Le dessous des cartes vous embarque pour une croisière sur un fleuve au coeur de l’actualité depuis l’invasion russe de l’Ukraine : le Dniepr. De la centrale nucléaire de Zaporijjia au barrage de Kakhovka, le plus long cours d’eau d’Europe est à la fois ligne de front et noeud stratégique dans la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Du nord de la Russie à la mer Noire en passant par la Biélorussie, Kiev ou encore Zaporijjia, deux villes ukrainiennes tristement célèbres, le Dniepr a été un axe majeur pour le développement de la région, avec, dans la période contemporaine, des conséquences dramatiques pour l’environnement.
Florestan GROULT, vice-président de Eau Publique du Grand Lyon nous rappelle l'importance sociale et sanitaire de l'accès à l'eau pour tous, y compris les non abonnés au service. Comment la régie envisage t elle ce droit à l'accès à l'eau ? Quels sont les principes et actions mis en place ? Venez découvrir le plan “Eau pour tous” mené depuis 3 ans.
Le 25 mars 2023, près de 20.000 manifestants convergent vers le chantier de la mégabassine de Sainte Soline (Deux-Sèvres) pour protester contre l'accaparement de l'eau par une poignée de gros céréaliers soutenus par l’État. Interdite, la manifestation est sévèrement réprimée. Équipés "d'armes de guerre", parfois montés sur des "Quads", 3.200 gendarmes tirent plus de 5.000 munitions (grenades explosives ou assourdissantes, balles de LBD 40, ...) sur des militants déterminés, mais aussi des femmes, des vieillards, des enfants, des élus et même des blessés. Un "usage disproportionné et indiscriminé de la force", selon la Ligue des Droits de l'Homme. Plus grave: les autorités interdisent l'accès aux secours durant plusieurs heures. Résultat : plus de 240 blessés, dont certains entre la vie et la mort. Un an après, Off investigation et Reporterre, deux médias libre des actionnaires, du pouvoir, et des annonceurs publicitaires retracent minutieusement de l'intérieur et en toute indépendance l'une des plus graves répressions de civils organisée sous la Vème République depuis octobre 1961.
Présentation du « Plan eau » par M. Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, et M. Marc Fesneau, ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Tarification progressive, réutilisation des eaux usées, plan sobriété, avenir des méga-bassines : le plan « eau » annoncé par Emmanuel Macron se veut ambitieux. Des actions d’urgence pour répondre au deuxième été consécutif de sécheresse qui s’annonce, des investissements à long terme comme pour permettre à nos centrales nucléaires très gourmandes en eau de fonctionner en circuit fermé, on décortique ces mesures dans la première partie de Sens Public. Avec : Marie PETTENATI, Hydrogéologue au bureau de recherche géologique et minière (BRGM) ; Nicolas Garnier, Directeur général de l’association Amorce ; Franck Galland, Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.
Comme le souligne le 6e rapport du GIEC, l’eau est déjà un problème majeur avec des épisodes de sécheresse qui se multiplient avant même l'arrivée de l'été, mais aussi des maladies et des décès liés à l’eau parce qu’elle est polluée – le choléra, par exemple, est de retour au Liban. L’eau manque et provoque déjà des conflits dans certaines régions du monde. Sortons nos cartes.
En Bretagne, les algues vertes apparaissent dans la presse avec les premières comptabilités de leurs dommages. Elles sont le produit d’une histoire complexe où s’entremêlent des logiques écologiques, économiques et sociales. Pour mieux comprendre les champs de force et d’influence dans lesquels sont pris les acteurs privés, institutionnels et scientifiques confrontés à un problème environnemental, les bibliothèques universitaires de l’UBO réunissent autour d’une table ronde une anthropologue, un scientifique et une journaliste auteure d’une BD, tous trois témoins et acteurs de cette histoire.
Dans les domaines des eaux, à la base, des services publics tout à fait distincts coexistent. Côté « petit cycle », on a l’eau potable, l’assainissement collectif et l’assainissement non collectif. Côté « grand cycle » de l’eau, on a la complexe compétence GEMAPI. Mais en fait, à de nombreux titres, on a des interventions croisées, pour la protection des aires de captage, qui peuvent prendre bien des moyens (baux environnementaux ; coordination au stade du nouveau droit de préemption propre à ces zones ; etc.).
C’est dans ce cadre que la loi engagement et proximité du 27 décembre 2019 a prévu un nouvel outil à ce stade : les services des eaux (ceux en charge du prélèvement en alimentation en eau potable) peuvent en effet contribuer à la gestion et à la préservation de la ressource. Une confluence des actions, en quelque sorte. C’est donc une véritable passerelle qui est ainsi construite entre petit et grand cycle de l’eau, et ce dans un contexte sans précédent de pression sur la ressource aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif.
Voici une première vidéo à ce sujet présentée sur notre chaîne YouTube (7 mn 05), présentée (de manière plus concise que dans la vidéo précédente) par Me Eric Landot, suivi par un entretien avec M. Hervé Coudière, DGA environnement au Grand Annecy.
LA LISTE DES ETABLISSEMENTS PROPOSANT DES STAGES Consultez la liste de tous les établissements proposant des stages dans les métiers de l'eau, classés par département
Second épisode d'une série de 3 films sur les captages prioritaires. Film court documentaire sur les politiques locales dans les aires d'alimentation de captage, les démarches d'animation des programmes d'actions et la mise en œuvre de solutions en agriculture conventionnelle.
Afin de renforcer les liens entre les membres des Commissions locales de l’eau des 10 SAGE portés par l’Etablissement public Loire (EP Loire), des webinaires « CLE en main , abordant les sujets de la gouvernance de l’eau et des milieux aquatiques ainsi que les enjeux associés sur le bassin du Cher ont été organisés. Ouverts aux membres des CLE, le premier de cette série portait sur la gouvernance.
Appétits chinois et russes, afflux de touristes… : l’Antarctique est convoité. Ce territoire du bout du monde, unique en son genre, n’appartient à aucun pays en particulier, plusieurs grandes puissances en assurant la cogestion, avec des objectifs qui ne peuvent être que scientifiques et pacifiques en vertu d’un droit international très protecteur. Mais jusqu’à quand ? L’Antarctique est un continent de banquises immaculées, peuplé de manchots et de phoques, dont le sous-sol renferme des trésors, et que seuls les scientifiques ont théoriquement le droit de fouler. L'Antarctique dans les années à venir devra plus que jamais être préservé, et le droit international qui protège jalousement ce continent glacé, devra être scrupuleusement respecté.
Mer ou lac salé ? La question divise depuis des décennies. "Le Dessous des cartes" s’intéresse à la mer Caspienne, un espace maritime bordé par des pays complexes sur le grand échiquier des relations internationales (le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Iran et la Russie), dont la fin de l’URSS a profondément rebattu les cartes. Entre pétrole, gaz et caviar, aperçu d'un espace maritime géostratégique et surexploité.
Dans les Vosges, un géant de l'eau bien connu exploite les nappes phréatiques les plus profondes pour alimenter le monde entier en eau de source. Les 1,5 milliards de bouteilles produites chaque année auront asséché, en 2050, cette ressource naturelle. Depuis plus de vingt ans, des citoyens se battent pour protéger leur précieux sous-sol. En Ile-de-France, ce sont les maires qui sont vent debout contre l'ouverture d'une gigantesque carrière dans le Vexin par un géant du ciment. Ailleurs encore, une multinationale s'est vue opposer une résistance farouche en voulant s'attaquer à un parc naturel. Un peu partout en France, des citoyens multiplient batailles judiciaires, mobilisations populaires, combats politique, pour faire face à des entreprises qui s'attaque au patrimoine naturel ou aux ressources relevant du bien commun.
Le Réseau Régional des Gestionnaires de Milieux Aquatiques RRGMA animé par l’ ARPE - ARB célèbre ses 20 ans. C'est l’occasion de rappeler l’importance de ce réseau. Un lieu privilégié d’échange et de partage en dehors du cadre institutionnel, un appui essentiel pour notre territoire régional. Un réseau façonné par les gestionnaires, pour les gestionnaires.
Le prometteur marché de l’eau s’annonce comme le prochain casino mondial. Les géants de la finance se battent déjà pour s’emparer de ce nouvel "or bleu". Enquête glaçante sur la prochaine bulle spéculative.
L’eau est indispensable à la vie, ce qui la rend éminemment précieuse. Quelles sont les ressources de la planète en "or bleu" ? Risquons-nous d’en manquer ? Focus sur les enjeux stratégiques d'une ressource fort inégalement répartie, et cartographie des conflits géopolitiques qu'elle suscite.
A l’invitation d’Eau Secours 34 nous avons présenté à Montpellier le jeudi 27 juin 2019 une réflexion sur la gestion des GEPU qui va compter au rang des enjeux majeurs des politiques publiques de l’eau à l’horizon des toutes prochaines années.
Dans le cadre du colloque « Eau et Changement climatique, une journée des solutions » organisé le 15 novembre 2018 par les Comités de bassin et les agences de l’eau.
Laurent Roy est directeur général de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse. Dans un entretien à l'occasion du colloque national de l'eau organisé le jeudi 15 novembre 2018 à Lyon, il revient sur l'impact des changements climatiques sur la ressource en eau. Laurent Roy évoque également des solutions d'adaptation à ces changements telles que les économies d'eau, le fait de favoriser les infiltrations et la perméabilité des sols, ou encore la réutilisation des eaux usées traitées.
Alors que plusieurs villes repassent en régie municipale pour la production et la distribution de l'eau, une journaliste de France 2 a cherché à savoir quels étaient les avantages de ce mode de fonctionnement.
Un rapport de la Cour des comptes révèle que le principe pollueur-payeur n'est pas respecté. L'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho répond aux questions de France 3.
Sur le plateau du 13 heures de France 2, le conseiller régional Jean-Luc Touly évoque l'injustice entre ce que paient les particuliers et ce que payent les agriculteurs et les industriels sur le nettoyage de l'eau. "Ce n'est pas nouveau", note-t-il.
Plongez avec BLOOM au coeur des stratagèmes douteux utilisés par les lobbies de la pêche industrielle française pour faire dérailler un règlement européen. 49 minutes pour tout savoir sur le bras de fer de BLOOM contre le front uni des industriels, du gouvernement français, de la recherche d’Etat et de certains élus locaux.
A quelques jours du colloque "Eau et changements globaux, quels choix pour le grand Sud Ouest" organisé par l'agence de l'eau Adour-Garonne, le grand témoin de la journée, Bruno Latour, livre son appréciation sur la place de l'eau dans les débats sur les changements climatiques et esquisse quelques messages qu'il portera dans les débats du 28 novembre prochain à la Cité mondiale de Bordeaux.
L'opération Récup'R aide les artisans du Limousin à éliminer simplement et à un coût acceptable leurs déchets dangereux via un système de collecte à domicile.
Le débat se pose dans de nombreuses communes : faut-il baisser le prix de l'eau ? Le directeur général de Suez Environnement, un des leaders mondiaux du secteur, y est opposé.
LA LISTE DES ETABLISSEMENTS PROPOSANT DES STAGES Consultez la liste de tous les établissements proposant des stages dans les métiers de l'eau, classés par département
Lors de la 1ère séance de questions d’actualité de la rentrée, Laurence Abeille a interrogé le gouvernement sur la pollution de l’eau et la mauvaise application de la directive européenne sur les nitrates.
L'agence de l'eau a présenté ce lundi une étude très précise sur l'état de santé de la Méditerranée. Si celui-ci s'améliore, de nombreux problèmes persistent, des rejets en mer aux soucis liés au développement de la plaisance.
Gérard César, sénateur de la Gironde, interroge Frédéric Cuvillier, secrétaire d'État chargé des transports, de la mer et de la pêche sur les dérives de gestion de l'ONEMA.
Michel Rocard, ancien premier ministre, a rappelé la naissance du modèle français de l’eau lors de son intervention le 29 novembre 2013 à Lyon au colloque « L’eau : un projet de territoire ».
Fin mars 2023, quelques mois après la sécheresse historique de 2022, le président de la République Emmanuel Macron annonce un « plan Eau », dont les mesures traduisent une timide prise de conscience des effets du changement climatique. Au cours des trente dernières années, la gestion de l’eau avait pourtant reçu des moyens importants pour préserver ou restaurer les cours d’eau, les zones humides et la biodiversité des milieux aquatiques. Ce processus d’écologisation fait désormais face à des régressions délibérées, actées au sommet de l’État : un véritable renoncement écologique. Cet abandon volontaire, qui dépasse largement le seul domaine de l’eau, nous place devant un profond paradoxe : ce renoncement écologique intervient alors même que les connaissances scientifiques et les expériences sociales pratiques rappellent chaque jour à quel point le monde est de plus en plus confronté aux effets du changement climatique et de l’effondrement de la biodiversité.
Source : http://amzn.to Ajouté le 11 novembre 2024 à 18:53
Depuis 2022, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL intervient sur le littoral nord de la France afin de visibiliser les situations de non-accès aux services de base en eau, hygiène et assainissement (EHA) et faire entendre les voix des personnes exilées trop souvent invisibilisées. À la frontière avec le Royaume-Uni, des milliers de personnes survivent chaque année dans l’espoir de rejoindre les côtes britanniques. Dans une situation d’extrême précarité, ces hommes, femmes et enfants se trouvent en France sans toit, ni aucun accès digne aux services essentiels à la survie (eau, douches, toilettes, dispositifs de lavage du linge ou de ramassage des ordures).
Sur la base des constats et suggestions recueillies lors d’entretiens et de ses analyses, la mission propose cinq modules d’évolution de l’organisation et de la gouvernance territoriale de la politique de l’eau qui se distinguent par les échelons territoriaux de mise en œuvre et le rôle respectif des services et établissements publics de l’État ou des collectivités territoriales. Des mesures à destination de l’échelon national sont également formulées pour accompagner l’action territoriale. Les effets attendus de chacun des modules d’organisation sur l’efficacité, l’efficience et la lisibilité de la politique de l’eau sont analysés. Chacun des cinq modules constitue en soi un scénario possible d’organisation. Cependant, ils ne sont pas indépendants les uns des autres et peuvent être combinés pour constituer la structure d’autres scénarios.
L’audit interne des agences de l’eau (AE), mené conformément au programme ministériel d’audit, a porté sur le système des AE élargi à leur tutelle technique : la direction de l’eau et de la biodiversité. Il s’agit du premier audit de ce type depuis la création des agences par la loi sur l’eau de 1964. La mission estime, sur la base de la documentation qu’elle a reçue et des auditions qu’elle a menées, que la participation des agences à la mise en œuvre de la politique de l’eau donne satisfaction, à la hauteur des forts enjeux de cette politique. Leurs instances (comités de bassin et conseils d’administration), et leurs équipes dirigeantes sont motivées et fortement mobilisées. L’audit donne une assurance raisonnable sur les dispositifs de contrôle interne et la capacité des agences et de leur tutelle à maîtriser les risques. Il relève certaines bonnes pratiques. Plusieurs points de vigilance sont néanmoins notés.
Impulsés par le Président de la République et lancés le 28 mai 2021, ces travaux visent à construire, avec l’ensemble des parties prenantes, une feuille de route opérationnelle pour répondre aux enjeux de gestion de l’eau et d’adaptation au changement climatique auquel est confrontée l’activité agricole. Plus de 1 400 participants et 520 organismes ont participé.
Le Geneva Water Hub et l'Environmental Law Centre de l'UICN ont lancé l’initiative : DAMS : la régulation des débits des cours d’eau dans un monde fragmenté. Cette initiative a pour but de fournir un recueil de références regroupant et analysant les principaux cadres et principes juridiques à prendre en compte pour répondre aux défis des barrages en général et des grands barrages en particulier.
Ce livre est une critique raisonnée des choix que des services de l'État ont fait au début des années 2000 pour mettre en oeuvre la Directive cadre européenne sur l'eau, dont l'idée générale est de supprimer les obstacles dans les cours d'eau pour faciliter le transit sédimentaires et permettre la migration des poissons. Selon les auteurs, cette politique n'est pas fondée sur une connaissance suffisante des rivières. Après une présentation du dispositif législatif et réglementaire, l'ouvrage plaide pour une politique prenant davantage en compte la complexité et les dynamiques dans le cadre du changement climatique en cours. Pour une "gestion apaisée", ils prônent également un véritable dialogue avec les habitants et les usagers pour réellement réfléchir collectivement aux meilleurs choix, la continuité écologique n'étant qu'un des aspects de la gestion des rivières.
Réalisé par l’Office International de l’Eau (OIEau) et le Partenariat Français pour l’Eau (PFE), avec le soutien du Ministère de la Transition écologique et solidaire, ce guide s’adresse en premier lieu aux parties prenantes du monde entier participant à la gestion des ressources en eau et de la biodiversité aquatique : États, gestionnaires de bassins, élus locaux et à tous les acteurs publics et privés concernés. Il a vocation à faire connaître la politique dont dispose la France depuis une cinquantaine d’années fondée sur des grands principes : responsabilité publique, gestion technique et financière par bassin versant, participation de tous les acteurs et co-construction, maitrise d’ouvrage au plan local et déconcentration.
Alors que l’année 2019 a été marquée, en France, par le débat public autour du projet de prolongation jusqu’en 2041 de la concession d’aménagement et d’exploitation du Rhône détenu depuis 1921 par la Compagnie nationale du Rhône, l’ouvrage de Christian Bréthaut et de Géraldine Pflieger sur ce fleuve transfrontalier, Governance of a Transboundary River: The Rhône, constitue une lecture particulièrement bienvenue. L’ouvrage a été publié dans la collection Palgrave « Studies in Water Governance: Policy and Practice » qui prône une approche holiste de l’étude des systèmes socio-écologiques. Christian Bréthaut (Professeur assistant) et Géraldine Pflieger (Professeure ordinaire), tous deux de l’Université de Genève et appartenant à la Chaire Unesco en hydropolitiques, présentent et développent, avec l’ouvrage Governance of a Transboundary River: The Rhône, des résultats obtenus dans le cadre de leur projet de recherche GouvRhône : Gouvernance transfrontalière du Rhône, du Léman à Lyon (2012-2015).
La ressource en eau est souvent comparée au pétrole dont la pénurie conduirait à une " crise de l'eau " imminente, permanente, locale et globale. De ce constat alarmiste aux guerres de l'eau prédites par certains, il n'y a qu'un pas. Pourtant, la place de l'eau dans les conflits est débattue. Si elle les aggrave, elle en est rarement la cause première, et peut même être un bon terrain de coopération lorsque l'on veut faire la paix. Cet ouvrage montre les 3 grands défis pour la gestion de l'eau au XXIe siècle : préserver l'écosystème, fournir à tous une eau potable et produire suffisamment d'eau pour l'agriculture. Au travers de cette analyse détaillée, David Blanchon montre que les conflits les plus graves liés à l'eau ne seront probablement pas les guerres de l'eau entre Etats, mais les concurrences, dans les pays du Sud, entre villes et campagnes, la dégradation de la qualité de l'eau, le tout aggravé par le réchauffement climatique.
Source : http://amzn.to Ajouté le 05 novembre 2019 à 17:46
Depuis les années 1980, l’eau est devenue un objet de préoccupation au sein de la communauté internationale. Cette substance vitale a désormais acquis une valeur marchande qui dicte la conditionnalité de l’aide au développement dans les pays du Sud. Le forage hydraulique est au coeur de la réforme de privatisation qui traverse le Sénégal. Pour appréhender cette infrastructure, l’auteure revisite une posture ethnographique popularisée par l’École de Manchester : l’entrée sur le terrain par les conflits. En mettant en lumière les différents dysfonctionnements que connaissent les forages, elle interroge les processus au travers desquels se négocient et se construisent autorité publique et légitimité politique dans le Sénégal contemporain. Cette étude ethnographique minutieuse explore le processus de formation de l’État au carrefour de l’anthropologie politique, de l’anthropologie juridique et de l’anthropologie du développement. Le forage apparaît ici comme un lieu de l’État et pour l’État. À ce dernier, le forage permet de se construire et de se reproduire sur son territoire. Aux sciences sociales, de répondre aux questions suivantes : comment penser l’État ? Comment fonctionne-t-il en Afrique ?
Source : http://amzn.to Ajouté le 08 juillet 2019 à 18:18
Le rapport portant sur l’organisation et la contribution des différents services à la police de l’eau et de la nature propose des mesures pour augmenter l’efficacité et l’efficience de cette police qui est l’un des trois leviers de la politique de l’eau et de la biodiversité pour permettre à la France de satisfaire à ses engagements communautaires.
La gestion de l eau se prête facilement aux indignations morales et politiques. Qu à l heure actuelle, 2,1 milliards d êtres humains n aient toujours pas accès à l eau potable à leur domicile, ou que 3 millions d enfants meurent chaque année de maladies liées à l eau, soulève de lourds questionnements sur l incapacité collective à gérer efficacement une ressource aussi vitale pour le plus grand nombre. De leur côté, les choix politiques en matière de répartition de la ressource, de tarification ou de qualité de l eau s accompagnent fréquemment d une dénonciation du poids des lobbies et des grandes entreprises du secteur, auxquels les pouvoirs publics prêteraient une oreille plus attentive qu à la « société civile ». Pourtant, de nouveaux discours publics n ont cessé d émerger sur les manières de mieux gouverner et gérer l eau, qui prônent une approche plus « intégrée », plus environnementale, plus équitable ou plus démocratique. Quelles sont donc les logiques qui structurent, aujourd hui, les politiques de l eau ? Qui les définit véritablement ? Comment expliquer leurs évolutions au cours du temps et leurs si grandes différences selon les États et les territoires ? Quels sont les effets de ces politiques publiques sur le comportement des utilisateurs et les relations sociales ? Ce sont toutes ces questions institutionnelles et politiques qu aborde ce livre en s appuyant sur de nombreux exemples français et internationaux.
Le Plan de gestion d’étiage 2018-2027 de la vallée de la Garonne et du bassin de l’Ariège est en ligne ! 42 propositions, s’inscrivant en compatibilité avec les orientations du Sdage Adour-Garonne et des Sage(s) y sont regroupées. Il s’agit maintenant de les mettre en œuvre, chacun y contribuant avec les moyens dont il dispose et dans un contexte d’évolution des modalités de gouvernance du plan de gestion.
La mission porte en premier lieu sur l’analyse de la pertinence des volumes de référence du projet des dix-neuf retenues de stockage d’eau en substitution des prélèvements en étiage et en second lieu sur des éléments techniques propres à apporter les bases d’une conciliation, permettant la reprise d’un dialogue apaisé entre les acteurs locaux. Elle propose des éléments de médiation portant sur les champs : des volumes du projet ; de l’usage de l’eau, des pratiques culturales et de l’occupation des sols ; de la biodiversité du territoire ; de la gouvernance de gestion. Elle présente des pistes d’actions, qui nécessiteront appropriation, approfondissement et formalisation par les acteurs locaux, reprenant ainsi l’esprit des projets de territoires.
L’IGF et le CGEDD ont été chargés par le Gouvernement, en novembre 2017, d’une mission relative aux opérateurs de l’eau et de la biodiversité, ayant notamment vocation à alimenter les réflexions lancées dans le cadre du programme « Action publique 2022 ». Dans ce cadre, la mission a rencontré, auditionné ou reçu les contributions de plus de 200 interlocuteurs et s’est déplacée à Rennes, Chambéry, Douai, Florac, Lyon, Marseille, Metz et Toulouse.
La possibilité pour les communes de déléguer la gestion remonte au milieu du XIXe siècle. Les majors du secteur –trois groupes français sur les quatre premiers mondiaux- se chargent de tout. Huit habitants sur dix y sont desservis par un opérateur privé, neuf sur dix dans les grandes agglomérations. On parle d’ailleurs d’« école française de l’eau ». Une véritable emprise qui, depuis quelques années, suscite de plus en plus, des broncas d’élus, des contestations de citoyens en France et à l’étranger : Contrats léonins, réformes bloquées, qualité de l'eau médiocre, scandale écologique, mépris de la transparence démocratique.Tempête dans un verre d’eau ? Voire.
À partir des données recueillies par les Directions régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) auprès de près de 2700 installations classées (ICPE), Générations Futures dévoile aujourd’hui les résultats exclusifs de son analyse sur les rejets industriels de PFAS en France. L’étude révèle que 5,4% des établissements seraient responsables de plus de 99% des rejets quantifiés. Ces « polluants éternels » contaminent durablement l’environnement et l’eau potable, grâce à ces données nous savons où agir efficacement. Nous appelons les pouvoirs publics à prendre les mesures qui s’imposent et ce au plus vite.
Malgré les sécheresses, malgré les feux, l’équipe de Life Nieblas garde son enthousiasme. En captant l’eau du brouillard grâce à des filets, des milliers de chênes replantés grandissent bon an mal an dans le centre du Portugal.
Comment retarder la fonte des glaciers, qui semble inéluctable ? Si l’arrêt des émissions carbone est impérative, des réflexions émergent sur le statut des glaciers tandis que des communes questionnent la politique du tout-ski.
36 mesures sur les 53 préconisées pour encourager la sobriété des usages, optimiser la disponibilité et préserver la qualité de l'eau sont entrées en vigueur.
Alors qu’une conférence de coopération internationale sur les sargasses s’est conclue le 28 mars, les habitants ont dû apprendre à vivre avec la prolifération de cette algue, accélérée par le dérèglement climatique.
En déplacement dans le Pas-de-Calais, Agnès Pannier-Runacher a présenté ce 28 mars sa feuille de route pour "améliorer la qualité de l'eau par la protection de nos captages". Celle-ci vise notamment à cartographier l'ensemble des aires d'alimentation de captages sensibles et à mettre en place d'ici 2026 des plans de gestion de la sécurité sanitaire des eaux. En complément des aqua-prêts de la Banque des Territoires, elle prévoit une enveloppe de 6,5 millions d'euros pour engager ces actions.
Afin d’analyser le processus de reconnaissance de la personnalité juridique du Rhône, cet article s’attache à caractériser des variables clefs de l’opérationnalisation de la personnalité juridique sur quatre écosystèmes : les rivières Whanganui, Atrato et Turag et la lagune Mar Menor. Il est démontré que ces processus sont ascendants, développés initialement en dehors des institutions et mobilisent la population qui n’était jusque-là pas consultée. Bien que l’expression de la voix du fleuve varie grandement, la personnalité juridique permet en général une concertation plus grande des populations riveraines. Sur le Rhône, il manque a minima à ce jour un soutien populaire pour faire avancer la reconnaissance de sa personnalité juridique. De plus, la présence de nombreuses arènes de concertation liées au fleuve est une différence notable par rapport aux quatre cas étudiés. Cependant, sur le Rhône, les prises de décisions sont parfois critiquées comme étant éloignées du terrain ou très centralisées.
En France, l'accès à l'eau potable de qualité est un droit acquis et largement considéré comme garanti. Cependant, les effets du changement climatique remettent en cause cette certitude, avec des captages fermés et des sécheresses de plus en plus fréquentes. La gestion de l'eau, soutenue par une politique décentralisée, est désormais mise à l'épreuve, soulevant des questions cruciales : et si l'eau venait à manquer ? Et si sa qualité n'était plus assurée ? Collectif d'élus locaux et de parlementaires.
Des produits polluants ont été déversés, ce samedi 22 mars, dans un affluent de la Mazelle, une rivière du Palais-sur-Vienne, près de Limoges. Plus de deux kilomètres de cours d’eau sont touchés et les truites élevées dans une pisciculture en aval ont été tuées. Le secteur faisait l’objet d’une mobilisation pour rétablir une continuité écologique.
Alors que le dérèglement climatique met sous tension nos ressources hydriques, la gouvernance de l'eau est critiquée : pensée pendant les Trente glorieuses dans une perspective d'abondance, elle serait aujourd'hui inadaptée. Que faire ? Le Plan Eau annoncé en 2023 est-il à la hauteur des enjeux ? Avec : Sara Fernandez, géographe, chercheuse à l'INRAE au sein du laboratoire AGIR ; Christophe Defeuilley, économiste, chercheur associé au Centre d’Études Européennes et de Politique Comparée et enseignant à l’École Urbaine de Sciences Po.
Piquer une tête dans la rivière, ce sera à nouveau possible à Neuilly-sur-Marne en 2026 ! Le 22 mars à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le maire Zarosthe Bakhtiari a annoncé l’ouverture l’an prochain d’une baignade publique, Les rives de Paris. Une initiative soutenue par le Département qui a investi plus de 100 millions d’euros pour lutter contre les inondations et réduire les rejets d’eaux sales dans la Marne et dans la Seine.
Un an après la contamination des huîtres du bassin d’Arcachon, de nombreuses associations et élus locaux pointent une cause profonde : l’urbanisation d’une zone qui attire de plus en plus.
Auditionné par le Sénat, le président du Cercle de l’eau, Thierry Burlot, annonce "des années difficiles" pour le monde de l’eau, tant les besoins sont grands. Il appelle à saisir l’opportunité de la prochaine "conférence nationale sur l’eau" pour bâtir "une politique financière du grand cycle de l’eau". Une nécessité, alors que le petit cycle de l’eau est lui aussi désormais confronté à un "mur d’investissements". La question de la gouvernance de l’eau devrait également être au menu de cette conférence plus que jamais attendue, mais toujours dans les limbes.
Arnaud Clugery est le directeur opérationnel et le porte-parole d’Eau et rivières de Bretagne. Cet ancien élève du lycée agricole du Nivot (Finistère), actif dans l’association depuis 1995, revient sur son histoire et sa place, essentielle, sur les sujets environnementaux liés à l’eau dans la région bretonne.
L'autorisation environnementale de l'extension d'un élevage de Plestin-les-Grèves le portant à 181.000 volaille n'est pas valable. Le tribunal administratif a annulé cette décision préfectorale, motivée par une étude d'impact qui ne tenait pas compte des 14 élevages du secteur, miné par la prolifération des algues vertes.
Alors que les interrogations des Français sur la qualité de l’eau du robinet vont croissant, la FNCCR entend les rassurer sur l’innocuité de cette dernière tout en mettant en lumière les défis grandissants auxquels sont confrontées les collectivités pour qu’il en soit toujours ainsi. L’occasion sans doute aussi d'expliquer aux consommateurs pourquoi leur facture d’eau est condamnée à fortement augmenter.
Donald Trump a créé la stupéfaction en ordonnant le déversement en pure perte de milliards de litres d’eau de deux réservoirs agricoles prétendument pour lutter contre les incendies de végétation de Los Angeles. Et si le président décidait maintenant de jouer avec le « gros robinet » canadien, comme il l’a évoqué en campagne électorale ? L’impact sur le Canada pourrait être majeur, s’inquiètent deux experts.
La remise en état du site creusé illégalement par les agriculteurs du Lot-et-Garonne n’est plus d’actualité. Mis devant le fait accompli, l’État a renoncé à faire respecter les décisions de justice.
Sans surprise, Patrick Franken a été élu président de l’institution. L’occasion de défier, menaces à l’appui, le représentant de l’État au sujet du lac de Caussade.
L’Assemblée nationale a approuvé une proposition de loi portée par Les Écologistes restreignant la fabrication, l’importation et la vente de produits contenant des PFAS (ou « polluants éternels »), à partir du 1er janvier 2026.
Les promoteurs et les financiers du barrage de Singrobo, construit par le géant français du BTP Eiffage, avaient promis que l’ouvrage ne nuirait pas à l’environnement. Le barrage va pourtant détruire 618 hectares de forêts et nuire à des espèces menacées, dont les crocodiles africains.
Aujourd'hui, plus de 60 experts issus de la recherche, de l'administration fédérale et cantonale, de la police, de la politique et des hôpitaux se réunissent pour échanger sur l'état actuel et l'avenir du monitoring des eaux usées en Suisse. Les tendances actuelles : en hausse pour la grippe et le virus RSV en raison de la saison, plutôt en stagnation voire en baisse pour Corona. Nous nous sommes entretenus avec l'ingénieur environnemental Christoph Ort qui, avec le microbiologiste environnemental Tim Julian, a établi à l'Eawag le domaine de l'épidémiologie basée sur les eaux usées et l'adapte en permanence - en coopération avec des experts externes.
Déni scientifique, intimidations... Pour l’agro-industrie, tous les moyens sont bons pour accaparer la gestion de l’eau en France, dénonce Greenpeace dans un rapport publié le 13 février.
Marie Lusson a consacré une thèse ainsi qu’un film documentaire à la question des rivières. Au-delà des enjeux scientifiques, techniques et sociopolitiques liés à la restauration des cours d’eau, le film documentaire Méandres ou la rivière inventée invite à refaire monde avec les rivières, ses usagers et ses habitants – tant humains que non humains.
La gestion des aires marines protégées (AMP) françaises continue de faire débat. Régulièrement critiqué pour son manque de protection de ces espaces fragiles (nouvelle fenêtre), l'État est désormais au cœur d'une action en justice. Deux ONG, l'Environmental Justice Foundation (EJF) et Défense des Milieux Aquatiques (DMA) engagent, ce mardi 11 février, deux recours en contentieux pour "obtenir l'interdiction du chalutage de fond dans les aires marines protégées du réseau Natura 2000", résument les organisations dans un communiqué.
Échaudé par les terribles inondations de l’hiver dernier, un collectif d’habitants du marais audomarois (Pas-de-Calais) milite pour renaturer les sols détruits par l’agriculture intensive. Le but : retenir l’eau en amont.
Le rapport final de l’agence régionale de santé, que Mediapart s’est procuré, révèle que Nestlé ne respecte toujours pas la législation pour sa célèbre eau minérale et questionne sa « loyauté » vis-vis de l’État et des consommateurs. Le préfet du Gard et l’agence sanitaire donnent deux mois à la firme pour se conformer à la réglementation.
Un groupe d’élus de Loire-Atlantique doit rendre public, vendredi 7 février, un manifeste signé par plus de 150 maires, conseillers départementaux et parlementaires locaux issus de l’ensemble du spectre politique, demandant l’interdiction des usages de pesticides sur les aires d’alimentation des captages d’eau potable.
Des maires de communes franciliennes bataillent pour récupérer la maîtrise de l’eau. Attac a exhumé une archive qui pourrait desservir la multinationale Suez, accusée de surfacturer l’eau potable depuis des décennies.
Des documents inédits révélés par la cellule investigation de Radio France et "Le Monde" dévoilent l’ampleur des efforts déployés avec succès par Nestlé auprès de l’Etat pour filtrer illégalement son eau en bouteille.
Lors du Carrefour des gestions locales de l'eau, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, a tracé ses chantiers prioritaires pour la gestion des ressources en eau en 2025. Et apporté des précisions sur le transfert de compétence.
Pour accompagner les élus et les services d’eau et d’assainissement français de taille moyenne dans la prise de décisions adéquates en matière de gestion financière et de planification des investissements, l’Office International de l'Eau (OiEau) a élaboré depuis six ans son outil PropserEau, avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité (OFB). Marc-Yvan Laroye, Directeur général adjoint de l'OiEau, détaille pour L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances les mécanismes de PropserEau, sur lequel les collectivités pourront à nouveau compter en 2025.
Le comité syndical d’Eaux et Vilaine a mis au jour un désengagement de l’Agence de l’eau dans le financement des mesures agroenvironnementales et contre les pollutions diffuses.
Source : http://actu.fr Ajouté le 22 janvier 2025 à 19:45
France Stratégie a publié ce 20 janvier l’étude sur l’évolution de la demande en eau d’ici à 2050, commandée à l’automne 2023 par Élisabeth Borne, alors Première ministre. Si les prévisions varient fortement en fonction des scénarios examinés, plusieurs tendances se dessinent dans tous les cas : une augmentation de la consommation, sa concentration toujours plus grande en été et une évolution territoriale contrastée.
Des documents que s’est procurés Mediapart révèlent comment plusieurs gouvernements ont manœuvré pour satisfaire Nestlé et préserver une appellation d’eau minérale qui n’a plus de naturelle que le nom.
Pour faire face à des épisodes de sécheresse récurrents, le pays de Fayence a adopté un « Plan Marshall » pour garantir l'approvisionnement de tous en eau potable. Sobriété de la consommation, lutte contre les fuites, sécurisation de la ressource, limitation de la demande liée à l'urbanisation nouvelle... La vision à long terme et le programme d'action à 15 ans de la régie des eaux de Fayence doivent permettre de tracer un chemin équilibré.
Avec la hausse des tensions sur le partage de l'eau, le risque de conflit prend de l'ampleur. L'Institut de relations internationales et stratégiques s'interroge sur le poids de cette menace pour le pourtour méditerranéen. Focus sur certains pays.
Dans le cadre de sa politique de gestion durable de la ressource en eau de la plaine de la Crau, le SYMCRAU s’est appuyé sur le BRGM pour améliorer ses connaissances sur les formations géologiques situées sous la nappe alluviale actuellement exploitée. Ce secteur à enjeux et usages multiples a en effet connu des tensions lors de l’épisode de sécheresse de 2022. Le modèle géologique 3D numérique produit par le BRGM en 2023 permet d’évaluer la profondeur des formations sédimentaires plus anciennes et perméables sous-jacentes afin de guider la prospection tactique et stratégique.
À cheval entre la Suisse et la France, le grand lac alpin subit un inquiétant panel de pressions. Faire le tour de Léxplore, au sens propre, permet de mieux les comprendre. Depuis 2019, des scientifiques viennent travailler presque chaque jour sur cette station expérimentale, unique au monde. La toute dernière étude vient par exemple de révéler pourquoi ce lac, comme bien d’autres, émet plus de CO2 qu’il n’en stocke. Pendant ce temps, une moule invasive prolifère à grande vitesse, tandis que le lac se réchauffe.
Dans la petite commune de Breil-sur-Roya, nichée dans les montagnes des Alpes-Maritimes, un arrêté municipal hors du commun fait sensation depuis le 1er janvier. Le maire, Sébastien Olharan, entend dénoncer « par l’absurde » une situation qu'il qualifie d'«inconcevable et injuste» : l’impossibilité pour sa commune, qui fait partie de celles qui ont été dévastées en octobre 2020 par la tempête Alex, de trouver un assureur pour ses biens communaux.
Cet article de synthèse, fruit du travail d’un collectif interdisciplinaire de chercheuses et chercheurs du Réseau des Zones Ateliers françaises (CNRS), porte sur la mise en œuvre des projets de restauration de la continuité écologique des cours d’eau.
Le 17 décembre, l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), également appelée le GIEC de la biodiversité, publie son rapport sur les “nexus“. Ce rapport explore les interconnexions entre la biodiversité, l’eau, l’alimentation, la santé et le changement climatique, et met en lumière des solutions pour atténuer les effets de ces crises croisées.
Alors que les problématiques autour de l’eau sont appelées à engendrer de plus en plus de frictions dans les années à venir, nous peinons encore à faire participer réellement les citoyens à ces décisions qui les concernent. Compilant des années de recherche, un ouvrage propose des approches innovantes pour rendre les processus décisionnels autour de la gestion de l’eau plus inclusifs.
Dans les tuyaux depuis l’étude évaluative menée en 2022 pour les 30 ans d’existence des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage), la réforme attendue de ces outils de planification locale et des instances qui les pilotent - les commissions locales de l’eau (CLE) - prend corps dans un décret, paru ce 4 décembre. Le texte, qui améliore notamment leur intégration dans les outils d’aménagement des territoires, ne contient que des avancées timides sur la réduction des prélèvements.
L’abandon du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement fut le seul motif de satisfaction au forum dédié à la gestion de l’eau organisé le 19 novembre lors du congrès des maires. Pour le reste, l’heure n’est guère aux réjouissances, entre les "difficultés pour travailler ensemble" – ou pour travailler tout court – jusqu’à la "guerre de l’eau qui menace", quand elle n’est pas déjà présente.
Elle ne représente que 1 % de la surface terrestre, mais abrite 10 % de sa biodiversité. La mer Méditerranée est pourtant devenue fort vulnérable face aux bouleversements du climat et la dégradation des environnements. Autant de signaux alarmants nous invitant à repenser sa protection et son identité.
Vantées comme un « modèle », les mégabassines de Vendée se montrent limitées et incapables de faire évoluer les pratiques agricoles. Leurs rares bénéfices s’avèrent plus liés à un encadrement politique qu’à la solution technique.
Directement inspirée du rapport d’étape sur la mise en œuvre des objectifs de réduction de l’artificialisation des sols remis au Sénat début octobre, une nouvelle proposition de loi propose des assouplissements ciblés visant à "donner de l’air aux collectivités". Exit le terme de "ZAN", synonyme de "repoussoir", au profit de celui de "trajectoire de réduction de l'artificialisation concertée avec les élus locaux" (Trace).
Les trajectoires paysagères des zones humides de la côte atlantique reflètent les évolutions du regard porté par les sociétés littorales et rurales sur les milieux. D'abord répulsives, elles ont été fortement modifiées et anthropisées dans le cadre d'une mise en valeur (agricole, aquacole puis touristique) puis patrimonialisées pour leur caractère naturel. Elles font aujourd'hui l'objet d'une réflexion entre acteurs sur leur devenir face au changement climatique, entre nouveaux usages et renaturation.
Au Sénat, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a indiqué ce 12 novembre que la conférence nationale sur l’eau annoncée par le Premier ministre pourrait se tenir le 16 décembre prochain, avant d’être déclinée à l’échelle de chaque bassin lors du premier semestre 2025. À ce stade, il semble que ces travaux ne devraient pas se traduire par une nouvelle loi sur l’eau, pourtant souhaitée par plusieurs parlementaires, mais par de simples ajustements.
Feue la politique de l’eau agonise et la cohorte de vieux mâles blancs septuagénaires qui prétendent la régenter depuis des lustres s’agitent au son d’une avant-dernière valse. Il aura suffi d’une annonce désinvolte de Michel Barnier au Sénat annonçant une « conférence de l’eau » au printemps pour que les squelettes sortent du placard.
Nicolas Thierry, député Les écologistes et auteur d’une proposition de loi visant à interdire les PFAS, ces « polluants éternels » qui menacent notre santé et l’environnement, dénonce un blocage politique inexplicable. Bien que son texte ait été adopté à l’unanimité en première lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat, son inscription pour un vote définitif a été refusée par les groupes de la majorité présidentielle et de droite.
Lancée en le 1er janvier 2023, la régie de l’eau de Bordeaux Métropole commence à trouver son rythme de croisière. Investissements à faire, tarifs, liens avec les territoires… Sylvie Cassou-Schotte, la présidente de la régie, fait le point
Des milliers de volontaires se sont mobilisés pour venir en aide aux sinistrés des inondations près de Valence, en Espagne. Mais dans le même temps, la colère monte face à l’impréparation des services publics, débordés par l’ampleur du phénomène.
En France, de nombreuses personnalités politiques s’émeuvent de la catastrophe qui a endeuillé la région de Valence, tout en revenant sur des engagements en faveur de la transition climatique et en rognant le fonds vert.
Pour la chercheuse Julie Trottier, les infrastructures d’irrigation sont une « maladaptation » au changement climatique. « Il faut sortir de cet imaginaire porteur de sa propre perte », car se passer d’irrigation, c’est possible !
Annonce de l’abandon du transfert de la compétence eau potable aux intercommunalités au 1er janvier 2026, report de la hausse du plafond mordant, privant les agences de l’eau des ressources prévues par le plan eau, le gouvernement patauge. Il n’y a toujours pas de politique de l’eau dans notre pays.
Attendu sur les mesures d’économies imposées aux collectivités territoriales, le Premier ministre s’est contre toute attente saisi du sujet de l’eau et de l’assainissement au Sénat, ce 9 octobre, lors de la séance des questions au gouvernement, pour permettre aux communes de conserver leurs compétences de gestion de l'eau et de l'assainissement, qu'elles auraient dû transférer de manière obligatoire aux intercommunalité en 2026. Une proposition de loi visant précisément à assouplir la gestion des compétences eau et assainissement sera discutée au Sénat ce 17 octobre.
Après avoir accompagné 9 territoires dans la mise en œuvre de la compétence de gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi), le Cerema, INRAE, Intercommunalités de France et l’ANEB ont lancé un second appel à partenaires "exercer la Gemapi dans le cadre d’une gestion locale de l’eau" en 2021, pour poursuivre les accompagnements nationaux dans la mise en œuvre d cette compétence en cohérence avec une gestion territoriale de la ressource.
Nous avons tous été témoins des sécheresses récentes : le dérèglement climatique est là ! La question du partage de l’eau devient de plus en plus importante sur nos bassins versants. Dans ce contexte, l’étude HMUC doit permettre d’éclairer les débats et la décision publique. Cette démarche collaborative, fondée sur un protocole scientifique rigoureux, doit permettre de définir un constat partagé des prélèvements d’eau équilibrés et durables. Les résultats permettent ensuite la construction de la politique locale de gestion durable de l’eau de votre territoire.
Les habitants de Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence) ont validé dimanche 6 octobre la fin de l’activité de ski dans la station du Grand Puy, gérée par la commune. Ce domaine skiable de 24 kilomètres de pistes, entre 1 370 mètres et 1 800 mètres d’altitude, avait été fragilisé par le réchauffement climatique. L’absence régulière de neige avait causé la chute de la fréquentation, et la structure cumulait des centaines de milliers d’euros de pertes par an, selon la mairie.
Le Comité de bassin de Corse tenait sa réunion annuelle le mercredi 18 septembre dans les locaux du Palais Lantivy à Ajaccio. Principal sujet à l'ordre du jour, le programme d’intervention 2025-2030 de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse a donné l'occasion au conseiller exécutif en charge de la politique de l’eau et président de l’Office d’Équipement Hydraulique de Corse, Gilles Giovannangeli, de porter à nouveau la demande de création d'une Agence de l'eau spécifique au bassin corse.
Les intimidations et invectives vont-elles stopper le changement climatique ? Certains semblent le croire. Ce sont les auteurs de menaces contre François Bock et Jérémie Godet, respectivement vice-président et président de l’EPTB Vienne, structure porteuse de l’étude HMUC. Nous exprimons à ces deux élus notre pleine solidarité. Rien ne peut justifier ces agissements et nous regrettons que le report de 9 mois du vote de HMUC par la CLE du SAGE Clain semble récompenser les pressions exercées depuis plus d’un an sur ce malheureux « Parlement de l’eau ».
Du 4 au 6 juin 2025, Nice accueillera le One Ocean Science Congress, organisé par le CNRS et l’Ifremer juste avant la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan. Jean-Pierre Gattuso, océanographe et directeur de recherche au CNRS, et François Houllier, président-directeur général de l’Ifremer, en expliquent les enjeux.
Le Département lance à nouveau le concours AQUATHON qui est associé à la nouvelle stratégie politique de l'eau. Ce concours est destiné aux élèves de 5e et de 4e, dans le but de les sensibiliser à l'enjeu de la préservation de la ressource en eau au travers d'actions concrètes à réaliser au sein de leur collège.
Usines de traitement, filtres spéciaux… rien n’y fait : les pesticides demeurent toujours trop présents dans l’eau potable. Dans le Grand Ouest, des élus locaux réfléchissent à de nouvelles stratégies pour supprimer ce polluant à la source.
Dans un rapport publié ce 19 septembre, le Réseau Action Climat (RAC) détaille les impacts du changement climatique dans chaque région française. Fortes chaleurs dans les villes, sécheresses extrêmes dans le Sud, inondations dans le Nord, submersions sur les côtes, dépérissements forestiers, cyclones tropicaux dans les Outre-mer, fonte des glaciers en montagne… Pour se préparer à affronter ces phénomènes extrêmes, les régions et les territoires, toutes les échelles ont un rôle "essentiel" à jouer, estime le RAC. Ce qui nécessite, de la part de l’État, "un cadre de gouvernance des finances publiques locales favorable à l’investissement pour le climat", défend-il.
La renaturation des cours d’eau est l’un des piliers de la politique suisse en matière de protection des eaux. Depuis 2020, un contrôle standardisé des effets permet d’évaluer dans toute la Suisse le degré d’atteinte des objectifs à court et à long terme dans les tronçons revitalisés. La présente étude utilise un paramètre complémentaire pour mesurer la portée des mesures de renaturation: le taux de capture de la pêche à la ligne. Les résultats de l’étude empirique sont clairs: l’évolution du taux de capture est bien meilleure dans les tronçons de pêche renaturés ainsi qu’en amont et en aval de ces derniers que dans les secteurs non concernés par les renaturations.
C’est à Pont-Sainte-Maxence que je me rends aujourd’hui, où l’Entente Oise-Aisne, un établissement public, qui a pour mission de réduire le risque d’inondations et de préserver l’environnement sur le bassin-versant de l’Oise et de l’Aisne, a aménagé un site d’écrêtement des crues de l’Oise et valorisé une partie du site en « réserve écologique de l'Ois'eau ». Celle-ci est un refuge et une halte pour les oiseaux sédentaires et migrateurs. La réserve est reconnue Espace Naturel Sensible par le Département de l’Oise qui participe financièrement à sa gestion. Nous allons découvrir ce lieu et les oiseaux qui s’y cachent avec Thierry, mais avant cela, Laurène et Véronique nous parleront du rôle de l’Entente Oise-Aisne dans la lutte contre les inondations.
Face à une ressource en eau devenue parfois incertaine, le département va se doter d'un outil, le Sage, qui servira à mieux en identifier les enjeux et la partager. La concertation préalable de la Commission du débat public révèle de "nécessaires stratégies d'adaptation face au climat". Pour Jean-Paul Ferré, vice-président du département, "l'eau est l'un des atouts autour duquel nous avons des projets". Siegfried Clouseau, de la préfecture, positive : "Tout le monde s'écoute et il y a même de l'échange".
La ministre portugaise de l'Environnement, Maria da Graça Carvalho, demande à la Commission européenne de considérer l'eau comme une priorité financière, politique et stratégique de l'UE.
Dans le sud de l’Espagne, la problématique de l’eau s’accentue d’année en année et pousse les acteurs du territoire à repenser leurs pratiques. En ouvrant les vieux grimoires, pas de mégabassines, mais un système d’irrigation ancestral qui s’appuie sur les propriétés des sols. Des habitudes du passé se retrouvent alors déterrées : les acequias.
Dans le nord de la France, les inondations se succèdent et rien n’évolue : les sinistrés sous toujours laissés-pour-compte et impréparés. Francine Herbaut, de Nord Nature Environnement, a lancé un « appel au secours ».
Un peu plus de 401,5 millions d'euros (M€) : c'est le montant que les agences de l'eau devront finalement verser à l'Office français de la biodiversité en 2024 (OFB). Fixé par un arrêté du jeudi 1er août et publié au Journal officiel du dimanche 10 août, ce chiffre réévalue une précédente contribution de près de 398 M€ établie par un autre arrêté du 8 février.
Le formidable surgissement de la lutte contre les mégabassines depuis plusieurs années, au moment où l’eau devient un sujet de préoccupation du grand public, tant pour sa quantité que pour sa qualité, nous incite à aller plus loin. Lors de la clôture du village de l’eau, dimanche 21 juillet à Melle, la Coordination Eau Bien Commun France et Eau secours 31 ont appelé à la création d’un Forum des mouvements de l’eau.
Depuis le début de l’année, pendant tout le premier semestre, les habitants du centre de la Martinique ont subi les coupures d’eau à répétition. Officiellement, la sécheresse est en cause. Mais depuis une dizaine d’années, tout a été fait pour provoquer cette crise et aboutir à la privatisation d'Odyssi, la régie publique de la communauté d’agglomération de Fort-de-France (la Cacem). Blast lève le voile sur une catastrophe annoncée.
Les mobilisations citoyennes de défense de l’eau s’inscrivent dans une longue histoire politique, affirme l’hydrobiologiste et militant, dans un entretien au « Monde ». Il raconte comment, dans les années 1980, la bataille contre l’aménagement de la Loire a transformé la gestion du fleuve.
Pour faire face à l'augmentation de la fréquence des sécheresses ou des inondations, le régime d'indemnisation Cat-Nat doit évoluer. Les manques du dispositif et les pistes d'évolution ont été explorés lors d'un colloque du Cercle français de l'eau.
L'omniprésence et la persistance des micropolluants dans l'eau constitue un défi majeur pour les collectivités, les industriels, les établissements de santé et de recherche et la profession agricole.
Pour répondre à ce sujet prioritaire, dans le cadre d’une politique de prévention à la source des micropolluants, le Comité de Bassin Adour Garonne a souhaité la mise en place de démonstrateurs sur les traitements possibles dans différents contextes. Dans cet objectif, l’Agence de l’eau Adour Garonne a mis en place un consortium d’acteurs dont la mission est d’accompagner à l’émergence de projets de démonstration de réduction des micropolluants. Ce consortium est composé du pôle Aqua-Valley, de l'IFTS, du Cluster Eau et Climat, de Soltena, de l’Agence ADI Nouvelle Aquitaine et de l’Agence de Développement économique de la Région Occitanie AD'OCC. Afin d’identifier les acteurs qui pourront être les parties prenantes pour engager ces projets de démonstration, un Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) est ouvert jusqu’au 13 septembre.
Une centaine d’élus et cadres intercommunaux étaient au rendez-vous, mardi 4 juin pour participer à une journée d’échange sur les politiques de transitions et la politique de l’eau.
Dans un contexte de réchauffement climatique, l'un des leviers de la gestion de l'eau dans la région, la CACG, devenue Rives et Eaux du Sud-Ouest, va investir 200 M€ d'ici 2030 pour faire face à divers défis. Décryptage avec Willy Luis, DG de l'entreprise. Pour Carole Delga, cet outil "consolide le réseau hydraulique régional".
L'eau est devenue un enjeu stratégique majeur, y compris en Suisse. Entre des sécheresses estivales qui se répètent, ou au contraire, comme ce printemps, une météo pluvieuse qui remplit les réserves, mais désole les agriculteurs, la gestion de l'eau est devenu un vrai défi politique et logistique.
L’usine Valédeau, située derrière le domaine de Verchant au sud de la ville, permettra de suppléer la station d’Arago en cas de besoin ou d’urgence. Un investissement indispensable pour la Régie de l’Eau.
Depuis 2022, le Pôle régional de l'environnement du parquet de Besançon (Doubs) a fait des atteintes graves à l'environnement son cheval de bataille. À l'heure du réchauffement climatique et de la chute de la biodiversité, comment rendre cette juridiction encore plus efficace ? Le procureur François Molins, signataire de l'appel "Nous demandons justice pour l'environnement", est venu ce 12 juin 2024 participer à ce premier bilan.
Au fin fond du Diois se trouve l’un des plus vieux GAEC de la Drôme : la ferme de Montlahuc où un jeune castor s’est installé il y a trois ans, inondant 2000m2 de terre, un exploit pour un lieu situé à 1000m d’altitude. Aujourd’hui, les 6 associés du GAEC cohabitent avec cet allié, réhydratant petit à petit les paysages et régénérant la biodiversité.
Elle pourrait les inonder comme les priver d’eau. Habitants, élus locaux, pêcheurs et scientifiques surveillent de près l’évolution de son débit et de son écosystème malmené. Encore faut-il comprendre la spécificité de cet affluent de l’Ain, qui sillonne dans le sud du Jura : l’Albarine est une rivière intermittente.
Bali, en Indonésie abrite du 18 au 25 mai 2024, le 10e Forum mondial de l’eau. Une rencontre placée sous le thème « L’eau pour une prospérité partagée ». Quels sont les enjeux de cette grand-messe, quelles solutions pour protéger et mieux gérer cette ressource vitale pour l'humanité toute entière suite au changement climatique ? Olivier Thibault, directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB) est ce dimanche 19 mai, notre invité international de la mi-journée.
Les travaux dont est issu le cahier de recherche « Pénuries d’eau : les Français au milieu du gué» de l'Institut pour la Recherche, réalisé en partenariat avec le CREDOC, ont porté sur les comportements des ménages. Alors que le souci pour l’environnement est en repli en France, quels sont les comportements de nos concitoyens par rapport à la ressource en eau ? Dans quelle mesure sont-ils conscients des difficultés climatiques actuelles et à venir et adaptent-ils déjà leurs comportements de consommation d’eau ? Eclairage avec Hélène Blake, cheffe de projet au CRÉDOC.
En réponse à la crise agricole, Gabriel Attal avait annoncé la réduction des délais de recours contre les projets agricoles. Un décret y procède et va même au-delà en réduisant le délai de recours des tiers pour de nombreux projets.
Une vidéo réalisée et mise en ligne par des amoureux de la Bienne circulent depuis plusieurs jours. Elle a pour but de sensibiliser et d'atteindre les politiques Jurassiens et autres professionnels du tourisme de notre département. Les images sont la réalité du moment en ce qui concerne la Bienne. Je ne sais pas quel sera l'impact de cette vidéo, mais je souhaitais la partager.
Lancée il y a un an par le Département, la démarche Var Eau 2050 vient d’aboutir à une étude inédite. Elle révèle où sont les vulnérabilités d’un territoire qui "boit" 217 millions de m3 par an.
Depuis quinze ans, la communauté d’agglomération de Carcassonne (Aude, 83 communes) gère la compétence eau et a fait de cette politique un fil rouge du projet de territoire.
Dans le Jura, des pêcheurs ont découvert plusieurs poissons morts ou malades dans la Bienne, entre Saint-Claude et Lavancia en début de semaine. Un nouvel épisode de mortalité qui inquiète et provoque colère et désespoir chez les pêcheurs et les associations.
La population de Karachi souffre d’une gestion calamiteuse de l’approvisionnement en eau, exacerbée par la présence d’une « mafia » des camions-citernes, qui siphonne les conduits et revend l’eau à prix d’or, avec la complicité de la police et de certains hommes politiques.
Mercredi matin 3 avril 2024, une soixantaine de manifestants sont venus perturber la réunion d’information organisée par le Syndicat de bassin de l’Oudon à l’intention des élus municipaux du Pays de Craon autour de la thématique des barrages et de leurs impacts sur la ressource en eau et la continuité écologique. L’occasion pour eux, de faire part de leurs revendications et de leurs inquiétudes aux élus.
Ce deuxième appel à projets, de type Wall-Free Lab, vise à identifier un sujet, un objet, une problématique, un enjeu spécifique qui, pour être compris dans toute sa complexité, sera étudié selon plusieurs approches disciplinaires. Chaque projet déposé sera structuré autour d'un groupe de doctorants et de post-doctorants d’horizons disciplinaires différents et complémentaires pour traiter les multiples facettes de chaque sujet. Il mobilisera des savoirs, des informations et des méthodologies variés, au travers de groupes de jeunes chercheurs de disciplines scientifiques complémentaires, à ancrer dans une approche interdisciplinaire. Ce type d’appel est ouvert aux scientifiques issus des établissements français d’enseignement supérieur et/ou de recherche souhaitant proposer des contributions pour répondre aux objectifs de OneWater.
Source : http://anr.fr Ajouté le 28 mars 2024 à 21:34
Au Koweït, Abyan a réalisé les premiers grands réservoirs d’eau au monde imprimés en 3D directement sur le site de construction, en employant une imprimante de construction 3D de Cobod. Cette méthode a permis de réaliser une économie de 25 % de béton et de matériel de renforcement comparativement aux réservoirs traditionnels coulés.
L'édition 2024 du rapport mondial des Nations unies se penche sur les liens entre la prospérité, la paix et l'eau. Dans un contexte de changement climatique, les outils de l'hydrodiplomatie devront être affutés pour réduire les tensions.
La crise des PFAS est mondiale. L’action pour y faire face aussi. Fin novembre, l’ONU a rendu publiques cinq lettres envoyées à DuPont, à Chemours, à Corteva, aux États-Unis et aux Pays-Bas en septembre. Ces lettres expriment « de sérieuses inquiétudes concernant les droits humains et les droits et impacts environnementaux » des activités associées à l’usine Fayetteville Works, dans la région inférieure de Cape Fear en Caroline du Nord. Il est rare que le Conseil des droits de l’Homme s’adresse à des entreprises transnationales et pas seulement aux Etats.
L’idée est d’améliorer la rivière, en enlevant ce qui est menaçant mais en laissant ce qui est source de vie et de bio-diversité. On prélève dans ce qui est abattu pour créer des petits habitats aquatiques dans la rivière. Le génie végétal sera simplement aidé par les aménagements mais on laissera la nature faire son œuvre : les poissons présents sur les autres cours d’eau pourront revenir sur cette portion une fois que l’habitat sera reconstitué par le projet.
Une première réunion pour la création de retenues d’eau dans le bassin de Valence-d’Agen et des coteaux moissagais, en Tarn-et-Garonne a été positive, mercredi 6 mars, à la communauté de communes des Deux-Rives.
Le texte, adopté mardi à Strasbourg lors d'un vote très serré, exige de chaque pays membre de l'Union européenne qu'il restaure au moins 30% de ses écosystèmes en mauvais état d’ici à 2030.
70 % des haies françaises ont été détruites depuis les années 1950. Et le rythme s’accélère depuis dix ans, particulièrement en Bretagne dans des zones jusque-là préservées, révèle le média Splann ! En cause : l’agrandissement des fermes.
Les haies sont des alliées précieuses pour lutter contre le changement climatique. Las, les agriculteurs en assurent quasi seuls l’entretien, comme le détaille le média Splann ! dans cette enquête sur le bocage breton.
C’est connu, le prix actuel de l’eau est trop bas pour répondre aux besoins croissants. Un sujet d’autant plus sensible que la charge financière de cette politique aux vastes enjeux pèse toujours sur les mêmes, les particuliers.
A la mi-novembre, les crues exceptionnelles de l'Arve, de l'Isère ou de torrents de montagne ont engendré des dégâts importants dans les Alpes. Du jamais vu depuis cinquante ans. Mais avec le réchauffement climatique, ces phénomènes risquent de se reproduire en hiver, avec "la méditerranéisation" des climats alpins. Les collectivités doivent donc apprendre à les endiguer.
Dans un document que s’est procuré Reporterre, la région Bretagne prévoit une politique pro-pêche industrielle jusqu’en 2027. Un cap « absolument scandaleux », déplorent les associations écologistes.
En montagne, le risque d’inondation est fortement lié aux crues torrentielles. En première ligne, les services de Restauration des Terrains en Montagne (RTM) de l’ONF gèrent des ouvrages de protection et mobilisent une expertise unique. Entretien avec Yann Quefféléan, spécialiste du risque torrentiel.
En poste depuis le 15 février, Nicolas Mourlon, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, succède à Laurent Roy désormais président de la section milieux, ressources et risques de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable au ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires.
Baisse de la qualité des eaux, appauvrissement du milieu aquatique, disparition des espèces les plus exigeantes et emblématiques, en Limousin comme ailleurs, nos cours d’eau glissent silencieusement mais sûrement vers une alarmante uniformisation.
Les conditions du transfert des 550 km de digues domaniales aux intercommunalités dotées de la compétence Gemapi, dont la date butoir était le 29 janvier dernier, suscitent beaucoup de mécontentements. Informations incomplètes données par l’Etat au dernier moment, ouvrages souvent en mauvais état, divergences d’interprétations, financements très insuffisants… « Tout cela alors qu’il s’agit de la sécurité des populations face au risque d’inondation », interpelle Xavier Dupont, maire de Rillé (Indre-et-Loire) et président de la communauté de communes Touraine Ouest Val de Loire (38 communes, 35 000 habitants). En première ligne dans une région particulièrement concernée, il pointe l’Etat qui « n’a jamais été transparent sur ce dossier » et « transfère la charge sans les moyens ».
Dans le cadre de sa politique de promotion des mobilités actives, la COBAN a entrepris, il y a quelques semaines, les travaux d’aménagement de la piste cyclable qui reliera le quartier d’Hougueyra au centre-ville d’Audenge. Cette piste de 2 km sera réalisée en partie avec des sédiments de dragage permettant ainsi une valorisation en circuit court de cette ressource locale !
Chargé par le Gouvernement de compléter le diagnostic sur les PFAS, le député Cyrille Isaac-Sibille propose de différencier les actions selon leurs usages, prioritaires ou non, mais aussi selon l'échelon, européen et national.
Les pesticides sont une menace pour la santé publique, mais aussi pour la fertilité de nos sols et donc pour notre souveraineté alimentaire, rappelle le député socialiste Dominique Potier, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les causes de l’échec des plans Ecophyto. Entretien.
Le sauvetage de ces espaces remarquables habités était apparu comme l’une des ambitions des quinquennats Macron. Mais de la majorité présidentielle à la droite, des élus locaux s’y opposent. Les annonces du premier ministre au monde agricole, jeudi, sonnent comme un nouveau recul.
Des acteurs de l'assainissement non collectif souhaitent relancer leur discussion avec le Gouvernement sur la procédure d'agrément des installations. Détails de Jérémie Steininger, délégué général de l'Atep.
Le Conseil et le Parlement européen sont parvenus, lundi 29 janvier, à un accord politique provisoire concernant la révision de la directive sur les eaux résiduaires urbaines. Cette révision était attendue pour mieux prendre en compte de nouveaux polluants et faire progresser l'ensemble des systèmes d'assainissement.
Un partenariat a été signé entre la communauté urbaine et l'agence de l'eau dans le cadre d'opérations liées à la préservation de l'eau et à la sécurisation de l'approvisionnement. Un programme de plus de 31 millions d'euros d'investissement est prévu en 2024.
Financièrement, un agriculteur, un industriel ou un simple consommateur ne participent pas tous équitablement à améliorer la qualité de l’eau. Un déséquilibre généré notamment par le système des redevances, auquel la loi de finances pour 2024 a tenté de remédier. Mais c’était sans compter sur un certain lobbying agricole… Dorothée Laperche, journaliste chargée du dossier pour Actu-Environnement Le Mensuel, décrypte les dimensions de ce jeu politique.
De nombreux chefs ont retiré de leur carte les plats avec de l’anguille. Ce poisson est de plus en plus rare, et pourrait même totalement disparaître, si rien n'est fait. Thierry Marx s’en inquiète.
Chargé de missions de police administrative et judiciaire, l’Office français de la biodiversité (OFB), dont Gabriel Attal veut placer les contrôles sous l’autorité des préfets, est un des bras de la justice environnementale. Le président girondin de l’association environnementale Sepanso s’indigne.
La note ne cesse d'augmenter. Ce vendredi, le réassureur public, la Caisse centrale de réassurance (CCR) a revu à la hausse le coût des inondations dans les Hauts-de-France à 640 millions d'euros.
L’ensemble des données concernant la qualité des eaux des rivières vaudoises est désormais accessible sur internet. Ces informations sont issues du suivi assuré par la Direction générale de l’environnement (DGE) depuis de nombreuses années pour documenter l’évolution de la qualité, tant chimique que biologique, des cours d’eau du canton.
Des efforts de sobriété à la hauteur des enjeux exigent de remettre en question notre modèle de société, explique la scientifique dans un entretien au « Bilan du Monde, édition 2024 ».
Début janvier, la sécheresse des sols concernait 19,6% du territoire européen et des côtes méditerranéennes. L'année dernière à la même époque, ce chiffre était de 35,1% du territoire étudié.
La lutte contre le gaspillage de l'eau potable et la raréfaction de la ressource en eau amènent de plus en plus de territoires à opter pour la télérelève des compteurs d'eau. Dans un livre blanc publié à l'automne 2023, la société Tactis décortique les enjeux de la télérelève et les arbitrages techniques nécessaires pour les territoires envisageant cette démarche.
Une sécheresse historique frappe la métropole de Barcelone depuis près de trois ans. Alors que les réservoirs sont presque à sec et malgré des usines de dessalement à plein régime, le manque d’eau devient critique.
Les eaux souterraines s’épuisent partout dans le monde. Une catastrophe qui ne cesse de s’accélérer d’après une étude publiée dans la revue Nature, qui déconseille la création de réserves d’eau en surface telles que les mégabassines. Des chercheurs de l’université de Santa Barbara (Californie) y présentent la plus grande évaluation de niveaux des eaux souterraines dans le monde, s’étendant sur près de 1 700 aquifères, ces sols ou roches réservoirs contenant des nappes d’eau souterraine.
Le Cerema a réalisé une note destinée aux collectivités et services de l’Etat pour préciser les modalités de mise en œuvre de la réglementation autorisant les constructions dans les zones inondables lors d’opérations de renouvellement urbain, en particulier l’évaluation de la réduction de la vulnérabilité.
À l’heure où la Commission européenne a procédé au renouvellement de l’approbation du glyphosate pour une période de dix ans, l’abstention de la France lors du vote interroge. D’un côté, Foodwatch et Générations futures dénoncent une « trahison », quand Greenpeace pointe le « manque de courage » du gouvernement. De l’autre, l’absence affichée de choix politique pourrait s’interpréter comme un refus, certes timide, de soutenir la proposition européenne.
L'entreprise est accusée d'avoir déversé pendant plusieurs années des boues rouges, résidus solides du rafinage de bauxite dont est extrait l'alumine, dans le parc national des Calanques.
À Barcelone, il ne pleut pas, ou pas suffisamment, depuis trois ans. Les réserves d’eau sont au plus bas, et les autorités vont bientôt réduire la pression de l’eau des robinets dans la ville et sa banlieue.
170 millions de tonnes de déchets miniers pourront être déversées dans le fjord norvégien Førde. C’est ce qu’a confirmé la justice norvégienne en donnant raison au gouvernement contre les ONG qui s’opposaient à ce projet, d’après le récit qu’en a fait le média britannique The Guardian, le 12 janvier.
Pour améliorer la résilience des territoires face aux effets du changement climatique sur la disponibilité de la ressource en eau et parer aux conflits d’usages, un rapport, présenté ce 17 janvier devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, propose d’agir sur plusieurs fronts. Solutions fondées sur la nature, sobriété hydrique, stockage d’eau, réutilisation des eaux usées, aménagement du territoire, compteurs intelligents, tarification progressive, aquaprêts, outils fiscaux… composent ce "bouquet de solutions".
La renaturation des cours d’eau est efficace dans la lutte contre les inondations. En apportant de la nature en ville, elle est source de fraîcheur et de bien-être. Aujourd’hui, des collectivités de toute taille engagent ce type de démarche, qui nécessite une adaptation progressive des habitants. Les projets consistent à rouvrir à l’air libre un tronçon de rivière, lui redonner une forme sinueuse pour ralentir son écoulement ainsi que débitumer et végétaliser les berges.
Les conflits d’intérêts entre les services de l’État et les coopératives agricoles industrielles sont légion dans la création des mégabassines des Deux-Sèvres.
Dans un projet co-construit avec des laboratoires de recherche et l’université de Strasbourg, la ville et l’Eurométropole de Strasbourg s’intéressent aux effets d’une reperméabilisation des sols.
Liens étroits avec les exploitations céréalières, export à l’international via le port de La Rochelle... Des documents exclusifs sur les mégabassines des Deux-Sèvres montrent que celles-ci ne défendent en rien une agriculture locale.
Selon une enquête menée par l'association No Plastic In My Sea, dont les résultats ont été dévoilés ce 11 janvier, 75% des établissements recevant du public (ERP) ne disposent pas de point d'eau malgré la loi Agec qui les oblige depuis le 1er janvier 2022 à être équipés d'au moins une fontaine d'eau potable, facilement repérable. Le taux d'équipement est particulièrement faible dans les transports, où transitent pourtant le plus de personnes.
Retour sur la 8e Plateforme Recherche-Gestion organisée par l’Office de l’Environnement de la Corse et le Pôle-relais lagunes méditerranéennes le 21 novembre 2023 à la Tour du Valat sous format hybride.
Face aux inondations à répétition, les agriculteurs du Pas-de-Calais se sont donné rendez-vous à Outreau pour lutter contre l'inaction de l'État dans l'entretien des cours d'eau du département. Pour y remédier, ils ont décidé de procéder à leur propre curage de la Liane.
Le règlement d’exécution officialisant le non-renouvellement de l’approbation du S-métolachlore est paru au journal officiel de l’Union Européenne le mercredi 3 janvier.
La décennie de lutte contre un centre d’enfouissement de déchets, près du fleuve corse Tavignanu, commence à porter ses fruits. La préfecture de Haute-Corse a annulé une dérogation à la protection d’espèces protégées sur le site.
Depuis le 1er janvier 2024, neuf communes de l’Est parisien ont divorcé d’avec le Sedif et Veolia pour assurer en régie publique et directe les services de l’eau à leurs habitant·es. Premiers effets : des tarifs en forte baisse.
La mer s’approche dangereusement de certaines maisons de la baie du Mont-Saint-Michel. Les habitants vont devoir se préparer aux inondations. Et, pour certains, abandonner leur logement.
À Gaza sous les bombes comme en Cisjordanie occupée, l’eau est devenue un enjeu crucial, et le conflit met en évidence une injustice majeure dans l’accès à cette ressource vitale. Entretien avec l’hydrologue Julie Trottier, chercheuse au CNRS.
Arcachon, Calvados... À cause du débordement des eaux usées, les huîtres, contaminées par un virus, sont interdites de vente. Des ostréiculteurs ont saisi la justice pour que le réseau d’assainissement soit enfin adapté.
Ce réseau de fossés et de canaux de 1 500 kilomètres couvre le triangle Calais - Dunkerque - Saint-Omer afin de protéger les quelque 450 000 habitants des crues de l’Aa et de la Liane.
Dans la jungle d’Afrique centrale, les tourbières piègent un immense stock de CO2. Encore intacts, ces marais sont de plus en plus menacés, tandis que la population locale voudrait être rémunérée pour les protéger.
Lancé en 2016, ce projet de PNR vient de franchir l’étape essentielle de la validation par la Région Nouvelle-Aquitaine. Mais le chemin est encore long pour ce parc qui concerne 67 communes et 180 000 habitants.
À cause du changement climatique, des zones inondables deviendront inhabitables. Les leviers dont dispose l’État pour déplacer des habitants lui demanderont de jongler avec responsabilité entre pédagogie et budget.
Le géologue Francis Meilliez analyse, dans un entretien au « Monde », les causes des inondations à répétition dans cette région particulièrement vulnérable.
Frappés par des inondations sans précédent pour la troisième fois en deux mois, les habitants de l’ouest du Pas-de-Calais sont à bout de nerfs. Las de fuir leurs foyers, certains envisagent de ne plus revenir chez eux.
Les autorités ont utilisé l'ensemencement des nuages pour déclencher la pluie et ainsi dissiper la pollution de l'air, qui peut provoquer de nombreuses maladies et continue de s'aggraver au Pakistan.
L’huître plate, espèce indigène quasi-disparue des littoraux européens, est au cœur d’un effort de restauration. En Bretagne, dix ans de recherche font espérer la réussite d’un retour de ses récifs, oasis de biodiversité marine.
L’hyperpuissance asiatique manque d’eau pour soutenir sa croissance. Elle développe donc des méga-projets de barrages et de canaux. Au risque de priver ses voisins d’une partie de l’eau des fleuves transfrontaliers.
Alors que l’élection présidentielle approche aux Comores, les robinets ne coulent plus que très rarement dans la capitale, Moroni, et ses habitant·es se débrouillent comme ils peuvent. Une pénurie liée à la sécheresse, mais aussi à la faillite des responsables politiques.
La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les pesticides a adopté ce 14 décembre 2023, son rapport intitulé "2013-2023 : une décennie (presque) perdue, les conditions de la réussite pour 2030". Lors d'une présentation à la presse, son rapporteur a dénoncé "un échec collectif" à réduire l'usage des pesticides, avec une "forme d'impuissance publique" malgré de graves répercussions sur la qualité de l'eau et la biodiversité.
L’agence de l’eau Loire-Bretagne dresse un bilan « très négatif » des mesures prises par les irrigants bénéficiaires des bassines. Ils auraient dû se lancer dans une « transition agroécologique » mais leurs objectifs ne sont « pas atteints » sur les pesticides et la protection de l’eau potable.
Indépendantes de l’État, ces structures décisives dans la gestion de la ressource sont pourtant l’objet de multiples pressions pour financer le lobby agricole.
Avec le changement climatique, un tiers de la population mondiale devrait se retrouver confrontée à la raréfaction de la ressource en eau. Cela ne va pas sans susciter des tensions croissantes, à l’international comme à l’échelle locale, et interroge la façon dont nous gérons et utilisons la ressource en eau.
Pendant près d’un demi-siècle, des tonnes de déchets ont été jetées du haut de la falaise, près du Havre. Avec la montée du niveau de la mer, ces remblais d’ordures s’effondrent peu à peu dans la mer.
Comment définir les missions et le profil de l'animateur(trice) eaux pluviales ? Depuis 2019, le Réseau Francophone des Animateurs Eaux Pluviales (RFAEP) créé à l'initiative conjointe de l'Association ADOPTA et du Graie, a mené une réflexion sur une fiche de poste de l'animateur(trice) eaux pluviales qui reflète la pluralité des missions et des profils des animateurs eaux pluviales. L'objectif : définir un métier émergent et permettre la reconnaissance de celui-ci. Ce document est l'aboutissement d'ateliers de co-construction réalisés à l'occasion des rencontres du réseau à Lens en 2021 et à Vichy en 2022.
La pollution plastique est une problématique majeure qui soulève de nombreux enjeux à l’échelle mondiale. L’origine de cette pollution est essentiellement terrestre, car les déchets sont générés par les nombreuses activités anthropiques présentes à terre. Une fois produit, les déchets peuvent être rejetés dans l’environnement de façon accidentelle ou volontaire.
Le dossier de ce numéro est consacré au Plan Rhin vivant qui depuis sa mise en oeuvre en 2019 apparaît désormais comme un levier naturel contre le réchauffement climatique.
Eau de Paris comme les associations environnementales ont dénoncé l'engagement pris par le gouvernement à l'issue d'une rencontre avec la FNSEA de renoncer à augmenter les redevances sur les pesticides et la ressource en eau, tel que le prévoyait le projet de loi de finances (PLF) pour 2024.
Depuis le passage de l'ouragan Sandy à New York en 2012, la municipalité cherche des solutions pour protéger les huit millions de New-Yorkais de l'élévation du niveau de la mer, des tempêtes et des inondations.
Mardi 5 décembre, la Chambre régionale d’Agriculture présentait les résultats d’une concertation, lancée au mois de juillet, sur les besoins en eau de l’agriculture corse et leur évolution à dix ans : une étude très attendue, réalisée à la demande de l’État et de la Collectivité de Corse, dans l’optique notamment de mieux dimensionner les investissements futurs.
Sous la terre toujours plus aride de Montagnac se trouve une nappe phréatique, profonde et étendue. Une ressource précieuse, que la mairie entend vendre à la marque Cristaline.
Dans le Pas-de-Calais, les habitants s’inquiètent d’une pollution causée par les inondations de novembre. Des effets néfastes sur les cours d’eau, les sols et la biodiversité sont probables.
Le petit village de Beaumont est alimenté par une source pour son eau potable. Avec une population multipliée par 3 à 4 l'été, il fait face à un risque de pénurie d'eau en période d'étiage, de la mi-juillet à la mi-août. Pour sécuriser son approvisionnement, la commune a installé en 2022 une nappe artificielle enterrée : elle stocke de l'eau au printemps et la restitue en été.
Illustration éclairante de l’erreur d’approche et d’analyse des défenseurs de « l’eau bien commun » aux accents victimaires woke qui nous bassinent avec les effarantes niaiseries du type « premiers litres gratuits, tarification sociale et autres personnalité juridique des rivières… » les grands acteurs financiers abordent d’abord l’eau comme une « commodité » dont la raréfaction liée aux effets du changement climatique sur le cycle hydrologique offre de formidables opportunité d’investir dans la recherche-développement de nouvelles technologies qui vont dès lors se voir allouer des financements colossaux par l’écosystème néo-libéral qui impose ses volontés au politique qui multiplie dès lors les annonces aussi fracassantes que fumeuses du genre du « plan Eau » d’Emmanuel Macron ou de France 2030.
Des îles artificielles pour protéger Singapour face à la montée du niveau de la mer. Malgré les dégâts écologiques à prévoir, c’est bien le cœur du projet baptisé Long Island, annoncé par le ministre du développement national, Desmond Lee, mardi 28 novembre. Les études d’ingénierie et d’impact environnemental débuteront en 2024.
Le tribunal administratif de Paris a rejeté mercredi le recours de Suez, qui contestait les conditions dans lesquelles a été relancée la procédure d'appel d'offres autour du grand marché de l'eau d'Ile-de-France, a-t-on appris auprès du tribunal.
Une feuille de route obtenue par POLITICO et signée en août 2021 par le Premier ministre Jean Castex liste “le nombre de constructions [de réserve] lancées” parmi les indicateurs utilisés pour évaluer la performance annuelle du préfet de l’époque.
Faut-il construire un vingtième grand barrage sur le Rhône ? La question sera examinée sous toutes ses coutures au cours d’une concertation publique qui doit s’ouvrir vendredi 1er décembre. Elle se tiendra jusqu’au 29 février 2024, sous l’égide de la Commission nationale du débat public. S’il est réalisé, le barrage détruira le dernier tronçon sauvage du fleuve.
Au procès des militants contre les mégabassines à Niort (Deux-Sèvres), deux mondes s’opposent. Quand on leur reproche des « violences contre les biens » lors des manifestations, les défenseurs de l’eau répondent « intérêt général ».
Partagé et actualisé dans un cadre participatif pluridisciplinaire, le plan d'adaptation et d'atténuation au changement climatique pour les ressources en eau du bassin Rhin-Meuse a été adopté par le Comité de bassin le 24 novembre 2023.
En France, depuis quelques années, les conflits d’usages autour de la ressource en eau se multiplient et durcissent, accentués par les situations de pénurie et de restriction de plus en plus fréquentes en période estivale. Au cœur de la discorde entre agriculteurs et écologistes, la construction controversée du lac d’irrigation de Caussade illustre bien la « guerre de l’eau ». À partir de cet exemple, les auteurs de l’article font un point sur la législation française et européenne en matière de lac collinaire et révèlent en quoi ces nouveaux conflits d’usages questionnent la place de l’eau en tant que bien commun.
Le réalisateur de « La Rivière », qui sort en salles le 22 novembre et vient d’obtenir le prix Jean-Vigo, a construit son œuvre autour de la notion de paysage. Un paysage éminemment politique. Entretien.
Les microbes présents dans le sol sont garants de sa fertilité et de la résistance de ses cultures. Les sécheresses intenses de plus en plus fréquentes menacent de détruire ces écosystèmes fragiles.
Captage et stockage de l’eau sont intimement liés au développement des sociétés humaines. Géoarchéologue, Louise Purdue retrace l’histoire des techniques hydrauliques, du simple puits jusqu’aux réseaux complexes de canaux et galeries. Elle raconte leur évolution au gré des contraintes, démographiques et environnementales.
La députée LFI Clémence Guetté défendra dès le 21 novembre un moratoire contre les mégabassines, des retenues d’eau favorables à l’agroindustrie. Une question « vitale », explique-t-elle.
L’eau est une ressource qui se raréfie. Ménages, industriels et agriculteurs continuent pourtant de surconsommer. Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014, encourage la tarification pour contraindre la population à modérer son usage en eau.
La métropole d'Orléans (Loiret) harmonise sa gestion de l'eau. La création d'une régie et d'une délégation de service public va avoir une incidence sur la tarification.
Source : http://actu.fr Ajouté le 20 novembre 2023 à 18:05
Les associations Notre Affaire à tous, Mayotte a soif et quinze victimes ont déposé un recours contre l’État pour l’accès à l’eau des habitants de Mayotte, jeudi 16 novembre. Via un référé liberté, elles demandent au tribunal administratif de Paris de « reconnaître l’impact de la crise sur les droits fondamentaux et la réponse insuffisante de l’État ».
Le sénateur de Loire-Atlantique Ronan Dantec revient sur les adaptations nécessaires face au risque d’inondations, accru par le réchauffement climatique.
15 territoires ont rejoint le partenariat coordonné par le Cerema, INRAE, l’ANEB et Intercommunalités de France pour mettre en place la compétence de Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) dans le cadre d’une gestion globale de l’eau et pour impulser leur résilience. Les collectivités et partenaires de la démarche se sont réunis lors d’un séminaire le 11 mai 2023, dont les actes sont publiés par le Cerema.
Toutes les espèces aquatiques des embouchures des rivières se déversant dans la Méditerranée et l’océan Atlantique sont contaminées par des microplastiques. Voici le résultat d’une étude menée par l’Université autonome de Barcelone dans le cadre du projet de recherche I plastic qui analyse la présence de ces particules dans les rivières et les estuaires.
Au Brésil, le Rio Negro, un affluent de l’Amazone, a atteint son niveau le plus bas depuis 121 ans. Avec des conséquences désastreuses pour la biodiversité et les populations.
L’ancienne décharge de la Torche à Plomeur (29), à deux pas du spot de surf, va bientôt disparaître. Un vaste chantier de résorption est en cours. C’est le premier site à bénéficier du plan national des décharges littorales.
Pour extraire des métaux destinés aux voitures électriques des pays les plus riches, il faut de l’eau. Au Maroc, au Chili, en Argentine… les mines engloutissent la ressource de pays souffrant déjà de la sécheresse.
Dans le cadre de la refonte du schéma d'aménagement et de gestion de l'eau, Ludovic Brossard présente le rôle de cet outil et la manière dont il articule les aspirations des usagers avec les réalités géo-biologiques, face aux désidératas politiques.
Les enfants continuent d’être les premières victimes du changement climatique. Selon un rapport de l’Unicef, publié le 13 novembre, 739 millions d’enfants dans le monde — soit 1 enfant sur 3 — vivent dans une zone exposée à des pénuries d’eau sévères ou très sévères.
Selon le cabinet du ministre de l’Agriculture, les mégabassines illégales vont être détruites, même celles déjà en fonctionnement. Une annonce inédite alors que les recours contre ces retenues d’eau agricoles se multiplient.
La Corse possède son propre comité de bassin mais dépend de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse. Un cas unique en France contre lequel de plus en plus de voix s'élèvent, à tous les échelons et dans tous les camps.
Certes, la question de l’eau revient chaque année en force dans les esprits, après chaque épisode de sécheresse ; le dernier en date remonte à l’été 2023. Mais depuis plusieurs années déjà, la problématique est bien présente dans les territoires, notamment par le biais des Agences Régionales de la Santé (ARS). Celles-ci se soucient tout particulièrement de la santé humaine, notamment l’eau potable, et se fait plus attentive, à travers les documents de planification par exemple, à sa prise en compte. Alors que certaines communes voient d’ores et déjà leur développement se freiner du fait de l’absence d’eau potable, certaines collectivités peinent à changer leurs habitudes dans leur mode de développement en dépit de la raréfaction de cette ressource.
Les assises régionales de l'eau du Centre-Val de Loire s'ouvrent ce mardi à Tours. L'occasion de discuter de cette ressource, de sa qualité, de sa conservation, mais aussi de la sécheresse.
Des scientifiques et des responsables politiques du monde entier sont conviés, à Paris, jusqu’à vendredi, afin de se pencher sur ces zones en première ligne du changement climatique.
Comme les autres secteurs, l’agriculture doit prendre sa part à l’objectif de réduction des prélèvements d’eau fixé par le président de la République. Un défi, alors que l’extension des phénomènes de sécheresse va conduire à l’augmentation des surfaces irriguées. Pour aider les agriculteurs à le relever, le fonds hydraulique en cours de constitution sera mis à contribution. Reste que ces derniers devront également participer à son alimentation.
Sur 31 masses d'eau du bassin de la Sèvre nantaise, aucune n'affiche un bon état écologique. L'évaluation tient compte d'indicateurs qui analysent pollutions et espèces vivantes.
Source : http://actu.fr Ajouté le 06 novembre 2023 à 17:55
Le 27 janvier 2024, la gestion des digues domaniales sera transférée aux collectivités au titre de leur compétence GEMAPI. Ce transfert est lourd d’enjeux et de conséquences.
Changement climatique, pollutions industrielles, agricoles et domestiques, prélèvements excessifs, les activités humaines déstabilisent autant la ressource que les écosystèmes aquatiques. Comment imaginer notre avenir en commun avec cette ressource qui est de plus en plus fragilisée d’année en année : quelles actions sont prioritaires et comment les mettre en place ?
On connaissait la pollution des communes du sud est et de l’ouest lyonnais. Mais la présence de PFAS dans la nappe alluviale du Rhône semble bien plus étendue. France 3 Rhône-Alpes révèle aujourd’hui que dans l’eau potable d’une cinquantaine de communes ardéchoises aussi, on retrouve ces polluants éternels. L’affaire a été gérée dans la plus grande discrétion et pourrait présager de nombreux cas similaires en France.
Comment envisager la ressource en eau dans un contexte d'adaptation au changement climatique ? Pascal Berteaud, directeur général du Cerema, a écrit un article dans la revue Responsabilité & Environnement d'octobre 2023, des Annales des Mines. Une réflexion sur les enjeux forts liés à l'eau et leur intégration dans les stratégies d'aménagement des territoires.
En septembre 2022, une étude a été lancée par l’Office français de la biodiversité (OFB) pour préfigurer le futur Système d’Information sur les Espèces Exotiques Envahissantes (SI-EEE). Ce dispositif a pour vocation de permettre un meilleur accès à ces données et d’en faciliter la diffusion.
L’association Arc’Eau dénonce un dépassement des autorisations de prélèvement dans les nappes de plusieurs forages de communes au nord Bassin. La Coban, collectivité qui gère l’eau, affirme qu’elle respecte la réglementation
En mars 2020, le Pays d’art et d’histoire Haut Languedoc et Vignobles (34) a entrepris, en partenariat avec la Région Occitanie, une étude thématique des moulins hydrauliques de son territoire. L’enquête appréhende ces bâtiments non seulement en tant que sites de production, mais aussi comme composants d’un environnement global. Après une première phase circonscrite à sept communes du Minervois héraultais, l’enquête s’est poursuivie entre mars et décembre 2022 sur le périmètre de l’actuelle Communauté de communes Les Avant-Monts (25 communes). Ce nouveau terrain a offert l’opportunité de confronter les observations précédemment recueillies et de développer de nouvelles problématiques.
La métropole bordelaise est dotée de bassins de rétention pour stocker et dépolluer les eaux de pluie et les eaux usées. Des ouvrages parfois titanesques dont l’utilité ne va faire que croître avec l’aggravation du changement climatique.
A travers un enfouissement discret, les géosynthétiques contribuent à une plastification massive et quasiment invisible de l'environnement terrestre, marin et atmosphérique !
C’est une petite victoire pour les opposants aux mégabassines. Lundi 30 octobre, le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers a suspendu temporairement le permis d’aménager de la mégabassine de Priaires (Deux-Sèvres). En cause, le possible conflit d’intérêt de Marie-Christelle Bouchery, maire de Val-du-Mignon, également signataire par délégation du permis de construire et future bénéficiaire de la bassine.
Et si la ressource en eau pouvait être répartie selon les usages ? Acquise en 2016 par Île-de-France Nature pour un projet de permaculture, la plaine de Montjean (91) pâtit pour son irrigation d'un sol relativement drainant et d'une nappe répartie en cavités indépendantes. Pour remédier à ces contraintes, l'organisme régional souhaite mettre en place à l'horizon 2025 deux bassins d'irrigation recueillant les eaux pluviales pour les cultures de la plaine.
L'entretien et la consolidation des quelque 1 500 kilomètres de digues de l'État, qui protègent des millions d'habitants des inondations, reviendra le 28 janvier aux intercommunalités. Une nouvelle responsabilité que beaucoup d'élus considèrent comme un cadeau empoisonné, faute de moyens supplémentaires pour l'assurer.
Le Conseil d’Etat vient de valider l’arrêté ministériel du 9 juin 2021 qui avait révisé les règles d’entretien et de vidange des plans d’eau. Il n’a pas bousculé l’arrêté d’un IOTA. Mais il a glissé au sein de son arrêt de très nombreuses précisions, au point que la lecture de cette longue décision tend à la pêche juridique miraculeuse.
Eu égard à l’actualité, nous publions le compte-rendu de la conférence que nous avions tenue le 16 octobre 2009, à l’invitation de l’association Palestine 45 à Orléans.
La présence du chlorothalonil R471811, métabolite d’un pesticide interdit, conduit l’agglomération de La Rochelle à « déconnecter » tous ces captages. L’eau reste potable mais sera d’ici la fin du mois tirée du fleuve Charente pour l’ensemble de la population.
Le filet installé à Ferry/Deshaies début juillet a fait ses preuves, en empêchant une quinzaine de kilos de déchets terrestres d’atteindre la mer. Du plastique, du verre, ou encore des canettes sont restés pris dans les mailles du dispositif. Le Parc National ambitionne d’étendre cette solution de protection de l’environnement, à d’autres zones de la Guadeloupe.
Le département étudie depuis 1998 la possibilité d'ouvrir ce ru, enterré et transformé en égout canalisé dans les années 1950. Malgré de nombreuses difficultés techniques, les travaux devraient débuter l'année prochaine.
Le 2 octobre dernier, le tribunal administratif de Poitiers a annulé, dans deux jugements, quinze projets de bassines en Charente et dans les Deux-Sèvres. Une nouvelle victoire pour les opposants à l’agrobusiness. Et ces derniers se mobilisent maintenant contre le projet de bassine de Priaires (Deux-Sèvres) où tous les ingrédients d’un scandale politico-financier sont réunis.
