Questions parlementaires sur l'eau

Les questions écrites des députés au Gouvernement sur l'eau et l'assainissement, résumées, avec la réponse du ministère dès qu'elle paraît

249

questions suivies, dont 19 ces 30 derniers jours

167

réponses publiées, 75 questions en attente

198 jours

délai moyen de réponse du Gouvernement

Chaque semaine, des députés interrogent le Gouvernement sur l'eau potable, l'assainissement, la sécheresse, les pollutions ou les inondations. Veille Eau relit chaque jour les questions écrites publiées par l'Assemblée nationale, retient celles qui concernent le secteur de l'eau, les résume et vous signale la réponse du ministère dès qu'elle paraît au Journal officiel.

Par sujet

Ce sur quoi les députés interrogent le Gouvernement.

Toutes les questions

249 questions, affichage de 61 à 90

Réponse le 07/07/2026

Assurance GEMAPI EPAGE

Xavier Breton (DR) → Aménagement du territoire et décentralisation

Le député alerte sur l'impossibilité croissante pour les établissements publics exerçant la GEMAPI d'accéder à une assurance appropriée, les assureurs se désengageant massivement. Il demande au Gouvernement des mesures concrètes et immédiates pour garantir un accès effectif à une couverture assurantielle obligatoire.

La réponse du ministère

Le ministère explique que l'assurabilité dépend notamment de l'autorisation du système d'endiguement et du respect des obligations légales. Face à la raréfaction de l'offre assurantielle et à l'augmentation des primes (+22,9% en 2024), il recommande une évaluation précise des risques, une politique ambitieuse de prévention, et l'utilisation du fonds Barnier (300 M€ en 2025). Un plan d'actions a été présenté le 14 avril 2025 avec un guide des marchés publics d'assurance.

Réponse le 30/06/2026

Privation d'accès à l'eau potable dans le quartier Kawati, Dumbéa

Bastien Lachaud (LFI-NFP) → Outre-mer

Le député alerte sur la privation d'accès à l'eau potable au quartier Kawati en Nouvelle-Calédonie depuis février 2026, affectant 400 personnes. Il demande les mesures urgentes du Gouvernement pour rétablir l'accès à l'eau et les dispositions structurelles pour éviter de futures coupures.

La réponse du ministère

Le ministère explique que la coupure résultait d'impayés importants auprès de la Calédonienne des eaux malgré des mises en demeure et un échéancier de paiement. Le tribunal administratif a rejeté le recours en référé-liberté le 6 février 2026. Le service a été rétabli le 17 février 2026 après règlement partiel des dettes.

En attente de réponse

SIAAP : risques sanitaires et environnementaux sur les populations riveraines

Emmanuel Maurel (GDR) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

Le député alerte sur les risques sanitaires, environnementaux et industriels du site Seine Aval du SIAAP à Achères, classé Seveso seuil haut, notamment suite à l'incendie de 2019 et aux nuisances persistantes. Il demande un audit indépendant sur la sécurité, les améliorations post-Vigi'R et les marchés publics, ainsi qu'une réforme de la gouvernance du SIAAP.

Réponse le 30/06/2026

Biosurveillance dans les communes contaminées par les PFAS

Delphine Batho (ECOS) → Santé, familles, autonomie et personnes handicapées

La députée signale que douze communes des Ardennes ont une eau potable contaminée par les PFAS à des niveaux dépassant 27 fois le seuil limite, et demande au Gouvernement les mesures de biosurveillance et de suivi sanitaire de la population exposée.

La réponse du ministère

Le ministère indique qu'une instruction a été publiée en février 2025 pour préciser le suivi des contaminations aux PFAS. Il souligne que les études d'imprégnation visent à améliorer les connaissances mais ne permettent pas d'établir des liens de causalité avec des pathologies. L'étude PERFAO dans le sud de Lyon bénéficie d'un soutien de 200 000 € de l'ARS, et la question du sur-échantillonnage régional sera discutée avec Santé publique France.

