrent qu’il y a urgence à repenser la façon dont sont menées les études d’écotoxicité.
Un rapport interne pointe une contamination non maîtrisée pour ses eaux minérales. Le leader mondial de l’agroalimentaire assure qu’il s’agit de projections hypothétiques, mais ses déclarations sont contredites par les écrits de ses ingénieurs.
En surface, la plupart des lacs et des rivières du Canada peuvent sembler purs. Mais sous la surface, ils sont confrontés à d’importants défis. Quels sont-ils ? Pour comprendre la santé des lacs et des rivières du Canada, nous devons regarder au-delà de leurs rives et prendre en compte l’ensemble du bassin versant.
« Nous visons une continuité de 40 à 80 arbres par hectare sur une zone délimitée au sud par le Piémont Pyrénéen, au nord par la Montagne Noire, la Garonne à l’ouest et le partage des eaux à l’est, afin de créer de l’ombre, refroidir les sols, accueillir la biodiversité et condenser de l’eau. Cela représente près de 260 000 hectares. »
Plus d'une tonne de poissons morts a déjà été repêchée dans le canal du Loing en Seine-et-Marne. Une surmortalité due à une pollution organique dont l'origine est encore indéterminée.
Le maire de Muttersholtz, dans le Bas-Rhin, craint des inondations dévastatrices dans le secteur du Ried dans le centre Alsace en raison du changement climatique. Il exhorte tous les acteurs du bassin versant de l'Ill à se réunir, alors que la ville de Colmar estime avoir déjà fait sa part.
Dans le Var, un collectif de pêcheurs gère collectivement une zone de la mer laissée en jachère pour que la biodiversité prospère. Un modèle bénéfique pour la vie marine et les pêcheurs artisans.
Le 3e plan national d’adaptation au changement climatique a – enfin – été dévoilé ce 25 octobre, par Michel Barnier. S’ouvre désormais une période de consultation de deux mois, avant son adoption définitive, puis sa déclinaison territoriale, que les COP régionales seront notamment invitées à conduire. Le Premier ministre a entre autres annoncé une augmentation du "fonds Barnier" de 75 millions d’euros en 2025 et confirmé l’organisation prochaine d’une "grande conférence nationale sur l’eau".
Dans le cadre de la création de la digue Tarascon-Arles de 2018 à 2021, le SYMADREM a créé une lône pour compenser l’impact hydraulique de ce nouvel ouvrage. Cette lône conçue artificiellement a permis de prélever 600 000 m3 de matériaux nécessaires aux travaux de construction de la digue. Il s’agit également d’une mesure compensatoire permettant d’amoindrir l’impact du projet de création de digue sur l’environnement. Elle s’est concrétisée par des actions d’aménagement de nouvelles zones humides et permet d’accueillir aujourd’hui des actions de sensibilisation à l’environnement.
Pour la chercheuse Julie Trottier, les infrastructures d’irrigation sont une « maladaptation » au changement climatique. « Il faut sortir de cet imaginaire porteur de sa propre perte », car se passer d’irrigation, c’est possible !
Une décennie après la mort de Rémi Fraisse, tué par les gendarmes sur la ZAD contre le barrage de Sivens, les mobilisations pour la défense de l’eau ont pris beaucoup d’ampleur. Par son universalité, la cause de l’eau est un réservoir inépuisable de radicalité.
L'agglomération Lisieux Normandie a restauré la 100e mare de son programme pour la biodiversité lancé en 2018, mercredi 23 octobre 2024 à Cambremer (Calvados).
Au sud de Perpignan, sur un bassin versant constitué de cours d’eau intermittents, un important chantier de reconstruction de digues se prépare. 8,3 millions d’euros pour protéger contre une crue proche d'une Q30, au lieu de 10 ans actuellement.
L’EPAGE Doubs Dessoubre est heureux d’annoncer que le projet d’effacement du Barrage des Pipes bénéficiera d’un cofinancement dans le cadre du Programme Européen Open Rivers – une organisation de subvention dédiée à la restauration des rivières. Cette subvention permettra à l’EPAGE d’obtenir un financement de 100% des travaux au droit du barrage des pipes : 70% de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, 10% du FEDER (Fonds européen de développement régional) et 20% grâce au Programme Européen Open Rivers.
Les invertébrés aquatiques sont utilisés comme bio-indicateurs pour évaluer la qualité des cours d’eau suisses. La composition spécifique de ces petits organismes évolue néanmoins avec le changement climatique. Sur demande de l’OFEV, l’Eawag a analysé l’impact de la hausse des températures sur l’évaluation des cours d’eau. Résultat: les indicateurs conservent vraisemblablement leur pertinence, au moins pour les prochaines décennies.
Les marais du littoral Atlantique sont notre Amazonie locale ! Il faut donc les protéger. Mais ce sont aussi des territoires façonnés par l'être humain et qui sont aujourd'hui menacés du fait du changement climatique. D'où l'idée du projet baptisé "Mavi", comme "maintenir les marais vivants". Illustration dans le marais doux de la Vacherie sur la commune de Champagné-les-Marais, en Vendée.
Annonce de l’abandon du transfert de la compétence eau potable aux intercommunalités au 1er janvier 2026, report de la hausse du plafond mordant, privant les agences de l’eau des ressources prévues par le plan eau, le gouvernement patauge. Il n’y a toujours pas de politique de l’eau dans notre pays.
Inondations et sécheresses sont les deux faces d’une même crise : des experts mondiaux ont ainsi alerté le 17 octobre sur la « catastrophe de l’eau » en cours. Le rapport a été publié par la Commission mondiale sur l’économie de l’eau, qui réunit des spécialistes internationaux sur ce sujet, au sein d’une sorte de « Giec de l’eau », le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.
La ville de Châlons-en-Champagne transforme ses espaces urbains en remplaçant les surfaces bétonnées par de la végétation. Un projet, soutenu par l'Agence de l'eau Seine-Normandie, qui permet de mieux gérer les eaux pluviales, de réduire les îlots de chaleur et de recharger les nappes phréatiques.
Comment adapter les politiques d’aménagement aux conséquences du dérèglement climatique ? Les édiles de quatre communes touchées par les inondations, jeudi 17 octobre, se questionnent sur la manière de rompre avec le modèle du tout-béton, malgré les contraintes de temps et de budget.
Une partie du cours d'eau qui traverse la commune de Vauhallan dans l'Essonne, est progressivement reméandrée, remise dans son lit initial. Une renaturation qui contribue notamment à réduire les risques de crues et de débordements.
Les courants méditerranéens dispersent les larves de nombreuses espèces marines, rendant indispensable une gestion transfrontalière pour protéger les écosystèmes et garantir des ressources halieutiques durables.
Six agriculteurs soupçonnés d’avoir épandu des pesticides près de ruisseaux ont comparu devant le tribunal correctionnel de Narbonne. Des dizaines de viticulteurs sont venus les soutenir, et témoignaient de leur mal-être.
Discipline en plein essor, l’aquariologie – à ne pas confondre avec l’aquariophilie – permet d’étudier, en conditions contrôlées, les organismes aquatiques. Une approche expérimentale précieuse pour la conservation des espèces, qui doit aussi répondre à des exigences de respect du bien-être animal.
Le barrage hydro-électrique de Pont-Rolland, entre les communes d'Hillion et Morieux (Lamballe-Armor), est hors service. Les Amis de Rolland Lepont s'opposent à sa destruction.
En Ardèche, la vidange d’un barrage de 3 millions de m3 a tué des milliers de poissons et déversé dans la rivière d’énormes quantités de métaux lourds. Les riverains, en colère, exigent que leur voix soit enfin entendue.
À l’heure où de nombreux pays aimeraient rendre possible l’exploitation minière des abysses de nos océans, les scientifiques appellent eux à la prudence et à la nécessité de mieux connaître la biodiversité des grands fonds marins encore si mystérieuses à bien des égards.
A quelques jours de la COP16 sur la biodiversité, zoom ce matin en Méditerranée. Dans cette mer, les poissons, les mollusques sont victimes de la pollution plastique. Pour le quantifier, des chercheurs organisent des campagnes de prélèvements d'eau. L'expédition s'appelle "l'exploration bleue".
Le point commun des échouages d’algues vertes en Bretagne et de sargasses dans les Caraïbes ? Une abondance d’azote dont les algues vont pouvoir tirer parti, à travers des mécanismes différents. S’il est difficile d’empêcher les proliférations de sargasses, on peut agir à la source pour affamer les algues vertes.
Phase 2 des travaux de sécurisation anti crues du Furan, la « vantellerie » située en amont du Barrage du Gouffre d’enfer connaît actuellement des travaux de maçonnerie lancés par Saint-Etienne Métropole avec le soutien de l’Etat. Deuxième tranche capitale – il faudra ensuite revoir la vanne de fond du barrage désormais entièrement consacré à prévenir les crues – pour éviter au centre-ville de Saint-Etienne un scénario catastrophe.
Longtemps marginale, la production de saumon d’élevage s’est muée en véritable industrie, concentrée entre les mains de quelques multinationales. Une massification qui pose des problèmes environnementaux, du bien-être animal au bilan carbone.
Les méthodes conventionnelles pour évaluer la biodiversité marine sont généralement basées sur des relevés visuels. Elles présentent donc des limites. Une nouvelle approche, basée sur l’ADN environnemental, cet ADN que laissent les espèces dans leur milieu, semble très prometteuse.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse renouvelle pour les années 2025-2027 son appel à initiatives en faveur de programmes éducatifs et de sensibilisation visant une meilleure connaissance et protection des ressources en eau et de la biodiversité. Les dossiers de candidature devront être déposés au plus tard le 31 décembre 2024.
L'avis favorable de l'Etat donne le feu vert à la création du parc naturel régional du littoral charentais. Les 67 communes concernées, toutes situées en zone humide, vont désormais rédiger la charte du parc.
Le Bassin Versant de Grand Lieu est le premier territoire de Loire-Atlantique a avoir été choisi pour écrire une stratégie de gestion durable de l'eau. Des citoyens y participent.
A Montauban, le chef de l’office Français de la Biodiversité du Tarn-et-Garonne a été mardi soir la cible d’un sabotage sur sa voiture de service. Sa roue arrière a été déboulonnée alors qu’il assistait à une réunion avec une centaine d’agriculteurs.
La chute de la biodiversité n‘épargne pas la Lorraine. L’urbanisation, l’agriculture intensive, le changement climatique fragilisent les milieux naturels et les espèces qui vivent au sein de ces milieux. Depuis 1984, le Conservatoire des espaces naturels de Lorraine (CEN) tente une stratégie : acheter des sites naturels ou les louer pour assurer leur protection et celle de leurs habitants.
Pour les pêcheurs amateurs, ce sont des poissons trophées. Le silure a été introduit dans les rivières françaises depuis 1970. Planète Bleu Occitanie pose la question de son impact sur la biodiversité et notamment sur le saumon qu’on tente de réintroduire dans la Garonne.
Les policiers municipaux de Rodez, d’Onet-le-Château et de Villefranche-de-Rouergue ont suivi une formation pour sensibiliser aux rejets urbains. Une première en Aveyron.
Les espèces de poissons herbivores jouent un rôle majeur dans le maintien en bonne santé des écosystèmes coralliens. La mise en place des aires marines protégées ne suffit pas à protéger ces espèces, une nouvelle approche vise à les réintroduire directement dans le milieu : le principe de l’aquaculture restaurative.
Peuplant désormais la quasi totalité des cours d'eau du sud de la Gironde, l'écrevisse de Louisiane cause de nombreux dégâts sur la faune et la flore aquatiques.
Sur la période 2024-2026, une enveloppe de 5,5 millions d'euros sera consacrée à la restauration des cours d'eau et milieux aquatiques sur le bassin versant Acheneau - Tenu.
Les aménagements du fleuve réalisés au profit des activités humaines ont, au fil du temps, profondément modifié les écoulements des eaux terrestres et souterraines et entrainé d’importants impacts sur la biodiversité.
Face à l’augmentation des catastrophes naturelles, le monde de l’assurance craint de ne plus pouvoir assumer à terme. Les cas de résiliation de contrat après des sinistres d’ordre climatique se multiplient, pour les particuliers comme pour les municipalités.
Les Vendredis de l’E.A.U – Eau Aménagement Urbanisme, proposé par le SMEAG et ses partenaires, sont des événements qui permettent d’aborder les nombreuses questions qui sous-tendent la prise en compte de l’eau dans l’aménagement. Un format volontairement cours, de 9h30 à 10h30, avec un thème abordé chaque vendredi et un ou deux intervenants spécialistes.
La plupart du temps, les représentations artistiques passées témoignent d’une représentation des milieux aquatiques comme recelant une ressource inépuisable. À l’heure où la réduction de l’impact de l’humain sur les environnements se révèle déterminante, comprendre l’évolution de nos relations aux milieux aquatiques et aux espèces qui les peuplent est un enjeu majeur pour leur conservation. Pour y parvenir, l’histoire de l’art nous fournit des clés.
Alors que les fossés sont gorgés d'eau suite aux fortes pluies de derniers jours, la FDSEA de la Sarthe dénonce les obstacles administratifs à leur entretien. Les agriculteurs qui doivent curer ces fossés font face à un cadre réglementaire trop complexe, selon le principal syndicat agricole.
Les intimidations et invectives vont-elles stopper le changement climatique ? Certains semblent le croire. Ce sont les auteurs de menaces contre François Bock et Jérémie Godet, respectivement vice-président et président de l’EPTB Vienne, structure porteuse de l’étude HMUC. Nous exprimons à ces deux élus notre pleine solidarité. Rien ne peut justifier ces agissements et nous regrettons que le report de 9 mois du vote de HMUC par la CLE du SAGE Clain semble récompenser les pressions exercées depuis plus d’un an sur ce malheureux « Parlement de l’eau ».
Cette année 2024 a vu l’aboutissement de 3 années d’un travail coordonné par l’INRAE & l’OIEau (projets Explore2 et LIFE Eau&Climat) consistant à la prise en compte d’un nombre inédit de données, notamment celles issues des dernières publications du GIEC, pour construire de nouvelles projections hydro-climatiques à une résolution spatiale particulièrement fine (8x8km – maille SAFRAN).
Dans le cadre du Centre de ressources milieux humides et du Centre de ressources cours d’eau, l’Office International de l’Eau organise deux webconférences avec le soutien financier de l’Office Français de la Biodiversité. La première sur le sujet « Sylviculture et rétention d’eau : des synergies à cultiver » se tiendra le lundi 14 octobre à 14h. Et la seconde intitulée « S’appuyer sur les mares en tant qu’infrastructures agro-écologiques » est prévue le lundi 21 octobre à 14h.
Les barrages de castors retiennent l’eau, maintiennent des milieux humides propices à la faune et à la flore et, même, freinent des incendies de forêt. Aux États-Unis comme au Canada, des organisations gouvernementales et environnementales commencent à les utiliser pour lutter contre les effets des changements climatiques.
Vous êtes enseignant - en classe de maternelle jusqu’à la 6ème - et vous avez un projet sur la thématique de l’eau pour cette année scolaire ? N’attendez plus et découvrez le dispositif des classes d’eau proposé par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, en partenariat avec l’Éducation nationale. Il vous permet de bénéficier d’une enveloppe de 600 euros pour cette sensibilisation autour des enjeux de la ressource en eau et de la biodiversité.
De part et d’autre de l’Atlantique, deux textes retracent l’épuisement des ressources hydriques en Californie et l’engloutissement d’anciennes mines en Allemagne. Des histoires d’eau qui sont d’abord des histoires de destructions.
La diversité des plans d’eau (retenues de barrages, réservoirs, plans d’eau de carrière, plans d’eau de mine, bassins d’orage, marais salants, etc.), l’hétérogénéité de leur distribution géographique et l’importance des enjeux qui leur sont associés, notamment dans le contexte de l’adaptation au changement climatique, sous-tendent le besoin de les inventorier et d’en améliorer la connaissance. L’inventaire national des plans d’eau (INPE) 2024, réalisé sous la coordination de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd), est prêt à être diffusé et utilisé. Dans un rapport dédié, l’institution formule des recommandations pour en accompagner la gouvernance, l’animation ou ses utilisations territoriales.
L'impact du poisson géant silure sur les espèces migratrices comme la lamproie ne fait plus de doute, selon un rapport rendu public par la préfecture de Nouvelle-Aquitaine. Résultat : l'État annonce un déploiement plus important des pêches de régulation dans la Dordogne.
Du 4 au 6 juin 2025, Nice accueillera le One Ocean Science Congress, organisé par le CNRS et l’Ifremer juste avant la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan. Jean-Pierre Gattuso, océanographe et directeur de recherche au CNRS, et François Houllier, président-directeur général de l’Ifremer, en expliquent les enjeux.
L'incident remonte à l'été 2021. Un problème technique avait conduit au rejet d'eaux usées de la station d'épuration de Fabrègues, commune de la métropole de Montpellier, dans une rivière voisine. D'où une pollution dangereuse pour le milieu naturel. Le gestionnaire Aqualter vient d'être reconnu coupable et condamné à plus de 100.000 euros d'amende. Une grande première.
Le Département lance à nouveau le concours AQUATHON qui est associé à la nouvelle stratégie politique de l'eau. Ce concours est destiné aux élèves de 5e et de 4e, dans le but de les sensibiliser à l'enjeu de la préservation de la ressource en eau au travers d'actions concrètes à réaliser au sein de leur collège.
C'est une année noire pour les pêcheurs du Léman: Les filets remontent vides, ou presque. Les causes sont multiples, mais les experts pointent du doigt le réchauffement des eaux, un phénomène inquiétant qui bouleverse tout un écosystème.
Cette fiche bilan de 22 pages présente les travaux de restauration, le suivi écologique et ses résultats, le bilan du projet de restauration et propose des recommandations techniques à destination des gestionnaires (diagnostic, travaux, suivis).
Alors que les populations de poissons et de crustacés se sont rapidement effondrées, des chercheurs décrivent la faillite du système actuel de gestion des prises et proposent onze actions pour le réformer.
Un coquillage exotique prolifère dans les lacs alpins : la moule quagga. En dévorant le phytoplancton, à la base de la chaîne alimentaire, elle bouleverse les écosystèmes. Reportage sur les rives de deux grands lacs suisses.
Après les thèmes Sauvage et Migrations, S+ revient pour un troisième numéro sur un thème universel et d’actualité : l'EAU. 148 pages richement illustrées avec des rencontres, reportages, enquêtes, portfolios, témoignages, infographies, interviews, bande-dessinées… des longs formats d’une grande (bio)diversité pour approfondir de manière innovante la thématique de l'or bleu.
Dans un rapport publié ce 19 septembre, le Réseau Action Climat (RAC) détaille les impacts du changement climatique dans chaque région française. Fortes chaleurs dans les villes, sécheresses extrêmes dans le Sud, inondations dans le Nord, submersions sur les côtes, dépérissements forestiers, cyclones tropicaux dans les Outre-mer, fonte des glaciers en montagne… Pour se préparer à affronter ces phénomènes extrêmes, les régions et les territoires, toutes les échelles ont un rôle "essentiel" à jouer, estime le RAC. Ce qui nécessite, de la part de l’État, "un cadre de gouvernance des finances publiques locales favorable à l’investissement pour le climat", défend-il.
Les cours d’eau français, qui n’ont de définition officielle que depuis 2015, sont inégalement protégés d’un département à l’autre, où un même cours d’eau pourra successivement gagner ou perdre ce statut réglementaire. Des disparités qui peuvent affecter la santé des bassins versants. C’est ce que montre une récente étude qui a voulu reconstituer la carte de tous les cours d’eau officiellement reconnus dans notre pays, une démarche unique au monde.
La Commission locale de l'eau (CLE) du Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) du Clain, qui s'est réunie à Poitiers ce jeudi 12 septembre, a voté le report du vote de l'étude hydrologique du bassin du Clain. Or, cette étude scientifique, qui détermine la ressource en eau disponible, est un préalable indispensable à tout projet de stockage.
La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a gagné. Le gouvernement démissionnaire français a décidé de limiter l’application des nouvelles règles de protection des tourbières et des zones humides agricoles à moins de 1 % de la surface agricole. Il accède ainsi aux demandes de la FNSEA qui assurait en janvier (à tort) que l’interdiction des drainages allait toucher 30 % de la surface agricole utile de la France.
Émotion dans un village du nord du Territoire de Belfort : deux étangs seront bientôt asséchés. Une pétition a été lancée. Le projet va pourtant dans le sens des recommandations environnementales.
La renaturation des cours d’eau est l’un des piliers de la politique suisse en matière de protection des eaux. Depuis 2020, un contrôle standardisé des effets permet d’évaluer dans toute la Suisse le degré d’atteinte des objectifs à court et à long terme dans les tronçons revitalisés. La présente étude utilise un paramètre complémentaire pour mesurer la portée des mesures de renaturation: le taux de capture de la pêche à la ligne. Les résultats de l’étude empirique sont clairs: l’évolution du taux de capture est bien meilleure dans les tronçons de pêche renaturés ainsi qu’en amont et en aval de ces derniers que dans les secteurs non concernés par les renaturations.
Mais que font les scientifiques dans les ports de La Rochelle ? Ils surveillent la biodiversité locale et en particulier les espèces invasives qui pourraient s'y développer.
À partir du 23 septembre, la concertation s’ouvre pour le Projet de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE). Objectif : trouver des solutions pour extirper l’Huveaune des alertes sécheresses.
L’une des dernières portions naturelles de la Seine pourrait être mise à grand gabarit pour le transport de marchandises. Ce projet détruirait l’une des plus importantes zones humides du pays.
Canal Seine Nord Europe, plateformes logistiques… La Seine et ses abords sont toujours plus bétonnés, au nom de la transition écologique. Mais le but est de créer une autoroute fluviale au service d’un commerce mondialisé.
Après la destruction d’une zone humide lors de l’aménagement de la zone du Breuil de Montigny-le-Roi en avril 2022, le Grand Langres a pu obtenir une négociation à l’amiable avec une réhabilitation du site pour un montant estimé à 100 000 € partagé à trois.
L’objet est de proposer à chaque étape une offre d’actions de sensibilisation, d’information, de mise en situation et de formation qui convergent vers un seul et même objectif : préparer les populations, les collectivités et les responsables locaux à faire face aux risques, renforcer leur pouvoir d’agir face aux situations de crise et développer leurs capacités d’adaptation pour leur permettre d’être acteurs sur leur territoire.
Ce troisième bulletin annuel dédié à cette espèce exotique envahissante propose un tour d’horizon des actions actuellement menées en Méditerranée française pour faire face à sa propagation dans les milieux lagunaires et côtiers.
Vous habitez ou vous fréquentez la vallée du Célé ? Vous avez des témoignages à apporter, des histoires à raconter, des connaissances à partager sur cette rivière et son territoire ? Vous connaissez son histoire, sa faune, sa flore, son patrimoine, ses eaux... ? Venez participer au "Grand Livre du Célé", un projet collaboratif porté par l'association Sauvegarde du Célé. Une encyclopédie vivante, participative et évolutive pour recueillir et transmettre les témoignages, les perceptions, les savoirs et les ressources des habitants et des acteurs de la vallée.
Coulées de pierre, inondations, crues, ce samedi 7 septembre, quatre villages de la vallée d’Aspe ont subi de lourds dégâts suite aux précipitations exceptionnelles. Après la sidération, chacun tente aujourd’hui de comprendre ce qu’il s’est passé. Pour certains acteurs, le manque d’entretien des cours d’eau serait un des facteurs majeurs de ces conséquences.
Le projet AnguillaMed a pour objectifs de décrire l’état sanitaire des populations d’anguilles européennes (Anguilla anguilla) de Méditerranée occidentale (rivières et lagunes) et de développer des outils innovants (non létaux) d’évaluation de cet état. Ces résultats devraient permettre de faire le lien entre l’état sanitaire des anguilles et le niveau de pressions anthropiques s’exerçant sur les habitats aquatiques continentaux afin de proposer des mesures de restauration adaptées à cette espèce et ces habitats.
Le Parlement des jeunes pour l’eau est un collectif composé de 40 jeunes âgés de 16 à 27 ans, résidant sur le bassin Rhin-Meuse. Représentatif de la diversité du territoire, ce collectif vise la parité, la diversité géographique et sociologique.
Le groupe suisse a conclu une convention judiciaire d’intérêt public avec le parquet d’Epinal, à la suite de deux enquêtes préliminaires, l’une sur des forages illégaux dans la nappe phréatique, l’autre sur des traitements de purification interdits.
Le projet porté par la région Grand Est prévoit de réhabiliter 24 kilomètres de canal, avec une dizaine d'écluses, sur une portion laissée à l'abandon depuis une soixantaine d'années.
Face à la sécheresse, encore rude cet été malgré quelques épisodes pluvieux, les observateurs constatent l’inadéquation des arrêtés préfectoraux avec la réalité du changement climatique.
Une étude inédite réalisée grâce au satellite européen Sentinel-2 dévoile l'ampleur de cette catastrophe écologique : plus de 14 000 bandes de plastique flottant à la surface ont été identifiées. Très prisée par les vacanciers du monde entier, la mer Méditerranée est particulièrement affectée.
Alors qu’un pisciculteur est jugé pour avoir empoisonné des oiseaux protégés, la profession accuse l’État de l’avoir abandonnée face aux cormorans qui pillent leurs étangs.
Littorex est une plateforme de partage des retours d’expérience d’actions de restauration écologique (coopération OFB – BRGM) en milieux marins, côtiers et estuariens. Conçue pour être un outil participatif, cette plateforme permet de déposer et de consulter les retours d’expériences. Elle donne aussi accès à des nombreuses publications, des guides et autres ressources documentaires (actualités, évènements, sites internet, réglementation…) sur cette thématique.
Au terme des enquêtes visant Nestlé pour des forages illégaux et le traitement frauduleux des eaux minérales, le procureur d’Épinal a, selon une information de Mediapart, opté pour une procédure de justice négociée. La multinationale échappera ainsi à un procès si le juge valide mardi l’accord.
Les aires terrestres éducatives sont de petits territoires naturels gérés par des élèves. Une démarche à l’initiative de l’Office français de la biodiversité. A Chef-Boutonne, dans les Deux-Sèvres, deux classes de l’école primaire du Grand Cèdre prennent soin d’un lopin de terre au bord de la Boutonne depuis la dernière rentrée scolaire. C’est l’une des premières aires fluviales éducatives en France.
Dans « De l’eau jaillit le feu », Fabien Mazzocco donne la parole aux militants de la première heure du Marais poitevin contre les mégabassines. Entre précis sur la biodiversité des lieux et manuel des luttes contre un système infernal d’agriculture intensive. Un film diffusé en partenariat avec la plateforme Tënk.
La Fédération pour les espaces naturels et l’environnement (Frene) pointe du doigt un débit très faible du Tech qui justifierait un classement en "crise" et un durcissement des restrictions concernant l’usage de l’eau du fleuve (irrigation). L’association demande au préfet de revoir sa décision de maintenir le bassin-versant à un niveau d’alerte moindre.
Les nouveaux livres de bord des classes d’eau sont accessibles gratuitement sur le site internet de l’agence de l’eau Seine-Normandie ! Tout est en 100% numérique ! 6 livres pour aider les équipes pédagogiques à monter leur projet sur l’eau et les milieux aquatiques. 5 niveaux scolaires adaptés pour la maternelle (petite, moyenne et grande section), le cycle 2 (CP, CE1 et CE2), la fin du primaire (CM1, CM2), le collège (6ème, 5ème, 4ème, 3ème) et le lycée (seconde, première, terminale de l’enseignement général). 795 pages de fiches de cours sur l’eau conformément aux programmes de l’Education Nationale, de fiches d’activités ludiques et pédagogiques, d’idées de travail interdisciplinaire pour tous les niveaux scolaires.
Le Cerema a accompagné la ville de Figeac dans la réflexion sur le réaménagement d’une cour d’école et de ses abords, à travers une démarche de co-construction. Le projet auquel ont contribué les élèves a permis de désimperméabiliser et végétaliser une partie de la cour, et de créer des espaces différenciés.
Délégataire du contrat de concession d’eau du Syndicat des eaux d’Île-de-France depuis 126 ans, Veolia a été reconduit pour douze ans de plus en janvier. Mais des membres de la Cour des comptes ont fait un signalement pour dénoncer les irrégularités et les manquements dans l’appel d’offres.
Depuis quarante ans, le maire d’Issy-les-Moulineaux tient d’une main de fer le Syndicat des eaux d’Île-de-France. Mais ses choix et ses méthodes de gouvernance sont de plus en plus critiqués. Des municipalités ont décidé de reprendre leur indépendance.
Les techniciens de l’OFB effectuent des contrôles de surveillance réguliers dans les zones soumises aux restrictions d’usage, comme c’est le cas en ce moment autour du Sousson, un affluent du Gers.
Du Marais poitevin à la lagune de Venise, des militants des Soulèvements de la Terre et de Bassines non merci partent pour une « Traversée des luttes de l’eau », du 2 au 8 septembre.
Les moules d’eau douce existent encore en Bretagne centrale. Le Lié abrite plusieurs dizaines de mulettes perlières, une espèce aujourd’hui au bord de l’extinction.
Mise en ligne le 8 août, une instruction interministérielle aux préfets sur la mise en œuvre du plan Eau dans les collectivités ultramarines fixe la feuille de route notamment pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau potable.
En filtrant le phytoplancton, la corbicule a drastiquement modifié le fragile équilibre de la biodiversité de la Loire. Cela fait plusieurs décennies qu'elle a colonisé les lits des rivières françaises.
En été, plus que jamais, on cherche à se rafraîchir. Les lacs de montagne font figure de nouvelle oasis. Une tendance nettement accrue depuis les confinements, certains touristes viennent même exclusivement pour se baigner. Or c'est un péril pour les lacs et torrents de montagne. Trois questions à Océane Pasquet, conservatrice au Parc National des Pyrénées.
Dans la baie de Morlaix, l’invasion d’algues vertes due à l’agriculture intensive est particulièrement nocive pour les huîtres élevées au sol, qui étouffent. Les ostréiculteurs adeptes de cette méthode traditionnelle témoignent.
Inexorablement, l’archipel intérieur de Munroe sombre sous les marées et moussons plus intenses, et se vide de ses habitants. L’agonie de ce coin de paradis illustre la vulnérabilité d’un État côtier qui connaît ses premiers réfugiés climatiques.
Depuis plus d’un an, le crabe bleu envahit le delta du Po, en Italie, une catastrophe économique pour les pêcheurs et une forte menace pour la biodiversité de la lagune.
Présentes depuis les années 70 sur les côtes normandes, les sargasses, algues brunes invasives, font l’objet d’une étude scientifique. Une équipe de recherche collectait, ce jeudi 22 août 2024, ces dernières données sur le terrain, à Bricqueville-sur-Mer (Manche) avant de rendre ses conclusions en fin d’année.
La Semaine Mondiale de l’Eau 2024, qui aura lieu du 25 au 29 août, se penchera sur la manière dont l’eau peut favoriser à la fois la paix et la durabilité. En tant que principale conférence mondiale sur les questions liées à l’eau, cet événement, organisé par l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI), rassemble un groupe diversifié de participants – des décideurs politiques et des chercheurs aux chefs d’entreprise et aux activistes – unis par un objectif commun : explorer comment l’eau peut contribuer à créer un monde meilleur.
Xavier Morvan, actuel directeur régional de l’Office français de la biodiversité (OFB) en Grand Est, a été nommé Directeur général de l’agence de l’eau Rhin-Meuse à compter du 1er octobre 2024
Avec des étés de plus en plus chauds, le canyoning est en plein boom. Dans un petit village ardéchois, ce surtourisme crispe habitants et politiques, entre dialogue impossible et démissions.
Un nouvel arrêté (II.A.) avait, le 3 juillet 2024, encore évoluer la fameuse nomenclature propre aux plans d’eau (I), pour ce qui est de leurs prescriptions techniques (rubrique 3.2.3.0)… avec un très large déverrouillage juridique des créations de plans d’eau (retenues agricoles y comprises semble-t-il) de moins de 1 ha en zone humide. Or, en référé, faute d’urgence, le Conseil d’Etat vient de rejeter un recours déposé en ce domaine (II.B.). On devra donc un peu attendre avant de savoir si cet arrêté est, ou n’est pas, solide sur le fond, en droit.
En juin dernier, le Cen Rhône-Alpes a inauguré son projet de restauration hydraulique et écologique de la lône de Taponas. D’importants travaux offrent une nouvelle vie à ce bras secondaire de la Saône riche en biodiversité et utile à la bonne régulation des eaux.
Les habitants du village de Miquelon ont décidé de « relocaliser » leur village, menacé par les eaux, un kilomètre plus loin. Les travaux sont sur le point de commencer et poursuivent un deuxième objectif : donner un nouvel élan à cette communauté insulaire de 600 personnes.
Dans la commune de Quiberville-sur-Mer, des terres agricoles ont été déclassées afin qu’un camping municipal submersible soit déplacé. Concilier agriculture, tourisme, paysages et vivre-ensemble représente l’un des enjeux de cette petite commune normande.
La stratégie d’évaluation de la qualité des sédiments en Suisse a été appliquée dans 18 petits cours d’eau. Cette étude sur l’état chimique des sédiments et leurs risques ecotoxicologiques permet de tester la stratégie d’évaluation et montre que la majorité de ces cours d’eau présente des niveaux préoccupants d’au moins un des contaminants étudiés.
L'algue brune invasive venue d'Asie a colonisé peu à peu la baie de Marseille. Elle empoisonne désormais le quotidien des riverains des Calanques. L'impact à la fois sanitaire, économique et écologique de cette prolifération inquiète Thierry Thibaut, professeur écologue, qui alerte les services de l'État.
Face à l’érosion qui met en péril l’activité touristique, la capitale française du surf, Lacanau, a opté pour la fortification de son front de mer. La ville considère le recul dans les terres « impossible dans l’immédiat ».
La Clusaz a reconnu mercredi avoir pompé de l'eau de source pour la production de neige de culture, mais la station assure "qu'aucune irrégularité n'a été délibérément cachée" dans ce système de captage.
Depuis le 12 juillet, les pêcheurs du lac du Bourget en Savoie peuvent capturer des lavarets plus petits. Un arrêté préfectoral temporaire permet aux professionnels d'accroître leur pêche. Un soulagement après des mois de faible activité.
Mediapart a consulté les données collectées par l’Agence régionale de santé, gardées secrètes pendant les JO. La pollution a parfois été très sévère. Mais tout à sa communication et à sa volonté de doubler Anne Hidalgo, Amélie Oudéa-Castéra a passé outre le jour de sa baignade.
Les 365 000 km² de cette mer intérieure comptent parmi les eaux les plus polluées au monde. Quarante mille tonnes d’armes chimiques gisent dans ses profondeurs. Or la vie est déjà en danger. Les stocks de poissons se sont effondrés ces dernières décennies. Comment sauver la Baltique ?
Le 6 août, quatre associations ont lancé un « appel solennel » aux habitants de Bretagne. Objectif : recenser tous les sites d’échouage d’algues vertes en putréfaction, pour démontrer l’effondrement de biodiversité découlant de leur prolifération. Baptisées « laitues de mer », ces plantes envahissent la côte bretonne et dégagent un gaz mortel lors de leur décomposition. La faune locale meurt alors asphyxiée ou intoxiquée.
Mediapart a pu récupérer les résultats des prélèvements dans la Seine depuis l’ouverture des Jeux olympiques. Ces données, que nous publions en intégralité, montrent que la qualité de l’eau n’était suffisante que deux jours sur dix.
Lors de la création d’un nouveau quartier sur d’anciennes terres agricoles traversées par un ruisseau, la commune de Fameck a travaillé avec une paysagiste pour créer des aménagements afin de faciliter l’infiltration de l'eau de pluie. L’objectif est de limiter la saturation des systèmes d'assainissement ainsi que les inondations.
Alors que l’Antarctique est actuellement la région du globe la plus anormalement chaude, la glaciologue et exploratrice Heïdi Sevestre revient sur l’état de santé désastreux des glaciers face au chaos climatique et sur l’impact social de leur disparition. Elle souligne que la fin des banquises aurait des conséquences catastrophiques pour la planète.
Un peu plus de 401,5 millions d'euros (M€) : c'est le montant que les agences de l'eau devront finalement verser à l'Office français de la biodiversité en 2024 (OFB). Fixé par un arrêté du jeudi 1er août et publié au Journal officiel du dimanche 10 août, ce chiffre réévalue une précédente contribution de près de 398 M€ établie par un autre arrêté du 8 février.
Le parquet d'Epinal confirme auprès de l'AFP l'ouverture d'une autre enquête préliminaire visant Nestlé Waters pour exploitation de forages sans autorisation dans les Vosges. Une information révélée par Mediapart, qui a pu consulter les conclusions rendues par l'Office français de la biodiversité.
Favorisées par les fortes précipitations qui ont déferlé sur le département cet hiver, les écrevisses de Louisiane prolifèrent cet été. Au point d’être retrouvées sur les routes et sur le bord des chemins.
Le formidable surgissement de la lutte contre les mégabassines depuis plusieurs années, au moment où l’eau devient un sujet de préoccupation du grand public, tant pour sa quantité que pour sa qualité, nous incite à aller plus loin. Lors de la clôture du village de l’eau, dimanche 21 juillet à Melle, la Coordination Eau Bien Commun France et Eau secours 31 ont appelé à la création d’un Forum des mouvements de l’eau.
Vendredi 19 juillet, des activistes ont lâché des lentilles d’eau dans une mégabassine, par la voie des airs. L’objectif ? Bloquer sa pompe et incarner « la revanche du vivant ».
Les mobilisations citoyennes de défense de l’eau s’inscrivent dans une longue histoire politique, affirme l’hydrobiologiste et militant, dans un entretien au « Monde ». Il raconte comment, dans les années 1980, la bataille contre l’aménagement de la Loire a transformé la gestion du fleuve.
Plus connue pour sa pollution, la Seine abrite pourtant de nombreuses espèces de poissons. Il y en a même de plus en plus, nous montre un pêcheur habitué des berges parisiennes.
Dans le cadre de l’enquête judiciaire visant Nestlé sur les traitements interdits des eaux minérales naturelles, de nouvelles investigations révèlent que la multinationale trompe les consommateurs depuis plus de quinze ans.
Pendant plus de 20 ans, La Clusaz a pompé l’eau d’une source pour fabriquer de la neige artificielle... sans autorisation. Une enquête judiciaire de l’Office français de la biodiversité dévoile comment la célèbre station des Alpes a installé ce système coûteux. Des captages irréguliers ont par ailleurs été découverts sur les trois autres retenues exploitées par la commune haute-savoyarde pour alimenter ses pistes. Révélations.
Vous êtes une collectivité locale ou un groupement de collectivités ?
Le Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, le Cerema et l’ANEL, avec le soutien des Agences de l’Eau, de la Banque des Territoires et de l’Office Français de la Biodiversité, lancent un programme national d’accélération de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées sur les territoires littoraux.
En 2014 débutait la renaturation d'une partie de l’île située entre le Grand canal d'Alsace et le Rhin au niveau de Kembs (Haut-Rhin). Le projet, mené par la Petite Camargue alsacienne, a démontré que la monoculture du maïs peut céder la place à un paysage de plaine alluviale riche en écosystèmes.
Alors que bon nombre de poissons d'eau douce meurent dans l'eau de mer et beaucoup d'organismes marins périssent dans l'eau des rivières, la crevette blanche parvient elle à naviguer entre eau douce et eau salée sans risquer sa survie. Comment fait-elle ? La réponse réside en un seul mot : osmorégulation
Le Tour de France connaît son dénouement ce week-end dans les Alpes-Maritimes, après avoir traversé les massifs des Écrins et du Queyras, où les projets de microcentrales hydroélectriques se multiplient, encouragés financièrement par le gouvernement. Kayakistes, pêcheurs et défenseurs de l’environnement s’inquiètent pour le cycle de l’eau et la biodiversité des derniers torrents sauvages.
Un nouvel arrêté fait encore évoluer la fameuse nomenclature propre aux plans d’eau, pour ce qui est de leurs prescriptions techniques (rubrique 3.2.3.0)… avec un très large déverrouillage juridique des créations de plans d’eau (retenues agricoles y comprises semble-t-il) de moins de 1 ha en zone humide.
Grosse opération de contrôle cette semaine dans la Drôme. Des agents des différents services de l'environnement ont inspecté tout ce qui est en lien avec l'eau : rejets dans les rivières, digues ou points de baignade. C'était le cas au Lac des Freydières à Grâne et dans la Véore.
Fin 2023, la FNPF a mené, en collaboration avec Harris Interactive, une grande enquête pour évaluer le rapport des Français et des pêcheurs à l’eau et aux milieux aquatiques. Les principaux enseignements révèlent que les cours d'eau et leur biodiversité représentent un enjeu sociétal prégnant pour les Français qui y sont particulièrement attachés. C'est un nouvel argument de poids dans le combat que mène le réseau associatif de pêche autour du partage de la ressource en Eau.
Très attendus par les collectivités territoriales, le décret et l’arrêté encadrant les usages domestiques des eaux impropres à la consommation humaine (EICH) sont parus ce 13 juillet. Les bâtiments d’habitation (collective et individuelle), les établissements recevant du public, les bâtiments professionnels, ceux des entreprises ou des collectivités, peuvent, s’ils le souhaitent, mettre en œuvre cette solution dont le but est de réduire la pression sur une ressource de plus en plus disputée.
La revitalisation de la source de la Bonne-Fontaine (canton du Jura) est un projet pionnier qui vise à restaurer le biotope d’origine d’une source captée depuis le XVIe siècle. Les milieux fontinaux, avec une température de l’eau fraîche et constante toute l’année, sont des «hotspots» de biodiversité menacés par l’utilisation intensive du sol et le réchauffement climatique. Leur faune sensible et spécialisée mérite des mesures de renaturation actives.
D’après un document interne à EDF que s’est procuré Mediapart, le creusement du tunnel ferroviaire a, en 2019, vidé de son eau un pan de montagne dans la vallée de la Maurienne, en Savoie. De ce fait, l’affaissement d’un barrage a été accéléré.
Victimes de la pollution, de parasites et de concurrents invasifs, les écrevisses à pattes rouges ont la vie dure dans les eaux françaises. En Haute-Marne, un éleveur aimerait les voir repeupler ruisseaux et rivières.
Appel à candidatures 2024 : Prix Ramsar pour la conservation des zones humides et Prix spécial Evian de Danone. La Convention sur les zones humides lance un appel à candidatures pour la neuvième édition des prix Ramsar pour la conservation des zones humides et du Prix spécial Evian décerné par Danone.
Mise en ligne ce 9 juillet, une instruction interministérielle aux préfets sur la mise en œuvre du plan Eau de mars 2023 détaille pour certaines mesures les actions attendues et à quelle échelle.
Isabelle Matykowski, ingénieure en chef des Ponts, des Eaux et Forêts, a été nommée Directrice Générale de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, à compter du 1er juillet 2024, par arrêté du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en date du 7 juin 2024. D’abord recrutée en tant que directrice générale adjointe en 2020, elle succède à Thierry Vatin, parti en retraite le 1er juin dernier.
Lauréate en 2024 de l’appel TISSAGE (TrIptyque Science Société pour Agir Ensemble), cette recherche-action vise à mieux appréhender les relations aux milieux aquatiques qui nous entourent.
La caméra sous-marine Aquascope a été installée dans le lac de Zoug. C’est la seconde station de mesure permanente du plancton dans des cours d’eau suisses. La caméra sous-marine fournit des clichés en haute résolution, elle est aussi capable de les évaluer de manière automatisée. Cela permettra à l’avenir de disposer d’acquis importants sur la qualité de l’eau et la biodiversité aquatique du lac de Zoug.
Des espaces urbains plus proches de la nature sont plus résistants au changement climatique et favorisent la biodiversité. Une ville plus verte améliore aussi le bien-être et augmente la qualité de vie de la population. Bienvenu dans la ville verte ! Un magazine de l'Office fédéral de l'environnement (Suisse).
Le programme des Atlas de la biodiversité communale monte en puissance avec 15 millions d’euros prévus au financement des projets des collectivités d’Hexagone et d’Outre-mer en 2024.
Depuis 2021 et 2022, l’Ecole Pratique des hautes Etudes (EPHE-CEFE) et la DREAL Occitanie ont collaboré sur un projet de recherche ayant pour objectif le développement et la validation d’un marqueur génétique ou barcode, pour détecter l’ADN environnemental (ADNe) du Crabe bleu (Callinectes sapidus).
La Fondation de l’Eau Groupama Méditerranée et le Fonds de dotation NaïaGaïa s’associent pour lancer un appel à projets Renaturation des Zones Humides. Les candidatures sont ouvertes du 8 juillet 2024 au 27 septembre 2024.
Cette étude vise à collecter des données sur les déplacements des crabes afin de détecter les déplacements intra-lagunaires, d’éventuels déplacements inter-lagunaires et entre les lagunes et la mer. Ces données de déplacements seront croisées avec les données individuelles (sexage et biométrie des crabes équipés) et les données de suivi physico-chimique des lagunes concernées. Ceci afin d’étudier la répartition des crabes dans le milieu en fonction des conditions abiotiques et de leur cycle biologique, notamment la reproduction et la ponte et d’identifier de potentielles zones de concentration des individus.
Parc naturel régional du Haut-Jura (39) restitue une étude importante réalisée sur la Bienne - thermie, génétique, géniteur efficaces, etc. Les conférences de restitution sont disponibles : Partie 1, intro et génétique poisson ; Partie 2, oiseaux et invertébrés ; Partie 3, thermie et actions.
L'Europe lance deux premiers jumeaux numériques sur les événements météorologiques extrêmes et sur l'adaptation au changement climatique. Ils doivent permettre de prédire et mesurer les impacts d'inondations et autres tsunamis. Ces nouveaux outils vont permettre aux états et collectivités locales et régionales de tester des actions précises en cas d'inondations ou de canicules pour sauver des vies et réduire les dommages matériels.
Un an après la fin des travaux d’effacement des barrages de Vezins et de la Roche Qui Boit sur la Sélune : Quels sont les résultats observés – Quels projets de territoire ?
La synthèse et les présentations sont disponibles.
Depuis mi-2023, un Plan Territorial de Lutte (PTL) spécifique à l’espèce Callinectes sapidus est en cours de rédaction par l’OEC. Il a fait l’objet de nombreuses réunions du sous-groupe de travail « Gouvernance » regroupant l’OEC, la DREAL Corse et la DMLC afin que ce document réponde aux besoins du territoire tout en respectant la réglementation. C’est une première en France concernant une espèce invasive marine.
Les premiers résultats d’un recensement exhaustif des espèces du pourtour méditerranéen ont révélé la présence de populations de requins anges, une espèce de poisson en danger critique d’extinction.
Les redevances des agences de l'eau sont essentielles pour financer les actions de préservation de l'eau et des milieux aquatiques. [...] Instaurées par la loi de 1964, elles ont continué à évoluer au fil des années. A partir de 2025, une nouvelle réforme des redevances s'appliquera. Pour accompagner cette réforme et dans une préoccupation de transparence, une foire aux questions est proposée. Elle s'enrichira au fur et à mesure de la rédaction des textes législatifs, et autre sollicitation directe de la part des redevables. Cette foire aux questions est structurée par grandes thématiques.
Les mesures mises en place pour déployer les projets de micro-centrales hydroélectriques sont détaillées dans une réponse ministérielle. Celles en projet pourraient rester dans les cartons de l'exécutif actuel.
Avec l’installation de deux nouvelles stations en amont de Paris, et l’intégration de technologies de mesure innovantes, l’observatoire MeSeine du SIAAP poursuit son évolution, afin de rendre encore plus performant son suivi de la qualité des eaux de la Seine et de la Marne.
Le Cerema propose une fiche de retour d’expérience sur la mise en œuvre de la méthode EPODES (Evaluation du Potentiel de Désimperméabilisation des Sols), destinée à évaluer l’infiltration de l’eau dans le sol et le potentiel de désimperméabilisation.
La restauration de l’ancien canal de Mardyck et du parc Jacobsen, dans le Dunkerquois, est un projet exemplaire. Il mêle lutte contre les inondations, préservation de la faune et de la flore mais également amélioration du cadre de vie des habitant·es, tout en valorisant le patrimoine historique. Une vision globale et partagée qui a abouti à une prise en compte renforcée de l’eau dans les projets urbains.
Le Pantanal au Brésil est ravagé par les flammes. Selon l’Institut national de recherches spatiales du Brésil, plus de 2 500 départs de feu ont été enregistrés depuis début 2024 dans la plus grande zone humide de la planète, située au sud de l’Amazonie. Une augmentation de 1 776 % par rapport à la même période en 2023.
La nouvelle communauté de pratiques, développée dans le cadre de RESTORE4Cs, rassemble des gestionnaires de zones humides, des champions de la restauration et des experts scientifiques de la région euro-méditerranéenne afin d’échanger sur les solutions efficaces pour restaurer les zones humides. Au sein de cette communauté, les sessions bénéficieront des contributions d’autres projets de l’UE, des Initiatives Régionales Ramsar en Europe et des experts nationaux travaillant sur les inventaires nationaux d’émissions, les rapports sur la biodiversité et les politiques liées à l’eau.
La présence d’une grande alose, un poisson migrateur, a été observée fin mai dans l’Authie, à Douriez. Une bonne nouvelle pour la biodiversité selon la Fédération départementale de la pêche 62.
Importée en France dans les années 70, l'écrevisse de Louisiane pullule dans les cours d'eau au point d'être classée invasive et nuisible. L'Office Français de la Biodiversité rappelle que la pêche est autorisée, mais réglementée. Illustration à Rouffiac, aux abords du fleuve Charente.
Dans un contexte de réchauffement climatique, l'un des leviers de la gestion de l'eau dans la région, la CACG, devenue Rives et Eaux du Sud-Ouest, va investir 200 M€ d'ici 2030 pour faire face à divers défis. Décryptage avec Willy Luis, DG de l'entreprise. Pour Carole Delga, cet outil "consolide le réseau hydraulique régional".
Suite au premier colloque national sur le Castor à Dole (39) en 2021, et à l’occasion du 50e anniversaire de la réintroduction du Castor sur la Loire près de Blois, la Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN), la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM), l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et le Comité Départemental de la Protection de la Nature et de l’Environnement (CDPNE 41) lancent un appel à contribution pour le colloque sur le Castor qui se tiendra à Blois (41) du 12 au 13 décembre 2024.
A partir de juillet, le Parc naturel régional de l’Aubrac met en place un programme d’observation participative des rivières. Pour mieux suivre l’évolution des niveaux d’eau, chacun pourra prendre en photo des échelles graduées et l’envoyer simplement par SMS au Parc. Pour démarrer ce programme, un webinaire est ouvert à tous, jeudi 20 juin à 18h.
Alors qu’un marais est menacé en Belgique, des défenseuses et défenseurs autoproclamées « Fé·es du marais » veillent au maintien de cet espace, où cohabitent des humains et une biodiversité foisonnante.
Jusque vers 1965, les étangs de Thau et de Berre possédaient des biodiversités comparables. Ensuite, des décisions prises pendant les « trente glorieuses » ont fait perdre à l’étang de Berre une grande partie de sa biodiversité, alors que l’étang de Thau a conservé la sienne. Mais la diminution des sédiments du Rhône depuis plusieurs années déjà, et la montée des eaux de la mer aujourd’hui, semblent condamner toutes les lagunes languedociennes, dont l’étang de Thau, car elles ne sont séparées de la mer que par de fragiles et étroits lidos de sable.
Depuis 2022, le Pôle régional de l'environnement du parquet de Besançon (Doubs) a fait des atteintes graves à l'environnement son cheval de bataille. À l'heure du réchauffement climatique et de la chute de la biodiversité, comment rendre cette juridiction encore plus efficace ? Le procureur François Molins, signataire de l'appel "Nous demandons justice pour l'environnement", est venu ce 12 juin 2024 participer à ce premier bilan.
Le Cerema a accompagné la Communauté de communes du Pays d'Évian Vallée d'Abondance dans l'adaptation et la mise en œuvre de la compétence Gemapi. L'objectif était de mieux connaître les spécificités de ce territoire de montagne, exposé au risque torrentiel mais aussi d'élaborer une doctrine afin de définir un plan d'action pour mieux protéger les habitants des aléas climatiques.
La végétation ligneuse (arbres) sur les digues contribue à la biodiversité, mais elle augmente les risques de brèche et d’inondation. Sa gestion relève d’un délicat compromis qui peut être atteint par un plan de gestion pluriannuel.
Au fin fond du Diois se trouve l’un des plus vieux GAEC de la Drôme : la ferme de Montlahuc où un jeune castor s’est installé il y a trois ans, inondant 2000m2 de terre, un exploit pour un lieu situé à 1000m d’altitude. Aujourd’hui, les 6 associés du GAEC cohabitent avec cet allié, réhydratant petit à petit les paysages et régénérant la biodiversité.
Sous des cieux chers à Maupassant, les mares sont à l’honneur en pays normand, et cette semaine en France. A Routot, 1500 habitants dans l’Eure, plateau au-dessus de Pont-Audemer, le maire Marie-Jean Douyère remet son réseau de mares en mouvement : plus de biodiversité, plus de retenues d’eau, une garantie sécheresse, plus de fraîcheur et de bien-être, un outil pédagogique. Cela lui évite de construire un bassin de rétention à 300 000 euros, là où 15 000 suffisent pour réhabiliter la dizaine de mares.
Elle pourrait les inonder comme les priver d’eau. Habitants, élus locaux, pêcheurs et scientifiques surveillent de près l’évolution de son débit et de son écosystème malmené. Encore faut-il comprendre la spécificité de cet affluent de l’Ain, qui sillonne dans le sud du Jura : l’Albarine est une rivière intermittente.
Par une décision n°23-81.410 rendue ce 26 mars 2024, la Cour de cassation a apporté d'importantes précisions sur les conditions de réparation du préjudice écologique. La décision conforme une convergence intéressante entre le régime de réparation du préjudice écologique organisé par le code civil et le régime de réparation du dommage environnemental organisé par le code de l'environnement. Elle souligne également que le montant de la réparation du préjudice écologique ne peut pas être calculé en fonction de la valeur vénale d'espèces et habitats protégés qui ne peuvent pas être commercialisés. Analyse.
Organisée par le ministère de la Transition écologique, la première édition du prix Solutions fondées sur la nature a récompensé neuf projets portés pour les deux tiers d'entre eux par un syndicat d'eau ou une collectivité. Ils entendent répondre aux besoins des territoires confrontés au risque inondation, à la dégradation des écosystèmes ou aux effets du changement climatique.
Dans son numéro 18 daté de mai 2024, la lettre “Plus d’infos Exotiques Envahissantes” de l’Agence néocalédonienne de la Biodiversité met à disposition des personnes intéressées un “Bilan pluriannuel des actions de lutte biologique contre la Jacinthe et la Fougère d’eau“, une lutte biologique engagée depuis plusieurs années sur ce territoire.
Cette efficacité lui est hélas largement reconnue car très bien identifiée depuis plusieurs années, en particulier dans le nord et l’est de l’hexagone où elle colonise de plus en plus de canaux de navigation et de cours d’eau en connexion. Cela a d’ailleurs amené début février de cette année Voies Navigables de France et l’Office Français de la Biodiversité à lui consacrer presque exclusivement un webinaire d’une demi-journée intitulé Assises nationales “Plantes Exotiques Envahissantes” 2024 : des solutions à long terme, ceci afin d’établir un bilan provisoire des enjeux de gestion de cette espèce.
Depuis 2018, un programme financé par l’Union européenne contribue à la réhabilitation du marais de Millac, zone humide laissée pour compte. En cinq ans, oiseaux locaux et végétation s’y sont réinstallés.
Menées par l’Institut National de Recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), les Voies Navigables de France (Vnf) et Seinormigr (Seine-Normandie Migrateurs), l’étude a pour but de préserver la biodiversité des grandes aloses qui remontent la rivière pour frayer (se reproduire, Ndlr). Ces dernières doivent passer plusieurs écluses de navigation et franchir une chute d’eau de 2 à 4 m, lorsque l’écluse n’est pas activée.
Depuis le mois de novembre 2023, la Compagnie Nationale du Rhône construit une passe à poissons sur la petite chute d’eau de la Feyssine-Saint Clair à Villeurbanne. À terme cet ouvrage permettra la restauration de l’axe migratoire des poissons dans le Rhône. Un exemple en matière d’engagement sur la biodiversité.
La qualité des cours d’eau ruraux s’effondre et entraîne la biodiversité dans sa chute, alerte un rapport du WWF. Plusieurs espèces communes, comme les truites des rivières et les grèbes huppés, connaissent un déclin dramatique.
Bali, en Indonésie abrite du 18 au 25 mai 2024, le 10e Forum mondial de l’eau. Une rencontre placée sous le thème « L’eau pour une prospérité partagée ». Quels sont les enjeux de cette grand-messe, quelles solutions pour protéger et mieux gérer cette ressource vitale pour l'humanité toute entière suite au changement climatique ? Olivier Thibault, directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB) est ce dimanche 19 mai, notre invité international de la mi-journée.
Une étude scientifique évalue les conséquences désastreuses de la hausse du niveau de la mer sur un millier de zones humides côtières méditerranéennes et sur 150 espèces d’oiseaux qui les peuplent. A l’horizon 2100, un tiers de ces territoires seront submergés.
À l'occasion des premières rencontres internationales biodiversité des lacs des Pyrénées, à Loudenvielle (Hautes-Pyrénées), la chercheuse Florence Mazier évoque l'intérêt de l'étude des lacs d'altitude et les conséquences de l'activité humaine et du réchauffement climatique sur ces derniers. Entretien.
Le 3 avril dernier, jour de lancement de « l’Année du Castor », la SFEPM, Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères et la SNPN, Société Nationale de la Protection de la Nature ont signé la charte d’adhésion au réseau Castor coordonné au niveau national par l’Office français de la biodiversité (OFB). Ce partenariat vient ainsi renforcer le suivi du Castor d’Europe en France et s’ajoute notamment à la co-rédaction d’une stratégie nationale Castor, qui sera finalisée et présentée en décembre 2024 lors d’un colloque national dédié à l’espèce.
Le Parc national des Pyrénées a lancé un appel à manifestation d’intérêt « préservons et restaurons nos milieux aquatiques et humides », au titre de l’année 2024. Il permet de cofinancer des projets menés en faveur de la préservation des milieux aquatiques et humides, accompagnées le cas échéant d’une sensibilisation à la biodiversité de ces milieux particuliers et à leur préservation. Cet appel est destiné à toute entité publique ou privée souhaitant proposer un projet contribuant à la préservation et la restauration de ces milieux sur le territoire du Parc national des Pyrénées, de leur biodiversité. Il est ouvert et ne fixe donc pas de liste préétablie de types ou de modalités d’actions éligibles.
Excédés par une réglementation tatillonne, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir mettre fin à leur activité et à se débarrasser de ces plans d’eau qui contribuent pourtant au développement de la biodiversité.
Pour restaurer les 30.000 mares franciliennes et augmenter leur nombre, la région met en place un dispositif pour soutenir financièrement les projets des collectivités et des associations.
Dans le Jura, des pêcheurs ont découvert plusieurs poissons morts ou malades dans la Bienne, entre Saint-Claude et Lavancia en début de semaine. Un nouvel épisode de mortalité qui inquiète et provoque colère et désespoir chez les pêcheurs et les associations.
Mathieu Dupuy, technicien spécialiste de l’hydromorphologie et Christian Magro, le président du Syndicat mixte Aude centre, se penchent sur les rivières naturelles du territoire. Quelles sont leurs bienfaits pour la biodiversité et quelles rôles jouent-elles ? Comment les préserver ? Autant de questions évoquées dans ce podcast.
Adoptée en avril 2024, la stratégie sur le cycle de l'eau fixe les orientations qui contribuent à clarifier et renforcer l'action pour une gestion durable et concertée de l'eau sur le territoire d'Angers Loire Métropole.
Après une étude sur les impacts du changement climatique et une vaste concertation, un projet de territoire est lancé dans trois intercommunalités pour mieux gérer la ressource, dont le manque sera de plus en plus aigu.
La mobilisation est lancée pour préserver la nappe phréatique du Rhin supérieur. Sa qualité et son niveau baissent. Elle nourrit la biodiversité, alimente près de 80 % des Alsaciens en eau potable et pourvoit la quasi-totalité de l’irrigation et la moitié des besoins industriels. Sous l’égide de programmes européens, la coopération passe un cap.
Fortes de la réussite des 6 premières éditions, avec plus de 100 projets accompagnés soit un montant subventionné d’environ 19 millions d’euros, la Région et les Agences de l’eau renouvellent leur collaboration en apportant un soutien ciblé pour le développement ou l’adaptation de filières favorables à l’eau sur le territoire.
Depuis un an, l'Eurométropole de Strasbourg démantèle des routes pour redonner de la place au vivant. Il s'agit d'une expérimentation qui devrait permettre aux scientifiques de mieux évaluer les effets de la méthode sur la biodiversité.
Parvenir à la restauration écologique des Grandes Cigales de mer en Méditerranée... C'est le nouveau défi que s'est fixé Stella Mare, la plateforme scientifique de l'Université de Corse et du CNRS spécialisée en ingénierie écologique marine et littorale.
Les relais de l'eau des Gardons, 3 journées qui mêlent sport et eau organisées par l'EPTB Gardons (Etablissement Public Territorial de Bassin). Un événement sportif, festif à destination des familles qui fait écho aux jeux EAU lympique de Paris. L'idée faire comprendre aux grands et aux petits l'enjeu autour de l'eau tout en s'amusant.
Pour améliorer la qualité des eaux du ruisseau du bief d’Ainson et des quatorze étangs alentour, l’Epage Seille et affluents a mobilisé l’ensemble des usagers de ces lieux dans une démarche d’utilité sociale. Chasseurs, pêcheurs, élus, associations environnementales et riverains font front uni pour restaurer ce patrimoine exceptionnel.
Le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, a démenti mi-mars des informations selon lesquelles l’estuaire de la Loire aurait été désigné par le gouvernement comme le futur parc national dédié aux zones humides. Si tous les acteurs s’accordent sur l’importance de préserver cette zone, la multitude des enjeux rend sa mise en œuvre difficile.
Parmi les techniques de suivi de la biodiversité, on retrouve une technique de pointe : celle de l’analyse de l’ADN environnemental. Quelles sont les informations que peut nous apporter ce matériel génétique relâché par les organismes dans leur environnement ?
C’est ce que le projet INTERREG Franco-Suisse ALGA piloté par Stéphan JACQUET (INRAE CARRTEL, Thonon-les-Bains) tentera de déterminer dans les 3 ans à venir. La prolifération de microalgues, incluant des cyanobactéries potentiellement toxiques, appelés « blooms algaux », pourrait impacter la qualité des eaux du Léman et les différents services qui en découlent comme l’approvisionnement en eau potable, la pêche professionnelle et récréative ou encore les activités de loisirs, dans un contexte de changement climatique.
Depuis le début de la crise qu’ils traversent, les agriculteurs pointent fréquemment du doigt les relations tendues qu’ils entretiennent avec la police de l’environnement. Point central de leurs revendications : le désarmement des agents. Une « ligne rouge » pour la direction de l’OFB, auditionnée ce 20 mars au Sénat.
En charge de la Gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (Gemapi), l’Agglo entretient plus de 600 km de cours d’eau.
Dans ce cadre, elle mène depuis 2023 sur les cours d’eau de la Lierne et de la Véore, des actions inspirées de "l’ingénierie castor".
Plus d’une quarantaine de scientifiques de l’Ifremer, du CNRS et de plusieurs universités ont retracé l’histoire, de 1970 à 2018, de trois bassins ostréicoles : la baie des Veys en Normandie, le bassin de Marennes-Oléron en Charente-Maritime et la lagune de Thau en Occitanie. En s’appuyant sur un travail collaboratif avec les acteurs-clés de la conchyliculture et des organismes de gestion locaux, ils racontent, à travers le projet Retroscope, l’histoire écologique mais aussi économique et sociale de ces territoires. Ils proposent un regard nouveau sur ces socio-écosystèmes, une vision intégrée de leur évolution et des clés pour que les acteurs de ces territoires puissent mieux préparer leur avenir.
La métropole de Lyon a voté la tarification progressive de l’eau potable afin de renforcer la solidarité et lutter contre le gaspillage. Mais les expériences d’autres collectivités montrent que cette mesure n’est pas la panacée.
Le Centre de ressources publie un nouveau panorama actualisé de la réglementation portant sur les espèces exotiques envahissantes ! Cet ouvrage rassemble et détaille les principaux éléments de législation et de règlementation concernant directement ou indirectement ces espèces. Il s’adresse aux gestionnaires d’espaces naturels, collectivités, services de l’Etat, établissements publics, et acteurs économiques désireux de s’approprier ce sujet complexe.
Pour limiter l'apparition des coulées d'eaux boueuses hors agglomération, l'Eurométropole de Strasbourg mise sur les techniques d'hydraulique douce et l'alternance des cultures. Des initiatives qui peinent à convaincre les agriculteurs.
L’idée est d’améliorer la rivière, en enlevant ce qui est menaçant mais en laissant ce qui est source de vie et de bio-diversité. On prélève dans ce qui est abattu pour créer des petits habitats aquatiques dans la rivière. Le génie végétal sera simplement aidé par les aménagements mais on laissera la nature faire son œuvre : les poissons présents sur les autres cours d’eau pourront revenir sur cette portion une fois que l’habitat sera reconstitué par le projet.
L'arbre de pluie est une solution fondée sur la nature qui présente de nombreux bénéfices, notamment en matière d'adaptation au changement climatique. Une technique qui utilise presque exclusivement l'eau de pluie pour alimenter l'arbre, favoriser sa croissance et son développement. Et permet d'améliorer le cadre de vie tout en favorisant la biodiversité en ville.
L’Union européenne a constitué une équipe d’experts, en lien avec les Nations unies, pour aider les autorités yéménites, après l’attaque, par les rebelles houthistes, d’un vraquier chargé de 22 000 tonnes d’engrais chimique.
Une dure réalité. L’eau est la ressource la plus précieuse et la plus exploitée au monde. Elle se retrouve aujourd’hui au cœur d’une des crises les plus importantes au monde. En France aussi, cette ressource est devenue un sujet de crispation, notamment entre les agriculteurs qui souhaitent la mise en place de réserves d’eau pour leurs exploitations et les associations environnementales. C’est dans ce contexte que WWF a calculé la valeur économique mondiale que représentent les usages de l’eau douce. Une somme qui a de quoi faire réfléchir.
Les travaux d'installation d'une microcentrale hydroélectrique sur une rivière, près d'Yssingeaux (Haute-Loire), provoquent une levée de boucliers des pêcheurs locaux. Des dépôts de plainte sont en cours auprès de l'Office Français de la Biodiversité.
Retrouvez l'ensemble des présentations sur le sujet qui, au travers d'exemples concrets, d'expertises hydrauliques et d'aménagements paysagers, tentent de répondre à une question cruciale : faut-il vraiment évacuer les eaux de pluie en zone villa ?
La Commission nationale du débat public (CNDP) a ouvert du 1er décembre 2023 au 29 février 2024 une « concertation préalable » sur un projet de barrage Rhônergia à Saint-Romain-de-Jalionas (en aval de la centrale nucléaire du Bugey). Prétextant un besoin de production hydroélectrique, il apparaît que ce projet pourrait être qualifié de « barrage à usage nucléaire ». Sa production serait la plus faible de tous les barrages concédés à la Compagnie nationale du Rhône (CNR). Son objectif semble plutôt être celui d’accaparer l’eau au profit de la centrale nucléaire du Bugey, soumise à une baisse importante des débits d’étiage et alors même que l’implantation de deux nouveaux EPR2 y est prévu.
Le déploiement de petites centrales hydroélectriques sur les torrents alpins est en pleine croissance selon les données recueillies par Reporterre. Bien des maires sont ravis mais la biodiversité trinque.
Que se passe-t-il dans un jeune lac pro-glaciaire ? Quand la vie commence-t-elle à apparaître ? C’est pour répondre à ces questionnements passionnants que les scientifiques se succèdent depuis une vingtaine d’années au lac du Pavé, sur les hauteurs de Villar-d’Arène. Avec des découvertes souvent étonnantes à la clé, comme celle de deux espèces d’algues microscopiques inconnues jusque là, qui a donné lieu à une publication scientifique en fin d’année 2023.
Le texte, adopté mardi à Strasbourg lors d'un vote très serré, exige de chaque pays membre de l'Union européenne qu'il restaure au moins 30% de ses écosystèmes en mauvais état d’ici à 2030.
La Villette, une rivière située dans le Perche ornais, a été polluée par un épandage agricole. À cause des intempéries, du digestat de méthaniseur se serait déversé dans le cours d'eau. Une enquête et des analyses sont en cours.
Les gardes-moniteurs du Champsaur ont confirmé la nouvelle en début d’année : après plus d’un siècle d’absence, le castor a fait son grand retour sur le Drac amont en 2023. Si cette découverte constitue une excellente nouvelle, elle suscite également de nombreuses interrogations : comment l’espèce a-t-elle pu arriver jusque dans le Champsaur ? Autant d’hypothèses que d’objections !
70 % des haies françaises ont été détruites depuis les années 1950. Et le rythme s’accélère depuis dix ans, particulièrement en Bretagne dans des zones jusque-là préservées, révèle le média Splann ! En cause : l’agrandissement des fermes.
Les haies sont des alliées précieuses pour lutter contre le changement climatique. Las, les agriculteurs en assurent quasi seuls l’entretien, comme le détaille le média Splann ! dans cette enquête sur le bocage breton.
Les eaux du parc national des calanques voient apparaître plusieurs espèces de vertébrés aquatiques venant du sud de la mer Méditerranée. Un phénomène lié au changement climatique.
Moins d’un an après la création d’un parc national autour du fleuve Vjosa, le gouvernement albanais veut détourner l’eau de son principal affluent pour alimenter des stations balnéaires. Les habitants ont manifesté ce samedi.
Les explosions de cyanobactéries n’épargnent guère de points d’eau en Creuse. L’été dernier, leur prolifération a été particulièrement sévère à l’étang des Landes, à Lussat, où l’on relève des taux de phosphore dans l’eau de plus en plus élevés. Le Département a fait appel à l’université de Limoges pour mieux comprendre ce qu’il se passe. Une étude qui pourrait apporter à d’autres une solution pour éviter l’asphyxie.
Afin de protéger la biodiversité marine, une réglementation précisera prochainement des seuils de bruit de chantier admissibles en milieu marin. L'équipe de recherche en acoustique de l'environnement du Cerema a été sollicitée par HAROPA Ports pour mesurer in situ le bruit généré par un chantier d'installation de pieux dans le port de Rouen et identifier les impacts potentiels sur les poissons.
La période de reproduction est ouverte pour les grenouilles et crapauds ! En passant par des routes goudronnées, les mâles et les femelles mettent leur vie en danger pour rejoindre un point d'eau. Alors en baie de Somme, le parc naturel régional leur propose désormais un transport en sécurité.
En poste depuis le 15 février, Nicolas Mourlon, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, succède à Laurent Roy désormais président de la section milieux, ressources et risques de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable au ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires.
Depuis 2016, le droit français poursuit un objectif de non perte nette de biodiversité en imposant aux projets ayant des incidences sur la biodiversité d’éviter, de réduire, puis de compenser ces incidences. Les mesures compensatoires doivent générer des gains écologiques suffisants, ce qui suppose qu’elles soient réalisées sur des sites en mauvais état écologique. Cet article analyse le contexte écologique dans lequel ont été réalisées 1153 mesures compensatoires, entre 2017 et 2021, sur le territoire hexagonal français.
Site classé en plein cœur de l’Hérault et du Languedoc, le lac du Salagou est mis à mal par le manque de pluie. Dans ce contexte, les projets d’irrigation pour la vigne inquiètent des riverains.
Depuis plusieurs décennies, elle coulait sous terre à Romans-sur-Isère. Des travaux de remise à l'air libre d'une partie de la rivière Savasse sont en cours dans le quartier de la Presle, ancien quartier des tanneries, vieux de plus de 500 ans. Objectif : restaurer la nature en plein centre-ville.
Initiés par la DREAL Occitanie et le Pôle-relais lagunes, c’est dans le cadre du Plan Régional d’Action de lutte contre le Crabe bleu que 2 nouveaux projets expérimentaux ont été lancés. L’un porté par la Fondation Biotope pour la biodiversité qui vise à suivre par télémétrie acoustique les déplacements de l’espèce dans certaines lagunes d’Occitanie et ainsi mieux cibler les secteurs et les périodes pour capturer cette espèce. L’autre, porté par le Parc naturel marin du Golfe du Lion (OFB) et le Syndicat mixte RIVAGE, qui a pour objectif de tester de nouvelles nasses pour capturer spécifiquement le Crabe bleu dans les graus des étangs de Salses-Leucate et de Canet.
Contre le projet autoroutier entre Toulouse et Castres, une nouvelle bataille juridique s’ouvre au sujet des zones humides. Le projet ne respecte pas les obligations légales de protection de la biodiversité, selon les opposants.
Baisse de la qualité des eaux, appauvrissement du milieu aquatique, disparition des espèces les plus exigeantes et emblématiques, en Limousin comme ailleurs, nos cours d’eau glissent silencieusement mais sûrement vers une alarmante uniformisation.
Conçus avec la Direction de l’Eau et de la Biodiversité (DEB), le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) ainsi que l’Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable (IGEDD) du MTECT, les services attendus permettront de suivre les volumes d’eau stockés dans les retenues de barrage et la dynamique des plans d’eau, le suivi de la qualité des eaux des plans et cours d’eau ainsi que des parcelles agricoles irriguées et de la densité du couvert végétal d’inter-culture.
Les polices de l’environnement sont la cible de critiques et d’attaques de plus en plus médiatisées. Pourtant, leurs missions, leurs prérogatives et leurs activités restent très peu connues. Les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) n’avaient d’ailleurs fait l’objet d’aucun ouvrage universitaire jusqu’à celui-ci. Les sociologues Léo Magnin, Rémi Rouméas et l’agrégé de philosophie Robin Basier nous y font découvrir les moyens plus que modestes de ses fonctionnaires censés réaliser une tâche colossale : l’OFB dispose seulement de 1700 inspecteurs pour constater et rechercher les infractions environnementales commises sur les 641 000 kilomètres carrés du territoire français.
Organisée par le Sage, une grande concertation publique sur l’eau est ouverte depuis le 1er février, date à laquelle une réunion publique a permis d'en préciser les enjeux. Elle se tiendra jusqu’au 30 avril.
La population de ce poisson migrateur décline inexorablement. Seuls 555 individus ont été comptés en 2023 à la passe du barrage de Crouin, à Cognac, contre 2 249 en moyenne ces treize dernières années.
Depuis le début de la mobilisation des agriculteurs, l'Office français de la biodiversité, chargé de faire respecter les normes environnementales, est visé par la colère du monde agricole, qui l'accuse "d'acharnement". À l'OFB Bourgogne-Franche-Comté, derrière un silence de façade, le mal-être et le sentiment d'abandon grandissent chez les salariés.
En cas, probable, de persistance de la sécheresse, les Catalans recevront de l’eau en provenance d’une usine de dessalement d’eau de mer de la province voisine de Valencia, via bateaux-citernes. Cette usine, qui produit actuellement seulement 10 % de sa capacité annuelle, pourra fournir, dans un premier temps, 30 % de la consommation barcelonaise. Puis augmenter la cadence si nécessaire.
La création d’un parc national consacré aux zones humides est « un contresens écologique et économique », affirme dans une tribune au « Monde » le spécialiste de ces milieux naturels Daniel Gilbert, qui rappelle l’importance de les protéger sur l’ensemble du territoire métropolitain et d’outre-mer.
Un habitant de Combs-la-Ville a été condamné après avoir déversé 150 litres de fioul dans un déversoir d'eau pluviale. Les hydrocarbures avaient provoqué une pollution de l'Yerres.
Très prisée en Asie, l’anguille fait l’objet d’un vaste trafic international. Chaque année, des millions d’alevins sont pêchés illégalement dans nos cours d’eau. Une menace de plus pour cette espèce au bord de l’extinction.
A l’occasion de la Journée mondiale des zones humides 2024, la Camab annonce le lancement officiel de son site internet, issu du partenariat entre le Département du Finistère, le Forum des Marais Atlantiques (FMA) et la Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique du Finistère (FDPPMA).
Les pesticides sont une menace pour la santé publique, mais aussi pour la fertilité de nos sols et donc pour notre souveraineté alimentaire, rappelle le député socialiste Dominique Potier, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les causes de l’échec des plans Ecophyto. Entretien.
Environ 150 personnes ont manifesté devant la Préfecture de Poitiers ce vendredi 2 février 2024. Une cérémonie funèbre organisée par l'ADIV, Association Des Irrigants de la Vienne.
Presque invisible, le cycle du sel a été modifié par les activités humaines. Ce basculement du cycle du sel est une menace grandissante pour les sociétés humaines et la biodiversité puisqu’il pourrait rendre non potable l’eau douce.
L’office français de la biodiversité, l’équivalent de la police de l’environnement, est visé par la colère des agriculteurs. Elle opère tout au long de l’année plusieurs contrôles dans les champs.
Les inondations répétées dans le Pas-de-Calais ont mis en lumière le manque d’entretien des cours d’eau de la région. Les riverains manifestent pour une simplification des normes en la matière et l’intervention de l’État.
Le projet "arbres de pluie" à Lyon, initié fin 2020 dans le cadre du programme européen Life ARTISAN, offre une solution prometteuse face au réchauffement climatique et à la dégradation urbaine. Porté par la Métropole de Lyon, ce projet vise à élargir les fosses qui entourent les arbres existants, afin de permettre une meilleure infiltration des eaux de pluie et le rafraîchissement de la ville. Par la capture de carbone, la recharge des nappes phréatiques et le refuge qu’ils constituent pour la biodiversité, les arbres se transforment en alliés précieux pour l'environnement.
Les agriculteurs de la FDSEA et des JA s’en sont pris, à Saintes, à la Fédération de pêche de la Charente-Maritime. Celle-ci dénonce régulièrement les conséquences de l’irrigation sur les milieux aquatiques.
Chargé de missions de police administrative et judiciaire, l’Office français de la biodiversité (OFB), dont Gabriel Attal veut placer les contrôles sous l’autorité des préfets, est un des bras de la justice environnementale. Le président girondin de l’association environnementale Sepanso s’indigne.
Plus de 140 chercheurs, réunis au sein d’une structure unique, développent et proposent de nouvelles solutions pour améliorer la gestion de l’eau à l’échelle planétaire.
Trois viticulteurs contrôlés par l'administration pour non-respect de la zone d'interdiction des traitements près des cours d'eau sont appelés à comparaître devant le tribunal le 1er février prochain. Les viticulteurs excédés par les contrôles promettent de se mobiliser ce jour-là.
À l’heure où la Commission européenne a procédé au renouvellement de l’approbation du glyphosate pour une période de dix ans, l’abstention de la France lors du vote interroge. D’un côté, Foodwatch et Générations futures dénoncent une « trahison », quand Greenpeace pointe le « manque de courage » du gouvernement. De l’autre, l’absence affichée de choix politique pourrait s’interpréter comme un refus, certes timide, de soutenir la proposition européenne.
Stratiotes aloides, l’Aloès d’eau, est une espèce de plante aquatique au fonctionnement écologique pour le moins particulier puisqu’elle est immergée en période hivernale et, dans des conditions favorables de profondeur des eaux, peut émerger en été, y colonisant la surface des eaux avec des herbiers quelquefois très denses.
Face aux défis du changement climatique et à ses conséquences sur la Durance et ses affluents (biodiversité, crues et inondations, approvisionnement en eau des trois-quarts du territoire régional), le « parlement de l’eau » du bassin de la Durance s’est réuni au grand complet ce jeudi 18 janvier, pour officiellement lancer ses travaux.
L'entreprise est accusée d'avoir déversé pendant plusieurs années des boues rouges, résidus solides du rafinage de bauxite dont est extrait l'alumine, dans le parc national des Calanques.
À Barcelone, il ne pleut pas, ou pas suffisamment, depuis trois ans. Les réserves d’eau sont au plus bas, et les autorités vont bientôt réduire la pression de l’eau des robinets dans la ville et sa banlieue.
170 millions de tonnes de déchets miniers pourront être déversées dans le fjord norvégien Førde. C’est ce qu’a confirmé la justice norvégienne en donnant raison au gouvernement contre les ONG qui s’opposaient à ce projet, d’après le récit qu’en a fait le média britannique The Guardian, le 12 janvier.
Pour améliorer la résilience des territoires face aux effets du changement climatique sur la disponibilité de la ressource en eau et parer aux conflits d’usages, un rapport, présenté ce 17 janvier devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, propose d’agir sur plusieurs fronts. Solutions fondées sur la nature, sobriété hydrique, stockage d’eau, réutilisation des eaux usées, aménagement du territoire, compteurs intelligents, tarification progressive, aquaprêts, outils fiscaux… composent ce "bouquet de solutions".
La renaturation des cours d’eau est efficace dans la lutte contre les inondations. En apportant de la nature en ville, elle est source de fraîcheur et de bien-être. Aujourd’hui, des collectivités de toute taille engagent ce type de démarche, qui nécessite une adaptation progressive des habitants. Les projets consistent à rouvrir à l’air libre un tronçon de rivière, lui redonner une forme sinueuse pour ralentir son écoulement ainsi que débitumer et végétaliser les berges.
Dans un projet co-construit avec des laboratoires de recherche et l’université de Strasbourg, la ville et l’Eurométropole de Strasbourg s’intéressent aux effets d’une reperméabilisation des sols.
Les agriculteurs veulent alerter sur leur situation économique et le manque de considération de la part du gouvernement. Ils craignent également pour leur avenir et la reprise de leurs exploitations. Ils protestent contre l'augmentation de la redevance sur l'eau, les restrictions d'irrigation.
État des glaciers, “des lanceurs d’alerte à protéger”... Un grand entretien consacré aujourd'hui à l'eau de notre planète, celle du présent et celle du futur, avec Jean-Baptiste Bosson, glaciologue, coordinateur du projet Ice&Life et Etienne Klein, physicien, philosophe des sciences.
Véritable icône de la vie aquatique en France, le castor a été réintroduit dans la Plaine du Forez dans les années 90. Une démarche qui permet de découvrir son mode de vie et ses effets sur l'écosystème local.
Dix associations de défense de l’environnement viennent de déposer une plainte collective dénonçant les «atteintes à la biodiversité» de l’ouvrage des Deux-Sèvres, qui menace plusieurs espèces d’oiseaux protégées.
Suite à deux pollutions du ruisseau le Vaudrenaz, sur la commune de Vaulx, le tribunal judiciaire d'Annecy a condamné la société Véolia à verser 210.000 euros d'amendes, dommages et intérêts et réparations à la fédération de Haute-Savoie pour la pêche et la protection du milieu aquatique.
La station de contrôle de Pont-Scorff est l'une des quatre installations françaises qui permettent de suivre la dynamique de populations de poissons migrateurs. Depuis une dizaine d'années, le nombre de saumons sauvages a été divisé par deux dans le Scorff.
L’huître plate, espèce indigène quasi-disparue des littoraux européens, est au cœur d’un effort de restauration. En Bretagne, dix ans de recherche font espérer la réussite d’un retour de ses récifs, oasis de biodiversité marine.
La Fédération de pêche de l'Ain vient de porter plainte contre l'Agglomération de Bourg-en-Bresse. En cause, une pollution dans la Reyssouze. La rivière a été souillée par les boues d'une station d'épuration. Les élus plaident non coupables et pointent du doigt un prestataire : le groupe Suez.
Menacée par une accumulation de calcaire, la partie couverte du Las est scrutée par la métropole, qui projette d’énormes travaux pour limiter le risque inondation.
L’Union internationale pour la conservation de la nature a publié cette semaine sa nouvelle Liste rouge des espèces menacées, avec un chiffre choc : 25 % des espèces de poissons des lacs et des rivières risquent de disparaître.
La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les pesticides a adopté ce 14 décembre 2023, son rapport intitulé "2013-2023 : une décennie (presque) perdue, les conditions de la réussite pour 2030". Lors d'une présentation à la presse, son rapporteur a dénoncé "un échec collectif" à réduire l'usage des pesticides, avec une "forme d'impuissance publique" malgré de graves répercussions sur la qualité de l'eau et la biodiversité.
Ce jeudi 14 décembre, le Conseil départemental de la Haute-Garonne a classé deux lacs afin d’en protéger la biodiversité et sa ressource en eau. Ainsi, les élus ont inscrit le Lac de Bure, situé à Rieumes, en “Espace naturel sensible” (ENS), et une partie du Lac de Gaillou, au Conservatoire départemental des zones humides.
La comparaison de trois lacs suisses avec les grands lacs d’Amérique du Nord montre pour la première fois que la moule quagga envahissante se propage sur les deux continents avec une dynamique similaire. Cela permet à l’Europe d’anticiper l’avenir.
La pollution plastique est une problématique majeure qui soulève de nombreux enjeux à l’échelle mondiale. L’origine de cette pollution est essentiellement terrestre, car les déchets sont générés par les nombreuses activités anthropiques présentes à terre. Une fois produit, les déchets peuvent être rejetés dans l’environnement de façon accidentelle ou volontaire.
Les techniques de génie végétal pour le contrôle de l’érosion en rivière font fréquemment appel au fascinage, savoir-faire ancestral qui a fait ses preuves au fil des siècles pour lutter contre l’érosion et stabiliser les berges. Après un rappel historique de la pratique du fascinage au cours du temps, les auteurs de l’article proposent une revue des différentes modalités d’application et démontrent l’intérêt de son utilisation pour la stabilisation des berges par le génie végétal, mais également comment les fascines de ligneux peuvent être utilisées de manière efficace dans d’autres contextes.
Le déficit en eau, la hausse des températures et la multiplication des épisodes extrêmes placent la deuxième région économique de France dans une situation climatique préoccupante.
Le dossier de ce numéro est consacré au Plan Rhin vivant qui depuis sa mise en oeuvre en 2019 apparaît désormais comme un levier naturel contre le réchauffement climatique.
Le comité de bassin Rhône-Méditerranée, réuni à Avignon le 8 décembre 2023 sous la présidence de Martial Saddier, président du conseil départemental de la Haute-Savoie, a adopté son nouveau plan de bassin d’adaptation au changement climatique (PBACC). Il donne une trajectoire pour les 7 ans à venir pour agir plus vite et plus fort dans le domaine de l’eau face à l’urgence climatique. Le PBACC s’inscrit dans le cadre du plan Eau qui vise une réduction de 10% des prélèvements en eau d’ici 2030. Afin d’accompagner les projets des acteurs des territoires, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse augmente ses aides de 65 M€ dès l’année 2024.
Reconnue pour contribuer à la préservation des continuités écologiques, la trame verte et bleue mobilise de nombreux acteurs sur le territoire. Elle vient s’enrichir aujourd’hui d’une nouvelle composante : la trame turquoise, abritant une diversité d'habitats aquatiques et terrestres cruciaux pour de nombreuses espèces. Cet article propose de contribuer à une meilleure définition et compréhension de ce concept émergent. ll présente également une approche inédite basée sur la théorie des graphes paysagers pour mieux comprendre et préserver cette trame turquoise, en identifiant les zones à préserver, les zones vulnérables, et les endroits où restaurer les habitats pour améliorer les connectivités.
Les jours de l'étang du Grand Moulin à Aigurande sont comptés. Son propriétaire, la fédération de pêche de l'Indre, va l'assécher au seul bénéfice de la Vauvre. La rivière va retrouver son lit pour redevenir poissonneuse et pourvoyeuse de biodiversité.
Dans le cadre de son nouveau plan stratégique, et plus largement de la feuille de route du groupe Caisse des Dépôts en faveur de la transition écologique, la Banque des Territoires a annoncé ce 6 décembre un doublement de l'enveloppe de ses Aquaprêts, qui va être portée à 4 milliards d'euros d'ici à 2028. Ces crédits supplémentaires, qui servent à financer les projets des collectivités dans le domaine de l'eau, s'accompagnent d'un élargissement de l'offre, notamment en matière d'ingénierie.
Pour limiter les inondations ou mieux stocker l'eau, le démontage de barrages ou digues construits sur les rivières, préconisé par l'Union européennee et bien accepté dans l'Aude, peine à s'imposer massivement en France.
Dans le Pas-de-Calais, les habitants s’inquiètent d’une pollution causée par les inondations de novembre. Des effets néfastes sur les cours d’eau, les sols et la biodiversité sont probables.
Du 15 novembre 2023 au 15 février 2024, l’agence de l'eau Loire-Bretagne lance un appel à projets pour l’accompagnement des plans nationaux d’actions en faveur des espèces menacées inféodées aux milieux aquatiques et humides.
Parallèlement aux mesures et aux pratiques déjà engagées pour réduire l’utilisation des pesticides en agriculture, des recherches sont menées pour mieux comprendre et évaluer le rôle des retenues d’eau telles que les mares, les zones humides, les bassins d’orage ou les retenues collinaires, vis-à-vis de la pollution des eaux de surface par les pesticides. Cet article présente l'approche développée dans le cadre du projet PESTIPOND qui a permis aux chercheurs d'améliorer les connaissances sur les processus hydrologiques et biogéochimiques impliqués et de proposer des scénarios de gestion visant à atténuer les transferts de pesticides dans les eaux de surface.
La directive Nitrates de 1991 est-elle encore adaptée aux objectifs poursuivis à l'époque de son adoption ? C'est à cette question que la Commission européenne entend répondre. Elle lance pour cela une consultation publique jusqu'au 8 mars 2024 et invite toutes les parties prenantes à y participer.
Le ministère de la Transition écologique vient de l’annoncer, vendredi 1er décembre 2023 : le Marais poitevin est labellisé Ramsar. Une reconnaissance du caractère exceptionnel de la première zone humide de la façade atlantique. Le Marais poitevin rejoint ainsi le rang des sites d’exception comme le Delta du Danube, les Everglades en Floride, l’estuaire de l’Amazone… ou pour le territoire français, le Mont-Saint-Michel, la Camargue, la baie de Somme.
Depuis 45 ans, des barrages facilitent la pêche aux embouchures de l'étang de Leucate. Une vieille tradition néanmoins illégale et jugée néfaste pour la biodiversité. Samedi 2 décembre à Barcarès, L'ONG Sea Shepherd appelle à manifester contre cette pratique, réautorisée chaque année par la préfecture.
Des îles artificielles pour protéger Singapour face à la montée du niveau de la mer. Malgré les dégâts écologiques à prévoir, c’est bien le cœur du projet baptisé Long Island, annoncé par le ministre du développement national, Desmond Lee, mardi 28 novembre. Les études d’ingénierie et d’impact environnemental débuteront en 2024.
C'est une victoire pour la biodiversité : le castor est de retour en Creuse. Observée depuis 2017 dans l'ouest du département, l'espèce semble avoir une bonne dynamique. Elle recolonise peu à peu la Gartempe et ses affluents, après 300 d'absence.
Une feuille de route obtenue par POLITICO et signée en août 2021 par le Premier ministre Jean Castex liste “le nombre de constructions [de réserve] lancées” parmi les indicateurs utilisés pour évaluer la performance annuelle du préfet de l’époque.
Évoquer la question des risques naturels liés aux inondations en Île-de-France renvoie généralement aux phénomènes de crues majeures par débordement de la Seine ou de ses principaux affluents (Marne, Oise, Loing…) et à leurs conséquences potentiellement catastrophiques pour les territoires riverains. Si les événements de mai-juin 2016 dans la vallée du Loing et de janvier 2018 sur les vallées de la Seine et de la Marne ont ravivé la conscience du risque, ces crues majeures restent heureusement rares.
A l’occasion du Salon des maires et des collectivités locales, l’OFB et le ministère de l’écologie ont donné une interview sur le sujet de la police de l’eau et de la nature.
Au procès des militants contre les mégabassines à Niort (Deux-Sèvres), deux mondes s’opposent. Quand on leur reproche des « violences contre les biens » lors des manifestations, les défenseurs de l’eau répondent « intérêt général ».
Partagé et actualisé dans un cadre participatif pluridisciplinaire, le plan d'adaptation et d'atténuation au changement climatique pour les ressources en eau du bassin Rhin-Meuse a été adopté par le Comité de bassin le 24 novembre 2023.
Dans le nord de la Meurthe-et-Moselle, au niveau des communes de Villecey-sur-Mad et Waville, des travaux ont été réalisés afin d’effacer cinq étangs illégaux et favoriser l’écoulement du cours d’eau originel et un retour à la biodiversité.
L’érosion hydrique des sols, qui favorise le transfert de terre arable des parcelles agricoles vers les masses d’eau réceptrices à l’aval, intervient généralement suite à des décennies de modifications des paysages ruraux. Les effets en sont multiples : diminution de la fertilité des sols, dégradation de l’environnement (biodiversité, qualité des eaux…) et mise en péril des personnes et des biens lorsque des coulées de boues surviennent. Ce phénomène, désormais récurrent sur le territoire de l’EPAGE SEQUANA l’a conduit à solliciter le BRGM pour cartographier l’aléa érosion et coulée de boue sur son territoire.
En France, depuis quelques années, les conflits d’usages autour de la ressource en eau se multiplient et durcissent, accentués par les situations de pénurie et de restriction de plus en plus fréquentes en période estivale. Au cœur de la discorde entre agriculteurs et écologistes, la construction controversée du lac d’irrigation de Caussade illustre bien la « guerre de l’eau ». À partir de cet exemple, les auteurs de l’article font un point sur la législation française et européenne en matière de lac collinaire et révèlent en quoi ces nouveaux conflits d’usages questionnent la place de l’eau en tant que bien commun.
Quiconque a fréquenté une plage de Méditerranée a déjà marché sur cette plante : l'herbier de posidonie s'échoue naturellement sur le rivage, et forme des banquettes. Cette plante méditerranéenne est menacée par les activités humaines et pourtant, elle est très bénéfique pour le climat.
Le gouvernement a présenté lundi 27 novembre la version finale de la « stratégie nationale biodiversité ». Parmi la quarantaine de mesures se trouve la création d’un parc national dédié aux zones humides. La Loire semble être un candidat sérieux.
INRAE, l’université de Pau et des pays de l’Adour et SCIMABIO Interface s’engagent pour la création d’un laboratoire partenarial associé (LPA). Nommé MODMAF pour MOvements and Demography for the MAnagement of Fish, ce futur LPA a pour mission principale un transfert adapté des connaissances et compétences scientifiques en écologie aquatique. Le thème abordé est le développement et la valorisation de modèles et outils statistiques pour les études de démographie et déplacements de poissons. Une première dans le cadre de la Convention d’objectifs et de moyens signée en 2022 entre INRAE et l’université afin de répondre aux enjeux multiples de résilience et adaptation des écosystèmes aquatiques aux changements globaux, de biodiversité.
Les microbes présents dans le sol sont garants de sa fertilité et de la résistance de ses cultures. Les sécheresses intenses de plus en plus fréquentes menacent de détruire ces écosystèmes fragiles.
Initiée en 2022, la refonte de l’API Hub’Eau Poisson est terminée. Une nouvelle version de l’API diffuse l’intégralité des données piscicoles et environnementales bancarisées dans l’outil de gestion Aspe opéré par l’Office français de la biodiversité.
La Loire traverse, irrigue, nourrit et fournit de l’énergie à une bonne partie de la France. Comment ce fleuve a-t-il évolué et quels sont les enjeux de demain ? « La Nouvelle République » répond à ces questionnements dans une série de sept épisodes.
La gestion des renouées asiatiques reste un défi. La non-intervention et les méthodes alternatives telles que la concurrence végétale par génie végétal sont de plus en plus mobilisées alors que peu d’informations sont disponibles sur les conséquences de ces choix de gestion sur l’écosystème, que ce soit sur la composante végétale ou sur le compartiment sol. Cet article présente les résultats d’une étude sur la diversité végétale et le fonctionnement du sol comparant des zones envahies, des zones envahies puis restaurées par concurrence végétale et des zones de référence (i.e. sans invasion).
"La Rivière", documentaire de Dominique Marchais en salles le 22 novembre, nous emmène au bord des cours d'eau pyrénéens : en mettant en lumière les enjeux écologiques que représentent les "gaves" ainsi que le rôle des acteurs locaux, il interroge également les politiques de gestion de l'eau.
Au Brésil, le Rio Negro, un affluent de l’Amazone, a atteint son niveau le plus bas depuis 121 ans. Avec des conséquences désastreuses pour la biodiversité et les populations.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse lance la troisième édition de son appel à projets en direction des bailleurs sociaux. Véritables acteurs clé de la ville perméable et durable, leurs opérations d’aménagement constituent des opportunités pour une autre gestion de l’eau.
L’ancienne décharge de la Torche à Plomeur (29), à deux pas du spot de surf, va bientôt disparaître. Un vaste chantier de résorption est en cours. C’est le premier site à bénéficier du plan national des décharges littorales.
Une réunion de travail « inédite » a été organisée mardi entre le ministre de l'Agriculture, la secrétaire d'Etat chargée de la Biodiversité, les directeurs des Agences de l'eau et les présidents des Comités de bassin. L'occasion de rappeler que l'agriculture contribuera pour 0% au plan eau, puisque l'objectif n'est pas de réduire ses prélèvements...mais bien de ne pas les augmenter, malgré la sécheresse.
Le long des littoraux comme des berges des fleuves, les digues ont façonné nos paysages. Face aux bouleversements et aux enjeux liés au changement climatique, les scientifiques s’interrogent désormais, au-delà de leur seule histoire et des techniques de construction, sur leur devenir au XXIᵉ siècle.
Classée espèce "en danger critique d'extinction", l'anguille ne devrait plus apparaître sur la carte de plus de 3.500 chefs français et étrangers. Dans le Centre-Val de Loire, le chef doublement étoilé Christophe Hay avait déjà pris cette initiative il y a trois ans.
Certes, la question de l’eau revient chaque année en force dans les esprits, après chaque épisode de sécheresse ; le dernier en date remonte à l’été 2023. Mais depuis plusieurs années déjà, la problématique est bien présente dans les territoires, notamment par le biais des Agences Régionales de la Santé (ARS). Celles-ci se soucient tout particulièrement de la santé humaine, notamment l’eau potable, et se fait plus attentive, à travers les documents de planification par exemple, à sa prise en compte. Alors que certaines communes voient d’ores et déjà leur développement se freiner du fait de l’absence d’eau potable, certaines collectivités peinent à changer leurs habitudes dans leur mode de développement en dépit de la raréfaction de cette ressource.
Long de 16 kilomètres, le Montafilan prend sa source à Plélan-le-Petit, près de Dinan. Le ruisseau traverse sept communes avant d'aller se jeter dans l'Arguenon à Plancoët.
Du 8 au 10 novembre prochains, la France accueille le One Planet Polar Summit, un sommet international sur les pôles donc, mais aussi sur les glaciers du monde entier. L'occasion pour des personnalités scientifiques et montagnardes et des associations environnementales de faire entendre leur appel à la protection des glaciers, avec 4 mesures immédiates pour « [laisser] les glaciers tranquilles ».
La loi Climat et Résilience prévoit de limiter les surfaces construites, à travers le dispositif Zéro Artificialisation Nette. Mal compris par les élus, ce dispositif peine parfois à se mettre en place. L’ONG Bleu Versant, basée à la Rochelle, les aide depuis 10 ans à désimperméabiliser les sols.
Des scientifiques et des responsables politiques du monde entier sont conviés, à Paris, jusqu’à vendredi, afin de se pencher sur ces zones en première ligne du changement climatique.
Comme les autres secteurs, l’agriculture doit prendre sa part à l’objectif de réduction des prélèvements d’eau fixé par le président de la République. Un défi, alors que l’extension des phénomènes de sécheresse va conduire à l’augmentation des surfaces irriguées. Pour aider les agriculteurs à le relever, le fonds hydraulique en cours de constitution sera mis à contribution. Reste que ces derniers devront également participer à son alimentation.
Seules quatre substances produites par les cyanobactéries sont répertoriées dans les directives de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). C’est une part infime de tous les produits métaboliques susceptibles d’avoir des effets négatifs au niveau écotoxicologique – et sur les larves du poisson zèbre.
“The Guardian” révèle des images exclusives de milliers de saumons malades, mourants ou déjà morts, dans un élevage en Islande. Euthanasiés, certains seront destinés à l’alimentation animale.
Pour sensibiliser dès le plus jeune âge aux les enjeux de l’eau (cycle de l’eau, éducation à la sobriété, préservation des écosystèmes aquatiques), après un travail de mise à jour, d’enrichissement et d’embellissement, l’agence de l'eau Seine-Normandie est heureuse de vous annoncer la publication des trois nouvelles versions des livres de bord pour les cycle 1 (maternelle, de la petite section à la grande section), cycle 2 (CP, CE1, CE2) et cycle 3 (CM1, CM2). Le changement climatique et la biodiversité sont des sujets qui ont désormais pleinement leur place.
Changement climatique, pollutions industrielles, agricoles et domestiques, prélèvements excessifs, les activités humaines déstabilisent autant la ressource que les écosystèmes aquatiques. Comment imaginer notre avenir en commun avec cette ressource qui est de plus en plus fragilisée d’année en année : quelles actions sont prioritaires et comment les mettre en place ?
En amont des anciens barrages, les scientifiques qui assurent le suivi de la restauration écologique de la vallée de la Sélune, ont découvert notamment des saumons juvéniles. Ce retour rapide des poissons migrateurs, un an après les derniers travaux, s'accompagne d'autres "résultats prometteurs".
Comment envisager la ressource en eau dans un contexte d'adaptation au changement climatique ? Pascal Berteaud, directeur général du Cerema, a écrit un article dans la revue Responsabilité & Environnement d'octobre 2023, des Annales des Mines. Une réflexion sur les enjeux forts liés à l'eau et leur intégration dans les stratégies d'aménagement des territoires.
Dans moins d’un an la cité phocéenne accueille les épreuves de voile des Jeux Olympiques. L’évènement mobilise la Ville et la Métropole pour que l’évènement soit « propre »… en espérant qu’un épisode climatique majeur ne vienne pas polluer la marina et la rade.
En septembre 2022, une étude a été lancée par l’Office français de la biodiversité (OFB) pour préfigurer le futur Système d’Information sur les Espèces Exotiques Envahissantes (SI-EEE). Ce dispositif a pour vocation de permettre un meilleur accès à ces données et d’en faciliter la diffusion.
Selon une étude réalisée par l'Institut océanique de Wood Hole (Massachusetts) le transport de l'eau par le Gulf Stream a ralenti de 4 % au cours des quatre dernières décennies. Des études antérieures avaient déjà alerté sur son affaissement, mais ce rapport constitue une somme de connaissances inédites sur le degré d'étiolement du fameux courant. En revanche, il ne précise pas les déterminants de ce bouleversement, qui pourrait être lié à des facteurs naturels ou au changement climatique. Voici donc ce qu'il faut retenir.
Différentes associations et des riverains s'opposent à la construction de cette tour des juges, qui pourrait dégrader selon eux les fonds marins et nuire à la biodiversité du site.
La fédération de pêche de l’Oise et l'agence de l'eau Seine-Normandie s’alarment d’une hausse générale des températures des cours d’eau, qui menace les espèces animales et végétales.
Préserver les milieux humides et favoriser la reproduction des poissons, c'est l'objectif d'un chantier débuté début septembre à Saint-Crespin (Seine-Maritime), au sud de Dieppe. Un nouveau bras a été créé le long du fleuve de la Scie.
La Fondation Rivières rend public le classement des municipalités quant à l’intensité de leurs déversements d’eaux usées rejetés sans traitement dans les lacs et rivières du Québec. La province a connu 57 263 déversements en 2022, au-delà des 36 391 déversements notés en 2021, année au cours de laquelle il y a eu exceptionnellement peu de précipitations.
En bord de Durance à Mallemort, une ex-gravière devenue plan d’eau protégé par une digue, crée un risque de capture du cours d’eau en cas de brèche. Le SMAVD est à la manœuvre pour réduire ce risque.
Les projets éligibles à l’appel à projets doivent mettre en œuvre une ou plusieurs Solutions fondées sur la Nature (SfN). Les SfN sont définies par l’Union internationale pour la conservation de la nature comme : « Les actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour relever directement les défis de société de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité ».
Les SfN se déclinent en trois types d’actions, qui peuvent être combinées dans les territoires avec des solutions d’ingénierie civile :
• La préservation d’écosystèmes fonctionnels et en bon état écologique ;
• L’amélioration de la gestion d’écosystèmes pour une utilisation durable par les activités humaines ;
• La restauration d’écosystèmes dégradés ou la création d’écosystèmes.
L'Office français de la biodiversité (OFB) a désigné, le 17 octobre, les neuf lauréats de son premier appel à manifestation d'intérêt consacré à l'étude et à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes (AMI EEE).
Le 10 octobre dernier, le comité de pilotage du projet de gestion de l'eau de la Cance a atteint un large consensus en approuvant à l'unanimité un projet de territoire responsable et vertueux.
Le Conseil d’Etat vient de valider l’arrêté ministériel du 9 juin 2021 qui avait révisé les règles d’entretien et de vidange des plans d’eau. Il n’a pas bousculé l’arrêté d’un IOTA. Mais il a glissé au sein de son arrêt de très nombreuses précisions, au point que la lecture de cette longue décision tend à la pêche juridique miraculeuse.
Selon l’enquête menée par les gendarmes et l’Office français de la biodiversité, la commune de Puget-Théniers demandait aux agents de jeter les ordures dans le fleuve depuis plus de 10 ans.
Chassée et piégée sans relâche jusque dans les années 70, la loutre a bien failli disparaître complètement du territoire français. Protégé depuis 1981, le petit mammifère fait son grand retour sur la Loire et son bassin versant depuis une bonne dizaine d'années. Entretien avec René Rosoux, vice-président du conservatoire d'espaces naturels Centre-Val de Loire, qui a consacré une grande partie de sa vie à l'étude de cette espèce.
En Charente-Maritime, des chercheurs de l’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement) viennent de mettre au point une bouée GPS pour mieux comprendre le fonctionnement des zones humides et réguler les besoins en eau.
L'abattage de plus de 200 arbres dans un parc urbain à Aubagne mobolise les défenseurs de l'environnement, le chantier s'inscrit dans la renaturation écologique de l'Huveaune.
Contamination des milieux aquatiques par les résidus de médicaments : exposition, risques écotoxicologiques, antibiorésistance et leviers d'actions. Cet article est issu des travaux présentés au séminaire PharmaAqua (9 au 11 mars 2022, Annecy).
11 ans déjà que la zone tampon humide de Rampillon contribue à la qualité de l’eau ! Situé près de Nangis, ce site renaturé capte une partie des eaux de drainage. Le séjour de l’eau dans la zone humide permet de réduire les polluants présents dans l’eau. L’efficacité de cette zone est maintenant démontrée avec 10 ans de suivis scientifiques.
Après plus d'un an de fonctionnement, l'application Dryrivers de signalement des cours d'eau asséchés commence à porter ses fruits. Explication de Thibault Datry, directeur de recherche à l'Inrae de Lyon.
Dans le cadre du projet UROS, le pôle ECLA « Ecosystèmes Lacustres » s’est associé à l’entreprise ECOCEAN pour concevoir des dispositifs innovants en faveur de la biodiversité des écosystèmes lacustres. Après 5 ans de tests en conditions réelles, les premiers résultats sont encourageants.
Le 28 septembre 2023, au cœur du Marais de Lavours, Pauline Godet, présidente de la Communauté de Communes Bugey Sud et Nicolas Alban, directeur régional de l’agence de l’eau ont inauguré les travaux de restauration du ruisseau des Rousses à Ceyzerieu - Aignoz dans l'Ain en présence de nombreux élus locaux.
Le département étudie depuis 1998 la possibilité d'ouvrir ce ru, enterré et transformé en égout canalisé dans les années 1950. Malgré de nombreuses difficultés techniques, les travaux devraient débuter l'année prochaine.
Face notamment à l'accélération de l'impact du changement climatique, l’Agence de l’Eau veut intervenir « de façon massive » afin de consommer moins d’eau.
Lancée cet été, l’opération "À sec" portée par Limousin nature environnement a recensé 30 ruisseaux au débit affaibli en Limousin et 300 en Nouvelle-Aquitaine.
La collectivité veut sauver les cultures impactées par la sécheresse. Une nouvelle étude, portant sur la création de 7 retenues hivernales, sera livrée début 2024.
La restauration des herbiers de zostères, qui ont subi une forte régression ces dernières décennies sur le Bassin d’Arcachon, constitue un enjeu essentiel pour le Parc naturel marin. Une étape importante a été franchie les 29 et 30 septembre avec l’installation de structures artificielles sur l’estran de Gaillard par la société Seaboost et le Parc naturel marin.
Face au manque d'eau, la cellule de crise a été réactivée et a relancé les rotations des camions-citernes pour alimenter les communes du Carladez. L’été s’achève mais la sécheresse tend à perdurer et l’eau du Carladez est puisée dans l’unique ressource d’eau de surface que représente le cours d’eau "Siniq" avant d’être traitée dans l’usine d’eau potable à Thérondels.
En déplacement dans le Pas-de-Calais ce 5 octobre, Christophe Béchu a dressé un premier bilan du plan Eau, six mois après son lancement par Emmanuel Macron. Sur 53 mesures prévues, 34 ont été enclenchées et 12 réalisées, a affirmé le ministre de la Transition écologique. Il a notamment mis en avant les projets de réutilisation d'eaux usées traitées, la réduction des fuites et la sécurisation de l'approvisionnement en eau potable ainsi que l'augmentation des moyens des agences de l'eau. Mais d'autres mesures comme la réduction des prélèvements à l'échelle des bassins se font attendre.
La commission consultative des services publics locaux (CCSPL) d’Est Ensemble s’est réunie lundi 25 septembre pour examiner les rapports sur le prix et la qualité du service (RPQS) pour l’eau, l’assainissement et les déchets. Compte-rendu de Julie Baudrillard qui représentait la Coordination EAU IDF. Le rapport de Veolia eau Île-de-France (VEDIF), délégataire d’Est Ensemble jusqu’au 31 décembre 2023, montre une hausse de près de 8% de ses bénéfices d’une année sur l’autre. Dans ces conditions qu’est-ce qui justifie la hausse des tarifs intervenue le 1er janvier 2023?
Selon l'UPGE, fédérant les acteurs du génie écologique, le nombre des professionnels de la filière a doublé en six ans et devra faire encore davantage d'ici à 2030 pour répondre aux enjeux actuels. L'offre insuffisante de formations reste un obstacle.
Convaincue que la participation citoyenne peut être un puissant moteur pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de projets ambitieux pour l’eau et les milieux aquatiques, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse souhaite, par cet appel à projets, inciter les collectivités à tester des actions citoyennes et à animer des débats avec le grand public sur les enjeux de l’eau pour leur territoire.
Depuis l'ère préindustrielle, la fonte des glaciers continue inlassablement. Mais derrière les géants gelés apparaissent de nouveaux écosystèmes primaires, que chercheurs et ONG appellent à préserver avant que l'être humain ne s'en empare.
Jeudi 21 septembre 2023, le Tribunal Judiciaire des Sables-d’Olonne a condamné pour détention, transport et cession d’une espèce non domestique bénéficiant d’une protection particulière un groupe d’individus auteurs d’un trafic de civelles. Le tribunal reconnaît la circonstance aggravante que ce trafic était opéré « en bande organisée », témoignant de l’efficacité des stratégies récentes de démantèlement de filières entières de trafic par les services enquêteurs.
Au nom de la transition énergétique, l’État et la Compagnie nationale du Rhône envisagent de construire un nouveau barrage. Problème : celui-ci détruirait le dernier tronçon naturel et non artificialisé du Rhône.
Le 23 mai, le séminaire "Valorisation des eaux de source en milieu urbain" a été organisé à Paris pour valoriser les résultats du projet de recherche ANR HUNIWERS (Impact historique de l'urbanisation sur la qualité de l'eau : étude diachronique en région parisienne), auquel a contribué le Cerema. Retour sur les échanges de la journée.
Mme Raymonde Poncet Monge attire l'attention de M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires concernant le projet d'extension des gravières situées dans le secteur de la Basse-Ariège en région Occitanie dans la plaine de Saverdun et Montaut, sur la grande nappe phréatique ariégeoise classée ressource prioritaire par le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE).
Réchauffement climatique et présence de l’écrevisse californienne ont fortement contribué à faire diminuer la population de l’écrevisse à pied blanc. L’Établissement public d’aménagement et de gestion de l’eau Loire-Lignon œuvre pour sa réhabilitation.
L'exécutif européen propose de renouveler pour dix ans l'approbation du glyphosate. Il recommande néanmoins aux États membres de prendre des précautions sur la protection des eaux souterraines ou sur les effets indirects sur la biodiversité.
Le projet BRIC sur la résilience aux inondations s’est terminé à la fin du premier trimestre 2023. Impliqué sur quatre sites pilotes, le Cerema pilotait les actions menées sur la vallée de la Risle. Diversifier les actions autour de la gestion de crise, impliquer les acteurs locaux pour mieux sensibiliser aux inondations était la ligne directrice retenue sur ce site d’expérimentation. Diverses actions ont été menées, dont la création de Plans de sécurité Inondation, le déploiement de l’outil de réalité virtuelle et la mise en place de lien avec l’association d’insertion Être et Boulot.
Sous l’effet de la montée du niveau de la mer et de l’érosion côtière, les plages marseillaises sont peu à peu grignotées par les eaux. Sur tout le littoral, le risque de submersion marine se précise, nécessitant des aménagements.
Le site des Salines, situé à la pointe sud de la Martinique, est une zone humide d'importance internationale (inscrite sur la liste de la Convention de Ramsar), à la biodiversité extrêmement riche. Il est menacé, depuis les années 1960, par de nombreux projets fonciers, agricoles et touristiques.
Les agences de l’eau viennent d’actualiser leurs données sur la qualité de l’eau des rivières de France disponibles sur l’application gratuite « Qualité rivière ». Ces données sont issues d’un dispositif de surveillance des milieux aquatiques et rendent compte de l’état écologique des rivières et de la présence des poissons.
Les lagunes côtières sont des milieux de transition, instables et soumis à des amples variations environnementales. En raison de leur localisation, elles sont particulièrement vulnérables aux menaces croissantes, comme le changement climatique. Pour garantir leurs conservations, il est fondamental de comprendre leurs potentielles réponses face aux changements futurs, afin de développer des stratégies de gestion adaptées à ces écosystèmes.
Dans le cadre de son projet financé par l’Office français pour la biodiversité (OFB), l’Initiative MedWet relance un appel à projets pour donner un coup de pouce financier aux acteurs dans la région méditerranéenne dans la réalisation d’animations de sensibilisation et d’éducation dans le cadre de la Journée Mondiale des Zones Humides 2023.
C’est désormais officiel, la limite planétaire sur l’eau douce est dépassée. C’était déjà partiellement le cas avec l’eau verte depuis avril 2022, et c’est désormais confirmé pour l’eau bleue. Une nouvelle étude d’une équipe internationale évalue pour la première fois toutes les limites planétaires, y compris celles sur la charge atmosphérique en aérosols.
Les mégabassines, dont les premiers déploiements suscitent débats et violences, ne peuvent être la seule réponse au stress hydrique. Pour l’écologue Vincent Bretagnolle, il est urgent de ralentir le cycle de l’eau. En clair, la retenir dans les sols en restaurant les écosystèmes, au lieu de précipiter son évacuation vers l’océan.
Dans l’Allier, un département classé en alerte sécheresse renforcée ou en crise, « Le Monde » a suivi une équipe de l’Office français de la biodiversité chargée de s’assurer du bon respect des restrictions d’usage de l’eau.
La surexploitation du sable dans le monde, notamment pour la construction, représente une menace pour les écosystèmes côtiers et la biodiversité marine, alerte l’Organisation des Nations unies (ONU) dans un communiqué publié le 5 septembre.
Au sein de la faune d’eau douce, les poissons constituent le groupe d’espèces le plus visible et le mieux connu. Pourtant, combien d’entre nous savent quelles espèces peuplent les cours d’eau français ? L’objectif de cette datavisualisation est de mieux comprendre le suivi piscicole en France métropolitaine et ses enseignements.
On contrôle 100 % de la surface de l'eau qui tombe sur le stationnement, nous explique Renée Lanthier, ingénieure et directrice par intérim de la Division Planification de la fonctionnalité des infrastructures du Service de l'ingénierie de la Ville de Québec, lors d'une présentation détaillée des ouvrages autour du Marché de Sainte-Foy et du nouveau centre de glaces. Le débit de rejet à l'égout y est contrôlé. Il ne dépassera jamais un débit fixe.
Une importante mousse blanche a été découverte dans la rivière La Furieuse, entre Salins-les-Bains et Bracon, dans le Jura samedi matin. Quelques heures après, des centaines de poissons mourraient. Le comice agricole organisé à Salins-les-Bains ce week-end est soupçonné d'être responsable. Une enquête est en cours.
Après quatre années d’élaboration, le rapport d’évaluation sur les espèces exotiques envahissantes et leur contrôle a été présenté ce lundi 4 septembre 2023 lors de son lancement officiel.
À proximité de la source de l’Aunette à Raray, les responsables de la gestion de l’eau ont créé un démonstrateur pédagogique : ils présentent ici les solutions basées sur la nature pour limiter le ruissellement de l'eau et éviter l'érosion des sols lors des orages. Ils ont ainsi réussi à convaincre les agriculteurs de l'installation de ces ouvrages sur leurs terrains. Un programme d'aménagement est désormais en cours jusqu'en 2024.
Solution incontournable pour répondre aux tensions sur la ressource en eau qui vont s’accroître, la réutilisation des eaux usées traitées (Reut) vient de faire l’objet d’un nouveau décret, paru ce 30 août, pour ôter certaines lourdeurs administratives.
Cet été 2023, 62 % des nappes phréatiques sont toujours sous leur niveau normal. De nombreux départements ont ainsi été placés en état de « crise », limitant drastiquement l’usage de l’eau par les particuliers et professionnels. Nicolas Roche, professeur en Génie des Procédés à Aix-Marseille Université et chercheur au CEREGE, nous apporte un éclairage sur ces épisodes de sécheresses.
Interview croisée pour décrypter les actions du SMAVV (Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée de la Viosne) et du SIARP, dont la deuxième phase de l’étude sur la qualité écologique de la Viosne s’est déroulée du 5 au 20 juin 2023.
L’Ifremer lance une nouvelle plateforme de sciences participatives, « Espions des océans », qui invite les citoyens à participer aux recherches sur les écosystèmes marins. Petits et grands peuvent ainsi analyser des photographies des fonds marins, depuis la rade de Brest jusqu’aux sources hydrothermales des grands fonds, et aider les scientifiques à identifier les espèces qui y vivent.
Cet été, nos mers et nos océans ont eu chaud. Si, par endroit, la mer Méditerranée a atteint les 30°C, la moyenne spatiale de tous nos océans et mers a atteint les 21,1°C : un record inédit. Comment ces “incendies” marins affectent-ils la biodiversité ainsi que la structure-même de nos océans ? Avec Laurent Bopp Océanographe, climatologue, chercheur au CNRS, et directeur du département de géosciences de l’ENS ; Alban Lazar Maître de conférences à Sorbonne Université, et chercheur au laboratoire LOCEAN.
Depuis quelques jours, une pollution fait parler d’elle à Landerneau. En cause une fuite sur le réseau d’eaux usées pollutions sur laquelle les équipes d’Eau du ponant travaillent activement depuis plusieurs jours. La FDSEA dénonce sur les réseaux sociaux l’absence de « réaction des associations environnementales… très réactives pour attaquer l'agriculture, apparemment plus silencieuses lorsqu'il s'agit de dénoncer les atteintes à l'environnement ».
Michel Simiacos, le président de l'association Protection Salin Camargue (PSC), se démène pour faire valoir la protection du village face à la montée du niveau de la mer et au recul du trait de côte.
Le fleuve est la seule ressource en eau potable de Toulouse. Avec le changement climatique, pour maintenir la qualité de l’eau, des investissements colossaux sont à prévoir notamment au niveau des grands barrages hydroélectriques qui l'alimentent en période estivale.
L’invertébré, dont la concentration peut atteindre plus de 5 000 individus par mètre carré, prélève les nutriments dont se nourrissent les autres espèces. Il est présent dans le lac Léman, au Bourget, et à Serre-Ponçon.
L'Office français de la biodiversité a relevé cet été 7 % d'infractions aux règles sur l'utilisation de l'eau. "Peut-être que les 12 000 contrôles menés l'an dernier ont porté leurs fruits avec une peur du gendarme", estime son directeur général délégué.
Dans de nombreuses petites communes en France, les eaux usées sont traitées grâce à des techniques sobres, souvent des filtres plantés de roseaux. Loin de l’image d’une lubie d’écologistes isolés, ces techniques équipent plus de 5 000 stations d’épuration sur le territoire.
Une équipe internationale, avec participation de l’Eawag, a présenté dans le magazine scientifique «Nature» l’état et l’évolution de la biodiversité dans les eaux intérieures européennes en se basant sur les invertébrés. Dans une étude parue aujourd'hui, elle montre que la diversité biologique des systèmes fluviaux de 22 pays européens a nettement augmenté à partir de 1968. Toutefois, cette tendance positive stagne depuis 2010 et de nombreux systèmes fluviaux n’ont pas pu se régénérer complètement. L’équipe recommande par conséquent des mesures supplémentaires destinées à relancer la reconstitution de la diversité biologique dans les cours d’eau intérieurs – les écosystèmes d’eau douce continuent et continueront d’être exposés à de lourdes charges telles que la pollution, le changement climatique et les espèces invasives.