Bien que les tsunamis soient rares en Méditerranée française, leur impact potentiel pourrait être significatif en raison de la densité de population et de l'affluence touristique, notamment durant la saison estivale. Cet article met en avant deux scénarios de fréquentation, présente les estimations d’enjeux humains exposés, obtenus sur les 187 communes bordant les côtes méditerranéennes françaises, et discute des stratégies à venir pour acculturer et sensibiliser la population à ce risque.
L'appel à projets EC'EAU vise à favoriser l'émergence de projets intégrés de réutilisation des eaux non conventionnelles au sens large (eaux usées traitées, eaux pluviales, eaux grises, ...).
On sait que la trêve estivale est propice aux mauvais coups. Suez vient d’en fournir un sinistre exemple avec la dernière facture de vente d’eau en gros adressée à la Régie Eau Cœur d’Essonne en août pour la desserte de notre agglomération. Après plusieurs années d’augmentation suivant approximativement la hausse des prix, cette facture comporte une hausse de 39,4 % par rapport à celle du début de l’année.
Santé, école, agriculture… La sécheresse inédite sur l’archipel français de l’océan Indien a des répercussions qui exaspèrent la population. Les restrictions vont être encore plus sévères dans les semaines à venir, avec un scénario envisagé de distribution d’eau un jour sur quatre.
Le président de la région estime que cette loi "signifie qu'on s'interdit toute forme d'avenir" en mettant "sous cloche les décisions des permis de construire sur la ruralité".
Depuis l'ère préindustrielle, la fonte des glaciers continue inlassablement. Mais derrière les géants gelés apparaissent de nouveaux écosystèmes primaires, que chercheurs et ONG appellent à préserver avant que l'être humain ne s'en empare.
Face à la gravité de la situation dans l’archipel de l’océan Indien, l’État a pris des premières mesures d’urgence, en envoyant notamment 600 000 litres d’eau livrées la semaine dernière par bateau. Mais la crise ne surprend personne. Elle aurait été largement évitable si les autorités avaient réalisé les investissements nécessaires dans les infrastructures. Enquête sur vingt ans d’immobilisme.
La Commission européenne vient d'adopter une décision interdisant progressivement la mise en marché de produits contenant des particules de moins de 5 mm composées d'au moins 1 % de plastique.
Le 23 mai, le séminaire "Valorisation des eaux de source en milieu urbain" a été organisé à Paris pour valoriser les résultats du projet de recherche ANR HUNIWERS (Impact historique de l'urbanisation sur la qualité de l'eau : étude diachronique en région parisienne), auquel a contribué le Cerema. Retour sur les échanges de la journée.
Alors que le centre de la Grèce commence à se remettre des inondations meurtrières provoquées par la tempête Daniel, les autorités du pays sont pointées du doigt pour leur manque de préparation et leur incapacité à mettre en œuvre les directives européennes sur la gestion des inondations.
Les deux structures qui ont cédé à Derna présentaient depuis 1998 des fissures qui n’ont jamais été réparées, malgré les fonds alloués. Le procureur général libyen a ouvert une enquête pour établir les responsabilités dans la tragédie.
C’est désormais officiel, la limite planétaire sur l’eau douce est dépassée. C’était déjà partiellement le cas avec l’eau verte depuis avril 2022, et c’est désormais confirmé pour l’eau bleue. Une nouvelle étude d’une équipe internationale évalue pour la première fois toutes les limites planétaires, y compris celles sur la charge atmosphérique en aérosols.
Le projet PRETABAIE, porté par le groupe d’appui scientifique animé par le Creseb dans le cadre du plan de lutte contre les algues vertes, est une étude préalable pour concevoir un projet de recherche-action visant l’accompagnement de territoires dans la construction de trajectoires de transition agroécologique, nécessaires pour aller vers des solutions durables et systémiques. Cette étude de préfiguration est conduite en vue d’un dépôt du projet de recherche auprès d’un guichet de financement.
Les mégabassines, dont les premiers déploiements suscitent débats et violences, ne peuvent être la seule réponse au stress hydrique. Pour l’écologue Vincent Bretagnolle, il est urgent de ralentir le cycle de l’eau. En clair, la retenir dans les sols en restaurant les écosystèmes, au lieu de précipiter son évacuation vers l’océan.
La Cour administrative d'appel de Bordeaux a vécu une année inédite avec la « montée en puissance des contentieux liés à l'environnement ». C'est dans les audiences de cette juridiction que se joue l'avenir de nos installations énergétiques, de stockage des ressources ou de nos habitats. Anticipant les bouleversements environnementaux à venir, son président Luc Derepas juge que la loi, comme les procédures de concertation, ne sont pas toujours prêtes à y faire face.
Dans une lettre ouverte au ministre de la transition écologique Christophe Béchu, un ensemble d'associations dénonce la menace du projet Stocamine sur les ressources d'eau en Alsace. Ils demandent « le déstockage massif si ce n’est intégral des mines et le stockage de ces déchets en surface afin de pouvoir contrôler et prévenir toute pollution. ».
Cet été 2023, 62 % des nappes phréatiques sont toujours sous leur niveau normal. De nombreux départements ont ainsi été placés en état de « crise », limitant drastiquement l’usage de l’eau par les particuliers et professionnels. Nicolas Roche, professeur en Génie des Procédés à Aix-Marseille Université et chercheur au CEREGE, nous apporte un éclairage sur ces épisodes de sécheresses.
Interview croisée pour décrypter les actions du SMAVV (Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée de la Viosne) et du SIARP, dont la deuxième phase de l’étude sur la qualité écologique de la Viosne s’est déroulée du 5 au 20 juin 2023.
Sans politique d’atténuation efficace, le dérèglement climatique peut aggraver les évènements extrêmes dans les montagnes européennes et rendre la pénurie de neige une situation généralisée.
Alors que le niveau des nappes phréatiques reste historiquement bas, des dizaines de municipalités appuyent sur « le bouton rouge » en cessant de délivrer des permis de construire. Une réponse politique délicate, dans des zones où le manque de logements se fait sentir.
Michel Simiacos, le président de l'association Protection Salin Camargue (PSC), se démène pour faire valoir la protection du village face à la montée du niveau de la mer et au recul du trait de côte.
L'Office français de la biodiversité a relevé cet été 7 % d'infractions aux règles sur l'utilisation de l'eau. "Peut-être que les 12 000 contrôles menés l'an dernier ont porté leurs fruits avec une peur du gendarme", estime son directeur général délégué.
Cet été, le gouvernement japonais a annoncé le démarrage imminent du rejet des eaux de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima dans le Pacifique après filtration. Un projet controversé puisqu’aucun expert n’est capable d’estimer les ravages sur la faune et la flore. Les autorités nippones accélèrent le calendrier, faisant fi des inquiétudes de l’industrie de la pêche.
Dans son rapport sur les comptes et la gestion de la région Grand Est, publié jeudi, la chambre régionale des comptes note que la politique de la collectivité « demeure centrée sur la plaine d’Alsace ».
Dans le cadre du "plan rivières karstiques", le préfet du Doubs a engagé une procédure de consignation à l’encontre de la fromagerie Mulin et fils, située à Noironte, pour un montant d’1.5 million d’euros. Ce montant correspond au coût des travaux permettant à terme le respect de la mise en demeure du 3 juin 2022 susvisée.
Avec le soutien de la chambre d’agriculture, un collectif d’exploitants a lancé des études pour le creusement dans le Puy-de-Dôme de deux des plus grandes retenues d’eau de France. Les céréaliers assurent qu’ils emploieront des techniques moins contestées qu’à Sainte-Soline, mais ils peinent à convaincre des opposants nombreux et motivés.
Environ la moitié de la population mondiale subit un stress hydrique « élevé » au moins pendant un mois par an, et les pénuries en eau devraient s’aggraver, selon un rapport du World Resources Institute.
Dans l’Hérault, près de Béziers, la basse plaine de l’Orb, couvrant 2 800 hectares de cultures, est confrontée à une menace imminente. Le sel présent dans les sols cause une véritable catastrophe économique pour les agriculteurs locaux. Pour répondre à ce défi, ils ont pris l’initiative de monter un projet de construction de barrage sur le fleuve, afin de prévenir la remontée du sel depuis la mer et protéger ainsi leurs terres agricoles. Benoit d’Abbadie, un agriculteur également vice-président de la Coordination Rurale de l’Hérault, subit une perte considérable cette année. Les céréales de son exploitation devraient normalement atteindre 1m50 à cette période, mais en raison des dégâts causés par le sel, toute la récolte est perdue. Cette situation le désespère profondément, car le travail acharné investi dans ces terres est anéanti par les remontées de sel qui rendent les sols stériles et affectent gravement les récoltes et la rentabilité.
Depuis plus de 40 ans, près d’un million et demi de tonnes de résidus radioactifs sont stockées sur le site de l’ancienne mine d’uranium des Bois noirs, à cheval entre les départements de l’Allier et de la Loire, avec pour seule protection le couvert d’une lame d’eau de quelques mètres de profondeur. À l’heure du dérèglement climatique, des aménagements majeurs s’imposent.
Près de Clermont-Ferrand, deux projets de mégabassines attisent les oppositions, dans le sillage des Soulèvements de la Terre. Elles révèlent aussi l’emprise des industriels sur le monde agricole.
L’introduction de poissons dans les lacs de haute montagne est une pratique de longue date des pêcheurs. Mais les alertes scientifiques sur ses conséquences sur la biodiversité se font de plus en plus pressantes.
Maraîchère en bords de Durance, Solange Follet milite pour "des choix clairs", face à la baisse des débits d'une rivière convoitée, dont dépend directement sa production.
Dans la lignée du « Plan Eau » annoncé par le gouvernement en mars dernier, le syndicat Itea (Industriels du transport de l’eau et de l’assainissement) recommande la création d’un fonds dédié à l’investissement dans le renouvellement des réseaux d’eau.
Dans une lettre rendue publique le 18 juillet, un groupe de rapporteurs spéciaux pointe les faiblesses des projets de stockage d’eau. Les autorités françaises n’ont pas encore répondu à cette missive.
Les 10, 11 et 12 juillet 2023, l’ANR était présente aux premières journées scientifiques du programme de recherche exploratoire de France 2030 « OneWater : Eau Bien Commun » à Lyon. Ces trois journées constituaient le premier événement d’animation scientifique prévu au programme et ont été l’occasion de rencontres et d’échanges fructueux autour des six défis scientifiques du PEPR. Retour sur un premier jalon de structuration d’une communauté nationale et internationale mobilisée autour de l’eau en tant que bien commun.
Source : http://anr.fr Ajouté le 25 juillet 2023 à 18:41
Face à une ressource qui se raréfie à cause du réchauffement climatique, la Cour des comptes a livré à son tour ses recommandations dans un rapport publié ce 17 juillet. Elle insiste fortement sur la nécessité de revoir la gouvernance de l'eau, pour un pilotage "au plus près des territoires", en particulier au niveau des sous-bassins, et sur la réduction des prélèvements d'eau comme condition du retour à l'équilibre dans les zones en tension et de la restauration du bon état des masses d'eau.
La mission d'information sénatoriale sur la gestion durable de l'eau a présenté les conclusions de ses travaux ce 12 juillet. Elle formule 53 recommandations pour "réarmer la politique publique de l'eau" face aux nouveaux défis liés à la sécheresse et à la pollution. Prise en compte de l'eau dans les documents d'urbanisme, ingénierie renforcée, mise à jour des schémas d'interconnexion des réseaux, modulation des redevances selon les taux de fuite, regroupement des petites unités d'assainissement… : de nombreuses propositions concernent directement les collectivités territoriales. Les sénateurs réclament aussi davantage de moyens et appellent à promouvoir les contrats d'engagements réciproques pour remédier aux conflits d'usage.
Premier épisode de notre série sur les fleuves, dans le sud-ouest ce lundi. La Garonne a déjà perdu 20% de son débit ces 20 dernières années et ça va continuer sur le même rythme : 1% en moins chaque année… Ce qui est énorme.
Depuis une vingtaine d’années, les fleuves et rivières urbaines font l’objet de nombreux aménagements dans les métropoles françaises, à des fins esthétiques, pour améliorer le cadre de vie ou encore faciliter les échanges de marchandises. Le projet phare de ce renouveau des cours d’eau en ville est peut-être celui de la rénovation des usages de la Seine à Paris, qui concerne à la fois le fleuve et ses berges. Ils seront même le théâtre de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de 2024, et accueilleront plusieurs épreuves sportives dans une mise en scène inédite.
Une petite étendue d’eau canadienne est devenue le site de référence du début de l’Anthropocène. Comment ce lac témoigne des effets de l’activité humaine sur la Terre après 1950 ? Les réponses du professeur Andrew Cundy.
Les travaux entrepris par la métropole Nice-Côte d’Azur pour la reconstruction des vallées montagneuses de la Vésubie et de la Tinée, dévastées en 2020, sont ciblés par une enquête judiciaire. Outre le très lourd bilan humain, les dégâts avaient été considérables.
Poumon bleu de la Haute-Savoie, le lac d’Annecy est une solution à tous les problèmes d’eau : rivière polluée, sécheresse, manque de débit dans les rivières… Il est même prévu d’acheminer son eau par 20 kilomètres de tuyaux jusqu’au Semnoz, une petite station de montagne. Pourtant, le lac subit aussi les impacts du dérèglement climatique.
Repenser la gestion des ressources en eau à l’échelle des territoires face à l’accroissement des pressions climatiques et anthropiques : une approche à l’interface entre science naturelles et sciences sociales, en interaction étroite avec les territoires.
La compagnie privée d’eau qui dessert Londres est au bord de l’effondrement. Grevée de dettes, souffrant de sous-investissement chronique, elle a été dévastée par la cupidité de ses actionnaires. Lors de sa privatisation en 1989, elle était censée devenir une des références néolibérales pour les services publics. Qui va payer le désastre ?
Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées en défense de l’eau le 1ᵉʳ juillet en Ariège. Une mobilisation à l’issue de laquelle des activistes ont pénétré et accroché des banderoles dans une gravière du groupe Lafarge.
Une nouvelle session de négociation au sein de l’Autorité internationale des fonds marins a lieu du 10 au 28 juillet. Si le front des opposants à l’exploitation s’élargit, certains Etats et entreprises veulent au contraire se lancer rapidement.
L'Association nationale des élus des bassins (Aneb), la Banque des Territoires, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le Cercle Français de l’eau, France Water Team et l’Union des Industries et Entreprises de l’Eau (UIE) ont décidé de sceller un partenariat en créant le collectif Aquagir. Objectif : accompagner de bout-en-bout des projets de gestion des eaux dans les territoires "avec une vision globale, collective et écosystémique des enjeux et des solutions". Première traduction concrète : un site internet qui sera déployé prioritairement dans 3 territoires pilotes – les régions Centre-Val de Loire, Hauts-de-France et Nouvelle-Aquitaine.
Alexandre D., médiateur scientifique, tente de confronter les argumentaires pro- et anti-bassines, puis de positionner ce que les scientifiques pourraient/devraient dire en matière de mégabassines. Le propos est pédagogique et incite au débat.
Alberto Núñez Feijóo, le chef de file de la droite espagnole aux législatives du 23 juillet prochain, promet un investissement massif de 44 milliards d'euros pour résoudre les problèmes croissants provoqués par le manque d'eau dans le pays. La question de l'eau et de son utilisation est ces dernières semaines au centre du débat politique en Espagne compte tenu de la sécheresse exceptionnelle. Le gouvernement de gauche a d'ailleurs annoncé en mai un plan d'urgence de plus de 2 milliards d'euros pour lutter contre le manque d'eau et venir en aide à l'agriculture.
D'ici neuf mois, quelque 5 000 installations classées devront avoir recherché les substances per- ou polyfluoroalkylées dans leurs rejets. Les résultats de ce diagnostic permettront de fixer les modalités d'une surveillance pérenne.
L’influence du poids des villes dans leur affaissement intéresse de plus en plus les scientifiques. De quoi relancer la réflexion vertigineuse sur l’avenir des villes côtières, et sur les limites de leurs facultés d’adaptation face à la montée des eaux.
Identifier les bonnes pratiques transposables à d’autres territoires frappés par une catastrophe similaire, tel est l’objectif poursuivi par une mission flash sur le bilan des mesures de reconstruction dans les trois vallées des Alpes-Maritimes dévastées par la tempête Alex d'octobre 2020 et dont les travaux ont été présentés ce 14 juin. Culture du risque, méthodes de reconstruction, utilisation de démarches simplifiées et des procédures d’urgences, sont autant de leçons à dupliquer pour faire face aux événements climatiques extrêmes.
L’industriel français a contaminé l’eau potable de milliers de personnes et fait d’innombrables victimes. Un lanceur d’alerte dénonce ses mensonges et ses stratégies pour échapper à de nouvelles indemnisations. Dans le New Hampshire, les juges conservateurs ont jusqu’ici laissé faire.
L’étude montre qu’il n’y a tout simplement pas assez d’eau pour remplir les trente mégabassines programmées dans la Vienne. Mais la préfecture ne « valide pas » ce constat objectif car les impacts socio-économiques ne sont pas pris en compte. Un raisonnement par l’absurde qui sape un travail scientifique inédit.
Les Nations unies ont adopté, le 19 juin, le premier traité de protection de la haute mer. Il s’agit d’une avancée importante pour préserver ces eaux menacées par les activités industrielles, selon Klaudija Cremers, de l’Iddri.
Pour la première fois l'émission politique de France 3 "Dimanche en politique" est animée en commun par France 3 Pays Catalan et France Bleu Roussillon. Pour cette première, le vice-président du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Nicolas Garcia, fait le point sur le dossier sècheresse.
Il y a quelques temps, les laitues d’eau et les jacinthes d’eau qui avaient envahi la rivière de Nogent à Sainte-Rose puis le typha et le salvinie qui avaient eux aussi pris d’assaut les mares de la Pointe Allègre ont justifié une intervention des agents du Parc National de la Guadeloupe. Parfois à la main, ils ont enlevé ces plantes exotiques envahissantes et ont tenté de les valoriser mais ils s’avèrent que ces déchets verts sont toxiques.
Le projet de tunnel ferroviaire à travers les Alpes impacte des zones de protection de sources d’eau potable, d’après des informations de Mediapart. Il est pourtant interdit, dans ces périmètres, de creuser ou d’utiliser des explosifs. « C’est illégal », clament les opposants, tandis que le gouvernement et le constructeur assurent respecter la loi.
Découvrez ce nouveau récit qui nous emmène en Haute-Saône à la rencontre de la Linotte et de la Quenoche, deux rivières qui finissent leur course dans le lit de l'Ognon.
La région des Alpes est celle qui se réchauffe le plus en France, avec 2 °C environ depuis 1950. Au cours des cinquante dernières années, les Alpes ont perdu un mois d’enneigement. A la fin du XXIe siècle, deux à trois mois supplémentaires seront perdus si les émissions se poursuivent au rythme actuel.
Du point de vue des fédérations de moulins, c’est une victoire importante, même si pour l’instant celle-ci n’est rendue que par une juridiction de première instance (décision qui n’entrera pas aux tables du rec. mais qui est tout de même classée C , et non C). Pour les Agences de l’eau, c’est le début d’un moment de grande vigilance pour leurs règlements d’interventions / programmes pluriannuels d’intervention.
C'est David contre Goliath. La Chine mène une lutte acharnée contre l'avancée du désert dans le nord du pays. Sous l'effet des changements climatiques, les tempêtes de sable sont de plus en plus fréquentes et le désert menace d'engloutir des zones habitées.
L’Assemblée nationale vient de rétablir ce 8 juin, en première lecture d’une proposition de loi d'origine sénatoriale, le transfert obligatoire des compétences eau et assainissement aux communautés de communes le 1er janvier 2026 que le Sénat avait rendu optionnel le 16 mars dernier. Les députés ont néanmoins voté le transfert possible de ces compétences à des syndicats infracommunautaires et renforcé les facultés d’intervention des conseils départementaux. Des assouplissements que le Sénat devrait à n’en point douter juger insuffisants lorsqu’il remettra une nouvelle fois l’ouvrage sur le métier.
Par décision du n° 1904387 – 2207014 du 9 juin 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise saisi par Hydrauxois, la FFAM et de nombreux autres requérants associatifs vient de prononcer l’annulation partielle du programme d’aide à la destruction des ouvrages hydrauliques en rivières classées continuité écologique de l’agence de l’eau Seine-Normandie.
L’augmentation de la production de l’industriel franco-italien, très gourmand en eau pour la production de ses semi-conducteurs, suscite des tensions après un été 2022 marqué par la sécheresse.
Plusieurs arrêtés préfectoraux, pris entre 1976 et 2019, autorisent des usines chimiques à rejeter leurs eaux polluées dans la Romanche. Pourtant, c’est interdit car l’eau potable de la métropole de Grenoble y est puisée. La justice a ouvert une enquête préliminaire.
Une usine d'embouteillage verra-t-elle le jour à Montagnac près de Meze dans l'Hérault ? Un forage est très convoité. En réunion publique des riverains mécontents ont averti la population du projet de la Société Alma, l'un des plus grands groupes d'eau minérale et de source en France de plus d'un milliard d'euros de Chiffre d'affaires par an.
Le rapporteur public du tribunal administratif vient de donner raison à Eau & Rivières de Bretagne : l'ARS (Agence régionale de santé) aurait "tripatouillé" les analyses des eaux de baignade. Un scandale sanitaire enfin révélé au grand jour.
Augmenter les tarifs d'eau pour pousser les habitants à moins consommer. C'est l'idée de la communauté d'agglomération du pays de Grasse. De juin à septembre, la redevance inclut dans la facture sera augmenté. Explications.
Elisabeth Thiéblemont est Conseillère en stratégie et en prospective auprès de la Direction générale d’Eau de Paris. Réalisatrice des Ateliers Des Métamorphoses, elle nous livre, la veille du prochain atelier intitulé « Conflits d’eau, enjeux de pouvoir : de la géopolitique au dialogue territorial », sa vision sur ce sujet omniprésent ces derniers mois.
Dans le sud-est de l’Espagne, menacé par la désertification, une association expérimente des techniques agricoles qui respectent les sols et économisent l’eau.
Le 24 mai dernier, plus de 50 personnes se sont réunies à l’Agence de l’eau Loire-Bretagne pour assister à l’évènement “ Vers une économie circulaire de l’eau dans nos territoires ?“. Conférences, pitchs, tables rondes et moments d’échanges étaient au programme de cette demi-journée organisée par le BRGM, l’Institut Territoires Circulaires et le Pôle DREAM Eau & Milieux, en partenariat avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Revivez ce moment en écoutant les interventions de la journée et en téléchargeant les présentations des intervenants.
L’Espagne et les Pyrénées-Orientales sont loin d’être les seules zones méditerranéennes menacées par la sécheresse. Toute la région risque l’aridification, préviennent les scientifiques.
A la faveur de ses Assises départementales de l’eau ce mardi 30 mai, mais aussi dans un cadre bien plus large à l’horizon 2050, le Département du Var prend l’eau à bras le corps pour ne pas être sec en matière de solutions.
Après 4 années de recherche, les équipes pluridisciplinaires du projet Interreg Espace Atlantique DiadES, dont des scientifiques INRAE, mettent en lumière 5 recommandations pour une gestion durable et internationale des poissons migrateurs le long de la façade atlantique européenne. Produire des connaissances communes, utiliser des outils de coordination internationaux, créer des mesures de gestion locales adaptées à l’imprévu et partager ces connaissances entre gestionnaires, ainsi que promouvoir la culture autour des poissons migrateurs à un public large : ces actions permettront à l’avenir la sauvegarde de ces espèces d’un intérêt majeur dans un contexte rudement marqué par le changement climatique.
Dans les Pyrénées-Orientales, face à la sécheresse, les projets de forages, publics et privés, se multiplient. Mais il faut aller chercher une ressource, de plus en plus rare et de plus en plus profonde. Exemple à Saint-Féliu-d'Avall, à l'ouest de Perpignan.
Si les Etats riverains ne parviennent pas à se mettre d’accord pour revoir la répartition, décidée au début du XXe siècle, le gouvernement fédéral devra trancher dans le vif.
La sécheresse inédite qui frappe Mayotte provoque des pénuries d’eau croissantes. Une catastrophe pour les habitants des bidonvilles, désignés à tort comme les seuls responsables de cette crise par les militants anti-immigration.
Dans le Lot-et-Garonne, les digues qui permettent de lutter contre les inondations sont de plus en plus fragiles. Dans l'impossibilité de payer les coûts d'entretiens faramineux, certaines communes les laissent se dégrader.
Évoquant une pluviométrie en berne, la préfecture du Puy-de-Dôme a instauré pour deux mois des limitations à l’usage de l’eau potable par les habitants dans une trentaine de communes proches des puits du géant de l’eau en bouteille, pas vraiment concerné par ces mesures. La société civile dénonce la captation d’une ressource autrefois abondante par l’industriel au détriment des citoyens.
Un projet routier expose à la pollution des aires de captage produisant les trois quarts de l’eau de la régie de la métropole normande. Les Soulèvements de la Terre et des collectifs organisent un rassemblement contestant l’infrastructure à partir du 5 mai.
Cet article controversé, qui n’était pas soutenu par l’exécutif, s’inscrit dans le cadre d’une proposition de loi visant à « créer un choc de compétitivité » dans l’agriculture. Ses détracteurs dénoncent une « régression environnementale ».
La nouvelle politique territoriale de l’eau a été adoptée lors de la dernière session de l’Assemblée de Corse, fin avril. Le 4 mai, le président de l’Office d’équipement hydraulique de la Corse (OEHC), Gilles Giovannangeli, était à Santa Lucia di Talla pour le lancement d’un Comité de pilotage (Copil) sur la création de deux réseaux d’eau brute pour irriguer les cultures sur la vallée du Rizzanese et la plaine de Baracci. Il revient pour Corse Net Infos sur la problématique de l’eau agricole dans le Sartenais-Valincu. Prudent sur le niveau de remplissage des barrages, il appelle les usagers à limiter dès aujourd’hui leur consommation d’eau pour éviter les pénuries estivales.
Des avions anti-pluie, des barrages détruits à dessein, de l'eau rationnée pour soumettre ou contrôler les populations: la vague de sécheresse qui touche la méditerranée occidentale fait remonter à la surface un flot d'infox et de théories du complot abondamment relayées dans les sphères climato-sceptiques.
En vue des Jeux olympiques, la Ville de Paris veut rendre la Seine baignable. Présenté comme « vert », ce projet ambitieux interroge pourtant certains écologistes.
Depuis le début des années 1980, une partie des eaux du Tage, le plus long fleuve de la péninsule ibérique, est détournée pour alimenter le sud de l’Espagne. Un transfert qui a permis à cette région aride de devenir le "potager de l'Europe". Mais alors que l'or bleu devient de plus en plus rare sous l'effet des sécheresses à répétition et du dérèglement climatique, la colère gronde en amont du fleuve.
Le projet contesté de construction d’un golf à Montagnac, à l’est de Béziers (Hérault), est en difficulté. La préfecture a émis un avis défavorable sur cette vaste opération immobilière de luxe qui comptait la construction de 600 villas et d’un golf de 18 trous. Les autorités ont justifié leur décision en mentionnant « le contexte de sécheresse précoce ».
EDF, Engie ainsi que huit autres grands énergéticiens européens se sont alliés pour défendre d'une seule voix les intérêts de l'hydroélectricité auprès de la Commission européenne. Aujourd'hui, cette source d'énergie renouvelable représente 20% de la production d'électricité en Europe. Ces installations permettent aussi d'équilibrer le réseau, un enjeu grandissant au fur et à mesure de l'intégration du solaire et de l'éolien dans le mix électrique européen. Toutefois, les ONG et certains partis politiques s'y opposent en raison de son impact sur la biodiversité.
Des retenues d’eau de plus en plus vides, et une agriculture intensive qui pompe l’essentiel des ressources : des militants s’inquiètent du risque d’un « effondrement hydraulique » de l’Espagne. Le gouvernement de Pedro Sánchez semble tiraillé entre son aile écolo et un ministère de l’agriculture qui refuse de tourner le dos à l’agro-industrie.
Le ministère de la Transition écologique s'est pourvu en cassation vendredi 5 mai 2023, trois semaines après la décision du tribunal administratif de Bordeaux de suspendre la pêche à la lamproie en Gironde. Une espèce "en plein effondrement", selon une association environnementale.
En Belgique, un mégacomplexe pétrochimique de TotalÉnergies inonde les terres et les cours d’eau de ses billes de plastique. Un préjudice inestimable, qui n’est pas près de s’arrêter.
Entre hydroélectricité et « hydrologie des réservoirs biologiques », l’équilibre est très délicat à opérer. Avec, comme on le voit dans d’autres cadres juridiques connexes, une difficulté de plus en plus grande à arbitrer entre enjeux en termes d’énergies renouvelables, d’une part, et biodiversité, d’autre part. Une affaire, sur la Sallanche (Haute-Savoie) avait fait couler beaucoup d’encre quand le TA de Grenoble avait censuré un projet important et coûteux. Or, chose rarissime, voici que la CAA de Lyon vient de suspendre ce jugement, et ce par un « sursis à exécution ».
Derrière les mégabassines ou le barrage de Sivens, on trouve la discrète Compagnie d’aménagement des Coteaux de Gascogne. Promouvoir l’irrigation lui permet de capter des financements publics.
Vingt départements ont déjà adopté des mesures de restriction d’eau pour faire face à la sécheresse, a comptabilisé l’AFP ce mercredi 3 mai. Ils n’étaient que huit au printemps dernier.
La variation de la température en eau profonde compromet la reproduction du poisson emblématique des lacs alpins. La société de pêche refroidit l’eau pour élever les alevins. Un signal qui pousse la région à interroger son modèle de développement.
Le ministre de la Transition écologique a annoncé de nouvelles restrictions des usages de l'eau dans les départements concernés par la sécheresse. La vente des piscines hors sol va être interdite dans les Pyrénées-Orientales.
L’UE regorgerait d’importants gisements hydroélectriques non exploités et potentiellement très utiles pour flexibiliser le système énergétique. Mais comme pour le nucléaire, les ONG tirent la sonnette d’alarme : les effets sur l’environnement d’un redéploiement de la filière seraient dévastateurs.
Les sécheresses des étés 2022-2023, comme l’annonce par le président de la République, le 30 mars au barrage de Serre Ponçon, de l’élaboration d’un Plan eau, signent l’irruption brutale d’une crise systémique du modèle de gestion de l’eau que la France a inventé à l’orée des années 1960. Cette crise appelle une refonte radicale de ce modèle : il a échoué à atteindre ses objectifs et menace l’équilibre ainsi que la pérennité d’écosystèmes durablement fragilisés par l’impéritie des instances dirigeantes.
Un pesticide interdit il y a deux ans continue d’empoisonner les habitants de plusieurs villages de l’Aisne. Certains ne peuvent plus boire l’eau du robinet. La solution ? Diluer la pollution en se raccordant aux voisins.
Deux actualités de ces derniers mois, l’une australienne et l’autre française, permettent d’illustrer la mise en œuvre concrète des conventions et directives internationales sur la gestion des eaux de ballast et des biosalissures (fouling).
Luc Aquilina, Patrick Durand et Olivier Ragueneau, chercheurs au sein du Groupe scientifique algues vertes, regrettent dans une tribune au « Monde » que dans ce dossier, tout comme dans celui des mégabassines, la parole des scientifiques reste ignorée.
Le rebelle franc-comtois qui aimait peindre la Loue dans son pays d’Ornans (Doubs) serait furieux de l’état dans lequel la rivière aborde un printemps et un été dans un état sanitaire très préoccupant. Très largement dû à des dérives productivistes agricoles d'opportunistes profitant de la réussite du Comté et sapent la réputation d’une filière jusqu'ici modèle agricole. (Gilles Fumey).
"Un procédé has-been." Alors que la France veut tendre vers une utilisation de la ressource en eau de plus en plus responsable, l'entreprise Coca-Cola est pointée du doigt par les acteurs locaux franciliens. Elle est accusée de trop utiliser une nappe phréatique d'Essonne.
Projet européen financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon Europe Recherche & Innovation, InnWater a pour objectif principal de promouvoir l'innovation sociale pour renouveler la gouvernance multi-niveaux et intersectorielle de l'eau. Développé par un consortium de 13 partenaires mené par l'OiEau, le projet a été officiellement lancé le 26 et 27 avril à Limoges, en présence d'experts venus de six pays européens (France, Hongrie, Espagne, Italie, Suède, et Royaume-Uni).
Pas de réelles économies d’eau, travaux trop longs et coûteux : le projet d’Emmanuel Macron de passer les réacteurs nucléaires en circuit fermé n’est pas une solution miracle.
La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi) est une compétence confiée aux intercommunalités depuis le 1er janvier 2018. Dans un contexte de raréfaction des ressources , le Cerema, INRAE, Intercommunalités de France et l’ANEB ont lancé un appel à partenaires pour accompagner les territoires dans la mise en œuvre de cette compétence.
La volonté du gouvernement de droite d’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, de légaliser l’irrigation de cultures illégales proches de l’une des principales zones humides d’Europe, le parc de Doñana, irrite le gouvernement central de gauche et défie Bruxelles, dans un contexte de sécheresse exacerbée et d’année électorale en Espagne.
Des communes françaises se sont récemment mises au dessalement de l’eau de mer pour faire face à la sécheresse. Ce procédé a cependant des répercussions écologiques néfastes.
Le préfet d'Angers annonce avoir placé le département du Maine-et-Loire en vigilance et appelle à une consommation raisonnée pour préserver la ressource en eau. En Loire-Atlnatique, la préfecture n'a pas pris d'arrêté, mais lance une campagne pour inciter les usagers et consommateurs d'eau à anticiper les restrictions estivales.
Pour repeupler les rivières de ses saumons, le conservatoire national du saumon sauvage a lancé une opération de piégeage à Vichy, dans l’Allier mercredi 19 avril. Cette année, seulement 200 saumons ont remonté l'Allier. Un nombre aussi bas qu’en 1994.
Un rapport dresse un constat inquiétant sur la présence de PFAS, ou polluants éternels, dans l’environnement. Nicolas Thierry, député EELV, dénonce le manque d’action des pouvoirs publics.
Le plan Eau présenté par le président de la République [...] n’aura que partiellement emporté la conviction de la Fédération nationale des collectivités concédantes, (FNCCR), qui déplore dans un communiqué "des dissonances qui diluent de bonnes mesures". Globalement, la fédération se félicite de la repolitisation de la question de l’eau, "qui ne doit pas se limiter à des approches techniques et des procédures administratives", et "se réjouit de l’adoption de plusieurs actions proposées ou soutenues par ses élus". Dans le détail, la critique se fait toutefois surtout négative.
Plus rapides et plus difficiles à prévoir, les « sécheresses éclair » deviennent de plus en plus fréquentes. Avec de terribles conséquences pour les animaux et la végétation à travers le monde.
L'incendie qui a ravagé près de 1000 hectares de côtes catalanes entre Banyuls-sur-mer et Cerbère dans les Pyrénées-Orientales accroit l'inquiétude de la population comme celle des scientifiques. Le département affiche désormais un déficit d'eau de pluie digne d'un climat désertique.
La Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation de l’Assemblée Nationale vient de rendre un rapport à la suite d’une « Mission « flash » sur l’exercice des compétences relatives à l’eau et à l’assainissement par les communes et leurs groupements », sous la plume conjointe de Mesdames Catherine COUTURIER et Marie-Agnès POUSSIER-WINSBACK, députées. Ce document n’est pas très détaillé et les exemples n’abondent pas : il n’en demeure pas moins intéressant, sur le fond, d’une part, et en tant qu’il s’avère révélateur de l’état d’esprit de nombre de parlementaires, d’autre part.
La menace d’une crise énergétique a accentué la pression pour forcer la transition énergétique en Suisse. Les conseils en débattront lors de la session du printemps qui s’annonce. L’utilisation des cours d’eau joue à ce propos un rôle majeur. Deux chercheurs de l’Eawag expliquent quels risques courent les systèmes aquatiques lors de l’utilisation de potentiels inexploités et comment évaluer les conflits.
C’est la première action du nouveau collectif des Naturalistes des terres. Dans un communiqué de presse envoyé à Reporterre, ses membres ont revendiqué le rebouchage d’une canalisation dans la tourbière du Bourdet (Deux-Sèvres).
Une "action coup de poing" menée par la FDSEA, à l'ouest de Castelnaudary, au niveau de l'écluse de Laurens. La quarantaine d'agriculteurs bloque le Canal du Midi depuis ce vendredi matin 14 avril.
Mediapart a enquêté sur les douze agriculteurs directement raccordés à la mégabassine de Sainte-Soline. Ces exploitants, qui possèdent de grandes surfaces, veulent coûte que coûte maintenir leurs rendements, en répondant aux exigences de l’agro-industrie.
Les amateurs de coquillage munis de râteaux ne font pas bon ménage avec les zostères. Ces plantes qui s’étalent sur les plages d’Ille-et-Vilaine sont pourtant des refuges pour la faune. Mais une brigade veille au grain.
Une mission flash de la Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation de l’Assemblée nationale dénonce un émiettement de la politique du petit cycle de l’eau et plaide pour une plus grande intégration, dans une "intercommunalité choisie". Parmi les recommandations du rapport, figure l’instauration d’une REP Eau, qui prend un relief particulier après la publication ce 6 avril d’un rapport de l’Anses mettant en avant la persistance dans les eaux d’un métabolite de pesticide interdit depuis 2020.
La proposition de loi sur le retrait-gonflement des sols argileux adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale, ce 6 avril, dans le cadre de la journée d'initiative parlementaire du groupe "Ecologiste", vise à améliorer le dispositif d’indemnisation des particuliers victimes de ce phénomène dû à la sécheresse et assis sur le régime des catastrophes naturelles.
Une étude sur les PFAS, des polluants persistants dans les sols et l’eau, est retenue à Matignon depuis octobre 2022, dénonce le député écologiste Nicolas Thierry.
Un rapport d'inspection interministériel sur la sécheresse de l'été 2022 indique que le "pire" a été évité l'an dernier mais pointe plusieurs dysfonctionnements et émet 18 recommandations pour améliorer la gestion de l'eau et des crises à venir autour de cette ressource.
Les violences autour de l’accès à l’eau à Sainte-Soline sont-elles amenées à se multiplier en France ? Comment mieux gérer cette précieuse denrée ? Réponses avec l’économiste Esther Crauser-Delbourg, invitée de notre après-midi 2049 consacrée à l’eau.
Le 31 mars, au lendemain d’une manifestation de pêcheurs inquiets pour l’avenir de leur filière — qui rassemblé près de leur bâtiment environ 700 travailleurs de la mer —, un incendie a dévasté leurs bureaux.
Découvrez le deuxième épisode de la série de podcasts Ateliers des Métamorphoses. "L'homme augmenté en eau" invite à réfléchir à la capacité de l'espèce humaine à s'adapter individuellement et collectivement à la raréfaction de la ressource en eau.
Face à une sécheresse historique et à la pénurie qui s’annonce pire que celle de l’été dernier, avec des nappes phréatiques très en dessous de leur niveau habituel, Emmanuel Macron sort son « plan eau » : 50 mesures censées prendre le problème à bras le corps, présentées la semaine dernière dans les Alpes. Blast a suivi pendant des semaines sa préparation sous... influence. Enquête et décryptage sur un catalogue de mesures ineffectives dicté par les lobbies.
Dans un projet d'inventaire de grande envergure, la faune piscicole des rivières suisses a été recensée et plus de 50 espèces ont été enregistrées. Pour la première fois, les petits poissons comme le chabot ont été, eux aussi, recensés avec plus d'une espèce. Dans le cadre du Progetto Fiumi, les poissons de rivière ont été inventoriés avec des méthodes standardisées et étudiés aussi bien sur le plan morphologique que génétique. C'est dans les grandes rivières de plaine que leur diversité est la plus forte. Mais les tronçons proches d'un état naturel y sont également rares.
Alors que des manifestations se sont déroulées ce week-end contre les méga bassines à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres, en Ile-de-France aussi se pose la question de leur utilisation. Dans le Val-d'Oise, la seule méga bassine de la région va être détruite dans le village de Banthelu. Creusée sans permis d'aménagement, elle va être rebouchée sous demande de la préfecture.
Les acteurs de l’eau ont diversement accueilli les mesures du plan "pour une gestion résiliente, sobre et concertée de la ressource" présenté par Emmanuel Macron ce 30 mars. Si les associations d’élus sont globalement satisfaites, de même que les entreprises de l’eau, les associations environnementales restent sur leur soif.
La fonte rapide des glaces de l’Antarctique risque de ralentir considérablement les courants d’eau profonde dans les océans, avec des conséquences catastrophiques pour les écosystèmes et le système climatique, selon une étude parue le 29 mars dans la revue Nature.
Le ministre de l'Agriculture, invité au congrès de la FNSEA à Angers, a annoncé jeudi 30 mars que les prélèvements d'eau pour l'irrigation ne seraient pas réduits. Cette position est décriée au sein de la Confédération paysanne de Vendée, qui estime qu'elle n'est pas à la hauteur de l'urgence climatique.
Un mois après, François Cavallier n’en revient toujours pas. Fin février, lui et huit autres maires des communes du Pays de Fayence ont annoncé leur « plan Marshall » de l’eau et une mesure phare : la mise en « pause » de la délivrance de nouveaux permis de construire dans les cinq années à venir. La raison ? Il n’y aura tout simplement pas assez d’eau pour tout le monde. Depuis, le téléphone n’arrête pas de sonner : les entrepreneurs de la construction crient au scandale, les écologistes applaudissent, la préfecture approuve. « Je ne pensais pas que ça soulèverait autant de réactions », confie celui qui est maire de la commune de Callian, village perché à l’entrée du pays de Fayence.
Dans une étude de prospective, l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) décrit trois scénarios qui permettraient d’atteindre une agriculture sans pesticides en 2050. Résolument différents (privilégiant un fort appui technologique ou au contraire la quasi-absence d’intervention), tous trois supposent, de manière plus ou moins aiguë, un véritable bouleversement des pratiques agricoles et affectent fortement l’ensemble de la filière, en commençant par le citoyen – consommateur et riverain.
Le Sénat a adopté à la majorité le 15 mars dernier une proposition de loi qui supprime purement et simplement la loi NOTRe, et prévoit même un retour en arrière possible pour les communes ayant déjà procédé au transfert ! A la quatrième tentative depuis 2018, nous y sommes. Que va faire le gouvernement à l’Assemblée, jusqu’ici il s’est toujours mollement opposé à cette suppression, va-t-il persévérer. A t-il toujours besoin de la droite ? En septembre prochain le Sénat réélit la moitié des sénateurs, faites vos jeux… Ci-après les échanges en commission qui éclairent le fond du débat.
Le réseau régional “Gestion Durable et Intégrée à l’urbanisme des Eaux Pluviales” (GDIEP) est officiellement lancé ! Ce réseau est développé par le Pôle DREAM, en partenariat avec 4 collectivités : Agglopolys, Bourges Plus, Chartres Métropole et Tours Métropole Val de Loire. Il bénéficie d’un soutien financier de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et de l’expertise de l’ADOPTA. Il a pour but de promouvoir et de mettre en place des actions, en lien avec la gestion durable et intégrée des eaux pluviales, au sein du territoire régional en vue d’un retour de la nature en milieu urbain.
Manif contre le débit réservé de la Têt, procession pseudo-religieuse, à Perpignan… Et maintenant un plan d’urgence de l’Etat et du département pour des économies, des travaux pour limiter les fuites… On entrevoir des solutions d’avenir comme des retenues d’eau, la réutilisation des eaux usées voire la création d’une… forêt de 10 000 arbres ! Ailleurs, en Occitanie, où la situation commence à se crisper, la Région travaille à la création d’un grand réseau hydrique régional sur les 13 départements. Du côté du bassin Adour-Garonne, là aussi, un plan se met en place pour anticiper “sur un été qui risque d’être difficile…” a commenté le préfet de Région.
Face aux pénuries qui s’aggravent, Antonio Guterres a insisté pour que tous les humains aient de l’eau sur la planète, à l’issue d’une conférence sur le sujet qui a suscité un peu d’espoir.
Eaux de pluie, eaux souterraines drainées par les réseaux d’assainissement, autant de ressources en eau que le Sagyrc et ses partenaires, souhaitent gérer au bénéfice des milieux aquatiques et du territoire. Depuis quelques années, des actions d’envergure ont été réalisées et la dynamique se poursuit. En cette journée mondiale de l’eau 2023, l’occasion est donnée de faire un premier bilan, alors que la sécheresse hivernale suscite de vives inquiétudes.
Augmentation des prélèvements, réchauffement climatique et pollution mettent à mal la ressource. Les pénuries vont se multiplier et créer de plus en plus de tensions.
Du 22 au 24 mars se tient à l’ONU à New York, la conférence sur l’eau. Si la réunion ne négocie aucun traité, sa tenue est importante à un moment où la communauté internationale est très loin d’atteindre les objectifs onusiens en la matière. Illustration d’une problématique à travers plusieurs exemples concrets.
Rappelant de fâcheux précédents historiques, le gouvernement joue ouvertement de la stratégie de la tension à l’encontre du large mouvement de contestation des megabassines.
C'est une belle récompense des efforts engagés depuis des années. La commune de Muttersholtz (Bas-Rhin) n'a pas versé un euro à son fournisseur d'électricité depuis six mois parce qu'elle a réussi à produire suffisamment d'électricité, grâce notamment à ses centrales hydroélectriques.
La politique de l'eau en France souffre d'une organisation complexe et incohérente, inadaptée aux enjeux de la gestion quantitative de la ressource, selon la Cour des comptes. Elle demande dans son rapport 2023 de la "clarifier" en suivant mieux la géographie de l'eau. Elle recommande ainsi de la structurer autour du périmètre des sous-bassins versants.
Ce parcours regroupe vingt fiches expériences ainsi qu’un mode d’emploi pour la réalisation d’une maquette de bassin versant. Il a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence de l’Eau Loire Bretagne. Il s’intéresse au fonctionnement des milieux aquatiques, aux sources et aux types de dégradations, aux mesures de restauration, à la notion de bon état écologique.
Le parc atomique est le deuxième plus gros consommateur d’eau douce en France, plus que les buveurs d’eau potable. Alors que les inquiétudes liées à la sécheresse s’accroissent, ce sujet crucial est absent de la loi sur les nouveaux réacteurs, en débat à l’Assemblée à partir du 13 mars.
Alors que la France vit une sécheresse hivernale inédite, le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a décidé de réunir les préfets, ce lundi 06 mars, pour anticiper et prévenir les risques de sécheresse sur l'ensemble du territoire. Pour le moment, aucune mesure prise ne semble être à la hauteur de l'urgence. Reste à voir si cette volonté affichée saura dépasser la simple communication politique.
La Régie des Eaux de la Seine et de l’Orge. C’est le nom de la nouvelle régie publique de distribution de l’eau potable créée par quatre communes Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge (Essonne) et Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) avec l’accompagnement de l’Établissement public territorial (EPT) 12 Grand Orly Seine Bièvre.
En Espagne, la demande en eau des cultures maraîchères du Sud, qui nourrissent l’Europe, assèche le fleuve Tage, les lacs et les rivières. Le nouveau plan hydrologique de l’État devrait limiter la casse.
Pour inaugurer un cycle d’auditions sur le thème de la gestion durable de l’eau, la nouvelle mission d'information du Sénat a réuni lors d'une table ronde, ce 28 février, les six agences de l’eau. Gage d’une vision à long terme, ces outils de gouvernance ont fait de l’adaptation au changement climatique le fil conducteur de leur politique d'intervention. Garantir des ressources en eau de qualité et en quantité suffisante, dans une démarche de sobriété et en assurant une solidarité territoriale forte, nécessite toutefois de mettre fin à la baisse continue des moyens financiers et humains qui y sont consacrés.
Le projet prévoyait la création de six bassines destinées à l’irrigation dans le Marais poitevin (Charente-Maritime). L’annulation de son autorisation environnementale a été confirmée par la cour administrative d’appel de Bordeaux le 23 février, selon Actu-environnement.
L'objectif principal d'InnWater est de promouvoir l'innovation sociale pour renouveler la gouvernance multi-niveaux et intersectorielle de l'Eau. Il répond au besoin de trouver des solutions durables d’arbitrage des usages de l’eau tenant compte des réalités de terrain des acteurs face aux défis du changement climatique. Lancé le 03 mars 2023, InnWater se déroulera jusqu'en février 2026.
Après un été caniculaire et un hiver sans précipitation, l'état des réserves en eau est préoccupant. Le déficit atteint parfois 70%. Les préfets sont appelés à prendre des arrêtés de restriction d'eau "dès maintenant" pour anticiper d'éventuelles situations de crise l'été prochain.
Avec le projet Dreaup, le CSTB recrute des collectivités de toutes tailles, partout en France, pour mettre à jour les statistiques de l'eau et leur donner les clefs d'une politique adaptée à leur territoire. Détails avec Maxime Roger, son directeur eau.
Le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, a demandé lundi aux préfets coordonnateurs de bassin d’anticiper les éventuelles situations de pénurie d’eau.
L’édition 2022 du séminaire SAGE « Le SAGE face aux situations hors normes » a eu lieu à Lille en octobre 2022. Retrouvez les restitutions des ateliers, les synthèses des tables-rondes et des échanges du world café sur la réforme des SAGE dans les actes qui viennent d’être publiés !
La région du Delta du Nil, en Égypte, est particulièrement exposée à l’élévation du niveau de la mer, accentuée par le réchauffement climatique. Alexandrie, la ville côtière la plus dense, tente de se protéger du phénomène depuis plusieurs décennies en multipliant les solutions.
Depuis le 21 janvier, la France est touchée par une sécheresse hivernale qui bat le record de 31 jours établi en avril 2020. Quels sont les scénarios à l'étude pour faire face au manque d'eau ? Quels sont les leviers d'action pour s'adapter au changement climatique ? Avec : Lola Vallejo directrice du programme climat de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) ; Eric Sauquet Directeur de recherche en hydrologie à l'INRAE (l'Institut National de Recherche Agronomique).
Dans le Var, certaines communes viennent de décider de geler toute nouvelle demande de permis de construire pour les quatre prochaines années. La raison : la population est déjà trop importante pour les faibles ressources en eau des nappes phréatiques.
Bien que la loi les y oblige depuis un an, les sociétés de réseau de transport n’ont toujours pas équipé gares et stations d’un point d’eau potable gratuit. Elles invoquent des difficultés techniques et économiques.
La journée d’échange sur la gestion des banquettes de Posidonie du 3 février 2023, co-organisée par la Région et la DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur, a réuni environ 80 participants impliqués dans la gestion des plages (scientifiques, élus, agents des collectivités, des services de l’État, des établissements publics, associations). Les présentations sont disponibles.
Cela fait plus de 32 jours sans une goutte de pluie (ou presque). En Poitou-Charentes, comme partout ailleurs en France, le manque d'eau est criant. C'est justement le moment choisi par les pêcheurs de Charente-Maritime pour marquer leur opposition aux retenues d'eau pour l'agriculture.
Depuis le début du XXIᵉ siècle, les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique ont perdu plus de 500 milliards de tonnes… soit six piscines olympiques chaque seconde pendant 8 451 jours. Publiée le 14 février dans la revue Nature Communication, une étude démontre que la contribution de ces étendues blanches à la montée du niveau des océans a été sous-estimée.
Dans un rapport examiné ce 15 février, la commission des finances du Sénat estime que la récente ordonnance du gouvernement sur la prise en charge des dégâts causés par le retrait-gonflement des sols argileux (RGA) dû à la sécheresse ne répond que "très imparfaitement" aux enjeux soulevés et pourrait même "remettre en cause la logique assurantielle" du régime des catastrophes naturelles. Face à un risque appelé à s'amplifier, la haute assemblée juge nécessaire de mettre en place une véritable politique de prévention sur le bâti existant, en mobilisant le fonds Barnier pour financer les expérimentations les plus abouties.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie publie deux guides opérationnels, l’un pour les SCOT et l’autre pour les PLUi. Ces guides sont destinés à accompagner les urbanistes dans la lecture et la compréhension des ambitions du SDAGE.
Après une année marquée par la sécheresse et des records de chaleur, même en hiver, la neige est finalement arrivée en Corse. Cela suffira t-il à garantir la pérennité de la ressource en eau une fois l'été venu ? Rien n'est moins sûr.
Depuis le 15 février, l’usage de munitions au plomb est désormais interdit dans les zones humides de l’Union Européenne. En France, une interdiction similaire était déjà en vigueur depuis 2006. Mais elle s’étendait à 30 mètres autour des zones humides. La réglementation européenne étend désormais ce périmètre à 100 mètres, et élargit la définition des zones humides.
Depuis une semaine, les 2 000 habitants d'Arlanc, située dans le Puy-de-Dôme, n'ont pas d'eau potable dans les robinets et les nappes phréatiques sont vides. Alors un camion-citerne de 11m3 fait des allers-retours avec une autre ville qui possède une réserve dans sa bouche à incendie. Christian Delorme, employé communal d'Arlanc, fait ainsi ces déplacements cinq fois par jour, "de 5 heures du matin jusqu'à 7 heures le soir", précise-t-il.
Samedi 4 février, un train rempli de produits toxiques a déraillé avant de s’enflammer à la frontière entre l’Ohio et la Pennsylvanie. Les habitants craignent de lourds dégâts sur la santé, l’environnement et l’eau potable.
Le projet aurait des conséquences sur des zones humides de la vallée du Rhône. « Les atteintes portées par le projet à la ressource en eau et à l’environnement excèdent l’intérêt de celui-ci et sont de nature à lui retirer son caractère d’utilité publique », ont estimé les juges.
La Méditerranée est particulièrement touchée par l’invasion de deux espèces de crabes bleus de la même famille (Portunidae) : le Crabe bleu américain, Callinectes sapidus (natif des côtes atlantiques américaines) et le Crabe bleu nageur de Mer Rouge, Portunus segnis (natif de Mer Rouge et d’Indo-Pacifique). Ces deux espèces présentent depuis une dizaine d’années une forte expansion de leur distribution en Méditerranée et une explosion parfois démesurée de leur densité.
La pénurie d'eau a été un véritable défi pour la commune de Berrien cet été. Le manque d'eau a affecté la vie quotidienne des habitants. Le maire de la commune assure que les solutions pour éviter une telle situation sont en place.
Après avoir discuté dynamique de population salmo en février 2022 avec Laurent Garmendia (directeur de la FDAAPPMA09), nous restons cette année encore dans les Pyrénées centrales où nous avons rencontré un voisin, Olivier Plasseraud, pêcheur hydrobiologiste multi-casquette du 31, pour parler sociologie, évolution du loisir pêche et perspectives ! Une discussion dense et passionnante que nous partageons aujourd'hui avec vous.
15 millions de personnes à travers le monde sont menacées par le débordement des lacs glaciaires, favorisé par le changement climatique. Tel est le résultat d’une étude publiée le 7 février dans la revue scientifique Nature Communications. Les populations vivant dans les hautes montagnes d’Asie et dans les Andes sont les plus vulnérables. Plus de la moitié des personnes à risque se trouve en Inde, au Pakistan, au Pérou et en Chine.
Contrairement à ce que le ministre du travail a affirmé tout le week-end, la police a bien mis la main, lors d’une perquisition chez lui, sur des échanges compromettants avec l’un des leaders français de la gestion de l’eau. Le document, dont Mediapart révèle le contenu, est accablant : il montre des négociations occultes autour d’un marché public que le PNF considère aujourd’hui comme truqué.
Au sud de Mexico, le bassin de Xochimilco est l’une des dernières zones humides de la ville. Le tourisme et l’étalement urbain mettent en péril écosystèmes et savoir-faire traditionnels.
Jamais autant d'acteurs publics ne se sont engagés ensemble pour améliorer la qualité de l'eau sur le bassin versant de Grand Lieu. La volonté politique est affichée, reste à agir.
Source : http://actu.fr Ajouté le 08 février 2023 à 16:37
Il s’agissait d’un dossier très attendu. L’Agence européenne des produits chimiques (Echa) a dévoilé mardi 7 février sa proposition pour débarrasser l’Europe des « polluants éternels ».
Vous êtes un acteur du bassin Rhin-Meuse. Vous souhaitez valoriser vos actions en faveur de la protection de l’eau... Inscrivez-vous dès maintenant aux Trophées de l’eau 2023. Votre candidature doit nous parvenir au plus tard le 30 avril 2023.
En 2022, plusieurs plantes exotiques ont été identifiées dans un milieu naturel humide en France. Ce phénomène méconnu des amateurs d’aquariophilie inquiète les scientifiques.
Alors que la péninsule, toujours confrontée aux pollutions de son littoral, sort d’une crise de l’eau potable sans précédent, le préfet du Finistère a autorisé le 8 novembre 2022 l’agrandissement d’une des plus grandes porcheries de France, à Landunvez (29). Quatre jours plus tôt, Inès Léraud et Kristen Falc’hon publiaient dans Mediapart un nouveau volet dans l’affaire Avel Vor. Nous le publions ici en accès libre.
Les précipitations abondantes de ces dernières semaines ont rempli les cours d’eau, en partie asséchés pendant l’été. Mais les pêcheurs le savent bien, derrière les apparences, la sécheresse reste à fleur d’eau et les dégâts, notamment sur les poissons, mettront du temps à se réparer.
« Victoire ! » Les opposants au projet de ferme-usine aquacole à Plouisy (Côtes-d’Armor) viennent de remporter une bataille. Le 2 février, les élus de la communauté d’agglomération Guingamp-Paimpol ont finalement voté contre les plans de Smart Salmon. Cette société norvégienne envisageait d’élever et transformer 8 000 tonnes de saumons par an sur cette petite commune située à plus de 30 km de la mer.
Le retour du phénomène climatique El Niño est prévu par les scientifiques pour 2023 ou 2024. Il pourrait mener à une augmentation significative de la température mondiale, avec de nombreux effets sur les écosystèmes.
En attendant les conclusions du chantier Eau de la Planification écologique et dans le prolongement de la prise de parole FNCCR, les membres du réseau France Eau Publique plaident pour la protection de la ressource en amont des pollutions et la mise en place du principe pollueur-payeur afin de répondre aux différentes pollutions affectant les eaux brutes.
Dans un texte collectif, huit députés LR, dont Aurélien Pradié, plaident pour une modernisation et un réinvestissement du parc hydraulique français. Seul un mix nucléaire/hydraulique nous permettra de concilier écologie et souveraineté, affirment-ils.
La Cour régionale des comptes (CRC) a critiqué, dans un rapport publié vendredi, la politique menée par la Collectivité de Corse en matière de gestion de l'eau, jugeant son bilan « modeste » avec des investissements « en deçà des objectifs ».
Après la manifestation des agriculteurs à Perpignan contre les restrictions de prélèvement d'eau dans la Têt : le préfet des Pyrénées-Orientales fait appel de la décision rendue par le tribunal administratif le 29 novembre 2022. "Un très mauvais signal" selon France Nature Environnement.
L'Agglomération du Cotentin a signé un nouveau contrat « eau & climat » ce vendredi 27 janvier 2023. Objectif : redoubler d'efforts pour assurer la qualité de l'eau.
Source : http://actu.fr Ajouté le 01 février 2023 à 16:48
Selon une étude dévoilée ce 24 janvier par Intercommunalités de France, 56% des intercommunalités exercent déjà la compétence assainissement collectif et 48% la compétence eau potable. Les communautés compétentes couvrent respectivement 84% et 81% de la population.
La facture de la crise climatique s’annonce salée pour les assureurs. En 2022, les catastrophes naturelles en France ont coûté 10 milliards d’euros, un record depuis 1999, selon France Assureurs.
Le porte-parole du collectif Bassines non merci, Julien Le Guet, est suivi de près. Jeudi 19 janvier, son garagiste a retrouvé un petit boîtier noir dissimulé sous l’essieu de son camion. D’après le collectif, qui a mené des vérifications, ce dispositif est un traceur qui permet de géolocaliser une personne en temps réel. La préfecture des Deux-Sèvres, interrogée par Libération, confirme l’existence du traceur GPS, qu’elle justifie par les « antécédents de violences de BNM ».
Sous la présidence de M. Jean LAUNAY, le Comité national de l’eau (CNE) s’est réuni le 5 janvier 2023, en présence de Mme Bérangère COUILLARD, Secrétaire d’État chargée de l’écologie. Il en résulte de très nombreuses propositions, dans tous les domaines des deux cycles de l’eau, et ce à la veille d’annonces gouvernementales. Détaillons ces diverses et importantes propositions au fil d’une vidéo détaillée, puis via des sources brutes.
Agriculteurs, chasseurs, élus locaux et représentants du monde économique, tous manifestent pour dénoncer la limitation des prélèvements d'eau dans la Têt décidée par le tribunal administratif. Le but : faire pression sur le préfet pour qu'il fasse appel de cette décision.
Anne Hidalgo, Maire de Paris, Patrick Ollier, Président de la Métropole du Grand Paris et Président de l’établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs et l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) engagent une vaste étude prospective sur les impacts possibles d’une pénurie en eau à l’échelle de l’aire urbaine de Paris à l’horizon 2030, 2050 et 2100. L’évaluation des impacts socio-économiques d’une telle pénurie et de ses effets sur la Seine et ses affluents permettront d’identifier de nouvelles mesures pour préparer le territoire métropolitain à faire face aux risques de sécheresse à court moyen et long terme. L’événement de lancement de cette étude s’est tenu le 25 janvier 2023 à l’Hôtel de Ville de Paris.
Dans l’attente de la présentation du plan Eau – que le ministre de la Transition écologique devait dévoiler au carrefour des gestions locales de l’eau qui s’est tenu à Rennes ces 25 et 26 janvier, mais qui ne sera finalement présenté que dans "quelques semaines" –, Régis Banquet, vice-président Grand Cycle de l’eau d’Intercommunalités de France, recommande aux communes qui n’auraient pas encore transféré leur compétence eau de s’y atteler sans tarder, alors que la date butoir de 2026 vient d’être confortée. Plus largement, il appelle notamment à revoir le modèle économique de la gestion de l’eau et à instaurer un débat, afin d’éviter une "guerre de l’eau" qui couve déjà dans certains territoires.
Un des plus proches collaborateurs du premier ministre a admis qu’il avait illégalement pêché des spécimens de cette espèce en danger critique d’extinction et menti aux agents venus inspecter son bateau.
Sous la présidence de M. Jean LAUNAY, le Comité national de l’eau (CNE) s’est réuni le 5 janvier 2023, en présence de Mme Bérangère COUILLARD, Secrétaire d’État chargée de l’écologie. Voici les trois documents qui en ressortent et qui importent à la veille, demain 26 janvier 2023, d’annonces gouvernementales à ce sujet.
De nombreuses espèces se réfugient sous la neige, en hiver, afin de s’isoler du froid. Avec les températures plus clémentes l’hiver, ce refuge saisonnier vital risque de disparaître.
Plusieurs des programmes de stockage de l’eau pour l’agriculture sont compromis en raison des faibles niveaux des nappes phréatiques et des tensions sur les usages.
Trottoirs absorbants, bassin d’infiltration, ouvrage de dépollution, décanteur hydrodynamique… Bourges Plus veut irriguer un cercle vertueux pour protéger la ressource en eau tombée du ciel.
Massivement favorables au nucléaire, les sénateurs ont adopté un article qui pourrait rendre difficile la construction des nouveaux EPR sur les sites de Penly et de Gravelines. Le gouvernement assume de faire fonctionner les centrales nucléaires en zone inondable. Le vote final a lieu mardi 24 janvier.
Alors que les conflits d’usages sur la question de l’eau ne vont faire que progresser, Antoine Werochowski, chargé de mission « politique de l’eau » à la région Bourgogne-Franche-Comté, insuffle le dialogue autour de la préservation des milieux aquatiques au moyen de sa web TV.
L'artficialisation des sols est aujourd'hui une préoccupation des pouvoirs publics, aussi bien à l'échelon national que local. Des solutions pour désimperméabiliser les sols urbains, les végétaliser, sont mises en oeuvre dans les territoires: ces fiches présentent des retours d'expériences à destination des collectivités.
Le 13 janvier dernier, le syndicat du bassin versant de la Reyssouze, l’Agence de l’eau et le Département de l’Ain ont signé un contrat environnemental 2022-2024 comprenant 11 actions de restauration et de préservation des milieux aquatiques pour un montant total de 7,8 millions d’euros.
Des plages de plastique. Depuis début décembre, des dizaines, voire des centaines de milliers de billes de plastique blanches ont recouvert différentes plages de la côte atlantique. Après le Finistère en décembre, la Vendée mi-janvier, c’est au tour de la Loire-Atlantique d’être victime d’une pollution massive à ces granulés industriels.
À cause du manque de pluie et de températures trop douces, en Haute-Garonne, la sécheresse sévit. Depuis le 11 janvier, le département a été placé en alerte orange. « La sobriété doit être généralisée », dit un élu.
Vienne nature, la LPO, UFC Que-choisir, la Confédération paysanne et la Fédération de pêche lanceront une grande réflexion sur le partage de l'eau, dimanche 22 janvier 2023.
Le nouveau cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 a été adopté le 19 décembre dernier lors de la 15e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique. Feuille de route pour la communauté internationale d’ici 2030, cet accord doit permettre d’apporter les changements de trajectoire nécessaires pour enrayer et inverser la perte de biodiversité. Mais concrètement, que peut apporter cet accord pour la protection d’écosystèmes emblématiques, comme les zones humides méditerranéennes ? Si les 23 cibles adoptées à Montréal sont pertinentes à différents degrés pour ces écosystèmes, quatre méritent ici une attention particulière en ce qu’elles sont à la fois porteuses de promesses de changement et illustratives des défis soulevés.
Une usine de production de semiconducteurs, pierres angulaires de l’industrie électronique, va être construite près de Grenoble. Citoyens, agriculteurs et militants s’inquiètent : créer ces composants demande beaucoup d’eau.
Ils sont appelés « polluants éternels », car ils se décomposent très lentement dans l’environnement : les composés perfluorés (PFAS) sont présents de façon préoccupante dans les eaux de surface françaises — les masses d’eau courantes ou stagnantes en contact direct avec l’atmosphère —, selon une étude publiée le 12 janvier par l’ONG environnementale Générations futures.
Une dizaine de canons à neige ont été dégradés dans la station de ski de La Clusaz (Haute-Savoie) pendant la nuit du 6 au 7 janvier. Des activistes anonymes s’en sont pris au système électrique et hydraulique situé sous les canons à neige, ont coupé les tuyaux et arraché les systèmes de contrôle et d’alimentation, selon un courriel des auteurs et autrices reçu par Reporterre. Avec cet acte, ils et elles souhaitent « interpeller sur l’état de certaines stations, telle que La Clusaz, ne vivant que grâce à la neige artificielle ».
Aurons-nous encore des glaciers en 2100 ? Pas sans une réduction drastique et immédiate de nos émissions de gaz à effet de serre. Si la température mondiale augmente de 4 °C — ce qui devrait arriver en cas d’usage incontrôlé des énergies fossiles —, 83 % des 215 000 géants blancs de la planète disparaîtront d’ici la fin du siècle, selon une étude publiée le 5 janvier dans Science. Même si nous parvenons à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle — un objectif d’ores et déjà inatteignable, selon des scientifiques —, la moitié d’entre eux seront anéantis.
C’est un dispositif policier hors-norme qui encage désormais les opposants aux mégabassines. À l’image de celui qu’avaient subi les militants antinucléaires de Bure il y a quelques années. Jeudi 5 janvier, jour d’un procès de manifestants antibassines, Libération a révélé les méthodes de surveillance mise en place par les enquêteurs pour réprimer ce mouvement en pleine croissance.
Ce globe-trotter a disparu du Rhin dans les années 1950. Malgré les plans successifs, la date du retour du saumon atlantique dans les eaux suisses, en amont du Rhin, est constamment repoussée depuis 2000, alors que trois barrages français se dressent encore en obstacles insurmontables. Depuis cet automne, avec le lancement des travaux sur deux d’entre eux en Alsace, le compte à rebours est lancé.
Pendant des décennies, la gestion de l’eau potable des villes françaises de Lyon et Bordeaux avait été déléguée à des sociétés privées. Mais depuis le 1er janvier 2023, ce sont des régies publiques qui en ont désormais à nouveau l’entière responsabilité politique et technique. Ces deux villes rejoignent ainsi celles qui, à l’exemple de Paris, Grenoble, Nice, Rennes et autres, ont décidé de remunicipaliser leurs services de l’eau.
De leur lit principal aux plus fins de leurs méandres, les rivières suivent toutes un cours marqué par une dynamique naturelle et des influences anthropiques. Alimentées l’une par l’autre, la Saône, le Doubs et la Loue sont intimement liées mais présentent des personnalités et des parcours bien différents.
Les élus de l’agglomération du grand Guéret sont inquiets. Le débit des captages d’eau potable est deux fois plus faible que l’an dernier à la même époque. Des travaux importants sont envisagés pour mutualiser la ressource.
Une « liste fermée » de 120 forages va bénéficier d’une enveloppe de 5,7 millions d’euros. Des fonds publics versés par la Charente-Maritime et l’Agence de l’eau Adour-Garonne pour protéger les nappes contaminées par des pesticides et nitrates.
Manque de neige, coûts de l’électricité en hausse... Les stations de moyenne altitude galèrent. Certains élus et habitants inventent d’autres modèles, mais l’attachement des villageois au modèle ski reste vivace.
Ce lundi 19 décembre 2022, les scientifiques du Parc amazonien ont fait part de leur extrême inquiétude. Ils font le constat "d’une dégradation catastrophique de la biodiversité du fleuve frontière, le Maroni". En novembre dernier, le conseil scientifique du parc a adopté une motion. Il demande la mise en place d’une coopération technique et politique entre la France et le Suriname.
Le conflit autour des megabassines destinées à l’irrigation agricole atteint un tournant. Le président du Comité de bassin Loire-Bretagne a suscité une rencontre le 15 décembre avec les opposants aux bassines. Les comparutions en justice des opposants se poursuivent. Mais de nouveaux éléments, dont la remise en cause des données du BRGM qui ont servi de caution depuis vingt ans à la fuite en avant des irrigants, vont inévitablement conduire le gouvernement à revoir sa copie, sauf à précipiter un conflit majeur.
Le 7 décembre 2022, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, Franck Robine, a installé le premier Comité Régional de l’Eau en présence de la présidente de Région, Marie-Guite Dufay et du directeur de la DREAL, Jean-Pierre Lestoille.
En 2015, deux frères hollandais avaient perdu la vie en canoë sur l’Ardèche. Jeudi 14 décembre, la cour administrative d’appel de Lyon a condamné l’établissement public territorial du bassin versant de l’Ardèche (EPTVB) à verser 155 475 € au père.
Tour à tour les communes de Sotteville-lès-Rouen, par le biais du Cerema, et de Paris viennent de publier leurs méthodes pour rénover et requalifier les cours et abords de leurs écoles. Leurs approches sont sensiblement identiques : pour développer le bien-être des enfants et préparer la transition climatique, elles s'en sont remises à une large concertation.
La mobilisation contre les mégabassines reprend jeudi à Orléans, à l’occasion du conseil d’administration de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. De nombreux scientifiques considèrent que ce type de réservoir est une « maladaptation ». Entretien avec l’hydrogéologue Florence Habets.
Le TA de Grenoble confirme qu’entre hydroélectricité et « hydrologie des réservoirs biologiques », l’équilibre est très délicat à opérer. Avec, comme on le voit dans d’autres cadres juridiques connexes, une difficulté de plus en plus grande à arbitrer entre enjeux en termes d’énergies renouvelables, d’une part, et biodiversité, d’autre part.
Il y a quatre ans, TenCate Aquavia, entité du groupe TenCate, dédiée à la conception des textiles oléo-dépolluants, lançait TenCate GeoClean® pour le traitement des eaux pluviales à la source dans des ouvrages décentralisés d’infiltration. Le 7 décembre dernier, les résultats d’une série d’expérimentations conduites par le centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement aménagement (Cerema) et le laboratoire Eau, environnement et systèmes urbain (Leesu) attestent de l’efficacité de cette solution sur la fixation et la biodégradation des hydrocarbures et HAP1. Aujourd’hui l’entreprise lance InDi’Green pour les revêtements perméables.
Au 1er janvier, le marché de l’eau sera géré en régie publique après des années d’un service délégué à Veolia, l’opérateur historique. Vice-présidente de la Métropole en charge du Cycle de l’eau, Anne Grosperrin a mené ce chantier deux ans durant. Avec, en tête, l’idée de faire de l’eau un bien commun et de mieux protéger la ressource face aux crises annoncées.
Dans les Côtes-d’Armor, près d’un millier de personnes ont manifesté contre une ferme-usine de saumons. Ils demandent l’abandon d’un projet qui pourrait polluer l’eau.
Après avoir accordé un statut de « personnalité juridique » à la rivière Magpie, des représentants des Premières Nations ont profité de la conférence de l’ONU sur la biodiversité (COP15) pour plaider pour la protection de cet important cours d’eau de la Côte-Nord. Mais Hydro-Québec persiste et signe : il n’est pas question de renoncer à l’idée d’y construire un jour un nouveau barrage.
Le présent bulletin fournit un bilan synthétique de l’année hydrologique écoulée, du 1er septembre 2021 au 31 août 2022, concernant l’évolution quantitative des ressources en eau du bassin ainsi que les faits marquants qui se sont produits sur le territoire.
Les berges de l’Huveaune, à Marseille, vont être aménagées par la Métropole Aix-Marseille Provence. Un chantier à 5,9 M€ pour protéger le cours d’eau, créer une voie verte et contenir les inondations.
Un rapport sénatorial alerte sur « la nécessité de la prise de conscience » d’une diminution de nos « facilités d’accès » à l’eau dans les années qui viennent. Les sénateurs envisagent la création de « retenues d’eau », les fameuses « bassines », mais font aussi de la « sobriété » dans l’usage de l’eau une « priorité. »
L’empoisonnement des poissons du fleuve frontière a relancé le bras de fer entre les deux pays riverains. Côté allemand, on veut « renaturer » une région de polders essentiels pour combattre la sécheresse. Côté polonais, on parle de « revitalisation » et d’autoroutes fluviales de la mer Baltique à la mer Noire.
Membre d’un réseau d’agronomes engagés, un participant nous raconte les apports comme les limites d’un colloque organisé par FNE et la mairie de Paris les 7 et 8 novembre 2022.
Le plan de lutte contre les algues vertes (PLAV), lancé en 2010, sera prolongé sur la période 2022-2027. Les deux co-pilotes du PLAV, la Région Bretagne et l’État, ont réuni ce mardi les différents partenaires (Départements des Côtes-d’Armor et du Finistère, Agence de l’eau Loire-Bretagne, Agence Régionale de Santé, collectivités porteuses des projets de territoire, chambre d’agriculture) à l’occasion d’un comité régional, qui a permis d’acter les réorientations du plan. La nouvelle maquette budgétaire du PLAV 2022-2027 a été validée et s’élève, tous financements confondus, à 130 M€ sur toute la durée du plan.
Dans une tribune, l’association Ramsar France, la Fondation de la Tour du Valat, l’UICN et quelques dizaines de personnalités, dont le président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, tirent la sonnette d'alarme : "le rythme de disparition des zones humides sur la planète ne faiblit pas malgré les engagements répétés des Etats".
On a parlé gestion de la ressource en eau mardi 29 novembre à Angers. Le « comité de Bassin Loire-Bretagne » était rassemblé au centre de Congrès. L'inévitable question des bassines est revenue dans les débats. Il faut trouver des compromis, supplie le président du comité Thierry Burlot.
Les cimes des Pyrénées françaises sont à l’agonie. Selon les informations de Ouest France, deux des neuf glaciers de la région — le Boum et le Portillon — ont été déclarés « morts » en raison de leur rétrécissement extrême, causé par le changement climatique.
En lieu et place de plusieurs syndicats de rivière, avoir un seul gestionnaire « Gemapi » pour tout le cours d’eau : l’idée fait sens, mais la mise en œuvre peut être laborieuse. Sur l’Æygues entre Drôme, Hautes-Alpes et Vaucluse, c’est chose faite depuis 2020. Après plusieurs tentatives restées infructueuses.
Urgence climatique, retard infrastructurel, compétences délocalisées, financements à trouver, communes à accompagner, la maîtrise de la ressource prend de plus en plus des allures de casse-tête. À l'assemblée, les élus s'accordent pour accélérer le pas. La stratégie en débat
Dans le cadre de ses missions, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse organise la concertation avec les acteurs locaux, produit et diffuse la connaissance sur l’eau. C’est à ce titre que Thomas Pelte, chef du service Ressources en eau, milieux et fleuve Rhône, a coordonné un rapport en 2017 sur les « Impacts du changement climatique dans le domaine de l’eau sur les bassins du Rhône-Méditerranée et Corse ». Dans cet entretien, il revient sur les principaux enseignements de ce rapport et aborde plus largement les interdépendances entre secteurs et entre territoires.
L'eau potable est une ressource stratégique. Sa gestion est un enjeu crucial pour la collectivité dans un contexte de croissance urbaine inédite. Comment la métropole de Bordeaux a-t-elle réussi à établir une maîtrise technique de cet enjeu et une gouvernance de concertation ?
Traversé par le Tigre et l’Euphrate, l’Irak subit des pénuries d’eau chroniques et de plus en plus aiguës. Le pays, parmi les plus vulnérables à la crise climatique, a envoyé une importante délégation à Charm el-Cheikh pour la COP27. Mais l’incurie gouvernementale demeure.
Pour les Pharaons, il était la vie. Aujourd'hui, le Nil assure la survie de millions d'Africains. Mais avec le changement climatique, conjugué à son exploitation par l'homme, le compte à rebours a commencé pour le deuxième fleuve le plus long du monde.
A l’occasion du Congrès des maires de France qui se tient du 22 au 24 novembre à Paris, Michèle Chay et Sarah Mouhoussoune, conseillères du CESE et rapporteures d’un avis sur La gestion de l’eau et de l’assainissement dans les Outre-mer, lancent un appel en faveur d’un investissement massif dans les réseaux et services de l’eau en Outre-mer.
Dans un rapport publié ce jeudi 17 novembre, la Cour des comptes dénonce la prise en compte insuffisante du risque de crue majeure de la Seine en Île-de-France. Elle appelle les différents parties prenantes, Etat, collectivités territoriales et opérateurs de réseaux, à se fixer des objectifs ambitieux et coordonnés pour réduire ce risque.
Depuis le Néolithique, en France, la sédentarisation des sociétés a conduit à la transformation des cours d'eau, dont l'ampleur s'est accentuée depuis la révolution industrielle. Elle se traduit par une simplification des formes fluviales et des dysfonctionnements hydrogéomorphologiques mais elle est également une source de diversification des paysages fluviaux. De nos jours, les restaurations voient se multiplier les controverses entre des visions opposées (biocentrée et anthropocentrée) qui imposent de repenser et caractériser la variété des paysages des cours d’eau dans le cadre d’une hybridation Nature/Société. L’hydrodiversité est une proposition d’une nouvelle notion. Telle que nous la définissons elle s’intéresse à la diversité des paysages des cours d’eau. Elle propose un changement de regard et permet de dresser plusieurs perspectives. La première consiste à inventorier la diversité des formes ; la seconde s’attache à sensibiliser le grand public à cette diversité et la dernière ambitionne de la rendre opérationnelle.
Fin septembre, l’eau potable de plusieurs millions de Français contaminée par l’ESA-métolachlore, un résidu d’herbicide, est… redevenue conforme. Un « tour de passe-passe » de l’État, dénonce une ONG.
Après 14 ans de travaux et un chantier pharaonique, la centrale hydroélectrique de pompage-turbinage de Nant de Drance, en Suisse, a démarré ses activités depuis deux mois. Une construction gigantesque avec près de 2 milliards d'euros d'investissement pour construire la nouvelle batterie électrique de l'Europe. Reportage.
Vagues de chaleur, sécheresses, pluies torrentielles, le changement climatique va intensifier le nombre d’épisodes climatiques extrêmes. L’année 2022 se caractérise par une sécheresse sans précédent… Quels sont les impacts de ces épisodes et comment en atténuer les conséquences ?
Dans la région de Peshawar, de nombreux puits ont été contaminés au domicile des particuliers touchés par les inondations, rendant l’eau impropre à la consommation. Médecins sans frontières s’est donné pour mission de faire le tour des villages en vue de les assainir.
Gamin j'ai débuté la pêche sur des ruisseaux en pleine dégradation, sans le savoir, dans le nord du Béarn. Maladroit dans ma pêche au toc, à mesure que je progressais, les truites se faisaient de plus en plus rares et la physionomie de mon ruisseau évoluait rapidement. Il m'a fallu plusieurs années pour comprendre ce qui s'était joué durant mes débuts à la truite. Un jour, un guide de pêche m'a dit : "tu as des chevesnes ?! C'est parce que l'eau se réchauffe !". La thermie est en effet le facteur limitant le plus important pour la majorité des espèces piscicoles, mais aujourd'hui tout s'emballe, 2022 est probablement l'année d'une prise de conscience pour de nombreux pêcheurs.
Donner à la nature la possibilité de se défendre, c’est ce que propose le parlement de Loire. Reconnaissant la personnalité juridique d’une entité non-humaine, cette démarche territoriale, initiée par le POLAU en 2019, fait dialoguer des enjeux artistiques, scientifiques et écologiques.
Peut-on boire l’eau du robinet sans risque ? Quel est l’état des nappes phréatiques ? Y a-t-il assez de précipitations dans la région ? Quel impact du réchauffement climatique sur l’état de l’eau dans les Hauts-de-France à long terme ?
Alors que la péninsule, toujours confrontée aux pollutions de son littoral, sort d’une crise de l’eau potable sans précédent, le préfet du Finistère se prononcera dans quelques jours sur la demande d’agrandissement d’une des plus grandes porcheries de France, à Landunvez.
Une centaine de personnes ont marché le 6 novembre à Vernet, en Ariège, pour dénoncer la prolifération de carrières de granulats dans la région. Une situation alarmante selon eux, qui menace grandement la nappe phréatique.
En raison des effets du réchauffement climatique et quelles que soient les mesures prises pour limiter la hausse des températures, les glaciers d’un tiers des 50 sites classés au patrimoine mondial sont condamnés à disparaître d’ici à l’horizon 2050. C’est la conclusion d’une étude menée conjointement par l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, et l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature. Encore faudra-t-il que les émissions de gaz à effet de serre soient réduites de manière drastique pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels. Sinon il sera difficile de sauver les deux autres tiers.
Dans les Deux-Sèvres, les événements des 29 et 30 octobre opposant gendarmes et manifestants témoignent d’un conflit de plus en plus violent autour de la gestion de l’eau dans les campagnes. Face à un gouvernement qui tente de faire passer en force les projets de bassines agricoles, la résistance s’intensifie et a fait plusieurs blessés graves parmi les militants. Vendues comme une solution aux sécheresses, ces réserves de stockage destinées à l’irrigation d'une minorité d'agriculteurs sont dénoncées pour leur impact dévastateur sur le milieu naturel, le modèle agricole intensif qu’elles soutiennent, et la “privatisation” de l’eau.
L’Association des maires de France (AMF) ou le Sénat doivent-ils rouvrir le débat sur le transfert programmé de la compétence Eau aux intercommunalités ? C’est l’avis de Nicolas Lacroix, président (LR) de la communauté de communes Meuse-Rognon et du conseil départemental de Haute-Marne. Dans une tribune adressée au Courrier des maires, il souligne le caractère éminemment politique d’un dossier trop souvent abordé sous l’angle technique, écornant le pouvoir donc la légitimité de l’échelon municipal. Tout corps revendiquant la défense des maires devrait, à l’entendre, s’appuyer sur l’actualité énergétique et hydraulique récente pour remettre cette arlésienne des relations Etat-collectivités sur le devant de la scène.
Le programme va se traduire par la restauration de 250 kilomètres de cours d'eau côtiers. Objectifs ? Eviter les inondations en cas de fortes pluies mais aussi afin de lutter contre la montée de la mer.
Face à la faillite du syndicat unique de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe (SMGEAG), l’État va s’impliquer directement : d’après nos informations, un nouveau plan devrait être annoncé dans les tous prochains jours. Mais la seule mesure nouvelle – c’est aussi une info Blast - sera une subvention d’exploitation pour couvrir les charges pour 2023 du syndicat.
Dans le sud de l'Espagne, il n’est pas rare d’entendre à la radio des appels aux airs de prières : "Pourvu que la pluie tombe". La région de Malaga vit une période de sécheresse intense. Les réservoirs d’eau sont à sec. La faute, en partie, à la culture de l'avocat, très gourmand en eau.
Nouvelle victoire en justice pour l’association Hydrauxois et ses co-plaignantes : le décret scélérat du 30 juin 2020 est annulé. Ce décret créait un régime d’exception pour les chantiers dits de «renaturation», empêchant toute étude d’impact environnemental pour vérifier les effets réels des travaux et toute enquête publique pour donner la voix aux riverains concernés.
En deux décennies, de l’an 2000 à 2020, deux milliards de personnes ont pu enfin, elles aussi, accéder à des services d’eau potable gérés en toute sécurité. Alors qu’au début du siècle 62 % seulement de la population mondiale y avaient effectivement droit, cette proportion est aujourd’hui passée à 74 %. Malgré ces progrès indéniables, constatent l’OMS, l’Unicef et la Banque mondiale dans un nouveau rapport commun qui appelle à des investissements supplémentaires, il subsiste de grandes disparités géographiques et sociales. Et, surtout, 2 milliards de personnes sont encore et toujours privées de manière sûre à cette ressource vitale.
À Moorea, de jeunes surfeurs ont fait de la restauration des coraux leur cheval de bataille. En cinq ans, ils ont planté plus de 25 000 coraux en Polynésie française. Un modèle qu’ils veulent étendre à l’international pour sauver les récifs menacés.
Un « soulagement », pour les défenseurs de l’environnement. Les travaux de défrichage d’un bois occupé par des zadistes, à La Clusaz, dans les Alpes, ont été suspendus le 25 octobre. Une retenue collinaire devait y être construite.
À Sivens, la contestation contre un projet de barrage n’a pas faibli, depuis la mort de Rémi Fraisse, tué par une grenade dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014. Dans toute la France, ces projets de retenue d’eau sont controversés.
En France, presque tous les départements ont connu cet été 2022 des restrictions d’eau. Certains épisodes de sécheresse survenus dans les décennies et siècles précédents, comme celui de 1976, sont encore dans les mémoires. L’histoire retient ainsi la sécheresse de 1540 comme la plus sévère en Europe connue d’après les sources documentaires. Quelles répercussions ces événements du passé ont-ils eues sur les sociétés et quel est l’intérêt de les étudier au regard de notre actualité brûlante ?
À la demande du ministère chargé de la Transition écologique, le BRGM et le Cerema publient des recommandations aux collectivités pour élaborer leurs cartes d’exposition au recul du trait de côte.
Une décision du tribunal administratif de Nice, jeudi 12 octobre, a repoussé la création d’un monopole de gestion de l’eau dans les Alpes-Maritimes. En coulisses, des pressions politiques sur des maires de petites communes dans une région touchée par la sécheresse.
Depuis sa création en 2017, le parc naturel régional de la Sainte-Baume impulse et porte des actions de préservation des eaux souterraines et est l’acteur privilégié de la mise en œuvre d’une politique de connaissance et de préservation de la biodiversité en tant qu’animateur des sites Natura 2000 du territoire.
Depuis 10 jours, le fleuve Garonne bat des records de bas débit. Sur cette période de mi-octobre, c'est un record absolu depuis 30 ans. Pour le Syndicat Mixte d'Etudes et d'Aménagement de la Garonne : "On économise chaque mètre cube avec une gestion très fine au quotidien.
Bientôt plus de glaciers dans les Pyrénées ? C’est la crainte des glaciologues de l’association Moraine et de l’Institut des géosciences de l’environnement (IGE) de Grenoble. Dans une étude sur la fonte des glaciers, dévoilée dans Libération, les scientifiques ont calculé que depuis 1950, les glaciers des Pyrénées ont perdu 90 % de leur superficie. Il n’en reste plus que 23 sur 44 recensés en 2000.
En 2018, je démarrais une série d’articles sur l’hydroélectricité et les rivières. Ils devaient successivement évoquer nos besoins en électricité, nos modes de production dont l’hydroélectricité, les impacts sur les cours d’eau des centrales hydroélectriques et enfin les solutions possibles pour rendre cet usage plus compatible avec la biodiversité aquatique... J’étais donc engagé depuis plusieurs mois dans un bilan scientifique des mesures prises au niveau des centrales pour tenter de réduire leurs impacts. J’avais fait le tour des passes à poissons, des grilles limitant la mortalité des poissons dans les turbines, des débits réservés passés en 30 ans de 2,5% du débit moyen des rivières à 10% (avec depuis quelques temps des valeurs allant même jusqu’à 20%), des éclusées pour lesquelles quelques tentatives ponctuelles de mesure de réduction semblaient porter leur fruit...etc. Et puis… l’été 2022 est passé par là...
Aya, film du réalisateur Simon Coulibaly Gillard en salles ce mercredi 12 octobre, raconte le destin d’une adolescente confrontée à la montée des eaux dans son village, en Côte d’Ivoire. Une œuvre passionnante, qui explore avec subtilité la difficile question du départ face à des conditions climatiques extrêmes.
La transposition en France de la Directive européenne sur l'eau soulève de nombreux problèmes, les nombreux acteurs concernés (militants écologiques, services de l'Etat, diverses associations...) n'ayant pas la même approche. Par Christian Lévêque, hydrobiologiste, directeur de recherches émérite de l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Son dernier ouvrage : « Quelles rivières pour demain ? »
En Guadeloupe, la tempête Fiona - qui a frappé dans la nuit du 16 au 17 septembre dernier - a aggravé la crise de l’eau. En visite dans l’île après ces évènements, le ministre de l’Outre-Mer Jean-François Carenco a annoncé que son directeur de cabinet allait s’installer une semaine sur place pour remettre en ordre de marche le syndicat mixte en charge de ce dossier crucial. Une mise sous tutelle qui s’accompagne du lancement d’une double mission, d’audit financier et d’expertise technique.
Plus de 13 000 cas suspects de choléra ont été identifiés par l’OMS dans la quasi-totalité des provinces syriennes. La maladie diarrhéique est désormais aussi présente au Liban.
Emanant d’une large galaxie d’acteurs, les alertes sur la pollution de l’eau potable par des pesticides, leurs métabolites, et d’autres polluants, ne cessent de se multiplier. Pollution partout, police (de l’eau) nulle part ?
Réunion d’échanges PAPI et SLGRI du 29 septembre 2022. Réunissant plus de 80 personnes de collectivités, de services techniques de l’État, cette réunion a permis de partager des éléments d’actualités sur la mise en œuvre du PGRI 2022-2027 et sur l’avancement des PEP/PAPI sur le bassin Seine-Normandie ainsi que des témoignages d’actions sur la révision de la SLGRI de la Métropole francilienne, sur la démarche de la réduction de la vulnérabilité et enfin sur la préservation et la restauration des zones d’expansion de crues.
Le 20 septembre 2022, trois spécialistes du Cerema ont présenté des retours d'expérience sur la mise en œuvre de la compétence GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). Ces enseignements sont issus de l'accompagnement réalisé depuis 2016 à travers deux appels à partenaires, et sont capitalisés par le Cerema afin d'être diffusés auprès des acteurs.
Vendredi 14 octobre, le conseil régional va délibérer sur le 3eme plan de lutte contre les algues vertes sur la période 2022-2027. Un plan qui n'exclut pas des mesures contraignantes à l'égard des agriculteurs avec l'arrivée d'un volet réglementaire mais qui ne convainc pas l'association Eau et Rivières de Bretagne. Elle vient de décider d’attaquer l’État en justice pour inaction face aux pollutions des eaux par les nitrates, et ne siégera pas au comité de pilotage régional.
Ensemencer les nuages pour faire tomber la pluie ou la neige. L’idée paraît inconcevable, mais cette technologie existe depuis des décennies. Utilisée par de nombreux États, son efficacité fait pourtant débat.
[...] Cependant, des décennies de recherche expliquent que les catastrophes sont plutôt causées par des sources de vulnérabilité plutôt que par le climat ou d'autres influences environnementales. Les sources de vulnérabilité proviennent d'un manque de pouvoir et de ressources pour se préparer aux aléas. Cela comprend des infrastructures mal conçues ainsi que la marginalisation et les inégalités sociales, qui limitent l'accès à l'éducation et à d'autres services clés.
La FNCCR publie trois motions issues des interventions et échanges qui ont eu lieu lors des tables rondes et ateliers de son congrès qui s'est déroulé du 27 au 29 septembre 2022 à Rennes.
Les métropoles comme Bordeaux ou Nantes tendent aujourd’hui à verdir leurs berges et à redonner une pleine fonction à leur fleuve, encouragées par les habitants.
Coup dur pour le gouvernement dans le dossier Stocamine. Le 28 septembre, le Conseil d’État a rejeté les pourvois en cassation initiés par le ministère de la Transition écologique et la société des Mines de potasse d’Alsace (MDPA). Les conséquences de ce camouflet ? L’État ne pourra pas se débarrasser — en les « confinant » définitivement — des 42 000 tonnes de déchets toxiques stockés au fond de l’ancienne mine. En deux mots : il faut les sortir.