Réponse le 16/06/2026

Gestion du grand cormoran et moratoire sur l'anguille jaune dans le Lot

Christophe Proença (SOC) → Mer et pêche

Le député soulève les difficultés à obtenir des dérogations pour réguler le grand cormoran malgré sa prédation estimée à 85 tonnes de poissons par an dans le Lot, et conteste le projet de moratoire sur la pêche de l'anguille jaune qui ne traiterait que la pêche de loisir sans s'attaquer aux autres causes du déclin (surpêche des civelles, obstacles à la migration, pollutions). Il demande une approche globale intégrant tous les facteurs de pression.

La réponse du ministère

Le ministère annonce que l'arrêté du 24 février 2025 a rénové le cadre dérogatoire pour la régulation du grand cormoran, autorisant à nouveau les destructions sur eaux libres si des impacts significatifs sont documentés. Pour l'anguille, il confirme le moratoire sur la pêche de loisir en eau douce et annonce des réductions de quotas de civelles (15 % en 2025-2026, 34 % en 2026-2027), un plan de sortie de flotte volontaire en 2026, et la restauration de la continuité écologique avec dix ouvrages prioritaires dans le Lot.

En attente de réponse

Moyens d'action pour prévenir les crues en Île-de-France

Marie-Pierre Rixain (EPR) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

La députée alerte sur l'augmentation des crues en Île-de-France et la vulnérabilité des communes. Elle demande au Gouvernement quelles mesures concrètes il mettra en œuvre pour accompagner le déploiement des dispositifs de simplification introduits par la loi du 19 mai 2026 et pour anticiper l'accélération des crues, notamment par la réduction de l'artificialisation des sols et le développement d'une culture du risque.

Réponse le 09/06/2026

Prévention des risques d'inondation

Vincent Rolland (DR) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

Le député constate la multiplication des inondations accentuées par le changement climatique et estime que les politiques publiques privilégient la réparation. Il demande au Gouvernement d'étudier la faisabilité de dispositifs innovants inspirés de modèles internationaux comme le G-Cans japonais pour prévenir les inondations.

La réponse du ministère

Le ministère détaille la gouvernance française de prévention des inondations (SNGRI, PAPI, Vigicrues) et les 4,2 milliards d'euros investis depuis 2011. Il annonce un parangonnage européen en 2026 et précise que des solutions inspirées de dispositifs étrangers pourraient être intégrées aux PAPI si elles répondent à des enjeux locaux et passent une analyse coût-bénéfice, tout en notant que le G-Cans semble difficilement transposable en France.

En attente de réponse

Dégrèvement des factures d'eau pour les SCI

Xavier Albertini (HOR) → Aménagement du territoire et décentralisation

Le député soulève que la loi Warsmann permet aux particuliers de plafonner leur facture d'eau en cas de fuite sur canalisations privatives, mais exclut les petites SCI. Il demande au Gouvernement d'étendre ce dispositif de dégrèvement aux petites sociétés civiles immobilières.

Réponse le 09/06/2026

Exposition au chlorure de vinyle monomère (CVM)

Karl Olive (EPR) → Santé et accès aux soins

Le député signale que d'anciennes canalisations en PVC (140 000 à 300 000 km) libèrent du chlorure de vinyle monomère (CVM), un gaz cancérigène, contaminant l'eau potable au-delà des normes européennes. Il demande comment le Gouvernement évaluera l'étendue du problème et protègera la population exposée.

La réponse du ministère

Le ministère indique que la France mesure systématiquement le CVM depuis 2007, au-delà des obligations européennes. En 2023-2024, 66 000 analyses montrent 98 % de conformité. Les collectivités doivent identifier les secteurs à risque et mettre en œuvre des actions correctives graduées, du remplacement de canalisations au rationnement d'eau, avec soutien financier des agences de l'eau.