Végétalisation, désimperméabilisation, cours d’école résilientes… Sous des dénominations différentes, les projets de réaménagement des espaces extérieurs pour les établissements scolaires se multiplient. Comment se mettent-ils en place ? À quels enjeux répondent-ils, pour les usagers, et pour les autres défis de nos territoires de demain ? A l’occasion des Assises de la Biodiversité, le Cerema a proposé un atelier d’environ une heure et demie aux côtés de la LPO et de la commune de Limans, pour prendre la mesure du potentiel que représente la cour d’école, pour l’accueil de la biodiversité, l’éducation et la sensibilisation mais aussi pour le bien-être et l’épanouissement des élèves.
Pégairolles-de-Buèges. Le village de 60 âmes au cœur de l'Hérault abrite une source dont l'origine a toujours été un mystère. D'où vient cette eau si claire consommée de tout temps par les hommes ? Est-il possible d'en trouver l'origine ? Comment s'assurer que son débit sera suffisant lors des sécheresses ? Qu'abrite cette étonnante cavité au fond de la vasque ?
Près de Clermont-Ferrand, deux projets de mégabassines attisent les oppositions, dans le sillage des Soulèvements de la Terre. Elles révèlent aussi l’emprise des industriels sur le monde agricole.
L'édition 2023 du rapport national de l'Observatoire des services publics d'eau et d'assainissement, qui s'appuie sur des données publiées par les collectivités sur l'exercice 2021, montre que le prix de l'eau potable et de l'assainissement collectif a connu une légère hausse par rapport à l'année précédente. Pour une consommation moyenne annuelle par foyer de 120 m3, il s'établit à 4,34 euros/m3. Mais il reste toujours plus élevé au nord d'une diagonale allant du sud-ouest au nord-est.
Le château d'eau de l'Europe est-il percé ? La Suisse abrite à elle seule 6% des réserves d'eau douce du continent et elle est à son tour victime du réchauffement climatique. À tel point que les Suisses commencent à se demander s'il ne faut pas qu'ils limitent leur consommation d'eau.
L’introduction de poissons dans les lacs de haute montagne est une pratique de longue date des pêcheurs. Mais les alertes scientifiques sur ses conséquences sur la biodiversité se font de plus en plus pressantes.
Le Réseau d’observation lagunaire, le ROL, rassemble de nombreux acteurs du territoire depuis sa création en 2020. Il dispose désormais d’une plateforme informatique capable de renseigner sur la lagune dans toutes ses dimensions : sa biodiversité, les productions en élevage, les apports en eau, la qualité du milieu… La mise en service de cette plateforme permettra à l’ensemble des acteurs du territoire d’accéder à une information dédiée et claire.
L’état de la digue séparant le lac de la rivière, couplé à l’évolution du lit de la Drôme rendait inexorable le phénomène de capture, c’est-à-dire l’écoulement de la totalité de la Drôme au travers du lac, sans possibilité de revenir dans son lit. La capture totale de la Drôme aurait alors eu des conséquences importantes et non maîtrisées : le captage des matériaux par le lac entraînant une érosion régressive (incision du lit vers l’amont) et progressive (incision du lit vers l’aval).
Maraîchère en bords de Durance, Solange Follet milite pour "des choix clairs", face à la baisse des débits d'une rivière convoitée, dont dépend directement sa production.
Dans la mer comme sur la terre, les températures s’enflamment. Ce lundi 24 juillet, la mer Méditerranée a connu sa plus haute température journalière avec 28,71 °C, battant le précédent record de 28,25 °C qui datait de 2003.
La corbicule a colonisé les lits des rivières françaises depuis plusieurs décennies. En filtrant le phytoplancton, elle a drastiquement modifié le fragile équilibre de la biodiversité de la Loire.
Les 10, 11 et 12 juillet 2023, l’ANR était présente aux premières journées scientifiques du programme de recherche exploratoire de France 2030 « OneWater : Eau Bien Commun » à Lyon. Ces trois journées constituaient le premier événement d’animation scientifique prévu au programme et ont été l’occasion de rencontres et d’échanges fructueux autour des six défis scientifiques du PEPR. Retour sur un premier jalon de structuration d’une communauté nationale et internationale mobilisée autour de l’eau en tant que bien commun.
Gorgones et coraux brûlés, espèces envahissantes, pressions de l’activité humaine : la mer Méditerranée, habitat de près d’un quart de la biodiversité marine mondiale, est en surchauffe. Un bouleversement silencieux qui en annonce d’autres.
L’application de sciences participatives DRYRivERS montre déjà des premiers résultats ! Déployée à l’échelle internationale en 2022, elle enregistre en 1 an plus de 4000 contributions. Un ensemble de données en open-source, accessibles à tous via un simple site web. Un démarrage encourageant pour la préservation et la gestion de nos rivières, à l’échelle du globe.
Dans un jugement rendu ce 18 juillet, le tribunal administratif de Rennes a fixé un délai de quatre mois à l'État pour renforcer la lutte contre les algues vertes en Bretagne.
La mission d'information sénatoriale sur la gestion durable de l'eau a présenté les conclusions de ses travaux ce 12 juillet. Elle formule 53 recommandations pour "réarmer la politique publique de l'eau" face aux nouveaux défis liés à la sécheresse et à la pollution. Prise en compte de l'eau dans les documents d'urbanisme, ingénierie renforcée, mise à jour des schémas d'interconnexion des réseaux, modulation des redevances selon les taux de fuite, regroupement des petites unités d'assainissement… : de nombreuses propositions concernent directement les collectivités territoriales. Les sénateurs réclament aussi davantage de moyens et appellent à promouvoir les contrats d'engagements réciproques pour remédier aux conflits d'usage.
Depuis une vingtaine d’années, les fleuves et rivières urbaines font l’objet de nombreux aménagements dans les métropoles françaises, à des fins esthétiques, pour améliorer le cadre de vie ou encore faciliter les échanges de marchandises. Le projet phare de ce renouveau des cours d’eau en ville est peut-être celui de la rénovation des usages de la Seine à Paris, qui concerne à la fois le fleuve et ses berges. Ils seront même le théâtre de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de 2024, et accueilleront plusieurs épreuves sportives dans une mise en scène inédite.
Depuis la mi-mars 2023, le mercure à la surface des océans grimpe à des niveaux inégalés en 40 ans de surveillance par satellite, et l’impact néfaste de cette surchauffe se ressent dans le monde entier.
La posidonie protège les plages de l’érosion, sert de nurserie pour de nombreuses espèces et surtout de puits de carbone. Mais en 100 ans, entre 10 % et 30 % ont disparu en Méditerranée. Des scientifiques veulent maintenant la réintroduire dans la rade de Marseille - une première dans la ville.
L’espèce, originaire de l’est des États-Unis, constitue une menace pour la biodiversité et l’économie des lagunes méditerranéennes. L’État et les scientifiques sont mobilisés.
L'agence de l'eau Adour-Garonne a organisé, le mardi 16 mai 2023, une journée technique sur la gestion sédimentaire des cours d'eau. Les vidéos et les présentations sont disponibles.
Par un jugement n° 2200534/4-1 du 29 juin 2023, le tribunal administratif de Paris reconnaît l’existence d’un préjudice écologique résultant de la contamination généralisée, diffuse, chronique et durable des eaux et des sols par les substances actives de produits phytopharmaceutiques, du déclin de la biodiversité et de la biomasse et de l’atteinte aux bénéfices tirés par l’homme de l’environnement. Il enjoint à l'État de le réparer d’ici le 30 juin 2024.
Dans le cadre d’une convention entre le Conservatoire du Littoral (propriétaire du site), le Syndicat RIVAGE (gestionnaire) et la Fédération des Chasseurs 66 (gestionnaire opérationnel), des travaux ont été engagés depuis 2021 pour restaurer les milieux humides des Sagnes d’Opoul en bordure Sud-ouest de l’étang de Salses-Leucate. La restauration d’un équilibre hydraulique naturel et l’élimination du sel provenant de la lagune ouverte en permanence sur la mer demeurent des défis majeurs pour ce territoire constitué de zones humides qui jouent un rôle crucial du fait de leur fonctions écologiques et sociales. Cette collaboration a permis de trouver une solution commune répondant à plusieurs enjeux socio-économiques et environnementaux. Cette collaboration, a permis de partager un choix en réponse à plusieurs enjeux socio-économiques et environnementaux.
Après avoir eu l’idée de recycler l’eau de ses piscines municipales en 2022, la ville va désormais utiliser les eaux de vidange de son aquarium pour arroser les espaces verts. Une mesure inédite en France face à la sécheresse.
Une tache bleue de moins, sur les centaines qui renvoient leur reflet à l’observateur survolant le Limousin. L’étang du Mazet, à Bussière-Galant, a été effacé. Ce n’est ni un changement majeur dans le paysage de la Haute-Vienne, « ni une révolution », concède Vincent Pereira, mais « cela peut servir de site pilote ».
Un débit mensuel inférieur à la moyenne, c’est le constat inquiétant observé sur plus de la moitié des rivières du département de la Vienne. À Poitiers, le Clain ne fait pas exception, et la baisse du niveau d’eau préoccupe certains usagers de la rivière.
Les mares sont des trésors de biodiversité et des puits de carbone cruciaux pour lutter contre le changement climatique. Mais plus de 50% des zones humides ont disparu en 30 ans... Comment protéger, restaurer et recréer ces milieux souvent ignorés et pourtant source d’une précieuse richesse ? Avec : Fanny Mallard, Directrice scientifique à la SNPN (Société Nationale de Protection de la Nature), docteur écologue ; Marguerite Nielen, Étudiante en alternance à l’Université Paris Saclay et l’école du Breuil, apprentie chargée de mission création de mares à la SNPN ; Eric Demerger, Chef jardinier en charge de l'arboretum de Paris, formateur à l’école du Breuil sur les mares.
Dans son numéro double 43-44, la revue Dynamiques Environnementales rassemble 15 articles présentant un aperçu de la diversité des regards, des travaux de recherche et de gestion concernant les lacs et les étangs d’eau douce du littoral aquitain.
Une étude de l’Eawag montre qu’une grande diversité d’êtres vivants laisse des traces d’ADN dans les eaux souterraines, notamment en fonction de l’utilisation du sol dans les zones de captage. Ces paramètres biologiques pourraient être pris en compte pour évaluer la qualité des eaux souterraines.
Les eaux irlandaises et anglaises font face à une canicule marine exceptionnelle. Un phénomène de plus en plus fréquent, avec des conséquences catastrophiques pour la biodiversité.
Alors que Paris accueillait du 29 mai au 2 juin 2023 des négociations sur un futur traité international, sous l’égide de l’ONU, visant à mettre un terme à la pollution plastique, les scientifiques évaluent qu’en l’absence de mesures radicales, la quantité de déchets plastique accumulée dans les lacs, les cours d’eau et les océans pourrait être multipliée par trois en 2060.
Entre Saint-Germain-Laval et Pommiers-en-Forez, l’exploitation familiale de Marie, Bertrand et David Lagrange vient de créer une seconde retenue d’eau. Pourquoi et comment ? Ils reviennent sur ce projet, qui a mis du temps à se concrétiser mais n’a pas eu trop d’obstacles à contourner.
Depuis près de 70 ans, les habitants de Saint-Aignan de Grand Lieu célèbrent le lac de Grand Lieu. L’occasion de faire un tour en barque sur la première réserve ornithologique de France, habituellement interdite à la navigation, et de faire le point sur un milieu impacté par les effets du dérèglement climatique.
L’APRONA, association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace, pilote un projet transfrontalier associant plus d’une douzaine de partenaires français et allemands, pour approfondir la connaissance de la pollution de la nappe rhénane.
Cette plante aquatique a été observée à partir de 2008 dans ces plans d’eau lorrains proches de Sarrebourg gérés par Voies Navigables de France pour l’alimentation en eau du réseau de canaux de la région. Sa colonisation croissante, causant des nuisances pour les usagers de ces plans d’eau, a amené en 2015 à la mise en place d’une étude destinée à évaluer les caractéristiques et l’ampleur de la colonisation, et les moyens de la gérer.
Suite à un signalement de l'entreprise Véolia d'une "dégradation du fonctionnement de la station d'épuration de Carhaix-Plouguer", la préfecture du Finistère a pris des mesures d'urgence pour enrayer une pollution causée par un rejet de soude d'une entreprise locale. Un impact sur le milieu a été constaté par la fédération de pêche. De nombreux poissons ont été retrouvés morts sur l'Hyère. Des kilomètres de rivières pourraient avoir été touchés.
Pour sa deuxième édition, deux appels à projets sont ouverts, le premier consacré aux projets artistiques comme vecteurs de sensibilisation à la préservation du milieu marin, et le second pour soutenir les projets d’amélioration de la qualité de l’eau et des sédiments dans les espaces portuaires du Parc.
Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer, explique ce phénomène « de plus en plus fréquent et intense ».
Les Nations unies ont adopté, le 19 juin, le premier traité de protection de la haute mer. Il s’agit d’une avancée importante pour préserver ces eaux menacées par les activités industrielles, selon Klaudija Cremers, de l’Iddri.
Découvrez ce nouveau récit qui nous emmène en Haute-Saône à la rencontre de la Linotte et de la Quenoche, deux rivières qui finissent leur course dans le lit de l'Ognon.
Après une visite de l'écoquartier des Vergers en mars 2023, le septième évènement de partage d'expériences Eau en Ville a eu lieu le jeudi 11 mai 2023, en ligne, sur le thème des sols urbains. Retrouvez l'ensemble des présentations sur ce sujet illustré par deux projets, l'un situé en Ville du Grand-Saconnex et l'autre porté par l'Office cantonal de l'agriculture et de la nature.
Du point de vue des fédérations de moulins, c’est une victoire importante, même si pour l’instant celle-ci n’est rendue que par une juridiction de première instance (décision qui n’entrera pas aux tables du rec. mais qui est tout de même classée C , et non C). Pour les Agences de l’eau, c’est le début d’un moment de grande vigilance pour leurs règlements d’interventions / programmes pluriannuels d’intervention.
Si pour beaucoup les poissons migrateurs amphihalins restent un mystère, pour les équipes pluridisciplinaires du projet Interreg Espace Atlantique DiadES, dont des scientifiques INRAE, ce sont des espèces d’un intérêt majeur dans un contexte rudement marqué par le changement climatique. Après quatre années de recherche, le consortium DiadES met en lumière cinq recommandations et compte faire découvrir au plus grand nombre les futurs possibles des poissons migrateurs avec un jeu de rôle baptisé « DiadESland ».
Suite à la sécheresse 2022, l’eau est au cœur des débats et du quotidien des citoyens. L’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement, géré par l’Office français de la biodiversité, propose des informations et des données utiles pour mieux comprendre les enjeux et marges de manœuvre pour préserver cette ressource vitale.
Le Syndicat Mixte d’Aménagements de la Moyenne et Basse Vallée de l’Ognon a lancé fin 2021 les travaux de reméandrement du ruisseau du Cassis et du ruisseau de Bard-les-Pesmes. Cette restauration a eu lieu sur la commune de Bresilley, en Haute-Saône. L’objectif est de permettre aux cours d’eau de retrouver leurs lits d’origine avec des méandres correspondant au fonctionnement naturel du milieu. Ces travaux permettront à terme également la création d’une importante zone humide à proximité de la rivière Ognon, synonyme de ralentissement de la force motrice de l’eau, d’une meilleure infiltration de l’eau dans les sols et d’un retour certain de la biodiversité des milieux humides.
Le drainage agricole peut avoir un impact sur la qualité chimique et les ressources des eaux de surface et souterraines. Dans ce contexte, la mise en place de stratégies de préservation de la ressource en eau, des milieux aquatiques et des zones humides nécessite une connaissance fine du trajet des eaux drainées, à partir des champs drainés jusqu’aux rejets dans le milieu naturel (cours d’eaux, sources…). Afin d’aider les acteurs de terrains l’Office Français de la Biodiversité (OFB) souhaite, en collaboration avec le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et l’Association AREAS*, créer un observatoire national du drainage agricole. Ce questionnaire vise à identifier les acteurs détenteurs de données sur le drainage agricole.
Selon le service climatique européen Copernicus, les eaux du globe viennent de connaître un nouveau mois dépassant de très loin tous les records connus, après un mois d’avril déjà hors norme.
Après des décennies à alerter, une équipe de scientifiques vient d’estimer que l’Arctique pourrait être privé de glace de mer (banquise) en été dès les années 2030. “C’est environ une décennie plus tôt que les récentes projections du Giec”, souligne Seung-Ki Min, co-auteur de l’article. Cela serait même le cas dans un scénario de faibles émissions de gaz à effet de serre.
L’année 2022 a été marquée par des records de canicule sans précédent en France depuis 1947, et d’un déficit pluviométrique de 25 %. Les flammes ont ravagé plus de 72 000 hectares de forêts, dévastant la biodiversité et entraînant une chute drastique des revenus touristiques estivaux. Le secteur énergétique n’a pas été épargné par la sécheresse exceptionnelle, qui a considérablement réduit la production d’hydroélectricité. Les contraintes dues au manque d’eau ont également affecté la production nucléaire, déjà limitée par la fermeture pour maintenance de 65 % des centrales nucléaires en activité.
L’exploitation minière des grands fonds marins pourrait être autorisée dès cette année dans les eaux internationales. Or, cette industrie risque de mettre en danger des écosystèmes dont les scientifiques commencent à peine à entrevoir la richesse et l’importance, en affectant la capacité de l’océan à stocker du carbone. Explications à l'occasion de la Journée mondiale de l'océan, le 8 juin.
Vous avez jusqu'au 15 septembre 2023 pour répondre à l'appel à initiatives de l’agence de l'eau Loire-Bretagne pour lutter contre les émissions de macro-déchets plastiques issus des systèmes d’assainissement sur le périmètre du bassin Loire-Bretagne.
Pour les associations environnementales à l’origine du recours devant le tribunal administratif de Grenoble, c’est «une victoire exceptionnelle». Tout le projet de développement de la vallée doit être repensé.
Le centre de ressources des milieux humides a mis à jour sa rubrique sur les jurisprudences portant sur les zones humides et les marais. Plus de 550 jugements et arrêts ont été collectés sur la période 1992-2022. Un recueil les compilant est également disponible.
Dans le sud-est de l’Espagne, menacé par la désertification, une association expérimente des techniques agricoles qui respectent les sols et économisent l’eau.
Selon une étude parue dans « Nature Climate Change », le ralentissement des courants océaniques profonds se produit « en avance sur le calendrier », menaçant la vie marine et risquant d’accélérer le réchauffement climatique.
L’Office français de la biodiversité (OFB) lance un appel à projets de recherche pour promouvoir des expérimentations de terrain sur l’utilisation des méthodes biologiques issues du domaine de l’écotoxicologie (bioessais, biomarqueurs), pour la surveillance de la qualité chimique des milieux aquatiques et des rejets aqueux.
Elles parsèment nos communes rurales et recèlent des trésors cachés d’une riche biodiversité. Pourtant, de nombreuses mares, zones humides essentielles pour le vivant, ont été laissées à l’abandon, voire détruites au profit de l’urbanisation. A Pressignac, en Charente, des habitants se sont mobilisés pour restaurer ce patrimoine historique et naturel de la commune. Reportage.
Le 25 mai, la CIPEL a organisé un évènement pour célébrer ses 60 ans d'existence. L'occasion de retracer le chemin parcouru et d'évoquer les défis actuels et les enjeux à venir.
Afin de continuer à informer et sensibiliser sur la préservation et la restauration des ripisylves, l’Astee est à la recherche de retours d’expériences de projets spécifiques autour des ripisylves pour construire un événement sur le sujet en partenariat avec l’OFB.
Pézenas, dans l’Hérault teste la SmartBall, un système développé par une entreprise américaine qui permet de géolocaliser les fuites d’eau dans les canalisations. Un enjeu important en ces temps de sécheresse et d'économie d'eau.
La sécheresse de l’an dernier a marqué les esprits et avait révélé le manque d'anticipation des décideurs. Plutôt que de revoir les critères du déclenchement, les arrêtés encadrant la sécheresse en Bretagne actuellement en cours de révision s'attachent à élargir les exemptions. Décryptage.
En septembre 2022, le Département du Finistère a lancé un plan d’action Milieux humides. Huit mois plus tard, déjà 26 ha ont été achetés pour être restaurés. La priorité : les monts d’Arrée.
Le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (Siaap) développe en partenariat avec le groupe Suez Sein'Acoustic, une technologie d'écoute de la vie aquatique de la Seine.
Après 4 années de recherche, les équipes pluridisciplinaires du projet Interreg Espace Atlantique DiadES, dont des scientifiques INRAE, mettent en lumière 5 recommandations pour une gestion durable et internationale des poissons migrateurs le long de la façade atlantique européenne. Produire des connaissances communes, utiliser des outils de coordination internationaux, créer des mesures de gestion locales adaptées à l’imprévu et partager ces connaissances entre gestionnaires, ainsi que promouvoir la culture autour des poissons migrateurs à un public large : ces actions permettront à l’avenir la sauvegarde de ces espèces d’un intérêt majeur dans un contexte rudement marqué par le changement climatique.
Pour garder le lien entre deux éditions de la conférence internationale I.S.Rivers, nous vous proposons des séries de webinaires chaque été où la conférence n’a pas lieu. Chercheurs, gestionnaires, techniciens et décideurs des fleuves et grandes rivières, ces webinaires sont pour vous ! 3 webinaires auront lieu en juin 2023 : Quels avenirs pour nos fleuves et rivières ? La parole aux experts de demain ; Revitaliser nos rivières avec des Solutions Fondées sur la Nature ? (Oui, c’est possible !) ; Le réchauffement de la température des cours d’eau sous l’effet du changement climatique. Quels effets sur les hydrosystèmes et leur gestion ?
Début février 2023, à la faveur de l’étiage hivernal, un agent du Parc national découvre sur les berges du lac de Serre-Ponçon des essaims de moules quagga, une espèce exotique envahissante. Il s’agit d’une première en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Face aux risques importants d’essaimage, une stratégie sanitaire devra être mise en place pour limiter sa colonisation dans la région.
La rencontre entre Carole Delga et Pere Aragones, mercredi à Barcelone, a permis de formaliser la création d’un groupe de travail transfrontalier destiné à améliorer la gestion de l’eau et aider toutes les populations (particuliers, agriculteurs, industriels mais aussi collectivités) à affronter la sécheresse.
Depuis le début des années 1980, une partie des eaux du Tage, le plus long fleuve de la péninsule ibérique, est détournée pour alimenter le sud de l’Espagne. Un transfert qui a permis à cette région aride de devenir le "potager de l'Europe". Mais alors que l'or bleu devient de plus en plus rare sous l'effet des sécheresses à répétition et du dérèglement climatique, la colère gronde en amont du fleuve.
EDF, Engie ainsi que huit autres grands énergéticiens européens se sont alliés pour défendre d'une seule voix les intérêts de l'hydroélectricité auprès de la Commission européenne. Aujourd'hui, cette source d'énergie renouvelable représente 20% de la production d'électricité en Europe. Ces installations permettent aussi d'équilibrer le réseau, un enjeu grandissant au fur et à mesure de l'intégration du solaire et de l'éolien dans le mix électrique européen. Toutefois, les ONG et certains partis politiques s'y opposent en raison de son impact sur la biodiversité.
Pêche aux contrebandiers : 27 arrestations et le démantèlement d’un réseau international de trafic de civelles, alevins de l’anguille. Ces poissons, au stade filiforme et translucide, qui viennent tout juste d’éclore. En voie d’extinction, elles se vendent à prix d’or en Asie sur le marché noir.
es salins abritant une biodiversité exceptionnelle, une plage parmi les plus belles du monde et un double cordon littoral unique: ce paysage idyllique de la presqu'île de Giens, en Méditerranée française, est cependant menacé par l'érosion côtière dû au réchauffement climatique. Face à la menace, élus locaux varois et écologistes s'opposent sur la solution: les premiers envisagent de construire une digue sous-marine censée préserver tel quel ce lieu classé aux grands sites de France, quand les seconds, questionnant sa surfréquentation, militent pour laisser la nature reprendre ses droits.
L’été 2022 a été le plus chaud enregistré en France depuis 1900. Et s’il vous est venu l’idée de vous rafraîchir en allant vous baigner dans un lac, une rivière ou une base de loisirs, vous en avez peut-être été empêché en raison d’une fermeture pour cause de prolifération de cyanobactéries, qui peuvent s’avérer toxiques pour notre santé ou celles de nos animaux. Mais qui sont ces cyanobactéries ? Quels problèmes posent-elles ? Sont-elles nos amies ou nos ennemies ?
Le 4 mai 2023, le tribunal judiciaire de Privas a jugé 17 prévenus, auteurs du chantier sauvage sur le seuil de la Tourasse à Joyeuse. Ils sont tous reconnus coupables et condamnés à 1000 euros d’amende chacun, à payer la remise en état du site, à verser 11 400 euros aux 3 associations parties civiles et 22 400 euros à l’État au titre du préjudice écologique. Construit illégalement sur la rivière de la Beaume en 2018, ce seuil est jugé nuisible aux milieux aquatiques.
Entre hydroélectricité et « hydrologie des réservoirs biologiques », l’équilibre est très délicat à opérer. Avec, comme on le voit dans d’autres cadres juridiques connexes, une difficulté de plus en plus grande à arbitrer entre enjeux en termes d’énergies renouvelables, d’une part, et biodiversité, d’autre part. Une affaire, sur la Sallanche (Haute-Savoie) avait fait couler beaucoup d’encre quand le TA de Grenoble avait censuré un projet important et coûteux. Or, chose rarissime, voici que la CAA de Lyon vient de suspendre ce jugement, et ce par un « sursis à exécution ».
Dans le cadre du plan Écophyto II , des appels à projets nationaux sont lancés chaque année pour soutenir des projets en faveur d'une réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, et de la limitation des risques et des impacts qui y sont liés. Ces appels à projets sont lancés par l’Office français de la biodiversité (OFB) en partenariat avec le ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, le ministère de la Santé et de la Prévention et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
La variation de la température en eau profonde compromet la reproduction du poisson emblématique des lacs alpins. La société de pêche refroidit l’eau pour élever les alevins. Un signal qui pousse la région à interroger son modèle de développement.
«Au lac Clément, la concentration en sel est si forte qu’elle s’approche de celle de l’estuaire du Saint-Laurent», s’alarme le biologiste Maxime Wauthy. La biodiversité et la qualité de l’eau potable en souffrent, mais le problème risque d’être difficile à régler puisque ce sont les sels de voirie qui sont en cause. Or, certains ont quand même décidé de s’y attaquer.
Les sécheresses des étés 2022-2023, comme l’annonce par le président de la République, le 30 mars au barrage de Serre Ponçon, de l’élaboration d’un Plan eau, signent l’irruption brutale d’une crise systémique du modèle de gestion de l’eau que la France a inventé à l’orée des années 1960. Cette crise appelle une refonte radicale de ce modèle : il a échoué à atteindre ses objectifs et menace l’équilibre ainsi que la pérennité d’écosystèmes durablement fragilisés par l’impéritie des instances dirigeantes.
Deux actualités de ces derniers mois, l’une australienne et l’autre française, permettent d’illustrer la mise en œuvre concrète des conventions et directives internationales sur la gestion des eaux de ballast et des biosalissures (fouling).
Consultation du 19/04/2023 au 11/05/2023 - 676 contributions. Le présent décret modifie l’article R. 214-1 du code de l’environnement de manière à réintroduire la rubrique 3.3.5.0 dans la nomenclature IOTA (installations, ouvrages, travaux et activités ayant une incidence sur l’eau et les milieux aquatiques) qui a fait l’objet d’une annulation par le juge au 1er mars 2023.
La Fondation d’Entreprise Caisse d’Epargne Rhône Alpes lance son 8ème appel à projets pour préserver la ressource en eau. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 juin 2023.
Luc Aquilina, Patrick Durand et Olivier Ragueneau, chercheurs au sein du Groupe scientifique algues vertes, regrettent dans une tribune au « Monde » que dans ce dossier, tout comme dans celui des mégabassines, la parole des scientifiques reste ignorée.
Sous l’impulsion conjointe de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, de l’Université de Montpellier et d’un laboratoire commun financé par l’ANR entre l’Unité de Recherche MARBEC et l’entreprise SpyGen, la Mission BioDivMed 2023 va réaliser un inventaire du vivant synchronisé et standardisé sur le littoral méditerranéen français et le sanctuaire Pelagos par l’utilisation de l’ADN environnemental (ADNe).
Le gouvernement du Québec en fait trop peu en matière de protection des milieux humides et hydriques pour respecter un objectif phare de sa loi, avertit la commissaire au développement durable, Janique Lambert, dans un rapport déposé à l’Assemblée nationale mercredi.
Face au développement de l’hydroélectricité sur la Sioule, alors que sécheresse et canicules se répètent, les fédérations des pêcheurs de l’Allier et du Puy-de-Dôme se sont associées pour mesurer sa température.
L’EPTB Vistre Vistrenque a restauré près de 2,3 km de rivière, entre Nîmes et Caissargues, dans le Gard. Ce projet a également fait l’objet d’un reboisement sur 20 hectares et permettra un stockage supplémentaire de 45 000 m3 lors des crues.
La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi) est une compétence confiée aux intercommunalités depuis le 1er janvier 2018. Dans un contexte de raréfaction des ressources , le Cerema, INRAE, Intercommunalités de France et l’ANEB ont lancé un appel à partenaires pour accompagner les territoires dans la mise en œuvre de cette compétence.
Salon européen de l'Entretien et de l'Aménagement des Environnements aquatiques. Soyez au rendez-vous de la 2e édition d’un salon européen ayant pour ambition de devenir le lieu de rencontres et d’échanges de tous les acteurs liés à la gestion des zones humides. Un évènement unique autour des thématiques de l’entretien et de l’aménagement des environnements aquatiques, dans un contexte qui, plus que jamais, s’inscrit dans les enjeux de demain !
La question mérite donc d’être posée : l’océan et les organismes marins sont-ils contaminés par les PFAS ? Les données acquises par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) permettent de commencer à répondre à ces questions.
La volonté du gouvernement de droite d’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, de légaliser l’irrigation de cultures illégales proches de l’une des principales zones humides d’Europe, le parc de Doñana, irrite le gouvernement central de gauche et défie Bruxelles, dans un contexte de sécheresse exacerbée et d’année électorale en Espagne.
La LPO a mené une étude sur dix réserves naturelles qu'elle gère en Charente-Maritime et en Vendée, soit plus de 13 000 hectares. Elle montre que la sécheresse du printemps et de l'été 2022 a eu des impacts majeurs sur la faune et la flore de ces sites protégés.
Des communes françaises se sont récemment mises au dessalement de l’eau de mer pour faire face à la sécheresse. Ce procédé a cependant des répercussions écologiques néfastes.
Régulièrement confrontée à des coulées de boues qui touchent son centre bourg, la commune de Willgottheim a mené un programme d'hydraulique douce en plantant, avec le concours du Syndicat des eaux d'Alsace Moselle, des structures de branchages doublées de haies sur les terrains agricoles qui l'entourent. Objectif : limiter l'érosion des sols et décaler les pointes de crues. Des réalisations facilitées par une mobilisation conjointe des élus et des agriculteurs locaux, dans ce secteur très fertile du Kochersberg.
L'Association des toitures et façades végétales rapporte les chiffres de la filière en 2021. Si seulement 8,5 % des nouvelles surfaces étanchées sont aujourd'hui végétalisées, les collectivités envisagent de multiplier leurs projets dans un avenir proche.
La forêt est décisive pour la vie dans les ruisseaux, surtout dans le bassin versant et le cours supérieur. Chercheuse à l’Eawag, Rebecca Oester a mesuré quantitativement l’influence des forêts dans la zone du rivage et a découvert un effet important, notamment sur les espèces sensibles. Ce travail montre une fois de plus à quel point milieux terrestres et aquatiques sont étroitement liés.
Vingt-cinq tonnes de mélasse on été déversées accidentellement vendredi dans un petit cours d'eau aveyronnais, l'Audiernes, générant une pollution dont l'impact est en cours d'analyse, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture et de l'Office français de la biodiversité (OFB).
Après un premier article liminaire consacré à l'entomologie aquatique, je vous propose de passer à la pratique ! Le but est aujourd'hui d'initier les moucheurs désireux d'apprendre ou curieux de nature, à la découverte et la reconnaissance sommaire d'un ordre d'insecte majeur cité dans le précédent papier : les plécoptères.
En charge de la GEMAPI en Combe de Savoie, le syndicat mixte SISARC mène d’importants travaux, notamment de sécurisation des digues. Parmi les gros dossiers du moment, la mise à disposition des digues domaniales en janvier 2024 et la question de la responsabilité civile.
Dans le cadre du programme d’actions HYDREOS 2021-2022 « gestion de l’eau dans l’industrie » soutenu par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le pôle de l’eau du Grand Est HYDREOS publie un livre blanc « Eau et Industrie » rassemblant des éléments de contexte concernant la ressource en eau, les problématiques rencontrées par le secteur industriel ainsi que des bonnes pratiques pour y répondre. Cet état des lieux, s’adressant en priorité aux acteurs ayant vocation à accompagner les industriels (collectivités territoriales, agences de développement économiques, syndicats…) mais aussi aux industriels souhaitant un état des lieux transversal, présente les problématiques structurelles auxquelles les industries doivent faire face et présente des pistes pour augmenter la résilience de leurs activités.
Le "tuyau" Aqua Domitia, qui transporte l’eau du Rhône jusque dans le Gard, l’Hérault et l’Aude, n’a pas été imaginé pour remédier à pareille sécheresse mais il s’avère aujourd’hui capital à l’alimentation en eau potable d’un demi-million de personnes du Languedoc-Roussillon et l’irrigation de 7 000 hectares de terres agricoles, jusqu’à 10000 hectares à terme.
Des spécialistes allemands, alsaciens et suisses se sont réunis à Strasbourg ce lundi pour les assises rhénanes de l'eau, à l'initiative de la CEA, la collectivité européenne d'Alsace. Ils ont dressé un état des risques que le réchauffement climatique fait peser sur le Rhin et ses ressources en eau.
La menace d’une crise énergétique a accentué la pression pour forcer la transition énergétique en Suisse. Les conseils en débattront lors de la session du printemps qui s’annonce. L’utilisation des cours d’eau joue à ce propos un rôle majeur. Deux chercheurs de l’Eawag expliquent quels risques courent les systèmes aquatiques lors de l’utilisation de potentiels inexploités et comment évaluer les conflits.
C’est la première action du nouveau collectif des Naturalistes des terres. Dans un communiqué de presse envoyé à Reporterre, ses membres ont revendiqué le rebouchage d’une canalisation dans la tourbière du Bourdet (Deux-Sèvres).
Quel est l'intérêt de favoriser les prairies dans des aires d'alimentation des captages ? Avec : Caroline Maury, chargée de mission Eau à la Mission eau du plateau de Vicherey-Beuvezin.
Le marais de Ribains à Landos, asséché dans les années 1980 peut-il redevenir une zone humide comme avant ? C’est le souhait de la mairie et d’une association, les Amis du marais de Ribains. Il faudra préalablement en passer par une étude sur la qualité des eaux. Une partie seulement de la zone pourrait retrouver sa vocation.
Les amateurs de coquillage munis de râteaux ne font pas bon ménage avec les zostères. Ces plantes qui s’étalent sur les plages d’Ille-et-Vilaine sont pourtant des refuges pour la faune. Mais une brigade veille au grain.
Les méga-bassines, ces réserves d’eau gigantesques censées aider le secteur agricole accentuent la pression sur les ressources en eau et nuisent à la biodiversité, tout en cristallisant les tensions entre agriculteurs et écologistes. Avec : Florence Habets Directrice de recherche CNRS en hydrométéorologie.
Ce 11 avril, l'ONG Bloom a annoncé porter plainte auprès de la Cour de justice de la République contre le secrétaire d'État à la Mer, Hervé Berville. Elle lui reproche des « propos graves qui ont provoqué la commission d'infractions et remis en cause les principes de dignité, de probité et d'intégrité auxquels sont tenus les membres du Gouvernement ».
Alors que vient de s’achever en demi-teinte le sommet mondial sur l’eau et que fait de nouveau rage la bataille contre les bassines, la question de l’eau devient (enfin, pourrait-on regretter) un sujet médiatique majeur. Mieux vaut tard que jamais, tant elle va devenir dans un avenir très proche de plus en plus centrale… et compliquée.
La digue qui protège le marais de Brouage, en Charente-Maritime, est de plus en plus fragilisée. Ne pas la réparer présenterait de nombreux avantages sur le plan écologique et économique, mais condamnerait des exploitations céréalières.
Le 31 mars, au lendemain d’une manifestation de pêcheurs inquiets pour l’avenir de leur filière — qui rassemblé près de leur bâtiment environ 700 travailleurs de la mer —, un incendie a dévasté leurs bureaux.
Les espèces envahissantes sont particulièrement problématiques dans les milieux aquatiques. Les gestionnaires des parcs naturels manquent d’outils pour définir leur stratégie de lutte. Sur la base de travaux parus dans Science of The Total Environment, des chercheurs d’INRAE proposent un nouvel outil. En couplant des estimations des bénéfices, coûts et impacts des actions de contrôle, ils ont établi un critère d’évaluation de l’allocation des efforts de contrôle aux zones à traiter en priorité, sous une contrainte budgétaire donnée.
Le projet SAlmonid MAnagement Round the CHannel (SAMARCH) s’est clôturé les 14 et 15 mars 2023 à Southampton (Royaume-Uni). Ce projet franco-anglais était destiné à acquérir de nouvelles informations dans les estuaires et les eaux côtières pour améliorer la protection de nos saumons et truites de mer sauvages menacés.
Dans un projet d'inventaire de grande envergure, la faune piscicole des rivières suisses a été recensée et plus de 50 espèces ont été enregistrées. Pour la première fois, les petits poissons comme le chabot ont été, eux aussi, recensés avec plus d'une espèce. Dans le cadre du Progetto Fiumi, les poissons de rivière ont été inventoriés avec des méthodes standardisées et étudiés aussi bien sur le plan morphologique que génétique. C'est dans les grandes rivières de plaine que leur diversité est la plus forte. Mais les tronçons proches d'un état naturel y sont également rares.
Dans une lettre ouverte datée de ce lundi 3 avril 2023, le président du syndicat mixte du bassin-versant de la Têt, Pierre Parrat, plaide pour une limitation, voire une suppression, des débits réservés du fleuve. Afin de permettre aux canaux d'arrosage de prélever assez d'eau pour répondre aux besoins des agriculteurs qui les utilisent.
Le ministre de l'Agriculture, invité au congrès de la FNSEA à Angers, a annoncé jeudi 30 mars que les prélèvements d'eau pour l'irrigation ne seraient pas réduits. Cette position est décriée au sein de la Confédération paysanne de Vendée, qui estime qu'elle n'est pas à la hauteur de l'urgence climatique.
Des opérations de restauration des méandres des rivières sont lancées partout en France après des décennies de coupes et autres rectifications. Ce retour à un état plus proche de la nature peut permettre de réalimenter les nappes phréatiques.
Baladez-vous au cœur de la Moselle sauvage, réserve naturelle régionale de 381 hectares près de Nancy. Dans cet épisode, vous rencontrerez Cathy Gruber, conservatrice de la réserve, qui nous guide sur les bords de cette rivière à lit mobile. Sur ce territoire, Cathy Gruber travaille avec acharnement pour conserver et étendre cet espace naturel. Prenez le temps de vous arrêter et de l’écouter pour comprendre les différentes transformations et combats menés depuis de nombreuses années sur ce secteur de Lorraine pour maintenir et développer la biodiversité exceptionnelle de ce milieu.
L’Office français de la biodiversité (OFB) lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à soutenir et financer des projets de recherche-action sur les espèces exotiques envahissantes en France hexagonale et dans les outre-mer.
Le projet OtterConnect, mené depuis peu sur le fleuve Lez, permet d’étudier l’état du cours d’eau au travers l’étude des modes de vie de la loutre d’Europe.
Dans une étude de prospective, l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) décrit trois scénarios qui permettraient d’atteindre une agriculture sans pesticides en 2050. Résolument différents (privilégiant un fort appui technologique ou au contraire la quasi-absence d’intervention), tous trois supposent, de manière plus ou moins aiguë, un véritable bouleversement des pratiques agricoles et affectent fortement l’ensemble de la filière, en commençant par le citoyen – consommateur et riverain.
Face aux effets du dérèglement climatique sur la ressource en eau, le conseil d'administration de l'agence de l'eau Loire-Bretagne lance son plan de résilience Eau 2023-2024. À la clé, 100 millions d’euros avec des aides plus incitatives dans son 11e programme et le lancement d’appels à projets pour agir plus vite et plus fort face à la sécheresse et au dérèglement climatique. Quatre appels à projets pour accélérer la transition écologique : Appel à projets pour renaturer les villes et villages et ralentir le cycle de l'eau ; Appel à projets pour reconquérir la biodiversité menacée par le changement climatique ; Appel à projets pour la sobriété en eau des collectivités et des entreprises face à la raréfaction de la ressource en eau ; Appel à projets pour réduire les fuites dans les réseaux d’eau potable des territoires en déficit d'eau.
Le Petit Rosne a fait son retour à Ezanville. Cette rivière avait été enfouie, au profit de l'urbanisation, au 19ème siècle. Réouverte sur 200m en plein centre ville, elle s'écoule désormais à l'air libre. De quoi rendre service à la biodiversité, mais aussi créer des îlots de fraicheur.
Manif contre le débit réservé de la Têt, procession pseudo-religieuse, à Perpignan… Et maintenant un plan d’urgence de l’Etat et du département pour des économies, des travaux pour limiter les fuites… On entrevoir des solutions d’avenir comme des retenues d’eau, la réutilisation des eaux usées voire la création d’une… forêt de 10 000 arbres ! Ailleurs, en Occitanie, où la situation commence à se crisper, la Région travaille à la création d’un grand réseau hydrique régional sur les 13 départements. Du côté du bassin Adour-Garonne, là aussi, un plan se met en place pour anticiper “sur un été qui risque d’être difficile…” a commenté le préfet de Région.
Dans l’indifférence générale, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP) a publié le 28 février dernier le rapport « One Atmosphere », première synthèse réalisée par l’institution onusienne à propos des risques associés aux techniques de « gestion du rayonnement solaire ». Nous l’avons lu pour vous.
Augmentation des prélèvements, réchauffement climatique et pollution mettent à mal la ressource. Les pénuries vont se multiplier et créer de plus en plus de tensions.
Le Cerema a réalisé une étude pour estimer le besoin résiduel de compensation de zones humides après mise en œuvre de la séquence "éviter, réduire, compenser" dans les documents d'urbanisme. Menée sur le territoire du bassin Fier et lac d'Annecy, elle met en rapport le besoin de compensation estimé en amont des projets à venir avec le potentiel de restauration des zones humides existantes et disposant encore de gain écologique substantiel.
Après vingt années dédiées au suivi de l’actualité de l’eau douce en Suisse et au-delà, c’est ici que prend fin le périple du site aqueduc.info. Désormais les pages de ce canal d’informations sur cette ressource vitale ne seront plus alimentées mais il sera encore possible de consulter l’intégralité des articles mis en ligne au fil de ces deux décennies. Reste cet immense défi : comment faire en sorte que personne ne soit privé de ce bien commun irremplaçable et que la nature y trouve son compte elle aussi ?
C'est une belle récompense des efforts engagés depuis des années. La commune de Muttersholtz (Bas-Rhin) n'a pas versé un euro à son fournisseur d'électricité depuis six mois parce qu'elle a réussi à produire suffisamment d'électricité, grâce notamment à ses centrales hydroélectriques.
Le 10 mars, le préfet de l’Aude a réuni la mission inter-services de l’eau et de la nature (MISEN) pour évoquer le plan prévisionnel de contrôle "Eau et nature" dans le département pour 2023. 2 500 contrôles devraient se consacrer à plusieurs priorités : la lutte contre les pollutions urbaines et industrielles, la sécurité à la chasse et la lutte contre le braconnage de la faune sauvage, ou encore la protection des habitats et du patrimoine naturel. Sans oublier, dans un contexte de ressource rare, une attention accrue portée aux prélèvements d’eau.
Au 19 e siècle, la mode du Grand Tourisme donna ses lettres de noblesse à une jolie côte Méditerranéenne, dotée d’un célèbre Rocher, entre Menton et Vintimille, entre France et Italie. Depuis, la Riviera française semble n’avoir rien perdu de ses attraits et séduit toujours plus : tourisme de luxe, tourisme mondial, grands yachts ou grands de ce monde… Si le charme opère toujours, le littoral s’est pourtant transformé et continue d’évoluer. Tourisme insatiable, pression immobilière vorace, luxe égoïste n’épargnent ni les milieux terrestres, ni les petits fonds côtiers, ni même le grand large…
Dans le jargon, on l'appelle la "Réut". Cette technologie consiste à rendre les eaux souillées utilisables dès la sortie des stations d'épuration. Une économie circulaire de l'eau qui suscite l'espoir, mais qui ne résoudra pas seule le problème de la sécheresse.
Vous trouverez ci-après le rapport IAS 2022. Au sein de ce dernier, vous pourrez retrouver l’ensemble des résultats par bassin versant de l’arc armoricain normand (Manche, Calvados, Orne), ainsi que les explications sur l’intérêt de ce suivi scientifique ou encore la méthodologie de la mise en place de celui.
Le film « Gestion de l’eau – Sivens : un cas d’école » recueille des témoignages d’acteurs du projet de territoire du bassin versant du Tescou (PTGE Tescou), du directeur de FNE Midi-Pyrénées et d’une agricultrice de la vallée.
La sécheresse n’y est pour rien. Le plus grand plan d’eau de Loire-Atlantique, le lac de Vioreau à Joué-sur-Erdre, a été mis à sec pour des travaux de consolidation de son barrage. Une opération qui a pour conséquence la fermeture à la navigation d’une partie du canal de Nantes à Brest qu’il alimente.
L’outil de visualisation cartographique ProfHyl propose une représentation originale du débit de référence des cours d’eau sous forme de profils en long, assurant une cohérence amont-aval explicite des valeurs de débit. Les cartes produites sont aisément utilisables, notamment par des utilisateurs non-experts. Les principaux fleuves et rivières de France (une soixantaine) sont aujourd’hui disponibles.
Des moules zébrées venues de la mer Noire envahissent le lac de Vouglans, dans le Jura. Ces mollusques non comestibles se sont mis à coloniser le réseau fluvial français depuis plusieurs dizaines d'années. Avec le réchauffement de l'eau dû aux fortes températures de l'été dernier, elles ont proliféré cette année.
Les Etats membres se sont enfin mis d’accord sur le premier traité international destiné à lutter contre les menaces qui pèsent sur des écosystèmes vitaux pour l’humanité. Mais il sera formellement adopté à une date ultérieure.
Une étude scientifique menée par de l'Association régionale de pêche en Auvergne-Rhône-Alpes (Arpara) a établi une liste rouge des poissons et écrevisses pour un résultant alarmant. Un tiers des espèces peuplant nos rivières sont menacées.
Pour inaugurer un cycle d’auditions sur le thème de la gestion durable de l’eau, la nouvelle mission d'information du Sénat a réuni lors d'une table ronde, ce 28 février, les six agences de l’eau. Gage d’une vision à long terme, ces outils de gouvernance ont fait de l’adaptation au changement climatique le fil conducteur de leur politique d'intervention. Garantir des ressources en eau de qualité et en quantité suffisante, dans une démarche de sobriété et en assurant une solidarité territoriale forte, nécessite toutefois de mettre fin à la baisse continue des moyens financiers et humains qui y sont consacrés.
La région du Delta du Nil, en Égypte, est particulièrement exposée à l’élévation du niveau de la mer, accentuée par le réchauffement climatique. Alexandrie, la ville côtière la plus dense, tente de se protéger du phénomène depuis plusieurs décennies en multipliant les solutions.
Le président de la République réclame que le pays «continue d'investir» dans ces ouvrages défendus par une partie des agriculteurs et critiqués par les défenseurs de l'environnement.
La journée d’échange sur la gestion des banquettes de Posidonie du 3 février 2023, co-organisée par la Région et la DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur, a réuni environ 80 participants impliqués dans la gestion des plages (scientifiques, élus, agents des collectivités, des services de l’État, des établissements publics, associations). Les présentations sont disponibles.
Nitrates et pesticides sont devenus la bête noire des distributeurs d’eau potable. Pour protéger la qualité de la ressource, les régies comme les agences de l’eau développent des politiques incitatives auprès des agriculteurs. Avec les nouveaux paiements pour services environnementaux (PSE), les dispositifs de contractualisation évoluent.
Très prolifique sur les problématiques liées à l’eau, le Sénat a tenu ce 15 février, au sein de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, une nouvelle table ronde consacrée à la gestion de l’eau à l’aune de la raréfaction de la ressource. Après les Assises de l'eau, le Varenne agricole de l'eau et de l'adaptation au changement climatique et la séquence de planification écologique dédiée à l'eau, les constats sont clairs et la vision partagée doit désormais faire place à l’action. La sobriété devient indispensable et la réutilisation des eaux usées traitées doit également être encouragée.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie publie deux guides opérationnels, l’un pour les SCOT et l’autre pour les PLUi. Ces guides sont destinés à accompagner les urbanistes dans la lecture et la compréhension des ambitions du SDAGE.
À Strasbourg, difficile de ne pas connaître le Rhin. Le fleuve rythme nos vies depuis des dizaines de milliers d’années, en nous rendant plein de services dont on n’a même pas forcément idée. Le problème, c’est que depuis deux siècles, le Rhin s’abîme et s’appauvrit. Pour alerter sur ce patrimoine, deux Strasbourgeois ont écrit un livre. Il s’appelle Rhin vivant, et on vous le présente.
Le contrat de baie, mis en place en 2015 par la Ville de Marseille et la Métropole Aix-Marseille pour protéger la biodiversité marine et la qualité des eaux, s’est achevé fin 2022. Réduction des pollutions en mer, préservation et restauration des milieux littoraux, sensibilisation à la population… Voilà précisément les trois lignes directrices de ce contrat étendu au golfe de Fos-sur-Mer en 2019.
Après plus de 15 ans de gestion concertée avec des plans distincts, le Marais du Conseiller et les Mattes de Paladon s’inscrivent désormais dans un plan de gestion unique. Des pépites écologiques à préserver.
Depuis une bonne décennie, des expérimentations sont menées pour offrir gîte et couvert à la biodiversité marine. Dans nos ports, des nurseries à poissons sont immergées, accrochées sous la surface de l’eau. L’espoir est que ces îlots atténuent les effets de la destruction des habitats naturels. Ce qu'on appelle "la réhabilitation écologique" semble montrer une grande efficacité. Pourtant, elle ne peut pas être considérée comme une recette miracle. Ces expérimentations ont leur limite et leur zone d’incertitude.
La Méditerranée est particulièrement touchée par l’invasion de deux espèces de crabes bleus de la même famille (Portunidae) : le Crabe bleu américain, Callinectes sapidus (natif des côtes atlantiques américaines) et le Crabe bleu nageur de Mer Rouge, Portunus segnis (natif de Mer Rouge et d’Indo-Pacifique). Ces deux espèces présentent depuis une dizaine d’années une forte expansion de leur distribution en Méditerranée et une explosion parfois démesurée de leur densité.
Le 2 février est la Journée mondiale des zones humides. La France a annoncé qu'elle financera un programme de restauration de mangroves en coopération avec l'OECO pour un montant de 3 millions d'euros en 2023.
La granulométrie de surface des lits fluviaux est un indicateur de première importance pour l’évaluation des conditions physiques qui contrôlent la qualité des habitats aquatiques. Une méthode spécifique aux lits en tresses a été développée et testée pour extraire la granulométrie de surface à partir d’images haute-résolution obtenues par drone. Cette note méthodologique présente les grandes lignes du protocole, les premiers résultats obtenus, ainsi que les perspectives offertes par ces premiers tests.
Estuaire et Sillon et le Syndicat du Bassin Versant du Brivet (SBVB) restaurent la végétation des berges des cours d’eau, appelée ripisylve, sur le territoire.
Le peuplement de brochets sur la vallée de l’Ognon suit le déclin constaté au niveau national. Celui-ci est très largement attribué à la mauvaise qualité des milieux ainsi qu’à une raréfaction de ses sites de reproduction. Le SMAMBVO restaure et entretien ainsi artificiellement les sites les plus favorables dans l’objectif de compenser la pertes d’anciennes frayères à brochet et restaurer un peuplement suffisamment important pour remplir l’ensemble de ces rôles (gestion des autres espèces piscicoles, signal d’alerte des dégradations de la qualité de l’eau et des habitats, intérêt patrimonial et halieutique, …). Quand le brochet est en bonne santé, l’écosystème l’est aussi !
Avec plus de 1 500 retenues d'eau, le monde agricole a façonné les paysages ardéchois. Après une année 2022, exceptionnellement sèche et chaude, ces réserves d'eau pour l'agriculture tentent de concilier production et préservation des ressources.
D'anciennes études ont surestimé l’ampleur de leur destruction. Au lieu de crier victoire, des chercheurs y voient une occasion d'agir pour mieux préserver ces milieux à forte valeur écologique.
Dans le cadre de son plan global "Nature en ville", la commune de Libourne a mis en place un partenariat avec la Cerema, mêlant les questions de réduction des effets d’îlots de chaleur, de désimperméabilisation des sols, de limitation des risques de ruissellement et d’inondation et de renaturation. Dans un premier temps, les continuités terrestres, aquatiques et urbaines ont été identifiées ainsi que les points de conflit avec les infrastructures de transport (Rapport Tome 1). Puis, des recommandations d’actions de préservation et restauration ont été proposées (Rapport Tome 2).
Jamais autant d'acteurs publics ne se sont engagés ensemble pour améliorer la qualité de l'eau sur le bassin versant de Grand Lieu. La volonté politique est affichée, reste à agir.
Ce LIFE Climat est la continuité du LIFE Nature "Tourbières du Jura". Ce changement de thématique est l’occasion de rappeler l’importance des zones humides dans la lutte contre le changement climatique, mais également dans l’adaptation à ses conséquences dramatiques.
L’Office Français de la Biodiversité lance une enquête pour recueillir des informations dans le cadre de l’étude de préfiguration du futur système d’information sur les espèces exotiques envahissantes.
En 2022, plusieurs plantes exotiques ont été identifiées dans un milieu naturel humide en France. Ce phénomène méconnu des amateurs d’aquariophilie inquiète les scientifiques.
En France, de nombreux usages sont concernés par les pénuries d’eau en rivière. Dans un contexte de changement climatique, il apparait nécessaire de pouvoir mieux anticiper les périodes d’étiage afin d’améliorer la gestion de la ressource en eau. Le projet PREMHYCE a permis de mettre au point une plateforme opérationnelle de prévision des étiages applicable à l’échelle nationale.
L'Agglomération du Cotentin a signé un nouveau contrat « eau & climat » ce vendredi 27 janvier 2023. Objectif : redoubler d'efforts pour assurer la qualité de l'eau.
En automne 2020, le réseau français Cap sur le Rhône avait organisé des ateliers et lancé un concours d’écriture sur le thème : “Dans les courants du fleuve”, dédiée à la transition écologique et la vie en bordure de fleuve. En ce printemps 2023, il renouvelle cette expérience de création littéraire au tour d’un autre thème fédérateur : “Fleuve et mobilités”.
Une nouvelle réunion autour de Sivens aujourd'hui. On devrait notamment savoir qu'elle sera la structure chargée de mener les projets pour irriguer la vallée du Tescou. Un sujet toujours très tendu dans le département du Tarn, plus de sept ans après la mort de Rémi Fraisse.
L’hydro-acoustique est une méthode non intrusive d’échantillonnage des populations de poissons en écosystèmes lacustres qui permet d’estimer leur abondance et d’étudier leurs relations avec l’écosystème. Des travaux menés dans le cadre du partenariat OFB-INRAE ont permis de valider et préciser les recommandations de la norme européenne de méthode d’échantillonnage de poissons lacustres par hydro-acoustique, et d’apporter des éléments d’amélioration vis-à-vis des protocoles recommandés. En parallèle, plusieurs projets ont utilisé les données acoustiques générées afin de répondre à des enjeux de gestion ou des questions d’écologie.
Avec plus de 500 réalisations sur le bassin Rhin-Meuse, les nouvelles conceptions urbaines placent de plus en plus souvent l’eau au centre des projets. Qu’il s’agisse de requalification de voirie, de places de village, de quartiers d’habitations en zone dense ou rurale… les solutions sont accessibles et duplicables pour un urbanisme durable. La vidéo du webinaire et les retours d'expérience sont disponibles.
Après une première sollicitation en octobre 2022 et pour recueillir d’avantage de réponses, l’enquête « Free Flow » concernant la suppression des barrages comme mesure de restauration des rivières dans les bassins du Rhin, de l’Escaut, de l’Ems et de la Meuse est relancée. Participer à l’enquête jusqu’au 20 février.
Dans de nombreux cours d’eau, les apports en azote restent trop importants et ont un impact négatif sur les écosystèmes et la santé humaine. Le procédé Anammox co-développé par l’Eawag peut contribuer à réduire les apports provenant des stations d’épuration et à faire des économies d’énergie et de ressources. Il vient d’être optimisé par les chercheuses et chercheurs de l’Eawag.
À Verrières-le-Buisson, dans l'Essonne, coule une rivière en plein cœur de la ville : la Bièvre. Avec ses 35 kilomètres de long, la Bièvre a la particularité d'être enterrée sur sa quasi-totalité, et de finir sa course dans la Seine. "Quasi-totalité", car à Verrières-le-Buisson, une portion de la Bièvre est maintenant à ciel ouvert, et réapparaît dans le paysage. Hervé Cardinal, notre intervenant du jour, connaît bien cette rivière et les enjeux de sa protection. Le syndicat SIAVB, pour lequel il est directeur des services techniques, œuvre pour redonner vie à la rivière. Objectif : redonner vie à la rivière pour un rôle majeur pour la biodiversité, la gestion de l'eau de pluie, et l'amélioration du cadre de vie des riverains.
Sous la présidence de M. Jean LAUNAY, le Comité national de l’eau (CNE) s’est réuni le 5 janvier 2023, en présence de Mme Bérangère COUILLARD, Secrétaire d’État chargée de l’écologie. Il en résulte de très nombreuses propositions, dans tous les domaines des deux cycles de l’eau, et ce à la veille d’annonces gouvernementales. Détaillons ces diverses et importantes propositions au fil d’une vidéo détaillée, puis via des sources brutes.
Depuis le milieu du XXème siècle, la fonte des glaciers a été observée sur les glaciers des Alpes. Quels sont les effets de ce réchauffement climatique sur les glaciers et leur écosystème ? Avec : Martin Ménégoz, climatologue, chercheur au CNRS et membre de l’IGE (Institut des géosciences de l’environnement) de Grenoble. Marie Dumont, chercheure à Météo France, directrice du Centre d’Etudes de la Neige (CNRS M2TEO France). Sophie Cauvy-Fraunie hydro-écologue et chercheuse à l’INRAE, spécialiste de la biodiversité sur les glaciers. Maeva Cathala doctorante en géographie au laboratoire CNRS Environnement et dynamique des territoires de montagne (EDYTEM). Elle fait sa thèse sur la cartographie des risques liés à la dégradation du permafrost.
Dans l’attente de la présentation du plan Eau – que le ministre de la Transition écologique devait dévoiler au carrefour des gestions locales de l’eau qui s’est tenu à Rennes ces 25 et 26 janvier, mais qui ne sera finalement présenté que dans "quelques semaines" –, Régis Banquet, vice-président Grand Cycle de l’eau d’Intercommunalités de France, recommande aux communes qui n’auraient pas encore transféré leur compétence eau de s’y atteler sans tarder, alors que la date butoir de 2026 vient d’être confortée. Plus largement, il appelle notamment à revoir le modèle économique de la gestion de l’eau et à instaurer un débat, afin d’éviter une "guerre de l’eau" qui couve déjà dans certains territoires.
Sous la présidence de M. Jean LAUNAY, le Comité national de l’eau (CNE) s’est réuni le 5 janvier 2023, en présence de Mme Bérangère COUILLARD, Secrétaire d’État chargée de l’écologie. Voici les trois documents qui en ressortent et qui importent à la veille, demain 26 janvier 2023, d’annonces gouvernementales à ce sujet.
De nombreuses espèces se réfugient sous la neige, en hiver, afin de s’isoler du froid. Avec les températures plus clémentes l’hiver, ce refuge saisonnier vital risque de disparaître.
Trottoirs absorbants, bassin d’infiltration, ouvrage de dépollution, décanteur hydrodynamique… Bourges Plus veut irriguer un cercle vertueux pour protéger la ressource en eau tombée du ciel.
L'artficialisation des sols est aujourd'hui une préoccupation des pouvoirs publics, aussi bien à l'échelon national que local. Des solutions pour désimperméabiliser les sols urbains, les végétaliser, sont mises en oeuvre dans les territoires: ces fiches présentent des retours d'expériences à destination des collectivités.
Entre 2024 et 2030, 35 millions d'euros vont être investis sur la Communauté urbaine du Havre pour lutter contre les inondations et les submersions marines. Précisions.
A l'occasion de la signature d'un accord de partenariat entre l'Agence Française de Développement (AFD) et l'OiEau visant à dynamiser 7 bassins versants africains pour une meilleure gestion de l'eau, nous avons posé 3 questions à Lionel Goujon, Responsable de la division Eau & Assainissement de l'AFD. Démarrant en janvier 2023 pour une durée de 3 ans, ce projet a objectif principal de favoriser une adaptation efficiente et pérenne aux effets du changement climatique.
L'OiEau assurera la gestion globale du projet, tout en apportant une assistance technique et institutionnelle aux Organismes de Bassin transfrontaliers (OBT), afin de renforcer leurs capacités en matière de gestion intégrée des ressources en eau.
Symbole national du pays, le castor cause bien des maux de tête aux citoyens et aussi à des gestionnaires de voirie publique. Si ce petit animal à fourrure cause parfois d'importants dégâts, des chercheurs explorent de nouvelles avenues pour atténuer les impacts de sa présence dans nos cours d’eau.
Sur les 95 fromageries du Doubs, la préfecture du Doubs a mis en demeure 14 entreprises de mettre en conformité ou de réparer leurs installations de rejet d’eaux usées dans le milieu naturel. En septembre 2022, l’Etat et le département du Doubs avaient annoncé leur intention de réduire les pollutions tout en soutenant la filière Comté à travers le plan "rivières karstiques".
Les compagnies qui prélèvent l'or bleu du Québec à bas prix n'ont qu'à bien se tenir, avertit le ministre de l'Environnement, Benoit Charette. Il entend déposer dès février un projet de loi opérant une « hausse significative » des redevances sur l'eau et levant le voile sur les quantités d'eau pompée par le privé.
Une digue dangereuse, une retenue d’eau de piètre qualité sur un site d’une biodiversité unique, qui subit les aléas climatiques. Bienvenue au lac de Laromet. Ne cherchez pas les carpes, on ne les voit plus. La vase et la jussie ont eu raison de l’eau.
Par rapport aux normales saisonnières, les eaux bretonnes sont plus chaudes de deux degrés, selon Météo Bretagne. Un phénomène global à l'Europe et de plus en plus récurrent.
Lors du curage du lac de Charance (Gap) à la fin des années 1980, les écrevisses à pied blanc présentes dans le plan d’eau ont été déplacées au lac de Saint-Apollinaire. Depuis, le Parc national, en lien avec la commune et aujourd’hui l’OFB (Office français de la biodiversité), a mis en place un suivi de cette espèce autochtone et protégée.
Le nouveau cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 a été adopté le 19 décembre dernier lors de la 15e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique. Feuille de route pour la communauté internationale d’ici 2030, cet accord doit permettre d’apporter les changements de trajectoire nécessaires pour enrayer et inverser la perte de biodiversité. Mais concrètement, que peut apporter cet accord pour la protection d’écosystèmes emblématiques, comme les zones humides méditerranéennes ? Si les 23 cibles adoptées à Montréal sont pertinentes à différents degrés pour ces écosystèmes, quatre méritent ici une attention particulière en ce qu’elles sont à la fois porteuses de promesses de changement et illustratives des défis soulevés.
Le Cerema Normandie-Centre a organisé le 25 décembre 2022 une conférence technique territoriale consacrée à la prévention des inondations dans les politiques d'aménagement. L'occasion de présenter les leviers d'action en termes d'aménagement du territoire ainsi que les retours d'expérience de deux structures en charge de la Gestion des Milieux Aquatiques et de la Prévention des Inondations (GEMAPI).
Depuis l'an dernier, le Syndicat du Bassin Versant du Brivet mène des ateliers pour entendre les usagers des cours d'eau sur les risques d'inondation, de sécheresse et de salinité. A terme, la préfecture rédigera un règlement de l'eau avec des obligations à respecter. Il en va de l'avenir de la biodiversité mais aussi des activités humaines, le plus dur étant de trouver l'harmonie entre ces deux mondes.
Les collectivités territoriales, qui mettent déjà en oeuvre de nombreuses actions de renaturation et de restauration des continuités écologiques, disposent désormais d’un nouveau levier de "désartificialisation" via l’identification de zones préférentielles au sein des documents d’urbanisme. Un décret, paru le 28 décembre 2022, articule cette nouvelle faculté avec la prescription des mesures compensatoires des atteintes à biodiversité.
Ce globe-trotter a disparu du Rhin dans les années 1950. Malgré les plans successifs, la date du retour du saumon atlantique dans les eaux suisses, en amont du Rhin, est constamment repoussée depuis 2000, alors que trois barrages français se dressent encore en obstacles insurmontables. Depuis cet automne, avec le lancement des travaux sur deux d’entre eux en Alsace, le compte à rebours est lancé.
Pendant des décennies, la gestion de l’eau potable des villes françaises de Lyon et Bordeaux avait été déléguée à des sociétés privées. Mais depuis le 1er janvier 2023, ce sont des régies publiques qui en ont désormais à nouveau l’entière responsabilité politique et technique. Ces deux villes rejoignent ainsi celles qui, à l’exemple de Paris, Grenoble, Nice, Rennes et autres, ont décidé de remunicipaliser leurs services de l’eau.
De leur lit principal aux plus fins de leurs méandres, les rivières suivent toutes un cours marqué par une dynamique naturelle et des influences anthropiques. Alimentées l’une par l’autre, la Saône, le Doubs et la Loue sont intimement liées mais présentent des personnalités et des parcours bien différents.
Philippe Junquet a été nommé médiateur de l’hydroélectricité par un arrêté du 9 décembre 2022, publié au journal officiel du 20 décembre 2022. Une mission expérimentale limitée pour l’instant à l’Occitanie.
Après un été caniculaire, la pluie est de retour en Pays de la Loire. Une bonne nouvelle pour la biodiversité. Mais, pour les spécialistes, il est encore trop tôt pour se réjouir. Explications.
Ce lundi 19 décembre 2022, les scientifiques du Parc amazonien ont fait part de leur extrême inquiétude. Ils font le constat "d’une dégradation catastrophique de la biodiversité du fleuve frontière, le Maroni". En novembre dernier, le conseil scientifique du parc a adopté une motion. Il demande la mise en place d’une coopération technique et politique entre la France et le Suriname.
Le 7 décembre 2022, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, Franck Robine, a installé le premier Comité Régional de l’Eau en présence de la présidente de Région, Marie-Guite Dufay et du directeur de la DREAL, Jean-Pierre Lestoille.
Les hydrologues de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) relèvent la température des cours d’eau depuis plusieurs dizaines d’années déjà. Depuis cet été, l’OFEV mesure la température de l’eau de certains lacs, au moyen de sondes automatiques et en collaboration avec l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau (Eawag). Toutes les données sont libres d’accès. Dans le cadre de ce projet pilote, l’OFEV veut examiner la possibilité d’étendre les mesures à d’autres lacs. En effet, il est essentiel de connaître l’évolution des températures dans les lacs pour mieux comprendre les écosystèmes lacustres, suivre les modifications liées aux changements climatiques et prendre les mesures d’adaptation nécessaires.
Depuis 50 ans, l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL collecte des informations sur les dommages dus aux intempéries. Durant cette période, il a recensé 27 000 sinistres, dont le coût total est estimé à environ 15 milliards de francs. Les crues sont de loin à l'origine des dommages les plus importants et n’ont épargné presque aucune commune.
Tour à tour les communes de Sotteville-lès-Rouen, par le biais du Cerema, et de Paris viennent de publier leurs méthodes pour rénover et requalifier les cours et abords de leurs écoles. Leurs approches sont sensiblement identiques : pour développer le bien-être des enfants et préparer la transition climatique, elles s'en sont remises à une large concertation.
Les marais de Coupvray deviendront une zone d'expansion des crues (ZEC). Objectif : tenter de protéger Esbly des inondations devenues annuelles. Cette solution est-elle suffisante ?
La sécheresse historique de cette année ne constitue en réalité que la partie émergée de l'iceberg : de nouvelles études révèlent le déclin alarmant du niveau de l’eau dans les aquifères du continent.
Le TA de Grenoble confirme qu’entre hydroélectricité et « hydrologie des réservoirs biologiques », l’équilibre est très délicat à opérer. Avec, comme on le voit dans d’autres cadres juridiques connexes, une difficulté de plus en plus grande à arbitrer entre enjeux en termes d’énergies renouvelables, d’une part, et biodiversité, d’autre part.
Pour la première fois en 2022, de nombreux cours d’eau pérennes, en France mais aussi en Europe et en Amérique du Nord, se sont asséchés. Les assèchements d’origine anthropique, accentués par le changement climatique, pourraient générer des réponses hydrologiques et écologiques différentes de celle observées dans les cours d’eau naturellement intermittents (= sans eau une partie de l’année). Une équipe internationale composée de membres du projet européen DRYvER (unité RiverLy) et du réseau RCN DRYRIVERS aux Etats Unis, ont collaborés pour dresser l’état de l’art sur les causes, réponses et implications des assèchements d’origine anthropique et naturelle des cours d’eau. Leurs résultats, publiés le 7 décembre 2022 dans BioScience, montrent qu’une gestion différente et adaptée de ces écosystèmes devrait être implémentée.
Jeudi 1er décembre, la cour internationale de justice de La Haye, plus haute juridiction de l’ONU, vient de rendre son verdict. Le fleuve Silala transfrontalier entre le Chili et la Bolivie devient un cours d’eau « international ». Il s’agit d’un cours d’eau stratégique, voire considéré par certains experts comme étant un des plus vulnérable au monde sur le plan géopolitique.
Il y a quatre ans, TenCate Aquavia, entité du groupe TenCate, dédiée à la conception des textiles oléo-dépolluants, lançait TenCate GeoClean® pour le traitement des eaux pluviales à la source dans des ouvrages décentralisés d’infiltration. Le 7 décembre dernier, les résultats d’une série d’expérimentations conduites par le centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement aménagement (Cerema) et le laboratoire Eau, environnement et systèmes urbain (Leesu) attestent de l’efficacité de cette solution sur la fixation et la biodégradation des hydrocarbures et HAP1. Aujourd’hui l’entreprise lance InDi’Green pour les revêtements perméables.
Les températures record de l’année 2022 ont affecté la reproduction de ces espèces, déjà très fragilisées par la destruction de leurs habitats et la pollution.
Chaque année, 250 000 personnes sont victimes d’une submersion marine à l’échelle de la planète, d’après le GIEC (Groupement Intergouvernemental des Experts pour le Climat). Un chiffre appelé à doubler en 2100, avec l’intensification de la montée des eaux liée au dérèglement climatique. Particulièrement vulnérable, la Charente-Maritime est l’un des départements qui doit adopter des stratégies pour rendre son littoral plus résilient. Analyse de Virginie Duvat, géographe et chercheuse au LIENSs (unité mixte de recherche au service des enjeux du développement durable des littoraux) de La Rochelle. Elle est l’une des autrices principales du sixième rapport du GIEC.
Après un démarrage en 2020, le réseau Cap sur le Rhône lance la 2e édition de son concours d’écriture autour du fleuve. Notamment soutenu par l’agence de l’eau, il a pour but de sensibiliser lycéens et grand public au fleuve, ses patrimoines et enjeux.
Le dernier rapport de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse annonce 51 % des rivières de son bassin en bon état. Dans Grandeur nature, on s'intéresse à l'état de santé du fleuve Rhône avec Thomas Pelte, chef du service Ressource en eau et milieux aquatiques à l'Agence de l'eau RMC.
Après avoir accordé un statut de « personnalité juridique » à la rivière Magpie, des représentants des Premières Nations ont profité de la conférence de l’ONU sur la biodiversité (COP15) pour plaider pour la protection de cet important cours d’eau de la Côte-Nord. Mais Hydro-Québec persiste et signe : il n’est pas question de renoncer à l’idée d’y construire un jour un nouveau barrage.
C'est parti pour plus de deux ans de travaux à Romans-sur-Isère (Drôme) pour découvrir la Savasse. Il s'agit de faire émerger la rivière, qui passait jusqu'ici sous la ville.
A mi-chemin entre l’état des lieux 2019, sur lequel repose le SDAGE Seine-Normandie 2022-2027, et le futur état des lieux 2025, l’agence de l’eau, avec ses partenaires des services de l’Etat, a évalué la qualité de l’ensemble des milieux aquatiques du bassin afin de situer le bassin sur cette trajectoire qui nous mène à 2027. Cet exercice a été réalisé selon les règles d’évaluation de la Directive cadre sur l’eau.
Le présent bulletin fournit un bilan synthétique de l’année hydrologique écoulée, du 1er septembre 2021 au 31 août 2022, concernant l’évolution quantitative des ressources en eau du bassin ainsi que les faits marquants qui se sont produits sur le territoire.
L’appel à projets est un succès puisque 174 candidatures ont été reçues. Une quarantaine de projets jugés particulièrement ambitieux ont été retenus pour une enveloppe d’aides régionales de 4 M€. Un tiers d’entre eux concernent la désimperméabilisation de cours d’école, un autre tiers porte sur la requalification de centre-bourgs et l’aménagement urbain, 10% portent sur la désimperméabilisation de parkings et 10% sur la réhabilitation de friches et de ZAC.
Notre étude explore la co-construction d’un suivi participatif des rivières au Québec impliquant un ensemble d’acteurs, dont des volontaires. Notre analyse montre une hétérogénéité d’attentes et d’enjeux par rapport au projet de suivi participatif, même si sa finalité générale, à savoir une meilleure prévisibilité des aléas de crues, n’est pas remise en cause. Nous mettons aussi en évidence certaines tensions apparues au cours du processus, notamment autour des types de mesure et de leur mise en œuvre.
Le plan de lutte contre les algues vertes (PLAV), lancé en 2010, sera prolongé sur la période 2022-2027. Les deux co-pilotes du PLAV, la Région Bretagne et l’État, ont réuni ce mardi les différents partenaires (Départements des Côtes-d’Armor et du Finistère, Agence de l’eau Loire-Bretagne, Agence Régionale de Santé, collectivités porteuses des projets de territoire, chambre d’agriculture) à l’occasion d’un comité régional, qui a permis d’acter les réorientations du plan. La nouvelle maquette budgétaire du PLAV 2022-2027 a été validée et s’élève, tous financements confondus, à 130 M€ sur toute la durée du plan.
Dans une tribune, l’association Ramsar France, la Fondation de la Tour du Valat, l’UICN et quelques dizaines de personnalités, dont le président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, tirent la sonnette d'alarme : "le rythme de disparition des zones humides sur la planète ne faiblit pas malgré les engagements répétés des Etats".
Dans le Marais audomarois, les propriétaires d’un terrain sont lourdement condamnés par la justice, pour avoir creusé illégalement des mares de chasse en pleine zone humide protégée. Un préjudice à la biodiversité irréparable, souligne le Parc naturel des Caps et Marais d'Opale.
Dans le cadre de ses missions, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse organise la concertation avec les acteurs locaux, produit et diffuse la connaissance sur l’eau. C’est à ce titre que Thomas Pelte, chef du service Ressources en eau, milieux et fleuve Rhône, a coordonné un rapport en 2017 sur les « Impacts du changement climatique dans le domaine de l’eau sur les bassins du Rhône-Méditerranée et Corse ». Dans cet entretien, il revient sur les principaux enseignements de ce rapport et aborde plus largement les interdépendances entre secteurs et entre territoires.
Le Monde revient sur la profonde crise que traverse l’Angleterre. Les infrastructures vieillissantes de la distribution et du traitement de l’eau et les abus des géants du secteur, privatisé en 1989, provoquent la colère des défenseurs de l’environnement.
Les rivières du Centre-Val de Loire sont fréquentées par des espèces migratrices (Lamproie de rivière, Anguille européenne) et non migratrices (Truite fario, Brochet, Tanche...). Assurer leur suivi permet de rendre compte de la qualité des cours d'eau. L'Observatoire produit un nouvel indicateur qui présente les chiffres régionaux.
Aberration écologique pour les uns, système indispensable pour les autres… les mégabassines divisent. Ces retenues d’eau, destinées à l’agriculture, pompent dans les nappes phréatiques en hiver. Dans ce podcast, Martine Valo, journaliste au « Monde », nous explique en quoi les conflits autour des mégabassines reflètent un défi majeur des années à venir : la gestion de l’eau.
L'eau potable est une ressource stratégique. Sa gestion est un enjeu crucial pour la collectivité dans un contexte de croissance urbaine inédite. Comment la métropole de Bordeaux a-t-elle réussi à établir une maîtrise technique de cet enjeu et une gouvernance de concertation ?
La qualité de l’eau de la rade de Brest se dégrade et certains de ses écosystèmes fragiles sont menacés ; pour remédier à ce problème, le Syndicat de bassin de l’Elorn, l’Epaga – Établissement public d’aménagement de l’Aulne et de l’Hyères – et Brest métropole pilotent un contrat de rade qui engage toutes les collectivités, entreprises et structures d’un large territoire.
Peut-on profiter des effets bénéfiques de la forêt sur l'eau, tout en ayant une activité forestière ? Avec : Xavier Blanc, propriétaire forestier du groupement Bois de Coeur en Haute-Vienne (87), et en passagers clandestins un rougegorge familier et quelques geais des chênes.
Les cultures marines, et l’ostréiculture en particulier, sont représentées en France par des activités traditionnelles qui s’adaptent, depuis plus d’un siècle, à l’originalité des trois façades côtières : Manche–Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée. Cependant, aujourd’hui en Méditerranée, le recours à des connaissances nouvelles et aux innovations est nécessaire pour répondre, d’une part, à des exigences du marché toujours plus exigeantes, et d’autre part, à la pression croissante des contraintes environnementales.
A l’occasion du Congrès des maires de France qui se tient du 22 au 24 novembre à Paris, Michèle Chay et Sarah Mouhoussoune, conseillères du CESE et rapporteures d’un avis sur La gestion de l’eau et de l’assainissement dans les Outre-mer, lancent un appel en faveur d’un investissement massif dans les réseaux et services de l’eau en Outre-mer.
Il fait à peine quelques centimètres et pourtant, ce petit poisson pourrait bien faire des ravages s'il colonisait les cours d’eau du Cantal : le pseudorasbora parva, une espèce exotique venue d’Asie, a été découverte dans un étang à Aurillac.
Depuis le Néolithique, en France, la sédentarisation des sociétés a conduit à la transformation des cours d'eau, dont l'ampleur s'est accentuée depuis la révolution industrielle. Elle se traduit par une simplification des formes fluviales et des dysfonctionnements hydrogéomorphologiques mais elle est également une source de diversification des paysages fluviaux. De nos jours, les restaurations voient se multiplier les controverses entre des visions opposées (biocentrée et anthropocentrée) qui imposent de repenser et caractériser la variété des paysages des cours d’eau dans le cadre d’une hybridation Nature/Société. L’hydrodiversité est une proposition d’une nouvelle notion. Telle que nous la définissons elle s’intéresse à la diversité des paysages des cours d’eau. Elle propose un changement de regard et permet de dresser plusieurs perspectives. La première consiste à inventorier la diversité des formes ; la seconde s’attache à sensibiliser le grand public à cette diversité et la dernière ambitionne de la rendre opérationnelle.
La Cellule de Suivi du Littoral Normand, avec le soutien de l’Europe, la Région Normandie et l’Agence de l’eau Seine Normandie, a mené un long travail de compilation, d’analyse et de croisement des données DCE et a publié des rapports d’étude complets sur la biodiversité piscicole des 8 sites normands. Ce travail s’appuie essentiellement sur les données de suivi de la « DCE » à partir d’échantillonnages selon l’axe longitudinal des fleuves. Outre cette approche classiquement abordée, l’originalité de la démarche repose sur l’incorporation de résultats de pêches acquis dans d’autres contextes au niveau des habitats latéraux. Les rapports de synthèse sont à découvrir ci-dessous.
Comment accorder ressource en eau, activité agricole et nature ? Réponses avec : Jean-Paul Pichaud, éleveur laitier à St Clément de la Place (49), et quelques moineaux domestiques.
Vagues de chaleur, sécheresses, pluies torrentielles, le changement climatique va intensifier le nombre d’épisodes climatiques extrêmes. L’année 2022 se caractérise par une sécheresse sans précédent… Quels sont les impacts de ces épisodes et comment en atténuer les conséquences ?
Un chantier a démarré lundi 19 septembre au barrage de la Chaudière à Amiens, implanté sur la pointe de l’île Sainte Aragone d’Amiens. Objectif : créer une rivière artificielle pour que les poissons puissent contourner l'ouvrage et mener leur migration sans obstacle.
Gamin j'ai débuté la pêche sur des ruisseaux en pleine dégradation, sans le savoir, dans le nord du Béarn. Maladroit dans ma pêche au toc, à mesure que je progressais, les truites se faisaient de plus en plus rares et la physionomie de mon ruisseau évoluait rapidement. Il m'a fallu plusieurs années pour comprendre ce qui s'était joué durant mes débuts à la truite. Un jour, un guide de pêche m'a dit : "tu as des chevesnes ?! C'est parce que l'eau se réchauffe !". La thermie est en effet le facteur limitant le plus important pour la majorité des espèces piscicoles, mais aujourd'hui tout s'emballe, 2022 est probablement l'année d'une prise de conscience pour de nombreux pêcheurs.
Les représentants des sept comités de bassin de l'hexagone se sont réunis ce 9 novembre à Paris en présence de la secrétaire d'État chargée de l'écologie, Bérangère Couillard. Après l'épisode de sécheresse intense de cet été, dont les effets se font toujours sentir, ils se disent prêts à s'engager davantage dans les territoires pour mettre en place des solutions structurelles au changement climatique et contribuer ainsi à la feuille de route pour l'eau que prépare le gouvernement dans le cadre de la "planification écologique".
Donner à la nature la possibilité de se défendre, c’est ce que propose le parlement de Loire. Reconnaissant la personnalité juridique d’une entité non-humaine, cette démarche territoriale, initiée par le POLAU en 2019, fait dialoguer des enjeux artistiques, scientifiques et écologiques.
Peut-on boire l’eau du robinet sans risque ? Quel est l’état des nappes phréatiques ? Y a-t-il assez de précipitations dans la région ? Quel impact du réchauffement climatique sur l’état de l’eau dans les Hauts-de-France à long terme ?
La restauration de cette zone humide de 16 ha illustre un service essentiel rendu par ce type de milieu, l’expansion des crues. Ainsi le marais d’Eglemesnil (Seine-Maritime) participe à l’écrêtement des crues de la Saâne en la laissant déborder, tout en offrant des habitats accueillants pour une biodiversité retrouvée.
L’engagement du chef de l’Etat français arrive au milieu d’une session de négociations de l’Autorité internationale des fonds marins qui se tient à Kingston en Jamaïque jusqu’au 11 novembre.
Une grande partie des espèces endémiques des Alpes est très ancienne. Présentes uniquement dans une région délimitée, elles se sont développées pendant les cycles de périodes glaciaires et interglaciaires au cours des derniers millions d’années, voire avant le début de ces cycles. Mais les poissons font exception: la plupart des espèces endémiques de poissons sont apparus à la fin de la dernière période glaciaire, soit il y a près de 15’000 ans.
Le 8 octobre, dans les Arcets (Haut-Jura), une équipe motivée de 6 bénévoles et salariés Mountain Wilderness, assistée par des locaux, ont relevé le défi de désobstruer des épaves de voitures qui polluaient la Biennette, une jolie petite rivière, depuis des années.
Avec l’accord de Matignon, la préfecture viennoise a entériné la création de retenues destinées à stocker 8,8 millions de mètres cubes d’eau. Malgré une manifestation le week-end dernier contre un projet similaire dans les Deux-Sèvres voisines, les agriculteurs mettent en avant la nécessité de ces réserves.
Pour la deuxième édition du concours d’innovation de l’Ifremer, Octo’pousse, le jury a retenu cette année le projet DEESS. Son objectif ? Développer un essaim de micro-drones sous-marins qui réalisent ensemble une cartographie des fonds marins, pour mieux connaître les écosystèmes et leur biodiversité.
À l’approche des Jeux olympiques de 2024, la baignade dans la Seine revient dans l’actualité. S’il soulève de nouveaux défis en matière d’amélioration de la qualité de l’eau, cet objectif fait suite à des projets centrés sur les fleuves et les grandes rivières qui ont consisté à valoriser les fronts d’eau en ville comme cela a été le cas avec les berges de la Seine à Paris, des bords du Rhône à Lyon ou de la Garonne à Bordeaux. Dans l’ombre de ces cours d’eau, les petites rivières urbaines ont longtemps été délaissées. Elles représentent pourtant la part principale du réseau hydrographique qui traverse les grandes agglomérations (73 % en Île-de-France) et le cadre de vie d’une grande partie des citadins. Elles peuvent offrir une réponse à la demande croissante de nature en ville exacerbée par la crise sanitaire en fournissant une connexion avec une nature de proximité, mais aussi contribuer à des enjeux rendus urgents par le changement climatique tels que la réduction de l’îlot de chaleur urbain ou la préservation de la biodiversité.
Exposée à un risque marqué d’inondations, Saint-Martin-d’Auxigny (Cher) a vu se concrétiser, de 2018 à 2020, un vaste projet de restauration de la rivière l’Auxigny mené sous l’impulsion du syndicat intercommunal de la vallée de l’Yèvre, dans l’optique d’améliorer l’état environnemental du cours d’eau et d’offrir une meilleure réponse de l’écosystème. Le projet s’est décliné en trois étapes : désimperméabilisation d’une friche industrielle, aménagement d’une zone de pré pour limiter les assecs et privilégier des espaces inondables naturels, restauration des fonctionnalités d’une zone humide. Le projet, primé à l’échelle européenne, a nettement amélioré les écoulements en étiage et en crues de la rivière. Il a aussi limité l’impact des inondations.
La sécheresse 2022 est l’une des trois plus sévère depuis 1964 et la situation des ressources d’eau potable en fin d’été aura été extrêmement tendue. Mais les conditions climatiques semblent enfin être en train d’évoluer : la chute des feuilles des arbres font que l’évaporation par les plantes se réduit. La température diminue un peu et surtout les pluies commencent enfin a profiter à nos rivières. Alors la sécheresse est elle terminée ? Quelles leçons pouvons nous déjà en tirer ?
L'exploitation minière du fond des océans pourrait démarrer dès juillet 2023, si un moratoire n'est pas adopté d'ici là. Une coalition d'ONG et de parlementaires appelle le gouvernement français à agir à la veille d'une réunion cruciale en Jamaïque.
En juillet, le Soudan a annoncé la désignation, au titre de la convention de Ramsar, du delta intérieur du Khor Abu Habil, une zone humide de 9 500 km². Cette reconnaissance est le fruit de plus de 10 ans de travaux de coopération internationale menés en partie par l’Office français de la biodiversité.
Le 18 octobre dernier, à l'occasion de la seconde édition du forum Mouillage Méditerranée, la Direction interrégionale de la mer Méditerranée (Dirm Med) a annoncé poursuivre sur sa lancée pour réduire l'impact des ancres des navires de plaisance sur l'herbier de posidonie.
Les 58 parcs naturels régionaux tiennent leur congrès à Saint-Nazaire. Le thème de cette année : "L’urgence des convergences face à la crise écologique et environnementale". Une question d’actualité brûlante, notamment pour le parc naturel régional de Brière en Loire-Atlantique.
Plus de 600 acteurs du bassin ont participé au forum participatif pour prendre part à la réflexion d’enrichissement de la stratégie d’adaptation au changement climatique, que le comité de bassin Seine-Normandie a adopté depuis plus de 6 ans maintenant.
Prénommée « Dynamique et durabilité des écosystèmes : de la source à l'océan » (Decod), cette UMR se voue à mieux anticiper les pressions anthropiques (c'est-à-dire, causées par des activités humaines) sur la biodiversité aquatique, continentale comme marine.
Depuis sa création en 2017, le parc naturel régional de la Sainte-Baume impulse et porte des actions de préservation des eaux souterraines et est l’acteur privilégié de la mise en œuvre d’une politique de connaissance et de préservation de la biodiversité en tant qu’animateur des sites Natura 2000 du territoire.
Des épaves de bateaux et les pêcheries du XlIe siècle découvertes sur les iles Coton et Poulas, lors de fouilles de l'Inrap en vue des travaux de rééquilibrage de la Loire, racontent un fleuve aménagé pour naviguer et pêcher depuis longtemps et donc pas du tout un fleuve soi disant "sauvage"...
En 2018, je démarrais une série d’articles sur l’hydroélectricité et les rivières. Ils devaient successivement évoquer nos besoins en électricité, nos modes de production dont l’hydroélectricité, les impacts sur les cours d’eau des centrales hydroélectriques et enfin les solutions possibles pour rendre cet usage plus compatible avec la biodiversité aquatique... J’étais donc engagé depuis plusieurs mois dans un bilan scientifique des mesures prises au niveau des centrales pour tenter de réduire leurs impacts. J’avais fait le tour des passes à poissons, des grilles limitant la mortalité des poissons dans les turbines, des débits réservés passés en 30 ans de 2,5% du débit moyen des rivières à 10% (avec depuis quelques temps des valeurs allant même jusqu’à 20%), des éclusées pour lesquelles quelques tentatives ponctuelles de mesure de réduction semblaient porter leur fruit...etc. Et puis… l’été 2022 est passé par là...
Citoyens, entreprises, collectivités ou associations… ils se sont engagés à leur échelle pour préserver la biodiversité et les ressources en eau, et participer à la réduction des risques naturels dans un contexte de changement climatique. Les petits ruisseaux, tour de France des solutions qui s'appuient sur la nature pour mieux gérer l'eau est un podcast en 9 épisodes pour aller à la rencontre de celles et ceux qui ont mené des réalisations concrètes, qu’il s’agisse d’actions ponctuelles à l’échelle individuelle ou de projets de grande envergure menés sur un territoire tout entier.
Les élus des bassins l’affirment : dans le contexte de changement climatique que nous vivons, gérons (vraiment) l’eau en commun ! L'Association nationale des élus des bassins vous invite à signez la tribune "L'eau en commun : vers un climat de confiance ?"
Vigie-Lacs est un projet de recherche multi-partenarial (Laboratoires de recherche INRAE1 EABX, INRAE Biogeco, Bordeaux-INP2, et ARB NA), qui consiste à poursuivre sur le long terme, les suivis de la végétation aquatique initiés dans les lacs aquitains depuis les années 1980 par le CEMAGREF et Irstea et à développer des recherches orientées sur les questions actuelles d’appui à la gestion des lacs dans le contexte des changements globaux (changement climatique, artificialisation des biotopes aquatiques, et espèces exotiques envahissantes).
La transposition en France de la Directive européenne sur l'eau soulève de nombreux problèmes, les nombreux acteurs concernés (militants écologiques, services de l'Etat, diverses associations...) n'ayant pas la même approche. Par Christian Lévêque, hydrobiologiste, directeur de recherches émérite de l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Son dernier ouvrage : « Quelles rivières pour demain ? »
Les assises nationales des risques naturels se déroulent les 13 et 14 octobre à Strasbourg. L'occasion pour l'Eurométropole de déployer son dispositif de prévention et de sensibilisation des habitants, face notamment au risque inondation mais aussi sécheresse. Parce que le réchauffement climatique c'est maintenant.
Le 20 septembre 2022, trois spécialistes du Cerema ont présenté des retours d'expérience sur la mise en œuvre de la compétence GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). Ces enseignements sont issus de l'accompagnement réalisé depuis 2016 à travers deux appels à partenaires, et sont capitalisés par le Cerema afin d'être diffusés auprès des acteurs.
La gestion de l’eau est donc un chantier majeur de la planification écologique. C’est pourquoi les ministres chargés de la transition écologique, de la biodiversité et de la santé, en présence du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, ont lancé, le 29 septembre, cet exercice de planification qui permettra d’accélérer la mise en œuvre d’actions concrètes et quantifiables pour une gestion de l’eau plus résiliente et plus sobre. Cette accélération est nécessaire pour adapter la gestion de l’eau au changement climatique actuel et à venir, et atteindre l’objectif de baisse de prélèvements de 10 % d’ici 2025 et 25 % d’ici 2035.
Afin de s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs d’assainissement non collectif en France, les collectivités ont mis en place des services publics d’assainissement non collectifs, les Spanc, chargés principalement du contrôle des équipements. Chaque année, les Spanc bancarisent des données dans l’outil Sispea, qui sont ensuite publiées sur le site de l'Observatoire national des services publics d'eau et d'assainissement. Ce 3ème numéro des mémOs présente certains indicateurs et variables afin de mieux connaître les missions, l’organisation et les performances des Spanc.
L’eau du robinet est contaminée par les pesticides et leurs résidus. De nombreux dépassements de la limite de qualité ont lieu depuis plusieurs mois en Bretagne et ailleurs en France. Ce sont près de 1,5 million de Bretons et de Bretonnes qui ont reçu, temporairement ou plus durablement, une eau non-conforme à leur robinet. Une situation en passe de s’améliorer grâce à un sacré tour de passe-passe…
Suite aux résultats d’une première étude menée sur le territoire de l’ex-Poitou-Charentes, FNE (France Nature Environnement) Nouvelle-Aquitaine et la SEPANSO Aquitaine ont souhaité poursuivre les recherches sur la stygofaune sur les territoires des ex régions Limousin et Aquitaine.
Construit à la fin du 19e siècle, le barrage de Poses (Eure) fait l'objet de grands travaux de rénovation. Cet ouvrage d'art, qui matérialise la limite entre la partie maritime et la partie fluviale de la Seine, joue encore aujourd'hui un rôle-clé.
Dans la baie du Mont-Saint-Michel, les mytiliculteurs déposent de grandes quantités de moules non commercialisables sur la plage. Cela crée des nuisances sanitaires et olfactives. De quoi créer la discorde.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes vient de publier une nouvelle version, du bulletin bibliographique sur la thématique des « espèces exotiques envahissantes en milieux humides ». Elle se compose des références présentes dans les centres de ressources des Pôles-relais zones humides. Une grande partie de ces ressources est disponible à l’emprunt et/ou en téléchargement à partir des bases documentaires des Pôles-relais zones humides.
Porter un nouveau regard sur la mer pour mieux la comprendre et profiter de ses immenses ressources afin de sauver les humains : tel est le défi que lance l’historien et essayiste Christian Buchet, à la tête du programme international Océanides, chargé surtout de préserver l’espace maritime et sa biodiversité.
Malgré les récentes précipitations, la sécheresse qui touche la France se poursuit et une grande majorité de départements hexagonaux reste en état de crise. Alors que les conflits d’usage se sont multipliés en 2022, de nombreuses voix appellent à gérer l’eau comme un bien commun. Mais ce mot d’ordre n’a pas toujours eu la même signification et si son application à la gestion de l’eau peut être vertueuse, elle n’est pas si simple, explique l’économiste Olivier Petit, maître de conférences à l’Université d’Artois et chercheur au Clersé (CNRS-Université de Lille).
A Reims, des travaux ont été engagés pour éviter que les fortes inondations de l'été 2021 ne se reproduisent dans certains quartiers de la ville. L'idée, c'est de rendre les sols perméables pour une gestion des eaux pluviales plus vertueuse.
Pendant 5 mois, l’Office français de la biodiversité (antenne de Pérols) a accueilli Noa Ledru en stage de Master 1 afin de poursuivre les travaux engagés depuis 2019 sur la continuité écologique et l’accueil piscicole dans les marais littoraux. La transparence des ouvrages à la mer et une meilleure gestion hydraulique des marais littoraux sont des leviers importants pour la préservation des populations piscicoles qu’elles soient dulcicoles, amphihalines ou marines.
Dans le canton de Genève, huit installations flottantes ont été installées sur une trentaine d’étangs dans le cadre de l'étude internationale Ponderful. Leur objectif est de savoir si les étangs absorbent plus de CO2 qu'ils n'en rejettent, auquel cas ils pourraient être considérés comme des puits à carbone.
Le Cerema et l’Établissement Public d’Aménagement et de Gestion des Eaux (EPAGE) de la Bourbre coopèrent dans l’élaboration d’une stratégie foncière à l’échelle du bassin versant. Sur la base d’une actualisation de la connaissance et d’une hiérarchisation des différents enjeux liés à l’eau et au bon fonctionnement des milieux aquatiques et humides, cette stratégie permettra d’identifier et de prioriser le foncier mobilisable pour préserver et reconquérir ces fonctionnalités. Pour le Cerema, ce travail est l’occasion de tester des développements méthodologiques liés à l’évaluation des zones humides et à l’alimentation des captages.
Les agriculteurs de la FNSEA ont décidé de déposer un recours devant le tribunal administratif d'Orléans pour constester le nouveau schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage). Ils refusent une réduction de leurs usages de l'eau.
Une voie verte continue le long de l’Huveaune de la mer jusqu’à la sortie de Marseille ? Ce grand chantier, qui doit offrir environ 14 kilomètres d’aménagements, des plages jusqu’à La-Penne-sur-Huveaune, devrait enfin démarrer, fin 2024. Avec l’objectif d’aboutir en 2026.
La Salaria fluviatilis, plus communément appelée blennie fluviatile, est une espèce d’eau douce péri-méditerranéenne. Elle se rencontre en eau peu profonde dans les rivières et lacs de basse altitude. Elle a récemment été retrouvée en Saône Bourguignonne… Sensible à la qualité de l’eau, sa présence est un bon indicateur de la sanité du milieu naturel.
Parmi ses nombreuses missions dans le bassin versant de l’Aulne, l’Epaga – Établissement public d’aménagement de l’Aulne et de l’Hyères – doit veiller à la disponibilité de la ressource en eau et au maintien d’un débit minimal du fleuve. Cela s’appelle le soutien d’étiage ; cet été 2022 il a commencé bien plus tôt que d’habitude et la crise sécheresse n’est pas terminée.
Les associations ANPER-TOS (reconnue d’utilité publique depuis 1985) et le Collectif SOS LRC (Loue et Rivières Comtoises) travaillent sur un projet de recours contestant l’attribution du qualificatif “BON ÉTAT” affectée aux rivières salmonicoles et karstiques du bassin du DOUBS et du massif jurassien, rivières qui constituaient des fleurons de notre patrimoine naturel régional et national.
Le crabe bleu, espèce invasive et prédateur menaçant la biodiversité et le travail des pêcheurs, submerge les cotes corses avec une vitesse déconcertante. Son expansion nécessite impérativement de prendre des mesures.
L’étang de Biguglia est une importante ressource écologique et économique, mais elle se situe dans un contexte fortement urbanisé qui a conduit à une progressive dégradation du milieu et l’apparition de menaces de plus en plus inquiétantes. L’étang présente en effet des pollutions inertielles d’origines humaines et des variations importantes de ses paramètres physico-chimiques (e.g. salinité).
Etudier et comprendre le fonctionnement de ces cours d'eau intermittents permettrait d’en savoir plus sur la résilience de la biodiversité face aux futures sécheresses drastiques. Mieux les appréhender permettrait également de préciser et d’adapter les pratiques de gestion autour de l’eau.
De gros engins d’une société canadienne vont bientôt ratisser le fond de l’océan Pacifique pour tester ces équipements. Une exploitation minière qui menace de nombreuses espèces.
Le ministre de la Transition écologique a lancé des discussions avec les élus souhaitant revenir sur les modalités d’application de l’objectif de réduction de la consommation d’espaces naturels, prévu par la loi Climat. Le début d’un renoncement ?
Depuis début septembre, les pluies tant espérées sont enfin arrivées. Pourtant, les rivières bretonnes affichent toujours de faibles débits, les barrages continuent de se vider et les mesures de restriction sont maintenues. Une canalisation d’eau brute du Blavet vers la retenue de Tréauray, construite en 1976 et inactive depuis plus de 20 ans a même été récemment remise en service.
Un éleveur de 53 ans du Haut-Beaujolais, au nord du Rhône, a comparu devant le tribunal de Villefranche-sur-Saône le 6 septembre pour avoir asséché ses parcelles en zone humide.
La Fédération, en partenariat avec l’INRAe, inventorie les peuplements piscicoles sur Bordeaux Métropole entre 2022 et 2026 dans le cadre du projet Biodiver’cité.
Selon l'Observatoire national des services d'eau et d'assainissement, 32 % de l'eau potable de Haute-Corse se volatilise dans des canalisations vétustes avant d'arriver dans nos robinets. Certaines communes de la région bastiaise se placent sur le podium des fuites les plus importantes.
L’île aux belles eaux, comme la surnommaient les Amérindiens, est frappée depuis quinze ans par une crise aux conséquences dramatiques. Près d’un quart de sa population ne bénéficie pas d’un accès régulier à l’eau potable. Les conséquences sanitaires, environnementales et sociales de cette faillite sont colossales. L’État et les collectivités locales concernées ne parviennent pas à l’empêcher. Anatomie d’un désastre.
Charles-Ange Ginésy annonce la création de cet organisme destiné à mieux gérer la ressource en eau et à financer des projets pour l’économiser. Il évoque priorités et pistes de réflexions.
L'épisode de sécheresse qui touche la France hexagonale depuis le mois de juillet se poursuit. Et les conséquences néfastes sur la biodiversité commencent déjà à se faire sentir, avertit Jonathan Lenoir, chercheur au CNRS.
Après plus de 60 ans, des travaux sur la rivière Rion vont commencer début octobre. Le cours d’eau retrouvera, à l’issue du chantier, sa configuration initiale.
Sur plus d'un millier de lacs étudiés dans le monde, environ un sur dix présente un comportement étrange. De manière générale, les écosystèmes aquatiques ont de plus en plus tendance à basculer. La stabilité écologique des lacs diminue, en particulier dans les régions à faible revenu et à forte densité de population.
Tronçon par tronçon, la Bièvre revoit la lumière en Île-de-France après avoir été recouverte de goudron il y a cinquante ans. Cet affluent de la Seine est déterré par portions dans le cadre de projets de renaturation de la rivière afin de protéger la Vallée de la Bièvre contre les crues, relever le défi du retour de la nature en ville et de la lutte contre les ilots de chaleur urbains. Nouvelle réouverture de La Bièvre : à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, en mai 2021.
En deux ans, la présence du crabe bleu dans les lagunes de Méditerranée, notamment en Corse, n'a cessé d'augmenter et inquiète particulièrement les pêcheurs. Explications.
L’agence de l'eau Seine-Normandie lance un appel à projets "Eau & Biodiversité" ayant vocation à accompagner/expérimenter des projets innovants, à faciliter la mobilisation des acteurs impliqués, à valoriser les solutions fondées sur la nature (SFN) et les stratégies foncières de préservation.
Le mardi 2 août, en pleine sécheresse, une pollution décimait la population aquatique du Jaudy au niveau des communes de Coatascorn et Brélidy. À l'aval de l'usine d'eau potable de Pont Morvan, des centaines de poissons, saumons, truites, loches, lamproies, anguilles étaient morts sur une distance de 2,5 km. Des dépôts de boues grisâtres étaient observés dans le lit du Jaudy. À l'amont de l'usine, aucune trace de rejet et les poissons étaient bien vivants.
Le Cerema a défini une méthode pour évaluer l’impact sur les cours d'eau des eaux pluviales routières et des polluants qu’elles drainent, à travers une série d’indicateurs adaptés à ce contexte particulier.
La lagune d’eau salée Mar Menor, située sur la côte méditerranéenne espagnole en Murcie, est sur le point d’obtenir un statut juridique et des droits propres afin de lutter contre les dégradations environnementales toujours plus conséquentes en raison de la croissance des activités humaines extrêmement polluantes. Ainsi, l’Espagne sera le premier pays de l’Union Européenne à reconnaitre la personnalité juridique à un de ses écosystèmes, et introduire les principes des « droits de la Nature » dans son paysage législatif. Au nord de l’Europe, les parlementaires islandais ont, quant à eux, récemment rejoint la liste des acteurs internationaux qui se sont positionnés en faveur de la reconnaissance d’un crime d’écocide. Alors que la nature s’est vue reconnaître des droits dans de nombreuses régions du monde, il semblerait que l’Europe emboite enfin le pas dans le développement de ces nouveaux mécanismes de protection de la biodiversité et de l’environnement.
Alors que l’Europe traverse son été le plus sec depuis cinq-cents ans, les fleuves, rivières et lacs du continent font face à des bouleversements majeurs, tant sur le plan environnemental qu’en matière d’exploitation commerciale. La sécheresse pourrait ainsi affecter durablement leur fonctionnement à l’avenir.
Comme l’ensemble du territoire français, la Haute-Garonne a connu cet été un épisode de sécheresse sans précédent. Le Conseil départemental, déjà investi depuis 5 ans via le programme Garon’Amont pour la préservation des ressources en eau, annonce une accélération de ses actions et des mesures renforcées.
Alors que la préservation de la ressource en eau devient une priorité, la démarche de gestion de l'eau pluviale en ville proposée par le Cerema vise à respecter au mieux le cycle de l'eau pour faciliter son infiltration au plus près de là où elle tombe. Ces fiches présentent des clés pour concevoir et mettre en œuvre ces aménagements, à partir des travaux menés dans le cadre du projet de recherche Gestion Intégrée de l'Eau en Milieu Urbain.
Le Léman a bénéficié de progrès importants ces dernières décennies pour l’amélioration de la qualité de ses eaux. Aujourd’hui néanmoins, avec l’accélération du dérèglement climatique et ses usages multiples, l’apparition de nouvelles pollutions et la perturbation des écosystèmes, le lac n’est encore qu’en convalescence et reste soumis à de fortes pressions. Pour veiller à sa protection, l’Association de Sauvegarde du Léman (ASL) travaille depuis plus de quarante ans à l’amélioration des eaux et à l’implication des riverains pour sa protection. Entretien avec Suzanne Mader, secrétaire générale de l’ASL.
Nouvelle avarie pour le traité destiné à protéger les zones marines extraterritoriales, toujours pas signé après un cinquième round de négociations. Une autre session pourrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année.
Les espèces exotiques envahissantes constituent une menace importante pour la biodiversité. Face à ce constat, des méthodes de gestion sont mises en place, faisant appel à des techniques adaptées en fonction du site, de l’espèce et des risques de dispersion. Pouvant être coûteuses en moyens humains et matériels, elles doivent souvent être répétées dans le temps pour parvenir à un résultat mesurable. Afin de renforcer ces démarches de gestion, le ministère de la transition écologique et de la Cohésion des Territoires lance un appel à projets visant à réguler les populations d’espèces exotiques envahissantes, doté d’un budget de 1,4 millions d’euros afin de soutenir 50 opérations de gestion en 2022. Cet appel à projets sera reconduit chaque année jusqu’en 2025.
Les méga-bassines sont sous les feux des projecteurs. L’année 2022 est marquée par une sécheresse sévère, avec plus de 70 départements où des arrêtés de restrictions d’usage ont été pris à un « niveau de crise », et des estimations d’un état hydrique des sols au plus bas depuis 1958 en moyenne sur la France. Si cette situation est exceptionnelle, beaucoup ont l’impression que ce phénomène de sécheresse est récurrent. Quel est l’impact de la crise climatique sur ces événements ? Comment s’y adapter ? En quoi les retenues et méga-bassines peuvent être une solution ?
Le typha, espèce invasive, a envahi une grande partie du delta du fleuve Sénégal et se propage à un rythme rapide. Limitant les zones de pêche et de culture, menaçant la biodiversité locale, ce fléau environnemental n’a pas pu, depuis trois décennies, être maîtrisé et ne pourra pas être éradiqué. Depuis quelques années, le GRET et ses partenaires locaux déploient une stratégie innovante, pour transformer ce fléau en opportunité, en valorisant le typha sous forme de biocombustible. Voici comment…
Une ébauche de texte remise dimanche 21 août aux délégués de la conférence intergouvernementale chargée de préparer, à New York, le traité a été accueillie positivement par les négociateurs.
Dans le cadre d’un appel à projets Eau et Biodiversité de l’agence de l’eau, le site naturel des étangs de Camporells, au cœur du massif du Carlit dans les Pyrénées-Orientales, a fait l’objet d’une étude d’ensemble. La période 2022-2024 est celle de l’action.
Aujourd’hui, entre la dérogation accordée mi-juillet à la centrale nucléaire du Bugey pour rejeter de l’eau plus chaude qu’à l’ordinaire et le réchauffement climatique qui impacte la température du Rhône, les poissons comme les autres espèces aquatiques sont en difficulté dans le fleuve. Certaines pourraient carrément disparaître, comme ce fut le cas de nombreux mollusques durant la canicule de 2003.
Asséchés au XVIIe siècle et dégradés par trente ands de maïsiculture, les marais d’Olive à Parempuyre en Gironde ont fait l’objet d’un projet de renaturation porté par Bordeau Métropole à partir de 2018. Ce projet d’ampleur sur plus de 86 hectares a été l’occasion de mettre en commun l’expertise de plusieurs bureaux d’étude en environnement et de génie écologique.
Manque d'eau et chaleur quasi-continue règnent sur la vallée de la Loire cet été. Aussi centenaires qu'ils soient les fameux châteaux aussi pâtissent du changement climatique. Première étape : Chenonceau, sous lequel le Cher reste haut. Une question de survie.
Dans le département de l’Isère, une vingtaine d’agents sont chargés de réaliser les contrôles pendant les périodes de sécheresse. Arme à la ceinture, mais en privilégiant la prévention à la verbalisation.
À rebours des déclarations lénifiantes nous promettant une « transition » écologique et énergétique, censées déboucher sur l’avenir radieux d’une société « décarbonée », la logique brutale d’un capitalisme mondialisé continue à se déployer, comme en témoignent deux nouveaux « grands projets inutiles » au nord-ouest de Paris, sur la Seine. Reportage.
La nappe phréatique rhénane est historiquement basse, mais les pompages agricoles s’y poursuivent, en pleine canicule et au détriment de la biodiversité. Les associations écologistes demandent une mise à jour des critères de l’alerte sécheresse.
Ce mardi 16 août 2022, la fédération de pêche du Jura se félicitait via les réseaux sociaux. Et il y a de quoi ! Après des semaines de discussions et de réunions avec le préfet, leur travail a permis l’interdiction de la majorité des activités aquatiques, bien au delà de la seule pêche, sur la plupart des cours d’eaux jurassiens. Le but n’est pas d’interdire pour interdire mais bien la protection de la biodiversité des rivières, plus que jamais touchée par la sécheresse et les conséquences du dérèglement climatique.
Observer un poisson-flûte, pêcher la dorade coryphène ou craindre d’attraper la gratte... en Méditerranée ! Avec le réchauffement de l’eau, la grande bleue prend des allures tropicales. Et ce n’est pas bon signe.
Pire que celles de 1976 et 2003, la sécheresse actuelle entraîne une surmortalité des poissons, oiseaux et mammifères en raison de l’assèchement historique des cours d’eau et des sols.
Depuis plus de 30 ans, le SMAVD est devenu un grand spécialiste des questions de morphologie fluviale. Depuis les grandes crues de 1994, le SMAVD met en œuvre une stratégie de rétablissement du fonctionnement naturel de la Durance, basée sur une approche écologique et morphologique.
Dans le cadre du projet Life Dordogne, l'ANEB organise avec EPIDOR et l'OFB un cycle de 4 ateliers nationaux dédiés à la gestion hydro sédimentaire des grands cours d'eau. Retrouvez les interventions et le compte-rendu du 1er atelier !
Trop petite pour être vue à l’œil nu, la vie du sol est pourtant nécessaire à la vie sur terre. Sans elle, pas de mammifères, pas d’oiseaux… et pas de légumes. Or les techniques de l’agriculture productiviste, en accélérant l’érosion, sont en train de tuer les sols. Une fuite en avant, alerte le biologiste.
Surexploitation des ressources maritimes, pollution, réchauffement de la mer… En Tunisie, et plus largement en Méditerranée, le chamboulement de l’écosystème marin entraîne l’arrivée de nouvelles espèces, et parfois, pour celles qui sont endémiques, le développement d’un comportement agressif, rapporte le site tunisien “Nawaat”.
Un habitant de l'Aveyron a fait une triste découverte dans un cours d'eau près duquel il a l'habitude de se promener : des centaines d'écrevisses à pattes blanches mortes dans le lit d'un torrent totalement asséché. Cette espèce vulnérable n'a pas résisté à la sécheresse.
Frappé de plein fouet par les effets de la crise climatique, le Québec pourrait faire face à des pénuries d’eau potable au cours des prochaines décennies. Le réchauffement appréhendé aura aussi des conséquences négatives sur la santé de la population, sur l’économie et sur la biodiversité, selon ce qui se dégage d’un nouveau rapport publié mardi. Pourtant, les mesures d’adaptation demeurent nettement insuffisantes, selon les scientifiques.
Le Syndicat de l’eau du Var Est (SEVE) a finalisé la restauration du seuil du Verteil, sur le fleuve côtier de l’Argens à Roquebrune-sur-Argens. Cette réhabilitation s’inscrit dans le programme d’aménagement et de prévention des inondations.
On les voit peu sur les plages car elles restent sous l’eau. Mais les algues vertes explosent en rade de Brest. Entretien avec Alain Pibot, coordinateur national Marha (Marine habitats) à l’Office français de la biodiversité (OFB).
Aujourd’hui, on vous emmène dans les calanques de Marseille. Des scientifiques y étudient les éponges, organismes relativement « simples » et pourtant capables de produire un nombre de molécules différentes sans équivalent dans le monde vivant. Ce reportage est diffusé en partenariat avec l’émission « Le temps d’un bivouac », sur France Inter.
Avant le colloque du 11 juillet « Micropolluants dans l’eau, un enjeu pour le vivant », nous avons interrogé Pierre-François STAUB sur la connaissance et la prise en compte des micropolluants dans les actions de préservation des écosystèmes. Pierre-François STAUB, est actuellement chargé de mission « Pollution des écosystèmes et Métrologie » à l'Office Français de la Biodiversité (OFB), il travaille depuis des années sur ces questions de micropolluants.
Bien que leur valeur patrimoniale et écologique soit sous-estimée, plus de 1100 et 2500 mares ont respectivement été dénombrées en Martinique et en Guadeloupe. Cependant, ces milieux ne cessent de régresser depuis plus d’un siècle, subissant diverses pressions telles que l’urbanisation, l’assèchement et le comblement, les pollutions et l’expansion d’espèces exotiques envahissantes aussi bien animales que végétales.
Le Dhuy, rivière du sud du Loiret, s’assèche dangereusement, notamment sur la commune de Sandillon qu’elle traverse. Pourtant, on pouvait s’y baigner et y pêcher à l’époque des nombreux barrages à clapet installés cinquante ans plus tôt, mais démantelés depuis . Les riverains accusent une intervention abusive des services de l’État.
L’eau est une ressource vitale mise à mal par le réchauffement climatique. Agnès Ducharne, spécialiste du cycle de l’eau au CNRS, livre quelques pistes pour la préserver.
Mammifères, poissons... En Amazonie guyanaise, même quand la déforestation liée à la recherche d’or est faible, les espèces disparaissent, ont prouvé des chercheurs grâce à l’ADN environnemental.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse lance la deuxième édition de son appel à projets en direction des bailleurs sociaux. Véritables acteurs clé de la ville perméable et durable, leurs opérations d’aménagement constituent des opportunités pour une autre gestion de l’eau.
Un laboratoire vivant des Solutions Fondées sur la Nature (SFN) est en cours de conception par le Cerema à Trappes (78). Il s’appuie sur des dispositifs de désimperméabilisation et de renaturation des sols en milieu urbain, éléments clefs pour développer la nature en ville.
Parmi les objectifs, l'amélioration des connaissances dans ce domaine pour les partager avec le plus grand nombre, et le développement d'un réseau d'acteurs.
La compétence gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) a une histoire récente, mais déjà riche et chahutée. Notamment, le cadre juridique de la prise anticipée de cette compétence par les EPCI n’était pas exempt de débats délicats. Or, la CAA de Toulouse pose (ce qui pouvait et pourrait encore être discuté) que la prise de compétence anticipée avant 2018, par un EPCI à fiscalité propre, ne pouvait se faire sans l’accord des communes, probablement à la majorité qualifiée de celles-ci, et ce même pour les métropoles — pourtant dotées d’un régime un brin différent.
Le nombre de composés synthétiques issus de l'industrie pharmaceutique et chimique est largement sous-estimé, selon une étude réalisée en Suisse. Les chercheurs estiment que la pratique courante n'est pas suffisante pour contrôler la qualité de l'eau.
Afin de favoriser les îlots de fraîcheur en lien avec la rénovation énergétique du complexe scolaire et offrir des espaces de nature aux enfants, la commune de Montbazin a décidé de lancer un vaste projet de désimperméabilisation et de végétalisation de ses cours d’écoles. Les travaux, qui ont fait l’objet d’une visite ouverte à tous en fin d’année scolaire, ont débuté ce mois-ci et s’achèveront en fin d’année. Adieu le bitume, place à des revêtements perméables et à la végétation, tout en luttant contre les inondations. Les engins sont actuellement à l’œuvre.
Ce mardi, deux procès verbaux ont été dressés par les agents de l'agence française de la biodiversité (OFB) sur la seule commune de Flaviac. Dans un premier cas, ils ont constaté un forage dans la nappe phréatique de l'Ouvèze. Pour le second cas, il s'agissait d'un tuyau plongé dans la rivière et qui pompe l'eau. Même si le système n'est pas en action, le propriétaire doit débrancher la pompe ou sortir le tuyau de l'eau.
Bordeaux Métropole lance un nouvel appel à projets de solidarité internationale sur 2022-2023 (montant total de 282 160 €) pour soutenir des actions en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement, portées par des associations implantées sur le territoire de Nouvelle-Aquitaine.
A l’initiative du projet Loire Sentinelle, biologistes et éthologues sont partis étudier la biodiversité et la qualité de l’environnement. Un projet qu’a suivi l’écrivaine Clara Arnaud. Récit (1/2).
Elle vient de recevoir le prix de l’inventeur européen de l’année ! Claude Grison, directrice du laboratoire ChimEco, a développé des méthodes pour décontaminer les sols et l’eau grâce à des plantes. Mieux encore : les métaux ainsi récupérés servent de catalyseurs « écolos » pour la synthèse de médicaments ou de produits cosmétiques. Gros plan sur sa méthode avec la Jussie d’eau, plante exotique envahissante qui prolifère dans le sud de la France.
Afin d’assurer la bonne migration des poissons et le transit des sédiments, Lorient Agglomération va restaurer totalement la continuité écologique du Kerolin, à Inzinzac-Lochrist.
Si vous allez du côté d’Émosson, en Valais, ne la cherchez pas des yeux. La centrale hydroélectrique de Nant de Drance qui fonctionne depuis le 1er juillet 2022 et qui sera inaugurée en septembre reste invisible : elle est enfouie dans une caverne, 600 mètres sous terre. Sur les hauteurs de Finhaut on ne voit que deux barrages et les deux lacs qu’ils retiennent. C’est précisément pour exploiter le potentiel hydraulique de ces deux bassins d’accumulation que les nouvelles installations de pompage-turbinage ont été construites. Cette technologie est aujourd’hui le moyen le plus flexible et le plus rentable de stocker de l’énergie électrique et de maintenir l’équilibre du réseau entre production et consommation.
Établi à partir de données publiées par les collectivités organisatrices sur l'exercice 2020, l'édition 2022 de l'Observatoire des services publics d'eau et d'assainissement montre une légère hausse du prix global moyen de l'eau, qui était de 4,3 euros/m³ au 1er janvier 2021. C'est dans le nord, le nord-ouest et le sud-ouest qu'il reste le plus élevé. Le rendement moyen du réseau de distribution d’eau potable, à l’échelle nationale, est resté stable (80%), de même que la proportion de services non conformes (20%). En termes de gouvernance, le taux de gestion intercommunale a connu une forte progression entre 2019 et 2020.
La sécurité de l’approvisionnement électrique plutôt que la protection des poissons. C’est en substance ce qu’a choisi le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE en demandant à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) d’autoriser le fonctionnement de trois centrales nucléaires même en cas de dépassement de la température réglementaire des rivières situées à proximité.
L’Office français de la biodiversité a mis en place depuis une décennie un suivi de l’état de l’écoulement et de l’assèchement des petits et moyens cours d’eau de métropole durant la période estivale au travers de l’Observatoire national des étiages, Onde. Aujourd’hui, l’accès et la réutilisation des données issues de la banque nationale Onde, près de 240 000 observations visuelles réalisées depuis 2012, sont facilités grâce à la mise en place d’une API Hub’Eau.