LeLe maïs, grand consommateur d’eau, les mégabassines pompant dans les nappes souterraines… Après un été de sécheresse record, le secteur agricole est sommé de faire évoluer ses pratiques. Mais comment ? Au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), à Montpellier, des scientifiques travaillent depuis plus de vingt ans sur les modes de production des pays méditerranéens et tropicaux face aux changements climatiques et sur ce qui pourrait être transposé sous nos latitudes. Entretien croisé avec deux d’entre eux, le chercheur en science politique Pierre-Louis Mayaux, coauteur du livre Les Politiques de l’eau (éditions Lgdj, 2019), et Marie Hrabanski, chercheuse en sociologie politique.
Dans la baie du Mont-Saint-Michel, les mytiliculteurs déposent de grandes quantités de moules non commercialisables sur la plage. Cela crée des nuisances sanitaires et olfactives. De quoi créer la discorde.
Recouvert de déchets, le Nil étouffe. Une initiative locale propose aux habitants de nettoyer le fleuve et de revaloriser les déchets en accessoires de mode. Toute la communauté y participe et est rétribuée.
Malgré les récentes précipitations, la sécheresse qui touche la France se poursuit et une grande majorité de départements hexagonaux reste en état de crise. Alors que les conflits d’usage se sont multipliés en 2022, de nombreuses voix appellent à gérer l’eau comme un bien commun. Mais ce mot d’ordre n’a pas toujours eu la même signification et si son application à la gestion de l’eau peut être vertueuse, elle n’est pas si simple, explique l’économiste Olivier Petit, maître de conférences à l’Université d’Artois et chercheur au Clersé (CNRS-Université de Lille).
900 000 personnes pourraient être directement victimes en cas de crues ou d'inondation selon la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement. Cartoviz propose une carte des zones potentiellement inondables en Île-de-France.
En « crise sécheresse » depuis la mi-août, les Côtes-d’Armor pourraient manquer d’eau potable dans quelques semaines. La préfecture appelle à « des efforts supplémentaires ».
À Morlaix Communauté, la compétence eau arrive à un tel périmètre qu’il devient nécessaire de créer une régie à part, avec personnalité morale. Pour faire simple : « Une entreprise publique de gestion de l’eau. »
C’est le 22 septembre, à la station d’épuration du Val d’Usiers à Bians-les-Usiers qu’a eu lieu la signature du Plan rivières karstiques 2022 – 2027. Le plan rivière karstique est piloté par les services de l’État dans le Doubs et le Conseil départemental du Doubs. L’EPAGE Doubs Dessoubre le met en œuvre avec l’appui de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue.
Les autorités tirent la sonnette d'alarme sur la situation de l'eau au Pays basque. La sécheresse continue d'assécher les petits cours d'eau, si bien que l'agglomération prend les devants.
La participation signifie que les citoyens et les usagers, y compris les groupes qu’ils forment à travers les organisations de la société civile, jouent un rôle actif dans le processus décisionnel. Quelles sont les formes de participation ? pour quels bénéfices ? quelles sont les limites fréquemment rencontrées et les conditions pour les dépasser ? Ces interrogations font partie des questions qui ont été abordées lors de la session en ligne organisée par la Coalition Eau et Action Contre la Faim le 25 août 2022, dans le cadre de la Semaine mondiale de l’eau.
Le BRGM et la Région Nouvelle-Aquitaine ont signé, le lundi 5 septembre 2022, une convention-cadre de coopération pour renforcer la recherche et l’expertise sur les risques littoraux et le changement climatique.
Le 13 septembre, Nestlé a évité de justesse une condamnation pour pollution de l’eau… en signant un joli chèque. Le géant suisse de l’agroalimentaire était poursuivi pour avoir rejeté dans l’Aisne 155 m3 d’effluents, le 9 août 2020, depuis son usine Dolce Gusto de Challerange, dans les Ardennes. De nature accidentelle, ce lâcher d’eaux usées avait entraîné la mort de 6 tonnes de poissons et pollué la rivière sur 14,5 kilomètres.
De gros engins d’une société canadienne vont bientôt ratisser le fond de l’océan Pacifique pour tester ces équipements. Une exploitation minière qui menace de nombreuses espèces.
Le ministre de la Transition écologique a lancé des discussions avec les élus souhaitant revenir sur les modalités d’application de l’objectif de réduction de la consommation d’espaces naturels, prévu par la loi Climat. Le début d’un renoncement ?
Rétablissement de la continuité écologique entre la Selle et l’Escaut canalisée en aval de l’écluse de Denain. Remanié lors de la construction de la nouvelle écluse de Denain en 1970-1971, le seuil de la confluence Selle-Escaut, situé à une centaine de mètres en amont de l’écluse a été identifié comme étant un obstacle à la continuité écologique et doit donc obligatoirement être supprimé. Il est de même pour le seuil d’un ancien moulin situé à l’amont de la Selle.
Le Grand Narbonne compte accompagner d’ici 2024 plus d’une dizaine de projets. Toujours sur les cours d’écoles mais aussi des parkings aux quartiers résidentiels en passant par les zones d’activité.
L’île aux belles eaux, comme la surnommaient les Amérindiens, est frappée depuis quinze ans par une crise aux conséquences dramatiques. Près d’un quart de sa population ne bénéficie pas d’un accès régulier à l’eau potable. Les conséquences sanitaires, environnementales et sociales de cette faillite sont colossales. L’État et les collectivités locales concernées ne parviennent pas à l’empêcher. Anatomie d’un désastre.
L’entreprise qui a fermé unilatéralement des dizaines de piscines publiques, au motif du renchérissement du coût de l’énergie, suscitant une vive polémique, est une filiale de Suez Eau France, révèle un militant pour l’eau publique de l’Essonne…
Dans les débuts des agences de l’eau, dans les années 1960, la redevance a été conçue comme incitative : elle devait favoriser l’investissement le moins coûteux. L’actualité récente démontre que les aspects ambitieux de la politique de l’eau des années 1960 ont été abandonnés. Focus sur les idées d’Yves Martin, précurseur d’une génération de polytechniciens qui ont voulu répondre aux défis environnementaux. Un exemple inspirant pour de jeunes diplomé.e.s de l’école polytechnique remettant en cause l’avenir qui leur est promis ?
Dire adieu au goudron en ville. Comment ? En dépavant ! L’idée derrière ce projet canadien : retirer le bitume pour diminuer la chaleur urbaine et permettre au sol de mieux absorber l’eau de pluie.
La bataille contre les mégabassines s’intensifie. Une carte recense désormais les lieux où ces projets de réserves d’eau sont contestés. Plus d’une centaine sont déjà référencées, notamment à l’est et ouest du pays.
Créé le 1er septembre 2021, le Syndicat mixte de gestion de l’eau et d’assainissement de Guadeloupe (SMGEAG) est dans une situation financière très compliquée. Alors que les coupures d’eau se multiplient, les dirigeants du syndicat se livrent une guerre interne. Ce qui leur a valu les foudres du tribunal administratif de Guadeloupe saisi par le directeur général débarqué en juillet quelques semaines après sa prise de fonction.
Selon une étude (en anglais) publiée lundi 29 août dans la revue Nature Climate Change et repérée par Franceinfo via l’AFP, à cause du dérèglement climatique, la calotte glaciaire du Groenland pourrait perdre au minimum 3,3 % de son volume d’ici à l’année 2100. L’une des conséquences « inévitables » de cette fonte des glaciers pourrait être une augmentation a minima de 27,4 centimètres du niveau de la mer… soit davantage que ce que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) prévoyait dans son rapport de référence de 2021.
Compétente pour appréhender le risque inondation sur son territoire, la Communauté d’agglomération de la Riviera française a mis en place un certain nombre d’actions depuis 2020 et le passage de la tempête Alex.
Dans le Nord, le Dunkerquois expérimente depuis 10 ans une tarification progressive de l’eau. Un dispositif de justice sociale et écologique, qui peine à se répandre en France.
Depuis l'été 2022, le ru du Bicheret rejoint la rivière à ciel ouvert. Un moyen pour endiguer les inondations qui a aussi des avantages écologiques et esthétiques.
Premières quantifications et solutions environnementales possibles pour réduire cette pollution. Publiée le 17 Août 2022 dans la revue » Frontiers in Sustainability » dans le cadre d’une étude associant chercheurs et sciences citoyennes participatives.
Dans les alpages de Haute-Savoie, les vaches ont soif et produisent moins de lait. La production de fromage va en pâtir et les producteurs vont devoir monter leurs prix. Mais nous aurons bien du fromage cet hiver. [...] Face à une telle sécheresse, qui risque de se répéter avec le chaos climatique, la famille Donzel se réjouit du projet de construction d’une nouvelle retenue collinaire sur le plateau de Beauregard.
Les méga-bassines sont sous les feux des projecteurs. L’année 2022 est marquée par une sécheresse sévère, avec plus de 70 départements où des arrêtés de restrictions d’usage ont été pris à un « niveau de crise », et des estimations d’un état hydrique des sols au plus bas depuis 1958 en moyenne sur la France. Si cette situation est exceptionnelle, beaucoup ont l’impression que ce phénomène de sécheresse est récurrent. Quel est l’impact de la crise climatique sur ces événements ? Comment s’y adapter ? En quoi les retenues et méga-bassines peuvent être une solution ?
Onze tonnes de poissons sont morts asphyxiés dans un étang à Mably (Loire) a annoncé le 23 août la Fédération de pêche de la Loire, citée par l’AFP dans France Info. En cause : la sécheresse qui sévit partout en France depuis plusieurs semaines. En effet, l’abaissement du niveau de la Loire, qui alimente cet étang grâce à ses nappes souterraines, a provoqué la stagnation de l’eau, qui a en outre vu sa température augmenter.
Une ébauche de texte remise dimanche 21 août aux délégués de la conférence intergouvernementale chargée de préparer, à New York, le traité a été accueillie positivement par les négociateurs.
C’est une nouvelle épine pour les producteurs d’électricité. Après un été caniculaire et une sécheresse historique, les cours d’eau sont à sec. Conséquence : ils n’alimentent plus correctement les barrages et la production hydroélectrique française accuse le coup. Sur les trois premières semaines d’août, celle-ci a chuté de 40 % par rapport à l’an dernier, estime Le Parisien. La baisse était de 35 % en juillet.
64% de l'Europe fait l'objet d'un avertissement ou d'une alerte par rapport à la sécheresse. Cette situation a de nombreuses conséquences : sur les rendements agricoles et sur le risque d'incendies notamment.
Depuis le 16 août, la France essuie une série de violents orages. Si leur fréquence ne devrait pas augmenter avec le changement climatique, ils pourraient devenir encore plus violents et les pluies encore plus intenses.
Une grande partie de la Californie est asséchée. Dans la vallée agricole de San Joaquin, les puits nécessaires à la survie des habitants sont à sec ou contaminés. Les agriculteurs, eux, ne peuvent plus irriguer.
Pour Sylvain Barone, chercheur en science politique à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, la crise actuelle doit conduire à repenser les priorités entre les différents usages.
Une poignée d’agriculteurs allemands ont arrêté de drainer l’eau de leurs marais. Ils cultivent en zones humides, sur les tourbières. Sebastian Petri, paludiculteur dans le Brandebourg, est l’un d’entre eux.
À rebours des déclarations lénifiantes nous promettant une « transition » écologique et énergétique, censées déboucher sur l’avenir radieux d’une société « décarbonée », la logique brutale d’un capitalisme mondialisé continue à se déployer, comme en témoignent deux nouveaux « grands projets inutiles » au nord-ouest de Paris, sur la Seine. Reportage.
Faute de moyens pour passer à des systèmes moins consommateurs en eau en période de sécheresse, de plus en plus de fontaines publiques sont fermées. Des Vosges à la Bretagne en passant par les Alpes-Maritimes, leur disparition marque la fin de « l’illusion de la disponibilité infinie de l’eau ».
La nappe phréatique rhénane est historiquement basse, mais les pompages agricoles s’y poursuivent, en pleine canicule et au détriment de la biodiversité. Les associations écologistes demandent une mise à jour des critères de l’alerte sécheresse.
Ce mardi 16 août 2022, la fédération de pêche du Jura se félicitait via les réseaux sociaux. Et il y a de quoi ! Après des semaines de discussions et de réunions avec le préfet, leur travail a permis l’interdiction de la majorité des activités aquatiques, bien au delà de la seule pêche, sur la plupart des cours d’eaux jurassiens. Le but n’est pas d’interdire pour interdire mais bien la protection de la biodiversité des rivières, plus que jamais touchée par la sécheresse et les conséquences du dérèglement climatique.
Déjà fortement ébranlé par les menaces de pénurie de gaz, le système électrique européen voit les productions s’effondrer, en raison de la sécheresse installée depuis le début de l’année. Jamais les prix de l’électricité n’ont été aussi élevés sur le continent.
Face à une pénurie d’eau liée à la sécheresse, une ville des Vosges puise depuis début août l’eau d’un lac. Une solution bien reçue localement, alors que les touristes, eux, continuent de profiter des activités balnéaires.
Le pays, historiquement connu pour ses pluies régulières, subit des sécheresses répétées. La sauvegarde des digues, qui peuvent céder si elles s’assèchent, y est prioritaire sur tous les autres usages de l’eau.
Observer un poisson-flûte, pêcher la dorade coryphène ou craindre d’attraper la gratte... en Méditerranée ! Avec le réchauffement de l’eau, la grande bleue prend des allures tropicales. Et ce n’est pas bon signe.
Ancien président de l'Office d'Equipement Hydraulique de la Corse, architecte du plan Acqua Nostra 2050, Saveriu Luciani reste attentif aux évolutions des dossiers qu'il a eu a traiter mais aujourd'hui avec l'œil de l'élu nationaliste d'opposition . Parmi eux, la transformation de la gestion de l'eau sur l'île sur laquelle il pose un regard militant autant que celui d'ancien président. Il a confié à CNI ses impressions sur la période compliquée que traversent la Corse et ses ressources en eau.
Trop petite pour être vue à l’œil nu, la vie du sol est pourtant nécessaire à la vie sur terre. Sans elle, pas de mammifères, pas d’oiseaux… et pas de légumes. Or les techniques de l’agriculture productiviste, en accélérant l’érosion, sont en train de tuer les sols. Une fuite en avant, alerte le biologiste.
Les organismes gélatineux prolifèrent dans plusieurs endroits du globe, bouleversant les écosystèmes. Ces pullulations sont un symptôme de la dégradation des océans à cause des activités humaines.
Très ancrés dans les territoires montagneux du sud de la France, prisés par les habitants, les béals sont encore vitaux pour de nombreux agriculteurs. Mais cette gestion collective et traditionnelle de l’eau se heurte à la logique de rationalisation de la ressource des services de l’État.
L’une de nos fidèle lectrice bretonne, agricultrice, a vivement réagi à un article publié le 6 juillet dernier par le quotidien régional Le Télégramme, qui stigmatisait l’impact des politiques mises en œuvre depuis des décennies sur la qualité de l’eau…
Pour continuer d’irriguer leur maïs même en période de sécheresse, des agriculteurs prélèvent l’eau du Rhône. Une sécurité vitale aux yeux de beaucoup d’exploitants, une « fuite en avant » selon d’autres.
Les agriculteurs irrigants pris la main sur la pompe. Mercredi 27 juillet, quatre associations écolos du Sud-Ouest — dont France Nature Environnement Midi-Pyrénées — ont déposé plainte contre le syndicat des irrigants du bassin de l’Adour, qui recouvre une partie des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, du Gers et des Hautes-Pyrénées. En cause, selon les associations : alors que la sécheresse sévit dans tout le pays, les irrigants prélèvent trop d’eau, avec l’aval de l’État.
Avant le colloque du 11 juillet « Micropolluants dans l’eau, un enjeu pour le vivant », nous avons interrogé Pierre-François STAUB sur la connaissance et la prise en compte des micropolluants dans les actions de préservation des écosystèmes. Pierre-François STAUB, est actuellement chargé de mission « Pollution des écosystèmes et Métrologie » à l'Office Français de la Biodiversité (OFB), il travaille depuis des années sur ces questions de micropolluants.
Depuis le 28 juillet, l’État du Kentucky (États-Unis) a été balayé par des pluies torrentielles d’une rare violence. Andy Beshear, le gouverneur de cet État rural situé à 1 000 km au sud-ouest de New-York, a déclaré lundi 1ᵉʳ août que 37 personnes avaient trouvé la mort, piégées par la montée des eaux.
L’île de Noirmoutier, située aux deux tiers sous le niveau de la mer, est condamnée par la montée des eaux. En attendant, la population apprend à vivre avec des risques accrus d’inondation.
Mammifères, poissons... En Amazonie guyanaise, même quand la déforestation liée à la recherche d’or est faible, les espèces disparaissent, ont prouvé des chercheurs grâce à l’ADN environnemental.
La compétence gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) a une histoire récente, mais déjà riche et chahutée. Notamment, le cadre juridique de la prise anticipée de cette compétence par les EPCI n’était pas exempt de débats délicats. Or, la CAA de Toulouse pose (ce qui pouvait et pourrait encore être discuté) que la prise de compétence anticipée avant 2018, par un EPCI à fiscalité propre, ne pouvait se faire sans l’accord des communes, probablement à la majorité qualifiée de celles-ci, et ce même pour les métropoles — pourtant dotées d’un régime un brin différent.
Bordeaux Métropole lance un nouvel appel à projets de solidarité internationale sur 2022-2023 (montant total de 282 160 €) pour soutenir des actions en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement, portées par des associations implantées sur le territoire de Nouvelle-Aquitaine.
Dans une vidéo choc postée sur sa page Facebook, la fédération de pêche de la Vienne dénonce la politique de la préfecture quant à sa gestion des cours d'eau et de l'irrigation, qui, selon elle, met les cours d'eau de la Vienne complètement à sec.
La commission PETI du Parlement européen a auditionné le 13 juillet 2022 des représentants du collectif issu de la société civile qui a déféré la question de l’irrigation et des bassines par devant cette instance.
En juillet 2021, la Wallonie était prise au dépourvue, frappée par une catastrophe d’ampleur inédite. Prévention des risques, réseau d’alerte, reconstruction… Un an après, les chantiers sont nombreux pour préparer la Région à une éventuelle récidive.
La sécurité de l’approvisionnement électrique plutôt que la protection des poissons. C’est en substance ce qu’a choisi le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE en demandant à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) d’autoriser le fonctionnement de trois centrales nucléaires même en cas de dépassement de la température réglementaire des rivières situées à proximité.
La nature fait bien les choses. Mais il nous faut du temps pour le comprendre… Le ruisseau dit « du château », à Soye, a retrouvé un tracé plus proche de ses méandres d’origine et été inauguré, vendredi 8 juillet. Reste à voir si la vie aquatique reprendra ses droits.
Après plusieurs années de sécheresse, les barrages sont quasiment à sec et même Casablanca, la capitale économique du Maroc, pourrait connaître des coupures d’eau.
L’ancien élu régional, Thierry Burlot, préside l’agence de l’eau Loire-Bretagne et le Cercle de l’eau. « La question environnementale ne peut plus être la cinquième roue de la charrette », soutient-il.
La commission de l’aménagement du territoire du Sénat a tenté de tirer un premier bilan de l’application des dispositions de la loi Climat relatives à la continuité écologique, et ce sans vouloir "rouvrir le débat". En vain. Sur le terrain, comme ailleurs, le texte n’a pas suscité le consensus, qui risque de faire longtemps défaut sans réelle évaluation des politiques conduites.
Les pesticides font planer une nouvelle menace sur la ressource en eau, à travers leurs métabolites que l’on retrouve dans le milieu naturel, mais aussi dans l’eau potable. Un chantier qui s’ouvre pour les collectivités.
Le nombre de lacs dont l’état est jugé très préoccupant atteint un sommet depuis que Le Journal présente son grand dossier estival. Et les problèmes des algues bleu-vert semblent empirer.
Plusieurs communautés de communes de l'Aisne et de l'Oise craignent que l'agence de l'eau Seine-Normandie ne supprime les aides à l'assainissement non collectif. Les répercussions de cette mesure pourraient être préjudiciables à la qualité de l'eau dans les zones rurales.
Diminution sévère des chutes de neige et de pluie et températures très élevées : le nord de l’Italie affronte sa pire sécheresse depuis 70 ans. Alors que lacs et fleuves s’assèchent, l’agriculture et le secteur de l’énergie redoutent l’étendue des dégâts.
« La neige artificielle, c’est terminé ! » Lundi 27 juin, la présidente de la Drôme, Marie-Pierre Mouton a pris la décision de ne plus investir dans la neige de culture. Bien qu’elles conservent leurs enneigeurs déjà en place, les sept stations de ski que compte ce département devront apprendre à s’adapter aux aléas du changement climatique et à la rareté des épisodes neigeux. « On sait qu’il y aura moins de neige à l’avenir, a expliqué l’élue au micro de France Bleu. Il faut faire avec notre temps et la ressource en eau est un bien précieux. »
Le tribunal correctionnel de Marseille s’est déclaré territorialement incompétent ce lundi 4 juillet pour juger l’affaire qui oppose le GIPREB à EDF au sujet des rejets de la centrale EDF de Saint-Chamas.
L'Institut de l'économie pour le climat (I4CE) a estimé les besoins financiers publics qui devraient être alloués pour adapter la France aux conséquences du changement climatique. La facture serait d'au moins 2,3 milliards d'euros par an.
Le tribunal administratif de Paris reconnaît la responsabilité des services de l’Etat mais rejette les demandes d’indemnisation des plaignants pour préjudice d’anxiété.
Le 22 mars 2022, le Cerema et le National Flood Forum, ont organisé dans le cadre du projet BRIC, un séminaire hybride (webinaire et INSA de Rouen) autour de la gouvernance de prévention des risques d’inondation et de l’implication des populations dans cette politique en France et en Angleterre. Les replays et présentations des différentes interventions sont en ligne.
Une journée technique sur la gestion de la ressource en eau était organisé le 15 juin 2022 dernier à Vannes. Visionnez les interventions, comme si vous y étiez !
Les 25 et 26 juin 2022, la commune de La Clusaz en Haute-Savoie sera le théâtre d’une mobilisation nationale contre des dispositifs de stockage d’eau (« retenues collinaires ») et l’artificialisation de la montagne. Une initiative conduite par le réseau de luttes locales Les Soulèvements de la terre. À l’heure où la transition écologique presse en montagne, ces voix dissonantes interrogent le bien-fondé des choix politiques actuels et les limites des processus de gouvernance en place.
Le fleuve Sénégal est connu pour son débit irrégulier et les remontées d’eaux marines dans son cours inférieur dans le passé. Il est pourtant essentiel à la vie et au développement des populations situées dans son bassin. Véritable trait d’union de 1 800 km, il prend sa source en domaine guinéen avant de rejoindre l’océan Atlantique, et constitue un patrimoine particulièrement important dans toute la région sub-saharienne. Dans un grand entretien pour Living with Rivers, le géographe Alioune Kane partage ses réflexions sur l’avenir de la ressource en eau dans le bassin du fleuve Sénégal et celui des populations riveraines.
Le comité de l'eau et de la biodiversité adopte le programme de surveillance du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2022-2027 de La Réunion et organise des ateliers d'appropriation du SDAGE dans les intercommunalités. Nous publions ci-dessous le communiqué du comité de l'eau et de la biodiversité.
Du 29 juin au 1er juillet au Grand-Bornand.
Les Ateliers PREVIRISQ Inondations (API) constituent un temps fort pour les acteurs territoriaux en charge de la prévention des inondations, et en particulier les collectivités et leurs groupements spécialisés. Autour d’enjeux nationaux, les Ateliers PREVIRISQ Inondations proposent de manière articulée des tables-rondes, des ateliers, des présentations d’outils et de démarches, des visites qui favorisent une mise en réseau des acteurs concernés, un partage des connaissances et des expériences opérationnelles, et l’élaboration de recommandations pour une plus grande efficacité de l’action locale.
Une nouvelle organisation Gemapi se met en place depuis 2020, suite à la réorganisation de la Direction Adjointe de l’Eau et au changement de majorité municipale.
En pleine sécheresse, plus de 30 collectifs, syndicats et associations s’engagent à se mobiliser contre les méga-bassines en cas de démarrage d’un nouveau chantier. Elles donnent rendez-vous pour l’arrêter le 3e week-end suivant le début des travaux. Bassines Non Merci qui va être auditionné jeudi par la Commission Européenne Peti dénonce également l’illégalité de ces bassines, qui bafouent pas moins de 9 directives européennes, comme le démarrage de la Bassine SEV 17 l’a déjà montré.
Dans le cadre d’un partenariat de recherche et développement, le Cerema a élaboré pour l’ établissement public territorial de bassin (EPTB) Vienne et les acteurs locaux plusieurs outils visant à une meilleure connaissance de la vulnérabilité aux inondations du territoire et à sa diffusion. Fruit de plus d’un an de travaux, l’observatoire en ligne de la vulnérabilité œuvre pour améliorer la conscience du risque.
Les chiffres du Recensement Général Agricole 2020 qui viennent de paraître sont éloquents : la surface agricole utile diminue, mais la part de surface agricole utile irriguée augmente, partout, dans toutes les régions.
Depuis 2015, les agriculteurs dont les parcelles sont situées à proximité directe de la Garonne peuvent s’engager dans des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) permettant de les encourager à faire évoluer leurs pratiques agricoles (installation de prairies, retour du pâturage, etc.) avec une compensation financière. Ces mesures connaissent un véritable succès avec un peu de plus 210.000 € d’aides financières accordés à une quinzaine d’agriculteurs engagés dans un peu moins d’une trentaine de contrats depuis 2015.
La Cristaline, l'eau la plus vendue en France, augmente. Une conséquence directe de l'inflation. Décryptage avec le journaliste Olivier Dauvers, spécialiste de la grande distribution.
A l'occasion de la Journée mondiale de l'Océan, rencontre avec la biologiste marine Françoise Gaill. Cette spécialiste des écosystèmes abyssaux œuvre aujourd’hui sur la scène internationale pour protéger l’océan via la Plateforme Océan & Climat.
Chaque jour, des collectivités comme la vôtre trouvent des aides pour financer et accompagner leurs projets sur de nombreuses thématiques. Vous aussi, découvrez les aides disponibles et paramétrez des alertes pour donner vie aux ambitions de votre territoire. Lien vers la thématique eau et milieux aquatiques, 492 aides recensées.
Conçu pour la première fois dans les années 1950, le projet Sites Reservoir a été abandonné dans les années 1980 – les années crépusculaires des grands projets de construction de barrages occidentaux en Amérique. Aujourd’hui, des décennies plus tard, une méga-sécheresse dans le sud-ouest et des restrictions d’eau historiques dans les comtés de Los Angeles, Ventura et San Bernardino alimentent un regain d’intérêt pour le plan, au grand désarroi des écologistes.
Enjeu majeur des politiques publiques à l’heure du dérèglement climatique, les inégalités sociales nouvelles créées par la raréfaction de nos ressources en eau n’en restent pas moins une problématique peu abordée. Marie Tsanga-Tabi, chercheuse en sciences de gestion à l’Inrae de Strasbourg, revient pour nous sur les nouvelles formes de précarités liées à l’eau dans l’Hexagone.
L'étude sur cette espèce, qui a colonisé la Plaine orientale et menace la pêche et l'ostréiculture, entre dans une nouvelle phase. Après s'être appuyés sur les professionnels, ses responsables souhaitent bénéficier du soutien des pêcheurs amateurs pour participer au recensement.
L’Inde a connu ces derniers mois une vague de chaleur sans précédent, accompagnée de sécheresses. La problématique de l’eau est centrale dans cet État de 1,3 milliard d’habitants, où l’on cherche depuis longtemps des solutions pour pallier des manques en eau qui vont aller croissant : les derniers rapports du GIEC indiquent que 40 % de la population indienne fera face à des pénuries de cette ressource d’ici 2050.
L’absence de pluie n’est pas la seule cause de sécheresse. Dans les Alpes Maritimes et le Var l’importante artificialisation des sols les rend imperméables et la pluie ne peut plus alimenter les nappes phréatiques. L’eau ruisselle sur le béton, ce qui augmente le risque d’inondation. Alors que le dérèglement climatique laisse présager l’intensification de ces phénomènes météorologiques extrêmes, la renaturation de nos villes les rendrait plus résilientes. Exemple à Cagnes-sur-Mer où le fleuve retrouve peu à peu son lit naturel.
Le Cercle français de l’eau (CFE) organisait le mardi 17 mai à Paris, rue de Berri, dans les locaux de la Fédération nationale des travaux publics, la troisième session de la série de conférences titrée « Faut-il une nouvelle loi française sur l’eau ? », qui nous a réservé d’étonnantes surprises, nous confortant dans nos inquiétudes déjà anciennes sur l’avenir de la gestion de l’eau en France.
Alors que les poissons se meurent dans la Haute-Loue, un pas vient d’être franchi dans la lutte contre la pollution de la Loue. Les seuils de concentration de nitrates et phosphates à ne pas dépasser pour que la rivière retrouve une bonne santé, viennent d’être validés par le bureau de la Commission Locale de l’Eau de ce secteur du Doubs.
Alors que l’eau est un enjeu mondial majeur, les politiques de l’eau restent, elles, assez absentes du débat public et sont souvent méconnues des citoyens. Quelles sont les logiques qui construisent ces politiques, quels rapports de force les traversent ? Explications avec Sylvain Barone et Pierre-Louis Mayaux, chercheurs en science politique au sein de G-EAU et auteurs du livre Les politiques de l’eau.
En 2026, comme le prévoit la loi NOTRe, les communes corses devront transférer leur compétence eau potable et assainissement aux intercommunalités dont elles dépendent. Ce changement d’échelon de la gestion de la ressource en eau soulève des questions pour certains édiles, avec, en toile de fond, une possible privatisation du service. La question a été débattue, lundi après-midi, lors de la session de la Chambre des territoires.
Havre de campagne à quelques encablures de Paris, l’île Fanac de Joinville-le-Pont est désormais 100% écolo. L’intercommunalité a fêté samedi le raccordement des eaux usées de ses pavillons au réseau des égouts, leur évitant de se déverser dans la Marne.
Pour son probable dernier déplacement en France, Jean Castex a fait le déplacement jusqu'en Vaucluse ce jeudi. Le Premier ministre a avant tout voulu rassurer les agriculteurs victimes de la sécheresse.
Au bord de la Loire entre Nantes et Angers, la Communauté d’agglomération des Mauges entretient sa « levée » en coopération avec l’Etablissement public Loire et une association de riverains. La phase projet des travaux de confortement vient d’être lancée.
Faiblement médiatisé et encore peu pris en compte par les pouvoirs publics, le risque de crue centennale menace pourtant sérieusement la Seine et ses environs, en particulier au printemps. Si une telle catastrophe se produisait l’année prochaine, les pertes économiques se chiffreraient en dizaines de milliards d’euros. Plusieurs centaines de milliers d’emplois seraient menacés. Sans compter la « gigantesque panne technologique » qui en découlerait.
La ville de St-Jean-de-Luz fait partie des 126 communes identifiées comme étant les plus vulnérables à l'érosion à court terme. Elle devra adapter ses règles d'urbanisme et relocaliser habitations et activités.
Dans le Doubs, la rivière la Loue réputée autrefois pour ses eaux claires et ses truites est régulièrement polluée par des rejets. Les poissons en font les frais. De nouveaux effluents blanchâtres ont été constatés samedi 30 avril par la Fédération de pêche et l’Office Français de la Biodiversité (OFB).
Quelque 42 000 tonnes de déchets dangereux sont stockés sous terre et menacent à long terme la nappe phréatique d’Alsace. Alors que leur sort oppose depuis vingt ans l’Etat et les collectivités locales, des travaux de confinement définitif sont imminents.
Deux fois par an, des experts sillonnent le pays pour évaluer les niveaux de pollution des 6 500 nappes d’eau de France et mesurer l’impact des activités humaines sur les sols et l’écosystème. «Libération» a suivi le travail de ces experts dans la région de la Beauce.
Pointe-à-Pitre a été une nouvelle fois inondée… Pas de surprise pour cette ville construite de toute pièce sur un marécage. Sous de nombreuses rues, les canaux d’évacuation sont soit sous dimensionnés, soit carrément inexistants, d’où cette montée rapide des eaux à la moindre pluie. Mais aujourd’hui, des solutions existent pour que cela ne se reproduise plus. Des grands travaux sont nécessaires.
Aqua Mater est une réelle expérience sensorielle et spirituelle. Les jeux de lumière et la création sonore du compositeur François-Bernard Mâche dialoguent avec le pavillon et ses œuvres. L’exposition Aqua Mater offre un cadre privilégié pour prendre de la hauteur et réfléchir à notre relation à la nature.
Les prévisions du BRGM et de Meteo-France convergent pour annoncer un été particulièrement sec. La guerre en Ukraine fait peser de nouvelles incertitudes sur les fronts énergétique et alimentaire. Aussi, par un communiqué en date du 29 avril, le gouvernement a annoncé un train de mesures censé y pallier.
Les conditions de sortie du Syndicat des eaux d’Ile-de France (Sedif) se clarifient pour 9 communes de Grand Orly Seine Bièvre (Val-de-Marne). Au menu, la répartition du patrimoine technique, les travaux de déconnexion et le tarif d’achat de l’eau. Un passage transitoire obligé, avant de monter un nouveau modèle de gestion publique.
Le réchauffement climatique entraînera inévitablement une hausse du niveau des mers dans les décennies à venir. Et Concarneau ne sera pas épargnée… Sans politique d’adaptation, plusieurs secteurs de la Ville bleue risquent de disparaître.
Dans le cadre de sa gestion patrimoniale, Eau de Paris cherche des solutions innovantes pour inspecter en toute sécurité ses ouvrages souterrains tels que les galeries d'eau, les conduites positionnées dans les égouts et les chambres techniques. Conjointement avec son partenaire Lynxdrone, la régie a mis au point un drone doté d’une intelligence artificielle, le Lynx1.
La collectivité entend désimperméabiliser 400 hectares d’ici à 2026, dans les espaces publics et privés de son territoire. En parallèle, elle travaillera sur la gestion des milieux aquatiques et la préservation de la ressource. Elle y consacrera une centaine de millions d’euros avec le concours de l’Agence de l’Eau et de partenaires privés.
Les séances du groupe technique ont pour but d’échanger sur les projets en cours, les évolutions législatives des 2 pays, les programmes co-portés par les 2 états, etc. Au menu de la réunion du 31 mars ont ainsi été abordés l’évolution de la législation suisse au travers du plan d’action visant à la réduction des risques et à l’utilisation durable des produits phytosanitaires et notamment en matière agricole, les dernières données collectées quant à la présence de l’Apron dans le Doubs franco-suisse, la prolifération algale de plus en plus manifeste, le projet KARSYS qui vise à modéliser les écoulements des eaux dans le karst à l’échelle des bassins versants du Haut-Doubs et du Doubs franco-suisse, etc.
Constatant l’échec d’une politique très dispendieuse, un rapport d’inspection préconise l’abandon de la persuasion au profit d’une stratégie mêlant labellisation, incitation fiscale et obligations réglementaires. Politiquement toxique. A tel point que le ministère de l’Agriculture a préféré garder le rapport dans ses tiroirs.
Quelque 10 millions d'habitants pourraient être alimentés par une eau non conforme. Avec des conséquences sanitaires difficiles à anticiper pour certaines substances. Plusieurs solutions de gestion sont envisagées, inspirées de l'exemple allemand.
Ce lundi 4 avril, des apprenties en coiffure au CFA d'Ajaccio ont mis à l'eau dans le port Charles Ornano, des boudins anti-pollution fabriqués à base de cheveux coupés dans le salon où elles exercent. Ce projet innovant et inédit en Corse se base sur les capacités d'absorption de la fibre capillaire.
L’élévation du niveau de la mer tient une place toute particulière dans le second volet du 6e rapport d’évaluation du GIEC publié en février 2022. Contrairement à d’autres variables climatiques telles que les températures et les précipitations, le niveau de la mer continuera à s’élever bien après la stabilisation des températures globales, puisque les glaciers de montagne et les calottes de glace en Antarctique et au Groenland mettront des siècles à s’ajuster aux nouvelles températures.
Comment évaluer la vulnérabilité à l’inondation du territoire de Grand Poitiers et l’intégrer dans la planification de l’aménagement pour rendre le territoire plus résilient ? Pour répondre à cette question, l’étude menée par le Cerema a consisté à réaliser un diagnostic de vulnérabilité à l’inondation du territoire et identifier des actions ciblées à mettre en oeuvre pour rendre le territoire plus résilient. Une démarche spécifique à entreprendre dans le cadre de la réalisation du futur PLUi a notamment été élaborée.
Cette année, pour le retour du présentiel, les intervenants et les participants nous ont offert 2 jours d’échange et de partage d'expérience extrêmement enrichissants. Retrouvez dès à présent les présentations !
Pour préserver cette ressource de plus en plus menacée, faut-il mettre en place des mesures coercitives ? C’est la question qui a été débattue lors du Tribunal des Générations Futures de la Métropole de Lyon le 22 mars 2022, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.
Accélération des phénomènes extrêmes - sécheresse, pluies diluviennes -, conflits d’usage autour de l’eau... les collectivités territoriales doivent passer à l’action et s’adapter au changement climatique. Jeudi 24 mars, le Comité 21 organisait un webinaire spécifiquement dédié aux enjeux sur la ressource en eau. Des solutions territoriales et sectorielles existent pour lutter contre le gaspillage, protéger la fonctionnalité des milieux et rendre les réseaux plus résilients.
France Nature Environnement a eu accès à un rapport encore confidentiel remis au ministre de l’Agriculture. Ce rapport dresse un diagnostic complet et un bilan très décevant des 14 dernières années d’actions politiques en matière de réduction de l’usage des pesticides. Il n’a jamais été rendu public et pourtant les auteurs font état de solutions réalistes et rapidement applicables.
Le 22 mars se tenait la Journée mondiale de l’eau. L’occasion idéale pour la votation d’un “vœu en faveur de la mise en place d’un Forum de l’eau d’ici un an”, a plaidé le maire de Grabels René Revol, également vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole délégué à la Gestion raisonnée, écologique et solidaire de l’eau et de l’assainissement. Une création proposée dans le cadre d’un appel à projets de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, qui pourrait bénéficier d’aides financières sur 2022-2023.
Un rapport d’inspection resté jusqu’à présent confidentiel analyse les incohérences et le manque de détermination de l’Etat pour diminuer de moitié l’usage des produits phytosanitaires dans l’agriculture française.
Il semble que la qualité de l’eau du Rhône s’est améliorée au cours des dernières décennies. Il reste cependant de nombreux points noirs en termes de pollution, tels que les pesticides en provenance du Beaujolais, les microplastiques ou encore les substances pharmaceutiques qu’on avait du mal à déceler jusqu’à récemment.
De l'Ukraine au Yémen, en passant par le Sahel ou l'Afrique centrale, l'enjeu de l'accès à l'eau potable est une constante des pays en guerre. Et pour certains d'entre eux, le réchauffement climatique ne fait qu'aggraver les tensions, quand il n'en est pas la cause. Entretien avec Guillaume Pierrehumbert, chef de l'unité Eau, au Comité international de la Croix-Rouge, rencontré en marge du Forum mondial de l'eau qui se tient à Dakar cette semaine.
Le Cerema est un des huit partenaires du projet de recherche BRIC (Building Resilience in Flood Disadvantaged Communities/Renforcer la résilience dans les communautés défavorisées face aux inondations) (2021-2023) approuvé dans le cadre du programme Interreg Channel.
Ce carnet s’inscrit dans le cadre d’un travail de maîtrise en urbanisme à l’Université de Montréal (Faculté de l’aménagement), sous l’encadrement de Franck Scherrer et Jean-François Pérouse. La recherche de terrain est réalisée dans le cadre d’un stage de recherche au sein de l’Observatoire Urbain d’Istanbul (Institut Français d’Études Anatoliennes) entre septembre 2021 et avril 2022.
Trois élus ou militants associatifs engagés dans la vie publique de la Métropole de Lyon, Anne Grosperrin, Florestan Groult et Lucien Angeletti, fixent les contours de la véritable refondation du service public de l’eau qu’ils appellent de leurs vœux.
Economiser l’eau, c’est aussi la transporter dans de bonnes conditions. Détecter et pré-localiser les fuites d'un débit supérieur à 2 m3/h est donc fondamental pour Eau de Paris. D'ici mi-2022, 3 000 capteurs acoustiques aimantés vont être déployés sur le réseau de distribution. Une réponse à un enjeu économique et écologique.
Un coup de maître. A un mois de l’élection présidentielle, la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau publie un « Manifeste » qu’elle adresse aux candidats à l’élection suprême, et surtout aux futurs députés et sénateurs. Le syndicat patronal créé par Veolia, Suez et Saur y présente 7 « axes de progrès », censés incarner les orientations décisives pour la période 2022-2027, fruits d’un patient travail de lobbying promis à un bel avenir, car ces orientations vont inévitablement s’inscrire dans le réel, (c’est déjà fait au lendemain même de cette publication, avec le décret gouvernemental sur le « re-use »…), signant une mutation profonde de ce lobbying, non plus périphérique à l’appareil d’état et à la représentation politique, mais logé en son sein à l’état gazeux, comme un phénomène naturel, que nul ne saurait désormais contester.
Afin de réduire les rejets dans le milieu naturel tout en produisant du biogaz, la station d’épuration des Trois rivières, à Clermont-Ferrand, fait l’objet d’une extension. Pour un investissement global qui dépasse les 50 millions d'euros.
D’ici 2050, les États membres devront avoir restauré au moins 70 % des tourbières drainées à des fins agricoles, dont au moins la moitié devra avoir été remise en eau. C’est ce qu’indique la proposition de règlement de la Commission européenne sur la restauration de la nature qui a fait l’objet d’une fuite et a été consultée par EURACTIV.
Lors de fortes pluies, une grande quantité d’eaux usées non traitées est rejetée dans les cours d’eau de l’agglomération clermontoise, dégradant la qualité des rivières. Des travaux sont en cours sur la station d’épuration des 3 Rivières et le réseau d’assainissement du quartier Herbet à Clermont-Ferrand.
Le groupe de services aux collectivités locales s’est implanté dans « l’île aux belles eaux » en rachetant en 1988 les activités BTP de Pont-à-Mousson. Vingt-huit ans plus tard, l’ex-filiale de Veolia quittera du jour au lendemain les Antilles, laissant derrière elle des infrastructures en ruine. Les Guadeloupéens n’ont pas fini de payer les conséquences de cet héritage. Nouveau volet, le 7ème, de notre grande enquête sur ce scandale de la République.
L’avenir de la ressource en eau de l’agglomération troyenne est un sujet de préoccupation majeur pour les élus du COPE-Territoire Eau Potable Troyes. Cette question a fait l’objet d’un séminaire aux Vassaules, en décembre et janvier, afin de définir les actions à mener en faveur des captages stratégiques.
Le comité de bassin adopte le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, le Sdage Loire-Bretagne 2022-2027 et donne un avis favorable au programme de mesures élaboré par l'État.
Le rappel sur le temps long de l’historique de l’assainissement des eaux usées en Ile-de-France permet de comprendre pourquoi des collectivités s’attachent aujourd’hui à tenter de dépolluer par phyto-remédiation, en plantant des millions d’arbres, d’anciens champs d’épandage qui ont fait en leur temps la fortune des maraîchers en région parisienne.
Le Canal Seine-Nord Europe (CSNE) devrait être mis en service en 2028 -au pire, en 2031. Cette voie navigable à grand gabarit doit relier le bassin de la Seine et ses ports (Le Havre, Rouen) à la région des Hauts-de-France (et au port de Dunkerque). Mais le projet va bien au-delà, rayonnant sur les 20.000 km du réseau fluvial européen avec, à la clé, des enjeux environnementaux et de compétitivité colossaux pour la France.
Le choix d’une politique sociale de l’eau doit à la fois être adapté aux problématiques locales, simple pour les usagers et présenter un coût de gestion le plus faible possible pour les collectivités, estime la mission flash de l’Assemblée nationale sur le sujet, qui présentait, ce 23 février, ses recommandations pour permettre un déploiement sur tout le territoire.
Pour les associations de protection de l’environnement, le Parquet a trop tardé à se saisir d’un "dégazage" de fioul en janvier dans le Gers. Elles ont porté plainte contre X.
Un député PS seinomarin et des candidats aux prochaines législatives publient une tribune pour mieux prendre en considération la Seine dans les enjeux climatiques de demain. Coïncidence, le GIP Seine Aval publie également une étude sur le fleuve et la nécessité de mieux gérer ses débordements.
En mai 2021, le Sénat a publié un rapport intitulé Algues vertes en Bretagne, de la nécessité d’une ambition plus forte. 23 recommandations figuraient dans ce rapport afin d’améliorer l’efficience de la politique de lutte contre les marées vertes en Bretagne. Ce rapport, porté par le sénateur Bernard Delcros rapporteur spécial sur la « cohésion des territoire », a été le premier détonateur d’une série d’événements qui a poussé les pouvoirs publics à revoir sa politique de lutte contre les nitrates à l’origine de ce phénomène. C’est donc 10 mois après la publication de ce rapport du Sénat, qu’est publié un état d’avancement de la mise en œuvre des 23 recommandations. Un nouveau rapport circonstancié de 40 pages qui se résume ainsi « le constat demeure nuancé : des avancées ont été obtenues, mais elles ne sont pas suffisantes. »
La Compagnie nationale du Rhône (CNR) a annoncé lundi qu'elle allait l'an prochain installer une centrale osmotique - qui utilise la réaction entre eau douce et salée - de production d'électricité dans le delta du Rhône, une première en France.
L’énergie hydraulique constitue l’épine dorsale historique de l’approvisionnement en électricité de la Suisse. Et ce serait encore plus vrai aujourd’hui, dans le contexte de la transition énergétique. Mais celle-ci doit d’abord redorer son image qui s’est ternie au cours des dernières décennies.
Plusieurs plaintes avaient été déposées par les collectivités et par des associations. Le contenu de la lettre du procureur ne va clairement pas dans leur sens. D’après Ouest-France, la justice s’oriente plutôt vers une composition pénale. Cette procédure permet au mis en cause de reconnaître sa culpabilité en payant une amende. Le groupe Engie Bioz échapperait ainsi à un procès public.
Dans le cadre de son action en faveur de la transition écologique et énergétique, Grand Chambéry s'inscrit comme un territoire pionnier en matière de réutilisation des boues d'épuration pour produire du biogaz.
Retour sur la Plateforme Recherche-Gestion organisée par l’Office de l’Environnement de la Corse le 30 novembre 2021 sous format de Webinaire. Les présentations sont disponibles.
Les conclusions du Varenne Agricole de l’Eau et du Changement climatique, rendues le 1er février, sont à l’image de cette concertation : une remise en cause du cadre des Assises de l’eau de 2019 et un recul politique en matière de politique de l’Eau et d’adaptation. Ce Varenne est passé à côté de nombreux enjeux, et soulève des inquiétudes sur la déstabilisation, sous prétexte de « l’accélérer » et de « l’enrichir », du cadre réglementaire de discussion sur la gestion quantitative de l’Eau. Alors que des solutions durables sont possibles, ce Varenne cherche à tout prix à adapter un modèle dépassé au regard des contraintes climatiques nouvelles. Par la Confédération Paysanne, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, le Réseau Action Climat, l’UFC-Que Choisir.
Parce qu’un océan en bonne santé conditionne l’équilibre planétaire et, pour cette raison, le bien-être et la santé des femmes et des hommes, le rôle des sciences océaniques n’a jamais été aussi important pour comprendre la dégradation actuelle du plus grand écosystème mondial et imaginer des solutions. À l’occasion du One Ocean Summit, qui se tient à Brest du 9 au 11 février 2022, scientifiques, acteurs publics et privés et chefs de gouvernement partageront diagnostics et remèdes pour améliorer l’état du « patient ». Convié à la table des débats, l’Ifremer revient sur différentes pistes de recherche prometteuses.
La multinationale suisse, mise en cause dans nos nombreuses enquêtes, retire ses marques Vittel et Contrex des marchés allemand et autrichien. La décision met en danger 150 emplois dans les Vosges.
La 2ème zone humide de France, le Marais Poitevin ( 100 000 ha), est gravement menacée, ainsi que sa façade maritime aux ressources si importantes*. Depuis 4 ans, des manifestations réunissent des milliers de personnes protestant contre la dégradation de l’environnement et les prélèvements abusifs d’eau douce. Or, on vient d’apprendre l’imminence de publication de l’arrêté modificatif valant règlement d’eau des ouvrages structurants des marais mouillés de la Sèvre niortaise, du Mignon et des Autises.
En conclusion du Varenne de l’eau, une consultation sur les réponses aux effets du changement climatique, le premier ministre a donné des gages aux exploitants.
Très impliquées dans le Varenne de l’eau, notamment sur le deuxième volet consacré à l’adaptation des filières au changement climatique, les chambres d’agriculture saluent les conclusions des travaux et la prise de parole du Premier ministre. Elles déplorent cependant le manque de moyens dédiés à l’aide aux investissements et à l’accompagnement des agriculteurs.
Avant d’être « le plus pur d’Europe », le lac d’Annecy servait de déversoir aux égouts des villes alentours. Une politique ambitieuse de dépollution menée depuis plus de 60 ans a permis sa restauration mais ses défenseurs ne relâchent pas leur attention face aux nouvelles menaces.
Une petite enquête sur le bassin de l’Agout, dans le Sud-Ouest, significatif de la nouvelle manière de voir l’eau : pour gérer la variabilité nouvelle de la pluie, il ne s’agit plus - seulement - de faire des gros tuyaux et des grands barrages, mais d’entretenir la tourbe et le petit chevelu de ruisseaux.
Le grand syndicat intercommunal de l’eau et de l’assainissement est le principal responsable de l’effondrement du système guadeloupéen. Entre incompétence et folies des grandeurs, le SIAEAG et ses dirigeants ont dilapidé l’argent de l’eau. 6eme volet de notre grande enquête consacrée à l'île des Antilles.
Ce contrat porte sur la désimperméablisation des surfaces aménagées (places de parking) des pôles d’échanges multimodaux, l’infiltration des eaux pluviales sans rejet dans le réseau d’assainissement, des travaux sur les quais afin d’assurer leur désimperméalisation et la déconnexion au réseau enterré existant, la récupération et la réutilisation des eaux de toiture des gares.
L'État sort le gros carnet de chèques pour lutter contre les algues vertes en Bretagne. Les aides vont doubler et passer à 10 millions d'euros par an, a annoncé ce mardi 25 janvier 2022 le préfet de Bretagne.
Cet article se concentre sur la gestion de la rareté de la ressource en eau dans deux métropoles de l'Ouest aride des États-Unis confrontées à une intensification des sécheresses et à un stress hydrique accru. S’appuyant sur un terrain qui fait jouer à l’extrême les problématiques socio-écologiques de la pénurie, ce travail de recherche propose de considérer les villes de Phoenix et de Tucson comme des laboratoires de l’adaptation urbaine au changement climatique, pour explorer les différentes modalités d’adaptation à la rareté de la ressource en eau.
« Le lac est là et il fait son travail, se contente d’affirmer Serge Bousquet-Cassagne. Il se remplit tous les ans alors que l’on nous avait dit que le bassin versant était trop petit. Et pour la deuxième année consécutive, il a permis d’écrêter la crue de la Garonne ».
L’agence de l’eau, l’Etat et Durance Verdon Luberon Agglomération ont signé le 13 janvier dernier à Villeneuve un contrat pour une gestion durable des services d’eau potable et d’assainissement et des milieux aquatiques 2021-2023 sur un territoire composé de 25 communes dont Manosque pour ville centre.
La concertation publique en vue de réduire le taux de nitrates des eaux bretonnes a permis, malgré les désaccords clivants, de faire émerger des propositions.
Les experts sont formels, de nombreuses espèces de poissons menacées d’extinction vont pâtir de la construction de barrages au Laos et dans d’autres régions tropicales.
La Colombie Britannique, frappée par des crues récurrentes liées aux « rivières atmosphériques », envisage une nouvelle doctrine pour l’aménagement et la protection contre les inondations.
Composée de huit rubriques engagées pour un total de 112 pages, notre volonté avec la revue Dérives N° 1 : Les Rivières est de vous inviter à regarder nos rivières selon différentes facettes : scientifique, poétique, narrative... et même gustative ! Ce projet est né d’une envie de partager avec vous tout ce qu’on ne peut pas partager en vidéo, tous les sujets qui nous animent et qui demandent le temps de la réflexion ; toutes les histoires qui ne peuvent prendre vie que sur le papier.
La sécheresse dans le Sud-Ouest américain, désertique, n’est pas nouvelle. Mais elle atteint des niveaux inégalés. Sur place, l’eau commence à manquer. Premiers perdants : les plus vulnérables, à l’instar des tribus autochtones.
Bien gérées, les eaux pluviales sont une ressource. Le zonage pluvial est l’outil technique et juridique qui permet de favoriser l’infiltration à la parcelle et de réduire les conséquences des eaux de ruissellement.
Cet article rédigé par Muriel Saulais et Bruno Kerloc'h du Cerema a été publié en décembre 2020 dans la revue Techni Cités et présente les leviers d'action à travers la planification pour développer une gestion des eaux pluviales plus respectueuse du cycle de l'eau.
L’effondrement du système d’eau potable et d’assainissement de l’île s’explique en partie par sa géographie. Mais les luttes d’influence politique et l’opacité des relations entre l’État et la Générale des Eaux ont aggravé la situation. Alors que la situation en Guadeloupe reste très tendue, après l’occupation du conseil régional, nouveau volet de notre enquête exclusive consacrée à un scandale de la République.
Ancien commandant du GIGN et acteur du drame d’Ouvéa en 1988, Philippe Legorjus veut créer dans le Finistère la plus grande exploitation industrielle d’algues en Europe. Avec l’aval des autorités, ce projet labellisé bio se développe en dépit des risques et contre l’avis de nombreux habitants.
Le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) de Corse pour la période 2022-2027 a été adopté par l’Assemblée de Corse ce vendredi 17 décembre. Un vote à l’unanimité, avec la non participation du groupe Core in Fronte.
Ce lundi 13 décembre, le conseil métropolitain a acté le retour du réseau d’eau et d’assainissement de l’agglomération sous la main d’une régie publique. Une étape de plus dans un dossier porté par la majorité écologiste depuis le début de son mandat. En revanche, les effets de cette passation vont mettre un peu de temps à se faire sentir. Explications.
Longtemps abondante dans le monde entier et même parfois considérée comme nuisible, l'anguille, dont le cycle de vie est encore mal connu, est aujourd'hui menacée de disparition à cause de l'activité humaine, avertissent scientifiques et organisations environnementales.
Le ministère de la Santé a récemment illustré le coupable laxisme de l’état, en réponse à la question d’une parlementaire qui l’interrogeait sur la qualité de l’eau et la responsabilité des collectivités territoriales gestionnaires. Réduire la quantité de pesticides mis en vente ? Vous n’y pensez pas ! On va juste essayer de planquer la poussière sous le tapis...
Étudier l’ADN préservé dans les sédiments marins peut nous apporter de précieuses informations sur l’évolution des communautés planctoniques marines. Son contenu est essentiel aux travaux menés pour comprendre les trajectoires d’évolution des écosystèmes côtiers, et ce à l’échelle de plusieurs siècles. En couplant les observations paléogénétiques à d’autres indicateurs biogéochimiques, il est ainsi possible de remonter jusqu’aux causes des changements biologiques observés. Cette analyse pluridisciplinaire a justement fait l’objet d’une étude en Bretagne, dans la rade de Brest, projet piloté par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) entre 2017 et 2020.
800 millions d’euros devaient permettre de réduire l’usage des pesticides en France de moitié en 10 ans. Résultat : il a augmenté de 15 %. L’argent est parti dans des projets inefficaces, lorsqu’il n’a pas été tout simplement détourné.
Pour faire face à une problématique de coulées de boues, la commune d’Erchin, située dans le Douaisis, a mis en place une politique de gestion durable et intégrée des eaux pluviales, en prenant en compte la contrainte rurale et urbaine et en menant une dynamique de concertation approfondie.
Réuni vendredi 3 décembre 2021 à Bastia sous la présidence de Gilles Giovannangeli, vice-président du Comité de Bassin, le Comité de Bassin de Corse a adopté son Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Il constituera le socle stratégique de la politique de l’eau dans le bassin des 6 prochaines années, pour atteindre un bon état des eaux.
La nature est en danger. Pour protéger les écosystèmes, certain·e·s penseurs et penseuses, artistes ou juristes, veulent leur donner un statut juridique. Camille de Toledo est l'un d'eux. Il veut faire entendre la voix, les voix, de la Loire.
Des chercheurs du BRGM ont participé à une publication scientifique internationale pour évaluer les besoins de recherche sur la gestion des sites de stockage de déchets situés en bordure de littoral.
Nous poursuivons la chronique de notre enquête au long cours sur la crise de l’eau en Guadeloupe, en partenariat avec Blast, avec deux longs entretiens avec des figures des événements en cours, les anciens et la jeunesse…
Le premier appel à projets ouvert en 2020 a permis de sélectionner 8 projets portant sur les rivières de la Durance, des Sorgues, du Calavon, de la Môle et de la Roubine du Lavoir. Au total, 22 440 arbres seront plantés sur 9 000 mètres linéaires de berges, permettant de renaturer 16 ha de milieux.
Le Grand Besançon Métropole, précurseur en la matière, mène une politique de premier ordre pour protéger la ressource en eau souterraine. Cette eau d’une qualité exceptionnelle fournit 77% des prélèvements en alimentation en eau potable sur ce territoire.
Si le recul de la biodiversité préoccupe les chercheurs de l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau (Eawag), c’est parce que les espèces les plus menacées sont précisément celles qui vivent dans des milieux aquatiques ou à proximité. Qu’il s’agisse, entre autres, d’inventorier des espèces de poissons, de promouvoir la revitalisation des cours d’eau ou d’innover en matière de gestion des eaux urbaines, la plupart des départements de l’Institut ont inscrit la thématique de la biodiversité dans leurs programmes de recherche, ce qui implique aussi une approche interdisciplinaire. La newsletter spéciale de l’Eawag, datée de novembre 2021, propose une série d’articles dédiés à la biodiversité aquatique. On trouvera ici une brève présentation de quelques-uns de ses champs de recherche décrits dans cette newsletter.
À mi-chemin entre Saint-Flour et les Monts du Cantal, la narse de Nouvialle, vaste zone humide et havre de biodiversité, est convoitée par deux multinationales souhaitant y ouvrir des carrières de diatomite. Mais ce projet destructeur suscite une vive opposition de la part de la population, bien décidée à protéger son territoire.
Déclenchée lundi 15 novembre pour s’opposer à l’obligation vaccinale et au pass sanitaire, la grève générale en Guadeloupe s’est transformée en crise sociale et politique. Tout le week-end, les chaînes métropolitaines ont fait leur miel d’images de violence et de discours parfois complotistes (sur la Covid-19 et la vaccination), sans jamais réfléchir aux causes. Pourtant les ingrédients d’une explosion étaient réunis depuis longtemps. Il suffisait d’une étincelle... L’enquête exclusive « La Guadeloupe, l’île sans eau » que publie Blast à partir d’aujourd’hui met en lumière ces abandons qui ont fini par plonger l’île des Antilles dans le chaos.
La Jordanie et Israël ont convenu lundi d'un accord devant permettre au royaume hachémite de fournir de l'énergie solaire à l'État hébreu. Ce dernier livrera en échange 200 millions de mètres cubes d'eau désalinisée à son voisin en grande partie désertique. L'énergie verte exportée en Israël sera produite par une centrale solaire d'une capacité de 600 mégawatts, qui selon la presse devrait être construite par les Émirats arabes unis.
L’équivalent de cent piscines olympiques remplies de déchets. Soit 345 000 m3 d’ordures. Voilà ce que les usines d’embouteillage appartenant aujourd’hui à Nestlé ont enterré, souvent en toute illégalité, dans les souterrains vosgiens au fil des décennies, à en croire les chiffres avancés par la préfecture des Vosges.
Dans le cadre du projet LIFE intégré Marha, l’Office français de la biodiversité (OFB) lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) afin d’identifier des partenaires pour la mise en œuvre de projets, entrant dans le périmètre de la recherche et développement. Les projets devront développer et mettre en œuvre des techniques innovantes et efficaces de restauration des habitats marins au sein de zones spéciales de conservation Natura 2000 en Manche, Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée.
Face au changement climatique, menaçant l’équilibre des milieux aquatique côtiers, il est de plus en plus nécessaire de disposer d’outils de diagnostic pour évaluer l’état du fonctionnement écologique de ces milieux. Ces boites à outils spécifiques, que le projet BIOMIC vise à renforcer sur le compartiment microbien des sédiments et le fonctionnement trophique de la masse d’eau, apporteront une aide pour la prise de décision dans la protection et la gestion des zones côtières et de la préservation de leur biodiversité.
Ce mardi 16 novembre, Bérangère Abba s’est rendue à Lille pour faire le point sur la concertation relative au projet de Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Artois Picardie qui fixera les objectifs de protection et de restauration des ressources en eau pour la période 2022-2027. Elle a présenté le premier plan national pour une gestion durable des eaux pluviales.
Un amendement introduit par le gouvernement dans le Projet de loi de finances pour 2022, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, accorde la garantie financière de l’État et autorise le confinement définitif des déchets de Stocamine à Wittelsheim.
La Ville de La Roche-sur-Yon devient la dixième Capitale française de la biodiversité. Son action de restauration et de protection des cours d’eau et des zones humides a notamment été soulignée.
Les présentations des intervenants et les replays vidéos des séquences du Congrès 2021 de l'ANEB, organisé du 20 au 22 octobre à Amiens, sont désormais disponibles !
Réparer des digues de la Garonne avant la prochaine crue. A la communauté d’agglomération Val de Garonne, le service gémapien et ses partenaires ont appris à gérer dans l’urgence.
Le 20 avril 2021, la Métropole Rouen Normandie, la Communauté d'Agglomération Seine-Eure, le Syndicat du Bassin Versant de l'Austreberthe et du Saffimbec et le Syndicat des Bassins Versants Cailly, Aubette, Robec organisaient leur premier webinaire Risque inondation et Gestion des eaux pluviales. Les présentations sont disponibles.
Face à l'imperméabilisation croissante des sols liée à l'étalement urbain, la renaturation ou le rétablissement des fonctions de certaines parcelles sont un enjeu important dans les villes. Pour identifier le potentiel de renaturation des sols à Paris, la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports (DRIEAT) a fait appel au Cerema qui a défini une méthodologie permettant de hiérarchiser les espaces à renaturer en priorité.
À partir de 2014, un projet multi-partenarial impliquant un établissement d'enseignement agricole, une équipe de recherche et un syndicat de bassin versant dans les Pyrénées-Orientales a permis de concevoir et éditer « L'Eau en Têt », un kit de jeu de rôle consacré à la gestion durable de l'eau. Cette note présente cette initiative, fait un point sur les usages pédagogiques et autres de ce kit de jeu, et aborde finalement la question des effets d'apprentissage de ce type de démarche pour les participants.
Six actions sont en lice. Elles ont été désignées par le jury de l’agence de l’eau Rhin-Meuse comme actions ayant valeur d’exemple, reproductibles et climat’eau compatibles ! C’est maintenant aux internautes de voter…
Au nord du Niger, le village de Tatiste, victime du réchauffement climatique, se bat pour avoir accès à l’eau. Chaque jour, Houlaye quatorze ans, comme d’autres jeunes, marche des kilomètres pour aller puiser l'eau, essentielle à la vie du village. Cette tâche quotidienne les empêche, entre autres, d'être assidus à l'école. L'absence d'eau pousse également les adultes à quitter leur famille chaque année pour aller chercher au-delà des frontières les ressources nécessaires à leur survie. Pourtant, cette région recouvre dans son sous-sol un lac aquifère de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Or, il suffirait d'un forage pour apporter l’eau tant convoitée au centre du village et offrir à tous une vie meilleure.
Cours d’eau, friches, prairies... Très demandée, la restauration d’espaces dégradés n’en est pourtant qu’à ses balbutiements. Par manque de moyens, de volonté politique ou de débat public, la renaturation peine à se développer.
Si les sylviculteurs se réjouissent de la concertation publique sur le projet de forage d'eau potable dans le Sud Médoc, le bras de fer avec Bordeaux Métropole n'est pas fini.
Source : http://actu.fr Ajouté le 03 novembre 2021 à 18:15
14 puits de forage de 250 mètres de profondeur sur une superficie de 20 000 m² située entre les communes de Saumos et du Temple en Gironde. Une station de pompage, des unités de réserves, une station de traitement de l'eau puis 30 km de canalisations via Le Temple, Salaunes, Saint-Médard-en-Jalles, Le Haillan, Martignas-sur-Jalle et Mérignac. Voilà le portrait du projet de champs captant d'eau potable des Landes du Médoc porté par Bordeaux Métropole.
Une nouvelle fois mise en avant par la majorité départementale PS-PC afin de lutter contre la pénurie de la ressource, la création d'un syndicat mixte de gestion de l'eau ne fait pas l'unanimité.
De fortes tensions se font jour sur le dossier conflictuel de l’irrigation. Alors que le gouvernement, s’appuyant sur « l’état profond », avalise tous les desiderata de la FNSEA et des irrigants, la répression frappe les défenseurs d’un autre modèle agricole, avec plusieurs interpellations, perquisitions et gardes à vue, facilitées par l’action de la cellule Demeter de la gendarmerie nationale, dont les excès viennent d’être dénoncés par une enquête remarquable de Radio France. En conséquence une trentaine d’organisations appellent à une nouvelle journée nationale de mobilisation le 6 novembre prochain.
Le Cerema publie une note d'information pour présenter aux gestionnaires les enseignements issus d'une étude approfondie du patrimoine d'ouvrages d'art de l'Etat, afin d'optimiser les moyens consacrés à la gestion sur le long terme de leur patrimoine.
Dispositif unique en Ile-de-France, le Plan Départemental de l'Eau (PDE), qui connaît actuellement sa 3ème édition (2017-2024), constitue l'indispensable matrice et feuille de route partagée entre les partenaires de l’eau en Seine-et-Marne. Les partenaires et signataires de ce 3eme PDE se sont réunis le 29 septembre 2021 à l’Hôtel du Département en présence du président du Département, Jean-Francois Parigi, et du préfet, Lionel Beffre. Cette rencontre a permis de faire un bilan des projets menés en 2020 et d’échanger sur la mise en œuvre d’actions, afin de dynamiser le Plan pour les 3 prochaines années.
Face au déclin de la biodiversité, certains ont pris les choses en main : ils restaurent des espaces dégradés. Cette discipline, qui permet de « renaturer » des zones, soulève cependant nombre de questions. Peut-on réparer sans remodeler à son image ? Le réensauvagement, en laissant faire la nature, n’est-il pas une meilleure solution ?
Des données que StreetPress s’est procurées montrent une pollution des nappes phréatiques aux hydrocarbures (HAP) cancérigènes après l'incendie de Lubrizol. Mais bien diluée, on peut quand même boire l’eau, explique l'agence régionale de santé.
La rivière de la Souffel est dans un état écologique catastrophique. Les pots d’échappement et les agriculteurs y rejettent notamment des molécules toxiques. Et tous les ruisseaux qui se jettent dedans sont pollués pour les mêmes raisons. Ils prennent leur source dans une zone très agricole, aux alentours de Strasbourg. Des ruisseaux qui communiquent avec la nappe phréatique… Conséquence : des puits de captage d’eau potable pourraient voir leur seuil de potabilité dépassés sur le long terme. Reportage.
Ce lundi 25 octobre, Bérangère Abba, secrétaire d'État à la Biodiversité, a lancé une mission visant à identifier, d'ici à la fin de 2021, « des sites d'intérêt national susceptibles » d'accueillir un douzième parc national consacré aux zones humides.
Alors que la France est largement concernée par la pollution des sols, cette question reste peu abordée par l’État. La sénatrice Gisèle Jourda a tenté, en vain, de faire passer plusieurs amendements pour protéger les sols. Elle regrette ici la « force d’inertie de l’État », qu’elle juge « défaillant » sur ce sujet.
Il y a 121 ans Edouard-Alfred Martel était reconnu "Bienfaiteur de l'Humanité", pour sa mise en garde contre la pollution de l'eau, aujourd'hui on épand des tonnes de digestat...
Source : http://actu.fr Ajouté le 24 octobre 2021 à 18:42
Depuis 2017, sous la pression du changement climatique et de l’artificialisation des sols, les scientifiques ont observé une régression significative du littoral catalan espagnol. Ils alertent sur la nécessité urgente de « repenser la côte » et ses infrastructures.
Cette page rassemble des ressources sur la restauration de la continuité écologique longitudinale des rivières. Vous y trouverez des réponses à des questions fréquemment posées, des outils d'aide au choix des solutions pour réduire les impacts des ouvrages transversaux ou pour restaurer la continuité. Y sont également présentés des retours d'expériences de travaux réalisés et des exemples d'approches, en France et ailleurs en Europe.
Pour son projet de fin d'études, la Malouine Alice Chanu-Dulon, 27 ans, a écrit un rapport sur la submersion marine dans la cité corsaire. Un enjeu majeur, trop éludé selon elle.
Source : http://actu.fr Ajouté le 11 octobre 2021 à 17:58
Il prévoit la création d’un ensemble de 14 puits répartis sur 2 ha environ, dans les communes de Saumos et Le Temple, au cœur du Médoc. Les 14 forages et la station de pompage de « champ captant » permettront de prélever 10 millions de mètres cubes d’eau par an dans la nappe de l’Oligocène, qui est excédentaire sur le littoral. Cette concertation se tiendra du 26 octobre 2021, 9h au 8 décembre 2021, 17h.
Dans le sud de Madagascar, la « pire sécheresse du pays depuis quarante ans », aggravée par le changement climatique, cuit les cultures. En résulte le « kéré », la famine, qui pousse les Malgaches à se nourrir d’épluchures de légumes, de feuilles de cactus et même de cuir tanné bouilli.
« Accaparement de l’eau » pour les uns, « gestion intelligente de la ressource » pour les autres : un projet de construction de méga-bassines agricoles dans le Poitou-Charentes divise les esprits et va jusqu’à « préoccuper » la Commission européenne. Décryptage.
Entre dimanche et lundi, jusqu’à 180 millimètres d’eau se sont abattus sur la cité phocéenne. Des associations et des élus municipaux en appellent aux bénévoles pour nettoyer les plages avant l’arrivée du mistral.
La multiplication des projets de méthaniseurs dans le Lot révèle pour les auteurs de cette tribune la volonté de transformer des régions entières en décharges absorbant les déchets de la société industrielle. Il faut selon eux stopper cette « valorisation du territoire » qui met en danger son eau potable et ses habitants.
La Cour des comptes européenne considère que la DCE et la PAC ne constituent pas une incitation suffisante pour une utilisation durable de l'eau en agriculture. Pour la Commission, en revanche, le futur cadre devrait permettre d'atteindre cet équilibre.
Le Syndicat mixte de production d’eau potable du Sud Haute-Marne a voté une participation financière de 840 000 € afin que Voies navigables de France puisse entreprendre les travaux de confortement du barrage de La Mouche, situé à Saint-Ciergues et à Perrancey-les-Vieux-Moulins, en Pays de Langres. Des travaux attendus depuis un quart de siècle. Ce sont en effet près de 6 millions de m3 qui font défaut.
GE-MA-PI, acronyme pour « gestion des milieux aquatiques et protection des inondations ». Trois petites syllabes qui ont fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, la majorité des structures sont bien en place. Mais des recrutements sont toujours en cours.
La politique agricole commune encourage le développement des cultures irriguées au détriment de la ressource hydrique, selon un rapport de la Cour des comptes européenne.
Le Cerema et IdealCO ont organisé un webinaire sur la gestion de l'eau en ville en développant les espaces de nature. Il a permis de présenter les résultats du projet de recherche Gestion Intégrée de l'Eau en Milieu Urbain (GIEMU) sur les aménagements intégrant le cycle de l'eau en s'appuyant sur les services écosystémiques rendus par la nature, ainsi que la démarche de Toulouse métropole pour développer les solutions alternatives de gestion des eaux pluviales, et enfin les évolutions du projet de recherche SESAME pour sélectionner les espèces d'arbres et arbustes à planter en ville.
Assemblée populaire du Rhône à Arles fin août, Assemblées de la Loire à Tours ce mois-ci… Les imaginations bouillonnent pour trouver des moyens de représenter les intérêts des fleuves en « retournant les points de vue anthropocentrés ».
Au détour d’une réponse ministérielle à une parlementaire, l’Etat, droit dans ses bottes depuis les lois Maptam, NOTRe et la création de la Gemapi, s’obstine à refiler le mistigri financier de la gestion du grand cycle aux EPCI qui n’y peuvent mais…
Accompagnés de tracteurs ou de moutons, des centaines d’agriculteurs ont dénoncé le 22 septembre le chantier de la première des seize « mégabassines » prévues dans le Marais poitevin (Deux-Sèvres). Ces réserves d’eau, selon eux, ne bénéficieront qu’à l’agriculture intensive et mettront en péril une ressource déjà raréfiée par le changement climatique.
Le sénateur Bruno Sido, figure historique du lobby de l’eau, interroge le gouvernement sur la pagaille créée par la nouvelle cartographie des cours d’eau, portée en 2015 sur les fonts baptismaux par l’ambassadrice des pingouins. Réponse : circulez, y a rien à voir.
Démarré depuis un an, le programme européen Life Eau&Climat coordonné par l’Office international de l’eau basé à Limoges doit durer quatre ans. Son objectif est ambitieux car il s’agit d’aider les gestionnaires de l’eau à élaborer des stratégies d’adaptation face à des phénomènes observés et prévisibles suite au dérèglement climatique. Un an après son lancement, les quatorze partenaires scientifiques et territoriaux impliqués se sont retrouvés à Limoges pour dresser un premier bilan d’étape et annoncer quelques réalisations.
Le canal du Rove n’en finit pas de se dégrader, il y a désormais un second bouchon. Il semble clair qu’il ne resservira jamais plus comme canal, et que personne ne croit vraiment aux projets de pompage d’eau de mer vers l’étang de Berre, pompage qui me semble d’ailleurs peu utile. Une nouvelle utilité serait bienvenue. Pourquoi pas la véloroute V65 ?
Production d'eau potable, assainissement, entretien des milieux aquatiques... Le plan Neptune 6, signé avec l'agence de l'eau Loire-Bretagne donne à la Métropole des moyens pour agir afin de préserver la ressource.
Alerte sur le manque d'eau. Face à la menace d'ici 2050, le comité de bassin, assemblée politique jouant le rôle de "Parlement de l'eau", adopte en séance plénière un plan de mesures pour sécuriser les usages de l’eau en mobilisant un panel de solutions. 4 milliards à la clé d'ici 2050.
Quel rôle a joué et jouera le changement climatique dans les inondations ? A quel point l’artificialisation des sols est à prendre en compte ? La prévention et l’adaptation sont-elles à la hauteur, notamment en France ? Pour y répondre, nous avons reçu l’aide de Florence Habets, Directrice de recherche CNRS en hydrométéorologie, professeure à l’École normale supérieure (ENS) – PSL.
Il y a environ cinq ans, des scientifiques ont découvert dans le bassin du Congo une immense étendue de tourbières bien plus vaste que prévu. Au total, 30 milliards de tonnes de carbone furent cartographiées, confirmant le rôle de premier plan joué par la région dans l’atténuation du changement climatique. La tourbe recouvre un peu plus de 4 pour cent de la surface boisée du bassin et s’étire sur la République du Congo et la République démocratique du Congo. Pour mieux saisir l’ordre de grandeur, elle séquestre l’équivalent du carbone aérien contenu dans les arbres des 96 pour cent restants.
À Tours, en Centre-Val de Loire, des « Assemblées de Loire » se sont tenues du 9 au 12 septembre dernier. Ce projet artistique, porté notamment par l’écrivain Camille de Toledo, vise à explorer les contours d’un hypothétique « parlement de Loire » qui retournerait « les points de vue anthropo-centrés » pour mieux représenter les intérêts juridiques du fleuve, de son bassin versant et de toutes ses composantes (minérales, animales, végétales…). De là à envisager la traduction politique de ce qui reste pour l’heure « avant tout un travail sur les imaginaires » ?
Fruits d’une délicate pesée d’intérêts entre biodiversité et climat, de nouveaux ouvrages hydroélectriques éclosent le long des petits cours d’eau vaudois afin de renforcer la production locale «propre». Mais le jeu en vaut-il la chandelle ?
Le Vaccarès, étang emblématique du delta du Rhône, souffre de l’afflux de pesticides, notamment en provenance de rizières. Mais la population redoute surtout la mer qui gagne du terrain.
À portée d’engueulade, les maires le sont aussi pour tout ce qui touche à la question de l’eau. Alors que le Limousin fait face à une ressource en baisse, situation qui va s’aggraver avec le réchauffement climatique, des solutions émergent pour permettre un usage plus intelligent, plus économe et plus durable de l’eau, qu’elle soit potable, pluviale ou usée.
Bien connu des Français, le Rhône prend sa source dans les Alpes suisses, et non dans le lac Léman comme on l’entend souvent dire ! Il porte une histoire transfrontalière entre France et Suisse, dont les enseignements sont riches pour comprendre les rapports entre les hommes, la terre et l’eau. Les grands projets d’aménagements ont vu le jour de chaque côté de la frontière depuis le XIXe siècle. Aujourd’hui le plan Rhône en France et le projet de troisième correction du Rhône en Suisse tentent de concilier la protection face aux inondations et les enjeux écologiques et sociaux du XXIe siècle.
Trouver le bon interlocuteur n’est pas toujours évident pour un propriétaire riverain, par exemple, en cas de risque d’inondation ou pour un pêcheur qui constate une pollution. Comme cela avait été annoncé dans le premier article de la série, voici une présentation des différents organismes gestionnaires de l’eau en France et de leurs missions, afin d’essayer d’y voir plus clair dans un système qui peut sembler, à juste titre, assez nébuleux.
Ce n’est qu’un avis consultatif mais le Conseil économique social et environnemental régional vient d’annoncer qu’il ne soutiendra pas les projets de Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eux pour les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne.
Le gouvernement égyptien dévoile son objectif de rationalisation de l’utilisation de ses ressources en eau pour les trois prochaines années. La Caire prévoit le remplacement des systèmes d’irrigation par inondation sur 1,554 million d’hectares de plantation par des dispositifs modernes, économes en eau.
Des inondations et des incendies de forêt ont marqué l'été 2021. Ces phénomènes naturels peuvent avoir de graves conséquences, tant sur le plan humain que sur le plan économique et environnemental. Comment faire face à ces risques, garantir la sécurité des personnes et réduire les dommages ?
Conséquence inéluctable du réchauffement climatique, le niveau de la mer augmente partout dans le monde, et l’on observe une accélération de la montée des eaux depuis trente ans. Un phénomène qui menace les littoraux, où vit plus de la moitié de la population mondiale. Avec près de 2 400 km de linéaire côtier sur la façade Atlantique, la France se confronte également aux défis liés à la protection de son littoral.
L'Euphrate coulait autrefois près de son oliveraie mais, aujourd'hui, le plus long fleuve de Syrie ruisselle à des kilomètres de là. Entre les sécheresses toujours plus sévères et les enjeux géopolitiques, Khaled el-Khamis voit ses arbres dépérir et sa famille manquer d'eau.
Dans une prise de position, la BUND et plusieurs autres associations de défense de l’environnement ont appelé les autorités à prendre des mesures pour garantir une protection écologique contre les crues. Parmi les points soulignés : la nécessité d’adapter les pratiques agricoles et forestières.
Petite par la taille – elle occupe moins de 1 % de la surface maritime du globe - la Méditerranée est au confluent de grands enjeux environnementaux et socio-économiques. Ce trésor de biodiversité, réservoir d’espèces uniques au monde, est soumis à une activité humaine particulièrement intense. Pour limiter les effets néfastes liés à cette cohabitation, la Méditerranée fait l’objet d’une surveillance attentive de sa contamination chimique, dont l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Ifremer sont les fers de lance pour la façade française. Cette coopération engagée de longue date a permis à la France d’être l’un des premiers pays européens à se doter d’un réseau de surveillance dédié. Aujourd’hui, les deux partenaires tirent le bilan de 20 ans de suivi des contaminants en Méditerranée et affûtent leur stratégie de surveillance en développant des outils innovants pour une efficacité renforcée. Objectifs : améliorer la lutte contre la pollution et évaluer l’impact des politiques de réduction des rejets en mer. Avec les scientifiques, suivez les contaminants à la trace…
Les mesures les plus énergiques doivent être prises d’urgence pour arrêter la catastrophe climatique, sans quoi cette catastrophe se transformera en cataclysme (…) nous ne pouvons faire aucune confiance aux gouvernements : cela fait plus de trente ans qu’ils nous disent agir pour le climat et ils n’ont quasiment rien fait.
Le Cerema a réalisé une série d'entretiens avec des acteurs de collectivités territoriales ayant mis en œuvre des politiques pour préserver ou restaurer des zones humides. Dans cet article, le Cerema présente les principaux enseignements.
Le sulfite de sodium, qui permet aux nombreuses entreprises de pêche opérant en Patagonie de conserver les langoustines avant exportation, est à l’origine de ce phénomène.
La Cour des comptes et la chambre régionale des comptes ont présenté, mardi 20 juillet, leur enquête pointant les insuffisances de l’action publique contre les marées vertes en Bretagne. En mal de moyens et critiquée, la région veut orchestrer la lutte.
Depuis le 15 juillet, plusieurs villes iraniennes de la province pétrolifère du Khouzestan ont été le théâtre de manifestations provoquées par la raréfaction des ressources en eau, et réprimées dans le sang.
Pour la première fois depuis 30 ans les 76 propositions de réforme (radicale) de la politique de l’eau française, dans toutes ses dimensions, adoptées à l’unanimité par une majorité transcourants de la commission à l’issue de ses travaux, dessinent les contours d’une gestion soutenable et équitable de la ressource. Quoi qu’il advienne désormais ce rapport fera date.
Le bilan, encore provisoire, est de 156 morts dans le pays, 183 en Europe. Le vice-chancelier et ministre des finances de la République fédérale, Olaf Scholz, a annoncé une aide d’urgence pour les sinistrés.
« Raréfaction qualitative », accaparement par des intérêts privés, pollution… La commission d’enquête sur l’eau sort un rapport alarmant sur l’état de cette ressource en France. Elle appelle le gouvernement à la considérer comme un bien commun.
Dans le cadre du programme de bassin-versant du Jaudy-Guindy-Bizien, Lannion-Trégor-communauté a été retenue par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne pour expérimenter un nouveau dispositif d’accompagnement des agriculteurs, les Paiements pour services environnementaux (PSE). Ce nouveau dispositif rémunère les agriculteurs pour des actions qui contribuent à restaurer ou maintenir des écosystèmes (préservation de la qualité de l’eau, protection du paysage et de la biodiversité).
L'association Amorce déplore que l'eau soit la "grande oubliée" du débat politique et plaide pour une véritable "loi sur l'eau et la transition écologique". A court terme, c'est toutefois un projet de réforme de son financement qui inquiète l'association, puisqu'elle mettrait une nouvelle fois les collectivités territoriales à – forte – contribution.
Eaufrance, le service public d’information sur l’eau, propose un nouveau site thématique dédié à l’économie dans le domaine de l’eau : Economie Eaufrance. Il a pour objectif de participer à la transparence de la politique de l’eau en France, et d’informer le public sur 5 thématiques de l’économie de l’eau : Tarification de l'eau ; Dépenses liées à l'eau ; Valeurs liées à l'environnement ; Analyse économique et décision ; Les usages de l'eau.
Serge Dumont est enseignant-chercheur à l'Université de Strasbourg. Biologiste, il allie ses passions pour la plongée et l'image à travers la réalisation de nombreux documentaires. On lui doit notamment ‘Le fleuve invisible, un trésor sous la plaine du Rhin’. L'écosystème phréatique et les gravières d'Alsace sont pour lui des milieux à préserver. Car leur équilibre est fragile, souvent menacé par les actions de l'homme.
Source : http://rcf.fr Ajouté le 06 juillet 2021 à 17:21
Fermée depuis plus de dix ans, le canal de la Sambre à l’Oise rouvre enfin. Depuis la fin de l’année 2019, des travaux étaient engagés le long du canal pour préparer au mieux cette réouverture. Cette réouverture est une excellente nouvelle pour certaines communes mais aussi pour la Communauté d’Agglomération du Caudrésis-Catésis. La vice-présidente en charge du tourisme, Laurence Ribes, sait que cette réouverture est un moment important pour le territoire.
Le présent rapport a pour objet de déterminer si ce principe a été correctement appliqué dans quatre domaines de la politique environnementale de l'UE : la pollution industrielle, les déchets, l'eau et les sols.
Cela a été les grands sujets oubliés de la bataille entre Suez et Veolia. Il n’a jamais été question de politique de l’eau, de préservation des ressources, de service public. Par sa position dominante, Veolia pourtant va se retrouver en situation d’imposer sa loi aux collectivités.
Les tourbières pourraient émettre jusqu’à 860 millions de tonnes de CO2 par an d’ici la fin du siècle, selon une étude publiée dans la revue Phys.org. Les scientifiques appellent donc à mieux protéger et préserver ces zones humides qui recouvrent seulement 3 % de la surface terrestre mais qui emprisonnent le tiers du carbone stocké dans le sol. Sous l’appellation de tourbières se retrouvent différents écosystèmes de zones humides des 4 coins du monde : les mariais côtiers, les marécages des forêts tropicales, ou encore la toundra arctique…
L'agriculture pourra continuer d'utiliser des pesticides et des antibiotiques sans être privée de paiements directs. Selon la projection de l'institut gfs.bern, les Suisses ont rejeté dimanche à 61% l'initiative populaire "Pour une eau potable propre".
Le Conseil d’Etat vient, par un arrêt du 31 mai 2021, de nouveau de faire prévaloir des droits d’eau des possesseurs de moulins et autres digues ou dispositifs de micro-hydro-électricité… dans le domaine de la continuité écologique des cours d’eau, sujet ultra-sensible autour duquel environnementalistes, pêcheurs, agriculteurs irriguants et autres possesseurs de moulins ne cessent de s’empoigner, tout le monde ou presque ne se rejoignant que pour critiquer l’Etat…
Au vu de son échec patent, un contrôle exercé par les rapporteurs spéciaux du budget du Sénat intime à l’Etat de revoir son action de lutte contre les algues vertes, jugée largement insuffisante.
La société irlandaise Seabased envisage d’installer une ferme houlomotrice de 10 MW en baie d’Audierne. Le projet, qui consiste à produire de l’énergie à partir de la houle, est approuvé par la Région Bretagne, pas par les pêcheurs.
92,6% des sites contrôlés en 2020 répondent à l'objectif de la Directive eau de baignade et présentent au minimum une qualité suffisante. L'évaluation de la politique menée depuis 1976 est en cours. L'adaptation à de nouveaux enjeux pourrait être de mise.
Les plans algues vertes se suivent et se ressemblent. Après le premier (2010-2015), les conclusions du second (2017-2021) sont aussi décevantes. La commission des finances du Sénat pointe les insuffisances de résultats et les limites des actions volontaires. Mais aussi les conflits avec les financements de la PAC.
Si le mois de mai a été particulièrement frais et humide, avec des pluies abondantes, ces pluies permettront-elles de recharger les nappes d’eau souterraines ? On parle ici des nappes qu’on appelle communément « phréatiques », c’est-à-dire celles qui se trouvent juste sous nos pieds, à la différence de celles dites « captives », profondes et recouvertes d’une épaisse couche d’argile (comme dans le Bassin aquitain). Et bien, pas vraiment : en cette fin mai, les niveaux des nappes restent en effet majoritairement en baisse par rapport à avril. Les eaux infiltrées dans les sols suite aux pluies de mai auront surtout servi à humidifier les sols, au profit de la végétation.
Le Grand Est subventionne massivement les usines de méthanisation pour en faire la pièce maîtresse de sa politique énergétique à l’horizon 2050. Voulue par la FNSEA et les entreprises gazières, cette stratégie est décriée par les écologistes au vu du modèle agricole intensif et des risques de pollution de l’air et de l’eau.
C’est ce que montre un rapport du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique paru jeudi 20 mai. Ce réchauffement a déjà des conséquences immédiates sur les écosystèmes.
Cette ambition a été scellée dans le premier contrat de territoire « Eau et Climat » meurthe-et-mosellan. Il a été signé le 18 mai. Signé pour 4 ans, le contrat concerne 42 communes et près de 18 500 habitants au nord du territoire de la Métropole du Grand Nancy. Les collectivités signataires portent une politique volontariste et dynamique en matière d’assainissement des eaux usées depuis les années 1990 (21 ouvrages épuratoires présents sur le territoire), de préservation des espaces naturels sensibles du territoire (8 sites) et de protection des captages d’eau potable en adoptant des mesures fortes comme la remise en herbe (69 hectares) ou l’acquisition foncière pour une action pérenne.
Le préfet a annoncé le 30 avril lors du Comité Régional de la Biodiversité que 28 projets avaient été retenus sur le volet « Aires protégées et Restauration écologique » porté par la DREAL des Pays de la Loire.
Le prix Charles Ritz, du nom du célèbre pêcheur à la mouche suisse, récompense chaque année des travaux de protection et restauration du milieu aquatique, et des populations de salmonidés notamment. Depuis 2018, le réalisateur et biologiste belge Philippe Laforge travaille sur un film consacré aux derniers lauréats du prix. Rencontre avec cet artiste engagé.
Pour mieux correspondre à la variété des dispositifs déployés par les collectivités pour mettre en place une politique social pour l'accès à l'eau, le ministère de la Transition écologique prépare pour la rentrée une boîte à outils numérique.
Les associations écologistes veulent détruire ces obstacles artificiels pour restaurer la « continuité écologique » des rivières. Une vision de l’environnement remise en question par les défenseurs des moulins et les partisans de l’hydroélectricité, qui ont eu gain de cause à l’Assemblée nationale.
Quel lien entre l'Europe et les fleuves ? L’Europe au fil de l’eau est une série de podcasts qui met en valeur des projets en lien avec les fleuves et cofinancés par les fond européens.
Depuis le 1er janvier, Epidor, établissement public interdépartemental est devenu gestionnaire du domaine public fluvial du bassin de la Dordogne, qui était auparavant propriété de l'Etat. L'établissement doit veiller au développement harmonieux de ce domaine public qui représente 460 kilomètres de cours d'eau : la Dordogne à l'aval d'Argentat, la Vézère à l'aval de Montignac et l'Isle à l'aval de Périgueux. Epidor a de nombreuses missions : résoudre les problèmes de continuité écologique, veiller au bon état environnemental des rivières, agir pour la protection et restauration des milieux naturels.
La Plateforme Rhône, site internet valaisan dédié à l’histoire du fleuve, proposait déjà plusieurs expositions virtuelles mettant en évidence l’importance économique et politique de ce cours d’eau alpin mais aussi les différents visages qu’il a présentés en Valais au cours des siècles et les représentations qu’on en a fait. Vient de s’y ajouter une nouvelle présentation sous la forme d’une balade au fil de l’eau et de l’histoire le long du Rhône urbain genevois.
L’État apporte son soutien aux Voies Navigables de France à travers la signature d’un contrat d’objectifs et de performance doté de 300 millions d’euros.
Tous les deux ans l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne attribue des récompenses, les Trophées de l'Eau, aux meilleurs projets de protection et de valorisation de la ressource en eau de la Loire et de ses affluents. Ce mardi 4 mai, 7 dossiers ont été récompensés dans 4 grandes catégories.
Suite aux travaux, la nouvelle hauteur du nouveau pont de Pont-sur-Yonne (Yonne) continue de faire polémique. A l'avenir, il pourrait freiner l'activité économique des entreprises du secteur qui font transiter leur marchandises via la voie fluviale, voir les pousser à s'implanter ailleurs.
Un rapport provisoire de la Cour des comptes, révélé par « Le Télégramme », démontre l’inefficacité de la lutte contre les algues vertes en Bretagne menée depuis 2010. Et ce, malgré une enveloppe de plus de 110 millions d’euros.
Sur la Côte d'Azur, les plages font l'objet d'une attention particulière car elles sont un enjeu touristique et économique important. Mais recharger ces plages en sable, est-ce la bonne solution ? Et surtout, peut-on continuer à payer la facture ? Eléments de réponse avec une spécialiste.
La Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS) de Nouvelle-Calédonie pilotait un premier baromètre eau-santé sur le territoire, jaugeant de l'avis des Calédoniens sur la qualité de l'eau, mais aussi de leurs habitudes vis-à-vis de la précieuse ressource. Une étude aux enseignements multiples qui permettront d'ajuster la politique de communication quant à la précieuse ressource.