Réponse le 02/06/2026

Plan d'épargne entreprise pour les travaux d'assainissement collectifs

Romain Daubié (DEM) → Économie, finances, souveraineté industrielle, énergétique et numérique

Le député signale que les salariés ne peuvent pas débloquer anticipativement leur Plan d'épargne entreprise pour financer des travaux d'assainissement non collectif, faute de certification RGE n'existant pas pour ce domaine. Il demande au Gouvernement d'adapter les critères de déblocage ou de créer une passerelle de certification.

La réponse du ministère

Le ministère précise que la qualification RGE n'est pas exigée pour les travaux de réhabilitation d'assainissement non collectif et que le décret de 2024 les inclut déjà parmi les cas de déblocage du PEE. Il annonce la clarification des questions-réponses publiques pour éviter que les teneurs de compte opposent un refus basé sur l'absence de certification RGE.

Réponse le 02/06/2026

Absence de données sur le raccordement au réseau public d'eau potable en France

Hervé Saulignac (SOC) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

Le député constate l'absence de données sur le raccordement au réseau public d'eau potable en France et que peu de collectivités ont réalisé le diagnostic territorial imposé par la directive européenne avant le 1er janvier 2025. Il demande quelles mesures le Gouvernement prendra pour assurer ce diagnostic et anticiper l'augmentation des besoins de raccordement.

La réponse du ministère

Le ministère indique que la responsabilité du diagnostic a été confiée aux collectivités, avec un délai reporté au 1er janvier 2027. Il précise qu'un guide méthodologique a été publié pour accompagner les collectivités. Le ministère rappelle que les communes n'ont pas d'obligation générale de desserte des habitations hors schéma de distribution, et mentionne le Plan Eau DOM pour les territoires ultramarins.

Réponse le 02/06/2026

Risques pour la santé liés à la contamination aux PFAS de l'eau de cuisson

Delphine Batho (ECOS) → Santé, familles, autonomie et personnes handicapées

La députée Delphine Batho interroge sur les bases scientifiques justifiant l'autorisation d'utiliser l'eau contaminée aux PFAS pour la cuisson, alors que des communes ardennaises dépassent 27 fois le seuil limite de 0,1 microgramme par litre.

La réponse du ministère

Le ministère indique que le Haut conseil de la santé publique n'a formulé aucune recommandation spécifique sur les usages autres que la boisson en l'absence de hiérarchisation des sources d'exposition. L'ARS Grand-Est a interdit la consommation pour la boisson et les biberons compte tenu des concentrations élevées. L'ANSES évalue actuellement les risques sanitaires liés aux PFAS pour faire évoluer les modalités de gestion.

En attente de réponse

Sécurisation de l'eau potable

Catherine Rimbert (RN) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

La députée souligne la vulnérabilité des ressources souterraines en zones karstiques face au changement climatique et à la pollution. Elle demande au Gouvernement comment il entend financer durablement les études hydrogéologiques et soutenir les programmes comme SyncliKarst pour sécuriser l'approvisionnement en eau potable.

Réponse le 26/05/2026

Non-respect des obligations de protection des eaux souterraines

Dominique Potier (SOC) → Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques

Le député constate que l'État a été jugé responsable de la contamination des eaux souterraines par les pesticides et demande quelles mesures ont été prises pour réparer ce préjudice écologique et restaurer les eaux souterraines d'ici janvier 2025.

La réponse du ministère

Le ministère indique que la cour administrative d'appel a annulé l'injonction du tribunal de 2023, considérant que l'État n'a pas manqué à ses obligations. Il précise néanmoins que des actions sont en cours : feuille de route captages interministérielle, financement des agences de l'eau pour mesures agro-environnementales, Stratégie Ecophyto 2030, et renforcement des plans d'action territoriaux.

En attente de réponse

Dégrèvement de la taxe d'assainissement pour les brasseurs

Jérôme End (DR) → Économie, finances, souveraineté industrielle, énergétique et numérique

Le député soulève les difficultés des brasseurs face à la taxe d'assainissement : une part importante de l'eau consommée intègre la bière et n'emprunte pas le réseau d'assainissement. Il demande un dégrèvement de cette taxe proportionnel à la production de bière, sur le modèle de l'exemption accordée aux exploitants agricoles.