Méconnus du grand public, les bivalves d’eau douce font partie des espèces les plus menacées au monde. L’EPTB Charente mets en œuvre un programme d’acquisition des connaissances à l’échelle du fleuve.
L’ancien élu régional, Thierry Burlot, préside l’agence de l’eau Loire-Bretagne et le Cercle de l’eau. « La question environnementale ne peut plus être la cinquième roue de la charrette », soutient-il.
Le Comité écologique ariégeois travaille depuis deux ans sur un projet de réintroduction du castor dans les affluents ariégeois de la Garonne, une action qui pourrait se concrétiser à l’automne 2023. À la clé, de nombreux bénéfices environnementaux, de la restauration de la biodiversité à la maîtrise des crues.
C'est une passe à poissons qui permet de rétablir la continuité écologique du fleuve Rhône sur 100 km. Une première sur le haut-Rhône. L'ouvrage mis en eau en décembre 2021 a été inauguré ce 8 juillet. Près de 20 000 passages de poissons ont déjà été recensés.
La commission de l’aménagement du territoire du Sénat a tenté de tirer un premier bilan de l’application des dispositions de la loi Climat relatives à la continuité écologique, et ce sans vouloir "rouvrir le débat". En vain. Sur le terrain, comme ailleurs, le texte n’a pas suscité le consensus, qui risque de faire longtemps défaut sans réelle évaluation des politiques conduites.
Depuis quarante ans, des scientifiques tentent d’empêcher l’extinction du plus grand poisson migrateur des eaux françaises, l’une des espèces les plus menacées d’Europe.
La journée du 28 juin 2022 était particulièrement symbolique pour le chantier des îles du Rhône. C’est ce jour-là que la reconnexion au fleuve Rhône a été réalisée par l’entreprise Berthouly. Cette étape a consisté à connecter les étangs au fleuve Rhône, de manière directe, par l’ouverture pérenne d’un chenal.
Ce colloque est issue d’une volonté de la Commission locale de l’eau du SAGE Tarn-amont et des élus du Syndicat Tarn-amont, afin d’apporter aux élus, riverains, usagers, acteurs économiques, structures associatives, usagers et riverains des éléments de réponses fondés sur les connaissances scientifiques actuelles s’agissant du bon fonctionnement des milieux aquatiques et de la qualité des eaux. Les vidéos des présentations sont disponibles.
L’Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne a annoncé jeudi le triplement sur les plages de capteurs d’hydrogène sulfuré, dont les émanations provenant de la putréfaction des algues vertes peuvent être mortelles.
La lettre du développement durable (consacrée à l’actualité sur la réglementation et la jurisprudence en matière de développement durable) reprend les points et les conclusions de la commission d’enquête relative à la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts et ses conséquences (rapport n°4376) concernant les agences de l’eau.
L’EPAGE Verdon a inauguré le 1er juillet 2022 la première phase des travaux de restauration morphologique du Colostre réalisés sur la commune de Saint-Martin-de-Brôme.
La principale réserve d’eau potable du bassin rennais se trouve dans une situation très inquiétante, entre sécheresse et utilisation massive de pesticides.
Préserver la biodiversité du Rhône est un objectif défendu par nombre d’associations de la région depuis une dizaine d’années. Cependant, il reste difficile de contrer certaines tendances comme le réchauffement du fleuve, le ralentissement des courants ou l’artificialisation générale des cours d’eau.
Le plan d’action a été élaboré en partenariat avec 34 structures différentes et permet de faire l’état des lieux de la connaissance et des actions réalisées sur les tourbières en région, de proposer une première identification de secteurs à potentialités tourbeuses et de mettre en lien les acteurs pouvant agir à l’échelle de ces massifs tourbeux.
Sur le terrain de l’Eawag à Dübendorf, une installation d’étangs expérimentaux permet de réaliser des essais en plein air. L’expérimentation en cours étudie comment le puceron du nénuphar – un herbivore vivant à terre comme dans les cours d’eau – influence le développement de la biocénose, la communauté des êtres vivants dans les cours d’eau.
Une nouvelle version de l'API Poisson est disponible sur Hub'Eau
Cette nouvelle version de l’API Poisson a vocation à diffuser les informations piscicoles et environnementales bancarisées dans l’outil de gestion ASPE (application de saisie des données piscicoles et environnementales), opéré par l'Office français de la biodiversité (OFB).
Le 28 juin à Bretonvillers, le contrat de territoire Doubs Dessoubre a été signé en présence de l’EPAGE Doubs Dessoubre, du Département du Doubs, du PNR du Doubs Horloger, de la CCI Saône-Doubs, de la préfecture du Doubs et de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.
Des scientifiques ont démontré que les microorganismes associés aux plantes aident ces dernières à faire face à la sécheresse. Cependant, les mécanismes sous-jacents sont mal compris et il existe une incertitude quant aux taxons et fonctions microbiennes les plus impliqués. Trois questions à Corinne Vacher, directrice de recherche dans l'UMR Biogeco (INRAE - Université de Bordeaux).
Les forêts sont des écosystèmes en première ligne face à une bonne gestion de l'eau. Les propriétaires forestiers peuvent mettre en oeuvre des pratiques très simples, pour obtenir une eau de bonne qualité, en quantité.
Le fleuve Sénégal est connu pour son débit irrégulier et les remontées d’eaux marines dans son cours inférieur dans le passé. Il est pourtant essentiel à la vie et au développement des populations situées dans son bassin. Véritable trait d’union de 1 800 km, il prend sa source en domaine guinéen avant de rejoindre l’océan Atlantique, et constitue un patrimoine particulièrement important dans toute la région sub-saharienne. Dans un grand entretien pour Living with Rivers, le géographe Alioune Kane partage ses réflexions sur l’avenir de la ressource en eau dans le bassin du fleuve Sénégal et celui des populations riveraines.
Parmi les solutions, il y a celle, “encore reçue frileusement”, consistant à pomper de l’eau dans les cours d’eau quand leur niveau est haut en hiver pour la réinjecter dans les réserves souterraines en prévision de l’été. C’est la proposition du BRGM qui a cartographié les sites potentiels, dont l’un près de Béziers et un autre à Toulouse. Et pourquoi pas, à Montpellier, réutiliser des eaux usées traitées pour l’irrigation !
« Malgré les efforts de l’Union européenne et de la communauté internationale, la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes se poursuivent à un rythme alarmant. » Ce 22 juin, l’exécutif européen a dévoilé son nouveau projet de règlement sur la restauration des écosystèmes.
Le comité de l'eau et de la biodiversité adopte le programme de surveillance du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2022-2027 de La Réunion et organise des ateliers d'appropriation du SDAGE dans les intercommunalités. Nous publions ci-dessous le communiqué du comité de l'eau et de la biodiversité.
Depuis plusieurs années, la Mairie d’Ambès et la Fédération de pêche de Gironde s’investissent sur le lac du Moutchic dans un objectif commun de revalorisation du site afin de satisfaire les pêcheurs et les promeneurs.
Lutter contre le changement climatique et atténuer ses impacts sur l’environnement et sur les activités humaines réclament toutes sortes de mesures urgentes. Mais il ne faut pas les appliquer n’importe comment. Car, si on n’y prend pas garde, certaines des nouvelles pratiques qui sont prônées aujourd’hui et qui présentent théoriquement un potentiel intéressant pourraient avoir sur les écosystèmes des effets négatifs "plus rapides, plus forts et plus graves" que les impacts climatiques, en particulier sur la quantité et la qualité des ressources en eau. C’est la principale conclusion d’une étude menée récemment par un groupe de scientifiques de l’Eawag, l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau.
Le castor s’installe sur les cours d’eau de la Bourbre et des balcons du Dauphiné et favorise une restauration « naturelle » du fonctionnement des cours d’eau et de la biodiversité.
Une nouvelle organisation Gemapi se met en place depuis 2020, suite à la réorganisation de la Direction Adjointe de l’Eau et au changement de majorité municipale.
Pour appuyer les démarches locales de réduction de la pollution dans le contexte du raccordement non-domestique au réseaux d'assainissement, le Cerema publie un guide dans la collection Références. Destiné aux élus locaux et à leurs équipes, il s'inscrit dans le cadre du plan micropolluants 2016-2021 et présente les enjeux et éléments-clés pour mettre au point une stratégie locale.
L’association des Courtils de Bouquelon teste l’introduction de bufflonnes d’eau pour atteindre les zones marécageuses et favoriser la biodiversité dans le marais Vernier.
En 2021, l’Espagne a supprimé 108 barrages hydrauliques à travers son territoire, plus que n’importe quel autre pays en Europe. Malgré leur utilité pour l’irrigation ou encore la production d’énergie, beaucoup d’entre eux sont obsolètes, explique le journal “El País”.
Mercredi 1er juin 2022, le Conservatoire Botanique National Méditerranéen (CBNMed) a organisé en partenariat avec le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) un séminaire de restitution du Plan Régional d’Actions (PRA) en faveur des lagunes temporaires méditerranéennes. Les vidéos des sessions sont disponibles.
Détecter des espèces rares, voire nouvelles, dénombrer la biodiversité des côtes... L’analyse de l’ADN des espèces marines retrouvé dans l’eau est une technique prometteuse. Ses premiers résultats emballent les écologues.
Depuis 2015, les agriculteurs dont les parcelles sont situées à proximité directe de la Garonne peuvent s’engager dans des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) permettant de les encourager à faire évoluer leurs pratiques agricoles (installation de prairies, retour du pâturage, etc.) avec une compensation financière. Ces mesures connaissent un véritable succès avec un peu de plus 210.000 € d’aides financières accordés à une quinzaine d’agriculteurs engagés dans un peu moins d’une trentaine de contrats depuis 2015.
Le torchon brûle entre les viticulteurs de l’Aude et les associations de défense du vivant. Jeudi 2 juin, d’après le journal L’Indépendant, environ 150 producteurs de vignes se sont déplacés devant les bureaux de l’Office français de la biodiversité (OFB), à Trèbes, pour soutenir deux de leurs collègues. Ces derniers sont soupçonnés par la police de l’environnement d’avoir utilisé un pesticide à proximité d’un cours d’eau. Depuis 2017, les agriculteurs doivent pourtant respecter des « zones non traitées » (ZNT) — des bandes de plusieurs mètres où il est interdit de répandre des produits chimiques — aux abords des ruisseaux, rivières, fleuves, etc. Mais ces ZNT sont contestées par les viticulteurs.
L'apparition d'organismes nocifs pour les écosystèmes et la santé alerte sur le réchauffement du littoral. L'Ifremer se penche sur le phénomène et sa surveillance.
Face à la recrudescence des aléas climatiques et saisonniers, l’agence de l’eau Rhin-Meuse déploie une stratégie alliant une mosaïque de solutions. Retours d’expérience.
A l'occasion de la Journée mondiale de l'Océan, rencontre avec la biologiste marine Françoise Gaill. Cette spécialiste des écosystèmes abyssaux œuvre aujourd’hui sur la scène internationale pour protéger l’océan via la Plateforme Océan & Climat.
On est désolés. Désolés de ne pas vous prévenir à chaque nouvelle pollution. Désolés de ne pas continuer à vous envoyer des informations en continu sur ce site qui pourtant, devrait, idéalement, refléter l’actualité des rivières comtoises. Mais on est désolés, il y a juste trop d’actualités.
Pour accueillir les touristes, les plages du bassin d’Arcachon sont engraissées de milliers de mètres cubes de sable prélevé dans le milieu marin. Au prix d’une atteinte à la biodiversité intolérable pour les associations locales.
La Fédération des Amis de l’Erdre, partenaire historique de l’EDENN sur les actions de préservation des zones humides de la vallée de l’Erdre sur l’agglomération nantaise, lance un « appel à sites ». Il s’agit de faire remonter des sites en zones humides en propriétés publiques ou privées sur les affluents de l’Erdre : le Gesvres, le Cens, le Rupt et l’Hocmard qui pourraient avoir besoin d’une démarche de restauration ou d’entretien.
Vous vous êtes peut-être interrogés devant ces amas de pierres installés quelquefois au cœur des ruisseaux, qui modifient le débit et la circulation de l'eau ? Avec Delphine Laisement, technicienne de rivière au Syndicat de la Manse étendu (nouvellement appelé Syndicat de rivières Val-de-Vienne), nous comprenons en quoi consistent les travaux effectués et leurs objectifs.
Les débuts de ZoRRO#2, et surtout sa seconde partie dans l’anse de St Chamas, ont laissé dubitatifs certains participants quand ils ont appris que l’ensemble de taches de zostères qu’on y trouvait ne constituaient pas un herbier au sens où les prend en compte le GIPREB. Qu’est ce donc qu’un herbier pour le GIPREB ?
Les Alpes, château d’eau de l’Europe ! Trois des grands fleuves européens y prennent leur source : le Pô, le Rhin et… le Rhône, qui court sur 812 km (un tiers en Suisse, deux tiers en France). Dès l’Antiquité, le Rhône s’impose comme un axe de transport incontournable entre la Méditerranée et le nord de l’Empire romain. Au fil des siècles, sur ses rives, les bateliers ont tissé leur propre culture, avec leurs savoir-faire, leurs croyances, leur parler propre. Longtemps redouté pour ses crues violentes, le Rhône a été tour à tour corrigé, aménagé, oublié puis retrouvé. Utilisé pour le transport, l’hydroélectricité et l’irrigation, il fait depuis près de trente ans l’objet de campagnes de restauration écologique visant à le rendre à nouveau « vif et courant ».
La filiale du groupe belge Spadel est désormais titulaire de la certification de l'Alliance for Water Stewardship, une association internationale qui se veut mieux-disante en matière de gestion de la ressource en eau. De quoi récompenser la gestion de ses deux sources haut-rhinoises, en particulier celle de Wattwiller.
Les insectes aquatiques disparaissent. Il faut oser aborder ce sujet crucial. Ce déclin se manifeste par la disparition de certaines espèces (perte de diversité) et par un effondrement des populations d’insectes restants (perte d’abondance).
Il y a mille raisons de multiplier les mares, écrit l’auteur de cette tribune. Notamment parce que ces « oasis aquatiques atténuent les désordres climatiques » et favorisent la biodiversité.
Le 18 mai dernier, à l’occasion de la conférence « Chambéry, ville perméable », la Ville de Chambéry, a lancé une grande démarche participative autour du thème de la « ville perméable ». Cette opération est organisée en partenariat avec l’agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse qui la finance à hauteur de 80 000 € dans le cadre d’un appel à projets sur la thématique « Eau et Participation citoyenne ». L’objectif est de s'interroger sur la place de l'eau dans la ville à travers de très nombreux rendez-vous en 2022 et 2023. Il s’agira de co-construire un plan d’actions visant à permettre à l’eau de s’écouler le plus naturellement possible dans la ville.
L’absence de pluie n’est pas la seule cause de sécheresse. Dans les Alpes Maritimes et le Var l’importante artificialisation des sols les rend imperméables et la pluie ne peut plus alimenter les nappes phréatiques. L’eau ruisselle sur le béton, ce qui augmente le risque d’inondation. Alors que le dérèglement climatique laisse présager l’intensification de ces phénomènes météorologiques extrêmes, la renaturation de nos villes les rendrait plus résilientes. Exemple à Cagnes-sur-Mer où le fleuve retrouve peu à peu son lit naturel.
Doñana, un site d’importance international pour les flamants roses, est menacé par les extractions d’eau souterraine pour l’agriculture. Des scientifiques et des ONG ont lancé un appel au parlement Andalous pour qu’il revienne sur sa décision d’autoriser l’extension des surfaces irriguées pour l’agriculture intensive. Espérant, pour Doñana et les flamants roses que cet appel sera entendu.
Le Cerema et la mission Aménag’Eau du Département de la Gironde lancent un appel à contributions pour une journée technique autour de la désimperméabilisation qui aura lieu le 15 novembre 2022 à Bordeaux. L'objectif de la journée sera de partager des expériences opérationnelles, d’approfondir la réflexion, d’identifier les leviers d'action. Cette journée est à destination des services de l’État, des collectivités territoriales, des acteurs de l’aménagement, de la formation, des chercheurs et des bureaux d’études.
C’est une première nationale : les pêcheurs et chasseurs associés viennent d’acheter un espace naturel. Un lac et des terrains sur plus de 35 hectares qui vont servir à la protection de la nature, à la pédagogie.
La Commission locale de l’eau (CLE) Vallée de la Garonne et le Syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne (SMEAG) publient la Charte Garonne et confluences (CGC). Ce document d’engagement non contraignant juridiquement énonce les principes et les règles fondamentales pour la restauration, la gestion, l’entretien du lit et des berges sur le corridor biologique fluvial du bassin versant de la Garonne.
L’Observatoire pyrénéen du changement climatique (OPCC) a présenté les premiers résultats de son programme Adapyr lors du quatrième colloque international sur le changement climatique en montagne qui s’est déroulé à Bilbao (Espagne), les 19 et 20 mai. En soixante ans, le massif a connu une élévation de la température d'1,6°C, plus rapide que la moyenne mondiale.
Les 2 et 9 juin de 13h à 14h30 - 16 juin et 7 juillet de 13h à 14h.
La Région Sud, l’Agence de l’eau, l’Office français de la biodiversité, l’ADEME, le CEREMA et l’ARBE se sont associés pour vous proposer un cycle de 4 webinaires, depuis les enjeux généraux de la désimperméabilisation des cours d’écoles jusqu’aux aspects plus techniques. Ces webinaires s’inscrivent dans le cadre du projet Nature For City LIFE. »
Chaque été, le niveau des petits cours d'eau baisse, parfois jusqu'à leur assèchement complet. Pour mieux comprendre et anticiper ce phénomène, un Observatoire national des étiages (Onde) a été mis en place en 2012. Cette dataviz dresse un bilan des 10 premières années d'observation, et s'ajoute à la collection créée par l'Office français de la biodiversité.
21 mai, journée internationale des poissons migrateurs. A cette occasion, l’agence de l’eau a rencontré Jean-Franck Lacerenza, directeur de l’association Saumon Rhin. Il décrit la situation pour les saumons et autres anguilles du Rhin et note les axes de progrès.
Dans le cadre de notre recherche, nous avons effectué le premier sondage international sur « l’agriculture humide », ou paludiculture, afin de comprendre de quelle façon les tourbières peuvent être protégées tout en considérant les populations, par exemple les agriculteurs, qui les utilisent. Nous avons aussi organisé un atelier à Montréal s’adressant aux agriculteurs et au public afin de présenter le rôle des tourbières dans les changements climatiques et discuter de paludiculture.
1,6 million d’euros. C’est le prix qu’a coûté l’aménagement d’une passe à poissons longue de 75 mètres sur le seuil du Gardon à Remoulins. C’est un coût certain comme l’ont souligné certains contributeurs mais ce chantier est essentiel dans la préservation de la biodiversité. Il va permettre aux poissons migrateurs, comme l’alose ou l’anguille, de remonter le cours d’eau et de se reproduire.
Un peu plus d’un an après l’affaire de la fromagerie de Chantrans, quelques mois après les rejets de celle de Noirefontaine, sans compter les autres pour lesquelles nous ne communiquons pas systématiquement, ce serait désormais au tour de la Fromagerie des Longevilles-Mont-d’Or d’avoir un souci avec une partie de ses rejets.
Quels impacts les produits phytopharmaceutiques ont-ils sur l’environnement et la biodiversité ? Pour tenter de répondre à cette question, un groupement d’experts menés par l’INRAE et l’Ifremer vient de publier un rapport dressant le bilan de l’ensemble des effets directs et indirects des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques en France.
Faut-il mieux réglementer l’usage des crèmes solaires à la plage ? Cette question s’est déjà posée pour protéger les coraux mais des chercheurs se la posent aussi désormais pour protéger certaines plantes aquatiques.
La sécheresse frappe la France en ce début de mois de mai. 15 départements sont en alerte, et 3 autres en état de vigilance. Quelles solutions ? Quelles mesures pour prévenir ? Que faire face à ce signe de dérèglement climatique ?
Renouer avec l’histoire de la ville, favoriser le retour de la biodiversité, développer le tourisme autour de l’eau, créer des emplois… Le Club Gagnants, collectif d’entrepreneurs chevronnés, s’engage pour l’option 4 dans le cadre de la consultation liée à l’avenue du Peuple-Belge. « Nous souhaitons une remise en eau totale ».
Le 14 juin 2022 aura lieu le prochain webinaire de l’AFL portant sur les espèces exotiques envahissantes (menaces pour la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes aquatiques continentaux).
Ce jeudi 5 mai, la commune de Mazan (Vaucluse) inaugure sa nouvelle aire de remplissage et de lavage pour les agriculteurs. Un système qui permet de mieux traiter les produits chimiques restants dans les cuves, mais aussi d'utiliser une eau saine sans utiliser le réseau d'eau potable.
Le Département de la Drôme va réaliser à partir de mi-mai des travaux au niveau du pont sur la Drôme, sur la RD 93 à l’entrée ouest du village de Luc-en-Diois. Ces travaux permettront d’effacer le dernier seuil identifié comme infranchissable de la rivière Drôme, dans le cadre du rétablissement de la continuité écologique.
Si notre projet ZoRRO consiste à réintroduire la zostère marine dans l’étang de Berre, nous travaillons aussi sur un projet de réintroduction de l’huître plate. Si on trouve (magie d’Internet) autour du monde beaucoup de projets visant les zostères, les projets visant les huîtres plates sont plus rares. C’est encore plus vrai des projets citoyens, qui n’hésitent pas à détailler leur méthode. Le projet écossais Seawilding est un projet citoyen de réintroduction d’huîtres plates, et il est particulièrement bien documenté.
Dans le Doubs, la rivière la Loue réputée autrefois pour ses eaux claires et ses truites est régulièrement polluée par des rejets. Les poissons en font les frais. De nouveaux effluents blanchâtres ont été constatés samedi 30 avril par la Fédération de pêche et l’Office Français de la Biodiversité (OFB).
Pendant deux ans, une cinquantaine d'experts ont étudié la littérature scientifique pour faire le point sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur les écosystèmes. Le bilan est inquiétant, mais des solutions existent pour l'améliorer.
Alors qu'elle fournit de nombreuses communes de Saône-et-Loire en eau potable, la Bourbince fait face à plusieurs sources de pollution. Pour préserver la qualité de cette eau et mieux comprendre l'impact du réchauffement climatique, un contrat territorial va être déployé sur trois ans.
Restaurer nos océans, nos mers, nos fleuves et nos rivières d’ici à 2030 : c’est le but de la mission Starfish du programme Horizon Europe. Le point sur ces enjeux avec Agathe Euzen, directrice adjointe de l’Institut écologie et environnement du CNRS.
Les zones portuaires font partie des zones particulièrement à risque pour les ENI marines et constituent ainsi des points chauds d’introduction de ces espèces. Outre les eaux de ballast, on retrouve parmi les principaux vecteurs d’introduction, les bio-salissures (fouling) des coques des navires de commerce ou de plaisance, les échappements des systèmes d’aquaculture, le transport d’organismes vivants ou encore les relâchés d’aquarium. Les ports concentrent une ou plusieurs activités pouvant ainsi être vectrices d’ENI marines.
Deux fois par an, des experts sillonnent le pays pour évaluer les niveaux de pollution des 6 500 nappes d’eau de France et mesurer l’impact des activités humaines sur les sols et l’écosystème. «Libération» a suivi le travail de ces experts dans la région de la Beauce.
Mardi 3 mai, les eurodéputés ont rejeté la proposition des Verts demandant l’interdiction de tracter un chalut sur les fonds des zones classées, peu préservées dans les faits.
Dans le cadre de l’appel à projets (AAP) Restauration écologique des milieux humides d’Outre-mer (ReMHOM) lancé en 2021 par l’Office français de la biodiversité, sept projets ont été sélectionnés pour un montant de subvention de 876 221 €.
À cause du réchauffement climatique, le plus grand lac d'Europe n’a plus connu de brassage complet de ses eaux depuis dix ans. Le phénomène est pourtant essentiel pour permettre l’oxygénation et donc, les conditions propices à la vie.
Comment entretenir et/ou restaurer une mare dans un contexte tropical* ?
*Milieu régulièrement soumis à des périodes de sécheresse intense et des invasions biologiques.
En étudiant le cycle méconnu de l'eau verte en lien avec l'humidité des sols, des chercheurs du Stockholm Resilience Center plaident pour créer une nouvelle limite planétaire. Leurs premières estimations suggèrent que celle-ci est déjà dépassée.
Dans l’article précédent nous avons pu voir ensemble ce qu’était un bassin versant et la nécessité de le considérer comme entité cohérente de gestion pour les milieux aquatiques. Nous avons également rappelé que chaque cours d’eau était différent et qu’un certain nombre d’indicateurs permettent de les décrire. Parmi eux, la température, la pente et d’autres variables, font évoluer les cours d’eau et par conséquent les espèces animales et végétales qui les composent. L’étude de certains peuplements permet d’ailleurs de mettre en évidence des potentiels dysfonctionnements du milieu, liés à des impacts, tantôt anthropiques, parfois climatiques. Pour compléter cette description des bassins versants, nous vous proposons dans ce nouvel article de nous intéresser aux différents types de fonctionnement des cours d’eau et notamment à l’importance de leur capacité à évoluer au fil du temps.
Ce week-end, on part dans le pays de Retz, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Nantes à la découverte d'un lieu sauvage et mystérieux : le lac de Grand-Lieu. Deuxième réserve ornithologique française après la Camargue, c'est aussi le plus grand lac naturel de plaine de France en hiver.
Réduire significativement l'impact des activités humaines sur les récifs coralliens, les herbiers marins et les mangroves, et favoriser leur résilience. Tel est l'objectif poursuivi par l'Office français pour la biodiversité (OFB) en lançant l'appel à projets ReCorEA 2022 destiné aux départements et collectivités d'outre-mer.
Une requête émanant de sept pays a été déposée auprès de l’UNESCO pour que l’irrigation traditionnelle en Europe - son savoir, sa technique et son organisation - soit inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. En Suisse, les Wässermatten (prés inondés) de Haute-Argovie, le paysage de prairies irriguées par les bisses des Sonnenberge (coteaux ensoleillés), dans le Haut-Valais, ainsi que cinq autres consortages valaisans sont concernés par cette candidature. Cette reconnaissance internationale ne devrait pas être décidée avant décembre 2023.
La biodiversité des récifs coralliens s'avère plus importante en laboratoire qu'à l'œil nu. Une équipe internationale de chercheurs, menée par une cohorte de scientifiques français notamment du CNRS et de l'Ifremer, en atteste dans une étude, publiée ce 20 avril, dans la revue Proceedings of the Royal Society – Biological Sciences. Pour mieux contrôler la diversité actuelle des poissons récifaux connus, particulièrement sensibles au changement climatique, les chercheurs se sont appuyés sur le séquençage d'ADN environnemental (ADNe) plutôt que sur l'observation visuelle en plongée.
Le secteur agricole pourrait-il tirer profit de la reconnaissance de la personnalité juridique du fleuve Saint-Laurent ? C’est sur cette question que le professeur Hugo Muñoz s’est penché et la réponse est positive, notamment si on envisage une nouvelle dénomination d’origine.
Après Fresnes en 2003 et L’Haÿ-les-Roses en 2016, la Bièvre coule à nouveau à ciel ouvert sur 600 mètres entre Arcueil et Gentilly. Il a fallu dix ans d’études, plus de deux ans de travaux et un budget total de 10 millions d’euros pour faire réapparaître cette rivière dans le complexe et dense tissu urbain de petite couronne.
La commune de Saint-Pierre-Quiberon reconnaît les vagues de la côte sauvage comme « un patrimoine unique et une ressource naturelle, sportive, socio-économique et culturelle » et veut les protéger.
La ffgolf et l'Agence de l'eau Seine-Normandie ont signé un partenariat de 3 ans afin de poursuivre la réduction de l'impact des activités de 163 golfs sur la ressource en eau.
Répondant à une question d’un élu, Delphine Alexandre, vice-présidente du conseil régional de Bretagne en charge de la Santé et de l’Eau, prévient : dans les baies de Saint-Brieuc et de la Fresnais, les volumes d’algues vertes seront importants cette année.
Les zones humides constituent un atout pour les territoires. Pour les protéger, les collectivités peuvent les intégrer dans leurs documents d’urbanisme. Cet article du Cerema paru dans TechniCités fait le point sur les leviers permettant d'intégrer la préservation des zones humides dans le Plan Local d'Urbanisme intercommunal.
L’élévation du niveau de la mer tient une place toute particulière dans le second volet du 6e rapport d’évaluation du GIEC publié en février 2022. Contrairement à d’autres variables climatiques telles que les températures et les précipitations, le niveau de la mer continuera à s’élever bien après la stabilisation des températures globales, puisque les glaciers de montagne et les calottes de glace en Antarctique et au Groenland mettront des siècles à s’ajuster aux nouvelles températures.
L'Observatoire produit 2 nouveaux indicateurs "Gestion des milieux aquatiques et humides" et "Continuité écologique des milieux aquatiques". Le premier illustre les actions menées en région pour assurer la préservation et la restauration des milieux aquatiques et humides et le second, les obstacles à la continuité écologique des cours d'eau.
L'interdiction de consommer l'eau des puits de Chamborigaud qui alimente les villages du Nord d'Alès avait été imposée, le 23 mars, après des tests révélant la présence d'un herbicide.
Les scientifiques estiment que l’océan absorbe 30 % des émissions de CO2 dues aux activités humaines. Véritable « pompe à carbone », il est ainsi un régulateur essentiel du changement climatique. De récents résultats publiés dans Nature Communications et Science Advances suggèrent que la contribution de l’océan profond, et plus particulièrement de sa biodiversité, dans cette pompe à carbone océanique est néanmoins mal estimée. Ces nouvelles découvertes pourraient permettre d’améliorer les modèles climatiques tels que ceux utilisés par le GIEC.
Cette année, pour le retour du présentiel, les intervenants et les participants nous ont offert 2 jours d’échange et de partage d'expérience extrêmement enrichissants. Retrouvez dès à présent les présentations !
La présentation de la thèse de Mme Erika VARGA clôture 3 années de recherche appliquée menée par TBI-INSA Toulouse et RÉSEAU31 sur la modélisation et le contrôle de traitement combiné du phosphore dans les stations d’épuration rurales.
En fin de semaine dernière, une pollution chimique a été constatée dans les eaux de l'Indre par l'Office français de la biodiversité. Une enquête judiciaire a été ouverte, et la fédération de pêche du département envisage de déposer plainte.
Makina Corpus, expert en solutions open source lance GeoRivière (https://makina-corpus.com/georiviere), la 1ère application métier de gestion et de suivi des cours d’eau en France. Ce logiciel libre innovant cartographie les cours d’eau et l’ensemble des données associées, aidant ainsi les intercommunalités à exercer leur mission obligatoire de gestion aquatique (GEMAPI) depuis les lois de décentralisation. Développée en partenariat avec le Parc naturel régional du Haut-Jura, GeoRivière est lauréate du Trophée Or au Label Territoire Innovant 2022 des Interconnectés. Grâce à l’open source, les acteurs de l’eau peuvent utiliser GeoRivière, l’améliorer et avoir une vision globale de la ressource pour mieux la surveiller et la préserver.
Conscient de l’urgence à intervenir sur les sites exposés aux risques de submersion marine et d’érosion du trait de côte, le gouvernement s’engage dans un programme de résorption des décharges littorales. L’Etat financera jusqu’à 50 % des travaux de réhabilitation de ces sites.
Une étude de l’Ifremer, de l’Université de Bordeaux et de l’IRD à partir des données collectées sur le voilier du navigateur Fabrice Amedeo lors du dernier Vendée Globe, montre que les eaux de surface de l’océan Atlantique sont deux fois plus polluées par les fibres de cellulose que par les microplastiques. Cette étude montre également que l’Atlantique Nord est davantage touché par la pollution plastique que l’Atlantique Sud et questionne la dynamique du gyre subtropical (zone de concentration des microplastiques) puisque les niveaux de pollution qui y ont été mesurés sont plus faibles qu’attendu.
Depuis le début du mois de mars, une équipe de chercheurs effectue des prélèvements dans une trentaine de lacs des Chic-Chocs pour mieux comprendre ces écosystèmes. On ne peut pas savoir comment ça changera dans l'avenir si on n’a pas de connaissances sur ce qui existe dans ces lacs-là, lance Louise Chavarie, professeure associée à l’université norvégienne pour les sciences de la vie (Norwegian University of Life SciencesNMBU).
Accélération des phénomènes extrêmes - sécheresse, pluies diluviennes -, conflits d’usage autour de l’eau... les collectivités territoriales doivent passer à l’action et s’adapter au changement climatique. Jeudi 24 mars, le Comité 21 organisait un webinaire spécifiquement dédié aux enjeux sur la ressource en eau. Des solutions territoriales et sectorielles existent pour lutter contre le gaspillage, protéger la fonctionnalité des milieux et rendre les réseaux plus résilients.
Des scientifiques d’INRAE, de l’université de Bordeaux et de l’université Pontificale Catholique du Chili ont étudié 24 espèces de plantes du désert d’Atacama (Amérique du Sud), une des régions les plus arides de la planète, pour comprendre les mécanismes de résilience des plantes dans un environnement extrême. Grâce à une approche multi-espèces, ils ont découvert des marqueurs moléculaires communs aux 24 espèces étudiées permettant de prédire l’environnement dans lequel elles vivent (altitude, variations de températures, déficit en eau…). Leurs résultats, publiés dans New Phytologist, mettent en lumière des mécanismes communs utilisés par une grande diversité de plantes pour s’adapter à des conditions extrêmes. L’approche développée dans cette étude pourrait être appliquée à des espèces cultivées sous d’autres climats plus favorables, afin d’identifier les mécanismes leur permettant de s’adapter aux stress environnementaux.
France Nature Environnement a eu accès à un rapport encore confidentiel remis au ministre de l’Agriculture. Ce rapport dresse un diagnostic complet et un bilan très décevant des 14 dernières années d’actions politiques en matière de réduction de l’usage des pesticides. Il n’a jamais été rendu public et pourtant les auteurs font état de solutions réalistes et rapidement applicables.
Le sommet a réuni plusieurs milliers d’acteurs publics et privés et adopté des recommandations pour mieux gérer et partager une ressource toujours plus convoitée.
Contre toute attente, des chercheurs toulousains viennent de démontrer que les lacs d’altitude des Pyrénées ne sont pas épargnés, loin de là, par la pollution chimique.
Élaboré pour la partie française des districts hydrographiques du Rhin et de la Meuse par la Préfète coordonnatrice de bassin, le Plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) a été approuvé le 21 mars 2022 pour la période 2022-2027. Les parties prenantes de la gestion de l’eau et des inondations du bassin Rhin-Meuse au premier rang desquelles le Comité de bassin ont été associées à son élaboration. Le PGRI entre en vigueur le lendemain du jour de sa publication au Journal officiel de la République Française.
Un rapport d’inspection resté jusqu’à présent confidentiel analyse les incohérences et le manque de détermination de l’Etat pour diminuer de moitié l’usage des produits phytosanitaires dans l’agriculture française.
Cette question est sur toutes les lèvres ! Pour y répondre, l’agence de l’eau Rhin-Meuse en appui avec l’Adopta a organisé une matinée d’échanges au cours de laquelle les différents aspects financiers de la gestion durable et intégrée des eaux pluviales ont été abordés : coût global, économies réalisables, coûts d’investissement et d’entretien, mais aussi coûts évités et bénéfices écosystémiques, ainsi que les aides existantes. Retrouvez les supports présentés au cours de la matinée du 1er mars 2021.
Le changement climatique fait présager des difficultés à venir pour répondre à tous nos besoins en eau. Le SMAVD se dote de moyens pour mieux connaître la ressource durancienne, très précieuse pour une grande partie de la région Sud.
Comme bien des pays qui ont des hivers froids, le Canada épand des millions de tonnes de sels de déglaçage sur les routes chaque année. Bien qu’on ne les voit plus sous nos pieds au printemps, les sels de voirie ne disparaissent pas par magie : ils se dissolvent, ruissellent et s’accumulent (en partie) dans les plans d’eau. La pollution saline peut toutefois devenir rapidement toxique pour certains organismes d’eau douce.
Des échantillons presque centenaires de multiples espèces de corégones du lac de Constance ont permis aux chercheurs de l’Eawag de comparer le génome d’une espèce disparue avec celui des espèces encore en vie. Leur recherche révèle la persistance de certains fragments du génome de l’espèce éteinte dans les espèces actuelles. Il est possible que ces fragments anciens puissent faciliter la recolonisation de l’habitat en eaux profondes, aujourd’hui inoccupé des corégones.
L’adoption du schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux pour les bassins du Rhin et de la Meuse fait suite à 6 mois de concertation des habitants, des assemblées et parties prenantes visant à mettre en lumière les défis à relever pour atteindre le bon état des eaux, adapter les territoires au changement climatique et enrayer la disparition de la biodiversité.
Annoncé en conclusion du Varenne agricole de l’eau, un projet de décret donne la possibilité au préfet coordonnateur de bassin de déterminer la stratégie des volumes prélevables en hiver, c’est-à-dire hors étiage. Les observations du public sont attendues jusqu’au 4 avril prochain.
Les milieux humides constituent un patrimoine naturel exceptionnel, dont les fonctions écologiques et le rôle dans la régulation du climat et l’atténuation des impacts des dérèglements climatiques, sont largement reconnus. Bérangère Abba, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, annonce le lancement d’un nouveau plan national en faveur de la protection des milieux humides et la liste des 18 zones humides françaises les plus emblématiques. Portant sur la période 2022-2026, ce plan poursuit les efforts engagés et amplifie les actions en faveur de la connaissance, de la protection et de la restauration des milieux humides.
La restauration de l’Auxigny a permis au syndicat intercommunal de la vallée de l’Yèvre (SIVY) de remporter le trophée de l’adaptation au changement climatique Life Artisan. Une reconnaissance pour ce travail destiné à réduire les risques d’inondation et améliorer l’état de la ressource en eau et en biodiversité.
La morphologie de la vallée, l’action des associations et la prise de conscience des élus en matière de défense de l’environnement ont contribué et contribuent à préserver cette rivière.
L’Ouin et certains de ses affluents sont directement concernés par les ambitions de reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques programmées dans le nouveau Programme d'Action 2021 – 2026. Pilotée par l’Etablissement Public de la Sèvre Nantaise, cette première intervention d’envergure, engagée en août 2021, s'est achevée trois mois plus tard sur le secteur des Forgineaux à la Petite-Boissière (79).
Une étude sur 2.000 rivières américaines a prouvé que l'intervention humaine sur les cours d'eau démultipliait le risque d'événements extrêmes, tels que les inondations et sécheresses.
Sous l'autoroute A40, ATMB réaménage le lit de l’Arve avec des seuils facilitant le passage des poissons pour contribuer à la continuité écologique entre Passy et le lac Léman.
Au Salon international de l’Agriculture, du 26 février au 6 mars 2022, à Paris, INRAE fait un focus sur les recherches et l’expertise sur l’eau et sa gestion dans les territoires. L’unité de recherche HYCAR représente le centre INRAE Île-de-France-Jouy-en-Josas – Antony avec des présentations sur le cycle de l’eau, les enjeux de la prévision des crues et différentes animations autour des poissons de nos rivières et des bassins versants français.
D’ici 2050, les États membres devront avoir restauré au moins 70 % des tourbières drainées à des fins agricoles, dont au moins la moitié devra avoir été remise en eau. C’est ce qu’indique la proposition de règlement de la Commission européenne sur la restauration de la nature qui a fait l’objet d’une fuite et a été consultée par EURACTIV.
Lors de fortes pluies, une grande quantité d’eaux usées non traitées est rejetée dans les cours d’eau de l’agglomération clermontoise, dégradant la qualité des rivières. Des travaux sont en cours sur la station d’épuration des 3 Rivières et le réseau d’assainissement du quartier Herbet à Clermont-Ferrand.
Le deuxième volet du sixième rapport du Giec, publié lundi 28 février, décrit les conséquences du réchauffement climatique dans les zones de montagne et plus particulièrement dans les Alpes. Le bilan est plutôt sombre.
Face à l’inefficacité des lois de protection de la biodiversité, au Bénin, l’appel à la religion vaudou permet de défendre les espaces naturels menacés. L’affinité de cette religion avec la nature et le respect qu’elle inspire encore expliquent ce succès, dont l’échelle reste toutefois limitée.
Une dernière étude publiée par le GIP Seine-Aval montre que les eaux de la Seine auront besoin de terrain pour s’étendre. La zone entre le barrage de Poses (Eure) et l’Estuaire (Seine-Maritime), qui comprend donc la Métropole Rouen Normandie et bien d’autres villes, va être exposée à de graves inondations à cause du changement climatique.
Le comité de bassin adopte le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, le Sdage Loire-Bretagne 2022-2027 et donne un avis favorable au programme de mesures élaboré par l'État.
Gérer la ressource en eau de manière durable et équitable à l’échelle territoriale, c’est l’enjeu du partenariat signé ce 1er mars par Philippe MAUGUIN, Président directeur général d’INRAE et Guillaume CHOISY, Directeur général de l’agence de l’eau Adour-Garonne. Face au besoin de préserver, protéger et partager l’eau sur un bassin marqué par les effets du changement climatique, cette convention-cadre a pour objectif de produire des connaissances scientifiques et des expertises au plus près des problématiques de terrain.
Afin de progresser collectivement dans l’application de la séquence ERC en Nouvelle-Aquitaine, la DREAL, l’OFB et la Région Nouvelle-Aquitaine ont confié à l’Agence Régionale de la Biodiversité l’organisation de ce premier séminaire régional ouvert à l’ensemble des acteurs de l’aménagement et de l’environnement (élus, agents de collectivités, entreprises, services de l’État, acteurs fonciers, …).
L’évènement visait à partager des constats sur l’application de la séquence ERC en France et en Nouvelle-Aquitaine, à échanger autour de retours d’expériences et à faire émerger des pistes de travail.
Les vidéos et présentations sont disponibles.
La parution ce jour du deuxième volet du sixième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) apporte de nouvelles données sur les impacts, les vulnérabilités et l’adaptation à la crise climatique, avec une analyse dédiée aux montagnes dont nous retranscrivons ici les grandes lignes.
Qu’est-ce qu’un SAGE ? Quelles en sont les étapes ? Comment sont-ils répartis sur le territoire national ? Depuis 2017, l’Office International de l’Eau (OiEau) propose une infographie sur le sujet, Elle est actualisée chaque année, la version 2022 est en ligne ! Les chiffres clés sur les SAGE et les contrats de milieu ont également été mis à jour sur gesteau.fr avec les données disponibles au 1er janvier 2022.
Une centaine de pays se réunira lundi à Nairobi, au Kenya, pour lancer les pourparlers au sujet d’un traité international sur les plastiques, sources d’importantes pollutions marines et terrestres. Le processus devrait durer deux ans.
Une révolution se profile à l’horizon. Les algues pourraient ouvrir une révolution aussi importante que l'agriculture au néolithique. Premier maillon de la chaîne du vivant, les algues sont un trésor facile à cultiver. Très bonne nouvelle pour la planète.
L’Ouin et certains de ses affluents sont directement concernés par les ambitions de reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques programmées dans le nouveau Programme d'Action 2021 – 2026. Pilotée par l’Etablissement Public de la Sèvre Nantaise, cette première intervention d’envergure, engagée en août 2021, s'est achevée trois mois plus tard sur le secteur des Forgineaux à la Petite-Boissière (79).
Cet appel à projets Trame verte et bleue 2022 a pour objectif de soutenir des projets globaux et multi-partenariaux de préservation et de reconquête de la trame verte et bleue locale sur le territoire du Grand Est.
Plus d'une centaine de personnes ont manifesté ce samedi à Niort et à Poitiers pour protester contre le projet de bassines agricoles prévu en Poitou-Charentes.
Pour financer leurs nouvelles missions sur la biodiversité, il manque 400 millions d’euros aux agences de l’eau, selon le rapport Richard/Jerretie. Ces parlementaires explorent plusieurs pistes pour combler ce trou. Parmi elles, l’affectation d’une partie de la part départementale de la taxe d’aménagement. Une mesure inédite, mais pas incohérente.
Lors de sa réunion du 8 février à l'Ecosite de Mèze, la Commission Locale de l'Eau (CLE) du Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau (SAGE) a interpellé les acteurs du territoire sur les risques liés au tracé de la ligne nouvelle Montpelier-Perpignan concernant la gestion de l'eau du Bassin de Thau.
La webconférence "Renaturer et perméabiliser les villes : jouer sur le levier de la planification" du 30 novembre 2021, organisée dans le cadre des Conférences Techniques Territoriales du Cerema et en partenariat avec le Graie, avait pour objectifs de comprendre les enjeux de la ville perméable et de la renaturation des sols pour mieux les intégrer dans la planification urbaine. Retour sur les interventions et présentations.
Décodage. Si les zones humides ont longtemps été malmenées par l’Homme, leur utilité pour la préservation de la biodiversité et la régulation des crues est aujourd’hui reconsidérée. Le long de l’Arve, 40 zones humides sont désormais identifiées comme des espaces naturels à préserver.
Une propagation des GloFish, des poissons-zèbres fluorescents, en dehors des fermes piscicoles pourrait bien menacer la biodiversité des cours d’eau du Sud-Est brésilien. Un exemple rare d’animal transgénique s’établissant dans la nature, et une source d’inquiétude pour les biologistes.
Un petit article un peu technique sur un point qui pourra prendre de l’importance, surtout si le projet ZoRRO (de réintroduction des zostères marines dans l’étang de Berre) est autorisé à se poursuivre et qu’on doive évaluer sa réussite.
C’est le montant total de la contribution financière des agences de l'eau fixé pour l’année 2022, au profit de l'Office français de la biodiversité (OFB), selon l’arrêté interministériel publié, le 15 février, au Journal officiel.
À l’heure où la consultation publique pour le nouveau projet du Schéma directeur d'aménagement de gestion des eaux (SDAGE) a été initié, le constat de pollution du Maroni s’aggrave à vue d’œil.
Après l'Assemblée nationale le 19 janvier (lire notre article), le Sénat a adopté à son tour à l'unanimité ce 8 février la proposition de loi portée par Patrick Mignola (MoDem) et soutenue par le gouvernement prolongeant jusqu'au 31 décembre 2041 la concession de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) chargée de l'aménagement du fleuve.
La DREAL Occitanie a fait appel au Cerema pour élaborer des outils à destination des collectivités, pour mettre en œuvre des actions efficaces d'adaptation de leur territoire aux enjeux spécifiques du changement climatique en Occitanie. Des documents thématiques et des interviews vidéo d'élus locaux fournissent les clés pour agir sur une série d'enjeux tels que l'eau, les risques, la biodiversité...
Le Fonds mondial pour la nature appelle l’ONU à négocier un traité sur le sujet. Les plastiques à usage unique constituent plus de 60 % de la pollution marine.
A l’occasion de la JMZH 2022, dont le thème est « Agir pour les zones humides, c’est agir pour l’humanité et la nature », FNE Midi-Pyrénées mets le focus sur « les petits cours d’eau qui font les grandes rivières ». C’est par là que tout commence. Par tous ces micros ruisseaux qui se rassemblent pour faire nos rivières. On le surnomme “le chevelu ” et on le trouve en tête de bassin versant, à la source, accompagné de zones humides. Fragile, à peine visible parfois et d’une grande richesse biologique, il est menacé par nos activités : agricoles, forestières, énergétiques, touristiques…et le changement climatique. Découvrez notre bande dessinée et nos vidéos dédiés à ces milieux !
Le Vistre change peu à peu de visage. Des travaux d'aménagement transforment la rivière dans les Costières. Le but est double, se prémunir des inondations en sécurisant les populations et favoriser la biodiversité.
Parce qu’un océan en bonne santé conditionne l’équilibre planétaire et, pour cette raison, le bien-être et la santé des femmes et des hommes, le rôle des sciences océaniques n’a jamais été aussi important pour comprendre la dégradation actuelle du plus grand écosystème mondial et imaginer des solutions. À l’occasion du One Ocean Summit, qui se tient à Brest du 9 au 11 février 2022, scientifiques, acteurs publics et privés et chefs de gouvernement partageront diagnostics et remèdes pour améliorer l’état du « patient ». Convié à la table des débats, l’Ifremer revient sur différentes pistes de recherche prometteuses.
Cela durait depuis 2017. Deux sites de méthanisation gérés par la SAS SALERS BIOGAZ responsables de pollutions à répétition des eaux des ruisseaux et rivières environnants. En cause, des fuites récurrentes de plusieurs centaines de mètres cubes de purin dues à de sévères négligences dans l’exploitation des usines : défauts des aires de stockage, sous-dimensionnement des bassins de rétention, perméabilité des systèmes de sécurité, etc.
Après plus de 25 ans de sensibilisation du grand public et des différents acteurs sur l’importance des Zones Humides, où en est-on ? Dans le cadre du Centre de ressources « milieux humides », l'OiEau vous propose de faire le tour de la question le temps d’une webconférence, le mardi 15 février de 14h à 15h30, avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité.
Ces zones, longtemps associées aux maladies qui s’y propageaient, ont été largement détruites. Pourtant, elles constituent l’écosystème le plus productif sur la planète, selon une étude française.
Une petite enquête sur le bassin de l’Agout, dans le Sud-Ouest, significatif de la nouvelle manière de voir l’eau : pour gérer la variabilité nouvelle de la pluie, il ne s’agit plus - seulement - de faire des gros tuyaux et des grands barrages, mais d’entretenir la tourbe et le petit chevelu de ruisseaux.
Dans le cadre de ce partenariat, 49 actions ont été programmées de 2021 à 2024, pour un montant d’investissements de près de 75 M€ et un appui financier de l’agence de l’eau Rhin-Meuse à hauteur de 28,7 M€. L’objectif est de concilier les projets d’aménagement en prenant en compte l’impact du changement climatique afin de tendre vers une résilience territoriale.
Situées en forêt domaniale de Bonnefoi, les sources de la Loire font face à plusieurs enjeux de conservation. L’Office national des forêts (ONF) a établi en 2019 un plan d’actions ayant pour but de conserver la biodiversité sur ce site fragile, avec le soutien de l’agence de l’eau Loire Bretagne.
Ce contrat porte sur la désimperméablisation des surfaces aménagées (places de parking) des pôles d’échanges multimodaux, l’infiltration des eaux pluviales sans rejet dans le réseau d’assainissement, des travaux sur les quais afin d’assurer leur désimperméalisation et la déconnexion au réseau enterré existant, la récupération et la réutilisation des eaux de toiture des gares.
Un petit robot nommé Bathybot va plonger à plus de 2,5 kilomètres au fond de la Méditerranée, là où plus aucune lumière ne pénètre. Sa mission : inventorier les organismes des abysses, et révéler les mystères de la bioluminescence.
Toujours aussi brûlante, la question du financement des agences de l’eau et de leurs moyens est revenue en débat en séance publique au Sénat le 25 janvier. Si le « plafond mordant » n’est pas remis en cause, en revanche, la baisse des effectifs est stoppée pour 2022.
Lundi 17 janvier les Rennais ont décidé, en accord avec le conseil municipal, de découvrir la Vilaine. Dans les années 1960, à l’époque du « tout automobile », une dalle de béton est venue cacher le fleuve. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de reconnexion des centres-villes à leurs fleuves.
Cette algue « peut avoir un impact préoccupant sur les herbiers de posidonie », essentiels à l’écosystème marin car ils servent de nurserie aux poissons et de barrière contre l’érosion.
Saviez-vous que le saumon atlantique nage dans l'Orne, la grande alose dans l'Aisne et la truite de mer dans le Calvados ? Retour sur l’histoire des poissons migrateurs du bassin de la Seine.
Le 11e programme « Sauvons l’eau » de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse établit les priorités d’interventions sur la période 2019-2024. Afin de tenir compte des 3 premières années de mise en œuvre du programme et notamment de la crise sanitaire et des prochains Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2022-2027 de Rhône-Méditerranée et de Corse, l’agence adapte son programme à mi-parcours tout en conservant l’enveloppe financière de 2,64 milliards d’euros pour 6 ans.
Le Parc naturel régional Périgord Limousin, le syndicat mixte de rivières du bassin de la Dronne et l'établissement public Epidor ont signé ce jeudi 20 janvier une convention de partenariat relative à la gestion des milieux aquatiques et à la prévention des inondations du Bassin de la Haute-Dronne, qui concerne le nord du département de la Dordogne. Ce texte valable valable cinq ans a pour but de coordonner les actions visant à restaurer la continuité écologique et à améliorer la qualité de la ressource en eau.
Vous voulez gérer l’eau sur votre territoire de façon plus durable, plus efficiente et moins coûteuse ? Vous adapter au changement climatique et à la perte de biodiversité en renforçant la capacité de résilience de votre territoire ?
Une mission d'exploration menée sous l'égide de l'Unesco, en partenariat avec le laboratoire français le Criobe, vient de découvrir un vaste champs de coraux situé à plus de 30 mètres de profondeur au large de Tahiti. Ce récif est exceptionnel, par sa taille et son excellent état de conservation.
Les eaux du golfe du Saint-Laurent ont fracassé des records de température en 2021. Un chercheur se dit surpris de voir que la couche intermédiaire froide a connu la température la plus chaude en 40 ans et dit de l’année 2021 que c'est une « année remarquable ».
Cet article se concentre sur la gestion de la rareté de la ressource en eau dans deux métropoles de l'Ouest aride des États-Unis confrontées à une intensification des sécheresses et à un stress hydrique accru. S’appuyant sur un terrain qui fait jouer à l’extrême les problématiques socio-écologiques de la pénurie, ce travail de recherche propose de considérer les villes de Phoenix et de Tucson comme des laboratoires de l’adaptation urbaine au changement climatique, pour explorer les différentes modalités d’adaptation à la rareté de la ressource en eau.
L’agence de l’eau, l’Etat et Durance Verdon Luberon Agglomération ont signé le 13 janvier dernier à Villeneuve un contrat pour une gestion durable des services d’eau potable et d’assainissement et des milieux aquatiques 2021-2023 sur un territoire composé de 25 communes dont Manosque pour ville centre.
L’étang de Berre a perdu beaucoup d’espèces pendant les « années noires » (1970 – 2005). Il va physiquement mieux mais l’amélioration de la biodiversité est lente. Réintroduire des espèces peut accélérer le processus, surtout dans le cas d’espèces dites structurantes, c’est à dire des espèces qui permettent à d’autres espèces, surtout animales, de s’installer. Outre les zostères marines dont le présent blog parle abondamment, les cystoseires dorées, grandes algues brunes, étaient communes dans l’étang de Berre avant 1970 où elles formaient des « forêts ». Est-il possible de reformer ces forêts? Et si oui comment ?
Retour sur la deuxième réunion sur le déploiement de la méthode d’évaluation dans le cadre du Life Marha, le 26 novembre 2021 sous format de Webinaire.
À la suite d’un appel à initiatives de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse pour lequel le SYMCRAU a été retenu afin d’expérimenter un nouveau dispositif de "Paiements pour Services Environnementaux" (PSE) rendus par l'agriculture, 26 exploitations agricoles de la Crau se sont engagées dans la démarche. L’objectif de ce dispositif est de rémunérer les agriculteurs pour leur contribution à la préservation de la qualité de l’eau et de la biodiversité en Crau.
Des travaux d'envergure commencent sur l'étang du Grand Albert, caché dans les bois entre Saint-Jean-de-Bournay et La Côte-Saint-André en Isère. La Ligue pour la Protection des Oiseaux veut le remettre en eau pour en faire une réserve de biodiversité et un lieu de pédagogie.
L’Établissement public Loire conduit un inventaire des zones humides du bassin-versant de la Sioule, dans le but de créer une base de données géoréférencées. Le public est invité à participer, jusqu’au mercredi 2 février prochain.
Dans la région naturelle du Grand Ried en Alsace, de nombreux assecs ont été observés depuis 2015 sur les ruisseaux dits "phréatiques", c’est-à-dire directement alimentés par la nappe rhénane via des résurgences naturelles. Ces ruisseaux sont très sensibles aux variations des niveaux de la nappe lors des sécheresses météorologiques. La Commission locale de l'eau (CLE) du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) Ill Nappe Rhin a souhaité approfondir ses connaissances sur le lien entre piézométrie, prélèvements en eau souterraine et asséchements des rivières.
Les experts sont formels, de nombreuses espèces de poissons menacées d’extinction vont pâtir de la construction de barrages au Laos et dans d’autres régions tropicales.
Sanctuaire des cétacés, golfe natura 2000, bande des 3 milles, la France autorise « L’ENFUMAGE » du milieu marin jusqu’en 2026. Interdits au 1er janvier 2022 dans la bande des 3 milles nautiques, ils seront autorisés en Corse. Vous ne verrez plus ces panaches, les fumées seront lavées à l’eau de mer et le tout rejeté au fond de l’eau avec les polluants, même dans la bande des 3 miles et les zones portuaires interdites de rejets !
Composée de huit rubriques engagées pour un total de 112 pages, notre volonté avec la revue Dérives N° 1 : Les Rivières est de vous inviter à regarder nos rivières selon différentes facettes : scientifique, poétique, narrative... et même gustative ! Ce projet est né d’une envie de partager avec vous tout ce qu’on ne peut pas partager en vidéo, tous les sujets qui nous animent et qui demandent le temps de la réflexion ; toutes les histoires qui ne peuvent prendre vie que sur le papier.
A la demande de FNE Midi-Pyrénées, FNE 65, les Amis de la Terre 32 et la SEPANSO Landes, le tribunal administratif de PAU avait annulé l’autorisation pluriannuelle délivrée au syndicat IRRIGADOUR pour prélever les eaux du bassin de l’Adour amont de 2017 à 2022. La Cour administrative d’appel de BORDEAUX vient de confirmer cette annulation qui prendra effet le 31 mars 2022.
Bien gérées, les eaux pluviales sont une ressource. Le zonage pluvial est l’outil technique et juridique qui permet de favoriser l’infiltration à la parcelle et de réduire les conséquences des eaux de ruissellement.
Cet article rédigé par Muriel Saulais et Bruno Kerloc'h du Cerema a été publié en décembre 2020 dans la revue Techni Cités et présente les leviers d'action à travers la planification pour développer une gestion des eaux pluviales plus respectueuse du cycle de l'eau.
Les poissons d’eau douce comptent 17 000 espèces, soit un quart des vertébrés du globe. Cette grande diversité d’espèces s’accompagne de morphologies extrêmement variées. Une équipe de scientifiques a collecté depuis près de 10 ans des photographies de poissons sur lesquelles ils ont effectué 11 mesures morphologiques pour plus de 8 000 espèces. Cette base de données, représentant à ce jour les informations les plus complètes sur la morphologie des poissons d’eau douce, vient d’être mise en libre accès dans la revue Global Ecology and Biogeography.
L'ensemble des lauréats de l'édition 2021 du concours Capitale française de la Biodiversité ont témoigné de leurs actions autour du thème "Eau & Biodiversité", jeudi 9 décembre 2021. (Re)vivez ces témoignages !
Les outils du spatial, qui ne cessent de progresser, apparaissent aujourd’hui incontournables pour compléter efficacement et à moindre coût les programmes de surveillance des paramètres ciblés par la directive cadre sur l’eau. Plusieurs paramètres peuvent être suivis, comme la température de l’eau, la transparence, la concentration en chlorophylle-a ou le marnage. Cet article propose un aperçu des avancées françaises récentes pour caractériser ces paramètres, à partir de satellites d’intérêts au travers notamment des travaux conduits dans les centres d’expertise scientifique du Pôle national de données et services dédié aux surfaces continentales (THEIA).
Afin d'aider les États membres à réaliser cet objectif de continuité écologique des cours d'eau, elle vient de publier un document d'orientation afin de clarifier les termes et les concepts et de donner quelques conseils. Qu'entend-on par rivières à écoulement libre ? Quels sont les critères pour les classer comme tel ? Comment identifier et hiérarchiser les obstacles ? La Commission livre ses méthodes et approches.
Le Syndicat mixte du bassin Roubion et Jabron entame le décloisonnement du Jabron par le seuil le plus en aval. Un peu plus de 98 000 € de travaux sont nécessaires pour supprimer le seuil Redondon1, soutenus financièrement par l’agence de l’eau et le Département de la Drôme.
À Pont-Péan (Ille-et-Vilaine) coule le Tellé. Le cours d’eau a connu des travaux de réhabilitation visant à sa « restauration écologique ». Ce qui passe notamment par l’apport d’un millier de tonnes de matériaux naturels.
Le 13 décembre a eu lieu la signature de la convention Paiements pour services environnementaux entre l’agence de l’eau et Valence Romans Agglo. Objectif : aider financièrement les agriculteurs du territoire à protéger les écosystèmes sur leur surface agricole.
L’Alliance Méditerranéenne pour les Zones Humides est une coalition de 32 sociétés civiles (non gouvernementales) et d’organisations scientifiques issues de toute la Méditerranée, fonctionnant dans le cadre d’un accord de coopération depuis 2017. Son objectif principal est de contribuer à la protection efficace des zones humides méditerranéennes et à l’utilisation judicieuse de leurs ressources, leurs valeurs et leurs services.
Entre les amphibiens, les reptiles, les chiroptères, les mammifères, les odonates et les oiseaux, la nouvelle vie du Grand-Albert pourrait bénéficier aux 148 espèces patrimoniales recensées au fil des ans dans la pléiade d’étangs du massif des Bonnevaux.
C’est à la fois en direct de Bliiida (Metz), en multiplex avec les sites de chaque lauréat et en streaming que s’est déroulée cette 14ème édition des Trophées de l’eau. 6 actions ont été récompensées et 2 coups de cœur décernés. Un événement qui met en lumière et à l’honneur « l’engagement, le dynamisme et la créativité » des porteurs de projet a tenu à souligner Claude Gaillard, président du Comité de bassin Rhin-Meuse.
En novembre, dans les Deux-Sèvres, des heurts ont éclaté entre agriculteurs et manifestants, paysans et/ou naturalistes, autour d'un projet de construction de "méga-bassine". Leurs défenseurs les jugent utiles à l'irrigation des terres; leurs détracteurs, eux, y voient une accaparation de l'eau …
Depuis mai dernier, le service Eau du Département déploie des sondes de suivi de la thermie sur les cours d’eau stratégiques haut-alpins. L’enjeu ? Mieux comprendre les impacts des changements climatiques sur les milieux aquatiques du territoire.
800 millions d’euros devaient permettre de réduire l’usage des pesticides en France de moitié en 10 ans. Résultat : il a augmenté de 15 %. L’argent est parti dans des projets inefficaces, lorsqu’il n’a pas été tout simplement détourné.
Des arbres sont rongés par les castors depuis 2018 autour des étangs à Andrézieux-Bouthéon. La mairie de la commune signe une convention sur trois ans avec France Nature Environnement Loire. Le but est d'apprendre à faire cohabiter les pêcheurs, familles et castors tout en préservant les arbres.
Pour faire face à une problématique de coulées de boues, la commune d’Erchin, située dans le Douaisis, a mis en place une politique de gestion durable et intégrée des eaux pluviales, en prenant en compte la contrainte rurale et urbaine et en menant une dynamique de concertation approfondie.
Lundi 6 décembre 2021, en conseil communautaire, les élus de la communauté de communes du Serein se sont prononcés, dans une motion, contre une augmentation de la cotisation au syndicat du bassin du Serein.
Quelque 200 photos et autant de commentaires que l’on peut faire défiler à l’horizontale pour découvrir et comprendre d’histoire de la protection des eaux en Suisse de 1800 à nos jours : c’est le très bel outil que l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau (Eawag) met à la disposition de toutes celles et ceux qui s’intéressent un tant soit peu à une gestion durable des ressources naturelles. Cette chronologie inédite met en évidence les connexions entre divers éléments technologiques, sociopolitiques et écologiques, sans oublier les personnages-clés et les institutions qui jalonnent deux siècles d’initiatives prises pour la sauvegarde de ce qui est la principale richesse de ce pays.
Dans le cadre de son plan pour aménager les bords de Seine, le département des Hauts-de-Seine est à la recherche de projets pour investir celles de Sèvres dès l'été 2022.
Du 15 novembre 2021 au 15 février 2022, l’agence de l'eau Loire-Bretagne lance un appel à projets pour l’accompagnement des plans nationaux d’actions en faveur des espèces menacées inféodées aux milieux aquatiques et humides.
L'association France nature environnement (FNE) a attaqué en justice les arrêtés préfectoraux fixant les débits minimums à laisser dans la Têt entre Vinça et Ille, où plusieurs canaux d'irrigation majeurs naissent de dérivations de la rivière. FNE estime que ces débits, bien inférieurs à ceux préconisés sur le secteur par l'Agence de l'eau, ne suffisent pas pour permettre aux milieux aquatiques de bien fonctionner (reproduction des poissons, etc.). La Chambre d'agriculture assure que si. Et prédit une "catastrophe" pour les canaux, ainsi que pour les maraîchers et arboriculteurs qui en dépendent, en cas de victoire de l'association.
Un reportage de Giv Anquetil le long de la Loire : 500 kilomètres de Dampierre à l’estuaire, à la rencontre de celles et ceux qui la défendent. Au point que certains veulent lui voir reconnaître des droits, une personnalité juridique et même un Parlement.
L’idée de l’architecte “écologiste” Damien Vieillevigne : à la faveur d’une restauration fluviale, réinvestir quelque dix hectares de rives de ce fleuve côtier emblématique pour les réinventer en écosystèmes vertueux avec des centaines d’arbres et des milliers de plantes. Une idée à l’encan, en quelque sorte !
Lancé en 2012, ce dispositif permet d’enrichir la biodiversité dans les exploitations agricoles. Il a notamment permis à de nombreux vignerons de connaître et de développer la faune et la flore abrités dans leurs parcelles, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de l’eau.
Quels sont les effets des opérations de restauration hydromorphologique sur les milieux ? Comment les évalue-t-on ? Des études scientifiques et techniques, et des projets de recherche menés au niveau européen ont investigué ces questions. Cette journée a permis de partager les résultats de ces travaux avec l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des milieux aquatiques. Les supports des interventions sont disponibles.
L’appel à initiatives « J’ai un projet pour le Rhin » a pour objectif d’encourager les projets renforçant les liens entre le fleuve et les citoyens, qu’ils soient portés par des associations, des collectivités locales, des entreprises, mais aussi des particuliers (seuls ou en collectif) et contribuant à valoriser le patrimoine naturel que constitue l’ensemble de l’écosystème rhénan.
Qu’est-ce qu’un bassin versant, Qu’est-ce qu’un cours d’eau ? Comment fonctionne-t-il ? Comment le caractériser ? Après un article sur les organismes gestionnaires de l’eau en France (voir ici) relativement indigeste même pour ses auteurs, nous revenons dans une partie plus didactique de notre série « Connaître, comprendre et gérer ».
Le Parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate / Parcu naturale marinu di u Capicorsu è di l’Agriate lance un nouvel appel à projets, Fulasca II (« posidonie » en langue corse) pour soutenir financièrement le développement d’étude de faisabilité pour la mise en place de bouées destinées à accueillir les grandes unités de plaisance. Ces études devront être menées sur des zones de fréquentation de la grande plaisance.
Le premier appel à projets ouvert en 2020 a permis de sélectionner 8 projets portant sur les rivières de la Durance, des Sorgues, du Calavon, de la Môle et de la Roubine du Lavoir. Au total, 22 440 arbres seront plantés sur 9 000 mètres linéaires de berges, permettant de renaturer 16 ha de milieux.
Début 2022, le syndicat du bassin de l’Oudon va créer une zone humide et deux mares dans l’ancien étang du parc des Hunaudières, à Saint-Saturnin-du-Limet (Mayenne).
Si le recul de la biodiversité préoccupe les chercheurs de l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau (Eawag), c’est parce que les espèces les plus menacées sont précisément celles qui vivent dans des milieux aquatiques ou à proximité. Qu’il s’agisse, entre autres, d’inventorier des espèces de poissons, de promouvoir la revitalisation des cours d’eau ou d’innover en matière de gestion des eaux urbaines, la plupart des départements de l’Institut ont inscrit la thématique de la biodiversité dans leurs programmes de recherche, ce qui implique aussi une approche interdisciplinaire. La newsletter spéciale de l’Eawag, datée de novembre 2021, propose une série d’articles dédiés à la biodiversité aquatique. On trouvera ici une brève présentation de quelques-uns de ses champs de recherche décrits dans cette newsletter.
La Pernaz/Tréfond est une rivière emblématique du département de l’Ain, accueillant une biodiversité très riche, à préserver. Depuis 2016, elle fait partie des sites Espaces Naturels Sensibles de l’Ain et a reçu la dénomination de Site Rivières Sauvages à la fin de l’année 2019. A ce titre, plusieurs structures se sont rassemblées autour d’un programme d’actions visant à la restaurer et la préserver. L’objectif étant de faire connaitre ce milieu aux habitants pour qu’ils puissent mieux se l’approprier tout en le préservant des menaces éventuelles.
À mi-chemin entre Saint-Flour et les Monts du Cantal, la narse de Nouvialle, vaste zone humide et havre de biodiversité, est convoitée par deux multinationales souhaitant y ouvrir des carrières de diatomite. Mais ce projet destructeur suscite une vive opposition de la part de la population, bien décidée à protéger son territoire.
Les Trophées de l'eau sont une initiative de l’agence de l’eau Rhin-Meuse, pour valoriser toutes celles et ceux qui à une échelle locale oeuvrent pour la préservation des ressources en eau. C'est à vous de départager les 6 lauréats. VOTEZ !
Alors que son exportation est interdite hors Union européenne, l’alevin d’anguille, en danger d’extinction, est l’objet d’un intense braconnage à destination de l’Asie. Selon les autorités, le mode opératoire du trafic ressemble de plus en plus à celui de la drogue.
Lauréat depuis juillet 2021, CORILAG a été sélectionné comme projet pilote dans le cadre de l’appel à propositions DEFI-CLE OCCITANIE BiodivOc. Il vise à comprendre comment la biodiversité dans le continuum des cours d’eau intermittents jusqu’aux lagunes côtières évolue sous l’effet des changements naturels (variation hydrologique) et anthropiques (flux de nutriments et polluants persistants) et comment cette biodiversité participe au maintien de l’équilibre fonctionnel. L’approche est centrée sur les communautés benthiques du biofilm (phototrophes et méiofaune) et la macrofaune pour évaluer les transferts de matière dans le réseau trophique de ces écosystèmes.
Non, la zone de répartition des eaux n'est pas la solution pour sauver le débit de la Têt. C'est la réponse ce jeudi matin de Pierre Parrat au projet de l'État. Le président du syndicat mixte du bassin versant de la Têt est revenu sur ce projet qui va limiter l'usage de l'eau.
Inquiétés par le risque d'inondations, Ducey-Les-Chéris et une dizaine de particuliers réclament l'annulation du permis de démolir le barrage du Sud-Manche.
Dans le cadre du projet LIFE intégré Marha, l’Office français de la biodiversité (OFB) lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) afin d’identifier des partenaires pour la mise en œuvre de projets, entrant dans le périmètre de la recherche et développement. Les projets devront développer et mettre en œuvre des techniques innovantes et efficaces de restauration des habitats marins au sein de zones spéciales de conservation Natura 2000 en Manche, Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée.
Face au changement climatique, menaçant l’équilibre des milieux aquatique côtiers, il est de plus en plus nécessaire de disposer d’outils de diagnostic pour évaluer l’état du fonctionnement écologique de ces milieux. Ces boites à outils spécifiques, que le projet BIOMIC vise à renforcer sur le compartiment microbien des sédiments et le fonctionnement trophique de la masse d’eau, apporteront une aide pour la prise de décision dans la protection et la gestion des zones côtières et de la préservation de leur biodiversité.
La Ville de La Roche-sur-Yon devient la dixième Capitale française de la biodiversité. Son action de restauration et de protection des cours d’eau et des zones humides a notamment été soulignée.
Il y a déjà plusieurs mois, nous avons vu les modifications que l’hydroélectricité avait amené à nos rivières et les effets sur la pratique de la pêche (ici). Je vous propose aujourd’hui de regarder cela avec les yeux de nos truites et autres ombres ou saumons. Comme toujours mon propos s’appuiera au maximum sur des données et des analyses publiées dans la littérature scientifique.
Autour de 50 de ses bassins de rétention des eaux pluviales, Orléans Métropole a mis en place différentes pratiques d’entretien raisonné afin d’en étudier l’impact sur la qualité et la richesse de la biodiversité.
Ça fait un peu western, mais c’est une constante de la dérive des espèces animales et végétales de l’est vers l’ouest via toutes les possibilités de déplacements.
Il y a deux semaines, le collectif SOS Loue et Rivières comtoises a dénoncé des rejets de la fromagerie de Noirefontaine, Les Fruitières du Lomont, dans le ruisseau de la Cude. Les services de l’État, en concertation avec la police de l’eau, ont engagé une mise en demeure.
Dans le cadre de son appel à initiatives pour expérimenter la mise en place de paiements pour services environnementaux (PSE), l’agence de l’eau a sélectionné 21 projets portés par des collectivités qui ont ensuite mobilisé les exploitations agricoles de leur territoire. Aujourd’hui, ce sont 754 agriculteurs qui s’engagent pour un montant total d’aides de plus de 40 millions d’euros sur 5 ans, financé à 100 % par l’agence de l’eau.
Mardi, l’agence de l’eau Loire - Bretagne a décerné l’un de ses sept trophées, au niveau national, au syndicat mixte d’aménagement de la Vienne pour ses actions sur la rivière de la Gorre et la suppression de deux seuils.
Pour la 5ème année consécutive l’Association LOGRAMI réitère ses journées de restitution technique des résultats des suivis biologiques sur les poissons migrateurs amphihalins du bassin de la Loire. Ces demi-journées ouvertes à tous les acteurs de la gestion de l’eau et de la biodiversité (administrations, fédérations de pêche, syndicats, communautés de communes, associations…) permettront de présenter une grande partie des suivis réalisés avec un focus territorial en fonction de la localisation.
Dans quelques jours, seront entamés les travaux d’une cinquième retenue collinaire dans le bois de la Colombière, un corridor écologique majeur de la municipalité de La Clusaz. Maquillé en projet ayant pour mission de fournir à moyen terme de l’eau potable, la réalité est plus prosaïque : alimenter les canons à neige de la station de ski. Entretien avec les associations FNE Haute-Savoie, le Collectif Fier Aravis, de La Nouvelle Montagne et de Sauvons Beauregard, qui se battent contre ce projet.
Face à l'imperméabilisation croissante des sols liée à l'étalement urbain, la renaturation ou le rétablissement des fonctions de certaines parcelles sont un enjeu important dans les villes. Pour identifier le potentiel de renaturation des sols à Paris, la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports (DRIEAT) a fait appel au Cerema qui a défini une méthodologie permettant de hiérarchiser les espaces à renaturer en priorité.
Autrefois complètement chassé du département, le castor fait son retour dans les rivières mayennaises autour de Laval ! Quatre rongeurs ont été identifiés. Cette espèce emblématique d'une biodiversité de qualité reste sensible en 2021.
Sous l’effet du réchauffement climatique et de la fonte des glaciers himalayens, ce territoire du nord-est du pays, qui était considéré comme la plus grande île fluviale habitée au monde, voit ses côtes rongées par le Brahmapoutre.
Retour sur le Colloque Eau-Aménagement et Urbanisme de l'ANEB avec ces deux exemples de l'EPTB Pays de St Brieuc et de l'EPTB Adour sur la prise en compte des Zones Humides dans la planification urbaine.
Une étude publiée jeudi révèle que le phénomène, dû à la hausse de la température de la mer, épargne seulement une infime partie du plus vaste ensemble corallien du monde.
Six actions sont en lice. Elles ont été désignées par le jury de l’agence de l’eau Rhin-Meuse comme actions ayant valeur d’exemple, reproductibles et climat’eau compatibles ! C’est maintenant aux internautes de voter…
Le groupe breton Mytilimer s'apprête à implanter un élevage intensif de truites à proximité du port du Tinduff à Plougastel-Daoulas (Finistère). Un collectif de riverains et de plaisanciers s'inquiète des conséquences, notamment pour l'environnement et la biodiversité marine.
La Petite Saône, peupleraie abandonnée et coincée entre le camping et les premières habitations de la ville de Trévoux au nord de la métropole de Lyon, vient d'être restaurée pour en faire un nouvel espace naturel au cœur de la ville, dédié à la contemplation, à la promenade et à la pédagogie. La renouée du Japon et d’autres expèces exotiques envahissantes commençaient à envahir l’espace.
Cours d’eau, friches, prairies... Très demandée, la restauration d’espaces dégradés n’en est pourtant qu’à ses balbutiements. Par manque de moyens, de volonté politique ou de débat public, la renaturation peine à se développer.
Depuis l'annonce de sa vente sur Le Bon Coin, l'étang de Bouzaire suscite curiosité et passion bien au-delà de Guérande. Une pétition atteint les 5 000 signatures, provenant du hameau de Bouzaire voire du Québec !
Des données inquiétantes sur la pollution d'un lac et de nappes phréatiques près de Rouen ont été révélées par la presse. Pourtant, la préfecture conteste toute pollution et la société Lubrizol tout lien avec ses installations.
L’enquête publique s’est terminée le 10 juillet, l’arrêté préfectoral, lui, a été pris le 25 juillet, en plein été. Sans surprise, aucune des recommandations des associations de protection de l’environnement n’a été prise en considération. C’est pourquoi le collectif SOS Loue et Rivières Comtoises a déposé, en commun avec ANPER-TOS et FNE Bourgogne Franche-Comté, un recours gracieux d’une soixantaine de pages, auprès du préfet coordonateur de bassin demandant l’annulé de cet arrêté qui ne prend absolument pas en compte la réalité de l’eutrophisation des rivières comtoises.
Alors que les barrages à poissons de l'étang de Salses-Leucate étaient amenés à disparaître en 2021, ces derniers vont finalement être réinstallés. Un sujet brûlant et clivant.
Si les sylviculteurs se réjouissent de la concertation publique sur le projet de forage d'eau potable dans le Sud Médoc, le bras de fer avec Bordeaux Métropole n'est pas fini.
Dispositif unique en Ile-de-France, le Plan Départemental de l'Eau (PDE), qui connaît actuellement sa 3ème édition (2017-2024), constitue l'indispensable matrice et feuille de route partagée entre les partenaires de l’eau en Seine-et-Marne. Les partenaires et signataires de ce 3eme PDE se sont réunis le 29 septembre 2021 à l’Hôtel du Département en présence du président du Département, Jean-Francois Parigi, et du préfet, Lionel Beffre. Cette rencontre a permis de faire un bilan des projets menés en 2020 et d’échanger sur la mise en œuvre d’actions, afin de dynamiser le Plan pour les 3 prochaines années.
Le fleuve le plus puissant de France sert à la fois à produire de l'électricité verte, refroidir les centrales nucléaires, à l'irrigation, à la navigation ou encore à l'eau potable. Mais y aura-t-il assez d'eau pour servir tout le monde dans quelques décennies ?
Co-financé par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) au sein de son Centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab) et par le centre d’analyse et de synthèse John Wesley Powell de l’U.S. Geological Survey, le projet de recherche Geisha a permis de réunir une équipe de 39 scientifiques de 20 pays différents pour mettre en commun leurs données et ainsi étudier les effets des tempêtes sur le phytoplancton des lacs et les caractéristiques de leur habitat tels que la température, les nutriments et la lumière.
Face au déclin de la biodiversité, certains ont pris les choses en main : ils restaurent des espaces dégradés. Cette discipline, qui permet de « renaturer » des zones, soulève cependant nombre de questions. Peut-on réparer sans remodeler à son image ? Le réensauvagement, en laissant faire la nature, n’est-il pas une meilleure solution ?
Le mardi 26 octobre 2021 à la salle polyvalente de Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire), les partenaires du contrat territorial pour la Loire et ses annexes et les acteurs du territoire ligérien ont célébré le démarrage opérationnel du programme de rééquilibrage du lit de la Loire entre Les Ponts-de-Cé et Nantes et ont signé le nouveau contrat territorial pour la Loire et ses annexes de Montsoreau à Nantes.
Restaurer les écosystèmes dégradés est l’un des défis pour l’avenir, selon l’ONU. Des projets ambitieux, tant humainement que financièrement, mais nécessaires pour rendre à la nature son territoire. La preuve à Sarcelles, Marseille et sur le Rhône.
L’Ineris, en collaboration avec l’Office français de la biodiversité (OFB), publie les résultats de deux exercices de surveillance prospective nationale de contaminants chimiques dans l’eau, réalisés avec le concours des agences de l’eau. Ces exercices concernent des substances surveillées réglementairement et des substances d’intérêt émergent.
Les paysages des rives de la Seine en Essonne, de Vigneux à Morsang-sur-Seine et d’Athis-Mons au Coudray-Montceaux, sont remarquables. A ce titre, 3 460 ha sont protégés dans le cadre du "site inscrit des rives de Seine" . Pour autant, une telle protection n’empêche pas les sites de changer, voir de se détériorer. Pour voir quel est l’état actuel du site inscrit, la DRIEAT a lancé en 2018 une étude-bilan sur l’avenir de ce site, associant notamment le conseil départemental, les communautés d’agglomération Val d’Yerres Val de Seine et Grand Paris Sud, l’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre, le CAUE et les services de l’État (UDAP, DDT, DRIEAT). Cette étude terminée, elle a été présentée aux élus, le 30 juin dernier, lors d’une réunion co-organisée par le CAUE91 et la DRIEAT. Les interventions et les échanges ont été animés et fructueux. Un livret de synthèse rassemble les réflexions communes et orientations collectives qui ont été élaborées lors de cet événement.
La rivière de la Souffel est dans un état écologique catastrophique. Les pots d’échappement et les agriculteurs y rejettent notamment des molécules toxiques. Et tous les ruisseaux qui se jettent dedans sont pollués pour les mêmes raisons. Ils prennent leur source dans une zone très agricole, aux alentours de Strasbourg. Des ruisseaux qui communiquent avec la nappe phréatique… Conséquence : des puits de captage d’eau potable pourraient voir leur seuil de potabilité dépassés sur le long terme. Reportage.
Le fleuve de la Moulouya n’atteint plus la mer Méditerranée. Les défenseurs de l’environnement alertent sur cette catastrophe écologique, pointant du doigt les autorisations pour la construction de stations de pompage sur l’oued délivrées par l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya. Cette dernière assure que ce dessèchement est principalement dû à la diminution des précipitations au cours des trois dernières années.
Aujourd'hui, La Terre au Carré embarque sur le lac de Retournemer et sur la tourbière acide de Lispach, guidée par Pierre-Olivier Lausecker, Mathilde Esselin et Thibault Hingray.
Ce lundi 25 octobre, Bérangère Abba, secrétaire d'État à la Biodiversité, a lancé une mission visant à identifier, d'ici à la fin de 2021, « des sites d'intérêt national susceptibles » d'accueillir un douzième parc national consacré aux zones humides.
Le projet inédit du ministère de la Défense nationale de retirer des milliers d’obus du fond du lac Saint-Pierre pourrait provoquer la mort d’un million de poissons, en plus d’avoir des conséquences sur plusieurs espèces d’oiseaux. Le ministère fédéral, qui a utilisé le plan d’eau comme site de test de projectiles pendant plusieurs décennies, affirme toutefois que toutes les mesures seront prises pour réduire les effets des détonations prévues de plus de 1700 obus.
L’Écrevisse à pinces bleues, Faxonius virilis (Hagen, 1870) a été découverte, fin août 2021, dans un petit plan d’eau communal du département de l’Yonne (89). Cette espèce d’origine nord-américaine était connue en Europe uniquement au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Les services de l’État et de l’Office français de la biodiversité (OFB) vont mener rapidement une réflexion pour établir un plan d’intervention.
Le rendez-vous voulu par le chef de l’Etat pour répondre aux effets du réchauffement climatique sur l’agriculture a fait part de ses premières réflexions, malgré le boycottage de FNE et de la Confédération paysanne, entre autres.
L’Institut national de l’environnement industriel et des risques et l’Office français de la biodiversité ont évalué les concentrations de 141 contaminants organiques sur 1 600 sites de rivières françaises entre 2016 et 2018.
La DREAL Grand Est a organisé les 30 septembre et 1er octobre 2021 un séminaire sur l’application de la séquence éviter, réduire et compenser (ERC) dans les programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI). Destiné prioritairement aux collectivités territoriales animatrices de stratégies locales de gestion du risque d’inondation (SLGRI) et/ou porteuses de PAPI, cet événement en distanciel a réuni plus de 60 participants répartis sur deux demi-journées : collectivités, services et opérateurs de l’État. Les vidéos et les présentations sont disponibles.
Les pêcheurs ne sont pas les seuls responsables des dégâts faits aux océans. Dans « L’imposture océanique », la journaliste Catherine Le Gall révèle le rôle de fondations philanthropiques et des ONG promarché défendant l’« économie bleue », autre nom de l’appropriation capitaliste des océans.
L'influence de l'éolien en mer en termes de biodiversité, mais aussi de séquestration de carbone, a été quantifiée. En juin dernier, des chercheurs belges et néerlandais ont publié deux études complémentaires à ce sujet dans la revue Frontiers in Marine Science. Ces travaux s'appuient sur treize ans de suivi de l'écosystème marin de la première zone belge d'éolien offshore, inaugurée en mer du nord avec l'installation, dès 2008, du parc C-Power.
La Fédération de Pêche du Rhône s’est portée maitre d’ouvrage pour réaliser les travaux d’effacement de la retenue de Colume sur la commune de Tupins et Semons (69), avec l’accord du propriétaire. Ces travaux d’ampleur ont été inaugurés le 30 septembre 2021.
Le collectif écologiste angevin juge « encourageant » le fait que les élus d’Angers Loire Métropole aient décidé « d’épargner » 35 hectares de zones humides initialement « aménageables ».
Premier réseau de collecte des excreta humains en ville, la Fumainerie permet à des Bordelais d’utiliser des toilettes sèches. Ce modèle réduit les nuisances environnementales et pourrait bénéficier à l’agriculture, mais sa généralisation se heurte à des freins culturels, techniques et économiques.
Malgré une protection constitutionnelle, la qualité des marais suisses continue de se dégrader. Les succès de la renaturation se font toutefois lentement sentir. La semaine dernière, des experts de la recherche et de la pratique ont débattu des derniers développements et des mesures efficaces lors d'une conférence à l'Institut fédéral de recherche sur les forêts, la neige et le paysage WSL.
L'annonce fait grand bruit dans la campagne guérandaise ainsi qu'en mairie et dans la communauté d'agglomération. L'Etat met en vente sur le Bon Coin l'étang de Bouzaire. Les habitants du village découvrent que les collectivités locales n'ont pas préempté cette zone humide et s'inquiètent.
Réouverture de la rivière et reprofilage des galeries souterraines. C’est le plan de Morlaix communauté pour régler le problème des inondations dans la cité du viaduc. Un chantier colossal.
Le SMIGIBA est porteur du Programme d’Actions de Prévention des Inondations (ou PAPI) d’intention depuis juillet 2017. Celui-ci prévoit une multitude d’actions afin de mieux connaitre les aléas et les enjeux liés au cours d’eau, d’améliorer la gestion des crues, de sensibiliser sur les risques d’inondations et de crues torrentielles, de gérer les écoulements et les protections et enfin de définir la vulnérabilité. Ce dernier point prévoit, entre autres, de diagnostiquer la fragilité des écosystèmes et/ou des espèces face à des perturbations qui pourraient être causées par un projet, des travaux, une catastrophe naturelle, etc., le long des cours d’eau gérés par le syndicat. C’est la vulnérabilité environnementale. Mais comment faire ? Éléments de réponse avec Adeline Bizart, la géomaticienne du SMIGIBA.
Cette page rassemble des ressources sur la restauration de la continuité écologique longitudinale des rivières. Vous y trouverez des réponses à des questions fréquemment posées, des outils d'aide au choix des solutions pour réduire les impacts des ouvrages transversaux ou pour restaurer la continuité. Y sont également présentés des retours d'expériences de travaux réalisés et des exemples d'approches, en France et ailleurs en Europe.
Un vaste chantier de démolition des murets qui rendaient le cours d’eau navigable au 19e siècle va permettre au plus long fleuve de France de retrouver son cours naturel. La biodiversité du milieu fluvial en sera renforcée.
Pour son projet de fin d'études, la Malouine Alice Chanu-Dulon, 27 ans, a écrit un rapport sur la submersion marine dans la cité corsaire. Un enjeu majeur, trop éludé selon elle.
Il prévoit la création d’un ensemble de 14 puits répartis sur 2 ha environ, dans les communes de Saumos et Le Temple, au cœur du Médoc. Les 14 forages et la station de pompage de « champ captant » permettront de prélever 10 millions de mètres cubes d’eau par an dans la nappe de l’Oligocène, qui est excédentaire sur le littoral. Cette concertation se tiendra du 26 octobre 2021, 9h au 8 décembre 2021, 17h.
Depuis le 29 septembre, les poissons migrateurs peuvent librement franchir le barrage de Poutès situé dans la vallée du Haut-Allier et ainsi rejoindre leurs frayères pour la période de reproduction.
« Accaparement de l’eau » pour les uns, « gestion intelligente de la ressource » pour les autres : un projet de construction de méga-bassines agricoles dans le Poitou-Charentes divise les esprits et va jusqu’à « préoccuper » la Commission européenne. Décryptage.
Les inspecteurs de l’environnement de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) mènent actuellement des opérations de pêche électrique, dans les cours d'eau du littoral du Pas-de-Calais. Une mission pour recenser les espèces présentes, principales indicateurs de la qualité de l'eau. Explications.
Un projet de remise en état naturel de la rivière Dordogne a débuté au mois d'août. Sur 280 km, la rivière malmenée par les activités humaines doit retrouver son état d'origine et permettre un retour de la faune et de la flore sauvages. 6 ans de travaux en 30 chantiers sur 4 départements.
Par souci écologique, une étude va être lancée pour inventorier et analyser les points de rupture de l’écoulement des eaux, au niveau des rivières. Elle associera les riverains et propriétaires de moulins.
L’Office de l’Environnement de la Corse dans le cadre des actions menées au titre de l’Observatoire Régional des Zones Humides de Corse (ORZHC) et du Pôle-relais Lagunes Méditerranéennes (PRLM) a organisé le 24 septembre dernier sa première plateforme « Réglementation ». Ces moments de partage entre les différents acteurs œuvrant sur les zones humides nous semblent important à mettre à place et à pérenniser afin, entre autres, (i) de monter des projets conjoints, (ii) de faire remonter des besoins et (iii) de fédérer du lien entre les acteurs. Dans ce cadre, plusieurs espaces d’échanges plus opérationnels ont été créés (dont les plateformes « Recherche-Gestion » et « Réglementation »).
Le Canal des Landes est dit aussi Le Canal de Cazaux. Il relie le lac de Cazaux-Parentis au bassin d’Arcachon. Il traverse les communes de La Teste de Buch et Gujan-Mestras.
Le Cerema mène une démarche innovante autour des solutions fondées sur la nature et de leur impact sur les territoires, à travers une convention de recherche et de développement avec trois bassins versants. Grace au regard des citoyens, cette démarche permet d'objectiver l'impact des actions menées localement autour de la qualité des cours d'eau et de leur environnement.
Des pluies inédites...et des torrents de déchets. Les habitants de Marseille auront eu droit à la double peine ce lundi 4 octobre à leur réveil. L’épisode pluvieux inédit “depuis vingt ans” selon le maire Benoît Payan, s’est déroulé après une semaine de grève des éboueurs.
La planète a perdu 14 % de ses coraux entre 2009 et 2018, selon une vaste analyse menée par un réseau de 300 chercheurs. Un recul qui menace la vie marine. En cause, principalement, le changement climatique.
L’acidification des océans est la grande oubliée des conséquences du changement climatique. Ou du moins, l’une des conséquences les moins médiatisées. En effet, les ouragans, canicules, sécheresses ou inondations font plus facilement les unes des journaux, avec des images spectaculaires et les morts humaines. Même les climatosceptiques n’ont pas inventé de controverse sur l’acidification des océans, c’est dire le trop peu d’attention que nous lui accordons !
Le coordinateur du plan Eau Outre-Mer a fait appel au Cerema pour proposer une démarche globale visant à améliorer la résilience des services d’eau potable et d’assainissement dans les cinq département et régions d'Outre-Mer (DROM) et à Saint Martin. En appui de l'Office français de la biodiversité (OFB), des Ministères des Outre-Mer et de la Transition écologique, il s’agit d’aider les maîtres d’ouvrages et/ou maîtres d’œuvre à rénover le réseau existant, en optimisant son utilisation et sa qualité, en cas de perturbations. La démarche proposée consiste à déterminer les mesures à prendre en compte pour réduire la vulnérabilité des services face aux risques naturels (climatiques et telluriques).
Les opérations de restauration de la continuité hydrologique du fleuve Sélune devraient reprendre en 2022. « Du fait des retards pris durant la crise sanitaire, un report de la vidange du barrage de la Roche-Qui-Boit, initialement prévue au printemps 2021, s'est avéré nécessaire, a indiqué le ministère de la Transition écologique. Pour limiter les risques à l'aval, notamment en cas de crues, l'Office français de la biodiversité a recommandé au ministère de la Transition écologique et à EDF de ne pas réaliser ces travaux avant le printemps 2022 ».
Dans le contexte actuel de changement climatique, la demande sociale d’agir au plus vite est en augmentation constante. Les démarches participatives associant les citoyens peuvent être une réponse, notamment sur les enjeux de l'eau. Convaincue que la participation citoyenne peut être un puissant moteur pour l’élaboration et la mise en oeuvre de politiques et de projets ambitieux pour l’eau et les milieux aquatiques, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse lance un deuxième appel à projets pour inciter les collectivités à tester des actions citoyennes et à animer des débats avec le grand public sur les enjeux de l’eau pour leur territoire.
Mercredi 22 septembre s’est tenue une « Journée d’action contre les méga-bassines de Niort ». Ces réserves de substitution pour l’irrigation agricole servent à stocker l’eau pompée dans les nappes souterraines, principalement en saison hivernale. Le but est d’avoir à disposition un stock d’eau pour l’été, quand les restrictions liées aux sécheresses compliquent l’irrigation des cultures. On compte 41 projets de bassines dans la Vienne et 16 dans les Deux-Sèvres. Pour avoir accès à cette eau, les agriculteurs doivent participer financièrement aux chantiers en devenant adhérents d’une société coopérative anonyme de l’eau. Se pose ainsi la question de l’accaparement de la ressource, mais également de l’impact environnemental de telles retenues. Entretien avec Florence Habets, hydrogéologue et directrice de recherche au CNRS. Elle tenait une conférence aux Roches-Prémaries (86) sur le sujet la veille de la mobilisation.
GE-MA-PI, acronyme pour « gestion des milieux aquatiques et protection des inondations ». Trois petites syllabes qui ont fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, la majorité des structures sont bien en place. Mais des recrutements sont toujours en cours.
L'Unesco, a déclaré la région de Mura-Drava-Danube première réserve de biosphère au monde. Elle s'étend sur pas moins de cinq pays, à savoir l'Autriche, la Slovénie, la Croatie, la Hongrie et la Serbie.
Dans le Marais audomarois, les propriétaires d’un terrain sont lourdement condamnés par la justice, pour avoir creusé illégalement des mares de chasse en pleine zone humide protégée. Un préjudice à la biodiversité irréparable, souligne le Parc naturel des Caps et Marais d'Opale.
Le Cerema et IdealCO ont organisé un webinaire sur la gestion de l'eau en ville en développant les espaces de nature. Il a permis de présenter les résultats du projet de recherche Gestion Intégrée de l'Eau en Milieu Urbain (GIEMU) sur les aménagements intégrant le cycle de l'eau en s'appuyant sur les services écosystémiques rendus par la nature, ainsi que la démarche de Toulouse métropole pour développer les solutions alternatives de gestion des eaux pluviales, et enfin les évolutions du projet de recherche SESAME pour sélectionner les espèces d'arbres et arbustes à planter en ville.
Accompagnés de tracteurs ou de moutons, des centaines d’agriculteurs ont dénoncé le 22 septembre le chantier de la première des seize « mégabassines » prévues dans le Marais poitevin (Deux-Sèvres). Ces réserves d’eau, selon eux, ne bénéficieront qu’à l’agriculture intensive et mettront en péril une ressource déjà raréfiée par le changement climatique.
Annoncé par Bérangère Abba, secrétaire d'État chargée de la Biodiversité en mars dernier, les médiateurs qui accompagneront l'élaboration du projet de territoire du bassin versant du Tescou sont désormais connus : il s'agit de Claude Gitton, membre du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), et d'Alain Joly, membre du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER).
L’association Bretagne Vivante, en partenariat avec le syndicat mixte EDENN et la mairie de Saint Herblain, organise une conférence sur les mammifères semi-aquatiques de la Loire Atlantique : loutre d’Europe, mais aussi castor d’Eurasie, campagnol amphibie, … Elle se tiendra le mardi 14 décembre 2021 de 20h15 à 22h00, à la la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland – Saint Herblain.
Une matière visqueuse pullule depuis des années dans les eaux du Pays basque : le liga, une « boue » notamment due à l’excès d’azote et de phosphate dans les eaux, qui colmate les filets des pêcheurs. Alors que la situation s’enlise, pêcheurs et collectifs ont porté plainte.
C’est une première, l’agence de l’eau Rhin-Meuse lance un appel à projets en direction des bailleurs sociaux. Véritables acteurs clé de la ville perméable et durable, leurs opérations d’aménagement constituent des opportunités pour une autre gestion de l’eau.
Production d'eau potable, assainissement, entretien des milieux aquatiques... Le plan Neptune 6, signé avec l'agence de l'eau Loire-Bretagne donne à la Métropole des moyens pour agir afin de préserver la ressource.
Dans le cadre des travaux de suivi des opérations de curage de la retenue de Saint Lazare par Électricité de France, l’Université d’Aix Marseille est chargée de suivre l’évolution de la population d’aprons du Rhône sur le Buëch aval. Retour sur une journée de pêche électrique avec Rémi Chappaz, ichtyologue à l’université d’Aix Marseille (AMU).
Les zones humides : un enjeu environnemental pour la biodiversité mais pas que ! Qu'est-ce qu'une zone humide ? Comment fonctionne-t-elle ? Les éclairages de Damien Avril, botaniste, chargé de mission biodiversité à la SEPANT.
Il y a environ cinq ans, des scientifiques ont découvert dans le bassin du Congo une immense étendue de tourbières bien plus vaste que prévu. Au total, 30 milliards de tonnes de carbone furent cartographiées, confirmant le rôle de premier plan joué par la région dans l’atténuation du changement climatique. La tourbe recouvre un peu plus de 4 pour cent de la surface boisée du bassin et s’étire sur la République du Congo et la République démocratique du Congo. Pour mieux saisir l’ordre de grandeur, elle séquestre l’équivalent du carbone aérien contenu dans les arbres des 96 pour cent restants.
Pendant une semaine, 20 000 congressistes du monde entier étaient à Marseille pour échanger sur la biodiversité à l'occasion de l'UICN. Marsactu n'est pas en reste et vous propose une série d'articles sur les enjeux locaux. Depuis 2017, les poissons ont pris leurs marques sur les récifs artificiels installés à Cortiou, où sont rejetées les eaux usées de la ville. Après de premiers résultats sujets à débat, la question de la poursuite du projet se pose.
Peut-on encore empêcher la montée des eaux sur les côtes françaises ? Comment les territoires concernés peuvent-ils s’adapter ? Entretien avec Virginie Duvat, professeure de géographie à La Rochelle université et spécialiste des systèmes côtiers tropicaux.
Dans la nuit du 9 au 10 avril 2020, au nord d’un pays confiné depuis 22 jours, environ 90 000 m³ de matières organiques se déversent dans le canal de l'Escaut après la rupture d’un bassin de rétention pas loin de Cambrai. Sur 130 km de cours d’eau, la vie a depuis presque totalement disparu, jusqu’en Belgique. Le sucrier Tereos et sa gestion à vue n’est pas seul responsable de cette catastrophe environnementale passée sous silence - une des pires des dix dernières années en Europe. Les autorités et des systèmes d'alerte défaillants sont également en cause.
Sur la commune de Herry, en bord de Loire, Bourges Plus anticipe la création d’un quatrième puits, afin de sécuriser l’alimentation de l’agglomération de Bourges en eau potable.
Fruits d’une délicate pesée d’intérêts entre biodiversité et climat, de nouveaux ouvrages hydroélectriques éclosent le long des petits cours d’eau vaudois afin de renforcer la production locale «propre». Mais le jeu en vaut-il la chandelle ?
Ce sont des équipes suisse et nord-américaine qui ont exploré l'utilisation de l'ADN environnemental pour évaluer la biodiversité des rivières. Un seul prélèvement permet de détecter des milliers de génomes d'espèces. Le Parc de la Vanoise l'expérimente. Deux lacs ont été choisis cet été.
Rothéneuf Environnement a déposé une plainte à la Commission européenne, le 29 mars 2019, contre l’État français, pour absence de protection des zones humides et de la biodiversité.
Rothéneuf Environnement a déposé une plainte à la Commission européenne, le 29 mars 2019, contre l’État français, pour absence de protection des zones humides et de la biodiversité.
Cette petite commune de 765 habitants située au nord est du Morbihan en bordure de la forêt de Brocéliande, a supprimé en 2019 son étang qui s’était envasé au fil des années , ce qui posait des problèmes environnementaux et de gestion.
Sur la touristique Côte d'Azur, les Vieux-Salins d'Hyères, dernière zone humide entre la Camargue et l'Italie, ont fait sauter deux kilomètres de rochers artificiels et choisi de laisser la mer faire. Très vite, une plage s'est redessinée et tout un écosystème avec.
travers un projet d’économie circulaire inédit et sans équivalent à ce jour », selon la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées, l’unité de dépollution des eaux usées de Lescar, une commune périphérique, située au nord-ouest de Pau, devient une « biofactory ».
Dans le lit de la Durance 12.000 tonnes de roches ont été mis en place au cours de l'été pour empêcher la rivière de saper ses berges lors des épisodes de crues.
Ouvrant le congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature, le chef de l’Etat a annoncé un futur sommet mondial sur l’océan et de nouveaux objectifs de conservation en Méditerranée, des engagements accueillis avec prudence par les ONG.
Sur le bassin versant amont de la Seine, l’établissement public Seine Grands Lacs aide les autorités gémapiennes à mobiliser des projets d’expansion des crues. Une stratégie novatrice de « Gemapi » intégrée.
Bien connu des Français, le Rhône prend sa source dans les Alpes suisses, et non dans le lac Léman comme on l’entend souvent dire ! Il porte une histoire transfrontalière entre France et Suisse, dont les enseignements sont riches pour comprendre les rapports entre les hommes, la terre et l’eau. Les grands projets d’aménagements ont vu le jour de chaque côté de la frontière depuis le XIXe siècle. Aujourd’hui le plan Rhône en France et le projet de troisième correction du Rhône en Suisse tentent de concilier la protection face aux inondations et les enjeux écologiques et sociaux du XXIe siècle.
Trouver le bon interlocuteur n’est pas toujours évident pour un propriétaire riverain, par exemple, en cas de risque d’inondation ou pour un pêcheur qui constate une pollution. Comme cela avait été annoncé dans le premier article de la série, voici une présentation des différents organismes gestionnaires de l’eau en France et de leurs missions, afin d’essayer d’y voir plus clair dans un système qui peut sembler, à juste titre, assez nébuleux.
L'avenir du Rhône préoccupe les scientifiques et les acteurs de la gestion de l'eau. Un hydrologue nous éclaire sur les impacts à prévoir face à la baisse du débit de l'eau.
En Martinique, des agriculteurs installés sur les terres contaminées au chlordécone cherchent des solutions pour faire pousser des fruits et légumes sains et améliorer l’état des sols afin d’augmenter la production locale.
L’algue brune, Rugulopteryx okamurae, de la famille des Dictyotes, a fait l’objet de plusieurs articles dans la presse nationale durant l’été (GEO Magazine, Le JDD, France télévision, etc.). Signalée depuis 2002 dans l’étang de Thau (Occitanie) où elle a probablement été introduite par des naissains d’huîtres en provenance du Japon, cette algue ne semblait pas y avoir développé de caractère envahissant. Or, depuis deux ans, elle est régulièrement observée le long des côtes de la région PACA.
Conséquence inéluctable du réchauffement climatique, le niveau de la mer augmente partout dans le monde, et l’on observe une accélération de la montée des eaux depuis trente ans. Un phénomène qui menace les littoraux, où vit plus de la moitié de la population mondiale. Avec près de 2 400 km de linéaire côtier sur la façade Atlantique, la France se confronte également aux défis liés à la protection de son littoral.
Initié en 2011 dans le cadre d’un plan multi partenarial (Le Plan Fumemorte) à l’initiative de la SNPN Camargue, ce suivi vise à faire diminuer la pollution agricole à l’échelle du bassin du Fumemorte. Il s’inscrit dans le Contrat Delta Camargue depuis 2014.
Depuis cet été, une nouvelle expérimentation est menée avec un colorant biologique de teinte bleue utilisé en agroalimentaire, baptisé « Bleu marine » et commercialisé par la société T.A.S.O, sans danger pour l’homme et les poissons. Le principe ? Limiter la croissance de la plante par une diminution de l’activité photosynthétique.
Imaginez une masse d’eau de plus de 100 km², salée mais ayant connu de profondes variations de salinité dans les années 1970, que ses riverains qualifient de « plus grand lac salé d’Europe occidentale », sur les rives de laquelle on voit régulièrement des flamants roses, qui souffre chaque été d’anoxie dans ses couches profondes et dans laquelle les zostères marines ont disparu. L’étang de Berre ? Oui. Mais aussi le lac de Grevelingen aux Pays-Bas. Deux masses d’eau étonnamment comparables mais dont les riverains, scientifiques ou autorités respectives semblent s’ignorer totalement.
La pêche au silure fait de plus en plus d'adeptes en Vendée. Ce poisson, à la réputation contrastée, a trouvé sa place dans le milieu aquatique local, malgré sa taille de géant.
Depuis 1985, le niveau du lac du Bourget est maintenu artificiellement au-dessus de 2 cotes planchers par le barrage de Savières, afin d’assurer une accessibilité des ports et des plages pendant la période estivale. Toutefois, cette régulation a des impacts négatifs sur les roselières, milieu humide emblématique du lac : la surface de roselières est ainsi passée de 57 ha à 26 ha.
Petite par la taille – elle occupe moins de 1 % de la surface maritime du globe - la Méditerranée est au confluent de grands enjeux environnementaux et socio-économiques. Ce trésor de biodiversité, réservoir d’espèces uniques au monde, est soumis à une activité humaine particulièrement intense. Pour limiter les effets néfastes liés à cette cohabitation, la Méditerranée fait l’objet d’une surveillance attentive de sa contamination chimique, dont l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Ifremer sont les fers de lance pour la façade française. Cette coopération engagée de longue date a permis à la France d’être l’un des premiers pays européens à se doter d’un réseau de surveillance dédié. Aujourd’hui, les deux partenaires tirent le bilan de 20 ans de suivi des contaminants en Méditerranée et affûtent leur stratégie de surveillance en développant des outils innovants pour une efficacité renforcée. Objectifs : améliorer la lutte contre la pollution et évaluer l’impact des politiques de réduction des rejets en mer. Avec les scientifiques, suivez les contaminants à la trace…
Pour rafraichir les villes l'été et ramener de la biodiversité dans les zones urbaines très denses, les projets visant à déterrer d'anciennes rivières enfouies se multiplient. Reportage en région parisienne, à Arcueil, où va renaître la Bièvre.
Depuis 2017, INRAE et l’Office français de la biodiversité développent une base de données recensant les ouvrages français de génie végétal pour la protection des berges de cours d’eau : BD GeniVeg. Destinée aux gestionnaires pour faire connaître les ouvrages réalisés, mais également aux chercheurs pour capitaliser des données et faire avancer les connaissances sur ces techniques, cette base comporte aujourd’hui plus de mille ouvrages. Partiellement disponible en ligne, elle permet de faire un premier état des lieux de ces techniques en France en 2020. Son enrichissement doit se poursuivre ces prochaines années afin de mieux couvrir le territoire français et de fournir encore plus d’informations sur les avantages et limites de ces techniques.
Elle traversait Lodève, se chargeait de quelques eaux usées sans que les habitants ne fassent vraiment attention à elle. Mais depuis un projet de "renaturation" du site, la rivière Soulondres, ses crevettes et ses oiseaux plongeurs émerveillent les habitants et les jeunes de cette commune du Larzac.
Après, 3 année d'étude, les premiers résultats viennent confirmer le rôle joué par les toitures végétalisées sur l'accueil de la biodiversité et la capacité à remplir des fonctions écologiques. Ils montrent aussi que ces bénéfices varient grandement entre les systèmes de végétalisation mis en place, ce qui permet de dégager quelques grandes tendances pour les concepteurs et les gestionnaires.
L’évolution des nuages aura des effets sur le dérèglement climatique, indique une nouvelle étude. Certains nuages devraient être moins refroidissants, quand d’autres risquent d’avoir un effet de serre plus important.
L’Office français de la biodiversité lance, dès aujourd’hui, l'appel à projets (AAP) ReMHOM (Restauration écologique des Milieux Humides en Outre-Mer) dédié aux milieux humides dans les départements et collectivités d’Outre-mer (DROM et COM). Dotés de 2M€ (crédits de l’OFB), ils s’inscrivent dans la volonté de l’OFB d’appuyer des actions locales de restauration de ces écosystèmes.
L'Office français de la biodiversité (OFB) lance conjointement deux appels à projets (AAP) complémentaires pour restaurer des écosystèmes dégradés. Il s'agit de la seconde session de MobBiodiv'Restauration 2021 et de ReMHOM 2021.
A Toulon, des blocs de béton et des herbiers en polypropylène reproduisent des formes naturelles et permettent le retour de plusieurs espèces de poissons dans une zone très bétonnée et polluée.
L'Inrae et l'Office international de l'eau (OiEau) lancent aujourd'hui officiellement leur nouvelle étude des impacts climatiques sur les ressources françaises en eau. Nommée « Explore2 » et financée par le ministère de la transition écologique et l'Office français de la biodiversité (OFB), elle fait suite à une précédente étude, « Explore 2070 », initiée par le ministère entre 2010 et 2012. Le projet « Explore2 » a ainsi pour but de mettre à jour les données précédemment produites et les dernières publications du GIEC mais aussi d'accompagner les futures stratégies de gestion de l'eau, d'ici 2024. « La rareté de cette ressource naturelle pourrait entraîner des conflits qu'il faut anticiper », prévient l'Inrae dans un communiqué.
Apparue en 2018 au large des Goudes, l'algue exotique envahit les calanques marseillaises, apportant avec elle de nombreux risques pour la biodiversité et la santé humaine. Réunis à Callelongue ce lundi, habitants, scientifiques et élus peinent à trouver une solution pour freiner sa propagation exponentielle, qui pourrait toucher toute la rade de Marseille.
Les agences de l’eau portent des politiques en faveur de l’adaptation au changement climatique, la santé, la préservation des milieux aquatiques et la réduction des pollutions de l’eau. Elles mobilisent de 2019 à 2024, plus de 12 milliards d’euros pour impulser des changements de pratiques, de paradigme… Pour faciliter la compréhension des enjeux, expliciter en quoi elles peuvent être facilitatrices dans l’action et éclairer les décisions, les agences de l’eau proposent la publication de fiches thématiques « repères ».
La Haut-Pyrénéenne Cécile Argentin vient d’être élue présidente de France Nature Environnement Midi-Pyrénées. Elle évoque la question de l’eau et de l’aménagement de la montagne.
Dans le cadre du programme de bassin-versant du Jaudy-Guindy-Bizien, Lannion-Trégor-communauté a été retenue par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne pour expérimenter un nouveau dispositif d’accompagnement des agriculteurs, les Paiements pour services environnementaux (PSE). Ce nouveau dispositif rémunère les agriculteurs pour des actions qui contribuent à restaurer ou maintenir des écosystèmes (préservation de la qualité de l’eau, protection du paysage et de la biodiversité).
Le programme «Life tourbières du Jura» vise à réhabiliter ces zones humides, longtemps détruites malgré leur rôle essentiel pour réguler l’eau et le climat. Elles font désormais la fierté des habitants.
Eaufrance, le service public d’information sur l’eau, propose un nouveau site thématique dédié à l’économie dans le domaine de l’eau : Economie Eaufrance. Il a pour objectif de participer à la transparence de la politique de l’eau en France, et d’informer le public sur 5 thématiques de l’économie de l’eau : Tarification de l'eau ; Dépenses liées à l'eau ; Valeurs liées à l'environnement ; Analyse économique et décision ; Les usages de l'eau.
Petite par la taille, la Méditerranée est au confluent de grands enjeux environnementaux et socio-économiques. Ce trésor de biodiversité est soumis à une activité humaine intense. Pour limiter les effets néfastes liés à cette cohabitation, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Ifremer font front commun pour mieux déceler les contaminants chimiques présents sur ses côtes françaises et contribuer à faire barrage à la pollution. Aujourd’hui, les deux partenaires tirent le bilan de 20 ans de surveillance et affûtent leur stratégie future.
"La grande mulette n'est pas connue mais elle est encore plus menacée que le panda", affirme le biologiste, attaché au Muséum national d'Histoire naturelle.
Chélonien aux aguets, la cistude d’Europe barbote depuis longtemps dans les mares et cours d’eau de France. Mais l’urbanisation et l’agriculture qui détruisent prairies et zones humides ont rogné son habitat, suscitant des inquiétudes sur les possibilités de reproduction de cette jolie tortue tachetée de jaune.
Malgré les pluies attendues ces jours-ci, la sécheresse est bel et bien présente sur la Gascogne, avec des mois d'avril et mai qui ont atteint des minimums historiques. Pour se préparer à y faire face et maintenir le plus longtemps possible l’alimentation des rivières du « système Neste » assurée par la CACG, les acteurs de l’eau et du territoire réunis la semaine dernière ont d’ores et déjà acté des mesures restrictives à prendre sur ces cours d’eau en prévision.
Focalisée sur les espèces liste rouge UICN, l’étude de biodiversité portera sur une dizaine de canyons de “Site Rivières Sauvages” ou candidat au label (dpts 01, 06, 38 et 66) pour offrir une méthodologie opérationnelle et réplicable par la suite. Le choix a été fait de mener une double approche morphologique (définition des habitats, définition même d’un canyon) et biologique, le tout, en intégrant la pratique du canyoning. Au programme, cartographie papier et 3D, photographies et ADNe.
La rivière la Baillaury ne sera bientôt plus une voie de garage. Le parking installé dans son lit en période d’assèchement laissera place en début d’année prochaine à un fleuve côtier restauré, au fonctionnement plus naturel.
L'Office français de la biodiversité (OFB) recherche des structures pour son appel à projet RecupMed 2. Grâce au plan de relance, l'Office a décidé d'allouer 150 000 euros à la prospection, au retrait et à la valorisation des engins de pêche perdus en mer en Occitanie, en Provence-Alpes-Côte d'azur et en Corse.
Dans le Cantal, le débat d'implantation d'une carrière dans la narse de Nouvialle, une zone humide classée Natura 2000, fait polémique. Selon les études du sous-sol, ce serait la plus grande réserve européenne de diatomite, un minerai très convoité.
Connaître le plus précisément possible le fonctionnement des aquifères, leurs géométries et leurs caractéristiques hydrodynamiques, mais aussi leurs interactions avec les milieux superficiels. Dans un contexte de changement global, l’enjeu du projet Eaux-SCARS est de s’intéresser notamment à la disponibilité de l’eau à moyen et long terme, sur ces territoires nord aquitains.
Lors des Assises de l’eau, le Ministère avait indiqué vouloir tripler d’ici 2025 l’usage des eaux non conventionnelles, avec un fort taux de réutilisation des eaux usées traitées (REUSE). Ce sujet reste cependant très discuté (en termes notamment de santé publique, voire de coût) et les projets opérationnels ne sont pas légion.
Bruit, poussières, particules fines, résidus de ciment : les centrales à béton polluent l’air métropolitain et les eaux de la Seine, selon des témoignages, documents et vidéos recueillis par Mediapart.
Les tourbières pourraient émettre jusqu’à 860 millions de tonnes de CO2 par an d’ici la fin du siècle, selon une étude publiée dans la revue Phys.org. Les scientifiques appellent donc à mieux protéger et préserver ces zones humides qui recouvrent seulement 3 % de la surface terrestre mais qui emprisonnent le tiers du carbone stocké dans le sol. Sous l’appellation de tourbières se retrouvent différents écosystèmes de zones humides des 4 coins du monde : les mariais côtiers, les marécages des forêts tropicales, ou encore la toundra arctique…
Peu de poissons, dans l’Hexagone, divisent autant les pêcheurs que la truite Arc-en-Ciel Oncorhynchus mykiss (Walbaum 1792), abrégée « TAC » dans la suite du texte. Du plus vil symbole de la pêche « pour la viande » à l’outil essentiel au développement de notre loisir sur certains territoires, sa forte présence dans les politiques halieutiques est un vif débat qui perdure dans le paysage halieutique.
Conséquence de ce dérèglement, ses eaux attirent de nombreuses espèces et essences non endémiques qui provoquent des pertes catastrophiques de biodiversité.
Dans ce document, les experts du climat de l’ONU constatent que les impacts du dérèglement climatique vont s’accélérer, et devenir palpables bien avant 2050.
Dans le cadre de l’appel à projets « Aménager un coin de verdure pour la pluie » lancé par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse au printemps 2020, Grenoble a été l’une des premières villes à engager un projet ambitieux, à travers l’aménagement des trois cours de l’école Clémenceau.
Comment appuyer une stratégie française «Zéro pollution plastique»? Comment identifier les leviers d’actions les plus pertinents sur nos métiers de l’eau, de l’assainissement et des déchets ? Ces points clés nous imposent de réagir, à notre niveau. Pour y répondre, l’Association scientifique et technique pour l’eau et pour l’environnement (Astee) a donc initié en 2020 le groupe de travail (GT) Plastiques afin de contribuer à la résolution de ce fléau. Le groupe de travail Plastiques a décidé de rédiger une synthèse des connaissances existantes à ce jour sous le format de 6 fiches. Cette synthèse a pour objectif de partager un premier socle de connaissances sur les plastiques en rappelant les grands enjeux de cette pollution et en partageant les fondamentaux techniques, cela afin d’identifier des leviers d’actions pertinents.
Financé par l’agence de l’eau dans le cadre de l’appel à projet "Eau et biodiversité 2020", ce marathon a pour objectif la plantation ou l’entretien de 42 km de haies et la réhabilitation ou la création de 42 mares en 3 ans prioritairement au sein de la trame turquoise : ces infrastructures agro écologiques amélioreront les habitats nécessaires au cycle de vie et au déplacement d’espèces caractéristiques des milieux aquatiques et humides (notamment le crapaud commun, le triton alpestre, le murin de Daubenton, etc.).
Une nouvelle étude portant sur 64 millions de kilomètres de cours d’eau dans le monde révèle qu'entre 51 et 60 % cessent de couler périodiquement ou sont à sec pendant une partie de l'année. Ces résultats, publiés le 16 juin 2021 dans Nature, découlent du tout premier effort de quantification empirique et de cartographie de la distribution mondiale des rivières et des ruisseaux intermittents. Menée par des chercheurs d’INRAE et de l'Université McGill, cette recherche vise à faire reconnaître la prévalence et l’importance écologique des cours d’eau non pérennes et à déclencher des démarches pour gérer adéquatement ces écosystèmes uniques.
Durant de nombreuses années, les cours d'eau ont été déroutés pour répondre notamment aux besoins agricoles. En Ille-et-Vilaine, Fabien Bossière, technicien rivières, veille désormais à les ramener dans le lit qui était le leur. Un véritable enjeu pour la biodiversité. Entretien.
L’Établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine grands lacs a annoncé ce lundi 14 juin, la signature d’une convention de partenariat avec la chambre d’agriculture d’Île-de-France pour la préservation, la restauration et la gestion des champs d’expansion de crue et des zones humides (zec).
L’article fournit une cartographie chiffrée et un historique des régimes de propriété des lagunes de Méditerranée (France continentale et Corse) et montre qu’ils comprennent à la fois des propriétés privées (civilistes) et des propriétés publiques (diverses), ce qui complique la gestion.
A Javerlhac dans le Périgord vert, l'action du groupement forestier citoyen Lu Picatau est de restaurer la zone humide afin de préserver la ressource eau sur un sol granitique.
L'agriculture pourra continuer d'utiliser des pesticides et des antibiotiques sans être privée de paiements directs. Selon la projection de l'institut gfs.bern, les Suisses ont rejeté dimanche à 61% l'initiative populaire "Pour une eau potable propre".
Sur les littoraux urbanisés, on fait face à la montée des eaux en fixant le trait de côte afin de protéger les habitations et de maintenir les activités économiques. Pourtant, quelques projets français montrent qu’il est possible d’envisager les paysages autrement.
Nouveauté printanière de 2021, la dernière version de l’application « INPN Espèces » propose à ses utilisateurs de participer à des quêtes naturalistes. Outre l’aspect ludique et la sensation de participer à une chasse au trésor collective, derrière chacune de ces quêtes se cache une question scientifique concernant un groupe ou une espèce en particulier. Les données récoltées permettront aux experts de mieux comprendre l’écologie, la répartition ou le cycle de vie des espèces ciblées. Une quête sur deux espèces d’amphibiens exotiques envahissants, la Grenouille taureau et le Xénope lisse, vient d’être lancée en collaboration avec la SHF, qui coordonne le Life CROAA.