Les constructions de retenues collinaires, ces réservoirs d’eau permettant d’alimenter les canons à neige afin de maintenir le tourisme de ski, font bondir les associations environnementales. En Haute-Savoie, elles s’insurgent contre le « saccage d’un sanctuaire de biodiversité ».
Les 1ers Grands Prix « Préservation des captages d'eau potable » sont organisés cette année par l'Office français de la biodiversité dans le cadre du Centre de ressources Captages. Ils visent à valoriser et faire connaître des actions exemplaires ayant pour but d'améliorer la qualité des ressources en eau. Inclues dans des projets de territoire ou des démarches globales, ces actions peuvent également contribuer à la reconquête de la biodiversité.
Ils ont signé une convention pour agir de concert. Les étangs de la forêt vont être équipés de vannes et pourront ainsi servir au stockage des eaux de pluie.
Dans le département d’outre-mer, le nouveau plan de gestion des risques d’inondation 2022 2027 est en consultation. A Cayenne, le canal de Laussat est en travaux.
À un moment, il faut savoir s’arrêter. Oui aux remontées existantes, non à leur extension. Prévue pour cette année, la construction du troisième tronçon du téléphérique de la Grave, qui doit remplacer le vieux téléski actuel, ne sera rien de moins qu’une nouvelle remontée mécanique d’ampleur, avec une nouvelle gare d’arrivée à 3600 mètres, le tout sur l’un des plus grands glaciers des Alpes du sud, à un jet de caillou du Parc National des Écrins – qui s’interroge, à tout le moins, sur la pertinence de ce T3.
Cet ouvrage se propose de faciliter l’accès à une matière complexe. Il fait le point de la législation et de la réglementation, de la jurisprudence et de la pratique. À ce titre, il intéresse les élus concernés et les administrations, les professionnels et les particuliers, les associations, et plus généralement l’ensemble des professionnels du droit (avocats, notaires, étudiants).
La question de la continuité écologique des cours d’eau ne cesse de donner lieu à des remous, des tourbillons, des courants contraires… C’est tout sauf un long fleuve tranquille. Au tour du Sénat de s’y mettre.
Mardi 13 avril 2021, à la demande de la commission des affaires économiques, le Sénat a adopté la proposition de loi tendant à inscrire l’hydroélectricité au cœur de la transition énergétique et de la relance économique, présentée par Daniel Gremillet, Sophie Primas, présidente de la commission des affaires économiques, et plusieurs de ses collègues.
L'effacement de seuils de retenue des moulins ne fera plus partie des voies envisagées pour rétablir la continuité écologique des cours d'eau, selon la version du projet de loi climat et résilience issue de l'Assemblée. Détails des modifications.
Cette série de 3 articles sur le thème « écologie et halieutisme » arrive à son terme. Ce n’est pas sans difficulté que ce dernier article voit le jour. Les actualités de l’année 2020 et de ce début 2021 ont amené leurs flots de questions quant à la représentativité nationale de la pêche. Nous avons tous été touchés par la crise sanitaire, de près ou de loin, dans nos vies personnelles ou professionnelles, dans nos engagements associatifs. Par où commencer sans s’éparpiller dans milles directions, car cette crise brutale a révélé le décalage monumental qui existe entre les pêcheurs et un mode de fonctionnement de la pêche associative lié au passé. Dans ce dernier article, essayons de prendre du recul. Observons les tendances qui dessinent la pêche de demain, les nouveaux acteurs de notre loisir, et les évolutions récentes induites par la science et une nouvelle forme d’agriculture non antagoniste aux écosystèmes aquatiques.
Ried est un terme d’origine alémanique qui signifie roseau et, par extension, tout espace couvert de ces plantes, entouré de prés humides, souvent inondés et exploités traditionnellement en prairies de fauche. En Alsace, de nombreux lieux-dits portent ce nom, même si aujourd’hui le caractère humide du lieu a parfois disparu.
Cette série de fiches présente des retours d'expériences en matière de raccordement des entreprises aux réseaux d'assainissement. Dans un contexte où l'économie et la préservation de la ressource en eau sont cruciales, le Cerema propose des pistes d'action et des exemples de démarches locales : enjeux, stratégies, outils mis en place, acteurs impliqués... Les 5 premières fiches sont en ligne.
La Commission européenne vient de recommander aux États membres de mettre en place "dès que possible" un système national de surveillance des eaux usées afin de suivre la propagation du Covid-19, et notamment de ses variants. Un suivi déjà instauré en France par le réseau Obépine, qui travaille à mettre sous surveillance 150 stations françaises de traitement des eaux usées.
Le Sénat examine ce 13 avril un texte déposé par le sénateur LR Daniel Gremillet sur l’hydroélectricité. Sa proposition de loi entend placer cette énergie renouvelable « au cœur de la transition énergétique » et de la relance économique.
Un barrage géant qui produirait trois fois plus d'électricité que celui des Trois gorges, l'actuel record du monde... La Chine envisage d'édifier au Tibet une mégastructure en travers du Brahmapoutre, qui inquiète les écologistes ainsi que le voisin indien.
Pour protéger les côtes, les autorités posent des digues le long des plages. Une solution efficace à court terme mais qui ne permet pas de rééquilibrer l’écosystème.
Pendant que les épisodes d’inondation continuent à s’égrener sur le territoire français, la mise en œuvre opérationnelle de la compétence de gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi) avance toujours en ordre dispersé.
La commission pour l’avenir des finances publiques, présidée par Jean Arthuis, a rendu sa copie au Premier ministre le 18 mars dernier. Pour maîtriser la dette, elle préconise "d’intensifier dans la durée" les efforts sur les dépenses publiques. Cela se traduirait par la fixation d’objectifs de dépenses. Les contrats pluriannuels visant à limiter les dépenses des collectivités seraient réactivés, avec un champ d’application élargi, notamment aux budgets annexes des collectivités ; eau, assainissement, déchets…
135 millions d'euros, neuf ans de travaux. Le projet "Isère Amont", terminé, a été présenté aux élus et à la presse ce mardi à Crolles dans la vallée du Grésivaudan. Les rives de l'Isère ont été aménagées, de Pontcharra à Grenoble, pour contenir d'éventuelles crues.
Vers des services d’eau potable et d’assainissement plus performants, durables et au juste prix. C’est le défi lancé par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse aux 200 élus et techniciens de l’eau et de l’assainissement présents lors d’un webinaire, avec l’ambition de mettre au cœur des chantiers des nouvelles équipes municipales, une gestion durable des services.
Le débat sur la continuité écologique revient sur le devant de la scène à travers plusieurs textes en discussion. Retour sur les évolutions passées et focus sur l'avenir de la politique de restauration des cours d'eau.
Pour la première fois en France, toutes les données sur la qualité des eaux des rivières peuvent être consultées depuis un smartphone, une tablette et nouveauté, depuis un ordinateur. Lancée en 2013 par les agences de l’eau, l’application propose d’accéder aux données sur la qualité des eaux de baignade tout en informant sur la santé des cours d’eau et les nombreuses espèces de poissons qui peuplent les rivières et sur la qualité des eaux de baignade.
Ce vendredi 26 mars 2021 à l’Hôtel du Département, les principales associations de défense de l’environnement et des consommateurs, l’ensemble des représentants du monde agricole, des chasseurs et des pêcheurs se sont réunis pour procéder à la signature d’une charte attestant de leur accord sur une stratégie départementale de sécurisation de l’accès à la ressource en eau par la création de retenues individuelles de substitution.
Ce lundi 22 mars, l’assemblée générale du Syndicat mixe des bassins-versants des jalles du Cartillon et de Castelnau (SMBVJCC) a eu lieu dans la salle des fêtes d’Arcins, sous la présidence du maire Claude Ganelon
L’idée d’un canal Danube-Oder-Elbe qui permettrait de connecter la mer du Nord à la Baltique et à la mer Noire est remise au goût du jour par les Tchèques. Mais les Autrichiens s’inquiètent pour l’environnement.
Ravagée par des pluies torrentielles en 1988, la ville s’est imposée depuis comme une référence en la matière. Avec parfois un fossé entre théorie et pratique.
Selon le dernier rapport annuel sur l'eau de l'Unesco, publié ce lundi, les services écosystémiques rendus par l'eau sont mal payés de retour par les Etats, faute pour eux de bien les connaître.
Lors d'une conférence de presse précédant une conférence en ligne des parties prenantes, Frédéric Molossi, président de l’établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs, a dressé ce 16 mars le bilan du programme d'actions de prévention contre les inondations (Papi) de la Seine et de la Marne franciliennes 2013-2020 et dévoilé les orientations du "Papi 2" prévu pour 2022-2028, dont le périmètre devrait être élargi.
La Suisse a beau être l’un des pays européens les plus riches en eau, les impacts des changements climatiques sur ses ressources hydriques y sont d’ores et déjà largement perceptibles. Et si elle ne prend pas des mesures efficaces pour freiner le rythme spectaculaire de cette tendance, ses eaux subiront de profonds bouleversements, avec des répercussions désastreuses sur leur écologie et leur gestion. À l’inverse, si le réchauffement mondial est contenu en dessous de 2 °C, comme le préconise l’Accord de Paris de 2015, nombre de ces mutations pourront être évitées, et l’adaptation aux changements climatiques sera plus facile et moins coûteuse. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus les scientifiques suisses qui, sous l’égide de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), viennent de rendre publics différents scénarios hydrologiques, assortis d’analyses des conséquences sur la façon de gérer les ressources en eau et de recommandations pour une meilleure adaptation aux changements climatiques.
Redonner vie à un cours d’eau enterré et transformé en égout, c’est le pari fou que le Val-de-Marne et les villes riveraines ont décidé de relever à l’aube du 21ème siècle. Après Fresnes en 2003, L’Haÿ-les-Roses en 2016, la Bièvre s’apprête à renaître entre Arcueil et Gentilly d’ici la fin 2021, et la réflexion est en cours à Paris. Histoire et visite de chantier.
Les agglomérations et le syndicat intercommunal du Sud de l’Île-de-France expriment dans un communiqué publié le 10 mars leur volonté commune de maîtriser les outils de production du réseau interconnecté du sud francilien (RISF).
Les recherches sur l’eau, tant dans leurs dimensions matérielles qu’idéelles, font l’objet d’un renouvellement dans le champ des sciences humaines et sociales. Ceci est à mettre en relation avec les défis majeurs actuels et futurs et les enjeux inédits que pose la gestion de l’eau. Dans un contexte de changements globaux qui accentue certains enjeux et en suggère de nouvelles hiérarchies à toutes les échelles spatio-temporelles, les questionnements évoluent, les valeurs sont bousculées, la gouvernance et l’action se réinventent. Ce numéro propose d’interroger comment se construisent aujourd’hui les connaissances et savoirs pour penser la gestion territorialisée de l'eau et des milieux aquatiques ?
Confronté à la disparition progressive des haies, Oroux, petit village des Deux-Sèvres, a trouvé le levier juridique permettant de les protéger. Elles sont maintenant classées au patrimoine communal. Une véritable aventure collective pour sauvegarder ce patrimoine arboré essentiel à l’environnement. La commune aimerait maintenant voir son initiative originale inspirer d’autres territoires.
En Île-de-France, un collectif propose de reconnaître la « personnalité juridique » à des lacs régulièrement pollués. Est-il possible d’accorder des droits à la nature en France, comme le font déjà plusieurs pays ? Dernier en date, le Canada qui, le 23 février, a reconnu la qualité de personnalité juridique à une rivière. C’est le moyen de ne plus « subordonner la défense de la nature à l’existence d’intérêts humains ».
L’application de la directive « Inondation » dans les territoires s’est traduite par l’élaboration de Stratégies Locales de Gestion des Risques d’Inondation (SLGRI). Afin de suivre la mise en œuvre d’une stratégie et de préparer sa révision notamment, un dispositif de suivi et d’évaluation est essentiel. Le Cerema met à disposition des propositions méthodologiques, illustrées notamment des bonnes pratiques observées dans les territoires soumis à des risques important d’inondation.
A l’approche d’échéances électorales majeures, la camarilla des Playmobil ne cesse de témoigner de sa sollicitude au monde agricole, dans une grande parade cousue de fil blanc (biosourcé). Après Lecornu et la méthanisation, Denormandie et l’irrigation. Le vieux monde dans toute sa splendeur. En conséquence de quoi, bientôt sur vos écrans, pour fêter le retour du canapé rouge de Drucker, attendez vous à savoir que les ambianceurs Castex et Attal vont s’extasier sur les mânes d’Alexis Gourvennec et Michel Debatisse. Manquera plus que la Schiappa, en placement de produits chez Biocoop, nous vantant les mérites du rutabaga bio et de la paysanne inconnue pour que notre bonheur soit complet. Hidalgo et Mélenchon vont devoir ressortir les DS noires.
Au-delà du risque environnemental que représente la pollution plastique, ces déchets servent d'"arche de Noé" pour bactéries et virus en tout genre. Au point de représenter un risque sanitaire réel.
La justice a une nouvelle fois confirmé l’illégalité de cette retenue d’eau située au nord-ouest de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), construite par la chambre d’agriculture. C’est désormais à l’Etat de trouver une issue à ce conflit qui dure depuis trois ans.
La SHF décerne chaque année trois Prix récompensant des thèses de langue française : Le Prix Henri Milon, le Prix Jean Valembois et plus récemment le Prix Pierre Massé, dans les domaines respectifs de l’hydrologie, de la mécanique des fluides et des sciences sociales et humaines appliquées à l’eau. La date limite d’envoi des thèses est fixée cette année au 5 mars.
Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG – chambre d’agriculture basque - en euskara, la langue basque) est une association pour aider les paysans créée en 2005. Endossant le même rôle qu’une chambre d’agriculture départementale sans pour autant être reconnue comme un office public, elle encourage une politique agricole différente de celle des chambres officielles.
Une pétition réclame l’ouverture du débat avant que les contrats en cours ne se terminent. Si l’agglomération de Versailles Grand Parc se dit prête à étudier la question, celle de Saint-Quentin-en-Yvelines n’y voit pas d’intérêt.
Il n'y a pas que l'axe Seine Paris-Rouen-Le Havre dans le paysage fluvial. La Seine irrigue également les régions Bourgogne-Franche-Comté et Grand-Est. L'Yonne a déjà investi près de 8 millions d'euros dans un port. L'Aube mise sur une voie d'eau de 28 kilomètres qui la relierait à l’Île-de-France. Dans la région-capitale aussi, les départements de la Seine-et-Marne, de l'Essonne et du Val-de-Marne entendent bien accélérer l'intermodalité.
Le Conseil d’Etat vient d’annuler une des disposition du fameux décret du 3 août 2019 sur la continuité écologique des cours d’eau, sujet ultra-sensible autour duquel environnementalistes, pêcheurs, agriculteurs irriguants et possesseurs de moulins et autres digues ou dispositifs de micro-hydro-électricité ne cessent de s’empoigner, tout le monde ou presque ne se rejoignant que pour critiquer l’Etat…
Francisca Espinoza est psychologue clinicienne. Depuis plusieurs années, elle travaille sur la question du stress post-traumatique et sur la mémoire des catastrophes. Elle était intervenue en 2018, lors de la table ronde organisée par le SyAGE sur le risque inondation. Elle a accepté de répondre à nos questions autour d’une dimension qui n’est pas toujours suffisamment prise en compte : la souffrance psychologique des sinistrés et les moyens de réduire ce traumatisme.
Fort apprécié des pêcheurs amateurs de défi sportif, les silures menacent la survie de poissons migrateurs de la Garonne comme le montre une étude menée à Toulouse.
Source : http://actu.fr Ajouté le 15 février 2021 à 22:29
Le collectif pour une gestion publique de l’eau à Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines demande de passer la distribution et l’assainissement de l’eau du privé au public.
Dans un jugement rendu le 10 juillet 2020, le président et le vice-président de la Chambre d’agriculture, maitre d’ouvrage de la retenue, ont été condamnés à de la prison ferme. Le jugement en appel est attendu dans les prochains mois. Le point avec Serge Bousquet-Cassagne, président de la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne.
Moins de 1 % des 23,2 milliards d’euros de fonds publics versés chaque année au secteur agricole a un effet avéré sur la réduction de l’usage des pesticides, relève un rapport de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme.
Au moment du lancement de la 4ème édition de l’appel à manifestation d’intérêt sur les filières respectueuses de la ressource en eau, Marc Hoeltzel, directeur général de l’agence de l’eau Rhin-Meuse livre son point de vue sur cette démarche innovante.
En 2020, la dynamique naturaliste a été très forte autour de cette espèce emblématique, puisque plus de 50 personnes (particuliers mais aussi gestionnaires de sites naturels et professionnels) ont pris en charge une ou plusieurs mailles de prospection pour le suivi de la Loutre d’Europe dans le cadre de la déclinaison régionale du Plan National d’Actions.
Le Rendez-vous Gest’eau sur les études de gestion quantitative dans le cadre des SAGE a eu lieu le 26 juin 2020. Cette webconférence a réuni 65 participants. Les enregistrements des interventions ainsi que les supports des présentations viennent d’être publiés.
Un double constat s’impose. Malgré près de vingt-cinq années d’actions, les dynamiques d’amélioration des teneurs en nitrates des eaux superficielles et souterraines semblent marquer le pas dans les zones vulnérables alors que ces teneurs restent éloignées des objectifs à atteindre. Cette relative stabilité d’ensemble cache des situations locales contrastées : des efforts collectifs ont permis des améliorations notables sur certains territoires mais, dans le même temps, des dégradations ont touché d’autres régions. Il y a un déficit d’appropriation des objectifs de la directive « nitrates » et de nombreux acteurs expriment la sensation d’une perte de sens pour cette politique.
Le Grand Narbonne mène une politique innovante en matière de réutilisation des eaux traitées. Ainsi, la communauté d’agglomération et Veolia expérimentent un nouveau dispositif sur la station d’épuration de Narbonne qui permettra d'économiser un volume de 15 000 m³ d’eau potable par an.
Au croisement des enjeux écologiques et d’aménagement du territoire, la Trame verte et bleue (TVB) est une politique visant à intégrer la biodiversité dans les stratégies d’aménagement et de développement territorial. Pour faciliter son appropriation par le plus grand nombre, l’Office français de la biodiversité propose, dans le cadre du centre de ressources Trame verte et bleue et en lien avec Tela Botanica, le MOOC Trame verte et bleue : une formation en ligne gratuite, accessible à tous et diffusée pendant 9 semaines.
Enhardis par la parution répétée d‘articles complaisants dans le Canard enchaîné, résultant d’un lobbying gastronomique de haut vol, nos amis des moulins poussent leur avantage en multipliant les questions parlementaires sur (enfin contre) la continuité…
En novembre 2020, un réseau de plus de 600 experts sur les changements climatiques et environnementaux en région méditerranéenne, le MedECC, a publié un rapport faisant l’état des lieux des connaissances scientifiques sur le sujet à travers la Méditerranée. Les deux coordinateurs du projet, le paléoclimatologue Joël Guiot et l’écologue Wolfgang Cramer, nous en expliquent les enjeux.
Traitement renforcé des eaux de pluie, sécurisation de l’accès à l’eau potable, protection des milieux aquatiques… Le nouveau contrat d’agglomération 2020-2023 signé avec l’agence de l’eau va permettre d’accélérer la réalisation des nombreux projets métropolitains engagés dans le cadre de la politique publique de l’eau, compétence relevant de la Métropole.
Le Musée communal des Égouts de Bruxelles est situé dans les anciens pavillons d’octroi de la Porte d’Anderlecht, non loin de la gare du Midi. On entre d’un côté et l’on sort par l’autre… Entre les deux, le visiteur est invité à parcourir plusieurs salles et à effectuer une courte balade souterraine le long de la Senne, puis dans le collecteur d’égout de la Chaussée de Mons.
Au détour d’une réponse ministérielle à une question parlementaire, l’on vérifiera que le ministère dit de l’Ecologie n’a plus voix au chapitre et qu’une instruction gouvernementale relative aux « projets de territoire » permet aux irrigants de faire financer ce qu’ils veulent, où ils veulent…
Grâce à des techniques sous-marines plus performantes de bâchage et d'arrachage, les biologistes et les plongeurs réussissent à ralentir la progression du myriophylle à épis. Le combat contre cette plante envahissante aquatique est toutefois semé d’embûches.
Dans l’Hérault, 96% de l’eau du robinet provient du sous-sol. Une richesse géologique exceptionnelle, qui garantit la disponibilité d’une eau potable d’excellente qualité.
Selon une récente étude publiée dans la revue Nature, 68% des obstacles à l’écoulement présents sur les rivières européennes feraient moins de 2 m de haut. Oui et alors ? D’après les auteurs, la principale difficulté avec ce type d’obstacles serait leur recensement. Eh bien oui, il est davantage difficile de recenser des obstacles peu visibles comme les buses par exemple, que des gros barrages comme celui de Vezins (50). Sous-estimation de 61 % à l’échelle européenne d’après l’étude… Ce n’est pas rien, notamment en termes d’attentes européennes concernant la gestion des écosystèmes aquatiques. Décryptage de l’étude ci-dessous.
Entre Brivet, Brière et océan, le bassin de vie nazairien doit non seulement réfléchir à la qualité de la ressource mais aux risques (submersion, inondations) liés aux changements climatiques. D’où le choix d’une gestion concertée à cinq intercommunalités.
Menée au sein de la réserve naturelle nationale (RNN) de Saint-Mesmin (45), sur la Loire, en périphérie aval de la ville d’Orléans, cette étude compare la biodiversité floristique de la ripisylve d’une berge à celle de deux îles boisées en vis-à-vis. L’hypothèse est que la berge, davantage soumise à la pression anthropique, présente une biodiversité altérée.
L'appel à projets « Restaurer les continuités écologiques dans les cours d’eau de Nouvelle-Aquitaine » est lancé par la Région Nouvelle-Aquitaine en partenariat avec les Agences de l’Eau Adour Garonne et Loire Bretagne. Il s'inscrit dans les orientations de la Stratégie régionale sur l’eau et dans la feuille de route Néo Terra adoptée par la Région pour accélérer et accompagner la transition environnementale en Nouvelle-Aquitaine.
La qualité de l’eau ne s’améliore guère dans le pays de Dinan : seulement 13 % des masses d’eau sont en bon état. Mais les élus, qui viennent de changer à la tête du « parlement local de l’eau » et de son bras armé, restent positifs.
Les Pays de la Loire ont obtenu la compétence animation et concertation dans le domaine de la gestion et protection de la ressource en eau. Pour la région, cette attribution permet d'appuyer leur position de chef d'orchestre des politiques de l'eau
Alors que la période transitoire pour la prise de compétence Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI) se termine, le Cerema a organisé les 1er et 3 décembre un colloque de clôture de l’appel à partenaires co-porté avec INRAE. Ces travaux viennent enrichir les ressources déjà disponibles sur la GEMAPI.
L’aménagement de l’Espace nature départemental du Plan de la Garde : une initiative qui associe de manière remarquable la restauration du milieu au bien-être social et à la nature en ville.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes concourt à porter à connaissance des travaux de recherche et leurs acquis opérationnels, en particulier à destination des acteurs de la gestion des lagunes. Au-delà de présenter des travaux de recherche, l’objectif de ces webinaires de la plateforme Recherche-Gestion du Pôle-relais lagunes est de favoriser l’échange d’information autour de projets actuels ou à venir, entre structures de gestion et structures de recherche. Les présentations sont disponibles.
Ils s’y étaient engagés dans leur programme : élus haut la main en juin dernier, les écologistes créent donc une régie publique de l’eau dans la métropole lyonnaise, écartant Veolia des terres historiques de la Compagnie générale des eaux.
Un traité transfrontalier entre le Canada et les États-Unis, qui régule le débit du fleuve Columbia en Colombie-Britannique depuis 56 ans, pourrait être menacé, car des politiciens américains appellent le président Donald Trump à invoquer son pouvoir exécutif pour y mettre fin.
Les « carences fautives » de l’État ont été reconnues le 8 décembre par le tribunal administratif de Toulouse dans le dossier Sivens. Si la mobilisation des opposants avait conduit à la suspension du projet initial, en 2014, après la mort de Rémi Fraisse, ce projet aurait pu être abandonné ou repensé bien plus tôt. À dix reprises.
Une défaillance des télérelèves des compteurs d’eau de Veolia et Saur, qui date parfois de plus de deux ans, se révèle aujourd’hui. Elle provoque une onde de choc chez les usagers sujets à des factures pour le moins contestables.
Ce site, qui a été inauguré en septembre 2020 après plusieurs années de travaux, est en train de (re)devenir une zone humide d'un grand intérêt, où les marouettes sont par exemple régulières en migration.
A lire : Nouvelle feuille de route politique du SYMCRAU, actualités sur les projets en cours et sur le suivi de la nappe phréatique, interventions et contributions partenaires.
Le présent bulletin fournit un bilan synthétique de l’année hydrologique écoulée, du 1er septembre 2019 au 31 août 2020, concernant l’évolution quantitative des ressources en eau du bassin ainsi que les faits marquants qui se sont produits sur le territoire.
Il y a un peu plus d’une année, je vous emmenais au cœur de notre production d’électricité, de nos appétits sans cesse plus forts pour cette énergie et des différents modes de production dont la production hydraulique. Aujourd’hui, je vous propose de quitter les turbines, les conduites forcées et les kilowatts pour aller à la rencontre de nos rivières à truites. Comment vivent-elles leur cohabitation avec la fée électricité ? Comme lors de mes précédentes chroniques, l’objectif est de fournir le maximum d’éléments chiffrés issus d’études et de travaux de recherche pour saisir la complexité du sujet. Il ne s’agit en aucun cas d’un tribunal où les accusés seraient les hydroélectriciens et où je tiendrais la place du procureur général. Chaque lecteur doit pouvoir se construire sa propre opinion sur le sujet.
Le bassin Loire-Bretagne souhaite atteindre 61 % de ses masses d'eau en bon état écologique en 2027. Les apports diffus de nitrates, de phosphore, de pesticides ou les pressions sur la morphologie des cours d'eau menacent la réussite de cet objectif.
Des scientifiques les pistent pour étudier l’impact du changement climatique sur leur population et leur comportement. Des relevés sont effectués tous les quinze jours. Pour le moment, les cobayes sont restés dans les eaux du département.
La péninsule de Crimée, territoire ukrainien annexé par la Russie en 2014, souffre d’une pénurie d’eau sans précédent. Si le conflit diplomatique joue un rôle, l’Ukraine ayant fermé le principal canal d’approvisionnement, la Crimée pâtit des conséquences du changement climatique. Et les solutions manquent.
L’économie et le partage des ressources en eau constituent une priorité dans la politique de l’eau amplifiée dans un contexte de changement climatique. La Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) est l’une des solutions possibles à mettre en place localement pour s’adapter à des tensions saisonnières sur l’eau. Le Cerema propose un panorama des projets de REUT menés en France, et présente les premiers enseignements. A l'occasion de la sortie de l'ouvrage, une interview en 3 questions à son auteure Caherine Néel, chargée de mission eau et déchets.
Le 3 novembre 2020, l'agence de l'eau Loire-Bretagne a présenté à son conseil d'administration les lauréats de l'appel à initiatives « Gestion des eaux pluviales intégrée à l’aménagement urbain » lancé le 15 novembre 2019. 39 initiatives ont reçu un avis favorable pour tout ou partie des projets présentés. Le montant total d'aides sur 5 ans s'élève à 41,6 millions d'euros (M€).
Le syndicat la Roannaise de l'Eau s'est lancé dans une démarche de déconnection de ses eaux pluviales à la fois pour les nouvelles constructions et l'existant. Retour sur les leviers et obstacles de cette gestion alternative.
Candidature avant le 31 mars 2021.
Autour de compétences “historiques”, la volonté est d’apporter un appui le plus large et complet possible : hydrologie, fonctionnement des écosystèmes, sociologie, histoire, urbanisme, aménagement du territoire, santé, traitement des eaux, économie, hydrogéologie, géographie, psychologie sociale, droit de l’environnement, transfert de polluants, microbiologie, chimie…
Différentes revendications à l’égard du réseau des structures associatives agréées de la pêche de loisir (SAAPL) sont érigées sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines et suscitent d’innombrables et diverses réactions. Quelles peuvent être les retombées d’une telle cacophonie sur ce réseau et par voie de conséquence sur les innombrables partenariats qui ont pour vocation de servir la pêche, les milieux et les pêcheurs ? Voici quelques éléments organisationnels factuels du réseau qui pourront peut-être permettre d’affiner certaines prises de position, certains jugements souvent péremptoires sur les structures associatives de la pêche, qui ont besoin de tout sauf de ce qu’elles subissent actuellement. L’approximation des informations, quelles qu’en soient leurs sources a rarement atteint un tel paroxysme.
Eaux glacées a recueilli le témoignage d’un usager qui, après avoir constaté la présence de goutelettes d’hydrocarbures - pouvant avoir un impact cancérigène -, dans l’eau potable distribuée à son robinet, a conduit une véritable enquête aux conclusions inquiétantes, corroborées par un avis de l’ANSES daté de juillet 2011 qui, tout en reconnaissant le phénomène, préconisait la réalisation de travaux complémentaires, qui n’apparaissent pas été mis en oeuvre depuis lors avec toute la vigilance requise. Au coeur de cette affaire, la question lancinante du renouvellement des 850 000 kilomètres de canalisations qui nous délivrent le précieux liquide « destiné à la consommation humaine », pour reprendre son appellation officielle.
Près de 2 milliards de personnes dans le monde sont toujours privées d’installations sanitaires élémentaires, alerte l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale des toilettes.
Auditionné le 10 novembre dernier par le comité de suivi mis en place par les commissions des affaires économiques et du développement durable de la Chambre haute, le P-DG de Veolia, qui succédait aux dirigeants de Suez et d’Engie, loin d’y répliquer ses propos furieux publiés dans le quotidien Le Monde une semaine plus tôt, a remporté haut la main cette étape d’un tournoi qui va encore très longtemps se poursuivre dans une multitude d’enceintes en choisissant d’axer l’essentiel de son propos sur le projet de fusion, dont il a longuement détaillé les motifs, la genèse et le contenu face à des élu(e)s qui peinent manifestement à en appréhender tous les enjeux.
Depuis plusieurs années déjà, l’EPTB Saône et Doubs s’attache à donner une nouvelle dynamique au Contrat de rivière "Saône, corridor alluvial et territoires associés". Pour ce faire, un large travail s’est fait en 2020 autour de la construction d’un avenant à cette démarche territoriale... La cérémonie de signature de cet avenant s'est déroulée le vendredi 13 novembre prochain, en visio-conférence.
Le dossier de l’eau connaîtra de vrais évolutions au cours des prochains mois. Il s'agit de trouver une solution pour le point sensible de Séguineau au Lorrain, des travaux pour améliorer la distribution et la nouvelle gouvernance pour gérer l'eau en Martinique.
Au croisement des enjeux écologiques et d’aménagement du territoire, la Trame verte et bleue (TVB) est une politique visant à intégrer la biodiversité dans les stratégies d’aménagement et de développement territorial. Pour faciliter son appropriation par le plus grand nombre, l’Office français de la biodiversité propose, dans le cadre du centre de ressources Trame verte et bleue et en lien avec Tela Botanica, le MOOC Trame verte et bleue : une formation en ligne gratuite, accessible à tous et diffusée pendant 9 semaines.
Risque d’inondation par débordement de cours d’eau en Bourgogne-Franche-Comté : le risque sur l’appareil productif est deux fois plus élevé que celui sur la population.
La tempête politico-médiatique provoquée par le projet de fusion du groupe Suez-Lyonnaise des eaux et de Veolia, le géant français des « multi-utilities », a suscité un flot de commentaires qui ont occulté l’essentiel. Soit le pacte faustien contracté par MM. Emmanuel Macron et Antoine Frérot, patron de Veolia, afin d’accoucher aux forceps de la première plateforme numérique mondiale des services marchands à l’environnement.
Ce qu’ont vécu les habitants de la Roya, de la Vésubie, et de la Tinée dans la nuit du 2 au 3 octobre n’est pas une inondation mais un traumatisme. Rien n’est pire que de voir un territoire coupé du monde, ravagé par des pluies torrentielles entrainant des disparitions, des crues, des destructions de bâtiments, voire d’infrastructures plusieurs fois centenaires. 35 km de routes principales et 15 km de routes secondaires ont été ravagés par des mouvements de terrain. Plus de 25 km de réseaux d’eau potable ont disparu ainsi que 6 sites de captage. 10 km de réseaux d’assainissement ont été également emportés, 6 stations d’épuration détruites à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Lantosque et Clans. Vendredi 16 octobre, la Métropole Nice Côte d'Azur a voté un budget d’un milliard d’euros pour les infrastructures et d’un peu plus d'un million d’euros pour la revitalisation économique des vallées de la Tinée et de la Vésubie.
Les études menées en 2019 sur les diatomées, les macrophytes, les macroinvertébrés benthiques et le phytoplancton pour les cours d’eau, ainsi que le phytoplancton pour les plans d’eau sont disponibles.
Suite aux propos de la ministre de la transition écologique reportés dans le reportage Envoyé Spécial consacré à Lactalis dont nous vous parlions ici, Claude Roustan, président de la Fédération Nationale de la Pêche a adressé ce message à toutes les associations locales et régionales de pêche.
BiodivERsA, le réseau européen promouvant la recherche sur la biodiversité, les services écosystémiques et les solutions fondées sur la nature, et la JPI Water ont le plaisir d’annoncer que leur appel conjoint transnational 2020-2021 sur le thème Conservation et restauration des écosystèmes dégradés et de leur biodiversité, y compris les systèmes aquatiques est désormais ouvert.
Il n'y a pas si longtemps, les castors étaient en voie d'extinction. Chassée et braconnée, cette espèce indispensable dans les zones humides a failli disparaître de nos rivières. Elle est désormais protégée. C'est notamment le cas dans les Hauts-de-France.
L’association Sources et rivières du Limousin estime dans une étude que les 22.000 étangs de la région sont « un problème et non la solution face à la sécheresse ». Évaporation, diminution du débit des cours d’eau, températures en aval amènent l’association à préconiser la suppression d’un nombre important d’étangs privés. En face, l’association des propriétaires d’étang parle de « mensonges ». La DDT la rejette également.
Fin septembre une mission parlementaire proposait plusieurs pistes pour accélérer la réhabilitation de l'étang de Berre. Retour avec Didier Khelfa, président du syndicat mixte Gipreb sur les options proposées notamment concernant la gouvernance.
Le réseau CapTer a organiée la journée des animateurs de captages, sur le thème du système alimentaire, un levier pour protéger la ressource en eau ? le vendredi 2 octobre 2020. Les vidéos et les présentations sont disponibles.
La mission parlementaire sur l’étang de Berre, coprésidée par les députés (locaux) Eric Diard et Pierre Dharréville et dont le rapporteur était Jean-Marc Zulesi, a rendu son rapport le 23 septembre dernier. Il prend la forme de 20 propositions qui méritent une critique, constructive bien sûr.
Une discussion en compagnie de Christelle Pezon, maîtresse de conférences au Conservatoire National des Arts et Métiers, et chercheure au LIRSA (laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l'action), ainsi que Bernard Barraqué - Directeur de recherche au CNRS - CIRED, spécialiste de l'eau.
Après plus de 18 mois d’élaboration, ce vote intervenu ce matin constitue une étape clé pour le document de planification qui fait autorité en matière de mise en œuvre de la politique de l’eau et porte engagement juridique de la France au regard de la Directive cadre européenne sur l’eau.
Loin de faire l’unanimité, la construction de quatre zones d’expansion des crues (ZEC) par le Syndicat mixte de la vallée de la Hem (SYMVAHEM) est toujours d’actualité. Le nouveau président Thierry Rouzé en appelle à l’apaisement et souhaite bâtir le projet « dans la concertation, avec l’ensemble de la population ».
Le groupe technique "Connaissance" de la Conférence départementale de l’eau s’est tenu vendredi 9 octobre 2020 à l’Hôtel du Département du Doubs, avec une soixantaine d’acteurs du territoire (en présentiel et en visioconférence).
Dans la fusion que Veolia impose à Suez se joue une partie de l’avenir de la distribution de l’eau en France. Pourtant, la gestion privée de ce bien commun est en perte de vitesse face au modèle de la régie publique, bien davantage adaptée aux enjeux climatiques et démocratiques.
Les moulins à eau sont-ils une espèce en voie de disparition ? L'eau des rivières est de mauvaise qualité, il conviendrait de rétablir leurs cours naturels pour la circulation de la faune piscicole et celle des sédiments. Mais souvent leurs barrages sont aussi producteurs d'énergie électrique.
C’est sur fond de crises successives - confinement durant lequel il a fallu maintenir à flot les services, puis sécheresse estivale suivie de "joutes capitalistiques" entre Veolia et Suez - que les gestionnaires publics de l'eau ont tenu début octobre leurs premières rencontres nationales. Outre valoriser l’alternative que les régies publiques, mais aussi les sociétés d'économie mixte ou sociétés publiques locales de l'eau, incarnent face aux majors et délégataires du secteur, ils ont tenu à rappeler que l’eau n’est pas un bien comme les autres et qu'eux "n'ont rien à vendre et agissent au coeur d'un maillage partenarial étroit qui leur permet de s'adapter aux enjeux locaux". Il fut aussi question de solidarité et d'animation territoriales, de prospective et de la place des usagers dans cette gestion devant devenir, comme le défend France Eau publique, à l’initiative de l'événement, "une cause nationale".
L’État va-t-il artificialiser 110 hectares d’espace naturel sur l’estuaire de la Loire pour en faire une vitrine européenne des énergies renouvelables ? Sur le site du Carnet, le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire veut implanter un « parc écotechnologique » dédié aux énergies renouvelables. Ce projet bénéficie, comme 77 autres en France, du label « clés en main », un dispositif gouvernemental qui pose question et suscite beaucoup de craintes.
Fonte des glaciers, éboulements... les impacts du changement climatique sont déjà bien visibles dans les Alpes, où la température moyenne augmente deux fois plus vite qu'ailleurs en France. Face à ces impacts, qui s’accentueront, et d’autres qui apparaîtront, les territoires de montagne vont devoir trouver des outils pour élaborer une stratégie locale d'adaptation. Cet article présente la démarche d'accompagnement mise en œuvre par des scientifiques d'INRAE et le bureau d'étude ACTeon sur le territoire du Haut-Chablais pour mobiliser les acteurs autour de la réalisation d'un diagnostic de vulnérabilité et les aider à prioriser les actions dans une dynamique d'adaptation au changement climatique.
Les chercheurs du laboratoire d’Ecologie fonctionnelle et environnement et de la société Adict Solutions, du GET et Dynafor, ont mené une étude utilisant l’intelligence artificielle pour cartographier la végétation aquatique des rivières.
Un dispositif d'observation en mer via des capteurs embarqués sur des bateaux partant de Sète (Hérault) et relayé par un nano-satellite devrait permettre de mieux prédire les orages dits "cévenols" et d'en limiter les dégâts.
Changements climatiques et environnementaux, modélisation, risques ou encore lien entre science et société… la communauté scientifique internationale, mobilisée autour d’une réflexion participative originale, a identifié 23 verrous scientifiques majeurs auxquels le domaine de l’hydrobiologie est confronté. Entretien avec Vazken Andréassian, directeur de l’unité de recherche Hydrosystèmes continentaux anthropisés - Ressources, risques, restauration (HYCAR) du Centre Île-de-France-Jouy-en-Josas-Antony qui a contribué à cette réflexion.
Selon un premier bilan, l'amélioration de la qualité de l'eau ces dernières années et d'importants travaux menés, il sera bien possible de se baigner dans la Seine et dans la Marne en Île-de-France en 2024.
Lors du dernier comité de pilotage « qualité de l’eau et baignade en Marne et Seine », qui s’est tenu jeudi 17 septembre en présence de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Olivier Capitanio, président de Paris Est Marne et Bois, a effectué une présentation remarquée du plan d’action en cours pour améliorer la qualité de l’eau de la Marne.
Depuis plusieurs années, la continuité écologique s’est imposée au centre de nombreux débats d’idées en matière de gestion de nos milieux aquatiques. Le sujet est vaste et complexe, car il demande à être abordé à la fois sur le plan technique, scientifique et idéologique. De même, la continuité écologique n’implique pas les mêmes enjeux et les mêmes usages, lorsque l’on se trouve en entrée d’un grand bassin hydrographique ou sur un ruisseau de tête de bassin versant. De ce fait, les prises de position très tranchées que nous pouvons régulièrement lire dans les médias ou les réseaux sociaux, relèvent avant tout de visions idéologiques voire de militantisme liés à une cause bien précise (« il faut sauver nos moulins » VS « il faut tout faire péter pour retrouver nos rivières sauvages »). Lorsqu’on prend le temps de lire les arguments des défenseurs (on n’est pas loin du lobbying d’ailleurs dans certains cas…) d’une cause ou d’une autre, et qu’on essaie d’avoir un regard objectif, on trouve des idées et questionnements tout à fait pertinents dans les différents « camps ». Alors pourquoi la continuité écologique est-elle autant controversée, sur quelle(s) base(s) les critiques se sont-elles fondées et continuent d’alimenter, presque quotidiennement, les débats ?
L’agence de l’eau a réuni ce jour, en présence de son directeur général Laurent Roy, les acteurs du territoire pour une visite de terrain consacrée à l’amélioration des fonctionnalités écologiques du Marais de Saône, vaste zone humide classée Espace Naturel Sensible par le Département du Doubs, qui contribue notamment à l’alimentation en eau potable de Besançon.
Une mobilisation citoyenne est lancée pour donner une personnalité juridique au Rhône. Plusieurs voix réclament la même chose pour la Seine suite aux récentes pollutions. L'efficacité juridique d'une telle reconnaissance est toutefois discutée.
Et si l'on pouvait anticiper la seconde vague dans les eaux usées ? La station d'épuration de Saint-Thibault a été l'une des premières à rejoindre ce projet de recherche national.
Source : http://actu.fr Ajouté le 20 septembre 2020 à 18:10
Cette année encore, la plupart des départements français ont manqué d’eau. La solution, plébiscitée par le ministre de l’Agriculture et bien des agriculteurs souhaitant irriguer leur champ ? La création de retenues d’eau. Un « non-sens écologique », explique Christian Amblard dans cet entretien. « Elles bloquent le passage vers une agriculture responsable, résiliente, économe en eau. »
Entre 2011 et 2018, l’association Workshop for Water Ethics (W4W) a organisé à Genève cinq colloques interdisciplinaires centrés sur divers questionnements d’actualité directement liés aux ressources en eau. Sous le titre « Éthique de l’eau » et en étroite collaboration avec la Fondation Globethics.net, elle a non seulement publié un ouvrage qui regroupe une trentaine de contributions présentées dans ces rendez-vous, mais elle l’a enrichi d’une sorte de charte éthique destinée à quiconque entend s’engager personnellement ou collectivement pour un usage responsable, équitable et durable de l’eau.
Avec un habitant sur quatre concerné, le risque d’inondation est le plus courant en France. Et désormais, ce risque doit se gérer autrement qu’avec des digues, dont la protection n’est que partielle. Certes, les collectivités doivent s’informer des risques encourus par leur territoire grâce aux connaissances et documents élaborés par l’État. Elles ont aussi la possibilité, sinon l’obligation, d’affiner ces connaissances en menant leurs propres études afin de développer leur territoire en adaptant leur urbanisme aux risques locaux.
La gestion des eaux pluviales et la protection des territoires contre les inondations sont des priorités des politiques publiques. Les milieux humides, qui jouent un rôle tampon, régulent les débits hydrauliques et atténuent les flux de pollution. Zoom sur 3 projets de réhabilitation de zones humides en milieu urbain, destinés à améliorer ces fonctions.
Deux grands fleuves français, l’Aulne et la Seine, ont été pollués cet été par des rejets industriels. L’occasion pour l’association environnementale Eau et rivières de Bretagne et son directeur Arnaud Clugery de rappeler leur combat : la défense d’un bien commun menacé par des pratiques d’un autre âge.
Le septième programme d'actions national « nitrates » entrera en application en septembre 2021. Si la situation s'est améliorée, 68 % de la surface agricole est toujours classée en zone vulnérable.
Après 3 ans et demi de co-construction et d'études nous arrivons à un stade du Projet de Territoire de Gestion de l'Eau du Bassin Versant du Tescou (PTGEBVT), où il faut maintenant s’atteler à trouver un accord politique pour une trajectoire et un panel de mesures, acceptables par tous, et dans lesquels chacun des acteurs de la vallée trouvera des réponses aux attentes qui sont les siennes.
Il aura suffi d’une rencontre entre un journaliste du palmipède et un représentant de « nos amis des moulins » pour relancer la polémique, déjà rien moins qu’apaisée, entre les protagonistes d’un bras de fer qui empoisonne le petit monde de l’eau depuis des lustres, et ne semble donc pas à la veille de se tarir…
L'Extrême-Sud a battu tous les records cet été. Avec une consommation en eau de 240 000 m3 hebdomadaire en août, la microrégion dépasse largement la moyenne des pics des dix dernières années qui tourne autour des 180 000 m3 hebdomadaire. "Une consommation qui s'explique plus par les fortes chaleurs que par la fréquentation qui était en baisse cette année", constate Saveriu Luciani, le président de l'office hydraulique de la Corse (OEHC) en déplacement ce lundi dans le sud de l'île pour présenter aux élus de Figari puis de Porto-Vecchio son plan d'aménagement hydraulique de la Corse "Acqua Nostra 2050".
Une consultation publique ouverte jusqu’au 13 septembre vise à conférer davantage de marge de manœuvre aux collectivités pour préserver la ressource en amont. A ce jour hélas, seules une vingtaine de contributions ont été enregistrées sur le site du ministère…
Un réseau des parlementaires ouest-africain pour l’eau et à l’assainissement est en gestation. L’initiative portée par le Burkina Faso a tenu son assemblée constitutive les 27 et 28 août 2020. Le cadre de coopération et réflexion vise la consolidation du droit à l’eau et à l’assainissement dans une sous-région où le manque est aigu.
Ce mardi 1er septembre, le groupe de recherche, animation technique et information sur l’eau (Graie), lance le programme de recherche Desir 2020-2021, sur la traitabilité des sédiments de curage des bassins d’eaux pluviales.
Dix ans déjà ! Le 19 juin 2010, un drôle de cercueil était porté au son d’une macabre trompette dans les rues d’Ornans. C’était la Loue qu’on enterrait. Quelques mois plus tôt, des cadavres de truites endeuillaient la rivière. Ravagés par la Saprolegnia, les poissons flottaient ventre à l’air sur fond de rivières encrassés. Pourquoi mourraient-ils en si grande quantité alors que, paradoxalement, les services de l’Etat certifiaient que l’eau de la Loue était de « bonne qualité » ?
Les milieux humides, qu'ils se trouvent en zone naturelle ou urbanisée, sont des maillons de la trame verte et bleue et constituent des réservoirs de biodiversité. Trois exemples d'actions de préservation et restauration de la biodiversité de zones humides en milieu urbanisé, extraits de l'ouvrage du Cerema "Milieux humides et aménagement urbain", montrent notamment l'aspect transversal de ces démarches.
Une étude de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et de l’Université de New South Wales de Sydney analyse les enjeux hydrodynamiques dans le but de prévenir les inondations et l’érosion dans les villes bordées d’un estuaire.
Face aux conséquences du dérèglement climatique, l’eau doit impérativement revenir au cœur de nos villes et de nos villages par le biais de projets résilients et intégrant mieux la gestion des eaux pluviales. Des changements de pratiques s’imposent.
En ce 19 août, le Courrier International sort un hors-série sous forme d'atlas qui explore les aspects économiques, sanitaires et géopolitiques de l'eau. Virginie Lepetit, rédactrice en cheffe, et Esther Delbourg, docteure spécialisée dans les conflits liés à cette ressource, nous présentent les grands enjeux.
A partir des retours d'expériences de nombreuses collectivités dans le domaine de la préservation et de la gestion des zones humides en milieu urbain, le Cerema a réalisé le guide pratique "Milieux humides et aménagement urbain : dix expériences innovantes". Cet article porte sur la première partie du guide, sur la prise en compte des milieux humides dans les documents d'urbanisme.
Face à la sécheresse qui sévit en France, le ministre Julien Denormandie a annoncé une série de mesures pour soutenir et accompagner les agriculteurs et les éleveurs qui connaissent des difficultés dans plus d'une cinquantaine de départements.
Le changement climatique accélère les risques d’inondation. Pour anticiper au mieux ces phénomènes, des règles de caractérisation de l'aléa inondation et de construction ont été introduites au sein des plans de prévention des risques inondations (PPRi) par le décret n° 2019–715 du 5 juillet 2019. Une réponse ministérielle fait le point sur la réglementation des digues de protection.
À mi-parcours de son exécution, le Contrat de rivière Saône s’est enrichi d’un avenant pour la période 2020-2021, comprenant un plan d’action actualisé et une gouvernance revue. Explications de Dominique Girard, président du Comité de rivière.
Alors que la France agricole se débat à nouveau avec un été placé sous le sceau de la sécheresse, qui devrait s'accentuer avec les nouveaux pics de chaleur annoncés pour les jours à venir, en Lot-et-Garonne, il est un petit hameau qui fait figure de village d'irréductibles Gaulois qui arrive à repousser les assauts du soleil et des fortes températures.
Aux Sables-d'Olonne, le service public d'eau potable Vendée Eau lance une expérience, sans précédent en Europe, pour produire de l'eau potable à partir des rejets de la station d'épuration locale. Face au manque d'eau croissant l'été, le « projet Jourdain » retient toutes les attentions.
Ce n’est pas le coronavirus qui cause actuellement le plus de soucis aux distributeurs d’eau potable. De ce côté-là, tout est heureusement sous contrôle, les systèmes de traitement de l’eau et de surveillance des réseaux sont performants, et les risques de propagation de l’épidémie par les robinets sont quasiment nuls. Ce qui par contre inquiète fortement bon nombre de distributeurs, c’est la présence dans leurs ressources en eau de traces d’un fongicide : le chlorothalonil. D’éventuels dangers pour la santé ne sont pas exclus.
Alors que la Côte-d'Or connaît une sécheresse marquée pour la troisième année consécutive, l'intérêt est grandissant pour les retenues d'eau destinées notamment à l'irrigation. Le bassin de Fauverney sert de modèle pour un projet à Quetigny. Le 29 juillet, le préfet Bernard Schmeltz est allé à la rencontre des agriculteurs et des élus des communes concernées.
C’est un projet structurant majeur et très ambitieux, Acqua Nostra 2050, qui a été et adopté à l’unanimité, vendredi matin, à l’Assemblée de Corse. Un schéma d’aménagement hydraulique pour rattraper un retard historique, sécuriser la ressource et assurer les besoins en eau dans tous les territoires de l’île à horizon 2050. L’idée est d’augmenter fortement la capacité de stockage disponible, notamment par le transfert des ressources, la rehausse des barrages existants et la construction de nouvelles retenues. Ce plan, entièrement réalisé en interne par les agents de l’OEHC, a été unanimement salué. Seul petit bémol : son financement.
Depuis le 10 juin, les habitants de Tautavel (Pyrénées orientales) ne peuvent plus consommer l’eau du robinet, car celle-ci présente un taux de pesticides trop élevé. Les habitants de Tautavel sont obligés d’aller chaque jour se ravitailler en bouteilles sur le parking du palais des congrès.
En cette ultime journée de juillet, alors que trente-deux départements sont classés en alerte canicule et que soixante-huit font l’objet de mesures de restrictions d’eau, cette émission s’interroge sur les conflits d’usage qui surviennent de plus en plus fréquemment en France. Sivens (Tarn), Vittel (Vosges), la Sèvre Niortaise ou encore Caussade (Tarn-et-Garonne) sont devenus les lieux emblématiques de ces nouvelles "batailles de l’eau" et des fortes tensions entre agriculteurs, industriels, municipalités et défenseurs de l’environnement qui en découlent. Pour comprendre ces luttes, nous recevons Guillaume Choisy, directeur général de l’agence de l’eau Adour-Garonnel, Sami Bouarfa chercheur et spécialiste de l'irrigation, Gabrielle Bouleau, politiste et spécialiste des politiques publiques de gestion de l'eau et André Bernard, président des Chambres d'agriculture du Vaucluse et de la région PACA.
Les agriculteurs étant de grands consommateurs d'eau douce, la Cour des comptes européenne évalue actuellement l'impact de la politique agricole de l'UE sur l'utilisation durable de l'eau. L'audit, qui vient de commencer, contribuera utilement aux progrès de l'UE dans sa réforme de la politique agricole commune.
L’eau est une composante essentielle du paysage canadien et l’élément central à de nombreuses cultures à travers le pays. Néanmoins, de plus en plus de citoyens canadiens sont confrontés à des problématiques liées à l’eau dont la portée et l’intensité s’accentuent.
Un rapport rendu public mardi par plusieurs ONG pointe le déclin massif des effectifs des poissons migrateurs, qui ont chuté de 76% entre 1970 et 2016. Stefanie Deinet, chercheuse pour la Société zoologique de Londres et qui a participé à la rédaction de l'étude, en explique les raisons.
Herbe jaunie, ruisseaux asséchés… La sécheresse est particulièrement visible cet été. Plusieurs indicateurs permettent d’observer la fréquence de ce phénomène.
Découvre l’histoire du Rhin sur le nouveau site web OurRhine.eu, fruit du travail commun de la Commission Internationale pour la Protection du Rhin (CIPR), des centres d’accueil des visiteurs dans le bassin du Rhin et de Saumon-Rhin. Ce site est une plateforme numérique ludique et pleine d’informations et de détails intéressants sur le Rhin, la vie subaquatique et la migration des poissons.
La Commission mixte inondation attribue une subvention de 48 millions d’euros à l’établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs pour son site pilote de la Bassée.
Cet été, vous partez en vacances en France ? L’appli mobile "qualité rivière" est faite pour vous. Lancée en 2013 par les agences de l’eau, actualisée chaque année, elle permet d’informer sur l’état écologique des cours d’eau et les poissons qui vivent dans les rivières ainsi que d’accéder en temps réel aux données sur la qualité bactériologique des eaux de baignade issues du ministère de la Santé. Une réponse complète aux attentes des vacanciers, comme des pêcheurs ou des kayakistes, qui fait de cette appli une source de données précieuse notamment en période estivale. A télécharger sur smartphones.
Succédant à des années déjà critiques en de nombreux points du territoire, 2020 s’annonce à nouveau comme pouvant dévoiler des situations de crise, désormais expliquées par l’impact du changement climatique sur le cycle de l’eau. A cet égard annonces, rapports, innovations, se succèdent à un train d’enfer, au point de rendre parfois malaisée la compréhension de la crise comme les solutions que prétendent lui apporter les différentes parties prenantes impliquées. Une remise en parspective historique permet toutefois d’embrasser les différentes problématiques concernées.
A la faveur d’une réponse ministérielle à une question parlementaire, on imaginera aisément combien l’ingénierie réglementaire de nos administration centrales précipite à une vitesse grand v les collectivités locales concernées dans un gouffre qu’envahiront inévitablement les tempêtes à venir…
Le SAGE Nappes profondes de Gironde prévoit l’actualisation régulière de nos besoins en ressource, notamment de substitution. Deux mises à jour détaillées, menées par les services du SMEGREG en 2015 et 2019, et validées par la CLE, ont confirmé les ordres de grandeur déjà connus. En vue de la prochaine actualisation, un ambitieux travail de recherche a été engagé, en partenariat avec l'ENSEGID et l'INRAE, pour améliorer les outils de prévision de la demande en eau potable. L'objectif est de mieux intégrer le changement climatique et les changements globaux dans la prospective.
Le Syndicat JAVO va bénéficier d’un nouvel outil pour faciliter ses actions sur les bassins de la Jouanne, du Vicoin, de l’Ouette et de Laval Affluents.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie soutient l’amélioration des réseaux d’eau et d’assainissement, dans les parcs locatifs des bailleurs publics et privés, ainsi que la restauration et la création d’espaces de nature.
Alors que la coalition Dam Removal Europe s’agrandit et se tourne vers l’avenir, l’équipe a créé un document de stratégie décrivant les objectifs passés, actuels et futurs pour la décennie à venir. La mission vise à étendre le mouvement de suppression des barrages à tous les pays européens et de contribuer à libérer les rivières d’Europe de plus de 100 000 obstacles obsolètes et hors d’usage.
Dans quelques mois, le peuple suisse aura à se prononcer sur deux initiatives fédérales qui réclament de nouvelles réglementations pour les usages de pesticides dans l’agriculture. Le gouvernement a d’ores et déjà recommandé leur rejet. Leur examen devant le Parlement a pris du retard en raison de la crise sanitaire, mais il ne fait guère de doute que la majorité des députés ira dans le même sens. Agroscope, le centre de compétences de la Confédération pour la recherche agricole, avait l’an dernier publié une première étude sur les possibles effets économiques et structurels de l’initiative pour une eau potable propre. Il vient d’en publier une seconde consacrée cette fois à ses impacts environnementaux.
En l’espace de quelques jours, deux associations, Nous voulons des coquelicots et Générations futures, ont lancé l’alerte sur la qualité de l’eau du robinet, polluée par les pesticides et leurs dérivés. Les associations appellent les autorités sanitaires à chercher ces substances toxiques, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Et rappellent que l’eau en bouteille n’est pas la solution.
Les ventes de pesticides ont reculé en France de 44 % en volume en 2019, après l’envolée des ventes intervenue en 2018 ( 18 %), a annoncé mardi le gouvernement. Les quantités vendues de glyphosate, désherbant controversé, « diminuent de 35 % (-3.358 tonnes) entre 2018 et 2019 après avoir augmenté de 11 % ( 999 tonnes) entre 2017 et 2018 », ont précisé les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture dans un communiqué conjoint.
À l'issue de la procédure d'évaluation de la Directive cadre européenne sur l'eau, la Commission européenne ne souhaite pas réviser ce texte. Elle estime que les lacunes pourront être corrigées lors de la mise en œuvre.
Le Sénat du Brésil a approuvé cette semaine une loi ouvrant la voie à la privatisation massive des services de traitement des eaux. Une décision qui provoque une grande polémique alors que l’accès à l’eau potable reste un problème majeur pour des millions de Brésiliens.
Surpêche, extinction d’espèces... Pour préserver la vie marine, moult États se sont engagés à créer des aires marines protégées. Le hic : une grande partie de ces zones sont soumises à une législation bien trop permissive. La mise en place d’une politique de protection des océans ambitieuse aurait pourtant, à terme, des effets spectaculaires sur la biodiversité.
La compétence de "Gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations" (GEMAPI) est entrée en vigueur pour toutes les intercommunalités en janvier 2018, mais certaines d’entre elles ont devancé l’échéance. Cette série de fiches tire les enseignements et analyse les expériences de collectivités pionnières dans la prise de compétence GEMAPI.
A la sortie de la crise sanitaire, l’agence de l’eau Rhin-Meuse mobilise ses financements. Elle propose 30 mesures pour une reprise d’activités dans un secteur où la politique de l’eau représente 40% de la dépense liée à l’environnement en France.
Les modèles et indicateurs utilisés pour gérer l'eau reflètent un contexte politique, économique et social qui influence et oriente les décisions, selon les travaux de Sara Fernandez. Explications de la chercheuse de l'Inrae.
Selon les premières constatations, cette pollution soudaine serait due à un déversement d'hydrocarbure dans un exutoire situé sur la commune de Rognac. Une enquête a aussitôt était diligentée pour retrouver l'entreprise responsable de cet acte malveillant pour l'environnement.
L’Union des industries et entreprises de l’eau, la Fédération nationale des travaux publics et sa branche Les Canalisateurs s’unissent et proposent de faire des agences de l’eau le fer de lance de la relance dans le secteur de l’eau en France en les autorisant à avoir recours à l’emprunt.
Une grande partie des pesticides retrouvés dans l’eau du robinet en France sont des perturbateurs endocriniens, ou classés CMR (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques), révèle l’ONG Générations Futures ce mercredi 17 juin dans un rapport.
Fontaines de village qui cessent de couler, craintes pour l’approvisionnement en eau potable et perturbations irréversibles des sources de montagne… les conséquences hydrogéologiques de la construction du tunnel ferroviaire Lyon-Turin inquiètent habitants et défenseurs de l’environnement.
Des algues vertes en état de putréfaction ont été observées en Ria d’Etel et dans le Golfe du Morbihan. Toute la Bretagne est touchée et les efforts ne doivent pas être concentrés uniquement sur les baies dites à algues vertes.
C'est un label qui rassure avant les vacances d'été. Le Pavillon Bleu garantit une eau de qualité et des plages et ports propres, pour se baigner ou se reposer en toute tranquillité. Le drapeau, qui fête ses 35 ans cette année, est décerné ce mardi à 401 plages et 106 ports de plaisance.
Les présidents des sept comités de bassin ont annoncé, ce vendredi 5 juin, avoir saisi le Premier ministre afin qu’il autorise le déblocage par les agences de l’eau d’une enveloppe de 500 millions d’euros, sans hausse de la fiscalité, afin de répondre à l’aggravation de la situation économique des acteurs de l’eau.
Dans un rapport d’information présenté le 4 juin, les députés Frédérique Tuffnell et Loïc Prud’Homme recommandent de revoir le système d’alerte, de généraliser les comités de sécheresse et de sortir de l’agriculture intensive pour prévenir les conflits autour de la ressource en eau.
L'Agence est heureuse de vous présenter le site des 50 ans de surveillance des rivières du bassin Adour-Garonne. Forte de son expertise l'Agence peut vous montrer et affirmer les progrès sur la qualité de l'eau des rivières.
Caux-Seine agglo. Le service rivières de l’intercommunalité s’insurge contre le faucardage de riverains à Saint-Jean-de-Folleville. Un acte illégal qui a créé un bouchon en face de Radicatel.
« Orages cévenols » sur les bassins versant du Ciron et de la Leyre... Telle est la comparaison du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne pour décrire le phénomène pluvieux d'une rare intensité qui s'est abattu sur ces deux vallées, les 10 et 11 mai dernier. En chiffres ce sont 160mm d'eau qui sont tombés en 36 heures, soit l'équivalent de 2 mois de précipitations. Une situation exceptionnelle et des dégâts importants sur le Val de l’Eyre, le Sud-Gironde et la Haute Lande.
La fonte d’un glacier alaskien, accéléré par le dérèglement climatique, pourrait provoquer un tsunami catastrophique dans la région, selon un groupe de scientifiques étasuniens.
Publié à l’origine en 2018 par les éditions Quae, dans la collection Indisciplines, cet ouvrage dirigé par Bernard Barraqué, a depuis lors été mis en ligne le 30 janvier dernier par Open éditions Book.
Réuni le 12 mai 2020 sous la présidence de Pascal Mailhos, Préfet de Région Auvergne-Rhône-Alpes, Préfet de bassin, et en présence de Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée et de Saveriu Luciani, vice-président du comité de bassin de Corse, le conseil d’administration de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a examiné les actions mises en œuvre pour assurer la continuité de l’activité de l’agence. Il a également adopté des premières mesures d’urgence pour apporter son soutien aux maîtres d’ouvrage.
A la suite notamment du décret n°2018-847 du 4 octobre 2018 et de la directive européenne 2013/39/CE, le contenu des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) se trouve réformé par un arrêté publié au JO de ce matin, le tout dans le cadre du troisième cycle de gestion de la DCE (2022-2027). Est donc corrigé à ce titre un arrêté de 2006 qui avait évolué pour la dernière fois il y a dix ans.
Pendant la crise sanitaire du Covid-19 et le confinement qu’elle impose, Environnement-magazine.fr propose aux professionnels de partager leur organisation. Journée type ? Quelle organisation au travail ? Comment entrevoir l’après-crise ? Martin Gutton, directeur général de l’agence de l’eau Loire-Bretagne, nous explique son quotidien.
La question de la continuité écologique des cours d’eau ne cesse de donner lieu à des remous, des tourbillons, des courants contraires… C’est tout sauf un long fleuve tranquille. Et voici que les contentieux se succèdent.
La revue « L’eau, l’industrie, les nuisances (EIN), » vient de publier dans sa 431 ème édition,, datée du 24 avril 2020, sous la plume d’Elise Avenas, Directrice du GIP Seine-Aval, un entretien à trois voix dédié au projet « MeSeine Innovation », un « observatoire au service de l’Innovation », dédié à l’observation et à la compréhension de la Seine francilienne.
Dans l’objectif d’améliorer la connaissance sur ce milieu et de suivre son évolution, l’Observatoire de la Côte Aquitaine (OCA) a mis en place un programme annuel de suivi géomorphologique du littoral du Bassin d’Arcachon.
La classe politique bretonne, tous partis confondus, a obstinément soutenu depuis quarante ans un modèle agricole productiviste mortifère, niant contre l’évidence les dégâts environnementaux colossaux qu’il continue à provoquer, avec notamment la crise des algues vertes, désormais hors contrôle. La responsabilité de l’Etat, de ses administrations et des collectivités locales est ici écrasante, comme l’illustre l’analyse méthodique du désastre dans le Pays d’Iroise, à la pointe nord-ouest de la Bretagne.
La mairie de Paris a procédé le dimanche 19 avril à une véritable opération de désinformation, le jour même où Anne Hidalgo présentait son “plan de déconfinement”, et quelques heures avant la conférence de presse d’Edouard Philippe et d’Olivier Véran, dédiée à “l’après 11 mai”. Il s’agissait de camoufler les responsabilités écrasantes de la Ville, relativement à la présence de COVID-19, détectée par le laboratoire d’Eau de Paris, dans le réseau d’eau brute non traitée de la capitale, héritage historique d’une histoire complexe. Une eau brute non traitée qui est notamment utilisée pour nettoyer les rues de la capitale. Révélations sur une grossière mystification.
Cuves, surpresseurs, fuites et coupures d'eau, tels sont les mots qui ponctuent le quotidien des habitants de certaines communes de l'île, contraints de s'approvisionner aux points d'eau comme autrefois.
L'artficialisation des sols est aujourd'hui une préoccupation des pouvoirs publics, aussi bien à l'échelon national que local. Des solutions pour désimperméabiliser les sols urbains, les végétaliser, sont mises en oeuvre dans les territoires: ces fiches présentent des retours d'expériences à destination des collectivités.
L’Agence étasunienne de protection de l’environnement (EPA) a annoncé jeudi 26 mars un assouplissement radical des règles environnementales en réponse à la pandémie de coronavirus, permettant aux centrales électriques, aux usines et autres installations de déterminer elles-mêmes si elles sont en mesure de satisfaire aux exigences légales en matière de déclaration de la pollution de l’air et de l’eau.
Energie dite "verte", la micro-hydroélectricité a le vent en poupe. Elle n'est pourtant pas sans impact sur les milieux, leur richesse biologique, leur capacité de résilience... Face à la multiplication des projets de micro-centrales dans les hautes-Alpes, associations, syndicats de professionnels et citoyens s'organisent pour défendre la nature et des pratiques de loisirs ou de sports durables. Réunis en un collectif haut-Alpin, les signataires appellent à un moratoire sur les aménagements en cours et à venir. Ce moratoire devra permettre l'élaboration d'une vraie politique de l'eau à la hauteur des enjeux planétaires.
La journée d'échange technique du 06/02/2020, organisée par la Dreal Occitanie et l'Agence de l'Eau Adour-Garonne avec l'appui du centre de ressources captages de l'Office français pour la biodiversité et de l'Office international de l'eau, a réuni 70 participants, tous impliqués dans la mise en oeuvre de la politique publique de protection des captages d'eau potable. Une grande majorité des participants était des représentants des services de l'Etat et des collectivités territoriales (Conseils départementaux et Syndicats d'eau). Les présentations sont disponibles.
Cette série fiche présente des retours d'expériences de collectivités en matière de raccordement des entreprises aux réseaux d'assainissement. Ces fiches abordent les enjeux, les stratégies, les outils mis en place, les acteurs impliqués dans les démarches, afin de proposer des pistes d'action.
Ce portail internet recense l’étendue des connaissances dans les domaines de l’aménagement, de l’hydrologie, de la géomorphologie, de l’écologie dunaire, de la gestion des risques, des impacts du changement climatique et bien plus encore. Il a pour objectif d’aider le citoyen, le gestionnaire, l’élu ou le décisionnaire à trouver les informations sur l’état de l’art de la connaissance du littoral d’Occitanie, regroupées en un seul et même site.
Rivières asséchées en été, vie aquatique en souffrance: les pêcheurs genevois tirent la sonnette d'alarme, avec le dépôt samedi d'une pétition pour la sauvegarde des cours d'eau du canton
Les barrages de Proisy et Montigny-sous-Marle permettent de stocker un volume de crue le temps que le pic passe dans les territoires aval sans trop de dommages. Disposant d’une vanne, ils peuvent être activés à tout moment. Le recours à la régulation répond pourtant à trois principes convergents.
L'opération "J'aime la Loire propre" avait ce lieu ce samedi dans le Loiret, avec comme but de nettoyer le fleuve de ses déchets. Les organisateurs parlent d'un succès. 80 tonnes ont été ramassés dans dix-huit points du département le long du fleuve.
Lors du salon de l’agriculture, qui s’est tenu la semaine dernière au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, les agences de l’eau Seine-Normandie et Adour-Garonne, des collectivités locales de ces deux bassins, ainsi que des agriculteurs, ont présenté les premiers résultats de l’expérimentation des paiements pour services environnementaux.
Peut-on à la fois assurer une alimentation de qualité dans les cantines scolaires, soutenir les paysans dans la transition vers le bio, et protéger la qualité de l’eau pour éviter des traitements coûteux ? Pari gagné pour la ville de Rennes, grâce à une utilisation ingénieuse de ses marchés publics.
Cet appel à projet a pour objectif d’inciter les acteurs locaux et les citoyens à redécouvrir, préserver et restaurer les milieux aquatiques de leur territoire (cours d’eau ou zones humides). Il s’agit de permettre à ces milieux de retrouver un fonctionnement plus naturel mais également de leur redonner une place dans la vie quotidienne des habitants afin qu’ils soient considérés, non plus comme des contraintes mais comme des atouts, dans l’organisation et la vie du territoire urbain.
D’ici à 2100, le littoral pourrait reculer en moyenne dans le monde de 35 à 240 mètres dans un scénario d’émissions élevées. La réduction des rejets carbonés permettrait d’éviter près de la moitié du recul du trait de côte.
Trois nouveaux recours devant la justice administrative visent- mais indirectement - le projet de construction d'un Center Parcs à Roybon. L'association "Chambarans sans Center Parcs" d'une part, et la conseillère régionale écologiste Myriam Laïdouni-Denis d'autre part, attaquent deux documents. Sont visés : le Sage pour "Schéma d’aménagement et de gestion des eaux" du Bas-Dauphiné / Plaine de Valence, et le PLUi , le plan local d'urbanisme intercommunal de Bièvres Isère Communauté.
Une nouvelle doxa s’est imposée en quelques années : le changement climatique serait à l’origine des bouleversements du cycle hydrologique, avec le lot de catastrophes en découlant. Dès 2013, l’essayiste canadienne Maud Barlowe s’élevait pourtant contre cette vision par trop simpliste et proposait une autre lecture de cette problématique.
À l’embouchure de la Loire, de l’amont de Nantes à Saint-Nazaire, le lit majeur du fleuve est composé de diverses zones humides. Cet espace est le lieu de nombreuses activités palustres, soumises aux aléas du fleuve : variations de débits, marées, flux sédimentaires et biologiques. Une recherche éco-anthropologique est actuellement en cours sur cet espace, visant à décrire certaines pratiques et certains usages, et leur place dans la gestion effective de l’écosystème de la Basse-Loire.
Un vieux serpent de mer ressurgit souvent en matière d'organisation territoriale : l'absolue nécessité de réduire le "mille-feuilles" de collectivités locales. Ce qui soulève de multiples questions pour le service public de l'eau dans la Métropole du Grand Paris.
Cinq ans après l’abandon du projet, la majorité des candidats tarnais ne se prononcent pas sur le barrage dans le cadre de la campagne. La question des besoins précis en eau dans la vallée reste en suspens.
La France a lancé sa nouvelle stratégie internationale pour l’eau et l’assainissement sur la période 2020-2030, lors d’un événement au Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères le 24 février 2020 en présence du Secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne. Le lancement de la stratégie intervient après un processus de consultation d’un an et demi, piloté par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères (MEAE) et impliquant de nombreux acteurs. Une avancée qui vient satisfaire une demande de longue date de la Coalition Eau et qui répond à une commande du Comité Interministériel pour la Coopération Internationale et le Développement de 2018.
Capables de produire de l’électricité grâce à la force motrice de l’eau, les turbines constituent une alternative aux énergies fossiles. Selon le chercheur knutangeois Michel Mellet, la Fensch pourrait en accueillir une dizaine, pour une production estimée à 6 millions de kWh. De quoi éclairer toute la vallée.
Les zones d’expansion des crues dans le projet urbain : comment gouverner la multifonctionnalité de ces zones humides aux franges des villes ? Le cas de l’île Saint-Aubin (Angers)
L’eau est une ressource importante et Grand Chambéry agit pour sa préservation, que ce soit par la récupération des eaux de pluie pour l’irrigation ou en limitant les déversements des eaux unitaires en milieu naturel. La première retenue collinaire du territoire de Grand Chambéry a été inaugurée le 20 février. Située sur le hameau de La Vilette à La Motte-Servolex, cet ouvrage au service de la production arboricole et maraichère, d’une capacité de 12 000 m3, permet l’irrigation de 7 hectares cultivés, grâce à un réseau dédié de 1 160 mètres linéaires.
Vendredi 20 février 2020, Grand Chambéry inaugurait, en présence de l'agence de l'eau (co-financeur du projet) son bassin de stockage et de restitution des eaux par temps de pluie. Un chantier d’ampleur débuté en mai 2018 et qui se termine après une période de test réussie avec la livraison d’un bassin de délestage de 8000 m3 qui sera géré par le Service des Eaux de Grand Chambéry.
« L’exposition chronique aux fongicides, même à de très faibles doses, exacerbe les marqueurs de la maladie d’Alzheimer tels que les dépôts amyloïdes et l’inflammation » : telle est la conclusion d’une étude française publiée début février 2020 dans la revue Environmental Health Perspectives. Les fongicides concernés sont des anilinopyrimidines, fréquemment retrouvés dans l’alimentation des Français et leur environnement.
Votée en juillet dernier, la feuille de route Néo Terra du Conseil régional d'Aquitaine, qui a pour objectif d'accompagner et accélérer la transition écologique commence d'ores et déjà à se décliner en financements pour la mise en œuvre d'actions concrètes. Exemple dans le secteur agricole avec l'appel à manifestation d'intérêt « Sortir des pesticides » lancé par la Région et l'Agence de l'eau Adour Garonne et dont les deux projets lauréats s'apprêtent à recevoir les fonds votés par les élus régionaux le 10 février dernier. Les bénéficiaires : 120 éleveurs de Blondes d'Aquitaine en Béarn et une quarantaine de producteurs de fraises et tomates sous serre dans le Lot-et-Garonne. Autant d'agriculteurs qui, par le biais de la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques pour les uns et de la Coopérative Valprim pour les autres, s'engagent à des réductions « drastique » d'intrants sur leurs exploitations.
Le 12 février dernier, l’agence de l’eau et le Conservatoire d’espaces naturels du Centre-Val de Loire ont signé une convention de partenariat portant sur la période 2020-2021. Objectifs ? Améliorer les connaissances et sensibiliser la population sur les services rendus par les milieux humides.
Pour la première fois, une ville française va aider financièrement les agriculteurs qui utilisent moins de pesticides et d’engrais. La Commission européenne a donné son feu vert.
Après les diverses tempêtes et au regard des changements climatiques importants, le groupe Per l’avvene s’inquiète de la GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) et de la répartition des responsabilités entre les divers EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale). La CdC se veut rassurante et annonce prochainement des réunion de projet de territoire en matière de gestion de l’eau.
Les agences de l’eau Rhône Méditerranée Corse et Seine-Normandie et l’Union des industries des technologies des surfaces publient la 3ème édition de l’ouvrage "Traitements de surfaces : épuration des eaux ".
« Les ressources en eau des captages sont encore trop souvent contaminées par les pollutions diffuses », regrettent dans une instruction commune les ministères de la Transition écologique, de l'Agriculture et de la Santé. Et malgré une mobilisation de longue date, 43 % des 1 000 captages prioritaires ne disposent toujours pas de plan d'action validé.
La révision de la Directive eau potable s'achève. Accès à l'eau et à l'information, approche fondée sur les risques, cadre pour les matériaux en contact avec l'eau, réactualisation des paramètres de qualité : retour sur les grandes mesures de ce texte.
Le Secrétariat Technique du Sandre vient de diffuser le référentieldes ouvrages de prélèvement sur l'atlas-catalogue avec les données extraites de la Banque nationale des prélèvements quantitatifs en eau ( BNPE ). Notez qu'il ne s'agit donc pas d'un jeu de données exhaustif des ouvrages de prélèvement. Pour rappel, un ouvrage de prélèvement désigne un ensemble de dispositifs techniques de captage, de stockage et de canalisation d'eau, provenant d'une seule ressource et à destination d'un usage principal.
L'Agence de l'eau Loire-Bretagne lance un appel pour des idées d'adaptation au changement climatique. Du 6 janvier au 6 mai, elle recueille, grâce à un formulaire en ligne, toutes les idées de projets réalisés ou à venir qui contribuent à limiter le réchauffement de l'eau dans les cours d'eau, restaurer la continuité des rivières pour permettre la circulation des poissons, ou favoriser l'infiltration naturelle de l'eau de pluie, etc.
La question de l’adaptation des services d’eau au changement climatique est depuis les Assises de l’eau au cœur des préoccupations de l’Etat, des collectivités et de tous les acteurs. Elle a considérablement gagné en importance car les chiffres qui interpellent atteignent des niveaux record : 87 départements ont fait l’objet d’arrêtés de restriction d’eau en 2019. Le rendement annuel moyen du réseau se situe autour de 80 %, son renouvellement de 0.6 %. 10% des masses d'eau de surface et 20 % des masses d’eau souterraine sont surexploitées. Face à ces défis, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire lance un club de bonnes pratiques en faveur des économies d’eau. Dans le même temps, la FP2E signataire, énonce 22 engagements pour un meilleur accès à la ressource et à sa préservation.
Le président brésilien Jair Bolsonaro a présenté le 5 février un projet de loi pour ouvrir les terres indigènes à l’exploitation minière, aux travaux agricoles et à la production d’énergie hydraulique. Le projet place l’avenir des territoires indigènes et de la forêt amazonienne entre les mains du Congrès brésilien et de son ministère de la Justice.
A l’échelle mondiale, 35 % des zones humides ont disparu entre 1970 et 2015, un rythme trois fois supérieur à celui des forêts. La France fête le 49e anniversaire de la Convention Ramsar, premier traité international sur la conservation des ressources naturelles, avec l’inscription au réseau mondial d’un 50ème site national. Et sans politique volontariste de reconquête des milieux, en dehors des acquisitions de sites confiées au Conservatoire du littoral il y a quarante-cinq ans.
La pierre d'achoppement : la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) que Toulouse Métropole estime avoir. Faux a répondu la justice. Mais TM fait barrage et se refuse toujours à régler ses dettes.
Pour freiner la destruction des milieux humides sur le territoire, le gouvernement financera pour 30 millions de dollars en projets visant à en restaurer ou à en créer de nouveaux. Un chantier d’une très grande envergure qui doit s’étaler sur des années.
En dépit de trois versions successives et des 400 millions d’euros engagés, les plans Ecophyto se sont soldés par une augmentation des quantités de produits chimiques.
En réponse à la question d’un parlementaire, le ministère de l’Agriculture détaille par le menu les innombrables dispositions arrêtées par l’Etat pour soutenir la relance de l’irrigation à outrance.
Présente au Carrefour des gestions locales de l'eau, Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État à la Transition écologique, est revenue sur les orientations du ministère, notamment sur la réutilisation des eaux usées traitées et la continuité écologique.
L’usage des pesticides augmente en France mais la réglementation protégeant les points d’eau s’affaiblit. En cause un arrêté ministériel flou, une définition des cours d’eau ambiguë et des pressions du lobby agricole. Des associations environnementales ont choisi le terrain juridique pour protéger les écosystèmes aquatiques.
Continuons notre décorticage article par article de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique.
« En 2019, 49 % des volumes de poissons pêchés en France métropolitaine sont issus de populations exploitées durablement » – c’est à dire qui ont le temps de se régénérer — a annoncé l’Institut français de l’exploitation de la mer (Ifremer) dans son bilan annuel, ce vendredi 31 janvier. En 2000, seuls 15 % des volumes pêchés étaient exploités durablement.
Dans le cadre d’un programme transversal soutenu par l’Agence de l’eau, les années 2018 et 2019 se sont intéressées aux amphibiens en tant que bioindicateurs de la qualité des milieux humides et des milieux terrestres dans lesquels ils sont imbriqués. Retrouvez sur Faune-PACA publication deux études issues de ce programme.
L’association Annecy Lac Pêche déplore l’utilisation de bateaux aux moteurs de plus en plus puissants et est préoccupée par la hausse de température qui empêche l’incubation des œufs...
À l'occasion du Carrefour des gestions locales de l'eau à Rennes, les acteurs de l'eau ont rappelé la nécessité de rester ambitieux sur l'amélioration de la qualité de l'eau. Et même si les progrès sont lents, ils démontrent que rien n'est perdu.
Alors que le dernier grand épisode de crues dans la Plaine date de deux ans, la Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, dite Gemapi, devenue compétence des communautés de communes, n’a pas encore débouché sur le moindre coup de pelle dans la Plaine. Explications.
Cet appel à projets vise à restaurer la continuité écologique et sédimentaire, et à réduire l'impact sur le régime hydraulique des cours d'eau impactés par une activité économique.
Le financement porte notamment sur:
des études économiques permettant d’évaluer les coûts induits par le projet,
des travaux sur seuils résiduels des ouvrages « ouverts »,
les installations connexes à l’usage de l’activité économique : dispositif d’alimentation en eau de substitution, production d’énergie verte (éolien, solaire photovoltaïque)
Cet appel à projets porte sur la mise en place de solutions innovantes, permettant :
d’améliorer la gestion et la protection des ressources,
d’améliorer les traitements et la qualité de l’eau,
de limiter les prélèvements sur la ressource en eau,
de favoriser l’adéquation entre les usages et la disponibilité de la ressource.
Les deltas méditerranéens sont des espaces dont les milieux dépendent des aménagements anthropiques des fleuves qui les alimentent. En tant que côtes basses à climat méditerranéen, ils sont particulièrement vulnérables aux effets probables des changements climatiques. L'étude de trois deltas (Rhône, Vardar et Gediz) montre que les pratiques de leurs habitants associent adaptation locale et prise de conscience globale, mais aucune adaptation efficace n'est possible sans gestion concertée à plusieurs échelles.
En liaison avec le CGDD, nous avons le plaisir de vous informer que, comme annoncé lors du Comité d'orientation stratégique et de suivi (COS) du plan national de réduction des produits phytopharmaceutiques (Ecophyto II ) réuni le 7 janvier 2020, le ministère de la Transition écologique et solidaire (CGDD) et l’Office français pour la biodiversité ont mis en ligne un outil de visualisation géographique des données de vente territorialisées des produits phytopharmaceutiques en France issues de la Banque Nationale des Ventes des distributeurs (BNV-d).
Alors que le département du Nord a été rétrogradé vendredi dernier en vigilance sécheresse, après des semaines passées en alerte, la consommation d'eau sur le réseau Sourcéo est en augmentation dans la Métropole de Lille. Un paradoxe que personne ne semble pouvoir expliquer.
Pour appuyer la mise en œuvre du SDAGE 2016-2021 et préparer sa révision ainsi que celle de son programme de mesure pour le cycle 2022-2027, une étude conduite de juin 2018 à juin 2019 sous pilotage de l’agence de l’eau et associant les services de l’État a permis de disposer d’une information complète sur les catégories d’espaces à enjeu de biodiversité en relation avec les masses d’eau.
Partant du principe que « l’eau à boire ne peut être facturée au même prix que celle qui remplit la piscine privée », Eau du bassin rennais déploie depuis 2016 une tarification sociale et écologique. « A iso-recettes », assure son président, Yannick Nadesan, lors d’une table ronde sur l’accès à l’eau organisée, le 15 janvier à Paris, par le Cercle français de l’eau.
Le 5 décembre 2019 s’est tenue à Aix-en-Provence la journée technique sur la préparation à la gestion de crise inondation. Elle a été organisée par le Cerema Méditerranée en partenariat avec le Service de Défense de Sécurité et d’Intelligence Economique (SDSIE) du ministère.
Le premier syndicat agricole est vent debout contre l’arrêté qui a instauré, au 1er janvier, des zones de non-traitement aux pesticides aux abords des habitations. « Une entrée en vigueur précipitée alors qu’il reste de nombreux points à éclaircir », estime la FNSEA.
À Cabimas, là où se trouve le gros des infrastructures pétrolières appartenant au groupe public PDVSA, “le lac est noir, complètement noir”. Faute d’entretien, les installations laissent s’échapper des litres de pétrole qui forment une marée noire permanente. “On dirait un Tchernobyl de l’industrie pétrolière.” Déjà durement touchés par d’incessantes coupures d’électricité, alors que “les températures peuvent dépasser les 40 °C”, les habitants doivent composer avec la souillure des hydrocarbures et “l’odeur qui infeste jusqu’à l’intérieur des maisons”. Pour survivre, les pêcheurs doivent plonger leurs filets là même où s’étend la marée noire.
Depuis le 1er janvier, les agriculteurs doivent respecter des « zones de non-traitement » entre cultures et habitations lors de la pulvérisation de pesticides. La FNSEA exige du gouvernement un moratoire sur ce dispositif contre lequel aussi bien le monde agricole que les ONG sont très remontés.
Dans le cadre du contrat de rivière Gier, Saint-Étienne Métropole et le Syndicat mixte du Gier Rhodanien, ont entrepris d’importantes actions afin de limiter les risques d’inondation, de restaurer les fonctionnalités écologiques de la rivière et favoriser la biodiversité et de permettre aux habitants de se réapproprier leur cours d’eau.
Une délégation menée par le président de la FNPF, Claude ROUSTAN, accompagné du 1er Vice-président, Jean Paul DORON, du trésorier général, Gérard GUILLAUD et du directeur général, Hamid OUMOUSSA, a rencontré la ministre de la Transition écologique et solidaire, Madame Elisabeth BORNE le 9 janvier 2020.
Le nouvel arrêté sécheresse du département du Nord daté du 31/12/2019 place l’ensemble du département en situation d’alerte sécheresse jusqu’au 15 janvier 2020.
Des snipers vont abattre depuis des hélicoptères 10 000 dromadaires sauvages en Australie, en raison de la menace que constituent pour les populations ces animaux qui, du fait de la sécheresse, s'approchent de plus en plus des localités de l'intérieur du pays pour y trouver de l'eau.
Les zones humides (marais, prairies humides, lagunes, tourbières) représentent des espaces naturels riches et précieux à préserver. Milieux de vie pour la faune et la flore, ce sont des espaces fragiles menacés par l'urbanisation, l'intensification de l’agriculture ou les pollutions. En partenariat avec le Forum des Marais Atlantiques (FMA), le Cerema a organisé une journée technique le 3 décembre 2019 à Rochefort pour les identifier et en connaître les enjeux pour les préserver dans les projets d’aménagement.
Une parlementaire interroge le ministère sur le financement des engagements annoncés dans le cadre des « Assises de l’eau », s’agissant notamment de la protection des captages. La réponse illustre à nouveau, si besoin était, la duplicité du discours officiel qui ne parvient plus à celer l’abandon d’une politique publique essentielle.
L’état des lieux a été adopté par le comité de bassin le 6 décembre 2019 et a été approuvé par le préfet coordonnateur de bassin le 27 décembre 2019. Il a été publié au recueil des actes administratifs du 31 décembre 2019.
Une réponse ministérielle à une question écrite parlementaire fait le point sur le rôle des maires en matière d’atlas des zones inondables et de cartes des aléas feux de forêt.
La loi engagement et proximité, adopté le 19 décembre, propose aux collectivités un outil pour protéger les aires d'alimentation des captages d'eau potable. Celles-ci peuvent demander l'instauration d'un droit de préemption des surfaces agricoles situées dans leur périmètre. Les biens acquis sont intégrés dans le domaine privé de la collectivité territoriale ou de l'établissement public.
L'usine Alteo de Gardanne (Bouches-du-Rhône), actuellement en redressement judiciaire, s'est vu accorder un délai supplémentaire de 5 mois pour mettre en conformité avec les normes environnementales ses rejets liquides dans les Calanques, a-t-on appris jeudi 2 janvier de source préfectorale.
La loi proximité et engagement prolonge d'un an, jusqu'au 31 décembre 2020, la possibilité qu'un syndicat mixte ouvert, qui exerce une ou plusieurs des missions constitutives de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (Gemapi), adhère à un autre syndicat mixte ouvert.
Dans le reportage radiophonique « La Vjosa : dernier fleuve sauvage dʹEurope en danger », Louis Seiller a accompagné des scientifiques sur le cours de ce fleuve d’Albanie. La domestication de ce trésor naturel mettrait en péril l’existence de nombreuses espèces et le mode de vie de milliers de riverains.
Il a fallu de nombreuses années, depuis 2008, grace à de nombreux avis de la CADA, 4 procédures au Tribunal Administratif de Nîmes, une plainte présenté au TGI d'Alès, une enquête de la Gendarmerie du Vigan, l'intervention du Procureur de la République, du juge du Pôle Santé du TGI de Marseille, la qualité du travail des services de l'état, de l'ARS, du service de l'eau du département du Gard, des agences de l'eau Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée-Corse, la persévérance des l'équipe municipale, pour que les faits dénoncés en 2018 ne soit qu'une histoire. Un rêve devenu réalité. C'est un des combat de l'Association Causses-Cévennes d'action citoyenne, depuis 2008... Nous en sommes à la phase des essais, les premières analyses suivrons dans les plus bref délais. Pour en savoir plus ..Histoire d'eau.
Quand on parle du "Rhône ressource" - ce qui était le thème principal du 13e Colloque "Mémoires du Rhône" le 6 décembre 2019 à Sion - on pense entre autres à son exploitation hydroélectrique. Mais, comme l’a souligné ce jour-là dans sa communication l’historienne Myriam Evéquoz-Dayen, alors que les grands barrages alpins ont fait l’objet de nombreuses recherches et de publications, c’est loin d’être le cas en ce qui concerne la mise en valeur de la force hydraulique du fleuve. D’où l’intérêt de se demander comment les Valaisans ont perçu cette ressource au fil du temps, de la fin du 19e siècle au début du 21e.
Le 11 décembre, la Commission européenne a publié les résultats du “bilan de qualité” et ils sont largement positifs ; concluant que la directive-cadre sur l’eau de l’UE est “adaptée à ses finalités”, reconnaissant que les objectifs des directives sont “aussi pertinents aujourd’hui qu’ils étaient au moment de l’adoption de celles-ci, sinon plus” et que la DCE et ses directives filles ont conduit à “un niveau de protection des masses d’eau et de gestion des risques d’inondation plus élevé qu’il n’aurait été possible sans elles”.
Des procédures du choix du mode de gestion, public ou privé, totalement dévoyées, des bureaux d’étude stipendiés produisant des rapports d’analyse viciés, des exécutifs communautaires violant sans vergogne l’esprit comme la lettre de la loi Sapin, de la loi Notre et de la directive concessions… Le spectacle que viennent d’offrir la Communauté d’agglomération du pays de Montbéliard comme la Métropole de Dijon illustrent jusqu’à la caricature la corruption structurelle du principe même de la délégation d’un service public à un opérateur privé.
La commission mixte paritaire sur le projet de loi Engagement et proximité s’est conclue, le 11 décembre, sur un compromis entre députés et sénateurs. La règle du transfert obligatoire est assouplie dans les communautés de communes : la gestion de l’eau et de l’assainissement pourra s’exercer à l’échelle communale jusqu’en 2026, sous réserve d’un schéma directeur et d’un plan de programme pluriannuel d’investissement agréés par l’intercommunalité.
Alors que les innombrables enquêtes et audits de sécurité n’ont toujours pas permis d’éclaircir les causes de l’accident industriel majeur qui a frappé l’usine d’épuration d’Achères le 3 juillet dernier, la politique reprend ses droits. L’avenir du SIAAP devenant à l’occasion un enjeu majeur du duel Hidalgo-Macron dans la perspective des municipales, puis de la refonte du Grand Paris, de la présidentielle de 2022, et des JO…
La calotte glaciaire du Groenland, deuxième plus importante après celle de l’Antarctique, fond sept fois plus vite que prévu. C’est ce qu’indique une étude publiée mardi dans la revue scientifique Nature.
Deux épisodes de violentes inondations dans le sud de la France viennent de reposer une nouvelle fois la question de l'anticipation et de la prévention de tels dégâts. Pourquoi certains cours d'eau sortent-ils de leur lit, et pourquoi les inondations sont-elles si dramatiques ? Réponses d'une géographe.