En attente de réponse

Conséquences de la politique de « continuité écologique des cours d'eau »

Cendrine Chazé (DR) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

La députée conteste la politique de continuité écologique menée par les agences de l'eau depuis vingt ans, estimant que la destruction de retenues d'eau aggrave les inondations et pénuries. Elle demande au Gouvernement de cesser cette politique et de réorienter les fonds publics vers d'autres solutions.

Réponse le 05/05/2026

Assouplir les conditions de prise en charge du fonds Barnier

Julien Limongi (RN) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

Le député signale que des habitants de Seine-et-Marne jugent les conditions du fonds Barnier trop rigides : limitation à 80 cm pour les batardeaux alors que certaines crues dépassent 1,50 m, et impossibilité de rembourser les travaux déjà réalisés en urgence. Il demande d'assouplir ces critères.

La réponse du ministère

Le ministère justifie la limite de 80 cm par des raisons de sécurité et de structure du bâti, mais précise qu'il n'existe pas de règle stricte pour les bâtiments résistants. Il maintient l'obligation de demande préalable pour les subventions. Il annonce une expérimentation en 2025 dans 5 départements dont la Seine-et-Marne, pérennisée en 2026, pour faciliter l'accès aux dispositifs de réduction de vulnérabilité.

Réponse le 05/05/2026

Régulation des populations de cormorans et impacts sur les milieux aquatiques

David Taupiac (LIOT) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

Le député signale que la surpopulation de cormorans cause une prédation significative sur les espèces piscicoles et un déséquilibre écologique dans plusieurs lacs et cours d'eau. Il demande au Gouvernement d'adapter le cadre de régulation pour simplifier les procédures et permettre une gestion plus efficace à l'échelle départementale.

La réponse du ministère

Le ministère indique que l'arrêté-cadre du 24 février 2025 a révisé la réglementation avec des simplifications administratives et assouplissements importants. Les préfets peuvent désormais autoriser la destruction jusqu'à 20 % de la population départementale hivernante (30 % sans plafond piscicole), prolonger la période de destruction jusqu'au 30 avril, et autoriser l'effarouchement sans démarches supplémentaires. Le système permet de détruire environ 50 000 individus par an, soit 40 % de la population.

Réponse le 28/04/2026

Actes de sabotage de l'ultra-gauche sur les réserves de substitution agricole

Caroline Colombier (RN) → Intérieur

La députée signale des sabotages revendiqués de réserves de substitution agricoles par des groupuscules d'ultra-gauche, notamment en Poitou-Charentes et Vendée. Elle demande les mesures pour mettre fin à l'impunité et protéger ces infrastructures essentielles à la souveraineté alimentaire.

La réponse du ministère

Le ministère de l'Intérieur affirme que les menaces extrémistes violentes sont surveillées par les services de renseignement et de police judiciaire. Il détaille le dispositif DEMETER de la gendarmerie, créé en 2019, qui mobilise prévention, renseignement et police judiciaire. En 2024, 66 diagnostics de sûreté et 544 consultations ont été réalisés auprès des exploitations agricoles.

En attente de réponse

Hausse des coûts d'irrigation en Crau et fragilisation du système agricole

Emmanuel Taché (RN) → Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire

Le député constate que les agriculteurs de la Crau font face à une hausse continue des coûts d'irrigation, alors que ce système irrigue 70 % de la nappe phréatique alimentant 300 000 habitants en eau potable et remplit des fonctions environnementales reconnues. Il demande la position du Gouvernement sur cette situation.

Réponse le 21/04/2026

Prévention et anticipation d'une crue majeure de la Seine

Michel Barnier (DR) → Intérieur

Le député demande quelles mesures de prévention et d'anticipation sont mises en œuvre à Paris en cas de crue historique de la Seine à plus de 8 mètres, et quelles leçons ont été tirées des exercices « Hydros 25 » et du 13 octobre 2025, ainsi que des recommandations de la Cour des comptes de 2022.