Une étude révèle que les niveaux d’oxygène des lacs baissent à une vitesse rapide. Ce phénomène, causé par le réchauffement du climat, menace les espèces d’eau douce et les réserves d’eau potable tandis que les proliférations d’algues toxiques risquent de se multiplier.
Combiner la richesse de l’observation satellitaire à la finesse de la connaissance terrain pour mesurer les surfaces d’herbiers des lagunes permanentes méditerranéennes.
Une équipe de scientifiques coordonnée par la Tour du Valat publie aujourd’hui « Méditerranée Vivante », un rapport détaillé sur l’évolution de la biodiversité méditerranéenne depuis 1993.
Comme partout dans le monde, les littoraux français sont déjà affectés par la montée du niveau de la mer due au réchauffement climatique. À quoi faut-il s’attendre, et comment notre pays s’y prépare-t-il, notamment dans les Hauts-de-France, au Havre, en Camargue et à Lacanau ? Enquête en quatre volets et avec une carte exclusive.
À l’occasion de la Journée mondiale des océans, ce mardi 8 juin, le Fonds mondial pour la nature (WWF) publie un rapport accablant sur les effets déjà irréversibles du réchauffement climatique sur le bassin méditerranéen. Voici 6 chiffres-clés à retenir de cette étude.
La Beverin, en Engadine, est le premier cours d’eau à obtenir le nouveau certificat « Rivière Perle PLUS » attribué par le WWF Suisse. En créant ce nouveau label, cette organisation dédiée à la protection de l’environnement entend mettre en évidence les rivières qui ont été peu dénaturées par les activités humaines et encourager les acteurs locaux qui d’une manière ou d’une autre s’engagent efficacement pour la préservation de la forte valeur écologique de leur bassin versant.
La préservation de l’eau et de la biodiversité est aujourd’hui une priorité largement reconnue. Après les expulsions survenues en 2017, le projet des « Noues qui Poussent », impulsé par d’anciens et anciennes habitant.e.s et des Naturalistes en Lutte, a vu le jour sur la périphérie du bassin versant du Gesvre.
En février dernier, le Syndicat mixte de gestion et d’aménagement Tech-Albères a mis en service le passage à gué sur le Tech à Ortaffa dans les Pyrénées-Orientales, suite aux travaux de restauration de la continuité écologique de la rivière.
Conscient des enjeux de préservation que représentent les milieux humides, le Conservatoire d’espaces naturels Rhône–Alpes (Cen RA) a engagé, en 2012, une démarche d’animation foncière auprès des propriétaires et exploitants agricoles des tourbières du Creux de l‘âne, Mont l’Hermet et Rochessac nord dont font partie Les Grenouilles. Le propriétaire étant volontaire pour vendre sa parcelle, le Conservatoire a pu se porter acquéreur afin de réaliser différents travaux de restauration.
L’abaissement partiel du Rhône, du 18 au 29 mai, a permis d’évacuer 3,1 millions de tonnes de sédiments des retenues des barrages de Verbois et de Génissiat (F). L’opération a pour but de limiter le risque d’inondation au centre de Genève en cas de crue de l’Arve.
Après la survenue de plusieurs inondations dévastatrices au début du XXe siècle, le gouvernement néerlandais a construit une immense digue en mer du Nord pour protéger le pays contre de telles catastrophes. Mais au cours des décennies qui ont suivi son édification, de nombreux effets négatifs sur l'écosystème marin sont apparus, notamment pour les poissons migrateurs et les herbiers de posidonies. Aujourd'hui, de nouveaux projets d'organisations environnementales néerlandaises ont pour objectif de rétablir son équilibre.
Pourquoi les saumons meurent-ils en masse sur le Trieux, fleuve côtier des Côtes-d'Armor ? Les pêcheurs déplorent le manque d'aide des autorités spécialisées dans l'environnement.
Affaiblissement ponctuel de la nappe ou prélèvements excessifs? Autour de Volvic (Puy-de-Dôme), l'eau se raréfie et la grogne monte contre Danone, propriétaire de la célèbre eau minérale, accusé de "vider la baignoire" aux dépens de l'environnement.
En 2020, Eau de Paris lançait, avec le soutien de l’agence de l’eau Seine-Normandie, un dispositif d’aides agricoles original qui combine protection des eaux souterraines et appui à l’agriculture durable et biologique. C’est un succès : 49 exploitant·e·s agricoles se sont déjà engagé·e·s. Cette action est au cœur du contrat de territoire Eau et Climat signé entre l’opérateur et l’établissement public. Alors que les moissons approchent, Eau de Paris revient sur ce système unique en France.
Marc Guillaume, préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris et Anne Hidalgo, maire de Paris ont co-présidé, vendredi 21 mai, le comité de pilotage « Qualité de l’eau et baignade en Marne et en Seine ». [...] En ligne de mire : rendre la Seine et la Marne baignables à terme, avec comme levier, l’organisation d’épreuves dans le fleuve pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Au cours de ce COPIL, les partenaires du plan ont fait le point sur les avancées et les chantiers en cours.
Cette ambition a été scellée dans le premier contrat de territoire « Eau et Climat » meurthe-et-mosellan. Il a été signé le 18 mai. Signé pour 4 ans, le contrat concerne 42 communes et près de 18 500 habitants au nord du territoire de la Métropole du Grand Nancy. Les collectivités signataires portent une politique volontariste et dynamique en matière d’assainissement des eaux usées depuis les années 1990 (21 ouvrages épuratoires présents sur le territoire), de préservation des espaces naturels sensibles du territoire (8 sites) et de protection des captages d’eau potable en adoptant des mesures fortes comme la remise en herbe (69 hectares) ou l’acquisition foncière pour une action pérenne.
Le préfet a annoncé le 30 avril lors du Comité Régional de la Biodiversité que 28 projets avaient été retenus sur le volet « Aires protégées et Restauration écologique » porté par la DREAL des Pays de la Loire.
L'Agence parisienne du climat lance un répertoire en ligne de solutions concrètes, testées et approuvées, pour aider les villes à s'adapter aux conséquences du changement climatique. Une quarantaine de fiches sont déjà disponibles.
Initialement prévues au printemps 2020 mais reportées en raison de la pandémie de Covid-19, les opérations de gestion sédimentaire du Haut-Rhône menées par les Services Industriels de Genève (SIG), la Société des Forces Motrices de Chancy-Pougny (SFMCP) et CNR se dérouleront du 18 au 29 mai 2021 avec des mesures sanitaires adaptées.
L'Office français pour la biodiversité (OFB) a dévoilé le 12 mai les onze lauréats d'un appel à projets lancé en 2020 par les services de l'État, en partenariats avec plusieurs collectivités et établissements publics, en vue de réduire l'impact des ancres des navires de plaisance sur les herbiers de Posidonie. Le mouillage constitue en effet l'une des principales causes de destruction de ces écosystèmes, dont 7 670 hectares le long des côtes françaises sont identifiés comme morts.
Les associations écologistes veulent détruire ces obstacles artificiels pour restaurer la « continuité écologique » des rivières. Une vision de l’environnement remise en question par les défenseurs des moulins et les partisans de l’hydroélectricité, qui ont eu gain de cause à l’Assemblée nationale.
Quel lien entre l'Europe et les fleuves ? L’Europe au fil de l’eau est une série de podcasts qui met en valeur des projets en lien avec les fleuves et cofinancés par les fond européens.
Les Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) se multiplient sur vos emprises et notamment sur les zones de travaux récents ? Peut-être sont-elles présentes dans vos sols ou stocks de terres végétales ? Vous vous interrogez sur les différentes recommandations à formuler dans vos cahiers des charges pour la prise en compte des terres infestées par les espèces exotiques envahissantes ? Voici les réponses proposées par le Cerema à la demande de deux territoires.
Depuis le 1er janvier, Epidor, établissement public interdépartemental est devenu gestionnaire du domaine public fluvial du bassin de la Dordogne, qui était auparavant propriété de l'Etat. L'établissement doit veiller au développement harmonieux de ce domaine public qui représente 460 kilomètres de cours d'eau : la Dordogne à l'aval d'Argentat, la Vézère à l'aval de Montignac et l'Isle à l'aval de Périgueux. Epidor a de nombreuses missions : résoudre les problèmes de continuité écologique, veiller au bon état environnemental des rivières, agir pour la protection et restauration des milieux naturels.
Des élus de la communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine vont mettre en place plusieurs actions en vue de lutter contre les pollutions fluviales. Objectif : améliorer la qualité du fleuve avant les Jeux olympiques de 2024.
La raréfaction de l’eau est une problématique d’ampleur planétaire, qui concerne aussi directement la France, rappellent, dans une tribune au « Monde », des scientifiques, des acteurs du secteur et une trentaine de parlementaires.
Le « train des merveilles » ou la ligne Cuneo-Nice-Vintimille, qui relie la France à l’Italie en passant par la vallée de la Roya ravagée par la tempête Alex le 2 octobre dernier, a repris du service ce lundi 3 mai. La réouverture de la portion Fontan-Tende est un soulagement pour les habitants de la haute Roya qui pourront se rendre plus facilement à Nice après des mois sans train. Mais ce n’est qu’une nouvelle étape dans le lent processus de reconstruction dans ces vallées de l’arrière-pays de Nice et de Menton dans les Alpes-Maritimes. Xavier Pelletier, préfet délégué chargé de la reconstruction dans les vallées, fait le point.
L’État apporte son soutien aux Voies Navigables de France à travers la signature d’un contrat d’objectifs et de performance doté de 300 millions d’euros.
Le 4 mai dernier, la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère et l’agence de l’eau ont officialisé leur partenariat de "Paiement pour Services environnementaux", afin de rémunérer les agriculteurs pour la mise en œuvre de pratiques favorables à l’eau et à la biodiversité.
Tous les deux ans l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne attribue des récompenses, les Trophées de l'Eau, aux meilleurs projets de protection et de valorisation de la ressource en eau de la Loire et de ses affluents. Ce mardi 4 mai, 7 dossiers ont été récompensés dans 4 grandes catégories.
La Loire pourrait-elle obtenir le statut d’écosystème à part entière comme le Gange en Inde ou le Whanganui en Nouvelle-Zélande ? Qu’est-ce que cela changerait ? Entretien avec Valérie Cabanes, juriste en droit international.
L’amélioration de la dynamique naturelle et des habitats aquatiques est un enjeu prioritaire défini par le Plan de Gestion des ressources Piscicoles sur la Seine et l’Aube aval. Ainsi, la Fédération de l’Aube pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique a restauré 7 annexes alluviales en 2011. Ces sites étaient d’anciens méandres envasés et envahis par la végétation arbustive et arborescente. Ces travaux s’inscrivent dans la continuité de ceux menés depuis 2006 sur ces secteurs.
Depuis 2015, la Fédération de pêche de la Gironde participe au travail mené par le Muséum National d’Histoire Naturelle sur le brochet aquitain. Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Si aucune pénurie générale n’est à déplorer, l’eau peut se raréfier selon les régions et les saisons. À l’inverse, les pluies deviennent plus abondantes et les inondations, localement plus fréquentes. Tels sont les constats qui ressortent des résultats du projet Hydro-CH2018 sur le cycle hydrologique. L'ensemble des utilisateurs de la ressource eau doivent s'adapter à ces changements : les centrales hydroélectriques et les fournisseurs d'électricité, l'agriculture, la navigation et l'industrie.
Après les mortalités de truites constatées en début d’année, c’est au tour des ombres de subir la mauvaise qualité des eaux de la Loue alors qu’ils sortent de leur période de reproduction Tristesse, abattement, colère… Le moral des amis des rivières franc-comtoises est au plus bas.
C’est assez exceptionnel pour être souligné. L’association de défense de l’environnement Pro Natura du Jura vient d’acheter 12 hectares en France en lisière du Doubs pour en faire une réserve naturelle. L’association va louer son droit de pêche associé à ce terrain à l’association de pêcheurs La Franco-Suisse. Pêcheurs et défenseurs de l’environnement peuvent ainsi s’entendre pour préserver un milieu naturel en danger : la rivière Doubs.
En 2012 et 2013 le cours de la Bresse est sorti à deux reprises de son lit. Ces débordements ont causé des inondations sur les habitations riveraines du cours d’eau. En conséquence, des premiers travaux d’entretien, ainsi que l’installation de batardeaux temporaires ont été réalisés sur le bras de la Bresse. La Communauté de Communes de la Région de Bar-sur-Aube a lancé une étude à l’échelle du cours de la Bresse pour comprendre ce phénomène et proposer des solutions cohérentes et pérennes.
Les constructions de retenues collinaires, ces réservoirs d’eau permettant d’alimenter les canons à neige afin de maintenir le tourisme de ski, font bondir les associations environnementales. En Haute-Savoie, elles s’insurgent contre le « saccage d’un sanctuaire de biodiversité ».
Supendus dans le vide à une vingtaine de mètres de hauteur, les techniciens cordistes sont les derniers à intervenir sur le chantier de réhabilitation du barrage-réservoir de Chazilly en Côte-d'Or. Construit entre 1830 et 1837, c'est l'un des six barrages qui alimentent le canal de Bourgogne.
N°4, 2021.
Les analyses ADN promettent de bouleverser le suivi de la qualité biologique des milieux aquatiques. La biosurveillance réglementaire dite « DCE compatible » et plus largement le suivi de la biodiversité seront impactés. Le point sur ces nouvelles approches.
Les 1ers Grands Prix « Préservation des captages d'eau potable » sont organisés cette année par l'Office français de la biodiversité dans le cadre du Centre de ressources Captages. Ils visent à valoriser et faire connaître des actions exemplaires ayant pour but d'améliorer la qualité des ressources en eau. Inclues dans des projets de territoire ou des démarches globales, ces actions peuvent également contribuer à la reconquête de la biodiversité.
Ils ont signé une convention pour agir de concert. Les étangs de la forêt vont être équipés de vannes et pourront ainsi servir au stockage des eaux de pluie.
1 litre d'eau potable sur 5 ne parvient pas à l’usager... En cause : les fuites dans les réseaux de distribution. Afin de réduire ces pertes, les collectivités ont l'obligation, depuis 2012, de progresser dans la connaissance de leur réseau et d'améliorer leur rendement. Ce premier numéro de la collection Les mémOs synthétise l’état des connaissances sur ce patrimoine méconnu.
Depuis 2018, nous menons avec le Parc naturel régional du Morvan (PnrM) des travaux de restauration de mares. En cette période de pic de reproduction des amphibiens, c'est le moment des diagnostics des mares en vue de potentiels futurs travaux de restauration. Les mare situées sur le territoire du Contrat-Global Cure-Yonne (CTEC Cure-Yonne), à cheval sur l’Yonne et la Nièvre sont concernées par cette action !
La question de la continuité écologique des cours d’eau ne cesse de donner lieu à des remous, des tourbillons, des courants contraires… C’est tout sauf un long fleuve tranquille. Au tour du Sénat de s’y mettre.
Un rapport publié ce 19/04/2021 par le WWF montre qu’il suffirait de supprimer 935 obstacles à l’écoulement des rivières pour retrouver 8130km de rivières libres en France.
Le premier comité de pilotage de l’étude sur la valorisation des données de l’eau potable s’est tenu le 26 mars dernier afin d’orienter le lancement de celle-ci. Il a réuni divers acteurs du domaine de l’eau, parmi lesquels, des collectivités (SEDIF, Eurométropole de Strasbourg), des industriels, des centres de recherche, ainsi que l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse. Au total, ce sont 14 structures aux intérêts variés qui ont défini les axes de recherche concernant la gestion intelligente des données issues des réseaux d’eau. L’enjeu de cette étude est de revenir sur les pratiques de gestion des données de l’eau potable afin d’identifier les problématiques et besoins qui y sont liés, et de dégager des pistes d’amélioration pour l’avenir.
Cette série de 3 articles sur le thème « écologie et halieutisme » arrive à son terme. Ce n’est pas sans difficulté que ce dernier article voit le jour. Les actualités de l’année 2020 et de ce début 2021 ont amené leurs flots de questions quant à la représentativité nationale de la pêche. Nous avons tous été touchés par la crise sanitaire, de près ou de loin, dans nos vies personnelles ou professionnelles, dans nos engagements associatifs. Par où commencer sans s’éparpiller dans milles directions, car cette crise brutale a révélé le décalage monumental qui existe entre les pêcheurs et un mode de fonctionnement de la pêche associative lié au passé. Dans ce dernier article, essayons de prendre du recul. Observons les tendances qui dessinent la pêche de demain, les nouveaux acteurs de notre loisir, et les évolutions récentes induites par la science et une nouvelle forme d’agriculture non antagoniste aux écosystèmes aquatiques.
Le Ministère de la Transition écologique (MTE) en partenariat avec l’OFB, l’UMS Patrinat et les Pôles-relais zones humides réalise l’inventaire des besoins en recherche appliquée auprès des acteurs gestionnaires des milieux humides français. Votre participation est essentielle pour identifier « les sujets de recherche à soutenir » et « renforcer les actions de sensibilisation et transfert (colloques, séminaires, journée d’échanges, formations) » dans les 10 ans à venir.
Ried est un terme d’origine alémanique qui signifie roseau et, par extension, tout espace couvert de ces plantes, entouré de prés humides, souvent inondés et exploités traditionnellement en prairies de fauche. En Alsace, de nombreux lieux-dits portent ce nom, même si aujourd’hui le caractère humide du lieu a parfois disparu.
La ville d'Arles est régulièrement saturée par le trafic. Un projet de contournement autoroutier est dans les tiroirs, mais il doit traverser la Camargue et la plaine de la Crau. Un numéro d’équilibriste entre aménagement du territoire et défense d'un écosystème remarquable.
Extraordinaires réservoirs de biodiversité, en termes de reproduction, d’alimentation, de repos pour les espèces résidentes ou migratrices, les milieux humides des territoires de l’Outre-mer remplissent multiples fonctions leur conférant des valeurs biologiques, hydrologiques, économiques et sociologiques.
Le Sénat examine ce 13 avril un texte déposé par le sénateur LR Daniel Gremillet sur l’hydroélectricité. Sa proposition de loi entend placer cette énergie renouvelable « au cœur de la transition énergétique » et de la relance économique.
Un barrage géant qui produirait trois fois plus d'électricité que celui des Trois gorges, l'actuel record du monde... La Chine envisage d'édifier au Tibet une mégastructure en travers du Brahmapoutre, qui inquiète les écologistes ainsi que le voisin indien.
Après avoir failli disparaître, la loutre d'Europe est de retour, grâce aux efforts du parc naturel régional et de l'Office de la biodiversité. Une bonne nouvelle pour l'environnement et pour d'autres espèces menacées.
Le réchauffement climatique conduit à des modifications importantes de la pluviométrie annuelle dans les différentes régions. Ainsi, depuis les années 1970, on observe que la Méditerranée, l’Afrique Australe, l’Asie du Sud, et le Sahel connaissent des sécheresses plus longues et plus intenses. En France, les 3 dernières années (2018, 2019 et 2020) ont marqué les esprits, pulvérisant chacune des records de sécheresse. [...] En partenariat avec l’Institut National des Sciences de l’Univers, nous souhaitions faire le point sur la sécheresse. Pour cela, nous avons reçu l’aide d’Yves Tramblay, chercheur IRD à HydroSciences Montpellier (HSM).
La série noire de ce qui est pudiquement appelé « accident » se poursuit sur les rivières finistériennes ! Dernière victime en date, la Penzé a été touchée ce vendredi après-midi par un important déversement de lisier en provenance d’un des plus gros élevages porcins du département.
L'ANEB lance, dans le cadre du LIFE Rivière Dordogne porté par EPIDOR, un appel à manifestation d'intérêt pour contribuer à des ateliers thématiques sur la stratégie de gestion des grands cours d'eau.
Les effets des changements climatiques sont bien réels dans le golfe du Saint-Laurent, où le réchauffement des eaux a entraîné une baisse spectaculaire du niveau d’oxygène au cours des 50 dernières années.
Sur deux sites de l’université Aix-Marseille, une étude est lancée en vue de désimperméabiliser et de permettre à l’eau de s’infiltrer. Une équipe pluridisciplinaire travaille à la définition de solutions efficaces et à leur démultiplication sur d’autres campus.
La température de l’eau à l’équateur est déjà trop chaude pour que certaines espèces marines y survivent, constate une étude scientifique. Cette perturbation environnementale affecte la biomasse mondiale des animaux marins.
Selon les chiffres de l’Office français de la Biodiversité, la Guadeloupe est la région de France où le prix du mètre cube d’eau est le plus cher, loin devant la Martinique et le reste de l’hexagone.
Une rampe pour les poissons va être installée à la place du barrage de la Madeleine. Un bon point pour l’environnement pour les uns, un très coûteux démantèlement pour les autres.
L’agence de l’eau publie un livret argumentaire sur les multiples bénéfices liés à la préservation et à la restauration des zones humides. Destiné aux élus, ce document est rédigé sous la forme de fiches pratiques et illustré de nombreux retours d’expériences, témoignages et chiffres clés. Toutes les bonnes raisons d’agir résumées en 42 pages !
Plastic-Rhône est le premier projet de recherche pluridisciplinaire portant sur la pollution plastique des fleuves. Conduit par Plastic@Sea, soutenu par le CNR et l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, il s’appuie sur les expertises du bureau d’études Tenum, du CNRS, des trois laboratoires universitaires IMRCP, CEFREM et LOMIC…et sur le grand public.
Le Syndicat des eaux d’Île-de-France (SEDIF) veut utiliser une nouvelle technologie, l’osmose inverse basse pression (OIBP), pour obtenir « une eau pure ». Au delà de l’argument publicitaire, quelles sont les conséquences pour l’environnement et pour la facture des usagers ? Ceux-ci peuvent-ils avoir leur mot à dire ? Intervention d’Edith Félix, Co-présidente de la Coordination EAU Ile-de-France, lors de la soirée de l’Université populaire de l’eau et du développement durable du Val de Marne, le 22 mars dernier.
Les îles du Rhin sont situées entre le canal d’Alsace et le vieux-Rhin. Ces longues bandes de terre artificielles abritent aujourd'hui une faune et une flore typique des zones humides. L'eau apparaît au fond des anciens bras du fleuve. La vie aquatique y est particulièrement riche.
En 2019, une zone d’expansion des crues a été créée à Gonesse pour protéger les habitations riveraines du Croult des inondations provoquées jusque-là régulièrement par débordement de la rivière et ruissellement des eaux pluviales. Une série de bassins naturels connectés par des seuils a été modelée afin de stocker jusqu’à 55000 m3 d’eau, tout en favorisant la biodiversité locale. Le Syndicat Mixte pour l'Aménagement Hydraulique des vallées du Croult et du Petit Rosne (SIAH) - maître d’ouvrage – a demandé à l’Agence régionale de la Biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) comment il pouvait mesurer la faune et de la flore du site et surtout son évolution. Ensemble ils ont décidé de lancer en 2020 l’étude « Zone d’Expansion des crues et Biodiversité Urbaine (ZEBU).
Vers des services d’eau potable et d’assainissement plus performants, durables et au juste prix. C’est le défi lancé par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse aux 200 élus et techniciens de l’eau et de l’assainissement présents lors d’un webinaire, avec l’ambition de mettre au cœur des chantiers des nouvelles équipes municipales, une gestion durable des services.
Bientôt sept ans après la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse, l’État vient d’annoncer la poursuite de la concertation — difficile — sur l’avenir de la vallée où devait être construit le barrage de Sivens. Voici six chiffres clés pour comprendre pourquoi le dossier piétine.
Instauré par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006, le règlement du SAGE est un document contenant des règles édictées par la commissions locales de l’eau (CLE) afin d’assurer la réalisation des objectifs prioritaires du plan d’aménagement et de gestion durable (PAGD). La base de données nationale contenant les règles des SAGE approuvés est maintenant disponible sur gesteau.fr. Elle est issue d'un projet de recherche du laboratoire GESTE et a été complétée dans le cadre du groupe de travail national sur les SAGE.
L’Office Français de la Biodiversité (OFB), dans le cadre du Centre de Ressources Captages, organise les 1ers grands prix « Préservation des captages eau potable ».
Ce vendredi 26 mars 2021 à l’Hôtel du Département, les principales associations de défense de l’environnement et des consommateurs, l’ensemble des représentants du monde agricole, des chasseurs et des pêcheurs se sont réunis pour procéder à la signature d’une charte attestant de leur accord sur une stratégie départementale de sécurisation de l’accès à la ressource en eau par la création de retenues individuelles de substitution.
En ce début d’année 2021, notre experte Marie Lamouille-Hébert se lance dans un projet de recherche inédit. Son nom ? CIMaE (Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems). L’objectif ? Étudier les zones humides d’altitude et leur biodiversité, afin de mieux les protéger.
Seules 22 % des masses d’eau (nappes, cours d’eau, lacs) du bassin versant Artois-Picardie sont à ce jour en « bon état » écologique, a annoncé l’Agence de l’eau le 25 mars 2021. Cela fait de lui l’un des bassins les plus pollués de France. La structure pointe du doigt les pratiques agricoles et vient de présenter un plan de gestion mis en consultation publique jusqu’en septembre 2021.
« La structure de l’océan est en train de changer », dit Jean-Baptiste Sallée, océanographe au CNRS et coauteur d’une étude qui conclut que les couches d’eau se mélangent moins.
Life est l’acronyme de L’instrument financier pour l’environnement. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : 1,6 millions d’euros pour restaurer les milieux fragiles que sont les landes et tourbières humides du Menez-Hom, de Menez-Meur et de Cragou-Vergam dans les monts d’Arrée.
Des "centaines de milliers de poissons morts" le week-end du 20 mars : le président de l'association de pêche de Brioude est effondré, après la pollution de la rivière la Sénouire, entre Paulhaguet et Vieille-Brioude en Haute-Loire. Il pourrait s'agir d'une pollution chimique.
Le 3 mars dernier, le Conseil départemental de la Creuse a été notifié de sa mise en demeure par la préfecture. La raison : l'absence de mise en oeuvre des mesures compensatoires à la destruction, en 2008, de zones humides sur le chantier de la déviation de la RD 982, à Croze, et la non-présentation des procès-verbaux de conformité des travaux. Il a six mois pour se mettre en règle et éviter de possibles sanctions et poursuites pénales.
La vidange d'un bac de traitement du bois, suite à une défaillance technique dans une scierie à Salzuit, serait à l'origine de la pollution qui a causé la mort de plusieurs milliers de poissons sur la Sénouire. Une procédure judiciaire a été engagée.
À l’occasion de la Journée internationale de l’eau du 22 mars, les agences de l’eau présentent leur appel à projets commun en faveur de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement. Une première.
Quel sera l’impact du changement climatique sur l’eau de notre planète ? Des nappes phréatiques à la biodiversité des sols, de la circulation atmosphérique aux systèmes d’irrigation, la science observe à différentes échelles les transformations en cours. À l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars, et du lancement par le CNRS d’une cellule Eau pour coordonner les recherches en la matière, quatre scientifiques nous rappellent à quel point la question de l’approvisionnement en eau au niveau mondial, entre adaptation et compétition, est aujourd'hui cruciale.
L’anguille préhistorique a probablement croisé les derniers dinosaures, il y a 60 millions d’années. Autant dire que c’est une espèce « résiliente » comme on dit maintenant, témoin de tous les changements de l’histoire.
10 nouveaux territoires ont rejoint l'appel à partenaires de l'Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL) et du Cerema. Un point d'étape a été fait le 17 mars 2021 par, Pascal Berteaud, directeur général du Cerema et Jean-François Rapin, président de l’ANEL.
Des acteurs du numérique et de l’environnement ont décidé de s’associer afin de développer la première méthodologie dédiée à la protection des herbiers marins et permettant la certification de projets bas-carbone en France, avec comme site pilote le Parc national des Calanques. Cette méthodologie sera soumise à validation de la Direction générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) du ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) dans le cadre du dispositif Label bas-carbone qui vise à certifier des projets permettant l’atteinte des objectifs de neutralité carbone de la France.
Dans les Ardennes, la société 3D Métal Industrie vient de concevoir l'un des plus gros moules de fonderie par fabrication additive. Il a servi à la création d'une turbine hydroélectrique ultra-innovante. La technologie a été validée par l'Office français de la biodiversité et labellisée par la fondation Solar Impulse.
La CNR, concessionnaire du Rhône et l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse unissent leur force avec la Start-up Plastic@Sea pour lancer le projet expérimental PLASTIC-RHÔNE. L’objectif est de procéder à un état des lieux de la pollution plastique dans le fleuve et mieux connaître les mécanismes de fragmentation des plastiques rejetés dans la mer Méditerranée.
Redonner vie à un cours d’eau enterré et transformé en égout, c’est le pari fou que le Val-de-Marne et les villes riveraines ont décidé de relever à l’aube du 21ème siècle. Après Fresnes en 2003, L’Haÿ-les-Roses en 2016, la Bièvre s’apprête à renaître entre Arcueil et Gentilly d’ici la fin 2021, et la réflexion est en cours à Paris. Histoire et visite de chantier.
Lyon ne serait pas grand-chose sans les courants tumultueux du Rhône et le lit sinueux de la Saône. Production d’énergie, transport de marchandises, rives bucoliques et pluralité de commodités… Les perspectives qu’offrent leurs cours et berges mythiques sont sans fin. Capitale fluviale de toujours et qui a su jadis dompter leurs flots, Lyon s’est parfois éloigné de ses fleuves et s’affaire surtout désormais à les protéger des périls écologiques. Alors, comment se réapproprier leurs eaux sans les dénaturer ? Comment concilier enjeux économiques, nécessités environnementales et identité culturelle ? Ainsi demeure le dilemme des fleuves.
Le lit de la Loire s'affaisse petit à petit après que des aménagements, visant à l'époque à favoriser la navigation, ont été installés par l'homme il y a un siècle. Après plusieurs dizaines d'années d'études, d'importants travaux se préparent pour redonner au plus long fleuve de France son fonctionnement naturel.
Vendredi dernier à Marseille, des organisations internationales de protection de la nature ont lancé le Consortium Méditerranéen de la Biodiversité. Objectif : mutualiser les ressources de chacun et lancer des projets environnementaux coordonnés. Car il y a urgence…
Dans les années 60, la France comptait 2 millions de kilomètres de haies: 70% ont été détruites, mais aujourd'hui les initiatives se multiplient notamment dans le département de l'Ain pour retrouver ces barrières naturelles entre les champs, bénéfiques pour l'environnement et la biodiversité. Les avantages écologiques des haies bocagères sont extrêmement nombreuses.
Les pollutions diffuses sont l’une des causes principales de la dégradation des masses d’eau en France et en Europe. La lutte contre ces pollutions est ainsi un des axes essentiel de la gestion qualitative des ressources en eau. L’Office International de l’Eau a mené une étude sur la prise en compte des pollutions diffuses dans les SAGE, à travers le contenu de leurs documents constitutifs que sont le plan d’aménagement et de gestion durable (PAGD) et le règlement. Le rapport de l’étude vient d’être publié.
Entre 1990 et 2020, 220 millions d’hectares de forêts tropicales et équatoriales humides ont été déforestés. Soit 17 % de la superficie totale de ces milieux riches en biodiversité. Publiés le 5 mars dans la revue Science Advances, ces chiffres sont le résultat d’analyses des images de trois satellites d’observation de la Terre appartenant à la Nasa.
Les régions Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et l'Agence de l'eau Adour-Garonne s'engagent pour la protection et la restauration des zones humides. Dans le grand sud-ouest 15 millions d'euros vont être consacrés à des travaux écologiques sur 3.000 hectares de zones humides, lagunes et autres marais.
Chaque année, c’est le même rituel. De mi-février à fin mars, les crapauds communs et les grenouilles rousses quittent les forêts, traversent nos routes pour aller se reproduire dans les zones humides. Une migration massive qui demande aux départements et aux associations un peu d'organisation
Les recherches sur l’eau, tant dans leurs dimensions matérielles qu’idéelles, font l’objet d’un renouvellement dans le champ des sciences humaines et sociales. Ceci est à mettre en relation avec les défis majeurs actuels et futurs et les enjeux inédits que pose la gestion de l’eau. Dans un contexte de changements globaux qui accentue certains enjeux et en suggère de nouvelles hiérarchies à toutes les échelles spatio-temporelles, les questionnements évoluent, les valeurs sont bousculées, la gouvernance et l’action se réinventent. Ce numéro propose d’interroger comment se construisent aujourd’hui les connaissances et savoirs pour penser la gestion territorialisée de l'eau et des milieux aquatiques ?
Les rivières européennes sont les plus fragmentées au monde, ce qui contribue au déclin rapide de la biodiversité en eau douce. En conséquence, il est urgent de transformer radicalement le secteur de l’hydroélectricité pour réduire son impact environnemental.
Confronté à la disparition progressive des haies, Oroux, petit village des Deux-Sèvres, a trouvé le levier juridique permettant de les protéger. Elles sont maintenant classées au patrimoine communal. Une véritable aventure collective pour sauvegarder ce patrimoine arboré essentiel à l’environnement. La commune aimerait maintenant voir son initiative originale inspirer d’autres territoires.
En Île-de-France, un collectif propose de reconnaître la « personnalité juridique » à des lacs régulièrement pollués. Est-il possible d’accorder des droits à la nature en France, comme le font déjà plusieurs pays ? Dernier en date, le Canada qui, le 23 février, a reconnu la qualité de personnalité juridique à une rivière. C’est le moyen de ne plus « subordonner la défense de la nature à l’existence d’intérêts humains ».
Dans une cavité naturelle de la commune du Bizot près de Morteau (Doubs), une opération de nettoyage a été menée début mars. Les déchets polluaient les eaux de la rivière.
Fondateur de Arbres Haies et Forêts, une entreprise de travaux de génie écologique, Eric Dedonder partage son retour d’expérience du terrain sur les effets des sécheresses et aléas torrentiels sur les travaux de plantation constatés en 2020. Cette année a été marquée par deux évènements qui ont perturbé la bonne réalisation des chantiers de re végétalisation en génie écologique.
Ce sont les conclusions d’un rapport du projet Plastic-Seine lancé par le GIP Seine-Aval. En Seine-Maritime, on trouve, en moyenne, 6,1 microparticules de plastique par mètre cube d’eau dans la Seine.
Un plan d’action régional sur le crabe bleu a été élaboré grâce à un important travail des acteurs de terrain et des services de l’État. S’inspirant de la structure de la stratégie nationale relative aux EEE, de l’expérience de la Corse et de l’Espagne, il a pour objectif de fédérer des acteurs pour atteindre une régulation des populations de Crabe bleu en Méditerranée. La DREAL Occitanie coordonne la mise en œuvre de ses différentes actions.
Le 2 mars 2021, la signature du Contrat de Bassins Bièvre Liers Valloire et Sanne a concrétisé la volonté des élus de travailler ensemble, à l’échelle du bassin versant, pour assurer la gestion concertée des milieux aquatiques.
Face au changement climatique et à l’augmentation de la sécheresse, la question du dépérissement des forêts est primordiale : elles sont des réservoirs de biodiversité et permettent également de stocker massivement le carbone et d'atténuer l’effet de serre. Les chênes sont des arbres emblématiques des forêts d’Europe et d’Amérique, que l’on pensait très vulnérables à la sécheresse. Grâce à une technique d’optique innovante, des scientifiques d’INRAE de l'université de Bordeaux et des universités de Berkeley et Stanford en Californie, ont étudié la tolérance à la sécheresse de différentes espèces de chênes nord-américains. Leurs résultats, publiés le 1er mars dans PNAS, montrent que les espèces de chênes ont évolué vers une plus grande résistance à la sécheresse pour coloniser des zones climatiques plus arides et qu’ils possèdent aujourd'hui une marge de sécurité relativement importante pour faire face au changement climatique.
La centrale hydroélectrique en cours de construction sur le Rhône, à Vallabrègues, permettra de produire annuellement de 62 GWh soit l’équivalent de la consommation électrique de 25 000 habitants. Sa mise en service est prévue pour 2025.
Le 24 février dernier, l’agence de l’eau et le Syndicat des fruits de Savoie ont signé un accord pour réduire le risque de pollutions diffuses et pérenniser l'arboriculture dans les territoires urbanisés des Savoie.
En Creuse, elles n’ont pas encore “fleuri” mais les cyanobactéries devraient encore faire parler d’elles aux premières chaleurs. Les scientifiques ont semble-t-il réussi à cerner l'origine du phénomène. Un Creusois, Hervé Laboulle, a, lui une tout autre hypothèse sur la question : plus que le phosphore plébiscité par la communauté scientifique, ce serait les tas de fumiers qui participeraient à la prolifération de l'algue.
De Goult à Oppède, un troupeau va arpenter –et grignoter- un mois durant, friches et pelouses sèches en bord de rivière. Objectif : protéger la biodiversité de façon naturelle. A la manœuvre, une éco-bergère, le Parc naturel régional du Luberon et le Conseil départemental du Vaucluse.
En pays de Quimperlé, 300m3 de lisier se sont déversés dans un affluent du Bélon puis dans le Bélon. Les associations sont vent debout. Une enquête est ouverte.
Utiliser les végétaux pour éviter l’érosion, réduire le risque d’inondation et la perte de biodiversité des milieux aquatiques locaux, c’est le but du projet « Protéger le génie des plantes en action ! » Le génie végétal doit permettre de lutter contre la dégradation des milieux d’eau douce en Guadeloupe et à leurs conséquences sur la biodiversité locale Ce mardi matin, le Parc National a présenté à la presse la deuxième phase de ce projet qu’il mène en partenariat avec l’INRAE et l’Université des Antilles. Les premières boutures réalisées en pépinières ont été présentées à l’INRAE.
Le 23 septembre, les députés présentaient leur rapport de réhabilitation de l'étang de Berre devant l'Assemblée Nationale. Quelques mois plus tard l'État, la métropole et le syndicat mixte de gestion de l'étang s'organisent pour donner une suite concrète à ce rapport.
Sur plusieurs centaines de mètres, la rivière Dina en Bosnie-Herzégovine a disparu sous un tapis de déchets. Pendant les saisons où il pleut, ces ordures sont charriées depuis des sites de dépôt sauvages qui se trouvent notamment le long de ce cours d'eau. Ses affluents qui se trouvent en amont en Serbie et au Monténégro subissent le même fléau.
La mode des drones envahit aussi le domaine de l’eau. De nombreuses petites sociétés proposent soit leurs produits, soit des prestations complètes. Avec en promesse, des gains de temps dans les analyses et d’avantage de sécurité pour le personnel.
C'est un jugement assez exceptionnel qu'a rendu le tribunal judicaire de Grenoble le 14 janvier dernier et que l'Office français de la biodiversité (OFB) fait connaitre seulement maintenant. Une entreprise exploitant une usine hydroélectrique sur l'Ébron, un cours d'eau isérois, a été condamnée à une amende de 1 000 euros et à deux ans de suspension d'activité pour ne pas avoir respecté le débit minimum du cours d'eau.
La contribution des agences de l'eau au profit de l'Office français de la biodiversité a été fixé à près de 373 millions euros pour 2021. Des évolutions font craindre à certains un nouvel affaiblissement de la capacité d'intervention des agences.
Les cours d’eau abritent une riche biodiversité en poissons, avec plus de 17 000 espèces recensées à ce jour, correspondant à un quart de l’ensemble des vertébrés du globe. Les impacts des activités humaines sur la biodiversité ont souvent été uniquement abordés sous l’angle du nombre d’espèces (diversité taxonomique), alors qu’ils pourraient également être mesurés en termes de fonctions (diversité fonctionnelle) ou de liens de parenté entre espèces (diversité phylogénétique). Une équipe de scientifiques1 menée par Sébastien Brosse, Professeur à l’université Toulouse III – Paul Sabatier, laboratoire Évolution et diversité biologique (CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier/IRD), a développé un nouvel indicateur de biodiversité prenant en compte ces différentes dimensions de la biodiversité.
Le Conseil d’Etat vient d’annuler une des disposition du fameux décret du 3 août 2019 sur la continuité écologique des cours d’eau, sujet ultra-sensible autour duquel environnementalistes, pêcheurs, agriculteurs irriguants et possesseurs de moulins et autres digues ou dispositifs de micro-hydro-électricité ne cessent de s’empoigner, tout le monde ou presque ne se rejoignant que pour critiquer l’Etat…
A la demande de FNE Midi-Pyrénées, FNE 65, les Amis de la Terre 32 et la SEPANSO Landes, le tribunal administratif de Pau vient d’annuler l’autorisation pluriannuelle délivrée au syndicat Irrigadour pour prélever les eaux du bassin de l’Adour amont de 2017 à 2022.
À la suite d’un appel à initiatives de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, le SYMCRAU a été retenu pour expérimenter un nouveau dispositif de rémunération des agriculteurs à travers les « Paiements pour Services Environnementaux » (PSE) qui devraient permettre dès 2021 de rémunérer les agriculteurs pour leur contribution à la préservation de la qualité de l’eau et de la biodiversité en Crau.
Un petit crustacé de la taille d'une lentille, jusqu'alors inconnu en Alsace, a été découvert dans un marais de la commune de Seltz, dans le Bas-Rhin. Les naturalistes souhaitent pouvoir assurer l'avenir de cette espèce, classée en danger critique d'extinction, par une gestion écologique du site.
Au cœur du Parc naturel régional du Livradois Forez (Puy-de-Dôme), la tourbière du Bois du Château est fragilisée par la présence d'épicéas. La commune de Saint-Bonnet-le-Chastel et la communauté de communes Ambert Livradois Forez ont fait appel à l’Office national des forêts (ONF) pour rendre à cette importante réserve d'eau potable son état original.
L’ADEME, en partenariat avec l’OFB, réalise un questionnaire afin de mieux connaître les acteurs de la filière de l’offre de SAFN (génie écologique, restauration hydromorphologique des cours d’eau, restauration de zones humides, desimperméabilisation, gestion des eaux pluviales à la parcelle, etc.). Cette enquête s’inscrit dans le cadre du projet LIFE ARTISAN qui vise à mettre en œuvre le PNACC 2 en développant les Solutions d’Adaptation Fondées sur la Nature (SAFN).
Le 2 février 2021, est l’occasion de rappeler l’importance des mangroves et de tous les écosystèmes qui y évoluent à travers la célébration de la Journée Mondiale des Zones Humides. A cette occasion, Michèle Pernak qui travaille à l’ifremer au sein de l’unité LEEISA à Cayenne, nous invite à partager son quotidien de scientifique sur le littoral. Depuis plus d’un an Michèle a pour mission principale d’effectuer un inventaire du patrimoine biologique vivant dans les estuaires, mangroves et eaux côtières et de cartographier les habitats abritant ces communautés en Guyane. Embarquez avec elle le temps d’une une saison en mer.
Les « tourbières et lacs de la Montagne jurassienne », viennent d’être désignés « zones humides d’importance internationale » par le secrétariat international de la Convention Ramsar. Explications.
Le Rendez-vous Gest’eau sur les études de gestion quantitative dans le cadre des SAGE a eu lieu le 26 juin 2020. Cette webconférence a réuni 65 participants. Les enregistrements des interventions ainsi que les supports des présentations viennent d’être publiés.
En se dispersant autour des cours d’eau, les insectes aquatiques créent un flux nourricier dans les écosystèmes agricoles, qui s’étend jusqu’à 50 m autour du cours d’eau. Cette manne peut nourrir une chaine d’organismes terrestres et contribuer à la fertilité des sols, à la pollinisation et la régulation des ravageurs des cultures. C’est ce qu’a démontré le projet Aqualand, conduit par INRAE en 2016-2018.
Alors que les comités de bassin ont adopté, cet automne, leurs projets de schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) qui encadreront le troisième cycle de la directive-cadre sur l’eau à partir de 2022, l’objectif de bon état des masses d’eau fixé pour 2027 reste hors d’atteinte.
Le syndicat des eaux du Bas-Léon organise une collecte de photos d’archives et d’anciennes cartes postales des paysages du Bas-Léon, du Conquet à Tréflez. L’objectif est d’analyser les paysages d’hier et d’aujourd’hui, pour juger de l’intérêt de la reconquête de la biodiversité et de la qualité de l’eau.
Huit communes du pays de Trun (Orne), en amont du bassin-versant de la Dives, constituent un site pilote pour un projet d'aménagements en hydraulique douce.
L’augmentation préoccupantes des populations du Crabe bleu, Callinectes sapidus, sur le littoral Corse (milieux lagunaire et marin côtier) ont conduit l’Office de l’environnement de Corse (OEC) et la DREAL Corse à réunir différentes parties prenantes impliquées, pour définir une stratégie régionale en réaction à l’expansion de Callinectes sapidus.
Fermer la RD28 trois mois dans l'année pour protéger les amphibiens : est-ce vraiment la solution idéale ? C'est la question à laquelle la démarche en cours à Lamballe-Armor (Côtes d'Armor) doit permettre de répondre. Les équipes du Cerema Ouest pilotent ce projet aux côtés des collectivités, des riverains et des associations.
Au croisement des enjeux écologiques et d’aménagement du territoire, la Trame verte et bleue (TVB) est une politique visant à intégrer la biodiversité dans les stratégies d’aménagement et de développement territorial. Pour faciliter son appropriation par le plus grand nombre, l’Office français de la biodiversité propose, dans le cadre du centre de ressources Trame verte et bleue et en lien avec Tela Botanica, le MOOC Trame verte et bleue : une formation en ligne gratuite, accessible à tous et diffusée pendant 9 semaines.
Dans l’objectif de proposer l’accès à des données complémentaires et pour contribuer au renforcement de l’articulation des SAGE et contrats de milieux avec d’autres démarches, de nouvelles fonctionnalités sont à présent disponibles sur gesteau.fr. Il s’agit d’un enrichissement des cartes interactives et de la réalisation de croisements de données avec le site aires-captages.fr.
Des micro-habitats greffés sur des digues, des enrochements accueillants aux crustacés : ces deux dispositifs innovants sont en cours de test sur le littoral, dans le cadre du projet de recherche Marineff. Objectif : stimuler la biodiversité sur les ouvrages hydrauliques.
La Camargue est très exposée aux effets du changement climatique. L’enjeu est de s’y adapter, sur les anciens salins acquis par le Conservatoire du littoral. Il s’agit de préserver la Camargue, sa population et ses activités, soumises à des risques croissants, en redonnant naissance à un écosystème naturel résilient.Les entrées marines et les travaux hydrauliques ont permis de faire des anciens salins une zone tampon vouée à la renaturation, qui favorise la biodiversité.
En novembre 2020, un réseau de plus de 600 experts sur les changements climatiques et environnementaux en région méditerranéenne, le MedECC, a publié un rapport faisant l’état des lieux des connaissances scientifiques sur le sujet à travers la Méditerranée. Les deux coordinateurs du projet, le paléoclimatologue Joël Guiot et l’écologue Wolfgang Cramer, nous en expliquent les enjeux.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes a organisé en partenariat avec l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse un webinaire interrégional sur “Les retours d’expérience de plans de gestion en zones humides littorales méditerranéennes” le 16 décembre à l’attention des structures porteuses des plans de gestion et des DOCOB concernant les milieux lagunaires. Les vidéos sont disponibles.
Le programme de priorisation Loire-Bretagne a été élaboré par les MISEN, avec un pilotage régional, en associant l’ensemble des parties prenantes concernées. Il a ensuite été présenté aux instances de bassin : commission relative aux milieux naturels, commission planification et comité de bassin, qui ont émis un avis favorable à ce programme.
Les mares, ces milieux aquatiques utiles, font l’objet d’une attention particulière depuis 2019 avec le PETR Centre-Cher et Nature 18 qui travaillent de concert. La phase concrète doit intervenir cette année.
Rencontre avec Christian Pince pour les organisations suivantes : Confédération Paysanne Tarn, Confédération Paysanne Tarn-et-Garonne, Nature & Progrès Tarn, Adear Tarn et Garonne, FNE Midi-Pyrénées, FNE 82, UPNET-FNE81, Collectif Testet, Lisle Environnement.
La Ville lance l'enquête publique concernant son projet d'installation de deux microturbines et de restauration de la continuité écologique de la Gère.
Prendre soin de la biodiversité des milieux humides en ville c’est possible grâce à l’association des Espèces Parmi’Lyon et son projet Gabiodiv’. Cette association mène diverses actions de sensibilisation afin d’impliquer les citoyens. Elle accompagne les initiatives locales pour préserver la biodiversité en milieu urbain. A signaler en particulier, à Lyon, le projet Gabiodiv’ (Gabion et Biodiversité) qui consiste en l’installation de modules végétalisés sur les quais minéralisés des grands cours d’eau de la Métropole Lyonnaise, en faveur du cadre de vie des citadins et de la biodiversité urbaine.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse invite à repenser ces espaces pour le bien-être des enfants tout en déployant des solutions d’adaptation au changement climatique.
Ce bulletin bibliographique recense les documents disponibles dans les bases documentaires des Pôles-relais zones humides sur la thématique des Milieux Humides dans l’Urbanisme. Cette seconde édition est une actualisation du bulletin de 2017.
Grâce à des techniques sous-marines plus performantes de bâchage et d'arrachage, les biologistes et les plongeurs réussissent à ralentir la progression du myriophylle à épis. Le combat contre cette plante envahissante aquatique est toutefois semé d’embûches.
Des photos de dizaines de poissons morts, dans la Loue, ont été récemment publiées par le collectif SOS Loue et rivières comtoises, qui réclame une action rapide des autorités et le développement de la filière Comté bio, afin de sauver nos rivières. Détails.
Dans l’Hérault, 96% de l’eau du robinet provient du sous-sol. Une richesse géologique exceptionnelle, qui garantit la disponibilité d’une eau potable d’excellente qualité.
Ce nouveau fascicule de la collection "Dynamiques et évolutions du littoral" est consacré à la Corse. Il est le fruit d'un travail partenarial pour réunir les connaissances disponibles sur la morphologie du territoire, les facteurs hydrodynamiques, la sédimentologie, les activités humaines, et sur l'évolution passée du littoral, en proposant aussi une vision prospective.
Une première en Corse. Hier, deux mini-stations hydrométriques ont été installées sur le Tavignanu, l'une au pont de la gare de Corte, l'autre à celui d'Altiani. L'objectif : collecter des données pour anticiper les crues, en temps réel.
La réintroduction des poissons migrateurs dans le Rhin porte ses fruits. Après des décennies d’efforts, ils commencent même à s’y reproduire naturellement.
Selon une récente étude publiée dans la revue Nature, 68% des obstacles à l’écoulement présents sur les rivières européennes feraient moins de 2 m de haut. Oui et alors ? D’après les auteurs, la principale difficulté avec ce type d’obstacles serait leur recensement. Eh bien oui, il est davantage difficile de recenser des obstacles peu visibles comme les buses par exemple, que des gros barrages comme celui de Vezins (50). Sous-estimation de 61 % à l’échelle européenne d’après l’étude… Ce n’est pas rien, notamment en termes d’attentes européennes concernant la gestion des écosystèmes aquatiques. Décryptage de l’étude ci-dessous.
Le monde des Présidents de comités de bassin connaît une très vive émotion depuis la période de la trêve des confiseurs… autour du futur projet de loi 4D.
Menée au sein de la réserve naturelle nationale (RNN) de Saint-Mesmin (45), sur la Loire, en périphérie aval de la ville d’Orléans, cette étude compare la biodiversité floristique de la ripisylve d’une berge à celle de deux îles boisées en vis-à-vis. L’hypothèse est que la berge, davantage soumise à la pression anthropique, présente une biodiversité altérée.
L'appel à projets « Restaurer les continuités écologiques dans les cours d’eau de Nouvelle-Aquitaine » est lancé par la Région Nouvelle-Aquitaine en partenariat avec les Agences de l’Eau Adour Garonne et Loire Bretagne. Il s'inscrit dans les orientations de la Stratégie régionale sur l’eau et dans la feuille de route Néo Terra adoptée par la Région pour accélérer et accompagner la transition environnementale en Nouvelle-Aquitaine.
Concilier les enjeux eau et biodiversité dans les régions agricoles est un enjeu majeur pour les acteurs des territoires. À partir d'une expérience menée en Brie Nangissienne, où des zones tampons humides artificielles ont été créées pour favoriser la dégradation naturelle d'une partie des contaminants présents dans les eaux agricoles issues des collecteurs de drainage, les auteurs de l'article nous démontrent que ces dispositifs sont également un moyen de recréer des espaces propices à la biodiversité et de fournir plusieurs services écosystémiques.
Déjà quatorze exploitants forestiers du Doubs ont signé la Charte destinée à améliorer les pratiques d’utilisation de produits insecticides dans la prévention des dégâts causés par le scolyte liseré sur les résineux abattus.
Dans sa dernière publication, l'agence d'urbanisme de l'agglomération marseillaise (Agam) propose de tirer profit de l'eau, une des ressources qui permet d'aller vers une ville résiliente et agréable à vivre.
La Coop de l'eau qui porte le projet controversé de construction de 16 retenues d'eau sur le bassin de la Sèvre niortaise annonce que le financement de la première tranche des travaux est bouclé. Et précise que "des engagements forts" ont été pris en faveur de la biodiversité.
Lauréat de l’appel à projets Eau & Biodiversité 2020 de l’agence de l’eau, le Parc naturel régional du Haut-Jura lance une étude sur les poches de biodiversité identifiées sur tout le réseau hydrographique du bassin versant de la Bienne. Objectifs : recenser et comprendre le rôle de ces zones de refuge thermique pour poissons, oiseaux et insectes au sein de la trame turquoise afin de réduire les mortalités, notamment en période de fortes chaleurs.
L’aménagement de l’Espace nature départemental du Plan de la Garde : une initiative qui associe de manière remarquable la restauration du milieu au bien-être social et à la nature en ville.
Le 15 décembre 2020, les élus du Conseil départemental de la Haute-Garonne, réunis en session, ont voté la création du Conservatoire départemental des zones humides. Cet observatoire fait partie des 32 actions prioritaires du Projet de Territoire Garon’Amont, validé par les élus départementaux le 30 septembre dernier. Il se base sur l’inventaire des zones humides réalisé par le Département en 2016.
Cette 7e édition s'est inscrite dans la période de clôture du second plan Rhône-Saône et comme une contribution au plan Rhône-Saône III qui nous portera jusqu'en 2027. Les présentations sont disponibles.
Le 16 décembre, Yves WIGT, Président du Syndicat mixte d'aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD) et Laurent ROY, directeur général de l'agence de l'eau ont signé un nouveau contrat de 3 ans afin d'anticiper le changement climatique, mieux gérer la ressource en eau en quantité et en qualité et agir en faveur de la biodiversité sur le territoire de Durance.
Lancé en 2015 par l'Institut Méditerranéen d'Océanologie, le programme « GhostMed » permet de recenser et d'évaluer l'impact des engins de pêche perdus sur la façade méditerranéenne française. L'Office français de la biodiversité (OFB) est partenaire depuis 2018 de ce programme qui vise à contrer le phénomène de pêche « fantôme » (« ghost fishing » en anglais). Aujourd'hui, le dispositif recense 1 320 engins de pêche perdus et « 127 (ont) été retirés ces dernières années », précise l'OFB.
Les cours d’eau européens sont fragmentés par une multitude de barrages, seuils, écluses, une cause majeure et sous-estimée de perte de la biodiversité.
Les 8 et 10 décembre, deux webinaires consacrés aux zones humides et à l'aménagement du territoire ont été organisés par le Cerema et le CNFPT. Voici les replays et les présentations de cette journée technique en format numérique...
Le 7 décembre la Cour d’Appel de Grenoble a confirmé en grande partie les condamnations prononcées en première instance à l’encontre de la société Lafleur. L’entreprise avait illégalement stocké pendant huit ans et contre rémunération, plus de 70 000 tonnes de déchets dans un secteur protégé du lit de l’Isère.
L'étang de Biguglia est l'une des lagunes de Méditerranée les moins polluées par les pesticides, d'après une étude parue en novembre. Mais les scientifiques surveillent de près les nitrates qui, stockés dans les eaux souterraines, pourraient réapparaître dans quelques années.
Pour évoquer ce milieu naturel dont le rôle est primordial, l'Union des syndicats de marais publie un livre où les propriétaires témoignent, entre souvenirs et vision du futur.
La dernière fois, j’avais promis qu’on parlerait de poisson dans mon article suivant, et bien c’est encore raté... En plus on ne parlera même pas de paysage ou d’actions de restauration cette fois-ci. Pourtant croyez bien que le thème abordé dans cet article, tout obscur et peu séduisant qu’il soit pour la plupart d’entre nous, revêt une importance capitale pour les milieux naturels. Pour la Nature en fait, il n’y a pas que l’eau et les poissons rappelons-le. Aussi une fois n’est pas coutume nous allons parler dans Truites & Cie d’outils réglementaires (c’est pas sur n’importe quel blog qu’on trouve des sujets aussi chiants pas vrai ?). L’outil en question, la plupart des lecteurs en auront un jour entendu parler, est le Code de l’Environnement. Ce gros pavé que l’on peut consulter sur Legifrance et qui prend un malin plaisir à jouer avec les neurones de ceux qui s’y plongent. Très brièvement nous aborderons donc son rôle et enchaînerons vite sur le cœur de cet article, un vide juridique qui interpelle grandement et nous pose question sur les moyens que l’Etat souhaite réellement accorder à la protection des milieux aquatiques. Ambiance.
Malgré le changement climatique qui hypothèque l’avenir du ski, la vallée savoyarde de la Maurienne prévoit de nouvelles pistes, télésièges et constructions. Un pari économique très incertain et non sans dommages sur la biodiversité et les paysages.
Du 29 septembre au 2 octobre 2020, chercheurs et gestionnaires ont eu la possibilité d’échanger, en présentiel ou en visioconférence. Structurées autour d’une problématique, abordée à travers les contributions complémentaires de la communauté scientifique, d’opérateurs et d’acteurs témoignant d’actions mises en œuvre et de retours d’expérience concrets, y compris hors bassin de la Loire et ses affluents, les sessions ont été ponctuées de nombreux échanges. Les présentations sont disponibles.
Ce site, qui a été inauguré en septembre 2020 après plusieurs années de travaux, est en train de (re)devenir une zone humide d'un grand intérêt, où les marouettes sont par exemple régulières en migration.
L’impact environnemental des boues de dragage de la rade de Lorient, déversées en mer au large de Groix, a fait débat, mardi 8 décembre, en conseil d’agglomération.
Il n’y a pas qu’à Miribel-Jonage que le Rhône est en danger. Depuis le début des années 2000, de nombreux programmes de restauration se sont mis en œuvre au fil du fleuve. Sauvons le Rhône vous invite à découvrir les plus remarquables. Aujourd’hui nous descendons jusqu’à l’île de la platière à Limony et Salaise-sur-Saône.
Menacées par l'urbanisation et le tourisme, un quart des côtes de Méditerranée est en mauvaise santé. Des plages pourraient même disparaître d'ici quelques années, s'alarme l’Union internationale pour la conservation de la nature.
L'hydrocotyle prolifère depuis plusieurs années sur la Sambre avec un pic cette année, certains bras morts de la rivière sont carrément recouverts, un risque pour la biodiversité et la réouverture de la Sambre selon le parc naturel régional de l'Avesnois et le président de l'agglo de Maubeuge.
Le présent bulletin fournit un bilan synthétique de l’année hydrologique écoulée, du 1er septembre 2019 au 31 août 2020, concernant l’évolution quantitative des ressources en eau du bassin ainsi que les faits marquants qui se sont produits sur le territoire.
Il y a un peu plus d’une année, je vous emmenais au cœur de notre production d’électricité, de nos appétits sans cesse plus forts pour cette énergie et des différents modes de production dont la production hydraulique. Aujourd’hui, je vous propose de quitter les turbines, les conduites forcées et les kilowatts pour aller à la rencontre de nos rivières à truites. Comment vivent-elles leur cohabitation avec la fée électricité ? Comme lors de mes précédentes chroniques, l’objectif est de fournir le maximum d’éléments chiffrés issus d’études et de travaux de recherche pour saisir la complexité du sujet. Il ne s’agit en aucun cas d’un tribunal où les accusés seraient les hydroélectriciens et où je tiendrais la place du procureur général. Chaque lecteur doit pouvoir se construire sa propre opinion sur le sujet.
La Méditerranée se réchauffe 20% plus vite que la moyenne mondiale. Les prévisions les plus pessimistes envisagent une augmentation du niveau de la mer de 2,5m d’ici 2100. Un rapport pointe les "dangers" encourus par les populations.
Dans le cadre de la mise en œuvre des 10 Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux dont il assure le portage, l’Etablissement public Loire conduit depuis plusieurs années des inventaires de zones humides afin d’améliorer leur connaissance et de les préserver de toute dégradation future.
TOOPI-Organics SAS est une Jeune Entreprise Innovante créée en février 2019, et ayant pour objet la valorisation agricole des urines humaines. L’objectif de la société est d’avoir des impacts environnementaux significatifs concernant la gestion de la ressource en eau, notamment par la réduction de la quantité d’eau utilisée dans les toilettes. Également par la transition agricole au travers l'amélioration ou le remplacement d’engrais minéraux.
La péninsule de Crimée, territoire ukrainien annexé par la Russie en 2014, souffre d’une pénurie d’eau sans précédent. Si le conflit diplomatique joue un rôle, l’Ukraine ayant fermé le principal canal d’approvisionnement, la Crimée pâtit des conséquences du changement climatique. Et les solutions manquent.
L’économie et le partage des ressources en eau constituent une priorité dans la politique de l’eau amplifiée dans un contexte de changement climatique. La Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) est l’une des solutions possibles à mettre en place localement pour s’adapter à des tensions saisonnières sur l’eau. Le Cerema propose un panorama des projets de REUT menés en France, et présente les premiers enseignements. A l'occasion de la sortie de l'ouvrage, une interview en 3 questions à son auteure Caherine Néel, chargée de mission eau et déchets.
Candidature avant le 31 mars 2021.
Autour de compétences “historiques”, la volonté est d’apporter un appui le plus large et complet possible : hydrologie, fonctionnement des écosystèmes, sociologie, histoire, urbanisme, aménagement du territoire, santé, traitement des eaux, économie, hydrogéologie, géographie, psychologie sociale, droit de l’environnement, transfert de polluants, microbiologie, chimie…
Depuis quelques années, les castors prolifèrent autour d'Alligny-sur-Morvan, une bonne nouvelle pour la biodiversité. Mais leur présence empêche la rivière de s'écouler normalement.
Au cœur de Valence, au milieu des habitations, dans les parcs, les canaux tissent leurs méandres. Ces 40 km de canaux, dont 17 à ciel ouvert, offrent une parenthèse de nature. Loin des 90 km du début du XXe siècle ! Mais une bonne raison de quitter les axes embouteillés pour se poser quelques heures au milieu d’un cadre bucolique.
Le projet de restauration de la zone humide de l’Estagnol a été sélectionné pour faire partie des 10 sites pilotes du Life intégré ARTISAN. Ce programme financé par l’Union européenne a pour objectif de démontrer l’efficacité et les avantages des Solutions fondées sur la Nature (SfN), dans une région où le réchauffement climatique devrait augmenter la fréquence des crues et le risque d’inondations.
La reconstruction du stade municipal de Chambéry est l’occasion pour la municipalité de modifier la gestion des eaux pluviales dans son périmètre pour protéger la Leysse, le lac du Bourget et réalimenter la nappe de Chambéry.
Etude innovante des cincles plongeurs, restauration de la continuité écologique et sensibilisation du public, le programme d’actions lié au Label « Site Rivières Sauvages » du Guiers mort bat son plein. En effet, au cours de ces deux premières années de réalisation, les acteurs locaux ont déjà mis en œuvre un certain nombre d’actions.
Les mares constituent de petites oasis de vie dans le contexte méditerranéen globalement sec du Luberon. Bien souvent méconnues et malmenées, elles nous rendent pourtant service et regorgent d’une grande richesse biologique, avec notamment la présence d’amphibiens tels que le Pélobate cultripède, espèce rare et menacée.
Réuni en séance plénière le 27 octobre 2020, le comité de l’eau et de la biodiversité de La Réunion (CEB) a adopté le projet de schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), document de référence qui fixe pour 6 ans (2022-2027) les politiques publiques pour atteindre un bon état des eaux à La Réunion.
Retrouvez sur ce site les actions conduites par VNF, les partenaires et le calendrier du programme d'intervention, ainsi que les actualités et nombreuses ressources techniques ou supports de communication.
Depuis plusieurs années déjà, l’EPTB Saône et Doubs s’attache à donner une nouvelle dynamique au Contrat de rivière "Saône, corridor alluvial et territoires associés". Pour ce faire, un large travail s’est fait en 2020 autour de la construction d’un avenant à cette démarche territoriale... La cérémonie de signature de cet avenant s'est déroulée le vendredi 13 novembre prochain, en visio-conférence.
Le reconfinement n’aura pas eu raison des missions des techniciens de rivières du Département des Hautes-Alpes. Munis de leurs appareils sophistiqués, ils poursuivent leur campagne de mesures d’automne, les pieds dans l’eau. L’objectif ? Contrôler la qualité des cours d’eau haut-alpins. Reportage.
Pour la première fois, l’agence de l’eau, Andromède Océanologie et CHORUS publient un atlas cartographique de la qualité des eaux côtières de Méditerranée qui présente les résultats de la surveillance de l’état écologique des herbiers de Posidonie et du coralligène, de leurs fonctions écologiques et du niveau de pressions exercées. Ces données permettront aux collectivités du littoral, aux services de l’Etat et aux usagers de la mer de mieux connaître et donc mieux protéger la biodiversité sous-marine.
La formation des commissaires enquêteurs sur le thème de " la ressource en eau et les milieux aquatiques" initialement prévue en avril, s’est tenue le 5 novembre sous la forme d’un webinaire. Les présentations sont disponibles.
Malgré l’objectif de « zéro artificialisation nette » affiché par le gouvernement, la consommation d’espaces est repartie à la hausse dans l’Hexagone depuis 2017.
Le Centre de Ressources du pôle Loire de la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels a vocation à rassembler une documentation multisupports (littérature grise, rapports, études, …) sur le patrimoine naturel et les zones humides du bassin de la Loire. Vous est ici proposée une sélection de documents afférents à ce milieu particulier qu’est la ripisylve, issus de ce fonds documentaire.
Des espèces variées de poissons sont revenues ces dernières décennies dans la Seine, mais les migrateurs comme l’anguille ou la lamproie marine restent en péril.
Le dossier de l’eau connaîtra de vrais évolutions au cours des prochains mois. Il s'agit de trouver une solution pour le point sensible de Séguineau au Lorrain, des travaux pour améliorer la distribution et la nouvelle gouvernance pour gérer l'eau en Martinique.
Au croisement des enjeux écologiques et d’aménagement du territoire, la Trame verte et bleue (TVB) est une politique visant à intégrer la biodiversité dans les stratégies d’aménagement et de développement territorial. Pour faciliter son appropriation par le plus grand nombre, l’Office français de la biodiversité propose, dans le cadre du centre de ressources Trame verte et bleue et en lien avec Tela Botanica, le MOOC Trame verte et bleue : une formation en ligne gratuite, accessible à tous et diffusée pendant 9 semaines.
Il n'est pas facile de pouvoir observer dans les rivières de la Vienne des castors ou des loutres. Et pourtant ses deux espèces gagnent un peu plus de terrain sur les cours d'eau du Poitou.
L'agence de l'eau souhaite accompagner les collectivités, les entreprises et les associations du bassin Seine-Normandie qui se mobilisent pour la transition écologique, l'adaptation au changement climatique, la préservation de la ressource en eau et de la biodiversité. L'appel à projets concerne des projets innovants s'appuyant sur les technologies du numérique, de l'intelligence artificielle et d'économie circulaire. Il s'inscrit dans les conclusions des Assises de l'eau, portées par le ministère de la Transition écologique.
Nos cours d’eau sont et risquent à l’avenir d’être de plus en plus modifiés par nos besoins et notamment par l’hydroélectricité. Au-delà de tout jugement sur notre manière de vivre ou sur notre façon d’exploiter la ressource en eau, le pêcheur doit composer avec cette autre réalité : l’hydroélectricité au même titre que l’aléa climatique est un facteur qui conditionne l’écosystème aquatique, avec ses bons et ses mauvais côtés pour la pêche. Le tableau n’est jamais tout noir ou tout blanc et au sein même des entreprises d’hydroélectricité comme EDF, certains services œuvrent pour atténuer l’impact des barrages sur les cours d’eau et leurs usages. Entre 2016 et 2019, une expérimentation a été menée par EDF en collaboration avec le CNRS pour désensabler une portion de cours d’eau court-circuitée en aval direct d’un barrage hydroélectrique. Ce travail réalisé sur la Selves aval durant plusieurs années a mis en œuvre des lâchers d’eau morphogènes pour restaurer les habitats piscicoles de la Selves, cours d’eau de première catégorie piscicole d'Aveyron (12).
Un an après le feu presque vert à l'extension du Center Parcs, près de Verneuil (Eure), le dossier s'enlise. Le groupe dit réfléchir à renforcer ses engagements environnementaux…
Les études menées en 2019 sur les diatomées, les macrophytes, les macroinvertébrés benthiques et le phytoplancton pour les cours d’eau, ainsi que le phytoplancton pour les plans d’eau sont disponibles.
Le projet sur le chapelet d’étangs des Îles du Rhône étant moins complexe d’un point de vue technique et réglementaire que pour le lac du Meyrol, c’est donc sur ce secteur que l’énergie se concentre pour avancer dans les travaux de restauration écologique du site.
Le Sars-CoV-2 est traqué dans les eaux usées de 150 villes en France dans le cadre du réseau Obepine. Son objectif : suivre la dynamique du virus sur tout le territoire français et mettre ainsi en place un système d’alerte local précoce.
L'accord tripartite entre l'UNESCO, le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et l'université de Montpellier signé le 15 octobre 2020 acte la création, à Montpellier, de l'International Centre for Interdisciplinary Research on Water Systems Dynamics (ICIREWARD Montpellier).
Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), Capitales françaises de la biodiversité et l’Office français de la biodiversité (OFB) co-organisent une série de webinaires sur la thématique « Eau et nature en ville ». D’octobre à décembre 2020, 5 présentations sont proposées pour comprendre les liens et les enjeux qui relient biodiversité et eau. Cette thématique sera d’ailleurs le thème du concours de la « Capitale Française de la Biodiversité » pour l’année 2021.
BiodivERsA, le réseau européen promouvant la recherche sur la biodiversité, les services écosystémiques et les solutions fondées sur la nature, et la JPI Water ont le plaisir d’annoncer que leur appel conjoint transnational 2020-2021 sur le thème Conservation et restauration des écosystèmes dégradés et de leur biodiversité, y compris les systèmes aquatiques est désormais ouvert.
Imaginez un terrain à l’abandon, envahi par les mauvaises herbes… quoi de plus banal ? Mais c’est justement cette « banalité » qui est recherchée – et parfois difficile à obtenir – sur les sites d’anciennes mines. Car pour maîtriser les risques liés aux pollutions d’anciennes exploitations, micro-organismes et plantes sont mis à contribution. Ce « travail d’équipe » porte un nom : la phytostabilisation.
Pour ce 12e rendez-vous de #SauverLePresent avec France Culture, Sciences et Vie junior et Usbek & Rika, zoom sur les espèces invasives, comme la jussie. Implantée volontairement à Montpellier en 1823, cette plante aquatique asphyxie une grande partie des cours d’eau en Europe.
Sans mesures ambitieuses pour réduire les déchets en plastique, cette pollution pourrait doubler d’ici à 2040, selon un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature publié mardi.
L’association Sources et rivières du Limousin estime dans une étude que les 22.000 étangs de la région sont « un problème et non la solution face à la sécheresse ». Évaporation, diminution du débit des cours d’eau, températures en aval amènent l’association à préconiser la suppression d’un nombre important d’étangs privés. En face, l’association des propriétaires d’étang parle de « mensonges ». La DDT la rejette également.
L’Apron du Rhône est encore méconnu pour la plupart d’entre nous alors qu’il a tout d’une grande espèce. Menacé de disparition, sa présence dans les cours d’eau du bassin du Rhône permet de faciliter la remise en état de ces milieux naturels souvent malmenés. Sauver l’Apron, c’est aussi sauver les rivières !
A ce jour, aucune réglementation en France n’impose d’aménagement pour le traitement des micropolluants dans les eaux usées urbaines. Les stations d’épuration n’ont pas été conçues pour traiter ces substances présentes à faible concentration et à l’heure actuelle, la réglementation ne le leur impose pas. Des technologies de traitement tertiaire ont bien été mises au point. Mais leur caractère non obligatoire ou leur coût freinent aujourd’hui leur adoption. Faut-il miser plutôt sur la réduction à la source et une optimisation des traitements conventionnels ? Ou légiférer ? Éléments de réponse.
La mission parlementaire sur l’étang de Berre, coprésidée par les députés (locaux) Eric Diard et Pierre Dharréville et dont le rapporteur était Jean-Marc Zulesi, a rendu son rapport le 23 septembre dernier. Il prend la forme de 20 propositions qui méritent une critique, constructive bien sûr.
Depuis dix ans, Lactalis pollue les cours d’eau français en toute impunité. D’après notre enquête, 38 usines, soit plus de la moitié des usines du groupe laitier, ont été ou sont toujours en infraction. Avec des conséquences dramatiques.
Le projet Ruelles bleues-vertes expérimente des solutions pour détourner les eaux pluviales des toitures résidentielles du réseau municipal à travers des sites pilotes dans différents arrondissements montréalais. Menée en collaboration avec la Ville et les acteurs locaux, c'est toute une nouvelle dimension que le projet vise à insuffler pour les 69 km de ruelles vertes déjà en place et celles à venir à Montréal : encore plus de textures, de couleurs, de technologie durable, de biodiversité et de vie !
Extrait d’un reportage pour la FDAAPPMA de l’Ile de la Réunion. Réalisées de jour comme de nuit dans le milieu naturel, ces images permettent de mieux appréhender la faune dulçaquicole de la Réunion. Ces espèces piscicoles et les différents crustacés d’eau douce sont bien souvent endémiques de l’île.
Après plus de 18 mois d’élaboration, ce vote intervenu ce matin constitue une étape clé pour le document de planification qui fait autorité en matière de mise en œuvre de la politique de l’eau et porte engagement juridique de la France au regard de la Directive cadre européenne sur l’eau.
Il aura fallu trois années d'étude pour repenser la marais de Tasdon, une zone humide située à La Rochelle. Dés cette semaine 3.500 végétaux pour recréer un espace marécageux plus respectueux de l'environnement.
Les Pôles-relais Zones Humides et leurs partenaires organisent une série de webinaires à destination des élus et des agents des collectivités afin que ces milieux à la fois précieux et vulnérables soient mieux pris en compte.
Le groupe technique "Connaissance" de la Conférence départementale de l’eau s’est tenu vendredi 9 octobre 2020 à l’Hôtel du Département du Doubs, avec une soixantaine d’acteurs du territoire (en présentiel et en visioconférence).
Malgré leurs centaines de kilos, les thons rouges restent difficiles à étudier. Des chercheurs du CNRS et de l’Ifremer ont développé des instruments capables de suivre la position des poissons, tout en surveillant leurs paramètres physiologiques liés, entre autres, à leur reproduction.
Selon le village où vous vous trouvez, on les nomme landes de Beausoleil, landes de la Grande Chaume ou landes de Bord. À cheval sur Bussière-Dunoise et La Celle-Dunoise, cette zone d’une cinquantaine d’hectares constituée de bois et de landes humides, des habitats rares et menacés, est en cours de restauration grâce à l’action du Conservatoire des espaces naturels de Nouvelle Aquitaine.
Le projet Cyanosafe, développé par les scientifiques d’INRAE en collaboration avec les acteurs publics et la start-up Microbia Environnement, vise à détecter plus rapidement et plus efficacement les proliférations de cyanobactéries potentiellement toxiques dans les plans d’eau et cours d'eau du sud-ouest de la France.
La tension monte toujours entre irrigants et écolos dans le Marais poitevin. Une grande manifestation a réuni plus de 3 000 personnes ce dimanche à Épannes, dans les Deux-Sèvres. Décryptage.
Afin de faciliter la tâche aux propriétaires d’ouvrages et aux gestionnaires, une application mobile dédiée a été réalisée. Développée dans le cadre de l’appel à projets biodiversité de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, GPAP permet en quelques clics de vérifier l’état d’un dispositif directement sur le terrain. Ces informations peuvent être transmises, sauvegardées, compilées…
Dans la fusion que Veolia impose à Suez se joue une partie de l’avenir de la distribution de l’eau en France. Pourtant, la gestion privée de ce bien commun est en perte de vitesse face au modèle de la régie publique, bien davantage adaptée aux enjeux climatiques et démocratiques.
Les moulins à eau sont-ils une espèce en voie de disparition ? L'eau des rivières est de mauvaise qualité, il conviendrait de rétablir leurs cours naturels pour la circulation de la faune piscicole et celle des sédiments. Mais souvent leurs barrages sont aussi producteurs d'énergie électrique.
Les habitants de Rennes ont eu cette idée dans le cadre de la Fabrique Citoyenne, un projet de lutte contre les inégalités dans la ville, favorisant notamment l’entraide et le soutien aux sans-abri. Pour tester le concept, le service Jardins et Biodiversité de la ville a lancé les deux premiers jardins flottants en mai 2017. L'ensemble du projet a été mis en œuvre au printemps 2018. Ces jardins flottent sur un radeau. Les plantes puisent ainsi l'eau et les nutriments directement de la rivière Vilaine. Les jardins rendent ainsi non seulement la rivière encore plus attractive, mais créent également de nouveaux habitats pour la faune et la flore de la ville.
C’est sur fond de crises successives - confinement durant lequel il a fallu maintenir à flot les services, puis sécheresse estivale suivie de "joutes capitalistiques" entre Veolia et Suez - que les gestionnaires publics de l'eau ont tenu début octobre leurs premières rencontres nationales. Outre valoriser l’alternative que les régies publiques, mais aussi les sociétés d'économie mixte ou sociétés publiques locales de l'eau, incarnent face aux majors et délégataires du secteur, ils ont tenu à rappeler que l’eau n’est pas un bien comme les autres et qu'eux "n'ont rien à vendre et agissent au coeur d'un maillage partenarial étroit qui leur permet de s'adapter aux enjeux locaux". Il fut aussi question de solidarité et d'animation territoriales, de prospective et de la place des usagers dans cette gestion devant devenir, comme le défend France Eau publique, à l’initiative de l'événement, "une cause nationale".
Le syndicat intercommunal d’aménagement de la Loire et de ses affluents restaure la rivière « le Lignon du Velay » en effaçant le plan d’eau de Fay-sur-Lignon en Haute-Loire. Il cède sa place à une zone humide. Objectif : redonner un tracé naturel au Lignon et valoriser le site.
Pour répondre aux enjeux du secteur de l’eau, les acteurs de la filière réunis au sein de la Filière Française de l’Eau, Bpifrance et les pouvoirs publics ont construit une offre d’accélération répondant aux enjeux de cette filière. 18 Entrepreneurs de toute la France intègrent la première promotion de l’Accélérateur Eau, sous le parrainage d’Annelise Avril, Vice-présidente et Directrice de la recherche, l’innovation et la transformation numérique chez Suez.
Un mois après le premier épisode de pollution de la Sambre sur 4 kilomètres, la préfecture du Nord explique que même si pour le moment aucun lien ne peut être établi entre la coloration orange et l'activité industrielle de Tata Steel, l'entreprise doit vérifier sa gestion des eaux fluviales.
Les chercheurs du laboratoire d’Ecologie fonctionnelle et environnement et de la société Adict Solutions, du GET et Dynafor, ont mené une étude utilisant l’intelligence artificielle pour cartographier la végétation aquatique des rivières.
"De source pure". C’est le titre d’un documentaire radiophonique signé par la cinéaste valaisanne Mélanie Pitteloud à qui l’émission « Prise de Terre » de La Première de la RTS avait laissé carte blanche. Ce reportage, en compagnie d’une biologiste et d’un entomologiste en quête d’inventaire, a en tout cas un grand mérite, celui d’attirer l’attention sur des milieux aquatiques fort éloignés des connotations poétiques qu’on leur prête généralement. Qui donc en effet imaginerait qu’en un siècle la Suisse a perdu 90 % de ses sources naturelles suite à leurs captages, à leurs assèchements et aux dégradations de toutes sortes qu’elles ont subies ?
Avec 7 641 îles et 36 289 kilomètres de côtes, les Philippines sont davantage un pays d’eau que de terre. Dans cet État, l’un des plus vulnérables au changement climatique et théâtre de l’essor anarchique des villes et de la déforestation incontrôlée, les pêcheurs sont en première ligne : victimes de l’élévation du niveau des océans, de l’érosion des côtes, des « super-typhons », ils sont aussi, avec leurs maigres moyens, aux avant-postes pour dépolluer les eaux, recycler des déchets…
La fonte de la calotte glacière du Groenland va causer, au XXIe siècle, une augmentation du niveau des mers jamais observée depuis 12.000 ans. Dans une étude publiée dans la revue Nature mercredi 30 septembre, des scientifiques ont reconstruit pour la première fois l’histoire de la fonte des glaces de cette calotte pendant tout l’Holocène, époque géologique commencée il y a 11.700 ans. Cette chronologie, qui a nécessité cinq années de travail, permet de dissocier les fluctuations naturelles de la masse de glace de l’effet du changement climatique provoqué par l’Homme.
La commune de Bagnac-sur-Célé a rétabli la libre circulation des eaux sur le Célé en 2018, dans le cadre d’un plan de restauration de la continuité écologique.
Le syndicat du bassin versant de l'Oudon a signé le Contrat Territorial Eau Multithématique pour une durée de 3 ans. Avec des actions de gestion de qualité de l'eau ou de préservation des milieux aquatiques comme la rivière de contournement à Craon.
Cela peut surprendre mais la Truyère et ses affluents abritent une population de moules perlières. La plus importante de France, sûrement. Une étude est en cours pour les protéger.
L'été qui vient de s'achever a été le moins pluvieux depuis le début des mesures des précipitations en France en 1959, et l'un des plus chauds qu'ait connu le pays. Avec le dérèglement climatique le phénomène devrait se répéter et provoquer des sécheresses agricoles à répétition alerte Météo France.
Changements climatiques et environnementaux, modélisation, risques ou encore lien entre science et société… la communauté scientifique internationale, mobilisée autour d’une réflexion participative originale, a identifié 23 verrous scientifiques majeurs auxquels le domaine de l’hydrobiologie est confronté. Entretien avec Vazken Andréassian, directeur de l’unité de recherche Hydrosystèmes continentaux anthropisés - Ressources, risques, restauration (HYCAR) du Centre Île-de-France-Jouy-en-Josas-Antony qui a contribué à cette réflexion.
Une nouvelle génération de pêcheurs, aux pratiques écoresponsables revendiquées, investit les eaux claires de la Loire tandis que des chefs étoilés s’épanouissent en cuisinant une multitude d’espèces oubliées.
Depuis plusieurs années, la continuité écologique s’est imposée au centre de nombreux débats d’idées en matière de gestion de nos milieux aquatiques. Le sujet est vaste et complexe, car il demande à être abordé à la fois sur le plan technique, scientifique et idéologique. De même, la continuité écologique n’implique pas les mêmes enjeux et les mêmes usages, lorsque l’on se trouve en entrée d’un grand bassin hydrographique ou sur un ruisseau de tête de bassin versant. De ce fait, les prises de position très tranchées que nous pouvons régulièrement lire dans les médias ou les réseaux sociaux, relèvent avant tout de visions idéologiques voire de militantisme liés à une cause bien précise (« il faut sauver nos moulins » VS « il faut tout faire péter pour retrouver nos rivières sauvages »). Lorsqu’on prend le temps de lire les arguments des défenseurs (on n’est pas loin du lobbying d’ailleurs dans certains cas…) d’une cause ou d’une autre, et qu’on essaie d’avoir un regard objectif, on trouve des idées et questionnements tout à fait pertinents dans les différents « camps ». Alors pourquoi la continuité écologique est-elle autant controversée, sur quelle(s) base(s) les critiques se sont-elles fondées et continuent d’alimenter, presque quotidiennement, les débats ?
La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, a ouvert le 16 septembre, le comité de pilotage « Qualité de l’eau et baignade en Marne et en Seine », co-présidé par le préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, Marc Guillaume, et la Maire de Paris, Anne Hidalgo, en présence de toutes les collectivités partenaires.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de mesures du bassin de Corse 2016-2021, des travaux d’effacement de l’ouvrage « Sagone Moulin », situé sur le cours d’eau éponyme (commune de Vico) et classé en liste 2, ont été réalisés afin de restaurer la continuité écologique et piscicole.
L’agence de l’eau a réuni ce jour, en présence de son directeur général Laurent Roy, les acteurs du territoire pour une visite de terrain consacrée à l’amélioration des fonctionnalités écologiques du Marais de Saône, vaste zone humide classée Espace Naturel Sensible par le Département du Doubs, qui contribue notamment à l’alimentation en eau potable de Besançon.
Cette année encore, la plupart des départements français ont manqué d’eau. La solution, plébiscitée par le ministre de l’Agriculture et bien des agriculteurs souhaitant irriguer leur champ ? La création de retenues d’eau. Un « non-sens écologique », explique Christian Amblard dans cet entretien. « Elles bloquent le passage vers une agriculture responsable, résiliente, économe en eau. »
L’objectif du projet est de proposer des outils de diagnostic et d’amélioration de l’état écologique des ripisylves et de leur connectivité avec le réseau écologique existant. Ces outils sont complétés par des supports illustrés de sensibilisation et de valorisation. Cette boîte à outils s’adresse principalement aux structures de gestion des milieux aquatiques, aux propriétaires forestiers riverains et aux associations de protection de l’environnement.
C’est la plus grande zone humide de la planète qui est en train de partir en fumée. Depuis deux mois, de vastes incendies dévorent le Pantanal au Brésil, véritable sanctuaire de la vie sauvage. Cette région abrite 650 espèces d’oiseaux, 400 espèces de poissons et 80 espèces de mammifères, dont le célèbre jaguar, le plus grand félin des Amériques.
Avec un habitant sur quatre concerné, le risque d’inondation est le plus courant en France. Et désormais, ce risque doit se gérer autrement qu’avec des digues, dont la protection n’est que partielle. Certes, les collectivités doivent s’informer des risques encourus par leur territoire grâce aux connaissances et documents élaborés par l’État. Elles ont aussi la possibilité, sinon l’obligation, d’affiner ces connaissances en menant leurs propres études afin de développer leur territoire en adaptant leur urbanisme aux risques locaux.
La pêche à l’aimant consiste à retirer de l’eau des déchets métalliques. Elle sert aujourd’hui à nettoyer les bas-fonds du Rhône et de la Saône. Cependant, ce loisir n’est pas sans risque pour la vie aquatique.
Le barrage hydroélectrique de Poutès en Haute-Loire entre dans la dernière phase de chantier en septembre. Après des années de mobilisation des associations, des années de négociations avec l'Etat et l'exploitant EDF pour diminuer son impact sur la rivière Allier, le Nouveau Poutès prend forme.
L'Association France nature environnement (FNE) a déposé une plainte contre X après déversement d'eaux usées chargées de béton dans la Seine. Cette affaire pose la question de la surveillance de ce type d'installations.
La gestion des eaux pluviales et la protection des territoires contre les inondations sont des priorités des politiques publiques. Les milieux humides, qui jouent un rôle tampon, régulent les débits hydrauliques et atténuent les flux de pollution. Zoom sur 3 projets de réhabilitation de zones humides en milieu urbain, destinés à améliorer ces fonctions.
Deux grands fleuves français, l’Aulne et la Seine, ont été pollués cet été par des rejets industriels. L’occasion pour l’association environnementale Eau et rivières de Bretagne et son directeur Arnaud Clugery de rappeler leur combat : la défense d’un bien commun menacé par des pratiques d’un autre âge.
Depuis des siècles, de nombreux salins ont été exploités sur les lagunes côtières de la Méditerranée. Aujourd’hui, en Occitanie, seulement trois sont encore en activité pour produire du sel. Les plus petits salins ont été abandonnés et ces zones naturelles retrouvent une nouvelle vie.
Dans le contexte actuel de changement climatique, la demande sociale d’agir au plus vite est en augmentation constante. Les démarches participatives associant les citoyens peuvent être une réponse, notamment sur les enjeux de l'eau.
Depuis fin 2019, 3 collectivités du bassin Seine-Normandie mettent en œuvre des PSE sur des aires d’alimentation de captages et sont accompagnées par l’agence (déjà 15 M€ ont été attribuées à ces projets). Début 2020, suite à un appel à manifestation d’intérêt, l’agence de l’eau Seine-Normandie a sélectionné 11 nouveaux projets de PSE.
La Durance est la source d’eau de trois millions d’hommes mais de combien de castors ? Nous sommes allées sur leurs traces dans les Alpes-de-Haute-Provence, un matin d’août. Un bon prétexte pour parler de biodiversité au fil de l’eau.
L'association Sources et Rivières du Limousin a constesté devant le tribunal administratif l'arrêté de la préfecture de la Creuse définissant les ZNT, les zones de non-traitement agricoles. Sur ces espaces, il est interdit d'utiliser des produits phytosanitaires.
Après 3 ans et demi de co-construction et d'études nous arrivons à un stade du Projet de Territoire de Gestion de l'Eau du Bassin Versant du Tescou (PTGEBVT), où il faut maintenant s’atteler à trouver un accord politique pour une trajectoire et un panel de mesures, acceptables par tous, et dans lesquels chacun des acteurs de la vallée trouvera des réponses aux attentes qui sont les siennes.
Le 7 septembre, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a présenté le volet eau-biodiversité du plan de relance dans le Morbihan. Ce plan prévoit 220 millions spécifiquement sur l’eau potable, l’assainissement et les eaux pluviales. Cette enveloppe serait gérée par les agences de l’eau. Mais le montant attribué pour chaque agence n’est pas arbitré.
Le Jura est passé au niveau crise pour la sécheresse. Les mesures de restriction sont renforcées, notamment pour les pratiquants d'activités aquatiques comme le canyoning, le canoë et le kayak.
A Bourges, en plein centre-ville, le marais Saint-Paul est une zone riche en biodiversité. La municipalité a le projet d’y créer une frayère, un lieu de reproduction pour brochets. Les pêcheurs sont ravis.
Selon nos informations, le cimentier Lafarge rejette volontairement dans la Seine des eaux usées d’une de ses usines situées au bord du fleuve. Dans ces eaux, un mélange de particules de ciment, de liquides de traitement et des microfibres de plastique.
Comprenant les menaces, nous devons agir maintenant. Le 3 septembre, les pays de l’UE voteront à nouveau en faveur de l’interdiction du plomb. Nous espérons, cette fois-ci, qu’ils voteront pour le bien de la nature et des êtres humains en limitant l’utilisation des armes à feu au plomb dans les zones humides.
La compétition amicale pour élire la future Capitale française de la Biodiversité portera sur le thème « Eau & Biodiversité ». Elle permettra aux collectivités de valoriser leurs actions et celles de leurs partenaires en matière de préservation des zones humides, de restauration de la continuité écologique des cours d’eau et de leurs berges, mais aussi du littoral et du lien avec le milieu marin ; de gestion des eaux pluviales, de désimperméabilisation, de lutte contre le risque d’inondation ou contre le changement climatique et ses conséquences via des solutions fondées sur la nature ; de protection de la ressource en eau potable par la protection des milieux, etc.
Les candidatures sont ouvertes depuis le 30 juillet 2020, avec une date limite de remise de dossiers de candidature fixée au 31 décembre 2020. Les dossiers seront évalués pendant l’hiver 2021 par le comité scientifique et technique, suivies de visites de terrain au printemps pour les meilleures candidatures, et un palmarès annoncé à la mi-2021.
Les travaux de découverte et de renaturation d’une partie du cours d’eau sur 600 mètres linéaires, portés par la Métropole de Lyon, se sont achevés cet été sur la commune de Curis-au-Mont-d’Or. La création d’un nouveau lit du ruisseau au droit de la plaine du Château de la Trolanderie jouera un rôle de champ d’expansion de crue. Cela permettra également d’améliorer la continuité écologique, de diversifier les faciès d’écoulement et de favoriser la biodiversité du cours d’eau.
Ce mardi 1er septembre, le groupe de recherche, animation technique et information sur l’eau (Graie), lance le programme de recherche Desir 2020-2021, sur la traitabilité des sédiments de curage des bassins d’eaux pluviales.
Face à la sécheresse qui sévit en France, des mesures de restriction d’usage de l’eau sont prises. Mais, cela suscite la colère d’un certain nombre d’agriculteurs qui se plaignent d’être pris "pour des benêts".
Les milieux humides, qu'ils se trouvent en zone naturelle ou urbanisée, sont des maillons de la trame verte et bleue et constituent des réservoirs de biodiversité. Trois exemples d'actions de préservation et restauration de la biodiversité de zones humides en milieu urbanisé, extraits de l'ouvrage du Cerema "Milieux humides et aménagement urbain", montrent notamment l'aspect transversal de ces démarches.
Comment concilier élevage et biodiversité ? Suite de notre série de reportages en Baie de Somme, à cinq mois du Congrès de l'UICN, l'union internationale de conservation de la nature. Au plat marais de Quend, un éleveur de vaches Aubrac a décidé de reprendre une prairie humide pour la restaurer.
Une étude de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et de l’Université de New South Wales de Sydney analyse les enjeux hydrodynamiques dans le but de prévenir les inondations et l’érosion dans les villes bordées d’un estuaire.
Été comme hiver, les microalgues — ou phytoplancton — font l’objet d’une surveillance étroite car certaines sont toxiques et dangereuses pour les humains. Dans cette tâche, l’Ifremer travaille avec les bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer.
La commune de Fameck dans l'Est de la France a intégré la question des eaux pluviales dans la conception d'un nouveau quartier. Celui-ci a été structuré autour d'un ruisseau mis en valeur afin d'optimiser la gestion de l'eau de pluie et d'offrir un aspect paysager qui contribue à la qualité du cadre de vie.
Pour relancer les projets en faveur de l’eau, l’agence de l’eau a lancé en juin dernier un appel à projets"Rebond Eau, Biodiversité, Climat". Le 26 août dernier à Saint-Pierre-en-Faucigny (74), Pascal Mailhos, Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Préfet du Rhône, et président du conseil d’administration de l’agence de l’eau, Laurent Roy, directeur général et Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée ont présenté aux élus du département un point d’étape de ce dispositif qui mobilise 180 M€ d’ici fin 2021.
Lors de la requalification d'une place très fréquentée, la commune de Saint-Martin-d'Hères a voulu assurer l'infiltration de l'eau pluviale. La place réaménagée contribue à la gestion intégrée des eaux pluviales de la place et de toitures proches et à la réduction du phénomène îlot de chaleur, tout en préservant ses usages multiples et en améliorant le cadre de vie.
Face aux conséquences du dérèglement climatique, l’eau doit impérativement revenir au cœur de nos villes et de nos villages par le biais de projets résilients et intégrant mieux la gestion des eaux pluviales. Des changements de pratiques s’imposent.
2025 en ligne de mire pour la fin du Plan de gestion de la ressource en eau Caramy-Issole. Objectif : lutter contre les déficits quantitatifs grâce à une meilleure gestion. Un protocole de réduction des prélèvements et d’optimisation des usages est acté, intégrant des actions sur l’ensemble du bassin versant.
Elles sont aussi précieuses que fragiles, aussi indispensables que menacées. Les zones humides sont la partie immergée d’un iceberg qui fond comme neige au soleil : nos réserves d’eau en Creuse. Longtemps perçues à tort comme des zones ingrates et improductives, elles sont pourtant LA solution. Leur altération, raréfaction et disparition entraînent une cascade de conséquences écologiques mais aussi socio-économiques dont il est urgent de prendre conscience.
A partir des retours d'expériences de nombreuses collectivités dans le domaine de la préservation et de la gestion des zones humides en milieu urbain, le Cerema a réalisé le guide pratique "Milieux humides et aménagement urbain : dix expériences innovantes". Cet article porte sur la première partie du guide, sur la prise en compte des milieux humides dans les documents d'urbanisme.
Face à l’élévation du niveau de la mer, la solution, depuis des décennies, est de dresser des digues. Ce choix aboutit inexorablement à un dénivelé croissant entre la mer et la terre. Pour l’auteur de cette tribune, il faut plutôt favoriser « le retour de la mer », soit la restauration de vastes zones humides littorales résilientes et utiles à la biodiversité.
Alors que la préservation de la ressource en eau devient une priorité, la démarche de gestion de l'eau pluviale en ville proposée par le Cerema vise à respecter au mieux le cycle de l'eau pour faciliter son infiltration au plus près de là où elle tombe. Ces fiches présentent une méthode d'évaluation des services écosystémiques apportés par ces aménagements.
Au JO de ce matin se trouvent un décret et un arrêté qui mettent à jour les comités de bassin métropolitains (hors Corse), notamment leur composition, au goût du jour (modes de convocation), certes, mais surtout à jour de la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 relative à la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (art. 34).
À mi-parcours de son exécution, le Contrat de rivière Saône s’est enrichi d’un avenant pour la période 2020-2021, comprenant un plan d’action actualisé et une gouvernance revue. Explications de Dominique Girard, président du Comité de rivière.
S’appuyant sur les contraintes d’usages (hydroélectricité, irrigation des terres agricoles) et les modèles prédictifs liés au changement climatique, l’Agence gouvernementale de Protection de l’Environnement (EPA) des Etats-Unis a récemment publié un rapport dans lequel elle juge « inaptes » les rivières Columbia et Lower Snake (principal affluent de la Columbia) à accueillir des populations de saumons.
Une mission d’information parlementaire sur les conflits d’usage en situation de pénurie d’eau a été mise en place par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, et a publié son rapport le 4 juin. Le Cerema, qui étudie cette question ainsi que la réutilisation des eaux usées traitées, a été auditionné pour présenter la situation et des leviers d'action.
Dans le cadre de son appel à projets "Eau et Biodiversité 2019", l’agence de l’eau soutient le projet de renaturation de la Soulondres à Lodève porté par la communauté de communes Lodévois & Larzac.
L’école internationale Antonia a répondu à l’appel à projets de l’agence de l’eau, dont l’objectif est de végétaliser les cours d’école. Une démarche qui enthousiasme élèves, équipes et parents.
Rivière recherche transit sédimentaire dynamique. Depuis 2007, des opérations d’entretien des bancs de gravier et de démolition des ouvrages de protection des berges rechargent progressivement la Cèze en alluvions et sédiments. Enjeux : améliorer la qualité de l’eau et l’écoulement des crues.
« Les arbres meurent à une vitesse incroyable », alerte Carole Begeot, chercheuse au laboratoire Chrono-environnement de l’Université de Franche-Comté. La Maître de Conférences détaille les conséquences des fortes chaleurs sur la biodiversité.
La dégradation des écosystèmes d’eau douce est bien plus rapide que celle de leurs homologues terrestres. Un collectif de scientifiques américains et européens a réalisé une synthèse très complète qui légitime un cri d’alarme : l’impact des activités anthropiques sur la biodiversité des cours d’eau est parfois irréversible.
À la suite de travaux de réhabilitation, le marais de Saint-Champ assure à nouveau son rôle crucial de réservoir et d’assainisseur naturel. Il alimente aussi en quantité le lac de Barterand.
Stocker en surface les pluies d’hiver en prévision de l’été est une idée dénoncée par les hydrologues qui défendent au contraire une recharge des nappes souterraines.
Les polluants sont dorénavant partout, même dans les endroits les plus isolés du globe. La Camargue n’échappe malheureusement pas à la règle. La cistude d’Europe (Emys orbicularis), petite tortue aquatique indigène, possède toutes les caractéristiques pour constituer une excellente espèce sentinelle de la contamination des milieux aquatiques de Camargue.
L'Agence française de biodiversité le craignait, une étude le confirme : la truite fario a disparu de certains cours d'eau creusois. L'espèce est néanmoins toujours présente dans certains ruisseaux où l'Agence avait peu d'espoir d'en trouver.
Une étude française montre des changements drastiques dans la biodiversité des micro-organismes aquatiques et une homogénéisation de la diversité entre les lacs.
Chaque été, le niveau des petits cours d'eau baisse, parfois jusqu'à leur assèchement complet.
Pour mieux comprendre et anticiper ce phénomène, un Observatoire national des étiages (Onde) a été mis en place en 2012. Cette 3e dataviz dresse un bilan des 8 premières années d'observation, et s'ajoute à la collection créée par l'Office français de la biodiversité.
Depuis le 10 juin, les habitants de Tautavel (Pyrénées orientales) ne peuvent plus consommer l’eau du robinet, car celle-ci présente un taux de pesticides trop élevé. Les habitants de Tautavel sont obligés d’aller chaque jour se ravitailler en bouteilles sur le parking du palais des congrès.
En cette ultime journée de juillet, alors que trente-deux départements sont classés en alerte canicule et que soixante-huit font l’objet de mesures de restrictions d’eau, cette émission s’interroge sur les conflits d’usage qui surviennent de plus en plus fréquemment en France. Sivens (Tarn), Vittel (Vosges), la Sèvre Niortaise ou encore Caussade (Tarn-et-Garonne) sont devenus les lieux emblématiques de ces nouvelles "batailles de l’eau" et des fortes tensions entre agriculteurs, industriels, municipalités et défenseurs de l’environnement qui en découlent. Pour comprendre ces luttes, nous recevons Guillaume Choisy, directeur général de l’agence de l’eau Adour-Garonnel, Sami Bouarfa chercheur et spécialiste de l'irrigation, Gabrielle Bouleau, politiste et spécialiste des politiques publiques de gestion de l'eau et André Bernard, président des Chambres d'agriculture du Vaucluse et de la région PACA.
Confronté à des sécheresses plus fréquentes, un collectif du Puy-de-Dôme a interpellé la préfecture sur la répartition de l’eau en période de restriction. Les membres d’Eau bien commun 63 dénoncent notamment la priorité donnée à l’agro-industrie.
Dès la rentrée, le projet Dryver s'intéressera aux conséquences, sur la biodiversité, des variations des asséchements des cours d'eau liés au réchauffement. Précisions de Thibault Datry, spécialiste des cours d'eau intermittents à l'Inrae.
En Creuse, c’est le ciel qui fait rouler les rivières, gonfle les zones humides et fait couler les robinets. Blotti sur les contreforts du Massif Central, le département intercepte les nuages venus de l’Atlantique, ce qui, dans l’esprit de tous, en a fait une contrée bien arrosée. Mais la nature géologique du sol creusois l’empêche de se constituer une épargne hydrologique. C’est là sa fragilité, décuplée avec le réchauffement climatique. Sans pluie régulière, le pays vert et bleu pourrait vite tourner roussi, sans une goutte d’eau.
Les isotopes des contaminants métalliques (plomb, cuivre, zinc, nickel) et des nutriments (nitrates, phosphates) sont des outils puissants pour distinguer les sources et les processus contrôlant leur devenir dans les ressources en eau.
Un rapport rendu public mardi par plusieurs ONG pointe le déclin massif des effectifs des poissons migrateurs, qui ont chuté de 76% entre 1970 et 2016. Stefanie Deinet, chercheuse pour la Société zoologique de Londres et qui a participé à la rédaction de l'étude, en explique les raisons.
Herbe jaunie, ruisseaux asséchés… La sécheresse est particulièrement visible cet été. Plusieurs indicateurs permettent d’observer la fréquence de ce phénomène.
Doit-on s’habituer aux étés très secs ? Aux restrictions d’eau pour les agriculteurs ? A l’interdiction de remplir les piscines privées ? Aux incendies ? Décryptage au long cours de la sécheresse qui guette en métropole.
Le Toulourenc, entre Drôme et Vaucluse, écoule ses eaux limpides à travers des gorges étonnantes. Mais ce bijou naturel subit les assauts de nombreux touristes désireux de « profiter de la nature ». Pour l’heure, élus, autorités et défenseurs de l’environnement cherchent la martingale pour ne pas interdire l’accès au site tout en le préservant.
En France, 60% de l’eau distribuée dans les réseaux d’eau potable provient de captages d’eau souterraine. Un grand nombre de ces captages sont soumis à des pollutions diffuses liées à la présence de nitrates ou de pesticides. Dans ce cadre-là, le Cerema développe un outil permettant d’accompagner les collectivités pour la définition des stratégies foncières utiles à la protection ou à la reconquête qualitative de ces captages.
Si l’on veut comprendre comment fonctionne un écosystème fluvial et le protéger, il est essentiel de surveiller sa biodiversité. Mais comment la mesurer ? La méthode traditionnelle consiste à recenser une à une les espèces végétales et animales dans un milieu. Plus elles sont nombreuses, plus riche est la biodiversité. Souvent ce genre d’inventaire reste toutefois théorique et insatisfaisant, il ne rend certainement pas compte de la complexité du monde vivant. Mais on sait, depuis quelque temps, grâce notamment à des recherches menées à l’Université de Zurich (UZH) et à l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau (Eawag) que l’on peut déterminer la diversité des espèces dans une rivière en étudiant son ADN environnemental. Ces mêmes centres de recherche viennent d’annoncer avoir fait un pas de plus : il est aussi possible selon eux de prédire l’évolution de cette biodiversité et d’identifier les zones qu’il faut protéger en priorité.
Depuis, le 8 juillet, des travaux ont débuté dans le lit de la Druance en plein centre-ville de Condé-en-Normandie. Trois retenues d'eau vont être supprimées.
Bien que largement moins toxique que les insecticides chimiques, le Bti, utilisé pour la démoustication, aurait d’importants effets sur la biodiversité, estiment des scientifiques dans la revue Science of the Total Environment. En cause, ses effets collatéraux sur d’autres insectes, en particulier les larves de chironomes, avec des effets en chaîne sur la biodiversité des zones humides.
La Commission mixte inondation attribue une subvention de 48 millions d’euros à l’établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs pour son site pilote de la Bassée.
Cet été, vous partez en vacances en France ? L’appli mobile "qualité rivière" est faite pour vous. Lancée en 2013 par les agences de l’eau, actualisée chaque année, elle permet d’informer sur l’état écologique des cours d’eau et les poissons qui vivent dans les rivières ainsi que d’accéder en temps réel aux données sur la qualité bactériologique des eaux de baignade issues du ministère de la Santé. Une réponse complète aux attentes des vacanciers, comme des pêcheurs ou des kayakistes, qui fait de cette appli une source de données précieuse notamment en période estivale. A télécharger sur smartphones.
Alors que la réglementation se précise concernant la réutilisation des eaux usées traitées et les normes de qualité, le Cerema publie un panorama des expérimentations réalisées en France depuis plusieurs années. Les collectivités et porteurs de projet y trouveront des réponses sur la mise en œuvre de démarches de réutilisation d’eaux usées traitées.
Opération expérimentale du contrat de restauration du fleuve Rhone à Miribel Jonage, la remise en eau de la lône de Jonage débutée au printemps 2019 s’achève. Grâce aux enseignements tirés, une seconde phase est à l’étude. On vous explique tout.
Ce document a pour but de doter chaque maire d’un cahier de bord qui lui permet de disposer d’une vision globale du niveau des services d’eau et d’assainissement de sa commune : état des lieux, points forts, points faibles, priorités d’investissement et objectifs de service correspondants à la cible des "propositions de bonnes pratiques". Des explications générales, des liens méthodologiques, des documents-types et des références règlementaires sont également fournis, ce qui en fait un document très pédagogique.
Dans le Morbihan, les ostréiculteurs craignent de devoir mettre la clef sous la porte. Leurs huître sont régulièrement porteuses et vectrices de norovirus et transmettent gastro-entérites et diarrhées aux consommateurs. En cause : des stations d’épuration et un réseau d’assainissement défaillants, ainsi qu’une urbanisation rampante.
Le CREA Mont-Blanc fait désormais appel à l’imagerie satellitaire pour étudier l’évolution des zones humides de montagne. Cette approche novatrice couplée aux observations de terrain permet de mieux comprendre l’adaptation de la biodiversité de ces milieux naturels au changement climatique. Auteur de l’étude, Brad Carlson, vous en dit plus sur ce projet.
Attendu depuis de très nombreuses années, le précédent ayant été signé en 1996, le nouveau contrat de bassin de l’Arc 2020-2022, dont l’élaboration est portée par le Syndicat du Pays de Maurienne depuis environ un an, est aujourd’hui finalisé.
L’objectif de ce projet est la restauration physique du Briançon depuis le bassin de rétention jusqu’au pont de la route départementale D500 sur la commune de Théziers, soit un linéaire de 3,5 km. Il s’agit de supprimer l’endiguement existant et de terrasser un nouveau lit moyen tout en maintenant le lit mineur actuel. Ce lit moyen est végétalisé de manière à disposer d’une diversité d’habitats. Les espèces invasives (canne de Provence) sont évacuées.
L’Office Français de la biodiversité (OFB) et la Mission inter-estuaire (MIE) viennent de lancer un appel à projets à destination des équipes de recherche pour promouvoir des études adoptant une approche inter-estuaires et pluridisciplinaire. L’appel à projets a pour objectif de soutenir les travaux de recherche appliquée visant à produire et/ou à capitaliser des connaissances sur les estuaires, à l’échelle nationale, mais aussi internationale.
Pour ne pas risquer une découverte tardive paralysant les travaux, les maîtres d’ouvrage des systèmes d’endiguement doivent anticiper la présence d’espèces protégées sur leurs chantiers. Anticiper et vivre avec. Retour d’expérience du syndicat mixte maralpin le SMIAGE, après celui de Troyes Métropole, que nous avions publié en décembre 2019.
Après plusieurs mois de fonctionnement, une ligne de gabions arrimés à une berge du Rhône dans le quartier de la Guillotière, a attiré plusieurs espèces animales quasiment disparues du centre-ville de Lyon. Et notamment le castor mais pas seulement. Une installation qui récrée de la biodiversité.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie soutient l’amélioration des réseaux d’eau et d’assainissement, dans les parcs locatifs des bailleurs publics et privés, ainsi que la restauration et la création d’espaces de nature.
Dans le cadre du programme Breizh Bocage qu’elle anime, la Région recense les haies et talus de Bretagne. Sur le bassin-versant de l’Aulne, l’Epaga va en inventorier un millier. Un enjeu pour la qualité de l’eau.
Dans quelques mois, le peuple suisse aura à se prononcer sur deux initiatives fédérales qui réclament de nouvelles réglementations pour les usages de pesticides dans l’agriculture. Le gouvernement a d’ores et déjà recommandé leur rejet. Leur examen devant le Parlement a pris du retard en raison de la crise sanitaire, mais il ne fait guère de doute que la majorité des députés ira dans le même sens. Agroscope, le centre de compétences de la Confédération pour la recherche agricole, avait l’an dernier publié une première étude sur les possibles effets économiques et structurels de l’initiative pour une eau potable propre. Il vient d’en publier une seconde consacrée cette fois à ses impacts environnementaux.
Que s’est-il passé dans les jours suivants la rupture de la digue du bassin de décantation de la sucrerie Tereos à Thun-Saint-Martin ? La préfecture du Nord a donné quelques éléments de réponse. Elle admet avoir sous-estimé l’impact de la pollution organique et évoque une autre pollution à Valenciennes.
Les ventes de pesticides ont reculé en France de 44 % en volume en 2019, après l’envolée des ventes intervenue en 2018 ( 18 %), a annoncé mardi le gouvernement. Les quantités vendues de glyphosate, désherbant controversé, « diminuent de 35 % (-3.358 tonnes) entre 2018 et 2019 après avoir augmenté de 11 % ( 999 tonnes) entre 2017 et 2018 », ont précisé les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture dans un communiqué conjoint.
L’agence de l’eau adapte et élargit temporairement ses règles d’intervention en lançant un appel à projets "Plan de rebond Eau, Biodiversité, Climat", afin de bien positionner l’action en faveur de l’état des eaux et de la biodiversité comme une priorité majeure des collectivités, plus que jamais nécessaire dans le contexte de changement climatique.
Surpêche, extinction d’espèces... Pour préserver la vie marine, moult États se sont engagés à créer des aires marines protégées. Le hic : une grande partie de ces zones sont soumises à une législation bien trop permissive. La mise en place d’une politique de protection des océans ambitieuse aurait pourtant, à terme, des effets spectaculaires sur la biodiversité.
L'Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement vient de publier son 9e rapport annuel. Dans cette mine d'informations, nous nous sommes plus particulièrement intéressés aux fortes disparités du prix de l'eau en France, et à la question du transfert des compétences eau et assainissement au niveau intercommunal.
Comment un maître d'ouvrage menant un projet qui implique des mesures compensatoires peut-il évaluer les pertes de fonctions sur une zone impactée, les gains fonctionnels sur une zone de compensation, et l'équivalence fonctionnelle, c'est-à-dire l'efficacité de la compensation ? Le Cerema a mené deux études sur ce sujet avec le Grand Port Maritime de Bordeaux et Bordeaux Métropole, en utilisant la méthode nationale d'évaluation des zones humides.
Zones humides : le Conseil d’Etat valide la nouvelle définition… Revenons sur cette saga avec le droit révolutionné par le Conseil d’Etat en 2017 (I), corrigé par la loi en 2019 (II), puis maintenant conforté par le juge administratif (III), mais pour l’avenir seulement comme le juge l’affirme mais aussi comme des débats parlementaires en cours le prévoient (IV).
A la sortie de la crise sanitaire, l’agence de l’eau Rhin-Meuse mobilise ses financements. Elle propose 30 mesures pour une reprise d’activités dans un secteur où la politique de l’eau représente 40% de la dépense liée à l’environnement en France.
Pour Pierre Le Gall, secrétaire général de l’association Ré Nature Environnement, cela revient à « attribuer à la structure portuaire rochelaise un droit à polluer ». Dans un mémoire, il revient sur une précédente opération de déroctage, en 2013, qui avait conduit « quelques mois plus tard, à des mortalités affectant jusqu’à 100 % des populations directement concernées, moules puis huîtres et coquilles Saint-Jacques ».
Inaugurés en décembre 2019, les travaux de dérasement des seuils Pasteur et Moulin vert à Hirson (02) répondaient à un double objectif de lutte contre les inondations, en réduisant la hauteur d’eau dans la traversée urbaine, et de restauration de la continuité écologique. Les seuils, qui faisaient partie d’un ensemble hydraulique qui alimentaient plusieurs moulins, constituaient en effet une entrave à la libre circulation des poissons.
L’objectif de ce projet est de développer un modèle de gestion durable du patrimoine écosystémique des lacs, lagunes et étangs dans la zone transfrontalière du programme MARITTIMO (Var, Alpes-Maritimes, Corse, Ligurie, Toscane, Sardaigne).
Par une décision du 17 juin 2020, le Conseil d'État a refusé de renvoyer au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par la société Roybon Cottages. La filiale du groupe Pierre et Vacances estimait que la nouvelle définition des zones humides résultant de la loi du 24 juillet 2019, portant création de l'Office français de la biodiversité (OFB), méconnaissait le droit à un procès équitable.
L’Union des industries et entreprises de l’eau, la Fédération nationale des travaux publics et sa branche Les Canalisateurs s’unissent et proposent de faire des agences de l’eau le fer de lance de la relance dans le secteur de l’eau en France en les autorisant à avoir recours à l’emprunt.
Le décret de ce matin attribue à l’agence de l’eau Adour-Garonne la prise en charge de la centralisation du produit des redevances cynégétiques et du droit de timbre, pour le compte de l’ensemble des agences de l’eau, à compter du 1er janvier 2020. Rétroactivement.
Dans le cadre du projet LIFE intégré Marha, l’Office français de la biodiversité (l’OFB) démarre la deuxième session de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Mise en place et expérimentations de mouillages et de balisages de moindre impact sur les façades Atlantique et Manche Mer du Nord ». Cet AMI a pour objectif d’identifier des partenaires pour la mise en œuvre de projets, entrant dans le périmètre de la recherche et développement notamment expérimental, et contribuant à réduire l’impact des mouillages et du balisage sur les habitats marins d’intérêt communautaire des façades Manche-Mer du Nord et Atlantique (ex. herbiers de zostère, récifs à gorgones).
C’est une étude commencée en juillet 2012 qui prend fin avec la publication de la synthèse grand public que nous vous partageons en bas de cet article. Intitulée « Étude de l’état de santé des rivières karstiques en relation avec les pressions anthropiques sur leurs bassins versants« , cette étude réalisée par le laboratoire Chrono-Environnement de l’Université de Franche Comté a été co-financée par la région Bourgogne-Franche-Comté, le département du Doubs et l’agence de l’eau.
Le bassin de la Loire-Allier, est l’un des deniers grand axe de migration du saumon sauvage Atlantique. Les associations se mobilisent depuis plus de 30 ans pour la protection et la restauration de la continuité écologique sur cet axe. Plusieurs succès ont été obtenus. De grands barrages ont été effacés (ex : Maison-Rouge, Saint-Etienne-de-vigan), le barrage de Poutès est en cours de restructuration complète (effacement partiel) pour réduire ses impacts sur la montaison et la dévalaison. Le saumon sauvage Atlantique a pu être sauvé in extremis sur cet axe. plus d’infos. Malgré ces victoires et l’enjeu biodiversité fort sur le bassin, au moins six projets connus de centrales hydroélectriques sont prévus sur des seuils et barrages existants, la plupart sans usages véritables.
Est-il possible d’améliorer la connectivité entre mer et lagune pour les juvéniles de poissons le long des graus artificialisés ? Porté par Seaboost et Biotope, le projet RECOLAG souhaite apporter des éléments de réponses à cette question au travers d’un premier projet pilote ambitieux.
La restauration de la continuité écologique est un enjeu majeur pour les rivières. Un an après la démolition du barrage de Larive à Bagnac sur Célé, des échantillonnages piscicoles par pêche électrique co-réalisés par l'Office français de la biodiversité (OFB) montrent de bons résultats : plusieurs espèces de poissons, dont certaines sont emblématiques du Célé, font leur retour.
Les dernières données sur l’état des rivières bretonnes, issues de l’état des lieux du bassin Loire-Bretagne de 2019, ont été publiées. Les résultats sont bien insuffisant face aux enjeux.
Les présidents des sept comités de bassin ont annoncé, ce vendredi 5 juin, avoir saisi le Premier ministre afin qu’il autorise le déblocage par les agences de l’eau d’une enveloppe de 500 millions d’euros, sans hausse de la fiscalité, afin de répondre à l’aggravation de la situation économique des acteurs de l’eau.
Enfouie depuis un siècle, la Bièvre pourrait-elle être redécouverte ? Pour les auteurs de cette tribune, faire couler cette rivière à ciel ouvert sur la quasi-totalité de son parcours parisien permettrait d’ouvrir un réseau de fraîcheur et de créer un corridor écologique. En bref, de ramener la nature dans la ville.
La teneur en oxygène des flots marins chute radicalement depuis plusieurs années. Cette désoxygénation de l’océan - due au réchauffement climatique et aux rejets d’engrais agricoles - abîme la biodiversité marine... Et augmente les émissions de gaz à effet de serre. Mais les remèdes existent.
De nombreuses communes littorales françaises nettoient leurs plages de manière mécanique. Le but : présenter aux touristes une plage propre et lisse. Cette pratique a malheureusement des conséquences désastreuses sur la biodiversité et la géomorphologie des plages. Et si on laissait vivre cet écosystème particulier ?
Le ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, avec le soutien technique et financier de l’Office français de la biodiversité (OFB), lancent un appel à projets pour le repeuplement de l'anguille en France pour la campagne de pêche 2020-2021.
Dans un rapport d’information présenté le 4 juin, les députés Frédérique Tuffnell et Loïc Prud’Homme recommandent de revoir le système d’alerte, de généraliser les comités de sécheresse et de sortir de l’agriculture intensive pour prévenir les conflits autour de la ressource en eau.
La communauté d'agglomération Ardenne Métropole engage 22 millions d'euros pour aménager la Meuse et ses affluents dans le bassin sedanais afin de protéger les habitants contre les risques d'inondation et d'améliorer l'état écologique des cours d'eau. Les études ont commencé.
Dans un département où un épisode de sécheresse est considéré comme « très probable » cet été, plusieurs associations et un collectif font de la gestion de l'eau un enjeu d'avenir. Ils interpellent la préfecture à travers une pétition.
Originaire du fleuve Dniepr, dans l'Est de l'Europe, la moule quagga prolifère dans les eaux du Léman depuis cinq ans. Sa propagation est difficilement contrôlable.
En collaboration avec le Réseau Scientifique et Technique de MedWet (MedWet RST), le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN (UICN-Med) a lancé une nouvelle carte collaborative passionnante intitulée « Unwelcomed guests » (hôtes indésirables) qui met l’accent sur les interactions et les impacts des espèces exotiques envahissantes (EEE) dans les zones humides méditerranéennes.
L’urbanisation du trait de côte (mission RACINE) associée à l’expansion des zones de salins ont fortement modifié le fonctionnement écologique des petits fonds côtiers et des milieux lagunaires du littoral d’Occitanie. Le territoire de la commune balnéaire du Grau-du-Roi possède désormais certaines des dernières masses d’eau qui assurent toujours la connectivité avec la mer et susceptibles de remplir les fonctions écologiques et écosystémiques caractéristiques des écosystèmes lagunaires d’Occitanie. L’une d’entre elles, la lagune de Salonique, représente une surface de près de 22 ha située en plein cœur de la commune du Grau-du-Roi.
Caux-Seine agglo. Le service rivières de l’intercommunalité s’insurge contre le faucardage de riverains à Saint-Jean-de-Folleville. Un acte illégal qui a créé un bouchon en face de Radicatel.