La nouvelle liste des substances soumises à la redevance pour pollutions diffuses est désormais publiée au Journal officiel. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Le montant de celle-ci est perçu par les agences et les offices de l'eau lors de l'achat de produits phytopharmaceutiques. Par rapport à la version soumise à consultation, quelques modifications sont à noter.
Un décret, publié le 7 décembre au Journal officiel, porte de 40 à 80 % la contribution du fonds de prévention des risques naturels majeurs (Fonds Barnier) à certains travaux de prévention des inondations. Les études et travaux concernés sont ceux portant sur des biens à usage d'habitation ou à usage mixte (habitation, local professionnel) rendus obligatoires par un plan de prévention des risques d'inondation (PPRI).
L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) poursuit son réexamen des autorisations de mise sur le marché des produits à base de glyphosate commercialisés en France. Elle vient d'annoncer qu'elle refusait d'autoriser quatre nouveaux produits sur les onze demandes, et qu'elle retirait les autorisations pour 36 des 69 aujourd'hui disponibles. Ces derniers ne pourront plus être utilisés à compter de fin 2020.
Concilier la navigation des bateaux et le passage des poissons, tel est l’enjeu qui se pose au niveau du barrage de Créteil. Conçu à une époque où cette préoccupation écologique n’était pas un sujet, l’ouvrage constitue un obstacle infranchissable aux anguilles, brochets et autres bouvières.
Le 4 décembre à Apt, la communauté de communes Pays d’Apt Lubéron (CCPAL), le Syndicat des eaux Durance-Ventoux et l’agence de l’eau ont signé un contrat relatif au rattrapage structurel des collectivités territoriales présentes en zone de revitalisation rurale, ZRR (2019-2021).
Des parlementaires locaux et d'autres territoires se lancent dans la rédaction d'un rapport sur la réhabilitation de l'étang de Berre. Visite sur le terrain et auditions sont au programme pour tenter de démêler ce casse-tête aussi technique que politique. Reportage.
La montée des eaux est une réalité à laquelle les littoraux mondiaux doivent s’adapter, ouvrages de protection ou plans de relocalisation. Pourtant, en France, en l’état actuel des consciences et de la loi sur la propriété privée, mettre en place des politiques ambitieuses est quasiment impossible.
De nouvelles fiches viennent complétées la brochure « 16 actions territoriales pour la protection de la ressource en eau » et le « Panel d’actions agricoles des Chambres d’agriculture » publiés en 2015. Ce sont maintenant 21 démarches territoriales qui sont présentées dans la brochure de l'APCA. 5 nouvelles fiches complètent les 16 fiches précédemment rédigées, qui ont par ailleurs toutes été actualisées.
La mission parlementaire sur l'adaptation des territoires à l'évolution du trait de côte a rendu son rapport à la ministre de la Transition écologique. Elle propose notamment la réalisation de projet de territoire planifiant la recomposition spatiale.
Tous les ans depuis 2005, l’Observatoire de l’eau fait le bilan sur les différentes thématiques autour de l’eau. Cette année encore une analyse sur les performances de réseaux d’eau potable permet de connaître les tendances des rendements en Seine-et-Marne. Cette analyse est basée sur les données de l’année 2017.
Lors des États généraux de l'eau organisés ce vendredi par la chambre d'agriculture de la Côte-d'Or, les collectivités territoriales, les agences de l'eau et les agriculteurs ont fait le point sur la question des retenues collinaires pour affronter les sécheresses. Marie-Guite Dufay a fait un pas en direction de François Sauvadet.
La Martinique est une île tropicale où l'eau est abondante. Pourtant, elle peut en manquer, surtout pendant la période sèche du Carême. À cette inégale répartition dans le temps s'ajoute une inégale répartition dans l'espace entre le Nord et le Sud de l'île. La filière d'adduction et de traitement n'a pas toujours été modernisée aussi vite que les besoins ont crû, et seul un mode de gestion plus efficace assurera aux Martiniquais un accès à l'eau pérenne, équitable et financièrement acceptable.
Trois mois après la découverte des premières traces d’hydrocarbures sur les plages, plus de 2 000 km de côtes ont été touchées, et le président se prépare « au pire ».
Pour un bug informatique, la métropole de Montpellier (Hérault) annule le marché d’extension-modernisation de sa station d’épuration Maera, estimé à près de 110 millions d’euros. Sur la base d’un nouveau cahier des charges, un appel à candidatures sera relancé d’ici mai 2020. La livraison est désormais envisagée en 2026 au lieu de 2023-2024.
Le ministère de la Transition écologique a publié sur son site un bilan de l'expérimentation sur le tarif social de l'eau du Comité national de l'eau. Parmi les difficultés remontées : l'identification des bénéficiaires et l'animation du dispositif.
Des castors vont être réintroduits dans deux zones du Royaume-Uni pour endiguer les inondations. L’association National Trust, chargée de la protection du patrimoine historique et naturel du Royaume-Uni, a annoncé mercredi le projet de lâcher des castors d’Eurasie dans deux régions du sud de l’Angleterre l’année prochaine.
La Région Auvergne-Rhône-Alpes annonce le renouvellement et le renforcement de son plan Pêche. Entre 2020 et 2022, trois millions d’euros seront consacrés à l’activité, « source de cohésion mais aussi d’attractivité en milieu rural ». Avec l’ajout d’un axe consacré au tourisme et à la « défense du loisir Pêche ».
Le 14 novembre, le Cercle français de l'eau a fait un point sur les évolutions de la politique européenne de l'eau et de la position française. En question, les pistes préconisées dans le cas d'une éventuelle révision de la Directive cadre sur l'eau.
Les députés ont voté, vendredi 15 novembre, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2020 (PLF 2020), un amendement qui supprime la taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties applicables aux tourbières. La veille, ils avaient en revanche refusé un amendement prévoyant une exonération de taxe foncière sur ces zones humides.
La terrible marée noire brésilienne a atteint 112 villes dans dix États. Coup dur pour les pêcheurs, incapables de travailler et de se nourrir. Pour les aider, des bénévoles nettoient les plages. Le gouvernement, lui, nie la gravité de la situation.
Pas plus que les autres Etats-membres, la France n’a été en 2015 au rendez-vous de l’objectif de bonne qualité des masses d’eau, dont le manquement généralisé est acté par la Commission. Alors que se pose la question d’une éventuelle révision de la directive-cadre de 2000, Paris défend une position conservatrice.
La campagne “L’eau est un droit” s’installe au Salon des maires, du 19 au 21 novembre 2019. Pendant 3 jours, les candidat.e.s aux élections municipales de 2020 pourront signer le Manifest’eau et prendre des engagements pour que l’accès à l’eau et à l’assainissement devienne une réalité sur leur territoire.
L'interdiction de production, stockage et circulation de pesticides contenant des substances actives non approuvées dans l'Union Européenne porte-t-elle atteinte à la liberté d'entreprendre ? C'est à cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC) que le Conseil constitutionnel est amené à répondre dans un délai de trois mois. Par une décision du 7 novembre, le Conseil d'État a en effet accepté de lui transmettre cette QPC posée par l'UIPP.
La création du syndicat mixte de l’eau au cœur d’une nouvelle réunion hier soir. Une déclaration commune a été signée par l’ensemble des parties. Il s’agissait de se mettre d’accord sur les enjeux et le calendrier en vue de la création de cette nouvelle entité.
Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes a demandé aux préfets de département d’identifier rapidement cent projets prioritaires de retenues collinaires.
Avec le soutien de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la Chambre d’agriculture du Gard et les mairies de Lézan, Lédignan et Cardet travaillent à la mise en œuvre du programme d’actions de reconquête de la qualité de la ressource en eau potable.
À l’occasion de sa visite en Chine, Emmanuel Macron a signé mercredi 6 novembre, à Pékin, un texte commun avec son homologue Xi Jinping sur le climat et la biodiversité. La Chine, qui sera le pays hôte de la « COP biodiversité » à l’automne 2020, affiche de nouvelles ambitions en la matière. Parmi ses priorités, la protection du fleuve Jaune, le deuxième fleuve chinois après le Yangzi Jiang.
Ce mardi 5 novembre 2019, la cour d'appel de Bordeaux devra considérer la tierce opposition de plusieurs associations écologistes pour éviter qu'une mare aux grenouilles incommodant un voisin ne soit bouchée, au mépris de plusieurs lois environnementales. Derrière cette histoire de clochemerle débutée en 2011 (date de la première plainte), qui mine littéralement la vie du couple possesseur de la mare, se pose une question de fond essentielle : jusqu'à quand la justice française va-t-elle cautionner les plaintes contre les bruits des animaux ?
L’affaire avait fait grand bruit, mais le jugement est tombé ce jour : un couple de parisiens récemment installé à Périgueux va devoir faire ses valises. En effet, le tribunal a estimé qu’il nuisait à la tranquillité et au calme d’une paisible mare de grenouilles à proximité.
Les trois premières fiches de cette série sont parues. Elles portent sur la réutilisation des eaux usées traitées en agriculture, pour préserver le milieu récepteur, avec une expérience menée à Château-Renault par deux agriculteurs, sur des économies de l'eau dans les espaces verts et les bâtiments communaux à Mérignac et sur l'optimisation de l'arrosage des espaces verts.
Dans ce village du Castillonnais, la captation de l’eau, puis l’assainissement, ont été réalisés par des habitants bénévoles, avec l’assentiment du conseil municipal. Loi NOTRe oblige, la communauté de communes veut reprendre la compétence, au risque de substituer à la régie un concessionnaire privé. Les habitants se mobilisent pour conserver la maîtrise du service qu’ils ont contribué à créer.
Claire Dedieu, Doctorante en science politique à l’Université de Montpellier, (CEPEL, Irstea, G-EAU), soutiendra le mardi 19 novembre à 14h dans les locaux de la faculté de droit et de science politique de l’Université de Montpellier (salle des Actes, bâtiment 1) une thèse intitulée « Quand l’État se retire. La suppression de l’ingénierie publique dans le domaine de l’eau. »
La redevance pour la pollution de l'eau d'origine domestique est finalement revue à la baisse dans le bassin Rhône Méditerranée Corse (RMC).Un avis, publié au Journal officiel du 19 octobre, annule l'augmentation prévue en 2021 du taux de 0,28 euro par m3 à 0,29 euro par m3. Le taux, actuellement de 0,27 euros, conserve toutefois sa hausse à 0,28 euro par m3 en 2020.
Le Premier ministre, longtemps opposé au projet, était en visite jeudi dans le Nord pour réitérer l'engagement de l'Etat en faveur du canal. Inaugurée au mieux en 2028, cette autoroute fluviale reliera le bassin parisien à l'Europe du Nord.
Le réseau primaire du Foulon a 100 ans. Il alimente en eau potable 9 communes des Alpes-Maritimes. Des travaux sont en cours pour rénover ce réseau en mauvais état qui laisse fuir une quantité d’eau impressionnante : 1 milliard de mètres cubes d'eau potable chaque année.
Poursuivant leurs travaux sur la vitesse des échanges gazeux entre les ruisseaux de montagne et l’atmosphère, des chercheurs de l’École polytechnique de Lausanne ont évalué la quantité de CO2 qu’ils rejettent, démontrant la nécessité de les inclure dans le cycle global du carbone.
Dans les Vosges, épicéas et sapins meurent en masse et ce bois mort ne sert plus qu’à produire du combustible. Une « crise silencieuse » selon un bûcheron, écologique comme économique. Pour la sauver, faut-il transformer la forêt vosgienne en pinède corse ?
L’agence de l’eau Loire-Bretagne et le Forum des marais atlantiques ont signé, le 17 octobre, une convention de partenariat visant à améliorer la connaissance sur les services rendus par les milieux humides.
Le dernier tronçon de l'autoroute de l'eau dans les Hauts-de-France est terminé. Un projet titanesque commencé il y a trente ans, qui sécurise l'approvisionnement en eau de 500 communes et 360 000 abonnés.
« L'un des obstacles à la généralisation de l'entretien [des installations d'assainissement non collectif - ANC] est le manque d'informations sur le parc ANC, a indiqué dans un communiqué le syndicat des Industries et entreprises françaises de l'assainissement autonome (Ifaa). Il est donc impératif d'établir une traçabilité exhaustive des dispositifs d'ANC pour accompagner et soutenir les usagers dans la réalisation d'un entretien adapté et responsable ».
Lors d'une journée technique, organisée notamment par l'Astee et l'AFB, les intervenants ont dressé les changements à engager pour une meilleure gestion des forêts bordant les cours d'eau, les ripisylves. Retour sur leurs propositions.
Face à l’impact humain et les aléas naturels sur ces milieux naturels, les mangroves sont de plus en plus fragilisées. C’est le cas de la mangrove de la baie de Fort-de-France qui subit des dégradations plurielles. Quelles solutions pour ralentir les effets de cette dégradation? Une expertise de Pascal Saffache, Professeur des Universités en Aménagement, et de Jihane Sicou, titulaire d’un master de géographie de l’UQAM pour Outremer360.
Face à des professionnels du littoral méditerranéen, des élèves du lycée de la mer Paul-Bousquet de Sète (Hérault) ont émis des inquiétudes sur l’avenir de certaines filières conchylicoles. Y a-t-il encore un horizon pour ces professions ?
À Vittel, Nestlé est rattrapé par sa gourmandise. La mobilisation des ONG et de la société civile, combinée aux poursuites judiciaires contre des figures de son système d’influence, fait vaciller le géant suisse. Dans une volte-face sans précédent, l’État enterre le projet poussé par Nestlé de pipeline d’eau potable, reprend en main la politique locale de l’eau et n’exclut pas de retirer des forages au minéralier.
Comment intégrer la désimperméabilisation des sols dans les documents d’urbanisme?
Tel a été l'enjeu de la mission du Cerema pendant un an auprès de la Direction Départementale des Territoires de l’Aude et de l’équipe du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Grand Narbonne.
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) édicte les principes généraux de désimperméabilisation à l’échelle du bassin. L’enjeu pour les acteurs locaux est de décliner ces principes à l’échelle de leur territoire en les intégrant dans les documents de planification et à l’échelle des projets.
La France possède le plus grand réseau de voies navigables en Europe. Une barge empruntant canaux et rivières peut transporter autant de marchandises que 200 camions. Alors pourquoi ce mode de transport beaucoup plus écologique a-t-il été totalement délaissé ? Enquête.
Surcreusés, piétinés… Les cours d’eau ont subi depuis de nombreuses années les interventions de l’homme dans le but de faciliter les activités économiques et agricoles. L’Agence de l’eau Loire Bretagne, le conseil départemental du Morbihan et les collectivités territoriales se mobilisent pour reconquérir le bon état écologique du bassin de La Sarre, et atteindre les objectifs fixés par la directive-cadre sur l’eau.
Les dirigeants d'une société de carénage, le maire de la commune du Marin et l'ancien directeur de la mer ont été mis en examen par le parquet de Fort-de-France.
Les SAGE (schémas d’aménagement et de gestion des eaux) et SDAGE (schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux) ont une actualité juridique assez dense depuis un an. Et un arrêt du Conseil d’Etat, en date du 25 septembre 2019, continue de bâtir cet édifice.
Le projet de loi "mobilités" prévoit d’arrêter la navigation sur des itinéraires « à faible potentiel ». Le canal des Vosges fait partie de ces itinéraires et pourrait être concerné. Yannick Payot, directeur territorial Nord-Est de Voies navigables de France (VNF), se veut rassurant sur l’avenir de ce canal, au très fort potentiel touristique.
Alors que l’association Dynam’eau installe des raccordements au réseau d’eau sur les squats de l’agglomération bordelaise depuis quatre ans, la Métropole vient de s’engager à les développer sur les sites dont elle est propriétaire…
Jean-Baptiste Sallée, océanographe et climatologue, revient avec nous sur le dernier rapport spécial du Giec, qui se penche sur l’évolution de l’océan et des glaces dans le contexte du changement climatique. Montée des eaux, acidification, raréfaction des ressources et risques multiples de catastrophes sont en partie inéluctables. Mais ils seront bien pires si nous n’agissons pas radicalement dès maintenant.
Parmi les 86 départements actuellement concernés par des restrictions de l'usage de l'eau, l'Indre figure dans un triste top 5 national des territoires en manque d'eau. Ce département est déclaré en situation de crise intégrale.
En plein été, une installation stratégique de la plus grande station d’épuration des eaux usées d’Europe est totalement détruite par le feu à trente kilomètres de la capitale. Il faudra entre trois et cinq ans pour la reconstruire, au prix, dans l’intervalle, d’une pollution gravissime de la Seine. Ce site n’a cessé d’enregistrer des sinistres de plus en plus graves depuis plusieurs années. Sa gestion est entachée par des dévoiements sans précédent en matière de marchés publics. Un désastre absolu, qui ne suscite qu’une inquiétante indifférence.
Après Strasbourg, Montpellier et Nanterre, c’est Lyon et son Université, les 5 et 6 septembre 2019, qui ont hébergé la quatrième édition des Doctoriales en sciences sociales de l’eau. Dans ce domaine particulier de la recherche scientifique caractérisé par une diversité d’approches et de sujets d’études, ce rendez-vous quasi annuel et francophone s’est donné pour double ambition de dresser un panorama de thèses récentes ou actuellement en préparation et de mettre en relation doctorant-e-s et chercheur-e-s expérimenté-e-s dans un cadre qui stimule l’interdisciplinarité.
Le glacier Planpincieux du Val d'Aoste (nord-ouest de l'Italie) a fondu à vitesse accélérée entre août et septembre et menace de s'effondrer dans une vallée parallèle à celle de la célèbre station alpine de Courmayeur, heureusement presqu'inhabitée, selon les autorités locales.
La France a revu sa définition du bon état écologique des eaux marines dans un arrêté publié le 26 septembre. Elle a transposé les critères demandés par la Commission européenne dans une décision publiée en mai 2017, qui implique notamment une approche par les risques. Le texte remplace l'arrêté du 17 décembre 2012.
La relance de l’irrigation à outrance, initiée par Nicolas Hulot et Stéphane Travert, réaffirmée cet été sur fond de sécheresse par l’actuel ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, avec le soutien d’Edouard Philippe, posait à nouveau la question des financements publics dont bénéficient ces équipements rétrogrades. Réponse sans équivoque du ministère de l’Agriculture qui apparaît donc comme la nouvelle tutelle du ministère de l’Ecologie…
La cinquième édition du Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes est lancée ! Son objectif : mettre en lumière des actions exemplaires et innovantes menées en zones humides, et susciter des vocations auprès des élus et maîtres d’ouvrage.
Détruire un glacier au nom du tourisme hivernal ? Cela se déroule sous nos yeux, en Autriche. Pour créer de nouvelles pentes et boucher les crevasses, les pelleteuses creusent profondément la glace du Pitztal. Dans quelques mois, la fusion possible des domaines skiables de Pitztal et Ötztal nécessiterait même d'endommager le glacier sur plusieurs dizaines d'hectares. Dérangeant, à l'heure où sont établis le rôle de régulateur thermique et climatique des glaciers.
Du 20 au 23 septembre, les représentants des États de la planète se réunissent à Monaco. Leur objectif : adopter un « résumé des décideurs » extrait du prochain rapport du Giec sur les océans et les glaciers. Car sous l’effet du dérèglement climatique, nos océans pourraient bientôt submerger littoraux, îles et cités côtières.
Le projet de création d'un pont automobile pour franchir la Seine au niveau d'Athis-Mons est relancé. L'idée de cette infrastructure, qui pourrait voir le jour en 2024, est vivement rejetée par une association de défense environnementale et des riverains.
Interrogé par un parlementaire sur les difficultés de financement que rencontre un EPTB de son territoire, le ministère de la Cohésion des territoires décrit par le menu l’usine à gaz dont ont accouché les refontes successives d’une compétence aussi mal financée qu’elle a été mal conçue…
Claude Miqueu, président de la commission réglementation du Comité national de l’eau (CNE), après avoir conduit une mission à hauts risques pour tenter d’apaiser les débats et conflits autour de la continuité, prend acte que des projets de recours portés par différents acteurs vont être déposés contre une Note de la Direction de l’eau et de la biodiversité (DEB), du 30 avril dernier et le décret du 3 août qui s’en est suivi. Il a dès lors écrit le 16 septembre à Jean Launay, notre Kappelmeister, afin de remettre l’affaire sur le feu dans la perspective d’une prochaine réunion du CNE le 3 octobre prochain.
Entériné par le Comité de bassin du 28 juin 2019, défi territorial n°2 du programme d’intervention de l’agence de l’eau Rhin-Meuse (2019-2024), le Plan Rhin vivant doit permettre de redonner toutes ses fonctionnalités au fleuve sur 100 km en partie française.
Le bilan sur l'évolution des masses d'eau en Guadeloupe montre que l'atteinte de l'objectif de bon état en 2027 n'est pas garantie pour toutes les masses d'eau. Même sans prendre en compte des pollutions historiques, comme celle au chlordécone.
Le conseil communautaire de Lamballe Terre & Mer était réuni ce mardi soir. L’instauration d’une nouvelle taxe « Prévention des inondations » a animé les débats. Son objectif : financer l’entretien de digues et barrages, auparavant à la charge de l’État.
Les medias ont largement relayé le mardi 10 septembre des éléments de langage selon lesquels un « consensus » aurait été trouvé entre les autorités locales, la profession agricole et les associations de défense de l’environnement autour d’un « nouveau projet » d’approvisionnement en eau pour l’irrigation dans la vallée du Tescou. Indignation de FNE Midi Pyrénées, du collectif Testet, de la Confédération paysanne…, s’estimant « trahis ». Opposées aux néo-zadistes, revendiquant leur « réformisme », ces associations « responsables » récoltent les fruits de leur collaboration assumée à l’élaboration d’un « projet de territoire », la pseudo concertation mise en place par le gouvernement pour faire taire toute opposition, en la divisant, comme cela a déjà été le cas en Poitou Charentes.
Le Plan National « Biodiversité » (2018) affiche dans ses objectifs de développer la nature en ville et d’offrir à chaque citoyen un accès à la nature, à travers des opérations innovantes de renaturation, de solutions fondées sur la nature et de projets innovants et démonstrateurs en matière de désartificialisation de sites dégradés.
L’objectif de cet appel à projets est d’accompagner les collectivités dans les études de vulnérabilité des systèmes d’alimentation en eau potable ainsi que dans les travaux permettant de réduire les risques de rupture d’alimentation en cas de défaillance technique, de sécheresse prolongée, d’actes de malveillance...
Wolfgang Cramer est directeur de recherche du CNRS et professeur d’écologie globale à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (IMBE). Il répond aux questions de la Tour du Valat concernant la conservation des zones humides méditerranéennes dans un contexte de changement climatique.
Sachant que la réglementation qui en encadre l’existence est très mal appliquée, faute de volonté politique et de moyens, de très nombreux prélèvements illicite sont effectués au vu de tous, dans les ressources en eau disponibles.
Dans une étude publiée dans Nature materials, des chercheurs du CNRS, de Sorbonne université et de l’université de Montpellier, présentent un matériau capable de filtrer environ 90% des polluants, micropolluants et du sel de l’eau.
Neuf acteurs des territoires de l'Aisne et de la Marne ont signé un contrat territorial Eau et climat. Leur objectif ? La protection des captages d'eau potable, la sécurisation de la ressource et la lutte contre les fuites dans les réseaux d'eau potable.
2019 est une année record d’arrêtés sécheresse. A ce jour, pas moins de 87 départements sont concernés par des limitations d’usages de l’eau. Mais comment ces arrêtés sont-ils pris, appliqués et contrôlés sur le terrain ? Entre discours officiels, annonces du ministre de l’Agriculture et réalités observées sur le terrain, la sécheresse devient un sujet très politique.
Thierry Burlot, vice-président de la Région Bretagne, chargé de l’environnement et de la biodiversité, vient d’être nommé président du Cercle français de l’eau (CFE).
Du 12 au 22 août dernier, six plongeurs d’Andromède océanologie ont replanté 16 000 faisceaux de posidonie pour restaurer 150 m² de cet habitat sous-marin protégé. Les transplants proviennent d’arrachages par les ancres de navires ; ils ont été collectés en plongée à proximité de la zone de replantation. La méthode de transplantation ainsi que la survie et la croissance des plants font l’objet d’un suivi scientifique jusque 2024. La zone de réimplantation se situe à l’intérieur d’une zone interdite à la navigation, située à l’est du Golfe Juan, sur la commune d’Antibes.
La Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) veut attaquer devant la justice administrative le décret paru cet été qui instaure une nouvelle dérogation à l'obligation de débit minimal des cours d'eau. Ce dernier ouvre ainsi une nouvelle possibilité pour contourner les limitations du prélévement de l'eau.
Afin de répondre à l’un des objectifs stratégiques du 11ème programme d’intervention, faire de l’eau et de la biodiversité un moteur de l’aménagement durable des territoires, l’agence de l’eau Rhin-Meuse lance un concours ciblé sur les quartiers prioritaires de la ville. Sur le bassin Rhin-Meuse, 58 communes sont concernées. En partenariat avec des acteurs du monde de la santé, de l’urbanisme, financeurs publics… le concours vise à démultiplier dans ces quartiers les nouvelles formes d’aménagement conciliant développement de la nature, désimperméabilisation, gestion alternative des eaux pluviales, reconquête de la biodiversité, développement d’une agriculture urbaine et péri-urbaine, économies d’eau, conception et gestion écologique des espaces, protection des zones humides… et de manière transversale la sensibilisation et l’éducation à l’environnement.
Le ministre de l'Agriculture annonce la création d'une soixantaine de retenues d'eau sur le territoire d'ici 2022. Réponse de bons sens face à la sécheresse pour les uns, elle constitue pour les autres une fausse solution face au dérèglement climatique.
Ce jeudi 29 août, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la transition écologique, Emmanuelle Wargon, a réuni le comité de suivi hydrologique afin de faire un point sur les vagues de sécheresse qui ont touché la France depuis le mois de juin.
À l’occasion du G7 à Biarritz, 30 scientifiques ont réalisé pour le compte de la Région Nouvelle-Aquitaine, sous la coordination de chercheurs issus d’Irstea, du BRGM via l’Observatoire de la Côte Aquitaine, et des UMR LIENSs (CNRS - Université de la Rochelle) et EPOC (CNRS - Université de Bordeaux), une synthèse des recherches menées en région sur l’impact du changement climatique vis-à-vis des risques littoraux et sur les politiques et stratégies à mettre en œuvre pour s’adapter à ces changements. Cette contribution met en lumière l’excellence scientifique dans ce domaine en Nouvelle-Aquitaine.
Le ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, assure que ces projets permettront de mieux gérer l’irrigation des terres agricoles, toujours plus affectées par les sécheresses.
Le gouvernement et les autorités locales, s’appuyant sur la pseudo-concertation conduite dans le cadre d’un "projet de territoire", auquel ont participé, comme en Poitou Charentes, des organisations de la société civile revendiquant leur "réformisme", s’apprêtent à passer en force pour relancer un projet de nouveau barrage à Sivens. D’autres représentants de la société civile s’organisent pour y faire face, en élaborant pour commencer un argumentaire qui démontre l’inanité de ce nouveau projet.
Métropole Nice Côte d’Azur pilote l’un des schémas territoriaux de restauration écologique à l’échelle du littoral méditerranéen. Véronique Paquis, élue en charge de l’environnement, du développement durable, de l’enseignement supérieur et de la recherche, présente cette démarche innovante.
Fleuron de l’industrie des années 1960, l’usine marémotrice de la Rance, en Ille-et-Vilaine, modifie les courants et produit une accumulation de sédiments qui défigure l’estuaire.
La restauration de La Glière (74) conjugue prévention des inondations, amélioration de la continuité écologique et bonne circulation des sédiments. Le tout dans un contexte urbain. Un bon exemple d’équilibre des enjeux au cœur de la Gemapi.
Du 2 au 6 août à Toulon, une équipe de l’Ifremer a testé en Méditerranée les performances d’une caméra hyperspectrale sous-marine pour la première fois sur le robot HROV Ariane. Les premières images obtenues confirment que cette technologie émergente parvient à imager les fonds avec une précision millimétrique jusqu’à 500 mètres de profondeur.
Le 5 août, les autorités indiennes ont supprimé le statut d’autonomie dont bénéficiait jusque-là le Cachemire. Une décision qui pourrait remettre en cause le partage des eaux du système hydrologique de l’Indus entre l’Inde et le Pakistan.
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance la 3ème édition de l’appel à manifestation d'intérêt (AMI) Surveillance & Évaluation qui s’ouvre cette année aux eaux marines et à d’autres directives.
Un appel à projets est lancé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire et celui des Outre-mer afin de proposer des solutions concrètes, efficaces, pérennes et reproductibles pour diminuer l’impact des déchets sur le milieu marin. Cela répond aux objectifs du plan Biodiversité et du Livre bleu Outre-mer qui visent la mise en œuvre d’une économie sans pollution et à faible impact sur la biodiversité. Objectif annoncé : zéro plastique rejeté en mer d’ici 2025.
La gestion "tout tuyau" des eaux pluviales a fait son temps. Une étude menée sur trois communes de la Métropole Aix Marseille Provence a mis en évidence des solutions efficaces de désimperméabilisation des sols, duplicables à l’échelle de toute l’agglomération.
À la croisée d’enjeux environnementaux, économiques et paysagers importants, l’émissaire en mer de Port-Vendres (66) a été remplacé par un nouvel ouvrage intégré au littoral. Un projet ambitieux en faveur de la qualité de l’eau et des habitats marins.
Réuni le 24 juin dernier, le comité de rivière de l’Huveaune a validé le programme d’actions de la phase 2 du contrat de rivière et inauguré les travaux Gemapi sur l’Huveaune à Auriol.
Le Pôle milieux humides Bourgogne-Franche-Comté, porté par les deux Conservatoires d’espaces naturels de la Région met au service des syndicats, aménageurs, collectivités… un nouvel outil de hiérarchisation des milieux humides et d’aide à la priorisation. Ce service innovant vise à faciliter la prise en compte des zones humides dans l’aménagement du territoire.
En période de sécheresse, les préfectures ont le pouvoir de prendre des arrêtés limitant les usages en eau des particuliers, des collectivités ou des entreprises. Actuellement, 80 département français sont concernés.
En zone rouge, les vingt-six lots du lotissement des Pylones à Antibes, d'abord retoqués par la préfecture relèvent finalement des Fonds Barnier. Certains ont été transformés en bureaux et en habitations. Ils ont été rachetés par la Ville et seront démolis.
Adopta et le Graie ont lancé un réseau des animateurs territoriaux de la gestion des eaux pluviales. L'objectif ? Contribuer à la diffusion des leviers encourageant aux bonnes pratiques. Précisions avec Maëlle Ancelle, directrice d'Adopta.
Président de l’Association de pêche de Daoulas-Le Faou, Jean-Robert Dupont revient sur les conséquences de la pollution de la rivière La Boissière. Il veut aussi un renforcement de la législation face aux désastres écologiques de ses dernières années.
Quelque 40 000 litres de pétrole se sont déversés, hier samedi, au large du Chili, à la suite d'un incident sur le terminal d'une compagnie minière situé sur une île en Patagonie, ont annoncé les autorités. Le pétrole s'est déversé dans une zone réputée pour ses eaux parmi les plus pures de la planète et pour son riche écosystème marin.
Un appel à projets est lancé jusqu’au 30 septembre 2019, afin de susciter des opérations d’acquisition de connaissances, de suivi des populations de poissons migrateurs amphihalins et de valorisation de ces connaissances à des fins d’expertise sur le bassin de la Loire.
La sécheresse touche une large partie de la France. Dans le Lot-et-Garonne, le barrage de Caussade, construit illégalement, cristallise les tensions autour de l’accès à l’eau. Cette affaire est le symptôme d’un problème général.
Un projet à plus de 80 millions de francs doit permettre de sécuriser l’Ouest lausannois face aux dangers d’inondations liées aux crues des ruisseaux. Une galerie souterraine de deux kilomètres sera creusée entre Prilly et Chavannes-près-Renens. La Chamberonne sera renaturée.
En Suisse, les cours d’eau sont endigués et rectifiés en maints endroits, notamment pour accueillir des centrales hydroélectriques qui les exploitent souvent jusqu’à la dernière goutte. Constitutifs du paysage, les cours d’eau sont pourtant indispensables à la biodiversité.
Un décret et son arrêté d'application viennent préciser le cadre réglementaire pour les risques de débordement de cours d'eau et de submersion marine. Ils déterminent comment qualifier l'aléa de référence et les zones inconstructibles.
Remis aux ministres concernés en décembre 2017, mais publié en mai 2019, un rapport propose plusieurs pistes pour booster l'instruction des projets d'extraction. Il reconnaît pourtant des impacts non négligeables sur l'environnement.
La fédération de pêche de la Drôme tire la sonnette d'alarme sur l'état de nos rivières. Elle fait circuler depuis lundi une pétition intitulée "ensemble, sauvons l'eau !!". Une réaction aux annonces du ministre de la transition écologique François De Rugy après les Assises de l'eau.
Les acteurs de l’eau et de l’assainissement jugent insuffisantes les perspectives tracées pour le recyclage des eaux usées, à l’issue des Assises de l’eau.
Aux environs de 17h00 le mercredi 3 juillet un incendie spectaculaire est survenu sur le site classé Seveso du SIAAP, dont l’unité de clarifloculation a été très gravement endommagée, ce qui pourrait entrainer des rejets massifs d’eaux usées non traitées dans la Seine. Les syndicats dénoncent un quatrième accident industriel majeur en moins de deux ans, affectant le site historique du syndicat francilien. L’accident surgit dans un contexte de plus en plus délétère, sur fond de marchés publics colossaux qui font l’objet de multiples procédures judiciaires.
A force d’être reportée, cette 5e Conférence départementale vient finalement d’avoir lieu à Malbuisson et même en présence de Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire. Initialement prévue pour se tenir chaque année, cette conférence est née d’une crise. En 2009, les poissons de la Loue meurent en masse. C’est le signe manifeste d’un mal être de la rivière. D’autres mortalités dans des cours d’eau de la région confirmeront le mauvais état des rivières comtoises. Dix ans plus tard, département du Doubs et préfecture continuent de travailler ensemble.
Députés et sénateurs sont parvenus à un accord sur les points les plus polémiques du projet de loi créant l'Office français de la biodiversité. Le nouvel établissement public regroupant l'AFB et l'ONCFS verra le jour au 1er janvier 2020.
Le 24 juin, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) a annoncé lancer des mesures du champ magnétique émis à proximité de câbles électriques sous-marin en fonctionnement. Dans l'optique du développement des énergies marines renouvelables, l'Ifremer veut mieux connaître l'effet induit par un câble sous-marin et l'impact sur les espèces du fond.
Plutôt que résister, l'adaptation apparaît comme la meilleure solution pour faire face aux effets des changements climatiques sur le littoral. Illustration dans le Marais de Brouage où le Conservatoire du littoral a lancé une expérimentation.
Le gouvernement, aiguillonné par Bruxelles, envisage d’ouvrir à la concurrence la gestion des barrages hydroélectriques. Une mobilisation multicolore et transpartisane grandit pour défendre une gestion publique de ces infrastructures et du bien commun qu’est l’eau.
Le pergélisol, ces immenses étendues de terres gelées, ont déjà fondu dans une région canadienne observée par des chercheurs, qui pensaient jusque là que la glace y tiendrait encore jusqu’en… 2090. Une accélération inquiétante d’un processus lui-même susceptible de relâcher énormément de gaz à effet de serre et d’accélérer encore le réchauffement.
Comme chaque année depuis le lancement du premier Plan Départemental de l'Eau, le Département publie les nouvelles études de l'Observatoire de l'eau. La production 2018 comprend 6 études au total, dont une faisant l’état des lieux des captages et réservoirs d’eau potable sur le département.
Pour l'ensemble des fiches AAC validées par un animateur captage sur aires-captages.fr (et disposant d'un périmètre SIG), vous avez désormais accès à la liste des études pédologiques qui peuvent apporter une meilleure connaissance du territoire de l'AAC.
Avec la nouvelle cartographie des zones inondables dans le nord du Grand Montréal, certaines municipalités verront leurs zones à risque augmenter substantiellement.
Le Commissariat général au développement durable envisage de faire évoluer la méthode d'évaluation socio-économique des projets de protection contre les inondations. A la clef ? Une prise en compte des dommages psychologiques liés aux inondations.
L’industrie laitière, grosse consommatrice d’eau, s’adapte au changement climatique et à une ressource qui s’amenuise. À Créhen (22), près de Dinan, l’usine de poudre de lait infantile de Laïta met en place des solutions pour réutiliser l’eau issue du lait des vaches. Sachant que le lait c’est 88 % d’eau !
Au cours de l’été 2016, une lave torrentielle transportant d’énormes blocs a détruit la balance de recherche installée sur l’Illgraben près de Loèche (VS). Cette installation de mesure exploitée par l’Institut WSL a été reconstruite plus belle qu'avant.
Une circulaire du Premier ministre du 12 juin 2019 relative à la mise en œuvre de la réforme de l’organisation territoriale de l’Etat préconise notamment une coordination renforcée des services de l’Etat dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, sous la houlette des Préfets. Une mainmise accrue sur les services déconcentrés (DDTM, DREAL, ARS…), qui résonne étrangement au moment même où Edouard Philippe vient par exemple de promettre aux élus une nouvelle dose de « souplesse » dans la mise en œuvre des transferts de compétence de la loi NOTRe… L’action de l’Etat en la matière devient de plus en plus contradictoire et illisible.
Le monde de l’agriculture et les pouvoirs publics s’engagent, lundi à Tagolsheim, dans un vaste plan visant à diminuer la teneur en pesticides dans la nappe d’Alsace. Un énième projet qui se démarque des précédents par son ambition et les moyens mis en œuvre.
La Conférence Bretonne de l’Eau et des Milieux Aquatiques (CBEMA) a réuni, le jeudi 6 juin, à Saint-Brieuc, à l’occasion de la semaine « La Bretagne s’engage pour le climat », l’ensemble des acteurs de l’eau en Bretagne, autour de Michèle KIRRY, Préfète de région, de Loïg CHESNAIS-GIRARD, Président de la Région, de Thierry BURLOT, Vice-président de la Région à l’environnement, l’eau, la biodiversité et le climat, et de Martin GUTTON, Directeur général de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Ce 7e temps de concertation s’est concentré sur la reconquête du bon état des masses d’eau et sur la mise en place d’une Assemblée bretonne de l’Eau.
Depuis quelques jours, une nouvelle carte des Aires d’Alimentation du Captages vous est proposée. Ce nouvel espace cartographique présente de nouvelles fonctionnalités et possède désormais un visuel amélioré. Au niveau des nouvelles fonctionnalités, vous aurez maintenant la possibilité de superposer différentes couches géographiques liées à la biodiversité, aux milieux aquatiques ou à la préservation des ressources en eau...
Dans le cadre du programme de surveillance établi par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE, 2000/60/CE du 23 octobre 2000), l’Agence de l’Eau Artois-Picardie suit la qualité biologique de ses plans d’eau et cours d’eau. Retrouvez les différents rapports 2018 sur les macroinvertébrés, macrophytes, diatomées benthiques et phytoplancton dans la rubrique "Etudes scientifiques".
Si l’eau est véritablement un bien commun, qu’en est-il ici de l’implication du monde féminin dans les activités liées à l’acquisition et à la préservation de cette ressource absolument indispensable à la vie ? Le présent dossier donne la parole à quelques-unes de ces femmes encore peu nombreuses qui, en Suisse romande en particulier, et dans les champs technique, politique ou académique, ont mis l’eau au cœur de leur engagement professionnel.
Le ministère de la transition écologique demande aux préfets de lancer rapidement la révision des zones sensibles à l'eutrophisation. Un des enjeux ? Rentrer dans les clous européens pour la conformité des stations d'épuration.
Un centre commercial en chantier dans des parcelles pourtant classées inconstructibles en raison du risque d’inondation. L’affaire suscite la colère des associations environnementales locales à Alès, dans le Gard [1]. Voilà bientôt dix ans qu’elles se battent contre ce projet – 7000 m2 de bâtiments – situé en bordure de la rivière du Gardon, à l’entrée de la ville d’Alès.
Le 5 juin dernier, Paul Rossi, président du Syndicat de rivières Brévenne Turdine et Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau ont inauguré le label "Rivière en bon état" décerné par l'agence à la Turdine depuis sa source jusqu'au barrage de Joux (69).
Le Plan de gestion de la ressource en eau (PGRE) Vidourle a été validé à l’unanimité en comité de rivière le 23 mai. Il s’agit du dernier PGRE du Gard à être adopté après celui de la Cèze et celui des Gardons en 2018.
Qui va payer les presque 4 milliards d’euros de travaux prévus d’ici à 2027 ou 2030 pour rétablir la continuité écologoqie sur près de 50 000 kilomètres de rivière, demande un parlementaire au Ministère, qui ne répond évidemment pas…
On n’avait pas vu depuis longtemps pareil déploiement d’énergie autour de l’une des problématiques les plus sensibles de la gestion des milieux aquatiques, celle de la « continuité écologique », qui oppose depuis des lustres l’administration et les associations de défense de l’environnement aux représentants (selon), des collectivités (et ou) du monde agricole (et ou) aux « amis des étangs et moulins », engagés dans une véritable guerre des tranchées qui semblait ne pas pouvoir connaître de terme. Au terme d’une consultation marathon, les premiers proclament que l’heure de l’apaisement est enfin venue. Voire…
Comment organiser le service de gestion des eaux pluviales ? Pour aider les collectivités à répondre à cette question, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) publie un guide. Retour sur les principales orientations.
Le conseil d'administration de l'association des maires de Lot-et-Garonne s'est réuni ce jeudi soir sur le site du lac de Caussade. Les élus ont laissé entendre un vent de fronde contre l'Etat.
La société laitière de Retiers (35), filiale de Lactalis, a été condamnée, le 7 mai, pour négligence suite à la pollution de la Seiche, survenue en août 2017. Mais le tribunal de Rennes a renvoyé une partie du procès en janvier 2020 pour que l’entreprise présente des mesures de remise en état du cours d’eau. Une première juridique.
Pour limiter les pollutions d’origine agricole, la loi Grenelle 1 avait fixé un objectif de développement de l’agriculture biologique (AB) dans les zones à enjeu eau potable. Depuis 2009, de nombreux projets territoriaux se sont lancés, associant « développement de l’AB » et « protection de la qualité de l’eau ». L’ISARA-Lyon, avec le soutien de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée Corse, a développé un projet de recherche visant à analyser les évolutions de ces projets.
Expression d’un mouvement sans précédent, la journée de mardi a été émaillée, d’une part par une nouvelle rencontre entre la direction du SIAAP et les représentants syndicaux à dix heures du matin, puis par de nouveaux échanges et votes l’après-midi sur les sites mobilisés, dont la base a reconduit le mouvement, jugeant les nouvelles propositions de la direction encore largement insuffisantes. Le soir à 19h00, faute d’avoir obtenu le retrait des piquets de grève, la direction retirait l’ensemble de ses propositions, choisissant l’affrontement.
Le 16 mai, le Grand Narbonne et le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée ont lancé à Sigean (Aude) le programme SALIN (salinisation des aquifères littoraux de la Narbonnaise) dont l’objectif est de comprendre le phénomène de salinisation des terres et des eaux souterraines de la Narbonnaise.
Les habitants de la petite commune de Fairbourne située sur la côte ouest du Pays de Galles seront contraints dans les prochaines années à quitter leur maison en raison de la montée des eaux. Il s’agirait des premiers réfugiés climatiques de la région. Ici, difficile de nier l’ampleur – et surtout la rapidité extrême – de la crise climatique. Et pourtant…
Ce bulletin bibliographique recense les documents disponibles dans les bases documentaires des Pôles-relais zones humides sur cette thématique. Il a été réalisé par le Forum des Marais Atlantiques (Pôle-relais Marais Atlantiques, Manche et mer du Nord.), à l'aide des quatre autres Pôles-relais zones humides.
L'évaluation des risques environnementaux et sanitaires des substances chimiques présente des failles, selon l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Les parlementaires proposent d'y remédier.
Une étude du MNHN et de l'IRD souligne la richesse de la faune des régions polynésiennes susceptibles de faire l'objet d'une exploitation minière sous-marine. De nombreuses espèces de petite taille y ont été découvertes.
Dans le cadre de la deuxième séquence en cours des Assises de l’eau, le président du Comité national de l’eau et du Partenariat français pour l’eau, Jean Launay, a remis ce 16 mai un rapport sur la politique de l’eau à la secrétaire d’État Emmanuelle Wargon. L'ancien député dévoile en avant-première à Localtis ses grandes lignes et sa vingtaine de propositions pour le grand cycle de l’eau, travaillées à la lumière des cibles et objectifs de développement durable (ODD) à atteindre à l'horizon 2030.
En matière de continuité écologique des cours d’eau, le Ministère de la transition écologique et solidaire souhaite apaiser le cours des choses, coconstruire des plans d’action et cesser de faire le lit des oppositions de toutes natures. Cela se traduit par la note technique du 30 avril 2019 relative à la mise en oeuvre du plan d’action pour une politique apaisée de restauration de la continuité écologique des cours d’eau.
Dans le cadre de leur 11e programme, deux agences de l’eau annoncent la fin de leurs aides pour l’ANC, et deux autres les reconduisent sur trois ans seulement. Seules Artois-Picardie et Seine-Normandie vont poursuivre leur politique d’aides jusqu’en 2024.
Tenant son assemblée générale ce samedi à Siaugues-Sainte-Marie, le Conservatoire des espaces naturels d'Auvergne s'alarme des conséquences cumulées par un été 2018 particulièrement sec et un hiver à nouveau déficitaire en précipitations.
Dans la région de Vittel, l’eau se fait rare. Nestlé Waters, soutenue par les élus, œuvre pour préserver son accès à la ressource. Malgré le poids du géant de l’agroalimentaire dans la vie locale, des habitants se mobilisent pour défendre leur propre accès à l’eau.
Nestlé pompe abondamment l’eau de Vittel, dans les Vosges, malgré un déficit inquiétant de la nappe phréatique. À tel point que la commune va devoir importer de l’eau potable de villages voisins. Depuis près de trente ans, la multinationale a noyauté le territoire, régentant le développement économique et agricole. Elle est l’objet d’une enquête pour corruption.
Chaque saison de sport d’hiver qui s’achève le confirme : la montagne est aux avant-postes du changement climatique, et l’une de ses premières victimes. Les pouvoirs publics sont-ils en train de prendre la mesure du bouleversement qui vient ? Tout indique le contraire : le développement de l’industrie du ski, à coup de millions d’euros et de grands projets délirants, reste le modèle économique privilégié, avec ses investissements dans la neige et les pistes artificielles, les stations, les aéroports. L’exploitation intensive de l’ « or blanc » n’a même jamais été aussi loin dans sa colonisation des montagnes, notamment dans les Alpes. Enquête.
Sans être critique pour le moment, le manque de précipitations de cet hiver et la sécheresse des sols dès le mois d’avril dans plusieurs régions de France inquiète aussi bien les céréaliers et les producteurs de légumes que les éleveurs, notamment de bovins. Chez ces derniers, déjà fragilisés par le manque de fourrage l’an dernier pour nourrir le bétail, on craint de devoir vendre des animaux qu’il conviendrait de garder pour produire du lait et de la viande. La Confédération paysanne interpelle les pouvoirs publics.
Un ramassage en tonnes historiquement bas mais des teneurs en nitrate dans les cours d’eau légèrement en hausse. C’est le bilan du plan algues vertes pour l’année 2018.
La capitale d'Indonésie ne sera plus Djakarta d'ici dix ans. Le siège politique du pays va déménager. La décision a été prise par le président indonésien, Joko Widodo, en passe d'être réélu pour un second mandat. La raison de ce changement est liée à la ville : surpeuplée, congestionnée et inondée. Djakarta est devenue un véritable enfer.
Le Conseil départemental et ses partenaires ont composé un panel citoyen de 30 personnes tirées au sort. Lors de 4 séances de travaux, elles se réuniront pour comprendre les causes de l’état de la Garonne Amont aujourd'hui mais aussi inventer et proposer des solutions pour demain.
Après un an de travaux et trois séquences d’ateliers, la démarche Atelier des Territoires Rupt-de-Mad s’est terminée avec le lancement du projet Mad’in l’Eau Reine par les acteurs du territoires le 3 avril 2019 à Pont-à-Mousson. Aboutissement de l’Atelier, une démarche d’ensemble de reconquête de la qualité de l’eau pour et par le territoire a été imaginée par le collectif d’acteur. Elle a été baptisée : Mad’in l’Eau Reine. Une feuille de route détaille les premières pierres à poser pour l’engager.
L'Etat et la CCR ont comparé la répartition des sommes allouées par le fonds Barnier à la sinistralité des catastrophes naturelles. La mobilisation des collectivités locales explique une utilisation différenciée du fonds dédié à la prévention.
Le 16 avril, l’inspection interministérielle a présenté les résultats de sa mission sur le financement de la « recomposition spatiale » (on ne parle plus de relocalisation) des territoires littoraux, devant le comité national de suivi du trait de côte. Ses propositions devraient donner lieu à une loi. Enfin !
Engagée depuis dix ans dans la transition écologique, la ville de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, a pris conscience des énormes enjeux liés à la gestion des eaux pluviales. En permettant à l'eau de pluie de s'infiltrer là où elle tombe, la commune obtient des résultats très probants.
L'Agence nationale de sécurité sanitaire a élaboré une méthodologie pour faciliter la gestion des métabolites de pesticides présents dans les eaux destinées à la consommation humaine.
Suite aux crues dévastatrices qu’a connues l’Aude en octobre dernier, le Syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières (Smmar), compétent sur le bassin versant de l’Aude et de la Berre, soit près de 500 communes, renforce études et travaux pour lutter contre les inondations et restaurer les milieux aquatiques. Interview de Pierre-Henri Ilhes, son président.
Presque achevés côté Suisse, les travaux de renaturation du Foron du Chablais Genevois viennent de démarrer, côté français. Grâce au reprofilage des berges, ce cours d’eau transfrontalier retrouvera un tracé plus naturel permettant aussi de lutter contre les inondations.
L’action de l’homme et l’inertie des politiques pourraient avoir des conséquences sur la ressource hydrique. Il y a urgence à mettre en place des initiatives vertueuses en matière environnementale pour sauver les cours de l’île.
A Saint-Just-de-Claix, la fromagerie Etoile du Vercors, filiale du leader des produits laitiers depuis 2011, rejette ses effluents dans la rivière. Une décision de justice doit être rendue lundi 8 avril.
L’EPTB Orb-Libron accompagne, depuis mi-octobre, sur les aires d’alimentation des captages prioritaires de Puisserguier et Murviel-lès-Béziers, dans l’Hérault, Roger Ubac et son troupeau de 300 moutons.
L'Engees proposera à la rentrée 2019 cette formation (bac 6) labellisée par la Conférence des Grandes Ecoles. L’objectif général du Mastère Spécialisé® est de former de futurs gestionnaires de bassin d’alimentation de captage, capables de construire, conduire, concrétiser et ajuster en continu un projet de territoire visant à produire une eau de consommation de qualité, en maîtrisant des outils techniques, organisationnels et relationnels d'un haut niveau.
L’Océa, le navire en charge des travaux maritimes d’enlèvement est arrivé en début de semaine dans la baie d’Antibes profitant d’une belle fenêtre météorologique. L’Agence française pour la biodiversité a en effet donné le feu vert à la seconde campagne de ce projet de réhabilitation écologique, une première en France. Objectif : l’enlèvement de 25 000 pneus immergés depuis plus de 30 ans dans le site Natura 2000 "Baie et Cap d’Antibes – Iles de Lérin". Ils étaient destinés à l’origine à jouer le rôle de récifs artificiels afin de développer la production halieutique et soutenir la pêche traditionnelle locale, mais n’ont pas donné les résultats espérés.
La commission locale de l’eau du bassin de l’Arve, réunie le 25 mars sous la présidence de Martial Saddier, a validé le contrat de bassin versant de l’Arve pour une gestion durable de l’eau, le deuxième Programme d'actions de prévention des inondations (PAPI) de l’Arve, ainsi qu’un contrat de territoire Espace Naturel Sensible. Le territoire se dote ainsi de tous les outils nécessaires à l’exercice de la GEMAPI et la gestion des espaces alluviaux.
Le bassin de rétention inauguré ce jeudi 28 mars par Sète Agglopôle doit protéger la population des inondations et l’étang des effets néfastes du lessivage des sols.
Le dernier numéro du magazine de l'agence de l'eau vient de paraître. Son dossier est consacré à la solidarité de bassin entre les territoires urbains et ruraux.
Le mécanisme vertueux d'une amélioration continue des évaluations environnementales semble stoppé. L'Autorité environnementale a constaté une dégradation de leur qualité en 2018 tant pour les projets que pour les plans/programmes.
L'état veut faciliter l'adoption et la mise en œuvre des programmes et plans de prévention des risques d'inondations. Les risques glaciaires liés au réchauffement climatique en montagne vont aussi faire l'objet de recherches.
La semaine dernière, la représentante de l'Etat a mis la pression sur la chambre d'agriculture. Deux options : une nouvelle demande ou un projet de réhabilitation.
Les 69 membres (autorités organisatrices et opérateurs publics) du réseau France Eau Publique, créé en 2012, et regroupés au sein de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) viennent de publier, sous forme de Livre blanc, un « Manifeste pour une eau durable : la gestion publique, un choix d’avenir pour les territoires ».
En ce 22 mars, date choisie par l’ONU pour organiser sa Journée mondiale de l’eau afin d'alerter sur les problèmes de pollution et de manque d’eau potable dans le monde, Bernard Barraqué, directeur de recherche au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement, est l'invité de Mathilde Munos.
L'Office Internationnal de l'eau (OIEau) est à la recherche de cas d'études de Mesures naturelles de rétention d'eau (MNRE), afin d'élaborer des retours d'expériences. Les mesures peuvent par exemple concernées les milieux agricoles (bandes tampons, haies, rotation des cultures...) ou les milieux forestiers (maintien de couvertures forestière, îlots de sénescence...).
"À travers ce manifeste pour une eau durable, nous souhaitons mettre le débat de la gestion publique au cœur des élections municipales de 2020", a expliqué le réseau de collectivités et de gestionnaires publics des services d'eau et d'assainissement, France Eau Publique.Il a été reçu à l'Assemblée nationale pour présenter son manifeste aux parlementaires mardi 19 mars.
Sous couvert d’avancée technologique majeure, Veolia et Suez ont installé au milieu des années 2000 un système de relevé à distance sur les 90 000 compteurs d’eau parisiens. Cette innovation a tourné au cauchemar pour la régie municipale de la capitale. L’affaire, qui a déjà coûté, en pure perte, 50 millions d’euros aux habitants de la capitale, éclaire d’un jour cru l’emprise insidieuse qu’exercent les multinationales françaises de l’eau sur des politiques publiques essentielles.
Ce mercredi 20 mars, à Fontaine de Vaucluse, Guy Moureau, président du Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues et Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau, présentent aux acteurs locaux le label "Rivière en bon état" décerné à la Sorgue amont. Cette manifestation permettra de mettre en avant la nécessité pour chacun, y compris le grand public, de contribuer à la préservation de la Sorgue.
"La réutilisation des eaux usées épurées (Reuse) est clairement un sujet des Assises de l'eau", a indiqué Emmanuelle Wargon lors d'une réunion du Grand débat avec des collectivités locales, à l'issue d'un colloque organisé par l'association Amorce. "Nous disposons d'un consensus pour dire que c'est dommage que nous n'y soyons pas".Différents acteurs, dont des collectivités et des opérateurs de l'eau, déplorent un recourt à cette pratique peu important en France.
L’accès à l’eau et à l’assainissement est désormais un droit humain, reconnu par la communauté internationale. Pourtant, plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès aux services de base. Le nouveau Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, Ne laisser personne pour compte, analyse les ressorts de cette exclusion et explore les moyens de réduire les inégalités. Il sera présenté le 19 mars à Genève (Suisse) pendant la 40e session du Conseil des droits de l’homme, en amont de la Journée mondiale de l’eau (22 mars).
C'est une décision majeure prise par les présidents de la Région et du Département en accord avec les présidents des Communautés d'agglomérations. C'est à ce syndicat qu'il reviendra de mettre en place la nouvelle gouverance de l'eau en Guadeloupe.
Nicolas BAUDUCEAU est Directeur du département fonds publics et prévention à la Caisse centrale de réassurance (CCR). Il répond à nos questions sur le financement des mesures de prévention des inondations par le Fonds "Barnier" (fonds de prévention des risques naturels majeurs, FPRNM).
Des associations d'élus et de professionnels de l'assainissement et de la valorisation organique estiment que la filière de compostage des boues d'épuration est menacée. En cause : certaines mesures de la Feuille de route économie circulaire.
L'expérimentation sur le tarif social de l'eau, encadrée par la loi Brottes, a été prolongée jusqu'au 15 avril 2021. Quelques enseignements émergent toutefois. Retour sur quatre collectivités engagées dans la démarche.
L’Etat est favorable à la mise en place d’un marnage expérimental, dès ce printemps, basée majoritairement sur l’étude et les préconisations concertées du SILA.
La GEMAPI : Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations. Le 17 janvier 2019, le Cerema a organisé une journée technique sous l’égide de la Cotita, sur le thème « des outils pour la GEMAPI » à Aix-en-Provence. Cette journée a permis de partager des exemples d’outils utiles à la mise en oeuvre de la compétence : diagnostic territorial, aide à la décision, guides méthodologiques…
Le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) du bassin Seine-Normandie pour la période 2016-2021 pourrait connaître une seconde vie. Le ministère de la Transition écologique a décidé de faire appel du jugement du Tribunal administratif de Paris. En janvier dernier, ce dernier à la demande de la fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles du Loiret avait annulé le document. En cause : un vice de procédure dans la validation du Sdage.
L’hydroélectricité s’est durablement installée dans le mix énergétique français. Mais ses promoteurs, vantant « la plus belle des électricités », veulent équiper davantage les cours d’eau de microbarrages. Au grand dam des associations de défense de la biodiversité aquatique.
Une énergie stockable, générée localement, sans rejets de polluants… Les microcentrales hydrauliques ont de sérieux atouts. Qui n’emportent pas toujours l’adhésion des associations de défense de l’environnement et des habitants concernés, comme à Chamalières-sur-Loire ou à Chanteuges.
A un an des élections municipales, la qualité de l’eau s’invite dans les débats politiques. A Bourges, un collectif s’est constitué pour demander des mesures fortes de protection de l’un des captages d’eau potable. Un débat sur fond de transfert des compétences eau à l’agglomération.
Malgré des pluies qui peuvent sembler fréquentes, une baisse du niveau des cours d'eau a été constatée. Le préfet a donc décidé de prendre des mesures de restriction de l'usage de l'eau.
Par une décision rendue le 25 février 2019, le Conseil d'État estime que l'existence d'un risque d'érosion côtière, dans le cas de l'exploitation de granulats en mer, doit être regardé comme une hypothèse suffisamment plausible, en l'état des connaissances scientifiques, pour justifier l'application du principe de précaution.Ce principe est inscrit dans la Charte de l'environnement qui a valeur constitutionnelle.
Un arrêté interministériel, publié le 2 mars au Journal officiel, fixe la liste des travaux de réduction de la vulnérabilité aux inondations éligibles au fonds Barnier dans le cadre d'un programme d'actions de prévention des inondations (PAPI).Ces travaux peuvent porter sur des biens à usage d'habitation ou des biens utilisés dans le cadre d'activités professionnelles.
Ce vendredi, avait lieu la deuxième opération de repeuplement de civelles dans l’Aulne, près de Châteauneuf-du-Faou (29). Elle fait partie d’une stratégie européenne visant à contrer la menace d’extinction de l’espèce, due notamment à la pêche.
La Commission européenne dresse le bilan de l'application de la directive-cadre sur l'eau (DCE) et de la directive inondation. Elle formule des recommandations pour les retardataires.
Évoquée depuis longtemps, la mise hors d’eau de la zone d’activité La Palud à Fréjus va enfin bientôt voir le jour: tous les feux sont désormais au vert... sauf un, l’acquisition d’un terrain pour réaliser la digue.
Dans un monde où plusieurs centaines de millions de personnes, concentrées dans les régions pauvres de la planète, ne bénéficient pas d’un accès sécurisé à l’eau, qui imaginerait que le pays le plus riche au monde, les États-Unis, se retrouve lui aussi sous les feux des projecteurs pour son incapacité à assurer le « droit humain à l’eau » ?
Projets visant à la transformation d’un quartier ou d’une agglomération par la gestion alternative des eaux pluviales, la dés-imperméabilisation, la végétalisation des espaces publics et des toitures, la restauration ou la création d’habitats naturels au sein d’un espace urbain.
Pour préparer son plan de gestion des eau et le plan de gestion des risques d’inondation, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne demande l’avis des habitants et des acteurs de chaque bassin. En Haute-Vienne, la Briance et la Glane sont concernés.
L'Union des producteurs agricoles (UPA) a pressé le gouvernement Legault d'adopter un « plan vert » sur les pesticides, hier, dans la foulée d'un rapport qui montre que ces produits polluent de plus en plus les cours d'eau québécois.
Cette décision intervient dans le cadre d'un plan d’"élimination" des déchets issus du dragage industriel effectué dans le port de Hay Point, l’un des plus gros terminaux charbonniers du monde. "Le rejet des boues de curage dans les eaux du patrimoine mondial revient à traiter notre récif comme une décharge", s’est indignée Larissa Waters. Cette sénatrice du parti des Verts australiens réclame l'annulation du permis.
Dans le cadre du contrat de bassin Guiers-Aiguebelette, le syndicat interdépartemental d’aménagement du Guiers et de ses affluents (SIAGA) a lancé un programme de restauration sur le Guiers mort, dans le bourg et en aval de St Laurent du Pont jusqu’à Entre-Deux-Guiers. Une étude a défini des travaux visant à réduire les risques d’inondations, rendre plus d’espace au cours d’eau tout en restaurant les habitats aquatiques.
Les contributions des agences de l'eau à l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pour 2019 sont désormais connues. Elles sont fixées par un arrêté interministériel publié le 14 février au Journal officiel.Le montant global de ces contributions reste le même qu'en 2018 : 243 millions d'euros (M€) pour l'AFB et 37 M€ pour l'ONCFS.
Les villes, pour de nombreuses raisons, ne peuvent plus se permettre de rejeter les eaux pluviales au réseau. Elles doivent basculer vers un mode de gestion plus durable des eaux de pluie. Les techniques existent, même si toutes ne sont pas encore industrialisées. Le cadre réglementaire aussi, même s’il reste perfectible. Reste la question de la volonté politique qui fait encore trop souvent défaut…
Le Pérou est largement considéré comme l’un des pays les plus exposés aux conséquences négatives du changement climatique. La fonte des glaciers andins y met à nu les carences de la gouvernance de l’eau.
Une enquête menée en Australie après une hécatombe de poissons dans le bassin Murray-Darling pointe du doigt la "mauvaise administration" et les "négligences grossières" de l'Autorité qui en avait la charge.
Sur le bassin versant de la Durance, la rationalisation des systèmes de protection contre les crues n’a pas attendu le décret de 2015. Aujourd’hui, le Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance (SMAVD) accompagne ses intercommunalités adhérentes pour définir, déclarer et gérer les « systèmes d’endiguement ». Conseils et retour d’expérience de Bertrand JACOPIN, directeur des études et des travaux du SMAVD.
C’est grâce à une collaboration transfrontalière entre le SM3A – Syndicat Mixte d’Aménagement de l’Arve et de ses Affluents – l’Office cantonal de l’eau du Canton de Genève, et les différentes communes concernées (Puplinge, Ambilly et Ville-la-Grand) qu’un important chantier de renaturation du Foron du Chablais Genevois va débuter prochainement.
La gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations était une nouvelle fois au cœur du Carrefour des gestions locales de l’eau (CGLE) fin janvier à Rennes. Au cœur des discussions entre élus : l’acceptabilité sociale de la taxe Gemapi, en plein mouvement de fronde fiscale des gilets jaunes… La capitale bretonne accueillait également le Comité national de l’eau, décentralisé pour la première fois.
Lundi 28 janvier 2019, Frédérique Tuffnell, députée de la Charente-Maritime, et JérômeBignon, sénateur de la Somme, membres de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, ont remis officiellement à Francois de Rugy, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, leur rapport sur larestauration et la valorisation des milieux humides.
La capitale régionale obtient les plus mauvais scores en matière de qualité d’eau, ce qui la contraint à en faire venir des autres territoires bretons. Afin de favoriser les solidarités, la Région pousse pour un « Parlement de l’eau ». La métropole reste sceptique.
L’instance de concertation AQUADOMITIA s’est réunie le 18 décembre dernier. Réunissant les collectivités, les structures de gestion des ressources, les usagers et les représentants de l’Etat, cela a été l’occasion de faire le point sur l’avancement des travaux qui s’achèveront d’ici 2021 et d’animer le débat lié à la gestion de l’eau sur les territoires traversés.
La préservation de la qualité de l’eau dans les aires d’alimentation des captages prioritaires constitue un enjeu fort pour le monde agricole. Les programmes d’actions agricoles concernent des surfaces toujours plus importantes sur les territoires. Les coopératives agricoles, de par leur ancrage territorial, le conseil et l’accompagnement des adhérents, leur implication dans les filières économiques de valorisation des productions agricoles, sont de plus en plus sollicitées car elles sont à même d’apporter des contributions pertinentes à ces programmes d’actions.
Une initiative du canton du Valais veut revoir à la baisse les débits résiduels minimaux des cours d’eau, afin de favoriser la production hydroélectrique. Les associations de protection de la nature s’en offusquent
La Saur à Nîmes, c'est fini. Après avoir géré pendant près d'un demi-siècle le marché de l'eau, l'opérateur historique doit céder sa place à Veolia. C'est le résultat du vote des élus de Nîmes Métropole. Un vote extrêmement serré à seulement une voix d'écart entre les pour et les contre.
Depuis juin 2015, l’ONG Bloom, qui œuvre pour la conservation marine, a engagé un bras de fer avec l’administration française afin d’obtenir la liste complète des bénéficiaires des subventions versées par le Fond européen pour la pêche (FEP). Après des années de bataille infructueuse, sans aucune réponse à ses requêtes, l’ONG a introduit mardi 22 janvier un recours au tribunal administratif de Paris contre l’État.
Le 11 décembre 2018 s’était déroulé le séminaire des animateurs captages du bassin Seine Normandie. De nombreux animateurs étaient présents pour cette journée organisée par l’Agence de l’Eau. Les présentations de cet évènement sont maintenant disponibles en ligne sur le site de l'agence de l’Eau.
Pour Bercy, en réponse à une question parlementaire, les « nouvelles priorités » des Agences de l’eau sont la solidarité territoriale, l’adaptation au changement climatique et la préservation de la biodiversité…
Depuis 2012, l’entreprise britannique Lydian cherche à exploiter l’or de la montagne d’Almusar, en Arménie. Sur place, habitants et militants bloquent la mine et attendent beaucoup du nouveau gouvernement issu de la « révolution » de mai 2018.
L’épuisement des ressources halieutiques mondiales ne résulte pas tant d’évolutions anarchiques qui affecteraient les océans que de politiques concertées, appuyées par les États, d’industrialisation de la pêche et de maximisation des captures. Au cœur de cette prédation, des armadas de bateaux-usines…
Peut-on lessiver la pollution atmosphérique en faisant pleuvoir ? Les autorités de la capitale thaïlandaise semblent y croire. À tort, comme l’explique à Reporterre François Bouttier, chercheur à Météo France.
Le 11e programme de l'agence de l'eau affiche dans ses priorités la restauration de la biodiversité, notamment en milieu marin. Il combine des actions destinées à préserver les petits fonds côtiers et à restaurer les habitats tout en poursuivant le combat contre les pollutions.
La Communauté d’Agglomération Béziers Méditerranée (CABEME) veut réduire la présence de substances dangereuses dans l’Orb. Une action collective soutenue par l’agence de l’eau a permis d’engager les industriels dans la démarche.
Sauver le Marais de Brouage. Cet impératif est devenu une évidence à la fin des années 2000 pour les adhérents des deux syndicats en charge de la gestion des marais, l’association syndicale des marais de Brouage-Marennes et celle de Saint-Agnant/Saint-Jean d’Angle (bassin de Rochefort). Au fil du temps, ses usagers observaient une forte dégradation du milieu naturel, accompagné d’une désertification progressive des éleveurs, entrainant dans un cercle vicieux la dégradation du milieu, avec l’envasement des canaux, l’assèchement des prairies et l’apparition d’invasif comme la jussie ou les ragondins.
Rectifiée, recalibrée, aménagée, la Meuse, troisième fleuve de France, a souffert des travaux effectués pour la navigation et la lutte contre les inondations. Au point de voir la disparition de deux espèces emblématiques de ce fleuve : le saumon et la loutre. Signe des temps, aujourd’hui, les aménageurs de l’époque font marche arrière et viennent de lancer une politique en faveur de la biodiversité.
Dans le cadre de son 11e programme "Sauvons l’eau 2019-2024", l’agence de l’eau amplifie ses actions dans le domaine de la biodiversité via un nouvel appel à projets.
À quelles échelles de territoire peut-on le mieux gérer les services de protection des eaux, d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement ? Comment favoriser le dialogue entre les différents partenaires de ces services et leurs usagers ? Quels types de gouvernance faut-il mettre en œuvre pour répondre de manière efficace aux défis actuels et futurs de la gestion de l’eau ? C’est le genre de questions que se posent aujourd’hui la plupart des acteurs du domaine de l’eau. Ces trois thèmes étaient inscrits, entre autres, au programme d’un colloque interdisciplinaire organisé début décembre 2018 par l’Université de Lausanne.
La compétence de "Gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations" (GEMAPI) est entrée en vigueur pour toutes les intercommunalités en janvier 2018, mais certaines d’entre elles ont devancé l’échéance. Cette série de fiches est ainsi dédiée au partage d’expériences de collectivités pionnières dans la prise de compétence GEMAPI. Les premiers retours d'expérience sont disponibles en téléchargement.
Dans le cadre du programme d'actions sur les nitrates, le dispositif de surveillance de la pression en azote dans les zones vulnérables est étendu aux quantités épandues. Ces dernières pourront être limitées.
De précision en éclaircissement, l’inflexion est désormais avérée, sans ambiguïté aucune. L’argent de l’eau va financer la biodiversité, le climat, les chasseurs, le déficit des finances publiques… Les grands perdants sont les usagers du service public dont les redevances, qui financent à plus de 85% les plus de 2 milliards d’euros annuels perçus par les Agences, essentiellement via la facture d’eau de tous les Français, sont détournées avec un cynisme affiché. Et les collectivités dont les Agences ne financeront plus les travaux de réhabilitation des réseaux. Comme on le vérifie avec deux récentes réponses ministérielles à des questions parlementaires.
Dans les Alpes et les Pyrénées, les premières stations de ski ouvrent leurs pistes. Face à la hausse des températures et à la baisse de l’enneigement, les stations croient avoir trouvé la parade, avec la généralisation des canons à neige. Problème : les quantités d’eau nécessaires pour produire la neige artificielle sont considérables, menaçant les réserves locales en eau potable. Ce qui n’empêche pas les régions alpines de consacrer des millions d’euros de subventions à ces équipements. Alors que les glaciers fondent et que l’eau se raréfie, l’enneigement artificiel est-il vraiment une priorité collective ? Enquête.
Interroger l'agence de l'eau sur les règles qui s'appliquent en matière de redevances et obtenir une réponse que le demandeur pourra, à l'avenir, opposerà l'agence. Tel est l'objet de la procédure de rescrit, qui existait déjà en matière fiscal mais qui a été élargie à de nouveaux secteurs par la loi pour un Etat au service d'une société de confiance (Essoc) promulguée l'été dernier.
La Commission locale de l’eau, réunie le 18 décembre 2018 à l’Hôtel du Département de la Drôme, a validé à la quasi-unanimité (59 voix pour et 1 voix contre) le projet de Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Bas Dauphiné Plaine de Valence, fruit d’un travail collaboratif de 5 ans visant à sauvegarder les ressources en eau de ce territoire pour l’avenir.
L'agence régionale de santé des deux-Sèvres a contribué au lancement, dans le département, d'une démarche d'amélioration de la sécurité sanitaire des eaux. Retour sur les difficultés et les leviers pour cette approche.
Le trilogue entre la Commission, le Conseil et le Parlement européens sur la révision de la Directive eau potable ne s'est pas ouvert. Le parlement a adopté sa position en octobre mais il manque toujours celle du Conseil.
Les élus de la communauté de communes Ouche et Montagne (CCOM), réunis le 15 novembre en conseil communautaire, ont majoritairement décidé de ne pas valider la proposition du président de la CCOM qui consistait à reconduire une gestion de l’eau potable par Délégation de Service Public à une entreprise privée (actuellement Suez). Par ce vote, les élus ont donc majoritairement fait le choix de reprendre la gestion de l’eau potable en régie publique inter-communale.
La réouverture de la Bièvre, cours d'eau qui avait été canalisé et enterré après être devenu un véritable égout à ciel ouvert, réceptacle des activités industrielles au 19ème siècle, va pouvoir se prolonger en toute sérénité du côté d'Arcueil et Gentilly, après avoir fêté sa renaissance à Fresnes dès 2003 et L'Haÿ-les-Roses en 2016.
Un parlementaire interroge le ministère (ce qu’il en reste) pour savoir où en est la protection des 1100 captages prioritaires, décidée dans le cadre de la loi « Grenelle 2 » en 2010. En réalité, comme le révèle la réponse habituelle à la Courteline, nulle part. Hormis les procédures de « délimitation » (60% des cas), puis d’adoption d’un « programme d’actions » (40% des cas), dès qu’il s’agit d’entrer dans le dur et de changer vraiment les pratiques agricoles, l’administration est aux abonnés absents et la protection des captages demeure donc un vœu pieux…
Tandis que les droits des fleuves, montagnes et forêts victimes de destructions causées par l’homme et le dérèglement climatique sont réévalués partout dans le monde, l’association La Seine n’est pas à vendre étudie la possibilité de doter la Seine d'une personnalité juridique pour mieux la protéger.
A l’issue de la saison 1, dédiée au petit cycle, qui a vu la FP2E et Canalisateurs grands vainqueurs de “Qui veut gagner des millions ?”, la saison 2, dédiée au grand cycle, poursuit et accélère dans le mode foutage de gueule intégral. On peut donc augurer sans peine à quoi va ressembler cette pantomine grotesque.
Pour répondre aux difficultés rencontrées par les services d'assainissement non collectif et les dysfonctionnements constatés, la Cour des comptes a identifié six évolutions à apporter.
Une petite commune des Pyrénées orientales vient d’investir 4,5 millions d’euros dans un Musée de l’eau grandiloquent, dont la fonction première est de propager des balivernes pour bisounours, pour mieux celer l’emprise délétère de Veolia sur la vallée du Vallespir...
Le Syndicat de Bassin versant de Grand-Lieu et la chambre d’agriculture proposent de découvrir des aménagements permettant de limiter l’érosion et les transferts de matières polluantes autour de la rivière Ognon.
Comme l’a éprouvé une parlementaire, l’administration, puis récemment le Conseil d’Etat, ont inventé mille et une définitions d’une zone humide. Témoignage révélateur de l’intérêt quelles suscitent… L’affaire va rebondir car, de l’aveu du ministère de l’Environnement (ce qu’il en reste), il va falloir recourir à une mission parlementaire pour décider ce qu’est une zone humide, et ce qu’il conviendrait d’en faire…
Les agences de l’eau et le ministère de la Transition écologique et solidaire lancent une nouvelle campagne autour des enjeux liés à la ressource en eau, baptisée En immersion. L’ambition est de partager des données locales autour de la qualité de l’eau et d’informer le citoyen des actions menées pour sa préservation.
Le virage n’est pas totalement nouveau, mais il s’affirme dans les 11es programmes, qui viennent d’être votés. Les agences de l’eau réorientent leurs aides en faveur de la qualité du milieu aquatique, de la biodiversité et de l’adaptation au changement climatique.
Les élus du nord de l'Yonne ne parviennent pas à élaborer une stratégie commune contre le risque d'inondation. Si quatre intercommunalités souscrivent à la création d'un syndicat mixte plus à même "d'engager des actions à l'échelle du bassin-versant Yonne-aval", l'agglomération du Grand Sénonais opte pour une démarche plus individuelle "afin d'agir au plus vite".
Face aux géants du phytosanitaire, l’alternative naturelle proposée par Bioline Agrosciences, une PME française basé à Livron-sur-Drôme, connaît un succès grandissant auprès des exploitants agricoles, des collectivités locales et des particuliers qui ne jurent que par ces bataillons d’insectes providentiels pour les soulager des pesticides.
Le député Adrien Morenas (LRM), Président de la mission sur la ressource en eau, prépare une proposition de loi sur la protection et le développement de la ressource en eau et a organisé mardi 4 décembre une audition publique à laquelle a participé Jean-Claude Oliva pour la Coordination Eau Île-de-France.
Depuis le milieu du XXe siècle, de grandes villes ont amorcé un processus de reconquête des fleuves. Cette démarche se traduit le plus souvent par le paysagement des berges, rendues aux citadins, et la valorisation immobilière des terrains jadis occupés par des installations industrielles et portuaires. Plus rares en revanche sont les métropoles qui s’essaient à la renaturation des petites rivières urbaines. Dans le cas de la Rize, rivière lyonnaise aujourd’hui enterrée en aval du canal de Jonage, il s’agit d’aller bien au-delà en imaginant un avenir à cette rivière que les ingénieurs d’autrefois ont mis à l’envers : en effet, elle se confond par endroit avec les égouts et ne s’écoule plus dans le Rhône, son exutoire !
Le processus initié par Nicolas Hulot et Stéphane Travert le 9 août 2017 va connaître une nouvelle accélération, après l’intermède de la mission Bisch, et les tensions apparues lors de la publication du rapport éponyme. Dans ce contexte l’issue de la concertation engagée autour du projet de construction de nouvelles bassines dans la Sèvre Niortaise a déjà valeur de test. La préfète qui pilote le processus, qui a fait largement droit aux desiderata des irrigants, se prévalent du soutien de certaines APNE « historiques » et de certains élus du territoire concerné, veut signer un protocole d’accord ayant valeur d’engagement le 18 décembre prochain. Passage en force évidemment applaudi par la FNSEA, que dénoncent d’autres élus et acteurs de la société civile. La récente réponse ministérielle à un parlementaire, reproduite ci-dessous, témoigne que le ministère de l’Agriculture a totalement repris la main sur le dossier et va le réactiver fortement dès janvier 2019.
Afin que les agences de l'eau disposent de plus de moyens pour encourager les conversions à l'agriculture biologique, le gouvernement a prévu de modifier l'assiette de la redevance pollution diffuse en 2019. L'objectif à travers un élargissement et modification des taux est de leur apporter environ 50 millions d'euros dédiés à cette action.L'augmentation de certains taux a été acté dans le projet de loi de finances 2019.
Sur les différentes fiches AAC présentes sur aires-captages.fr retrouvez maintenant la liste des Appellations d’origine contrôlée (AOC) et des Indications géographiques protégées (IGP) qui peuvent être présentes sur au moins une partie de l’AAC.
La Haute-Savoie a connu cet été un épisode de sécheresse sans précédent. Le lac d’Annecy a atteint son niveau le plus bas depuis 1947. En montagne, la neige diminue et les glaciers reculent. Face au dérèglement climatique, les professionnels du tourisme cherchent tant bien que mal à s’adapter.
Ministres, sous-ministres et autres membres du lobby de l’eau n’ont cessé de proclamer depuis plus d’un an que pour financer le renouvellement des réseaux et des infrastructures d’eau et d’assainissement, la mobilisation des fonds européens allait permettre de pallier les prélèvements effectués sur la trésorerie des Agences de l’eau par l’état, ou le désengagement des départements. Un mensonge éhonté, que nous avons déjà dénoncé à plusieurs reprises, et comme le prouve sans ambiguïté une récente réponse ministérielle à la question d’un parlementaire.
Face au changement climatique, les îles Marshall envisagent de prendre des mesures drastiques. L’une d’entre elles consiste à créer de nouvelles îles artificielles.
"Beaucoup des microplastiques sont entraînés dans les égouts au moment de leur utilisation. En raison du traitement des eaux usées dans l'UE, généralement ces microplastiques ne seront pas rejetés directement dans les environnements aquatiques, mais devraient davantage de se concentrer dans les boues d'épuration fréquemment utilisées comme engrais dans les sols agricoles dans de nombreux États membres", a pointé Peter Simpson, responsable scientifique de l'Agence européenne des produits chimiques (Echa), lors de la conférence Micro 2018 sur le devenir et l'impact des microplastiques à Lanzarote, en Espagne.
Le 09 octobre 2018, le Cerema a organisé une journée technique risques et territoires sous l'égide de la COTITA Sud-Ouest à Bordeaux. Elle a rassemblé près de 80 acteurs locaux et nationaux : services de l’État, collectivités territoriales, établissements publics, universités, syndicats mixtes et bureaux d'études privés, autour de la thématique du risque ruissellement. Cette journée a permis de mettre en lumière les besoins de connaissance de cet aléa et de présenter les méthodes d'évaluation et de traitement pour ce risque encore mal connu.
Les associations d’élus viennent enfin de répondre avec une motion unitaire et plutôt forte en contenu aux positions floues de l’Etat et aux positions nettes de FNE.
La sécheresse frappe particulièrement le quart nord-est de la France depuis juin. A Cour-Saint-Maurice, dans le Haut-Doubs, tout le monde est à pied d'œuvre pour faire face au manque d'eau, dû à l'assèchement de la rivière du Doubs.
Dans le cadre des Assises de l’eau, les agences de l’eau et leurs comités de bassin ont rassemblé hier à Lyon plus de 700 acteurs de l’eau afin d’échanger sur les solutions pour s’adapter au changement climatique.
Les comités de bassin, qui regroupent les différents acteurs de l'eau dans les territoires, ont défendu leur modèle de gestion vieux de 50 ans mais aujourd'hui "bousculé" selon eux, en réclamant un statut juridique, jeudi lors d'un colloque à Lyon.
La Malaisie avait prévenu en août dernier ! Son Premier ministre Mahathir Mohamad souhaitait renégocier les termes du traité de fourniture d’eau, signé en 1962 avec Singapour, lors du 33ème sommet de l’ASEAN qui se tient, du 11 au 15 novembre, dans la cité-État. Cette demande n’est pas nouvelle. Des discussions ont déjà été engagées en 1990 et en 2000. C’est, en réalité, une source de tensions récurrentes entre les deux États. Le prix de l’eau, fixé par les anciens accords, n’ayant jamais été réévalué, la Malaisie dénonce aujourd’hui des prix devenus « ridicules ». Ce n’est qu’une fraction du coût réel du traitement de l’eau, rétorque le ministre des Affaires étrangères de Singapour, la Malaisie bénéficiant grandement de cet accord. Zoom sur une problématique sensible…
Les pluies diluviennes ont endommagé le site de la Cavayère. Postes de secours, plages, base nautique et parcours autour du lac ont fait les frais des intempéries. Plus grave : un bloc de béton du barrage a été emporté et l’ouvrage doit être conforté.
Les résidus de médicaments polluent trop souvent les eaux. Pourtant, des solutions existent, notamment un indicateur testé par des médecins et des pharmaciens qui leur permet de prescrire et délivrer des molécules moins dangereuses pour les milieux aquatiques.
S’ouvre ce vendredi 9 novembre un deuxième (ou second ? il y en aura-t-il un troisième ? nous avons entendu des bruits variés à ce sujet) volet des Assises de l’eau autour de la question Changement climatique et ressource en eau : comment les territoires et l’ensemble des acteurs vont-ils s’adapter ? Le grand cycle de l’eau et la GEMAPI entrent donc dans la danse. Il était temps.
Déjà auteur, il y a quelques années, d’un livre sur "La pêche dans le Lac de Neuchâtel" et cofondateur d’un "Écomusée de la pêche et des poissons" à Bevaix (Lac de Neuchâtel), Bernard Vauthier vient de publier un ouvrage très documenté - du point de vue historique, technique et linguistique notamment - sur une activité séculaire qui en Suisse romande n’a vraiment évolué qu’à partir de changements relativement récents affectant à la fois la vie aquatique et l’outillage du pêcheur.
Avec : Laurent Roy , directeur de l'agence de l'eau, Rhône Méditerrannée ; Cyril Tranchant , directeur RSE Fleury Michon ; Luc Cervans , président de agriculture et teritoires ; Florence Denier Pasquier , Secretaire nataionale de France Nature Environement membre de CESE ; Jean Marc Richard , président de la fondation AMIPI.
Source : http://rcf.fr Ajouté le 06 novembre 2018 à 18:04
Le projet de barrage de Caussade, dans le Lot-et-Garonne, a remis en lumière la conflictualité de l’accès à l’eau entre défenseurs de l’environnement et agriculteurs irrigants. Pourtant, l’État avait mis en place, après la mort de Rémi Fraisse, un cadre censé favoriser le « dialogue » et la « co-construction » autour de cette question.
La société écossaise Atlantis a créé une joint venture avec des partenaires normands pour exploiter le gisement hydrolien du raz Blanchard. Si elle obtient les feux verts français, elle envisage même de reprendre l'usine fermée par Naval Energy.
En Adour-Garonne, la politique de restauration de la continuité écologique est priorisée sur des tronçons de cours d’eau à forts enjeux. Afin de répondre aux obligations règlementaires et accompagner les acteurs locaux, le conseil d’administration de l’Agence a validé un appel à projets permettant de financer à 100% des opérations d’effacement d’ouvrages dégradés, sans usage économique et impactant les milieux. Sur les têtes de bassins du Lot, du Célé et du Tarn, plusieurs chantiers sont en cours.
Le Parlement européen a adopté, en plénière, la proposition de refonte de la directive sur l'eau potable. Retour sur les dernières étapes et les évolutions connues du texte.
Le dispositif « Vigicrues » assure une veille des principales rivières. Mais un autre outil pour les petites cours d’eau, « Vigicrues Flash », pourrait être davantage utilisé par les élus locaux.
« L’eau, c’est politique ! » Tel était le thème du colloque organisé les 18 et 19 octobre, et focalisé sur les enjeux pesant sur la ressource en eau. Face au changement climatique ainsi qu'au développement de la Gemapi, les intervenants ont souligné l'importance d'une plus grande solidarité à l'échelle des bassins versants. Un message adressé au gouvernement, ce colloque ayant été labellisé pour les Assises de l'eau, dont le 2e volet est justement consacré au grand cycle de l'eau.
Le plus grand canal souterrain du monde est quasiment oublié de tous. De Marignane à Marseille, fret et passagers ont pourtant circulé grâce à lui pendant trente-sept ans sous la chaîne de l’Estaque. On parle aujourd’hui de sa réouverture partielle pour amener de l’eau de mer dans l’étang de Berre.
Une mise à disposition du public de documents afin de recueillir ses observations est ouverte du 2 novembre 2018 au 2 mai 2019 en application du code de l’environnement. Elle porte sur les enjeux de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques, les enjeux pour la gestion des risques d’inondation et l’évaluation préliminaire du risque inondation (EPRI), dans le bassin Artois-Picardie.
Point d’orgue d’une entreprise de démolition qui va mettre à bas un demi-siècle de politique environnementale en France, le gouvernement s’apprête à légiférer par ordonnance pour fusionner l’AFB et l’ONCFS. Eaux glacées publie en exclusivité le projet de loi organique, l’exposé des motifs et le projet de loi qui vont signer ce coup de force sans précédent, dont les conséquences seront cataclysmiques.
Le contrat du bassin de l’étang de l’Or (2015-2019) vise à améliorer la qualité de l’eau et des milieux aquatiques sur le bassin hydrographique de la lagune étang de l’Or. Dans cet objectif, de multiples acteurs du territoire sont porteurs d’actions programmées sur une durée de 5 ans (2015-2019) et bénéficieront d’aides publiques liées cet effort environnemental.
Il faut du temps entre la volonté politique de trouver de nouvelles ressources en eau et la concrétisation d’un projet. « Avec le réchauffement climatique, nous savons dorénavant qu’il faut agir vite car les épisodes de sécheresse vont se multiplier. »
Pour mieux connaître et comprendre le fonctionnement et les espèces évoluant dans les nourriceries côtières, ces zones où se développent les jeunes poissons, les agents du Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis expérimentent un suivi scientifique sur 5 sites pilotes.
Aussi mirifiques que parfaitement imaginaires, la manne fastueuse de colossaux financements européens n’a cessé d’être convoquée par le quarteron d’aigrefins qui ont présidé à la comedia del arte des Assises de l’eau, acte 1, aka le petit cycle. Une fois établie leur inexistence, le rédacteur d’une récente réponse ministérielle à la question d’un parlementaire nous convainc aisément, au terme d’une envolée bureaucratique de la plus belle eau, de renvoyer définitivement aux poubelles de l’histoire ces grotesques menteries.
La sécheresse 2018 a posé beaucoup de questions concernant notre ressource en eau, sa gestion et sa distribution. Des questions sur les quantités disponibles et leur préservation. L'avenir de l'eau est-il assuré ? Ou encore à construire avec un partage des ressources ?
L'information a été publiée ce dimanche soir sur la page Facebook du Centre d'étude et de sauvegarde des tortues marines de Méditerranée. Une soixantaine d'oeufs de tortues caouannes ont éclos dimanche sur la plage près de Palavas.
Le resserrement des budgets d'intervention des agences de l'eau leur impose un délicat exercice de style. Abandon de certaines aides, priorité au financement d'actions déjà engagées... Leurs onzièmes programmes rééquilibrent les ressources et redéploient les aides pour répondre aux enjeux des territoires. Un changement de cap confirmé par l'adoption, le 9 octobre, du programme de l'agence de l'eau Seine-Normandie. L'accent mis sur la solidarité territoriale et l'adaptation au changement climatique se confirment.
Les instruments fiscaux qui financent les politiques locales sur le petit cycle de l’eau (les réseaux et les usines d'eau et d'assainissement) et le grand cycle de l'eau (son cycle naturel, incluant donc les fleuves, rivières, etc.) sont soumis à rude épreuve. Troisième volet de notre dossier sur la fiscalité verte.
La campagne #ProtectWater invite tous les citoyens, désireux de sauvegarder la DCE en l’état et demander sa meilleure application, à exprimer leur avis rapidement et simplement auprès de l’Union européenne, dans le cadre de la consultation citoyenne.
Au motif de lutter contre la (prétendue) « surtransposition » des directives européennes dans le droit national, le gouvernement Philippe-Macron, alias les « progressistes contre les populistes », flanque à la poubelle la Directive cadre européenne sur l’eau, complément obligé de la destruction délibérée, organisée, systématique, des politiques publiques de l’eau conduite depuis quinze mois. Et sous quel motif ? "L’inertie des milieux" ! On comprend du coup pourquoi Jupiter vient d’être sacré "Champion de la terre" au royaume d’Hollywood...
Un projet de loi présenté le mercredi 3 octobre 2018 en Conseil des ministres prévoit, sous couvert de simplification du droit de l’environnement, de faire régresser de nombreuses dispositions environnementales, en matière de chasse et de biodiversité, de qualité de l’eau et de gestion des déchets. Une nouvelle illustration de la dichotomie de l’Etat français entre promotion d’une meilleure protection du climat et de l’environnement à l’international, et actes concrets contradictoires.
Une soixantaine d'habitants de Biot ont manifesté ce mercredi au rond-point de la Romaine, à l'entrée d'un hameau classé en zone inondable, pour rappeler leur impatience concernant les travaux et aménagements sensés les protéger des inondations.
Depuis 1994, des opérations sont menées par des associations de pêches, de protection de grands migrateurs pour connaître le nombre de jeunes saumons au sein des cours d’eau du Massif Armoricain. Aujourd’hui, ces indices d’abondances en juvéniles apportent un résultat positif.
Depuis 1994, des opérations sont menées par des associations de pêches, de protection de grands migrateurs pour connaître le nombre de jeunes saumons au sein des cours d’eau du Massif Armoricain. Aujourd’hui, ces indices d’abondances en juvéniles apportent un résultat positif.
En 2016, un million d’habitants, dont 100 000 particulièrement vulnérables (jeunes enfants et personnes très âgées), vivent dans des zones potentiellement inondables, souvent urbanisées. Les populations de Vaucluse et des Alpes-Maritimes, notamment à Nice, sont les plus exposées. Facteur de risque supplémentaire, en zone inondable un habitant sur six occupe une maison sans étage. La population résidente n’est pas la seule concernée car plus de 110 000 touristes peuvent être hébergés dans des campings ou des hôtels exposés à un risque de crue. Le risque concerne aussi les entreprises : 28 % des salariés travaillent dans des établissements situés en zone inondable.
"Quantifier les usages de l’eau en territoire touristique de montagne". C’est le titre de la thèse de doctorat défendue avec succès cet été par Martin Calianno à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne. Ce jeune chercheur part du constat que, dans les territoires touristiques de montagne, on s’est jusqu’ici fortement intéressé aux ressources en eau, mais beaucoup moins à ses usages.