La réponse du ministère

Le ministère indique que le préfet de police et le préfet d'Île-de-France pilotent la prévention des crues via la planification ORSEC, les exercices et retours d'expérience. L'exercice « Hydros 25 » d'octobre 2025 a permis de tester la coordination interservices et le dispositif FR-Alert. Le ministère souligne que les collectivités mettent en œuvre des programmes d'actions de prévention, que les établissements en zone inondable doivent disposer d'un plan de protection, et que plusieurs dispositifs d'information publique existent (DDRM, Vigicrues, Episeine).

Réponse le 14/04/2026

Zones humides - Épidémie de botulisme aviaire en Loire-Atlantique

Sandrine Josso (DEM) → Agriculture, souveraineté alimentaire

La députée signale une épidémie de botulisme aviaire en Loire-Atlantique causée par la chaleur et la sécheresse, ayant tué plus de 7 000 oiseaux. Elle demande au Gouvernement les mesures pour adapter les zones humides au changement climatique et prévenir de futures épidémies.

La réponse du ministère

Le ministère indique que le botulisme figure à l'annexe II de l'arrêté national des maladies réglementées. Les mesures adoptées ont suivi les recommandations de l'agence sanitaire : ramassage des cadavres, traitement via l'équarrissage, prise en charge des espèces menacées par des centres de soins, et information des vétérinaires. La toxine C/D identifiée ne présente pas de risque majeur pour l'homme.

Réponse le 31/03/2026

Face au fléau de légionellose qui s'abat sur les quartiers, l'État doit agir

Idir Boumertit (LFI-NFP) → Santé et accès aux soins

Le député constate l'augmentation des cas de légionellose en France et l'insuffisance du cadre réglementaire pour prévenir ce risque dans les réseaux d'eau chaude sanitaire des bâtiments collectifs. Il demande au Gouvernement de créer une obligation spécifique de surveillance de la légionelle et de clarifier les obligations post-déclaration.

La réponse du ministère

Le ministère rappelle que la réglementation impose déjà au responsable du réseau de distribuer une eau exempte de pathogènes et que l'arrêté du 1er février 2010 rend obligatoire la surveillance de la légionelle dans les ERP avec des seuils à respecter. Il précise que depuis 2022, une analyse de risque des installations doit être réalisée avant 2029. Une étude exploratoire a été lancée en 2024 pour mieux comprendre le risque légionelle à domicile.

Réponse le 17/03/2026

Modalités de calcul de l'abonnement en eau

Delphine Lingemann (DEM) → Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche

La députée estime que le calcul du plafond de la part fixe de la facture d'eau (30 % d'une consommation de 120 m³) pénalise les petits consommateurs et les foyers modestes. Elle demande de réviser l'arrêté du 6 août 2007 et de revoir le calcul pour les logements collectifs avec compteur unique.

La réponse du ministère

Le ministère justifie la tarification binomiale par les coûts fixes incompressibles des services d'eau. Il ne prévoit pas de réviser l'arrêté du 6 août 2007, mais privilégie les leviers existants : tarification progressive, individualisation des compteurs et tarification sociale. Pour les logements collectifs, la répartition relève du règlement de copropriété et l'État encourage l'installation de compteurs divisionnaires.

En attente de réponse

Alevinage dans les lacs de haute montagne

Hadrien Clouet (LFI-NFP) → Transition écologique, biodiversité et négociations internationales

Le député estime que l'alevinage artificiel des lacs de haute montagne, naturellement dépourvus de poissons, dégrade leur écologie et qualité de l'eau. Il demande au Gouvernement d'interdire cette pratique dans les parcs nationaux et d'engager des mesures de restauration écologique.