Les mangroves constituent des écosystèmes parmi les plus riches en biodiversité. Elles suscitent désormais un intérêt croissant pour leurs services écosystémiques comme la protection de la faune et la flore ou la défense des côtes face à la hausse des niveaux marins ou aux tsunamis. Pour mieux les protéger, des scientifiques du Cirad ont mis au point un algorithme permettant d’assurer un suivi efficace et automatique des peuplements.
L’INRAE va piloter un programme mondial de recherche sur les milieux aquatiques menacés par le changement climatique. Le programme DRYvER est financé par le programme Horizon 2020, géré par la Commission européenne.
En France, l'Écrevisse des torrents (Austropotamobius torrentium) est en danger critique d'extinction. Pour permettre le développement des populations de cette espèce, les agents du service départemental de la Moselle de l'Office français de la biodiversité (OFB) ont mené une opération de réintroduction, mercredi 29 avril 2020.
Dans le cadre de son appel à initiatives pour expérimenter la mise en place de paiements pour services environnementaux, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a sélectionné 21 projets.
Face à la hausse des températures, les animaux et les végétaux se déplacent vers les pôles. Ce phénomène serait plus rapide dans les océans que sur terre, selon une étude française.
Des biologistes marins ont profité du confinement pour lancer une vaste étude de la biodiversité sous-marine en Méditerranée. Un recensement à grande échelle grâce à une technique novatrice de prélèvement « d’ADN environnemental ». Il s’étalera sur deux ans.
Le pourtour du Bassin d’Arcachon constitue un écosystème très riche pour les espèces piscicoles, comme l’anguille, le mulet, le bar ou le flet pour leur croissance, leur reproduction mais surtout pour leur survie. Mais paradoxalement les migrations saisonnières de ces espèces et leur colonisation des domaines endigués du bassin ont été peu étudiées jusqu’à présent. Un partenariat a donc été mis en place entre le Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon, les gestionnaires des sites et la Fédération pour la Pêche et la Protection des milieux aquatiques de la Gironde, pour la mise en place d’un suivi piscicole. L’objectif principal est de mieux connaître les espèces rentrant et vivant dans ces marais endigués. Les données acquises permettront d‘aiguiller les gestionnaires pour améliorer la connectivité de leurs sites. Retour sur le projet et quelques premiers résultats !
Ce jeudi 14 mai, la présence d’une pollution dans les cours d’eau de la Deûme a été constatée. Celle-ci aurait décimé de nombreuses truites. Une plainte a été déposée.
Biologistes, hydrogéologues, écotoxicologues, chimistes, archéologues… de l'Université de Franche-Comté reprennent la plume pour que soit « mis un terme définitif à ces pratiques qui artificialisent et simplifient un patrimoine paysager qui fait la réputation de notre région, détruisent irrémédiablement des milieux d’une grande richesse biologique et favorisent la pollution des cours d’eau ». Il y a quelques semaines, l'Agence régionale de la Biodiversité avait également saisi le représentant de l'Etat.
Christophe, membre du collectif SOS LRC, est avant tout un amoureux de sa rivière. Il nous partage ici ses tristes photos prises ces dernières semaines sur le Cusancin et ce texte émouvant.
l Depuis le début du confinement, de nombreuses personnes abandonnent des "NAC" dans la nature. À Ramonville-Saint-Agne, en banlieue sud de Toulouse, des tortues alligators ont été découvertes dans le canal du Midi. Une espèce qui peut être dangereuse pour la biodiversité et pour l'homme.
Réuni le 12 mai 2020 sous la présidence de Pascal Mailhos, Préfet de Région Auvergne-Rhône-Alpes, Préfet de bassin, et en présence de Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée et de Saveriu Luciani, vice-président du comité de bassin de Corse, le conseil d’administration de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a examiné les actions mises en œuvre pour assurer la continuité de l’activité de l’agence. Il a également adopté des premières mesures d’urgence pour apporter son soutien aux maîtres d’ouvrage.
Marie Masson n’a pas une mission anodine, elle connait sur le bout des doigts le Plan National d’Action en faveur de la Loutre d’Europe qu’elle porte pour la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM). Nous l’avons rencontré…
Différentes expériences de programmes participatifs menées à l'étranger proposent aux propriétaires de dé-raccorder leurs eaux pluviales contre une aide financière ou des offres de produits à prix réduit. Des démarches novatrices qui connaissent un vrai succès, et dont le Cerema partage ici les enseignements.
Elle est aussi rare qu’effrayante avec sa mâchoire puissante et son bec acéré. Et elle pourrait facilement emporter avec elle un ou plusieurs doigts d’une main un peu trop baladeuse. Une dangereuse tortue alligator, espèce exotique spectaculaire d’habitude observée aux Etats-Unis, a été découverte fin avril, en plein confinement, par des passants dans l’étang du parc naturel départemental de Vaugrenier, à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes).
Les rivières en tresse sont des milieux rares et très menacés. Sur le territoire européen, il n’y a plus que sur le bassin Rhône‐Méditerranée que l’on trouve une telle concentration de ce type de cours d'eau.
La cause de cette progressive disparition ? les activités humaines qui ont profondément modifié leurs morphologies : endiguement, extraction de sable et de galets, prélèvements d'eau pour produire de l’énergie, pour l'agriculture, les villes, les loisirs...
A la suite notamment du décret n°2018-847 du 4 octobre 2018 et de la directive européenne 2013/39/CE, le contenu des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) se trouve réformé par un arrêté publié au JO de ce matin, le tout dans le cadre du troisième cycle de gestion de la DCE (2022-2027). Est donc corrigé à ce titre un arrêté de 2006 qui avait évolué pour la dernière fois il y a dix ans.
Cette vingtième année donne des résultats qui sont globalement très bons, malgré la période de souffrance estivale avec la survenue d’un étiage sévère ayant eu des répercutions délétères sur une partie du réseau affluent.
Pendant la crise sanitaire du Covid-19 et le confinement qu’elle impose, Environnement-magazine.fr propose aux professionnels de partager leur organisation. Journée type ? Quelle organisation au travail ? Comment entrevoir l’après-crise ? Martin Gutton, directeur général de l’agence de l’eau Loire-Bretagne, nous explique son quotidien.
Depuis que les hommes ont cherché à aménager les cours d’eau pour s’en protéger et bénéficier des bienfaits qu’ils offrent, les plantes terrestres et aquatiques des paysages alluviaux ont été soumises à des changements environnementaux continus. Ces pressions humaines ont fortement augmenté et ont été causes de la multiplication des invasions biologiques dans ces milieux. L’accélération du remplacement des plantes locales typiques de ces milieux entraîne ainsi une restructuration des communautés biologiques et des processus écologiques qui découlent du fonctionnement même des hydrosystèmes fluviaux. Dans ce contexte, une expérimentation a été menée pour mettre en lumière les conséquences de ce remplacement sur les processus écologiques majeurs à l’origine de la structuration originelle des paysages alluviaux (Staentzel et al., 2020). Ce travail a été réalisé conjointement entre des équipes de recherche de Strasbourg (UMR 7362 CNRS LIVE) et de Lyon (UMR 5023, LEHNA).
Cet évènement, annoncé dans la lettre d'hier, est annulé. D'une manière générale, les dates des évènements annoncés sur l'agenda du site ne sont pas toutes maintenues, il vaut mieux contacter les organisateurs pour confirmer le maintien de chaque évènement.
L'écopastoralisme est une pratique de gestion écologique en plein essor, dont les bienfaits pour le maintien ou la restauration des milieux naturels ont été largement démontrés. Mais cette solution alternative de gestion obtient-elle les mêmes résultats sur des milieux fortement anthropisés et artificialisés ? Une étude menée sur les digues artificielles du Rhône de la réserve de chasse de Donzère-Mondragon s'est intéressée aux impacts des différents troupeaux sur les communautés végétales d’écosystèmes récents. Grâce à un suivi botanique sur plusieurs années, les scientifiques ont pu démontrer que la gestion par les herbivores s'avérait efficace pour maintenir l'ouverture des milieux et augmenter significativement le nombre et la diversité des espèces par rapport à l’absence de gestion ou aux interventions mécaniques.
Le Conservatoire d'espaces Naturels d'Auvergne finalise un inventaire des zones humides en Haute-Loire, sur le bassin versant de la Loire. Un inventaire qui aura nécessité deux ans de travail et qui devrait permettre de protéger et restaurer ces zones, atouts majeurs face au changement climatique.
Si on gardera longtemps de 2019 le souvenir d’une Loire qui a presque fini par toucher le fond, pourtant, voici un an, ses hauteurs et débits n’étaient pas aussi préoccupants qu’en ce mois d’avril 2020. Explications.
Dans l'Yonne, le niveau des rivières est au plus bas. Une page "Alerte Rivières et canaux" a été créée pour montrer l'étendue du sinisitre. En cause, la sécheresse. Mais depuis le début du confinement, la gestion des barrages par Voies Navigables de France (VNF) est également pointée du doigt.
Mercredi 01 avril 2020, les agents de l'Office français de la biodiversité de la Somme ont mené une opération de réintroduction de civelles dans la baie de Saint-Valery-sur-Somme. Alevin de l'anguille, la civelle est une espèce en voie d'extinction pour laquelle la pêche est encadrée et soumise à des quotas.
Le 20 avril 2010, la plate-forme pétrolière opérée par BP explosait dans le golfe du Mexique. Diane Hoskins, chargée de campagne chez Oceana, décrit l’impact de cette catastrophe sur l’environnement.
Les saumons, anguilles, esturgeons, lamproies, aloses… ont deux points communs majeurs : ils font partie des 11 espèces de poissons grands migrateurs de France métropolitaine et sont menacés.
L'Office français de la biodiversité apporte un éclairage sur le saumon atlantique et quelques unes des actions mises en place pour le préserver.
La sécheresse de ce printemps fragilise les rivières de Franche-Comté. Le faible niveau d’eau engendre la concentration de nitrates ou de phospates dans les cours d’eau ce qui provoque un développe d’algues néfaste pour les truites et les ombres de ces rivières de première catégorie. Le champignon Sapronelia peut plus facilement toucher des poissons fragilisés par un milieu aquatique dégradé. Des mortalités d’ombres ont été constatées dans le Dessoubre. Un phénomène qui survient à l’issue de la période de reproduction des ombres mais qui reste anormal. Les associations de défense de l’environnement ne baissent pas les bras et elles préparent un plan d’actions pour dénoncer la « mort silencieuse des rivières ».
Après avoir validé une nouvelle technique de plongée, l’expédition Planète Méditerranée - Andromède Océanologie et un consortium de partenaires scientifiques et institutionnels dont l’Office français de la biodiversité - livre ses premiers résultats. L’expédition a permis 31 plongées sur les fonds marins de Méditerranée française compris entre 60 et 144 mètres de profondeur.
Dans un contexte mondial où l’accroissement des invasions biologiques prend de plus en plus de place au sein des changements globaux en cours, les travaux de cette thèse (Bélouard, 2018) ont consisté à étudier les possibilités de coexistence entre des espèces natives et une espèce exotique envahissante. Les travaux ont été réalisés sur la base d’observations de terrain, permettant de prendre en compte la complexité et la variabilité du milieu naturel.
La préservation et la restauration des plaines inondables largement dégradées d'Europe doivent être mieux hiérarchisées selon un rapport de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) publié le 3 mars 2020.
S'il fallait une autre preuve que nous assistons à une homogénéisation de la flore et de la faune mondiale, la voici. Une équipe de chercheurs du Chili et du Département de biologie de l'Université Laval signale dans la revue Scientific Reports qu'une espèce de moule en provenance de Patagonie est parvenue à s'établir en Antarctique, ce continent qu'on disait vierge.
En moins de 15 jours, Eau & Rivières a été alertée à près de dix reprises pour des agressions perpétrées à l'encontre des milieux naturels aquatiques : zones humides détruites, travaux dans le lit d’un cours d’eau, fuite de lisier vers les cours d’eau, pulvérisation de pesticides… Si, malheureusement, ces atteintes ne sont pas plus fréquentes cette année que d’autres, le constat de ces infractions est rendu particulièrement difficile durant cette crise sanitaire.
Après deux sécheresses exceptionnelles au cours des étés 2018 et 2019, la situation est déjà préoccupante ce printemps notamment en Saône-et-Loire. La pluviométrie relevée sur les trois premiers mois de l’année 2020 est encore largement déficitaire.
Après plus d’un siècle d’aménagement, initiatives locales et réglementation ont conduit à porter un regard nouveau sur le Rhône, qui s’inscrit dans une prise de conscience plus générale : la nécessité de réhabiliter les écosystèmes pour transmettre un patrimoine naturel et écologique de qualité aux générations futures.
Dans la nuit 9 avril 2020, la rupture d’une digue d’un bassin de décantation de la sucrerie Tereos à Escaudœuvres a entraîné le déversement d’environ 100 000 m3 d’eau de lavage de betteraves très riche en matière organique sur la commune de Thun-Saint-Martin.
Inscription au LIVE du 14 avril à 14h : Ma rivière sèche, je vais sur Enquete d'eau ! Découvrons les bénéfices de ce site de partage et les ressources d’ONDE avec l’intervention de l’Office Français de la Biodiversité...
Dans le hameau de Caharet près de Capvern-les-Bains, un amoncellement de déchets déposés illégalement menace de polluer une rivière, la Lène. Les inspecteurs de l’Office Français de la Biodiversité sont intervenus pour faire cesser ces agissements. Une enquête a été ouverte.
Dans les cours d’eau, les arbres riverains tels que les peupliers ou les saules répondent au régime de crues, mais ils contrôlent également les processus hydrogéomorphologiques et la dynamique des formes fluviales. Il est maintenant reconnu que des rétroactions entre les arbres riverains et les processus hydrogéomorphologiques se produisent au cours de leur vie. Ces rétroactions conduisent à l’émergence d’unités biogéomorphologiques telles que des îles fluviales, des berges et des niveaux de plaine alluviale végétalisée.
Depuis le 17 mars, ni pêcheurs, ni promeneurs au bord de l’eau, personne ne veille plus sur les rivières, pas même les riverains cantonnés chez eux. Pourtant les rivières fournissent 80% de l'eau potable bretonne et abritent une part extrêmement importante de la biodiversité.
Comme le précédent, cet article est écrit en temps de confinement pour cause de pandémie due au virus COVID-19. Au moins ça laisse le temps de lire de vieux dossiers laissés jusqu’ici dans un coin… Cet article traite donc de 2 recueils scientifiques.
« Il mange tout, il ne laisse rien et il se reproduit très vite », se lamente un pêcheur des îles tunisiennes de Kerkennah. Lui, c’est un crabe rebaptisé « Daesh » à cause de sa voracité, qui bouleverse autant la biodiversité que l’économie de la pêche. Depuis peu, des usines le congèlent et le vendent au marché asiatique.
L'artficialisation des sols est aujourd'hui une préoccupation des pouvoirs publics, aussi bien à l'échelon national que local. Des solutions pour désimperméabiliser les sols urbains, les végétaliser, sont mises en oeuvre dans les territoires: ces fiches présentent des retours d'expériences à destination des collectivités.
Depuis 2011, le CEN Nouvelle-Aquitaine est engagé dans ce contrat, nommé « Sources en action », afin de développer des actions de maîtrise foncière, des plans de gestion, des travaux de restauration de milieux humides. En 2020, il accompagne un réseau de 65 gestionnaires de zones humides afin de démultiplier l’efficacité des 35 sites gérés en faveur de la biodiversité et de la ressource en eau. Dans l’objectif de suivre l’état de santé de certaines zones humides et l’impact de la gestion (non intervention, pâturage, bûcheronnage…), le CEN a choisi d’étudier les communautés de bryophytes, groupe encore peu connu mais pourtant riche d’enseignements pour les gestionnaires d’espaces naturels.
Les données de l'artificialisation ont été mises à jour. La rétrospective 2009-2018 montre qu'après une baisse en 2016, la dynamique de l'artificialisation des sols est repartie à la hausse.
Le Cerema (équipe de recherche TEAM) développe une expertise sur le suivi expérimental de techniques végétalisées de gestion des eaux pluviales. La ville de Paris porte quant à elle le plan ambitieux PARISPLUIE prônant la gestion à la source des eaux pluviales et l’abattement nécessaire des premiers millimètres de pluie. Une convention entre les deux parties a été signée le 6 janvier 2020, avec le soutien de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, autour du suivi expérimental de jardins de pluie afin de mieux connaître et évaluer leurs performances.
L'association de pêche de la Haute vallée de l'Huisne a constaté, lundi 16 mars 2020, une pollution au lisier dans le ruisseau de la Tasse, à Saint-Mard-de-Réno.
Penser l'aménagement des villes et des territoires en prenant en compte les zones humides, leurs fonctions, leurs spécificités, répond à des besoins multiples: biodiversité, cadre de vie, prévention des inondations, qualité de l'eau... A partir d'exemples d'EcoQuartiers, les recommandations du Cerema pour préserver, restaurer, ou développer une zone humide.
A lʹoccasion des 10 ans de lʹémission, une fois par mois "Prise de terre" revient sur des sujets abordés et fait le point sur la situation 10 ans plus tard. Le Doubs, rivière transfrontalière, autrefois fleuron de la biodiversité, est-elle condamnée à mourir dans lʹindifférence? Retour sur les bords du Doubs où "Prise de Terre" s'était rendu en septembre 2011.
Alors que le Canada est frappé par une crise sanitaire qui monopolise l’attention médiatique, le gouvernement Trudeau poursuit ses démarches pour accélérer les forages pétroliers en milieu marin, a constaté Le Devoir. Il mène présentement une consultation publique dans le but d’éliminer les évaluations environnementales exigées pour les forages exploratoires à l’est de Terre-Neuve. Au moins 100 de ces forages sont envisagés d’ici 2030.
Dans l'imaginaire collectif, le réchauffement climatique ça se passe sur Terre et dans l’atmosphère. On oublie trop souvent que ça chauffe aussi sous la surface des océans et ce, avec une conséquence directe : le niveau de la mer monte de plus en plus vite. Océan et climat sont intrinsèquement liés : la hausse du niveau des mers est, de fait, un indicateur clé du réchauffement climatique. Mais comment mesurer son évolution ? Comment observer une surface aussi vaste a l’échelle planétaire ? C’est là que l’agence spatiale française, le CNES, intervient. Depuis les années 1990, grâce à ses programmes satellitaires, l’observation de l’océan connait une révolution. Que nous apprennent-ils sur l’évolution de notre climat ? Allons-nous être engloutis sous les eaux ? Comment réagir ? Prenons de la hauteur pour mieux appréhender les enjeux océaniques sur la terre ferme.
L’hydrométrie est la science qui cherche à mesurer le débit des rivières. Chaque cours d’eau suit un régime particulier, déterminé par le rythme des précipitations et les conditions locales du bassin de la rivière... Ainsi, tout oppose l’Amazone (fleuve le plus alimenté du monde, au cours extrêmement régulier), au Chari, fleuve africain très fantasque, dont le débit moyen d’une année sur l’autre varie du simple au double. Mais comment mesure-t-on ces débits ? Depuis l’Antiquité, dès qu’il est devenu dépendant de l’agriculture, l’Homme s’y est intéressé. Mais c’est un problème beaucoup plus difficile que sa familiarité pourrait laisser croire…
La journée d'échange technique du 06/02/2020, organisée par la Dreal Occitanie et l'Agence de l'Eau Adour-Garonne avec l'appui du centre de ressources captages de l'Office français pour la biodiversité et de l'Office international de l'eau, a réuni 70 participants, tous impliqués dans la mise en oeuvre de la politique publique de protection des captages d'eau potable. Une grande majorité des participants était des représentants des services de l'Etat et des collectivités territoriales (Conseils départementaux et Syndicats d'eau). Les présentations sont disponibles.
Ce portail internet recense l’étendue des connaissances dans les domaines de l’aménagement, de l’hydrologie, de la géomorphologie, de l’écologie dunaire, de la gestion des risques, des impacts du changement climatique et bien plus encore. Il a pour objectif d’aider le citoyen, le gestionnaire, l’élu ou le décisionnaire à trouver les informations sur l’état de l’art de la connaissance du littoral d’Occitanie, regroupées en un seul et même site.
Au terme de travaux menés à la demande du gouvernement fédéral, un regroupement de scientifiques, de municipalités et de gens d’affaires réclame la mise en oeuvre d’un plan d’action d’un milliard de dollars afin de mieux protéger le Saint-Laurent contre la menace des bouleversements climatiques et de la pollution. Et le gouvernement du Québec devra y participer.
L’Office International de l’Eau (OIEau) a mis à disposition de tous en 2018 une plateforme d’Aide à la STAtistique ENVironnementale nommée ASTA-ENV. En 2020, la plateforme revient avec des améliorations et de nouvelles fonctionnalités !
Dans le cadre du projet pilote de démantèlement des deux grands barrages de la Sélune, petit fleuve côtier qui se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel, un programme scientifique de suivi à long terme de la renaturation du fleuve a été mis en place, coordonné par INRAE et l'Office français de la biodiversité. Dans cet article, les scientifiques se sont intéressés plus spécifiquement au suivi de la végétation qui colonisait les alluvions de l'ancien réservoir du barrage, afin d'analyser le potentiel de la flore spontanée pour restaurer écologiquement les rives et aider à maintenir les sédiments fins après l'enlèvement du barrage. Des résultats encourageants qui suggèrent qu'une restauration écologique passive pourrait avoir lieu, au moins localement.
Une quarantaine de communes ont montré leur volonté de décrocher cette labellisation afin de préserver la biodiversité des milieux humides environnants. Pour l'heure, le Bassin du Drugeon est le seul site a avoir été labellisé dans la région.
Alors que les phénomènes météorologiques extrêmes augmentent en intensité et en fréquence avec le changement climatique, une équipe de recherche internationale avertit que les lacs du monde entier pourraient changer de manière spectaculaire, menaçant la santé des écosystèmes et la qualité de l’eau. Elle soulève également un manque de connaissance des conséquences biologiques des fortes tempêtes sur les lacs, et notamment sur le phytoplancton, à la base du réseau trophique.
Lors du salon de l’agriculture, qui s’est tenu la semaine dernière au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, les agences de l’eau Seine-Normandie et Adour-Garonne, des collectivités locales de ces deux bassins, ainsi que des agriculteurs, ont présenté les premiers résultats de l’expérimentation des paiements pour services environnementaux.
Cet appel à projet a pour objectif d’inciter les acteurs locaux et les citoyens à redécouvrir, préserver et restaurer les milieux aquatiques de leur territoire (cours d’eau ou zones humides). Il s’agit de permettre à ces milieux de retrouver un fonctionnement plus naturel mais également de leur redonner une place dans la vie quotidienne des habitants afin qu’ils soient considérés, non plus comme des contraintes mais comme des atouts, dans l’organisation et la vie du territoire urbain.
La colonisation rapide par Typha domingensis, une des espèces du genre Typha largement répandue sur le globe, de divers milieux aquatiques d’eaux douces ou saumâtres de la Guadeloupe commence à préoccuper les institutions chargées de la protection de la biodiversité de l’île. Dans ce cadre, un récent rapport (Imbert et Taureau, 2019) fait le point sur la situation en Guadeloupe. Quelle dynamique de l’espèce est observée sur l’île et quels sont les moyens de gestion disponibles ? Qu’en est-il de la valorisation énergétique du Typha, expérimentée dans certains pays africains ?
La protection juridique des zones humides pourrait de nouveau subir un affaiblissement. La commission spéciale du Sénat chargée d'examiner le projet de loi d'accélération et de simplification de l'action publique (Asap) a adopté, le 26 février, un amendement qui introduit des dispositions transitoires relatives à la nouvelle définition de ces milieux menacés.
La Banque européenne d'investissement (BEI) prévoit d'attribuer une enveloppe de 350 millions d'euros au cours des prochaines années, aux projets dédiés aux secteurs de l'eau et de l'assainissement. Pour instruire les dossiers de demande de prêts, celle-ci compte sur des partenariats avec d'autres banques.
Pour la première fois dans la région, des tourbières vont bénéficier d’un programme de restauration crucial pour la protection de l’eau et la qualité de l’air.
Le syndicat mixte Eau du bassin rennais a acquis une retenue d’eau à Rophémel pour continuer à capter l’eau potable fournie à près de 500.000 habitants.
Cinq ans après l’abandon du projet, la majorité des candidats tarnais ne se prononcent pas sur le barrage dans le cadre de la campagne. La question des besoins précis en eau dans la vallée reste en suspens.
L’objet de cet évènement, qui a réuni 140 personnes, était d’illustrer les multiples intérêts de ces mesures à l’échelle du bassin versant : prévention des inondations, atténuation de la sécheresse, réduction de l’érosion, restauration et préservation de la biodiversité, amélioration du paysage, etc. La fin de journée était destinée à échanger sur plusieurs dispositifs pouvant permettre la mise en œuvre de ces actions.
Les zones d’expansion des crues dans le projet urbain : comment gouverner la multifonctionnalité de ces zones humides aux franges des villes ? Le cas de l’île Saint-Aubin (Angers)
Les cumuls de pluie ont été inférieurs à la normale tout au long de l’année, excepté en décembre 2018. Le déficit pluviométrique annuel s’élève à 20 % en moyenne sur la France.
Les zones humides du bassin Adour-Garonne : Un appel à projets pour préserver ce capital hydrologique. Remise de la note d'intention jusqu'au 30 avril 2020.
Entamé en 2016, le projet de restructuration des cours d’eau du bassin de l’Yèvre connaît actuellement son épilogue. « Le projet sera achevé cette année, présente Jérémy Jolivet, chargé de mission au SIVY. Il a coûté un peu plus de trois millions d’euros, financés par les collectivités, le SIVY et l’agence Loire-Bretagne. Majoritairement, il s’agissait de reconstitution des milieux aquatiques, ce qui impacte tant qualitativement que quantitativement les cours d’eau. »
Sans eau, pas d'agriculture. Mais depuis la bataille du barrage de Sivens, force est de constater que le sujet de l'irrigation, et particulièrement des retenues d'eau, tend des relations déjà compliquées entre les agriculteurs et les riverains. Car on n'irrigue pas impunément.
Le projet d'arrêté de prescriptions générales pour les plans d'eau et leurs vidanges est en consultation jusqu'au 12 mars sur le site du ministère de la Transition écologique. Il regroupe deux arrêtés de prescriptions qui régissaient d'un côté, la création de plans d'eau et de l'autre, leur vidange. Il s'inscrit dans la révision de la nomenclature relative aux installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA) ayant une incidence sur l'eau ou le fonctionnement des écosystèmes aquatiques.
Après la réunion de lancement en octobre dernier, les études de terrain se sont poursuivies durant l’hiver sur le lac du Meyrol et le chapelet d’étangs des îles du Rhône. En parallèle, des scenarios en matière de travaux de restauration ont été élaborés. Ce mardi 18 février, les éléments ont été présentés et discutés entre les membres du comité de pilotage du projet. Retour sur les échanges et décisions prises à cette occasion.
Valence Romans agglo, avec le soutien de l’agence de l’eau, poursuit son engagement pour préserver la ressource en eau. Le contrat d'agglomération 2020-2024 signé le 17 février par Nicolas Daragon, président de l’Agglo, Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée, et Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, engage les deux partenaires pour cinq nouvelles années.
« L’exposition chronique aux fongicides, même à de très faibles doses, exacerbe les marqueurs de la maladie d’Alzheimer tels que les dépôts amyloïdes et l’inflammation » : telle est la conclusion d’une étude française publiée début février 2020 dans la revue Environmental Health Perspectives. Les fongicides concernés sont des anilinopyrimidines, fréquemment retrouvés dans l’alimentation des Français et leur environnement.
Un an après la pose du premier radeau végétalisé de la capitale, la municipalité parisienne vient d’en installer un deuxième ce mardi 18 février, sur le canal de l’Ourcq, le long du quai de l’Oise (19e).
Le 12 février dernier, l’agence de l’eau et le Conservatoire d’espaces naturels du Centre-Val de Loire ont signé une convention de partenariat portant sur la période 2020-2021. Objectifs ? Améliorer les connaissances et sensibiliser la population sur les services rendus par les milieux humides.
Il a fallu des années de travail au Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse pour mener à bien l'opération de « renaturation » de sa rivière baptisées Yvette. Avec un double objectif : limiter la gravité des inondations et favoriser le retour de la biodiversité.
En ouvrant les vannes d’écluses découpant le Manzanares — le fleuve qui traverse Madrid — une association a permis la création d’un couloir écologique au cœur de la ville. Résultat, quatre ans plus tard ? « C’est un plaisir de venir s’y promener. Et de voir tant d’oiseaux ! »
L’Entente pour l’eau du bassin Adour-Garonne, qui réunit le Préfet coordonnateur de bassin, le Président du comité de bassin et les présidents des Régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, vient de lancer un appel à projets pour la préservation des zones humides.
Le changement climatique ne se résume pas à une simple augmentation de la température. Il implique des changements modifiant de manière drastique le fonctionnement des écosystèmes et les paysages qui nous entourent. C’est ce que montre une étude publiée le 14 février 2020 dans la revue Science par un consortium international de chercheurs dont INRAE est partie prenante. Cette étude indique comment une augmentation de l'aridité globale sur notre planète - telle que prévue dans le cadre du changement climatique actuel* - conduit à des changements abrupts dans le fonctionnement des écosystèmes des zones arides du monde entier, limitant leur capacité à maintenir la vie et fournir des services écosystémiques essentiels aux populations humaines qui en dépendent. Trois seuils de transition ont ainsi été mis en évidence. 20% des terres émergées actuelles seraient concernées d’ici 2100.
Les agences de l’eau Rhône Méditerranée Corse et Seine-Normandie et l’Union des industries des technologies des surfaces publient la 3ème édition de l’ouvrage "Traitements de surfaces : épuration des eaux ".
Construction de barrages et de retenues artificielles, développement d’un tourisme de type « bord de mer »…, la rivière du Verdon subit depuis le siècle dernier des pressions anthropiques croissantes qui impactent profondément le fonctionnement de l’écosystème aquatique. C’est dans ce contexte que le Parc naturel régional du Verdon a initié en 2010 un plan de gestion de la rivière du moyen Verdon associant les nombreux usagers et les acteurs de l’eau. La mise en place d’outils et d’opérations de sensibilisation destinés à protéger la population d’aprons fait partie intégrante de ce plan de gestion.
Les agences de l’eau Rhône Méditerranée Corse, Rhin-Meuse et Seine-Normandie ainsi que la Région Grand Est lancent un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour faire émerger des filières agricoles respectueuses de la ressource en eau et viables économiquement. L’ambition est de pouvoir créer de la valeur ajoutée pour les agriculteurs qui préservent la ressource en eau.
La révision de la Directive eau potable s'achève. Accès à l'eau et à l'information, approche fondée sur les risques, cadre pour les matériaux en contact avec l'eau, réactualisation des paramètres de qualité : retour sur les grandes mesures de ce texte.
Quelles seront les contributions financières des agences de l’eau (et pas, outre-mer, des ODE ?) au tout nouvel Office français de la biodiversité (issu du mariage entre l’AFB et l’ONCFS ? voir ici pour en savoir plus) ? Réponse au JO de samedi.
Un appel aux candidatures est lancé par le CPIE Mayenne – Bas Maine, jusqu’au 2 mars 2020, dans le cadre d’un projet d’accompagnement des propriétaires d’étangs dans la gestion ou la rénovation de leurs plans d’eau.
L'Agence de l'eau Loire-Bretagne lance un appel pour des idées d'adaptation au changement climatique. Du 6 janvier au 6 mai, elle recueille, grâce à un formulaire en ligne, toutes les idées de projets réalisés ou à venir qui contribuent à limiter le réchauffement de l'eau dans les cours d'eau, restaurer la continuité des rivières pour permettre la circulation des poissons, ou favoriser l'infiltration naturelle de l'eau de pluie, etc.
Les spécialistes du Cerema sont intervenus lors de deux ateliers, portant sur la réutilisation des eaux usées traitées et sur les expériences étrangères de perméabilisation des sols urbains, et ont animé un troisième atelier sur la gestion intégrée des eaux pluviales. Les présentations sont disponibles.
A l’échelle mondiale, 35 % des zones humides ont disparu entre 1970 et 2015, un rythme trois fois supérieur à celui des forêts. La France fête le 49e anniversaire de la Convention Ramsar, premier traité international sur la conservation des ressources naturelles, avec l’inscription au réseau mondial d’un 50ème site national. Et sans politique volontariste de reconquête des milieux, en dehors des acquisitions de sites confiées au Conservatoire du littoral il y a quarante-cinq ans.
D’immenses serres qui ravitaillent l’Europe en tomates, des cultures intensives d’amandiers ou d’oliviers... En Espagne, ces pratiques agricoles provoquent de l’érosion, dégradent les sols et mènent, en bref, à la désertification accéléré du pays. En face, petits paysans et associations luttent pour une « agriculture régénératrice ».
Un nouvel outil pourrait compléter la panoplie des écologues : l'utilisation de l'ADN pour le suivi de la biodiversité. Si cette approche comporte différents avantages, elle nécessite également d'établir un cadre pour son bon usage.
Présente au Carrefour des gestions locales de l'eau, Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État à la Transition écologique, est revenue sur les orientations du ministère, notamment sur la réutilisation des eaux usées traitées et la continuité écologique.
L’usage des pesticides augmente en France mais la réglementation protégeant les points d’eau s’affaiblit. En cause un arrêté ministériel flou, une définition des cours d’eau ambiguë et des pressions du lobby agricole. Des associations environnementales ont choisi le terrain juridique pour protéger les écosystèmes aquatiques.
Dans le cadre d’un programme transversal soutenu par l’Agence de l’eau, les années 2018 et 2019 se sont intéressées aux amphibiens en tant que bioindicateurs de la qualité des milieux humides et des milieux terrestres dans lesquels ils sont imbriqués. Retrouvez sur Faune-PACA publication deux études issues de ce programme.
À l'occasion du Carrefour des gestions locales de l'eau à Rennes, les acteurs de l'eau ont rappelé la nécessité de rester ambitieux sur l'amélioration de la qualité de l'eau. Et même si les progrès sont lents, ils démontrent que rien n'est perdu.
Cette semaine, on visite une belle et grande zone humide de la région. A l'est de Caen, aux portes du Pays d'Auge, secteurs de Troarn, Dozulé ou encore Argences. Nous sommes dans les marais de la Dives. Dix mille hectares, avec une biodiversité exceptionnelle, de superbes paysages et beaucoup d'oiseaux : c'est notamment un petit paradis pour les canards et les cigognes.
Sur notre plateforme #AlertePollution, un représentant associatif a signalé plusieurs atteintes à la biodiversité et à la qualité de l'eau autour des marais salants. Sur place, les différents acteurs tentent d'y faire face.
La journée ADN Environnemental s’est déroulée le 23 janvier à Lyon, à la Maison de l’environnement. Elle a été organisée par la Zone Atelier Bassin du Rhône (Zabr) avec le soutien de l’Agence de l’Eau RMC, de l’Office français de la Biodiversité (OFB), de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), et d’EDF. Les actes sont disponibles.
6 mois après le lancement de l’expérimentation de remise en eau de la lône de Jonage, un cortège de nouveaux milieux naturels s’est développé au fil de l’eau. Avec l’arrivée d’espèces rares, la biodiversité est gagnante !
Cet appel à projets vise à restaurer la continuité écologique et sédimentaire, et à réduire l'impact sur le régime hydraulique des cours d'eau impactés par une activité économique.
Le financement porte notamment sur:
des études économiques permettant d’évaluer les coûts induits par le projet,
des travaux sur seuils résiduels des ouvrages « ouverts »,
les installations connexes à l’usage de l’activité économique : dispositif d’alimentation en eau de substitution, production d’énergie verte (éolien, solaire photovoltaïque)
Cet appel à projets porte sur la mise en place de solutions innovantes, permettant :
d’améliorer la gestion et la protection des ressources,
d’améliorer les traitements et la qualité de l’eau,
de limiter les prélèvements sur la ressource en eau,
de favoriser l’adéquation entre les usages et la disponibilité de la ressource.
Dans toute la Méditerranée, les salines artisanales subissent de nombreuses pressions liées à de profonds changements socio-économiques qui ont affecté les activités productives. Le projet MedArtSal vise à promouvoir l’utilisation multifonctionnelle des salines artisanales pour diversifier l’activité socio-économique générant des revenus associés à la production de sel de haute qualité ainsi qu’à obtenir d’autres produits à commercialiser (tels que la nourriture ou les cosmétiques) ou à explorer le potentiel touristique de ces écosystèmes dans le respect de leur environnement naturel.
C’est la même histoire qui se répète chaque année : l’eau qui manque tant l’été tombe à foison durant l’automne. La récupérer pour la stocker ? C’est ce que les agriculteurs creusois réclament depuis des années. Sans que rien ne bouge vraiment.
Les deltas méditerranéens sont des espaces dont les milieux dépendent des aménagements anthropiques des fleuves qui les alimentent. En tant que côtes basses à climat méditerranéen, ils sont particulièrement vulnérables aux effets probables des changements climatiques. L'étude de trois deltas (Rhône, Vardar et Gediz) montre que les pratiques de leurs habitants associent adaptation locale et prise de conscience globale, mais aucune adaptation efficace n'est possible sans gestion concertée à plusieurs échelles.
Pour appuyer la mise en œuvre du SDAGE 2016-2021 et préparer sa révision ainsi que celle de son programme de mesure pour le cycle 2022-2027, une étude conduite de juin 2018 à juin 2019 sous pilotage de l’agence de l’eau et associant les services de l’État a permis de disposer d’une information complète sur les catégories d’espaces à enjeu de biodiversité en relation avec les masses d’eau.
L'OFB dispose d'un budget de 433 millions d'euros en dépenses pour 2020 dont 66,5 pour les parcs nationaux. Réforme de la chasse, contribution des agences de l'eau, devenir du personnel : retour sur les points sensibles de son élaboration.
Les glaciers pyrénéens et leur écosystème singulier sont entrés dans une inéluctable agonie sous l'effet du réchauffement climatique, avec pour horizon une disparition redoutée d'ici une trentaine d'années, selon les glaciologues qui en documentent le recul.
Le GAEC Vincent a développé un verger sur plus de 7 hectares à Méasnes dans le nord de la Creuse : l’été prochain, il disposera d’une réserve d’eau de 5.000 à 7.000 mètres cubes pour arroser ses pommes, poires, cerises et pêches.
2 récifs artificiels imprimés en 3D ont été immergés dans l'avant-port du Cap d'Agde, dans l'Hérault. C'est la suite du Projet Récif Lab... une première mondiale.
Partant du principe que « l’eau à boire ne peut être facturée au même prix que celle qui remplit la piscine privée », Eau du bassin rennais déploie depuis 2016 une tarification sociale et écologique. « A iso-recettes », assure son président, Yannick Nadesan, lors d’une table ronde sur l’accès à l’eau organisée, le 15 janvier à Paris, par le Cercle français de l’eau.
Du 1er au 29 février 2020 auront lieu les Journées mondiales des zones humides. Pour la 16ème année consécutive en Méditerranée, tous les acteurs des zones humides se mobilisent pour faire découvrir aux petits comme aux grands les richesses des lagunes, des marais littoraux, des cours d’eau...
Le 10 janvier dernier, la communauté de communes Dombes Saône Vallée a inauguré la nouvelle station d’épuration de Rancé et signé avec le Département de l’Ain et l’agence de l’eau un contrat de territoire de trois ans pour améliorer la qualité de l’eau. 14 millions d’euros seront consacrés à la modernisation des systèmes d’assainissement et à la reconquête des milieux aquatiques.
Dans le cadre du contrat de rivière Gier, Saint-Étienne Métropole et le Syndicat mixte du Gier Rhodanien, ont entrepris d’importantes actions afin de limiter les risques d’inondation, de restaurer les fonctionnalités écologiques de la rivière et favoriser la biodiversité et de permettre aux habitants de se réapproprier leur cours d’eau.
Une délégation menée par le président de la FNPF, Claude ROUSTAN, accompagné du 1er Vice-président, Jean Paul DORON, du trésorier général, Gérard GUILLAUD et du directeur général, Hamid OUMOUSSA, a rencontré la ministre de la Transition écologique et solidaire, Madame Elisabeth BORNE le 9 janvier 2020.
La commission mixte paritaire a trouvé un accord à l'unanimité sur le projet de loi économie circulaire. Bilan sur les dispositions retenues qui concernent le petit cycle de l'eau et notamment le devenir des boues de stations d'épuration.
Le nouvel arrêté sécheresse du département du Nord daté du 31/12/2019 place l’ensemble du département en situation d’alerte sécheresse jusqu’au 15 janvier 2020.
Les zones humides ne sont pas seulement des espaces riches en biodiversité: elles jouent un rôle important dans la prévention des inondations liées aux crues et aux submersions marines, et contribuent à en limiter l'impact sur les territoires. Le Cerema propose une fiche synthétique aux acteurs des territoires pour utiliser les fonctions des zones humides dans la prévention des inondations.
Les zones humides (marais, prairies humides, lagunes, tourbières) représentent des espaces naturels riches et précieux à préserver. Milieux de vie pour la faune et la flore, ce sont des espaces fragiles menacés par l'urbanisation, l'intensification de l’agriculture ou les pollutions. En partenariat avec le Forum des Marais Atlantiques (FMA), le Cerema a organisé une journée technique le 3 décembre 2019 à Rochefort pour les identifier et en connaître les enjeux pour les préserver dans les projets d’aménagement.
L’état des lieux a été adopté par le comité de bassin le 6 décembre 2019 et a été approuvé par le préfet coordonnateur de bassin le 27 décembre 2019. Il a été publié au recueil des actes administratifs du 31 décembre 2019.
La loi engagement et proximité, adopté le 19 décembre, propose aux collectivités un outil pour protéger les aires d'alimentation des captages d'eau potable. Celles-ci peuvent demander l'instauration d'un droit de préemption des surfaces agricoles situées dans leur périmètre. Les biens acquis sont intégrés dans le domaine privé de la collectivité territoriale ou de l'établissement public.
La loi proximité et engagement prolonge d'un an, jusqu'au 31 décembre 2020, la possibilité qu'un syndicat mixte ouvert, qui exerce une ou plusieurs des missions constitutives de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (Gemapi), adhère à un autre syndicat mixte ouvert.
Découvert il y a peu, ce récif sous-marin situé à une centaine de kilomètres des côtes guyanaises jouit d’une exceptionnelle biodiversité, comme ont pu le constater les scientifiques embarqués en septembre à bord du navire « L'Esperanza » de Greenpeace.
De Cancale au Mont-Saint-Michel, trois intercommunalités ont décidé de créer un nouveau syndicat mixte, pour mieux gérer la protection contre les inondations et submersions. Deux « PAPI » sont envisagés sur la baie du Mont Saint-Michel.
Le centre a été créé conjointement par l'Académie chinoise des sciences (CAS) et l'Administration nationale des forêts et prairies (NFGA). Il fournira un appui technique pour la gestion nationale de la protection des zones humides, la restauration écologique des zones humides et la mise en œuvre des conventions internationales.
Le 11 décembre, la Commission européenne a publié les résultats du “bilan de qualité” et ils sont largement positifs ; concluant que la directive-cadre sur l’eau de l’UE est “adaptée à ses finalités”, reconnaissant que les objectifs des directives sont “aussi pertinents aujourd’hui qu’ils étaient au moment de l’adoption de celles-ci, sinon plus” et que la DCE et ses directives filles ont conduit à “un niveau de protection des masses d’eau et de gestion des risques d’inondation plus élevé qu’il n’aurait été possible sans elles”.
La gestion intégrée des eaux pluviales en ville prend son essor depuis plusieurs années, dans un contexte de pressions accrues (changement climatique et croissance urbaine) et d’aspiration sociale à réintégrer l’eau et la nature dans l’espace urbain. La gestion à la source, l’implication citoyenne, la prise en compte des interactions avec les ressources sol et air et la renaturation, sont des sujets d’intérêt croissants, de plus en plus considérés dans les référentiels réglementaires.
C’est une rivière anonyme bordée de champs de maïs. Mais parce qu’elle témoigne de la présence de pesticides dans les cours d’eau agricoles du Québec, elle raconte une histoire troublante. L’histoire de milliers de kilomètres d’un réseau hydrographique rempli de pesticides, à des concentrations qui menacent la vie aquatique.
La commission mixte paritaire sur le projet de loi Engagement et proximité s’est conclue, le 11 décembre, sur un compromis entre députés et sénateurs. La règle du transfert obligatoire est assouplie dans les communautés de communes : la gestion de l’eau et de l’assainissement pourra s’exercer à l’échelle communale jusqu’en 2026, sous réserve d’un schéma directeur et d’un plan de programme pluriannuel d’investissement agréés par l’intercommunalité.
Une quarantaine de mares restaurées ceinturent désormais la ville de La Roche-sur-Yon. Régénérées, elles deviennent de véritables réservoirs de biodiversité.
Les pouvoirs publics souhaitent mettre en place un système de rémunération des agriculteurs déployants des pratiques vertueuses pour l'environnement. Les agences de l'eau se sont emparées du dossier et avancent dans ce sens. Mais la France ne pourra les mettre en place que si la Commission Européenne donne son feu vert.
Cette ambition s’inscrit dans les priorités du 11ème programme de l’agence de l’eau Rhin-Meuse (2019-2024) dont le fil conducteur est l’adaptation au changement climatique. Les 200 collectivités identifiées à risque récurrent de pénurie d’eau seront contactées de manière individuelle pour définir avec elles un plan d’actions et les modalités de son financement.
Après quarante ans de tergiversations, les travaux d’élargissement de la Seine se chiffrent à près de 350 millions d’euros. Le projet sera présenté au public ce mardi soir.
Après les inondations dans le Sud-Est et à Mandelieu-la-Napoule, les bassins de rétention se sont invités à la Une des médias. Au risque d’être présentés, de manière exagérée, comme la solution miracle.
La nouvelle liste des substances soumises à la redevance pour pollutions diffuses est désormais publiée au Journal officiel. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Le montant de celle-ci est perçu par les agences et les offices de l'eau lors de l'achat de produits phytopharmaceutiques. Par rapport à la version soumise à consultation, quelques modifications sont à noter.
Les cichlidés est l'une des familles de poissons les plus diversifiées sur Terre. Une étude éclaire les raisons de cette variété : des accouplements constants entre espèces différentes au sein de la même famille.
Un décret, publié le 7 décembre au Journal officiel, porte de 40 à 80 % la contribution du fonds de prévention des risques naturels majeurs (Fonds Barnier) à certains travaux de prévention des inondations. Les études et travaux concernés sont ceux portant sur des biens à usage d'habitation ou à usage mixte (habitation, local professionnel) rendus obligatoires par un plan de prévention des risques d'inondation (PPRI).
L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) poursuit son réexamen des autorisations de mise sur le marché des produits à base de glyphosate commercialisés en France. Elle vient d'annoncer qu'elle refusait d'autoriser quatre nouveaux produits sur les onze demandes, et qu'elle retirait les autorisations pour 36 des 69 aujourd'hui disponibles. Ces derniers ne pourront plus être utilisés à compter de fin 2020.
Même s’il assure que la protection de l’environnement est « une priorité absolue » dans le cadre du mégaprojet d’expansion du Port de Montréal à Contrecoeur, le gouvernement Trudeau a décidé de ne pas attendre la fin de l’étude environnementale, ni même le dépôt d’une étude d’impact complète, avant de promettre 300 millions de dollars de fonds publics pour la construction de ce nouveau terminal industriel.
Le 4 décembre à Apt, la communauté de communes Pays d’Apt Lubéron (CCPAL), le Syndicat des eaux Durance-Ventoux et l’agence de l’eau ont signé un contrat relatif au rattrapage structurel des collectivités territoriales présentes en zone de revitalisation rurale, ZRR (2019-2021).
C’est un nouveau défi que lancent l’État, la Région Grand Est, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et l’Agence Française pour la Biodiversité : réinventer la préservation des milieux naturels rhénans. Le Plan Rhin vivant s’annonce comme un ambitieux chantier : engager de nouvelles actions de renaturation, recréer des zones humides, prolonger et compléter les actions de restauration déjà entreprises dans les années 1990-2000. L’enjeu est important : réhabiliter ces milieux naturels, véritables trésors de biodiversité et si précieux pour la régulation des débits ou l’alimentation de la nappe d’Alsace en eau propre, favoriser la reproduction des espèces emblématiques du Rhin et atténuer les effets du changement climatique.
Les préfets de huit départements devront mettre en place une meilleure identification des points d'eau à protéger des traitements phytosanitaires. Ces décisions découlent de recours déposés notamment par FNE.
Des médicaments sont retrouvés dans la ressource en eau. Lors d'un colloque du Graie, des scientifiques sont revenus sur leur devenir dans les systèmes d'assainissement et se sont interrogés sur une collecte à domicile des excréta des patients.
La mission parlementaire sur l'adaptation des territoires à l'évolution du trait de côte a rendu son rapport à la ministre de la Transition écologique. Elle propose notamment la réalisation de projet de territoire planifiant la recomposition spatiale.
Le 27 novembre, la Commission européenne a adressé un avis motivé à la France lui demandant de mettre sa législation nationale en conformité avec le règlement européen, en vigueur depuis 2015, visant à lutter contre la propagation des espèces exotiques envahissantes dans l'Union européenne.
En Bretagne, plus de 60% des cours d’eau sont en mauvais état. En cause, les pollutions agricoles, industrielles ou domestiques, l'érosion des sols ou le réchauffement climatique. Du temps et des efforts soutenus seront nécessaires pour inverser cette situation.
Le ministère de la Transition écologique a publié sur son site un bilan de l'expérimentation sur le tarif social de l'eau du Comité national de l'eau. Parmi les difficultés remontées : l'identification des bénéficiaires et l'animation du dispositif.
Le 11ème séminaire des gestionnaires de sites Ramsar s’est tenu du 6 au 8 novembre 2019, au quai de l’Innovation d’Amiens (Somme), au coeur du site Ramsar des « Marais et tourbières des vallées de la Somme et de l’Avre ».
La Région Auvergne-Rhône-Alpes annonce le renouvellement et le renforcement de son plan Pêche. Entre 2020 et 2022, trois millions d’euros seront consacrés à l’activité, « source de cohésion mais aussi d’attractivité en milieu rural ». Avec l’ajout d’un axe consacré au tourisme et à la « défense du loisir Pêche ».
Les uns pêchent au filet dans l'estuaire de l'Adour, les autres à la canne dans les gaves pyrénéens en amont: le tribunal correctionnel de Bayonne a examiné jeudi un conflit de plusieurs années entre pêcheurs professionnels et amateurs, avec le saumon au milieu.
Le 14 novembre, le Cercle français de l'eau a fait un point sur les évolutions de la politique européenne de l'eau et de la position française. En question, les pistes préconisées dans le cas d'une éventuelle révision de la Directive cadre sur l'eau.
La loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages élargit la mission confiée aux agences de l’eau. En complément de la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau et des milieux aquatiques, les agences renforcent leur soutien aux actions sur la biodiversité. Suite aux appels à projets de 2017 et 2018 qui ont fait émerger de nombreux projets, l’agence de l’eau a souhaité amplifier ses actions dans le domaine de la biodiversité dans le cadre de son 11e programme d’intervention et lance des appels à projets annuels sur cette thématique depuis 2019.
L’agence de l’eau souhaite dynamiser la réalisation d’actions concrètes en faveur des zones humides les plus contributives à ces enjeux de restauration de l’état des masses d’eau et d’adaptation au changement climatique. Ces zones humides majeures sont dites « clés ».
Les députés ont voté, vendredi 15 novembre, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2020 (PLF 2020), un amendement qui supprime la taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties applicables aux tourbières. La veille, ils avaient en revanche refusé un amendement prévoyant une exonération de taxe foncière sur ces zones humides.
Le procédé de renaturation permet de limiter les risques d’inondation. Dans les Yvelines, l’Yvette vient de retrouver son cours originel au niveau de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, marquée par les crues de ces dernières années. D’autres initiatives similaires sont mises en place dans la région.
La terrible marée noire brésilienne a atteint 112 villes dans dix États. Coup dur pour les pêcheurs, incapables de travailler et de se nourrir. Pour les aider, des bénévoles nettoient les plages. Le gouvernement, lui, nie la gravité de la situation.
Le Pôle-relais zones humides tropicales, co-piloté par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral, lance sa nouvelle application dédiée aux mangroves des outre-mer, ROM (Réseau d’Observation et d’aide à la gestion des Mangroves). « Cet outil digital permet aux gestionnaires, opérateurs, étudiants et toute personne intéressée par les mangroves de s’entraîner à reconnaître les différentes espèces de palétuviers qui constituent la mangrove, et de signaler des dégradations sur ces milieux fragiles », indique le Comité français de l’UICN sur son site.
Pas plus que les autres Etats-membres, la France n’a été en 2015 au rendez-vous de l’objectif de bonne qualité des masses d’eau, dont le manquement généralisé est acté par la Commission. Alors que se pose la question d’une éventuelle révision de la directive-cadre de 2000, Paris défend une position conservatrice.
Nous vous proposons ici une série de reportages sur la problématique des réserves d'eau pour les irrigants dans les Deux-Sèvres à travers plusieurs rencontres.
L'interdiction de production, stockage et circulation de pesticides contenant des substances actives non approuvées dans l'Union Européenne porte-t-elle atteinte à la liberté d'entreprendre ? C'est à cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC) que le Conseil constitutionnel est amené à répondre dans un délai de trois mois. Par une décision du 7 novembre, le Conseil d'État a en effet accepté de lui transmettre cette QPC posée par l'UIPP.
L’Écrevisse à taches rouges, Faxonius rusticus (Girard, 1852), vient d’être découverte pour la première fois en France, dans un plan d’eau privé et un cours d’eau du département de l’Aveyron. Les services de l’Etat et l’Agence française pour la biodiversité travaillent actuellement sur la proposition d’un plan d’intervention. C’est la troisième espèce d’écrevisse exotique découverte en France par les services de l’Agence française pour la biodiversité durant l’année 2019, avec Cherax destructor en Bretagne au mois de février et Procambarus virginalis en Moselle en juillet. À notre connaissance, il s’agit du premier signalement en milieu naturel de Faxonius rusticus sur le continent européen.
Près d’un millier d’habitants auraient déjà signé une pétition pour que des mesures soient prises afin de préserver un bras de la rivière Yèvre, qui poursuit sa route après la séparation des eaux entre la rivière et le canal. Des essais de débits seront réalisés.
À l’occasion de sa visite en Chine, Emmanuel Macron a signé mercredi 6 novembre, à Pékin, un texte commun avec son homologue Xi Jinping sur le climat et la biodiversité. La Chine, qui sera le pays hôte de la « COP biodiversité » à l’automne 2020, affiche de nouvelles ambitions en la matière. Parmi ses priorités, la protection du fleuve Jaune, le deuxième fleuve chinois après le Yangzi Jiang.
Le Cerema a organisé le 8 octobre 2019 une matinée technique sur le thème "Eau et biodiversité". Elle visait à présenter les modalités du partenariat entre le Cerema et l'Agence de l'Eau Artois Picardie et les différentes études réalisées avec le soutien de l’Agence depuis 3 ans en matière de biodiversité et de continuités écologiques.
La redevance pour la pollution de l'eau d'origine domestique est finalement revue à la baisse dans le bassin Rhône Méditerranée Corse (RMC).Un avis, publié au Journal officiel du 19 octobre, annule l'augmentation prévue en 2021 du taux de 0,28 euro par m3 à 0,29 euro par m3. Le taux, actuellement de 0,27 euros, conserve toutefois sa hausse à 0,28 euro par m3 en 2020.
La tendance se poursuit et on sait maintenant que c'est la hausse du CO2 dans l'atmosphère qui est responsable de ce phénomène qui met en péril la biodiversité du Saint-Laurent.
Poursuivant leurs travaux sur la vitesse des échanges gazeux entre les ruisseaux de montagne et l’atmosphère, des chercheurs de l’École polytechnique de Lausanne ont évalué la quantité de CO2 qu’ils rejettent, démontrant la nécessité de les inclure dans le cycle global du carbone.
Dans les Vosges, épicéas et sapins meurent en masse et ce bois mort ne sert plus qu’à produire du combustible. Une « crise silencieuse » selon un bûcheron, écologique comme économique. Pour la sauver, faut-il transformer la forêt vosgienne en pinède corse ?
L’agence de l’eau Loire-Bretagne et le Forum des marais atlantiques ont signé, le 17 octobre, une convention de partenariat visant à améliorer la connaissance sur les services rendus par les milieux humides.
Sécheresse ou inondations, changement climatique et protection des ressources en eau, restauration de la biodiversité des rivières… Sur le bassin hydrographique du Vistre et des eaux souterraines de la Vistrenque et des Costières, deux collectivités œuvrent depuis longtemps pour une gestion concertée et équilibrée de l’eau : le Syndicat du Vistre et le Syndicat des Nappes Vistrenque et Costières. Le 1er janvier, ces deux collectivités fusionneront pour devenir une structure unique, l’EPTB Vistre Vistrenque (Établissement Public Territorial de Bassin), pour poursuivre leurs missions historiques et pour les renforcer, face à des défis de plus en plus impérieux et des enjeux majeurs.
Une plaque doit être posée ce mercredi par les élus écologistes de Nouvelle-Aquitaine pour « acter la mort » du dernier glacier de la région, l’Arriel. Conséquence du réchauffement climatique, il reste désormais moins de 20 glaciers dans les Pyrénées et ils risquent de tous disparaître d’ici à 2040.
Identifié depuis plus de 10 ans par la Fédération de Pêche et de Protection des milieux aquatiques comme milieu potentiellement intéressant pour l’accueil de la faune piscicole, une annexe hydraulique à Saint-Macaire en bordure de Garonne est en cours de restauration dans le cadre d’un contrat Natura 2000.
Le projet « PROTÉGER » de développement et de promotion des techniques de génie végétal dans les rivières de Guadeloupe a été lancé en 2016, par le Parc national de la Guadeloupe, et prend son envol en 2019 avec la mise en œuvre de la deuxième phase du projet, en partenariat avec l’INRA, l’Université des Antilles et l’IRSTEA.
Le spécialiste des photographies aériennes Alex MacLean expose les conséquences flagrantes de la montée des eaux dans l'ouvrage Impact, paru le 10 octobre aux Éditions La Découverte.
Le dernier tronçon de l'autoroute de l'eau dans les Hauts-de-France est terminé. Un projet titanesque commencé il y a trente ans, qui sécurise l'approvisionnement en eau de 500 communes et 360 000 abonnés.
La communauté d’agglomération Lisieux-Normandie porte un programme de restauration de mares dans le sud pays d’Auge. Vingt-deux chantiers sont engagés en 2019 dans quatre communes.
Ce vendredi 18 octobre, l'Office national des forêts (ONF) a annoncé avoir décidé l'abandon total de toute prescription et usage d'herbicides, insecticides et fongicides pour la gestion des forêts domaniales de l'État et des forêts communales.
Le tribunal correctionnel de Coutances condamne la société La Florentaise et son directeur pour l'exploitation de la tourbière de la Baupte (50), jusqu'au marais de Sainte Anne. Des destructions de faune et flore "inestimables" sont reconnues. Une victoire pour les écologistes dans ce dossier.
« L'un des obstacles à la généralisation de l'entretien [des installations d'assainissement non collectif - ANC] est le manque d'informations sur le parc ANC, a indiqué dans un communiqué le syndicat des Industries et entreprises françaises de l'assainissement autonome (Ifaa). Il est donc impératif d'établir une traçabilité exhaustive des dispositifs d'ANC pour accompagner et soutenir les usagers dans la réalisation d'un entretien adapté et responsable ».
La première étude à grande échelle sur le niveau d'algues dans les lacs d'eau douce montre que leur concentration augmente constamment depuis trente ans. Et que le réchauffement climatique empire les choses.
Les Assises de l’eau ont mis l’accent sur le renouvellement des réseaux d’eau et d’assainissement. C’était la promesse phare du gouvernement lors des conclusions en août 2018. Comment se traduit-elle concrètement sur le terrain un an après ? Les outils financiers proposés répondent-ils aux besoins des collectivités ? Faut-il investir des milliards pour booster les rendements ?
L’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement, mis en oeuvre par l’Agence française pour la biodiversité avec l’appui des services de l’État, vient de publier son huitième rapport sur les données 2016 des services publics d’eau et d’assainissement. Voici un accès à ce rapport et, surtout, un résumé de celui-ci.
Lors d'une journée technique, organisée notamment par l'Astee et l'AFB, les intervenants ont dressé les changements à engager pour une meilleure gestion des forêts bordant les cours d'eau, les ripisylves. Retour sur leurs propositions.
Depuis 2017, trois fleuves, dont le Gange en Inde, se sont vu dotés de la personnalité juridique. Ce qui permet aux citoyens de saisir la justice au nom de ces fleuves. Le POLAU Pôle art et urbanisme, situé à Tours, va lancer une démarche pour que la Loire soit le premier fleuve d'Europe à obtenir aussi la personnalité juridique, à travers un parlement du fleuve.
La commission du développement durable de l’Assemblée nationale a décidé de mettre en place une mission parlementaire d’information pour la réhabilitation de l’étang de Berre. Sa première séance s’est tenu ce mercredi.
Une synthèse de plusieurs centaines d’études alerte sur les conséquences catastrophiques du réchauffement pour les 500 millions d’habitants de cette région du monde, en particulier pour l’approvisionnement en eau douce.
Face à l’impact humain et les aléas naturels sur ces milieux naturels, les mangroves sont de plus en plus fragilisées. C’est le cas de la mangrove de la baie de Fort-de-France qui subit des dégradations plurielles. Quelles solutions pour ralentir les effets de cette dégradation? Une expertise de Pascal Saffache, Professeur des Universités en Aménagement, et de Jihane Sicou, titulaire d’un master de géographie de l’UQAM pour Outremer360.
Lors d'une journée, organisée notamment par l'Astee et l'AFB, les intervenants ont partagé leurs expériences pour prendre en compte la biodiversité dans leur gestion des ripisylves, ces forêts bordant les cours d'eau. Zoom sur quelques exemples.
35 m de haut, 278 m de long, le barrage de Vezins (Manche), colosse de béton aux pieds d’argile, est à terre. Il est le symbole d’une bataille sans merci de plusieurs dizaines d’années entre les pro et les anti-barrages. Par sa taille, ce démantèlement est tout à fait exceptionnel.
Les filières de valorisation se révèlent prometteuses aujourd'hui. Les chantiers tests sur le terrain ont rassuré les industriels et les collectivités, qui seront les premiers utilisateurs de ces nouveaux produits contenant des sédiments recyclés.
La ferme la Reboule, sur l’île de la Barthelasse à Avignon, appartient à la même famille depuis 1911. Aujourd’hui 3 frères y produisent fruits et légumes. Mais depuis toujours, il a fallu compter avec les crues du fleuve. Ils s’y préparent au quotidien.
L’objectif l’étude est d’évaluer les incidences des captages sur l’hydrologie et la biologie des cours d’eau, pour aboutir à d’éventuelles préconisations réglementaires, techniques ou de bonne gestion.
Interdite à la baignade depuis les années 1970 selon les départements de l’est du bassin parisien, la plus longue rivière de France, la Marne, pourrait redevenir baignable en 2022 pour au moins cinq villes soit 25 km de cours d’eau concernés. A l’origine de cette reconquête, le Syndicat Marne Vive voit enfin ses efforts aboutir après 25 ans de mobilisation des élus, des campagnes de mesures régulières et des travaux subventionnés par l’agence de l’eau.
Comment intégrer la désimperméabilisation des sols dans les documents d’urbanisme?
Tel a été l'enjeu de la mission du Cerema pendant un an auprès de la Direction Départementale des Territoires de l’Aude et de l’équipe du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Grand Narbonne.
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) édicte les principes généraux de désimperméabilisation à l’échelle du bassin. L’enjeu pour les acteurs locaux est de décliner ces principes à l’échelle de leur territoire en les intégrant dans les documents de planification et à l’échelle des projets.
Dans le monde scolaire, la plus familière des représentations graphiques est probablement celle qui décrit le cycle de l’eau. Même si on ne sait pas dessiner, on peut en trois ou quatre coups de crayon expliquer grosso modo le parcours d’une goutte d’eau depuis son évaporation de l’océan où elle retourne par ruissellement, en passant par les nuages et les précipitations, sans oublier la transpiration des végétaux ni les infiltrations dans le sous-sol. Ce faisant, on a le sentiment de reproduire un schéma ancestral et quasi éternel puisque, dit-on, la quantité d’eau sur terre est toujours la même.
Mais cette représentation classique dont on peut voir dans les livres et sur le web une multitude de variantes plus ou moins réalistes ou artistiques a au moins deux gros défauts, disent aujourd’hui les hydrologues : d’abord, on n’y voit pratiquement jamais la moindre trace de l’homme alors que celui-ci intervient fortement dans ce cycle en prélevant ou consommant des quantités toujours plus grandes de la ressource, nulle trace non plus des changements climatiques ou de la pollution ; ensuite, cette image stéréotypée s’inspire surtout de paysages et d’écosystèmes tempérés de l’hémisphère nord et laisse croire que l’eau est abondante sur la planète.
Le projet de territoire Garonne Amont a fait l’objet d’un dialogue citoyen qui s’est déroulé du 22 mars au 12 septembre 2019. C’est maintenant le temps du bilan pour le Conseil Départemental de la Haute-Garonne et ses partenaires qui vont pouvoir définir les actions à entreprendre.
Dans le cadre du plan national d’action en faveur des milieux humides (2014-2018,) qui se poursuit actuellement, le Cerema est chargé de réaliser une étude sur la prise en compte des fonctions des zones humides et marais pour la protection des captagesAEP. Cette étude est co-pilotée par la Direction Générale de l’Aménagement du Logement et de la Nature et l'Agence Française pour la Biodiversité. Ce travail s’adresse aux gestionnaires, maîtres d’ouvrage et animateurs des captages, dits prioritaires, définis lors du Grenelle de 2009 et de la Conférence Environnementale de septembre 2013. Son objectif est d’élaborer des fiches techniques utiles et pragmatiques sur la mobilisation des fonctions des zones humides et marais pour la protection des AAC.
Surcreusés, piétinés… Les cours d’eau ont subi depuis de nombreuses années les interventions de l’homme dans le but de faciliter les activités économiques et agricoles. L’Agence de l’eau Loire Bretagne, le conseil départemental du Morbihan et les collectivités territoriales se mobilisent pour reconquérir le bon état écologique du bassin de La Sarre, et atteindre les objectifs fixés par la directive-cadre sur l’eau.
Une vaste campagne de mesure effectuée en Californie prouve que les débris de pneus contribuent près de 300 fois plus à la pollution par les microplastiques que les vêtements ou les produits cosmétiques.
Les ripisylves, espaces boisés riverains des milieux aquatiques, sont dans leur majorité dégradées. Si elles ne sont pas identifiées dans la réglementation, ces zones jouent pourtant un rôle environnemental important. Etat des lieux.
Ce cours aborde la dynamique des rivières aménagées à partir d’exemples de terrain présentant un intérêt avéré tant pour les pays du Sud que du Nord (Bénin, France, Mexique, Vietnam, etc.).
Il doit vous permettre de parfaire et d’enrichir vos connaissances dans les domaines de l’hydrologie et de la qualité de l'eau, de l’hydraulique et de la géomorphologie fluviale, appliquées à la gestion des rivières. Il vous propose des savoir-faire méthodologiques et techniques pour évaluer l’état des cours d’eau et envisager des interventions transposables aux différents environnements au Nord comme au Sud. Début des cours le 5 novembre 2019.
Jean-Baptiste Sallée, océanographe et climatologue, revient avec nous sur le dernier rapport spécial du Giec, qui se penche sur l’évolution de l’océan et des glaces dans le contexte du changement climatique. Montée des eaux, acidification, raréfaction des ressources et risques multiples de catastrophes sont en partie inéluctables. Mais ils seront bien pires si nous n’agissons pas radicalement dès maintenant.
Les représentations du cycle de l'eau enseignées ne prennent pas en compte l'influence de l'homme. Ce qui conduit à une vision tronquée de cette ressource. Explication de Gilles Pinay, directeur de recherche dans l'unité RiverLy de l'Irstea de Lyon.
Le CEN Isère a organisé une réunion technique le 18 septembre 2019 à Grenoble afin d’ouvrir une réflexion sur la structuration d’une filière pour le traitement et la valorisation des déchets issus des chantiers de gestion des renouées asiatiques. Cette rencontre a rassemblé une vingtaine d’acteurs issus de structures diverses (départements, plateformes de valorisation de déchets, gestionnaires d’espaces naturels, etc.) pour échanger sur l’opportunité et les enjeux de la structuration d’une filière de traitement innovante.
Détruire un glacier au nom du tourisme hivernal ? Cela se déroule sous nos yeux, en Autriche. Pour créer de nouvelles pentes et boucher les crevasses, les pelleteuses creusent profondément la glace du Pitztal. Dans quelques mois, la fusion possible des domaines skiables de Pitztal et Ötztal nécessiterait même d'endommager le glacier sur plusieurs dizaines d'hectares. Dérangeant, à l'heure où sont établis le rôle de régulateur thermique et climatique des glaciers.
Avec la sécheresse, le débit des cours d'eau en Indre-et-Loire baisse et favorise la prolifération extrême d'algues vertes. Un vrai problème pour les pêcheurs qui voient certaines espèces de poissons se faire de plus en plus rares.
C’est une rivière anonyme bordée de champs de maïs. Mais parce qu’elle témoigne de la présence de pesticides dans les cours d’eau agricoles du Québec, elle raconte une histoire troublante. L’histoire de milliers de kilomètres d’un réseau hydrographique rempli de pesticides, à des concentrations qui menacent la vie aquatique.
L’EPTB Seine Grands Lacs mène une action de préservation des zones d’expansion de crue à l’échelle de son bassin versant. Ces zones humides jouent un rôle essentiel de stockage des eaux en cas d’inondation. Leurs bénéfices sont multiples, mais elles sont pourtant toujours gravement menacées.
Le 7 février 2019, le Cerema a organisé, en collaboration avec le ministère en charge des EcoQuartiers, un groupe de travail national portant sur le coût global en aménagement sur le thème "la gestion intégrée des eaux pluviales".
Avec l’ADN environnemental, les scientifiques peuvent aujourd’hui détecter des espèces peu visibles ou méconnues. Une technique révolutionnaire qui offre de nouvelles façons d’appréhender la biodiversité.
Entériné par le Comité de bassin du 28 juin 2019, défi territorial n°2 du programme d’intervention de l’agence de l’eau Rhin-Meuse (2019-2024), le Plan Rhin vivant doit permettre de redonner toutes ses fonctionnalités au fleuve sur 100 km en partie française.
Cette sélection documentaire est proposée par la Mission Valorisation et Documentation de l’Agence française pour la biodiversité avec la collaboration du comité de pilotage de la journée d'échanges techniques dédiée "Gestion écologique des ripisylves : concilier biodiversité et prévention des risques", ainsi que celle du réseau de compétences documentaires Eau et biodiversité. Cette fiche recense les documents et ressources de référence à destination des acteurs concernés par la gestion des ripisylves (collectivités, syndicats mixtes, entreprises, gestionnaires d'espaces naturels, bureaux d'études...).
Deux nouvelles espèces d'anguilles électriques ont été découvertes dans les eaux douces amazoniennes, dont l'une capable d'envoyer des décharges de 860 volts, les plus puissantes jamais enregistrées dans le monde animal, selon une étude publiée mardi dans la revue Nature Communications.
Le bilan sur l'évolution des masses d'eau en Guadeloupe montre que l'atteinte de l'objectif de bon état en 2027 n'est pas garantie pour toutes les masses d'eau. Même sans prendre en compte des pollutions historiques, comme celle au chlordécone.
Cette entrepreneuse de Lorraine, déjà présidente du pôle Hydreos, a été nommée hier à Montpellier à la tête de France Water Team, structure inédite qui fédère les trois pôles du pays dédiés à l'eau.
Le conseil communautaire de Lamballe Terre & Mer était réuni ce mardi soir. L’instauration d’une nouvelle taxe « Prévention des inondations » a animé les débats. Son objectif : financer l’entretien de digues et barrages, auparavant à la charge de l’État.
Les espèces exotiques envahissantes (EEE) sont reconnues comme la 4ème cause de l’appauvrissement de la biodiversité mondiale. Dans les milieux insulaires, ces espèces introduites sont la principale cause d’extinction des espèces indigènes.
Le Plan National « Biodiversité » (2018) affiche dans ses objectifs de développer la nature en ville et d’offrir à chaque citoyen un accès à la nature, à travers des opérations innovantes de renaturation, de solutions fondées sur la nature et de projets innovants et démonstrateurs en matière de désartificialisation de sites dégradés.
L’objectif de cet appel à projets est d’accompagner les collectivités dans les études de vulnérabilité des systèmes d’alimentation en eau potable ainsi que dans les travaux permettant de réduire les risques de rupture d’alimentation en cas de défaillance technique, de sécheresse prolongée, d’actes de malveillance...
Entre théorie administrative et constat sur le terrain l’écart se creuse. Les rivières du Finistère payent le prix fort. Eau et rivières de Bretagne ne s’y résignera pas. La semaine dernière Eau & Rivières de Bretagne et ses associations membres se sont émues des pollutions successives qui ne cessent de détruire nos cours d’eau. Nous nous demandions « Laissera t'on crever les rivières finistériennes ? ».
Wolfgang Cramer est directeur de recherche du CNRS et professeur d’écologie globale à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (IMBE). Il répond aux questions de la Tour du Valat concernant la conservation des zones humides méditerranéennes dans un contexte de changement climatique.
Dans 80 % des cas, les mesures de compensation ne permettent pas d’éviter une perte de biodiversité. C’est ce que montre une étude scientifique menée sur 24 projets d’infrastructures en Occitanie et dans les Hauts-de-France.
Dans une étude publiée dans Nature materials, des chercheurs du CNRS, de Sorbonne université et de l’université de Montpellier, présentent un matériau capable de filtrer environ 90% des polluants, micropolluants et du sel de l’eau.
Neuf acteurs des territoires de l'Aisne et de la Marne ont signé un contrat territorial Eau et climat. Leur objectif ? La protection des captages d'eau potable, la sécurisation de la ressource et la lutte contre les fuites dans les réseaux d'eau potable.
2019 est une année record d’arrêtés sécheresse. A ce jour, pas moins de 87 départements sont concernés par des limitations d’usages de l’eau. Mais comment ces arrêtés sont-ils pris, appliqués et contrôlés sur le terrain ? Entre discours officiels, annonces du ministre de l’Agriculture et réalités observées sur le terrain, la sécheresse devient un sujet très politique.
Thierry Burlot, vice-président de la Région Bretagne, chargé de l’environnement et de la biodiversité, vient d’être nommé président du Cercle français de l’eau (CFE).
Réunion de crise samedi matin à la mairie de Prunelli-di-Fium’Orbu pour tenter de trouver des solutions de court, moyen et long terme à la pollution du fleuve Fium’Orbu. Lundi dernier, le maire de la comme, le Dr André Rocchi, avait tiré la sonnette d’alarme sur le degré de pollution du fleuve générée en amont par les rejets de la station d’épuration située sur la commune de Ghisunaccia et gérée par la société Kyrnolia. Dénonçant « un saccage et un danger bactériologiques », il a interdit la baignade et les activités de prêche et obtenu l’aide des services de l’Etat et de la région pour la mise en place de mesures qui devraient devenir un cas école.
Augmentation de la température, acidification : tel est l’impact du changement climatique sur l’océan, qui absorbe un quart des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Tour d’horizon des derniers résultats ou des projets en cours associant l’Ifremer, alors que le prochain rapport du GIEC sur le sujet est attendu d’ici fin septembre.
Afin de répondre à l’un des objectifs stratégiques du 11ème programme d’intervention, faire de l’eau et de la biodiversité un moteur de l’aménagement durable des territoires, l’agence de l’eau Rhin-Meuse lance un concours ciblé sur les quartiers prioritaires de la ville. Sur le bassin Rhin-Meuse, 58 communes sont concernées. En partenariat avec des acteurs du monde de la santé, de l’urbanisme, financeurs publics… le concours vise à démultiplier dans ces quartiers les nouvelles formes d’aménagement conciliant développement de la nature, désimperméabilisation, gestion alternative des eaux pluviales, reconquête de la biodiversité, développement d’une agriculture urbaine et péri-urbaine, économies d’eau, conception et gestion écologique des espaces, protection des zones humides… et de manière transversale la sensibilisation et l’éducation à l’environnement.
L’enquête décennale à dires d’experts sur les ZH emblématiques de France est relancée par le SDES (ex IFEN), sur 220 sites (171 en métropole et 49 en outre-mer), pour la période 2010-2020.
Dans le cadre des actions qu'il mène pour une meilleure gestion de la ressource en eau, l'Etablissement public territorial du bassin versant de l'Ardèche a lancé cet été une opération inédite en direction des particuliers, leur permettant d’acquérir du matériel d'économie d'eau (cuve de récupération des eaux de pluie, mousseur de robinet...) à prix très réduit.
Près d’Orléans, le chantier de construction d’une déviation routière et d’un nouveau pont sur la Loire se poursuit. De nouveaux déboisements pourraient intervenir dès lundi.
Le ministre de l'Agriculture annonce la création d'une soixantaine de retenues d'eau sur le territoire d'ici 2022. Réponse de bons sens face à la sécheresse pour les uns, elle constitue pour les autres une fausse solution face au dérèglement climatique.
Ce jeudi 29 août, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la transition écologique, Emmanuelle Wargon, a réuni le comité de suivi hydrologique afin de faire un point sur les vagues de sécheresse qui ont touché la France depuis le mois de juin.
Deux canicules s'ajoutent à la sécheresse et touchent les cultures cette année en Dordogne, elles sont toutes concernées à divers degrés selon le président des irrigants de Dordogne et de France, Éric Frétillère. Il était l'invité de ce mardi 27 août sur France Bleu Périgord.
"Au vu de l'état du ruisseau de Caussade, il n'est pas possible de lui porter atteinte sans demander une dérogation, ce qui n'a jamais été fait", souligne Anne Roques, juriste en environnement pour France nature environnement (FNE). L'association a décidé de déposer une plainte auprès de la Commission européenne concernant la retenue d'eau dite "de Caussade" (Lot-et-Garonne).
Alors que 85 départements font l’objet de restrictions d’eau, le gouvernement a publié un décret qui assouplit l’obligation de débit minimal des cours d’eau, fragilisant la vie aquatique de centaines de rivières méditerranéennes.
L’Écrevisse marbrée, Procambarus virginalis, a été décrite pour la première fois comme une espèce à part entière par des chercheurs allemands en 2015 alors qu’elle avait longtemps été considérée comme une sous-espèce de Procambarus fallax. Cette espèce a été observée pour la première fois, non pas dans le milieu naturel, mais dans le commerce aquariophile allemand en 1995 sans qu’il ait été possible de remonter de manière totalement certaine jusqu’à la source de sa provenance.
Erosion côtière, submersion marine, inondations des zones littorales, hausse du niveau de la mer, salinisation des eaux souterraines, ces risques naturels liés au changement climatique, obligent les collectivités du front de mer à s’organiser autrement pour préserver les populations et les activités sur leurs territoires. La communauté urbaine de Caen la mer s’est emparée de ces enjeux « terre-mer » notamment en participant à deux projets collectifs : « Rivages Normands 2100» et « Notre Littoral Pour Demain ».
C’est officiel, dans un communiqué de la réserve naturelle de l’étang de St Paul, l’étang devient le 49ème site français et le 12ème d’Outre-mer à être protégée au titre de la convention Ramsar. Cette reconnaissance met de nouveau en lumière le caractère exceptionnel de l’Etang Saint-Paul et les trésors de biodiversité qu’il abrite sur ses 485 hectares de nature rare et d’exception.
Dessèchement des bras secondaires, abaissement des nappes phréatiques, augmentation du risque de crue… Ce sont les conséquences directes des extractions de sédiments en Loire au cours du XXe siècle.
Pendant trois ans, de 2012 à 2015, des chercheurs de l’Université de Genève avaient mené un projet (GOUVRHÔNE) qui avait pour ambition d’analyser la manière dont le Rhône était alors géré sur sa partie franco-suisse, du Léman aux portes de Lyon, et de proposer aux décideurs publics et privés divers scénarios pour une éventuelle gouvernance commune et durable de cette portion du fleuve. À l’époque, aqueduc.info s’était régulièrement fait l’écho de l’avancée de leurs recherches [1]. Aujourd’hui, les deux principaux acteurs de ces travaux initiés sous l’égide de l’Institut des sciences de l’environnement, Géraldine Pflieger et Christian Bréthaut, respectivement directrice et professeur assistant, publient (en anglais) l’essentiel de leurs conclusions [2] dont, de part et d’autre de la frontière, devraient pouvoir s’inspirer politiques et gestionnaires dans l’intérêt des usagers et riverains du fleuve franco-suisse.
Métropole Nice Côte d’Azur pilote l’un des schémas territoriaux de restauration écologique à l’échelle du littoral méditerranéen. Véronique Paquis, élue en charge de l’environnement, du développement durable, de l’enseignement supérieur et de la recherche, présente cette démarche innovante.
La restauration de La Glière (74) conjugue prévention des inondations, amélioration de la continuité écologique et bonne circulation des sédiments. Le tout dans un contexte urbain. Un bon exemple d’équilibre des enjeux au cœur de la Gemapi.
Du 2 au 6 août à Toulon, une équipe de l’Ifremer a testé en Méditerranée les performances d’une caméra hyperspectrale sous-marine pour la première fois sur le robot HROV Ariane. Les premières images obtenues confirment que cette technologie émergente parvient à imager les fonds avec une précision millimétrique jusqu’à 500 mètres de profondeur.
Dans la cadre du plan biodiversité, le Cerema, l'Irstea et l'IGN lancent un observatoire de l'artificialisation des sols. L'objectif : "Une meilleure compréhension du phénomène et une meilleure prise de conscience de ses enjeux" en métropole et dans les outre-mer.
Lundi 12 août, des pêcheurs ont constaté des centaines de poissons morts à la surface de l’Yaigne, petit cours d’eau situé au sud-est de Rennes. La semaine dernière, la Seiche était touchée par un rejet de boues ferreuses. Les associations tirent la sonnette d’alarme.
Dans chaque département, une nouvelle cartographie des cours d'eau est réalisée. Des associations écologistes et la fédération de pêche de l'Indre s'inquiètent de la disparition de cours d'eau dans la Brenne.
À la confluence de la Saône et de la Lanterne (sur les communes de Baulay, Port d’Atelier, Conflandey, Fleurey-lès-Faverney et Faverney), un travail pour reconquérir la biodiversité des zones humides a été entrepris. Il vient d’être récompensé d’un prix national « Natura 2 000 ».
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance la 3ème édition de l’appel à manifestation d'intérêt (AMI) Surveillance & Évaluation qui s’ouvre cette année aux eaux marines et à d’autres directives.
En Suisse, l’état et l’évolution des eaux souterraines sont très suivis par le réseau d’Observation nationale des eaux souterraines (NAQUA) qui compte aujourd’hui quelque 600 stations de mesure. Celui-ci vient de publier les résultats des observations qu’il a menées de 2007 à 2016 et sa principale conclusion est sans appel : des pollutions, provenant en majeure partie de l’agriculture et de la dégradation de produits phytosanitaires, sont de plus en plus souvent décelées dans les aquifères.
Alors que la sécheresse continue à sévir en France, le gouvernement publie un décret qui instaure une nouvelle dérogation à l'obligation de débit minimal des cours d'eau. Au grand dam des naturalistes et des fédérations de pêche.
Un appel à projets est lancé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire et celui des Outre-mer afin de proposer des solutions concrètes, efficaces, pérennes et reproductibles pour diminuer l’impact des déchets sur le milieu marin. Cela répond aux objectifs du plan Biodiversité et du Livre bleu Outre-mer qui visent la mise en œuvre d’une économie sans pollution et à faible impact sur la biodiversité. Objectif annoncé : zéro plastique rejeté en mer d’ici 2025.
C’est parce que nous en avons assez de l’artificialisation des sols et de la destruction des nappes phréatiques au service de la logistique des flux ininterrompus de marchandises,
C’est parce que nous en avons assez de voir les bétonneurs continuer à être le bras armé des politiques d’aménagement du territoire métropolitaines et centralisatrices d’un autre temps,
C’est parce que nous en avons assez de constater l’impunité de ces écocides perpétrés avec la bénédiction d’arrêtés préfectoraux autoritaires,
Que nous, Premières Pierres du Village de la Loire, avons affiché ces panneaux aux abords du bois des Comtesses, détruit l’an dernier à la sortie de Saint-Denis de l’Hôtel, en signe de notre détermination à nous opposer au projet de déviation et à son monde !
Et c’est parce que nous en avons assez que tous ces grands projets inutiles, conçus par les puissants pour choyer leur ego et leur portefeuille plus que pour le bien commun, soient imposés en mettant les populations locales devant le fait accompli, sans réel débat public préalable,
C’est parce que nous en avons assez que l’on fasse croire qu’un pont dans une zone naturelle protégée, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, et quinze kilomètres de route puissent constituer une quelconque solution à l’impasse dans laquelle se trouve notre modèle de société, après soixante-dix années d’orgie industrielle qui mettent en péril l’équilibre climatique et avec lui le mode de vie des milliards d’être vivants qui peuplent encore la terre,
C’est parce que nous croyons sincèrement que ce pont est le pont de trop et cette route celle d’hier plus que celle de demain,
Que nous vous invitons à participer, du 11 au 18 Août à Mardié, au Village de la Loire, pour une semaine d’ateliers, de discussions et de balades, aux abords de la Loire et du bois de Latingy.
C’est avant tout dans l’esprit d’ouvrir un espace de dialogue, inexistant jusqu’ici, que nous organisons cet événement, afin que la population locale et régionale puisse se rencontrer et échanger sur ce projet de pont ainsi que sur tout les autres projets qui, jour après jour, continuent de polluer la Loire et son bassin versant.
La gestion "tout tuyau" des eaux pluviales a fait son temps. Une étude menée sur trois communes de la Métropole Aix Marseille Provence a mis en évidence des solutions efficaces de désimperméabilisation des sols, duplicables à l’échelle de toute l’agglomération.
Les infrastructures de transport mettent à mal les forêts de bord de mer, qui protègent les côtes et servent de frayère à de nombreuses espèces aquatiques.
À la croisée d’enjeux environnementaux, économiques et paysagers importants, l’émissaire en mer de Port-Vendres (66) a été remplacé par un nouvel ouvrage intégré au littoral. Un projet ambitieux en faveur de la qualité de l’eau et des habitats marins.
Une version réduite du barrage de Sivens (Tarn), abandonné après la mort de Rémi Fraisse en 2014, pourrait être votée en septembre. Un ouvrage décrié par les écologistes mais réclamé par les agriculteurs, touchés par une sécheresse chronique.
Pour éviter la coupure d’eau au robinet, la préfecture a placé en état de crise une quarantaine de communes. De lourdes interdictions concernent les entreprises, collectivités, agriculteurs et particuliers. La situation est alarmante dans tout le département.
Réuni le 24 juin dernier, le comité de rivière de l’Huveaune a validé le programme d’actions de la phase 2 du contrat de rivière et inauguré les travaux Gemapi sur l’Huveaune à Auriol.
Le Pôle milieux humides Bourgogne-Franche-Comté, porté par les deux Conservatoires d’espaces naturels de la Région met au service des syndicats, aménageurs, collectivités… un nouvel outil de hiérarchisation des milieux humides et d’aide à la priorisation. Ce service innovant vise à faciliter la prise en compte des zones humides dans l’aménagement du territoire.
Lancée en 2013 par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité, l’application mobile « Qualité rivière » fait peau neuve et s’enrichit. Récemment mise à jour, elle propose désormais d’accéder aux données sur la qualité des eaux de baignade tout en informant sur la santé des cours d’eau et les nombreuses espèces de poissons qui peuplent les rivières.
En période de sécheresse, les préfectures ont le pouvoir de prendre des arrêtés limitant les usages en eau des particuliers, des collectivités ou des entreprises. Actuellement, 80 département français sont concernés.
La loi portant création de l’Office Français de la Biodiversité, parue au JO du 26 juillet 2019, reprend dans son article 23 la rédaction de l’article L. 211‑1 du code de l’environnement portant sur la caractérisation des zones humides, afin d’y introduire un "ou" qui permet de restaurer le caractère alternatif des critères pédologique et floristique. L’arrêt du Conseil d’État du 22 février 2017 est donc désormais caduc.
Adopta et le Graie ont lancé un réseau des animateurs territoriaux de la gestion des eaux pluviales. L'objectif ? Contribuer à la diffusion des leviers encourageant aux bonnes pratiques. Précisions avec Maëlle Ancelle, directrice d'Adopta.
Lors de ses derniers relevés, la délégation régionale de l'Agence Française pour la Biodiversité a constaté que plus d'un tiers des cours d'eau en région Centre Val de Loire sont à sec à proximité de leur source. C'est un sur deux dans le Loiret. Et le niveau de la Loire inquiète également
Faible pluviométrie, sécheresse des sols, niveaux bas des nappes d'eau souterraine ou des débits des petits cours d'eau dans certains territoires : les épisodes de canicule impactent autant les écosystèmes que nos modèles de production.
Le Cerema met en ligne son retour d’expériences national sur les "bassins d’orage": les bassins de stockage implantés sur les réseaux d’assainissement unitaires, qu'ils soient conçus pour limiter les inondations par ruissellement, protéger les réseaux à aval ou réduire les rejets sans traitement vers les milieux récepteurs. Après un état des lieux et des retours d’expériences issus du terrain, une synthèse des résultats est proposée à destination des acteurs opérationnels.
Un appel à projets est lancé jusqu’au 30 septembre 2019, afin de susciter des opérations d’acquisition de connaissances, de suivi des populations de poissons migrateurs amphihalins et de valorisation de ces connaissances à des fins d’expertise sur le bassin de la Loire.
Le tribunal administratif de Marseille vient de mandater un expert pour mener une étude sur l’état écologique de l’étang de Berre, rapporte La Marseillaise. La justice avait été saisie par le Groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre (Gipreb) qui a par ailleurs porté plainte contre l’État pour manquements à ses obligations environnementales.
La sécheresse touche une large partie de la France. Dans le Lot-et-Garonne, le barrage de Caussade, construit illégalement, cristallise les tensions autour de l’accès à l’eau. Cette affaire est le symptôme d’un problème général.
Le silure fait débat. Nous vous avions demandé dans un sondage votre avis : ce poisson met-il ou non en danger la biodiversité ? Voici plusieurs de vos témoignages ainsi que des réponses à vos questions.
Le nouvel épisode caniculaire devrait aggraver la sécheresse qui frappe déjà 67 départements. Pour la juriste Florence Denier-Pasquier, de France Nature Environnement, cet épisode montre un peu plus l’urgence de revoir, en France, notre gestion de l’eau
L'ajout d'eau de mer par pompage dans l'étang de Berre ne serait pas une bonne option pour améliorer son état biologique. Le Conseil général de l'environnement et du développement durable recommande plutôt un panel de solutions utiles au milieu.
Neuf ans après le premier état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées montre une situation toujours préoccupante pour les poissons d’eau douce dans l’Hexagone : sur les 80 espèces de notre territoire, 15 apparaissent menacées de disparition. Le bilan s’aggrave même, puisque 39 % des espèces sont désormais menacées ou quasi menacées contre 30 % en 2010.
Le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux ont publié un rapport d’évaluation de la mise en œuvre de l’arrêté du 4 mai 2017. Cet arrêté crucial vise la protection des « points d’eau » contre les pollutions diffuses par les pesticides, notamment en imposant une bande minimale de 5 mètres exempte de traitement autour des milieux aquatiques, ce qu’on appelle des zones non traitées. Et l’arrêté du 4 mai renvoyait aux préfets le soin de désigner les cours d’eau à protéger. Ainsi, comme le souligne le rapport, « la définition des points d’eau est particulièrement sensible puisqu’elle conditionne l’ampleur de la protection ». Or, comme l’avait révélé Reporterre, la FNSEA a largement poussé en faveur d’une définition “au rabais” des cours d’eau, conduisant au déclassement d’une partie non négligeable du réseau hydrographique, passé par exemple de « ruisseau » à « fossé ». Ce que confirme le rapport des deux inspecteurs généraux.
Le présent article ne représente pas la position de l’association L’Étang Nouveau, qui pense que l’étang reçoit encore trop de nutriments (et d’eau douce) et le manifestera samedi prochain 13 juillet, mais c’est un modèle possible que l’été 2019 validera peut-être…
En Suisse, les cours d’eau sont endigués et rectifiés en maints endroits, notamment pour accueillir des centrales hydroélectriques qui les exploitent souvent jusqu’à la dernière goutte. Constitutifs du paysage, les cours d’eau sont pourtant indispensables à la biodiversité.
Un décret et son arrêté d'application viennent préciser le cadre réglementaire pour les risques de débordement de cours d'eau et de submersion marine. Ils déterminent comment qualifier l'aléa de référence et les zones inconstructibles.
En résumé, en 2018, l’étiage s’est installé tardivement sur le bassin Adour-Garonne, après une période hivernale-printanière particulièrement humide. L’étiage 2018 a été moins sévère qu’en 2017.
Toutefois, comme en 2017, il s’est prolongé jusqu’en décembre. Il confirme ainsi la tendance de ces dernières années avec un étiage automnal marqué.
La Vendée est en situation de "crise" hydrique, en particulier le marais breton-vendéen. La faute au niveau exceptionnellement bas de la Loire, qui alimente les marais grâce à 40 km de canaux. Si tôt dans la saison estivale, la situation inquiète les agriculteurs.
Remis aux ministres concernés en décembre 2017, mais publié en mai 2019, un rapport propose plusieurs pistes pour booster l'instruction des projets d'extraction. Il reconnaît pourtant des impacts non négligeables sur l'environnement.
La fédération de pêche de la Drôme tire la sonnette d'alarme sur l'état de nos rivières. Elle fait circuler depuis lundi une pétition intitulée "ensemble, sauvons l'eau !!". Une réaction aux annonces du ministre de la transition écologique François De Rugy après les Assises de l'eau.
Les acteurs de l’eau et de l’assainissement jugent insuffisantes les perspectives tracées pour le recyclage des eaux usées, à l’issue des Assises de l’eau.
Le syndicat mixte d’aménagement de l’Arve et de ses affluents (SM3A) sous la présidence de Bruno Forel et le comité de bassin Rhône-Méditerranée, présidé par Martial Saddier ont réuni le 28 juin les 44 signataires du 1er contrat global du bassin Rhône Méditerranée Corse. 97,4 M€ d’actions soutenues par 30 M€ d’aides vont être investies sur le bassin versant de l’Arve dans les 3 prochaines années pour soutenir les actions prioritaires pour l’eau, la biodiversité et l’adaptation au changement climatique.
Grâce au succès du financement participatif lancé via la nouvelle plateforme de crowfunding SIG-Impact des Services Industriels de Genève, l’Association pour la Sauvegarde du Léman (ASL) a mené à bien son projet de nouvel outil numérique de science participative pour lutter contre la pollution liée aux déchets sauvages.
Fabienne Buccio a pris le taureau de la contestation paysanne en Lot-et-Garonne par les cornes mais avec des gants adaptés. Elle explique à La Tribune comment elle s’y prend pour désamorcer le dossier explosif de la construction illégale de la retenue d’eau de Caussade. Une mission à haut risque qui pourrait capoter à n’importe quel moment.
Pour travailler à 120 mètres sous l'eau pendant 28 jours, Laurent Ballesta et ses plongeurs vont s'enfermer dans un caisson pressurisé. Un défi scientifique mais surtout humain.
Les acteurs du territoire mulhousien, la Région Grand Est et l’agence de l’eau Rhin-Meuse ont signé, jeudi 27 juin à Mulhouse, le premier contrat de territoire « Eau et Climat » du bassin Rhin-Meuse. Nouvel outil de contractualisation de l’agence de l’eau qui souhaite ainsi mobiliser ses partenaires sur les territoires à enjeux.
Lundi 1er juillet, le ministère de la Transition écologique annoncera les actions retenues pour améliorer la gestion du grand cycle de l'eau, dans un contexte de changement climatique. Zoom sur différentes pistes qui ont retenu son attention.
Montréal envisage de faire renaître certains de ses anciens cours d'eau afin d'améliorer et de simplifier sa gestion des eaux pluviales, à l'instar de ce que font de plus en plus de villes dans le monde.
Députés et sénateurs sont parvenus à un accord sur les points les plus polémiques du projet de loi créant l'Office français de la biodiversité. Le nouvel établissement public regroupant l'AFB et l'ONCFS verra le jour au 1er janvier 2020.
Le 24 juin, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) a annoncé lancer des mesures du champ magnétique émis à proximité de câbles électriques sous-marin en fonctionnement. Dans l'optique du développement des énergies marines renouvelables, l'Ifremer veut mieux connaître l'effet induit par un câble sous-marin et l'impact sur les espèces du fond.
Qu’appelle-t-on zone humide ? Quel rôle jouent-elles sur le climat mondial ? Quels dangers menacent leur équilibre ? Comment est évalué ce niveau de menace ? Comment les protéger et préserver la riche biodiversité qu’elles abritent ?
Plutôt que résister, l'adaptation apparaît comme la meilleure solution pour faire face aux effets des changements climatiques sur le littoral. Illustration dans le Marais de Brouage où le Conservatoire du littoral a lancé une expérimentation.
L’étang de Berre a connu lors de l’été 2018 une crise dystrophique qui a tué de nombreux poissons et coquillages. Pour les zostères, ces plantes structurantes qui revenaient dans l’étang après avoir presque disparu, nous avons attendu ce printemps pour inspecter en plongée les différents site de présence. Les taux de survie sont étonnamment variés. Cet article tente une synthèse et quelques observations.
Le devenir de la Méditerranée est entre nos mains… parlons-en ! Le 4 juillet prochain à Marseille, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse présentera les priorités de son programme “Sauvons l’eau” des six prochaines années. Son directeur Laurent Roy les dévoile à Gomet’.
Le gouvernement, aiguillonné par Bruxelles, envisage d’ouvrir à la concurrence la gestion des barrages hydroélectriques. Une mobilisation multicolore et transpartisane grandit pour défendre une gestion publique de ces infrastructures et du bien commun qu’est l’eau.
L'agence indonésienne de restauration des tourbières a fait part mercredi de son intention de restaurer 200.000 hectares de tourbières cette année pour tenir son objectif d'un million d'hectares d'ici la fin 2020.
Des molécules de médicaments non traitées par les stations d'épuration se retrouvent dans les milieux aquatiques. A Cannes, le Conseil scientifique des îles de Lérins a mené des expériences sur le littoral : des poissons ont des taux d'anti-inflammatoires supérieurs aux normes.
Partenaire du projet LIFE-ADSORB, destiné à tester une solution pour réduire les charges de polluants des eaux pluviales via des filtres plantés de roseaux, le Cerema a participé le 11 mars 2019 à une visite du prototype (filtre planté innovant pour le traitement des micro-polluants des eaux de ruissellement pluvial) en cours de construction dans le Bois de Boulogne à Paris.
Le Commissariat général au développement durable envisage de faire évoluer la méthode d'évaluation socio-économique des projets de protection contre les inondations. A la clef ? Une prise en compte des dommages psychologiques liés aux inondations.
Après avoir annoncé en aout 2018, lors de la première phase des Assises de l’eau, vouloir généraliser la tarification sociale de l’eau à destination des populations les plus modestes, le gouvernement a finalement intégré cette mesure dans le Projet de Loi sur les collectivités qui sera examiné à la rentrée 2019 au Sénat.
La société montpelliéraine Ecocéan vient de mouiller, à 16 km au large de Leucate, une bouée d’observation de la biodiversité marine, sur le site même où sera installée une future ferme-pilote d'éoliennes offshore. Objectif : étudier les espèces susceptibles de se développer aux abords et sur les structures éoliennes.
L'Union des maires des communes rurales de Saône-et-Loire (UMCR 71) publie un communiqué ce jour relatif à l'exercice de la police de l'eau dans le département et à la mise en cause juridique des maires de Maltat et Versaugues pour avoir fait procéder à des travaux sur un cours d'eau et un fossé "sans autorisation".
Le nouveau numéro spécial de Revue SET piloté par F. Dommanget & A. Evette (Irstea Grenoble) fait le point des recherches et des essais de gestion de ces espèces en France et au Canada.
Lancé pour la première fois en 2019, le « Prix Georges EMBLANC pour la Culture du fleuve, la prévention du risque inondation et la biodiversité », porté conjointement par ERN et par l’EPTB Seine Grands Lacs, vise à récompenser des étudiants ayant réalisé au cours des trois dernières années des travaux sur un projet éducatif lié aux fleuves, sur la thématique inondation/étiage ou la biodiversité dans les zones humides et sujets apparentés comme le changement climatique.
Faites valoir votre engagement au service de l’eau, de la biodiversité, de l’adaptation au changement climatique, candidatez au plus tard le 15 juillet 2019.
Pour l'exécutif, les contraintes environnementales pèsent trop lourdement sur le développement local. Il souhaite donc réduire le nombre de documents de planification environnementale opposables aux documents d'urbanisme.
Ce jour une première brèche a été réalisée dans le barrage de Vezins, haut de 36 mètres, marquant ainsi le début des travaux du plus grand effacement de barrage jamais réalisé en Europe.
La Conférence Bretonne de l’Eau et des Milieux Aquatiques (CBEMA) a réuni, le jeudi 6 juin, à Saint-Brieuc, à l’occasion de la semaine « La Bretagne s’engage pour le climat », l’ensemble des acteurs de l’eau en Bretagne, autour de Michèle KIRRY, Préfète de région, de Loïg CHESNAIS-GIRARD, Président de la Région, de Thierry BURLOT, Vice-président de la Région à l’environnement, l’eau, la biodiversité et le climat, et de Martin GUTTON, Directeur général de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Ce 7e temps de concertation s’est concentré sur la reconquête du bon état des masses d’eau et sur la mise en place d’une Assemblée bretonne de l’Eau.
Dans le cadre du programme de surveillance établi par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE, 2000/60/CE du 23 octobre 2000), l’Agence de l’Eau Artois-Picardie suit la qualité biologique de ses plans d’eau et cours d’eau. Retrouvez les différents rapports 2018 sur les macroinvertébrés, macrophytes, diatomées benthiques et phytoplancton dans la rubrique "Etudes scientifiques".
Le ministère de la transition écologique demande aux préfets de lancer rapidement la révision des zones sensibles à l'eutrophisation. Un des enjeux ? Rentrer dans les clous européens pour la conformité des stations d'épuration.
La « zone morte » du golfe du Mexique s’est encore agrandie, d’après la dernière prévision de l’université d’État de la Louisiane, rendue publique lundi 10 juin. Pour l’année 2019, elle devrait couvrir une surface de 8.717 miles carrés (environ 22.577 km²), au fond du plateau continental au large du Texas et de la Louisiane.
La vidange du barrage de Poutès, en Haute-Loire, nécessaire pour réaliser les travaux d'abaissement de l'ouvrage, a entraîné les sédiments vers l'aval. Avec, au programme, une eau trouble et des dépôts sur les rives. Certains s'inquiètent déjà d'un effet de colmatage sur la rivière Allier.
Malgré les interdictions, le barrage de Caussade dans le Lot-et-Garonne a tout de même été creusé sous la pression de la chambre d’agriculture. Ce conflit, après celui du barrage de Sivens, illustre la multiplication des tensions, partout en France, autour de l’irrigation intensive. Face à des sècheresses de plus en plus longues, fréquentes et intenses, et alors que la majorité des zones humides ont disparu, le juste partage de l’eau devient une question fondamentale. Comment éviter que des conflits pour l’eau éclatent partout ? La concertation locale menée sur le bassin versant de la Garonne est-elle une voie à suivre ? Enquête.
A la veille de la journée mondiale de l’Océan, le WWF publie un nouveau rapport qui dresse un constat alarmant sur la pollution plastique en Méditerranée et analyse la responsabilité des 22 pays méditerranéens face à ce fléau.
Un drôle d’engin sillonnera les eaux du lac Brompton et du lac Lovering : un drone marin s’y promènera afin de cartographier les espèces envahissantes comme le myriophylle à épi. Il s’agit d’un coup de pouce scientifique inespéré pour des associations de protection des lacs, qui pourront avoir un meilleur portrait de la situation. Le drone aquatique a été développé et construit par des étudiants de l’Université Bishop’s. Il s’agirait d’une première canadienne, selon Bruno Courtemanche, professeur à Bishop’s.
Comme le dit Laurent Roy, il s’agit d’un « dossier emblématique ». Il fallait concilier deux enjeux : protéger les populations des inondations fréquentes dans ce secteur et restaurer la « dynamique fluviale » à la confluence Doubs-Loue. Cerise sur le gâteau, ce retour au naturel pourrait aussi diminuer l’impact du réchauffement climatique.
En complément des 6 réunions territoriales organisées en début d’année, l’agence de l’eau Rhin-Meuse a convié les bureaux d’études, le 21 mai dernier, à participer à 3 ateliers pour comprendre les grandes orientations du 11ème Programme. Les présentations sont disponibles.
Le 5 juin dernier, Paul Rossi, président du Syndicat de rivières Brévenne Turdine et Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau ont inauguré le label "Rivière en bon état" décerné par l'agence à la Turdine depuis sa source jusqu'au barrage de Joux (69).
L’abandon des salins dans les zones côtières représente un défi majeur pour la conservation de la biodiversité, des paysages et du patrimoine naturel et culturel. Cette étude chronologique décrit la dynamique de ces milieux salicoles et ce qu’elle implique en termes d’enjeux et de perspectives pour la conservation de la nature.
A l’heure où la question de la « privatisation des barrages » préoccupe un nombre de plus en plus important de citoyens et alors même que le bassin de la Durance est directement concerné avec 17 barrages et 30 centrales hydroélectriques, le groupe SOS Durance vivante a estimé utile de regarder de plus près le système de gestion actuel, qui doit, en principe, garantir les équilibres entre la nature et les nombreux usages de l’eau. Il importe, en effet, avant de formuler des propositions, de mesurer avec précision les réalités de cet ensemble éminemment complexe que constitue le bassin de la Durance.
Vingt ans après les travaux de reconnexion de la Réserve Naturelle Nationale de l’Etang de Cousseau et suite à la mise en place en 2016 des passes à poissons, les inventaires menés en 2018 par la Fédération pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique montre une évolution du peuplement piscicole plutôt positive, mais son équilibre reste fragile.
Le Plan de gestion de la ressource en eau (PGRE) Vidourle a été validé à l’unanimité en comité de rivière le 23 mai. Il s’agit du dernier PGRE du Gard à être adopté après celui de la Cèze et celui des Gardons en 2018.
Les sédiments ont un rôle écologique essentiel pour de nombreuses espèces aquatiques. Toutefois, leur capacité à capter les polluants persistants peut participer à long terme à la contamination des milieux aquatiques. Aussi, afin de mieux prendre en compte les impacts écotoxicologiques de la contamination des sédiments et appréhender le risque écologique qui en découle, il est important de disposer de méthodes d'évaluation robustes. Cet article présente la contribution d'un groupe franco-suisse réunissant chercheurs, gestionnaires et représentants de bureaux d’études qui ont travaillé ensemble afin de dresser un état des lieux et formuler des recommandations pour mieux caractériser la contamination des sédiments, les niveaux d’exposition des communautés benthiques et les effets possibles sur ces espèces.
Comment organiser le service de gestion des eaux pluviales ? Pour aider les collectivités à répondre à cette question, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) publie un guide. Retour sur les principales orientations.
Parce qu’il est difficile de parvenir à des modèles de prévision précis sur les impacts du changement climatique sur nos océans, deux voies d’amélioration peuvent être mises en avant : l’atténuation et l’adaptation. Ces solutions visent à « atténuer » les effets globaux du réchauffement climatique ou à « adapter » nos modes de vie aux ressources des océans. L’algoculture - la culture des algues marines - fait partie de ces solutions qui ciblent d’un côté le captage du CO2, de l’autre, le développement d’alternatives dans les domaines de l’alimentation et de la production d’énergie.
A Argentan, afin de préserver l'eau potable provenant de Saint-Roch et de la Zone Nord, le syndicat d'eau va protéger 26 hectares de terre avec 1 000 arbres et des prairies.
La société laitière de Retiers (35), filiale de Lactalis, a été condamnée, le 7 mai, pour négligence suite à la pollution de la Seiche, survenue en août 2017. Mais le tribunal de Rennes a renvoyé une partie du procès en janvier 2020 pour que l’entreprise présente des mesures de remise en état du cours d’eau. Une première juridique.
Le projet de territoire, lancé en 2015 suite à l'abandon du projet de barrage de Sivens, arrive au bout de son processus. Les acteurs de ce dossier, visant à répondre aux besoins en eau de la vallée du Tescou, doivent désormais trancher. La possibilité d'un ouvrage sur le Testet ravive les tensions.
Le 16 mai, le Grand Narbonne et le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée ont lancé à Sigean (Aude) le programme SALIN (salinisation des aquifères littoraux de la Narbonnaise) dont l’objectif est de comprendre le phénomène de salinisation des terres et des eaux souterraines de la Narbonnaise.
Cette journée technique avait pour but d’échanger et d’informer les acteurs locaux de la gestion de l’eau et de la biodiversité sur le thème de la GEstion des Milieux Aquatiques et de la Prévention des Inondations (GEMAPI) et de rappeler le volet biodiversité de cette compétence.
Ce bulletin bibliographique recense les documents disponibles dans les bases documentaires des Pôles-relais zones humides sur cette thématique. Il a été réalisé par le Forum des Marais Atlantiques (Pôle-relais Marais Atlantiques, Manche et mer du Nord.), à l'aide des quatre autres Pôles-relais zones humides.
Le ministère de la Transition écologique propose de réduire la consultation du public en matière de travaux et de renouvellement des concessions hydrauliques. Il veut aussi transférer certains pouvoirs au préfet.
Samedi 11 mai, des inondations ont touché les champs à Villepreux (Yvelines). Pour le maire, les travaux de renaturation du ru de Gally auraient déréglé le débit du cours d'eau.
Le 23 mai, la goélette de la Fondation Tara Océan quittera Lorient pour une expédition de six mois sur les fleuves européens. À son bord, une quarantaine de scientifiques chargés d’évaluer la concentration de déchets plastiques charriés par les fleuves et leur impact sur les organismes marins. Les détails du projet avec Jean-François Ghiglione, écotoxicologue microbien à l’Observatoire océanologique de Banyuls.
Entre 20 000 et 30 000 hectares d’une des sources du Nil bleu sont infestés par cette plante aquatique flottante. Une invasion qui menace la survie de ce site dont trois millions de personnes dépendent.
L'évaluation des risques environnementaux et sanitaires des substances chimiques présente des failles, selon l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Les parlementaires proposent d'y remédier.
Une étude du MNHN et de l'IRD souligne la richesse de la faune des régions polynésiennes susceptibles de faire l'objet d'une exploitation minière sous-marine. De nombreuses espèces de petite taille y ont été découvertes.
Dans le cadre de la deuxième séquence en cours des Assises de l’eau, le président du Comité national de l’eau et du Partenariat français pour l’eau, Jean Launay, a remis ce 16 mai un rapport sur la politique de l’eau à la secrétaire d’État Emmanuelle Wargon. L'ancien député dévoile en avant-première à Localtis ses grandes lignes et sa vingtaine de propositions pour le grand cycle de l’eau, travaillées à la lumière des cibles et objectifs de développement durable (ODD) à atteindre à l'horizon 2030.
En matière de continuité écologique des cours d’eau, le Ministère de la transition écologique et solidaire souhaite apaiser le cours des choses, coconstruire des plans d’action et cesser de faire le lit des oppositions de toutes natures. Cela se traduit par la note technique du 30 avril 2019 relative à la mise en oeuvre du plan d’action pour une politique apaisée de restauration de la continuité écologique des cours d’eau.
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement a publié le mardi 7 mai 2019 un rapport alarmant sur les conséquences environnementales de l'extraction de sable.
Dans une note technique, l'Etat donne des pistes à suivre pour hiérarchiser les interventions de restauration de la continuité écologique des cours d'eau. Ces lignes directrices permettront de trancher entre des enjeux qui peuvent s'opposer.
Amoureux de la nature, Olivier Rubbers a réintroduit en douce une centaine de castors dans les Ardennes belges. Depuis, ses démêlés avec la justice n'ont pas entamé son ardeur à défendre le gros rongeur, devenu une attraction touristique.
Dans le cadre de leur 11e programme, deux agences de l’eau annoncent la fin de leurs aides pour l’ANC, et deux autres les reconduisent sur trois ans seulement. Seules Artois-Picardie et Seine-Normandie vont poursuivre leur politique d’aides jusqu’en 2024.
Avec la décrue et les rivières qui rentrent dans leur lit, l'eau qui a inondé des milliers de résidences au Québec laisse derrière elle débris et ordures bien visibles. Mais elle transporte également des contaminants et des polluants dont l'impact environnemental est encore peu mesuré.
Nestlé pompe abondamment l’eau de Vittel, dans les Vosges, malgré un déficit inquiétant de la nappe phréatique. À tel point que la commune va devoir importer de l’eau potable de villages voisins. Depuis près de trente ans, la multinationale a noyauté le territoire, régentant le développement économique et agricole. Elle est l’objet d’une enquête pour corruption.
Dans la rivière Allier, un groupement d'acteurs locaux (Vinci Autoroutes-ScimaBio-Logrami) a installé des émetteurs radios pour les suivre dans leur migration. Une opération qui permettra de jauger si les aménagements réalisés par Vinci Autoroutes sont performants.
Seulement le tiers des grandes rivières de la planète s'écoulent encore librement, révèle une nouvelle étude publiée par la prestigieuse revue Nature et à laquelle ont contribué des chercheurs de l'Université McGill.
L'entreprise Lafleur, basée en Isère, a été condamnée à verser 43 000 euros d'amende et son gérant va passer six mois derrière les barreaux pour avoir stocké illégalement plusieurs milliers de tonnes de déchets dans un espace naturel sensible.
François de Rugy, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire ont signé mardi 7 mai, une instruction du Gouvernement aux préfets pour donner un nouvel élan à une gestion partagée de la ressource en eau face aux enjeux du changement climatique au travers de la mise en place de projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE).
Alors que l’alarme sur l’effondrement du vivant n’a jamais été aussi forte, le gouvernement veut priver le Conseil national de protection de la nature de sa capacité à protéger les espèces menacées.
Le dernier comité de pilotage de l’ORENVA (Observatoire Régional des Plantes exotiques Envahissantes des écosystèmes Aquatiques) a eu lieu le 02 avril 2019, à Angoulême, revenant sur les actions faites en 2018 et faisant le point sur les perspectives 2019.
Le ministère de la Transition écologique a ouvert la consultation sur la révision de la nomenclature relative aux installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA) ayant une incidence sur l'eau ou le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Les commentaires pourront être déposés jusqu'au 26 mai sur le site du ministère.L'objectif affiché de cette révision : la simplification administrative des procédures.
L’Office de l’eau Réunion rénove le portail numérique du système d’information sur l’eau de la Réunion. Le portail accessible depuis la page d’accueil eaureunion.fr offre une nouvelle interface de diffusion aux usagers. Depuis cet outil, il est désormais possible d’accéder aux données concernant les services publics d’assainissement et d’eau potable, et également à celles relatives aux masses d’eau littorales et continentales.
Des chercheurs de l’Université Laval entament une vaste étude pour mesurer les conséquences de l’activité humaine et des changements climatiques sur la biodiversité du fleuve Saint-Laurent. Le projet évaluera aussi l’impact économique de ces perturbations sur la pêche, le tourisme et plusieurs autres bénéfices que procure le Saint-Laurent aux populations humaines qui l’entourent.
Hydrologue à HydroSciences Montpellier, Yves Tramblay explique que l'intensification des pluies violentes n'entraîne pas forcément d'augmentation des crues dans tous les bassins mais pourrait causer plus de dégâts.
Comment mesurer les effets des opérations de restauration de l’hydromorphologie des cours d’eau et évaluer leur réussite ? Le projet Réseau de sites de démonstration pour la restauration hydromorphologique des cours d’eau, coordonné par l’Agence française pour la biodiversité, les agences de l’eau et l’Irstea a pour ambition d’apporter des éléments de réponse à ces questionnements.
Pour que les agriculteurs soient rémunérés pour le déploiement de pratiques bénéfiques à la biodiversité, le premier syndicat agricole (FNSEA) et l'association Imagin'rutal lancent Epiterre, un service de contractualisation autour de projets territoriaux.
À Port 2000, la construction effrénée d’entrepôts pour recueillir les marchandises de millions de conteneurs en provenance d’Asie inquiète les défenseurs de l’environnement. Les milieux naturels irremplaçables de l’estuaire sont détruits malgré les efforts faits pour limiter le désastre.
Le Conseil départemental et ses partenaires ont composé un panel citoyen de 30 personnes tirées au sort. Lors de 4 séances de travaux, elles se réuniront pour comprendre les causes de l’état de la Garonne Amont aujourd'hui mais aussi inventer et proposer des solutions pour demain.
Le géant du BTP Vinci, visé par une plainte déposée par une association de pêche et de protection de la nature, a reconnu mercredi 24 avril avoir déversé des eaux chargées de résidus de béton sur les berges de la Seine à Nanterre.
L’actualisation du recueil d’expériences sur l’hydromorphologie pour la restauration des cours d’eau se poursuit avec 14 fiches récemment mises à jour.
L'Etat et la CCR ont comparé la répartition des sommes allouées par le fonds Barnier à la sinistralité des catastrophes naturelles. La mobilisation des collectivités locales explique une utilisation différenciée du fonds dédié à la prévention.
Engagée depuis dix ans dans la transition écologique, la ville de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, a pris conscience des énormes enjeux liés à la gestion des eaux pluviales. En permettant à l'eau de pluie de s'infiltrer là où elle tombe, la commune obtient des résultats très probants.
Les rivières et les lacs français débordent de pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Glyphosate, atrazine, chlordécone… des résidus d’herbicides et d’insecticides particulièrement néfastes pour la santé sont omniprésents dans les eaux de surface en France, révèle une étude inédite publiée mardi 16 avril à laquelle Le Monde a eu accès. Réalisé par Générations futures, association en pointe dans le combat contre les pesticides, le rapport montre qu’en moyenne plus de 41 substances actives de pesticides ou de métabolites supposés perturbateurs endocriniens (PE) sont présents dans les cours d’eau.
La nouvelle version du portail sur les données des poissons migrateurs Ponapomi est sortie ! L’objectif principal de Ponapomi est de donner accès aux jeux de données sur les 11 poissons migrateurs de France métropolitaine.
Les ouvrages hydrauliques qui existent entre les masses d’eau des lagunes et leurs marais périphériques sont encore très peu référencés dans la base de données nationale des obstacles à l’écoulement. Afin d’améliorer les connaissances sur la continuité écologique en particulier sur ces milieux lagunaires, l’AFB et le Pôle-relais lagunes méditerranéennes encadrent actuellement un stage sur le sujet.
L'Agence nationale de sécurité sanitaire a élaboré une méthodologie pour faciliter la gestion des métabolites de pesticides présents dans les eaux destinées à la consommation humaine.
La Normandie compte 97 des 1000 captages d’eau potable prioritaires au titre du Grenelle de l’environnement (2008) et de la Conférence environnementale (2014). Des démarches locales sont engagées dans chaque département pour protéger la ressource contre les pollutions diffuses. Aujourd’hui, 70 % de ces ouvrages ont une aire d’alimentation cartographiée permettant de délimiter le périmètre de ces actions. Pour la première fois à l’échelle de la Normandie, la DREAL a publié la liste de ces captages et une cartographie de leurs aires d’alimentation. 4 captages exemplaires font l’objet d’actions dans la Seine-Maritime, et la Manche, parmi dix dans le bassin Seine-Normandie.
Dans le cadre du projet de recherche-action HYCCARE Bourgogne (2013-2016), des "Ateliers du climat" ont été conduits sur le bassin versant de l'Armançon puis les bassins versants Tille, Ouche et Vouge. Le bilan de ce projet a mis en évidence l'intérêt de poursuivre la diffusion les résultats d'HYCCARE et de transposer ces "Ateliers du climat" sur d'autres territoires. Un kit de sensibilisation "Eau et changement climatique" a donc été élaboré sous la forme d'un outil "clé en main" pour que des animateurs bassins versants en Bourgogne-Franche-Comté puissent mener des "Ateliers du climat" afin de sensibiliser les acteurs de leur territoire aux impacts du changement climatique sur la ressource en eau et de lancer une dynamique collective sur ce sujet.
De Julien Aubert (LR) à Hubert Wulfranc (PCF) en passant par Delphine Batho (non inscrite), Marie-Noëlle Battistel (PS) et Loïc Prud'homme (LFI)... Plus d'une centaine de députés ont déposé, le 6 avril, une proposition de résolution pour s'opposer à l'ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques. Cette ouverture est imposée par l'échelon européen.
Suite aux crues dévastatrices qu’a connues l’Aude en octobre dernier, le Syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières (Smmar), compétent sur le bassin versant de l’Aude et de la Berre, soit près de 500 communes, renforce études et travaux pour lutter contre les inondations et restaurer les milieux aquatiques. Interview de Pierre-Henri Ilhes, son président.