Après avoir rendu public ce 25 septembre le rapport sur la gestion quantitative de la ressource en eau réalisé sous l'autorité du préfet Pierre-Etienne Bisch, François de Rugy et Stéphane Travert ont indiqué dans un communiqué commun vouloir encourager le recours à la méthode des "projets de territoire" pour la gestion de l'eau "à partir du 1er janvier 2019".
Le dernier rapport de l'observatoire de l'eau et l'assainissement montre une petite progression dans la connaissance des réseaux et un taux de fuite stable. Ce sont parmi les priorités fixées par la première partie des assises de l'eau.
La sécheresse touche de nombreux agriculteurs qui commencent à dénoncer le manque de réaction des autorités. Parmi les solutions avancées: une hausse des avances sur les aides de la PAC, des aides au transport pour la paille et le fourrage, mais surtout une politique de stockage de l'eau.
La lecture attentive de trois documents officiels, soustraits à l’attention du public, permet de comprendre les fondements, les logiques opératoires et les conséquences prévisibles de la destruction organisée des politiques publiques de l’eau, qui se poursuit et s’accélère dans l’indifférence générale.
La Com-com Creuse Grand sud affirme sa volonté de lier environnement et développement économique. Le contrat de rivière Creuse amont 2018-2022, dont elle est porteur et pilote coordinateur pour un vaste territoire, illustre sa démarche.
La grande ville du sud de l’Irak est malade de l’eau contaminée, de la misère et d’un sentiment d’abandon. Sa révolte, dirigée aussi contre l’Iran et les puissantes milices, ébranle la classe politique. Le premier ministre Haïder al-Abadi vient d’être exclu de son parti.
Située dans le site Natura 2000 Baie et Cap d’Antibes – Îles de Lérins, l’opération d’enlèvement de récifs artificiels constitués de 25.000 pneus a pour objectif premier de restaurer le milieu marin où les pneus se sont disséminés depuis les années 70 et 80.
La compétence de Prévention des inondations, partie de la GEMAPI, est dorénavant obligatoire. Mais, faute de textes réglementaires précis sur son contenu et de jurisprudence, l’intérêt à agir et le niveau d’ambition restent du domaine de l’appréciation de chaque collectivité gemapienne.
Un mur sous-marin devant les calottes glaciaires... Face à l'intensification du réchauffement climatique, des scientifiques suggèrent de créer des infrastructures massives pour freiner la fonte des glaces, et par là la montée des mers.
La Commission européenne a annoncé, le 19 septembre, avoir formellement adopté les dérogations aux règles de verdissement qu'elle impose en temps normal aux agriculteurs. L'exécutif européen avait proposé ces dérogations cet été, suite à la demande de plusieurs pays confrontés à une sévère vague de sécheresse dans le Nord de l'Europe, afin d'accroitre les ressources en fourrage des agriculteurs.
L’association des pêcheurs de Quimperlé l’assure. La pollution de l’Isole et de la Laïta, constatée dès mardi, est bien le fait de l’entreprise papetière. Ils n’excluent désormais pas de faire activer le plan antipollution.
En Bretagne, environ 450 agriculteurs de quatre bassins-versants sont encore soumis à une réglementation contraignante en matière de fertilisation des cultures. Plus pour longtemps peut-être. L’Europe a accepté de rouvrir les négociations.
La visite du président serbe, Aleksandar Vucic, au barrage du lac de Gazivode, dans le nord du Kosovo les 8 et 9 septembre, a mis en lumière l’un des principaux contentieux des négociations sur la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo. Ce lac constitue un enjeu stratégique de taille pour les deux pays.
Grand enjeu politique à Paris, la propreté de la Seine n’est pas au cœur des débats en Normandie. L’état de l’eau du fleuve n’y est pourtant pas meilleur ni le défi à relever moins important.
Yannick Prebay, directeur de la délégation de Lyon de l’agence de l’eau et Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée étaient invités par Bièvre Isère Communauté à l’inauguration d’une aire de lavage collective, d’une signature de charte pour la protection d’un captage en eau potable et enfin à une rencontre pour présenter aux élus du territoire les actions de l’agence et les évolutions prévisionnelles liées au 11ème programme (2019-2024).
La commission environnement du Parlement européen a modifié la proposition de révision de la directive sur l'eau potable. Certaines associations regrettent une position à minima pour l'accès à l'eau. Retour sur les principales évolutions possibles.
En juin dernier, l'association Hydrauxois lançait une lettre-pétition au ministre de l'écologie pour cesser la politique publique de destruction des moulins, forges, barrages, étangs en France. Plus de 7500 propriétaires et riverains de ces ouvrages ont répondu à l'appel. Ils disent à François de Rugy leur désarroi, leur indignation et leur colère face à l'attitude de son administration, leur refus de voir disparaître le patrimoine de la rivière et leur attente des solutions promises par l'Etat lors du vote de la loi de 2006.
Dans le cadre de ses actions en 2018/2019, l'Office International de l’Eau (OIEau) réalise un livre numérique enrichi sur les Aires d’Alimentation de Captages (AAC). A titre d’exemple, un livre enrichi a déjà été réalisé par l'OIEau sur les SAGE en 2016/2017 : www.gesteau.fr/presentation/sage. Pour cela nous sommes à la recherche de témoignages (Animateurs AAC, chargé de mission en DDT, DREAL, Agriculteurs, élus...) via des réponses à deux questions sur la thématiques (rôles, projets à venir sur la thématique).
Fin août, le gouvernement concluait la première phase des Assises de l’eau et présentait son plan « antifuites ». La Gazette a interrogé la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) pour décrypter les principales annonces de ce plan, et les points de critique ne manquent face à la nouvelle politique beaucoup plus centralisée que veut mettre en place l’Etat.
Tout système dépourvu de dispositif de contrôle et de régulation, irrémédiablement, devient fou. C'est ce que dénoncent Gérard Merle et Martin Arnould, au sujet des projets de microcentrales hydroélectriques. Explications des deux membres associatifs.
La modernisation du dispositif des redevances des agences de l'eau fait partie des mesures évoquées en conclusion de la première partie des assises de l'eau. Retour sur les pistes de réflexion.
Une étude quantifie pour la première fois l'effet du recul des glaciers dû au réchauffement climatique sur la production hydroélectrique. Cette analyse détaillée du débit de tous les cours d'eau de Suisse indique que seuls quelques pourcents sont générés par la fonte des glaciers. Son ralentissement prévu pour la fin du XXIe siècle ne devrait donc pas mettre en danger la production hydroélectrique du pays.
Le phénomène des pluies méditerranéennes intenses, ou "épisodes cévenols", "est en train de s'accentuer, et cela est bien sûr lié au changement climatique", a averti mercredi le Préfet de la région Paca, craignant "un automne difficile".
Par une ordonnance en date du 5 septembre 2018, la Juge des libertés et de la détention du Tribunal de grande instance de Lyon a ordonné à un syndicat intercommunal et à la société Suez Eau France de cesser tout rejet illicite dans le milieu aquatique. Pour cette dernière, la mesure est assortie d'une astreinte de 1.000 euros par jour de retard. Ces mesures sont ordonnées pour une durée de six mois, reconductibles pour une période identique.
"En théorie, les communes ont aujourd'hui le devoir de contrôler que les habitations présentes sur leur territoire sont raccordées correctement. C'est compliqué à réaliser a posteriori, mais l'on constate une pollution considérable des eaux pluviales, liée au mauvais état de la tuyauterie", a pointé Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris à l'occasion de la première lecture du projet de loi portant sur le logement et l'aménagement (Loi Elan).
En réponse à une parlementaire s’inquiétant de la disparition du principe de « l’eau paye l’eau », le ministère de l’Environnement (ce qu’il en reste), exposait les principes des réformes en cours, en amont des annonces des mesures décidées dans le cadre des Assises de l’eau, récemment rendues publiques par le gouvernement.
On croyait, à la fin de l’hiver, que les abondantes chutes de neige tombées sur les Alpes protégeraient les glaciers un peu plus efficacement que durant les étés précédents, en les mettant à l’abri du rayonnement solaire et de la chaleur estivale. C’était sans compter sur les rudes effets d’une nouvelle canicule : 2018 aura connu le troisième été le plus chaud depuis le début des mesures climatiques en 1864 et les glaciers en auront énormément souffert.
Après une période de consultation jusqu'au 24 juin, l'arrêté qui revient sur le programme de surveillance des eaux superficielles a été publié au Journal officiel du 30 août. Il modifie l'arrêté du 25 janvier 2010 relatif aux méthodes et critères d'évaluation de l'état écologique, de l'état chimique et du potentiel écologique des eaux de surface.
Après le chèque énergie, le "chèque eau" devrait être déployé dans de nombreuses communes "peut-être dès 2019", selon "Les Echos". Sa vocation : aider à payer la facture d'eau. Qui sera concerné et comment fonctionnera le dispositif ? Voici les premiers éléments connus.
Le 29 août, les Assises de l'eau ont clôturé leur première phase. À cette occasion, Édouard Philippe a annoncé une série de mesures visant à mieux accompagner les communes dans la gestion patrimoniale de leurs réseaux d'eau potable et d'assainissement. Sur le volet financier, les six agences de l'eau et la Caisse des Dépôts vont être mobilisées. Du côté de l'usager, un chèque-eau à l'attention des ménages précaires sera expérimenté avec des collectivités volontaires.
La députée LREM de Charente-Maritime Frédérique Tuffnell et le sénateur indépendant de la Somme Jérôme Bignon ont été chargés par le Premier ministre, Édouard Philippe, d’une mission sur la préservation des zones humides.
Un arrêté ministériel, publié le 29 août au Journal officiel, fixe les prescriptions techniques de conception, de construction, d'exploitation et de surveillance des barrages en vue d'assurer leur sécurité. Ces exigences concernent les conditions normales d'utilisation, mais aussi les cas d'événement naturel exceptionnel (crue, séisme) et d'incident exceptionnel pouvant impacter leur bon fonctionnement, indique le ministère de la Transition écologique.
Face à une sécheresse qui s’aggrave, des mesures de restrictions d’eau ont été instaurées cet été. Pour Claude et Lydia Bourguignon, biologistes des sols, ce phénomène n’est pas lié à la canicule mais à une agriculture qui appauvrit les sols. Peut-on encore changer la donne ?
C’est un projet déjà ancien d’aménagement hydro-électrique du torrent du Petit Tabuc, sur le territoire de la commune du Monêtier-les-Bains, qui est sur le point d’aboutir. Pour cela, l’entreprise briançonnaise EDSB a modifié plusieurs fois ses plans, déplaçant la prise d’eau, le tracé de la conduite et l’emplacement de l’unité de production pour tenir compte de l’environnement et de la population. Résultat : un potentiel de production réduit par rapport au projet initial. Mais un projet accepté par... presque tout le monde.
Les autorités ont décrété l’état d’urgence en Floride, le 13 août, où une « marée rouge » dévastatrice noircit l’eau de mer et tue dauphins, tortues marines et poissons à un rythme effréné. En août, plus de cent tonnes d’animaux marins ont été ramassées sur des plages désertes et empestées par une odeur nauséabonde autour de la ville de Sarasota, sur la côte ouest de la Floride, normalement très prisée des touristes. La catastrophe est causée par la prolifération d’une algue toxique, dont le développement serait favorisé par les engrais rejetés par l’agriculture industrielle.
Montréal produit moins d’eau potable, mais son réseau d’aqueduc enregistre autant de fuites que dans les sept dernières années, selon le bilan de l’usage de l’eau potable 2017 présenté mercredi au comité exécutif.
Une équipe de chercheurs provenant de diverses universités tente de déterminer comment ces incendies influencent les écosystèmes et la qualité de l'eau. Selon une membre de l'équipe, Monika Emelko, de l'Université de Waterloo, les incendies de forêt sont « particulièrement éprouvants pour l'eau ».
Une quarantaine de délégués venus de toute l’Europe se sont réunis dans la capitale portugaise pour évoquer les politiques de l’eau dans l’Union le 30 juin dernier. Voir les interviews menées à l’occasion par Agua é de todos sur la situation de l’eau en Europe.
Le séminaire politique " Adaptation au changement climatique sur le bassin versant de la Saône", a réuni le 28 juin dernier une vingtaine d’élus. Cette rencontre a été l’occasion de faire état des problématiques des épisodes de crue et de sécheresse sur notre bassin, mais aussi de partager les expériences de chacun. Les présentations sont disponibles.
En renouvelant l'opération "rivières propres en Périgord," le Département de la Dordogne veut oeuvrer pour améliorer la qualité de l'eau sur les rivières et cours d'eau. L'objectif est double; il vise aussi à s'assurer que la politique d'assainissement des collectivités est compatible avec le développement des loisirs nautiques. Les rivières sont un sérieux atout touristique avec 400 000 randonneurs nautiques comptabilisés chaque année. Parmi les nouvelles mesures prises pour cet été, les 18 haltes nautiques du département bénéficieront d'analyses de type baignade.
Le comité de bassin Rhône-Méditerranée s’est réuni ce jour à Lyon sous la présidence de Martial SADDIER, pour débattre des orientations du futur programme d’actions 2019-2024 de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et apporter sa contribution aux Assises de l’eau.
Depuis 8 mois, l’actualité nationale est dense et riche en ce qui concerne les politiques publiques de l’eau et de la biodiversité. Les membres du Comité de bassin Rhin-Meuse en ont largement débattu. Ils ont plus particulièrement décrypté et mesuré les implications des propositions du récent rapport d’inspection sur l’avenir des opérateurs de l’eau et de la biodiversité, et apporté leur contribution à la prochaine tenue des Assises de l’eau.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse s’est lancée dès 2015 dans l’accompagnement de projets favorisant une meilleure prise en compte de l’énergie dans les installations liées à l’eau. Les deux appels à projets initiés avec l’Ademe et la Région Grand Est lui offrent l’opportunité de parfaire sa pratique et de valoriser des solutions exemplaires.
Passer d'un produit miracle, comme l'herbicide total glyphosate, à un mix de solutions demande aux agriculteurs de revoir totalement leurs pratiques. Sans une mobilisation de tous et une volonté politique forte, la réduction des phyto ne se fera pas.
Dans le cadre de l'élaboration du nouveau Programme d'Action et de Prévention des Inondations (PAPI), rendu obligatoire par la loi, la communauté de communes vient de lancer une enquête inédite auprès de la population pour améliorer l'information sur le risque inondations.
Visée par une information judiciaire pour des soupçons de corruption, la refonte de la deuxième plus grande station d’épuration au monde, située à Achères (Yvelines), a été étudiée par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). Dans un rapport publié le 16 mai, celui-ci préconise de limiter la participation de l’Agence de l’eau Seine-Normandie.
La Sorgue est une rivière remarquable et fragile. Sur sa partie amont, elle attire de nombreuses activités liées au tourisme et il est nécessaire de concilier ces usages entre eux et avec la préservation du milieu naturel. Les collectivités locales agissent en ce sens depuis plus de 15 ans. Les acteurs concernés ont ainsi signé le 15 mai dernier à Fontaine de Vaucluse une nouvelle Charte de la Sorgue amont.
En avril 2015, deux récifs artificiels de 360 m³ ont été immergés à 15 m de profondeur, en face de la station Amphitria au Cap Sicié près de Toulon (83). Trois ans après l’immersion des récifs, la reconquête écologique se confirme et la biodiversité revient.
Mise en eau en septembre 2017, cette passe à poissons est la 11ème réalisée par CNR au titre de ses Missions d’intérêt général et la première construite sur le cours principal du Rhône. D’une longueur de 200 mètres, elle favorise la migration de l’anguille, de la lamproie et de l’alose, et ainsi la recolonisation du fleuve et de ses affluents.
Comme cela était prévisible, députés et sénateurs réunis en commission mixte paritaire, ce 17 mai, n'ont pas trouvé de compromis sur la proposition de loi LREM-Modem relative à la mise en oeuvre du transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes et aux communautés d’agglomération. Sans remettre en cause le caractère obligatoire du transfert de la compétence, le texte voté par les députés, le 30 janvier dernier, instaure un mécanisme de minorité de blocage, comparable à celui prévu par la loi Alur lors de l’adoption d’un plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi).
Le 16 mai, le Sénat a adopté à la quasi unanimité la proposition de loi de Françoise Cartron, sénatrice socialiste de Gironde, visant à faire bénéficier du fonds Barnier les propriétaires de l’immeuble « Le Signal ». Pas sûr que le gouvernement reprenne à son compte l'initiative parlementaire.
Née en janvier 2017 dans l’enthousiasme, l’Agence française pour la biodiversité relevait le défi de la protéger et de la « reconquérir ». Las, un peu plus d’un an après, les syndicats alertent sur le manque de moyens, qui risque d’affaiblir la noble intention.
La funeste course aux Jeux Olympiques engagée par la capitale française, et “gagnée” dans des conditions sur lesquelles la justice ne devrait plus trop tarder à se pencher, va, comme nous l’avons de belle date souligné, tourner au véritable cauchemar pour ses initiateurs, et surtout pour les Franciliens. Les fumeuses et ineptes “Baignades en Seine” n’auront jamais lieu, mais Paris, à terme, subira une inondation catastrophique, avant que la Seine ne s’assèche d’ici à quelques dizaines d’années, comme le dessine sans équivoque un récent rapport de la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France.
Grâce aux importants efforts de restauration de l’écosystème, les poissons sont de retour dans la partie nord de la mer d’Aral. Un soulagement pour les populations qui en dépendent.
La Commission européenne tire un bilan relativement positif de la lutte par les Etats membres contre la pollution aux nitrates pour la période 2012-2015. Mais certains pays doivent poursuivre leurs efforts.
Un mois d'avril chaud mais pluvieux, c'est le bilan mensuel de Météo France dans l'Hérault. Les cumuls de pluie pour les quatre premiers mois de l'année 2018 sont supérieurs à ceux de toute l'année 2017.
Avec plus de 80 % de ses quartiers situés sous le niveau de la mer, la ville de Rotterdam, aux Pays-Bas, est en quelque sorte le centre du monde de l'adaptation aux changements climatiques. Les délégations étrangères s'y bousculent pour s'inspirer de l'ingéniosité des solutions mises de l'avant par cette ville pour prévenir les inondations. Visite guidée de Rotterdam, ville résiliente par excellence.
Le syndicat agricole estime ne pas être entendu sur ses propositions et dénonce une « escalade réglementaire ». Les responsables de la FRSEA ont quitté une réunion organisée ce lundi à Rennes par les services de l'Etat sur l'élaboration de la nouvelle directive nitrates, qui doit s'appliquer à l'automne.
La politique d'aides des agences de l'eau en faveur de l'assainissement non collectif sera-t-elle reconduite dans leur 11e programme d'intervention ? Certaines se posent en tous cas la question. L'Agence de l'eau Adour-Garonne réfléchit ainsi à quatre scénarios : un d'arrêt et trois d'évolution. En cas de non reconduction, l'Agence orienterait les moyens dégagés vers la réduction des pollutions domestiques impactant les masses d'eau.
Le préfet de la Drôme a pris les premières restrictions d'eau dans le nord de la Drôme. Les nappes phréatiques de la Valloire et de la plaine de Valence ne sont pas rechargées malgré les pluies abondantes de ce début d'année.
Les gendarmes de Vendée viennent de démanteler un très gros trafic de civelles, ces alevins d'anguilles revendus à prix d'or. Treize personnes ont été interpellées. Un réseau aussi structuré et aussi actif, c'est une première dans le département.
Du 13 avril au 14 mai 2018, un nouvel appel à projets en faveur des investissements agricoles inférieurs ou égal à 15 000 € est lancé en région Centre-Val de Loire par l'agence de l'eau Loire-Bretagne dans le cadre de la mise en œuvre du plan Ecophyto 2.
Tandis que la région du Bourget et de l’Épine connaît des pics de sécheresse de plus en plus fréquents, l’enjeu consiste à sécuriser la production agricole tout en préservant la ressource en eau. Michel Dantin, maire de Chambéry, expose les solutions possibles.
Continuum permet de plonger virtuellement dans un cours d’eau et de s’y mouvoir à 360°. Ce produit innovant, développé par la Maison régionale de l’eau Paca, sensibilise au fonctionnement et au biotope d’une rivière de manière ludique et vivante.
Traiter les questions de l’eau, c’est complexe… Depuis la création de ce blog, j’ai pu prendre conscience de cette difficulté de comprendre un univers de techniciens et de scientifiques et celle aussi de transmettre ces informations sans faire d’erreur ! Un vrai défi. L’histoire du jour est révèlatrice de cette complexité.
Le projet Confluence porté par le syndicat mixte Doubs-Loue vise à restaurer la biodiversité du site et à protéger les villages des inondations. Dans le cadre de la compétence Gemapi, le syndicat va poursuivre son action grâce à une modification de ses statuts.
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche, à l'appel de la CGT et du PCF, sur le barrage EDF du Sautet contre l'ouverture à la concurrence des barrages hydro-électriques.
Saint-Étienne Métropole va procéder à la découverture du Gier. La décision a été prise mi-mars. Les travaux seront achevés d'ici vingt ou trente ans et vont coûter entre 100 et 120 millions d'euros. La décision de découvrir le Gier a été prise afin de réduire les inondations.
L'animal est mort d'une péritonite (inflammation de l'estomac). Dans son ventre, les scientifiques ont retrouvé des jerricanes, des morceaux de sacs en plastique et des filets de pêche.
La Murcie, surnommée le potager de l'Europe, meurt de soif. L'eau des fleuves des autres régions n'arrive plus, à cause des sécheresses à répétition. La pénurie tourne au conflit...
Toulouse a engagé une étude sur la qualité de l'eau de la Garonne pour autoriser ponctuellement la baignade. Mais le Capitole ne s'avance pas sur ses intentions.
La GEMAPI, certains aspects des PPRN, l’amélioration de la gestion du fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) ou encore certaines actions ultramarines seront les priorités de l’Etat en matière de de risques naturels et hydrauliques.
Dans une nouvelle piqûre de rappel sur l'épineux sujet de la gestion des eaux pluviales, l'Assemblée des communautés de France (ADCF) alerte, à l'approche de l'examen en avril par le Sénat d'une proposition de loi sur le transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes, sur l'importance de ne pas unifier les compétences assainissement et eaux pluviales.
Dans un arrêt venant d'être rendu, le Conseil d'Etat donne tort à une fédération de pêche et à une préfecture qui avaient voulu annuler un droit d'eau et remettre la rivière en état sans informer ni entendre le co-propriétaire des installations autorisées jouissant de ce droit d'eau. Les hauts magistrats rappellent que tous les détenteurs de droits réels sur un ouvrage ou ses annexes doivent être consultés. Ils remettent utilement à leur place les fonctionnaires et lobbies qui se précipitent aujourd'hui à casser des ouvrages hydrauliques un peu partout, dans le mépris des ayant-droits, et parfois également des milieux.
En un siècle, la Loire s'est affaissée de quatre mètres à Nantes. Un projet de rééquilibrage de son lit est en préparation pour remonter le niveau d'étiage et reconquérir des bras secondaires. Il sera prochainement soumis à concertation publique.
L’association Trans’cub dénonce les « profits exorbitants » réalisés par Suez Eau de France sur la distribution d’eau potable dans l’agglomération bordelaise. Elle espère que la cour administrative d’appel cassera le contrat avec Bordeaux Métropole, et permettra la redistribution de près de 200 millions d’euros aux abonnés.
l’objectif de ce MOOC est de comprendre les problèmes touchant à la gouvernance de la ressource en eau. Ce cours définira tout d’abord ce qu’est une ressource et plus particulièrement l’eau, son usage, les activités qui y sont rattachées ainsi que les conflits éventuels. Le cours portera plus en détail sur la gestion de l’eau en analysant les différents types de droits et devoirs qui entrent en jeu tels que le développement d’une réglementation multi-sectorielle et d’une approche de gestion par bassin versant.
Où en sont les mesures de protection engagées sur les 1.000 captages prioritaires quant à la protection de la ressource en eau ? C'est la question que pose l'association UFC-Que choisir à l'occasion de la journée mondiale de l'eau.
Vérifier l’état de santé de la Méditerranée. C’est l’objectif de la campagne DCE 5. Elle a débuté hier après-midi. Un bateau de L'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer, l’Ifremer, situé à la Seyne sur Mer, s’est élancé pour deux fois trois semaines. Ce projet est mené en partenariat avec l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse.
Source : http://rcf.fr Ajouté le 22 mars 2018 à 22:15
La ville bolivienne de La Paz, capitale la plus haute du monde (elle s’étend de 3 020 à 4 000 mètres d’altitude), a été bouleversée fin 2016 par une crise majeure des services d’eau ; les échos de cet événement ne cessent de résonner, révélant les immenses défis auxquels l’agglomération paceña est confrontée.
De l’aveu même des grands opérateurs de l’eau et de politiques impliqués dans sa gestion, la séquence qui vient de voir Cash investigation et Le Monde, relayés par de nombreux medias (pas tous…) révéler des pratiques susceptibles d’être condamnées par la justice, qui diligente déjà plusieurs enquêtes, est un cataclysme. En termes d’image, de réputation du secteur, des conséquences à venir aux plans judiciaire et politique. Eaux glacées en a pris toute la mesure hier, au lendemain du tsunami, à la faveur d’une séquence qui s’inscrivait parfaitement dans la suite du polar narré par Cash investigation…
Le producteur d'aluminium de Gardanne doit se mettre en conformité d'ici à 2021. Avec le traitement de ses effluents au CO2, il résout le problème des métaux et du pH. Reste la matière organique.
Depuis près de trois mois, les 150 habitants de Lucy-sur-Yonne s'inquiètent de la pollution de l'eau au dimétachlore. Cette substance est présente dans un herbicide utilisé pour le colza. La mairie distribue de l'eau en bouteille mais certains habitants en appellent au préfet. Ils demandent une interdiction totale de ce produit autour du point de captage de Lucy-sur-Yonne.
La commune du Val-de-Marne veut donner un coup d'accélérateur à son projet de renaturation des berges de l'Yerres, pour sécuriser les habitants aux risques d'inondations. La mairie, qui demande une aide de l'Etat, a déjà racheté 60% des parcelles inondées, le long du chemin des pêcheurs.
Le Cerema réalise pour l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse et pour la DREAL Grand Est une enquête auprès d’une centaine d’acteurs impliqués dans la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, à la fois végétales et animales. L’objectif est d’apporter une aide à l’organisation et la mise en cohérence des actions menées par ces différents acteurs à l’échelle du bassin Rhin-Meuse.
Le site expérimental d'hydroliennes situé à proximité du Pont de pierre a été inauguré ce jeudi. Une hydrolienne y est désormais en activité, et une deuxième devrait être installée en avril par une entreprise irlandaise.
Le projet de station de surveillance des eaux hospitalières a abouti à la création d'un laboratoire mobile d'analyse du risque biologique lié aux effluents hospitaliers.
L’eau, à la base de toute vie. Pourtant, nos villes modernes se débarrassent d'elle promptement. L’eau ruisselle sur l’asphalte luisant, se précipite au sein de tuyaux sans fin, pour noyer parfois quelques pavillons mal placés plus loin. Pourtant, les exemples de villes "perméables", aquaphiles et durables ne manquent pas. L'Allemagne et la Suisse sont les championnes d'Europe en ce domaine. Qu’en est-il en France ? Entretien avec Jean-Jacques Hérin, président de l’ADOPTA et responsable de l’assainissement de la communauté d’agglomération de Douai.
Les propriétaires des prairies bordant la rivière du Ris sont invités à s'engager dans un programme visant à « renaturer » ce cours d'eau. Les détails de cette toute première action du nouveau plan de lutte contre les algues vertes.
Le Citarum qui coule en Indonésie est surnommé le « fleuve le plus pollué au monde ». Depuis peu, le gouvernement est déterminé à nettoyer cette poubelle aquatique, un défi titanesque. Situé dans l’ouest de l’île de Java, le fleuve est rempli de polluants de toutes sortes : mercure, plomb, arsenic, déchets ménagers et matières fécales animales. La multiplication des déchets toxiques déversés dans l’eau par des usines textiles de la région n’arrange rien.
Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée, et François Sauvadet, président du comité de bassin Seine-Normandie ont été reçus le 27 février à Matignon par des membres du cabinet du Premier ministre pour évoquer les agences de l’eau et défendre le financement des travaux sur l’eau, l’assainissement et la protection contre les inondations.
Le Préfet de la région Bretagne, Christophe Mirmand, et le Vice‐Président du Conseil régional, Thierry Burlot, ont réuni, ce mardi 20 février, la Conférence Bretonne de l’Eau et des Milieux Aquatiques (CBEMA), avant d’installer officiellement la Conférence Bretonne de la Biodiversité, nouvelle instance de concertation complétant le travail des conférences régionales autour de grands enjeux environnementaux (CBEMA, Conférence de la transition énergétique, Conférence des ressources, Conférence mer et littoral).
Inquiet du niveau bas des eaux, Matthieu Vitré a lancé une pétition qui a déjà rassemblé 830 signatures. Ce Vauclusien attend avec impatience les conclusions d'un diagnostic mené sur l'état du barrage.
Le montage financier des projets démesurés de relance de l’irrigation agricole, actée par Emmanuel Macron et Nicolas Hulot sous la pression de la FNSEA, témoigne que la fuite en avant d’un modèle productiviste délétère s’appuie sur un véritable racket d’argent public qui ne connaît plus aucune limite.
C’est à Mazères, le 21 février 2018, en présence de nombreux élus, que Hervé Gillé, Président du SMEAG, a déclaré et signé l’intention du SMEAG d’élaborer le projet de PAPI de la Garonne girondine avec les acteurs du territoire, en vue de sa labellisation en 2018 et d’assurer sa mise en oeuvre.
Sous-genre de la science-fiction, la « climate fiction » (« Cli-Fi » pour les intimes) s’est imposée depuis quelques années comme un outil pertinent pour anticiper les bouleversements climatiques à venir. S’appuyant à la fois sur des travaux scientifiques reconnus et sur des scénarios d’anticipation crédibles, ce genre littéraire est appelé à gagner encore en audience à l'avenir, notamment auprès des décideurs politiques. L’écrivain américain Paolo Bacigalupi, auteur notamment de La Fille automate (Au Diable Vauvert, 2012) et La Fabrique de doute (Au Diable Vauvert, 2015) est reconnu aujourd’hui comme l’un des grands noms de la « Cli-Fi » contemporaine. Dans son dernier roman, Water Knife (Au Diable Vauvert, 2016), il imagine à quoi pourrait ressembler la guerre pour l’accès à l’eau dans quelques dizaines d’années. Ça nous a donné envie de lui demander s’il se sentait investi, en tant qu’écrivain, d’un certain devoir de pédagogie sur le péril climatique.
Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, le système politique suisse laisse une large autonomie aux cantons et aux communes. Non sans de nombreux avantages. Mais l’accroissement de population, la pression sur les ressources, la concurrence entre les différents usages de l’eau, le changement climatique sont aujourd’hui autant de défis que les responsables de l’approvisionnement en eau doivent relever. D’où leurs interrogations : en suivant quels modèles et pour quels objectifs ? Éléments de réponse avec Philippe Collet, animateur de cette journée, et par ailleurs homme de grande expérience en la matière.
Aujourd’hui calculer les coûts réels d’un service de l’eau et en déduire une tarification la plus équitable possible pour ses usagers relèvent d’exercices comptables absolument nécessaires et plutôt complexes. C’est même un sujet qui fait débat parmi les responsables politiques locaux et les gestionnaires du secteur de l’eau potable. À preuve l’un des cycles de conférences organisés à Bulle, du 7 au 9 février 2018, dans le cadre de la 9e édition du salon aqua pro gaz.
Suite au succès des deux appels à manifestation d’intérêt (AMI) lancés en 2017 pour la mise en œuvre des politiques régionales Eau et Biodiversité, la Région Grand Est et ses partenaires ont décidé, en relation avec l’agence française pour la biodiversité, de reconduire ces dispositifs pour l’année 2018. Il s’agit de l’AMI "Eau et territoire : aménagements hydrauliques multifonctions" et de l’AMI "Trame verte et bleue : initiative biodiversité". Ces AMI visent à soutenir des projets pour la préservation des milieux et la protection des ressources en eau du Grand Est.
Qu’est-ce qui est une rivière, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Derrière cette question se cache un enjeu majeur pour la qualité des eaux car la réglementation concernant l’épandage de pesticides en dépend. Alors que la carte officielle pourrait s’établir au rabais, les défenseurs de la nature se mobilisent sur le terrain. Reportage en Ariège.
Veolia et ses partenaires ont obtenu le financement et l'arrêté nécessaires au projet SmartFertiReuse, pour l'irrigation des grandes cultures avec des eaux usées traitées, dans les Hautes-Pyrénées.
L’histoire mouvementée des projets de territoire consacrés à l’irrigation agricole permet de comprendre comment le système agro-industriel a réussi à obtenir du gouvernement actuel une relance insensée de l’irrigation agricole et son financement par les agences de l’eau et les collectivités territoriales.
Le gouvernement vient de décréter l’état de catastrophe naturelle pour 275 communes suite aux récentes inondations. Une situation qui se répète d’année en année, sans qu’aucune leçon n’en soit tirée. France Nature Environnement rappelle que ces dégâts pourraient pourtant être en grande partie évités, à condition de revoir notre politique d’aménagement du territoire pour permettre à la nature de jouer son rôle de régulateur.
La stratégie d’organisation des compétences locales de l’eau (SOCLE) du bassin de Corse a été approuvée par arrêté du préfet coordonnateur de bassin en date du 31 octobre 2017, après un avis favorable du comité de bassin du 11 octobre 2017.
Depuis 2012 un vaste chantier d'aménagement des bords de l'Isère est en cours pour protéger l'agglomération grenobloise d'une crue exceptionnelle. Ce mardi, la Métropole grenobloise et le Conseil départemental, co-financeurs du projet, ont organisé un point d'étape avant la livraison prévue en 2021.
Lors de cette 19e édition, des 24 et 25 janvier 2018, l'agence de l'eau Loire-Bretagne a organisé 3 ateliers et une séance plénière : "Cap sur le 11e programme de l’agence de l’eau". Les présentations sont disponibles.
La Fondation d’Entreprise Caisse d’Epargne Rhône Alpes lance son 3ème appel à projets pour préserver la ressource en eau. Le but est de soutenir et accompagner des actions environnementales liées à l’eau sur le territoire de la Caisse d’Epargne Rhône Alpes, portées par des structures ou des organismes d’intérêt général. Vous avez jusqu’au 31 mai 2018 pour envoyer votre dossier de candidature !
Un an après sa création, l'Association nationale des élus de bassin (Aneb) prépare un livre blanc. Une action en lien direct avec la raison d'être de l'association : promouvoir la gestion intégrée par bassin versant, fragilisée par la nouvelle organisation territoriale de la loi Notre. "Ce livre blanc national permettra à la fois de centraliser les bonnes pratiques locales et d'être force de propositions pour des évolutions législatives d'accompagnement de la gestion globale par bassin...
Depuis le début de l'année la couleur de la rivière Flon en Savoie, qui passe par Yenne et se jette dans le Rhône a tourné au blanc. Un glissement de terrain sur le domaine d'une carrière située en amont du cours d'eau a colmaté la rivière. La vie des poissons serait menacée.
Lors d'une réunion intersyndicale à Matignon, le 7 février, le gouvernement a indiqué avoir relancé le dossier de l'ouverture des concessions des centrales hydroélectriques, dévoile la FNME-CGT dans un communiqué. La France avancerait des propositions, pour répondre au contentieux lancé par la Commission européenne fin 2015. L'ouverture des concessions pourrait être lancée dès 2018, selon un calendrier que s'est procuré Actu-Environnement.
L'association landaise Life Ocean lance un appel aux dons pour financer son projets de bouées capables de filtrer les macro-déchets dans les cours d'eau et les océans.
Comme chaque année, les plaquettes de l'Observatoire de l'eau font le bilan sur différentes thématiques autour de l'eau. Retrouvez ici les bilans 2016 (sur des données de 2015) sur le prix de l'eau potable et sur les performances de réseaux d'eau.
L’examen en séance publique de la proposition de loi Ferrand-Fesneau relative à « l’assouplissement « du transfert des compétences eau et assainissement revient en séance publique à l’assemblée nationale, dans le cadre d’une procédure accélérée, le mercredi 31 janvier à partir de 21h30. Plusieurs dispositions du texte initial ont été modifiées en commission des lois, et plusieurs points de divergence subsistent encore.
Cette journée technique a comporté dans un premier temps la présentation du contexte foncier actuel. Puis des présentations ont abordé les stratégies foncières et les modes de gestion en fonction des typologies du foncier. Enfin, des retours d’expériences sur des actions mises en œuvre dans le but de valoriser et de préserver des milieux sensibles ont été présentés. Les échanges entre gestionnaires ont été favorisés par des temps dédiés à la suite de chaque session thématique. Les présentations sont disponibles.
Figure du monde de l’eau français, contractuel depuis 42 ans d’une Agence de l’eau, syndicaliste respecté, Jean-Jacques Maynard dénonce les récentes décisions gouvernementales qui font peser une menace sans précédent sur les politiques environnementales, plus que jamais primordiales quand le changement climatique menace notre avenir, voire notre survie.
Alors que les crues s’intensifient un peu partout en France et que les infrastructures artificielles échouent à les endiguer, les « solutions vertes » proposent un autre mode de gestion de l’eau, naturel, durable, et plus efficace.
Le ministère met en consultation un nouveau document-cadre guidant l'élaboration de la trame verte et bleue. Sa révision vise à prendre en compte les nouveaux schémas régionaux ainsi que des enjeux émergents liés aux continuités écologiques.
Le ministre de la "Transition écologique et solidaire" a adressé le 28 novembre 2017 un courrier aux présidents des Comités de bassin, qui explicite et éclaire, en réécrivant l’histoire, le coup de force opéré par le gouvernement sur l’un des instruments majeurs des politiques publiques de l’eau. Au fil des principales orientations déclinées par le ministre se dessinent aussi les lignes directrices d’une “nouvelle” politique environnementale : l’accompagnement, aussi mensonger que surmédiatisé, du libéralisme économique macronien.
Les différents acteurs du monde agricole ainsi que des entreprises de la Cosmetic Valley se sont réunis, vendredi 19 janvier 2018, autour de la préfète d’Eure-et-Loir Sophie Brocas, pour signer une feuille de route visant à améliorer la qualité de l’eau potable.
C’est probablement le plus grand réseau de galeries sous-marines jamais exploré. Après plusieurs mois de recherches, les plongeurs du Gran Acuifero Maya (GAM), un projet dédié à l’étude et la préservation des eaux souterraines de la péninsule du Yucatan (Mexique), ont découvert une connexion entre deux gigantesques galeries sous-marines, à Tulum. Ainsi reliées, ces grottes forment la plus grande galerie sous-marine du monde : 347 kilomètres.
Le combat contre la prolifération des algues vertes en baie de Saint-Brieuc est entré hier, dans une nouvelle phase. Un deuxième plan de lutte contre la prolifération de « laitues de mer », à l'échelle du bassin versant et pour la période 2017-2021, a été paraphé par 24 partenaires (État, EPCI, chambre d'agriculture, associations, comité local de l'eau...) au Gaec de La Ville-Volette, à Yffiniac.
L'Epab (Établissement public de gestion et d'aménagement de la baie de Douarnenez) lance un appel aux propriétaires de captages d'eau, puits ou forages, qui accepteraient de bénéficier d'analyses gratuites de leur eau, afin de participer aux travaux de lutte contre la prolifération des algues vertes. Explications.
Dans le cadre de la préparation de son prochain programme d’intervention (2019-2024), l’agence de l’eau Rhin-Meuse organise trois réunions d’information et de débats. Cette politique prend en compte les attentes locales et cherche à appréhender au mieux les enjeux futurs (changement climatiques, biodiversité, risques sanitaires émergents, gestion patrimoniale des équipements…). Ces 3 journées se positionnent dans le processus d’élaboration comme une étape d’écoute. Elle permettra de tester la recevabilité de certaines orientations du futur programme.
La com-com Creuse Grand Sud élabore le projet « Creuse amont » en s’appuyant notamment sur des partenariats avec les com-com voisines. L’objectif est de structurer une politique « eau » sur le territoire afin qu’elle soit « à la fois cohérente et solidaire ».
Les grands projets hydroélectriques ne sont plus une priorité, annonce le gouvernement. Le Brésil infléchit ainsi une politique énergétique qui a soulevé d’intenses polémiques en raison des dégâts environnementaux et de la spoliation des communautés indigènes qu’elle entraîne.
Le moteur de recherche du site a été ré-écrit pour permettre une recherche plus fine. Désormais, les résultats de recherche sont classés par types : actualités, publications, agenda, vidéos, offres d'emplois et de stages, CV, retours d'expérience, appels à projets, société. Le lien ci-dessus renvoie sur un exemple de recherche pour le mot GEMAPI.
Avec l'arrivée des ENR sur le réseau, le stockage d'électricité va devoir se faire une place dans le système. Les stations de pompage présentent de nombreux avantages. Des projets pourraient voir le jour dans les zones non interconnectées.
C’est le début de cette nouvelle année 2018 que la cinéaste valaisanne Mélanie Pitteloud a choisi pour commencer à diffuser auprès du grand public son premier long métrage documentaire. "Dans le lit du Rhône" - à travers le regard d’une poignée de personnages bien réels qui ’jouent leur propre rôle’ et qui entretiennent avec ce fleuve des relations particulières et contrastées - est comme une invitation faite à chacun de s’interroger sur ses propres liens avec les cours d’eau et le territoire où il vit.
Après plusieurs reports et des assouplissements de dernière minute, la loi sur la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi) entre enfin en vigueur. Rappel des principales dispositions.
Sur la base d’un état des lieux réalisé en 2016, un projet de stratégie a été élaboré au 1er semestre 2017 en s’appuyant notamment sur les services de l’État et les échanges intervenus en Comité de bassin ou dans ses commissions. Elle a été validée par le Comité de bassin le 11 décembre 2017 et approuvée par le préfet coordonnateur de bassin le 20 décembre 2017.
La proposition de loi Fesneau qui aménage les conditions de mise en oeuvre et d’exercice de la compétence Gemapi a été adoptée en procédure accélérée au Sénat le 18 décembre dernier, sous la forme d’une modification du texte de la commission des lois, qui a donné lieu à de très nombreux et intéressants échanges. Ils éclairent les limites, insuffisances voire impasses d’un texte qui devra donc à nouveau être complété dans un proche avenir, sauf à échouer à atteindre ses objectifs. Florilège.
La question de l’eau s’est inscrite au coeur de l’action publique et des préoccupations environnementales, au niveau international comme en France, une décennie durant, jusqu’au début des années 2000. Ce n’est plus vrai en 2018. Insensiblement, à dater du Grenelle de l’environnement, le "climat", la "transition énergétique" et la "biodiversité", ont relégué la question de l’eau à l’arrière plan.
Le concours porte sur 8 thématiques (4 thématiques opérées par l’ADEME, 4 par BpiFrance) dont la thématique « Ecosystèmes terrestres, aquatiques et marins » : Enjeux sanitaires et hydrologiques, optimisation et développement de nouvelles sources d’eau, sécurité des installations et des infrastructures de traitement, préservation et reconquête de la biodiversité des sols, qualité de l’eau et production agricole, anticiper, localiser et mobiliser les sols.
Enfin, pour l’instant il s’agit surtout de reprendre la gestion des réseaux des 22 communes qui n’avaient pas toutes la même façon de fonctionner. Par exemple, certaines avaient choisi de s’en occuper directement via une régie publique (Tours, St Avertin…) alors que d’autres avaient opté pour le privé (Joué, Chambray…). A terme, dans plusieurs années, il faudra sans doute faire un seul choix pour tout le monde : public ou privé.
En 2018, huit communes de Metz-Métropole intégreront une régie publique commune d’eau. Pour Montigny et ses voisines, elle remplacera la Saur. L’idée est d’avoir un meilleur service pour moins cher.
Pour augmenter leur pâturage, neuf exploitants se sont vu proposer une solution innovante cette année : restaurer leurs zones humides tout en mettant en place des talus. Une solution qui a aussi l'avantage d'être écologique. L'opération a été menée, dans le territoire, par le Syndicat mixte du Trégor.
Comment gérer les 40 millions de mètres cube d’eau potable dont ont besoin les habitants du territoire Grand Orly Seine Bièvre? Régie publique ? Délégation de service public (DSP) à un opérateur privé ? Gestion en direct ou via le grand syndicat intercommunal Sedif ?
Riverains et élus locaux de la Sélune ont organisé une première manifestation, pour exprimer leur opposition à la destruction des barrages annoncée de manière brutale et précipitée par Nicolas Hulot. La résistance à la défiguration de la vallée et à la casse des outils de production hydro-électrique s'organise. Elle va monter en puissance ces prochains mois.
Une étude menée de 2012 à 2016 sous l'égide du Service cantonal de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF) met en évidence le bien-fondé de la politique actuelle de repeuplement piscicole à l'aide de truitelles aux stades pré-estivaux et estivaux. S'ils ouvrent de nouvelles perspectives, les résultats obtenus encouragent aussi le canton à poursuivre son travail dans l'amélioration des écosystèmes aquatiques.
Dans le cadre du renforcement de sa politique de thèses, le BRGM met en place un programme doctoral, avec un appel à propositions de sujets de thèses pour deux ans.
En 2002, le fleuve avait causé deux inondations en l'espace d'une semaine. Et l'année suivante, en 2003, rebelote et nouveau débordement des eaux. Une crue centennale dont il a fallu tirer des leçons : ça a été le départ du Plan Rhône.
Développer l'irrigation et le stockage de l'eau ou économiser la ressource ? Le débat fait rage chez les agriculteurs. Le thème a été abordé en fin de semaine dernière à l'occasion de la visite au salon Sitevi à Montpellier du ministre Stéphane Travert.
Dans les Alpes et les Pyrénées, les premières stations de ski ouvrent leurs pistes. Face à la hausse des températures et à la baisse de l’enneigement, les stations croient avoir trouvé la parade, avec la généralisation des canons à neige. Problème : les quantités d’eau nécessaires pour produire la neige artificielle sont considérables, menaçant les réserves locales en eau potable. Ce qui n’empêche pas les régions alpines de consacrer des millions d’euros de subventions à ces équipements. Alors que les glaciers fondent et que l’eau se raréfie, l’enneigement artificiel est-il vraiment une priorité collective ? Enquête.
Simplifier la procédure de participation du public pour certains projets agricoles soumis aux législations eau et installations classées. Tel est l'objectif d'une expérimentation prévue par le projet de loi "droit à l'erreur".
Développement de l'irrigation et des stockages ou nécessité d'économiser une ressource qui se raréfie? Le débat sur l'eau fait rage chez les agriculteurs dont l'activité est frappée par le réchauffement climatique et la multiplication des périodes de sécheresse.
Avec une qualité de l’eau qui ne cesse de s’améliorer grâce aux efforts et aux investissements des agriculteurs bretons, la profession espère que cette 6e mouture n’apportera pas son lot de contraintes supplémentaires.
L’exécutif a multiplié les annonces choc au 100ème Congrès des maires de France. Le transfert de la gestion communale de l’eau le 1er janvier 2020, contesté par de nombreux élus, deviendrait optionnel sous certaines conditions. Les collectivités se verraient offrir des moyens de financement nouveaux pour « rénover les réseaux », des « Assises de l’eau » se tiendraient prochainement… Ces annonces improvisées, qui ne résoudront rien à une crise structurelle encore largement sous estimée, expriment surtout le désarroi d’un exécutif ne connaissant rien au sujet, en proie aux pressions de tous les lobbies, obsédés par le maintien d’un système qui court à sa perte.
Le projet de loi de finances pour 2018 prévoit une réduction massive des moyens financiers et humains des agences de l’eau qui va impacter considérablement les politiques locales de l’eau.
Le député Dominique Potier (PS), auteur du rapport qui a donné naissance au plan Ecophyto II, visant à réduire l’usage des pesticides en France, souhaite profiter des États-généraux de l’alimentation pour véritablement mettre en œuvre ce plan, bloqué selon lui par les « lobbys ».
Michel Rocard n’était pas spécialiste de l’eau, mais il a joué un rôle assez important en faveur de sa gestion : en protégeant les agences de l’eau dans un rapport d’inspection des finances qui devait les condamner, puis comme Premier ministre, en soutenant la loi qui a fait de l’eau un patrimoine commun, et enfin, dans la dernière partie de sa vie, en intervenant aux forums mondiaux de l’eau.
La question de l’eau a été au cœur de l’intervention de Nicolas Hulot, lors du congrès des maires, le 21 novembre. Avec des réseaux vieillissants et des compétences transférées aux intercommunalités en 2018 et en 2020, les interrogations sont des collectivités locales sont nombreuses. Le ministre de la Transition écologique et solidaire en a profité pour annoncer une grande consultation sur cette thématique au deuxième trimestre 2018.
Ce n'est pas la sécheresse en Haute-Bretagne mais la situation s'en rapproche malgré tout. Comme l'an dernier, le débit de la Vilaine est au seuil réglementaire minimal en amont de Rennes. Une rivière placée sous haute surveillance.
Le 26 septembre 2017 a eu lieu la mise en place du Comité de l’eau et de la biodiversité (CEB) de La Réunion. Ce comité assure en une seule et même instance pour les départements et régions d’outre-mer, le rôle jusque-là dévolu au Comité de bassin, et celui de comité régional de la biodiversité qui existe en métropole.
Interdite en Europe, sauf dérogation, la pêche électrique est pourtant pratiquée illégalement par les Pays-Bas. Mardi 21 novembre, la Commission des pêches du Parlement européen doit décider si ce type de pêche controversé peut être généralisé.
Depuis 10 ans, la Coalition Eau vise à faire entendre la voix de la société civile là où naissent les décisions politiques et financières, et là où se négocient les stratégies de développement tant au niveau national qu’international. Retour sur les 10 ans de mobilisation pour l’eau.
Hier matin, le syndicat mixte d’aménagement du bassin de la Gartempe a présenté la réception finale des travaux de restauration de la Brame : la dernière tranche d’un chantier qui a duré plus de deux ans.
Le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de l'Arve entre dans sa phase de consultation. Participez à la grande enquête publique qui se déroulera du 20 novembre au 22 décembre.
L'ambiance fut électrique ce jeudi 17 novembre 2017, dans la soirée, à Isigny-le-Buat (Manche), lors de l'assemblée générale de l'association des Amis du Barrage. Plus de 300 personnes étaient présentes dans la salle. La décision prise par Nicolas Hulot sur l'arasement des barrages a été au coeur de tous les débats.
La Compagnie nationale du Rhône constate un repli de 30 % à fin octobre. La production hydraulique d'EDF a reculé de 16 % sur les neuf premiers mois de l'année.
En qualité du président du Comité de bassin Seine-Normandie, François Sauvadet annonce ce mardi par communiqué de presse que "le Conseil d’administration de l’Agence de l’eau Seine Normandie a rejeté aujourd’hui son projet de budget par 19 voix contre, 10 pour (les représentants de l’Etat) et 2 abstentions". Et le président du conseil départemental de Côte-d'Or d'expliquer cette décision : "les administrateurs de l’Agence de l’eau ont souhaité protester contre le pillage des moyens de la politique de l’eau au profit du budget général de l’Etat".
Nicolas Hulot revient sur la décision de Ségolène Royal : les deux barrages de la Sélune (Manche) seront détruits. Le projet de restauration de la biodiversité du fleuve côtier, lancé fin 2009, repart de l'avant.
La Dreal (*) lance ses travaux de concertation pour établir le 6e programme «Nitrates». Nouveauté : en plus du monde agricole et des associations, la population va pouvoir s'exprimer.
1817-2017. Il y a 200 ans, l'ingénieur de Karlsruhe Johann Gottfried Tulla imaginait les premiers plans pour aménager le Rhin. Le but était de contenir le fleuve sur un bras unique d'environ 200 mètres de large, contre un kilomètre auparavant. Mais pourquoi avoir mené ces travaux pharaoniques ?
Le laboratoire départemental de la Charente dispose désormais d'une machine pour doser les molécules de pesticides dans les rivières et au robinet. En 2018, les analyses seront étendus au glyphosate, aux perturbateurs endocriniens, et aux résidus médicamenteux.
Selon les mesures réalisées régulièrement à Beaucaire (Gard), le débit du Rhône équivalait au mois d'octobre à seulement un tiers de son débit habituel à cette période de l'année.
C'est un sujet qui agite les Saintes-Maries depuis plusieurs jours. L'eau du robinet a un goût salé. Un problème simple aux explications scientifiques très complexes mais qui se résume par un alignement exceptionnel de phénomènes naturels. Concrètement, les conditions météorologiques de ces dernières semaines ont induit une hauteur et un débit du petit Rhône très faibles. Cela, associé à un vent du sud et un indice de marée, favorise des entrées salines très importantes.
Plus de la moitié (53%) des cours d'eau et plus du tiers des eaux souterraines sont contaminés en France par des pesticides, selon l'association Eaux et Rivières de Bretagne. Pourtant, la réglementation est "en régression".
La lutte contre les pollutions diffuses et la protection des captages d’eau potable est une problématique commune dans les différents pays Européens. Dans cet objectif, les acteurs européens ont mis en place des actions variées pour lutter contre les pollutions liées essentiellement aux pesticides et aux nitrates.
Pour améliorer cette lutte, l’accès à des retours d’expériences en dehors du territoire français peut permettre : de découvrir des démarches de protection innovantes ; de partager des techniques de protection des captages entre acteurs européens ; de favoriser la création d’un réseau d’acteurs européens sur la protection des captages.
Certains habitants de Montargis s'interrogent après l'effondrement d'une partie de la digue du canal de Briare jeudi soir. L'inondation catastrophique de juin 2016 est encore dans toutes les têtes. Plus qu'inquiets, ils sont préoccupés par l'état de la berge. Des travaux sont à prévoir.
Il y a un an, la Corse se trouvait confrontée à de graves inondations. Des pluies torrentielles s’abattaient sur l’île et plus précisément sur la Haute-Corse. Maisons inondées, commerces dévastés, ponts emportés, les dégâts ont été considérables. Et les plaies sont pour beaucoup toujours ouvertes.
L'effacement des barrages de la Sélune, décidé par l'Etat français en 2009, devait être le plus ambitieux projet européen de démantèlement de grands ouvrages hydrauliques au nom de la continuité écologique. A ce jour, c'est un échec puisque l'Etat a reculé face à la vigoureuse opposition des habitants de la vallée, pour une cause devenue un symbole national des pro- comme des anti-barrages. Deux chercheurs français reviennent sur les étapes de ce projet et analysent les raisons de son échec actuel.
Les ministres de la Transition écologique Nicolas Hulot et de l’Agriculture Stéphane Travert ont annoncé jeudi la mise en place d' »une cellule d’expertise » sur la gestion de l’eau dans le domaine agricole, « pour anticiper les conséquences du dérèglement climatique ».
Suite à la signature du 3ème Plan départemental de l’eau par les différents partenaires le 3 octobre 2017, le Département a organisé les 17 et 19 octobre derniers, deux demi-journées de réunions afin d’informer les élus ainsi que les différents acteurs de l’eau de la nouvelle politique de l’eau du Département, ajustée afin d’être encore plus cohérent avec les objectifs du 3ème Plan.
Cela se vérifie chaque jour : gérer les ressources en eau, les protéger et réguler leurs différentes utilisations est déjà en soi quelque chose de très complexe. Mais c’est un défi tout aussi compliqué de faire en sorte que les acteurs directement concernés – les administrations publiques, les entreprises privées et les milieux scientifiques – communiquent davantage entre eux et coopèrent au mieux dans la gouvernance globale du domaine de l’eau. Il existe pour cela, en Suisse, une bonne vingtaine de plateformes de concertation. Comment fonctionnent-elles ? Trois spécialistes en sciences sociales de l’environnement de l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau (Eawag) en proposent une radiographie qui met en évidence le potentiel d’une meilleure coordination.
La sécheresse frappe les Alpes-Maritimes depuis six mois. Dans l'arrière-pays grassois, de nombreuses sources sont presque taries. L'eau peine à arriver jusque dans les villages. Reportage au Mas, à quelques kilomètres de Gréolières.
Les élus de la communauté de communes Sud Roussillon (Saint-Cyprien et cinq autres communes) viennent de voter l'instauration d'une taxe inondation. La communauté urbaine de Perpignan l'avait déjà fait l'an dernier. Comptez autour de 20 euros par foyer et par an.
L’un de nos correspondants dans le Sud Est nous raconte les heurs et malheurs d’un charmant petit village médiéval en butte à une interminable succession de décisions arrêtées par des autorités plus stupides et obtuses les unes que les autres, quand elles ne témoignent pas d’une vénalité criminelle. Qui sauvera Saint-Guilhem de cette géhenne ?
La commune de Peret (34) a décidé de conserver la gestion de l'eau, en la partageant avec les habitants. Ils ont pu acheter des actions à 100 euros l'unité de La Péretoise des eaux , la société qui va gérer le service pour les 20 ans à venir.
Le 11 octobre 2017 ont été inaugurées deux nouvelles aires de lavage collectives dans le département de Côte-d’Or, portant à 10 le nombre total d’aires collectives en service dans le département.
Après l’abandon du barrage de Sivens, l’État a lancé une concertation locale sur un « projet de territoire ». Les auteur-e-s de cette tribune s’interrogent sur la participation d’associations écologistes à cette « expérience d’ingénierie sociale » où les pro-barrages sont majoritaires.
La récolte des olives, la culture de fleurs, les élevages des moutons souffrent de l'absence de pluies depuis plus de six mois sur la Côte d'Azur. La chambre d'agriculture du département demande la mise en place de nouveaux moyens pour conserver l'eau.
Les réformes que les rois fainéants n’avaient jamais osé faire ? La refondation de A à Z du modèle français, n’étaient donc pas que de la poudre de perlinpinpin ? Le gouvernement confronté à la bronca d’élus de toutes obédiences protestant contre le hold up prévu par le PLF 2018 sur la trésorerie des Agences de l’eau vient de mater les factieux, en faisant semblant de reculer, mais en augmentant encore les prélèvements prévus, pour mieux en finir avec l’autonomie des Agences dès l’an prochain…
Pas une goutte de pluie ou presque depuis le mois de juillet, la Provence est à sec. Les conséquences se font sentir : la ville de Gap n'a plus que 30 jour de réserve d'alimentation en eau potable, dans le Var et les Bouches du Rhône le risque d'incendie reste élevé.
Coup de théâtre à l’Assemblée nationale : lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF 2018), ce samedi 21 octobre, les députés ont voté la suppression d’un mécanisme qui amputait les agences de l’eau d’une partie de leur budget. Ce principe du « plafond mordant » voulait qu’au-delà d’un montant de 2,1 milliards d’euros, l’Etat prélève le restant des recettes issues des taxes sur les factures d’eau que perçoivent les agences de l’eau.
Alors que débute la deuxième phase des Etats généraux de l’alimentation, l’UFC-Que choisir dénonce la responsabilité de l’agriculture intensive, qui répand massivement des pesticides.
Superbe zone naturelle, maternité exclusive de plusieurs oiseaux rares, les Marais d’Harchies voient arriver à leur porte le projet de « quartier nouveau » des Sartis : 900 logements dévastateurs pour la biodiversité. Hors de question pour les experts de Natagora d’ouvrir la porte à ces nuisances alors qu’un site alternatif existe à Hensies et que la Wallonie veut augmenter ses aires protégées.
À l'initiative de la coordination eau Île-de-France, des élus et habitants de la région se sont réunis le 12 octobre pour protester contre la gestion privée de ce « bien commun ».
Les vertus du dialogue se voient plus souvent sur le long terme. Il aura fallu presque vingt ans pour que pêcheurs et exploitants de barrages parviennent à la signature du règlement d’eau commun aux aménagements hydroélectriques du Doubs franco-suisse. La signature du nouveau règlement d’eau commun aux aménagements hydroélectriques du Doubs franco-suisse a eu lieu le vendredi 13 octobre à Biaufond.
L'association Hydrauxois propose à la réflexion nationale des riverains ce texte sur l'avenir des rivières. A l'idée parfois dévoyée et assez pauvre de rivière "sauvage" ou "renaturée", qui inspire depuis une décennie la programmation publique, nous préférons un nouvel horizon : la rivière durable, riche de l'ensemble de ses patrimoines, conciliant l'ensemble de ses usages, préservant l'ensemble de ses potentialités écologiques, gérée en concertation avec l'ensemble de ses riverains. Ce texte exprime aussi une attente de plus en plus forte dans nos sociétés : que la décision publique se rapproche des citoyens, qu'elle suscite et écoute leur parole pour co-construire la décision, au lieu de s'en éloigner dans un déficit démocratique de plus en plus alarmant. Nous appelons nos consoeurs associatives à une lecture critique du présent texte et à une réflexion collective pour la création d'un label "rivières durables", susceptible de potentialiser nos actions et de proposer aux élus un cadre nouveau de gouvernance pour nos rivières.
Alors que les Agences de l’eau et les Comités de bassin sont à feu et à sang, les prélèvements financiers décidés par le gouvernement dans le cadre du PLF 2018, qui vont les priver de près de 420 millions d’euros, soit 20 à 25% de leurs capacités d’intervention, menacent de mettre à bas tout un écosystème qui contribue, quelles que soient ses imperfections, à la poursuite des objectifs de reconquête de la qualité de toutes les masses d’eau, fixés par la Directive européenne sur l’eau (DCE) d’Octobre 2000.
Organisée par l’Union des Industries et Entreprises de l’Eau et de l’Environnement (UIE), syndicat de spécialité de la FNTP, la 6ème édition du colloque annuel « Les Enjeux de l’Eau », portait cette année sur le patrimoine de l’eau. A partir d’un état des lieux, des propositions concrètes ont servi de base d’échanges pour valoriser, entretenir et renouveler ce patrimoine, tout en arrivant à garantir un « juste prix de l’eau ».
Quarante-deux nouveaux repères de crues ont été inaugurés, ce jeudi, sur le bassin versant de l'Ardèche. Ils visent à sensibiliser les habitants et surtout les touristes aux risques de crues présents sur vint-cinq communes ardéchoises.
Pour la première fois au Mans, des résidus d'un herbicide ont été détectés dans l'eau du robinet en 2016 et à nouveau cette année. Il n'y a aucun danger pour la santé, précise l'autorité sanitaire, même si un seuil réglementaire est franchi. L'eau issue de l'Huisne alimente 175 000 habitants.
L'expérimentation part du fait que l'ONU a reconnu l'eau comme un droit, mais également que les tarifs de l'eau dans la métropole sont très disparates. Afin de garantir à tous l'accès à l'eau, les foyers les plus modestes se voient rembourser les premiers mètres cubes.
Afin d’informer les acteurs de la gestion de l’eau sur l’actualité en rapport avec la compétence GEMAPI, l’OIEau propose une lettre d’information mensuelle. Cette lettre est réalisée avec le soutien financier de l’AFB et l’appui du Ministère de la Transition écologique et solidaire. Elle contient les principales actualités publiées dans le mois : articles, événements, documents…
C’est la goutte d’eau de trop. Celle qui a déclenché un mouvement de grève au sein de l’ensemble des agences de l’eau françaises, particulièrement suivi en Adour-Garonne, où l’on dénombrait un taux élevé de 78% de grévistes parmi les 250 salariés. En cause, les coupes dans le budget des agences de l’eau, annoncées par le ministre Nicolas Hulot.
A l'initiative d'Europe Ecologie les Verts, les associations de défense de la nature ont participé à une marche dans le Clain. Objectifs : alerter sur les dangers de la politique de gestion de l'eau et constater le niveau de l'eau qui est particulièrement bas.
La commune n'ayant pas connu de précipitations importantes depuis avril, le risque inondations est bien réel. Pour y parer, la municipalité a renforcé sa capacité d'anticipation.
Ce mardi 26 septembre, un comité de pilotage a été créé pour essayer de résoudre les problèmes de pollution qui touchent le littoral de Coutances Mer et Bocage. Il réunit les élus, les services de l'Etat, les représentants des conchyliculteurs et agriculteurs, l'ARS ou encore l'agence de l'eau.
Le syndicat des industriels de l’ANC a tenté d’empêcher la publication de l’étude scientifique, commandée par le ministère de l’Ecologie, mettant en cause des pratiques commerciales qui affectent plusieurs milliers de foyers français. La manœuvre a échoué…
Entre la prise de compétence de la gestion de l'eau par les communautés de communes (à la place du département) et l'arrêté sécheresse toujours en cours depuis le 26 juin dernier dans le Territoire de Belfort, les élus s'inquiètent de la gestion de l'eau dans le département.
Les feuilles d'impôts locaux vont s'enrichir d'une nouvelle ligne dès l'an prochain. Le conseil communautaire du lundi 18 septembre en a décidé ainsi afin de financer le transfert de compétence du Gemapi (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations).
Une enveloppe de 19 ME va être consacrée à la protection de 17 000 habitants et 740 entreprises dans le Pays de l'or. Confié au syndicat du bassin de l'Or, ce nouveau programme «complet» devrait obtenir des financements de l'Europe, de l'Etat et des collectivités locales.
Le code de environnement rend obligatoire l'entretien des rivières. Les aménagements des cours d'eau sont parfois polémiques car plusieurs visions s'affrontent pour éviter les crues meurtrières lors des épisodes méditerranéens comme il y a 25 ans, lors de la crue dramatique de l'Ouvèze.
L’agence de l’eau a lancé un nouvel appel à initiatives en faveur de la biodiversité. Études de connaissance, travaux, actions de communication... faites vos propositions !
Tempête sur le marché des dispositifs d’ANC: une étude publique révèle que 8 dispositifs de traitement sur 10 sont inacceptables… Les usagers n’ont pas fini de trinquer ! Tout ceux qui étaient présents, à Limoges, ce mercredi 13 septembre, en ce premier jour des Assises Nationales de l’ANC, dans une salle de plénière pleine à craquer, ont dû éprouver le même sentiment de vivre en direct l’implosion d’un système.
Le 13 septembre 2017, le Grand Avignon a signé un contrat d'agglomération avec l'agence de l'eau. Jean-Marc Roubaud, président du Grand Avignon a répondu aux questions de Sauvons l'eau.
Le gouvernement a préparé de nouvelles coupes dans le budget des agences de l'eau qui ont déclenché un tollé du côté des élus locaux. Alors que les collectivités doivent élargir leurs domaines d'action - avec notamment la Gemapi -, elles devront aussi faire face à une baisse des subventions des agences de l'eau. A plus long terme, c'est un risque important que prend l'Etat vis-à-vis de Bruxelles et de l'application de la directive cadre sur l'eau.
Nombreux sont ceux qui scrutent le ciel chaque jour dans l'espoir de voir tomber quelques gouttes au-dessus de l'Hérault. Force est de constater que le département est en pleine sécheresse.
Des lingettes, de la graisse, de l’huile. C’est la surprise peu ragoûtante qu’ont eue les égoutiers de Londres. Cet amas bouchait une canalisation de l’est de Londres. Les dimensions de ce « flatberg », iceberg de graisse, sont impressionnantes : 130 tonnes — l’équivalent de onze bus à étages — et 250 mètres de long, soit presque trois terrains de football.
Une part de plus en plus vaste des océans est dépourvue d'oxygène. Alors que la biodiversité marine peine à y vivre, l'homme continue d'aggraver ce phénomène de «zones mortes». Les scientifiques blâment les pesticides et le réchauffement climatique.
Les acteurs locaux impliqués ont signé officiellement le Contrat de bassin Fier & Lac d’Annecy le lundi 11 septembre 2017, au sein du SILA, la structure porteuse du Contrat. Cet acte marque le lancement de la phase opérationnelle des actions, pour une gestion globale et intégrée de la ressource en eau et des milieux aquatiques.
Dans un entretien accordé à Eaux glacées, Bernard Rousseau, ancien président de France Nature Environnement, créateur et animateur du réseau “Eau” de l’association durant 20 ans, livre une analyse magistrale de l’impasse de l’actuelle agro-industrie et de ses effets délétères sur l’environnement. Il estime que le gouvernement recycle de vieilles recettes en relançant une politique de l’irrigation qui ne répond pas aux nouveaux enjeux de la période, et appelle à une mobilisation redoublée de la société civile pour défendre et promouvoir une gestion soutenable de la ressource en eau.
La Ville de Cassis n'a pas aimé un reportage d'Envoyé Spécial évoquant des excréments dans ses eaux de baignade. Elle attaque France Télévisions et un plongeur en diffamation, réclamant 3,2 millions de dommages et intérêts à la chaîne.
En août, les ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique ont présenté leur plan de gestion de la ressource en eau. Si l’auteur de cette tribune salue les objectifs désignés, il déplore l’absence d’engagement à la hauteur des enjeux. Et rappelle un bon moyen de libérer des ressources en eaux : fermer les centrales nucléaires !
Viser l’autonomie énergétique pour un territoire où vivent 35 000 habitants, réduire la production de déchets d’un tiers en quelques années, remettre la gestion de l’eau au service des usagers : telles sont les dynamiques qui guident des maires, des élus et des citoyens de Briançon et de ses environs, dans les Hautes-Alpes. Objectifs : contribuer très concrètement à la lutte contre le réchauffement climatique et sanctuariser des biens communs hors des logiques de profits et de prédation.
Le président de la Chambre d’agriculture du Vaucluse, André Bernard, producteur de tomates à Uchaux dans le Nord du département, vient de plaider, dans un entretien fleuve au quotidien La Provence, pour que la sécurisation de la ressource passe par un colossal projet d’irrigation de tout le Nord Vaucluse grâce à des pompages de l’eau du Rhône, qui concernerait quatre vingt communes et quatre mille exploitants agricoles. Eaux glacées a interrogé un ingénieur agricole tout juste retraité, fin connaisseur de la région, qui conteste un projet démesuré, totalement inadéquat, qui témoigne de l’impasse de la fuite en avant dans l’irrigation que le gouvernement vient de concéder à la FNSEA et aux irrigants.
Refonder toute la politique de l’eau et sa planification (SDAGE) au bénéfice exclusif d’une fuite en avant éperdue du modèle agricole productiviste, et donc relancer l’irrigation à outrance sur fonds publics. Telles sont les conclusions sans équivoque du rapport “Eau, agriculture et changement climatique. Statu quo ou anticipation ?”, daté de juin 2017, et que le ministère de l’Agriculture vient de rendre public.
Loin du cliché de carte postale, les oasis du monde recouvrent, sous la lucarne des géographes, une très large palette de situations. Mais si ces «îles dans le désert», soumises elles aussi aux effets de la globalisation, sont aujourd’hui en pleine mutation, l’enjeu reste le même : l’accès à l’eau.
FNE dénonce la mise en place de dérogation aux arrêtés qui établissent des restrictions d'eau pour notamment des collectivités, industries ou agriculteurs. Précisions avec Lorraine Levieuge, chargée de mission eau pour l'association.
Anticipant l’obligation de prendre avant 2020 les compétences eau et assainissement, le Grand Besançon se prépare, depuis 2015, à le faire dès 2018. Sa méthode : concertation et transparence.
Le “plan” de gestion de l’eau présenté en conseil des ministres le 9 août 2017 par le ministre (supposé) de l’Ecologie, signe, comme c’était aisément prévisible, et comme nous l’avions annoncé, un acquiescement total du gouvernement aux exigences de la FNSEA et des irrigants. Sous la communication fallacieuse, un seul objectif : favoriser la réalisation à grande échelle, en dépit du bon sens, des centaines de projets de création de retenues d’eau actuellement à l’étude, financées par l’argent public, afin de soutenir le “tout maïs irrigué”, catastrophe agrologique, financière et environnementale. Décryptage.
En 1867, les autorités fédérales suisses donnaient leur feu vert à la première correction des eaux du Jura. Ce vaste projet, mené sur deux périodes distinctes et en commun par la Confédération et cinq cantons, est sans aucun doute l’un des plus importants et des plus spectaculaires jamais réalisés en Suisse en matière d’aménagement et de gestion des eaux.
La pollution de la côte et des nappes phréatiques de Gaza a gravement empiré depuis que les stations d’épuration de l’enclave palestinienne sont à l’arrêt, faute d’électricité. Les 100.000 mètres cubes d’eaux usées rejetées quotidiennement dans la Méditerranée polluent aussi la côte israélienne.
Le gouvernement serait-il tenté par la politique de la carotte et du bâton ? On pourrait le croire en découvrant ce qui se trame en coulisse. Si le président Macron a déclaré être prêt à faire des ajustements sur la Gemapi, Bercy est en train de réfléchir à un coup de rabot fiscal sur les agences de l’eau. Un effet potentiellement dévastateur puisqu'il est aujourd'hui demandé aux agences de l’eau de financer – outre la gestion de l’eau - de nouvelles missions sur la biodiversité.
Pour résister aux épisodes de sécheresse récurrents dans un avenir plutôt proche, il y a certes des économies à faire du côté de la consommation des particuliers, des industries et des cultures gourmandes en eau. Mais cela n’est pas suffisant. Améliorer notre gestion de l’eau, c’est aussi mobiliser de nouvelles ressources et mieux les stocker.
La fédération départementale de pêche du Doubs organise toute cette semaine des inventaires piscicoles des cours d'eau du département. Le résultat est catastrophique.
Nicolas Hulot présentera début août un "plan" sur la gestion de la ressource en eau, pour faire notamment face aux situations de stress hydrique que connaît la France, a annoncé le ministre de la Transition écologique et solidaire mardi. Ce plan sera présenté "au Conseil des ministres du 9 août", a indiqué Nicolas Hulot, auditionné par la commission des Affaires économiques du Sénat.
Une remise en cause du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement aux EPCI–FP le 1er janvier 2020 instauré par la loi NOTRe, l’entrée en scène de super-préfets, un droit à géométrie variable au nom de l’expérimentation, une réforme radicale de la Métropole du Grand Paris… Emmanuel Macron a multiplié les annonces choc lors de la Conférence nationale des territoires. Si elles sont mises en oeuvre, leur impact s’annonce explosif pour les collectivités locales.
Les élus communautaires du Grand Avignon ont dit non lundi soir à un retour à une régie publique de l'eau : 35 élus étaient favorables au maintient des délégations de service public à des sociétés privées, 23 souhaitaient un retour à une régie publique.
La commune de Rumilly compte trois zones humides dont il faut prendre extrêmement soin pour en préserver leur biodiversité. Pour arracher les plantes invasives, et notamment le solidage, la mairie appelle les habitants à se mobiliser. En attendant des subventions de la région.
Lors de la préparation et la mise en œuvre de la loi sur l'eau de 1964 et de la directive cadre européenne sur l'eau de 2000, les autorités publiques ont eu recours à des inventaires pour diagnostiquer une situation jusqu'alors mal connue ou mesurée selon des critères hétérogènes et pour justifier l'action publique choisie. Nous montrons que ces deux inventaires portent dans leurs indicateurs et leurs réseaux de surveillance des considérations politiques sur le type de réalisme justifiant les comparaisons possibles, le territoire pertinent pour l'action publique, les usages légitimes de l'eau et la répartition de l'effort environnemental. La comparaison des controverses qui ont jalonné leur construction permet de mettre en évidence deux projets politiques différents.
Les élections passent, le lobby de l’eau reste. On a beaucoup épilogué sur le renouvellement de l’Assemblée nationale suite aux derniers scrutins français. En réalité, Veolia et plus largement le lobby français de l’eau y restent plus présents que jamais, avec trois élues anciennes employées de la multinationale ou ex dirigeantes d’officines liées au lobby. Brune Poirson, chargée de la responsabilité sociétale de Veolia dans le cadre de la privatisation de l’eau de Nagpur, en Inde, s’est même vue confier un poste de secrétaire d’État au sein du ministère de la Transition écologique et solidaire.
Accentuée par la multiplication des tempêtes, la montée du niveau de la mer provoquée par le changement climatique est inexorable. Mais les rivages s’y préparent mal. Si des bâtiments sont d’ores et déjà évacués, les communes font face à un dilemme : comment continuer à attirer touristes et néohabitants tout en protégeant la population ? Voyage le long de la côte atlantique.
Au moins 40 lacs des Laurentides, et des dizaines d'autres en Estrie, en Outaouais et dans Lanaudière, sont maintenant aux prises avec un problème de myriophylle à épi, plante aquatique « zombie » envahissante qui se multiplie de façon exponentielle lorsqu'on la coupe.
Ce MOOC s'adresse à un large public francophone et international, intéressé à titre professionnel ou personnel par l'ingénierie écologique. Les secteurs d'activité concernés par ces solutions par et/ou pour le vivant sont multiples, et couvrent aussi bien l'environnement, l'eau, la ville durable, l'agroécologie, la dépollution, la restauration que la compensation écologique.
En 1867, les autorités fédérales suisses donnaient leur feu vert à la première correction des eaux du Jura : ce vaste projet mené de concert par la Confédération et cinq cantons avait pour objectif de protéger la population de la région des lacs de Morat, Neuchâtel et Bienne contre les fréquentes et graves inondations qu’elle avait à subir ainsi qu’à transformer cette grande plaine marécageuse en terrains propices au développement agricole. Du 4 juillet au 22 octobre 2017, une exposition itinérante – "Régions entreLACées" – doit permettre au grand public de mieux comprendre à la fois le pourquoi et le comment de cet ouvrage d’ingénierie hydraulique unique en son genre en Suisse et les défis actuels en matière d’aménagement des eaux face aux changements climatiques.
La champagne se mobilise pour réduire l'utilisation des produits phytosanitaires. Le CIVC et l'Agence de l'eau Seine Normandie sont associés depuis 15 ans pour mettre en application le programme gouvernemental Ecophyto. Objectif : réduire de 50% ces produits dans les vignes d'ici 2025.
Les élus de Toulouse Métropole ont rouvert ce jeudi le dossier de la gestion de l'eau. L'idée est d'harmoniser la gestion de l'eau sur l'ensemble des 37 communes de la Métropole à partir de 2020. Un sujet qui fait des vagues.
Le président de la chambre régionale d'agriculture, Joseph Colombani, redoute que la production maraîchère, celle des clémentines et l'abreuvement des animaux soient à l'arrêt si la situation de sécheresse devait perdurer
Rencontre avec Corinne Sandoz au Musée romain de Nyon. Elle a saisi le prétexte de récentes fouilles archéologiques entre 2014 et 2016 sur un petit tronçon de l’aqueduc qui jadis amenait de l’eau de Divonne jusqu’à l’ancienne ville romaine de Nyon, en bordure du Léman, pour monter une exposition qui permette à tout un chacun de vérifier que le parcours de l’eau, hier et aujourd’hui, "ça coule de source !"
Toulouse Métropole rouvre demain le dossier de la gestion de l'eau et relance, du coup, le match public contre privé. Les associations d'usagers demandent un débat.
La municipalité de Prague souhaite reprendre le contrôle de la distribution de l'eau, aujourd'hui gérée par la société PVK contrôlée par le groupe français Veolia, a annoncé mardi la maire de la capitale tchèque Adriana Krnacova. PVK exploite les infrastructures de gestion des eaux de Prague en vertu d'un contrat signé dans les années 1990, renouvelé en 2013, et qui va jusqu'en 2028. "L'eau est une commodité clé et il est essentiel que Prague l'aie sous contrôle. Pour moi, il est incompréhensible que la ville s'en soit défaite dans le passé", a déclaré à la presse Mme Krnacova.
Protection des milieux humides, vulnérabilité des réserves et protection des sources : l'eau sera au coeur d'intenses pourparlers et de guerres de pouvoir entre le gouvernement du Québec et les municipalités au cours des prochaines années.
N'y allons pas par quatre chemins : ça sent l’œuf pourri à Saint-Brieuc et dans les environs en ce moment! Les algues vertes qui s'échouent et se décomposent dans le port pourraient bien être à l'origine du phénomène.
La communauté d’agglomération Guingamp-Paimpol Armor-Argoat, dans les Côtes d’Armor, a incité et accompagné la mise aux normes des installations d’assainissement non collectif (ANC) défaillantes et des mauvais raccordements au réseau d’assainissement collectif.
Roannaise de l’eau, syndicat qui gère l’eau de 42 communes autour de Roanne s’est engagé depuis 2009 dans une démarche de gestion intégrée des eaux pluviales. Permettre à l’eau de s’infiltrer là où elle tombe est le leitmotiv de cette gestion.
L’entreprise publique, créée en 2010, lance une nouvelle campagne de communication illustrant ses liens quotidiens avec les Parisiens et son « positionnement unique » en tant qu’actrice de la métropole et des territoires durables. Les explications de Célia Blauel, présidente d’Eau de Paris, dans le journal du Grand Paris.
L'aquaculture française va mal. Pour la relancer, le Cese propose de restaurer les écosystèmes aquatiques et de favoriser une alimentation plus locale. Une avant-première des futurs états généraux de l'alimentation.
Triste constat pour la fédération de pêche de Savoie. Alors qu'ils se rendaient mardi sur les lieux pour une banale opération piscicole, ses membres ont découverts plusieurs centaines de poissons morts dans les eaux du Gelon. La pollution de cette rivière très appréciée des pêcheurs serait d'origine industrielle. La police de l'eau a ouvert une enquête.
Alors que les élections législatives approchent (dimanche 11 juin et dimanche 18 juin), la Coalition Eau se mobilise pour faire de l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous un enjeu majeur des débats et des décisions parlementaires des 5 prochaines années.
Une canalisation d'eau va bientôt produire de l'électricité à Annonay, en Ardèche. C'est une première en France, après Madrid, en Espagne, expérimentée sur un tuyau de la station de traitement de l'eau d'Annonay pour produire de l'électricité grâce au débit de l'eau.
Les cantons avaient jusqu’à fin 2012, selon la loi fédérale sur la protection des eaux, pour assainir tous les tronçons à débit résiduel en aval des centrales hydroélectriques pour que les cours d’eau concernés puissent remplir leurs diverses fonctions naturelles. Mais quatre ans après l’expiration du délai légal, seuls sept d’entre eux ont appliqué ces prescriptions légales et trois quarts seulement des prélèvements d’eau sont assainis.
Une nouvelle étape a été franchie, la semaine dernière, dans l’accord de coopération entre la Corse et la Sardaigne, initié par l’Exécutif territorial nationaliste dès sa prise de fonction en décembre 2015. Pendant trois jours, du 17 au 19 mai, une délégation de l’Office d’équipement hydraulique de la Corse (OEHC), emmenée par son président et conseiller exécutif, Saveriu Luciani, s’est rendue dans l’île voisine pour, notamment, jeter les bases d’une collaboration en matière de gestion d’eau et d’adaptation au changement climatique.
Sur la gestion de l'eau, M. Mézard veut "sortir d'un certain dogmatisme et d'une habitude de dire: ce n'est pas possible. Le changement climatique appelle à une nouvelle approche dans tous ces sujets", selon Mme Lambert. Concrètement, "nous avons parlé de la superposition de formulaires et de délais administratifs qui découragent beaucoup d'acteurs" avec, par exemple, des projets de réserves d'eaux "qui ont 7 ans d'âge et n'ont pas encore abouti", a précisé la président de la FNSEA.
Le Pôle Eau Genève est fier de co-organiser le MOOC n°3 - Droit International de l'Eau Douce. Celui-ci renforce l’offre du Pôle Eau Genève dans le domaine des cours en ligne ouverts à tous et gratuits, accompagnant celui sur la Gestion et politique de l’eau et celui sur Les Services écosystémiques - une méthode pour le développement durable. L’objectif ultime étant de délivrer un certificat combiné sur les ressources naturelles et la gouvernance de l’eau dans le cadre de la plateforme Coursera.
Le changement des règles d’évaluation du bon état a conduit au déclassement de certaines masses d’eau. Un résultat décevant au regard des actions engagées sur le territoire du SAGE Estuaire de la Loire.
Le droit à l’eau enflamme l’actu politique lyonnaise et appelle des mesures urgentes. Après la fermeture très contestée des bains douche en janvier, pendant l’été le droit à l’eau est bafoué une fois de plus à Lyon, avec une fermeture de fontaines publiques indigne, visant ouvertement les quelques familles nomades vivant à proximité. Très vite, la température monte, le scandale éclate, les secours s’organisent … Chronique d’une coupure qui fait rage.
La Région Nouvelle-Aquitaine a lancé le 9 mars dernier une concertation sur l'eau. L'objectif est de consulter l'ensemble des acteurs et usagers de l'eau en vue d'élaborer la nouvelle politique régionale en la matière et d'irriguer les autres politiques régionales (innovation, agriculture, ...). Le 28 avril, une conférence scientifique autour des enjeux de l’eau en Nouvelle-Aquitaine a été organisée par la Région. Les vidéos et les interventions sont disponibles.
Trente-six millions de mètres cubes d’eau potable qui s’évanouissent dans la nature ! Pour rappel : 1 m3 c’est 1.000 litres. Cela représente la consommation annuelle d’environ 240.000 foyers. Et un coût évalué à 44 millions d’euros... Telle est l’ampleur des pertes d’eau potable estimées dans les quatre départements auvergnats, selon l’étude de la Cellule économique régionale de la construction publiée en début d’année.
La situation du fleuve s’est nettement améliorée depuis les années 1970, mais pour prétendre à l’ouverture de bassins praticables pendant les JO, il faudra encore surmonter de nombreux obstacles.
Comme un peu partout en France, la terre a soif en Lorraine. Selon l'organisme expert Agritel, la région connaît un déficit hydrique de 24% sur la période novembre - avril par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Attendu depuis fin janvier, le décret qui confie l'animation des politiques de l'eau à la Région Bretagne vient de paraître au Journal officiel. Publié le 6 mai dernier, il précise " En vue d'une gestion coordonnée des différents sous-bassins hydrographiques de la région Bretagne, justifiée par l'état des eaux de surface et des eaux souterraines présentant des enjeux sanitaires et environnementaux, la région Bretagne assure, à l'échelle de son territoire, les missions d'animation et de concertation dans le domaine de la gestion et de la protection de la ressource en eau et des milieux aquatiques".
La pose de mini émetteurs sur les poissons de la Doller a commencé ce mercredi à Lauw. L'objectif est de vérifier que les passes à poissons et autres aménagements de la rivière fonctionnent bien et d'acquérir une meilleure connaissance de la rivière qui traverse le Haut-Rhin.
François Hollande c’était la pluie, dès le défilé sur les Champs Elysées, puis à l’ile de Sein, partout, tout le temps, d’ailleurs le quinquennat a ensuite été endeuillé par des inondations meurtrières. Avec Emmanuel Macron, dès cet été, la question de l’eau, totalement ignorée tout au long de la campagne électorale, va revenir en force. Cette fois, sécheresse annoncée, catastrophique retour des algues vertes en Bretagne, plus largement une "gouvernance de l’eau" à bout de souffle. Le retour du refoulé va être brutal.
Les cours d’eau et lacs naturels abritent nombre d’espèces animales et végétales et fournissent aussi une contribution importante en termes de protection contre les crues, d’approvisionnement en eau potable et servent à la détente. Pour remplir toutes ces fonctions, il importe que les eaux soient de bonne qualité, que leur débit soit suffisant et qu’elles aient assez d’espace. Les travaux de mise sous terre, de rectification et d’endiguement réalisés ces dernières années ont privé les cours d’eau de beaucoup d’espace : il s’agit désormais de leur en rendre une petite partie. Avec la révision de l’ordonnance sur la protection des eaux (OEaux), en vigueur dès le 1er mai 2017, les cantons peuvent trouver des solutions locales adaptées.
Fin février, la ministre des Outre-mer a signé avec le président du syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte (SIEAM) le « Plan eau Mayotte». Une mesure d’urgence pour faire face à une longue pénurie en eau potable qui n'a pas pour seule explication les fortes sécheresses. Sur les bancs des accusés, siègent aussi l'Etat et les collectivités.
La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté le recours de l'Association des moulins de Touraine et de onze amoureux des moulins qui lui avaient demandé d'annuler la déclaration d'intérêt général des travaux de restauration des cours d'eau du bassin de l'Indre entre Courçay et Pont-de-Ruan.
Les zones de conservation halieutiques constituent officiellement une nouvelle catégorie d’aires marines protégées (AMP) suite à la parution le 19 avril dernier de leur décret de création signé par les ministères de l’Environnement, de la Pêche et des Outre-mer. Ces AMP ont pour objectif de préserver à long terme les espèces exploitées (poissons et coquillages principalement) et de bénéficier à terme aux pêcheurs qui les exploitent.
Le 21 mai 2017, les Suisses sont appelés aux urnes pour dire s’ils acceptent ou non une nouvelle loi sur l’énergie. Celle-ci propose un premier paquet de mesures – économiser l’énergie et améliorer son efficacité, promouvoir les énergies renouvelables, abandonner l’énergie nucléaire – à mettre en œuvre conformément à la Stratégie énergétique 2050 définie par le gouvernement fédéral. Qu’en est-il de la place de l’énergie hydraulique dans ce vaste programme qui n’a pas fait l’unanimité dans la classe politique suisse et est donc soumis à référendum ? Rappel des principaux enjeux et des positions-clés en matière d’hydroélectricité.
Le CGEDD en démineur, escalade la face Nord de la continuité (écologique) pour prôner le « changement », avec davantage de concertation, afin de concilier ladite « continuité » avec les enjeux patrimoniaux et énergétiques.
Cheminer, cette année, le long de la rive sud du Léman de Genève à Saint-Gingolph, puis l’an prochain en empruntant la rive nord : c’est le voyage artistique proposé à la fois dans une exposition du Musée du Chablais, à Thonon-les-Bains, et dans un catalogue où cohabitent gravures et écrits hérités de ceux qui jadis ont parcouru ces paysages dont Rousseau disait qu’ils exerçaient sur lui un attrait inexplicable.
Les précipitations de mars n’ont pas été suffisantes pour combler le déficit observé depuis l’été dernier. Sans pluies abondantes d’ici fin juin, des arrêtés de restrictions pourraient être pris précocement
Le Sri Lanka est le premier pays à avoir classé en zone protégée l’ensemble de ses mangroves, après avoir tragiquement pris conscience de son importance lors du tsunami de l’hiver 2004. L’élevage industriel de crevettes menace ce vivier nécessaire à la survie des pêcheurs, qui se mobilisent aujourd’hui pour la défendre et la replanter.
Les piscicultures d'eau douce relevant de la réglementation des installations classées (ICPE) vont bénéficier d'un report de délai de cinq ans pour mettre en œuvre les travaux nécessaires à la restauration de la continuité écologique des cours d'eau.
La Haute Cour d’Uttarakhand a déclaré vendredi 31 mars que les glaciers, dont Gangotri et Yamunotri, mais également les rivières, les cours d’eau, les ruisseaux, les lacs, l’air, les prairies, les vallées, les jungles, les zones humides des forêts, les prairies, les sources, ou encore les chutes d’eau, étaient des personnes à part entière, des sujets de droit disposant de la personnalité juridique. Cette annonce intervient une semaine après avoir déclaré les rivières Ganga et Yamuna comme des « personnes légales ».
Les précipitations du mois de mars 2017 se sont concentrées essentiellement en début de mois et ont été majoritairement inférieures aux normales de saison.
Le comité de bassin de Corse élabore un plan de bassin d’adaptation au changement climatique afin de définir des mesures concrètes pour réduire la vulnérabilité au changement climatique dans le domaine de l’eau, en ciblant les zones où il est nécessaire d’agir en priorité.
Le CGEDD a identifié des pistes pour décoincer la politique de continuité écologique. Il propose de s'appuyer plus fortement sur une politique territoriale et de croiser les enjeux énergétiques, patrimoniaux et de biodiversité.
Le présent appel à projets, lancé par la DRIEE vise à labelliser les projets susceptibles de bénéficier des financements FEDER au titre de l’objectif spécifique n°16 : « Réduire la vulnérabilité des territoires au risque de sécheresse par la mobilisation des ressources en eau dans le respect des écosystèmes aquatiques » de l’axe 10 « Diminuer les vulnérabilités du bassin hydrographique interrégional de la Seine aux phénomènes météorologiques et préserver la biodiversité du fleuve » du POR 2014-2020 Ile-de-France.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie lance un appel à projets destiné à soutenir des projets collectifs pour la réduction de l’utilisation des phytosanitaires.
Sur le bassin Artois-Picardie, la présence importante de réseaux d’assainissement de type unitaire, recevant à la fois les eaux usées et les eaux pluviales, accentue les déversements de flux polluants parfois importants dans les milieux aquatiques superficiels. Le présent appel à projets propose d’attribuer des aides exceptionnelles pouvant aller jusqu’à 55% de subvention et 25% d’avance sans intérêt.
L’animateur du collectif eau de la fédération CGT des services publics revendique un service public national de l’eau et de l’assainissement relevant du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer ainsi que la gratuité de 50 litres d’eau par personne par jour, afin de garantir le droit d’accès à l’eau à tout citoyen et préserver la santé publique. Il exige également l’abrogation de la loi Notre, qui exterminera plus de 90 % des services de proximité de l’eau et de l’assainissement.