Réponse le 17/03/2026

Confusion des missions de contrôle des installations d'assainissement

David Magnier (RN) → Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche

Le député soulève une confusion dans les missions de contrôle des installations d'assainissement non collectif (ANC) confiées aux SPANC, qui empiètent parfois sur les responsabilités des maîtres d'ouvrage et professionnels. Il demande au Gouvernement de clarifier officiellement les limites de cette mission de contrôle.

La réponse du ministère

Le ministère rappelle que les SPANC exercent des contrôles réglementaires sur la conception, l'exécution et le fonctionnement des installations d'ANC. Il annonce que la transposition de la directive européenne sur le traitement des eaux résiduaires urbaines (échéance 31 juillet 2027) sera l'occasion de clarifier l'arrêté du 27 avril 2012 et les missions des SPANC, avec un groupe de travail associant les parties prenantes.

Réponse le 17/03/2026

Réforme des redevances eau potable et assainissement collectif

Daniel Labaronne (EPR) → Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques

Le député soulève l'absence de communication officielle sur les modalités précises de la réforme des redevances eau potable et assainissement entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Il demande un délai supplémentaire aux collectivités et une meilleure information sur cette réforme.

La réponse du ministère

Le ministère confirme que les modalités ont été précisées par décret en juillet 2024 et que des supports d'information ont été diffusés via les agences de l'eau. Il rejette un report de calendrier mais indique que la première année permettra une adaptation progressive sans impact immédiat sur les aides, et s'engage à poursuivre la concertation.

Réponse le 17/03/2026

Service public de l'assainissement non collectif

Stéphane Buchou (EPR) → Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques

Le député estime que l'arrêté du 27 avril 2012 sur le contrôle des installations d'assainissement non collectif crée une confusion entre les missions de contrôle du service public et les obligations des maîtres d'ouvrage. Il demande une clarification de cet arrêté.

La réponse du ministère

Le ministère confirme que le SPANC exerce des contrôles réglementaires de conception, exécution et fonctionnement des installations. Il annonce que la transposition de la directive européenne du 27 novembre 2024 avant juillet 2027 sera l'occasion de clarifier l'arrêté du 27 avril 2012, avec l'appui d'un groupe de travail national associant les parties prenantes.

Réponse le 17/03/2026

Service public de l'assainissement non collectif

Stéphane Buchou (EPR) → Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche

Le député estime que l'arrêté du 27 avril 2012 sur le contrôle des installations d'assainissement non collectif crée une confusion entre les missions de contrôle du service public et les obligations des maîtres d'ouvrage. Il demande une clarification de cet arrêté.

La réponse du ministère

Le ministère confirme que le SPANC exerce des contrôles réglementaires de conception, exécution et fonctionnement des installations. Il annonce que la transposition de la directive européenne du 27 novembre 2024 (échéance 31 juillet 2027) sera l'occasion de clarifier l'arrêté du 27 avril 2012, avec l'appui d'un groupe de travail national associant les parties prenantes.

Réponse le 03/03/2026

Contrôles abusifs des systèmes d'assainissement non collectifs

Julien Limongi (RN) → Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche

Le député constate que les contrôles des systèmes d'assainissement non collectif sont appliqués de manière rigide dans plusieurs collectivités, entraînant des amendes élevées et des visites fréquentes pour des propriétaires aux revenus modestes, sans accompagnement financier suffisant. Il demande des mesures pour une application plus pragmatique des contrôles et un renforcement de l'accompagnement financier.

La réponse du ministère

Le ministère rappelle que les communes fixent la périodicité des contrôles (jusqu'à dix ans) et que les SPANC doivent adapter cette fréquence selon les risques sanitaires et environnementaux. Il indique que les propriétaires peuvent bénéficier d'aides de l'ANAH pour les travaux de réhabilitation, sous certaines conditions.

Source : Assemblée nationale, données ouvertes (Licence ouverte). Les questions sont repérées automatiquement à partir des rubriques de l'Assemblée et d'un corpus de mots-clés, puis résumées. Seul le texte publié au Journal officiel fait foi. Une question manque ou vous semble mal classée ? Signalez-le nous.

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