L'artificialisation des terres progresse plus vite que la croissance démographie et économique. Autrement dit, en France, même quand il n'y a pas de besoin spécifique, les sols sont bétonnés. À ce rythme d'ici la fin du siècle, 18 % du territoire sera artificialisé, prévient l'Iddri. Une situation qui pose question quand à la souveraineté alimentaire de la France et sa capacité à résister au changement climatique.
Qui sait ce que nous pêcherons dans les rivières ou les fleuves dans 20 ans en Aquitaine ? C'est pour anticiper la réponse que l'IRSTEA, institut spécialisé dans l'étude des écosystèmes aquatiques lance une grande enquête européenne. En ligne de mire, l'impact des changements climatiques.
Presque achevés côté Suisse, les travaux de renaturation du Foron du Chablais Genevois viennent de démarrer, côté français. Grâce au reprofilage des berges, ce cours d’eau transfrontalier retrouvera un tracé plus naturel permettant aussi de lutter contre les inondations.
L’action de l’homme et l’inertie des politiques pourraient avoir des conséquences sur la ressource hydrique. Il y a urgence à mettre en place des initiatives vertueuses en matière environnementale pour sauver les cours de l’île.
L’EPTB Orb-Libron accompagne, depuis mi-octobre, sur les aires d’alimentation des captages prioritaires de Puisserguier et Murviel-lès-Béziers, dans l’Hérault, Roger Ubac et son troupeau de 300 moutons.
Le pôle recherche et développement sur les écosystèmes lacustres est né Préservation de la biodiversité, du fonctionnement et des services écosystémiques rendus par les milieux lacustres : ce sera l'essentiel des préoccupations du nouveau pôle de recherche et développement écosystèmes lacustres (ECLA).
L’Océa, le navire en charge des travaux maritimes d’enlèvement est arrivé en début de semaine dans la baie d’Antibes profitant d’une belle fenêtre météorologique. L’Agence française pour la biodiversité a en effet donné le feu vert à la seconde campagne de ce projet de réhabilitation écologique, une première en France. Objectif : l’enlèvement de 25 000 pneus immergés depuis plus de 30 ans dans le site Natura 2000 "Baie et Cap d’Antibes – Iles de Lérin". Ils étaient destinés à l’origine à jouer le rôle de récifs artificiels afin de développer la production halieutique et soutenir la pêche traditionnelle locale, mais n’ont pas donné les résultats espérés.
La Meuse ne s'arrête pas à la frontière franco-belge. Pourtant, la gestion du fleuve et de ses affluents peut varier entre les deux pays. Transf'eau est un outil qui permet aux différents acteurs de collaborer.
La commission locale de l’eau du bassin de l’Arve, réunie le 25 mars sous la présidence de Martial Saddier, a validé le contrat de bassin versant de l’Arve pour une gestion durable de l’eau, le deuxième Programme d'actions de prévention des inondations (PAPI) de l’Arve, ainsi qu’un contrat de territoire Espace Naturel Sensible. Le territoire se dote ainsi de tous les outils nécessaires à l’exercice de la GEMAPI et la gestion des espaces alluviaux.
La négociation visant l’élaboration d’un traité pour protéger les deux tiers de nos océans s’est ouverte le 25 mars au siège des Nations unies, à New York. L’objectif est d’enrayer le rapide déclin de la biodiversité marine. Reporterre vous présente les 5 clés de la discussion.
Le ministère de l’agriculture et l’agence de l’eau Seine-Normandie s’engagent à développer la prise en compte des enjeux de l’eau et de la biodiversité dans l’enseignement agricole.
Le dernier numéro du magazine de l'agence de l'eau vient de paraître. Son dossier est consacré à la solidarité de bassin entre les territoires urbains et ruraux.
L'état veut faciliter l'adoption et la mise en œuvre des programmes et plans de prévention des risques d'inondations. Les risques glaciaires liés au réchauffement climatique en montagne vont aussi faire l'objet de recherches.
Une récente expertise du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) renforce les craintes des opposants au projet d'abaissement du seuil d'Ortaffa, qui permet de dévier une partie de l'eau du Tech vers le canal d'arrosage d'Elne.
Bonne nouvelle pour les ostréiculteurs : il semblerait que les huîtres de moins d’un an soient peu sensibles à l’acidification des océans, jusqu’à un niveau de pH de 7,3. Ce seuil est très inférieur aux conditions océaniques prévues en fin de siècle dans le contexte du changement climatique. Ces résultats préliminaires du projet AiAiAi* seront présentés le 28 mars lors du colloque Acidification des océans organisé par la FRB (Fondation pour la recherche sur la biodiversité).
"À travers ce manifeste pour une eau durable, nous souhaitons mettre le débat de la gestion publique au cœur des élections municipales de 2020", a expliqué le réseau de collectivités et de gestionnaires publics des services d'eau et d'assainissement, France Eau Publique.Il a été reçu à l'Assemblée nationale pour présenter son manifeste aux parlementaires mardi 19 mars.
"La réutilisation des eaux usées épurées (Reuse) est clairement un sujet des Assises de l'eau", a indiqué Emmanuelle Wargon lors d'une réunion du Grand débat avec des collectivités locales, à l'issue d'un colloque organisé par l'association Amorce. "Nous disposons d'un consensus pour dire que c'est dommage que nous n'y soyons pas".Différents acteurs, dont des collectivités et des opérateurs de l'eau, déplorent un recourt à cette pratique peu important en France.
Le numérique et les technologies des drones irriguent le monde du suivi environnemental des espaces aquatiques qui développe de plus en plus d'offres de drones aquatiques autonomes et connectés. Petit aperçu des plus récentes annonces…
C'est une décision majeure prise par les présidents de la Région et du Département en accord avec les présidents des Communautés d'agglomérations. C'est à ce syndicat qu'il reviendra de mettre en place la nouvelle gouverance de l'eau en Guadeloupe.
Des associations d'élus et de professionnels de l'assainissement et de la valorisation organique estiment que la filière de compostage des boues d'épuration est menacée. En cause : certaines mesures de la Feuille de route économie circulaire.
Après Sivens, un nouveau barrage suscite des tensions cette fois dans le Lot-et-Garonne. Malgré les interdictions, la chambre d'agriculture a creusé une retenue d'eau pour l'irrigation, le lac de Caussade. Le tribunal administratif de Bordeaux examine le dossier jeudi 14 mars.
L'expérimentation sur le tarif social de l'eau, encadrée par la loi Brottes, a été prolongée jusqu'au 15 avril 2021. Quelques enseignements émergent toutefois. Retour sur quatre collectivités engagées dans la démarche.
Le traitement juridique de la pollution accidentelle aux hydrocarbures de Total va être intéressant à suivre. Selon l'avocat Christian Huglo, il pourrait être un cas d'école de l'application du dommage écologique si aucune étape procédurale n'est oubliée.
Le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) du bassin Seine-Normandie pour la période 2016-2021 pourrait connaître une seconde vie. Le ministère de la Transition écologique a décidé de faire appel du jugement du Tribunal administratif de Paris. En janvier dernier, ce dernier à la demande de la fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles du Loiret avait annulé le document. En cause : un vice de procédure dans la validation du Sdage.
L’hydroélectricité s’est durablement installée dans le mix énergétique français. Mais ses promoteurs, vantant « la plus belle des électricités », veulent équiper davantage les cours d’eau de microbarrages. Au grand dam des associations de défense de la biodiversité aquatique.
Une énergie stockable, générée localement, sans rejets de polluants… Les microcentrales hydrauliques ont de sérieux atouts. Qui n’emportent pas toujours l’adhésion des associations de défense de l’environnement et des habitants concernés, comme à Chamalières-sur-Loire ou à Chanteuges.
La France s'est à nouveau faite taper sur les doigts par la Commission européenne concernant l'ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques. L'institution a adressé une lettre de mise en demeure pour que les marchés publics dans le secteur de l'énergie hydroélectrique soient attribués et renouvelés dans le respect du droit de l'UE.
En partenariat avec l'Agence française pour la biodiversité, ARCEAU-IdF s'est proposé de réaliser une synthèse des résultats des équipes SHS sous la forme de plusieurs courts-métrages. Cela a permis de rendre visible les progrès d'expertise dans le champ des micropolluants dans les eaux urbaines, et de mettre ces connaissances à disposition de gestionnaires de l'eau, collectivités territoriales, acteurs de bassins, mais aussi du grand public. Les courts-métrages sont désormais en ligne !
L'agence de l'eau a organisé, le 08 février dernier, une journée technique à destination des animateurs milieux du bassin Rhin-Meuse. Plus d’une centaine de participants ont ainsi pu prendre connaissance des modalités d’accompagnement du 11ème programme sur le volet milieu et ont échangé autour de nombreux retours d’expérience présentés sur des thématiques actuelles (réglementation, projets à l’échelle de bassins versants, coulées d’eau boueuse, etc.). Les présentations sont disponibles.
Par une décision rendue le 25 février 2019, le Conseil d'État estime que l'existence d'un risque d'érosion côtière, dans le cas de l'exploitation de granulats en mer, doit être regardé comme une hypothèse suffisamment plausible, en l'état des connaissances scientifiques, pour justifier l'application du principe de précaution.Ce principe est inscrit dans la Charte de l'environnement qui a valeur constitutionnelle.
Un arrêté interministériel, publié le 2 mars au Journal officiel, fixe la liste des travaux de réduction de la vulnérabilité aux inondations éligibles au fonds Barnier dans le cadre d'un programme d'actions de prévention des inondations (PAPI).Ces travaux peuvent porter sur des biens à usage d'habitation ou des biens utilisés dans le cadre d'activités professionnelles.
En 2002, le Vidourle faisait la une de l’actualité avec une crue dévastatrice, heureusement sans victime. Le Vidourle, ce n’est pas que des inondations. C’est aussi un sanctuaire pour la biodiversité aquatique.
Alors, aujourd’hui, partons à la découverte de ce fleuve méditerranéen, qui prend sa source dans les Cévennes. Et pour nous accompagner, Serge Rouvière, qui connait bien cette rivière puisqu’il est le directeur technique de la collectivité qui gère, surveille et entretien cette rivière.
Les travaux de dépollution seront longs et "entièrement à la charge de Total", assure le ministre de l'Écologie, François de Rugy mercredi. Les riverains et agriculteurs s’inquiètent des dégâts. La compagnie pétrolière promet de "tout rendre dans la même état qu'avant".
La Commission européenne dresse le bilan de l'application de la directive-cadre sur l'eau (DCE) et de la directive inondation. Elle formule des recommandations pour les retardataires.
Mercredi 27 février, les scientifiques du Gipreb ont profité des eaux claires pour plonger dans le prolongement du chenal de Caronte dans l’étang de Berre. Cette plongée intervient un peu plus d’un an après la plongée qui avait révélé l’influence des eaux marines sur les peuplements de ce secteur. L’objectif de la plongée d’hier était d’apporter des éléments de précision sur l’ampleur et l’étendue de la crise écologique de l’année 2018 sur ces peuplements très localisés. La réponse est sans appel : plus de vie marine dans ce secteur.
Au Bénin, la jacinthe d’eau prolifère depuis des décennies et menace le mode de vie des riverains du lac Nokoué. Cependant, certains ont découvert des vertus à cette plante invasive, utile pour la dépollution, la production de biogaz ou encore la réalisation d’un « compost magique ».
Projets visant à la transformation d’un quartier ou d’une agglomération par la gestion alternative des eaux pluviales, la dés-imperméabilisation, la végétalisation des espaces publics et des toitures, la restauration ou la création d’habitats naturels au sein d’un espace urbain.
Une équipe internationale, conduite par le CNRS, montre une accélération des altérations biologiques dans l’océan mondial avec des conséquences pour l’exploitation des ressources marines. Ces résultats sont publiés, ce lundi 25 février, dans Nature Climate Change.
Inauguré ce lundi quai de Jemmapes (Xe), le radeau végétalisé imaginé par cette Parisienne de 36 ans a pour objectif de verdir la ville, de dépolluer l’eau et de favoriser le retour de la biodiversité.
EDF a mis en service sur son barrage de la Raviège une turbine révolutionnaire qui permet de produire de l'électricité même quand il faut respecter des lâchers minimums. Turbinator, conçue en Norvège, est ici la première installée en France.
Dans le cadre du contrat de bassin Guiers-Aiguebelette, le syndicat interdépartemental d’aménagement du Guiers et de ses affluents (SIAGA) a lancé un programme de restauration sur le Guiers mort, dans le bourg et en aval de St Laurent du Pont jusqu’à Entre-Deux-Guiers. Une étude a défini des travaux visant à réduire les risques d’inondations, rendre plus d’espace au cours d’eau tout en restaurant les habitats aquatiques.
Les contributions des agences de l'eau à l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pour 2019 sont désormais connues. Elles sont fixées par un arrêté interministériel publié le 14 février au Journal officiel.Le montant global de ces contributions reste le même qu'en 2018 : 243 millions d'euros (M€) pour l'AFB et 37 M€ pour l'ONCFS.
Les villes, pour de nombreuses raisons, ne peuvent plus se permettre de rejeter les eaux pluviales au réseau. Elles doivent basculer vers un mode de gestion plus durable des eaux de pluie. Les techniques existent, même si toutes ne sont pas encore industrialisées. Le cadre réglementaire aussi, même s’il reste perfectible. Reste la question de la volonté politique qui fait encore trop souvent défaut…
Leur pêche est très réglementée. La valeur de cette prise, portant sur 897 kg est estimée à près de 500 000 euros et pourrait représenter près de trois millions d’alevins. Les civelles sont les alevins des anguilles européennes et sont principalement consommées en Europe et en Asie.
Le Pérou est largement considéré comme l’un des pays les plus exposés aux conséquences négatives du changement climatique. La fonte des glaciers andins y met à nu les carences de la gouvernance de l’eau.
Actuellement, toutes les données publiques relatives à l'eau sont dispersées dans de multiples bases : la base ADES sur le niveau piézométrique et l'état physicochimique de la ressource dans les eaux souterraines (dite base BRGM), la base Naïades sur la qualité des eaux superficielles continentales, les bases Hydro et Vigie Crue sur le suivi des cours d'eau ou encore la base de données Sispea d'indicateurs d'eau potable et d'assainissement. En cas de besoin, il faut donc les consulter une à une et extraire séparément les données pour ensuite les ré-agréger dans d'autres outils. Un travail fastidieux qu'Aquasys a décidé de simplifier en développant Aqua DB. Ce moteur d'extraction multi-bases va effectuer toutes les recherches souhaitées et les afficher ensemble, sur une même carte.
C’est sa façon, dit-il, « de participer à la prise de conscience écologique ». Passionné, Benoît Chartrer a créé une encyclopédie en ligne, grand public, sur les poissons. L’objectif ? « Avoir une fiche pour chacune des 30.000 espèces aujourd’hui recensées ».
La DREAL, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, l’Agence française de la biodiversité, l’ONCFS, avec l’appui de la Région Grand Est et en partenariat avec le CEREMA ont organisé le 27 novembre 2018 à Rozérieulles, proche de Metz, une journée technique d’échanges intitulée « Comment aborder collectivement la problématique des espèces exotiques envahissantes dans la région Grand Est ». Les présentations sont disponibles.
Selon le bilan des ressources halieutiques françaises en 2018, établi par l’Ifremer, seuls 48% des volumes pêchés en France sont issus de stocks de poissons exploités durablement et 27% sont issus de stocks surpêchés.
Entre Grand Canal d'Alsace et Vieux-Rhin s'étend aujourd'hui, au niveau de Kembs, une zone naturelle là où ne poussait autrefois que du maïs. Petit à petit la nature reprend le dessus, dans toute sa diversité. C'est du moins l'objectif que s'est donné l'association de la Petite Camargue Alsacienne.
La moule géante venue de Chine envahit les cours d’eau douce de toute la France. Son développement pourrait avoir un impact irréversible sur la biodiversité. Un biologiste héraultais tire la sonnette d’alarme.
Dans le cadre du projet « Trame Bleue : espaces et continuités », l’ARRA² et les CEN Rhône-Alpes et Savoie s’associent pour élaborer un guide à destination de professionnels non spécialistes de la biodiversité ou des milieux aquatiques sur le sujet des Trames Verte et Bleue. Sa vocation sera de valoriser les bons exemples – même modestes – et les bonnes idées des territoires qui ont intégré à leur réflexion les interfaces entre Trame Verte et Trame Bleue lors de l’élaboration de leurs documents d’urbanisme et/ou leurs projets d’aménagement du territoire ou de restauration de milieux. Voici donc un appel à retours d’expériences à remplir d’ici le 20 février.
La Fondation d’entreprise Caisse d’épargne Rhône-Alpes lance son quatrième appel à projets pour la préservation de la ressource en eau. L’objectif est d’accompagner des actions environnementales liées à l’eau dans le Rhône, l’Ain, l’Isère, la Savoie et la Haute-Savoie.
En marge du phénomène « 10 years challenge » qui a envahi les réseaux sociaux ces dernières semaines, Géodunes vous propose un dossier passant en revue l’évolution décennale du littoral d’une partie de la côte d’Opale, de la baie d’Authie jusqu’à la frontière belge. De façon interactive, vous allez pouvoir mesurer l’ampleur et la rapidité de l’évolution du littoral des Hauts de France.
La gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations était une nouvelle fois au cœur du Carrefour des gestions locales de l’eau (CGLE) fin janvier à Rennes. Au cœur des discussions entre élus : l’acceptabilité sociale de la taxe Gemapi, en plein mouvement de fronde fiscale des gilets jaunes… La capitale bretonne accueillait également le Comité national de l’eau, décentralisé pour la première fois.
A la veille de la journée mondiale des zones humides, le site de la Tour du Valat expérimente, dans le delta du Rhône, la reconversion des anciens salins en remparts contre l'élévation du niveau de la mer.
Lundi 28 janvier 2019, Frédérique Tuffnell, députée de la Charente-Maritime, et JérômeBignon, sénateur de la Somme, membres de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, ont remis officiellement à Francois de Rugy, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, leur rapport sur larestauration et la valorisation des milieux humides.
Dans le cadre du programme de coopération territoriale européen Interreg “Espace alpin” intitulé “Eco-AlpsWater“, et en collaboration avec l’Agence Française pour la Biodiversité et des scientifiques de cinq autres pays de la région alpine (Autriche, Allemagne, Italie, Slovénie et Suisse), le Centre Alpin de Recherche sur les Réseaux Trophiques des Écosystèmes Limniques (UMR CARRTEL) travaille au développement, à la standardisation et au transfert opérationnel de nouvelles méthodes d’évaluation écologique des lacs et rivières.
L’instance de concertation AQUADOMITIA s’est réunie le 18 décembre dernier. Réunissant les collectivités, les structures de gestion des ressources, les usagers et les représentants de l’Etat, cela a été l’occasion de faire le point sur l’avancement des travaux qui s’achèveront d’ici 2021 et d’animer le débat lié à la gestion de l’eau sur les territoires traversés.
De prime abord, la protection des eaux en Suisse est une belle réussite. Selon une analyse détaillée, leur gestion révèle néanmoins des déficits considérables. De gros efforts s’imposent encore, tant au niveau de la qualité de l’eau que de l’écomorphologie des ruisseaux et des rivières, pour que les milieux aquatiques retrouvent une diversité aussi riche que possible. C’est seulement ainsi que ces éléments essentiels de la biodiversité de notre pays pourront relever les défis du changement climatique.
Hier, dans le cadre d'une commission de l'Agence de l'eau à laquelle je siège, j'ai eu l'occasion de discuter avec Bernard ROUSSEAU, président d'Honneur de France Nature Environnement - Administrateur de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne et Membre du Comité National de l'Eau.
Une initiative du canton du Valais veut revoir à la baisse les débits résiduels minimaux des cours d’eau, afin de favoriser la production hydroélectrique. Les associations de protection de la nature s’en offusquent
Développée aux États-Unis dans les années 1950, la fabrication de neige artificielle s’est répandue en Europe depuis une trentaine d’années. En France, la neige de culture, utilisée sur 120 hectares au milieu des années 1980, s’étendait vingt ans plus tard sur plus de 4 500 hectares, soit 18 % de l’ensemble du domaine skiable. Depuis, l’industrie de l’or blanc n’a cessé de mettre de nouvelles installations en service, menaçant l’ensemble du cycle hydrologique naturel, et désormais jusqu’à la production d’eau potable.
Le nouvel établissement regroupant l'Agence française pour la biodiversité et l'Office national de la chasse doit être opérationnel au 1er janvier 2020. L'Assemblée débute l'examen du projet de loi en procédure accélérée.
En région Centre Val de Loire, seuls 21% des cours d'eau sont "en bon état" au sens fixé par l'Union Européenne. L'Agence de l'Eau Loire Bretagne lance un nouveau programme de près de 2,3 milliards d'euros pour financer les initiatives visant à améliorer la situation.
Depuis 2012, l’entreprise britannique Lydian cherche à exploiter l’or de la montagne d’Almusar, en Arménie. Sur place, habitants et militants bloquent la mine et attendent beaucoup du nouveau gouvernement issu de la « révolution » de mai 2018.
Mise en ligne de l’Observatoire des poissons du bassin Seine Normandie : « Vous souhaitez tout savoir sur les poissons du bassin de la Seine, de ses affluents et des rivières Normandes ? Rendez-vous sur l’Observatoire des poissons du bassin Seine Normandie ! Plus de 5000 échantillonnages piscicoles (par pêche à l’électricité) sont valorisés à travers une carte interactive. Il est désormais possible de connaître la répartition géographique des 48 espèces de poissons, leurs évolutions, leurs exigences écologiques...
Le code de la santé publique prévoit que les produits mis sur le marché et utilisés pour le traitement de l'eau destinée à la consommation humaine (EDCH) ne doivent pas présenter de danger pour la santé ou entraîner une altération de la composition de l'eau.En application de ces dispositions, un arrêté de la ministre de la Santé, publié le 16 janvier au Journal officiel, vient définir les exigences applicables aux produits introduits dans les installations utilisées pour le traitement thermique.
Le 11e programme de l'agence de l'eau affiche dans ses priorités la restauration de la biodiversité, notamment en milieu marin. Il combine des actions destinées à préserver les petits fonds côtiers et à restaurer les habitats tout en poursuivant le combat contre les pollutions.
La directive européenne sur l’utilisation des nitrates en agriculture se fonde sur un mauvais calcul, nous explique l’autrice de cette tribune. Pourtant, en estimant mieux les flux d’azote dans le sol, on pourrait réorienter le système agricole vers un modèle plus vertueux.
La Communauté d’Agglomération Béziers Méditerranée (CABEME) veut réduire la présence de substances dangereuses dans l’Orb. Une action collective soutenue par l’agence de l’eau a permis d’engager les industriels dans la démarche.
12000 litres de déchets plastiques, 500 pneus, 5 épaves de petites embarcations... tel est le bilan des opérations de ramassage effectuées en 2018 dans la partie amont de la retenue de Serre-Ponçon par des bénévoles, adhérents ou proches de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO).
Sauver le Marais de Brouage. Cet impératif est devenu une évidence à la fin des années 2000 pour les adhérents des deux syndicats en charge de la gestion des marais, l’association syndicale des marais de Brouage-Marennes et celle de Saint-Agnant/Saint-Jean d’Angle (bassin de Rochefort). Au fil du temps, ses usagers observaient une forte dégradation du milieu naturel, accompagné d’une désertification progressive des éleveurs, entrainant dans un cercle vicieux la dégradation du milieu, avec l’envasement des canaux, l’assèchement des prairies et l’apparition d’invasif comme la jussie ou les ragondins.
L’étude multi-proxies (relevés litho-stratigraphiques, susceptibilité magnétique, estimation de la matière organique, paléoécologie) des dépôts organo-détritiques de la vallée du Gage permet de préciser l’évolution de cette petite plaine alluviale de moyenne montagne au cours des 1 500 dernières années (bassin de la Loire supérieure, Ardèche, France).
Le programme MicroMegas s'intéresse à l'impact des techniques alternatives de gestion des eaux pluviales sur la présence des micropolluants. Des premiers résultats ont été présenté en décembre dernier.
Cette journée a regroupé les organismes acteurs de la préservation des ces espaces menacés et était ouverte aux gestionnaires de milieux humides et aux élus désireux d'en savoir plus sur les zones humides. Une centaine de participants ont pu échanger autour de la thématique des milieux humides et nous les remercions pour leur présence et leurs précieux apports. Les présentations sont disponibles.
Le Cerema a signé le 18 décembre un contrat avec l’Agence Française pour la Biodiversité qui a pour objet de valoriser la naturalité des cours d’eau labellisés "site rivière sauvage". Le Cerema assurera, en partenariat avec European Rivers Network, l’évaluation de services écosystémiques générés par ces rivières en très bon état écologique.
La construction de méga-barrages ne devraient pas avoir lieu dans les régions de forêts tropicales de basses altitudes, et cela en raison des menaces qu’ils font peser sur le biodiversité et les écosystèmes, selon des experts de l’Université de Stirling.
Saisie par des syndicats d'exploitants agricoles, le tribunal administratif de Paris a annulé le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux 2016-2021 de Seine Normandie. Le comité de bassin envisage des pistes pour un retour à la normale.
Nouvel outil pédagogique s’adressant avant tout aux habitants des bords de cours d’eau et fossés, le Mément’Eau est à la fois ludique, pratique et source de connaissances. Explorateurs d’un jour ou observateurs aguerris, ce petit guide vous apportera des réponses pour mieux comprendre nos cours d’eau et adopter les bons gestes pour les entretenir. Un jeu de questions-réponses qui se glisse facilement dans la poche !
Rectifiée, recalibrée, aménagée, la Meuse, troisième fleuve de France, a souffert des travaux effectués pour la navigation et la lutte contre les inondations. Au point de voir la disparition de deux espèces emblématiques de ce fleuve : le saumon et la loutre. Signe des temps, aujourd’hui, les aménageurs de l’époque font marche arrière et viennent de lancer une politique en faveur de la biodiversité.
C'est l'un des grands désastres écologiques du dernier quart de siècle, fruit de la main de l'Homme et du changement climatique. Mais l'assèchement du lac d'Ourmia en Iran semble enrayé, suscitant l'espoir d'une renaissance de ce site exceptionnel.
Dans le cadre de son 11e programme "Sauvons l’eau 2019-2024", l’agence de l’eau amplifie ses actions dans le domaine de la biodiversité via un nouvel appel à projets.
Dans le cadre du programme d'actions sur les nitrates, le dispositif de surveillance de la pression en azote dans les zones vulnérables est étendu aux quantités épandues. Ces dernières pourront être limitées.
Dans les Alpes et les Pyrénées, les premières stations de ski ouvrent leurs pistes. Face à la hausse des températures et à la baisse de l’enneigement, les stations croient avoir trouvé la parade, avec la généralisation des canons à neige. Problème : les quantités d’eau nécessaires pour produire la neige artificielle sont considérables, menaçant les réserves locales en eau potable. Ce qui n’empêche pas les régions alpines de consacrer des millions d’euros de subventions à ces équipements. Alors que les glaciers fondent et que l’eau se raréfie, l’enneigement artificiel est-il vraiment une priorité collective ? Enquête.
Interroger l'agence de l'eau sur les règles qui s'appliquent en matière de redevances et obtenir une réponse que le demandeur pourra, à l'avenir, opposerà l'agence. Tel est l'objet de la procédure de rescrit, qui existait déjà en matière fiscal mais qui a été élargie à de nouveaux secteurs par la loi pour un Etat au service d'une société de confiance (Essoc) promulguée l'été dernier.
La Commission locale de l’eau, réunie le 18 décembre 2018 à l’Hôtel du Département de la Drôme, a validé à la quasi-unanimité (59 voix pour et 1 voix contre) le projet de Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Bas Dauphiné Plaine de Valence, fruit d’un travail collaboratif de 5 ans visant à sauvegarder les ressources en eau de ce territoire pour l’avenir.
L'agence régionale de santé des deux-Sèvres a contribué au lancement, dans le département, d'une démarche d'amélioration de la sécurité sanitaire des eaux. Retour sur les difficultés et les leviers pour cette approche.
Le trilogue entre la Commission, le Conseil et le Parlement européens sur la révision de la Directive eau potable ne s'est pas ouvert. Le parlement a adopté sa position en octobre mais il manque toujours celle du Conseil.
L'idée remonte aux années 90 mais le projet a été stoppé après 2012. En 2018, il est enfin sur les rails. La Métropole du Grand Paris vient de débloquer cinq millions d'euros pour des études et les premières acquisitions foncières.
Dans le Lot-et-Garonne, une petite commune est depuis six mois le théâtre d'un combat entre agriculteurs et défenseurs de la biodiversité. Au centre des revendications : la création du "Lac de Caussade". La justice a ordonné l'annulation du projet de retenue d'eau il y a plus d'un mois, mais les travaux continuent illégalement. LCI.fr fait le point.
Tandis que les droits des fleuves, montagnes et forêts victimes de destructions causées par l’homme et le dérèglement climatique sont réévalués partout dans le monde, l’association La Seine n’est pas à vendre étudie la possibilité de doter la Seine d'une personnalité juridique pour mieux la protéger.
Notre association promeut depuis de nombreuses années la transformation en pompage-turbinage de toute la chaîne hydroélectrique de la Durance (voir cet article entre autres). Pour cela il faut entre autres créer un bassin aval le plus bas et le plus grand possible. Ce point méritait un article en soi.
Les journées techniques « Géomorphologie des petits cours d’eau en tête de bassin versant » ont eu lieu les 6 et 7 décembre 2018 à Poitiers (86). Les présentations sont disponibles.
Pour répondre aux difficultés rencontrées par les services d'assainissement non collectif et les dysfonctionnements constatés, la Cour des comptes a identifié six évolutions à apporter.
La ferme aquaponique qui doit voir le jour sur le réservoir d’eau non potable suscite toujours la colère des riverains et du maire du XVe. Eau de Paris a reporté la signature de sa convention d’exploitation.
Ce projet de préservation des mares entamé par la Communauté d’Agglomération et le Conservatoire d’espaces naturels Normandie Ouest vise à restaurer 20 mares par an pendant 3 ans.
Le Syndicat de Bassin versant de Grand-Lieu et la chambre d’agriculture proposent de découvrir des aménagements permettant de limiter l’érosion et les transferts de matières polluantes autour de la rivière Ognon.
En retirant la compétence de l'administration fédérale sur les petits cours d'eau et zones humides, le président continue à « détricoter » l'ère Obama et s'en prend même aux efforts écologiques de George Bush père.
Dans les Pays de la Loire et surtout en Bretagne, plus de 120 start-up et PME travaillent à des molécules nouvelles, grâce à la recherche scientifique.
Les agences de l’eau et le ministère de la Transition écologique et solidaire lancent une nouvelle campagne autour des enjeux liés à la ressource en eau, baptisée En immersion. L’ambition est de partager des données locales autour de la qualité de l’eau et d’informer le citoyen des actions menées pour sa préservation.
Les zones humides, et en particulier leur sol, sont de véritables puits de carbone, contribuant ainsi activement à la régulation du climat. Dans quelles mesures des actions de gestion peuvent augmenter la séquestration du carbone par les zones humides ? Et dans quelles proportions ? Dans cette étude, les scientifiques ont démontré la pertinence d’un modèle d’états-transitions, qui combiné à une méthode rapide et simple d’estimation des stocks de carbone dans les différents compartiments des écosystèmes, a permis de suivre la dynamique des stocks de carbone en fonction des pratiques de gestion des zones humides. Cette approche pourrait être appliquée dans le cadre de la séquence « Éviter, Réduire, Compenser » lors de projets d’aménagement du territoire.
Le virage n’est pas totalement nouveau, mais il s’affirme dans les 11es programmes, qui viennent d’être votés. Les agences de l’eau réorientent leurs aides en faveur de la qualité du milieu aquatique, de la biodiversité et de l’adaptation au changement climatique.
Pour faire face au phénomène des espèces exotiques envahissantes et fournir un appui à tous les acteurs qui y sont confrontés, l’UICN France et l’Agence française pour la biodiversité inaugurent un nouveau Centre de ressources. Accompagné d’un réseau d’expertise scientifique et technique, ce dispositif collaboratif permettra de développer la prévention et de renforcer les actions de gestion en métropole et en outre-mer. Avec la mise à disposition d’un grand nombre de ressources et d’informations, en favorisant l’échange d’expériences et le partage de bonnes pratiques, il aidera à répondre aux défis de plus en plus pressants posés par cet enjeu.
Depuis le milieu du XXe siècle, de grandes villes ont amorcé un processus de reconquête des fleuves. Cette démarche se traduit le plus souvent par le paysagement des berges, rendues aux citadins, et la valorisation immobilière des terrains jadis occupés par des installations industrielles et portuaires. Plus rares en revanche sont les métropoles qui s’essaient à la renaturation des petites rivières urbaines. Dans le cas de la Rize, rivière lyonnaise aujourd’hui enterrée en aval du canal de Jonage, il s’agit d’aller bien au-delà en imaginant un avenir à cette rivière que les ingénieurs d’autrefois ont mis à l’envers : en effet, elle se confond par endroit avec les égouts et ne s’écoule plus dans le Rhône, son exutoire !
Afin que les agences de l'eau disposent de plus de moyens pour encourager les conversions à l'agriculture biologique, le gouvernement a prévu de modifier l'assiette de la redevance pollution diffuse en 2019. L'objectif à travers un élargissement et modification des taux est de leur apporter environ 50 millions d'euros dédiés à cette action.L'augmentation de certains taux a été acté dans le projet de loi de finances 2019.
L’Agence française pour la biodiversité (ex-Onema), PatriNat (AFB – CNRS – MNHN) et leurs partenaires ont publié en juin 2016 la méthode nationale d’évaluation des fonctions des zones humides. Une seconde version de cette méthode paraîtra en 2019, incluant notamment les zones humides littorales et les aspects relatifs au dimensionnement de la compensation écologique.
Les travaux du projet de barrage de Caussade, dans le Lot-et-Garonne, ont commencé le 22 novembre dernier, alerte France nature environnement (FNE). Le projet avait pourtant été stoppé, le 13 novembre dernier, par une décision du tribunal administratif de Bordeaux, répondant à des actions en justice de la SEPANSO Aquitaine et de France Nature Environnement.
Le 09 octobre 2018, le Cerema a organisé une journée technique risques et territoires sous l'égide de la COTITA Sud-Ouest à Bordeaux. Elle a rassemblé près de 80 acteurs locaux et nationaux : services de l’État, collectivités territoriales, établissements publics, universités, syndicats mixtes et bureaux d'études privés, autour de la thématique du risque ruissellement. Cette journée a permis de mettre en lumière les besoins de connaissance de cet aléa et de présenter les méthodes d'évaluation et de traitement pour ce risque encore mal connu.
"Nous avons constaté que la directive de l'UE de 2007 sur les inondations avait, dans l'ensemble, produit des effets positifs, mais que les plans de mise en oeuvre présentaient des faiblesses en ce qui concerne l'affectation des fonds", a résumé Phil Wynn Owen, membre de la Cour des comptes responsable du rapport sur les effets de la Directive. Parmi les points positifs constatés : la normalisation de la définition des risques d'inondation et des progrès réalisés pour les évaluer.
Les associations d’élus viennent enfin de répondre avec une motion unitaire et plutôt forte en contenu aux positions floues de l’Etat et aux positions nettes de FNE.
L'Ademe prédit un développement limité de l'énergie hydrolienne. En phase de démonstration, cette technologie doit encore démontrer sa robustesse et sa pertinence pour pouvoir concurrencer d'autres énergies renouvelables.
L'Assemblée nationale a adopté, vendredi 16 novembre, un amendement au projet de loi de finances pour 2019 (PLF 2019) qui supprime la redevance pour obstacle sur les cours d'eau à compter du 1er janvier 2020.
Réunis en congrès à Lyon jeudi 15 novembre, les sept présidents des comités de bassin ont renouvelé leur inquiétude face à « un contexte budgétaire très compliqué ». « Pour les six prochaines années, l’Etat ponctionnera 700 millions d’euros sur notre budget, soit l’équivalent d’une année d’investissement en moins, a expliqué François Sauvadet, président du comité de bassin Seine-Normandie. Si nous n’avons pas les moyens des ambitions et des objectifs qui nous sont fixés, cela va créer un sentiment de désespérance ».
Mardi 13 novembre, la société TenCate Geosynthetics a présenté son nouveau produit : un aquatextile oléo-dépolluant permettant de retenir et de biodégrader les hydrocarbures transportés par les eaux de ruissellement.
Dans le cadre des Assises de l’eau, les agences de l’eau et leurs comités de bassin ont rassemblé hier à Lyon plus de 700 acteurs de l’eau afin d’échanger sur les solutions pour s’adapter au changement climatique.
Par la mesure de 10 traits morphologiques sur plus de 9 000 espèces de poissons d’eau douce, une équipe de chercheurs du laboratoire Évolution et diversité biologique (EDB – CNRS/IRD/UT3 Paul Sabatier) et du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation (MARBEC – CNRS/Univ. Montpellier/IRD/Ifremer) vient de montrer que près de 90 % de la diversité morphologique mondiale de ces poissons est supportée par moins de 5 % des espèces. Ces résultats publiés dans la revue Global Ecology and Biogeography parue le 16 novembre 2018 soulignent la nécessité de conserver non seulement les espèces déjà en danger, mais également de prêter attention aux espèces à morphologie extrême, car leur disparition pourrait affecter l’intégrité fonctionnelle des écosystèmes aquatiques.
Les comités de bassin, qui regroupent les différents acteurs de l'eau dans les territoires, ont défendu leur modèle de gestion vieux de 50 ans mais aujourd'hui "bousculé" selon eux, en réclamant un statut juridique, jeudi lors d'un colloque à Lyon.
Le gouvernement s'est donné comme objectif de fusionner l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) au 1er janvier 2020. Compte tenu du calendrier serré, François de Rugy a présenté mercredi 14 novembre en conseil des ministres le projet de loi organisant cette fusion. Le ministre de la Transition écologique a dévoilé à cette occasion le nom du préfigurateur du nouvel établissement. Il s'agit de Pierre Dubreuil, actuel directeur général délégué du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN).
Dans le cadre du Schéma Directeur d’Entretien (SDE) réalisé en 2007, le Syndicat Mixte d’Entretien et d’Aménagement de la Garonne (SMEAG) a identifié 4 bras morts sur la Garonne dans le département de la Gironde. Le SMEAG a intégré ces milieux humides au Document d’Objectifs (DOCOB) du site Natura 2000 « Garonne ». La Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de la Gironde via sa Mission Départementale « Zones humides », s’est proposée en 2018 pour porter la mise en place d’un contrat Natura 2000 « réhabilitation d’une annexe hydraulique » sur une zone en bordure de Garonne située sur la commune de Saint-Macaire. La Fédération a réalisé en novembre un état initial du peuplement piscicole.
Les présentations diffusées lors des journées techniques consacrées à la chaîne des lacs et étangs du littoral aquitain, ainsi que les synthèses des différentes interventions, sont désormais consultables en ligne : gestion des milieux et qualité des eaux, comblement des lacs, dynamiques écologiques...
Les anguilles, et en particulier, leurs alevins : les civelles, sont l'objet d'un braconnage inédit. Le kilo peut atteindre 4 000 euros sur le marché en Asie. Les associations environnementales tirent la sonnette d'alarme, d'autant que l'anguille est une espèce menacée.
Déjà auteur, il y a quelques années, d’un livre sur "La pêche dans le Lac de Neuchâtel" et cofondateur d’un "Écomusée de la pêche et des poissons" à Bevaix (Lac de Neuchâtel), Bernard Vauthier vient de publier un ouvrage très documenté - du point de vue historique, technique et linguistique notamment - sur une activité séculaire qui en Suisse romande n’a vraiment évolué qu’à partir de changements relativement récents affectant à la fois la vie aquatique et l’outillage du pêcheur.
Le projet de barrage de Caussade, dans le Lot-et-Garonne, a remis en lumière la conflictualité de l’accès à l’eau entre défenseurs de l’environnement et agriculteurs irrigants. Pourtant, l’État avait mis en place, après la mort de Rémi Fraisse, un cadre censé favoriser le « dialogue » et la « co-construction » autour de cette question.
La société écossaise Atlantis a créé une joint venture avec des partenaires normands pour exploiter le gisement hydrolien du raz Blanchard. Si elle obtient les feux verts français, elle envisage même de reprendre l'usine fermée par Naval Energy.
L’analyse des impacts des activités humaines sur l’état des eaux comporte (2° du I de l’article R. 212-3 du code de l’environnement) une description des types et de l’ampleur des pressions présentes dans le bassin ainsi qu’une évaluation de l’incidence de ces pressions sur l’état des masses d’eau. Pour que les programmes d’actions mis en place pour retrouver le bon état qualitatif des aquifères soient efficaces il est donc essentiel d’identifier la pression à l’origine de l’état des eaux souterraines et donc le lien entre une pression et l’impact qu’elle engendre sur le milieu.
Les marais arrière-littoraux du Marquenterre, situés dans la partie est de la plaine maritime et remontant dans les vallées humides du Ponthieu, bénéficient du label Ramsar depuis janvier 1998. La protection de ces zones humides nécessite d’en comprendre le fonctionnement hydrologique, en tant qu’entités uniques au sein d’un environnement global intégrant sol, zone non saturée, aquifère, réseau hydrographique de surface (marais, fossés, canaux, rivières).
L’un des symptômes de cette érosion, ce sont les mangroves qui meurent à petit feu victimes de l’urbanisation galopante et de la pollution. Ces forêts entre terre et mer abritent une biodiversité végétale et animale exceptionnelle et protègent le littoral et le lagon. Aujourd’hui menacées par les dépôts de déchets, la pollution des eaux et l’urbanisation, elles ne peuvent plus jouer leur rôle écologique pourtant vital. Les autorité se sont saisies du dossier, préserver cet écosystème est l’un des enjeux majeurs des prochaines décennies.
Le projet de rapport de la Commission environnement du Parlement européen élargit l'application du règlement à des usages civiles et environnementales en plus de l'irrigation agricole. Retour sur les modifications proposées.
Une participation du public à la révision du Programme d’Actions régional (PAR) Provence Alpes Côte d’Azur en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole, établi en application des articles L.123-19 et R.123-46-1 du code de l’environnement, sera ouverte du 16 novembre au 16 décembre 2018 inclus.
Dans le cadre de la cinquième édition de la conférence "Our océan", l'Union européenne a annoncé prendre 23 nouveaux engagements en faveur de l'océan. Ces derniers représentent au total 300 millions d'euros et visent six thématiques. L'Union compte tout d'abord appuyer l'économie bleue à hauteur de 18,4 millions d'euros. Elle prévoit également d'engager 5 millions d'euros pour concevoir de nouveaux modèles de prévision océanique dès la fin de l'année.
Aujourd’hui, dans la perspective de la révision du SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) et des documents de gestion des risques d’inondation, le Comité de l’Eau et de la Biodiversité de La Réunion organise du 2 novembre 2018 au 2 mai 2019 une grande consultation publique sur les enjeux de l’eau sur l’île.
Partie depuis mai 2016, la goélette Tara rejoindra Lorient, son port d'attache, le 27 octobre, après un périple de 100 000 kilomètres dans le Pacifique. À son bord, 30 000 échantillons de coraux témoignent de l’état de ces écosystèmes face au changement climatique et à la pollution. Décryptage avec Serge Planes, spécialiste mondial de l’étude des coraux.
Le Parlement européen a adopté, en plénière, la proposition de refonte de la directive sur l'eau potable. Retour sur les dernières étapes et les évolutions connues du texte.
Depuis septembre, deux chantiers importants de restauration de la continuité piscicole et sédimentaire ont été conduits dans le département du Var. Ils permettent l’effacement de trois seuils classés en liste 2 par le code de l’Environnement, dont un référencé en Zone d’Action Prioritaire (ZAP) pour l’anguille d’Europe (PLAGEPOMI 2016-2021).
Dans le cadre d'un projet de restauration hydromorphologique conduit par la Ville de Strasbourg dans la plaine alluviale du Rhin supérieur (île du Rohrschollen), une recherche interdisciplinaire a été menée pour reconstruire la trajectoire temporelle multiséculaire de l'hydrosystème fluvial. Des analyses planimétrique, hydrologique, géomorphologique, géochronologique et physico-chimique ont été combinées entre elles pour optimiser l’efficacité et la durabilité de la restauration.
Pour la première fois, le projet de recherche PlastiGar (Plastique Garonne) qui associe des scientifiques de plusieurs laboratoires toulousains, planifie une étude sur trois années et propose de réaliser un suivi spatio-temporel de la pollution de plastique dans la partie amont du bassin versant de la Garonne.
Mettre en place un réseau permanent d’acteurs de l’eau en montagne : c’était l’une de résolutions prises à l’issue des Etats Généraux de l’Eau en Montagne convoqués en octobre 2014 à Megève, en Haute-Savoie. Engagement tenu. Des journées techniques ont depuis lors été régulièrement organisées sur plusieurs thèmes-clés comme la restauration de zones humides, la préservation de l’eau en domaine skiable ou de la petite hydroélectricité. Quatre ans plus tard, le 18 octobre 2018 au Château Musée d’Annecy à Annecy, cette communauté qui regroupe une grande diversité d’acteurs a pu ainsi dresser un bilan positif de ses premières actions et dessiner ses futures orientations.
Le Pôle-relais zones humides tropicales, co-animé par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral, lance pour cette année scolaire, en partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe, les premières Zones Humides Educatives (ZHE). Ce dispositif, qui s’inspire du modèle des Aires Marines Educatives (AME), est une démarche citoyenne mettant les élèves au coeur d’une réflexion collective sur la protection et la gestion des zones humides (mangroves, forêts marécageuses, marais, salines, lagunes, cours d’eau) autour d’un site à la surface adaptée, géré de manière participative par des élèves de primaire ou secondaire et leurs enseignants.
En quelques siècles, 15 % de nouvelles espèces de poissons ont été introduites par l’Homme dans les fleuves et rivières à travers le monde. Des chercheurs ont découvert que ces introductions modifiaient l’écosystème de manière beaucoup plus importante que prévu.
Après plusieurs mois d’études et de concertation, les grands axes du programme de restauration du canal de Miribel sont désormais actés. Avec une ambition partagée : redonner à ce canal aménagé par l’Homme le fonctionnement d’un fleuve naturel.
Le plus grand canal souterrain du monde est quasiment oublié de tous. De Marignane à Marseille, fret et passagers ont pourtant circulé grâce à lui pendant trente-sept ans sous la chaîne de l’Estaque. On parle aujourd’hui de sa réouverture partielle pour amener de l’eau de mer dans l’étang de Berre.
C'est une instruction de 2015 signée Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie de l'époque. Chaque préfecture est tenue d'élaborer une cartographie de ses cours d'eau. Objectif, établir un guide pratique d'entretien à destination des riverains pour éviter les contentieux.
Gestionnaires, scientifiques, acteurs associatifs, économiques, artistes… Proposez vos animations sur le thème : « Les zones humides et le changement climatique » avant le 17 novembre 2018. Cet appel à mobilisation concerne l’organisation d’animations grand public en Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides 2019 qui aura lieu du 1er au 28 février 2019.
Une mise à disposition du public de documents afin de recueillir ses observations est ouverte du 2 novembre 2018 au 2 mai 2019 en application du code de l’environnement. Elle porte sur les enjeux de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques, les enjeux pour la gestion des risques d’inondation et l’évaluation préliminaire du risque inondation (EPRI), dans le bassin Artois-Picardie.
Le contrat du bassin de l’étang de l’Or (2015-2019) vise à améliorer la qualité de l’eau et des milieux aquatiques sur le bassin hydrographique de la lagune étang de l’Or. Dans cet objectif, de multiples acteurs du territoire sont porteurs d’actions programmées sur une durée de 5 ans (2015-2019) et bénéficieront d’aides publiques liées cet effort environnemental.
Pour mieux connaître et comprendre le fonctionnement et les espèces évoluant dans les nourriceries côtières, ces zones où se développent les jeunes poissons, les agents du Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis expérimentent un suivi scientifique sur 5 sites pilotes.
Le resserrement des budgets d'intervention des agences de l'eau leur impose un délicat exercice de style. Abandon de certaines aides, priorité au financement d'actions déjà engagées... Leurs onzièmes programmes rééquilibrent les ressources et redéploient les aides pour répondre aux enjeux des territoires. Un changement de cap confirmé par l'adoption, le 9 octobre, du programme de l'agence de l'eau Seine-Normandie. L'accent mis sur la solidarité territoriale et l'adaptation au changement climatique se confirment.
De jeunes écrevisses nées en captivité seront introduites dans un cours d’eau du Parc naturel régional des Vosges du Nord, dans le courant du mois d’octobre. Cette opération se déroule dans le cadre d’un projet de conservation de l’espèce lancé en 2017 par la DREAL Grand Est, l’Agence française pour la biodiversité (AFB), le Parc naturel régional des Vosges du Nord, la Citadelle de Besançon et l’Agence de l’eau Rhin-Meuse.
Comment les changements environnementaux survenus ces dernières décennies en Guyane, et notamment l’extraction d’or dans l’intérieur des terres, ont-ils affecté le fleuve guyanais Maroni ? Une équipe comprenant des chercheurs de l’IRD a analysé l’évolution du flux sédimentaire dans ce cours d’eau depuis l’an 2000. Leur constat est alarmant.
Lundi 8 octobre, les experts du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) ont rendu leurs conclusions sur les conséquences possibles d’un réchauffement de 1,5°C et les moyens à mettre en œuvre pour limiter l’impact du changement climatique.
Saviez-vous que les poissons parcourent plus de 10 000 km au cours de leur vie ? Si les anguilles font office de maître en la matière, il est tout de même dans la nature de tous les poissons d’être en mouvement. Souvent, le voyage s’achève brutalement et les poissons font les frais par exemple de la pêche et des prédateurs ou sont pris dans la turbine d’une centrale électrique. En conséquence, la Suisse s’est engagée à restaurer d’ici à 2030 la libre migration des poissons à la hauteur des centrales hydroélectriques. Qu’en est-il aujourd’hui ? Une anguille vous entraîne avec elle dans son voyage.
Lancé en 2015, le projet AQUACROSS vise à faire avancer la connaissance et l'application de la gestion écosystémique (GE) pour les écosystèmes aquatiques, pour soutenir les efforts d'Union Européenne en matière de protection de la biodiversité. Accédez à la plateforme d'information AQUACROSS mise en ligne récemment pour découvrir un grand nombre de ressources concernant l'écosystème aquatique et la gestion des écosystèmes en Europe.
Le projet de retenue d’eau de 20 hectares située à Pinel-Hauterive, à l’est du département du Lot-et-Garonne, est remis en cause. La préfecture, qui avait donné son feu vert malgré un avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature et de l’Agence française de la biodiversité, a été priée de revenir en arrière par les ministres de l’agriculture et de l’environnement.
L’Agence Française de la Biodiversité a rédigé un document sans équivoque pour tordre le coup aux idées reçues sur l’intérêt écologique des seuils et barrages et sur les conséquences des arasements. Document court et remarquable par sa clarté.
Les bactéries des cours d’eau sont directement touchées par les changements de culture des terres qui les entourent. C’est le résultat d’une étude menée dans un bassin versant du Laos.
Redonner de l'eau et redonner vie à cette tourbière près de Pontarlier. Avec l'aide du programme européen, Life Tourbières, le syndicat mixte des milieux aquatiques du Haut-Doubs a débuté les travaux. Ils vont durer plusieurs mois. L'enjeu pour l'environnement est énorme.
L'association Amorce, qui regroupe des collectivités territoriales en charge de la gestion de l'eau, des déchets et de l'énergie, a annoncé vendredi avoir déposé un recours contre les ponctions instaurées par le gouvernement sur le budget des Agences de l'eau.
Après avoir rendu public ce 25 septembre le rapport sur la gestion quantitative de la ressource en eau réalisé sous l'autorité du préfet Pierre-Etienne Bisch, François de Rugy et Stéphane Travert ont indiqué dans un communiqué commun vouloir encourager le recours à la méthode des "projets de territoire" pour la gestion de l'eau "à partir du 1er janvier 2019".
Après avoir accueilli les gens du voyage, puis avoir été laissé à l’abandon durant plusieurs années, la zone humide du Solvan présente aujourd’hui un nouveau visage.
Le dernier rapport de l'observatoire de l'eau et l'assainissement montre une petite progression dans la connaissance des réseaux et un taux de fuite stable. Ce sont parmi les priorités fixées par la première partie des assises de l'eau.
Le 24 septembre a été lancé officiellement le projet Life-Adsorb, qui fédère la Ville de Paris, des partenaires académiques et EcoBird, un bureau d’études privé, pour imaginer une solution innovante de dépollution des eaux pluviales.
Première étape de la concertation publique sur la surexploitation de la nappe sur le secteur de Vittel. La Commission nationale du débat public vient de nommer les garants.
Située dans le site Natura 2000 Baie et Cap d’Antibes – Îles de Lérins, l’opération d’enlèvement de récifs artificiels constitués de 25.000 pneus a pour objectif premier de restaurer le milieu marin où les pneus se sont disséminés depuis les années 70 et 80.
La Commission européenne a annoncé, le 19 septembre, avoir formellement adopté les dérogations aux règles de verdissement qu'elle impose en temps normal aux agriculteurs. L'exécutif européen avait proposé ces dérogations cet été, suite à la demande de plusieurs pays confrontés à une sévère vague de sécheresse dans le Nord de l'Europe, afin d'accroitre les ressources en fourrage des agriculteurs.
Pendant quatre ans au moins, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) vont parcourir les ruisseaux de quelque 200 glaciers du monde parmi les plus importants, sur tous les continents. Ils ont pour mission de récolter des microorganismes et d’extraire leur ADN pour comprendre comment depuis des millénaires des vivants infiniment petits ont réussi à s’adapter aux conditions extrêmes de leur environnement.
L’association des pêcheurs de Quimperlé l’assure. La pollution de l’Isole et de la Laïta, constatée dès mardi, est bien le fait de l’entreprise papetière. Ils n’excluent désormais pas de faire activer le plan antipollution.
Les travaux pour établir une retenue d’eau de 20 hectares ont commencé à Pinel-Hauterive, à l’est du département du Lot-et-Garonne. Le projet a pourtant reçu un avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature et de l’Agence française de la biodiversité. France Nature Environnement saisit la justice. Les associations reprochent en outre au SDCI de n’avoir pas étudié sérieusement les alternatives possibles. Et en particulier le fait que de nombreux plans d’eau sont déjà présents dans la zone concernée. Le SDCI a dénombré 135 plans d’eau possibles, quand les services de l’État en ont dénombré plus de 700, dont 400 de plus de 1 000 m2.
Dans le cadre de la restauration des cours d'eau sur le bassin de la Vée par le Parc Normandie-Maine, celle du ruisseau de la Paisière à Tessé-Froulay (Orne) fait figure d'exemple.
L'objectif des forums des acteurs de l'eau du bassin Seine-Normandie est de : partager des expertises et des retours d’expériences ; agir ensemble pour gagner en efficacité ; Contribuer aux assises de l'eau qui sont organisées par le Ministère de la Transition écologique et solidaire. Que vous soyez élus, représentants des services de l’État, des collectivités et des chambres consulaires, agriculteurs, industriels, pêcheurs ou bien issus du monde associatif, ces espaces de discussions sont faits pour vous !
GRDF a annoncé, le 7 septembre, la première injection de biométhane dans le réseau de distribution de gaz d'Occitanie. Ce gaz est issu de la méthanisation des boues d'assainissement de la station d'épuration de Perpignan Méditerranée Métropole.
En Suisse, l’impact environnemental global de la consommation de biens et de services est à la baisse : Il a diminué de 19% par habitant au cours des deux dernières décennies, malgré l’augmentation de la population. Mais, constate une étude publiée par l’Office fédéral de l’environnement, les efforts que font les Suisses pour améliorer leur environnement sont en partie neutralisés par une augmentation de leur empreinte écologique hors des frontières nationales. Cela se vérifie dans le domaine de l’eau : en vingt ans, l’impact suisse sur les ressources hydriques à l’étranger a augmenté de 40 %.
La vidange du barrage hydroélectrique de Vezins, dans le sud-Manche est terminée. Selon les services de l'Etat, l'opération n'a entraîné aucune pollution.
La commission environnement du Parlement européen a modifié la proposition de révision de la directive sur l'eau potable. Certaines associations regrettent une position à minima pour l'accès à l'eau. Retour sur les principales évolutions possibles.
Redonner de l'eau et redonner vie à cette tourbière près de Pontarlier. Avec l'aide du programme européen, Life Tourbières, le syndicat mixte des milieux aquatiques du Haut-Doubs débute les travaux. Ils vont durer plusieurs mois. L'enjeu pour l'environnement est énorme.
A l’audience le 31 août, la société Suez Eau France avait reconnu devant le magistrat « la non-conformité des rejets » de la station qu’elle exploite pour le compte d’un syndicat intercommunal à Sainte-Foy-L’Argentière.
Tout système dépourvu de dispositif de contrôle et de régulation, irrémédiablement, devient fou. C'est ce que dénoncent Gérard Merle et Martin Arnould, au sujet des projets de microcentrales hydroélectriques. Explications des deux membres associatifs.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes a sélectionné 3 lauréats dans le cadre de son appel à projets sur les outils de sensibilisation aux rôles et à la préservation des zones humides littorales diffusé en avril 2018 en Occitanie, SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse. Ces outils de sensibilisation, réalisés dans le courant de l’été, sont mis à disposition gratuitement par ces 3 structures et d’autres qui s’en feront relais sur leur territoire respectif.
C'est la contribution versée par l'Agence de l'eau pour soutenir seize projets destinés à lutter contre la pollution, économiser l'eau potable ou restaurer les milieux aquatiques. Exemples avec Bonifacio, Piana et Pietracorbara
Face au déficit pluviométrique, le niveau de crise maximal a été déclenché, hier, par la préfète du Territoire de Belfort. Conséquence : chaque citoyen est invité à préserver chaque goutte d’eau.
La modernisation du dispositif des redevances des agences de l'eau fait partie des mesures évoquées en conclusion de la première partie des assises de l'eau. Retour sur les pistes de réflexion.
Par une ordonnance en date du 5 septembre 2018, la Juge des libertés et de la détention du Tribunal de grande instance de Lyon a ordonné à un syndicat intercommunal et à la société Suez Eau France de cesser tout rejet illicite dans le milieu aquatique. Pour cette dernière, la mesure est assortie d'une astreinte de 1.000 euros par jour de retard. Ces mesures sont ordonnées pour une durée de six mois, reconductibles pour une période identique.
Dans le cadre des discussions sur le projet de loi logement, les sénateurs ont assoupli l'encadrement de l'aménagement dans les zones agricoles, naturelles et forestières. Zoom sur les nouvelles dispositions.
"En théorie, les communes ont aujourd'hui le devoir de contrôler que les habitations présentes sur leur territoire sont raccordées correctement. C'est compliqué à réaliser a posteriori, mais l'on constate une pollution considérable des eaux pluviales, liée au mauvais état de la tuyauterie", a pointé Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris à l'occasion de la première lecture du projet de loi portant sur le logement et l'aménagement (Loi Elan).
Tout l’ouest de la Savoie est en alerte sécheresse. La préfecture a décidé de prolonger l’arrêté limitant l’usage de l’eau pour plus de trois cents communes jusqu'au 16 octobre.
Longtemps zone de non droit, la haute mer représente près de la moitié de la surface de la Terre. Elle va enfin faire l'objet d'un traité juridiquement contraignant à l'issue de quatre sessions de négociations qui se termineront en 2020.
La malaïgue, absence d’oxygène dans le milieu marin favorisée par les fortes chaleurs, a fait perdre aux conchyliculteurs de l’étang « 100 % de leur récolte ».
Après une période de consultation jusqu'au 24 juin, l'arrêté qui revient sur le programme de surveillance des eaux superficielles a été publié au Journal officiel du 30 août. Il modifie l'arrêté du 25 janvier 2010 relatif aux méthodes et critères d'évaluation de l'état écologique, de l'état chimique et du potentiel écologique des eaux de surface.
Aujourd’hui, le mot d’ordre est la préservation de la biodiversité des rivières. Elisée Reclus écrivait : « J’opère des cataclysmes dans une peuplade imperceptible lorsque je grimpe sur un arbre pour balancer mes jambes au-dessus du ruisseau. »
Le 29 août, les Assises de l'eau ont clôturé leur première phase. À cette occasion, Édouard Philippe a annoncé une série de mesures visant à mieux accompagner les communes dans la gestion patrimoniale de leurs réseaux d'eau potable et d'assainissement. Sur le volet financier, les six agences de l'eau et la Caisse des Dépôts vont être mobilisées. Du côté de l'usager, un chèque-eau à l'attention des ménages précaires sera expérimenté avec des collectivités volontaires.
La sécheresse de cet été 2018 n’a pas que des inconvénients : voir une partie du Doubs complétement à sec incite à prendre conscience de l’importance de l’eau dans le Haut-Doubs. La récente labellisation d’une petite partie du Drugeon, affluent du Doubs, comme « Rivière en bon état » par l’Agence de l’eau conforte l’action en faveur des rivières et des zones humides.
La députée LREM de Charente-Maritime Frédérique Tuffnell et le sénateur indépendant de la Somme Jérôme Bignon ont été chargés par le Premier ministre, Édouard Philippe, d’une mission sur la préservation des zones humides.
Laboratoire à ciel ouvert dans lequel on peut lire l'avenir d'autres écosystèmes, l'étang de Thau, lagune fortement urbanisée de quelque 7.000 hectares, est frappé de plein fouet par le réchauffement climatique et par des alertes sanitaires fragilisant la conchyliculture.
Un arrêté ministériel, publié le 29 août au Journal officiel, fixe les prescriptions techniques de conception, de construction, d'exploitation et de surveillance des barrages en vue d'assurer leur sécurité. Ces exigences concernent les conditions normales d'utilisation, mais aussi les cas d'événement naturel exceptionnel (crue, séisme) et d'incident exceptionnel pouvant impacter leur bon fonctionnement, indique le ministère de la Transition écologique.
Les rivières rouges reçoivent ce jour à Valberg (06) le label "site rivière sauvages". Ce projet, porté par la Communauté de communes Alpes d’Azur et le SMIAGE, récompense les efforts conjoints réalisés depuis ces dernières années pour protéger et sauvegarder un patrimoine majeur du territoire.
Les autorités ont décrété l’état d’urgence en Floride, le 13 août, où une « marée rouge » dévastatrice noircit l’eau de mer et tue dauphins, tortues marines et poissons à un rythme effréné. En août, plus de cent tonnes d’animaux marins ont été ramassées sur des plages désertes et empestées par une odeur nauséabonde autour de la ville de Sarasota, sur la côte ouest de la Floride, normalement très prisée des touristes. La catastrophe est causée par la prolifération d’une algue toxique, dont le développement serait favorisé par les engrais rejetés par l’agriculture industrielle.
En 2017, la Fédération de pêche s'est substituée aux propriétaires privés pour mener les travaux nécessaires au démantèlement total (effacement) de 5 obstacles qui barraient la rivière. Ces travaux ont permis de décloisonner plus de 7 km du cours d'eau La Grenette (sur 17 km au total).
Vous êtes porteur d’un aménagement (ou plusieurs) qui participe à la gestion des eaux pluviales ? Cette opération est certainement exemplaire en terme d'intégration paysagère, de gestion de projet, de biodiversité, de gestion et de fonctionnement. Valorisez-la sur l’observatoire Auvergne-Rhône-Alpes du GRAIE !
L’État* lance un appel à projets pour soutenir des actions permettant de faciliter l’appropriation de l’entité Garonne (identité culturelle, paysagère, biodiversité) et sa prise en compte, à tous les niveaux et auprès de tous les publics.
L'exécutif souhaite rationaliser l'action des opérateurs de l'eau et de la biodiversité, dans le cadre d'un mouvement plus vaste de réduction des dépenses publiques. Le scénario d'un regroupement de l'AFB et de l'ONCFS continue à diviser.
Le barrage de Rophémél, entre Plouasne et Guenroc, va subir des modifications dans le but de produire de l’hydroélectricité et de protéger la biodiversité.
Depuis 8 mois, l’actualité nationale est dense et riche en ce qui concerne les politiques publiques de l’eau et de la biodiversité. Les membres du Comité de bassin Rhin-Meuse en ont largement débattu. Ils ont plus particulièrement décrypté et mesuré les implications des propositions du récent rapport d’inspection sur l’avenir des opérateurs de l’eau et de la biodiversité, et apporté leur contribution à la prochaine tenue des Assises de l’eau.
Le ministre de la transition écologique dévoile, dans un entretien au « Parisien », une partie des mesures du plan de sauvegarde pour la biodiversité, présenté mercredi.
Alors que Nicolas Hulot doit annoncer ce mercredi son « Plan biodiversité », un rapport publié début juin relève le fossés entre les objectifs de préservation de la biodiversité fixés par l’État et les moyens qui lui sont alloués… avant de recommander de revoir à la baisse ces objectifs, de mutualiser les établissements et de supprimer des postes.
Dernier né des sites techniques de l’Agence française pour la biodiversité : le portail des aires marines protégées (AMP). Ce site a permis de centraliser toutes les informations disponibles concernant chaque aire marine protégée française : sa surface, sa gestion, son gestionnaire… Site ressource des AMP par excellence, il permet de disposer de chiffres et de données régulièrement mis à jour, de consulter la fiche d’identité de chaque AMP et sa localisation aux différentes échelles : océanique, nationale, régionale ou locale ; ou encore de découvrir les premières ou les dernières AMP créées.
La compensation des atteintes à l'environnement résultant des projets fonctionne mal. Une mission parlementaire préconise une meilleure communication sur les coûts, une spécialisation des bureaux d'études et un renforcement du contrôle de l'Etat.
Fort de son succès lors de la première édition en 2014, le Prix du génie écologique 2018 lance son appel à candidature et couvrira l’ensemble des milieux. Pour sa deuxième édition, la remise du prix aura lieu le lundi 5 novembre 2018 au Pavillon de l’eau à Paris, à l’occasion d’une journée dédiée, la veille de la journée nationale « Génie écologique et GEMAPI » organisée par l’Astee avec le soutien de l’AFB. Les candidatures doivent être envoyées avant le 30 juin.
Géographe, professeur émérite à l'Université de Lyon, membre honoraire de l'Institut universitaire de France, il a été responsable de la Zone Atelier Bassin du Rhône et a publié de nombreux ouvrages scientifiques sur la morphodynamie fluviale et l'écomorphologie de cours d'eau en France et de différents pays du globe.
Une étude collaborative permet d’avancer sur l’élaboration du projet « PROTÉGER », grâce à un consortium composé d’acteurs du Parc national de la Guadeloupe, de l’Université des Antilles, de l’INRA, de l’IRSTEA, de la Région, de l’Office de l’eau et de la DEAL Guadeloupe. Un retour d’expérience est en cours avec l’Office de l’eau de la Martinique travaillant également sur cette problématique. « PROTÉGER » est découpé en plusieurs phases et vise à restaurer les continuités écologiques, tout en protégeant la population des risques encourus lors des crues.
La Sorgue est une rivière remarquable et fragile. Sur sa partie amont, elle attire de nombreuses activités liées au tourisme et il est nécessaire de concilier ces usages entre eux et avec la préservation du milieu naturel. Les collectivités locales agissent en ce sens depuis plus de 15 ans. Les acteurs concernés ont ainsi signé le 15 mai dernier à Fontaine de Vaucluse une nouvelle Charte de la Sorgue amont.
En avril 2015, deux récifs artificiels de 360 m³ ont été immergés à 15 m de profondeur, en face de la station Amphitria au Cap Sicié près de Toulon (83). Trois ans après l’immersion des récifs, la reconquête écologique se confirme et la biodiversité revient.
Mise en eau en septembre 2017, cette passe à poissons est la 11ème réalisée par CNR au titre de ses Missions d’intérêt général et la première construite sur le cours principal du Rhône. D’une longueur de 200 mètres, elle favorise la migration de l’anguille, de la lamproie et de l’alose, et ainsi la recolonisation du fleuve et de ses affluents.
Pourquoi et comment renaturer une rivière ? En Suisse, la question est d’une grande actualité depuis la révision, en 2011, de la loi sur la protection des eaux. Rien d’étonnant donc à ce que ce thème soit régulièrement inscrit au programme des Rencontres de l’eau organisées chaque printemps par l’Université de Lausanne et la Fondation La Maison de la Rivière. Le 20 avril 2018, les participants de leur 7ème édition ont eu l’occasion d’en apprendre un peu plus sur le premier grand projet de revitalisation entrepris dans le canton de Neuchâtel, plus précisément sur une portion du Seyon qui draine les eaux du Val-de-Ruz sur une vingtaine de kilomètres.
Le 16 mai, le Sénat a adopté à la quasi unanimité la proposition de loi de Françoise Cartron, sénatrice socialiste de Gironde, visant à faire bénéficier du fonds Barnier les propriétaires de l’immeuble « Le Signal ». Pas sûr que le gouvernement reprenne à son compte l'initiative parlementaire.
Le bassin versant de la lagune de Biguglia (au Sud de Bastia, Corse) se caractérise par des cours d’eau de faible débit, souvent temporaires, dont les écoulements seuls ne permettent pas d’expliquer les apports en eau douce à la lagune. Les études hydrogéologiques menées sur le secteur ont permis une meilleure compréhension des interactions entre aquifère, cours d’eau et lagune, et ainsi de préciser le rôle stratégique des eaux souterraines dans l’alimentation en eau douce de la lagune.
Née en janvier 2017 dans l’enthousiasme, l’Agence française pour la biodiversité relevait le défi de la protéger et de la « reconquérir ». Las, un peu plus d’un an après, les syndicats alertent sur le manque de moyens, qui risque d’affaiblir la noble intention.
La Commission européenne tire un bilan relativement positif de la lutte par les Etats membres contre la pollution aux nitrates pour la période 2012-2015. Mais certains pays doivent poursuivre leurs efforts.
L’État lance un appel à projets pour soutenir des actions permettant de faciliter l’appropriation de l’entité Garonne (identité culturelle, paysagère, biodiversité) et sa prise en compte, à tous les niveaux et auprès de tous les publics.
Demande de retour d’expérience - Gestion jussie et Ambroisie dans un secteur à Cistude d’Europe - du CEN Allier qui est confronté à deux plantes exotiques envahissantes observées sur des sites fréquentés par la Cistude d’Europe.
Pour sa deuxième édition, les co-organisateurs que sont l’Association fédérative des acteurs de l’Ingénierie et du Génie Ecologiques (A-IGEco), l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et la Direction de l’Eau de la Biodiversité (DEB) du Ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES), proposent de couvrir l’ensemble des milieux avec une remise prévue à l’occasion d’une journée dédiée le lundi 5 novembre 2018 au Pavillon de l’eau à Paris.
Les assises de l’eau, annoncées par le président Macron au congrès des maires 2017, se dérouleront en deux temps, centrés sur deux thématiques : petit cycle et financement des réseaux jusqu’à l’été, grand cycle et Gemapi à la rentrée. Martial Saddier, député (LR) et président du comité de bassin Rhône-Méditerranée, assistait au premier comité de pilotage des assises, le 24 avril dernier.
Le projet AZHUREV vise à tester les performances d’une zone humide artificielle de 6 ha située en aval de la station de traitement des eaux usées de l’agglomération rémoise. A terme et si les résultats sont positifs, la volonté de la collectivité est d’étendre ce dispositif sur une zone beaucoup plus vaste, de 160 ha !
Irstea Bordeaux, Inra Nouvelle-Aquitaine, l'Université de Perpignan Via Domitia et l'Agence française pour la biodiversité (AFB) se mobilisent pour la survie de l'anguille européenne, "en danger critique d'extinction".
Un pan important de la biodiversité des lacs et des rivières s’éteint sans qu’on s’en rende compte, révèlent des chercheurs britanniques qui ont scruté les cours d’eau du Pays de Galles pendant 30 ans et qui lancent un cri d’alarme mondial : une véritable « tragédie se cache sous la surface de l’eau », prévient le docteur Steve Ormerod, de l’Université de Cardiff.
Depuis son interdiction d’exportation hors UE en 2009, le braconnage de l’alevin de l’anguille explose. Ce trafic est « presque aussi rentable que la coke ».
Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique, a lancé une consultation auprès des maires de France et des élus locaux chargés de la compétence eau et assainissement pour alimenter les travaux des Assises de l'eau. L'objectif ? Permettre aux élus locaux de faire des propositions sur la recherche de solutions techniques et financières pour la modernisation des réseaux d'eau et d'assainissement.
Un quart des eaux pluviales sont récupérées dans une prairie humide où des plantes filtrent les métaux lourds et les hydrocarbures avant d’arriver dans l’étang du Trou aux gants.
La politique d'aides des agences de l'eau en faveur de l'assainissement non collectif sera-t-elle reconduite dans leur 11e programme d'intervention ? Certaines se posent en tous cas la question. L'Agence de l'eau Adour-Garonne réfléchit ainsi à quatre scénarios : un d'arrêt et trois d'évolution. En cas de non reconduction, l'Agence orienterait les moyens dégagés vers la réduction des pollutions domestiques impactant les masses d'eau.
Les 4 vidéos ci-dessous, mises en ligne par l’université suédoise de Göteborg, se veulent un mode d’emploi pour des structures qui souhaiteraient transplanter des zostères.
Lors du dernier conseil d’Agglo du Bassin de Thau, François Liberti a alerté sur la disparition de nombreuses espèces dans la lagune. Parmi les causes évoquées : l’urbanisation, le boom de la plaisance, la pollution et le réchauffement climatique.
Du 16 avril au 1er juin 2018, un nouvel appel à projets en faveur des investissements agricoles est lancé en région Bretagne par l'agence de l'eau Loire-Bretagne dans le cadre de la mise en œuvre du plan Ecophyto 2.
Ce mardi 17 avril, le Sénat examine la proposition de loi relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes. Un texte profondément remanié par rapport à la proposition de l’Assemblée nationale.
Trois ans après la création du Parc et suite à une année de concertation, le plan de gestion a été validé par les membres du conseil de gestion, le 13 avril 2018.
Alors que s'est ouverte au 1er janvier 2018 la prise de compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations par les intercommunalités, un quart des EPCI sondés par l'ADCF se disent prêts ou en cours de mise en oeuvre. Et 38 % vont instaurer une taxe pour financer cette coûteuse compétence, qu'elles devront impérativement assumer d'ici la fin de la période transitoire au 31 décembre 2019...
Tandis que la région du Bourget et de l’Épine connaît des pics de sécheresse de plus en plus fréquents, l’enjeu consiste à sécuriser la production agricole tout en préservant la ressource en eau. Michel Dantin, maire de Chambéry, expose les solutions possibles.
Un arrêté, publié au Journal officiel du 12 avril, fixe la répartition du prélèvement de 200 millions d'euros (M€) que l'Etat va opérer en 2018 sur les "ressources accumulées" des agences de l'eau.
Continuum permet de plonger virtuellement dans un cours d’eau et de s’y mouvoir à 360°. Ce produit innovant, développé par la Maison régionale de l’eau Paca, sensibilise au fonctionnement et au biotope d’une rivière de manière ludique et vivante.
L’Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle-Aquitaine a recensé les suivis existants à sa connaissance et touchant le territoire régional, accessibles en ligne, et vous propose d’y accéder à l’aide de la carte et du tableau suivants.
Le projet Confluence porté par le syndicat mixte Doubs-Loue vise à restaurer la biodiversité du site et à protéger les villages des inondations. Dans le cadre de la compétence Gemapi, le syndicat va poursuivre son action grâce à une modification de ses statuts.
Une note d'information, publiée le 5 avril, revient sur les assouplissements apportés à la mise en œuvre de la compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (Gemapi). Elle détaille tout d'abord le cadre de la participation des départements ou régions à cette compétence après le 1er janvier 2020.
Un appel à projets est lancé jusqu’au 15 septembre 2018 (12h), afin de susciter des opérations d’acquisition de connaissances, de suivi des populations de poissons migrateurs amphihalins et de valorisation de ces connaissances à des fins d’expertise sur le bassin de la Loire.
Lancé il y a un peu plus d’un an, le vaste chantier de restauration du lit de l’Isère, piloté par le syndicat mixte de l’Isère et de l’Arc en Combe de Savoie (Sisarc), vient de voir récemment sa seconde phase achevée.
Un arrêté interministériel, signé le 22 février mais publié seulement ce jeudi 5 avril, fixe le montant des contributions financières que les agences de l'eau sont tenues de verser en 2018 à l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Le montant total s'élève à 243 millions d'euros au profit de l'AFB (contre 145 M€ en 2017) et à près de 37 millions au profit de l'ONCFS.
L’acidification des océans est une réalité scientifique établie. Comment les huîtres et les poissons s’adaptent-ils à ce phénomène qui devrait s’accentuer ? Des essais sont actuellement menés sur deux générations d’animaux (une génération exposée et sa descendance) dans les bassins de l’Ifremer pour répondre à cette question.
La loi « Brottes » de 2013 permet, aux communes qui le souhaitent, d’expérimenter une tarification sociale de l’eau potable pour aider les familles en difficulté. Une proposition de loi (PPL) pour proroger cette expérimentation de trois ans doit être discutée en séance publique au Sénat le 4 avril après avoir été adoptée le 28 mars par la commission développement durable du Sénat. Co-auteure du texte, la sénatrice (PS) des Landes Monique Lubin en décrypte les enjeux.
En un siècle, la Loire s'est affaissée de quatre mètres à Nantes. Un projet de rééquilibrage de son lit est en préparation pour remonter le niveau d'étiage et reconquérir des bras secondaires. Il sera prochainement soumis à concertation publique.
Le projet Adepte a permis de mieux connaître les capacités épuratoires des filtres plantés de roseaux pour le traitement des eaux pluviales. Un logiciel sera bientôt disponible pour aider au dimensionnement des projets.
L’espace naturel de la Motte, à Lieusaint, en Seine & Marne, vient d’être couronné du prix « Zone humides et urbanisme 2017 » (1) dans la catégorie « restauration des sites dégradés ». Le site est particulièrement intéressant par sa surface : 17,9 ha de zones humides, au centre d’un espace naturel varié, à 500 mètres d’une gare RER, dans un contexte de forte croissance urbaine. Lieusaint fait en effet partie de l’opération d’intérêt national ville nouvelle de Sénart.
« Dans le bassin Adour-Garonne, on prévoit une baisse de 40 à 50 % du débit d'étiage dans les 120 000 km de rivière, et une chute de 40 à 60 % de l'enneigement dans les massifs » explique Guillaume Choisy, le directeur général de l'agence de l'Eau Adour-Garonne qui couvre les régions de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie.
Où en sont les mesures de protection engagées sur les 1.000 captages prioritaires quant à la protection de la ressource en eau ? C'est la question que pose l'association UFC-Que choisir à l'occasion de la journée mondiale de l'eau.
En région Provence-Alpes-Cote-d'Azur, des inquiétudes pèsent sur l'équilibre fragile entre ressources disponibles et besoins en eau du fait de probables évolutions du climat et des activités socio-économiques sur le territoire. Afin d'élaborer une vision prospective de la gestion de l’eau à l’échelle des différents secteurs géographiques alimentés par les eaux de la Durance, un projet de recherche associant acteurs locaux et experts a été engagé. Il a permis d'étudier la vulnérabilité du mode de gestion actuel vis-à-vis des changements globaux et d'identifier les enjeux à venir pour la ressource en eau et ses usages (dont les services écosystémiques). Cet article se concentre sur la construction des trajectoires socio-économiques de développement territorial et sur leur conséquence sur les usages de l'eau et sur l'équilibre offre/demande.
Dans le cadre du second « appel à initiatives pour la biodiversité » 2017-2018, le conseil d’administration de l’agence de l’eau Loire-Bretagne vient de retenir 49 projets pour une enveloppe prévisionnelle de 3 millions d’euros de subventions. Ces initiatives émanent de collectivités, d’associations ou d’établissements publics.
Le Cerema réalise pour l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse et pour la DREAL Grand Est une enquête auprès d’une centaine d’acteurs impliqués dans la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, à la fois végétales et animales. L’objectif est d’apporter une aide à l’organisation et la mise en cohérence des actions menées par ces différents acteurs à l’échelle du bassin Rhin-Meuse.
WETNET est un projet Interreg Méditerranée, co-financé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) et coordonné par la Région de Veneto. Le projet aborde la question des zones humides en Europe, qui sont des environnements interconnectés vulnérables, contribuant considérablement au maintien de la biodiversité. Leur protection mêle les aspects scientifiques et environnementaux avec les préoccupations de gouvernance.
Vendredi 9 mars 2018, les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires ont salué les collectivités qui se sont engagées dans la deuxième édition du Grand Prix « Milieux humides et urbanisme – Des atouts pour nos territoires ». Cet appel à candidature, lancé dans le cadre du Plan national d’action en faveur des milieux humides 2014-2018, vise à maintenir et à renforcer la dynamique initiée par la première édition, en mettant en avant de nouvelles expériences territoriales de préservation, création ou restauration de milieux humides.
La maire (PS) de la capitale, Anne Hidalgo, a fait marche arrière jeudi 8 mars : la Ville de Paris a décidé de « reporter » le projet de baignade dans les bassins qui devaient être installés en 2019 dans le lac Daumesnil, en bordure du bois de Vincennes.
L’eau, à la base de toute vie. Pourtant, nos villes modernes se débarrassent d'elle promptement. L’eau ruisselle sur l’asphalte luisant, se précipite au sein de tuyaux sans fin, pour noyer parfois quelques pavillons mal placés plus loin. Pourtant, les exemples de villes "perméables", aquaphiles et durables ne manquent pas. L'Allemagne et la Suisse sont les championnes d'Europe en ce domaine. Qu’en est-il en France ? Entretien avec Jean-Jacques Hérin, président de l’ADOPTA et responsable de l’assainissement de la communauté d’agglomération de Douai.
La première commission des aides du conseil d’administration de l’agence de l’eau Seine-Normandie de 2018, a attribué 62,5 millions d’euros pour l’amélioration de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques. Dont 19 millions d’euros seront dédiés à la renaturation du fleuve de la Sélune.
La nouvelle réglementation sur la protection des cours d'eau vis-à-vis des traitements phytosanitaires se traduit par une moindre protection des écoulements. Près d'une cinquantaine de recours sont déposés contre des arrêtés préfectoraux.
Par une note technique datée du 5 février, le directeur de l'eau et de la biodiversité demande aux services déconcentrés de l'Etat (Dreal, Driee, DDT, etc.) de hiérarchiser l'instruction des dossiers de déclaration au titre de la loi sur l'eau en fonction des enjeux environnementaux. "Il est (...) indispensable de limiter au strict nécessaire l'instruction des dossiers de déclaration sans enjeu particulier sur les milieux de vos territoires, et d'investir le temps suffisant uniquement...
Les juvéniles de poisson ont-ils besoin d’être protégés dans l’étang de Berre ou vivent-ils bien tout seuls ? Le Gipreb, conscient de l’intérêt pour la biodiversité et des enjeux économiques pour la pêche, a proposé une étude innovante menée par le GIS Posidonie.
Dites non à l'épandage de 45 000 m3 de résidus polluants sur un milieu karstique fragile, dont plusieurs centaines de parcelles situées dans le périmètre de captages d'alimentation en eau potable (AEP).
Hier à la sortie du tribunal, le garde pêche accompagné de son avocat a reçu de nouvelles menaces de la part d’une quarantaine d’agriculteurs : “on va s’occuper de toi, ça va être ta fête”. Cette sale histoire n’est peut être pas terminée.
Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée, et François Sauvadet, président du comité de bassin Seine-Normandie ont été reçus le 27 février à Matignon par des membres du cabinet du Premier ministre pour évoquer les agences de l’eau et défendre le financement des travaux sur l’eau, l’assainissement et la protection contre les inondations.
Le Préfet de la région Bretagne, Christophe Mirmand, et le Vice‐Président du Conseil régional, Thierry Burlot, ont réuni, ce mardi 20 février, la Conférence Bretonne de l’Eau et des Milieux Aquatiques (CBEMA), avant d’installer officiellement la Conférence Bretonne de la Biodiversité, nouvelle instance de concertation complétant le travail des conférences régionales autour de grands enjeux environnementaux (CBEMA, Conférence de la transition énergétique, Conférence des ressources, Conférence mer et littoral).
SWOS (Satellite-based Wetlands Observation Service) est un projet Horizon-2020, financé par la Commission européenne pour une durée de trois ans et demi (juin 2015 à novembre 2018). Il regroupe 13 partenaires issus de huit pays européens (trois universités, quatre entreprises privées et six ONG). Il vise à appuyer les spécialistes de la gestion et de la conservation des zones humides (gestionnaires, décideurs, scientifiques) dans la protection, la mise en valeur et la restauration de ces milieux.
Inquiet du niveau bas des eaux, Matthieu Vitré a lancé une pétition qui a déjà rassemblé 830 signatures. Ce Vauclusien attend avec impatience les conclusions d'un diagnostic mené sur l'état du barrage.
C'était une première, mercredi matin : 435 kg de civelles ont été déversées dans l'Aulne, entre Pleyben et Châteauneuf-du-Faou. Objectif : suivre ces bébés anguilles pendant trois ans. Une opération scientifique sérieuse, qui implique plusieurs organismes à l'aide d'un financement majoritairement public, mais aussi privé: mareyeur et pêcheur basques étaient de l'expédition.
La bataille judiciaire autour du projet de Center Parcs à Roybon continue. L’association de protection de l’environnement Frapna devrait bientôt obtenir les documents relatifs à la destruction des zones humides, qu’elle réclame depuis des années. Le Conseil d’État vient de lui donner raison.
La bataille judiciaire autour du projet de Center Parcs à Roybon continue. L’association de protection de l’environnement Frapna devrait bientôt obtenir les documents relatifs à la destruction des zones humides, qu’elle réclame depuis des années. Le Conseil d’État vient de lui donner raison.
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance, pour la 2nde année consécutive, un appel à manifestations d’intérêt à toute entité publique ou privée intéressée pour soumettre un projet d’action en matière de surveillance et d’évaluation de l’état des eaux et des milieux aquatiques. L’objectif est d’améliorer et de compléter le dispositif de surveillance et d’évaluation de la Directive-cadre sur l’eau (DCE) pour l’ensemble des rivières, lacs, eaux littorales, eaux souterraines de la métropole et des départements d’Outre-Mer.
Suite au succès des deux appels à manifestation d’intérêt (AMI) lancés en 2017 pour la mise en œuvre des politiques régionales Eau et Biodiversité, la Région Grand Est et ses partenaires ont décidé, en relation avec l’agence française pour la biodiversité, de reconduire ces dispositifs pour l’année 2018. Il s’agit de l’AMI "Eau et territoire : aménagements hydrauliques multifonctions" et de l’AMI "Trame verte et bleue : initiative biodiversité". Ces AMI visent à soutenir des projets pour la préservation des milieux et la protection des ressources en eau du Grand Est.
En l’absence d’un cadre juridique clair, de nombreux cours d’eau sont déclassés sous l’influence de la FNSEA, qui cherche à contourner la loi sur l’eau. Des centaines de rivières sont ainsi en train d’être purement et simplement rayées de la carte de France.
Qu’est-ce qui est une rivière, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Derrière cette question se cache un enjeu majeur pour la qualité des eaux car la réglementation concernant l’épandage de pesticides en dépend. Alors que la carte officielle pourrait s’établir au rabais, les défenseurs de la nature se mobilisent sur le terrain. Reportage en Ariège.
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance un appel à projets pour obtenir des retours d’expérience sur la mise en œuvre d’une méthode d’évaluation des impacts cumulés des retenues sur des bassins versants.
Les juvéniles de poisson ont-ils besoin d'être protégés dans l'étang de Berre ou vivent-ils bien tout seuls ? Le Gipreb, conscient de l'intérêt pour la biodiversité et des enjeux économiques pour la pêche, a proposé une étude innovante.
À l’issue d’un travail de réflexion dans le cadre du Think Tank régional sur l’Economie Verte et la RSE, et des phases de préfigurations, deux groupes de travail (GT) régionaux de filières ont été installés en Provence-Alpes-Côte d’Azur les 23 et 30 janvier dernier, l’un sur l’eau et l’autre sur le génie écologique.
La stratégie d’organisation des compétences locales de l’eau (SOCLE) du bassin de Corse a été approuvée par arrêté du préfet coordonnateur de bassin en date du 31 octobre 2017, après un avis favorable du comité de bassin du 11 octobre 2017.
Pour endiguer la chute du lit de la Loire, un programme de rééquilibrage est prévu. L'aménagement concerne trois secteurs situés entre Nantes et Ingrandes.
L'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), géré par le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), met désormais en ligne les données régionales de la trame verte et bleue (continuités écologiques), identifiée au sein des schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE) ainsi qu'une restitution cartographique nationale de ces données.
Dans le cadre de la journée mondiale des zones humides qui s'est tenue ce 2 février, plus de 300 événements ont eu lieu aux quatre coins de la France sur le millier d'actions prévues dans le monde. L'urbanisation durable était au centre de la programmation. "Les zones humides jouent un rôle clé pour les villes", a rappelé Mechtild Rössler, directrice du centre du patrimoine mondial de l'Unesco. Un nouveau label "Ville des zones humides" sera lancé à l'automne prochain.
Pour la première fois, cette proposition de loi (PPL) a donné au gouvernement Philippe l’occasion de s’exprimer très concrètement sur l’adaptation des littoraux au changement climatique. Comme la précédente, cette PPL vise essentiellement à donner aux collectivités les moyens de répondre aux problèmes d’érosion du trait de côte sur les côtes sableuses, tant d’un point de vue juridique, que financier.
Retour sur la journée d'information et d'échanges – 20 septembre 2017 - Gray (70) - Alterre Bourgogne Franche-Comté. Les présentations et les vidéos sont disponibles.
Cette journée technique a comporté dans un premier temps la présentation du contexte foncier actuel. Puis des présentations ont abordé les stratégies foncières et les modes de gestion en fonction des typologies du foncier. Enfin, des retours d’expériences sur des actions mises en œuvre dans le but de valoriser et de préserver des milieux sensibles ont été présentés. Les échanges entre gestionnaires ont été favorisés par des temps dédiés à la suite de chaque session thématique. Les présentations sont disponibles.
Méconnue et d’une grande richesse écologique, la plus vaste forêt alluviale du sud-est de la France se déploie aux portes de Lyon. Reporterre vous fait visiter cet écosystème en partie insulaire qui soit son originalité aux inondations et aux crues du Rhône.
Alors que les crues s’intensifient un peu partout en France et que les infrastructures artificielles échouent à les endiguer, les « solutions vertes » proposent un autre mode de gestion de l’eau, naturel, durable, et plus efficace.
Le ministère met en consultation un nouveau document-cadre guidant l'élaboration de la trame verte et bleue. Sa révision vise à prendre en compte les nouveaux schémas régionaux ainsi que des enjeux émergents liés aux continuités écologiques.
L’État lance un Appel à Manifestation d’Intérêt auprès des collectivités territoriales, associations loi 1901, universités, établissements publics de l’État et autres organismes ciblés par le programme opérationnel FEDER Midi-Pyrénées Garonne 2014-2020.
C’est probablement le plus grand réseau de galeries sous-marines jamais exploré. Après plusieurs mois de recherches, les plongeurs du Gran Acuifero Maya (GAM), un projet dédié à l’étude et la préservation des eaux souterraines de la péninsule du Yucatan (Mexique), ont découvert une connexion entre deux gigantesques galeries sous-marines, à Tulum. Ainsi reliées, ces grottes forment la plus grande galerie sous-marine du monde : 347 kilomètres.
L'initiative «Pour une eau potable propre et une alimentation saine», qui veut couper les paiements directs aux agriculteurs recourant aux pesticides ou aux antibiotiques, a été déposée jeudi à la Chancellerie fédérale. Elle a recueilli 114'420 signatures.
Parmi les 332 opérations suivies dans la phase 1, 258 sont démarrées, en cours ou terminées, pour un budget de 44 millions d’euros, ce qui représente un taux d’avancement proche de 80%. Une soixantaine de maîtres d’ouvrage sont impliqués dans la mise en œuvre de ces opérations.
L'agriculteur Joris Mauvais, chargé de l'épandage illicite sur des champs de Charmauvillers, a violemment agressé hier le garde pêche Patrice Malavaux de l'AAPPMA La Franco Suisse. Un acte dénoncé par l'association de pêche et condamné par la chambre d'agriculture, la FDSEA, les JA du Doubs.
Dans le cadre de la préparation de son prochain programme d’intervention (2019-2024), l’agence de l’eau Rhin-Meuse organise trois réunions d’information et de débats. Cette politique prend en compte les attentes locales et cherche à appréhender au mieux les enjeux futurs (changement climatiques, biodiversité, risques sanitaires émergents, gestion patrimoniale des équipements…). Ces 3 journées se positionnent dans le processus d’élaboration comme une étape d’écoute. Elle permettra de tester la recevabilité de certaines orientations du futur programme.
Depuis le 1er janvier, les produits contenant des microbilles en plastique sont interdits. Il s'agit de produits ménagers, de dentifrices, de shampoings ou encore de gels douche et de crèmes.
L’étang de Berre n’a jamais eu d’ostréiculture, mais il avait partiellement été colonisé par les huîtres dans les années 1950. Cette situation peut-elle revenir ? Une comparaison avec une baie japonaise peut apporter quelques réponses, et surtout nous encourager à préserver la ripisylve encore importante de l’étang (et des tributaires) et d’y encourager les feuillus.
La neige a fondu mais l’image est toujours dévastatrice…Les pêcheurs du Doubs franco-suisse dénoncent de nouveau un épandage sur des terres de Charmauvillers. Il s’agit de la même exploitation que celle incriminée en décembre dernier. Cette fois-ci, l’acte ne semble pas condamnable selon la réglementation en vigueur mais cette forme de récidive laisse pantois. Ces pratiques minoritaires nuisent à l’image des 2500 exploitations agricoles du Doubs.
L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse lance une seconde "initiative pour la biodiversité" en 2018 sous forme d'un appel à projets doté de 4 millions d'euros. Elle cible en priorité les projets des collectivités, associations de protection de la nature, conservatoires et gestionnaires d’espaces naturels qui agissent pour la reconquête de la biodiversité des milieux aquatiques. Les lauréats verront leurs projets financés jusqu’à 60%. Le dépôt des dossiers s’effectue jusqu’au 30 avril 2018.
Le moteur de recherche du site a été ré-écrit pour permettre une recherche plus fine. Désormais, les résultats de recherche sont classés par types : actualités, publications, agenda, vidéos, offres d'emplois et de stages, CV, retours d'expérience, appels à projets, société. Le lien ci-dessus renvoie sur un exemple de recherche pour le mot GEMAPI.
Économiser l’eau, oui, mais laquelle ? L’action la plus efficace pour les collectivités locales est de loin la lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau potable. La récupération d’eau pluviale fait aussi partie des solutions envisagées. Mais la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) reste souvent oubliée. Pourtant, c’est une ressource à ne pas négliger, car tous les usages n’ont pas besoin d’eau potable.
Le concours porte sur 8 thématiques (4 thématiques opérées par l’ADEME, 4 par BpiFrance) dont la thématique « Ecosystèmes terrestres, aquatiques et marins » : Enjeux sanitaires et hydrologiques, optimisation et développement de nouvelles sources d’eau, sécurité des installations et des infrastructures de traitement, préservation et reconquête de la biodiversité des sols, qualité de l’eau et production agricole, anticiper, localiser et mobiliser les sols.
Après 9 mois de discussions entre les acteurs, une charte préalable au projet stratégique de territoire du bassin versant du Tescou est présentée aujourd’hui publiquement. Elle a été élaborée comme le reflet d’une vision partagée et comme un équilibre de points de vue pour définir une stratégie de développement du territoire qui dépasse la simple gestion de la ressource en eau. Des débats internes ont eu lieu dans nos organisations pour examiner les aspects positifs et négatifs du contenu de cette charte. Malgré certaines insuffisances, elles ont estimé que le positif l’emportait sur le négatif.
En 2013, des agents de l’office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) devenu Agence française pour la biodiversité ont été victimes d’une manifestation très agressive organisée par un syndicat d’agriculteurs. Deux cents d’entre eux sont venus manifester devant les locaux de l’ONEMA à Saint-Pourçain sur Sioule dans l’Allier en déversant un camion épandeur de fumier et en saccageant les locaux du service départemental. Derrière cela, des atteintes à l’environnement commises par des agriculteurs qui sont enfin sanctionnées… en 2017
Pour augmenter leur pâturage, neuf exploitants se sont vu proposer une solution innovante cette année : restaurer leurs zones humides tout en mettant en place des talus. Une solution qui a aussi l'avantage d'être écologique. L'opération a été menée, dans le territoire, par le Syndicat mixte du Trégor.
La France vient d’inscrire les Marais et tourbières des vallées de la Somme et de l’Avre sur la Liste des zones humides d’importance internationale (Site Ramsar n° 2322). Comprenant la basse vallée de la Somme et de son principal affluent, l’Avre, ainsi que les marais et tourbières adjacents, le site débouche, à son extrémité nord (aval), sur un autre Site Ramsar, la Baie de Somme (Site Ramsar n° 925), qui s’étend jusqu’à l’estuaire de la Somme.
Sébastien Rapinel, Simon Dufour, Laurence Hubert-Moy (LETG-Rennes) et Bernard Clément (ECOBIO) publient en décembre 2017 dans la revue Wetlands les résultats d’une étude portant sur la surveillance à échelle fine et sur le long terme de la déperdition des zones humides. Les résultats ont été obtenus par couplage de données aéroportées LiDAR et de photographies aériennes historiques.
Cet appel à manifestation d’intérêt (AMI) est une déclinaison opérationnelle de l’accord-cadre conclu entre la Région Grand Est et les Agences de l’eau Rhin-Meuse, Rhône Méditerranée Corse et Seine-Normandie, signé en novembre dernier, qui vise à préserver et améliorer la qualité des eaux et de la biodiversité, avec un développement durable des territoires.
L'Institution Adour a organisé le jeudi 7 décembre 2017, au Parlement de Navarre à Pau, un après-midi d'échange et de réflexion autour des thématiques d'actualité touchant à la gestion de l'eau et des milieux aquatiques à l'échelle des départements des Hautes-Pyrénées, du Gers, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Les présentations sont disponibles.
Le rapport des médiateurs a étudié l'alternative envisageable d'allonger la piste de l'aéroport existant Nantes-Atlantique. Le gouvernement tranchera sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes avant fin janvier 2018.
L'étude, inédite, est surprenante. En Méditerranée et plus particulièrement dans le Golfe du Lion - comprenant tout le littoral d'Occitanie - les poissons-lunes sont surreprésentés. Ils sont inoffensifs pour l'Homme et lui rendent même un grand service : ils se nourrissent exclusivement de méduses, à coups de dizaines de kilos, ce qui conforte aussi la présence massive de ces gélatineux.
L’objectif de l’opération est de connaître les caractéristiques du peuplement piscicole du plan d’eau de Serre-Ponçon et de fournir un certain nombre d’éléments de qualité sur sa fonctionnalité afin de suivre son état écologique et son état chimique.
De nombreux projets de thalassothermie sont sortis des cartons récemment, notamment sur le littoral méditerranéen. L'objectif : réchauffer ou refroidir des bâtiments et des quartiers, grâce à l'eau de mer. Le point sur ce renouveau d'une technologie pourtant ancienne.
Une base de données, centralisant toutes les connaissances sur la répartition spatiale des poissons d’eau douce dans le monde, vient de voir le jour. Elle remplacera bientôt les recherches sur des sources documentaires dispersées, voire des expéditions sur des terrains déjà échantillonnés.
La Journée mondiale des zones humides (JMZH) 2018 approche. Afin de valoriser toujours plus d’animations organisées pour l’occasion, le site web permettant d’inscrire et faire labelliser des animations est ouvert. Si vous souhaitez faire labelliser vos animations prévues entre le 27 janvier et le 28 février 2018, n’hésitez plus !
Récemment, une carte actualisée des pressions affectant l'état écologique des rivières européennes (telles que les pollutions, les prélèvements d'eau et les détériorations des habitats) a été publiée à partir des recherches du projet européen MARS (« Managing Aquatic ecosystems and water resources under multiple stress »). L'étude et la carte fournissent des informations utiles pour les gestionnaires de rivières cherchant à comprendre les impacts des pressions multiples sur ces écosystèmes et les mesures à envisager pour limiter ces impacts.
Nouveau sur le site, une page regroupant les retours d'expériences, classés par thématique. Il en manque encore beaucoup, qui seront ajoutés dans les semaines qui viennent.
Dans les Alpes et les Pyrénées, les premières stations de ski ouvrent leurs pistes. Face à la hausse des températures et à la baisse de l’enneigement, les stations croient avoir trouvé la parade, avec la généralisation des canons à neige. Problème : les quantités d’eau nécessaires pour produire la neige artificielle sont considérables, menaçant les réserves locales en eau potable. Ce qui n’empêche pas les régions alpines de consacrer des millions d’euros de subventions à ces équipements. Alors que les glaciers fondent et que l’eau se raréfie, l’enneigement artificiel est-il vraiment une priorité collective ? Enquête.
Alors que la date-butoir (1er janvier 2018) approche à grands pas, une proposition de loi portée par le groupe Modem entend clarifier cette prise de compétences délicate pour les EPCI. Un aménagement de la responsabilité, ainsi que la commande d’une étude d’impact à l’Etat font partie des modifications apportées au texte initial. La place des départements est également confortée.
Un rapport publié mardi fait état de la situation écologique inquiétante dans les Grands-Lacs. Et les Québécois devraient s’en inquiéter, selon une chercheuse qui vient de démontrer qu’une bonne partie de la pollution du fleuve Saint-Laurent vient de plusieurs centaines de kilomètres en amont.
Remettre en eau les hauts-marais asséchés pourrait mettre fin à leurs émissions de gaz carbonique. Dans ce but, l’Institut fédéral suisse de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) a développé une méthode de compensation qui permet d’évaluer de manière fiable ce type de pollution atmosphérique. On estime que les hauts-marais asséchés, très nombreux en Suisse malgré l’obligation constitutionnelle de les protéger, émettent quelque 19’000 tonnes de CO2 par an.
Venir à bout des cyanobactéries pour ne plus interdire la baignade. Voilà la volonté de la Ville de La Ferté-Bernard. Drones et sous-marin parcourent le plan d'eau dans ce sens.
Le projet de loi de finances pour 2018 prévoit une réduction massive des moyens financiers et humains des agences de l’eau qui va impacter considérablement les politiques locales de l’eau.
Un an après l’adhésion de la France au Centre européen de restauration des rivières (European Center for River restoration, ECRR), le Centre national de restauration des rivières (CNRR) français, animé par l’Agence française pour la biodiversité, a accueilli une rencontre de ce réseau européen pour la 1re fois sur son territoire.
Deux ans après l’adoption de la Résolution XII.14 de la convention de Ramsar en Uruguay, treize partenaires de 9 pays méditerranéens unissent leurs forces pour atteindre un objectif commun: la conservation des zones humides des îles du bassin méditerranéen.
Le 26 septembre 2017 a eu lieu la mise en place du Comité de l’eau et de la biodiversité (CEB) de La Réunion. Ce comité assure en une seule et même instance pour les départements et régions d’outre-mer, le rôle jusque-là dévolu au Comité de bassin, et celui de comité régional de la biodiversité qui existe en métropole.
Une pollution de la rivière l'Eaulne dans le pays de Bray a été signalée vendredi 17 novembre au matin. Elle a entrainé une forte mortalité des poissons. Une pisciculture située à Clais a notamment été touchée. 1 300 kilos de truites ont été perdus.
C'est une illustration du réchauffement de la planète. La pluviométrie insuffisante assèche les rivières du département. L'écoulement est bien plus bas que la normale pour un mois de novembre. Dans l'Ognon, une rivière au sud de Nantes, les poissons meurent par centaines.
La pollution menace les rivières, tout comme les effets de la sécheresse. L’Agence française pour la biodiversité a rédigé un guide pour aider les communes des bassins-versants. Elle le présentait, ce mardi matin, sur le site d'Agrocampus Ouest, à Rennes.
À Collioure, dans les Pyrénées-Orientales, les plaques d’égouts de la ville ont été accompagnées d’un message pour sensibiliser au respect de la biodiversité.
Nicolas Hulot revient sur la décision de Ségolène Royal : les deux barrages de la Sélune (Manche) seront détruits. Le projet de restauration de la biodiversité du fleuve côtier, lancé fin 2009, repart de l'avant.
Le 1 décembre 2017 voit le lancement d’un réseau européen sur la connaissance et la gestion des ripisyvles : CONVERGES, piloté par Simon Dufour, enseignant-chercheur à l'université de Rennes 2, au sein du LETG-Rennes.
1817-2017. Il y a 200 ans, l'ingénieur de Karlsruhe Johann Gottfried Tulla imaginait les premiers plans pour aménager le Rhin. Le but était de contenir le fleuve sur un bras unique d'environ 200 mètres de large, contre un kilomètre auparavant. Mais pourquoi avoir mené ces travaux pharaoniques ?
L’Agence de l’Eau Loire Bretagne lance un second appel à initiatives pour la biodiversité pour compléter son expérience dans ce domaine et alimenter ses réflexions pour l’élaboration de son 11ème programme d’interventions. L’objectif est de faire émerger des projets innovants pour restaurer les continuités des trames écologiques et des espaces de transition et réhabiliter les cœurs de biodiversité.
Ce mardi 31 octobre, la Région Bretagne, Brest Métropole, la CCI métropolitaine Bretagne ouest et Naval Group ont signé un accord avec l'Agence de l'Eau Loire Bretagne. L'objectif ? Améliorer la qualité des eaux du port.
20 ans d’action de l’agence de l’eau et des millions d’euros auront permis la restauration écologique du Rhône. Il reste beaucoup à faire, mais la qualité des eaux a été améliorée, sa pollution divisée par cinq. Même les poissons choisissent désormais le fleuve pour vivre.
Les ministres de la Transition écologique Nicolas Hulot et de l’Agriculture Stéphane Travert ont annoncé jeudi la mise en place d' »une cellule d’expertise » sur la gestion de l’eau dans le domaine agricole, « pour anticiper les conséquences du dérèglement climatique ».
Suite à la signature du 3ème Plan départemental de l’eau par les différents partenaires le 3 octobre 2017, le Département a organisé les 17 et 19 octobre derniers, deux demi-journées de réunions afin d’informer les élus ainsi que les différents acteurs de l’eau de la nouvelle politique de l’eau du Département, ajustée afin d’être encore plus cohérent avec les objectifs du 3ème Plan.
Qu’elles soient exposées à des climats modérés ou glaciaires, les tourbières conservent toute leur robustesse, malgré un écosystème peu diversifié. Cette découverte effectuée par l’EPFL et une équipe de chercheurs européens modifie notre compréhension de la biodiversité.
Endémique de la mer Méditerranée, la Posidonie (Posidonia oceanica), la plante aquatique la plus répandue dans ses eaux, représente l’une des principales richesses marines de cette mer. Elle occupe entre 25 000 et 50 000 km2 des zones côtières de la Méditerranée, correspondant à 25% du fond marin. Elle se développe dès les premiers mètres jusqu’à 40 m de profondeur.
Les haies sont de retour ! Dans les trois années à venir, 20 000 arbustes doivent être plantés sur le plateau d’Amancey pour participer à l’amélioration de la qualité des eaux de la Loue. Les eaux qui pénètrent dans le sol du plateau cheminent à travers notre gruyère karstique jusqu’à la Loue. Planter des haies participe à la lutte contre l’érosion des sols. Autres intérêts : mieux capter les intrants comme les nitrates ou les éventuels pesticides et participer au maintien de la biodiversité.
Les temps sont durs pour les rivières du département du Doubs. En quinze jours, trois cours d'eau ont été touchés par des pollutions. La Fédération de pêche du Doubs a décidé de porter plainte avec constitution de partie civile pour ces trois dégradations des milieux aquatiques.
Dans la continuité des évolutions, introduites notamment par la loi biodiversité, de la représentation des comités de bassins, la composition des conseils d'administration des agences de l'eau évolue à son tour. Détails des modifications.
Entre 2012 et 2016 l’Agence française pour la biodiversité a observé les étiages estivaux des cours d’eau métropolitains. Sur 3.302 stations d’observation, un tiers a connu au moins une période d’assèchement.
Après l’abandon du barrage de Sivens, l’État a lancé une concertation locale sur un « projet de territoire ». Les auteur-e-s de cette tribune s’interrogent sur la participation d’associations écologistes à cette « expérience d’ingénierie sociale » où les pro-barrages sont majoritaires.
Alors que l’UFC-Que choisir vient de publier les résultats d’une étude alarmante sur l’état des ressources en eau françaises, l’AFB met à disposition des documents en ligne : référentiels cartographiques, guides, outils de modélisation et de gestion, ou encore indicateurs hydrologiques.
Superbe zone naturelle, maternité exclusive de plusieurs oiseaux rares, les Marais d’Harchies voient arriver à leur porte le projet de « quartier nouveau » des Sartis : 900 logements dévastateurs pour la biodiversité. Hors de question pour les experts de Natagora d’ouvrir la porte à ces nuisances alors qu’un site alternatif existe à Hensies et que la Wallonie veut augmenter ses aires protégées.
Les dispositifs enherbés placés dans les zones humides ripariennes permettent l’interception et la rétention de polluants agricoles, comme le phosphore apporté par l’érosion des parcelles agricoles situées en amont. Cependant, l’accumulation de phosphore dans ces zones présente un risque pour les masses d’eaux superficielles, puisque, comme le montrent les résultats de cette étude, les zones humides sont des bioréacteurs capables de convertir le phosphore particulaire en phosphore dissous. Avec le temps, les zones humides ripariennes peuvent donc passer du statut de puits de phosphore particulaire à celui de sources de phosphore dissous, plus mobile et plus biodisponible.
Un vaste programme de restauration des rivières sur le bassin-versant de la baie de la Fresnaye est entrepris. Le but ? Que truites et anguilles retrouvent leur place.
La restauration d’adoux fait l’objet d’un beau partenariat entre le SIVU du Haut-Verdon, la fédération de pêche des Alpes-de-Haute-Provence, l’Agence française de la biodiversité, et le Parc naturel régional du Verdon.
Début octobre, à Malte, se tenait la conférence mondiale « Our Ocean ». A cette occasion la Commission européenne a annoncé prendre 36 nouveaux engagements représentant 550 millions d’euros, en faveur de la protection des océans. A l’échelle mondiale 6 milliards d’euros d’investissements ont été annoncés.
A l’issue des échanges, le comité de bassin a adopté, à l’unanimité de ses membres, un vœu qui, tout en saluant la volonté du Ministre de fixer des priorités ambitieuses aux agences de l’eau, déplore l’augmentation très importante des contributions à verser aux opérateurs de la biodiversité, regrette vivement la mise en place d’un plafond des redevances qui bride la capacité financière des agences de l’eau et permet un détournement financier en faveur du budget de l’Etat, en contradiction avec le principe « l’eau paie l’eau ».
Dans son discours du 5 octobre devant les présidents d'intercommunalités réunis à Nantes, la ministre auprès du ministre de l'Intérieur a balayé toute idée de report ou d'annulation du transfert, mais s'est montée ouverte sur un texte assouplissant d'ici début 2018 la mise en oeuvre de ces transferts de compétences.
Le lac de stockage permanent du site de Seine-et-Marne pourrait devenir un système de casiers qui se remplit au moment des crues. Mais les oppositions restent fortes.
Ces zones, qui bordent le littoral aquitain, ont un effet "éponge". Elles permettent de réguler notre milieu naturel en faisant rempart contre la sécheresse et les inondations. Mais, si rien n'est fait, elles s'assècheront d'ici 50 ans, menaçant gravement l'équilibre de notre environnement.
Un colloque organisé hier à Lyon par l’Agence de l’eau a tiré le bilan de vingt ans de restauration écologique du fleuve. Reportage dans le Haut-Rhône sur l’un des premiers tronçons « renaturés », où la biodiversité et la lutte contre les inondations progressent.
Quelles sont les perspectives de ressource en eau, à l’horizon 2050, sur le bassin de la Dordogne ? Réponse avec le diagnostic établi par l’Agence de l’eau.
A Ingersheim, une nouvelle opération de marquage - pose d'un émetteur - de poissons aura lieu à proximité du seuil situé sur la Fecht à l’amont de la commune, en présence du Syndicat Mixte de la Fecht Aval et de la Fédération Départementale pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques du Haut-Rhin. Le Conseil départemental du Haut-Rhin souhaite par de telles opérations évaluer l'efficacité de ses aménagements de rivières sur la faune aquatique.
En France, le bon état des ressources en eau souterraine est un enjeu majeur pour l’alimentation en eau potable des territoires. Pour préserver ou reconquérir la qualité de cette ressource précieuse mais peu visible, les gestionnaires doivent définir et mettre en œuvre dès aujourd'hui des actions de protection qui vont générer des coûts immédiats pour des bénéfices futurs difficiles à évaluer, souvent incertains et peu perceptibles pour les acteurs des territoires concernés. À travers l’analyse économique comparée de plusieurs stratégies d'action, cet article propose un éclairage sur les implications économiques des choix de protection des eaux souterraines pour l’alimentation en eau potable.
François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon-métropole, Serge Bideau, secrétaire général de la Préfecture de Côte-d’Or et Laurent Roy, directeur général de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, ont signé jeudi 28 septembre 2017 le premier contrat de travaux dont le but est l’amélioration de la gestion du grand cycle de l’eau et des ressources naturelles.
Afin d’informer les acteurs de la gestion de l’eau sur l’actualité en rapport avec la compétence GEMAPI, l’OIEau propose une lettre d’information mensuelle. Cette lettre est réalisée avec le soutien financier de l’AFB et l’appui du Ministère de la Transition écologique et solidaire. Elle contient les principales actualités publiées dans le mois : articles, événements, documents…
Un inventaire de la végétation aquatique des lacs d'altitude est en cours, sous l'impulsion du réseau Lacs Sentinelles. Trois lacs des Écrins sont concernés par cette étude qui, à terme, servira de référence pour observer les évolutions en lien avec les changements climatiques.
Petit mammifère de la famille des castors et originaire d’Amérique latine, le ragondin s’est installé partout en France. Au point d’appauvrir l’environnement et de répandre une maladie, la leptospirose. Mais faute d’assez de prédateurs, il est difficile de rétablir l’équilibre écologique. Enquête - et reportage photo.
L’Etablissement Public d’Aménagement (EPA) Alzette–Belval souhaite identifier des innovations afin de mettre en place un « démonstrateur de gestion intégrée des eaux pluviales sur d’anciennes friches industrielles ». Dans ce contexte, HYDREOS et l’EPA Alzette–Belval réalisent un sourcing via un Appel à manifestation d’intérêt.
Au JO du 23 septembre 2017 se trouve un arrêté important pour les stations d’épuration d’assainissement collectif et les grosses installations de SPANC.
Les contrats territoriaux de l'Indrois, de ses affluents et de l'espace naturel sensible des Prairies du Roy, de l'Esves et de ses affluents ont été signés le 19 septembre dernier, à Genillé. L'objectif de ces contrats est de fixer - pour la période 2017-2021 - les règles environnementales s'appliquant à la gestion de l'espace naturel et des rivières ainsi qu'à tous les travaux d'entretien à y réaliser.
Le syndicat des industriels de l’ANC a tenté d’empêcher la publication de l’étude scientifique, commandée par le ministère de l’Ecologie, mettant en cause des pratiques commerciales qui affectent plusieurs milliers de foyers français. La manœuvre a échoué…
Le WWF Suisse s’est fixé entre autres objectifs de préserver les rares ruisseaux et rivières encore naturels, précieux sur le plan écologique, et d’assurer leur protection. Il a inventorié 64 "perles de rivière" qu’il présente dans une nouvelle brochure.
Une équipe dirigée par Abdelhak El Amrani (ECOBIO) en collaboration avec des chercheurs américains publient en octobre 2017 dans la revue Journal of Environmental Management un article basé sur huit ans d’étude en site pilote (Temacine, Algérie). L'objectif était d’améliorer le traitement et à la réutilisation des eaux usées des zones humides artificielles en utilisant les plantes et le microbiome de leur rhizosphère. Ces huit ans d’étude révèlent que les monocotylédones ont été sélectionnées au cour de l’évolution pour supporter de fortes pollutions en zone humide en comparaison aux dicotylédones. Ces résultats trouvent des applications en métaremédiation.
Août-Septembre 2017.
L’édition de cette lettre en cette rentrée 2017 est un peu particulière. Comme vous l’aurez peut-être constaté depuis cet été, notre site www.pole-lagunes.org n’est plus fonctionnel suite à un piratage informatique. En attendant la mise en ligne d’une nouvelle version de notre site, la Lettre des lagunes continuera à paraître en faisant la part belle aux sites Internet de nos structures et partenaires.
Depuis la rentrée 2017, la Cour des comptes européenne a entamé un audit des Etats membres sur la gestion des risques d'inondation. Son objectif ? Evaluer si, dans l'Union européenne, les questions de prévention, protection des populations et anticipation des risques étaient basées sur des analyses fiables, et leurs gestions efficaces. Elle devrait rendre son rapport finale en 2018.
La prolifération des algues vertes sur certaines plages bretonnes témoigne d’un phénomène de pollution en pleine recrudescence sur la planète : l’eutrophisation. Une expertise scientifique est publiée aujourd’hui pour faire la lumière sur les origines et les conséquences de ce syndrome d’indigestion des milieux naturels.
L’agence de l’eau a lancé un nouvel appel à initiatives en faveur de la biodiversité. Études de connaissance, travaux, actions de communication... faites vos propositions !
Tempête sur le marché des dispositifs d’ANC: une étude publique révèle que 8 dispositifs de traitement sur 10 sont inacceptables… Les usagers n’ont pas fini de trinquer ! Tout ceux qui étaient présents, à Limoges, ce mercredi 13 septembre, en ce premier jour des Assises Nationales de l’ANC, dans une salle de plénière pleine à craquer, ont dû éprouver le même sentiment de vivre en direct l’implosion d’un système.
Particulièrement visibles en été lorsque les eaux deviennent dormantes (à l'étiage), chaudes, riches en nutriments et bénéficiant d'un ensoleillement maximum, les plantes aquatiques n'ont pas toujours bonne presse. Poussant très rapidemment (l'eau n'est pas un facteur limitant), elles gênent les activités nautiques et apparaissent aux contemplatifs de l'eau limpide comme un signe d'insalubrité. Ces végétaux sont pourtant au contraire le reflet émergé d'une importante mais discrète biodiversité : ces plantes hébergent en effet des escargots, coquillages et moules d'eau douce, les larves et adultes d'une multitude d'insectes, des poissons, des oiseaux et des mammifères amphibies.
Le 13 septembre 2017, le Grand Avignon a signé un contrat d'agglomération avec l'agence de l'eau. Jean-Marc Roubaud, président du Grand Avignon a répondu aux questions de Sauvons l'eau.
L’Association nationale des élus des bassins s’est créée il y a quelques mois à peine, proposant une évolution de l’association des établissements publics territoriaux de bassins. Présidée par Bernard Lenglet, l’Aneb cherche coûte que coûte à imposer un regard de bassin et à y associer les élus.
Une part de plus en plus vaste des océans est dépourvue d'oxygène. Alors que la biodiversité marine peine à y vivre, l'homme continue d'aggraver ce phénomène de «zones mortes». Les scientifiques blâment les pesticides et le réchauffement climatique.
Le Cerema a conclu avec l’Etablissement Public Territorial (EPT) Est Ensemble une convention de partenariat de recherche et d’échanges de données, avec une subvention de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN), afin d’étudier la faisabilité de systèmes d’infiltration des eaux pluviales urbaines, dans un contexte hydrologique sensible.
La commission des finances du Sénat salue le rôle de l'Etat dans la convalescence de la deuxième zone humide française. Elle préconise de revaloriser les soutiens financiers en faveur du maintien des prairies et de la gestion hydraulique.
Face à des dégradations de plus en plus marquées de notre environnement, la préservation ou la restauration de sa qualité apparaissent essentielles. La communauté internationale s’est ainsi donné pour objectif de restaurer 15 % des écosystèmes de la planète d’ici à 2020. Réparer les milieux dégradés constitue une priorité car ceux-ci contribuent souvent à augmenter les risques naturels, et les inondations tout particulièrement. En France, 17 millions d’habitants sont exposés à ce risque. Comment atteindre ces objectifs ? Comment optimiser les actions ? Les plantes peuvent apporter une réponse à ces enjeux.
Cette action du programme « Trame bleue, espaces et continuités » a pour objectif de développer des outils d’aide au diagnostic et à la délimitation de l’espace de bon fonctionnement des cours d’eau (EBF). Elle est menée en partenariat par Geopeka et le laboratoire Environnement-Ville-Société (EVS) de l’ENS Lyon à travers une thèse CIFRE qui a démarré début 2017. Dans le cadre de ce projet, nous sommes intéressés par les contributions de syndicats de rivière ou de bureaux d’études qui voudraient participer à des ateliers de conception ou expérimenter les outils développés dans ce projet. GeoPeka recherche donc des professionnels intéressés pour participer à ce travail.
L’AREAS a inauguré, jeudi 7 septembre, un nouvel aménagement de lutte contre le ruissellement qui vise à réduire les transferts de pesticides d’origine agricole.