Irriguer tout en préservant la ressource en eau potable, l'association des irrigants Méditerranée veut puiser dans le Rhône, elle l'a dit en assemblée générale lundi. Le projet, qui en est pour le moment au stade des études, est devenu indispensable au vu des dernières sécheresse, estime le président de la chambre d'agriculture de Vaucluse, André Bernard : "Cela permettra des aménagements de sécurisation incendie dans certains secteurs, et un soulagement de l'eau potable. Les collectivités ou les particuliers qui arrosent avec l'eau potable, demain, pourront l'arroser avec cette eau."
André Flajolet, maire de Saint-Venant (62), ancien député du Pas-de-Calais, préside depuis janvier 2016 la commission Environnement et développement durable de l’Association des Maires de France. Impliqué depuis une trentaine d’années dans les politiques publiques de l’eau, il dresse, dans l’entretien qu’il nous a accordé, un constat sans concession d’une situation inquiétante, appelant de ses voeux des réformes désormais indispensables, au regard des défis de la période.
Le CGEDD a rédigé un rapport sur les eaux pluviales qui a bien peu de chance d'être validé par le ministère de l'Environnement avant les élections présidentielles. Pierre-Alain Roche qui en a coordonné la rédaction, l'a présenté en avant-première lors du colloque « Gestion des eaux pluviales et développement urbain » organisé par le conseil départemental des Hauts-de-Seine le 28 mars.
Afin de donner un coup de pouce décisif à ses zones humides vulnérables, le Gouvernement de l’Algérie adopte une nouvelle stratégie de conservation à long terme, dans l’intérêt de son peuple et de la nature. Lancée officiellement en février, la Stratégie nationale de gestion des écosystèmes de zones humides, d’une durée de 15 ans, marque une nouvelle ère dans la conservation des zones humides du pays.
Le premier Atlas international des nuages date de 1896 et sa dernière mise à jour remonte à 1987, avant même l’apparition d’internet. C’est dire que la nouvelle édition annoncée le 22 mars 2017 à Genève par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) était très attendue. Comprendre les nuages, explique son secrétaire général, le Finlandais Petteri Taalas, est important "non seulement pour prévoir le temps, mais aussi pour modéliser le système climatique et prévoir les ressources en eau disponibles".
Les Organismes Uniques de Gestion Collective doivent établir des règles pour répartir les volumes prélevables entre les agriculteurs. Sur quels principes éthiques fonder ce partage? Quelle vision les agriculteurs ont-ils de ce que serait un partage juste et équitable ?
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, la Société publique locale Eaux de Grenoble Alpes et son président Olivier Bertrand font le point sur la politique sociale de l’eau que la Métro veut mettre en œuvre. Et ceci à travers un mode de remboursement sur les factures des plus précaires.
Philippe Saurel, maire de Montpellier, président de la métropole (3M), et René Revol, président de la Régie des eaux de Montpellier 3M ont inauguré ce mercredi, l’installation de l’Observatoire Montpellier Métropole de l’Eau (OMME). L’instance doit être un lieu d’échanges, de réflexions et de suivi dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, dont la vocation est de fournir des avis consultatifs aux élus.
La modernisation du traitement biologique des eaux usées, deuxième étape de la refonte de l’usine Seine aval (après celle du prétraitement), est en cours de finalisation. Après 40 mois de travaux, les nouveaux ouvrages font l’objet depuis la mi-février d’une mise en route progressive, ponctuée de nombreux tests d’observation et de sécurité hydraulique. L’arrêt définitif des anciens ouvrages étant prévu au mois de mars 2017.
Le ministère de l'Environnement soumet à la consultation du public jusqu'au 7 avril prochain un projet de décret visant à "dynamiser la recherche géothermique dans des zones jusque là méconnues, avoir une meilleure connaissance du sous-sol et s'adapter aux réalités technologiques et industrielles d'aujourd'hui". Pour cela, il abaisse de 150 à 110°C le seuil permettant de distinguer la géothermie dite "à haute température" de celle "à basse température".
Des échantillons d'eau du robinet de Montréal analysés pour le compte d'Équiterre ont montré des concentrations d'atrazine inférieures aux normes canadiennes, mais supérieures à celles de l'Union européenne (UE), qui interdit l'utilisation de cette substance active d'un herbicide couramment utilisé en agriculture.
Dans le cadre de sa stratégie plastique, la Commission européenne soutient les bioplastiques. Présentés comme un secteur d’avenir, porteur de bénéfices environnementaux et économiques, ils sont pourtant loin d’être écologiques. Non seulement ils ne résolvent pas le problème de la pollution mais ils sont porteurs de nouveaux risques pour les océans et les cours d’eau.
Le président Donald Trump a signé le 28 février 2017 une ordonnance qui habilite l'Agence fédérale pour la protection de l'environnement (Environmental Protection Agency, EPA) à démanteler la réglementation sur l'eau (Clean Water Rule) entrée en vigueur sous la présidence de Barack Obama.
En un an de démarches, le producteur d’électricité Alpiq n’a pas réussi à monnayer son portefeuille d’ouvrages hydroélectriques. La recherche d’investisseurs continue, mais s’annonce difficile.
Un état des lieux scientifique et des ateliers de concertation associant près de 500 acteurs régionaux de l'eau seront menés durant les prochains mois pour que la nouvelle Région définisse des axes stratégiques pour la gestion de la ressource en eau.
Si les précipitations enregistrées en février ont permis de remplir les barrages, le niveau bas des nappes phréatiques reste inquiétant. La météo des mois à venir sera déterminante pour la période critique de l'automne. Les mesures de restriction d'eau sont donc maintenues.
L'Agence française pour la biodiversité (AFB) ouvre, jusqu'au 30 avril, un appel à projets de recherche sur la maîtrise foncière pour préserver et restaurer les milieux aquatiques. Adressé aux chercheurs en sciences humaines et sociales, il vise "à travailler autour de la question d'une gouvernance foncière territoriale qui tienne compte des impératifs de maîtrise foncière en matière de préservation et de restauration des milieux aquatiques [et] soit capable d'associer différents niveaux d'acteurs publics et privés, de niveau local ou national, mais aussi de concilier une légalité et légitimité sociale, économique, culturelle et politique localisée, fonctionnelle et territoriale".
Le Syndicat d'aménagement de la vallée de l'Indre (Savi) a présenté les travaux qui seront réalisés en 2017 sur l'Indre et la Douve, à Montbazon, afin d'améliorer la qualité générale du cours d'eau et de lutter contre l'érosion des berges.
À travers un retour d’expérience sur la démarche prospective mise en œuvre lors de la phase « tendances et scénarios » du SAGE du bassin de Thau, cet article discute des conditions d’une telle démarche et de son intérêt, notamment pour favoriser le dialogue entre les acteurs et engager certaines actions, en donnant à l’eau toute sa dimension politique.
Cette seconde fiche de la série "économie et partage des ressources en eau" revient sur l’expérience menée par la ville de Mérignac en Gironde afin de maîtriser la consommation d’eau à partir des nappes phréatiques, en agissant dans ses espaces verts et ses bâtiments et en diversifiant ses ressources en eau.
Le réseau Captage LR animé par la FREDON a rassemblé, le 2 février dernier, une vingtaine d'animateurs captage pour échanger sur l'évaluation des actions publiques qu'ils mènent : la reconquête de la qualité de l'eau, et la lutte contre les pollutions diffuse sur les captages d'eau potable.
Encore raté. L’Europe n’est toujours pas dotée d’une réglementation des perturbateurs endocriniens. Faute de majorité, la Commission européenne a renoncé, pour la troisième fois, à présenter au vote ses « critères d’identification ».
Eau et rivières de Bretagne condamne la suppression sans autorisation par un propriétaire privé d'1,5 ha de bois situé en zone humide classée, le long de la route de Bénodet. L'association déplore le classement sans suite de l'affaire par le parquet.
La réouverture du tunnel du Rove (le pompage d’eau de mer à travers le bouchon de son effondrement) est un serpent de mer de la politique écologique de l’étang de Berre. Des prises de parole à haut niveau laissent imaginer que cette histoire arrive prochainement à un terme. Il n’y a aucune certitude à cela mais c’est l’occasion de faire le point sur ce sujet.
Dans un vaste pays marqué par une distribution très inégale de la ressource en eau, la Tasmanie est un cas à part : arrosée et agricole, elle a beaucoup misé sur l'hydroélectricité, jusqu'à ce qu'une controverse soulève les défenseurs écologistes de la wilderness australienne. Ce conflit, sans avoir affecté la gestion de l'eau en Australie, est devenu le symbole de l'émergence de l'environnement comme enjeu politique et juridique. Par ailleurs, il a profondément marqué la société tasmanienne et continue encore aujourd'hui à façonner le territoire.
Sous des dehors anodins, l’annonce le 24 février de l’acquisition de 6 kilomètres de réseaux communaux par le SEDIF aux confins de l’Oise et de la Marne, signe que le président du Syndicat des eaux d’Ile-de-France poursuit à marches forcées la véritable chevauchée des Walkyries initiée il y a dix ans…
Intense pédagogue, homme de terrain, précurseur, créatif et anti-conventionnel… Les éloges sont unanimes : Jean Verneaux était un grand scientifique. Cet hydrobiologiste franc-comtois vient de décéder à l’âge de 80 ans et son héritage est bel et bien vivant. Aujourd’hui, les spécialistes des milieux aquatiques utilisent un outil de mesure de la qualité des eaux mis au point par Jean Verneaux et les étudiants du Master Sciences de l’Eau-QuEST peuvent mettre en avant un diplôme réputé en France.
Agribio 13 a lancé une enquête pour évaluer la consommation alimentaire des riverains de l'Huveaune. Dans le cadre du Contrat de rivière, le groupement veut proposer "des actions d'accompagnement des producteurs vers des pratiques favorables aux ressources en eau".
En 2016, les salmonidés sont revenus en nombre de l'Atlantique pour tenter de se reproduire dans l'Aulne ou ses affluents. Une bonne nouvelle pour l'espèce, classée comme vulnérable, et ce, même si les raisons d'un tel niveau de retour dans le fleuve restent floues.
Désormais, les moulins équipés pour produire de l'électricité, situés sur des rivières à restaurer (classées en liste 2) ne seront plus soumis aux obligations liées à la continuité écologique des cours d'eau. Ils sont ainsi dispensés d'assurer un transport suffisant des sédiments ainsi que la circulation des poissons migrateurs.
C'est un résultat vraiment pas glorieux : en Vendée, seulement 1% des cours d'eau et des nappes phréatiques sont en "bon état" et 2% en Loire-Atlantique d'après l'agence régionale de l'eau.
Jean Verneaux, c'est presque l'hydrobiologie résumée en un seul nom. L'IBGN, la typologie des cours d'eau, les peuplements piscicoles théoriques, et tant d'autres sujets lui sont associés.
Le barrage d'Oroville, en Californie, menace de déborder. Il n'en existe pas d'aussi haut en France, et EDF assure avoir fait les investissements nécessaires à l'entretien de ses ouvrages hydrauliques pour éviter un incident de ce genre.
Grâce à ses politiques rigoureuses, le Danemark a réussi à dépasser le lien en apparence indissociable entre consommation d'eau et d'énergie. La mise en place du modèle danois au niveau européen ne s'annonce cependant pas facile.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie lance un appel à projets pour la gestion intégrée et préventive des eaux pluviales. La maîtrise des eaux pluviales constitue un enjeu pour l’atteinte du bon état des masses d’eau sur le bassin Artois Picardie. Fort de son succès en 2016, l’Agence de l’Eau Artois-Picardie souhaite poursuivre le développement de la gestion des eaux pluviales par les activités économiques et consacre une enveloppe de 2 millions d’euros pour 2017 à cet appel à projets. Les dossiers sont à déposer avant le 15 juillet 2017.
Le Pôle Eau Genève est fier de co-organiser le MOOC n°2 - Les Services écosystémiques : une méthode pour le développement durable. Celui-ci renforce l’offre du Pôle Eau Genève dans le domaine des cours en ligne ouverts à tous et gratuits, accompagnant celui sur la Gestion et politique de l’eau et du cours prévu sur le Droit international de l'eau douce (mars 2017). L’objectif ultime étant de délivrer un certificat combiné sur les ressources naturelles et la gouvernance de l’eau dans le cadre de la plateforme Coursera.
Ce mardi soir les Biotois ont pris connaissance des aménagements concernant le plan de prévention risque et inondation. Un plan très polémique. Guilaine Debras, maire de Biot était ce mercredi l'invitée de France Bleu Azur.
Le 24 novembre 2016, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) [1] organisait une journée exploratoire à Montreuil à destination d’acteurs locaux de divers horizons [2] sur la pratique du dialogue territorial pour « éviter les blocages dans les projets liés à l’eau et l’agriculture ». Retour sur cette journée riche en enseignements.
La Communauté urbaine du Grand Reims, ville qui n’a jamais délégué la gestion de l’eau à une entreprise privée, fait partie des bons élèves de l’enquête sur la qualité de l’eau du robinet publiée aujourd’hui par l’UFC Que choisir.
Aujourd'hui, 35 % des masses d'eau de Bretagne sont dans un bon état écologique. L'objectif fixé pour 2021 par la directive européenne sur l'eau est de 69 %. Pari impossible, ou ambition raisonnable ? Sylvie Detoc, directrice de la délégation Armorique de l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne, se disait confiante, hier, au Carrefour des gestions locales de l'eau.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie lance un appel à projets auprès des bailleurs pour des travaux relatifs à :
La réhabilitation et/ou la mise en séparatif des réseaux d’assainissement,
La gestion préventive et intégrée des eaux pluviales,
Les travaux d’adduction d’eau potable.
Déposez votre dossier avant le 15 Mai 2017 auprès de l’agence de l’eau.
Paris et l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) viennent de plancher sur neuf sites capables d’accueillir des lieux de baignade dans les années à venir.
Ce ne sont pas les quelques gouttes de pluie tombées ces deux derniers jours qui vont donner du baume au coeur de Jean-Luc Bourgeaux, président du Syndicat des Eaux du Pays de Saint-Malo. La sécheresse menace le Département qui devrait prochainement lancer des consignes de restrictions d'eau.
Le but de cet article est de faire le point sur la DCE vis à vis des deux « masses d’eau » dont s’occupe notre association : l’étang de Berre et la Durance.
La Bretagne connaît actuellement une période de sécheresse hivernale. En 2016, la pluviométrie était bien inférieure à la normale, particulièrement au mois de décembre.
La première fiche de cette nouvelle série vient de paraître. Elle porte sur la réutilisation des eaux usées traitées en agriculture, pour préserver le milieu récepteur, avec une expérience menée à Château-Renault par deux agriculteurs.
La commission du développement durable de l’Assemblée Nationale présidée par le député (PS) de l’Indre Jean Paul Chanteguet, a organisé le mercredi 23 novembre 2016 une table ronde consacrée à « l’usage et à la gestion équilibrée des cours d’eau ». Conformément aux procédures habituelles de travail des commissions du Parlement, elle a auditionné plusieurs experts sur le thème de la continuité écologique, dans le prolongement du rapport "Vigier-Dubois". Lesdits experts ont littéralement dynamité le consensus convenu sur ladite « continuité écologique », révélant les enjeux cachés d’une véritable supercherie, qui a déjà provoqué des dégâts considérables depuis une dizaine d’années.
Des chercheurs de l’Université de Toronto, au Canada, ont annoncé à l’Union américaine de géophysique avoir découvert dans une mine de Timmins, en Ontario, la plus vieille eau connue jusqu’à présent.
Les stations de sport d’hiver luttent désespérément contre la diminution inexorable de l’enneigement. Et, quand la neige manque carrément et que les canons ne suffisent plus, on va jusqu’à chercher de la neige par camions, raconte l’auteure de cette tribune.
Interrogé par un sénateur francilien le ministère de l’Aménagement du territoire, a transmis la patate chaude à celui de l’Environnement (ce qu’il en reste), qui noie sous un invraisemblable galimatias bureaucratique la question du financement d’un nouveau dispositif de retenue en Seine et Marne, à l’étude depuis plus de 20 ans…
L’offensive se poursuit contre la privatisation des bords de Marne par des riverains. Après plusieurs courriers à VNF (Voies navigables de France ) qui a promis de faire respecter la loi, un promeneur vient de lancer une pétition. Sur place, les habitants ne sont pas prêts à sacrifier leur accès protégé à la rivière.
Personne ne le sait ! Interrogé à de multiples reprises ces dernières années par des parlementaires inquiets, le ministère de l’Environnement (ce qu’il en reste) ne leur a pas répondu… Le recent rapport Roche pointait la même incapacité. Une enquête ADF et Cercle Français de l’eau de 2010 avançait le chiffre de près de 700 millions d’euros annuels à l’époque. Il serait tombé à un peu plus de 200 millions d’euros, sur fond de désengagement massif des conseils départementaux résultant de la suppression de la clause de compétence générale, qui a fait disparaître la majorité de leurs missions d’assistance technique exercées au profit du bloc communal. Dans ce contexte, les remises à niveau que va susciter la loi NOTRe vont dès lors impacter à la hausse le prix de l’eau.
Objectif du concours : faire émerger des outils innovants pour visualiser les données portant sur la présence de pesticides dans les eaux souterraines (contamination des différentes masses d’eau souterraine, évolution et tendance de la contamination, alerte sur l’apparition de nouvelles familles de pesticides, suivi de l’effet de l’interdiction d’usage d’une molécule, etc.).
Depuis cet été, l’eau de la ville de Pittsburgh, aux États-Unis, contient des taux élevés de plomb qui la rendent dangereuse pour la santé humaine. Les autorités accusent Veolia, qu’ils avaient mandatée pour les aider à réformer leur département de l’eau. Pour augmenter à peu de frais sa rémunération, la firme française aurait changé le système de traitement de l’eau et supprimé des emplois dans les laboratoires de contrôle de la qualité.
La Filière française de l'eau a annoncé à Pollutec le lancement début 2017 d'un pacte pour la sauvegarde des infrastructures de l'eau. Il doit mobiliser l'ensemble de la société civile sur la nécessité d'entretenir et de renouveler le patrimoine de l'eau et de l'assainissement.
Elu EELV (maire de Montbrun-Lauragais et vice-président de la communauté d’agglomération du Sicoval délégué à la politique de transition écologique), je me bats contre un projet de suppression d’un lac collinaire sur ma commune.
Surprenant, et même aberrant pour un écolo, et la continuité écologique alors, direz-vous? Et bien non, je vais essayer de vous expliquer pourquoi et de vous convaincre de signer la pétition
Jamais, de mémoire, le découragement, le pessimisme et le dégoût n’ont été à cet étiage. Renoncements, trahisons, triomphe sans partage des lobbies sur tous les fronts. Le pire est à venir, avec, l’an prochain, le grand coup de faux annoncé sur les « normes » et les contraintes « insupportables » qui vont enfin être mis à bas par de nouveaux croisés…
Dans le cadre du cycle 2016-2021 des SDAGE, une nouvelle version des plans d'action opérationnels territorialisés (PAOT * ) est en cours de finalisation. Déclinaison départementale du programme de mesure, le PAOT * est complémentaire aux SAGE. Optimiser la synergie entre ces deux documents est gage d'une meilleure cohérence et efficacité de la gestion de l'eau.
Afin d'en savoir plus sur le sujet, l'équipe Gest'eau a recueilli le témoignage de Thibault COLL, chargé du suivi des BV/SAGE et du suivi du plan Ecophyto au service patrimoine naturel de la DREAL Bretagne. L'équipe Gest'eau a également recueilli le témoignage de Francis HAESSIG, chef de l'unité politique et gestion de l'eau de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de la Vendée et animateur de la Mission Inter-Services de l'Eau * et de la Nature (MISEN) de la Vendée.
Du 27 octobre 2016 et au 17 septembre 2017, le Musée Alpin Suisse (Berne) propose à ses visiteurs, au travers d’une nouvelle exposition spéciale, de se projeter vers l’horizon 2051 et d’imaginer comment, à ce moment-là, la Suisse s’approvisionnera en eau.
Le duel au sommet entre les deux prétendants de la primaire de la droite n’aura laissé aucune place à l’environnement, l’agriculture, l’eau…, ce qui en dit long sur la période. Tout aussi révélateur, le soin qu’ont apporté François Fillon (s’autoproclamant "paysan sarthois"...), et Alain Juppé à répondre aux questions que leur a posé La France Agricole. Nos deux champions, les deux pieds dans la glaise, ont évidemment promis monts et merveilles au “peuple des campagnes”...
L'Observatoire de la continuité écologique a organisé une rencontre chercheurs-députés, dont les vidéos peuvent être regardées à ce lien. Les scientifiques ont tenu un discours très critique sur la mise en oeuvre actuelle de la continuité écologique, ce qui change du monologue autojustificateur des experts administratifs que les élus ont l'habitude d'entendre. Nous y reviendrons. Fait marquant : dans le débat, beaucoup des députés présents ont convenu que la continuité écologique pose des problèmes manifestes dans son application. Tous ont souhaité le "cas par cas". Nous montrons que ce cas par cas conduit à souhaiter la suppression du classement des rivières – un archaïsme hérité d'une vision du XIXe siècle – et son remplacement par un autre outil visant le même objet (les continuités écologiques des bassins), mais avec une méthode scientifique et une gouvernance démocratique rénovées.
Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a déposé une « proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l’environnement ». Elle a été retirée juste avant le week-end. Tant mieux, car, expliquent les auteurs de cette tribune, les modifications prévues allaient faciliter l’exploitation du sous-sol et compliquer les recours contre celle-ci.
Le cycle de l’eau est intimement lié aux processus du climat, explique l’auteur de cette tribune. Sécurité hydrique, soutenabilité de l’agriculture et soutenabilité écologique sont les trois piliers d’une politique de l’eau permettant de réduire le changement climatique.
Jean-Claude Oliva est le directeur de la Coordination eau Île-de-France.
Les 12 partenaires de l'appel à moratoire sur les effacements d'ouvrages hydrauliques ainsi que l'Union française d'électricité se sont joints pour demander aux 6 Agences de l'eau de la métropole une saisine de leur conseil scientifique en vue de produire une évaluation de l'état de la recherche sur la question et un audit des mises en oeuvre. Voici le texte de cette demande.
A Grenoble, berceau de la houille blanche, l'hydroélectricité a été au cœur de tous les débats le 4 novembre dernier. Avec les acteurs institutionnels dont Hydro 21, le centre européen de Grenoble sur l'hydraulique et Grenoble INP. Il fut question de stockage de cette énergie renouvelable. Un sujet particulièrement pointu. Extraits.
La journée consacrée à l'eau le 9 novembre dernier lors de la COP 22 à Marrakech a vu la naissance du Réseau international des parlementaires pour l'eau. Sophie Auconie, ancienne parlementaire, présidente du Cercle français de l'eau et Gouverneure du Conseil mondial de l'eau (CME) en détaille les objectifs.
Lundi 14 novembre, toutes les parties prenantes du « dossier Sivens » se réunissent à l’Ecole des Mines d’Albi autour des Préfets du Tarn et du Tarn et Garonne. Ordre du jour : tirer les enseignements de l’audit patrimonial réalisé au printemps dernier et préparer l’élaboration d’un « projet de territoire » pour la vallée du Tescou.
Douche froide pour les opposants à Notre-Dame-des-Landes. Divine surprise pour les pro aéroports. La cour administrative d'appel de Nantes valide les arrêtés "espèces" et "loi sur l'eau". Manuel Valls se dit déterminé à mettre en oeuvre le projet.
Le droit à l’eau enflamme l’actu politique lyonnaise et appelle des mesures urgentes. Après la fermeture très contestée des bains douche en janvier, pendant l’été le droit à l’eau est bafoué une fois de plus à Lyon, avec une fermeture de fontaines publiques indigne, visant ouvertement les quelques familles nomades vivant à proximité. Très vite, la température monte, le scandale éclate, les secours s’organisent … Chronique d’une coupure qui fait rage.
Le droit à l’eau enflamme l’actu politique lyonnaise et appelle des mesures urgentes. Après la fermeture très contestée des bains douche en janvier, pendant l’été le droit à l’eau est bafoué une fois de plus à Lyon, avec une fermeture de fontaines publiques indigne, visant ouvertement les quelques familles nomades vivant à proximité. Très vite, la température monte, le scandale éclate, les secours s’organisent … Chronique d’une coupure qui fait rage.
Le droit à l’eau enflamme l’actu politique lyonnaise et appelle des mesures urgentes. Après la fermeture très contestée des bains douche en janvier, pendant l’été le droit à l’eau est bafoué une fois de plus à Lyon, avec une fermeture de fontaines publiques indigne, visant ouvertement les quelques familles nomades vivant à proximité. Très vite, la température monte, le scandale éclate, les secours s’organisent … Chronique d’une coupure qui fait rage.
Sous l’impulsion de pêcheurs, une association naît pour que la catastrophe du Cébron ne se reproduise plus. Elle a l’intention de faire bouger les lignes.
Gaëtan Raimbert, guide de pêche, ne digère pas. La vidange du Cébron, et les 45 tonnes de poissons morts gisant sur les berges, lui reste en travers de la gorge. « C'est une catastrophe sans nom. Les poissons étaient là depuis 32 ans et tout l'équilibre piscicole a été détruit », scande-t-il. Alors pour que cela ne se reproduise pas, Gaëtan et trois autres « pêcheurs en colère », sur le front lors des manifestations après la vidange pour travaux, viennent de fonder Amads.
L'Association Rivière Rhône Alpes Auvergne et ses partenaires, les Conservatoires d'Espaces Naturels de Rhône-Alpes, l'Irstea et GeoPeka, se lancent pour les 4 prochaines années dans un programme d'accompagnement de la mise en oeuvre opérationnelle du Schéma Régional de Cohérence Ecologique avec le soutien de la Région Auvergne Rhône-Alpes, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Union Européenne.
Le gouvernement fédéral interdira à l'été 2018 la vente au Canada de gels de douche, dentifrices et autres produits de toilette qui contiennent des microbilles de plastique - une plaie pour les écosystèmes marins.
Alors que depuis un an et demi, pour “légitimer” la candidature de la capitale aux JO de 2024, la Ville de Paris et son opérateur, joignant le geste à la parole, renouvellent non seulement la promesse chiraquienne de baignade en Seine, mais organisent à grands sons de trompe médiatique des baignades “sauvages”, le SIAAP jette un pavé dans la mare en publiant un petit ouvrage de 96 pages présentant la synthèse de 15 années d’études sur la contamination microbiologique des eaux dans l’agglomération parisienne.
Depuis cet été, l’eau de la ville de Pittsburgh, aux États-Unis, contient des taux élevés de plomb qui la rendent dangereuse pour la santé humaine. Les autorités accusent Veolia, qu’ils avaient mandatée pour les aider à réformer leur département de l’eau. Pour augmenter à peu de frais sa rémunération, la firme française aurait changé le système de traitement de l’eau et supprimé des emplois dans les laboratoires de contrôle de la qualité.
En juin dernier les élus qui siègent au conseil d’administration du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de la région parisienne (SIAAP), le plus grand donneur d’ordres européen dans le domaine de l’environnement, doté d’un budget d’un milliard deux cent millions d’euros, et qui épure les eaux usées de dix millions de Franciliens, ont adopté dans la plus grande discrétion une délibération qui ouvre la voie, avec la création d’une SemOp à l’usine de Valenton, à la privatisation, au bénéfice de Suez, d’un service public essentiel.
Un 4ème accord cadre pour la gestion quantitative concertée de la ressource en eau pour l’usage agricole a été signé le 21 octobre par les partenaires du département de la Drôme.
Une centaine de stations d'épuration suisses seront bientôt équipées d'un système pour éliminer des micropolluants dans les eaux usées. Une technique problématique si les effluents sont riches en bromures. En cas de forte teneur des eaux usées en bromures, l'ozonisation peut produire des bromates potentiellement cancérigènes. Ceux-ci peuvent alors se déverser dans les lacs et rivières avec les eaux traitées, indiqué mardi l'Institut de recherche sur l'eau Eawag, à Dübendorf (ZH).
L’AMF, l’AdCF, l’ADF, Régions de France et l’AFEPTB ont décidé le 4 octobre 2016 de s’associer au sein de l’ « Initiative partenariale d’associations nationales de collectivités territoriales pour une gestion équilibrée, durable et intégrée de l’eau par Bassin Versant » (IPANCT).
Le projet fait débat au sein de la commune. Tonnerre, dans l'Yonne clame l'intérêt écologique, quand des militants fustigent son inutilité et le gaspillage d'argent, pour la démolition d'un patrimoine.
Plusieurs milliers d’usagers de l’assainissement non collectif, regroupés au sein de la trentaine d’associations réparties dans toute la France qui ont créé il y a deux ans le réseau ConfiANCe, ont annoncé le 17 octobre 2016 le lancement d’une campagne de désobéissance civile. Ils annoncent leur refus de laisser libre accès à leur domicile aux agents des SPANCs, aussi longtemps que plusieurs revendications n’auront pas été satisfaites par les pouvoirs publics.
La directrice du marketing, du développement durable, de la communication et de la clientèle d’Eau France Suez, en réaction à notre récent billet « Veolia (sociétés dédiées) versus Suez (SemOps) », nous a adressé une défense et illustration de la SemOp qui confirme, et au-delà, les préventions que ce nouveau véhicule juridique nous inspire, et conforte, si besoin était, l’alerte que nous adressions aux collectivités locales et à leur élus, afin qu’ils ne cèdent pas aux sirènes délétères de Suez. Notre réponse ci-après.
Ils mesurent plus de 300 mètres de long et transportent plus de 4.000 passagers. Les paquebots géants sont des villes flottantes, et leur nombre devrait doubler dans les années prochaines. Multipliant les pollutions de l’environnement marin, qu’il s’agisse des émissions toxiques dues à la combustion du fioul ou les eaux usées et déchets solides des touristes.
Le projet de loi de finances pour 2017 prévoit une nouvelle ponction qui s'élève cette fois-ci à 175 millions d'euros. Comme les autres années, l'Association des maires de France (AMF) s'insurge, en brandissant les nouvelles responsabilités incombant aux agences.
Dans le cadre d’une étude sur les bénéfices de la stratégie de protection du littoral déployée par le Conservatoire du littoral, Vertigo Lab, think-tank en économie de l’environnement et accompagnement de la transition écologique, a évalué les bénéfices liés à la protection de zones humides littorales en Provence-Alpes-Côte d’Azur ; certains des services qu’elles fournissent ont ainsi pu être évalués.
La sécheresse est préoccupante en Haute-Garonne. 85 % des volumes d'eau disponibles pour le soutien du niveau de la Garonne ont été épuisés. De nouvelles restrictions entrent en vigueur.
Dans le contexte de bouleversements importants sur la gouvernance en matière de gestion de l’eau introduits par la loi NOtre, la réunion, le 10 octobre, du comité stratégique revêtait une importance particulière. D’autant que l’eau constitue un enjeu vital dans un département caractérisé par une pression démographique importante et une augmentation constante des besoins en eau, et régulièrement soumis à des épisodes d’inondation et de sècheresse, qui pourraient s’aggraver du fait du changement climatique.
Pourquoi la désormais tristement fameuse usine Alteo de Gardanne, ex-Péchiney, qui rejette depuis cinquante ans dans la Méditerranée des quantités colossales de polluants qui ont provoqué, et continuent à causer, des dégâts considérables à l’environnement, n’a-t-elle jamais payé à l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse l’intégralité de la redevance “pollution”, dont elle aurait du s’acquitter, conformément à la Loi sur l’eau du 30 décembre 2006 ? Un jeune député PS vient de relancer ce scandale dans le scandale, en adressant le 11 octobre 2016 une question à Ségolène Royal.
Les 4 et 5 octobre 2016, les représentants d’ONGs internationales et nationales du bassin méditerranéen et d’organismes de recherche se sont réunis à la Tour du Valat pour discuter du concept d'une « Alliance Zones humides de Méditerranée » et de son possible développement.
Avec cette nouvelle Stratégie québécoise de l’eau 2017-2032, qui sera mise en œuvre à travers des plans d’action, le Québec veut renforcer sa gestion de l’eau avec une approche plus souple et évolutive. En plus de mobiliser tous les acteurs de la société, elle prendra en compte les axes d’intervention liés à la gouvernance, à l’environnement, à la société et à l’économie, actuels et prévisibles, en matière de protection et de mise en valeur de l’eau et des écosystèmes aquatiques. Ainsi, avec cette Stratégie, nous poursuivons et ajustons les démarches entreprises pour s’adapter aux changements climatiques, protéger les sources d’eau potable et mettre en valeur le potentiel de développement durable associé au secteur de l’eau au Québec.
Le 23 septembre 2016, la Dorches et la Vézéronce, affluents du Rhône, dans le département de l’Ain, ont reçu le label "Site Rivières Sauvages" pour leur qualité exceptionnelle.
Les prélèvements décidés par l’état dans la trésorerie des Agences de l’eau, au motif de redressement des comptes publics, auquel ont été constraints de participer toutes les agences de l’état, continue de susciter la polémique, comme en atteste une récente réponse ministérielle à un parlementaire (Invraisemblable festival de langue de bois XXL du rédacteur de la réponse sous Prozac...).
Aujourd’hui la gestion de l’eau se trouve confrontée à de nouveaux défis tels que le changement climatique ou les conséquences des activités anthropiques. Les acteurs publics ou privés dans ce domaine doivent développer de nouvelles compétences pour mieux gérer le cycle de l’eau « dans son ensemble ».
Par conséquent, l’objectif de ce MOOC est de comprendre les problèmes touchant à la gouvernance de la ressource en eau. Ce cours définira tout d’abord ce qu’est une ressource et plus particulièrement l’eau, son usage, les activités qui y sont rattachées ainsi que les conflits éventuels. Le cours portera plus en détail sur la gestion de l’eau en analysant les différents types de droits et devoirs qui entrent en jeu tels que le développement d’une réglementation multi-sectorielle et d’une approche de gestion par bassin versant.
Une mobilisation des conchyliculteurs de Gouville-sur-Mer et d'Agon-Coutainville a eu lieu aujourd'hui. Ils interpellent sur les conséquences de l'érosion du littoral sur leur activité dépendante des conditions naturelles et demandent des solutions à l'Etat.
La réponse est claire : Dans les années 2045-2065, la quantité d’eau qui va alimenter les nappes d’eaux souterraines (ce que les scientifiques appellent la « recharge ») devrait baisser, pendant les périodes estivales, de 25 à 50% par rapport à aujourd’hui. C’est l’un des résultats de leur étude présentée mercredi 5 octobre à Ornans, juste au lendemain de la date de l’arrêté préfectoral.
31 millions pour remettre en eau le tunnel du Rove, la facture est salée. Le jeu de mots est tentant : la remise en eau de l’ouvrage qui part de l’Estaque et ressort dans l’étang de Bolmon permettrait justement à l’étang de Berre de rétablir en partir la salinité et compenser les apports en eaux limoneuses de la centrale hydro-électrique de Saint-Chamas.
Illégal depuis 1997, terminé et mis en eau malgré des décisions de justice, les responsables n'ayant pas été sanctionnés au pénal de par la complaisance du procureur de la République d'Albi, malgré des infractions caractérisées constatées par huissier et par des PV de la police de l'eau, le barrage de Fourogue fait aujourd'hui l'objet d'une procédure surréaliste de régularisation.
En ce début octobre 2016, le parquet de Blois a classé sans suite la plainte déposée par l'Observatoire du Nucléaire contre EDF pour pollution au plutonium des eaux de la Loire.
Faute d'éléments probants, le procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier, a expliqué à Ouest France que « l'enquête confirme que du plutonium a été rejeté en faibles quantités jusqu'en 1985, mais sans que cela n'ait présenté de risques ni pour les riverains, ni pour la faune et la flore. Toute trace a disparu aujourd'hui ».
Avec la proposition de loi déposée à la Présidence du Sénat le 14 septembre 2016, le palais du Luxembourg poursuit et accentue sa danse du ventre obscène devant la FNSEA, et signe le 4ème acte d’une offensive réactionnaire sans précédent, dans la perspective de l’après 2017. L’imagination des irrigants se déploie à pleins tubes. Cette fois il s’agit de “réaliser des stockages d’eau entièrement enterrés financés par la valorisation des matériaux extraits pour réaliser le stockage sans faire appel aux finances publiques. »
Le Syndicat du Bassin Versant de Grand-Lieu fête ses 10 ans d’existence. Il est né le 31 mai 2006 du regroupement du Syndicat de rivière de la Logne et de la Boulogne, du Syndicat de rivière de l’Ognon et de plusieurs communes ligériennes et vendéennes. Cet anniversaire est l’occasion de retracer l’histoire et les actions de la gestion de l’eau sur le territoire.
Cet appel à projets 2016 est à nouveau dédié aux projets d’aménagement en zone inondable constructible, déjà réalisés ou en cours de réalisation, et désormais ouvert aux projets en cours de conception.
Selon le syndicat, « tous les clignotants sont au vert » pour agir, après deux rapports parlementaires et un avis du Cese rappelant la nécessité d’une politique de stockage de l’eau. Mais Irrigants de France souhaite que cette « prise de conscience politique » aboutisse notamment à l’accélération de l’instruction des projets en cours.
Cette rencontre entre les acteurs de l’eau Lozérien et Ardéchois du bassin Loire-Bretagne avait pour objectif de permettre d’échanger sur les objectifs de reconquête et de préservation d’une très bonne qualité de l’eau sur les territoires de tête de bassin versant de l’Allier et sur les moyens pour atteindre cet objectif.
Priorité environnementale, l’assainissement dans les zones côtières de la Grande Bleue accuse un retard significatif. Divers selon les États, le phénomène s’avère particulièrement préoccupant sur ses rives sud et est, mais pas seulement.
A l’issue de la réunion du comité de bassin de Corse qui s'est tenue le 21 septembre à Corte, l’agence de l’eau a présenté son dernier rapport sur la qualité des eaux de Corse. Si la majorité des cours d’eau, eaux côtières et eaux souterraines sont de bonne, voire d’excellente qualité, il est primordial de ne pas les dégrader pour conserver ce bon état. En revanche, les lagunes littorales restent dégradées.
Six ans après, retour à la Faute-sur-Mer et sur le procès Xynthia. Comment la « cuvette de la mort » a-t-elle pu exister ? Quelles cicatrices la tempête a-t-elle laissées sur la commune ?
Des élus de droite franciliens qui s’allient pour tenter de supprimer la Métropole du Grand Paris. Les Grands Lacs de Seine qui tentent de s’émanciper de leurs tutelles historiques. Et au SIAAP un coup de force (unanimement soutenu par des élus "de gauche"), qui annonce la (re)privatisation (définitive) du plus important syndicat public d’assainissement d’Europe. Vous avez aimé les batailles de l’eau à Paris ? Vous allez adorer le Grand Paris de l’eau après 2017. Ou pleurer des larmes de sang. Qu’aucune baignade n’effacera.
Derrière l’opération de communication de Veolia et du Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF), dénoncée par notre association, se profile l’indigence de la « convention sociale » signée par Est Ensemble (un territoire qui regroupe neuf villes de Seine Saint Denis).
Après les rapports Tandonnet-Lozach, puis Pointereau, nouvelle offensive réactionnaire au Sénat dans la perspective de l’après 2017. Feu sur les normes qui "empoisonnent" la vie des exploitants. Dans pas longtemps ils vont prôner la suppression de la DCE. Encore un effort, on y est presque. Beulin président !
Confronté à un stress hydrique chronique, l’État d’Israël a lancé un plan directeur sur quarante ans pour économiser l’eau et trouver de nouvelles ressources par le retraitement des eaux usées et le dessalement.
Le mois d’août 2016 a été plus arrosé que le mois de juillet mais les cumuls de précipitation restent majoritairement en dessous des normales de saison.
« Dans un souci d’apaisement », la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), une filiale du groupe Roullier, a annoncé, mardi 13 septembre, qu’elle « décidait de suspendre » jusqu’en novembre ses prélèvements. Elle venait tout juste de les commencer, les 5 et 6 septembre, dans la nuit.
Le vaste chantier de renaturation de la Corrèze dans sa traversée de Tulle vient de débuter. Prévus jusqu’en 2019 en quatre phases, les travaux de lancement concernent actuellement la zone de l’Auzelou.
Le second plan de lutte contre les micropolluants vient officiellement d'être lancé par le ministère de l'Environnement. Il se décline en 39 actions qui visent à mieux connaître l'état de contamination des milieux et réduire les rejets à la source.
En réponse à une question parlementaire, le ministère de l’Environnement (ce qu’il en reste), vient de confirmer que sur les littoraux, le GEMAPI englobera bien la gestion des submersions marines et du recul du trait de côte. Les centaines de milliers de retraités qui choisissent massivement depuis vingt ans de finir leurs vieux jours au bord de la mer vont le sentir passer. Le montant "plafond" de l’Aquataxe, 40 euros par personne et par an, va évidemmement être sans cesse revu à la hausse quand les collectivités littorales vont devoir financer les travaux colossaux de réfection, consolidation et extension de digues, déménagements préventifs face au retrait dui trait de côte et autres interventions sur les écosystèmes proches du littoral…
Le droit à l’eau enflamme l’actu politique lyonnaise et appelle des mesures urgentes. Après la fermeture très contestée des bains douche en janvier, pendant l’été le droit à l’eau est bafoué une fois de plus à Lyon, avec une fermeture de fontaines publiques indigne, visant ouvertement les quelques familles nomades vivant à proximité. Très vite, la température monte, le scandale éclate, les secours s’organisent … Chronique d’une coupure qui fait rage.
La revue Vertigo vient de publier un numéro intitulé “Services écosystémiques et gestion durable de cours d’eau : opportunités et incertitudes” (Hors-série 25, 2016) sous la direction de James Linton (Université de Limoges, France) et Carmen Cantuarias (Université de Limoges, France).
Le bassin de rétention qui n'a pas joué son rôle protecteur lors des orages il y a deux ans a été rénové et va être agrandi. Parce qu'à la confluence des rivières Mosson et Rieumassel ils peuvent gêner l'écoulement des eaux, le moulin de la Grave et l'ex-chambre d'hôtes attenante vont être détruits.
Le sort du célèbre lac d’eau douce inquiète le monde depuis au moins un demi-siècle. Mais la situation semble avoir atteint aujourd’hui un seuil critique : le niveau de l’eau baisse, sa composition se modifie, le Baïkal se peuple d’algues et de bactéries nuisibles produisant des toxines, les émissions de méthane se sont multipliées… Le lac est « malade », et personne n’a de recette pour le soigner.
Après le rapport Tandonnet-Lozach, dont nous avons dit tout le mal qu’il fallait en penser, l’offensive des émigrés de Coblence se poursuit. Comment mettre à bas l’essentiel du dispositif mis en œuvre depuis des décennies pour tenter de préserver une ressource vitale ? Réponse en 28 propositions qui éclairent sans ambiguïté aucune la politique de l’eau qui sera mise en œuvre après l’alternance de 2017.
Le niveau de la source qui fournit l'eau de Vittel baisse un peu plus chaque année. Pour éviter l’asséchement, les habitants, les communes et les entreprises sont appelés à économiser l’eau.
L'agence de l'eau est un acteur incontournable de la mise en œuvre de la politique publique de l'eau. En France métropolitaine, cet établissement public d'Etat intervient au fil de six grands bassins hydrographiques. La région Paca et le bassin rhodanien sont couverts par l'agence Rhône-Méditerranée-Corse (RMC). Présentation de ses missions avec Gaëlle Berthaud, directrice de la délégation régionale Paca de l'agence RMC.
La Bourgogne se trouve en tête de trois grands bassins versants (Seine, Loire, Rhône). Cette particularité permet à notre association de comparer les expériences d'échange avec les administrations et gestionnaires en charge de l'eau. Dans le domaine des ouvrages hydrauliques, le plus gros des problèmes de gouvernance se concentre sur les bassins Loire-Bretagne et Seine-Normandie. Une des raisons? L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse et son comité de bassin ont développé une politique plus raisonnable et équilibrée de la continuité écologique. Ainsi qu'une communication plus précise et plus transparente. Explications.
Le colloque organisé les 7 et 8 juillet à Saint-Maur-des-Fossés autour de la GEMAPI et de la protection contre les inondations dans le cadre de la Métropole du Grand Paris a dès son ouverture témoigné de ses bienfaits, avec l’annonce surprise par Patrick Ollier, président de la MGP, de l’octroi d’une subvention de 250 000 euros à la réfection d’une vanne-secteur sur le canal Saint-Maur-Joinville…
Pollution des sols et des nappes oblige, on se méfie parfois de l’eau du robinet, qui accompagne pourtant notre vie quotidienne. D’où viennent les eaux parisiennes ? De différentes zones de captage, comme dans la vallée de la Vanne, à 120 kilomètres de Paris. Les eaux y sont captées dans le sol, mais c’est bien en surface que les choses sont en train de bouger : de plus en plus d’agriculteurs, incités par différents programmes publics, se convertissent au bio pour contribuer à la qualité des eaux ensuite acheminées vers Paris. Le phénomène est-il suffisant pour éliminer toutes formes de pollutions aux produits chimiques ? Basta ! a enfilé la frontale, pour une plongée en eaux pas si troubles.
Objectifs souvent audacieux. Mais rarement atteints. Telle pourrait être résumée l’évaluation de la politique environnementale française publiée, ce lundi 11 juillet, par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Un mauvais bulletin de note qu’a finalement refusé de recevoir Ségolène Royal qui a finalement délégué Laurence Monnoyer-Smith, Commissaire générale au développement durable.
Sous les IVème et Vème républiques, la politique de la France se faisait, persiflait-on, “à la buvette” de l’Assemblée ou du Sénat. En 2016, l’avenir du Grand Paris de l’eau, une bombe à retardement, s’est dessiné, les 7 et 8 juillet, dans… une guinguette des bords de Marne. En apparence il s’agissait d’un colloque sur les inondations, à peine un mois et demi après celles qui ont dévasté l’Ile-de-France et le Centre à la fin du mois de mai. En coulisses se jouait un autre théâtre d’ombres. Fin d’une époque. Pavane des illusions. Bal des ambitions.
Bientôt, vous balader le long du fleuve de l’Huveaune sera possible grâce au projet Fil Vert, lancé le 27 juin dernier par l’association « les Amis de l’Huveaune ». L’objectif ? Créer des itinéraires de randonnées pour valoriser les berges largement méconnues du plus important cours d’eau de la région marseillaise.
La fraction la plus réactionnaire du lobby de l’eau français vient d’établir la “feuille de route” de la politique de l’eau pour l’après-2017, sous forme de rapport d’une mission d’enquête sénatoriale qui décline, étape par étape, un train de mesures qui renvoie aux poubelles de l’histoire le récit dominant des dix dernières années. La mise en oeuvre de cette régression sans précédent aura des conséquences dramatiques sur des politiques publiques déjà mises en pièces depuis 2012.
Le Conseil régional de Nouvelle Aquitaine, la Préfecture de région, les Chambres d'agriculture et le Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) se sont mis d'accord sur un plan de réduction des pesticides. Pointé du doigt en février comme le plus gros utilisateur de pesticides dans le reportage de Cash investigation, la viticulture girondine prend acte et souhaite accélérer la sortie des pesticides.
Un appel à projets est lancé jusqu’au 30 septembre 2016, afin de susciter des opérations d’acquisition de connaissances, de suivi des populations de poissons migrateurs amphihalins et de valorisation de ces connaissances à des fins d’expertise sur le bassin de la Loire.
Oui, la qualité de l’eau reste un vrai sujet de préoccupation. Eh oui ! il reste des progrès à accomplir. Mais dans un contexte économique difficile, l’accompagnement financier proposé n’est pas à la hauteur des enjeux.
Issu d’une journée d’études organisée en association entre le RUCHE (Réseau de Chercheurs en Histoire Environnementale) et le GHZH (Groupe d’Histoire des Zones Humides), le dossier « Zones humides et pouvoirs territoriaux » interroge les jeux de pouvoirs noués autour de la gestion des zones humides dans des territoires aussi différents que la Russie soviétique, les Îles Shetland et la France moderne. Comment les pouvoirs territoriaux administrent-ils les zones humides ? Observe-t-on des pratiques spécifiques ?
En moyenne, le taux de nitrates dans les rivières bretonnes atteint aujourd’hui un peu plus de 30 mg/litre. C’est ce que l’on observait à la fin des années 1980. Preuve que les efforts du monde agricole ont payé.
La proposition d’Eric Vindimian est de créer un Label d’excellence environnemental. Tout est à faire, le cahier des charges, le périmètre et surtout le calendrier. Si les acteurs de la Conférence départementale parviennent à le mettre en place, cela pourrait être un formidable accélérateur décisionnel. Une « médaille » , une carotte qui n’aurait rien du gadget puisque l’attribution de ce label serait la conséquence d’actions concrètes détaillées dans les 22 propositions. Et, vis à vis du grand public, ce label pourrait les inciter à eux aussi agir pour la qualité des eaux des rivières de leur région. Une forme de visibilité unique en son genre.
Les services de l'Etat s'attaquent aux constructions installées illégalement sur le littoral. Au bord de l'étang de Vic, près de Mireval, dans l'Hérault, une palmeraie de 1.700 mètres carrés, aménagée sans autorisation et une digue doivent être détruites.
Il a juste fallu être patient. Ce mardi 28 juin à Besançon va se tenir la 4 eme Conférence départementale « Loue et rivières comtoises ». Soyons honnête, je n’avais plus en tête la date de la 3 eme édition de ce rendez-vous phare pour les défenseurs des rivières tellement l’eau a coulé sous les ponts de la Loue. Alors j’ai cherché dans mes archives et j’ai finalement trouvé utile de faire un petit retour en arrière.
L'Association Rivière Rhône Alpes et ses partenaires, les Conservatoires d'Espaces Naturels de Rhône-Alpes, l'Irstea et GeoPeka, se lancent pour les 4 prochaines années dans un ambitieux programme d'accompagnement de la mise en oeuvre opérationnelle du SRCE avec le soutien de la Région AURA, du FEDER, de l'Agence de l'Eau RMC et de l'ANRT. A l'occasion de son Assemblée Générale 2016, l'ARRA a souhaité consulter ses membres et mettre en débat ce projet structurant pour les années à venir. Retrouvez le compte rendu complet des échanges et leurs réponses dans la restitution de l'atelier dans le porte documents ci-dessous.
Fédérer les acteurs et apporter un appui aux porteurs de projets pour des actions d'entretien, de restauration des cours d'eau et de mise en valeur des zones humides, tels sont les objectifs de la cellule d'animation sur les milieux aquatiques (Cama) dont la réunion de bilan annuel s'est déroulée en fin de semaine dernière à Douarnenez Communauté.
Suite aux graves inondations qui ont touché plus de 1300 communes au début du mois de juin, François Baroin, le président de l’AMF, a adressé une lettre au Premier ministre, le 9 juin, pour reformuler un certain nombre de demandes.
D’ici à 2020, la France s’apprête à vivre la disparition du modèle historique de gestion communale de l’eau hérité de la Révolution. Les politiques publiques se réorientent vers le « grand cycle » de l’eau et un nouveau modèle de marchés de concession à des entreprises privées. Un big bang dont les enjeux techniques, territoriaux, financiers, environnementaux, et, in fine, politiques sont colossaux.
La récente crue qui a affecté le Centre et l’Ile-de-France a révélé que villages et petites villes avaient été massivement affectées par des crues exceptionnelles, davantage que les grandes agglomérations. En février dernier une sénatrice s’était inquiétée auprès de la ministre de l’Environnement du fait que la majorité des territoires à risque d’inondation important (TRI) abritaient surtout une population à forte densité urbaine. La réponse qui vient de lui être faite éclaire cet autre aspect de la prévention des inondations.
Pas moins de 26 institutions telles que la métrople de Lyon, le département du Rhône, la chambre d’agriculture du Rhône, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la fédération des chasseurs, plusieurs coopératives ou encore l’association Arthropologia ont signé le 8 juin la convention de partenariat du PAEC de l’agglomération lyonnaise 2016-2022. Le Projet agro-environnemental et climatique doit conduire à une amélioration de la qualité de l’eau dans les rivières et dans les nappes ainsi qu’une amélioration de la biodiversité du territoire.
En installant un dispositif souterrain de surveillance, le Parc entend acquérir une meilleure connaissance du fonctionnement de la ressource en eaux souterraines des Causses du Quercy. Plus de la moitié de la production d'eau potable pour le département provient des eaux souterraines. Satisfaisante en quantité, cette ressource reste très vulnérable aux pollutions du fait de l'épuration naturelle très limitée des polluants dans ces terrains fortement perméables et de la circulation rapide de l'eau à l'intérieur du système karstique.
Elle s'ajoute à une autre plainte pour les mêmes motifs déposée fin mars par un collectif de vingt-six habitants. Ils demandent l'ouverture d'une enquête sur la façon dont la commune s'est urbanisée ces dernières années. Les nombreuses constructions sont soupçonnées d'avoir aggravé les conséquences des inondations.
Le portail Région Bretagne présente activités et compétences dans le développement économique régional, tourisme, éducation et transports. Au menu de la nouvelle réunion de la Conférence bretonne de l'eau et des milieux aquatiques (Cbema), le lundi 13 juin à Rennes : la poursuite de la construction du « plan sur l'eau » mais aussi une réflexion sur la nouvelle organisation territoriale qui confiera bientôt la gestion de l'eau aux établissements publics intercommunaux.
Les autorités du Venezuela appliquent depuis plusieurs mois un plan de rationnement d'eau pour faire face à la sécheresse causée par le phénomène El Niño.
L’État et la société française partagent une commune incapacité à remettre en cause des modèles de développement et d’aménagement du territoire qui rendent inévitable la multiplication d’inondations de plus en plus dévastatrices.
Le Syndicat mixte pour le réaménagement de la plaine des Chères et de l’Azergues (SMRPCA), favorable depuis longtemps à la mise en pâturage de certains sites naturels connexes à la rivière Azergues, a signé cette année une convention de pâturage et peut se féliciter de voir des ovins ruminer paisiblement la renouée du Japon.
Si les Normands ont eu droit à une inutile « alerte rouge » ce week-end, c’est grâce aux bons soins de Ségolène Royal, et contre l’avis des spécialistes.
Inondations, crue de la Seine. Depuis une semaine, les violentes intempéries ont affolé les autorités et l’état de catastrophe naturelle a été déclaré. Comment éviter que cela ne se reproduise ? Quel aménagement de territoire est à envisager ?
La visée d’un reportage sur le fleuve Dordogne, que S-Eau-ciétés mettra en ligne sur le blog en temps voulu si sa réalisatrice-chercheuse Emilie Cremin (GEOLAB) donne son accord, questionne un entêtant et intéressant sujet pour le monde de la recherche et au-delà : comment construire une identité avec/grâce/à travers l’eau ?
En application du II de l’article L. 120-1 du code de l’environnement, le projet de délimitation des zones vulnérables du bassin Artois-Picardie est soumis à Participation du public. La consultation est ouverte du 06 juin 2016 au 30 juin 2016 inclus sur le site l’eau dans le bassin Artois Picardie.
Vazken Andréassian est ingénieur en chef des ponts, eaux et forêts et directeur adjoint scientifique de l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (Irstea). Il décrypte les risques engendrés par la décrue.
La directive cadre sur l'eau 2000/60/CE fixe un objectif de bon état chimique des masses d'eau de surface, qui est évalué à partir d'une liste de substances et de seuils à ne pas dépasser. Au fur et à mesure du temps, de par l'amélioration des connaissances scientifiques, de nouvelles substances sont introduites dans cette liste, et ces seuils peuvent être modifiés. C'est l'objet de la directive 2013/39/UE modifiant les directives 2000/60/CE et 2008/105/CE en ce qui concerne les substances prioritaires pour la politique dans le domaine de l'eau. Le présent arrêté permet d'intégrer ces évolutions, en précisant les dates à partir desquelles les substances et leurs normes de qualité environnementales sont prise en compte pour l'évaluation de l'état chimique des eaux et la vérification de l'atteinte du bon état chimique de ces eaux.
Assister à des inondations aussi importantes que celles de ces derniers jours conduit à se poser beaucoup de questions, tant sur l’absence de politique d’aménagement du territoire que sur le rôle d’éponge fort mal assuré par les terres agricoles et notamment céréalières à une période de l’année où une végétation à son apogée devait consommer beaucoup d’eau et freiner le ruissellement.
L’impact destructeur de l’exploitation minière des métaux en République dominicaine est riche d’enseignements pour sa voisine Haïti, où les militants sont à la recherche d’un moratoire sur l’ensemble des projets miniers.
Les travaux de construction d’un barrage dans la zone humide du Testet ont cessé il y a maintenant un an et demi. Les dégâts écologiques commis sont importants. Les associations réclament la restauration environnementale du site. Une mobilisation en faveur de la renaissance de la zone humide est attendue mardi 31 mai à Albi.
Un rapport confirme que l'accident de 1980 a entraîné des rejets de plutonium. Toutefois, faute de réglementation jusqu'en décembre 1980, ils ne sont pas illégaux. Quant aux rejets des années suivantes, ils étaient tolérés par l'Administration.
L’accès à l'eau potable est un besoin de chaque jour. En Sud Ardèche, c’est aussi un enjeu capital de développement du territoire. Dans 30 ans, on estime l’augmentation des besoins en eau potable du bassin versant entre +15% et +40% ! De l'eau, il en faudra pour nos robinets mais aussi pour nos rivières. Il existe de l’eau en quantité et de bonne qualité stockée sous nos pieds. Mais, est-elle exploitable ? Et saurons-nous la protéger pour l’avenir ? Des éléments de réponse devraient être apportés par l’étude engagée dans le cadre du SAGE Ardèche.
Toulouse Métropole et l’agence de l’eau Adour-Garonne ont signé, ce 19 mai, un partenariat sur deux ans qui définit une cinquantaine d’actions pour atteindre une qualité optimale de l’eau en 2021.
Cette année, le Syndicat de la Seiche évalue son Contrat Territorial. C’est un outil multithématiques à destination des usagers et des acteurs de l’eau. Dans le cadre de cette évaluation, nous souhaitons recueillir la perception du grand public sur le Syndicat et ses actions.
Dans un communiqué publié mardi 17 mai en fin d’après midi la préfecture du Tarn a annoncé la mise en place d’une nouvelle étape dans la préparation du projet de territoire pour le bassin versant du Tescou, préconisé par une expertise en mars 2015, dont le principe a été retenu avant tout nouveau projet dit « Sivens 2 ».
Si Paris accueille les Jeux Olympiques en 2024, la Seine sera le terrain d’épreuves sportives puis de baignade pour le grand public, ambitionne la mairie. La concrétisation du projet nécessitera « plusieurs centaines de millions d’euros d’investissement », selon le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne.
La Communauté de communes du Pays de Gex (CCPG) et le Canton de Genève engagent une série d'action notamment pour améliorer la gestion des cours d'eau.
L'agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et Irstea ont signé la 10 mai à Lyon leur 3ème accord-cadre, conclu pour une période de 4 ans, dans le but de renforcer les travaux de recherche sur le fonctionnement des milieux aquatiques et apporter des réponses spécifiques, adaptées à chaque territoire, pour améliorer la qualité de l’eau et sa gestion.
Réunis en commission ce mardi 10 mai, les maires des deux intercommunalités du territoire ont adopté à l'unanimité la transformation statutaire du syndicat mixte du bassin de Thau en vue de sa reconnaissance en établissement public territorial de bassin.
La chute d'un véhicule ou un déversement d'essence dans le canal de l'usine d'eau potable Atwater pourrait compromettre l'alimentation en eau potable sur l'île de Montréal. Pour éliminer les risques de contamination lors des travaux de reconstruction de l'autoroute 15 en 2018, Montréal doit investir 100 millions pour protéger la prise d'eau qui fournit 42 % de l'eau consommée chaque jour sur l'île.
Alors que le projet de loi de reconquête de la biodiversité devrait être adopté avant l’été par le parlement, la ministre de l’Environnement vient d’annoncer, en clôture de la conférence environnementale 2016, la construction de plus d’une centaine de petites centrales hydroélectriques. Le flot ininterrompu de ces aménagements qui accable les cours d’eau depuis les années 1950, a conduit aujourd’hui à une implantation de près de 2000 unités à tel point qu’il n’existe pratiquement plus de rivière proche de l’état naturel dans notre pays, situation qui ne pourra qu’être aggravée par la vague annoncée.
Pour la première fois, le niveau de la mer a été mesuré sur une quarantaine de points du littoral métropolitain et d'Outre-mer. Il s'agit d'avoir une idée précise de la montée des eaux en France, conséquence du réchauffement climatique.
D’un côté, un projet de développement d’une zone commerciale dédiée à la voiture ; de l’autre, un pôle bio mettant en valeur les terres agricoles. Sur fond de concurrence économique entre territoires, chantage à l’emploi et artificialisation des sols, deux visions de société s’opposent à Rambouillet.
Un arrêté signé par le ministre de l’Economie a été publié au JO le 5 mai 2016. Il modifie la présentation des factures d’eau à partir du 1er janvier 2017. Le prix de l’eau sera désormais calculé au litre, et non plus au m3. La soustraction de l’abonnement dans le calcul du prix au litre dissimule un petit calcul politique, en tentant d’occulter les très fortes hausses du prix de l’eau que va entraîner la mise en œuvre de la loi NOTRe d’ici à 2020…
Le maire de la commune vendéenne de la Faute-sur-Mer a été condamné en avril à deux ans de prison avec sursis après le drame causé par la tempête Xynthia et la mort de 29 personnes, en 2010. Six ans plus tard, où en est le débat sur la protection du littoral français face à la menace de la montée des océans et de tempêtes extrêmes ? Des réformes ont été engagées et de nouvelles « zones rouges » décrétées. Mais entre l’incompréhension des habitants concernés, la vision à court terme de certains élus locaux, des conflits d’intérêt et les choix parfois dirigistes et opaques de l’administration, difficile de mettre en œuvre des solutions qui satisfassent l’intérêt général.
Le programme d'actions de prévention des inondations (Papi) sur le bassin de la Bourbre mis en place depuis plusieurs années par le syndicat mixte d'aménagement du bassin de la Bourbre (SMABB) vient d'être labellisé par l'Etat.
La Commission européenne a adressé, ce jeudi 28 avril, un avis motivé à la France afin qu'elle lui fournisse des informations complémentaires sur la mise en œuvre de la directive du 12 août 2013 relative aux substances prioritaires dans le domaine de l'eau.
Ils n'ont pas raté le rendez-vous. Ils ont l'impression qu'on a joué avec leur santé. 1.200 personnes ont assisté à une grande réunion publique organisée à Vif, ce jeudi 28 avril, après la violente épidémie de gastro-entérite due à une contamination de l'eau. La Métro en a pris pour son grade.
Prévue par la loi portant nouvelle organisation de la République, la réduction du nombre des structures syndicales s’opère à dose homéopathique et montera en puissance une fois les nouveaux périmètres intercommunaux stabilisés. Toutefois, la démarche, autant politique que technique, doit surmonter de nombreux écueils.
La Commission locale de l'eau du bassin versant de l'Odet devrait avaliser, lundi, le choix intermédiaire du scénario 6 (deux barrages sur l'Odet et deux sur le Steïr) pour lutter contre les inondations à Quimper. Eau & Rivières conteste cette approche.
Les aloses, venus de la mer, remontent en ce moment dans le Marais Poitevin pour se reproduire en eau douce. Ces poissons migrateurs sont une espèce en danger d'extinction sur toute la façade atlantique mais cette année, les scientifiques ont constaté une augmentation de leur nombre dans le Marais.
Elles sont parfaitement sphériques, à peine visibles à l'oeil nu, et elles pullulent dans le fonds du fleuve Saint-Laurent. Les microbilles de plastique, une composante très répandue dans les produits cosmétiques, seront bannies d'ici 2018 des crèmes, savons et dentifrices vendus au Canada. Mais le projet de règlement à l'étude aux Communes sera loin d'être suffisant, prédit le chercheur de McGill qui a été le premier à se pencher sur le problème.
Le Conseil d'Administration d'Eau de Paris du 15 avril a adopté un plan stratégique pluriannuel ambitieux pour protéger les ressources eau - souterraines et de surface - qui alimentent les robinets des Parisiens.
Ce programme de mesures comporte l’ensemble des actions concrètes et opérationnelles répondant à un ou plusieurs objectifs environnementaux, en vue d’atteindre ou de maintenir le bon état écologique des eaux marines d’ici à 2020.
Dans le contexte crépusculaire d’une fin de quinquennat délétère, les tenants de la gestion privée de l’eau, qui entendent prendre leur revanche sur la republicisation de l’eau intervenue à Paris en 2010 déroulent, étape après étape, leur projet de reconquête d’une gestion privée de l’eau en Ile-de-France. En face, une “gauche” aux abonnés absents.
La nouvelle aire collective permettra de traiter les effluents phytosanitaires issus des matériels d’épandage de 23 agriculteurs (558 hectares de cultures). Cela représente environ 60 000 litres d’effluents par an. Les agriculteurs adhérents à cette association seront en règle pour l'Eco conditionnalité des aides européenne de la Politique Agricole Commune (PAC).
American Rivers publie aujourd’hui la liste des dix fleuves les plus menacés de l’année en Amérique, et le fleuve Saint-Laurent occupe le neuvième rang de cette liste.
L'ONG Surfrider a mené le premier recensement des déchets qui polluent cinq sites français et espagnols. Bilan : les plastiques restent les "premiers prédateurs des océans".
À l’approche du comité de pilotage qui se déroulera la semaine prochaine, nous vous proposons de revenir sur les grands enjeux et les objectifs attendus dans le cadre du contrat de bassin de l’Yerres amont et de ses affluents en compagnie d’Amélie Agogué, animatrice de ce programme d’actions visant à protéger la ressource en eau.
En 2012 a eu lieu la première évaluation de l'état du milieu marin. Ce fût une étape primordiale dans la mise en œuvre de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM). Les résultats de cette évaluation sont aujourd'hui disponibles. Ils constituent une base pour la première actualisation de l'évaluation de l'état du milieu marin ; nouvelle étape vers l'objectif ultime de la DCSMM : atteindre le "bon état écologiques" de nos eaux.
Alors que les pratiques de réutilisation des eaux usées traitées ont le vent en poupe à l’étranger, la France, malgré une volonté politique affichée, peine à instaurer un cadre juridique favorable. Et les opérations existantes pourraient être compromises.
En décembre dernier, le comité de bassin Adour-Garonne a adopté le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) pour les six années à venir, de 2016 à 2021. Actuellement, selon des normes de plus en plus exigeantes, 43% des cours d’eau du bassin sont considérés en bon état écologique. L’objectif, ambitieux, est d’atteindre, d’ici 6 ans, un taux de 69% pour les eaux superficielles. À cet effet, l’agence de l’eau a programmé un fonds d’intervention de 3,4 milliards d’euros, soit une enveloppe annuelle de 550 millions d’euros. Mardi, à Albi, dans le cadre des forums de l’eau, les représentants d’Adour-Garonne, dont l’Aveyronnais Yves Regourd, ont décliné ce vaste schéma à l’échelle du bassin Tarn-Aveyron.
Le Sénat vient de modifier la proposition de loi sur l'économie bleue préalablement votée par l'Assemblée nationale. Mais qu'apporte au juste ce texte tourné vers la mer et porté par trois députés socialistes ? Environnement Magazine fait le point.
Le principe de compensation écologique prévu dans la loi sur la biodiversité est un outil pour faire accepter les projets d’aménagement, estiment les auteurs de cette tribune. Selon eux, les mesures compensatoires ne permettront la préservation des espaces naturels qu’avec la création d’un organisme de contrôle indépendant.
La réduction forcée du nombre de syndicats des eaux de 38 à 4 ne plaît pas aux élus ruraux qui tiennent tête à la préfète. Cette dernière ne cache pas son agacement.
Le gouvernement vient de choisir 20 grandes villes qui bénéficieront d'investissements majeurs pour s'adapter à l'arrivée massive dans les prochaines années des Indiens des campagnes. Principale préoccupation : le traitement des eaux usées.
L’épisode surmédiatisé du fameux barrage de Sivens a porté un coup fatal à l’image de l’irrigation, pourtant indispensable pour bon nombre de productions et d’agriculteurs. Pour Eric Frétillère, le nouveau président d’Irrigants de France, il faut repartir à zéro, et sensibiliser tous azimuts sur la nécessité de développer le stockage, gage d’une gestion responsable de l’eau. Interview.
A l’heure où la nouvelle compétence GeMAPI (.pdf) (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) préfigure une gouvernance unique et une solidarité territoriale pour la prévention du risque inondation et la préservation des milieux aquatiques, le Pays de Lourdes et des Vallées des Gaves a souhaité réunir élus, techniciens et partenaires institutionnels autour de cette thématique.
Nîmes a franchi une nouvelle étape dans sa lutte contre les inondations avec l’inauguration, ce matin, du cadereau du Valladas, d’un montant de 5,7 M d’€.
Les petites stations ne sont pas équipées pour traiter les micropolluants. Un nouveau procédé est testé depuis le début de l'année à Vercia dans le Jura.
Le Parc naturel régional de Chartreuse est souvent perçu comme un réservoir d’eau brute à destination de ses piémonts. Bien que la ressource soit abondante, les effets actuels et attendus du changement climatique se traduisent d’ores et déjà par des pressions émergentes entre différents usages de l’eau. Ces nouveaux enjeux pesant sur la ressource en eau interrogent la dialectique ville/montagne, et sa déclinaison classique au travers du prisme centre-périphérie. Cet article s’appuie notamment sur l’exemple des pratiques de transfert d’eau inter bassins versants pour analyser les nouvelles stratégies de gestion adoptées par les collectivités, et explorer les complémentarités possibles, dans un contexte de rapport de force entre gestion privée et gestion publique, pour tendre vers une logique de solidarité et de sécurisation des systèmes d’approvisionnement.
Le lundi 7 mars 2016, les députés examinaient à la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale le projet de loi sur la Biodiversité, qui fera l’objet d’un débat en seconde lecture au Palais Bourbon à partir du 15 mars prochain. Ce nouvel épisode d’une saga que nous avons longuement chroniquée aura vu, sans surprise, Jean « Kappelmeister » Launay, qui sera élu par ses pairs le lendemain à la présidence du Partenariat Français pour l’eau (PFE), la grande amicale des oligarques, et Barbara Pompili, sous ministresse à la biodiversité, enterrer de concert les « amendements Batho », qui tentaient courageusement de rééquilibrer la représentation des usagers domestiques (principaux contributeurs - plus de 85% - au financement des redevances perçues par les Agences de l’eau, plus de deux milliards d’euros, une paille…) au sein des Comités de bassin. Comme on s’en doutait, il était évidemment urgent d’attendre jusqu’en… 2020, et en attendant de jeter une nouvelle pelletée de terre sur le cercueil d’un véritable engagement pour une politique de l’eau enfin soutenable et équitable…
Cette nouvelle devrait satisfaire les usagers d'Aubagne et La Penne- sur-Huveaune. Mardi soir, le conseil d'administration de la société publique locale (SPL) L'Eau des collines, en charge de la distribution de l'eau potable dans ces deux communes, a acté une baisse du prix de l'eau à compter du 1er juillet 2016 : le m³ d'eau, aujourd'hui facturé 3,64 €, passera à 3 € pour les 60 premiers m³, et au-delà la baisse deviendra dégressive. Une mesure rendue possible par la bonne santé financière de la SPL, et notamment la fin de la convention qui la liait avec la SEM, l'ancien délégataire, pour transfert de savoir-faire, et qui pesait lourdement sur ses finances (1,1 M€ par an).
Tout acte est sujet à interprétation et, en politique, il peut avoir une portée symbolique forte. L’ancienne majorité du conseil départementale du Doubs avait décidé de porter plainte à chaque fois qu’il y avait une atteinte à l’environnement et en particulier aux milieux aquatiques. Même démarche à la fédération de pêche du Doubs. Ce fut le cas en février 2014 lorsqu’un agriculteur de Vaufrey répandit du purin et du lisier dans un champs sur le bassin versant du Doubs. L’affaire est passée devant le tribunal de grande instance de Montbéliard le 19 novembre dernier. Et, surprise de la fédération de pêche du Doubs et de la CPEPESC, l’association de défense de l’environnement qui avait également porté plainte, le conseil départemental n’était pas représenté.
Le plan Ecophyto lancé en 2008 devait réduire de moitié le recours aux produits phytosanitaires en dix ans. C'est l'inverse qui se produit. L'utilisation de pesticides a augmenté de 9,4% entre 2013 et 2014 sur le territoire national.
C’est un échec si patent et prévisible qu’il en devient presque risible. Depuis 2008 et les engagements du « Grenelle de l’environnement », non seulement les gouvernements successifs n’ont pas réussi à faire baisser l’usage des pesticides en France, mais ils ont aussi échoué, avec une égale constance, à tirer la leçon de leurs échecs. L’inflexion de cette courbe-là semble, elle aussi, impossible.
Jean Launay, député de la deuxième circonscription du Lot et président du Comité national de l'eau, vient d’être élu président du Partenariat Français pour l’Eau (PFE).
Mercredi 2 mars, la ministre Ségolène Royal accueillait le président des Amis du barrage John Kanioswky, le député du sud-Manche Guénhaël Huet, et le président de la société Valorem, candidat à la reprise des barrages en compagnie de deux de ses ingénieurs. Ils ont présenté leur projet aux représentants du ministère, qui pourra se réaliser sous certaines conditions.
La Gemapi est l’occasion d’identifier des solutions novatrices. Celles-ci intègrent la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations, deux problématiques trop longtemps traitées séparément.
En septembre 2015 à Lodève, la rivière Lergue sortait de son lit emportant plusieurs voitures et causant d'importants dégats notamment sur l'A75. Quelques mois plus tard, l'heure est à la prévention avec l'entretien des cours d'eau.
Depuis quelques années, de nombreuses initiatives ont contribué à favoriser le retour des poissons migrateurs sur le bassin de la Vienne. A travers cette plaquette, l’EPTB Vienne a souhaité retracer l’historique des migrations sur le bassin de la Vienne et mettre en avant la dynamique engagée pour restaurer les populations de poissons migrateurs. Les enjeux et perspectives relatives à l’accueil de ces espèces sont également abordés.
Les barrages de Vezins et de la Roche qui boit étaient d'une réunion ce mercredi au ministère de l'environnement. Le PDG de Valorem, une entreprise française spécialisée dans les énergies vertes, a présenté officiellement un projet de reprise des deux ouvrages.
Après les intempéries mortelles d’octobre dans les Alpes-Maritimes, des communes ont pris des mesures pour réduire la bétonisation et améliorer l’écoulement des eaux.
Les événements dramatiques survenus le 27 février 2010 lors du passage de la tempête Xynthia sur une partie de la façade Atlantique ont mis en évidence la nécessité de renforcer notre politique de prévention des risques de submersions rapides. 6 ans après, le ministère dresse un bilan des actions qui ont été menées en publiant un document détaillant les principales mesures engagées.
Le 19 janvier, près de 150 élus, maîtres d’ouvrage, techniciens, animateurs de terrain formateurs, chercheurs, étudiants et producteurs, ont répondu à l’appel de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique et de ses partenaires engagés dans les sites pilotes « Eau & Bio ». L’occasion de faire le point sur les résultats des premières expérimentations de reconquête et de préservation de la qualité de l’eau par l’agriculture biologique menées dans le réseau.
Sous l’effet du boom de la construction dans le monde, les besoins en sable sont de plus en plus énormes. La ressource manque, ce qui conduit à l’explosion des trafics. Un défi environnemental majeur.
FranceAntilles.fr : toute l'actualité de la Guadeloupe, feuilletez le journal France-Antilles en ligne, lisez les articles du journal et de la rédaction dédiée des 3 derniers jours, les dossiers spéciaux, les diaporama et les avis de remerciements.
Les tensions demeurent vives en Charente autour de la querelle de l’irrigation, massivement déployée pour y soutenir la culture du maïs. D’un côté les irrigants exigent qu’y soient construites de nouvelles retenues. De l’autre un nouvel encadrement réglementaire, les « projets de territoire », commence à peine à se mettre en place, sans que l’on discerne encore comment il va modifier un rapport de forces qui évolue lui aussi puisqu’un collectif rassemblant de très nombreuses associations s’est constitué il y a un an à l’échelle du département afin d’exiger une nouvelle gestion soutenable de la ressource. Enfin, la création de la nouvelle super-région Poitou-Aquitaine-Limousin va elle aussi rebattre les cartes.
L'effacement de l'ouvrage Floriet à Nod-sur-Seine n'avait aucun intérêt écologique. Il a en revanche un certain intérêt juridique : effectué sur simple déclaration, sans aucune protection particulière pour les milieux, sans que le droit d'eau ait été préalablement annulé par arrêté préfectoral, il témoigne de la grande légèreté procédurale du syndicat et de l'administration dès lors que l'on détruit le patrimoine hydraulique.
En Aveyron, sur le causse du Larzac, les habitants s’inquiètent des pollutions provoquées par l’autoroute A75. L’enjeu est majeur car le sous-sol du causse est directement relié aux sources qui alimentent les vallées environnantes.
Un biotope évolue avec le temps, le plus souvent du fait des changements physiques qu’il peut subir (et l’étang de Berre en a subis!), mais aussi des arrivées d’espèces exotiques amenées par l’homme volontairement ou involontairement. La confirmation récente de l’arrivée sur Berre d’un gastéropode supposé invasif et destructeur a initié les discussions et réflexions qui ont mené à cet article. Toutes les invasions ne sont pas négatives et peut-on seulement faire quelque chose pour les empêcher ? Comme tous les articles de vulgarisation scientifique de ce blog, la première version sera sans doute entachée de nombreuses erreurs et manques et il sera complété et rectifié au fur et à mesure des informations que nous aurons.
Depuis 2011, les côtes caribéennes subissent l’arrivée massive de sargasses. Des algues brunes qui pénalisent la pêche et l’activité touristique. En Guadeloupe, les collectivités font face à un fléau, dont elles peinent à expliquer l’origine.
Face à l’énorme entité qui gère la Seine, le SIVLO veut grossir pour ne pas être aspiré dans le tourbillon du grand Paris. Mais un plus petit que lui, le Fusin, ne l’entend pas de cette oreille.
Vendredi, la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a réuni les élus du Boulonnais et l’Agence de l’eau Artois-Picardie pour marquer une étape dans la lutte contre les inondations. Pour autant, des travaux ne seront pas lancés avant deux ans minimum.
Nous vous avons déjà parlé du combat contre le projet Voguette (notamment cet article, et cet autre) : il concerne notre association puisqu’il dépend d’une nouvelle digue de 2,8 km le long de la Durance, que nous ne souhaitons pas. Cette rivière compte déjà tellement de digues que le contrat de rivière Val de Durance 2008-2014 (le dernier en date) parle de « 3 à 4 km de digues, épis et levées divers pour 1 km de rivière ». Ce paradoxe est tout à fait possible si on imagine 2 digues longitudinales (censées contenir le flot en cas de crue) plus des digues « en épi » (dont le but est de centrer le lit hors crue). Le contrat de rivière jugeait d’ailleurs l’ensemble (en 2008) « complexe et peu fiable ».
L’affaire est exemplaire des impasses auxquelles conduisent aujourd’hui des politiques publiques qui ont trop longtemps cédé à tous les lobbies, de l’aveuglement collectif relayé par tous les gouvernements successifs, comme de l’autisme d’administrations d’abord occupées à rejeter sur autrui les conséquences des injonctions contradictoires qui leur sont adressées par des politiques qui se soustraient à leurs responsabilités.
A l’orée du XXIème siècle, la France, son école française de l’eau, ses entreprises de l’eau, rayonnent sur la terre entière nous dit-on. Comment imaginer qu’en France même l’on puisse être privé d’eau ? Témoignage.
Une étude allemande publiée en janvier révèle la présence de nombreux pesticides dans nos rivières et nos lacs, à un niveau bien supérieur aux seuils admissibles. Les recherches se fondent sur 160 analyses faites dans de nombreux lacs et rivières des vingt-huit pays européens entre 1972 et 2012. C'est la première fois qu'une étude aussi détaillée est menée en Europe.
La ministre de l’écologie, Ségolène Royal, a décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) d’annuler l’abrogation d’un permis de recherches de gaz de schiste de Total dans la région de Montélimar (Drôme), a annoncé le ministère samedi 30 janvier.
Le 17ème Carrefour des gestions locales de l’eau (CGLE) s’est achevé le 28 janvier à Rennes avec plus de 10 000 participants sur les deux jours. En toile de fond de ce rendez-vous annuel, la nouvelle loi Notre, au cœur d’au moins trois ateliers majeurs et de la plénière de clôture. Et surtout le devenir des petits services d’eau et d’assainissement.
« Faut arrêter les conneries maintenant ! » a griffonné un jeune manifestant qui brandit haut sa pancarte au-dessus d’une foule d’un millier de personnes. Ils sont venus, samedi 30 janvier, dire leur colère contre la poursuite du déversement en Méditerranée d’effluents industriels par l’usine d’alumine Alteo à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Les organisateurs – un collectif d’associations – ont choisi d’exprimer cette « colère rouge » devant la préfecture à Marseille.
Un arrêté de la ministre de la Santé, publié le 26 janvier, modifie les programmes d'analyse supplémentaires à effectuer sur les prélèvements dans les eaux superficielles lorsque le débit est supérieur ou égal à 100 m3/jour.Ce texte transpose en droit français certaines dispositions de la directive du 12 août 2013 relative aux substances prioritaires pour la politique dans le domaine de l'eau. Cette directive a ajouté douze nouvelles substances à cette liste.
Alors que s’achève à Rennes le 17e Carrefour des gestions locales de l'eau, c'est à Pont Scorff (56), sur le ruisseau de Toul Douar que la Région Bretagne a choisi, la semaine passée, de mettre en lumière une gestion territoriale appliquée pour la reconquête de la qualité d'eau. Un modèle breton dont la réforme territoriale pourrait rebattre les cartes.
Si le Gers est un des premiers départements français en céréales bio, il est également dans le peloton de tête des territoires les plus touchés par l’aléa érosion. Un groupe d’échanges de producteurs bio, ouverts aux agriculteurs conventionnels, a été mis en place en 2011 pour accompagner les producteurs de grandes cultures biologiques vers de nouvelles pratiques culturales : techniques culturales simplifiées et introduction de couverts végétaux.
Le dossier est consistant : les deux conseillers communautaires, Jean-Marc Charrier (PCF) et Vincent Lemassu (PG) ont devant eux plus de 800 pièces qu’ils comptent déposer au tribunal administratif de Marseille, pour dénoncer la délégation de service public (DSP) sur l’eau. Cette dernière a été attribuée, au conseil syndical de novembre 2015, aux groupes Véolia et Suez, qui se partagent la gestion de l’eau sur les 6 communes (Cornillon-Confoux, Grans, Istres, Fos, Miramas et Port-Saint-Louis-duRhône) de Ouest Provence. Mais pour Jean-Marc Charrier et Vincent Lemassu, « il n’y a pas eu la possibilité de prendre une décision en toute connaissance de cause, car les élus n’ont pas eu toutes les pièces utiles, ou suffisamment dans les temps, pour pouvoir les étudier ».
Comme c’est fini le temps béni où les départements finançaient pour 500 millions d’euros par an (évaluation CFE garanti sur facture, on connaît nos classiques, non mais...), les tuyaux et les steps (non, on ne parlera pas du SIAAP, les juges ne le souhaitent pas), le temps béni du FNDAE, le temps béni de l’avant ONEMA, le temps béni de Jacques Oudin, le temps béni d’avant la main basse des odieux socialo-communistes (et du Kappelmeister), sur les poches profondes des Agences, le temps béni surtout, pour les temps présents, d’avant la sournoise OPA de la bande à biodiv, Canalisateurs de France pleure sa mère.
La Fédération des travailleurs du service des eaux et de l'assainissement du Pérou (FENTAP) a annoncé une grève générale de deux jours pour s’opposer à l’initiative du gouvernement de privatisation de l’eau potable à Lima, a annoncé Manuel Dammert, député de gauche au parlement péruvien.
Retour sur le séminaire organisé par le Creseb le 18 novembre 2015, intitulé "Regard croisé des acteurs scientifiques et des acteurs des territoires sur les outils et méthodes de mesure de la qualité de l’eau développés par la recherche : quelle opérationnalité pour l’évaluation et l’action ?
Les députés Françoise Dubois et Jean-Pierre Vigier viennent de présenter leur rapport de mission parlementaire sur les continuités écologiques aquatiques. Ce document contient certains éléments positifs, comme la demande à l'Etat de chiffrer les coûts réels de la continuité écologique ou la proposition de prioriser les enjeux sur les rivières avec présence attestée de grands migrateurs. Mais le rapport est dans l'ensemble en retrait par rapport aux problèmes rencontrés sur le terrain, notamment les coûts exorbitants pour les particuliers et les petites exploitations comme le refus de la majorité des propriétaires de détruire leurs ouvrages face à des enjeux environnementaux très modestes. De même, la politique de continuité écologique ne peut pas continuer sans un audit scientifique de ses méthodes et de ses résultats. Nous ferons savoir aux élus que cette absence d'écoute persistante sur les problèmes de fond entrave toute mise en oeuvre apaisée de la réforme.
Hier, le Grand Conseil a adopté une modification de la loi sur la protection des eaux et un crédit cadre de 80 millions destinés à financer des mesures de lutte contre les micropolluants. Plus précisément, cette manne cantonale vise surtout à inciter les communes à collaborer entre elles pour mettre en place un dispositif d’épuration performant.
La Corse sera-t-elle confrontée à des pénuries d’eau lors de la prochaine saison estivale ? La douceur de l’automne, le manque de précipitations et un hiver tardif font craindre le spectre récurrent de la sécheresse dans les zones sensibles, comme la Balagne et l’Extrême Sud. L’Office d’équipement hydraulique de Corse (OEHC) reste vigilant. Son nouveau président, Saveriu Luciani, qui a commencé un tour de l’île des infrastructures hydrauliques, a fait, jeudi matin, au barrage d'Alesani, un point sur la situation des ressources en eau et de ses perspectives. L’occasion, pour le conseiller exécutif nationaliste, de parler de sa mission, de dévoiler la feuille de route pour au moins les deux ans à-venir et d’expliquer, à Corse Net Infos, sa volonté de redéfinir la vocation d’un outil qu’il entend mettre totalement au service des Corses.
Deux mois après la rupture du barrage qui a provoqué la plus grande pollution environnementale que le Brésil ait connue, les habitants font toujours face à d’importantes difficultés au quotidien et réclament justice.
Le 20 janvier, deux députés ont présenté en commission à l'Assemblée nationale un rapport d'information fourmillant de propositions concrètes pour parvenir à restaurer dans les cours d'eau les continuités écologiques. Sans se mettre à dos les acteurs de terrain et les élus locaux.
La ville de Flint (Michigan), à une heure de route au nord de Detroit, était surtout connue jusqu’à présent comme symbole de la crise de l’automobile. Ses fermetures d’usines, son taux de chômage près de deux fois supérieur à la moyenne nationale, ses 41 % de la population qui vivent sous le seuil de pauvreté. Mais, depuis plusieurs mois, cette agglomération de 100 000 habitants doit se battre avec un autre fléau : le plomb. La contamination de l’eau potable de la ville, provoquée par une modification du mode d’approvisionnement devant permettre de réaliser des gains à court terme, a obligé le président des Etats-Unis à décréter, samedi 16 janvier, une situation d’urgence.
L'eau potable n'est pas un acquis pour tout le monde. Dans plusieurs zones reculées du département, certains habitants se battent encore aujourd’hui pour pouvoir boire l'eau de leur robinet. « On essaie d'avoir l'eau potable au robinet depuis 1984 : c'est mon père qui avait commencé ce combat, je le continue aujourd'hui ». Jacques Rutten, président de l'association …
L’Office de l’eau Réunion a publié le bilan hydrologique annuel de La Réunion. Selon les mesures effectuées par l’organisme, l’état quantitatif des ressources en eau s’est amélioré en 2015. Sur tous les cours d’eau observés, le débit médian annuel de 2015 est supérieur à celui de 2014.
Plusieurs associations de consommateurs, d'usagers de l'eau, de salariés du secteur de l'eau et de citoyens se sont mobilisées pour demander qu'elles soient intégrées au processus de création du syndicat unique de l'eau. Elles demandent aussi à participer au fonctionnement de cette future entité.
Oui ! mais avec des réserves sur le projet actuel. Un parc marin devrait réellement protéger le milieu marin de l’économie liée à la mer en la régulant.
Le réchauffement climatique, c'est de l'eau et l'eau, c'est les sols, et les sols, c'est le foncier, et le foncier, c'est l'aménagement du territoire, bref, c'est de la politique, et une révolution des pouvoirs qui est en marche.
C’est historique. « Pour la première fois en 2015, les Français ont dépensé plus d’argent pour acheter de l’eau en bouteille que pour s’offrir des colas », affirme la directrice de la division Eaux de Danone, Cécile Beliot-Zind. La part de marché de l’eau en bouteille est désormais de 21 % dans l’ensemble des boissons sans alcool.
Présenté par le gouvernement fin octobre 2015, le plan Ecophyto 2 se met en place. Fera-t-il mieux que son prédécesseur, qui n’avait entrainé aucune baisse de la consommation de pesticides en France ? Pas sûr. D’un côté, les organisations environnementales pointent les régressions par rapport à Ecophyto 1. De l’autre, les représentants agricoles et de l’industrie des pesticides jugent le dispositif trop contraignant.
En application du SDAGE, l’agence de l’eau Rhône méditerranée Corse a souhaité mobiliser tous les moyens possibles pour protéger durablement les milieux remarquables et menacés. Dans cet objectif, l’accord-cadre signé avec la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER) PACA va permettre de saisir les projets dès l’étape de la vente de terrain, pour proposer des stratégies foncières puis des financements pour acquisition.
Montpellier Méditerranée Métropole s’engage dans un vaste plan d’action pour l’eau, formalisé dans un contrat-cadre avec l’agence de l’eau. Au menu notamment : l’assainissement et l’eau potable.
Le renouvellement des concessions hydroélectriques a pris du retard, mais un nouveau cadre permettant aux collectivités d’investir dans des SEM est en train de se préparer. Une opportunité à saisir ?
Organisées au sein de la Coordination nationale des associations de consommateurs d’eau (CACE) depuis le début des années 90, les pionnières du militantisme pour l’eau en France ont dressé le 1er décembre 2015 à Ternay, à l’occasion de leur assemblée générale annuelle un bilan et surtout un panorama des nouveaux défis auxquels leurs membres sont confrontés.
Après une mise en route le 1er janvier, la Métropole a officiellement dévoilé, le 6, la nouvelle régie publique de l'eau. Un choix stratégique, qui a conduit son président Philippe Saurel à écarter les délégataires privés, et qui nécessitera un investissement de 9 à 11 M€ annuels.
Le 27 janvier à Rennes. Ces dernières années ont été caractérisées par des innovations technologiques sur le plan de l'imagerie, de l'acquisition et du traitement de l’information et de son utilisation pour la communication. De nombreuses applications en matière de drones et télédétection de proximité (proxidétection) émergent et semblent prometteuses pour améliorer la gestion des ressources en eau. Qu'en est-il réellement ? Quelles sont ces nouvelles technologies et leurs champs d'application ? Quels sont leurs potentiels ? Leurs atouts et limites ? Au travers de cet après-midi, il s’agit d’en présenter quelques innovations technologiques et de mettre en débat l’utilisation opérationnelle qui peut en être faite
Organisée par le Ministère en charge de l'écologie et la Fédération des Parcs naturels régionaux dans le cadre du Centre de ressources Trame verte et bleue et des journées des paysages, cette journée avait pour objectif de montrer la plus-value du paysage pour la TVB et vice-versa. Au travers de plusieurs témoignages, elle s'est intéressée à la conciliation d'objectifs de qualité paysagère et d'enjeux de fonctionnalité écologique dans les projets de territoire comme dans les projets opérationnels.
Au terme d’une réunion marathon hier après-midi, le syndicat Eaux de Vienne a voté l’harmonisation – à l’horizon 2018 – du prix du mètre cube à 1,85 € HT.
Le syndicat des Industries et des entreprises Françaises de l’Assainissement Autonome (IFAA), a engagé un bras de fer avec une agence de l’eau qu’il « somme » de revenir sur les critères d’attribution des aides financières qu’elle a définis.
Une chaire Unesco en hydropolitique vient d’être attribuée à l’UNIGE. Les travaux scientifiques menés par ses chercheurs contribueront à une meilleure connaissance des enjeux politiques de l’eau.
Le changement climatique est chaque jour un peu plus présent dans nos vies. Il impose des évolutions radicales dans la gestion de nos ressources naturelles. L’eau va devenir un sujet environnemental, économique et géopolitique majeur - en vérité il l’est déjà !
Au terme de près de trente années d’incertitudes, de questionnements, d’études et de résistance, le projet du barrage de Vimenet et ses 7 millions de mètres cubes étendus sur près d’une centaine d’hectares vient de tirer sa révérence. En tout cas, le conseil départemental restitue aujourd’hui à l’usage agricole toutes les emprises foncières qu’il avait réservées à cet effet.