En période estivale, les cours d’eau voient leur niveau d’eau baisser, allant parfois jusqu’à disparaître. Les observations menées sur le terrain entre 2012 et 2016 montrent que 34% des stations ont connu au moins un assec, c’est-à-dire une absence totale d’écoulement de la rivière en un point d’observation donné. La façade atlantique (Pays-de-la-Loire, Nouvelle-Aquitaine), l’ouest de l’Occitanie ou le pourtour méditerranéen semblent particulièrement concernés.
Un nouvel élan pour le plan Rhône-Saône : une mobilisation large et coordonnée des acteurs territoriaux pour la préservation et la restauration des milieux humides. Les actes des journées sont disponibles.
Le projet Interreg CPES « Channel Payments for Ecosystem Services », piloté par l’Université de Chichester (Angleterre), vise à améliorer la qualité de l’eau dans les bassins-versants agricoles intensifs du sud de l’Angleterre et du nord-ouest de la France (Bretagne, Normandie), en testant les modalités d’implantation et de pérennisation dans ces bassins-versants d’outils financiers de type Payment for Ecosystem Services (ou Paiement pour Services Ecosystémiques - PSE - en français).
Une zone humide défrichée, la biodiversité saccagée, des terres agricoles dévorées, la loi méprisée : voici le projet de quatorzième golf en Gironde, à Villenave d’Ornon. Qui est inauguré ce 2 septembre 2017.
1ère expérimentation grandeur nature, cette opération, à objectif environnemental, vise à redonner aux roselières lacustres des conditions favorables à leur développement.
Jugé inefficiente, le Gouvernement l'avait supprimée en 2014. L'exonération de taxe foncière des zones humides en contrepartie de mesures de gestion favorables à leur protection a été rétablie par la loi pour la reconquête de la biodiversité.
L'usine Lactalis a reconnu un incident technique, lequel entraîne une pollution de la Seiche et la mort de centaines de poissons. Alors que la situation devait revenir à la normale, selon l'entreprise et la préfecture, la pollution s'étend désormais sur 7 kilomètres.
Ce que l’homme a défait, d’autres hommes peuvent le corriger. C’est particulièrement le cas pour la lône de Jonage qui va être remise en eau, plus d’un siècle et demi après avoir été sevrée suite à la canalisation du Rhône.
Depuis l’introduction de la culture intensive du maïs céréalier très gourmand en eau, dans les années 1980, les cours d’eau et les nappes phréatique sont surexploités, explique-t-elle. Les volumes prélevés en grande partie par les agriculteurs irrigants sont supérieurs au potentiel de recharge. On est en déficit d’eau permanent même si on a, pour l’heure, évité les coupures d’eau potable qu’on craignait pour fin juillet-début août
FNE dénonce la mise en place de dérogation aux arrêtés qui établissent des restrictions d'eau pour notamment des collectivités, industries ou agriculteurs. Précisions avec Lorraine Levieuge, chargée de mission eau pour l'association.
Le ministère de la Transition écologique envisage d'autoriser une expérimentation d'utilisation d'eaux usées pour l'irrigation initiée par Veolia et la FNSEA. L'Anses a émis un avis clairement défavorable à ce projet.
Alors que le gouvernement vient de lancer un plan pour lutter contre la sécheresse qui touche actuellement la majorité des départements, il s’apprête également à ponctionner 300 millions d’euros sur le budget des agences de l’eau, mettant à mal un modèle français de la gestion de l’eau tant vanté à travers le monde. Un coup de bambou qui témoigne d’une schizophrénie sinon d’un vrai décalage entre la parole et les actes, voire d’un manque de poids de Nicolas Hulot face aux hommes de Bercy.
Dévier un cours d’eau pour lui permettre de retrouver sa biodiversité : tel est le travail qui va être mené sur la rivière l’Aurence afin qu’elle contourne le lac d’Uzurat. Un sacré chantier !
La fixation des distances entre les cultures traitées aux pesticides et les cours d’eau et fossé est désormais laissée à la discrétion des préfets. Ces zones de non-traitement (ZNT) sont un levier important pour la lutte contre la pollution du réseau hydrographique. Les premiers arrêtés publiés dans l’ouest du pays vont être déférés devant la justice, au nom du principe de non-régression.
Le gouvernement serait-il tenté par la politique de la carotte et du bâton ? On pourrait le croire en découvrant ce qui se trame en coulisse. Si le président Macron a déclaré être prêt à faire des ajustements sur la Gemapi, Bercy est en train de réfléchir à un coup de rabot fiscal sur les agences de l’eau. Un effet potentiellement dévastateur puisqu'il est aujourd'hui demandé aux agences de l’eau de financer – outre la gestion de l’eau - de nouvelles missions sur la biodiversité.
Face aux difficultés persistantes rencontrées par l'Observatoire national des services publics d’eau et d’assainissement pour remplir pleinement sa tâche, le ministère de la Transition écologique remobilise ses troupes à travers une nouvelle note mise en ligne ce 19 juillet.
L’Etablissement Public d’Aménagement (EPA) Alzette–Belval souhaite identifier des innovations afin de mettre en place un « démonstrateur de gestion intégrée des eaux pluviales sur d’anciennes friches industrielles ». Dans ce contexte, HYDREOS et l’EPA Alzette–Belval réalisent un sourcing via un Appel à manifestation d’intérêt.
Conséquence de la récente décision du Conseil d'Etat qui est revenue sur la définition des zones humides, le ministère de la Transition écologique demande aux préfets et à l'Agence pour la biodiversité de relâcher la pression.
Aujourd’hui, « casse-cailloux » est un mot clivant. Dans le massif jurassien, le casse-cailloux est au cœur d’une confrontation entre agriculteurs et environnementalistes. D’ici peu, cette opposition pourrait évoluer en discussion pour aboutir à un consensus.
La commune de Rumilly compte trois zones humides dont il faut prendre extrêmement soin pour en préserver leur biodiversité. Pour arracher les plantes invasives, et notamment le solidage, la mairie appelle les habitants à se mobiliser. En attendant des subventions de la région.
Le pôle-relais zones humides tropicales vient de lancer une cartographie homogénéisée des mangroves françaises, dans le cadre de l'Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor). Réalisée par l'université de Nantes (Loire-Atlantique) en collaboration avec le Conservatoire du littoral, cette cartographie est la première représentation de la totalité des surfaces de mangroves des territoires d'Outre-mer français.
L’appel à projets de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse visant à financer des actions innovantes pour réduire les pollutions par les nitrates et les pesticides, diminuer les volumes d’eau prélevés pour l’irrigation et préserver les réserves en eau des sols s’est clôturé le 31 mars dernier. Il récompense 24 projets pour un montant d’aide de l’agence de l’eau de 3 millions d’euros.
L’image n’a duré que quelques secondes mais a été vue dans le monde entier. Lorsque les coureurs du Tour de France ont traversé la ville de Saint-Claude dans le Jura, le caméraman, juché dans l’hélicoptère, filme la Bienne vue du ciel et, ce jour-là, elle est verte fluo.. Mauvais réglage colorimétrique du téléviseur ou initiative « pour faire joli »? Rien de tout cela. Il s’agit d’une action imaginée par quatre pêcheurs amoureux de la Bienne et désespérés de la voir à l’agonie.
Les élections passent, le lobby de l’eau reste. On a beaucoup épilogué sur le renouvellement de l’Assemblée nationale suite aux derniers scrutins français. En réalité, Veolia et plus largement le lobby français de l’eau y restent plus présents que jamais, avec trois élues anciennes employées de la multinationale ou ex dirigeantes d’officines liées au lobby. Brune Poirson, chargée de la responsabilité sociétale de Veolia dans le cadre de la privatisation de l’eau de Nagpur, en Inde, s’est même vue confier un poste de secrétaire d’État au sein du ministère de la Transition écologique et solidaire.
Dans le cadre du Plan national d’action en faveur des milieux humides 2014-2018, les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires lancent un nouveau Grand Prix milieux humides et urbanisme. Cet appel à candidature vise à maintenir et à renforcer la dynamique initiée par la première édition, en mettant en avant de nouvelles expériences territoriales de préservation, création ou restauration de milieux humides.
Ce MOOC s'adresse à un large public francophone et international, intéressé à titre professionnel ou personnel par l'ingénierie écologique. Les secteurs d'activité concernés par ces solutions par et/ou pour le vivant sont multiples, et couvrent aussi bien l'environnement, l'eau, la ville durable, l'agroécologie, la dépollution, la restauration que la compensation écologique.
L’objectif de cet observatoire cartographique est de présenter au grand public, collectivités, bureaux d’études, l’ensemble des données diffusables sur les cours d’eau, les eaux souterraines, les lagunes et les eaux côtières du bassin versant Lez-Mosson-Etangs Palavasiens.
« Donnons un nouvel élan à la première des énergies renouvelables ». C’est l’appel lancé par trois organisations professionnelles en faveur de l’hydroélectricité, dans un livre blanc publié le 27 juin. Le but : alerter le gouvernement et le Parlement récemment renouvelé sur les problématiques d’une filière « en difficulté ».
Par une note technique, mise en ligne ce 28 juin, le ministère de la Transition écologique et solidaire précise le nouveau délai légal de cinq ans pour finir la mise en conformité des ouvrages situés sur les cours d’eau classés en liste 2 au titre du L. 214-17 du code de l’environnement.
La loi Maptam a instauré une taxe facultative, appelée « taxe Gemapi ». Or, les EPCI à fiscalité propre qui reprendront la compétence Gemapi en 2018 ont des interrogations sur les modalités de cette instauration. Pourront-ils délibérer avant octobre 2017 pour espérer des recettes dès 2018 ? La position de l’État sur ce sujet est discutable au regard de la jurisprudence.
Depuis le 23 mai, l’opération d’arrachage manuel de la jussie a débuté sur les voies d’eau du marais mouillé. Durant près de six mois, huit saisonniers, recrutés spécialement pour cette mission, et deux agents de l’IIBSN, vont parcourir le marais en barque afin de contenir sa prolifération.
Au 23 juin 2017, 118 arrêtés établissent des restrictions d'eau en France, selon le site Propluvia du ministère de la transition écologique et solidaire. En tout, 36 départements sont concernés par ces restrictions sur tout ou partie de leur territoire, dont 10 ont déclenché le niveau de ''crise'' : le Tarn, le Gers, les Deux-Sèvres, la Vendée, la Charente, l'Indre, la Loire-Atlantique, la Seine-Maritime, la Marne et les Ardennes.
Activités portuaires et préservation de la biodiversité marine ne sont pas forcément incompatibles. Désireux d’approfondir sa démarche environnementale initiée avec la certification « Ports Propres », le Yacht Club International de Bormes-les-Mimosas le démontre avec le projet ReFISH.
Appel à projets du 30 juin jusqu’au 15 novembre 2017. Smart Water City : l’agence de l’eau soutient les projets innovants. Services innovants, approches nouvelles, nouveaux modes d’organisation pour la gestion de l’eau dans la ville et dans les territoires … Les possibilités de projets sont nombreuses qui apportent une vision innovante de la gestion de l’eau. Il s'agit d’anticiper les enjeux futurs et de contribuer durablement à la réduction de la pression des villes et des territoires sur l’eau et les milieux aquatiques.
Depuis 15 ans, le syndicat de bassin du Nahon dans l’Indre s’emploie à restaurer la Céphons victime d’anciens déversements de polluants. Au programme : extraction des boues polluées de la rivière et restauration du lit. Objectif atteint : la rivière revit !
Les chambres d’agriculture de Bretagne ont mis en place un réseau de fermes de référence. Objectif : un guide pratique de pistes d'actions pour pour faire cohabiter activités agricoles et protection des zones humides dans une relation « gagnant/gagnant ».
L’entreprise publique, créée en 2010, lance une nouvelle campagne de communication illustrant ses liens quotidiens avec les Parisiens et son « positionnement unique » en tant qu’actrice de la métropole et des territoires durables. Les explications de Célia Blauel, présidente d’Eau de Paris, dans le journal du Grand Paris.
Les maires des villes qui bordent les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent s’inquiètent des conséquences des coupes dans le budget fédéral américain dans le plan protection de ces étendues d’eau, où l’eau potable de 48 millions de Canadiens et Américains est puisée.
AQUAPLUS récompense les entreprises et collectivités locales pour leur engagement en faveur du développement durable dans le domaine de l’eau. Aquaplus est une démarche lancée en 2004 avec 3 partenaires fondateurs : l’Union des Industries et Entreprises de l’Eau, l’Association des Maires de France et l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB-Onema).
La mer Méditerranée court-elle un grand danger ? Quel est l’impact et la part de responsabilité du réchauffement climatique, de la surpêche et de la pollution sur la diminution de la biodiversité de la mer Méditerranée ?
La vocation du Système d’évaluation de l’état des eaux (SEEE) est de mettre à disposition les références nationales pour le calcul des indicateurs utilisés pour l’évaluation de l’état ou à des fins de diagnostic dans la mise en œuvre de la Directive cadre sur l’eau (DCE). Suite à une forte réorientation du projet opérée fin 2015, un nouveau service est désormais accessible à l’ensemble des acteurs de l’évaluation dans le domaine de l’eau…
L'aquaculture française va mal. Pour la relancer, le Cese propose de restaurer les écosystèmes aquatiques et de favoriser une alimentation plus locale. Une avant-première des futurs états généraux de l'alimentation.
Accès aux données ouvertes sur le Saint-Laurent. Découvrir, télécharger et réutiliser les données, promouvoir le partage et l'accès aux données scientifiques sur le système global du Saint-Laurent.
La mise en place de barrières sur les rivières d'Europe peut améliorer la pêche, être une source d'énergie et réduire le passage des espèces invasives, mais peut également être un risque d'inondation, interférer avec les modèles de migration et fragmenter les habitats. Quelle est donc la meilleure approche pour reconnecter nos fleuves? Un projet financé par l'UE offre quelques réponses.
Ayant analysé une série temporelle de haute fréquence acquise dans la rade de Villefranche-sur-Mer, des chercheurs du Laboratoire d’océanographie de Villefranche (LOV/OOV, UPMC / CNRS) et de l’Institut des relations internationales et du développement durable (Sciences Po, Paris) ont mis en évidence les changements très rapides qu’a connu l’eau de mer dans cette région entre 2007 et 2015. L’augmentation de la température y a été plus rapide que partout ailleurs dans l’océan global et celle de son acidité l’une des plus élevées jamais mesurées dans l’océan. En conséquence, plusieurs organismes sont affectés, ce qui pourrait altérer la chaîne alimentaire méditerranéenne.
L'association Expedition Med démarre une campagne de recherches en Méditerranée pour étudier les microorganismes qui se développent sur les déchets plastiques flottants.
Ces rencontres ont été organisées par le Conservatoire d'espaces naturels de PACA et la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels le 1er et 2 décembre 2016, à Avignon. Ouvertes à toutes les collectivités riveraines de la Saône et du Rhône, aux associations, syndicats, partenaires institutionnels et financiers, chercheurs, représentants d'activités socio-économiques..., elles s'inscrivent dans le cadre de la deuxième phase du plan Rhône (2015-2020) et dans la suite de l'élaboration de la stratégie de préservation et de restauration des zones humides des vallées de la Saône et du Rhône.
Cours d’eau, lacs, deltas, marais, lagunes,… les zones humides représentent 5% de la surface du globe mais leur rôle écologique est crucial et leur sort est précaire, soumis aux évolutions du climat et aux dégradations des hommes. Fabrice Papa, chercheur IRD au Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS), a contribué à la création de la première carte mondiale à haute résolution de ces territoires. Un travail de grande ampleur pour repérer et analyser les changements en cours. Et pouvoir agir en conséquence.
Lancement d’une étude en 2017 pour définir la réponse hydrologique du Pourra. Afin de pouvoir envisager une gestion hydraulique de l’étang (maintien d’un niveau minimal, limitation de l’inondation des abords), la réponse hydrologique du bassin versant doit être mieux connue. La première étude envisagée en 2017 par le gestionnaire et le Conservatoire du Littoral, vise à la définition de cette réponse hydrologique face à la pluviométrie locale.
La quatrième édition du Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes est lancée ! Son objectif : mettre en lumière les actions exemplaires et innovantes des acteurs locaux valorisant le patrimoine d’un territoire lagunaire ou encore sa préservation, et susciter des vocations auprès des élus et maîtres d’ouvrage.
Entre mai et novembre 2017, la Direction des Jardins et de la Biodiversité de la Ville de Rennes va tester sur la Vilaine deux radeaux végétalisés entre République et la passerelle Saint-Germain. Si l’idée des jardins flottants est née lors des études menées par l’Audiar sur la nature en ville, c’est par une demande citoyenne exprimée lors de la première saison du Budget participatif que le projet a commencé à se concrétiser en 2016.
Les dernières précisions pour accompagner l'évolution de la composition des comités de bassin sont désormais apportées. Un décret publié le 10 mai vient modifier le code de l'environnement dans la continuité des modifications de la loi biodiversité.
Dans le Finistère, le massif des monts d’Arrée est un site remarquable classé Natura 2000 et fournissant en eau une partie du département. Or, explique l’auteure de cette tribune, une ferme-usine de volailles veut y épandre ses déjections.
Faire évoluer les mentalités, changer les habitudes, initier une prise de conscience pour des solutions économiques et écologiques en portant à la connaissance des acteurs des techniques alternatives, voilà ce que l’agence de l’eau Rhin-Meuse s’est fixée comme objectif. Dans ce but, elle lançait en juillet 2015, un appel à projets pour promouvoir la gestion intégrée des eaux pluviales : 45 initiatives valorisées.
Si les brochets ont trouvé un lieu idéal pour se reproduire, c’est parce que les hommes ont redonné à cet espace une fonction de zone humide. Des travaux ont permis de créer les conditions pour que les brochets viennent déposer leurs oeufs sur des herbes légèrement inondées.
Ségolène Royal a réuni aujourd’hui les 63 lauréats des quatre appels à projets « eau et biodiversité » du Programme d’Investissements d’Avenir, acteurs de l’innovation pour la transition écologique et la reconquête de la biodiversité.
Deux arrêtés viennent préciser le montant de la contribution des agences de l'eau, tant au budget de l'Etat qu'à celui de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) créée le 1er janvier 2017. Ces contributions ne sont pas nouvelles. Le premier arrêté ne fait que répartir entre les six agences de l'eau la somme votée en loi de finances pour 2015.
Les cours d’eau et lacs naturels abritent nombre d’espèces animales et végétales et fournissent aussi une contribution importante en termes de protection contre les crues, d’approvisionnement en eau potable et servent à la détente. Pour remplir toutes ces fonctions, il importe que les eaux soient de bonne qualité, que leur débit soit suffisant et qu’elles aient assez d’espace. Les travaux de mise sous terre, de rectification et d’endiguement réalisés ces dernières années ont privé les cours d’eau de beaucoup d’espace : il s’agit désormais de leur en rendre une petite partie. Avec la révision de l’ordonnance sur la protection des eaux (OEaux), en vigueur dès le 1er mai 2017, les cantons peuvent trouver des solutions locales adaptées.
Paru au Journal officiel du 19 avril, un arrêté fixant la composition des dossiers d'agrément des sites naturels de compensation rend opérationnel ce nouvel outil permettant aux maîtres d'ouvrage de remplir leurs obligations de compenser les atteintes à la biodiversité lors de leurs projets d'aménagement.
La préservation de la qualité de la ressource en eau destinée à la production de l’eau potable est un enjeu environnemental et de santé publique. Dans ce cadre, l’Agence française pour la biodiversité (AFB) a créé depuis janvier un centre de ressources dédié dont l’objectif est de contribuer à améliorer l’efficacité des démarches locales de protection des captages. Le site aires-captages.fr, premier pilier de ce dispositif, vient d’ouvrir ses portes.
Les zones de conservation halieutiques constituent officiellement une nouvelle catégorie d’aires marines protégées (AMP) suite à la parution le 19 avril dernier de leur décret de création signé par les ministères de l’Environnement, de la Pêche et des Outre-mer. Ces AMP ont pour objectif de préserver à long terme les espèces exploitées (poissons et coquillages principalement) et de bénéficier à terme aux pêcheurs qui les exploitent.
Le Xénope lisse (Xenopus laevis) est un amphibien originaire d’Afrique australe qui a été transporté sur tous les continents. Espèce modèle en biologie, ses œufs ont été très utilisés en laboratoire, notamment pour mettre au point les premiers tests de grossesse. Suite à des relâchés accidentels, ou non, des populations se sont installées sur plusieurs continents et sont devenues invasives.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence la plupart des cours d'eau présentent un caractère atypique avec un débit estival souvent naturellement inférieur au débit réservé tel qu'il est défini par la loi ; le député Giraud du 05 avait d'ailleurs fait cette proposition de reconnaissance de nos rivières comme cours d'eau « atypiques » dans son rapport de mission (2015) ; cette reconnaissance permettrait d'éviter ainsi la disparition de nos canaux d'irrigation plusieurs fois centenaires.
Voici la présentation (très) synthétique des défaillances du système de traitement des eaux usées sur l’agglomération du Pays de Montbéliard. Il existe notamment un problème majeur de collecte des eaux usées du à un réseau d’épuration obsolète et dont les délais de remise à niveau sont inacceptables.
Le Sri Lanka est le premier pays à avoir classé en zone protégée l’ensemble de ses mangroves, après avoir tragiquement pris conscience de son importance lors du tsunami de l’hiver 2004. L’élevage industriel de crevettes menace ce vivier nécessaire à la survie des pêcheurs, qui se mobilisent aujourd’hui pour la défendre et la replanter.
Les piscicultures d'eau douce relevant de la réglementation des installations classées (ICPE) vont bénéficier d'un report de délai de cinq ans pour mettre en œuvre les travaux nécessaires à la restauration de la continuité écologique des cours d'eau.
Les précipitations du mois de mars 2017 se sont concentrées essentiellement en début de mois et ont été majoritairement inférieures aux normales de saison.
Le comité de bassin de Corse élabore un plan de bassin d’adaptation au changement climatique afin de définir des mesures concrètes pour réduire la vulnérabilité au changement climatique dans le domaine de l’eau, en ciblant les zones où il est nécessaire d’agir en priorité.
Le CGEDD a identifié des pistes pour décoincer la politique de continuité écologique. Il propose de s'appuyer plus fortement sur une politique territoriale et de croiser les enjeux énergétiques, patrimoniaux et de biodiversité.
Depuis 2009, l’Inra développe la technologie innovante du métabarcoding sur les populations de diatomées (micro-algues), avec pour objectif la mise au point d’une méthode rapide de caractérisation de l’état écologique des cours d’eau. La méthode est actuellement en cours de normalisation à l’échelle européenne.
Le présent appel à projets, lancé par la DRIEE vise à labelliser les projets susceptibles de bénéficier des financements FEDER au titre de l’objectif spécifique n°16 : « Réduire la vulnérabilité des territoires au risque de sécheresse par la mobilisation des ressources en eau dans le respect des écosystèmes aquatiques » de l’axe 10 « Diminuer les vulnérabilités du bassin hydrographique interrégional de la Seine aux phénomènes météorologiques et préserver la biodiversité du fleuve » du POR 2014-2020 Ile-de-France.
Un an et demi que, sur le dossier du Center parcs de Roybon, la Frapna réclamait à l’Office national des forêts la communication d’informations environnementales ayant trait aux mesures compensatoires. Des informations consignées dans les échanges entre l’établissement public et le groupe Pierre & Vacances. La question n’est pas anodine : les mesures compensatoires sont au cœur du contentieux au Conseil d’État.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie lance un appel à projets destiné à soutenir des projets collectifs pour la réduction de l’utilisation des phytosanitaires.
Sur le bassin Artois-Picardie, la présence importante de réseaux d’assainissement de type unitaire, recevant à la fois les eaux usées et les eaux pluviales, accentue les déversements de flux polluants parfois importants dans les milieux aquatiques superficiels. Le présent appel à projets propose d’attribuer des aides exceptionnelles pouvant aller jusqu’à 55% de subvention et 25% d’avance sans intérêt.
Le deuxième séminaire des observatoires du trait de côte, qui s’est tenu le 31 janvier et auquel a participé le Cerema, a permis de définir les fonctions principales du réseau et de lancer le programme d’actions 2017 - 2019.
Le tribunal correctionnel de Bastia a condamné ce matin Christian Santini et sa société “Mare e Stagnu” (qui exploite l’immense port privé dans l’embouchure de l’Alisu) pour avoir comblé en 2014 et 2015 une zone humide, en réalisant, sans aucune autorisation, une dalle bétonnée de plus de 5 000 m2 afin d’y stocker des bateaux.
Le bassin de la Vienne a la particularité de compter une forte densité d’étangs, plus de 19 000. Afin d’accompagner les propriétaires et futurs acquéreurs de plan d’eau dans la gestion de leur bien, l’EPTB Vienne a édité une plaquette présentant les droits et obligations qui leur incombent.
La stratégie française de gestion du trait de côte suggère d'éviter la protection systématique du littoral et de planifier la relocalisation de certaines activités. Quant aux financements, ils doivent clairement être identifiés et rationalisés.
Afin de prévenir les inondations à Merville, dans l'arrondissement de Dunkerque, l'Union syndicale d'aménagement hydraulique du Nord a créé une zone d'expansion des crues de soixante hectares, en amont de la commune. Une opération de restauration écologique exemplaire.
Le réseau MiDi (Milieux & Diversité), en partenariat avec DREAM, ouvre un appel à communications pour un colloque international « Déclinaison du changement climatique aux problématiques locales de l’eau », qui se tiendra les 5, 6 et 7 février 2018 à Tours.
En Australie, dans le Golfe de Carpentarie, des conditions climatiques extrêmes ont fait mourir des milliers d'hectares de mangroves. Un milieu très prisé de nombreuses espèces.
Les jours de l’apron sont comptés. Au dernier monitoring effectué l’été dernier dans le bras suisse du Doubs – une quinzaine de kilomètres entre Saint-Ursanne et Soubey (JU) –, on en a recensé… deux! Et, même si certains sont passés entre les mailles du filet, il n’y a quasi plus d’espoir de sauver de l’extinction cette espèce venue de la préhistoire, appelée aussi roi du Doubs.
Pour 2017, retrouvez plus de 150 formations courtes sur les milieux aquatiques partout en France ! Vous trouverez notamment les formations de la nouvelle Agence française pour la biodiversité (AFB), qui regroupent les anciennes formations de l’ATEN et de l’Onema.
Un état des lieux scientifique et des ateliers de concertation associant près de 500 acteurs régionaux de l'eau seront menés durant les prochains mois pour que la nouvelle Région définisse des axes stratégiques pour la gestion de la ressource en eau.
Le décret encadrant l'interdiction de mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de gommages à microbilles plastique et des cotons-tiges en plastique a été publié au Journal officiel du 8 mars. Ces interdictions, prévues par la loi sur la biodiversité, entreront en vigueur le 1er janvier 2018 pour les produits cosmétiques et le 1er janvier 2020 pour les bâtonnets ouatés.
Voici la réponse de Nathalie Fontrel : Merci pour ce message. j’ai parlé de la Juine ce matin là pas parce que je suis harcelée par les proprîétaires de moulin mais parce qu’elle coule au pied de mon terrain. je l’ai arpentée depuis que je sais marcher. je connais tous les moulins. mon grand père était pêcheur il en sortait des brochets des truites des gardons . les moulins étaient là et le poisson aussi.
ILs n’y sont plus. c’est le vide. Et ce n’est pas à cause des moulins. C’est à cause des rejets d’eaux usées et des phyto.
L'Agence française pour la biodiversité (AFB) ouvre, jusqu'au 30 avril, un appel à projets de recherche sur la maîtrise foncière pour préserver et restaurer les milieux aquatiques. Adressé aux chercheurs en sciences humaines et sociales, il vise "à travailler autour de la question d'une gouvernance foncière territoriale qui tienne compte des impératifs de maîtrise foncière en matière de préservation et de restauration des milieux aquatiques [et] soit capable d'associer différents niveaux d'acteurs publics et privés, de niveau local ou national, mais aussi de concilier une légalité et légitimité sociale, économique, culturelle et politique localisée, fonctionnelle et territoriale".
En tournant des images dans la Deûle, des scientifiques ont aperçu des poissons qui avaient disparu depuis plus de cent ans à cause de la pollution. Pour approfondir leurs recherches, ils lancent un projet collaboratif de robot-exploreur. Découvrez leur film : "Les secrets de la Deûle".
Les données sur la qualité des eaux de surface continentales sont désormais disponibles sur le site www.naiades.eaufrance.fr. Cette nouvelle plateforme permet d’accéder simplement et en un seul point à des données issues de la surveillance nationale de la qualité des rivières et des lacs (biologiques, chimiques, hydromporphologiques, températures).
Le ministère de l’Environnement vient de rendre publics les résultats d’un concours de datavisualisation des pesticides dans les eaux souterraines, organisé avec le BRGM, l’Agence Française pour la biodiversité et Étalab.
La fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique pose le débat sur les coupes à blanc de la végétation le long des rivières. Ils ne sont pas contre la filière bois-énergie mais veulent protéger la ripisylve, cette bande boisée de quelques mètres de large située le long des cours d'eau. Alors, les pêcheurs du département ont décidé d'alerter les autorités et de poser le débat sur la table.
Alors que l’État cartographie les cours d’eau du pays, la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, a mobilisé ses troupes pour en faire déclasser le maximum. Enjeu : échapper aux règles sur la lutte contre la pollution. Deuxième volet de l’enquête de Reporterre.
De nouveaux travaux de restauration écologique du Rhône sont en cours depuis mi-novembre sur l’île des Graviers. Suivez leur avancement sur la rubrique Suivi travaux.
Dans un vaste pays marqué par une distribution très inégale de la ressource en eau, la Tasmanie est un cas à part : arrosée et agricole, elle a beaucoup misé sur l'hydroélectricité, jusqu'à ce qu'une controverse soulève les défenseurs écologistes de la wilderness australienne. Ce conflit, sans avoir affecté la gestion de l'eau en Australie, est devenu le symbole de l'émergence de l'environnement comme enjeu politique et juridique. Par ailleurs, il a profondément marqué la société tasmanienne et continue encore aujourd'hui à façonner le territoire.
En 2015, le syndicat Marne Vive a été Lauréat de l’appel à projet national « Plans de Paysage ». Lancée en octobre 2016, la conception de ce Plan de Paysage vise à valoriser les paysages de l’eau (rivières, étangs, mares, eau de pluie) comme atouts du développement du territoire, et à (ré)concilier développement des villes et enjeux de l’eau (inondations, changement climatique, biodiversité).
Désormais, les moulins équipés pour produire de l'électricité, situés sur des rivières à restaurer (classées en liste 2) ne seront plus soumis aux obligations liées à la continuité écologique des cours d'eau. Ils sont ainsi dispensés d'assurer un transport suffisant des sédiments ainsi que la circulation des poissons migrateurs.
L'Esperanza, un bateau de Greanpeace, a réalisé des premières images prometteuses d'un massif corallien découvert au large de l'embouchure du fleuve amazone. «Presqu'une anomalie scientifique»...
La Cour des comptes a constaté que l'Onema n'avait mis en œuvre que de façon incomplète ses précédentes recommandations. Ces évolutions restent nécessaires, selon elle, pour le bon fonctionnement de l'Agence française de la biodiversité.
Cette année encore, l’Union des Services d’Eau du Sud de l’Aisne organise des ateliers gratuits pour les habitants dans le cadre de la protection de la ressource en eau. Ces ateliers se dérouleront de mars à décembre 2017.
À l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, la France a inscrit le site dit Marais Breton, Baie de Bourgneuf, Ile de Noirmoutier et Forêt de Monts (Site Ramsar n° 2283) sur la Liste des zones humides d’importance internationale. Couvrant près de 56 000 hectares, c’est le 45e Site Ramsar de la France.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie lance un appel à projets pour la gestion intégrée et préventive des eaux pluviales. La maîtrise des eaux pluviales constitue un enjeu pour l’atteinte du bon état des masses d’eau sur le bassin Artois Picardie. Fort de son succès en 2016, l’Agence de l’Eau Artois-Picardie souhaite poursuivre le développement de la gestion des eaux pluviales par les activités économiques et consacre une enveloppe de 2 millions d’euros pour 2017 à cet appel à projets. Les dossiers sont à déposer avant le 15 juillet 2017.
A l'occasion de la Journée mondiale des zones humides, Christophe Aubel, directeur de la nouvelle Agence française pour la biodiversité (AFB), détaille les actions de l'organisme qui participe à ce rendez-vous pour la première fois.
Ces immenses vallées, près de 10 000 dans le monde, sont mises en péril par la pêche, l’exploitation de gaz et de pétrole, la pollution et le changement climatique, selon une vaste étude internationale.
Le 24 novembre 2016, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) [1] organisait une journée exploratoire à Montreuil à destination d’acteurs locaux de divers horizons [2] sur la pratique du dialogue territorial pour « éviter les blocages dans les projets liés à l’eau et l’agriculture ». Retour sur cette journée riche en enseignements.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie lance un appel à projets auprès des bailleurs pour des travaux relatifs à :
La réhabilitation et/ou la mise en séparatif des réseaux d’assainissement,
La gestion préventive et intégrée des eaux pluviales,
Les travaux d’adduction d’eau potable.
Déposez votre dossier avant le 15 Mai 2017 auprès de l’agence de l’eau.
Les agences de l’eau Rhin-Meuse, Seine Normandie, Rhône Méditerranée Corse, la Région Grand Est et l’État lancent un appel à manifestation d’intérêt trame Verte et Bleue. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 30 avril 2017. Une seconde session permettra aux porteurs de projets de présenter leurs actions d’ici le 30 septembre 2017.
La brigade de surveillance des douanes d’Arcachon a réalisé une saisie record de 520 kilos d’alevins de l’anguille en partance pour la Thaïlande. La pêche de cette espèce menacée est soumise à de stricts quotas, et son exportation interdite.
Détectée en 2015, la crassule de Helms a colonisé le cours inférieur de la Seulles sur Banville, Courseulles-sur-Mer et Graye-sur-Mer. Le Conservatoire des Espaces naturels de Basse-Normandie cherche une solution pour l'éradiquer.
Parmi les différentes actions permettant d'optimiser la gestion des eaux pluviales figure leur prise en compte dans les documents d'urbanisme. La loi Alur et la loi sur la biodiversité renforcent cette intégration.
La rivière Allier est une sacrée voyageuse qui, au cours des siècles, a modifié sans cesse son cours. Si son lit avait été canalisé, nous pourrions avoir aujourd'hui des problèmes de ressource en eau potable.
Il est temps de changer de modèle. Produire, consommer, jeter, cette économie linéaire appartient au passé. La réutilisation des eaux usées traitées s’inscrit dans la nouvelle économie circulaire. Tous les usages ne nécessitent pas d’eau potable. 2016 a été une année charnière, avec une impulsion positive de l’État. Dès 2017, plusieurs collectivités vont se lancer pour tester de nouveaux usages.
Les préfectures du Doubs et du Jura ont publié des communiqués demandant aux particuliers, aux collectivités et aux professionnels ( agriculteurs et industriels) d’avoir des « gestes simples » pour réduire les sources de pollution dans les cours d’eau. Cela est particulièrement important en cette période de reproduction des salmonidés précisent ces administrations.
Le Syndicat Intercommunal de la Brague et de ses Affluents (SIAQUEBA) vient d'achever le dernier chantier de réparation des dégâts causés par la crue du 3 octobre 2015 sur la Brague dans les Alpes Maritimes, et en parallèle, il restaure la continuité écologique du cours d'eau.
Le projet de décret relatif aux SDAGE et SAGE, modifiant le code de l'environnement et le code général des collectivités territoriales, est disponible en consultation publique. Outre le fait de concerner directement les SDAGE et SAGE, il porte aussi sur la notion de détérioration des masses d'eau, sur les comités de gestion ainsi que les plans de gestion * des poissons migrateurs. Il vous est possible de consulter ce projet de texte et la note de présentation de ce texte et faire part de vos observations, du 06 janvier 2017 jusqu'au 29 janvier 2017 inclus.
La Bretagne connaît actuellement une période de sécheresse hivernale. En 2016, la pluviométrie était bien inférieure à la normale, particulièrement au mois de décembre.
Objectifs : maîtriser les prélèvements sur les usagers. En pratique, cette baisse de la pression fiscale, estimée globalement à presque 50 M€, bénéficiera pour près de 42 M€ aux usagers domestiques, pour 6 M€ aux producteurs d’énergie, pour 1,5 M€ aux agriculteurs irrigants et pour 0,3 M€ aux industriels.
Les algues vertes prolifèrent sur les côtes bretonnes. Nourries par les pratiques agricoles intensives, elles sont suspectées d’avoir causé la mort de trois hommes et de plusieurs dizaines d’animaux. Mais l’audience sur le décès de Thierry Morfoisse, mort en 2009 alors qu’il ramassait des algues, a encore été reportée, une manifestation aura lieu samedi 17 décembre à Morlaix pour protester contre ce fléau.
Le golf de Nantes-Vigneux a accueilli mardi 22 novembre une réunion d’information et de sensibilisation des gestionnaires de golfs des régions Pays de la Loire et sud-Bretagne, consacrée à la préservation de l’environnement et de la ressource en eau. Organisée à l’initiative de la ffgolf dans le cadre des missions de sa commission environnement et de sa convention avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, cette réunion a rassemblé 38 personnes représentant 20 clubs.
En Chautagne, en Savoie, deux projets exceptionnels vont restaurer 160 des 2100 hectares du marais d’ici à 5 ans. Au XXe siècle, ces zones humides avaient été asséchées dans les bois ou dans les champs.
66 photos ont été reçues, de la part de 23 participants. Voici les résultats du concours, issus des votes du jury. Les résultats ont été présentés et les prix remis lors des rencontres du réseau le 1er décembre 2016.
Départements et régions se veulent rassurants sur leur rôle dans la mise en place de la Gemapi. Et ce alors que les communes craignent que certains ne quittent le navire, à un an du transfert de cette compétence, liant gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, au bloc local.
L’offensive se poursuit contre la privatisation des bords de Marne par des riverains. Après plusieurs courriers à VNF (Voies navigables de France ) qui a promis de faire respecter la loi, un promeneur vient de lancer une pétition. Sur place, les habitants ne sont pas prêts à sacrifier leur accès protégé à la rivière.
Le Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central chinois) a publié lundi une ligne directrice sur la protection et la restauration des zones humides, promettant de maintenir une superficie des zones humides supérieure à 800 millions de mus (53 millions d'hectares) d'ici 2020.
Objectif du concours : faire émerger des outils innovants pour visualiser les données portant sur la présence de pesticides dans les eaux souterraines (contamination des différentes masses d’eau souterraine, évolution et tendance de la contamination, alerte sur l’apparition de nouvelles familles de pesticides, suivi de l’effet de l’interdiction d’usage d’une molécule, etc.).
Ce contrat (2015-2020) de 18 M€ représente la première phase d’un programme de restauration de 42 M€ qui aboutira en 2027. Il vise des objectifs multiples et majeurs pour l’agglomération lyonnaise : préserver la ressource en eau potable, restaurer et enrichir la biodiversité, protéger les communes riveraines des inondations et développer l’offre de loisirs de découverte douce au fil du fleuve.
Le projet de loi de finances rectificative de 2016 prévoit un prélèvement de 90 millions d’euros dans le fonds de roulement de l’Onema. Or, c’est en grande partie ce budget qui doit permettre à l’Agence française de la biodiversité (AFB) de démarrer au 1er janvier.
Après 2 ans de préparation et de concertation entre l’État, des représentants des pêcheurs professionnels, des pêcheurs amateurs, du monde de la recherche, des collectivités et structures de gestion, le plan de gestion des poissons migrateurs (PLAGEPOMI) Rhône-Méditerranée a été approuvé par arrêté du 14 novembre 2016 du préfet coordonnateur de bassin, Michel DELPUECH après avis du COGEPOMI.
Les toitures végétalisées sont en plein essor en France et dans le monde. Elles sont souvent associées à un certain nombre de fonctionnalités : lutte contre les îlots de chaleur urbains, réduction du ruissellement des eaux de pluie, stockage de carbone, amélioration de la qualité de l’air et maintien de la biodiversité… Cependant, peu d’études scientifiques ont permis de vérifier ces hypothèses. C’est pourquoi la Mission Economie de la Biodiversité pilotée par CDC Biodiversité, filiale de la Caisse des Dépôts, Icade, 1ère Foncière de bureaux en Europe et l’Institut d’Ecologie et des Sciences de l’Environnement de Paris (iEES) se sont associés, pour expérimenter et identifier les services écosystémiques que pourrait fournir une toiture végétalisée.
L'Agence de l'eau Seine-Normandie lance la 2ème édition d'un appel à projets pour que l'urbanisation ne rime plus avec l'imperméabilisation des sols.
La date limite de dépôt des dossiers est le 31 mai 2017.
Le lancement du Réseau des « Sites Rivières Sauvages » de France a eu lieu ce 22 novembre au Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. Une cinquantaine de personnes de divers horizons et territoires ruraux : syndicats de rivières, scientifiques, Parcs naturels régionaux, institutions, ONG de conservation et de la pêche se sont réunies afin de mutualiser savoirs et expériences.
Selon ces deux scientifiques spécialisés en écologie marine, l'envasement de la Rance n'est pas un frein au développement de la biodiversité. Un désenvasement pourrait même "faire plus de mal que de bien". Un appel à manifester au barrage, cet après-midi, a été lancé.
Pendant des années, les cours d'eau ont été aménagées pour les rendre droits. A l'heure actuelle, les aménageurs, parfois avec l'aide de prestataires privés, tentent de "restaurer" ces cours d'eau, notamment en les parant de méandres. Mais à quel prix ?
Tribune de Sylvain Rotillon, attaché principal, ancien responsable de l’observatoire des services publics d’eau et d’assainissement.
Ce mercredi 16 novembre, l’Agence de l’eau Seine Normandie a parlé biodiversité dans les marais de la Dives avec les acteurs associatifs, professionnels et politiques, venus de toute l'ex-Basse-Normandie sauf le Nord de l'Orne. 10 millions d'euros lui seront consacrés.
À l'occasion de la rénovation d'une chambre à sable, un dispositif d'assainissement situé à Orléans, des chercheurs ont pu accéder aux dépôts des eaux usées et pluviales transformés en sédiments et accumulés depuis 1942. Grâce à leurs analyses, ils espèrent reconstruire plus de 70 ans de l’histoire locale.
Plus de 150 personnes ont assisté aux échanges consacrés aux évolutions en cours des compétences des collectivités dans le cadre de la loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite loi NOTRe, et qui précise le rôle des collectivités dans l’organisation des maîtrises d’ouvrage pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI), ainsi que pour la gestion des services publics d’eau potable et d’assainissement.
Suite au questionnaire en ligne diffusé en juin dernier, dont on vous rappelle le contexte ci-dessous, nous vous communiquons les premiers résultats.
Cette enquête en ligne avait pour objectif de recueillir les besoins en formation et en outils de renforcement de compétences des membres de l'Aten, des partenaires du Centre de ressources Génie écologique et plus largement de tous les acteurs de la filière (entreprises, bureaux d'études, collectivités...).
Merci aux 161 personnes qui ont pris le temps nécessaire pour y répondre. Ces réponses servent de base pour la construction de l'offre de formation sur la thématique du génie écologique pour les années à venir (2018-2021) dans le cadre de l'Agence Française pour la Biodiversité (AFB). Elles permettent également d'identifier d'éventuels outils répondant à vos besoins.
Lors de la COP22 à Marrakech, sept institutions françaises, AFD, CNES, OIEau, CNR, IRD, Irstea, BRLI, ont signé vendredi 11 novembre, un accord pour travailler sur de nouvelles approches de suivi des ressources en eau en intégrant les données spatiales. L’accord permet de répondre aux besoins des acteurs du Sud en mobilisant une expertise française reconnue au niveau mondial et s’inscrit dans l’amélioration de la connaissance des effets du changement climatique.
Avec ses 5 400 ha de superficie et ses vastes espaces périphériques de zones humides reconnues pour leur richesse exceptionnelle, la lagune de Salses-Leucate est la deuxième plus grande de la région Occitanie. Après 2 contrats d’étang successifs, signés en 1998 puis 2006, qui ont permis la mise en œuvre d’importants travaux de dépollution, la lagune a vu sa qualité fortement améliorée, mais il reste des enjeux importants à traiter pour préserver et restaurer son bon état.
Douche froide pour les opposants à Notre-Dame-des-Landes. Divine surprise pour les pro aéroports. La cour administrative d'appel de Nantes valide les arrêtés "espèces" et "loi sur l'eau". Manuel Valls se dit déterminé à mettre en oeuvre le projet.
En 1966 furent mises en service par EDF la centrale de Saint-Chamas chez nous et l’usine marémotrice de la Rance en Bretagne. Dans les 2 cas il y a eu un bouleversement écologique des masses d’eau associées (étang de Berre et Durance pour nous, estuaire de la Rance pour les bretons) dénoncé par des oppositions plus ou moins soutenues par les autorités locales, avec en face EDF et ses gros moyens. Suffisamment de points communs pour s’amuser à une nouvelle comparaison.
En 1966 furent mises en service par EDF la centrale de Saint-Chamas chez nous et l’usine marémotrice de la Rance en Bretagne. Dans les 2 cas il y a eu un bouleversement écologique des masses d’eau associées (étang de Berre et Durance pour nous, estuaire de la Rance pour les bretons) dénoncé par des oppositions plus ou moins soutenues par les autorités locales, avec en face EDF et ses gros moyens. Suffisamment de points communs pour s’amuser à une nouvelle comparaison.
L'Association Rivière Rhône Alpes Auvergne et ses partenaires, les Conservatoires d'Espaces Naturels de Rhône-Alpes, l'Irstea et GeoPeka, se lancent pour les 4 prochaines années dans un programme d'accompagnement de la mise en oeuvre opérationnelle du Schéma Régional de Cohérence Ecologique avec le soutien de la Région Auvergne Rhône-Alpes, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Union Européenne.
Forts de 30 années d’expérience de gestion de l’eau et des rivières, le bassin versant de l’Ardèche anticipe et travaille depuis 2014 avec les élus du territoire pour s’approprier les enjeux locaux de telles évolutions et proposer l’organisation la plus pertinente.
Premier aboutissement de cette réflexion, à l’occasion des réunions de ce jeudi 27 octobre à Vogüé, la Commission Locale de l’Eau et les présidents des trois Syndicats de rivière du bassin versant de l’Ardèche ont présenté leur ambition commune : une unique structure de gestion de la ressource en eau et des rivières, à l’échelle du bassin versant de l’Ardèche.
EDF, en partenariat avec l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, le Smigiba, la DDT 05 et l’Onema, réalise des travaux expérimentaux dans le lit de la rivière. Objectif : extraire 40 000 m3 de sédiments en amont du barrage pour les redéposer de l’autre côté.
Un 4ème accord cadre pour la gestion quantitative concertée de la ressource en eau pour l’usage agricole a été signé le 21 octobre par les partenaires du département de la Drôme.
Le projet de loi de finances pour 2017 prévoit une nouvelle ponction qui s'élève cette fois-ci à 175 millions d'euros. Comme les autres années, l'Association des maires de France (AMF) s'insurge, en brandissant les nouvelles responsabilités incombant aux agences.
Dans le cadre d’une étude sur les bénéfices de la stratégie de protection du littoral déployée par le Conservatoire du littoral, Vertigo Lab, think-tank en économie de l’environnement et accompagnement de la transition écologique, a évalué les bénéfices liés à la protection de zones humides littorales en Provence-Alpes-Côte d’Azur ; certains des services qu’elles fournissent ont ainsi pu être évalués.
Pour retrouver de la biodiversité, le port de Bonifacio accueille des modules qui protègent les poissons des prédateurs et accueillent algues, coquillages et larves.
Les algues envahissent la Garonne ? Rien de plus naturel, assure Jean-Pierre Rebillard, chef de service à l'agence de l'eau Adour-Garonne. Ce tapis verdâtre qui recouvre les berges du fleuve interroge les badauds et transporte ses préjugés au fil de l'eau. Pollution de la Garonne ? Non plus, en tout cas officiellement. Les algues colonisent, au gré des saisons et du débit de la Garonne, et jouent un rôle non négligeable en matière de biodiversité. Jean-Pierre Rebillard évoque un «phénomène récurrent» pour lequel la population se pose de nombreuses questions.
La Brenne va bénéficier d’un contrat territorial zone humide de près de 7 M€ qui lui permettra de concrétiser quarante-cinq volets d’action sur cinq ans.
Depuis plus de 20 ans, l’Institution Interdépartementale du Bassin de la Sèvre Niortaise (IIBSN) met en œuvre un plan de gestion de la jussie dans la zone des marais mouillés du Marais poitevin. La forte dynamique de développement de cette espèce invasive, sa reproduction par le bouturage et les graines, ses grandes capacités d’adaptations aux différents milieux et conditions météorologiques et le territoire propice à sa prolifération (maillage hydraulique très dense, connexion des réseaux hydrauliques, eau stagnante, etc.) font de cette espèce un éternel envahisseur ; son éradication étant impossible.
L’agence de l’eau lance une initiative sous forme d’un appel à projets doté de 8 millions d’euros. Il cible en priorité les projets des collectivités, associations de protection de la nature, conservatoires et gestionnaires d’espaces naturels qui agissent pour la reconquête de la biodiversité des milieux aquatiques. Les lauréats verront leurs projets financés jusqu’à 80%.
L 'étudiante goudarguaise de 24 ans évoque les conséquences possibles de l'usage des produits phytosanitaires sur l'état de la rivière et prône la permaculture comme alternative.
Un employé communal d'un village du territoire Gard rhodanien a affirmé qu'on lui avait demandé d'épandre du glyphosate, sur un pied de figuier, pour faire mourir l'arbre. Le produit en question est un herbicide à la base du Roundup . Le lieu de traitement se trouve près du stade municipal, à moins de 500 mètres d'un cours d'eau, la Cèze . Le témoignage de cet agent communal fait partie des nombreuses anecdotes qui jalonnent les soixante-treize pages du mémoire que Maeva Pesanti a rédigé dans le cadre de son Master 2, option aménagement et développement...
Cet appel à projets 2016 est à nouveau dédié aux projets d’aménagement en zone inondable constructible, déjà réalisés ou en cours de réalisation, et désormais ouvert aux projets en cours de conception.
L’ADEME a lancé, dans le cadre du programme « Démonstrateurs pour la transition écologique et énergétique » (DTEE) du PROGRAMME D’INVESTISSEMENTS D’AVENIR, l’appel à projets INITIATIVES PME EAU ET MILIEUX AQUATIQUES. Cet appel à projets vise à cofinancer (200 000 euros maximum) des projets d’innovation, portés par des PME, contribuant à accélérer le développement et le déploiement de méthodologies, de technologies, de services et de solutions innovantes dans le domaine de la gestion durable du cycle de l’eau et des milieux aquatiques
La commune de St-Bonnet-les-Tours-de-Merle a arrêté l’usage de toute molécule chimique sur le territoire communal depuis 2014 et aujourd’hui son cimetière foisonne de vie !!!
Il ne pleut pas. Pas assez. A chaque éclusage, la retenue d’eau en amont du barrage se charge en eau de mer, puis l’eau douce reprend le dessus. Mais avec le faible débit du fleuve, les courants d’eau douce sont faibles dans la retenue du barrage, et l’eau se charge de chlorures.
Après l'assèchement complet du Lys, dans le nord du département, les pêcheurs sont très remontés et ont décidé de porter plainte contre X. Dans le viseur, les prélèvements d'eau, principalement agricoles.
L’objectif principal est de développer des indicateurs qui identifieront les zones humides les plus vulnérables face aux changements climatiques et de proposer des actions pour assurer la conservation de ces écosystèmes.
Le mois d’août 2016 a été plus arrosé que le mois de juillet mais les cumuls de précipitation restent majoritairement en dessous des normales de saison.
Samedi après-midi, les pompiers ont découvert une grande quantité de poissons morts, sur environ 800 mètres, juste en amont du barrage des Plats, dans la Semène. Des relevés d'eau doivent encore être effectués, mais un spécialiste des cours d'eau pointe déjà la responsabilité du barrage.
Grâce au dépôt par la Finlande de ses instruments de ratification le 8 septembre 2016, les seuils pour l’entrée en vigueur de la Convention sont atteints. 52 États représentant plus de 35 % de la flotte mondiale ont désormais ratifié le texte.
La plus importante colonie de grands dauphins en Europe, dans la Manche, est contaminée de façon "assez alarmante" aux polychlorobiphényles (PCB) et au mercure, a indiqué vendredi 2 septembre, l'auteur d'une étude financée à 80% par l'Agence de l'eau Seine-Normandie.
En 1966 furent mises en service par EDF la centrale de Saint-Chamas chez nous et l’usine marémotrice de la Rance en Bretagne. Dans les 2 cas il y a eu un bouleversement écologique des masses d’eau associées (étang de Berre et Durance pour nous, estuaire de la Rance pour les bretons) dénoncé par des oppositions plus ou moins soutenues par les autorités locales, avec en face EDF et ses gros moyens. Suffisamment de points communs pour s’amuser à une nouvelle comparaison.
Les zones humides de l’estuaire de la Loire sont de plus en plus fréquentées par les touristes. Le Conservatoire du littoral poursuit ses acquisitions, tandis que l’Etat prévoit de créer une réserve naturelle nationale, au grand dam de la Région.
L'agence de l'eau Seine Normandie lance, jusqu'au 15 octobre 2016, l'appel à projets "Réduisons l'utilisation des produits phytosanitaires", doté de trois millions d'euros. Cet appel à projets s'inscrit dans le cadre du plan d'adaptation national Ecophyto 2 qui vise la réduction de moitié de leur usage d'ici 2025.
Désormais, l'ADN environnemental permet de mesurer la biodiversité non seulement dans la rivière mais aussi dans les milieux limitrophes, selon ces travaux menés par des scientifiques de l'Université de Zurich (UZH) et de l'Institut de recherche sur l'eau Eawag. Jusqu'ici, toutes les espèces présentes devaient être collectées et identifiées une à une.
Avant approbation de la Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation (SLGRI) du bassin de l'Ardèche par les Préfets de l'Ardèche, du Gard et de la Lozère (prévue d'ici fin décembre 2016), le projet est maintenant soumis à l'avis des parties prenantes identifiées dans l'arrêté interpréfectoral du 24 mai 2016 et mis à la disposition du public.
Durant l’été 2015, étant donné que les techniques actuelles sont peu efficaces, le CEN Rhône-Alpes s’est rapproché du bureau d’étude GAMAR pour mettre en œuvre une une expérimentation sur une centaine de robiniers faux acacia. En juillet 2016, constat est fait de la pleine réussite de cette nouvelle technique. En effet 98 % des arbres ayant fait l’objet d’expérimentation en 2015 étaient morts sans aucun drageon ni rejet sur les souches. Forts de ces premiers résultats, l’expérimentation a été déployée sur l’ensemble de la digue durant l’été 2016 grâce au soutien de l’équipe technique du CEN Isère, de l’antenne départementale de l’Ain et du camp militaire de Chambaran.
Le 3 juin 2016, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et le Conservatoire du littoral de Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse ont organisé une journée d’échange sur les zones humides littorales à laquelle ont été conviés élus, gestionnaires et gardes du littoral. Elle a permis de faire un premier bilan de l’accord cadre pour la préservation des zones humides méditerranéennes signé par les 2 partenaires en 2014 et de contribuer à des réflexions sur les services que nous rendent ces milieux et les modes de gestion à prévoir dans le contexte du changement climatique.
La mise en oeuvre du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET), nouveau document de planification créé par la loi NOTRe, se précise. Quelle coordination avec les schémas de gestion des eaux ?
Alors que la Région Occitanie a lancé un Comité de Bien pour le Canal du Midi, des scientifiques se regroupent pour échanger sur les grands enjeux de ce site classé. Explications.
Les ressources hydroélectriques du Brésil sont immenses. Mais la construction de barrages a des impacts énormes sur l’environnement : indigènes et écologistes s’opposent aux nouveaux projets, comme celui de Tapajós.
La Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat a adopté le rapport de Rémy Pointereau prônant davantage de « pragmatisme et de discernement » pour la gestion de l’eau, dix ans après l’adoption de la loi sur l’eau.
Dans le cadre du programme Life tourbières du Jura, le Parc naturel régional du Haut-Jura réalise d'importants travaux la dernière quinzaine de juillet, "d'une ampleur rare en France et même en Europe", pour réhabiliter la tourbière des Douillons sur la commune de Nanchez. Zoom sur cette initiative.
Objectifs souvent audacieux. Mais rarement atteints. Telle pourrait être résumée l’évaluation de la politique environnementale française publiée, ce lundi 11 juillet, par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Un mauvais bulletin de note qu’a finalement refusé de recevoir Ségolène Royal qui a finalement délégué Laurence Monnoyer-Smith, Commissaire générale au développement durable.
Qui l’eut cru ? Les eaux pluviales sont devenus des petits coins de paradis pour les pêcheurs et la faune. La biodiversité trouve son compte dans les aménagements des bassins.
L'Institut national de la recherche agronomique (Inra), en collaboration avec les directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), les Agences de l'eau et des bureaux d'études privés, lance une campagne de mesure du niveau de pollution de plusieurs cours d'eau en France.
Le principe de "l'eau paie l'eau" instauré par l'Etat repose sur l'idée que es dépenses des collectivités doivent être équilibrées par les recettes perçues auprès des usagers (factures d’eau). Les consommateurs paient ainsi leur commune pour le financement des équipements et l'entretien, des réseaux d'eau potable et d'assainissement. Or, selon Sylvain Rotillon, ce principe, s'il n'a jamais vraiment tout à fait été appliqué, est plus que jamais menacé par des usages détournés.
L'Université Paul Valéry Montpellier (UPVM) associée au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (UMR CEFE) et l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema) développent une méthode expérimentale appelée "MERCIe". A l'approche très opérationnelle, elle doit aider les différents acteurs à appliquer la séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC) dans le cadre d'un projet d'aménagement.
En Isère, le Drac a été remis en eau depuis le barrage EDF de Notre-Dame-de-Commiers jusqu’à sa confluence avec la Romanche. L’opération restaure la continuité hydraulique, sans impact sur l’eau potable.
Oui, la qualité de l’eau reste un vrai sujet de préoccupation. Eh oui ! il reste des progrès à accomplir. Mais dans un contexte économique difficile, l’accompagnement financier proposé n’est pas à la hauteur des enjeux.
Issu d’une journée d’études organisée en association entre le RUCHE (Réseau de Chercheurs en Histoire Environnementale) et le GHZH (Groupe d’Histoire des Zones Humides), le dossier « Zones humides et pouvoirs territoriaux » interroge les jeux de pouvoirs noués autour de la gestion des zones humides dans des territoires aussi différents que la Russie soviétique, les Îles Shetland et la France moderne. Comment les pouvoirs territoriaux administrent-ils les zones humides ? Observe-t-on des pratiques spécifiques ?
Les services de l'Etat s'attaquent aux constructions installées illégalement sur le littoral. Au bord de l'étang de Vic, près de Mireval, dans l'Hérault, une palmeraie de 1.700 mètres carrés, aménagée sans autorisation et une digue doivent être détruites.
Dimanche 26 juin, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a remporté plus de 55 % d’avis favorables lors d’une consultation organisée en Loire-Atlantique. Les opposants dénoncent un scrutin manipulé et rappellent que les recours juridiques contre le projet ne sont pas épuisés. Ils sont déterminés à poursuivre leur combat, malgré la menace d’expulsion qui pèse sur la Zad. Faudra-t-il en arriver à la même tragédie qu'à Sivens pour que cette mascarade cesse ?
L'Association Rivière Rhône Alpes et ses partenaires, les Conservatoires d'Espaces Naturels de Rhône-Alpes, l'Irstea et GeoPeka, se lancent pour les 4 prochaines années dans un ambitieux programme d'accompagnement de la mise en oeuvre opérationnelle du SRCE avec le soutien de la Région AURA, du FEDER, de l'Agence de l'Eau RMC et de l'ANRT. A l'occasion de son Assemblée Générale 2016, l'ARRA a souhaité consulter ses membres et mettre en débat ce projet structurant pour les années à venir. Retrouvez le compte rendu complet des échanges et leurs réponses dans la restitution de l'atelier dans le porte documents ci-dessous.
Les 12 partenaires du contrat de rivière "Saône, corridor alluvial et territoires associés" étaient réunis le 22 juin dernier à Flammerans (21) pour la signature de ce document qui planifie 200 actions sur 3 ans. Le montant global des opérations prévues au contrat s’élève à 37,4 M€ pour préserver les ressources en eau.
A travers ce contrat territorial « Milieux Aquatiques », les signataires s’engagent à restaurer ou maintenir le bon état écologique des eaux sur le bassin versant de la Petite Creuse. Pour cela, les partenaires mettront en œuvre un programme d’actions ambitieux jusqu’en 2019 : restauration de la végétation rivulaire des cours d’eau, enlèvement des encombres, protection des berges, limitation de l’impact de l’élevage (en lien direct avec les exploitations agricoles), protection des zones humides, continuité écologique…
Pour les trois organisations, « séparer la police administrative de la police judiciaire n'a pas de sens, notamment dans le domaine de l’eau où le respect des directives européennes exige que ces deux volets de la police soient en totale synergie ». En outre, rappellent-ils, les polices exercées par la future AFB, qui reprennent celles exercées par l'Onema et l'Agence des aires marines protégées (AAMP), sont hautement spécialisées.
Les députés ont adopté le 14 juin la proposition de loi instaurant le droit d'accès à l'eau et à l'assainissement pour tous et l'obligation pour les collectivités compétentes en la matière de prendre les mesures nécessaires pour satisfaire les besoins des personnes non raccordées au réseau d'eau potable. Ce texte prévoit aussi l'instauration d'une allocation forfaitaire d'eau pour les personnes en situation de précarité raccordées au réseau. Mais en séance, le mécanisme de financement de cette mesure a été supprimé.
La commission milieux naturels de l'Épab (Établissement public de gestion et d'aménagement de la baie de Douarnenez) fait le bilan des actions menées sur le territoire en faveur de la qualité de l'eau. Petit tour d'horizon.
Le Syndicat mixte des affluents du sud-ouest lémanique a inauguré le 9 juin dernier les travaux de restauration des roselières sur une partie des rives du lac à Chens-sur-Léman.
Pas moins de 26 institutions telles que la métrople de Lyon, le département du Rhône, la chambre d’agriculture du Rhône, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la fédération des chasseurs, plusieurs coopératives ou encore l’association Arthropologia ont signé le 8 juin la convention de partenariat du PAEC de l’agglomération lyonnaise 2016-2022. Le Projet agro-environnemental et climatique doit conduire à une amélioration de la qualité de l’eau dans les rivières et dans les nappes ainsi qu’une amélioration de la biodiversité du territoire.
Une zone humide défrichée, la biodiversité saccagée, des terres agricoles dévorées, la loi méprisée : voici le projet de quatorzième golf en Gironde. Mais le bulldozer reste travers de la gorge : écologistes et paysans se retrouvent les 17 et 18 juin pour stopper ce gâchis.
En lançant un outil à portée de main de n’importe quel citoyen, l’organisation Sentinelle de la rivière des Outaouais espère pouvoir assurer une surveillance plus constante du bassin versant et de sa santé écologique.
Mobilisés autour d'opérations de réduction de l'émission des substances toxiques dans l'eau à l'échelle du bassin versant de l'Allan, les représentants des industriels et les principales collectivités territoriales s'engagent, aux côtés de l'agence de l'eau, à travers le contrat OPALE (OPération ALlan Environnement) signé le 14 juin à Belfort.
Le syndicat intercommunal pour l’assainissement de la vallée de la Bièvre, qui gère 18 km du cours d’eau, ne relève que très peu de dégâts après les fortes intempéries.
Le Syndicat mixte pour le réaménagement de la plaine des Chères et de l’Azergues (SMRPCA), favorable depuis longtemps à la mise en pâturage de certains sites naturels connexes à la rivière Azergues, a signé cette année une convention de pâturage et peut se féliciter de voir des ovins ruminer paisiblement la renouée du Japon.
Pour la sixième année consécutive et à l’occasion de la Journée mondiale de l’Océan, l’agence de l’eau et la Direction interrégionale de la mer ont organisé une rencontre avec les acteurs du monde de la mer sur la qualité des eaux de la Méditerranée. Les résultats de la campagne 2015 de surveillance «qualité de la Méditerranée », réalisée pour la mise en œuvre des directives-cadres sur l’eau et sur le milieu marin, ont été présentés.
En application du II de l’article L. 120-1 du code de l’environnement, le projet de délimitation des zones vulnérables du bassin Artois-Picardie est soumis à Participation du public. La consultation est ouverte du 06 juin 2016 au 30 juin 2016 inclus sur le site l’eau dans le bassin Artois Picardie.
Un appel à candidatures sera lancé d’ici l’automne dans chaque territoire concerné auprès des collectivités. Les collectivités retenues dans ce dispositif de contractualisation définiront des objectifs d’amélioration, les opérations prioritaires d’investissement et de renforcement des capacités ainsi que des indicateurs d’évaluation, pour une durée de cinq ans.
Le premier appel à projets du plan Ecophyto II est lancé par les ministères en charge de l’agriculture et de l’environnement, pour développer des actions innovantes en faveur de la réduction des risques et impacts des produits phytosanitaires.
Les travaux de construction d’un barrage dans la zone humide du Testet ont cessé il y a maintenant un an et demi. Les dégâts écologiques commis sont importants. Les associations réclament la restauration environnementale du site. Une mobilisation en faveur de la renaissance de la zone humide est attendue mardi 31 mai à Albi.
L'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema) annonce la publication prochaine d'un guide développé en collaboration avec le Muséum national d'histoire naturelle, proposant une nouvelle méthode d'évaluation des fonctions des zones humides continentales françaises.
Les projets conçus au nom de la lutte contre les changements climatiques ne sont pas forcément bénéfiques. Pire, ils piétinent parfois les droits humains. Cas d’école avec le barrage du Barro Blanco.
Le projet NIRHOFEX, consistant à accompagner des industriels franc-comtois de la filière de traitement de surface dans une réflexion collective pour trouver des solutions permettant de réduire ou d’éliminer certaines substances chimiques, en particulier le nickel, le chloroforme, les cyanures, les alkylphénols ou encore les hydrocarbures aromatiques polycyclique (HAP), arrive à son terme.
La Communauté de communes du Pays de Gex (CCPG) et le Canton de Genève engagent une série d'action notamment pour améliorer la gestion des cours d'eau.
Les objectifs des travaux présentés ici sont d'élaborer et de tester de nouvelles techniques bio-inspirées pour la création de toits verts extensifs en climat méditerranéen sans reccours à l'irrigation permanente.
Nouveau round de débats sur les néonicotinoïdes : le Sénat, qui entame l’examen en seconde lecture du projet de loi sur la biodiversité, s’apprête à supprimer l’interdiction de ces insecticides neurotoxiques, votée par les députés. Préjudiciables à la santé et à l’environnement, ces néo-pesticides puissance XXL risquent aussi de faire flamber le coût du traitement de l’eau.
Alors que le projet de loi de reconquête de la biodiversité devrait être adopté avant l’été par le parlement, la ministre de l’Environnement vient d’annoncer, en clôture de la conférence environnementale 2016, la construction de plus d’une centaine de petites centrales hydroélectriques. Le flot ininterrompu de ces aménagements qui accable les cours d’eau depuis les années 1950, a conduit aujourd’hui à une implantation de près de 2000 unités à tel point qu’il n’existe pratiquement plus de rivière proche de l’état naturel dans notre pays, situation qui ne pourra qu’être aggravée par la vague annoncée.
Plomb, zinc, cadmium… Les sols n’ont pas été épargnés par des décennies d’industrialisation. Les adeptes de l’agriculture urbaine lorgnent sur les friches aux abords des villes. Mais comment rendre ces terrains à nouveau cultivables ? Des expérimentations révèlent la capacité de certaines plantes à immobiliser ou extraire partiellement les polluants. Des travaux sont également menés pour recycler les métaux accumulés dans les végétaux. Ces techniques de dépollution, basées sur les plantes, sont-elles efficaces et suffisantes ? Tour d’horizon des possibles.
Souvent cachés, enfouis, canalisés ou parfois visibles, mais embourbés de déchets, les ruisseaux en milieu urbanisé font les frais depuis des décennies du développement urbain et immobilier. Pourtant, les corridors écologiques naturels qu’ils représentent et leur apport à la gestion de l’eau en ville font d’eux des environnements à réhabiliter et à protéger.
La France et le canton de Genève ont signé mardi le contrat unique environnemental. D'une durée de cinq ans, il porte sur les corridors biologiques et les rivières. Au total, 42 millions d'euros et 9,2 millions de francs suisses seront investis pour réaliser les actions prévues.
Sur le plateau du Grandvaux, dans le Jura, à quelque 830 m d’altitude, la Lemme sinue tranquillement au coeur d’un marais de 60 ha bordé de tourbières, le Châtelet. Les fleurs, papillons et insectes propres à cette zone humide n’avaient pas été aussi à leur aise depuis longtemps… Quant aux truites, elles semblent retrouver des conditions favorables à leur reproduction. Cela n’a pas toujours été le cas.
On les appelle les intermittentes, les épisodiques, les temporaires, les saisonnières. Vous l’avez compris, on ne peut pas compter sur elles tout au long de l’année mais elles rendent de sacrés services ! Ni tout à fait asséchées ni tout à fait normales, ces rivières ont été délaissées par les universitaires jusqu’au jour où Thibault Datry, éco-hydrologue à l’Institut de Recherches en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture à Lyon (IRSTEA) a décidé de les placer au coeur de sa recherche.
L’opération de reconstruction du barrage du Rahin, ouvrage de prise d’eau pour l’alimentation du canal du Rhône au Rhin situé sur le ban communal de Plancher-Bas en Haute-Saône, s’est achevée fin décembre 2015 au titre de huit mois de travaux. À cette occasion, la direction territoriale de Voies navigables de France (VNF) à Strasbourg a inauguré ce jour le nouvel ouvrage, entièrement modernisé et automatisé.
Accompagner les collectivités dans la réforme territoriale qui touche leurs compétences en matière de gestion de l'eau, améliorer les efforts entrepris pour la protection des captages ou encore mise en place d'un indicateur de la qualité de l'eau potable à fournir aux abonnés, plusieurs mesures ont été discutées lors de la troisième table ronde.
Via une circulaire publiée vendredi, les ministères de l’Environnement et de l’Intérieur annoncent la parution de nouveaux outils pédagogiques pour mieux comprendre la compétence Gemapi (Gestion de l’eau et des milieux aquatiques et prévention des inondations), qui sera entièrement dévolue au bloc communal à partir du 1er janvier 2018. Une nouvelle compétence qui, rappelle la circulaire, « vise à combler les lacunes constatées en matière de gouvernance des digues en mettant un terme à la multiplicité des gestionnaires ».
Chaque discipline a ses continents d’ignorance. Les physiciens ne connaissent pas la nature de 95 % de l’Univers. Les biologistes se demandent à quoi sert 98 % de l’ADN qui ne code pas pour des protéines. Et les écologues s’interrogent sur le rôle dans l’environnement d’au moins 30 à 50 % de certaines rivières, et jusqu’à 70 % dans certains pays comme l’Australie. Ces inconnues couvrant de si grandes proportions désignent les cours d’eau intermittents, qui, une partie de l’année, cessent de s’écouler ou s’assèchent de manière naturelle, ou parfois en réponse aux pressions humaines.
Le sable est la seconde ressource naturelle la plus consommée après l’eau : l’humanité en avale 15 milliards de tonnes chaque année. On s’en sert pour le béton, les terres agricoles ou les puces électroniques. On en consomme tellement que, dans certaines régions du monde, les plages reculent, voire disparaissent. En France, les demandes de permis pour aspirer du sable au large des côtes se multiplient. Dans la baie de Lannion, en Bretagne, un projet d’extraction est vivement contesté et fait peser un risque sur le littoral et la biodiversité. Pourtant, des alternatives existent.
Les élus de la Chambre d’Agriculture Savoie Mont-Blanc travaillant au sein du Groupe Eau (Commission Environnement) ont réuni différents partenaires à Mognard (Savoie) pour aborder concrètement le sujet des zones humides. Services de l’Etat, Conservatoires d’espaces naturels, Conseils départementaux étaient au rendez-vous sur une parcelle du GAEC de l’Arsolière.
Le Conseil d'Administration d'Eau de Paris du 15 avril a adopté un plan stratégique pluriannuel ambitieux pour protéger les ressources eau - souterraines et de surface - qui alimentent les robinets des Parisiens.
Il y a comme une certaine crispation sur Facebook en ce moment.. Les pêcheurs sont aux aguets, prompts à sortir leur téléphone pour photographier ce qu’ils estiment comme des atteintes à la qualité des eaux des rivières comtoises. Des photos accusatrices sont publiées sur Facebook. Et comme une image vaut mille mots, la conclusion semble limpide : les rivières comtoises sont toujours en mauvaise santé. Preuve en est avec ces fonds noirs, signe d’eutrophisation. Les actions entreprises pour les sauver ne seraient donc pas à la hauteur.
Malgré la réglementation, malgré les SAGE, malgré les programmes bassins versants, malgré les inventaires et toutes ces démarches qui coûtent un paquet de pognon aux contribuables et aux consommateurs d'eau via leurs redevances à l'agence de l'eau, l'assèchement des zones humides se poursuit.
Polyéthylène, polycarbonate, polypropylène … si vous voyez ça dans la composition de vos produits, ce n’est pas très bon signe. Et si sans le savoir vous vous rendiez responsables de pollution marine lorsque vous appliquez une crème sur votre visage ou lorsque vous vous brossez les dents ? Depuis plus de 25 ans, on retrouve des microbilles de plastique dans nos cosmétiques. Depuis peu, une véritable prise de conscience du danger de ce composant semble marquer l’avènement d’un mouvement international anti-microbilles de plastique. Retour sur ce mouvement.
L'ONG Surfrider a mené le premier recensement des déchets qui polluent cinq sites français et espagnols. Bilan : les plastiques restent les "premiers prédateurs des océans".
Un an après l'abandon du projet de barrage de Sivens dans le Tarn, les discussions doivent reprendre sur l'avenir du site. Si partisans et opposants au barrage s'accordent à trouver la procédure beaucoup trop longue, ces derniers mettent des conditions à la poursuite des discussions.
À l’approche du comité de pilotage qui se déroulera la semaine prochaine, nous vous proposons de revenir sur les grands enjeux et les objectifs attendus dans le cadre du contrat de bassin de l’Yerres amont et de ses affluents en compagnie d’Amélie Agogué, animatrice de ce programme d’actions visant à protéger la ressource en eau.
Alors que les pratiques de réutilisation des eaux usées traitées ont le vent en poupe à l’étranger, la France, malgré une volonté politique affichée, peine à instaurer un cadre juridique favorable. Et les opérations existantes pourraient être compromises.
L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a attribué 63,7 millions d’euros d’aides au cours de ce 1er trimestre de l’année 2016 pour financer 506 projets pour l’eau sur les bassins Rhône Méditerranée et Corse.
Selon le glaciologue Pierre René, les glaciers pyrénéens, suivis à la loupe depuis une quinzaine d’années, diminuent inexorablement et pourraient avoir entièrement fondu en 2050.
Cette étude, publiée le 2 mars 2016 dans la revue Ecology Letters, révèle que la présence d’écrevisses invasives bouleverse le rythme auquel les litières terrestres sont recyclées par les organismes aquatiques. Ainsi, le recyclage de la totalité des litières reçues par l’écosystème aquatique durant une année nécessite 40 jours de moins dans les plans d’eau fortement envahis par rapport aux plans d’eau peu ou pas envahis par les écrevisses, pouvant ainsi fortement affecter leur dynamique écologique.
Le principe de compensation écologique prévu dans la loi sur la biodiversité est un outil pour faire accepter les projets d’aménagement, estiment les auteurs de cette tribune. Selon eux, les mesures compensatoires ne permettront la préservation des espaces naturels qu’avec la création d’un organisme de contrôle indépendant.
Le comité stratégique de la mission inter-services de l’eau et de la nature (MISEN) (1) s’est réuni en préfecture le 25 mars 2016. Cette réunion a été l’occasion de dresser le constat de la situation du département en matière de qualité de l’eau, des milieux aquatiques et de protection de la nature ; et de présenter les actions des services de l’État pour parvenir au bon état écologique. Mme le préfet a rappelé que l’amélioration des masses d’eau souterraines et superficielles est une des priorités puisque 5 % seulement des masses d’eau de Maine-et- Loire sont en bon état, au sens de la directive cadre sur l’eau de 2000. La protection de la biodiversité et des milieux naturels, et plus généralement du cadre de vie des habitants de Maine-et-Loire, constituent également une priorité d’action des services.
Ce mardi 29 mars, les 9 partenaires (collectivités locales, EDF et VNF) du programme de restauration du Rhône hydraulique et écologique à Miribel Jonage se sont engagés pour 13 ans. Projet d’envergure européenne, ce programme demandera 42 M€ et se déclinera en deux phases dont la première, planifiée jusqu’en 2020, démarre dès à présent.
Le Parc naturel régional de Chartreuse est souvent perçu comme un réservoir d’eau brute à destination de ses piémonts. Bien que la ressource soit abondante, les effets actuels et attendus du changement climatique se traduisent d’ores et déjà par des pressions émergentes entre différents usages de l’eau. Ces nouveaux enjeux pesant sur la ressource en eau interrogent la dialectique ville/montagne, et sa déclinaison classique au travers du prisme centre-périphérie. Cet article s’appuie notamment sur l’exemple des pratiques de transfert d’eau inter bassins versants pour analyser les nouvelles stratégies de gestion adoptées par les collectivités, et explorer les complémentarités possibles, dans un contexte de rapport de force entre gestion privée et gestion publique, pour tendre vers une logique de solidarité et de sécurisation des systèmes d’approvisionnement.
Mercredi 2 mars, la ministre Ségolène Royal accueillait le président des Amis du barrage John Kanioswky, le député du sud-Manche Guénhaël Huet, et le président de la société Valorem, candidat à la reprise des barrages en compagnie de deux de ses ingénieurs. Ils ont présenté leur projet aux représentants du ministère, qui pourra se réaliser sous certaines conditions.
Depuis quelques années, de nombreuses initiatives ont contribué à favoriser le retour des poissons migrateurs sur le bassin de la Vienne. A travers cette plaquette, l’EPTB Vienne a souhaité retracer l’historique des migrations sur le bassin de la Vienne et mettre en avant la dynamique engagée pour restaurer les populations de poissons migrateurs. Les enjeux et perspectives relatives à l’accueil de ces espèces sont également abordés.
Le gouvernement a retiré dans la soirée de mardi son amendement controversé du projet de loi sur la biodiversité, qui sapait le principe du pollueur-payeur.
Deux barrages, "écrêteurs de crues", vont être bâtis "pour pouvoir stocker momentanément les crues en amont" et ainsi mettre au sec les biens et les personnes. Le premier sera installé dans le vallon de la Rousille à Francheville tandis que l’autre se situera à l’Etoile d’Alaï, à Tassin-la-Demi-Lune. Les ouvrages seront hauts de 23 mètres, pour une largeur d’environ 80 mètres.
Le poids des lobbies aurait conduit le gouvernement à déposer un amendement explosif sur le projet de loi biodiversité. Il permettrait aux industriels de ne rien payer en cas de préjudice écologique qu'ils auraient causé.
Le 19 janvier, près de 150 élus, maîtres d’ouvrage, techniciens, animateurs de terrain formateurs, chercheurs, étudiants et producteurs, ont répondu à l’appel de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique et de ses partenaires engagés dans les sites pilotes « Eau & Bio ». L’occasion de faire le point sur les résultats des premières expérimentations de reconquête et de préservation de la qualité de l’eau par l’agriculture biologique menées dans le réseau.
Les services de distribution de l’eau et d’assainissement collectifs peuvent-ils miser sur la tarification pour en garantir l’accès à tous et économiser cette précieuse ressource ?
Si vous n’avez jamais mis les pieds dans la vallée du Dessoubre, vous avez trois solutions. La première, vous organisez rapidement un petit week-end dans le secteur, la deuxième est de lire les romans de Philippe Koeberlé « Autopsie d’une truite » et « Là où la neige tombe » pour une immersion en canapé et enfin, vous procurer le film « A la rencontre du Dessoubre » que vient de produire le syndicat mixte d’aménagement du Dessoubre et de valorisation du bassin versant.
Les gestionnaires d'ouvrages hydrauliques sont au cœur d'un dilemme depuis le renforcement des exigences d'entretien auquel s'ajoute l'impossibilité d'utiliser des pesticides au bord des cours d'eau. J. Macia, N. Liency, C. Zanetti d'Arbeausolutions présentent cet enjeu complexe.
En Aveyron, sur le causse du Larzac, les habitants s’inquiètent des pollutions provoquées par l’autoroute A75. L’enjeu est majeur car le sous-sol du causse est directement relié aux sources qui alimentent les vallées environnantes.
Un biotope évolue avec le temps, le plus souvent du fait des changements physiques qu’il peut subir (et l’étang de Berre en a subis!), mais aussi des arrivées d’espèces exotiques amenées par l’homme volontairement ou involontairement. La confirmation récente de l’arrivée sur Berre d’un gastéropode supposé invasif et destructeur a initié les discussions et réflexions qui ont mené à cet article. Toutes les invasions ne sont pas négatives et peut-on seulement faire quelque chose pour les empêcher ? Comme tous les articles de vulgarisation scientifique de ce blog, la première version sera sans doute entachée de nombreuses erreurs et manques et il sera complété et rectifié au fur et à mesure des informations que nous aurons.
Depuis 2011, les côtes caribéennes subissent l’arrivée massive de sargasses. Des algues brunes qui pénalisent la pêche et l’activité touristique. En Guadeloupe, les collectivités font face à un fléau, dont elles peinent à expliquer l’origine.
Jean-François Carenco, préfet de la région d'Île-de-France, préfet coordonnateur de bassin, président du conseil d'administration de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, et François Sauvadet, président du conseil départemental de Côte-d'Or, président du Comité de Bassin Seine-Normandie, ont lancé le 9 février 2016, les travaux d'élaboration du plan d'adaptation du bassin Seine-Normandie au changement climatique.
La France préside la 12e réunion du Comité des zones humides méditerranéennes, qui se tient à Paris du 7 au 10 Février 2016 au Palais de la Porte Dorée. Objectif : mettre en œuvre efficacement le plan de Ramsar en Méditerranée.
Depuis début 2015, le Syndicat de valorisation écologique de l’Orne a pris en charge une étude sur le Conroy et ses affluents. Objectif : la renaturation des cours du bassin-versant du Conroy.
Pour faciliter la compensation des atteintes à la nature, le projet de loi sur la biodiversité discuté au Sénat propose la création de « réserves d’actifs naturels ». Cet outil qui aurait fait ses preuves aux États-Unis, selon ses défenseurs, ouvre, selon ses détracteurs, la porte à la financiarisation de la nature en cherchant à lui donner un prix.
Le 20 janvier, deux députés ont présenté en commission à l'Assemblée nationale un rapport d'information fourmillant de propositions concrètes pour parvenir à restaurer dans les cours d'eau les continuités écologiques. Sans se mettre à dos les acteurs de terrain et les élus locaux.
Oui ! mais avec des réserves sur le projet actuel. Un parc marin devrait réellement protéger le milieu marin de l’économie liée à la mer en la régulant.
Le réchauffement climatique, c'est de l'eau et l'eau, c'est les sols, et les sols, c'est le foncier, et le foncier, c'est l'aménagement du territoire, bref, c'est de la politique, et une révolution des pouvoirs qui est en marche.
Une journée d'échanges, organisée par l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema), le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie (MEDDE) et les agences de l'eau * , a eu lieu le 1er décembre 2015 sur le projet de création du centre français et ses relations avec le Réseau Européen. Les présentations sont à découvrir sur le site.
Les cours d’eau de la Gioune et du Pic sont en passe d’être labélisés « Site rivières sauvages » et de rejoindre le cercle très fermé des rivières exceptionnelles françaises.
L’agriculture française a la main lourde sur les pesticides comme sur les engrais azotés. Cette tendance prononcée revient cher, et pas seulement pour les exploitants. En conséquence, la pollution de l’eau, de l’air et des sols ainsi que les émissions des gaz à effet de serre et les atteintes multiples à la biodiversité pèsent sur l’ensemble de la collectivité. A combien se chiffrent ces « externalités environnementales » ? Au bas mot plusieurs milliards d’euros, répond le Commissariat général au développement durable (CGDD), un service rattaché au ministère de l’écologie, qui s’est attelé à un complexe travail d’évaluation en s’appuyant sur des études réalisées par différents ministériels.
La Ville et ses partenaires se mobilisent pour végétaliser 100 hectares de bâti d’ici 2020 dans la capitale, dont un tiers consacré à l’agriculture urbaine.
Les barrages hydroélectriques pourraient détruire la biodiversité des grands bassins fluviaux: dans une tribune publiée ce jeudi 7 janvier dans la revue Science, des biologistes tirent la sonnette d’alarme et demandent que les projets soient mieux évalués.
Lové entre le Rhône et les Dentelles de Montmirail, l’Étang Salé est une zone humide du département de Vaucluse, également labélisée Espace Naturel Sensible. D’une superficie d’environ 10 ha, elle est propriété de la commune de Courthézon, qui en a confié la gestion au Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Le 15 décembre 2015, la signature du Contrat de rivière des 4 vallées du bas Dauphiné a concrétisé la volonté forte des élus de travailler ensemble, à l’échelle du bassin versant, pour dynamiser et pérenniser la gestion concertée des milieux aquatiques.
Le changement climatique est chaque jour un peu plus présent dans nos vies. Il impose des évolutions radicales dans la gestion de nos ressources naturelles. L’eau va devenir un sujet environnemental, économique et géopolitique majeur - en vérité il l’est déjà !
La Fédération des Moulins de France engage une étude pilote portant sur 10 sites concernés par cette demande de mise en conformité mais actuellement objet de blocages. L’objectif de l’étude est d’identifier les tenants et aboutissants de ces blocages afin de proposer des solutions alternatives et d’en déterminer les conditions de mise en œuvre acceptables par tous. Cette mission est confiée à M. Christian Romaneix, consultant en matière de gestion des eaux superficielles et des milieux aquatiques, et ayant par ailleurs mené différentes missions d’effacement ou d’aménagement d’ouvrages hydrauliques au titre de la restauration de la continuité écologique des cours d’eau.
L’Institution interdépartementale Pas-de-Calais – Somme pour l’aménagement de la vallée de l’Authie travaille à l’aménagement du cours d’eau afin de restaurer la libre circulation des poissons migrateurs et le transport sédimentaire. Les premiers travaux ont commencé.
Ce questionnaire national s’adresse à toute personne qui, dans le cadre de ses activités professionnelles, utilise, voudrait utiliser ou refuse d’utiliser des données de sciences participatives relatives à la biodiversité marine et côtière.
Renouvelable, efficace, propre, l’énergie hydraulique devrait être, a priori, plébiscitée par les défenseurs du climat. Mais son coût social et environnemental est très lourd. Illustration de ce dilemme: le Brésil.
Depuis 1900, la température a augmenté de 1,1° dans les Pyrénées. Une hausse significative qui a des conséquences sur les espèces et leur milieu. Certaines sont clairement menacées, tout comme les glaciers emblématiques du massif.
A l'heure de la COP 21, les résultats du dernier baromètre de l’opinion sur « Les Français et l’eau » confirment que la prise de conscience, et l’inquiétude, quant aux effets du changement climatique sur l’eau et la biodiversité aquatique, progressent chez les Français.
Le barrage d’Oye-et-Pallet est au cœur du débat. Outre la motorisation de ses vétustes vannes, le rehaussement de son niveau d’une vingtaine de centimètres est sérieusement envisagé.
C'est Quimperlé, à la confluence de l'Ellé et de l'Isole, qui accueillait le 24 novembre le 17ème colloque régional de notre association consacré à la question du changement climatique et de ses impacts sur la ressource en eau et les milieux aquatiques.
Parler de sécheresse et de manque d’eau alors que depuis vendredi, une pluie dense et des premiers flocons de neige s’abattent sur la région, semble peut-être inopportun. Ne nous y trompons pas : quelques jours de pluie, aussi bienvenus soient-ils, ne suffiront pas à apporter l’eau qui fait tant défaut à la Lorraine et au quart nord-est depuis le mois de juin et place notre territoire dans une situation hydrologique dégradée, unique en France ; laquelle n’est pas sans conséquences tant sur le plan environnemental qu’économique.
Après avoir dévasté un des plus importants fleuves du pays, le mélange de boue et de résidus d’exploitation minière se déverse désormais dans la mer, menaçant la vie marine et le tourisme dans la région.
Réuni en séance plénière ce jour, sous la présidence de Michel Dantin, député européen, maire de Chambéry, président du Comité interSyndical d’assainissement du lac du Bourget (CISALB), le comité de bassin Rhône-Méditerranée a adopté le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage), pour les années 2016 à 2021. Il a émis un avis favorable sur le programme de mesures associé.
Alain Garnier, ingénieur environnement d’EDF, et Michel Samso, ancien président de la Petite Camargue Alsacienne, ont présenté le nouveau partenariat signé pour les trois prochaines années.
Bien qu’elles aient traversé les âges, les tourbières sont des écosystèmes particulièrement fragiles, qui font l’objet de soins attentifs et de plans de gestion visant la restauration et la protection de leur richesse patrimoniale. Visite du jardin de la tourbière du Grand-Lemps avec son conservateur, Grégory Maillet.
Le projet Med-ESCWET vise à promouvoir les services écologiques fournis par les zones humides afin que leur rôle d’amortisseur climatique soit intégré dans les stratégies nationales d'adaptation au changement climatique en Méditerranée. Mené par le Plan Bleu en partenariat avec la Tour du Valat, ce projet contribue à sensibiliser les décideurs sur l’importance de protéger ces écosystèmes fragiles au travers de 4 cas d’étude méditerranéens.
La France vient d’être mise en demeure par la Commission européenne au sujet du renouvellement des concessions hydroélectriques. En cause, le retard pris dans la mise en concurrence des candidats à la reprise de ces concessions, pourtant demandée depuis 2008. France Nature Environnement (FNE) s’inquiète non pas tant de cette mise en demeure, mais plutôt des modalités de mise en concurrence à venir, dans un contexte où la possibilité d’atteindre le bon état des cours d’eau français exigé par la directive européenne sur l’eau (DCE) reste hypothétique.
La veille juridique n°24 des aires marines protégées est en ligne. A l'honneur dans cette édition, la question de la surveillance et du contrôle, considérée comme prioritaire pour assurer l'efficacité des mesures de gestion prises au sein des aires marines protégées.
Dans le cadre de la lutte contre les espèces de poissons invasives qui menacent les espèces endémiques de Corse, la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique organise des pêches électriques.
Ségolène Royal, après avoir rendu publiques en juillet 2014 les données de l’IFREMER sur la pêche profonde, et tenant compte de l’avis des parties prenantes et des débats parlementaires sur la loi biodiversité, a défendu aujourd’hui des mesures importantes pour protéger les fonds marins et les écosystèmes vulnérables. Ces mesures ont été adoptées aujourd’hui par les Etats membres de l’Union européenne.
18 mois de travaux auront été nécessaires pour que la rivière retrouve son lit à Condé-sur-Iton. L’espace naturel du Fourneau a été inauguré le 31 octobre.
Ce jeudi, la fédération de pêche du Nord a inauguré la frayère qui a été aménagée à Marpent, le long de la Sambre. Une zone humide connectée à la rivière, où les brochets pourront se reproduire dans un environnement préservé.
La métropole Aix-Marseille Provence n’existe pas encore mais elle a déjà son « contrat de baie ». L’Etat, les collectivités locales et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée ont signé jeudi matin ce document qui vise à restaurer et préserver la qualité des eaux du littoral. Le contrat de baie s’étend sur un territoire qui va de Martigues à Saint-Cyr-sur-Mer. En tout, 130 km de littoral étalé sur une quarantaine de communes, dont sept se trouvent dans le Var.
Le 21 octobre 2015, les acteurs du bassin de la Bléone, l'Etat et les financeurs se sont engagés pour la restauration et préservation de la Bléone, affluent de la Durance dans les Alpes-de-Haute-Provence et composé de 27 communes.
Le cours d'eau, fortement dégradé suite aux opérations foncières de la fin des années 70, va bénéficier de travaux de renaturation, qui ont débuté au tout début du mois de septembre 2015.
Le 30 juillet dernier, France Nature Environnement, la fédération SEPANSO Gironde et la LPO Aquitaine, ont obtenu deux jugements du TA de Bordeaux déclarant l’illégalité du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, stoppant ainsi les travaux. Mais les associations constatent que le ministère de l’Ecologie a soutenu la semaine dernière le Conseil Départemental de la Gironde qui souhaite effectuer les travaux dès maintenant, manifestant ainsi, un véritable refus de respecter une décision de justice. Explications de FNE et de la SEPANSO.
L’effacement du seuil du Lauron sur le Loup permet aux espèces piscicoles de circuler à nouveau. Petit fleuve côtier des Alpes-Maritimes qui rejoint la Méditerranée à Villeneuve-Loubet, le Loup est un cours d’eau très préservé qui présente un peuplement piscicole de 1ère catégorie.
L'eau du Léguer serait déjà de très bonne qualité. Alors, à quoi pourrait bien servir un label Rivières sauvages ? L'association des riverains et des moulins des Côtes-d'Armor dénonce une surenchère de contraintes. Elle déplore également que le potentiel hydroélectrique du Léguer soit entamé par les travaux réalisés par le comité de bassin-versant du Léguer.
Cécile Claveirole est justement venu présenter son travail lors de la journée d’études « les sols en milieux karstiques. Quelles pratiques agricoles , comment améliorer la gestion de nos sols pour protéger les ressources naturelles ? » organisée le 9 octobre dernier par le plateau débat public et France Nature Environnement. Lors de la présentation des différents travaux, je me suis posée cette question : Comment l’amélioration de la qualité des sols peut-elle contribuer au sauvetage des rivières franc-comtoises ?
A l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, le Conservatoire d’espaces naturels du Limousin, l’Etablissement Public Territorial du Bassin de la Vienne et le PNR de Millevaches ont organisé le 7 février 2015 les deuxièmes rencontres du Réseau Zones Humides à Royère, en partenariat avec Radio Vassivière. Cette journée a rassemblé plus de 100 personnes investies dans la gestion des milieux humides en Limousin ou souhaitant en connaître plus sur ces espaces particuliers en terre et eau. Elle s’est organisée autour de 3 tables rondes que nous vous proposons de réécouter.
Le marais isarien devrait prochainement rejoindre la baie de Somme au titre des sites picards classés comme zones humides d’importance internationale par la convention de RAMSAR.
Les 6 000 contributions issues de la consultation du public conduite sur le projet de SDAGE ont été analysées. Il revient maintenant au comité de bassin de les intégrer pour finaliser les documents.
L’intensification des graves inondations n’y change rien : la métropole niçoise s’est lancée dans une vaste opération d’aménagements bétonnés de la vallée du Var. Le projet, baptisé « Eco-Vallée » et pompeusement présenté comme la « Silicon Valley » provençale, est financé par l’Etat et allègrement soutenu par Christian Estrosi. Pourtant, l’administration a lancé l’alerte, prévenant que, en cas de crue, le débit du Var pourra être multiplié par deux, l’eau du fleuve côtier ne disposant plus d’espaces naturels sur lesquels s’écouler. Sur place, des associations et quelques élus tentent de limiter les futurs dégâts.
De nombreux projets de stockage restent en souffrance, d’après la filière semencière et Irrigants de France. Une instruction de Ségolène Royal en juin dernier change les règles du jeu. Elle reçoit un accueil mitigé.
En dix ans, les aires marines protégées se sont fortement développées en France, permettant au pays de dépasser les objectifs internationaux, mais se pose la question de la gestion de ces espaces. Un thème abordé à Brest cette semaine lors du 3ème colloque national des Aires marines protégées.
Au titre de la stimulation de la recherche, du développement et de l’innovation au service du bassin fluvial, l’Etablissement public Loire a organisé les jeudi 24 et vendredi 25 septembre 2015, en lien avec le Festival de Loire, 4 sessions d’échanges scientifiques et techniques. Les présentations sont disponibles.
Les représentants des citoyens français ont volontairement supprimé l'hypothèse d'effacement des seuils et barrages dans le cadre de la trame bleue, lors de l'élaboration de la loi Grenelle 1 de 2009, de même qu'ils ne l'ont pas mentionnée dans la LEMA 2006. Or, la Direction de l'eau du Ministère de l'Ecologie et ses représentants en Agences de l'eau passent outre ce choix de prudence, exercent des pressions constantes en vue de détruire les ouvrages, refusent de financer de manière réaliste les dispositifs de franchissement et tentent aujourd'hui d'imposer l'effacement des seuils et barrages comme solution prioritaire de certains SDAGE 2016-2021. Nous appelons les députés et sénateurs, comme l'ensemble des élus, à faire cesser immédiatement cette dérive antidémocratique qui soulève une vague croissante d'indignation au bord des rivières.
L’Ognon est un des principaux affluents de la Saône, un grand bassin de 312 communes et 2 300 km². Le programme d’investissement signé comprend 117 action qui s’étaleront sur 6 ans - de 2015 à 2021 - pour un montant total de 13.4 M€ et une aide de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse de 6 M€.
Un nouveau centre de ressources « Génie écologique » vient de voir le jour à l’automne 2015. Ce site-ressource propose aux professionnels et futurs acteurs de l’écologie de nombreuses fonctionnalités pour accéder à des références bibliographiques, consulter des retours d’expérience, des techniques innovants.
Depuis 2014, les quatre chercheurs d' i-Sea, une toute jeune entreprise bordelaise, surveillent de près le littoral et les cours d’eau, avec les images des satellites Pléiades du CNES (Centre national d'études spatial), mais aussi des SPOT-6 et 7 (Airbus), Terra SAR-X (DLR, équivalent allemand du CNES) ou encore des Sentinel (Agence spatiale européenne, ESA).
Le Chili a annoncé lundi la création d'une vaste zone de protection de la vie marine autour de la célèbre île de Pâques, un signal fort en direction de la communauté internationale à l'occasion d'une conférence sur la préservation des océans.
Un colloque international s’est ouvert hier à Huningue, pour faire le point sur le retour du saumon dans le Rhin, annoncé à Bâle d’ici cinq ans. Tous les acteurs s’attellent à la tâche, mais le projet de « passe mobile » retenu par la France pour surmonter plusieurs barrages EDF en Alsace est jugé « contre-nature » par ses partenaires.
L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse ouvre un appel à projets pour renforcer les synergies entre la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations. Doté de 25 millions d’euros, l'appel à projets s’adresse en priorité aux syndicats de bassins versants et aux établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre pour des études et des travaux qui permettront de réduire les risques d’inondations et d’améliorer le fonctionnement des rivières. Les lauréats verront leurs projets financés jusqu’à 80%. Le dépôt des dossiers est ouvert jusqu’au 31 mars 2016.
L’évaluation de l’état écologique des cours d’eau conduit souvent l’élaboration de programme de restauration de la continuité écologique. Dans ce contexte, le démantèlement de barrages et de seuils constitue la solution technique la plus soutenue par la sphère de l’expertise et les partenaires financiers. Mais la mise en œuvre de cette solution technique induit des changements paysagers, une modification des milieux et des usages associés. Les bouleversement redoutés ou effectifs suscitent des réactions vives, voire la structuration de situations de conflits entre usagers, habitants et gestionnaires des cours d’eau. Nous proposons de décrypter cette conflictualité en s’attachant à mettre au jour ce qu’elle peut révéler sur : 1 - les modes d’habiter en (fond de vallée), 2 - le rôles des habitants et des usagers dans la gestion d’un environnement local.
A l’occasion des premières Assises de Thau sur le thème de l’eau qui se sont déroulées à Sète le week-end dernier, Laurent Roy, directeur de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse a dressé un état des lieux de la qualité de l’eau de l’étang de Thau. Entretien.
Ces travaux engagés par l’Etat, sur un linéaire supérieur à 500 mètres, portent sur la réfection de berges, qui bordent des terrains agricoles, érodés ou emportés par la dernière crue de juin 2013. Le déploiement de moyens mécaniques lourds (bulldozer, pelle-mécanique) dans le lit mineur de la rivière, nous a paru disproportionné et sans commune mesure avec des enjeux de protection de biens à cet endroit-là ; par contre les atteintes de l’écosystème (milieu naturel abritant des espèces animales et végétales) sont énormes.
La stratégie de gestion du DPMn définit les enjeux orientations, objectifs et actions de l’État en vue de la protection et du développement durable de son domaine.
Visant à combiner performance économique et écologique, 87 agriculteurs se sont engagés en 2015 sur le territoire du Parc des Monts d’Ardèche et de la montagne ardéchoise afin de préserver la biodiversité et la qualité de l’eau sur plus de 5000 hectares.
Laisser plus d’espace à la rivière, ralentir les écoulements des eaux et gérer l’eau globalement par bassin versant... Une autre gestion des rivières est possible.
En cas de fuite dans la rivière des Outaouais, le pipeline que TransCanada veut construire pourrait contaminer 26 prises d’eau potable dans la grande région de Montréal en seulement 12 heures.
Avec la création du pôle INSIDE est née la première structure de R&D sur l’interopérabilité des systèmes d’information distribués sur l’eau. Il s’agit d’une mise en commun de moyens et d’équipes pour étudier et optimiser les différents SI du domaine, en lien avec les enjeux environnementaux. À la clé, une vision globale et surtout un appui technologique pour un secteur aujourd’hui très réparti sur le territoire, avec des retombées possibles dans d’autres secteurs.
Des populations importantes d’écrevisses de Louisiane sont signalées dans les marais et les canaux de Charente-Maritime et de Gironde par des propriétaires, des gestionnaires, des pêcheurs ... Ces écrevisses sont connues pour leurs impacts sur la biodiversité et les infrastructures comme c’est par exemple le cas en Brière, en Brenne ou en Camargue. Peu d’informations étant disponibles sur les perturbations qu’elles induisent en Charente-Maritime et en Gironde, un Groupement des Pêcheurs Professionnels d’Écrevisses Invasives et d’Espèces Abondantes (GPPEIEA) a récemment été créé à l’initiative du CONAPPED et de pêcheurs professionnels fluviaux et estuariens des deux départements, avec des conseils apportés par un collectif composé du FMA, de la FDAPPMA17, de l’ONEMA et du CD17. Cette association souhaite valoriser les savoirs et les savoir-faire de pêcheurs professionnels. Le GPPEIEA propose pour cela un questionnaire visant à capitaliser les retours d’expériences, l’expertise et les connaissances de chacun.
Les espèces exotiques envahissantes peuvent avoir des impacts irréversibles sur les écosystèmes, la biodiversité et certaines activités socioéconomiques d'importance, telles que la pêche sportive et le tourisme. Malgré sa petite taille, le cladocère épineux entre en compétition avec les espèces indigènes et modifie la chaîne alimentaire, ce qui peut avoir des effets négatifs importants, notamment sur plusieurs espèces de poissons. De plus, en se fixant à l'équipement de pêche, le cladocère diminue la qualité de cette activité.
« Beeeeerk » Voilà l’interjection consacrée lorsque sont évoquées les eaux du lac de Miribel, où s’ébattent baigneurs, pratiquants d’activités nautiques… et longues plantes aquatiques vertes peu ragoûtantes. Sur l’autre plan d’eau important de l’agglomération, le réservoir du Grand Large, les plaisanciers râlent aussi face à un envahissement chronique. Mais ces herbiers que haïssent les « voileux » et les nageurs, les pêcheurs les adorent… D’où viennent ces « algues » et que faire contre elles ?
Le contrat de baie de Marseille sera signé cet automne. Il permettra de mettre en œuvre sur cet immense territoire une politique cohérente pour lutter contre les pollutions de l’eau et la détérioration des milieux.
Pour la première fois, des chercheurs de l’Inra, en collaboration avec le CNRS, démontrent les effets positifs et complémentaires d'une diversité d'espèces et d'une diversité génétique au sein des espèces (diversité intraspécifique) dans des prairies soumises à la sécheresse.
L’association LPO Isère et la Ville de Grenoble lancent une campagne d’inventaire des milieux humides dans les jardins privés de la ville, dans le but de caractériser le potentiel écologique de chacun d’entre eux.
Le conseil régional Midi-Pyrénées, autorité de gestion du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), l’État et l’agence de l’eau Adour-Garonne lancent une procédure régionale d’appel à projets agro-environnementaux réalisables dès 2016. L’appel à projets vise à accompagner les exploitations agricoles dans la mise en œuvre de mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) pour préserver et restaurer la biodiversité et les ressources en eau. Il est ouvert jusqu’au 26 octobre 2015.
Le projet de loi-cadre sur la biodiversité prend de nouveau du retard. Le texte, qui devait initialement être adopté en 2013, conformément à la feuille de route issue de la conférence environnementale de septembre 2012, ne sera pas étudié en séance publique au Sénat avant la fin de l'année.Ce mardi 18 août 2015, à l'occasion d'une conférence de presse relative à la publication de la loi de transition énergétique, Ségolène Royal a expliqué que le projet de loi ne devrait pas être inscrit à...
Une partie de l’eau potable consommée par les Parisiens provient de nos meilleures rivières de Seine et Marne et notamment du Loing et de ses affluents : l’Orvanne, le Lunain et le Fusain. Ironie du sort le préfet de Seine et Marne vient de prendre un arrêté préfectoral pour restreindre la consommation d’eau de l’Orvanne, du Lunain et du Fusain au sud du 77 sans qu’à notre connaissance le Préfet de Paris n’ait pris aucun arrêté pour restreindre la consommation d’eau des parisiens.
Par temps de sécheresse, la biodiversité des fleuves souffre davantage des rejets d’eau chaude des centrales nucléaires. Ils perturberaient même la migration de certaines espèces comme les truites ou les saumons. Ces problèmes vont s’aggraver avec le réchauffement climatique.
Le Comité français de l’UICN s’engage dans l’élaboration de « La Liste rouge des écosystèmes en France », nouvel outil d’évaluation de la biodiversité à l’échelle des écosystèmes. Son premier chapitre, « la Liste rouge des mangroves de Mayotte », vient d’être réalisé et sera prochainement publié. Cette étude évalue les trois entités qui composent les mangroves mahoraises : les fronts pionniers (ou mangrove externe), les cœurs de mangrove (ou mangroves centrale et interne) et les arrière-mangroves (tannes, prés-salés, mangroves et forêts supralittorales).
Les compétences environnementales des différents échelons territoriaux ont été modifiées avec la loi sur la Nouvelle organisation territoriale de la République. Tour d'horizon après l'adoption définitive de la loi.
Même s'il suscite encore de nombreux débats, le principe de compensation écologique pour les dégâts causés à la biodiversité lors de projets d’aménagements a finalement été adopté en mars dernier dans le cadre de la loi « Biodiversité ». À travers l'exemple de la réhabilitation écologique et pastorale du verger de Cossure en plaine de Crau, première expérimentation française de compensation écologique par l'offre, les auteurs s'intéressent ici au bilan écologique et économique de l'opération pour en dégager les effets positifs, mais également les dysfonctionnements et les limites.
L’oasis de Chenini, dans le sud de la Tunisie, était un petit paradis. A l’ombre des palmiers, arbres fruitiers et cultures maraichères proliféraient, arrosés par de multiples sources d’eau. Mais l’urbanisation et l’installation d’une usine de transformation de phosphates, à quelques kilomètres de là, menacent la survie de l’oasis. Face à cette situation, des citoyens ont entrepris de sauvegarder leur patrimoine, en créant un système de partage d’eau, en reboisant, en installant une maison de semences ou un atelier de transformation des produits locaux. Et en lançant un programme de soutien à l’installation de petits paysans. Bref, en le gérant à la manière des biens communs. Reportage.
La veille juridique trimestrielle des aires marines protégées N°22 est en ligne. Le dossier de cette édition : « les dispositions intéressant le milieu marin du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysage ».
Un nouveau programme de plus de 11 millions d'euros est lancé pour la protection de l’aval de la rivière d’Allier, l’une des dernières sauvages d’Europe.
Voilà à peine un an que, sur la rivière Saône, les travaux d’aménagement et de restauration de la continuité sur le barrage de Gray étaient inaugurés. Ce mardi 30 juin 2015, c’est au tour du barrage d’Apremont d’être sous le feu des projecteurs, à quelques kilomètres seulement plus en aval…
C’est une nouvelle consécration pour le territoire du Parc naturel régional du Haut-Jura : Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, a remis officiellement le jeudi 9 juillet 2015 à Jean-Gabriel Nast, président du PNR, le nouveau label « rivières en bon état » pour avoir réussi à préserver et restaurer la qualité de 9 cours d’eau (la Saine, la Lemme, la Sainette, la Bienne, le Tacon, la Douveraine, le Longviry, l’Héria, la Sémine) et de 2 lacs du Jura (le lac du Grand Maclu et le grand lac d’Etival).
Pour la 4e vague du Plan Loire, la Région Centre-Val de Loire et l'Etat se sont engagés ce vendredi 10 juillet dans ce dispositif jusqu'en 2020. L'Etat, qui a déjà signé avec d'autres Régions concernées, apporte 111 millions dans ce CPIER, et la Région Centre-Val de Loire 23,3 millions. Avec les autres outils comme le programme opérationnel européen FEDER Loire, ou les CPER (contrats de plan entre l'Etat et chaque Région) ce sont plus de 250 millions qui vont être affectés aux bons soins du fleuve royal pour six ans.
La nature au cœur du village de Chanas, dans la vallée du Rhône, qui a transformé une peupleraie située au cœur du village en un parc public, mais avec un plus : en cas de crue du Lambroz, il fait l’éponge et calme les eaux.
Facture simplifiée et pédagogique, gaspillage, pollutions, tarification sociale, emplois… autant de sujets prioritaires pour une politique de l’eau renouvelée. Le comité national de l’eau, organisme de consultation sur ces sujets, s’est réuni le mardi 7 avril.
Améliorer les connaissances des impacts du changement climatique sur les milieux aquatiques et les ressources en eau est aujourd'hui essentiel. Étudier le changement climatique à l'horizon 2070 afin d'élaborer des stratégies d'adaptation et de les évaluer, c'est ce que propose le projet Explore 2070.
Le président de la Cave coopérative a été relaxé par le tribunal ce mardi. Il était jugé pour la pollution accidentelle du ruisseau. Mais il y aura des conséquences à long terme.
Les projets de démantèlement de barrages sont de plus en plus fréquents en Europe et aux États-Unis, que ce soit pour atteindre des objectifs écologiques ou parce que ces ouvrages n’ont plus d’usage ou représentent un risque. Le démantèlement des barrages de l’Elwha, dans l’État de Washington aux États-Unis, achevé en 2014, constitue le plus important projet de démantèlement de barrage à ce jour.
Les grandes villes sont de plus en plus nombreuses à reprendre la main sur la gestion de leur eau. Certaines appliquent même des tarifs sociaux et écologiques, arguant que l’eau est un bien commun. C’est le cas de Rennes. Explications.
Les députés ont adopté en seconde lecture le projet de loi sur la Nouvelle organisation territoriale de la République (Notre). L'occasion de réintégrer des éléments supprimés en cours de route par le Sénat.
60 M€ pour un programme d'actions de 5 ans (de 2015 à 2019), soit 350 opérations visant à répondre aux objectifs de gestion de l’eau et de biodiversité sur un bassin fortement impacté par sa démographie.
Les zones humides concentrent une forte richesse écologique mais se révèlent être des espaces fragiles. D’où l’importance de contrôler l’état des milieux aquatiques. L’Onema contribue en France, avec les services déconcentrés de l’État, à cette surveillance de l’eau ainsi qu’au contrôle de leurs usages à travers une police. Explications de Pierre Caessteker, chargé de mission zones humides au sein de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques.
La politique de la mer a échoué dans ses objectifs, mettant en péril la résilience de ce milieu, constate l'Agence européenne de l'environnement. Elle plaide pour une meilleure coordination entre Etats et une approche fondée sur les écosystèmes.
Le premier rapport de la mission de préfiguration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) a été remis officiellement à la ministre Ségolène Royal, jeudi 25 juin 2015.
Les sénateurs de la commission des affaires économiques ont donné leur avis sur le projet de loi biodiversité. Ils rappellent à cette occasion que "l'impératif environnemental ne doit pas conduire à faire la guerre à l'activité économique". Dans cette logique, les sénateurs proposent 30 modifications.
Le projet MERMAID, cofinancé par le Programme MED Programme MED dans le cadre de l’appel à projet « MED MARITIME INTEGRATED PROJECT » s’est officiellement terminé le 31 mai dernier lors d’une réunion de travail organisée au Port de Nice. Ce projet portait sur l’étude des systèmes de monitoring environnemental exploités par des ports maritimes urbains avec particulièrement une analyse : Des indicateurs environnementaux utilisés par ces ports ; Des technologies utilisées ; Des outils de communications développées.
Une convention de partenariat a été signée le lundi 8 juin 2015 entre Jérôme DESPEY, Président de la Chambre d’Agriculture de l’Hérault et Loïc LINARES, Président du Siel en présence de nombreux élus et exploitants agricoles du territoire. Cette convention formalise également le partenariat établi dans le cadre de l’animation du Projet Agro-Environnemental et climatique des étangs palavasiens, validé et agréé pour 3 ans par les services de l’Etat et de la Région Languedoc Roussillon.
De nombreux acteurs du secteurs de l’agriculture biologique et de la gestion de l’eau se sont retrouvés à l’invitation de la FNAB à Fouesnant ce 16 juin pour un séminaire national traitant de la place de l’agriculture biologique dans les projets de territoire dans le cadre de nouvelles approches intégrées de gestion de l’eau.
Entre 2004 et 2014, le Conservatoire du littoral a réalisé des études qui ont permis d’estimer les conséquences physiques de l’augmentation du niveau de la mer et les impacts socio-économiques associés. Les résultats ont montré que 20% du littoral pourrait être submergé entre 2050 et 2100. A la suite de ces études, en 2015, le Conservatoire a souhaité lancer le projet Ad’apto, dont l’objectif est de mettre en valeur les expériences locales d’adaptation à l’élévation du niveau de la mer. Ad’apto s’intéressera aussi bien aux actions en cours qu’à celles en projet, sur ses terrains mais aussi sur des territoires littoraux plus vastes. Ce projet se déroulera de 2015 à 2017, en collaboration avec de nombreux partenaires nationaux et locaux.
Une nouvelle espèce vient d’arriver dans les plans d’eau de la province et pourrait causer bien des problèmes aux milliers de pêcheurs qui s’apprêtent à démarrer leur saison. Le ministère de la Faune tente par tous les moyens de limiter la propagation du cladocère épineux, une petite bibitte d’environ 1,5 centimètre de long qui a été introduite dans les Grands Lacs par des bateaux en provenance d’Asie.
Ce marais de 3 731 hectares, parcouru par 760 km de cours d’eau dont 170 sont navigables, est la plus grande zone humide régionale. Le marais Audomarois est découpé en 13 200 parcelles intégralement cultivées sur 1 385 exploitations. Elevage et maraîchage constituent les activités agricoles traditionnelles du marais. Il y a aujourd’hui 60 familles d’éleveurs et une quarantaine de familles de maraîchers (dix fois moins qu’au début du XXe siècle).
L’Observatoire National de la Biodiversité (ONB) met à disposition de tous, par l’intermédiaire de son site web notamment, le résultat de ses travaux relatifs aux indicateurs de biodiversité. Qu’en est-il de la biodiversité en France en 2015 ? C’est la question à laquelle répond un document récemment publié par l’observatoire : une bonne occasion de (re)découvrir les différents indicateurs ayant trait aux milieux humides.
Les Assises nationales de la biodiversité, organisées du 10 au 12 juin 2015 à Dijon, ont été l’occasion de réaffirmer les liens très forts qui unissent déjà les politiques de l’eau et de la biodiversité, illustrée par le stand commun des agences de l’eau Rhône Méditerranée Corse et Seine Normandie sur le salon professionnel.
Première énergie renouvelable de France à la fois décarbonée et réactive aux brusques fluctuations de la demande en électricité, la filière hydroélectrique présente à ce jour tous les avantages pour accompagner durablement le mouvement de transition énergétique et accentuer son poids dans le mix énergétique français. Cela étant, l’avenir de cette industrie, à la fois patrimoine et savoir-faire français sans équivalent, s’annonce semé d’embûches au regard des exigences européennes qui régissent désormais la filière.
L’Ecole française de l’eau, apparue à l’orée des années 1960, incarne un modèle de gestion aujourd’hui exporté dans le monde entier. Il a peu à peu été dévoyé par des groupes d’intérêts qui ont fait main basse sur un marché qui génère près de 25 milliards d’euros en France chaque année. D’innombrables dérives concourent à son bilan désastreux : fonctionnement oligarchique, accaparement de l’argent public par des opérateurs privés, et dégradation catastrophique des ressources, annonciatrice d’un véritable désastre environnemental que rien ne semble pouvoir endiguer.
Pour prévenir la réalisation de vrais faux inventaires, notre association a saisi le préfet de région pour être associée à la mise en œuvre dans les départements de Bretagne, de la méthodologie d'inventaires qui devrait à notre sens également mobiliser les SAGE et les fédérations départementales de pêche.
Dans un rapport publié ce 10 juin, le Commissariat général au développement durable (CGDD) appelle la région Nord-Pas-de-Calais à faire sa révolution agricole si elle veut retrouver des eaux de qualité tout en préservant le climat.
Au moment où les exploitants agricoles doivent remplir les dossiers qui leur apporteront peut-être une aide financière, une enquête auprès d’agriculteurs et d’éleveurs travaillant dans des sites très particuliers, les zones humides, nous permet d’évaluer l’adéquation entre les décisions prises à Bruxelles et les besoins du terrain.
Le 2 juin 2015 s’est tenue à la Halle Pajol à Paris une session de formation organisée par Natureprif en appui à la DRIEE et au conseil régional à destination des collectivités locales sur le thème "SRCE et documents d’urbanisme". Vous en trouverez le programme détaillé et les présentations en téléchargement sur le site Natureparif.
3500 inscrits, 60 pays représentés... Vous trouverez dans ce document un bilan quantitatif de la session 1 qui s'est déroulée entre novembre 2014 et mars 2015. Prochaine session du 3 novembre 2015 au 3 mars 2016.
Chaque trimestre, l'Agence des aires marines protégées publie "L'aire marine", en collaboration avec l'hebdomadaire Le Marin. Un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui s'intéressent aux aires marines protégées. Le numéro 28, de mai 2015, porte sur le projet de l'Agence française pour la biodiversité.
Beaucoup d’idées fausses circulent aujourd’hui en France sur l’eau. Pour en faire tomber quelques-unes, tentez de répondre à ce quizz, réalisé par France Nature Environnement en partenariat avec Suez Environnement Eau France. Pas de gros lot à gagner… mais simplement la fierté d’en connaitre un peu plus sur l’eau et les milieux aquatiques en France !
Ce classement, décidé par l'assemblée régionale, va permettre de protéger dans cet espace les zones humides en bordure de l'Ariège et de la Garonne, mais aussi les zones de divagation de ces cours d’eau ainsi que plus de 500 espèces végétales, de nombreuses espèces d’insectes, de poissons, d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux et de mammifères.
De 2009 à 2013, l'expédition Tara Océans a prélevé des milliers d'échantillons de l'écosystème planctonique. Le secrétaire de l'expédition Romain Troublé revient pour Actu-environnement sur les premiers résultats scientifiques qui en découlent et les nombreuses recherches qu'ils laissent entrevoir.
Le prix du mérite décerné mercredi 3 juin 2015 par la Convention de Ramsar à la Tour du Valat et remis à Jean Jalbert, directeur général de la Tour du Valat, vient récompenser 60 ans de recherche et d'action pour l'étude, la gestion et la préservation des zones humides méditerranéennes.
Joignant le Grand Canal d’Alsace au Vieux Rhin, au cœur de la Petite Camargue, un ancien bras du fleuve, « renaturé », a été inauguré en grande pompe, hier à Kembs, rendant à la biodiversité une centaine d’hectares de terrain.
Le sol, qui rend des services écosystémiques, est peu présent dans le droit de l'environnement, pointe le Conseil économique, social et environnemental. Il formule des recommandations pour renforcer la protection des terres agricoles.
Dans le cadre du projet LUPIN, plusieurs actions sont prévues afin d'instaurer une stratégie de lutte de manière coordonnée à l'échelle transfrontalière. Après une phase d'amélioration de la connaissance et un inventaire précis du territoire transfrontalier, des échanges techniques d'expériences transfrontalières permettront de définir un programme de lutte adapté à chaque espèce.
La Haute-Assemblée a voté, le 2 juin 2015 en deuxième lecture le projet de loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République. Au programme : le maintien des prérogatives du département, un PLU intercommunal circonscrit, le report, d’un an, de la création de la métropole du Grand Paris... Le point sur ce que le Sénat a changé.
Les océans, dans leur quasi-totalité, vont connaître un bouleversement profond de leur biodiversité si le réchauffement climatique n’est pas maîtrisé rapidement. Disparitions locales, diminutions, mouvements « biogéographiques », cette réorganisation devrait concerner un grand nombre d’espèces, selon les travaux d’une équipe internationale conduite par le CNRS et rassemblant la Sir Alister Hardy Foundation for Ocean Science, l’université de Plymouth (Angleterre) et le Centre scientifique de Monaco, publiés, lundi 1er juin, dans la revue Nature Climate Change.
Il nous semble important de faire un point sur les recours déposés à ce stade de la procédure juridique à l’encontre du projet Center Parcs des Chambaran à Roybon. Rappelons que trois associations ou fédérations ont déposé contre le projet Center Parcs : L’Union des fédérations de Pêche Rhône-Alpes, La FRAPNA Région et l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs.
Treize applications mobiles ont été imaginées au cours d’une compétition d’aquahacking -- premier événement en son genre au Canada -- afin de trouver des solutions aux problématiques de l’eau.
L’Etablissement public d’aménagement et de gestion des eaux du Sud-Ouest Mont Ventoux (EPAGE SOMV) et la commune de Carpentras ont allié leurs compétences pour monter un projet de restauration de l’Auzon, cours d’eau qui traverse la commune de Carpentras.
Amener les apprenants à mieux comprendre ce qu'est la biodiversité et les enjeux qui lui sont associés en matière de développement humain et territorial (culture, santé, ville, agriculture, etc.) : voici l'objectif du MOOC "Biodiversité". Ce cours en ligne, réalisé et coordonné par l'Université Virtuelle Environnement et Développement durable (UVED) entend contribuer à l'évolution des perceptions sociales en matière de biodiversité ainsi qu'à l'accroissement du niveau d'implication des acteurs sociétaux dans sa préservation, en apportant des points de repères sur ces questions et en montrant que la préservation des dynamiques écologiques est l'affaire de tous. Gilles Boeuf, Président du Muséum national d'Histoire naturelle et professeur au Collège de France, en est le référent scientifique.
Quand un projet mobilise directement plus d’une cinquantaine de communes, et des dizaines de particuliers riverains, trouver un terrain d’entente peut devenir une tâche ardue. Le Syndicat mixte d’aménagement de l’Arconce et de ses affluents semble sur la bonne voie. Si le projet d’aménagement de la rivière pour les cinq prochaines années a soulevé au début quelques mouvements de méfiance et d’incompréhension, les débats étaient plus posés, hier soir à Changy au détour d’une ultime réunion d’information.
Encore récemment, nous écrivions que la reprise des zostères dans l’étang de Berre était lente. Ce n’est déjà plus le cas et on peut prévoir que la vitesse va encore augmenter. Dans les années à venir, un développement de type exponentiel est à notre sens le plus vraisemblable.
Le 9 juin 2015 à Marseille. Le CNRS, le Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO), le Muséum national d’Histoire naturelle et leurs partenaires régionaux vous proposent de vous impliquer dans une expérience de démocratie scientifique originale et inédite sous la forme de « Forums ouverts ». L’objectif ? Mettre au point un nouvel observatoire participatif de la biodiversité en relation avec les changements climatiques, qui émergerait d’une réflexion commune à tous les citoyens quelles que soient leur profession ou leurs connaissances.
Indre Nature, l'association de protection de la biodiversité, ne manque pas de dire tout le mal qu'elle pense de la gestion actuelle des eaux. Non pas que les lois en vigueur ne soient pas adéquates. Elles sont juste très mal, voire pas du tout appliquées. La rivière Creuse en est un exemple frappant.
Reprenons notre interrogation ébauchée lors de la rédaction de l’article précédent. Ces deux journées du colloque scientifique consacrées à l’état et à l’avenir des rivières comtoises les 23 et 24 avril dernier à Besançon poussent à la réflexion : pourquoi « penser le changement » plutôt que de « changer le pansement » ? Raisonner dans le temps et l’espace peuvent nous aider à avancer.
La création de cette Réserve Naturelle a pour objectif de pérenniser les actions de conservation des habitats et des espèces mises en place depuis des années et de les développer par la voie d’ une gestion partagée avec les acteurs du territoire, appropriée et cohérente. sur l’ensemble de ce site des bords de Loire au patrimoine naturel remarquable : préservation des milieux humides, maintien du réseau bocager ( haies, bosquets refuge, nourricerie pour nombre d’animaux) et de la dynamique fluviale à l’origine d’une mosaïque de milieux supports d’une grande biodiversité.
Les agriculteurs du Marais poitevin ont exprimé leur ras-le-bol au conseil départemental après les récentes averses qui ont provoqué des inondations dans le marais mouillé.
Depuis octobre 2014, la Licence professionnelle Aménagement du paysage de l’université d’Aix-Marseille et du CFPPA de Carpentras a choisi de traiter d’un sujet mêlant espaces fortement modifiés par l'Homme et milieux humides encore préservés. Ce sujet devait permettre aux étudiants nouvellement en formation d’aborder une réflexion paysagiste, sur une nature aux portes des usines et des villes. Le territoire choisi est celui de l’étang de Berre, et ses paysages de milieu lagunaire ont été ciblés.
Des centaines de projets de barrages hydrauliques de part le monde en cours de développement menacent de faire disparaître des joyaux naturels et architecturaux sous les eaux. Sont-ils un passage obligé du développement économique, ou une erreur du passé à ne pas reproduire ?
Mardi 12 mai, l’hémicycle débattait de la crise du secteur ostréicole et les risques inhérents à l’exploitation de l’huître triploïde, à l’initiative du groupe écologiste et de Joël Labbé (auteur d’une question orale sur le sujet).
Sur le bassin-versant de la baie de Douarnenez, l'Epab pilote le programme Breizh bocage. En deux ans, 25,5 km de talus et de haies sont sortis de terre. Et ça continue. Exemple avec un éleveur de Plomodiern qui s'est lancé dans l'aventure environnementale.
Le long des côtes françaises, des mortalités conchylicoles se sont multipliées depuis que l’ostréiculture existe, soit plus de 150 ans. Les 12 derniers mois furent particulièrement riches en évènements, en informations, en réunions et en interventions, sans oublier d’autres manifestations de rues de associations écologistes indirectement concernés, contre l’extension des filières, les marées vertes, etc. L’historienne Mona Ozouf nous invite à prendre conscience que le contexte est aussi important que le texte : « Il faut contextualiser avant de hiérarchiser ». Le contexte c’est autant ce qui se déroule dans les parcs d’élevage que dans des réunions qui se succèdent sans avancer, selon les termes mêmes des participants. C’est l’heure de faire preuve de connaissances innovantes et d’imagination pour ouvrir de nouvelles pistes.
Les cours d’eau suisses vont mieux, mais restent menacés. La faute aux nouvelles pollutions et au réchauffement climatique qui entraînent une autre façon de gérer les milieux aquatiques en favorisant le retour au naturel.
Un barrage imposé malgré des avis défavorables, une société civile opposée, des alternatives ignorées... ça vous rappelle quelque chose ? C’est sur la rivière Sémène, dans la Loire : Bouygues a construit avec l’argent public et l’appui des élus une retenue d’eau inutile et destructrice de la biodiversité.
L'exécution de travaux de remblai sur une zone humide est sanctionnée par le Code de l'environnement, indique la Cour de cassation dans un arrêt rendu le 5 mai 2015 (Cass. crim., 5 mai 2015, n° 14-83.409, F-P). M. X, exploitant agricole, a effectué un remblai de terre et matériaux divers sur une parcelle qu'il exploite afin, selon ses dires, de refaire la clôture qui était dégradée, d'assainir la zone pour l'hygiène de son bétail et de rendre le site propre, en acceptant, pour rendre service, des dépôts sur les terrains. Considérant que ceux-ci constituaient une zone humide protégée, des agents de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques ont dressé procès-verbal.
Dans un contexte d’exaspération liée à l’inflation normative environnementale et la démultiplication des zonages à contraintes, le SRCE ne doit pas servir d’alibi à la surenchère réglementaire !
Chanas, dans la vallée du Rhône, a transformé une peupleraie située au cœur du village en un parc public, mais avec un plus : en cas de crue du Lambroz il fait l’éponge et calme les eaux.
C’est l’objectif de l’Espace naturel Lille métropole qui, avec l’Université Lille 1, transforme le plan d’eau de 40 ha en laboratoire nature. Chercheurs et écogardes viennent d’installer des radeaux végétalisés pour étudier le pouvoir d’épuration du lac, son impact sur la Marque, et améliorer sa biodiversité.
L'effacement du barrage des Plats sur la Semène, petite rivière de Loire, aurait pu être un bel exemple de la volonté claironnée de restauration et de préservation de la biodiversité. Rendez-vous totalement manqué.
La question de la définition et de l'entretien des cours d'eau, sur laquelle la FNSEA se mobilise depuis plus d'un an, semble en voie de résolution. Eric Thirouin revient sur les acquis de la dernière réunion qui s'est tenue le 21 avril entre la ministre de l'Ecologie et les différents acteurs concernés.
consoGlobe a rencontré la fondatrice et directrice de l’association BLOOM, Claire Nouvian. Avec elle, nous avons fait le point sur la situation actuelle de la pêche en eaux profondes en France et au niveau international et tenté de mieux comprendre les conséquences économiques, écologiques et sociales de cette méthode.
De la Côte-d’Or à la Côte d’Azur, les inondations frappent de façon récurrente le bassin Rhône Méditerranée. Pour autant, les sols subiront un assèchement, du fait du dérèglement climatique. Le plan d’adaptation, que l’agence de l’eau a fait aboutir en mai 2014 après trois ans de préparation, a vocation à irriguer les documents d’urbanisme des autorités locales (schémas de cohérence territoriale et plans locaux d’urbanisme) ainsi que ceux liés à la nouvelle donne climatique (schémas régionaux climat-air-énergie et les plans climat-énergie-air territoriaux). Des collectivités, urbaines et rurales, en appliquent déjà les grands principes.
En oubliant tout débat, toute prise en compte de la biodiversité, tout intérêt pour les alternatives efficaces, toute économie du rare argent public, en oubliant les évolutions en matière de gestion durable de la ressource en eau et des hydrosystèmes, le Syndicat des Barrages de Firminy a reconstruit le barrage des Plats, sur la plus belle rivière du département de la Loire, la Semène. Le Syndicat des barrages et l’entreprise qui a construit l’ouvrage, Bouygues, un peu distraits, ont aussi oublié autre chose : des déchets. Toutes sortes de déchets. Ils ont laissé en amont, en aval du site, dans le lit de la rivière, des dizaines de kilos de débris divers, plastiques, ferrailles, restes de béton, tuyaux, coffrages qui n’ont à priori rien à faire dans un site qui aurait du être classé en « réservoir biologique », tant sa biodiversité était riche.
Labellisé par le conseil départemental, le cluster -eaux et adaptation au changement climatique- vient de tenir sa première assemblée générale à la CCI. Le cluster -eau et adaptation au changement…
Au nom de la préservation de l’emploi, l’usine d’alumine des Bouches-du-Rhône a bénéficié d’un très long moratoire pour mettre fin aux rejets de boues rouges dans la Méditerranée. Vingt ans plus tard, la pollution perdure et l’emploi n’a jamais paru autant menacé, faute de solutions durables. Les documents que nous versons au dossier démontrent l’importance de l’enjeu sanitaire.
Le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) publie un rapport sur l'évaluation de la police de l'environnement, et propose 17 recommandations pour accroitre son efficacité.
Elia Desmot, Benoît Fribourg-Blanc et Marc-Yvan Laroye de l'Office International de l'eau présentent un changement de paradigme au profit des approches écosystémiques. 53 mesures d'éco-ingénierie ont été retenues par l'Europe pour une gestion durable de l'eau.
Strasbourg Eurométropole a mené des actions pour restaurer un réseau de zones humides et de cours d’eau. La collectivité a été récompensée pour cette opération, fin 2014, par le Grand prix national du génie écologique décerné par le ministère de l’Écologie.
Deux semaines après le décès d'un adolescent happé par un squale à La Réunion, le gouvernement a donné son feu vert à la pêche de requins-tigres et bouledogues jusque dans la réserve naturelle marine de l'île pour réduire les risques d'attaques.
Directeur de recherche en écologie ingénieriale et ingénierie écologique à Irstea et président de l’Association française pour le génie biologique ou génie végétal, Freddy nous présente son travail et l'intérêt du génie végétal appliqué notamment aux milieux érodés de montagne.
Alors que la commission d'enquête publique a donné son feu vert, Ségolène Royal s'interrogeait, en décembre dernier, sur la pertinence de la destruction des ouvrages de la Sélune. La contre-expertise du CGEDD semble privilégier ce choix.
En moins d'un an, le ruisseau le Merdaillou, un affluent de la Garonne, vient de subir une nouvelle pollution. Une substance qui a détruit, une fois encore, la faune. La police de l'eau - l'Onema - n'a pas pu, hier, retrouver l'origine du pollueur ...
L’eau et les cours d’eau constituent un bien commun et une ressource essentielle pour l’activité et le développement des territoires. Des incompréhensions persistent sur leur localisation et sur leur entretien ; des conflits et des contestations concernant les critères de la police de l’eau ont conduit à la mise en place d’un groupe de travail (professions agricoles, associations, Office national de l’eau et des milieux aquatiques, fédération « Forestiers Privés de France », Directions départementales des territoires, Direction de l’eau et de la biodiversité) depuis plusieurs mois, que Ségolène Royal a réuni ce matin.
Les premières Rencontres parlementaires de la mer et du littoral, qui ont fait salle comble le 15 avril, à Paris, ont abordé la question des rapports souvent conflictuels entre exploitation des ressources et conservation des milieux, auxquels sont confrontés les élus locaux. Illustration récente de ce dilemme : la concession que vient d'accorder le ministre de l'Economie pour l'extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion, dans les Côtes-d'Armor.
“Padule”, “stagni”, “prati acquosi”, “pozzine”…, entre terre et eau, mares, tourbières, prairies humides, étangs, lagunes, marais salants, ruisseaux, vallées alluviales… les milieux humides sont l’objet de mille dégradations, comblements, pollutions … Ils abritent pourtant une riche biodiversité.
Le 23 mai 2015 à Mûrs-Erigné. Durant près de 18 mois, Jean-Paul Gislard a promené sa caméra le long de la Loire. Il a focalisé son attention non pas sur le cours principal, mais sur ses à-côtés, bien moins étudiés : les bras, les boires, les prairies humides... Tout un ensemble relié au grand fleuve, toute ou partie de l'année, et qui forme ce que l’on appelle " les annexes ". Ces milieux d'une incroyable biodiversité, maillon essentiel de la vie de nombreuses communautés animales et végétales, sont aujourd'hui en péril. À travers l'avis de spécialistes et les témoignages de riverains, le documentaire tente de comprendre les changements à l’oeuvre depuis plusieurs décennies, et ouvre le débat pour retrouver une Loire vivante.
La contamination des cours d’eau, rivières et estuaires dans le monde par les insecticides agricoles est sous-estimée et a un impact dévastateur sur les écosystèmes aquatiques, révèle une recherche allemande publiée lundi aux Etats-Unis.
Alors que le projet de loi pour la biodiversité entend préciser les modalités de compensation des impacts environnementaux pour les projets d'aménagement, le rapport Dubois sur l'amélioration du principe « Eviter-Réduire-Compenser », remis il y a quelques jours à la Ministre de l’Écologie, propose plusieurs pistes : partage des connaissances et formation des acteurs, mutualisation des procédures et des mesures, amélioration de la méthodologie et de la communication. Décryptage.
Le député de Haute-Loire Jean-Pierre Vigier a demandé à la commission "Développement durable et aménagement du territoire" dont il est membre à l'Assemblée nationale, la création d’une mission d’information parlementaire « sur un sujet fondamental pour nos territoires : la continuité écologique aquatique ou encore permettre la bonne circulation des espèces ». Jean-Pierre Vigier s'investira sur « un sujet qui favorisera le développement de la Haute-Loire ».
L'agriculture conventionnelle provoque d'énormes dégâts environnementaux en Allemagne, selon l'Agence fédérale de l'environnement, qui souligne l'urgence d'une transition vers l'agriculture biologique.
La ministre de l’Ecologie a annoncé qu’elle remettra en mai prochain le label « Terre saine, communes sans pesticides » à 400 premières communes. Certaines sont donc déjà bien engagées, mais d'autres, situées en zone d’agriculture intensive, rencontrent plus de difficultés. L'annulation récente d'une manifestation organisée en Corrèze dans le cadre de la "semaine sans pesticide" en témoigne.
Les intercommunalités se préparent à assumer la compétence « Gemapi » (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). Une mutation génératrice d’inquiétudes nombreuses, explique l’avocat Didier Seban, qui dénonce une culture du risque déficiente en France.
À l’occasion de l’examen du projet de loi relatif à la biodiversité, plusieurs amendements ont été adoptés en vue d’améliorer la gouvernance des agences de l’eau et la représentativité des usagers domestiques.
Aujourd'hui, les Parcs naturels régionaux (PNR) se mobilisent pour accompagner les communes dans la prise en compte de la TVB dans les documents d'urbanisme. Dans ce cadre, la Fédération des PNR de France a publié un rapport intitulé "Trame verte et bleue et outils du Code de l'urbanisme. Réflexions et expériences des Parcs naturels régionaux" . Cette étude apporte des précisions sur les modalités de prise en compte de la TVB dans la planification en milieu rural.
Après l'échec d'Ecophyto 1, le gouvernement mise sur le collectif pour entraîner un changement de pratiques. Cette dynamique a manqué lors du premier plan. Mais les résultats des fermes Dephy et de leur travail en réseau montrent l'exemple.
Fin mars 2015, nous avons été appelés en urgence au chevet du Lac Baïkal, un site emblématique de Sibérie inscrit par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Le Lac Baïkal connait actuellement une crise écologique sans précédent, à l’origine d’une mortalité massive des éponges qui constituent les éléments clés des paysages subaquatiques. 18 espèces d’éponges, pour la plupart endémiques du Lac Baïkal, dont la très belle Lubomirksia baicalensis dont certaines populations auraient été dévastées. Etant identifiés comme spécialistes de ces problématiques en Méditerranée, nous sommes allés compléter une équipe de collègues sibériens dirigés par les Drs. Sergei Belikov et Igor Khanaev.
Ce samedi, la ministre de l’Ecologie signera enfin le décret de création du septième Parc Naturel Marin français, celui de l'estuaire de la Gironde et des Pertuis charentais, le plus grand de métropole ! Après un abandon de 5 ans, France Nature Environnement et ses associations membres la LPO, la SEPANSO Gironde, Nature Environnement 17, Ré Nature Environnement, Vendée Nature Environnement et Coorlit 85, mobilisées depuis le début du projet, saluent cette bonne nouvelle mais restent exigeantes concernant les objectifs et la gouvernance du parc et s’inquiètent des moyens humains et financiers qui seront déployés. Explications.
Les membranes filtrantes à micropores tendent à se répandre pour fournir de l’eau potable ou dessaler l’eau de mer. Des matériaux filtrants nanostructurés sont envisagés pour compléter ces dispositifs ; par exemple, pour filtrer les résidus de pesticides et de médicaments ou dépolluer des nappes phréatiques. Le gain d’efficacité escompté par rapport aux solutions actuelles d’épuration est-il suffisant compte-tenu du coût des dispositifs ? Quelles sont les méthodes de traitement utilisées ou envisagées ? Quelles sont les voies de recherche ? L’émission de nanoparticules dans l’eau constitue-t-elle une menace pour les écosystèmes aquatiques ou les systèmes d’épuration ? Que sait-on et ne sait-on pas, finalement, des relations entre les nanotechnologies et l’eau ?
Il s'agit de faire le point sur deux compétences confiées aux intercommunalités très redoutées par les élus: La GEMAPI(gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) prévue par la loi MAPAM et la compétence eaux pluviales.
Le colloque "Les enjeux de l'eau et le changement climatique" de l'UIE est revenu, mercredi 1er avril, sur le positionnement et l'avenir des acteurs français du marché de l'eau.
Paul Michelet, Directeur général de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et Philippe Richert, Président du Conseil régional d’Alsace, ancien Ministre, ont signé un nouveau contrat cadre dédié à la protection du Rhin pour la période 2015-2018, ce jeudi 2 avril 2015, à Erstein.
Le ministère de l'Ecologie vient de valider trois nouvelles expérimentations. Le projet de loi biodiversité prévoit d'inscrire le principe dans le code de l'environnement. Le débat sur la pertinence de la compensation par l'offre est ouvert.
Créée en 2010 par Rémy Lucas, ancien cadre d'un grand groupe de l’industrie du plastique, la start-up Algopack vise à remplacer le plastique à base de pétrole par du plastique compostable à base d'algues. Le process est déployable mondialement, les premières applications devraient débarquer début 2016 sur le marché.
Ségolène Royal signera, samedi 4 avril, le décret de création du Parc naturel marin de l’Estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis charentais. Le parc proposera des mesures pour assurer la protection des écosystèmes, tout en permettant le maintien ou le développement durable des activités économiques.
Elisabeth Ayrault, Présidente directrice générale de CNR (Compagnie Nationale du Rhône), représentée par Julien Français, Directeur général, Jean-Luc Flaugère, Président de la Chambre Régionale d’Agriculture Rhône-Alpes (CRARA) et Jean Baligand, Président de l’ISARA-Lyon, école d’ingénieurs en agriculture, alimentation et environnement, ont signé ce jour un accord-cadre pour développer une agriculture durable à haute valeur économique et environnementale en Vallée du Rhône en favorisant notamment une meilleure utilisation de l’eau et le développement d’innovations agro-écologiques.
Réduire de moitié l’usage des pesticides : telle est l’ambition affichée par les ministres de l’Agriculture depuis une décennie. Pourtant, le recours à ces produits toxiques et cancérogènes ne cesse d’augmenter. Malgré les discours sur « l’agriculture raisonnée », malgré la progression des cultures bio, malgré l’effort des consommateurs qui achètent de plus en plus de produits sans pesticides, malgré les résultats obtenus par plusieurs agriculteurs qui réduisent drastiquement le recours à la chimie… En cause : le poids de l’agro-business qui freine tout changement d’ampleur. Et l’absence de véritables sanctions contre les fraudeurs qui continuent d’utiliser des produits pourtant interdits. Enquête sur une aberration.
Le projet de loi-cadre sur la biodiversité, voté le 24 mars à l'Assemblée, prévoit de renforcer dans les règlements des plans locaux d'urbanisme la préservation des espaces de continuités écologiques, sans créer de nouveaux zonages au dam des ONG.
Le projet WOW vise à délivrer des solutions durables à long terme pour la gestion des zones humides, afin de garantir la bonne santé des écosystèmes tout en soutenant l’économie rurale et en reconnaissant l’importance de la production alimentaire. Pour atteindre cet objectif, un changement de mentalité est impératif, concernant l’importance des zones humides, de même qu'une collaboration entre les organisations, les gestionnaires fonciers et les personnes qui vivent, travaillent et visitent ces zones.
Première publication de cette ampleur, l’Atlas mondial de la biodiversité des eaux douces, est désormais accessible en ligne. Il regroupe, sous forme cartographique, toutes les connaissances scientifiques existantes sur ces milieux. L’atlas présente entre autres, les modèles spatiaux de diversité des écosystèmes aquatiques, la tendance de leurs évolutions, les perturbations subies et les initiatives de conservation engagées. Cet outil est issu du programme européen BioFresh (Biodiversity of fresh water) qui comprend notamment une participation de l’IRD (Institut de recherche pour le développement) axée sur l’élaboration de modèles prédictifs de la richesse et des changements des communautés aquatiques à l’échelle globale et européenne.
« Créer une nouvelle harmonie entre la nature et les humains. » C'est le sens que la ministre de l'écologie, Ségolène Royal, donne au projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, qui a été voté en première lecture à l'Assemblée nationale, mardi 24 mars, à une large majorité, par 325 voix contre 189. Si l'ensemble des groupes de gauche ont voté, à l'exception de deux députés PRG, pour le projet de loi, la quasi totalité des députés UMP (5 se sont abstenus) ont voté contre un texte jugé « de racolage » envers les écologistes mais pénalisant pour les agriculteurs et chasseurs.
Comment assurer l'entretien des digues ? En confiant leur gestion aux futures autorités Gemapi et en s'assurant qu'elles disposent des moyens nécessaires. La simplification du droit peut être utile, mais elle ne résoudra pas tous les problèmes.
Après la DCE 2000 concernant les masses d’eaux continentales, l’Union européenne aborde le milieu marin avec une autre directive-cadre (2008/56/CE) fixant les principes qui devraient être suivis par les États-membres afin « d’atteindre un bon état écologique des eaux marines d’ici 2020″.
Sur un terrain de 7 hectares, à proximité du centre-ville de Besançon, un écoquartier va voir le jour sur le site de l’ancienne caserne militaire Vauban. La ville a choisi de gérer les eaux pluviales de façon alternative : aucune eau de pluie ne sera rejetée dans le réseau d’assainissement de la ville.
Instituée par l’Organisation des Nations Unies après le sommet de Rio en 1992, la Journée mondiale de l’eau a pour objectif de sensibiliser la communauté internationale aux problématiques de l’eau. Pour cette 22e édition, elle a pour thème : l’eau et le développement durable.
Site d’intérêt écologique majeur du Parc naturel régional de Millevaches, la tourbière, située sur la commune de Peyrelevade en Corrèze, au bord de l’étang de Servières et les 10 hectares qui entourent le point d’eau ont été désignés, en 2007, site Natura 2000. L’objectif était de restaurer cette zone humide tourbeuse en mauvais état de conservation.
Le conseil d’administration de l’agence de l’eau, présidé par Jean-François Carenco, préfet du Rhône, préfet de la région Rhône-Alpes, a voté ce jeudi un financement de 300 M€ pour des infrastructures vertes dans le cadre des contrats de plan Etat Région (CPER) 2015-2020 des bassins Rhône-Méditerranée et Corse. C’est deux fois plus que pour le contrat précédent et l'effet d’entraînement sera important sur les projets portés avec les régions dans le cadre de la transition énergétique et écologique qui reste l'une des grandes priorités du gouvernement.
En un siècle, la mer est montée d'environ 20 centimètres. Et la hausse s'accélère avec le réchauffement climatique. Elle menace, entre autres, d'éroder les côtes qui protègent et donc de submerger des îles. Comment y faire face ?
« En l’état, la Gemapi est inapplicable », selon le président de l’Association des maires de France, François Baroin. L’AMF et l’ensemble des associations d’élus remettront au gouvernement, mi-avril, leurs propositions de refonte de la compétence « gestion de l’eau et des milieux aquatiques ». Créée par la loi sur la modernisation de l’action publique et l’affirmation des métropoles (Maptam) de janvier 2014, la Gemapi est confiée aux communes et à leurs groupements ... qui n’entendent pas l’exercer. André Flajolet, président du Comité de bassin Artois-Picardie et maire de Saint-Venant (Pas-de-Calais), livre les grandes lignes des adaptations demandées par les élus.
Le projet de loi sur la biodiversité, actuellement discuté à l’Assemblée Nationale, prévoit d’instituer des « obligations de compensation écologique ». C’est-à-dire la possibilité de remplacer ce qui est détruit à un endroit par un bout de nature supposée équivalent à un autre endroit. Déplacement des espèces protégées, reconstitution de nouvelles zones humides : tout serait-il « compensable » ? Ce projet généralise la création de banques de biodiversité et donne les clés de la protection de la nature à des entreprises privées, dénoncent des associations. Il institue également un « droit à détruire », facilitant le développement de nouveaux grands projets inutiles, comme à Sivens et Notre-Dame-des-Landes.
Sur les 28 départements du bassin Loire-Bretagne, l’Ille-et-Vilaine est celui qui est le plus éloigné des objectifs de qualité de l’eau fixés, pour 2015, par la directive-cadre européenne.
Le Ciron, classé Natura 2000, a une valeur écologique exceptionnelle et c’est un axe migratoire majeur pour les poissons. Mais son cours (ainsi que certains affluents) est actuellement fragmenté par 66 barrages, la plupart hors service. Ces barrages ont profondément modifié l’écoulement de l’eau et le transport des sédiments, provoquant une réduction de la mobilité des poissons, donc une raréfaction des espèces migratrices notamment. Afin de restaurer la continuité écologique, objectif majeur sur cette rivière, des travaux de réouverture d’ouvrages ont commencé et donnent des résultats spectaculaires et tout-à-fait convaincants. Mais de nouveaux projets de microcentrales hydroélectriques se font jour qui auraient des répercussions très négatives sur le Ciron d’un point de vue écologique, mais également économique. En effet, en raison de sa faible pente et de son débit d’étiage limité, le Ciron présente un potentiel de production énergétique dérisoire (0,0012% de la production française actuelle).
Plus de dix hectares de concessions soignées sans pesticides, c'est la gageure relevée par la ville des Yvelines, au cimetière des Gonards. Découverte.
Dénoncée par les opposants au barrage du Tarn, la céréale est ardemment défendue par l'industrie agroalimentaire. Et si la plante n'avait tout simplement rien à faire en France ?
La police de l'eau, mal acceptée, gagnerait à se rapprocher de la police de la nature, estime un rapport du CGEDD. La création de l'Agence française de la biodiversité en offre l'opportunité.
Il n'y a pas une mais des polices de l'environnement. Une trentaine en tout, qu'un rapport fraîchement remis par des inspecteurs généraux aux ministres de l'Ecologie, de la Justice, de l'Intérieur et de l'Agriculture décrypte et remet à plat, après un an et demi de travail. Y sont retracés les rapports tendus entre police de l'eau, de la nature et les élus locaux. Des préconisations sont données pour améliorer une application homogène par région et département, l'efficacité du pilotage des contrôles, le suivi de leurs effets et leur mise en œuvre face à des milieux socioprofessionnels circonspects et des situations de tension.
Une première selon Biotope et ses partenaires, dont Acco, à Soudan. Une bouée couteau suisse dont le prototype sera bientôt testé. Entretien Erwan Roussel, du service de Recherche et développement du bureau d'étude héraultais Biotope.
La construction du barrage des Plats, sur la Semène, dans la Loire, est maintenant terminée. Les milliers de tonnes de béton du réservoir, vide aujourd’hui, barrent la plus belle rivière du département de la Loire, sur la commune de St Genest Malifaux en plein Parc Naturel Régional du Pilat. Cet ouvrage douteux, au coût conséquent de 8 millions d‘euros, dont la moitié subtilisée dans nos poches de contribuables illustre la grave panne de débat sur la gestion de la ressource en eau qui imprègne encore la culture collective dans le sud du département de la Loire.
Un amendement au projet de loi sur la transition énergétique propose de donner aux conseils généraux le chef-de-filat de l’entretien des voies de servitudes des rivières et lacs domaniaux de France. Une charge de trop ?
Le Syndicat Mixte des gorges du Gardon réunissait son comité, jeudi 26 février. Le vote du budget 2015 s’est déroulé sous la présidence de Christophe Cavard.
Alors que Ségolène Royal vient d’annoncer des mesures visant à recadrer les positions de son administration à l’encontre des moulins à eau et de la petite hydro-électricité, France Nature Environnement se fend d’un communiqué parfaitement dogmatique sur la question. Des contre-vérités flagrantes et déplorables de la part d’une fédération en quête de crédit.
Transformer des moulins en centrales hydroélectriques ? C’est la mauvaise nouvelle environnementale annoncée par la ministre de l’écologie à l’occasion de l’examen par le Sénat du projet de loi pour la transition énergétique. Mme Royal a annoncé des mesures favorisant le développement de la petite hydroélectricité en l’illustrant par la transformation des moulins en centrales hydroélectriques. Seulement, le rapport coût bénéfice ne va pas dans le sens du moulin à eau puisque celui-ci possède un faible potentiel de production électrique tout en nuisant fortement à la qualité de nos cours d’eau.
Ce lundi 23 février 2015 s’est tenu à Gujan-Mestras le premier conseil de gestion du Parc naturel marin du bassin d’Arcachon sous l'autorité commune du préfet maritime de l’Atlantique et du préfet de la région Aquitaine, préfet de la Gironde. A cette occasion, les 56 membres, tous présents ou représentés pour ce premier conseil, ont élu leur président, leurs vice-présidents et les membres du bureau.
La servitude impose aux propriétaires de laisser libre le passage sur une largeur de 3,25 m le long des cours et plans d'eau domaniaux qui bordent leurs propriétés. Des amendements au projet de loi sur la transition énergétique, en discussion au Sénat, permettent désormais d'encadrer la servitude de marchepied. Des questions restaient en effet en suspens suite à son extension aux piétons en 2006.
En matière d’irrigation, le Gouvernement confirme l’approche par projets de territoire, permettant de calibrer le volume des retenues d’eau et la participation financière des agences de l’eau en fonction des réalités locales et en assurant la maîtrise du niveau des prélèvements pour l’agriculture. Les projets devront être compatibles avec le développement des pratiques moins consommatrices en eau et la préservation globale de la ressource. La nature des droits et obligations des agriculteurs concernant l’entretien des cours d’eau, source d’incompréhension, fera l’objet d’un guide national diffusé dès le mois de mars 2015, à la suite du travail mené avec la profession agricole. Les cartographies départementales des cours d’eau vont être élaborées sur les 2/3 du territoire national pour la fin de l’année 2015, seront complétées en 2016 et feront, en tant que de besoin, l’objet d’actualisations. Dans le même esprit, les contrôles en matière de police de l’eau vont faire l’objet d’un travail visant à une plus grande progressivité des sanctions, à travers une meilleure distinction entre sanction administrative et sanction pénale, dans le cadre de la modernisation du droit de l’environnement et de la création de l’agence de la biodiversité.
C’est un régal… Ces 26 minutes se dévorent d’une traite ! Le documentaire « APRON, l’incroyable aventure d’un poisson sentinelle » va être diffusé en avant-première le lundi 23 février à l’aquarium de Lyon (entrée libre mais il faut réserver). Ensuite, un DVD de ce film sera disponible gratuitement, il suffira de le demander au conservatoire d’espaces naturels Rhône Alpes. Une projection est prévue à la citadelle de Besançon le 1 er avril 2015 et ce n’est pas un poisson !
Le 22 janvier 2015, l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE) de l’Institut Pythéas (CNRS, IRD, Université d’Aix-Marseille) a inauguré le plateau MALLABAR, une nouvelle plateforme mutualisée dédiée à l’étude de l’écologie chimique marine installée à la Station Marine d'Endoume. Un outil exceptionnel qui va notamment permettre aux chercheurs de comprendre comment les conséquences du changement climatique sur telle ou telle espèce pourraient avoir des répercussions sur l’ensemble d’un écosystème marin. L’installation de ce plateau unique en France dans un laboratoire d’écologie a pu être réalisée dans le cadre d'une collaboration scientifique pérenne avec deux autres équipes des Universités de Nice (Institut de Chimie de Nice) et de Toulon (MAPIEM), et grâce aux soutiens de la Région PACA, du CNRS, de l'ANR (SecPrime²) et de la Fondation TOTAL.
Publiée demain dans la revue internationale « Journal of Environmental Science and Technology », une étude menée par une équipe internationale démontre l'intérêt d'utiliser les satellites pour surveiller l'acidification des océans.
Afin de protéger et de mettre en valeur un espace touristique au caractère naturel et paysager remarquable, l’Etat et la Communauté d’agglomération Hérault Méditerranée ont décidé de réaliser des travaux de restauration du cordon dunaire, avec le soutien financier de l’Europe, du Conseil Régional et du Conseil Général, dans une logique d’aménagement durable.
Un comité du ministère de l'Ecologie critiquent la volonté de Ségolène Royal de remettre en cause la destruction des barrages de la Sélune. Ils réclament une décision étayée scientifiquement, tout en pointant les avantages du projet d'arasement.
Par arrêté du 31 décembre 2014, une Mission Inter-services de l'Eau et de la Nature (MISEN) a été instituée en Corse-du-Sud. Sous la double autorité du préfet, pour la police administrative et du Procureur, pour la police judiciaire, en applications des directives nationales, les différentes polices de l'environnement sont coordonnées, afin de formaliser et renforcer la mise en œuvre, par les services de l'Etat et de ses établissements publics, des politiques et des polices dans les domaines de l'eau (eaux continentales et littorales, milieux aquatiques) et de la nature (milieux et espaces naturels, faune sauvage et biodiversité).
Chantier d'envergure au lieu-dit « La Sotterie », sur les communes de Coulon et de Sansais. Depuis le 5 janvier, l'Institution interdépartementale du bassin de la Sèvre niortaise (IIBSN) y construit une passe à poissons « toutes espèces ». Le troisième dispositif de ce type sur le territoire.
« Prévoir pour agir », coordonné par le climatologue Hervé Le Treut, sur l’impact du réchauffement climatique en Aquitaine, Alain Rousset, le Président de la Région a souhaité mettre en place des groupes de réflexions thématiques sur l'anticipation opérationnelle de ces enjeux. Dans ce cadre se sont déjà tenues une série de rencontres sur les stratégies d'adaptation à imaginer sur les filières agricoles et sylvicoles ainsi que sur les thématiques liées à la montagne. Ce 13 février c'est autour de la question délicate de la gestion de la ressource en eau, tant sa quantité que sa qualité, que se sont tenus les échanges, entre chercheurs et acteurs professionnels qu'ils soient usagers ou gestionnaires de cette ressource.
Un rapport publié aujourd’hui par la Fondation David Suzuki, le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) et la SNAP Québec sous le titre « Le Saint-Laurent, artère pétrolière? » établit pour la première fois au Québec une cartographie des impacts cumulatifs du transport pétrolier – actuel et futur – pour le bassin versant du Saint-Laurent.
La nouvelle compétence Gemapi imposera aux collectivités locales de définir le système d’endiguement nécessaire à la mise en sécurité de leur territoire. Le projet de décret « digues » en définit les modalités et il faut s’y préparer avant le 1er janvier 2016. Mais la problématique de la gestion des milieux aquatiques ne doit pas être occultée.
Réservoirs de biodiversité, les zones humides font partie des milieux les plus utiles à l’Homme. Pourtant, elles sont sont mal connues et mises en danger : en France, 64 % d’entre elles ont disparu depuis la fin du 19eme siècle ! La Tour du Valat est un centre de recherche dédié à la conservation de ces zones vitales en Méditerranée. Faisons le point sur leurs enjeux avec son directeur scientifique, Jean Jalbert.
Un point de plus pour les opposants. Le Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB), une instance consultative auprès du ministère de l’écologie, a émis, dans un texte daté du 2 février, «un avis défavorable», dans le dossier du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Dans son rapport « Environnement suisse 2015 », le gouvernement fédéral peut certes se réjouir du fait que la qualité de l’eau s’est sensiblement améliorée en Suisse depuis les années 1950. Mais il met également le doigt sur deux défis importants qu’il faudra bien relever dans les prochaines années : il faudra d’une part améliorer les performances des stations d’épuration pour débarrasser les eaux usées des résidus de produits phytosanitaires et autres micropolluants, et d’autre part intensifier les travaux de renaturation pour que les milieux aquatiques puissent remplir leurs fonctions écologiques.
Les solutions technologiques actuelles pour la restauration de la libre circulation des poissons, notamment au droit des barrages, ne sont pas toujours idéales. Pour pallier à cela, une équipe de l’Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse s’est penchée sur l’étude d’une nouvelle génération de passes à poissons : il s’agit d’installations plus proches de la nature, constituées de simples constructions en pentes, au fond desquelles des obstacles plus ou moins gros sont installés.
Saveriu Luciani, conseiller municipal de Ghisonaccia et conseiller territorial de Femu a Corsica, et Marc-Antoine Nicolai, maire de Cervione et conseiller territorial du groupe « Démocrates, Socialistes et Radicaux ». Tous deux demandent à l’Exécutif d’élaborer, de toute urgence, un plan d'action et de s’associer aux syndicats mixtes qui seront créés, sur proposition du préfet Rousseau, pour mettre en place une politique d’aménagement du littoral. Explications, pour Corse Net Infos, de Saveriu Luciani.
A entendre le Professeur Douglas J. McCauley, qui a publié récemment ses recherches dans un magasine scientifique américain, l'humanité est sur le point de causer de sérieux dommages à la biodiversité maritime. Il évoque une menace d'extinction massive. Si l'extinction d'espèces est un phénomène que l'on a pu observer à plusieurs reprises, qu'est-ce qui fait que la menace serait plus importante aujourd'hui ?
A l’occasion de l’édition 2015 de la Journée mondiale des zones humides (JMZH), l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et la Fondation Tour du Valat signent un accord-cadre pour développer des actions communes d’acquisition de connaissances, de restauration et de gestion innovantes des zones humides et des lagunes méditerranéennes et promouvoir la restauration de ces milieux auprès du plus grand nombre.
A l'occasion de la Journée mondiale des zones humides, célébrée le 2 février, nous publions une tribune signée par le directeur de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.
Sivens, Notre-Dame-des-Landes, Roybon… Tous ces dossiers ont un point en commun : ils impactent des zones humides. Menacées au nom de la rentabilité et du profit économique, ces terres, véritables réservoirs naturels, risquent d’être les victimes de ces politiques d’urbanisation. Ce ne sera pas la première fois. « En France, près de 67% des zones humides métropolitaines ont disparu depuis le début du 20ème siècle, dont la moitié en 30 ans sur la période 1960-1990 », estime le rapport présenté par le préfet Paul Bernard [1]. C’était en 1994.
Le 2 février est la journée mondiale des zones humide. Mais qu’est-ce au juste qu’une zone humide ? Pourquoi défendre une zone marécageuse pleine de moustiques ? Cinq réponses pour comprendre.
L'Institut Leibniz pour l'écologie et la pêche fluviales (IGB, Berlin) a dévoilé dans un article du journal Aquatic sciences[1] une étude sur l'explosion du nombre de barrages hydroélectriques en projet dans le monde et leurs conséquences sur les écosystèmes fluviaux. Cette croissance est particulièrement marquée dans les pays en développement. Tout le globe est concerné et, à terme, un cinquième des fleuves encore non altérés par une installation hydroélectrique pourrait ne plus être accessible aux poissons. L'étude met ainsi l'accent sur le fait que si l'hydroélectricité est certes renouvelable, elle n'est pas sans impact sur les écosystèmes.
Agriculteurs, chasseurs, industriels, travailleurs, portuaires, écologistes... L'estuaire héberge de multiples usagers aux intérêts divergents. Les concilier relève du casse-tête. En fin de compte, ce sont l'environnement et la biodiversité qui trinquent.
Cette étude, d’une durée de dix-huit mois, financée par l'ANR et coordonnée par Agropolis International, visait à faire un état de l’art sur la question et à proposer des priorités de recherche et des modalités de partenariats pour construire une stratégie scientifique adaptée au contexte méditerranéen, en réponse à ces évolutions. Thémes couverts par l'étude : ressources biologiques, risques naturels, risques liés aux activités humaines, transports maritimes, identités culturelles maritimes, modes opératoires de coopération.
Cette carte postale nous parvient d’un espace proche de Nanterre, mais donne à voire une réalité aussi banale que peu connue de la région parisienne : celle de ses plans d’eau urbains et périurbains. La région d’Ile-de-France abrite près de 1000 plans d’eau, dont environ 250 de plus de 5 ha.
A ce jour, environ 14 000 ha de zones humides ont été inventoriés en Ardèche, soit une surface couvrant 2,5% du département. Au coeur des territoires, le Conservatoire d’espaces naturels (Cen) Rhône-Alpes recherche la mobilisation et l’implication volontaire de tous pour la préservation des zones humides. De nombreux projets ont ainsi vu le jour dans le département. La journée mondiale des zones humides, le 2 février 2015, est l’occasion d’en présenter quelques-uns.
Cette plate-forme a été inaugurée à Marseille. Elle va permettre aux chercheurs de mieux comprendre les répercussions du changement climatique sur l’écosystème méditerranéen.
Le jeu d’EDF sur l’étang ne nous préoccupait plus trop, mais 2 événements assez récents ont retenu notre attention, et sur lesquels il semble bon de revenir.
Brest, le 22 janvier 2014, la Préfecture du Finistère devrait prendre un arrêté dans les prochains jours annonçant que la gestion de la RNN Iroise est confiée au Parc Naturel Marin d'Iroise seul, mettant fin à des décennies de gestion de ce site emblématique par l'association Bretagne Vivante.
Structure informelle de coordination et d’échanges, le Comité départemental de l’eau et de la biodiversité (CODEB) a été installé le 22 janvier 2015 sous la co-présidence de M. Adolphe Colrat, Préfet des Alpes-Maritimes, et de Mme Anne Sattonnet, Conseillère générale, représentant M. Eric Ciotti, Député, Président du Conseil général des Alpes-Maritimes (CG06), en présence notamment de MM. Hervé Moreau, Directeur général adjoint chargé du Développement au CG06 , Cyril Marro, Directeur de l’environnement et de la gestion des risques au CG06, et Laurent Neyer, Directeur régional adjoint de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL). Le CODEB a vocation à traiter de tous les sujets touchant à la politique de l’eau et de la protection de la biodiversité sur les plans technique et réglementaire, ainsi qu’en matière de gouvernance.
Le terme de « zone humide » recouvre des milieux très divers : marais, prairies humides, forêts alluviales, tourbières… Si elles se caractérisent par une biodiversité exceptionnelle, les zones humides jouent également un rôle primordial dans la régulation de la ressource en eau, la prévention des crues et dans la préservation de la qualité des eaux (que ce soit dans la régulation des nutriments comme des toxiques, l’interception des matières en suspension…). Le thème de la Journée mondiale des zones humides (JMZH) 2014 "Zones humides et agriculture, cultivons le partenariat !" mettait d’ailleurs bien en avant l’utilisation agricole durable et performante de ces milieux. Le réseau des Parcs naturels régionaux*, très investi dans les JMZH, s’étonne des préconisations du rapport de l’Académie des technologies quant à des drainages sensés « améliorer la production agricole et diminuer la consommation d’eau et les émissions de méthane ».
Un colloque a été organisé à Paris le 19 décembre 2014 pour célébrer les cinquante ans de la recherche menée à l'Inra sur les forêts et les milieux aquatiques. L'occasion de présenter une grande rétrospective sur les résultats obtenus et l'évolution de la thématique ainsi qu'un regard vers les orientations et les défis futurs...
En conciliant ces trois enjeux - la libre circulation des poissons, le transport naturel des sédiments de la rivière et le maintien d'un maximum de production d'énergie renouvelable - le projet du nouveau Poutès a mis fin à vingt-trois ans de lutte entre EDF et des élus d'un côté, et les associations écologistes de l'autre, entre les partisans du maintien et ceux de l'effacement du barrage au nom de la sauvegarde du saumon.
Le CNRS et l’IRD ont décidé de dédier aux mangroves l’année 2015 afin de mieux faire connaître le rôle crucial joué par ces écosystèmes pour le bien-être des populations locales et de la planète en général. Petit tour d’horizon des recherches actuellement en cours sur le sujet.
La biodiversité est un des moteurs principaux des opérations de restauration écologique des cours d’eau qui se multiplient partout en Europe depuis la fin des années 1990. Les opérations les plus emblématiques visent à faciliter la migration des poissons en rétablissant la continuité écologique. À travers l’exemple d’une opération d’ampleur inédite en Europe, l’arasement à venir de deux barrages hydroélectriques de grande dimension sur la Sélune, il s’agit d’observer l’évolution des interactions entre politiques publiques, pratiques locales et représentations de l’environnement. L’analyse du jeu d’acteurs au fil du temps conduit à saisir comment se nouent les problématiques environnementales et les projets de territoire et comment s’articulent les initiatives locales au cadrage national.
Ces écosystèmes mal connus abritent une grande variété de formes de vie qu'il faut protéger de l'impact de la pêche au chalut et des forages pétroliers en haute mer.
Les rencontres « Étang de Berre, où en est-on ? », organisées pour marquer l’anniversaire des 10 ans de la condamnation de la France pour pollution de l’étang de Berre par les rejets EDF et la réduction de ses rejets consécutive à cette condamnation, se sont déroulées les samedi 29 et dimanche 30 novembre 2014 au Pavillon des Creusets à St Chamas.
Comment, dans le golfe du Morbihan, concilier préservation de l'environnement, économie, pratique des loisirs, cultures marines et, peut-être, futures activités liées à la transition énergétique ? C'est le nouvel enjeu du second Schéma de mise en valeur de la mer, qui devrait entrer en action en 2016, avant une fusion par la suite avec le Parc naturel régional.
Les résultats d'une étude lancée en 2009 sur l'aquifère de 400 000 mètres carrés sous le Pic Saint Loup ont été commentés par René Revol, vice-président de l'Agglomération de Montpellier.
Préservation de la biodiversité, restauration des sols, gestion des eaux usées…, la filière horticole et du paysage réaffirme son expertise en matière de génie écologique, en développement en France.
La Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et le Syndicat intercommunal d’aménagement de la rivière Creuse et de ses affluents (SIARCA) souhaitent agir conjointement en faveur de la restauration des milieux aquatiques avec la mise en place d’un outil de gestion des cours d’eau commun : un Contrat territorial milieux aquatiques.
L’association Ramsar France et l’Office de l’environnement de la Corse ont conjointement organisé le 6ème séminaire des animateurs Ramsar en France du 12 au 14 novembre à Ajaccio, en Corse.
Dans le cas des masses d’eau « fortement modifiées » par l’homme, le bon état écologique pouvait être repoussé à 2021 voire 2027 par dérogation, qui ont été demandée pour l’étang de Berre et la Durance.
En Martinique, la baie de Fort-de-France, à la biodiversité exceptionnelle, est menacée par le projet d’extension du port actuel, pourtant sous-utilisé. Un projet absurde qui va à l’encontre des avis défavorables des commissions environnementales et qui avance sans aucune consultation, le débat public ayant été escamoté. Les associations et les citoyens sont mobilisés.
Le projet de loi relatif à la croissance et à l’activité prévoit une simplification importante du droit de l’environnement et du droit de l’urbanisme, et ce, par ordonnances. Analyse.
Interrogée sur le projet contesté de ce centre touristique en Isère, Ségolène Royal a renvoyé la balle aux élus locaux. Cependant, ce projet, comme celui du barrage de Sivens, pose la question de l'exhaustivité des études d'impact environnemental.
Des élus locaux et des représentants de la profession agricole mettent en cause les freins réglementaires à l'entretien des cours d'eau dans la survenance des inondations que connaît actuellement le pays. Qu'en est-il réellement ?
La nouvelle compétence "Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations" (Gemapi) qui sera transférée au bloc communal au 1er janvier 2016 soulève de nombreuses inquiétudes chez les élus qui craignent de ne pas avoir les moyens nécessaires pour y faire face. Un point info qui s'est tenu dans le cadre du congrès de l'AMF le 27 novembre a montré qu'il reste encore beaucoup à faire pour les rassurer.
Dans une note publiée début novembre, le ministère de l’Ecologie appelle à mobiliser les services de l’Etat autour de l'Observatoire des services publics d'eau et d'assainissement. Pourquoi le Système d’Information sur les Services Publics d’Eau et d’Assainissement (Sispea) rencontre-t-il tant de difficultés pour collecter les données publiques ?
Cette structure a vocation à permettre aux différents acteurs de s'associer pour favoriser le développement d'entreprises et d'activités autour de cette thématique et de réaliser des "projets structurants et innovants" sur le territoire francilien. Quatre axes stratégiques ont été définis : interfaces sols/qualité de l'eau et milieux aquatiques, nouvelles solutions de gestion urbaine de l'eau, modernisation durable des infrastructures et services en maîtrisant les coûts, micropolluants et problématiques eau/santé.
Le manque d'entretien des cours d'eau serait à l'origine des conséquences dramatiques des intempéries, selon la FNSEA. Le premier syndicat agricole se fait l'écho du "cri de désespoir" de ses agriculteurs adhérents et demande à l'Etat des décisions rapides et concrêtes à ce sujet.
Dans le cadre de son panorama des services écologiques fournis par les écosystèmes français, le comité français de l'UICN a publié courant octobre une étude de cas régionale relative aux écosystèmes marins et côtiers aquitains.
En Isère, le projet de Center Parcs de Roybon continue son passage en force. Avis défavorable de la commission d’enquête, opposition des habitants, scandale environnemental... rien n’y fait. Les travaux de défrichement de la forêt sont en cours. Les opposants ont déposé des recours juridiques et lancé des actions de désobéissance civile.
A l’occasion des 20 ans de la réserve naturelle de l’étang de Biguglia, le Département de la Haute-Corse organise une grande manifestation du 26 novembre au 2 décembre au parc de Fornacina et à l’écomusée du Fortin de l’étang de Biguglia. Entrée libre et gratuite.
Depuis la mort de Rémi Fraisse, le 26 octobre dernier, la construction du barrage du Testet est provisoirement suspendue. Parmi les aspects clés du dossier, la compensation écologique. Déplacement des espèces protégées, reconstitution de nouvelles zones humides : tout est possible si l’on en croit les promoteurs du projet. Or, pour de nombreuses instances, ces mesures sont jugées inadéquates, à l’instar de ce qui se joue aussi à Notre-Dame-des-Landes. Les pouvoirs publics entendent pourtant généraliser la compensation dans le cadre de la loi Biodiversité, en cours d’examen. Un « droit à détruire » pourrait ainsi être institué auquel s’opposent de plus en plus d’organisations et de citoyens.
La dynamique fluviale de la rivière Allier, se traduisant notamment par l'érosion des berges et la divagation du lit de la rivière, est maintenant reconnue comme indispensable au bon fonctionnement de la rivière, à la pérennité de la ressource en eau et à la richesse de sa biodiversité. Cette dynamique fait de l'Allier l'une des dernières grandes rivières sauvages d'Europe de l'Ouest. Mais pour permettre cette dynamique fluviale sans que cela soit une contrainte pour les propriétaires affectés par l'érosion des berges, il est nécessaire d'acquérir les terrains en cours d'érosion.
Le joyau marin de l'Australie se dégrade dangereusement. Pollution, trafic maritime, projets d'infrastructures menacent le site, que l'Unesco envisage d'inscrire sur la liste du patrimoine mondial en péril.
Les poissons qui meurent par centaine dans l'étang du Louroux (lire NR du 20 novembre) ravivent les débats sur la gestion de ce plan d'eau, classé espace naturel sensible et propriété du conseil général.
Le Congrès mondial des parcs s’est achevé mercredi à Sydney par un appel urgent à sanctuariser davantage les océans et les paysages terrestres. La réunion, à laquelle ont assisté pendant une semaine les représentants de 160 pays, était organisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elle a débouché sur une feuille de route pour atteindre les objectifs de protection de vastes superficies terrestres et maritimes.
Lutter contre les pollutions par les pesticides, restaurer la qualité écologique des rivières et s’adapter au changement climatique... Réunie ce jour sous la présidence d’Eric DURAND, conseiller régional de Franche-Comté, la commission territoriale de bassin Saône et Doubs a débattu du projet de Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2016-2021, document de référence qui trace pour les 6 ans à venir les politiques publiques pour atteindre un bon état des eaux, et leur déclinaison sur les bassins de la Saône et du Doubs.
« comment en est-on arrivé là » ?… »qui décide au juste » ? Ces questions reviennent souvent quand on parle de continuité écologique et de la politique de l’eau dont les effets sont infligés aux ouvrages hydrauliques. Radiographie d’un système à bout de souffle qui patauge, incapable d’améliorer la qualité de l’eau, alors qu’il s’agissait d’un « enjeu majeur » Essayons donc d’exposer les principaux acteurs. Les commentaires en italiques aident à interpréter chaque entrée.
Sylvain Ouellet, conseiller de François-Perrault, et Peter McQueen, conseiller de Notre-Dame-de-Grâce, proposeront une motion au prochain conseil municipal afin de demander à la Ville de Montréal de réaliser des plans de protection et d’aménagement des ruisseaux urbains existants à Montréal et d’évaluer la possibilité d’en créer ou recréer de nouveaux dans le cadre de grands projets de développement urbain.
Pour atteindre l’objectif zéro pesticide, une trentaine d’agents communaux du territoire de Thau ont participé à la 1ere formation organisée dans le cadre du Programme Vert Demain. Une action phare du programme européen Natura 2000 de Thau, piloté par le Syndicat mixte du bassin de Thau, qui vise à réduire l’utilisation des engrais dans l’entretien des espaces verts communaux.
La consultation, organisée par la Région Limousin jusqu'au 20 décembre 2014, vise à recueillir l’avis du public sur le projet de classement en réserve naturelle régionale.
15,4% des zones terrestres et des eaux intérieures et 3,4% des océans de la planète sont protégés, signale le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (Pnue) à l'occasion de la publication d'un rapport de son centre mondial de surveillance de la conversation de la nature (WCMC) (en partenariat avec l'UICN).
Parmi les milliers de personnes venues participer à ce qui s’annonçait comme un joyeux week-end de résistance contre le barrage de Sivens, voici huit rencontres : huit personnes venues exprimer leur soutien et apporter leur pierre à l’édifice de la lutte. Tout comme l’avait fait Rémi Fraisse.
Des scientifiques d'IFREMER testent de nouveaux robots sous-marins qui permettront de lancer l'exploration des ressources minérales présentes dans les grands fonds. Il y a un véritable enjeu.
Un nouvel arrêté de protection de biotope a été crée dans l’Isère il porte le nom de tourbières du Rif Nel : Son zonage et son arrêté de classement sont accessibles sur la base communale, sur la plateforme géorhonealpes et également sur la carte carmen NATURE PAYSAGE BIODIVERSITE.
Au delà de Sivens, ce qui frappe c'est la difficulté grandissante pour les responsables politiques et l'État à se placer au-dessus des intérêts catégoriels et des pressions économiques à court terme, pour arbitrer et faire prévaloir l’intérêt général. Il faut le rappeler sans cesse : ce n’est pas la superposition d’intérêts particuliers qui fait l'intérêt général. L’intérêt général se raisonne sur le moyen et long terme, au-delà des intérêts économiques immédiats !
Il est "ulcéré" par la situation du barrage de Sivens. Fervent opposant au chantier, le vice-président du Conseil régional EE-LV Gérard Onesta (ancien vice-président du Parlement européen) réagit après la réunion d'hier soir au ministère de l'Écologie. Selon lui, Ségolène Royal doit avoir "le courage" d'annuler la déclaration d'utilité publique (DUP) publiée en octobre 2013. Il dénonce "le ping-pong indécent" entre l'État et les élus locaux et estime que, sur ce dossier, le fond du problème réside dans la "consanguinité" qui règne au sein des instances décisionnaires. Interview.
Les autorités suisses et françaises souhaitent revoir les modalités de gestion des sédiments du barrage de Verbois (Suisse), dont l’évacuation était assuré par des chasses jusqu’en 2012. Prenez connaissance des études de solutions alternatives examinées avec les hydroélectriciens.
Des chercheurs de l'IRD (Institut de recherche pour le développement), d'Aix-Marseille Université, de l'Université de Montpellier 2, du CNRS et de Météo-France ont montré1 que le changement climatique affecterait le degré de connectivité des populations de poissons en Méditerranée. La distance de dispersion des larves piscicoles devrait notamment diminuer de 10 % provoquant une réduction de 3 % des surfaces pêchées essaimées par des larves du réseau d'aires marines protégées.
Des "solutions alternatives" au barrage controversé de Sivens devront être trouvées d'ici la fin de l'année, a annoncé mardi la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, appelant à l'évacuation du terrain par les protestataires, à l'issue d'une réunion avec les acteurs concernés.
De nombreux facteurs se croisent pour expliquer l’hydromorphologie. Ce document de Jean-René Malavoi dresse une synthèse pédagogique intéressante que nous partageons. Son premier mérite est de rappeler qu’au sein même de l’hydromorphologie, la question des seuils transversaux n’est qu’une dimension particulière, ne résumant pas à elle seule les modifications innombrables connues par les cours d’eau au fil des décennies et des siècles.
Faut-il araser en même temps que les barrages mille ans de construction de la main de l’homme et faire disparaitre ainsi autant de « gardiens » de nos rivières : meuniers, propriétaires de moulins restaurés, éclusiers, agents du tourisme qui gèrent les plans d’eau, etc. ? A quand l’application du principe pollueur-payeur : sont-ce les barrages et les seuils, ou la canalisation et l’aménagement des berges qui polluent nos rivières, ou les déchets que l’on y déverse ? Peut-on à la fois réclamer sur tous les tons des énergies renouvelables et se priver de l’énergie hydro électrique ? Est-il raisonnable d’empêcher l’agriculture de bénéficier de retenues d’eau pour pallier à la sècheresse de l’été ?
Pour la 4e fois en douze ans, du 8 au 10 octobre 2014, la station de Megève (Haute-Savoie, France), a hébergé les États généraux de l’eau en montagne, réunissant élus et gestionnaires, techniciens et chercheurs, acteurs économiques et représentants d’associations, venus principalement de France, mais aussi de pays voisins. Objectif annoncé : "affirmer la nécessité de placer l’eau au centre des projets de territoires, dans une perspective d’adaptation aux changements globaux".
Comme à Sivens, le projet de Center Parcs va détruire plusieurs hectares de forêt et de zones humides qui alimentent la nappe phréatique nécessaire à l’accès à l’eau de centaines de milliers de citoyens drômois et isérois.
Comme à Sivens, le projet de Center Parcs est très largement subventionné par les pouvoirs publics, sans réflexion sur un autre modèle d’utilisation de cet argent public plus respectueux de l’environnement.
Comme à Sivens, le projet Center Parcs risque de mettre en péril une faune et une flore qu’il est nécessaire de protéger. En dépit des conclusions des enquêteurs qui mettent en exergue diverses irrégularités au regard de la loi sur l’eau de 2006, les arrêtés préfectoraux ont été adoptés par le préfet de l’Isère, avec la pleine approbation de l’ancien président du conseil général de l’Isère, actuel secrétaire d’Etat, André Vallini.
L’élaboration progressive de la Trame verte et bleue a d'ores et déjà commencé à modifier les méthodes des équipes techniques – concepteurs, gestionnaires de sites – et les paysages qu'ils façonnent. L’entretien avec Thomas Schmutz, ingénieur conseil impliqué sur la prise en compte de la TVB, apporte des premiers retours d'expérience.
La ministre Ségolène ROYAL a annoncé ce jour, à l’issue du Comité national de suivi de la Stratégie nationale biodiversité, le nom des trois préfigurateurs de la future agence française pour la biodiversité : Olivier LAROUSSINIE, directeur de l’Agence des aires marines protégées, Gilles BŒUF, président du Muséum national d’Histoire naturelle et Annabelle JAEGER, conseillère régionale PACA et présidente de l’ARPE (Agence régionale pour l’environnement et l’écodéveloppement). Hubert REEVES sera le parrain de cette nouvelle agence en devenir.
L’arrêté du 30 septembre 2014 (ici) fixant les prescriptions techniques générales applicables aux installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration en application...
D’après Eaufrance, le service public français d’information sur l’eau, le secteur de l’agriculture consomme 48 % de l’eau disponible dans le milieu naturel, le reste étant partagé entre les collectivités (24 %), la production d’énergie (22 %) et l’industrie (6%). Les besoins de l’agriculture pour l’irrigation des champs varient selon la météo de l’année, se situant en moyenne autour de 2 880 millions de mètres cubes pour l’ensemble des terres agricoles hexagonales.
Le compte à rebours a commencé. La tension est à son comble. Les couloirs des Agences de l’eau bruissent d’émotion. Les Comités de bassin des SDAGE sont animés d’un stress extrême tandis que les Commissions locales de l’eau des SAGE frôlent la syncope. Quant à la Direction de l’eau et de la biodiversité du Ministère de l’Ecologie, elle est au bord de la crise de nerf.
Ce week-end, le projet de barrage de Sivens a pris un tour tragique. Dans le Nord, les projets de reconstitution de ces fameuses zones sont au contraire récompensés. Car elles protègent les populations de la montée des eaux.
Quand le projet de loi de finances pour 2014 avait instauré un prélèvement « exceptionnel » de 210 millions d’euros sur les budgets des agences de l’eau, ces établissements publics avaient loyalement joué le jeu de la nécessaire contribution au redressement des finances publiques. Dès lors que le gouvernement compte récidiver pour les trois prochaines années, les agences se rebiffent ouvertement.
Pourquoi comparer un étang et une forêt ? Une telle comparaison n’est pas née dans notre esprit. Elle a été faite de nombreuses fois par des écologues, et on la trouve, par exemple, dans le livre sur la baie de Chesapeake dont nous avons parlé récemment. L’idée est qu’une forêt, comme une grande étendue d’eau, doit être gérée dans le temps long (au moins 50 ans). Ainsi, de même que personne ne s’attendrait qu’une forêt qui a brûlé ne retrouve en 5 ou 10 ans l’aspect qu’elle avait avant l’incendie, il ne faut pas attendre d’un étang soumis à une catastrophe écologique qu’il se remettre bien vite.
Les députés ont voté lundi 20 octobre, après de vifs débats, l'article 16 du projet de loi de finances pour 2015 (PLF 2015) qui prévoit un prélèvement annuel de 175 millions d'euros sur le fonds de roulement des agences de l'eau pour les années 2015 à 2017.
Au cours de ces 150 dernières années, 89%de tous les cours d’eau de l’Arc alpin ont été corrigés, aménagés ou perturbés d’une manière ou d’une autre dans leur fonction écologique. C’est ce que montre une étude commandée par le WWF. La Suisse est mauvaise élève, en comparaison européenne.
Cette comparaison est faite avec une baie peu connue en France, mais qui fait référence aux Etats-Unis et qui a été très étudiée : la baie de Chesapeake. L’essentiel de ce qui est écrit dans cet article est tiré d’un ouvrage de synthèse (en anglais) : The Oyster Question (« la question des huitres »)
Après des siècles passés à maîtriser nos fleuves, l’heure est désormais à la « renaturation ». Car redonner à une rivière un cours naturel, c’est améliorer la biodiversité et le cadre de vie. Pourtant sur le terrain, les obstacles sont nombreux : coût pour les collectivités, réticences et incompréhensions des habitants...
Réalisé sous maîtrise d’ouvrage de VNF, cofinancé par l’Etat, VNF, la Région Ile de France, l’Agence de l’eau Seine-Normandie ainsi que l’Union Européenne, ce projet de 69 millions d’euros fait partie des ouvrages les plus importants jamais réalisés par l’établissement. Il démontre l’engagement de VNF en faveur de la modernisation du réseau fluvial à grand gabarit, notamment sur la Seine, premier axe du transport de marchandises en France.
Guerbès-Senhadja est un complexe de zones humides d'importance majeure (classé Site Ramsar 2001) qui constitue un réservoir de biodiversité faunistique et floristique avec des espèces d'origines biogéographiques diverses. Toutefois cette zone subit une pression anthropique importante à cause des défrichements, des incendies et de l'exploitation des sablières.
Dans le cadre du dispositif des Emplois d’avenir, l’agence de l’eau Seine-Normandie a défini six fiches de postes sur lesquels les jeunes peuvent se positionner.
Depuis 2005 en Martinique, conformément à la délibération du 16 décembre 2004 de son conseil d’administration, l’Office De l’Eau face à la pollution intempestive des rivières et plus particulièrement celle générée lors de la période des grandes vacances, l’Office De l’Eau s’est positionné en précurseur, en organisant la première opération « Rivières Propres » pour sensibiliser les citoyens.
La coupe est pleine : dans un communiqué diffusé ce 14 octobre, l'Association des maires de France (AMF) vole encore une fois au secours des agences de l'eau en dénonçant la nouvelle ponction.
Ce nouveau schéma qui prévoit de nouveaux couloirs et zones protégés. C’est LE document qui identifie la trame verte et bleue à l’échelle de la région. Il se veut un outil de protection de la biodiversité et d’aménagement durable du territoire. Le hic, c’est qu’il a été élaboré par l’Etat sur une base de 2006. Or, depuis, la situation a beaucoup évolué, et les tracés sur les cartes du SCOT et du SRCE sont en contradiction. Mais c’est de le SRCE qui prime.
Le bulletin de liaison Tempo permet de se tenir informé des nouveautés en matière de gestion intégrée de l'eau par bassin versant, à la mesure du ROBVQ, à la cadence des OBV et au rythme des partenaires.
Le fait est encore relativement méconnu du grand public : le changement climatique n’est pas la seule conséquence des émissions humaines de dioxyde de carbone (CO2). Celles-ci sont aussi responsables de l’acidification des océans, phénomène qui aura des conséquences importantes sur la biodiversité marine d’ici à la fin du siècle. Une trentaine de spécialistes internationaux de biologie marine ont conduit une synthèse des connaissances sur le sujet, rendue publique mercredi 8 octobre à Pyeongchang (Corée du Sud), au cours de la 12e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique.
Méduses aux éditions du Rocher : Deux auteurs Jacqueline Goy qui a consacré sa carrière à l'étude des méduses et Robert Calcagno directeur du musée océanographique de Monaco signent cet ouvrage. Ces dernières années ces bestioles urticantes ont envahi les océans. Pourquoi ? "Parce que l’homme est le meilleur ami des méduses en pillant les océans" répond Robert Calcagno.
A l'occasion du lancement, lundi 29 septembre 2014 à Frasne (Doubs), du programme Life Tourbière, Anne Vignot, présidente du CREN Franche-Comté, nous livre les grandes lignes de ce plan d’action consacré à la préservation et restauration des tourbières du massif du Jura.
En France, la préservation des ressources en eau constitue un enjeu majeur, qui nécessite une mobilisation collective. Lyonnaise des Eaux lance le 29 septembre 2014 un appel à projets « Agir pour la ressource en eau », pour soutenir et encourager des initiatives innovantes en matière de préservation de la ressource.
Très diversifiés et très abondants dans les océans, les oursins (échinides) contribuent largement à la biodiversité marine. Or plusieurs biologistes ont prédit que ces petits invertébrés pourraient être victimes de l’acidification des océans, liée à l’augmentation de la concentration en gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère. Une équipe franco-belge impliquant des chercheurs du laboratoire Biogéosciences de Dijon a donc étudié la résistance à l’acidification océanique, de plusieurs espèces d’oursins de l’océan Austral entourant l’Antarctique, très touché par ce phénomène. Il apparaît que les petits « hérissons de mer » devraient se montrer plus résistants que prévu à ce phénomène.
Les algues empoisonnent donc la vie des habitants d'Outre-mer, mais elles peuvent aussi se révéler très utiles. Source de médicaments, d'alimentation, de cosmétiques et peut-être un jour...de carburant. Les algues: peste ou trésor? C'est le sujet de notre nouveau numéro de transversale qui accueille deux experts de la question : Jean-Paul Cadoret, chercheur à l'IFREMER. Il travaille sur le projet AMICAL en Nouvelle-Calédonie. Laurent Blériot, PDG de BioAlgostral à la Reunion.
Les conséquences du rejet par l'homme de débris de plastique dans les océans et de la destruction croissante des mangroves riches en carbone sont parmi les sujets de débat lors de la 16ème réunion mondiale des Conventions et Plans d'action sur les mers régionales qui a débuté lundi à Athènes.
Caractérisé par des zones humides d’intérêt écologique, l’espace de la vallée de l’Aure, situé derrière la gare, a été classé (Espace naturel sensible) par le Département.
Le Comité de Bassin Artois-Picardie a adopté à l’unanimité moins 5 abstentions le projet de Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) 2016-2021, véritable feuille de route fixant l’ambition et les objectifs du bassin.
Membre du réseau national des Conservatoires d'espaces naturels, l'Ana achète des zones humides pour les préserver ainsi que la biodiversité qu'elles abritent. Notre projet est d'acheter la prairie humide du Pesquié sur la commune de Lagarde située à l'Est de l'Ariège. L'Agence de l'eau Adour-Garonne nous soutient dans ce projet à hauteur de 80 % mais il manque encore 7 000€ afin de pouvoir finaliser la vente.
Abrinord et Canards Illimités Canada (CIC) sont fiers d'annoncer le lancement d'un projet de cartographie détaillée des milieux humides, une initiative réunissant 16 partenaires, dont 4 MRC et 7 municipalités.
A la veille du Sommet sur le Climat organisé par le Secrétaire Général des Nations Unies M. Ban Ki Moon et qui se tiendra au Siège des Nations Unies à New York le 23 septembre 2014, une coalition d’associations françaises exhorte le Président François Hollande à se positionner pour une prise en compte de la question de l’eau dans les discussions.
Conférence : « Le Golfe d’Ajaccio : des richesses écologiques à préserver », "Portes ouvertes" au Parc naturel marin d'Iroise, exposition photographiques à Mayotte.
Haut fonctionnaire au ministère de l’Écologie depuis juillet 2011, où il était chargé du suivi de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement auprès du directeur général de l’aménagement, du logement et de la nature, Nicolas Mourlon rejoint le cabinet de Ségolène Royal.
Il en était question depuis plusieurs mois. EDF vient d’officialiser son arrivée dans le secteur ô combien controversé des grands barrages en Amazonie brésilienne. Le groupe énergétique français a racheté 51% des parts du consortium chargé de construire le barrage de Sinop, dans le bassin du Rio Tapajós, un affluent de l’Amazone. En ligne de mire pour EDF, les enchères pour deux autres barrages encore plus importants dans la même zone, São Luiz do Tapajós et Jatobá, qui doivent se tenir fin 2014. Au même moment, une étude réalisée sur le barrage de Nam Theun 2 d’EDF au Laos vient confirmer les craintes des environnementalistes quant à l’impact climatique réel des grands barrages tropicaux.
L’association Ramsar France lance une enquête auprès des centres d'accueil présents sur les milieux humides, afin de connaître leur fréquentation touristique.
Polémique. Le gouvernement australien entend construire des barrages sur plusieurs fleuves dans le nord de son territoire, pour créer une immense zone agricole. Au détriment de la biodiversité et des populations autochtones.
Les Pôles de compétitivité Mer Méditerranée, Eau et l’association Éa éco-entreprises se mobilisent pour soutenir l’émergence de la filière du Génie Ecologique Côtier en Méditerranée dans une approche de Développement Durable (projet GECMEDD).
Dans le cadre de Septembre en mer, la Seramm et Marseille Provence Métropole (MPM) propose au public de participer aux Journées Européennes du Patrimoine.
Le conseil général et l’Agence de l’eau ont signé hier un contrat territorial dans le but de protéger les zones humides classées Espaces naturels sensibles.
Quand une industrie agroalimentaire, des agriculteurs et Natagora travaillent main dans la main, cela donne une réserve naturelle de 34 hectares à Hollogne-sur-Geer, ainsi que des champs irrigués grâce aux eaux usées de l’entreprise, préalablement épurées. Cette collaboration vient de remporter le prix de « Biodiversité partenariale ».
Les arrêtés de révision des zones sensibles à l'eutrophisation devront être signés d'ici juin 2015. Cette révision ne sera pas sans incidence sur le traitement des eaux usées urbaines.
La porcherie industrielle de Chanac-La Nojarède continue de fonctionner en épandant du lisier sur les sols calcaires du causse de Sauveterre, dont les eaux de pluie rejoignent rapidement les sources alimentant le Lot et le Tarn et, pour certaines, des captages d'eau potable utilisés pour la consommation humaine.
Jeudi 28 août a débuté l'enquête publique relative au Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) de la Région Midi-Pyrénées. L'enquête prend fin le 2 octobre à 17h.
Le déboisement de la zone du futur barrage de Sivens (Tarn) a commencé lundi matin sous la protection des gendarmes malgré les projectiles de 200 opposants rassemblés à proximité, a-t-on appris auprès des deux camps.
Nécessité pour l’agriculture selon le conseil général, calculs erronés et destructeurs d’une zone humide pour les opposants : la validation judiciaire du projet de retenue d’eau de Sivens n’empêche pas les «zadistes» de continuer leur combat.
Il faut sauver l’un des plus belles baies au monde. Le challenge est capital… Ce sont 13 hectares de plus de récif corallien qui pourraient sauter pour remblayer l’extension du terminal de la Pointe des Grives dès la fin de l’année 2014.
La ministre de l'Ecologie a adressé fin juillet une note aux services déconcentrés de l'Etat relative à la mise en œuvre de l'expérimentation d'autorisation unique pour les installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation (IOTA) au titre de la loi sur l'eau. Le document a été publié au Bulletin officiel du ministère de l'Ecologie du 25 août.
Un projet de recherche, mené sous la direction de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, démontre les avantages des canaux d’irrigation pour la biodiversité et recommande le renforcement des systèmes d’entretien et de gestion.
L’appel à manifestation d’intérêt vise à accompagner les exploitations agricoles pour préserver et restaurer la biodiversité et les ressources en eau, par la mise en œuvre de mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC).
Après la brochure sur l'impact des énergies renouvelables sur les milieux montagneux, le comité français de l'UICN publie le compte-rendu de son étude consacrée aux énergies marines renouvelables (EMR) et leur impact sur le milieu naturel.
Des polluants métalliques nouveaux menacent la biodiversité du fleuve dans l’agglomération. Parmi eux, l’argent, désormais utilisé de façon très courante.
Entre les vignobles de la Côte Chalonnaise et du Mâconnais, l'ancienne cité royale de Saint Gengoux (dite aujourd'hui "le National") a grandi depuis l'an 1000 au milieu des sources et au bord du ruisseau de Nolange. Aujourd'hui, sources et ruisseaux y ont été gravement dégradés, oubliés, puis l'eau a été privatisée récemment.
L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse lance ce jour un nouveau label « Rivière en bon état » pour permettre au plus grand nombre de reconnaître les rivières qui ont toutes les qualités écologiques et de pureté qu’on attend d’elles.
Une belle idée pour découvrir la biodiversité de la rivière en aval de Vallon Pont d'Arc. L'embarcation, fabriquée cet hiver, vient d'être mise à l'eau et sera en service toute l'année.
L'expérimentation d'une autorisation unique pour les projets relevant de la législation sur l'eau dans les régions Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon démarre officiellement ce vendredi 4 juillet. En effet, le décret d'application de l'ordonnance, qui prévoit cette expérimentation d'autorisation unique pour les installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA) relevant de la législation sur l'eau, est paru ce jeudi 3 juillet au Journal officiel. En même temps qu'un deuxième décret qui harmonise la procédure d'autorisation des installations hydroélectriques avec la procédure "IOTA".
Convaincus de l’urgence et de l’intérêt d’agir pour la préservation des zones humides, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et le Conservatoire du littoral s’engagent à définir et mettre en œuvre une stratégie foncière commune, ciblée sur des zones humides prioritaires définies en commun par les deux partenaires.
La qualité de l’eau reste médiocre en Poitou-Charentes. Pour y remédier, Jean-François Macaire a constitué deux groupes de travail, hier. C'est un fait. En Poitou-Charentes, la qualité de l'eau, que ce soit en surface ou dans les nappes phréatiques, reste médiocre malgré la politique de l'eau menée depuis vingt ans. C'est ce qui ressort de la conférence régionale de l'eau, présidée par Jean-François Macaire, qui s'est tenue hier à l'Hôtel de région en présence de la préfète Christiane Barret.
Ségolène Royal l'avait annoncé dans un communiqué du 24 juin destiné à rassurer la profession agricole. Le Gouvernement a fait adopter une disposition législative visant à étendre à l'ensemble du territoire national l'expérimentation d'une autorisation unique au titre de la loi sur l'eau. Cette disposition a été introduite via un amendement au projet de loi relatif à la biodiversité, que la commission du développement durable de l'Assemblée nationale a adopté jeudi 26 juin.
Pour une première en France, le Lycée de l’Horticulture et du Paysage de Tournus a signé une convention-cadre « symbolique » avec l’Agence de l’eau et la ville de Tournus. A côté de son verger écologique, l’établissement agricole s’occupera du cours d’eau en contrebas, le "Bief du Potet", ainsi que son bassin versant.
Une étude élaborée par la Commission Océan mondial propose un « package » de mesures donnant la priorité au contrôle international de la haute mer afin d'assurer le sauvetage du plus vaste écosystème vital de la planète.
Lors de l'examen du projet de loi biodiversité par la commission du développement durable de l'Assemblée, les députés ont adopté l'amendement déposé par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal qui interdit le rejet en mer des eaux de ballast des navires "sans traitement, dans les eaux territoriales et sur le plateau continental".
Par un amendement au projet de loi sur la biodiversité, le Gouvernement a avancé du 1er janvier 2020 au 1er mai 2016 l'interdiction d'utilisation des produits phytopharmaceutiques par les collectivités publiques. Le projet de loi, ainsi modifié, a été adopté ce jeudi 26 juin par la commission du développement durable de l'Assemblée nationale.
Depuis plusieurs années, l'Association de la vallée du Léguer lutte contre les plantes invasives qui colonisent les berges de la rivière et envahissent les fossés et le bord des routes. Après la renouée du Japon, l'accent est particulièrement mis cet été sur la balsamine de l'Himalaya.
Pour faire face à la montée des nitrates dans l’eau issue des captages de l’Auxerrois, un groupe d’agriculteurs précédemment engagé dans des démarches agro-environnementales souhaite tester une nouvelle technique, le semis direct sous couvert.
Lors de l’examen du projet de loi relatif à la biodiversité, Karine Berger (PS) et Joël Giraud (PRG) ont uni leurs efforts pour défendre un amendement. Celui-ci permettra de tenir compte des spécificités des cours d’eau de montagne pour calculer le débit minimal.
Catherine Bassani-Pillot, conseillère municipale de Nantes en charge de la santé environnementale, vient d’être élue présidente du syndicat mixte EDENN (Entente pour le développement de l’Erdre navigable et naturelle). Elle a accepté de nous présenter les objectifs et les enjeux de sa nouvelle mission.
La directive 98/83/CE fixe au niveau communautaire les exigences à respecter au sujet de la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Cette directive, transposée en droit français dans le code de la santé publique, fournit les normes à respecter pour un certain nombre de substances dans l’eau potable dont le chlore, le calcaire, le plomb, les nitrates, les phytosanitaires et les bactéries.
Le Conseil régional de Rhône-Alpes a approuvé jeudi 19 juin 2014, son Schéma régional de cohérence écologique (SRCE). Dès 2007, la Région Rhône-Alpes a anticipé l'élaboration du SRCE et son application, à travers les contrats corridors biologiques. Son atlas cartographique répertorie 268 corridors biologiques, plus de 10.000 réservoirs de biodiversité, 14.600 km de cours d'eau et 155.000 ha de zones humides. Son plan d'action vise à concilier le développement du territoire avec le maintien et la restauration de la biodiversité et des services écosystémiques rendus à l'homme.
L’expédition Tara Méditerranée, lancée en mai dernier, sillonnera « Notre Mer » pendant sept mois pour un projet inédit d’étude multidisciplinaire sur l'impact des microplastiques sur la Méditerranée.
L’agence de l’eau organise une rencontre à destination des collectivités et des associations. Objectif : faire un retour d’expériences sur les actions de coopération décentralisée menées par les acteurs du bassin Loire-Bretagne.
La rencontre sur la coopération décentraliséeen Loire-Bretagne permettra de découvrir les projets menés principalement en Afrique et en Asie par des collectivités et associations du bassin.
N°19, juin 2014.
Au sommaire : le Parc naturel marin du Bassin d'Arcachon, Le Parc naturel de la Mer de Corail, mais aussi une interdiction par le Conseil constitutionnel d'effectuer des saisies en matière de pêches maritimes. Et le dossier de ce numéro : quelles nouveautés pour le milieu marin dans le projet de loi sur la biodiversité ?
Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) révèle que le Canada présente le plus faible pourcentage d’aires marines protégées parmi les dix pays ayant les plus vastes patrimoines océaniques de la planète.
Le delta du Gediz en Turquie est l’un des premiers sites-ateliers choisi. Situé aux abords immédiats d'Izmir - mégapole de 2,8 millions d’habitants – ce site est une des plus importantes zones humides, non seulement pour la Turquie mais aussi pour toute la région méditerranéenne.
L'Union des entreprises pour la protection des jardins et espaces publics (UPJ) a porté plainte à Bruxelles contre la loi prévoyant d'interdire l'usage des phytosanitaires dans les espaces verts à partir de 2020, a indiqué mardi son directeur. "Nous portons ce dossier auprès de la Commission européenne sur deux motifs: un vice de forme car la loi n'a pas été notifiée trois mois avant comme elle aurait dû l'être; et sur la non-proportionnalité des mesures imposées avec par exemple des peines disproportionnées encourues par les jardiniers amateurs", a-t-il poursuivi.
Près de la moitié des rivières et autres cours d'eau en Europe continentale sont menacés par des polluants chimiques comme des pesticides et d'autres substances industrielles, selon une étude publiée ce lundi aux Etats-Unis. Cette recherche se base sur une analyse des données des services gouvernementaux de surveillance provenant de 4.000 sites en Union européenne, précisent ces chercheurs dont les travaux paraissent dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
C’est au coeur du Marais Poitevin, nouvellement labellisé Parc naturel régional, que Ségolène Royal présente, dimanche 15 juin, le 3e plan national d’action en faveur des milieux humides. L’occasion pour la ministre de rappeler l’importance de ces zones encore trop mal connues.
Vittel : bilan après 20 ans de protection de l’eau ; Inciter à l'AB pour préserver la qualité de l'eau, un bilan mitigé ; Qualité de l'eau : les coopératives agricoles se mouillent ! ; Captages Grenelle : quels territoires pertinents pour guider l’action ? ; Scénariser des changements à l'échelle d'un territoire ; La gestion territoriale de l'eau ; L'Unité Mixte Technologique Eau : un partenariat bien dosé.
En partenariat avec l’Agence des aires marines protégées, Le Marin et Ouest-France, l'IFOP a réalisé une nouvelle édition de l’enquête de l’Agence des aires marines protégées auprès des Français sur leurs perceptions de l’état de santé de la mer en métropole et outre-mer.
Les régions du Sud-Est de la France vont être le laboratoire d'un plan d'urgence de l'eau élaboré par le préfet coordonnateur du bassin Rhône-Méditerranée. Le but est de changer nos habitudes de gestion de l'eau pour faire face au changement climatique.
L’organisation d’un grand prix national du génie écologique répond à un double objectif : - offrir davantage de visibilité à la filière, en mettant en avant des réalisations exemplaires ; - marquer l’évolution de la politique de l’eau vers des politiques connexes, et en particulier vers la préservation des milieux aquatiques et de la biodiversité associée.
Une soirée/débat en Midi-Pyrénées, est organisée par l'ARPE Midi-Pyrénées, à l'invitation d'Emmanuel Poilâne, Directeur de la Fondation Danielle Mitterrand et Gérard Poujade, Président de l'agence régionale du développement durable, qui se tiendra le jeudi 12 juin prochain au Séquestre (tout proche d'Albi). Les objectifs sont d'apporter un éclairage sur les enjeux actuels de cet engagement et de mobiliser les acteurs de la société civile à l'échelle territoriale.
Depuis 2009, l’unité expérimentale de Saint Laurent de la Prée mène une expérimentation « grandeur nature » sur ses 200 ha et son troupeau de 50 vaches de race Maraîchine. L’équipe applique les principes de l’agroécologie pour concevoir un système agricole en marais, autonome et favorable à la biodiversité. Elle évalue la durabilité de ce système avec des indicateurs environnementaux, économiques et sociaux. Son objectif opérationnel : produire des indicateurs et des références utilisables par les agriculteurs.
Les promoteurs du projet de classement de Golfe du Morbihan en parc naturel régional, emmenés par Pierrick Massiot, le président de la Région, étaient auditionnés ce vendredi par les experts du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Celui-ci s'est prononcé en faveur du classement.
Les aides de l’agence de l’eau concernent les études (gestion différenciée, plans de désherbage), les investissements (matériels alternatifs au désherbage chimique, mise en place de lutte biologique...), et les actions de sensibilisation de la population et de formation des agents communaux.
De très nombreuses actions sont mises en œuvre pour prévenir ces pollutions diffuses ou pour restaurer la qualité de la ressource en eau lorsque celle-ci se trouve dégradée. Une eau non conforme n'est pas une fatalité, les collectivités responsables de la distribution de l'eau potable l'ont bien compris et attaquent le problème « à sa source ».
La réhabilitation des milieux sous-marins et côtiers dégradés deviendra-t-elle un nouvel eldorado pour les PME méditerranéennes ? Aménagements portuaires, restauration des milieux pollués par les rejets, nécessité de repeupler les fonds marins... les chantiers de restauration ne manquent pas, alors que les règles de protection de l'environnement ont été rendues plus sévères.
La Franche-Comté s'est dotée de Sigogne, le portail de description de la biodiversité en Franche-Comté, un outil innovant et unique en France pour ouvrir à tous un accès aux informations sur les animaux, les plantes, les habitats naturels et les zones humides présents sur leur territoire.
Lors d'une journée technique tenue le 20 mai à Lyon, différents opérateurs ont présenté leurs retours d'expérience d'une gestion alternative des eaux pluviales. Ces techniques répondent aux enjeux d'évolution des réseaux et de changement climatique.
Signature à contre sens par la préfète de la Loire d’un nouvel arrêté pour reconstruire le barrage des Plats, dans la Loire : Quand l’Etat local donne le très, très mauvais exemple
La diversité biologique, ou biodiversité, est l'un des piliers de la préservation des ressources en eau du SMPBR. Les espèces animales et végétales forment en effet des écosystèmes complexes et sensibles, favorables à une épuration naturelle des eaux. Grâce à une politique active d'acquisition foncière, le SMPBR est aujourd'hui propriétaire, et gestionnaire, de plusieurs centaines d'hectares de milieux naturels autour de ses 11 captages d'eau.
A l’occasion de l’expulsion, le 16 mai dernier, des militants du Collectif « Tant qu’il y aura des bouilles » par des moyens policiers démesurés, la Préfète du Tarn a déclaré que le barrage de Sivens est un « projet environnemental exemplaire ». Et d’argumenter ensuite que « des inventaires précis ont été réalisés », que « l’évaluation des effets du projet sur les espèces protégées a été faite », que « des mesures de nature à garantir le maintien de l’état de conservation des espèces protégées » ont été prises, que « 19 hectares de zones humides seront reconstituées » comme mesure de compensation… Est-ce à dire que les scientifiques du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN) et les experts du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), nommés par l’Etat, n’y comprennent rien à la conservation des espèces protégées ?
Au Café de la poste, ce vendredi 16 mai à Bonifacio, une vingtaine de personne était rassemblée pour les « Rencontres de la Bi’EAU diversité » afin de discuter autour du sujet « Bonifacio : un modèle de réussite pour la gestion des ressources halieutiques ? ». Nous remercions l’ensemble des intervenants et des participants pour la réussite de cette soirée.
Le précédent ministre de l'Ecologie a adressé le 2 avril aux préfets coordonnateurs de bassin, aux agences de l'eau et aux Dreal de bassin une note relative au renouvellement des membres des comités de bassin, qui vient seulement d'être publiée au Bulletin officiel.
C'est un programme conjoint des Communautés de communes du Bas-Armagnac et de la Ténarèze. Objectif : négocier avec tous les acteurs le lancement de nouvelles pratiques pour restaurer la qualité de l'eau, combattre l'érosion, favoriser la biodiversité, réduire les coûts d'entretien, etc., au moyen de techniques simples, peu coûteuses et généralisables.
Isabelle La Jeunesse est Maître de Conférences, Géographe, Enseignante à l’Université de Tours et chercheuse dans l’équipe IPAPE de l’UMR CNRS 7324 Citeres. Elle coordonne actuellement une action du Contrat Régional Bassin Versant de la Région Pays de la Loire porté par le SAGE Layon-Aubance. L’objet concerne l’implication des transferts de pesticides du vignoble sur la qualité des eaux de la rivière le Layon. Ses recherches à l’international portent sur l’impact du changement climatique sur la ressource en eau. (voir ici et ici). Elle a accepté de répondre aux questions de Zérodeconduite.net autour du documentaire La Ligne de partage des eaux de Dominique Marchais
Le 12 mai à Vourles (69), les Conservatoires d’espaces naturels de Rhône-Alpes ont signé avec l’agence de l’eau un nouveau contrat pour la préservation et la restauration des zones humides de Rhône-Alpes.
Ce matin, c’est à la mer en tant que nouveau terrain de recherche que nous nous intéresserons. Longtemps, seules les activités traditionnelles ont caractérisé l’« usage » de la mer par les hommes. Longtemps donc, la mer est demeurée un terrain de recherche à bien des égards inexploré, dont l’éventail des potentialités est resté largement sous-estimé. Mais ces dernières décennies, les choses ont peu changé et la fascination grandie chez tous ces chercheurs des mers qui se lancent à la conquête de cette « étendue infinie ».
Les projets de création, de modification ou de renouvellement d'un espace hydroélectrique imposent la production d'une étude d' impacts * ou d'un document d'incidences. Dans l'optique d'aider les porteurs de projets à construire les dossiers et les services de police à les instruire sur une base commune, le référentiel technique RefMADI-Hydroélec propose un ensemble de fiches techniques traitant du volet milieu aquatique de ces productions.
Le Comité de bassin Rhin-Meuse s’est réuni, une dernière fois sous cette mandature, et sous la présidence de Claude GAILLARD, le 25 avril 2014 à Villers-lès-Nancy – Domaine de l’Asnée.
La loi sur l’eau de 2006 inquiète les propriétaires de moulins. Certains ouvrages pourraient être modifiés, voire supprimés. Près d’une centaine est concernée dans le Perche.
Concilier développement, aménagement du territoire et gestion durable de la ressource en eau et des milieux aquatiques. Tel est l’enjeu du SAGE de la Sioule que les acteurs du bassin-versant ont mis sept ans à bâtir.
Le 5 juin 2014 à Tarbes (65) sur le site du Campus - Veolia Environnement Sud-Ouest Journée organisée par le Gnis, en collaboration avec le Lycée horticole Adriana et Veolia Environnement
A l’occasion d’un colloque organisé par l’Union des industriels de l’eau le 9 avril 2014 à Paris, le directeur de l’eau et de la biodiversité du ministère de l’Ecologie a fait un point sur l’évolution de la gouvernance de l’eau, qui va donner plus de poids aux usagers non professionnels et aux élus dans les comités de bassin. Il n'a pas écarté la possibilité d'un nouveau prélèvement sur le budget des agences de l'eau.
Les Sdage doivent être révisés avant la fin 2015. La meilleure connaissance de l'état des masses d'eau et la modification des règles d'évaluation vont révéler de mauvaises surprises.
Les Journées Internationales de Limnologie et d’Océanographie auront lieu du 21 au 23 mai à Marseille. Elles portent sur la « vulnérabilité et résilience des écosystèmes continentaux et marins ». Cette année, l’hôte de ces Journées est l’Université Aix-Marseille.
Le Colloque Gagilau 2014 se tiendra du 14 au 16 mai à Toulouse. Il vise à présenter les résultats du programme du même nom, développé depuis 2010 dans le cadre de la coopération franco-québécoise et interrégionale Midi-Pyrénes-Aquitaine. Ce colloque est organisé par l’Institut national de Recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA), avec le concours du Laboratoire d’Ecologie Fonctionnelle et Environnement (EcoLab). Le programme Gagilau comprend 6 projets de recherche qui portent sur la problématique de l’adaptation aux changements globaux dans les environnements fluvio-estuairiens de la Garonne-Gironde et du Saint-Laurent.
Tribune de Martin Guespereau, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, à l'occasion du lancement du label "Rivières sauvages", le 29 avril 2014.
Après avoir analysé le gyre du Pacifique Nord en 2013, l’Expédition 7° Continent partira le 5 mai 2014 du Port du Marin à Fort de France, Martinique. Elle se rendra dans la Mer des Sargasses, au cœur du gyre de l’Atlantique Nord, où les courants marins créent un amas de déchets au beau milieu de l’Océan.
Gestions intégrées, bassins versants, espaces fonctionnels, régimes institutionnels : ce ne sont ni les notions ni les méthodes ni les modèles qui font défaut aujourd’hui pour tenter de cerner au plus près la meilleure façon de gérer les ressources en eau de manière durable. Ici et là, on constate aussi de nets décalages entre les intentions théoriques et les réalisations concrètes. Ces questions sont d’autant plus complexes qu’on les retrouve là où s’entrecroisent pêle-mêle la géographie et l’écologie, les pouvoirs politiques et les pratiques économiques, les systèmes administratifs et les compétences techniques, les normes juridiques et les impératifs sociaux. Bref état des lieux.
Le week-end pascal n’a pas été très réjouissant pour les pécheurs de la Franco-Suisse. Ils sont rentrés chez eux avec des photos une fois de plus affligeantes. Nous vous en parlions dès hier soir dans l‘article sur la mobilisation pour sauver les rivières franc-comtoises. Cet après-midi, l’association de pêche a publié un communiqué.
Il y a une ligne que l’on segmente et qui pourtant relie tout, le paysage, les hommes, la vie. Cette ligne, c’est la ligne de partage des eaux. Le réalisateur Dominique Marchais en a fait émerger la dimension politique. Il était présent lundi à Guéret, au Sénéchal, pour l’avant-première de son film, La Ligne de partage des eaux, tourné notamment en Creuse.
Il ne s’agit pas de contes, d'histoires mais de nombres. Et c'est le nom de l'opération organisée par la société nationale de protection de la nature et Natureparif. Elle demande aux franciliens de recenser ces mini points d'eau en Ile de France.
A l’occasion d’un colloque organisé par l’Union des industriels de l’eau le 9 avril 2014 à Paris, le directeur de l’eau et de la biodiversité du ministère de l’Ecologie a fait un point sur l’évolution de la gouvernance de l’eau, qui va donner plus de poids aux usagers non professionnels et aux élus dans les comités de bassin. Il n'a pas écarté la possibilité d'un nouveau prélèvement sur le budget des agences de l'eau.
Dans le Tarn, le chantier d’un barrage destiné à l’irrigation et la dilution de la pollution du Tescou est sur le point de démarrer. Mais les opposants au barrage de Sivens dénoncent un projet inutile et destructeur. Une association se charge du combat juridique tandis qu’un collectif occupe le terrain.
La ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, a appelé mercredi sur France 2 les maires à cesser l’utilisation de pesticides dans les espaces verts de leur commune, au nom de la santé publique et de la biodiversité. «J’appelle tous les maires à supprimer tous les pesticides dans les espaces verts et en premier lieu dans les écoles», a déclaré Ségolène Royal, invitée du journal de 20 heures de France 2.
La réunion est prévue ce vendredi 11 avril au fort Griffon à Besançon à l’invitation du conseil général et de la préfecture du Doubs.
De nombreux points sont à l’ordre du jour. Il sera bien sûr question des récentes mortalités de poissons dans le Dessoubre. Le groupe scientifique présidée par Jean-François Humbert fera le point sur ses derniers travaux. ll sera également question de l’exercice de la Police de l’eau sur le département. Un point intéressant car le manque d’effectif de ce service de l’Etat est régulièrement dénoncé par les protecteurs de l’environnement.
Avec l’adoption de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020, le ministère en charge de l’Écologie a décidé de lancer un programme de cartographie (CarHAB) qui consiste à produire une carte des milieux naturels sur l’ensemble de la France métropolitaine.
Si vous avez des besoins d’informations sur les milieux naturels, notamment des besoins de cartographies, vous pouvez participer à l’enquête en ligne. Ceci vous prendra une dizaine de minutes.
Sônia Guajajara, porte-parole du mouvement indigène au Brésil, dénonce les violations des droits des populations indigènes au Brésil dans le cadre de grands projets de barrages hydroélectriques en Amazonie, dont celui de Belo Monte. Elle est venue en France dénoncer l’implication des entreprises Alstom, GDF Suez et EDF.
Le 27 mars, en clôture du congrès de la FNSEA à Biarritz, Xavier Beulin a tenu un discours d’arrière-garde d’une rare ampleur : charges anti-loup, attaques contre contrôleurs de l’ONEMA , et contre la réglementation environnementale, remise en cause des objectifs de réduction des usages de pesticides, refus d’une réorientation de la politique agricole vers l’agroécologie et l’agriculture biologique…. Réaction de FNE.
Tout semble en place, mais la toute nouvelle agence compte déjà un grand absent: l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui est à l'origine de 50 % des constats d'infractions aux réglementations sur l'environnement. Selon certaines associations, les chasseurs, majoritaires au conseil d'administration de l'organisme, aurait fait pression pour ne pas perdre de leur influence.
Les risques liés à une urbanisation excessive et mal adaptée aux conditions naturelles des territoires sont désormais bien connus. Pourtant, malgré les recommandations européennes et la mise en place de cadres réglementaires spécifiques, le cas de la Vénétie montre que les bonnes pratiques peinent à s’imposer.
Le Ministre de l'écologie vient de présenter ce matin en Conseil des ministres un texte très important et intéressant: le projet de loi relatif à la biodiversité. L'équipe du cabinet a pu avoir accès à ce texte et vous propose dores et déjà une première note de décryptage de quelques unes des dispositions clés de ce projet de loi.
L'expédition MED repart en mer cet été pour prolonger les prélèvements de microplastiques contaminant le bassin méditerranéen. Les dernières campagnes montrent que la quantité retrouvée en mer Ligure est comparable à la "soupe de plastiques" située au Pacifique Nord-Est, alerte Bruno Dumontet.
Le programme Breizh Bocage est un programme environnemental ayant comme principal objectif la restauration du bocager sur la région Bretagne dans un but de protection de la qualité de l’eau, de lutte contre l’érosion des sols, de restauration du paysage et de préservation de la biodiversité. Ce programme a été élaboré par l’Union Européenne, l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, le Conseil Régional de Bretagne et ses quatre conseils généraux.
Un guide intitulé "Trame verte et bleue dans les Plans Locaux d'Urbanisme - Méthode et outils en Poitou-Charentes" vient d'être publié par la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) Poitou-Charentes. Il propose une approche synthétique de la Trame verte et bleue dans les PLU * , en proposant des éléments de méthode et des outils ciblés dans la région.
Après 10 années de concertation le SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux) du bassin versant de l'Agout a été définitivement adopté par la Commission locale de l'eau le 14 janvier 2014. Le bassin versant concerne 2 régions, 4 départements (Aude, Haute-Garonne, Hérault, Tarn) et 194 communes. Il couvre 3 470 m2 et possède plus de 1 400 km de rivière. Environ 230 000 habitants utilisent l'eau de ce bassin versant.
Global Freshwater Biodiversity Atlas, c’est le site qui vous permet d’en savoir plus sur la biodiversité en eau douce partout sur Terre, et ce, grâce aux contributions des partenaires et des communautés internationales du projet européen BioFresh.
La Villa Méditerranée, située sur la nouvelle esplanade J4 à Marseille, érigée à côté du Mucem dans le cadre de Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013, accueille du 14 mars au 31 août 2014, son nouveau parcours d'exposition temporaire consacré à l'univers sous-marin, intitulé "Sous la mer, un monde". Quatre thèmes principaux jalonnent cette exposition :
l'approche scientifique, la Méditerranée aujourd'hui, l'imaginaire et les mythes, l'Art et la mer.
Les ONG saluent le vote des eurodéputés qui prennent en compte les impacts de la prospection pétrolière offshore sur la biodiversité marine dans la nouvelle directive relative à l'évaluation des incidences sur l'environnement.
Si l'exécutif européen estime que les ressources océaniques pourraient générer des millions d'emplois, l'impact environnemental est conséquent et l'exploitation des ressources océaniques ne devrait pas se transformer en une "ruée effrénée vers l'or".
Au sortir d’un hiver pluvieux et au train où vont les choses, tout est-il pour autant redevenu viable dans le réseau hydraulique Tarn -et- Garonnais ? Les compteurs sont ils remis à zéro ? Pour combien de temps ce «butin» met-il les besoins à l’abri des restrictions, voire pire ?
Avec un territoire régional couvert à près de 48 % d’espaces naturels gérés ou protégés, quelle est la valeur ajoutée de la trame verte et bleue en Languedoc-Roussillon ?
L’Observatoire National des Milieux Humides a été intégré au sein de l’Observatoire National de la Biodiversité et succède à l’observatoire national des zones humides. En métropole et en outre-mer, il doit permettre d’évaluer comment évoluent les milieux humides (occupation du sol, pressions subies, services rendus, action publique en leur direction…) à partir d’une batterie d’indicateurs.
Les collectivités volontaires auront la possibilité de mettre en place pendant cinq ans de nouvelles tarifications de l’eau et/ou de l’assainissement, ainsi que des systèmes d’aides au paiement de la facture d’eau afin de garantir un meilleur accès de tous à ces services.
Philippe VESSERON, Ingénieur Général des Mines - Président d'honneur du BRGM.
Le gaz naturel est durablement en haut des débats sur l’énergie et les questions sur la position prise chez nous en 2011 vont rester récurrentes. Il est temps de revenir sur la dernière décennie, de comprendre notre pilotage, nos oublis et erreurs, mais aussi les pistes ouvertes pour demain. Il y a des leçons à tirer, y compris pour d’autres dossiers.
Tout autant connue pour sa pluie que la Bretagne, la Manche, département voisin et également littoral, a pourtant été épargnée par les inondations de cet hiver. Pourquoi ? Probablement en grande partie grâce aux marais du Cotentin, un espace préservé de 27 000 hectares qui joue un rôle déterminant de régulation du trop plein d'eau.
Les syndicats agricoles FNSEA et JA estiment trop complexes les règles qui régissent l'entretien des rus et ruisseaux. La concertation est ouverte, et l'information va s'améliorer.
Serge Boudesseul prend la tête du nouveau syndicat 28 communes dont 7 de Haute-Vienne sont concernées. Un technicien médiateur de rivières va être recruté.
Pour appréhender une gestion globale d’un cours d’eau, les zones humides ne doivent pas être oubliées. Les collectivités l’ont bien compris. Politique de gestion durable, d’acquisition, de préservation… sont autant d’initiatives qui se multiplient sur le territoire. Car les zones humides ont leur rôle à jouer tant sur le plan de la biodiversité, qu’hydraulique ou pour leur valeur socio-économique. Des exemples à découvrir et à suivre.
Grâce à l’engagement d’une communauté australienne pour sa rivière, le projet de méga-barrage de Traveston Crossing a été annulé, alors même que le gouvernement y avait déjà consacré un milliard de dollars.
NEPALE a pour objectif de concevoir des dispositifs de métrologie environnementale miniaturisables, adaptés à l’échantillonnage de phytosanitaires dans les eaux naturelles. La Région Centre lui apporte un soutien financier de 200 000 euros, pour un budget total de 458 000 euros sur 2 ans.
La loi du 6 février interdira l'utilisation des pesticides dans les jardins et parcs publics en 2020. L'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée Corse aidera les collectivités qui reconvertiront leurs méthodes. La Roseraie du Parc de la Tête d'Or, à Lyon est gérée de cette manière depuis 2000.
France nature environnement dénonce, dans un communiqué, le « faux débat » posé par le syndicalisme majoritaire concernant le lien entre les inondations et le mauvais entretien des cours d’eau. S’ils sont victimes, l’Association estime que les agriculteurs sont aussi « responsables des inondations ». Extraits.
Faut-il domestiquer les rivières, les équiper de barrages, ou les laisser – autant que possible – mener leur vie sauvage ? Le barrage des Plats, sur la Semène, un affluent de la Loire, menaçait de s’effondrer. Les élus et l’État veulent le reconstruire. Les pêcheurs et les défenseurs de l’environnement, eux, rêvent d’un autre destin pour les hommes et la rivière…
Dans le cadre du programme fédérateur « Aménagements côtiers durables et génie écologique » le Pôle Mer et certains de ses acteurs concernés par ce domaine ont participé à la réalisation de ce Hors série en montrant des exemples d'application dans le milieu marin.Vous pourrez les découvrir en parcourant les pages 5 à 8 du document.
Depuis 15 ans, le projet de déviation de Canapville pour fluidifier l’arrivée vers Deauville est étudié.Les défenseurs de l’environnement veulent préserver le marais de la Touques.
Vingt tonnes de carburant se seraient écoulées du cargo espagnol qui a fait naufrage, le 5 février, à Anglet (Pyrénées atlantiques). Elles se sont "vraisemblablement dispersées" et diluées, a déclaré lors d'une conférence de presse Patrick Dallennes, le sous-préfet de Bayonne. Ce dernier écarte donc le risque d'une pollution directe des plages.
L'atlas de la biodiversité des eaux douces regroupe, sous forme cartographique, les dernières avancées scientifiques sur la biodiversité de ces milieux. Il a été conduit dans le cadre du projet BIOFRESH auquel ont notamment participé des chercheurs du laboratoire Evolution et diversité biologique de l'Université.
L'agence de l'eau Loire-Bretagne et le Conservatoire du littoral ont signé le 17 janvier une nouvelle convention de partenariat visant à renforcer la préservation et la restauration des zones humides d'ici 2015.
Le 2 février était la Journée mondiale des zones humides. Un événement passé sous silence, alors que, de l’aéroport de Notre Dame des Landes à l’autoroute A 831 en marais poitevin, la machine à détruire continue son avancée. Pourtant, des solutions existent pour assurer la pérennité agricole de ces écosystèmes essentiels à la santé de la biosphère.
Dans le cadre de l’Observatoire National des Milieux Humides, de nouveaux indicateurs ont été publiés. Ils portent sur les milieux humides à dominante naturelle, notamment à partir des résultats de l’enquête nationale à dire d’experts 2000-2010, ou encore sur les sites Ramsar.
A l’occasion de la journée mondiale des zones humides, Philippe MARTIN, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et Victorin LUREL, ministre des Outre-mer, se félicitent de l’inscription de la région des Lacs du Grand Sud néo-calédonien sur la liste des sites Ramsar.
Dans le Tarn, une poignée d'irréductibles reproduisent à leur échelle les techniques de harcèlement éprouvées à Notre-Dame-des-Landes pour protéger une zone humide et des petites bêtes à ventouse qui peuplent ses eaux.
Le CAUE du Rhône invite élus, agents des collectivités territoriales, les professionnels, l’ensemble des acteurs de l’aménagement durable du territoire à une demi-journée de rencontre et d’échanges gratuite à Lentilly (Rhône).
L’action menée sur la tourbière du Tronchet à Viam illustre la démarche du Conservatoire des Espaces naturels du Limousin pour assurer le bon état de conservation des zones humides.
La Journée mondiale des zones humides est l’occasion de rappeler l’action des écologistes à la Région en faveur de la préservation de la biodiversité. Cependant, ces efforts n’auraient pas de sens si certaines collectivités locales, avec l’aval de l’Etat, contribuaient à la destruction de zones humides d’importance nationale, comme celle des Chambaran via le projet Center Parcs.
Pour célébrer la Journée mondiale des zones humides qui se déroule cette année sous le thème "Zones humides et agriculture, cultivons le partenariat !", le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) invite les intervenants du secteur agricole à se joindre aux efforts de conservation et de gestion durable des milieux humides.
Pour favoriser l'efficacité dans la recherche de la maîtrise de l'eau il est nécessaire de séparer dans le même SDAGE les régions Bretagne et le Pays de Loire ou mieux de faire deux SDAGE séparés.
Suite aux travaux lancés dans le cadre du Grenelle de l'environnement sur la "Trame verte et bleue" (TVB) , un document-cadre sur les "orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état * des continuités écologiques" a été réalisé. Ces orientations nationales viennent d'être adoptées par décret en Conseil d'État.
Ce nouveau numéro de zones humides infos qui porte sur l’approche paysagère en zone humide s’attarde sur les valeurs du paysage au XXIe siècle, sur les outils de gestion du paysage en zone humide, ainsi que sur les acteurs du paysage de ces milieux.
Philippe Martin, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a signé le 17 janvier dernier la décision d’attribution du label Grand Site de France à la « Camargue gardoise ».
Les élus locaux appellent à la sauvegarde des écosystèmes menacés. Le conseil général s’est d’ailleurs doté d’un plan départemental concernant spécifiquement ces zones humides.
Préparation de la loi sur la transition énergétique, modernisation du droit de l’environnement, création de l’Agence française de la biodiversité : en ce début d’année, Philippe Martin fait le point sur les nombreux chantiers pour 2014.
Le Conseil scientifique de l’Onema s’inquiète de la perte de lisibilité sur la politique de l’eau que pourrait entrainer l’intégration de l’Onema dans la future Agence française de la biodiversité (AFB).
En application des dispositions de l’article L. 371-2 du code de l’environnement, le document-cadre "Orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques" a été élaboré, à partir des travaux du Comité opérationnel « Trame verte et bleue » mis en place dans le cadre du Grenelle de l’environnement, et en association avec le comité national "trames verte et bleue" mis en place fin 2011.
Conçue comme le diagnostic environnemental de la région, cette nouvelle édition du profil doit également permettre de dégager les enjeux environnementaux et de les décliner dans les territoires.
AVIS D'EXPERT - L'évolution du monde moderne modifie les enjeux liés aux ressources mondiales en eau potable, expliquent l'hydrologue Eric Servat, directeur du Laboratoire HydroSciences Montpellier et directeur de l'Institut montpelliérain de l'eau et de l'environnement (IM2E)et Jacques Gardon, chercheur au Laboratoire HydroSciences Montpellier et de l'IM2E.
Suite au bilan du premier quinquennat du PGEN réalisé en juin 2013, le bureau d’études Ecosphère, en charge d’une étude de mise à jour complète, a construit un plan d’actions qui a été partagé avec les membres du comité de gestion.
Dans le cadre des premiers diagnostics écologiques réalisés en 2003 pour l’élaboration du plan de gestion des Salins d’Hyères et du DOCOB, un travail a été mené concernant la végétation aquatique et les conditions physico-chimiques.
L'enquête publique sur le projet de Schéma Régional de Cohérence Écologique, l'outil d'aménagement régional relevant les continuités écologiques à l'échelle du territoire de Provence Alpes Côte d'azur (réservoirs de biodiversité et corridors écologiques) se tiendra entre le 27 janvier 2014 et le 3 mars 2014 (midi).
En ce début 2014, il y a de quoi s’intéresser aux interactions entre l’eau et l’agriculture : l’ONU a placé cette année sous le signe de l’agriculture familiale, la prochaine journée mondiale des zones humides lui fera écho début février et, en Suisse, des chercheurs appellent le monde agricole à privilégier des productions bien moins gourmandes en eau.
Pour la 8ème année consécutive, la Journée Mondiale des Zones Humides (JMZH) est célébrée en Aquitaine à l’initiative de la DREAL et coordonnée en région par le CEN Aquitaine le 2 février, jour anniversaire de la Convention de Ramsar, engagement international pour la préservation et l’utilisation rationnelle des zones humides, signé en 1971.
Disposer d’eau bonne à boire et de milieux aquatiques en bon état est porteur d’un fort potentiel de croissance et de développement et donc, in fine, d’emplois. Dans tous les pays, qu’ils soient émergents ou développés, investir dans l’eau et l’assainissement est une source de développement et de croissance.
En raison des changements climatiques et compte tenu de la diminution des réserves d’eau disponibles, nombre d’exploitations agricoles suisses devront à l’avenir modifier leurs pratiques pour maintenir leur capacité de production. Des études menées dans le cadre du Programme national de recherche "Gestion durable de l’eau" (PNR 61) concluent à la nécessité de stratégies qui privilégient des variétés de cultures et des méthodes de production moins gourmandes en eau.
Le président du comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a adressé une lettre au ministre de l'Ecologie Philippe Martin lui demandant de "compléter" la réalisation d'études d'impacts "sur les systèmes écologiques" du projet d'aéroport du grand Ouest Notre-Dame-des-Landes, "avant le lancement de tout travaux".
Le comité technique ministériel prévu le 8 janvier au ministère de l’Écologie sur le projet d’Agence de la biodiversité a tourné court, les syndicats ayant décidé de ne pas y prendre part. L’intersyndicale pointe des moyens insuffisants et un manque de cohérence dans les missions de l’agence.
Le titre de docteur de l’université d’Avignon et des Pays du Vaucluse a été attribué à Isabelle Muller le 6 décembre 2013 pour sa thèse sur la restauration de marais temporaires et de pelouses méso-xériques dans d’anciennes rizières.
Pour "préserver la fonction vitale" du fleuve, les ministres du Rhin joignent leurs efforts pour lutter contre les micropolluants, améliorer la migration du saumon et élaborer une stratégie d'adaptation aux changements climatiques.
La SNPN a pour projet de réaliser la restauration des habitats de la Capelière via des travaux d’amélioration du réseau hydraulique actuel, d’élimination des espèces invasives et de « recreusement » des marais et des roselières.
Comment la ville de New York a mis en œuvre une stratégie basée sur les services écologiques, à travers un partenariat urbain-rural, afin de préserver la pureté de son eau potable et économiser des milliards de dollars.
Alors que les agences de l'eau achèvent leur bilan, retour avec Laurent Roy, directeur de l'eau et de la biodiversité à la Direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature (DGALN) sur la politique de l'eau en France et notamment sur les objectifs de bon état fixés par la DCE.
Annoncée lors de la première conférence environnementale en 2012, l'Agence nationale de la biodiversité devrait voir le jour début 2015 avec l'objectif de donner plus de cohérence et de dynamisme à la préservation des espèces sauvages et des milieux naturels.
DONIA est une application smartphone/tablette gratuite qui permet à tout plaisancier ou capitaine de yacht de se positionner par rapport à la nature des fonds et d’éviter d’ancrer dans les herbiers sous-marins de Posidonie en Méditerranée.
Le 8 octobre, l’association de la Maison du fleuve Rhône a annoncé sa mise en redressement judiciaire. Aujourd'hui, l’association annonce être proche de la fermeture et doit réunir 25.000 euros avant le 20 janvier 2014 pour poursuivre ses activités sur des bases nouvelles. Elle lance un appel aux dons pour réunir cette somme.
Sous la présidence du président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC) Paul Giacobbi et du directeur adjoint de la Direction de l'eau et de la biodiversité (DEB) Alby Schmitt, le Comité de bassin de Corse a adopté à l'unanimité l'état des lieux, étape majeure de la construction du SDAGE 2016-2021 et de son programme de mesures.
Unique disposition environnementale du projet de loi sur la décentralisation, la création de la compétence de « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » fait beaucoup de mécontents : communes et intercommunalités n’étaient pas candidates à la nouvelle mission que leur confie l’Etat, mais qu’auraient volontiers exercée les établissements publics territoriaux de bassin. L’échelle administrative, en passe d’être désignée responsable, et celle du bassin versant, qui clame sa pertinence territoriale, sont forcément vouées à coopérer.
Un inventaire, réalisé par les services de l'Etat et les producteurs d'électricité, révèle un potentiel de 10 TWh, conformément aux projections de l'UFE. Cependant, la liste contient des projets incompatibles avec la protection de l'environnement.
Ce poisson surnommé le Roi du Doubs est en voie de disparition. Les associations environnementales veulent que les deux pays prennent les mesures nécessaires pour sauver l’Apron.
La Direction de l’Eau et de la Biodiversité (DEB) a souhaité qu’une campagne exceptionnelle d’analyses des substances présentes dans les eaux souterraines soit organisée en 2011 en France métropolitaine. L’objectif était double : anticiper la révision des programmes de surveillance d’ici fin 2014 par l’appropriation de données sur des molécules non analysées régulièrement et acquérir des connaissances sur la présence de molécules « nouvelles » aujourd’hui non surveillées.
À l’occasion de la Conférence de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Bali, les Amis de la terre international tirent la sonnette d’alarme sur la « financiarisation » croissante des ressources en eau et de leur gestion.
La Société nationale de protection de la nature (SNPN) et Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, lancent dès aujourd’hui « Si les mares m’étaient comptées », un site internet dédié à l’inventaire participatif et au suivi des mares franciliennes.
Surfrider Foundation Europe et l’agence de l’eau se rapprochent pour développer la surveillance citoyenne des pollutions en mer, étudier ensemble la qualité des eaux de la Méditerranée et traquer l’algue toxique ostreopsis ovata.
L'enjeu de ces travaux de restauration est de maintenir et d'améliorer la fonctionnalité du réseau de mares pour son rôle environnemental (réservoir d'eau), écologique (biodiversité) et sociétal (abreuvement du bétail, paysage, etc.).
Les objectifs de la thèse sont de mettre en évidence les principaux mécanismes concourant à l’installation d’une communauté végétale, de tester des techniques de restauration et d'en évaluer les conséquences pour les communautés végétales mais aussi pour d'autres compartiments de l'écosystème.
Le 5ème séminaire des gestionnaires de sites Ramsar s'est tenu du 13 au 15 novembre 2013, à Saint-Omer, au sein du site Ramsar du marais Audomarois. Il était organisé par le PNR des Caps et marais d'Opale, en partenariat avec l'association Ramsar France.
Thèse d’Amandine Leruste, réalisée au laboratoire Ecologie des systèmes marins côtiers ECOSYM (34).
Depuis 2003, des mesures de restauration écologique des lagunes côtières ont été instaurées. L’émissaire de Maera (station d’épuration de l’agglomération montpelliéraine) a notamment permis une réduction de 60% des apports aux lagunes du complexe palavasien depuis 2006.
La plaquette donne une définition simple de la directive-cadre sur l’eau. Elle présente également le processus de mise en œuvre de cette directive, la détermination des objectifs à atteindre, la mise en place du programme d’actions relatif à ces objectifs et le calendrier de mise en œuvre.
Le projet de loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles actuellement en débat au Parlement prévoit la dévolution de la compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations aux...
Renouvellement des réseaux, réorganisation des agences de l'eau, partage des usages, restauration des milieux aquatiques, un rapport coordonné par le CGEDD expose les pistes à suivre pour améliorer la politique de l'eau française.
Application sur des sites Ramsar de Camargue et de Tunisie (Lac d’Ichkeul) Suivre les services rendus par les zones humides… une problématique traitée par l’Observatoire des zones humides méditerranéennes à une échelle internationaleDans les...
La première Zone de rejet végétalisée (ZRV) du département du Gard et de la Région a été inaugurée ce mardi 10 septembre à Vauvert en présence du Préfet du Gard et du directeur de l’agence de l’eau.
En France, les mesures agri-environnementales sont particulièrement pertinentes au regard des fréquences élevées de dépassement des normes relatives aux pesticides et aux nitrates dans les captages d'eau potable, mais leur efficacité reste à évaluer.