La Fédération des Moulins de France engage une étude pilote portant sur 10 sites concernés par cette demande de mise en conformité mais actuellement objet de blocages. L’objectif de l’étude est d’identifier les tenants et aboutissants de ces blocages afin de proposer des solutions alternatives et d’en déterminer les conditions de mise en œuvre acceptables par tous. Cette mission est confiée à M. Christian Romaneix, consultant en matière de gestion des eaux superficielles et des milieux aquatiques, et ayant par ailleurs mené différentes missions d’effacement ou d’aménagement d’ouvrages hydrauliques au titre de la restauration de la continuité écologique des cours d’eau.
La cité-Etat est une référence pour la gestion urbaine et durable de l'eau. D'ici à 2060, jusqu'à 80 % de la demande future pourrait être fournie via le recyclage et la désalinisation.
Renouvelable, efficace, propre, l’énergie hydraulique devrait être, a priori, plébiscitée par les défenseurs du climat. Mais son coût social et environnemental est très lourd. Illustration de ce dilemme: le Brésil.
A l'heure de la COP 21, les résultats du dernier baromètre de l’opinion sur « Les Français et l’eau » confirment que la prise de conscience, et l’inquiétude, quant aux effets du changement climatique sur l’eau et la biodiversité aquatique, progressent chez les Français.
Un panel international indépendant, composé de quinze personnalités issues du monde politique, académique, du secteur privé et de la société civile, a été officiellement inauguré à Genève par Didier Burkhalter, ministre suisse des affaires étrangères : ce groupe d’experts aura pour tâche au cours des deux prochaines années de formuler des propositions sur les instruments et les institutions à mettre en place pour prévenir et réduire les conflits liés à l’eau au niveau mondial et régional.
Alors que la COP 21 s’ouvre à Paris, Agrivair cherche à concilier développement local d’une politique « zéro pesticides » et préservation de la qualité des eaux.
Le barrage d’Oye-et-Pallet est au cœur du débat. Outre la motorisation de ses vétustes vannes, le rehaussement de son niveau d’une vingtaine de centimètres est sérieusement envisagé.
« Il y a beaucoup d’emplois dans cette entreprise mais il y a aussi plus de 2000 emplois dans le secteur de la pêche, du tourisme, des loisirs qui doivent être aussi protégés et puis c’est la santé publique ! » Ségolène Royal poursuit son offensive médiatique contre les rejets de boues rouges en Méditerranée même si elle n’a pas encore rendu sa décision quant à la demande de prorogation de l’autorisation des rejets formulée par Alteo.
Mi-2016, le Livre blanc sur l’eau dans l’agglomération dunkerquoise sera soumis aux élus de la communauté urbaine et au comité syndical du Syndicat de l’eau du Dunkerquois. Il servira de fil conducteur pour la mise en œuvre de la politique de l’eau potable et de l’assainissement pendant plusieurs années.
Les acteurs des filières agricoles plaident pour une politique ambitieuse de stockage de l’eau. « Il faudrait créer 800 à 900 millions de m3 de retenues d’eau au niveau national en réponse au changement climatique mais depuis huit ans, il n’y a plus de concrétisation dans les projets engagés. » Président du groupe « eau » à la FNSEA et agriculteur irrigant dans les Landes (1), Jean-Luc Capes est amer.
Après des mois de travaux, le barrage de la Biconque, construit en 1925, appartient au passé. Situé sur la rivière Bitoulet, en amont de la commune de Lamalou-les-Bains, cet ouvrage a été totalement effacé, un an après la terrible crue du cours d'eau. Les autorités ont fait de la déconstruction du barrage une priorité pour la sécurité des biens et des personnes.
Il existe désormais une méthode normalisée Afnor pour évaluer l'effet des perturbateurs endocriniens sur le vivant dans les eaux brutes et les eaux usées.
Les principales têtes de liste aux élections régionales ont été invitées à présenter leur projet pour le secteur agricole devant un parterre de 400 agriculteurs du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées, réunis à Montpellier le 23 novembre.
Réuni en séance plénière ce jour, sous la présidence de Michel Dantin, député européen, maire de Chambéry, président du Comité interSyndical d’assainissement du lac du Bourget (CISALB), le comité de bassin Rhône-Méditerranée a adopté le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage), pour les années 2016 à 2021. Il a émis un avis favorable sur le programme de mesures associé.
Les piliers du développement durable (l’économie, le social et l’environnemental) entrent parfois en confrontation. La baisse de la consommation d’eau en Europe aboutit à une augmentation des tarifs qui pose la question de son accès pour les plus démunis.
L'accroissement des risques de submersion conduit à préconiser des mesures d'adaptation réduisant la vulnérabilité des enjeux, notamment par la relocalisation des biens et des services. De 2013 à 2016, le projet SOLTER explore la mise en oeuvre et l'acceptabilité des relocalisations.
Les élus du conseil départemental ont approuvé, en plénière, les statuts et la création du syndicat mixte « Eaux de Guadeloupe » , ainsi que son adhésion à ce syndicat.
La fracturation hydraulique est au coeur de la contestation du gaz de schiste. Les multiples risques associés à cette technique de forage ont fait couler beaucoup d’encre, mais ils ne représentent à bien des égards que la partie émergée de l’iceberg. De l’extraction de sable et d’eau en amont à la gestion des eaux usées et des déchets en aval, c’est toute la filière du gaz de schiste qui pèse sur l’environnement et les territoires. Des milliards de litres d’eaux usées issues du fracking sont injectés dans le sous-sol de l’Ohio, avec les mêmes risques de pollution et de séismes que la fracturation hydraulique elle-même. Troisième volet de notre reportage à Youngstown.
La proposition de loi pour le droit à l’eau potable et l’assainissement a été examinée le 4 novembre par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale.
Des Flandres jusqu’à l’Avesnois, Noréade est sur le point de finaliser l’installation d’une conduite d’eau de 200 kilomètres. Avec cette nouvelle infrastructure, Noréade sécurise le réseau d’approvisionnement en eau des particuliers, des services publics et des entreprises des 500 communes du syndicat. Un investissement touchant à l’intérêt général qui a été possible grâce à un large consensus politique.
Un procès XXL ! Jusqu'au 4 décembre, le palais de justice de Poitiers accueille le procès en appel relatif à la tempête Xynthia. Trois semaines d'audiences, sans doute très médiatisées. Mais les bonnes questions seront-elles posées ?
Le syndicat des eaux d'Ile-de-France annonce plus d'un milliard d'euros d'investissement sur la période 2016-2020. Les priorités ? Renouvellement des réseaux, Grand Paris et nouvelles techniques de traitement.
Après une communication du président du Département lors de sa réunion vendredi 6 novembre, l’assemblée départementale a mandaté T. Carcenac pour continuer la négociation avec l’Etat sur la « clôture » du projet initial de barrage. La « rupture » avec la CACG va aussi être négociée.
Le contrat de rivière Caramy-Issole concerne 16 communes et deux communautés de communes. L’objectif global du contrat est d’instaurer une politique de gestion concertée des milieux aquatiques à l’échelle du bassin versant afin de préserver et d’améliorer la qualité de la ressource et le partage des usages.
Au terme d’un bras de fer qui a vu toute une région se mobiliser contre un projet d’extraction de sable minier dans la baie de Lannion en Bretagne, le ministre de l’économie Emmanuel Macron signait, le 14 septembre 2015, un décret accordant une concession de quinze ans à la Compagnie armoricaine de navigation… Les littoraux français, nouvel eldorado promis à une exploitation intensive ? C’est ce que préconisait un rapport sénatorial rendu public en janvier 2014. Le gouvernement devrait présenter au printemps 2016 une réforme « libéralisant » le code minier, datant de Napoléon, et ainsi accroître la tentation de piller sans vergogne des ressources naturelles sensibles. L’enjeu ? L’exploitation, au-delà du sous-sol continental, des littoraux et des océans, sachant que la France possède le deuxième domaine maritime mondial après les Etats-Unis.
On nous a transmis la réaction de M. Jean-Claude Boulard, sénateur de la Sarthe, maire du Mans, à la lettre ouverte à M. Joel Pélicot sur le SDAGE Loire-Bretagne (ci-contre, cliquer pour agrandir). L'élu de la République partage l'exaspération et l'incompréhension des riverains face à "l'absurdité normative" de la continuité écologique.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse notifie actuellement aux collectivités les taux de redevances qui seront appliqués sur les factures d’eau des abonnés. Ces taux sont révisés à la baisse, moins 6 centimes en moyenne. Cette mesure repose sur la volonté politique des instances de bassin de rééquilibrer les contributions entre usagers sans accroître la fiscalité globale sur l’eau.
Depuis la loi sur l’eau de 2006, l’Union syndicale d’aménagement hydraulique du Nord (USAN) doit établir un plan de gestion, d’entretien et de restauration pluriannuel des cours d’eau. Celui concernant la plaine de la Lys et de la Deûle est actuellement soumis à enquête publique. En quoi consisteront les travaux ?
Lancer des pistes de travail pour l’avenir était le maître mot de ces premières «Assises du bassin versant du Lot» qui ont eu le mérite, lundi à Cahors, de réunir élus et forces vives concernés par l’avenir de leur territoire. Lequel passe, de l’avis de tous, par la protection d’une rivière qui irrigue l’économie, le tourisme et la vie sociale.
Neuf millions de Mexicains vivent sans accès à l’eau potable. Le gouvernement s’apprête pourtant à renforcer la politique de libéralisation du secteur, en partie responsable de la situation actuelle. Les multinationales détiennent déjà d’immenses concessions d’eau, et leurs activités entraînent pollutions, raréfaction des ressources et conflits sociaux. Les entreprises françaises ne sont pas en reste : Suez et Veolia gèrent de manière controversée des systèmes de distribution d’eau, et l’entreprise Total veut y lancer l’exploitation très polluante du gaz de schiste. Une coalition citoyenne lutte pour mettre fin à la privatisation, l’accaparement et la surexploitation de l’eau. Mais la bataille s’annonce rude. Enquête.
Partenaire du Carrefour de l’Eau depuis ses débuts, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne (AELB) vient d’achever sa consultation publique sur l’eau. Une politique participative au plus près des citoyens dont nous parle son nouveau directeur général, Martin Gutton.
Activité portuaire, rejets industriels, mais aussi nos toilettes : de Martigues à La Ciotat et en remontant jusqu'à la Sainte-Baume, tout finit dans la baie de Marseille. Un plan d'action chiffré à 265 millions d'euros sur huit ans a été signé ce jeudi pour réduire les pollutions marines mais aussi les risques d'inondation.
Dans une étude, le Conseil économique sociale et environnementale (Cese) propose des pistes d'amélioration de la résilience et de la prévention des risques ainsi que pour une meilleure protection de Paris face à une crue centennale.
L'agence européenne de l'environnement (AEE) confirme que les forêts permettraient de prévenir les inondations et la sécheresse. Cette conclusion fait suite à une étude que l'Agence a menée sur le potentiel de rétention des eaux des forêts européennes. Ces dernières couvrent un tiers du territoire de l'Union européenne.
Les opérateurs publics de l'eau comptent bien renforcer leur action pour une approche "holistique" de la ressource : réduire la consommation, récupérer l'énergie, restaurer l'environnement des captages et bassins versants… Les pistes ne manquent pas.
A l'issue d'un comité interministériel de la Mer (CIMer) organisé à Boulogne-Sur-Mer jeudi, le Premier ministre a fait quelques annonces qui pourrait permettre de lancer une véritable politique de la mer. La France possède le deuxième domaine maritime mondial, seulement devancée par les États-Unis.
Dans une remarquable enquête de terrain réalisé sur l'Armançon cote-dorienne à l'occasion d'un stage de Master, Nicolas Defarge a travaillé à comprendre les perceptions de la continuité écologique au bord de la rivière. Pour la quasi-totalité des propriétaires et pour la majorité des élus / associations interviewés, la continuité écologique n'est pas acceptée si elle implique l'effacement comme solution préférentielle. Principaux noeuds de conflictualité : la crainte d'une modification non maîtrisée des écoulements et du bord de rivière ; l'absence de consentement à payer des aménagements jugés non prioritaires pour la rivière par rapport aux pollutions ; la perception d'une inégalité de traitement entre les ouvrages (certains grands barrages du cours d'eau n'ont pas d'obligation d'aménagement). Les dimension juridiques (droit d'eau) ou énergétique sont moins citées. Ce travail suggère qu'il sera difficile de réussir la politique de continuité écologique sans une prise en compte des attentes, des craintes et des besoins des propriétaires comme des riverains.
Pendant trois ans, des chercheurs de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève ont mené un projet – GOUVRHÔNE – dans le but d’analyser la manière dont le Rhône est actuellement géré sur sa partie franco-suisse qui va du Lac Léman jusqu’aux portes de Lyon et de proposer aux décideurs publics et privés les scénarios qui permettraient d’assurer une éventuelle gouvernance commune et durable de cette portion du fleuve. Leur rapport final, qui vient d’être publié, a d’ores et déjà été officiellement remis à ses mandataires politiques et institutionnels à qui il appartient désormais de donner ou non les suites concrètes qui leur paraissent les plus aptes à rejoindre les intérêts de tous les usagers et riverains.
Nulle empoignade Badiou-Onfray, pas de “tweet” vengeur tétanisant la classe politique, aucun symposium en Sorbonne, pas plus que d’Alternatifosse en nouveau Woodstock… Pourtant, à lire la très sage association de consommateurs CLCV, le scandale de l’assainissement individuel alimente bel et bien en France le vote “extrême” dans les campagnes… Sous cet angle, l’ANC comme révélateur de l’époque on ne saurait mieux trouver. Sauf que tout le monde s’en moque, ou presque. Voyons le presque.
Après la polémique sur l’abattage de quatre cents arbres au marais, le Conservatoire d’espaces naturels du Nord et du Pas-de-Calais explique sa politique de gestion d’une zone humide permettant de réduire les crues.
Nous inaugurons une nouvelle rubrique dédiée aux idées reçues sur les moulins et usines à eau, ainsi que sur les politiques publiques de l'eau. La première idée reçue (entendue encore à titre d'exemple cette semaine à la dernière réunion syndicale du SICEC) consiste à laisser croire que rien n'est fait en France pour imposer l'effacement des ouvrages hydrauliques et que les propriétaires sont parfaitement libres de choisir d'autres solutions. Au mieux, c'est une ignorance du terrain ; au pire, une hypocrisie et une tromperie. Voici comment les choses se passent réellement au bord des rivières.
Didier Burkhalter, ministre suisse des affaires étrangères, a incité les pays de l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) à s’engager afin que « l’accès à l’eau devienne un instrument de promotion de la paix plutôt qu’une source de conflit ». Il a en même temps annoncé l’adoption par la Suisse d’un programme de politique étrangère définissant le cadre et les modalités de ses engagements et de ses contributions pour faire du domaine de l’eau un moyen de renforcer la coopération et la sécurité internationales.
La banque du Léman organisait le 2 octobre dernier, à la Société Nautique de Genève, les premières Rencontres du Léman auxquelles Acteurs de l'économie était associé. Les débats portaient sur la gestion et la protection du lac Léman, une véritable ressource tant économique qu'environnementale pour les territoires franco-suisses.
Je propose une gestion qualitative des eaux de pluie en traitant celles qui sont polluées – celles venant d'un parking ou celles qui coulent sur les toits par exemple – pour qu'elles ne soient pas rejetées ainsi dans une rivière. Et je propose ensuite une gestion quantitative de ces eaux en créant des bassins de rétention.
De nombreux projets de stockage restent en souffrance, d’après la filière semencière et Irrigants de France. Une instruction de Ségolène Royal en juin dernier change les règles du jeu. Elle reçoit un accueil mitigé.
Le SDAGE Seine-Normandie est sur le point d'être adopté. Trois associations de Bourgogne saisissent le Président du Comité de bassin Seine-Normandie, M. François Sauvadet, pour exposer la dérive grave de ce texte, dont les orientations en matière de continuité écologique vont très au-delà des exigences de la loi et dont certaines propositions inacceptables feraient l'objet d'une requête en annulation si elles devaient être votées en l'état.
Les représentants des citoyens français ont volontairement supprimé l'hypothèse d'effacement des seuils et barrages dans le cadre de la trame bleue, lors de l'élaboration de la loi Grenelle 1 de 2009, de même qu'ils ne l'ont pas mentionnée dans la LEMA 2006. Or, la Direction de l'eau du Ministère de l'Ecologie et ses représentants en Agences de l'eau passent outre ce choix de prudence, exercent des pressions constantes en vue de détruire les ouvrages, refusent de financer de manière réaliste les dispositifs de franchissement et tentent aujourd'hui d'imposer l'effacement des seuils et barrages comme solution prioritaire de certains SDAGE 2016-2021. Nous appelons les députés et sénateurs, comme l'ensemble des élus, à faire cesser immédiatement cette dérive antidémocratique qui soulève une vague croissante d'indignation au bord des rivières.
L’Ognon est un des principaux affluents de la Saône, un grand bassin de 312 communes et 2 300 km². Le programme d’investissement signé comprend 117 action qui s’étaleront sur 6 ans - de 2015 à 2021 - pour un montant total de 13.4 M€ et une aide de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse de 6 M€.
Le Chili a annoncé lundi la création d'une vaste zone de protection de la vie marine autour de la célèbre île de Pâques, un signal fort en direction de la communauté internationale à l'occasion d'une conférence sur la préservation des océans.
Seule une gigantesque dose de naïveté ou de malhonnêteté politique peut faire dire que la catastrophe qui vient de se produire dans les Alpes-Maritimes et ses victimes sont le fait d’une inondation violente non prévisible. Il y a déjà plusieurs années que nombre d’études de géologues et chercheurs de différentes disciplines (1) montrent de manière indiscutable que depuis trente ans, ce genre de désastres et d’autres sont devenus plus fréquents et plus dévastateurs, en France comme en Italie, en Europe et dans le monde entier (même si nous n’avons pas les cyclones, les tornades ou les tsunamis habituels sur d'autres continents).
L’évaluation de l’état écologique des cours d’eau conduit souvent l’élaboration de programme de restauration de la continuité écologique. Dans ce contexte, le démantèlement de barrages et de seuils constitue la solution technique la plus soutenue par la sphère de l’expertise et les partenaires financiers. Mais la mise en œuvre de cette solution technique induit des changements paysagers, une modification des milieux et des usages associés. Les bouleversement redoutés ou effectifs suscitent des réactions vives, voire la structuration de situations de conflits entre usagers, habitants et gestionnaires des cours d’eau. Nous proposons de décrypter cette conflictualité en s’attachant à mettre au jour ce qu’elle peut révéler sur : 1 - les modes d’habiter en (fond de vallée), 2 - le rôles des habitants et des usagers dans la gestion d’un environnement local.
Pour Gérard Payen, conseiller pour l’eau et l’assainissement auprès du secrétaire général des Nations unies, on est passé d’une vision partielle, et un peu décousue, à une vision globale qui tente d’articuler de façon cohérente les problèmes économiques, sociaux et environnementaux.
Les inondations du 18 juin 2013 auront certes marqué les esprits, mais nombreux ont avancé depuis, dans un souci d'anticipation et de prévention des risques. À commencer par la Communauté de communes (CC) des vallées de Saint-Béat qui depuis la catastrophe travaille en ce sens. Si bien qu'au lendemain même des inondations, elle s'engageait dans le programme transfrontalier européen de prévention des crues mis en place entre sept collectivités territoriales dont la députation de Llerida
Si la Durance est dans un sale état écologique, ce n’est pas à cause de sa pollution chimique, finalement limitée (les articles du Ravi et de l’Âge de Faire notent qu’elle est inférieure aux normes) mais parce que, depuis 50 ans, elle n’a plus d’eau à partir de Serre-Ponçon/Espinasse. Nous ne diffuserons jamais assez le diagramme suivant, représentant les débits moyens annuels (le module) de la Durance depuis la source jusqu’à la confluence avec le Rhône, avant et après l’aménagement EDF.
La stratégie de gestion du DPMn définit les enjeux orientations, objectifs et actions de l’État en vue de la protection et du développement durable de son domaine.
La capitale languedocienne aujourd’hui dirigée par l’ambitieux M. Saurel se retrouve au coeur d’un imbroglio provoqué par un accident industriel majeur, celui de la station d’épuration “Maera”, construite et gérée par Veolia, qui n’a jamais fonctionné correctement, provoque des désastres environnementaux à répétition, et va continuer à empoisonner la vie locale pendant de longues années, au prix d’un “sauvetage” hypothétique qui vient d’être décidé par des élus dépassés, et va coûter des dizaines de millions d’euros à des usagers victimes de l’inconséquence abyssale de plusieurs générations d’édiles.
En matière d’inondation, il est difficile d’empêcher les événements de se produire. Ce constat d’une part, et l’exigence de sécurité de plus en plus forte des populations d’autre part, ont amené à développer une politique forte en matière de prévention des risques qui s’articule autour de 3 axes : connaître et informer, réglementer l’occupation des sols, protéger et réduire le risque. Les outils nécessaires à la déclinaison de ces 3 axes s’appuient sur différentes cartographies dont les principales caractéristiques sont reprises dans les fiches suivantes.
Les résultats de la consultation du public sur le projet de révision du SDAGE et du programme de mesures sont enfin connus ! Cette consultation organisée entre décembre 2014 et juin 2015 par l'agence de l'eau confirme la place toute particulière de la Bretagne en matière de politique de l'eau.
Cette signature entre les trois parties est la continuité d’une politique pionnière en matière de préservation des zones de captages de l’eau entamée au début des années 90 par Jacques Pélissard et Jacques Lançon pour la Ville de Lons. Avec le soutien « sans faille » (dixit Jacques Pélissard) de l’Agence de l’eau, la collectivité a poursuivi son action durant 25 ans et celle-ci se concrétise aujourd’hui par cette extension de partenariat à la communauté d’agglomération.
Pour la première édition du festival de musique bordelais organisé par la Surfrider Foundation, son directeur, Stéphane Latxague, expose sa raison d'être : concilier engagement climatique, happening politique et joie musicale.
Un premier contrat de six ans a été lancé en région nantaise afin de restaurer les annexes hydrauliques de la Loire et réaliser des premières études pour le rééquilibrage du lit mineur. Il s'inscrit dans une stratégie de reconquête sur 15 ans qui prévoit près de 63 millions d'euros de travaux.
Interview de cet ingénieur hydraulicien, chargé de mission des grands projets au sein du service des eaux pluviales et lutte contre les inondations de la ville d'Antibes. Cette commune est citée en exemple par le Centre européen de prévention du risque d'inondation (CEPRI).
Comme pour l’étang de Berre, nous vous proposons pour comprendre le fonctionnement et l’aménagement de la Durance de la comparer à d’autres biotopes, qui seront essentiellement d’autres rivières dans ce cas. Nous vous avions proposé l’an dernier une première comparaison avec la Loire. Voici donc une seconde comparaison. Il semble utile de rappeler que le travail de notre association bascule lentement mais sûrement vers la Durance, dont l’état écologique est aujourd’hui beaucoup plus grave que celui de l’étang de Berre, largement en rémission.
Les réponses des ministères de l’Ecologie, de l’Agriculture, de la Santé, de l’Intérieur…, aux questions que leur posent des parlementaires sont toujours pleines d’enseignements quant à la réalité des rapports de force qui orientent les politiques publiques. Le ministère de l’Ecologie vient d’en offrir un exemple admirable en répondant à une sénatrice UMP de Seine-Maritime qui l’interrogeait sur le « Plan de gestion des risques d’inondation 2016-2021 du bassin Seine-Normandie. »
En matière d’aménagement de l’espace, le jeu complexe de conflits/coopération entre logiques d’actions au niveau du territoire pose des problèmes de coordination et d’arbitrages entre projets portés par les acteurs. À quel acteur donner la priorité d’actions ? L’intérêt de la méthode de l’Évaluation Logico-Hiérarchique (ELH) est de proposer une règle de coordination basée sur la qualification et la hiérarchisation des enjeux soulevés par la gestion de l’environnement sur un territoire, afin de minimiser les risques de conflits entre logiques d’actions. L’objectif de l’article est de présenter les apports de cette approche et son opérationnalité au travers d’une application à la gestion du paysage dans une commune rurale.
Avec ses 11 millions de km2 sous juridiction, la France est le deuxième espace maritime mondial. Une position qui doit la pousser à l'exemplarité. A l'approche de la Cop 21, Ségolène Royal promet des mesures concrètes et rapides.
Les collectivités locales de plus de 3 500 habitants et leurs EPCI vont devoir publier sur Internet certaines de leurs données. Introduite par la loi NOTRe votée cet été, cette obligation remet le sujet de l'open data sur le haut de la pile dans les collectivités. Et les communicants sont en première ligne pour expliquer et accompagner l'ouverture des données publiques. Évolution, expériences, cadre légal, processus, moyens : défrichons ce sujet complexe avec des acteurs de l'open data pour mieux en cerner les enjeux de communication.
L’atlas en ligne du réseau d’observation du littoral normand et picard (ROLNP) retrace l’histoire des côtes picardes et normandes. Une mine d’informations pour les spécialistes mais aussi le grand public.
Le maintien de la qualité de l’eau des ruisseaux nécessite d’aider les exploitants agricoles. C’est ce que fait le Syndicat mixte de la Vallée du Thouet.
Une gouvernance globale de ce sujet pourrait devenir nécessaire, alors que les deux tiers de la population mondiale pourraient être en stress hydrique en 2025.
Face à une sécheresse considérée comme historique, les autorités californiennes se félicitent d’une baisse de la consommation d’eau de 31,3 % sur un an, en juillet.
Le contrat de baie de Marseille sera signé cet automne. Il permettra de mettre en œuvre sur cet immense territoire une politique cohérente pour lutter contre les pollutions de l’eau et la détérioration des milieux.
La loi Maptam du 27 janvier 2014 a organisé la gouvernance locale pour la protection des inondations et des submersions en confiant une nouvelle compétence « Gemapi » aux communes et EPCI à fiscalité propre. Cette première fiche a pour objet de présenter le contexte, les dispositions transitoires et les transferts des ouvrages existants ainsi que la définition des systèmes d’endiguement et des aménagements hydrauliques précisée par le décret « digues » du 12 mai 2015.
C’est le plus gros chantier de l’année – peut-être du mandat – pour Hazebrouck. Environ 2,4 millions d’euros pour tenter d’en finir avec les inondations catastrophiques qui ont touché à plusieurs reprises les rues Aristide-Briand et du Clocher. Commencés fin mai, les travaux devraient s’achever fin octobre. Point d’étape.
L'association des Amis des moulins de l'Ain a demandé à son député, Xavier Breton, de saisir Mme Royal d'une question écrite à propos des problèmes rencontrés par les propriétaires de moulins dans le cadre de la mise en oeuvre de la continuité écologique. La réponse de Mme Royal – plus probablement de sa direction technique de l'eau et de la biodiversité au Ministère de l'Ecologie – illustre le déni persistant des problèmes par les services de l'Etat.
L’offensive du lobby agricole contre la directive nitrates ne connaît pas de trêve et mobilise tous les arguments, comme le coût financier astronomique que devraient supporter à l’avenir les grandes agglomérations qui ne pourraient plus épandre les boues d’épuration qu’elles produisent sur des terres agricoles devenues de véritables “sanctuaires” à raison d’une application démoniaque par l’administration du 5ème Programme d’action établi en application de la Directive nitrates… Un chantage astucieux qui va inévitablement monter désormais en puissance.
La droite revendique une majorité issue des élections départementales. Patrick Devedjian a bloqué l’élection de la présidence de ce gros syndicat, en charge de l’assainissement de l’agglomération. Le Yalta entre la droite et la gauche dans la gestion des grands syndicats intercommunaux franciliens est en passe d’éclater. Le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP), présenté comme le plus gros d’Europe, est le théâtre d’un affrontement discret depuis les élections départementales de fin mars. Le conflit a abouti au gel du renouvellement du conseil d’administration et de son président : l’établissement n’a plus de gouvernance.
Au détour d’une réponse du ministre de l’Agriculture à un parlementaire, on aperçoit aisément pourquoi la France n’échappera pas à une nouvelle condamnation financière en manquement sur manquement pour non respect de la directive Nitrates, datant… de 1991 !
47 morts, d’énormes dégâts matériels, la tempête Xynthia avait dévasté voilà cinq ans le littoral atlantique. Les mesures adéquates ont-elles été prises depuis pour éviter la réédition d’une pareille catastrophe ? C'est l’objet du rapport de la délégation aux collectivités territoriales du Sénat. Selon les sénateurs François Calvet et Christian Manable, « les acteurs de la chaîne du risque sont désormais nettement plus mobilisés », mais les rapporteurs du projet regrettent le manque de culture du risque et l’insuffisante prise de conscience des enjeux de la résilience. Les deux sénateurs avancent une dizaine de recommandation pour mieux prévenir et gérer ce risque.
Aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Center Parcs, autoroutes, zones d’activités commerciales : au nom du développement de l’activité économique, l’État mène une politique de destruction du territoire aux conséquences irréversibles. L’effet sur le climat est catastrophique : selon un calcul inédit de Mediapart, 100 millions de tonnes de CO2 sont émises chaque année, soit près de 20 % de toutes les émissions nationales, par ce bétonnage endémique.
Le gouvernement wallon a approuvé jeudi une modification du Code de l'eau assurant que la production et la distribution de l'eau, sa collecte et sa gestion ainsi que l'assainissement des eaux usées constituent des services d'intérêt général. "La menace de libéralisation de services publics, dont ceux issus du domaine de l'eau, sont réels dans les divers projets d'accords de libre échange", explique dans un communiqué le ministre wallon de l'environnement Carlo Di Antonio, citant le TTIP, le partenariat commercial transatlantique entre l'Europe et les Etats-Unis, actuellement en négociation.
L'Assemblée et le Sénat ont adopté définitivement le 16 juillet le projet de loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République (Notr). Un texte élaboré une semaine plus tôt, à coups de compromis, par leurs représentants au sein de la commission mixte paritaire. Si la réforme n'a pas fondamentalement changé après cette ultime étape, reprenant souvent des dispositions voulues par les députés en seconde lecture, les évolutions ne sont pas négligeables. Zoom sur ces principaux ajustements. Le texte n'est peut-être pas encore tout à fait figé, le Conseil constitutionnel risquant d'être saisi, notamment sur le Grand Paris.
Les agriculteurs sont des acteurs incontournables pour mettre en œuvre la politique de l’eau. Les premiers résultats sont visibles, il faut maintenir et amplifier cette dynamique !
La Cour des comptes a rendu publics le jeudi 16 juillet le référé que son Premier président avait adressé le 29 avril dernier au gouvernement, dans lequel il précisait ses critiques sur les défaillances de gestion des agences de l’eau, qui avaient déjà fait l’objet d’une insertion dans son rapport annuel publié le 12 mars dernier, et la réponse qu’y a apporté Ségolène Royal le 8 juillet.
C’est une nouvelle consécration pour le territoire du Parc naturel régional du Haut-Jura : Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, a remis officiellement le jeudi 9 juillet 2015 à Jean-Gabriel Nast, président du PNR, le nouveau label « rivières en bon état » pour avoir réussi à préserver et restaurer la qualité de 9 cours d’eau (la Saine, la Lemme, la Sainette, la Bienne, le Tacon, la Douveraine, le Longviry, l’Héria, la Sémine) et de 2 lacs du Jura (le lac du Grand Maclu et le grand lac d’Etival).
Le gouvernement de la Colombie-Britannique a déclaré qu'il reverrait sa politique de droit d'accès aux réserves d'eau de la province à la suite d'une récente controverse entourant le droit d'accès attribué à la firme Nestlé.
La communauté de communes de la plaine dijonnaise vient de créer un bassin de stockage des eaux pluviales qui permet de concilier développement économique, maintien de l’activité agricole et qualité des cours d’eau.
Facture simplifiée et pédagogique, gaspillage, pollutions, tarification sociale, emplois… autant de sujets prioritaires pour une politique de l’eau renouvelée. Le comité national de l’eau, organisme de consultation sur ces sujets, s’est réuni le mardi 7 avril.
Alors que les élections régionales et la création du Grand Paris approchent, un sujet s’est imposé ces derniers mois en Île-de-France : l’eau. André Santini, patron du tout puissant syndicat francilien de l’eau (Sedif) et principal allié de Veolia et de Suez, ne cache pas sa volonté d’étendre son petit empire et d’y rattacher Paris, qui s’était pourtant libérée du joug de la privatisation en 2010. En face, de plus en plus de communes font un choix inverse : celui du service public et de la remunicipalisation.
"Les Contrats Territoriaux « Arroux-Mesvrin-Drée » et « Bourbince » ont été signés conjointement le 29 Juin dernier à la Mairie Saint-Sernin-du-Bois par les partenaires et acteurs de l'eau de ce territoire. Au total, près de 20 millions d’euros seront mobilisés pour financer les 104 actions inscrites dans ces contrats dont 45 % seront apportés par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et 10 % par le Conseil Régional de Bourgogne.
Plusieurs débats, parfois animés, ont ponctué cette séance. Ils ont amené le Comité de bassin à statuer sur le calcoduc, le projet de délimitation des zones vulnérables et sur les orientations du programme d’intervention de l’agence de l’eau.
Les grandes villes sont de plus en plus nombreuses à reprendre la main sur la gestion de leur eau. Certaines appliquent même des tarifs sociaux et écologiques, arguant que l’eau est un bien commun. C’est le cas de Rennes. Explications.
L’organe suprême du Lobby de l’eau français, dont le Tribunal administratif de Paris s’apprête à fixer la date à laquelle il examinera ses errements, va tenir le mardi 7 juillet 2015 une “séance plénière” d’installation de ses nouveaux délégués, consécutivement aux récentes élections départementales et municipales, et surtout à la refonte par un décret du 20 avril 2015 de son organisation et de son fonctionnement. Nous n’aurons dès lors plus aucune raison de médire du CNE, puisqu’il a, ce faisant, achevé de perdre toute légitimité, pour autant qu’il en ait jamais possédé le soupçon de l’ombre de l’apparence. OXI !
L'Aduem (Association de Défense des Usagers de l'Eau en Martinique) continue à se mobiliser pour dénoncer les nouveaux tarifs du Siscm et de la SME qui placeraient les prix de l'eau pour les usagers de sud « parmi le plus élevé de France » .
L'association Hydrauxois a participé le 2 juillet 2015 à la première réunion du Comité de pilotage des opérations de restauration écologique et paysagère de la Brenne à Montbard. Deux ouvrages en rivière sont concernés, le seuil communal de l'Hôpital (ancien moulin Dupont) et le seuil privé Poupenot.
La politique de la mer a échoué dans ses objectifs, mettant en péril la résilience de ce milieu, constate l'Agence européenne de l'environnement. Elle plaide pour une meilleure coordination entre Etats et une approche fondée sur les écosystèmes.
La Durance est une rivière superbe, au lit majestueux et largement sauvage. Malheureusement son image est assez mauvaise dans l’esprit des autorités préfectorales ou locales, comme parfois de nombreux riverains, qui ne la protègent même plus (ou ne l’ont jamais fait).
Après un rappel des scénarios exploratoires et des quantifications ayant servi de point de départ, les auteurs présentent les trois scénarios stratégiques retenus, orientés autour de deux déterminants clefs : le déficit d’eau lié au changement climatique et les prélèvements destinés à l’agriculture. Ils montrent ensuite quel compromis a été retenu et pourquoi, soulignant le courage politique nécessaire à un exercice d’anticipation dont l’horizon (2050) et les conclusions ont de quoi désarçonner les acteurs et populations concernés.
Une convention de partenariat a été signée le lundi 8 juin 2015 entre Jérôme DESPEY, Président de la Chambre d’Agriculture de l’Hérault et Loïc LINARES, Président du Siel en présence de nombreux élus et exploitants agricoles du territoire. Cette convention formalise également le partenariat établi dans le cadre de l’animation du Projet Agro-Environnemental et climatique des étangs palavasiens, validé et agréé pour 3 ans par les services de l’Etat et de la Région Languedoc Roussillon.
Depuis 2005, la loi OUDIN-SANTINI permet aux collectivités territoriales de consacrer 1% de leur budget en eau et assainissement à des opérations de coopération décentralisées. Les agences de l’eau sont également concernées par ce dispositif législatif. Elles additionnent leur aide financière aux projets de coopération mis en œuvre par les collectivités de leurs bassins.
De nombreux acteurs du secteurs de l’agriculture biologique et de la gestion de l’eau se sont retrouvés à l’invitation de la FNAB à Fouesnant ce 16 juin pour un séminaire national traitant de la place de l’agriculture biologique dans les projets de territoire dans le cadre de nouvelles approches intégrées de gestion de l’eau.
Le Conseil départemental a décidé de confier une étude à la société du Canal de Provence pour établir « une stratégie de modernisation de l’irrigation agricole, qui s’inscrit dans une politique de gestion économe et partagée de la ressource en eau ». Cette démarche fait écho aux problèmes engendrés par les débits réservés sur les cours d’eau, et notamment l’été dans le Buëch. Cette évolution va nécessiter une diminution des prélèvements par les agriculteurs mais aussi la recherche de nouvelles solutions d’irrigation (création d’un réservoir dans le Buëch notamment).
Le programme de surveillance, quatrième élément du plan d’action pour le milieu marin, est élaboré et mis en en œuvre en vue d’évaluer en permanence l’état écologique des eaux marines. Il décrit l’ensemble des dispositifs existants ou à mettre en place dans ce but. Le document a été approuvé par un arrêté conjoint du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord et du préfet de la région Haute-Normandie le 8 juin 2015.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse lance un appel à projets pour la réalisation des diagnostics-conseils. Cet appel à projets, ouvert jusqu’au 3 juillet 2015 minuit, a pour objectif de pré-identifier les candidats susceptibles d'assurer la réalisation des diagnostics-conseils pour les exploitations agricoles concernées par la directive « Nitrates », qui vise à réduire la pollution des eaux liée aux nitrates d’origine agricole.
"Pour nous, fonctionnaires d’Etat, l’exercice des postes clefs de direction ne peut se faire sans avoir toute la confiance et le soutien des autorités du pays. Je l’ai eue, je l’ai exercée. On me la retire, je me retire." Lettre aux membres des comités de bassin de Corse et de Rhône Méditerranée.
Pour faire face à la limitation des volumes d’eau, le GAEC La Barrière à Vallans touche des aides européennes qui compensent le manque à gagner. Sauf que…
L’Ecole française de l’eau, apparue à l’orée des années 1960, incarne un modèle de gestion aujourd’hui exporté dans le monde entier. Il a peu à peu été dévoyé par des groupes d’intérêts qui ont fait main basse sur un marché qui génère près de 25 milliards d’euros en France chaque année. D’innombrables dérives concourent à son bilan désastreux : fonctionnement oligarchique, accaparement de l’argent public par des opérateurs privés, et dégradation catastrophique des ressources, annonciatrice d’un véritable désastre environnemental que rien ne semble pouvoir endiguer.
Chaque année, le Parc naturel marin d'Iroise réalise un tableau de bord, vision annuelle et sur le long terme de l'état de santé de la mer d'Iroise. Il s'agit du 4ème tableau de bord du Parc marin depuis l'adoption de son plan de gestion en 2010.
Au moment où les exploitants agricoles doivent remplir les dossiers qui leur apporteront peut-être une aide financière, une enquête auprès d’agriculteurs et d’éleveurs travaillant dans des sites très particuliers, les zones humides, nous permet d’évaluer l’adéquation entre les décisions prises à Bruxelles et les besoins du terrain.
Beaucoup d’idées fausses circulent aujourd’hui en France sur l’eau. Pour en faire tomber quelques-unes, tentez de répondre à ce quizz, réalisé par France Nature Environnement en partenariat avec Suez Environnement Eau France. Pas de gros lot à gagner… mais simplement la fierté d’en connaitre un peu plus sur l’eau et les milieux aquatiques en France !
Pour bénéficier des aides des agences de l’eau, les entreprises agricoles devront désormais limiter leur consommation d’eau. Ainsi vient d’en décider le gouvernement, suite à un rapport – trop sévère ? – de la Cour des comptes. Décryptage de Jean-François Donzier, Directeur Général de l’Office International de l’Eau.
Face à la menace de destruction de milliers de moulins, d’usines à eau et d’étangs, l'OCE (Observatoire de la continuité écologique) lance en juin 2015 un mouvement national pour demander un moratoire sur l'exécution des obligations liées au classement des rivières. Il est urgent de stopper la machine folle à effacer notre patrimoine et de susciter un débat médiatique et politique sur les dérives de la politique de l'eau dans le domaine de la continuité écologique.
La Corse est l'île de la Méditerranée qui possède le plus de ressources en eau, soit 8 milliards de mètres cubes, chaque année. Mais la moitié de cette ressource disparaît par évaporation ou par infiltration. Quelles solutions ? La question était posée vendredi à Corte, lors des Assises de l'eau.
Le Grand Étang de Jougne, où est pompée l’eau pour l’usine de neige artificielle de la station de Métabief, est totalement à sec. Colère des habitués des lieux. « C’est du jamais vu », racontent-ils.
Le sol, qui rend des services écosystémiques, est peu présent dans le droit de l'environnement, pointe le Conseil économique, social et environnemental. Il formule des recommandations pour renforcer la protection des terres agricoles.
La Commission européenne a présenté le 2 juin le contexte définissant les futures possibilités de pêche pour 2016. Si l’état des ressources halieutiques s’est amélioré dans l’Atlantique Nord-Est, la mer Baltique et la mer du Nord, la surpêche bat toujours son plein en Méditerranée.
Plus de 800 délégués de 160 pays se réunissent en Uruguay à l’occasion de la 12e Session de la Conférence des Parties contractantes à la Convention de Ramsar sur les zones humides.
On ne peu plus feindre de les ignorer, les changements climatiques frappent les populations partout dans le monde, et la France ne fait pas exception. Les littoraux de l’hexagone sont particulièrement sujets à des « aléas » bien plus fréquents…
« Nous ne sommes pas opposés à la continuité écologique. Mais nous dénonçons l'acharnement de l'État envers les propriétaires de moulins attachés à leurs bien qui ne se résignent pas à voir disparaître ce patrimoine » : à l'écouter et au regard de son parcours associatif nul ne peut douter de l'engagement de Charles-François Champetier pour la défense de l'environnement. Mais le président de Hydrauxois, animateur du site internet du même nom qui exerce une veille nationale (www.hydrauxois.org), n'est pas du genre à accepter béatement une « doxa » (dit-il), fût-elle énoncée au nom de l'écologie.
Grâce à une politique volontariste, la Métropole européenne de Lille (MEL) a couvert à 99 % le territoire en assainissement collectif. Seulement, elle est incapable de dire à un particulier si sa maison est raccordée ou pas. Une situation que dénonce Sébastien Leprêtre, vice-président de la MEL.
Sur le rappel des faits; deux articles publiés dans la presse (16 août -17 novembre 2014) nous apprennent que l'eau de Moussan a été fréquemment non potable du fait de la très forte présence du résidu de pesticide atrazine déséthyl déisopropyl ( l'atrazine est interdite en France depuis 2003). D'autres communes sont concernées par cette pollution : Marcorignan, Névian, Raissac d'Aude , Villedaigne.
Ce 28 mai 2015 à Lyon a lieu le procès en appel de Monsanto contre Paul François, agriculteur céréalier riverain de la Charente ; et ce 30 mai à Rochefort a lieu une manifestation des opposants à l’incinérateur géant prévu à l’embouchure, suite à l’évacuation de la ZAD d’Echillais : l’occasion de dresser un bilan de l’état des eaux de ce fleuve catégorisé comme étant le plus pollué de France.
Préserver la qualité de l’eau nécessite de mobiliser puis de partager des connaissances multiples. Partant du constat que sur le terrain, les différents acteurs conjuguent une diversité de savoirs, nous analysons en tant que situations d’expertise des démarches de protection de l’eau sur deux aires d’alimentation de captage. Sont mis en évidence quatre points clés caractérisant les liens entre les savoirs mobilisés et les solutions construites, et permettant d’éclairer les difficultés à élaborer des solutions pertinentes localement.
L’Onema organisait avec les agences de l’eau et le ministère de l’Écologie, le 3 février 2015, un séminaire « Eau et climat » réunissant élus et scientifiques. Une première visant à améliorer le dialogue science/politique et à mieux intégrer les problématiques de l’eau dans les négociations de la COP21.
A l’initiative de l’Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse dans le cadre de la consultation du public sur le SDAGE, un débat sur le thème « eau et urbanisme » pour une mise en commun sous forme de retour d’expériences et de partage des défis à relever pour construire le projet de territoire, a été animé par Michel Deblaize, directeur de la délégation à Montpellier.
Yannick Prebay a été nommé directeur de la délégation régionale de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse au 1er mai 2015, délégation installée à Lyon. Il succède à Nicolas Chantepy, désormais directeur général adjoint de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.
Hier, au Domaine de Bayssan., Kléber Mesquida Président du Département et Député de l’Hérault assistait au débat sur la thématique « Eau et urbanisme » organisé par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse avec les acteurs de l’eau qui construisent le projet de territoire du Biterrois.
La conjonction des intérêts catégoriels risque, si nous n'y prenons garde, de remettre en cause les démarches de progrès collectif mises au service de l'intérêt général. En témoignent les blocages corporatistes qui tentent d'imposer une révision à la baisse des objectifs du Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux en consultation publique, jusqu'au 19 juin prochain.
Le 9 juin 2015 à Marseille. Le CNRS, le Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO), le Muséum national d’Histoire naturelle et leurs partenaires régionaux vous proposent de vous impliquer dans une expérience de démocratie scientifique originale et inédite sous la forme de « Forums ouverts ». L’objectif ? Mettre au point un nouvel observatoire participatif de la biodiversité en relation avec les changements climatiques, qui émergerait d’une réflexion commune à tous les citoyens quelles que soient leur profession ou leurs connaissances.
Ces annonces ont été faites à Shanghai le 8 mai 2015, lors d'une conférence sino-germanique portant sur la ville durable, et à laquelle participaient des représentants des gouvernements des deux pays. L'objectif affiché est de favoriser le développement d'innovations et de technologies dans les domaines de l'urbanisme écologique, du traitement des eaux usées et de la protection de l'eau.
Le Léman, le plus grand et profond lac d’Europe occidentale, fournit de l’eau potable à presque 900’000 habitants. Après une dégradation de son état dès les années 1950 par des macro-polluants, il connaît une amélioration avec l’arrivée des stations d’épuration et la déphosphatation. Aujourd’hui, les eaux du Léman font face à une pollution invisible et encore mal connue. Des milliers de micropolluants de notre quotidien chimique – pesticides, médicaments, cosmétiques – terminent dans le lac. A cela s’ajoute l’urbanisation croissante de son bassin versant et les effets du réchauffement climatique. Comment cet écosystème va-t-il réagir aux atteintes de l’environnement? Qu’en pensent les principaux usagers, nageurs, pêcheurs et lacustres tout autour du Léman?
Si la santé globale du Saint-Laurent s’est améliorée au cours des dernières années, il demeure très sensible aux impacts de l’activité humaine, en plus d’être confronté à de nouvelles menaces. C’est ce que conclut le rapport « Portrait global de l’état du Saint-Laurent 2014 », qui constate notamment l’émergence de contaminants, le développement d’espèces envahissantes et les effets des changements climatiques.
Dans le cadre du contrat de partenariat signé entre l'Association des Maires de la Marne et l'Agence de l'eau Seine Normandie, nous poursuivons nos actions collaboratives destinées prioritairement aux élus. La promotion "classe d'eau 2015" est ouverte. Elle se compose de 18 participants provenant de 15 collectivités. D'ors et déjà, les nombreux échanges entre les élus font appraître des problématiques communes (protection des captages, nitrates, réalisation d'un assainissement collectif, gestion des eaux pluviales...) ainsi que les nombreux projets en cours sur le territoire marnais.
Philippe Saurel, président de Montpellier métropole, affublé de son nouveau chien de garde faisant office de caution de gauche René Revol, maire de Grabels et vice-président en charge de la régie publique de l’eau, se gargarise de mettre en place un vrai service public de l’eau sur le territoire de la métropole. Une annonce à relativiser quant aux actes. Les groupes privés sont encore bien présents dans la gestion de notre eau. Et d’ailleurs, en nous abreuvant de belles paroles, quelle eau publique nous font boire les deux compères ?
Le long des côtes françaises, des mortalités conchylicoles se sont multipliées depuis que l’ostréiculture existe, soit plus de 150 ans. Les 12 derniers mois furent particulièrement riches en évènements, en informations, en réunions et en interventions, sans oublier d’autres manifestations de rues de associations écologistes indirectement concernés, contre l’extension des filières, les marées vertes, etc. L’historienne Mona Ozouf nous invite à prendre conscience que le contexte est aussi important que le texte : « Il faut contextualiser avant de hiérarchiser ». Le contexte c’est autant ce qui se déroule dans les parcs d’élevage que dans des réunions qui se succèdent sans avancer, selon les termes mêmes des participants. C’est l’heure de faire preuve de connaissances innovantes et d’imagination pour ouvrir de nouvelles pistes.
Le cas de la renouée du Japon est assez édifiant. De nombreuses méthodes de lutte ont été imaginées mais elle n'ont produit aucun résultat significatif. Les plus simples, celles de bon sens, ont été oubliées.
Les cours d’eau suisses vont mieux, mais restent menacés. La faute aux nouvelles pollutions et au réchauffement climatique qui entraînent une autre façon de gérer les milieux aquatiques en favorisant le retour au naturel.
Avec un territoire aussi vaste et peu accessible que l’Est de la Côte-Nord, l’utilisation des drones permettrait de mieux documenter les bassins versants de la région tout en diminuant les coûts d’échantillonnages. Cette technologie contribuerait à une gestion intégrée de l’eau dans la région.
Le projet de schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) entre dans sa phase finale avant son entrée en vigueur en 2016 pour 5 ans. Son objectif : améliorer la qualité de l'eau. Une gageure en considérant les faibles résultats du précédent schéma.
La création de métropoles et de grandes régions, plébiscitée par un large spectre de la représentation politique, constitue une étape décisive de la mise en œuvre de l’agenda libéral qui ordonne les incessantes réformes de l’organisation territoriale française. La région parisienne, vouée, à cette aune, à concurrencer la « City » londonienne, révèle à l’occasion un héritage méconnu : l’existence de grands syndicats techniques interdépartementaux, vieux de plus d’un siècle, aujourd’hui fers de lance des nouvelles technologies de l’aménagement urbain, qui permettent aux multinationales d’accroître leur emprise sur tous les compartiments de notre vie quotidienne. Et de pérenniser les inégalités qui déchirent le tissu social et menacent le pacte républicain.
Ce titre est aussi celui choisi par Mme Evelyne Fiechter-Widemann pour la thèse de doctorat en théologie qu’elle a soutenue fin mars 2015 à l’Université de Genève. Cette interrogation, elle l’a encore formulée d’une manière un peu moins sibylline : "La communauté internationale, en liant artificiellement l’eau à un droit, a-t-elle pris la bonne direction pour lutter contre la pauvreté hydrique ? Si oui, nous sommes dans le meilleur des mondes possibles. Sinon, nous sommes en pleine imposture." Elle s’en explique dans l’entretien ci-dessous, non sans décrire brièvement, au préalable, comment elle est personnellement passée d’une longue carrière d’enseignante en droit et d’avocate à l’écriture d’une thèse de doctorat en théologie sur le droit humain à l’eau.
Le 20 avril s’est tenue une réunion en sous-préfecture de Dunkerque avec les sept intercommunalités du delta de l’Aa (Calaisis, Dunkerquois, Audomarois). L’organisation du financement du futur syndicat des wateringues, qui pourrait aboutir à une nouvelle taxe, devait être établi. Il n’en fût rien. Explications.
Les crues exceptionnelles de ces derniers jours n’ont pas causé de gros dégâts. Genève et la France collaborent depuis des années pour gérer leurs rivières. Aujourd’hui, elles en récoltent les fruits.
Le Forum Mondial de l’Eau a réuni 168 pays en Corée du Sud mi-avril. L’occasion pour l’agence de l’eau Adour-Garonne de présenter ses travaux autour des impacts du changement climatique. Bilan de cette septième édition avec Joël Marty, directeur des relations internationales de l’agence de l’eau.
consoGlobe a rencontré la fondatrice et directrice de l’association BLOOM, Claire Nouvian. Avec elle, nous avons fait le point sur la situation actuelle de la pêche en eaux profondes en France et au niveau international et tenté de mieux comprendre les conséquences économiques, écologiques et sociales de cette méthode.
Le Forum Social Mondial de Tunis, du 24 au 28 mars, a été un lieu d'échanges sur de nombreux sujets, dont l'eau, dans les ateliers que nous avons co-organisé dans le cadre d' « Eau Planète et Peuples 2 » et dans d'autres tels que « accaparement de l'eau et de la terre ».
Le 7ème Forum Mondial de l’Eau s’est tenu du 12 au 17 avril 2015 à Daegu et Gyeongbuk, en Corée du Sud. Faiblesse des processus, mise à l’écart de la société civile, difficultés organisationnelles… Ce Forum n’aura pas été un espace porteur, capable de faire avancer la cause de l’eau avec l’ensemble des acteurs du secteur.
Parmi les conséquences du phénomène de réchauffement climatique, il y a le fait que les agriculteurs se retrouvent de plus en plus fréquemment confrontés, dans certaines régions, à des phénomènes de sécheresse. C’est ce dont l’État a pris acte en classant, la semaine dernière, presque 90 communes de Lozère et une commune du Vaucluse (Flassan), en zone sèche. L’arrêté, paru au Journal officiel du vendredi 24 avril, liste les 57 communes des montagnes de Lozère qui seront désormais classées en zone sèche, avec une conséquence cruciale pour les agriculteurs locaux : la possibilité de toucher une aide appelée ICHN (indemnité compensatoire de handicaps naturels).
Comment dit-on « eau potable » en mexicain ? Réponse : Coca-cola... Cette blague est malheureusement loin d’être une boutade : dans tout le pays, il est plus facile — et souvent moins cher — d’acheter une bouteille de boisson gazeuse que de se procurer de l’eau. Pollution, réseau vétuste, surexploitation des nappes... Etat des lieux.
Une nouvelle classe d'eau vient de débuter le 29 avril dernier dans la Manche à destination des élus, organisée par le CDFA. Dans le Calvados, les maires ou président de syndicat d'eau ont pris l'habitude de se former. Rencontre avec Jean-Marie Delamare, maire de Fourneville (14).
La première mesure concrète de Christiane Taubira en matière d’environnement a été prise le 21 avril. Il ne s’agit pas du projet de loi inscrivant le préjudice écologique dans le Code civil, annoncé depuis octobre 2012, mais d’une circulaire transmise aux magistrats des parquets, ciblant plusieurs objectifs de politique pénale.
L’Institut des sciences de l’environnement (ISE) de l’Université de Genève a le plaisir de vous annoncer l’ouverture des inscriptions pour la 2ème session du Certificat de formation continue universitaire en Gestion et politique de l'eau (avec possibilité d’inscription en ligne ; délai 12 septembre 2015).
Elia Desmot, Benoît Fribourg-Blanc et Marc-Yvan Laroye de l'Office International de l'eau présentent un changement de paradigme au profit des approches écosystémiques. 53 mesures d'éco-ingénierie ont été retenues par l'Europe pour une gestion durable de l'eau.
Attention aux chiffres ! Tout du moins la lecture que l’on peut en faire. Avec les effectifs de saumons remontant l’Allier, pour rejoindre les frayères, l’interprétation diffère selon que l’on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein.
Strasbourg Eurométropole a mené des actions pour restaurer un réseau de zones humides et de cours d’eau. La collectivité a été récompensée pour cette opération, fin 2014, par le Grand prix national du génie écologique décerné par le ministère de l’Écologie.
Le Forum mondial de l’eau, dont la 7e édition s’est tenue du 12 au 17 avril 2015 à Daegu et Gyeongju, en Corée du Sud avec la présence officiellement annoncée de quelque 30’000 participants venus de 168 pays, s’est conclu par différents engagements visant à tout mettre en œuvre pour améliorer l’accès à l’eau en tous points de la planète et pour mener des efforts conjoints face aux défis des changements climatiques.
La Commission Locale de l’Eau a validé à l’unanimité jeudi 23 avril le projet de Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux. Elaboré sous pilotage du Syndicat mixte du bassin de Thau, ce SAGE a vocation à organiser les pratiques liées à l’eau sur le territoire de Thau. Doté d’objectifs ambitieux, ce plan d’actions sera soumis à enquête publique fin 2015.
Alors que la commission d'enquête publique a donné son feu vert, Ségolène Royal s'interrogeait, en décembre dernier, sur la pertinence de la destruction des ouvrages de la Sélune. La contre-expertise du CGEDD semble privilégier ce choix.
Face au caractère croissant des infractions d'atteinte à l'environnement, le ministère de la Justice publie une circulaire destinée à renforcer la politique pénale. Le point sur quelques principes forts.
Pourquoi passer deux jours à écouter, noter, partager, expliquer, présenter des études scientifiques sur l’état de la Loue et des rivières comtoises ? Depuis les mortalités de poissons de 2010 dans la Loue puis dans d’autres rivières de Franche-Comté les années suivantes, les causes de ce mauvais état des rivières commencent à être connues; alors pourquoi continuer de chercher et attendre des résultats d’études avant d’agir ? Il y a des raisons et elles valent la peine d’être entendues.
La France, déjà condamnée par l'Europe parce qu'elle n'applique pas correctement les Directives nitrates et ERU, s'enferre dans le dogme de la destruction des moulins et usines à eau au motif de continuité écologique. Un nombre croissant d'études scientifiques montre pourtant que ces mesures ont une efficacité limitée (voire nulle) pour un coût considérable.
Les premières Rencontres parlementaires de la mer et du littoral, qui ont fait salle comble le 15 avril, à Paris, ont abordé la question des rapports souvent conflictuels entre exploitation des ressources et conservation des milieux, auxquels sont confrontés les élus locaux. Illustration récente de ce dilemme : la concession que vient d'accorder le ministre de l'Economie pour l'extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion, dans les Côtes-d'Armor.
Pour conclure les thèmes et débats proposés le 20 mars 2015 à l’Université de Lausanne dans le cadre des 4e Rencontres de l’eau, les organisateurs de ce rendez-vous désormais annuel avaient invité Gérald Hess, Maître d’enseignement et de recherche, à donner une conférence sur "L’eau et sa valeur : le point de vue des éthiques environnementales". Il revient ici, sous forme d’entretien, sur les principales idées qu’il a développées ce jour-là et précise tout d’abord ce qu’il convient de comprendre par éthique environnementale.
Une lectrice d’Eaux glacées, habitant un petit village du Nord de la France, nous a adressé un témoignage qui glace le sang. Depuis plusieurs dizaines d’années les lobbies de l’eau et de l’agriculture, tout-puissants, intouchables, violent impunément la loi. Résultat, un désastre environnemental, mais surtout une hécatombe, avec des cancers foudroyants qui déciment son entourage.
Débuté en 2013, le chantier d’aménagement de zones de frai lancé par EDF sur la rivière Maronne, en aval du barrage de Hautefage, se poursuivra jusqu’en 2016.
Repenser l'agriculture et réduire la demande en eau, ne pas opposer la question climatique et l'accès à l'eau… Pour Alexandre Taithe, expert à la Fondation pour la recherche stratégique, les élus doivent reprendre la main sur la ressource !
L'agriculture conventionnelle provoque d'énormes dégâts environnementaux en Allemagne, selon l'Agence fédérale de l'environnement, qui souligne l'urgence d'une transition vers l'agriculture biologique.
Ce 13 avril, Philippe Saurel, Président de Montpellier Méditerranée Métropole, Maire de la Ville de Montpellier, René Revol, Vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole délégué aux services publics de l'eau et de l'assainissement, et Eliane Lloret, Vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée à la participation citoyenne et à l'évaluation des politiques publiques, ont présenté les statuts de la future régie publique de l'eau de Montpellier Méditerranée Métropole.
L’événement, qui a lieu tous les trois ans, tient à la fois du sommet politique, du salon professionnel, du rendez-vous citoyen où se retrouvent les ONG spécialisées, des rencontres scientifiques et même du festival culturel. On y attend une dizaine de chefs d’Etat, 120 ministres, ainsi que moult parlementaires, représentants de collectivités locales, experts, dirigeants d’entreprises privées ou publiques et autant de lobbyistes. Du 12 au 17 avril, plus de 20 000 personnes devraient se rendre à la 7ème édition du Forum mondial de l’eau qui vient de débuter à Daegu et Gyeongbuk, en Corée du sud, qui a pour thème : « L’eau pour notre avenir ». Il y sera beaucoup question de droit d’accès à la ressource hydrique et d’équité dans la façon de la répartir.
En 2010, la ville de Paris reprenait le contrôle de son service public de l’eau, auparavant délégué à Suez et Veolia. Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris et présidente du nouvel opérateur public Eau de Paris jusqu’en 2014, fut la cheville ouvrière de la remunicipalisation de l’eau à Paris. Dans cet entretien, elle revient sur le chemin parcouru, en montrant qu’au-delà même de la critique des défaillances de la gestion privée, la remunicipalisation permet surtout de construire des services publics de l’eau plus démocratiques et plus à même de répondre aux enjeux sociaux et environnementaux.
À l’occasion de l’examen du projet de loi relatif à la biodiversité, plusieurs amendements ont été adoptés en vue d’améliorer la gouvernance des agences de l’eau et la représentativité des usagers domestiques.
La chambre régionale des comptes de la région Paca épingle la politique d'urbanisation de la commune de La Londe-les-Maures (Var) dans un rapport publié ce matin. L’urbanisation de la zone à proximité de la Maravenne, un petit fleuve côtier, est particulièrement pointée du doigt.
Des mouvements et organisations pour l’eau du Portugal, d’Espagne, d’Italie, de Grèce etc. ainsi que des organisations européennes se sont réunis à Bruxelles le 23 mars 2015 pour exiger la reconnaissance des droits humains à l’eau en Europe. Ils appellent toutes les autres organisations pour l’eau en Europe à se joindre à cette déclaration de solidarité avec la société civile coréenne qui va organiser un forum alternatif de l’eau en avril.
Les approches biogéographiques globalisées, dans l’étude des écosystèmes marins, sont nécessaires à la compréhension des dynamiques de répartition des espèces et des facteurs qui en sont responsables. Le développement d’un système de classification écologique pertinent (basé ici sur la répartition des macroalgues) est primordial afin d’envisager au mieux les politiques de gestion des zones côtières.
Paul Michelet, Directeur général de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et Philippe Richert, Président du Conseil régional d’Alsace, ancien Ministre, ont signé un nouveau contrat cadre dédié à la protection du Rhin pour la période 2015-2018, ce jeudi 2 avril 2015, à Erstein.
Le ministère de l'Ecologie vient de valider trois nouvelles expérimentations. Le projet de loi biodiversité prévoit d'inscrire le principe dans le code de l'environnement. Le débat sur la pertinence de la compensation par l'offre est ouvert.
Soutenir une agriculture respectueuse de l’environnement et protéger l’eau. A Agy, dans le Calvados, la fondation Terre de liens, aidée par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, a acquis 4,4 hectares. Ces terres seront louées à un éleveur bio, qui n’utilise ni pesticides ni engrais chimiques, ce qui protègera des pollutions les réserves d’eau potable. Une action parmi d’autres de l’association Terre de Liens qui propose aux citoyens de défendre la terre comme un bien commun. Et de favoriser aussi une autre agriculture, génératrice d’emplois, d’autonomie alimentaire et de liens sociaux. Terre de Liens explique ici son initiative.
Réduire de moitié l’usage des pesticides : telle est l’ambition affichée par les ministres de l’Agriculture depuis une décennie. Pourtant, le recours à ces produits toxiques et cancérogènes ne cesse d’augmenter. Malgré les discours sur « l’agriculture raisonnée », malgré la progression des cultures bio, malgré l’effort des consommateurs qui achètent de plus en plus de produits sans pesticides, malgré les résultats obtenus par plusieurs agriculteurs qui réduisent drastiquement le recours à la chimie… En cause : le poids de l’agro-business qui freine tout changement d’ampleur. Et l’absence de véritables sanctions contre les fraudeurs qui continuent d’utiliser des produits pourtant interdits. Enquête sur une aberration.
Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, Rennes va tourner une page de son histoire: la SPL «Eau du bassin rennais», opérateur public, va remplacer, après 120 ans de contrats successifs, Veolia Eau, opérateur privé, pour exploiter le service de l’eau potable.
Le syndicat de coopération pour le Parc naturel régional des Vosges du nord (Sycoparc) et le conseil départemental du Bas-Rhin ont organisé samedi 14 mars une journée d’échanges sur la renaturation des rivières pour illustrer sur le terrain un ensemble d’opérations réalisées sur les territoires Sauer-Pechelbronn et Pays de Niederbronn par la politique Natura 2000.
Pour accompagner les communes pour qu’elles réduisent l’utilisation des produits phytosanitaires et des engrais, les agents communaux sont formés à de nouvelles pratiques d’entretien sur les espaces verts publics et les particuliers sont sensibilisés à l’entretien de leur jardin. Les agriculteurs bénéficient également de la démarche.
La Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire, a regretté jeudi le coût élevé des alternatives aux pesticides, y voyant le signe que les politiques publiques ne sont pas assez clairement orientées en faveur de la baisse des produits phytosanitaires.
Cinq millions et demi de foyers français sont mis en coupe réglée par des acteurs de l’ANC qui ne reculent devant rien pour imposer par tous les moyens, légaux ou pas, des travaux trop souvent inutiles, qui n’ont pour objectif que d’alimenter une pompe à phynances dont l’appétit est inextinguible. Récit.
Le projet WOW vise à délivrer des solutions durables à long terme pour la gestion des zones humides, afin de garantir la bonne santé des écosystèmes tout en soutenant l’économie rurale et en reconnaissant l’importance de la production alimentaire. Pour atteindre cet objectif, un changement de mentalité est impératif, concernant l’importance des zones humides, de même qu'une collaboration entre les organisations, les gestionnaires fonciers et les personnes qui vivent, travaillent et visitent ces zones.
Comment assurer l'entretien des digues ? En confiant leur gestion aux futures autorités Gemapi et en s'assurant qu'elles disposent des moyens nécessaires. La simplification du droit peut être utile, mais elle ne résoudra pas tous les problèmes.
Au-delà des chiffres, des constats, des prévisions et des exhortations qui, somme toute, ne varient guère d’une année à l’autre, le Rapport 2015 des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau au plan mondial souligne tout de même ce qui semble depuis longtemps une évidence : l’équité sociale est l’une des dimensions du développement durable qui n’a pas été suffisamment prise en compte dans les politiques de développement et dans la gestion des ressources en eau.
Celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux problématiques de la gouvernance de l’eau - étudiants et chercheurs, décideurs politiques et praticiens de terrain, citoyens et usagers – ont désormais à leur disposition une plateforme web (en français et en anglais) proposant diverses ressources scientifiques et pédagogiques. Cette initiative, ancrée dans le terreau universitaire genevois, émane d’une unité académique Recherche et Éducation inscrite au sein d’un Geneva Water Hub encore en phase de construction. Ce cadre plus large a été initié par la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) dans le but de favoriser le dialogue des acteurs institutionnels, académiques et politiques actifs d’une manière ou d’une autre dans le domaine global de l’eau et présents dans la région genevoise.
Les services d’eau et d’assainissement n’ont pas massivement exploité « le système du 1 % » des recettes alloué à des actions de solidarité internationale, mis en place en 2005. Cette modération est aujourd’hui accentuée par les tensions financières subies par les collectivités territoriales. Bilan au lendemain de la journée mondiale de l’eau.
A la faveur d’une vaste étude de préfiguration, les chercheurs de l’Inra et leurs collègues dressent les contours d’un centre de ressources en appui à la protection des captages.
En concertation avec les membres du bureau communautaire, Philippe Rapeneau, président de la CUA, envisage de déposer une plainte au pénal contre l’association Eau Secours 62. Heurté par les propos tenus, dimanche dernier, dans nos colonnes, par les militants d’un retour en régie publique.
Instituée par l’Organisation des Nations Unies après le sommet de Rio en 1992, la Journée mondiale de l’eau a pour objectif de sensibiliser la communauté internationale aux problématiques de l’eau. Pour cette 22e édition, elle a pour thème : l’eau et le développement durable.
Depuis juin 2014, date à laquelle il a été connu, l’article 33 du projet de loi NOTRe, qui vise, sous l’appellation de « mesure récursoire », à faire participer les collectivités locales au paiement des amendes infligées à la France par l’Union européenne, en cas de violation des directives communautaires, a suscité un intense lobbying des associations d’élus. Les débats intervenus en première lecture à l’Assemblée autour de cette mesure laissent dubitatifs quant à ses chances d’être adoptée à l’issue du débat parlementaire en cours.
Argenton-l'Eglise a été le cadre ce week-end de la naissance d'une confédération nationale pour la défense des propriétaires d'assainissement non collectif (ANC). Une quinzaine d'associations venues de la France entière ont créé le réseau « Confi-ANC-e » pour Confédération indépendante pour un assainissement non collectif équitable.
L'Agence de l'eau Loire-Bretagne vient de publier un numéro spécial de sa luxueuse revue quadrichromique où elle se félicite de "30 ans d'action en faveur des milieux aquatiques" (voir références). Pour les rivières, les motifs de cette autocélébration sont douteux. On apprend en effet en lisant ledit fascicule que 30% des cours d'eau seulement sont en bon état écologique (au lieu des 66 à 100% attendus en 2015) et que "cette situation reste stable depuis 2006". Il faut en déduire que des centaines de millions d'euros ont été dépensés en 10 ans sans qu'on observe l'effet significatif de ces dépenses sur la qualité des rivières. Au lieu d'un satisfecit, on attendrait surtout un audit de cet échec.
C’est en fin d’après-midi, le jeudi 18 mars 2015, que les quatre amendements soutenus par une trentaine de députés, à l’initiative de Delphine Batho, et qui visent à moraliser la gouvernance de l’eau, (litote…), ont été adoptés au terme d’échanges qui illustrent parfaitement les positionnements des acteurs en présence, et augurent à ce titre du violent conflit qui a immédiatement débuté en coulisses. Arcboutés sur leurs prérogatives et leurs rentes les tenanciers du Lobby de l’eau vont bien évidemment tout faire pour liquider toute trace de cette initiative. En attendant “Merci pour ce moment”, ce n’est qu’un début, etc.
L’exécutif du SIVOM du Béthunois veut diminuer les factures d’eau impayées et met en place « des mesures coercitives ». Une ligne politique qui ne fait pas l’unanimité. Pour certains élus, l’accès à l’eau est un droit fondamental.
Depuis 2012 la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur met en œuvre une politique volontariste, en partenariat avec l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Agence Régionale Pour l’Environnement (ARPE), afin de diminuer l’utilisation des pesticides dans les communes.
S’inspirant du très sévère constat dressé par le récent rapport de la Cour des comptes sur les Agences de l’eau, reprenant ses préconisations, à l’initiative de Delphine Batho, un groupe d’une trentaine de députés qui s’étaient déjà mobilisés en ce sens, vont tenter de faire adopter plusieurs amendements visant à moraliser la politique de’ l’eau, à l’occasion de l’examen en première lecture dès ce soir à l’Assemblée nationale du projet de loi sur la biodiversité.
La Commission européenne a publié le 9 mars 2015 une évaluation de la mise en œuvre par les États de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE). Le résultat n'est pas à la hauteur des enjeux : les programmes nationaux sont insuffisants pour atteindre le « bon état écologique » des milieux en 2015. La France a son lot de recommandations. Décryptage.
Faute de vision, de volonté politique, de moyens techniques, humains et financiers, faute de remise en cause radicale des politiques d’aménagement du territoire et de l’urbanisme qui ont précipité depuis plus d’un demi-siècle les désastres à venir en matière d’inondations et de submersions, les pouvoirs publics multiplient les « plans » de papier, brassent du vent et se noient dans la « com », comme vient à nouveau de le faire l’actuelle ministre de l’Ecologie (ce qu’il en reste), réinventant la défense passive…
« Puisque la CUA n’a pas voulu entendre la voix de simples citoyens réclamant plus qu’un ersatz de débat, peut-être entendra-t-elle celle d’un tribunal ! », fulmine ses membres.
Le service de l'observation et des statistiques (SOeS) du Commissariat général au développement durable (CGDD) a annoncé le 10 mars la publication de données sur la présence des pesticides dans les cours d'eau et les eaux souterraines.
Le passage en revue de la mise en œuvre de la directive-cadre sur l'eau démontre le retard pris par les Etats membres. La Commission européenne pointe du doigt les modes de tarification de l'eau et plébiscite le principe pollueur-payeur.
L’espace de liberté des cours d’eau est un mode de gestion peu connu au Québec et par conséquent il semble qu’aucun projet d’application n’ait été réalisé. Ce mode de gestion consiste à laisser l’eau s’écouler naturellement en fonction des processus hydrogéomorphologiques, limitant ainsi les interventions anthropiques sur les rives inondées ou objets d’érosion. Certains auteurs y associent alors l’espace d’inondation et l’espace de mobilité.
Lors de l’assemblée générale, fin Février, Alexandre Morisseau a retracé l’historique et les actions de SÈVRE PROPRE 2015 depuis sa création en 2005 à aujourd’hui.
On stocke l'eau pour nos enfants… Déclaration de Thierry Boudaud (Epannes), vice-président de la Coopérative de l'eau des Deux-Sèvres. Cette structure créée il y a trois ans par la chambre d'agriculture, la FNSEA79, les Jeunes agriculteurs et l'Association des irrigants des Deux-Sèvres, regroupe aujourd'hui près de 300 exploitations, représentant environ 600 agriculteurs. Son objectif, porter les futures réserves de substitution, environ une vingtaine en projet.
Cette année, l'État veut diminuer les prélèvements des agriculteurs en eau dans la Vienne, particulièrement dans le bassin du Clain que l'on peut résumer à l'alimentation de Grand Poitiers sans oublier, en amont, les communes de Vivonne et Couhé notamment. La consommation des irrigants est estimée, annuellement, sur ce bassin, à 30 millions de m3 ! ; les services de l'État annoncent une réduction à 17 millions de m3.
Il n'y a pas une mais des polices de l'environnement. Une trentaine en tout, qu'un rapport fraîchement remis par des inspecteurs généraux aux ministres de l'Ecologie, de la Justice, de l'Intérieur et de l'Agriculture décrypte et remet à plat, après un an et demi de travail. Y sont retracés les rapports tendus entre police de l'eau, de la nature et les élus locaux. Des préconisations sont données pour améliorer une application homogène par région et département, l'efficacité du pilotage des contrôles, le suivi de leurs effets et leur mise en œuvre face à des milieux socioprofessionnels circonspects et des situations de tension.
Cet article a pour finalité de donner aux acteurs techniques de l’eau une vue d’ensemble de l’économie de l’environnement appliquée à leur domaine d’expertise. Sont présentés et explicités les différents principes et outils économiques mis en place par la directive cadre sur l’eau et des études de cas sont présentées pour chaque approche / outil économique. Sont abordés les outils économiques mis en place par la DCE y compris la caractérisation des usages de l’eau, la récupération des coûts, les méthodes permettant d’évaluer la valeur d’un bien ou d’un service environnemental, de courtes considérations sur l’incitativité du prix de l’eau. La pensée économique sur les questions d’environnement (apports et limites) est abordée en annexe.
Les rivières et leurs peuplements évoluent en fonction de l'action humaine, mais aussi en fonction de divers facteurs physiques. Comment distinguer la réponse des indicateurs de qualité biologique à la variabilité naturelle des milieux et aux différentes pressions d'origine humaine ? Comment savoir quels assemblages biologiques vont répondre à tel ou tel impact ?
Xavier Beulin, président de la FNSEA, a appelé jeudi 5 mars 2015 les agriculteurs "au calme et à la responsabilité" sur la zone de Sivens (Tarn) où la situation est, selon lui, "explosive". Quand la tragédie se rejoue en farce… Dans une lettre adressée le 22 novembre 2013 aux présidents régionaux et départementaux de la FNSEA le président et le secrétaire général du syndicat agricole majoritaire appelaient leurs troupes à se mobiliser pour mener une véritable guérilla contre la politique agricole du gouvernement, les aspirations de la société, et imposer leurs vues à l’encontre de l’intérêt général et de la préservation de l’environnement.
Après cinq campagnes de traque aux déchets plastiques, il est urgent d’agir. Expédition MED initie la pétition d’Initiative Citoyenne Européenne (ICE).
Les rectorats de l’Université de Genève et de l’Institut UNESCO-IHE de Delft (Pays-Bas) ont signé le 4 février 2015 un protocole d’accord en vue de créer des synergies et de développer en commun des activités de recherche et d’enseignement autour des thématiques liées à la gouvernance de l’eau. Qu’attendre d’un tel rapprochement entre ces deux académies ? Le point de vue de Géraldine Pflieger, Maître d’enseignement et de recherche à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève, qui a été en quelque sorte l’architecte de cet accord.
La ministre de l’écologie (ce qu’il en reste), Ségolène Royal, s’est engagée à indemniser le département du Tarn s’il abandonnait définitivement le projet initial de barrage de Sivens et renonçait à tout recours contre l’Etat. Une nouvelle, et énorme, bourde, à quelques jours de la décision du Conseil général du Tarn, appelé à se prononcer le vendredi 6 mars prochain sur un « scénario alternatif », alors que les tensions vont croissant sur place entre agriculteurs et zadistes.
Comme chaque année depuis 2012, l’Agence de l’Eau Artois-Picardie lance, pour l’année 2015, un appel à projets pour soutenir les projets de coopération dont le budget total est inférieur à 50 000 euros.
La construction du barrage des Plats, sur la Semène, dans la Loire, est maintenant terminée. Les milliers de tonnes de béton du réservoir, vide aujourd’hui, barrent la plus belle rivière du département de la Loire, sur la commune de St Genest Malifaux en plein Parc Naturel Régional du Pilat. Cet ouvrage douteux, au coût conséquent de 8 millions d‘euros, dont la moitié subtilisée dans nos poches de contribuables illustre la grave panne de débat sur la gestion de la ressource en eau qui imprègne encore la culture collective dans le sud du département de la Loire.
Les événements dramatiques survenus le 27 février 2010 lors du passage de la tempête Xynthia sur une partie de la façade Atlantique ont mis en évidence la nécessité de renforcer notre politique de prévention des risques de submersions rapides. 5 ans après, le ministère dresse un bilan des actions qui ont été menées en publiant un document détaillant les principales mesures engagées.
Commencée en 2008, la défense de la tête de bassin versant de Saint Gengoux le National, en Bourgogne, se retrouve au coeur d’une importante évolution en cours.
Cela fait quarante ans que la nappe phréatique d’Alsace est polluée par les nitrates et, dans une moindre mesure, par les pesticides. Si cette pollution a diminué en plaine, elle reste très préoccupante dans le Piémont vosgien et le Sundgau, malgré les mesures de protection et le changement des pratiques agricoles.
Le Syndicat Mixte des gorges du Gardon réunissait son comité, jeudi 26 février. Le vote du budget 2015 s’est déroulé sous la présidence de Christophe Cavard.
Les grandes marées aux coefficients exceptionnels (jusqu’à 119 sur une échelle de 120) vont toucher le littoral français jusqu’à fin mars. Conjonction entre marée haute, houle, vent fort… Ces évènements rappellent notre vulnérabilité face à l’inexorable montée du niveau des océans. Face à ces menaces qui augmentent, France Nature Environnement déplore que les éternelles solutions à court terme (bétonnage, rechargement de plage…) soient préférées à une politique de prévention durable des risques.
Quand la ministre de l’Ecologie (ce qu’il en reste) inaugure les nouveaux locaux du Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (Schapi), le 23 février à Toulouse, elle en profite pour « préciser la politique du gouvernement en matière de prévention des risques d’inondations. » L’insondable vacuité des éléments de langage mobilisés exprime à la perfection la politique officielle : un consternant prêchi prêcha bureaucratique qui ne parvient pas à dissimuler la non-assistance à personne en danger…
Le conseil municipal de Carhaix s'est réuni lundi soir avec une quinzaine de points à l'ordre du jour, dont celui d'une nouvelle politique de gestion de l'eau après 2016.
Depuis quelques années, Strasbourg est bien décidée à profiter de la chaleur de son sous-sol grâce à la géothermie profonde. Cinq projets de forage font l’objet de demandes auprès de l’État, émanant de deux entreprises spécialisées, ÉS Géothermie et Fonroche. Alors que les enquêtes publiques démarrent dans 6 semaines, la technologie est encore mal connue, voire inquiète certains riverains.
À l’initiative du syndicat de la compagnie publique de l’eau, un collectif citoyen, Sauvez l’eau, a réussi à empêcher la vente du réseau au terme de deux années de lutte.
Transformer des moulins en centrales hydroélectriques ? C’est la mauvaise nouvelle environnementale annoncée par la ministre de l’écologie à l’occasion de l’examen par le Sénat du projet de loi pour la transition énergétique. Mme Royal a annoncé des mesures favorisant le développement de la petite hydroélectricité en l’illustrant par la transformation des moulins en centrales hydroélectriques. Seulement, le rapport coût bénéfice ne va pas dans le sens du moulin à eau puisque celui-ci possède un faible potentiel de production électrique tout en nuisant fortement à la qualité de nos cours d’eau.
Ce lundi 23 février 2015 s’est tenu à Gujan-Mestras le premier conseil de gestion du Parc naturel marin du bassin d’Arcachon sous l'autorité commune du préfet maritime de l’Atlantique et du préfet de la région Aquitaine, préfet de la Gironde. A cette occasion, les 56 membres, tous présents ou représentés pour ce premier conseil, ont élu leur président, leurs vice-présidents et les membres du bureau.
La ministre de l’Ecologie a profité de l’inauguration des nouveaux locaux du Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (Schapi), le 23 février à Toulouse, pour préciser la politique du gouvernement en matière de prévention des risques d’inondations.
Après 20 ans d'affermage auprès de l'office hydraulique de la Corse (OEHC), la Communauté d’agglomération de Bastia (CAB) a décidé de reprendre à son compte le service de l’eau et de l’assainissement. Un choix dicté par des raisons financières et recommandé par une étude comparative des modes de gestion, diligentée après l’annulation de l’appel d’offres concernant la Délégation de service public (DSP) et le rejet des deux offres en lice, l’OEHC et Veolia, jugées trop cher. Un accord aurait été trouvé avec les 59 agents de l’Office hydraulique, chargés de ce marché, qui seraient transférés à la CAB. Le passage en régie à partir du 1er janvier 2016 sera proposé au vote des élus, lors du Conseil communautaire, mardi matin. Explications, pour Corse Net Infos, de François Tatti, président de la CAB.
Après l'actualité du barrage de Sivens, les agriculteurs veulent se fédérer pour influencer les décisions en faveur du stockage de l'eau.
L'eau c'est la vie. La coopérative Arterris a hier employé les grands moyens pour le faire savoir, en organisant un colloque à la Halle aux grains, en présence d'une majorité de professionnels de l'agriculture.
Hier soir, au Sénat, une vision nouvelle de la politique a été mise à jour : des sénateurs UMP en sous-nombre ont dû faire face aux sénateurs de gauche opposés à leur amendement visant à autoriser de nouveau en France les coupures d’eau dans une résidence principale pour raison d’impayés. À notre grande surprise, le groupe PS et l'ensemble des partis de gauche ont été désavoués par Madame la Ministre Ségolène Royal elle-même qui a soutenu l'amendement. Le recours au vote public a été demandé par l'UMP au regard des présents, et c'est donc par un vote des groupes entiers dans une salle vide que cet amendement a été retenu. Nous retenons que le gouvernement soutient une position des sénateurs UMP au profit des distributeurs du service public de l'eau qui, non-contents d'être hors la loi, se félicitent de cet amendement qui les renforcent dans des pratiques illégales à tout point de vue.
L’injonction forcenée à "économiser l’eau", immédiatement suivie de "pour sauver la planète", s’est imposée à tous depuis quelques années, avec la large gamme de slogans imbéciles qui vont avec, annonnés à tout bout de champ, du genre "Fermez le robinet avec vos dents". Derrière cette propagande forcenée, un double langage dissimulant l’obsession de préserver une rente indue... Et une tactique à courte vue qui ne répond aucunement aux défis du proche avenir.
À Martigues, la gestion de l'eau et de l'assainissement fait partie des bijoux de famille. La création de la régie municipale remonte à l'arrivée du PCF à la mairie, en 1959. C'était même l'une de ses priorités. Un choix qui, 56 ans plus tard s'avère toujours payant, si bien que ce "fleuron municipal" suscite depuis longtemps la convoitise des géants du secteur, et depuis peu, l'inquiétude des élus locaux craignant de voir la Métropole mettre le grapin dessus.
Mme Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, vient de prendre des positions publiques favorables aux moulins à eau. Voir article AFP complet à ce lien. La Ministre a notamment déclaré : "les règles du jeu doivent être revues, pour encourager la petite hydroélectricité et la remise en état des moulins".
Les hasards des calendriers provoquent parfois des télescopages intéressants. Quelques jours avant la pollution du ruisseau La Rigotte à Molay en Haute- Saône et un an après les plaintes déposées pour les pollutions de Cour Saint Maurice et Vaufrey, le ministre de la Justice annonçait son intention de présenter d’ici juin prochain un projet de loi qui fera « entrer dans notre code civil la nature et la réparation du préjudice écologique ». Christine Taubira l’a précisé lors d’un colloque organisé le 11 février par Le Monde sur la criminalité écologique. Faisons un peu de « justice fiction ». Si ce projet de loi relatif à la responsabilité civile environnementale était voté, comment les récentes pollutions des rivières comtoises seraient prises en compte ?
Conduire une politique efficace en matière d’adaptation aux évolutions climatiques est un enjeu pour les collectivités et tous les acteurs des territoires, notamment dans le domaine de la gestion de la ressource en eau. À partir des premiers résultats d’une analyse de la gouvernance de la sécheresse dans le bassin versant de la Vilaine aval en Bretagne, cet article nous montre comment les éléments de la gouvernance de l’eau peuvent jouer un rôle dans la mise en place de mesures adaptées à la sécheresse face aux impacts liés au changement climatique.
Visiblement las d’accumuler les condamnations et les amendes, le lobby français de l’eau a décidé de réagir. Pour exercer leur influence au Sénat, les multinationales n’ont pas choisi la discrétion puisqu’elles ont eu recours à l’un de leurs portes-parole favoris, Christian Cambon, sénateur-maire de Saint-Maurice (Val-de-Marne). Celui-ci est le vice-président du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (SEDIF), principal contrat et citadelle politique de Veolia en France. Son dauphin désigné à la mairie de Saint-Maurice n’est autre que le directeur des relations extérieures de la Lyonnaise des Eaux (Suez) et trésorier de Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E).
Un comité du ministère de l'Ecologie critiquent la volonté de Ségolène Royal de remettre en cause la destruction des barrages de la Sélune. Ils réclament une décision étayée scientifiquement, tout en pointant les avantages du projet d'arasement.
Comment expliquer qu’un gus a pu à lui tout seul anéantir tous les efforts fait autour de cette rivière ? Comment expliquer qu’une seule personne peut annihiler toutes formes de vie sur plus de 20km de cours d’eau ? Comment est-ce encore possible dans une Europe qui impose le bon état écologique des masses d’eau, dans une région qui vante la qualité de son environnement, au cœur d’un parc naturel régional, dans un bled qui a bâti sa réputation grâce aux bienfaits de sa flotte ??? ça ressemble quand même un peu à du foutage de gueule. Aujourd’hui une rivière est morte… le fond de la Dordogne est colmaté sur des kilomètres par des vases issues de la retenue de La Bourboule… et déversées accidentellement (sic). La Bourboule, ses cures thermales et ses bains de boues ou comment détruire notre bien le plus précieux.
Par arrêté du 31 décembre 2014, une Mission Inter-services de l'Eau et de la Nature (MISEN) a été instituée en Corse-du-Sud. Sous la double autorité du préfet, pour la police administrative et du Procureur, pour la police judiciaire, en applications des directives nationales, les différentes polices de l'environnement sont coordonnées, afin de formaliser et renforcer la mise en œuvre, par les services de l'Etat et de ses établissements publics, des politiques et des polices dans les domaines de l'eau (eaux continentales et littorales, milieux aquatiques) et de la nature (milieux et espaces naturels, faune sauvage et biodiversité).
En substance, les AOC sont tombées d'accord pour supprimer les dates qui encadraient l'irrigation (l'eau pouvait être apportée entre le 15 juin et le 15 août). Désormais, c'est sur un raisonnement basé sur la compensation du stress hydrique que les AOC devront justifier leur demande d'irrigation.
Dans les trois régions sondées, Bourgogne, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes, le constat est quasiment le même. Si les problèmes de pollution de l’eau par les matières organiques d’origine vinicole sont désormais quasiment résorbés, ceux liés aux contaminations des eaux par les produits phytosanitaires sont prégnants et ce, dans tous les départements viticoles enquêtés. De nombreuses actions sont cependant menées pour tenter de diminuer cette pollution et des efforts importants sont faits par les viticulteurs.
En absence de mesures systématiques sur chaque tronçon des masses d'eau française, peut-on prédire l'état biologique d'un cours d'eau ? C'est la question que posent Bernard Villeneuve, Yves Souchon, Laurent Valette (équipe du Laboratoire d'hydroloécologie quantitative, Pole Irstea-Onema, UR MALY) et Philippe Usseglio-Polatera (Laboratoire interdisciplinaire des environnements continentaux, UMR 7360 CNRS—Université de Lorraine), dans une nouvelle publication parue dans la revue Ecological Indicators.
Le Conseil d’Administration d’Eau de Paris, réuni ce 13 février, a adopté le nouveau Contrat d’objectifs qui le lie à la ville de Paris et constitue, pour l’entreprise publique et ses administrateurs, une feuille de route pour les six prochaines années. Il réaffirme également les trois priorités d'Eau de Paris : l'action sociale, la protection de l'environnement et l'innovation.
Le jour même où la Cour des comptes dénonçait le scandale de l’accaparement des Agences de l’eau, et partant de la politique de l’eau, par des intérêts catégoriels, Xavier Beulin et Antoine Frérot annonçaient benoîtement qu’ils allaient faire changer la loi afin de pouvoir maximiser l’usage de l’eau au plus grand profit de l’agriculture productiviste. Ce n’est pas un gag des Yes men, tout juste l’ordinaire de la gestion de l’eau en France…
Pour augmenter la qualité du service rendu, les services d'eau et d'assainissement doivent se regrouper, estime la Cour des comptes. En effet, leurs ressources financières ne peuvent que difficilement augmenter.
La publication de “l’insertion” de la Cour des comptes sur les dysfonctionnements majeurs des six Agences de l’eau françaises, qu’elle a auditées pour la période de 2007 à 2013, analyse qu’elle a rendu publique lors de la présentation de son rapport annuel le 11 février 2015, outre les critiques accablantes formulées, a suscité deux phénomènes aussi inquiétants que caractéristiques. Un déni forcené opposé à la Cour par la ministre de l’Ecologie dans sa réponse écrite aux observations de la Cour des Comptes, puis une contre-offensive médiatique et une manipulation grossière de l’opinion, conduite par Mme Ségolène Royal à la façon d’un Red Adair…
N°11, février 2015. La lettre d’information régionale n°11 du programme Re-Sources vient de paraître. Porté par la Région Poitou-Charentes, les Départements de Charente et des Deux-Sèvres et la Chambre Régionale d’Agriculture, au côté de l’Etat et des Agences de l’Eau Adour-Garonne et Loire-Bretagne, le programme Re-Sources a pour objectif de reconquérir et préserver durablement la qualité de l’eau destinée à l’alimentation en eau potable des habitants de Poitou-Charentes.
Les « incohérences » que relève la Cour des comptes sont réelles, pointées de longue date et difficiles à combattre à l’échelle de l’unique ministère de l’Ecologie, seul à avoir réagi à la parution, le 11 février, du rapport annuel de la juridiction financière. Ce document incrimine la gestion des agences de l’eau, qui taxent insuffisamment les pollueurs. Mais c’est au Parlement qu’il revient, depuis la loi sur l’eau de 2006, de rééquilibrer les contributions entre agriculteurs, industriels et ménages.
L’Allemagne a connu ces dernières années des mobilisations citoyennes d’une grande ampleur en faveur d’une gestion démocratique et soutenable de l’eau. Le Berliner Wassertisch (« Table de l’eau de Berlin ») a ainsi obtenu le départ de Veolia au terme de dix années de lutte. Récit d’une actrice de ce combat.
La nouvelle compétence Gemapi imposera aux collectivités locales de définir le système d’endiguement nécessaire à la mise en sécurité de leur territoire. Le projet de décret « digues » en définit les modalités et il faut s’y préparer avant le 1er janvier 2016. Mais la problématique de la gestion des milieux aquatiques ne doit pas être occultée.
Subventions généreuses, contrôles inexistants, mansuétude envers les pollueurs, mélanges des genres, conflits d'intérêts : la Cour des comptes étrille les six agences chargées de la politique de l'eau en France, et leur réserve une place de choix en ouverture de son rapport annuel, rendu public mercredi 11 janvier.
Dans son rapport annuel, la Cour des comptes s’étonne qu’industriels et agriculteurs soient de plus en plus exonérés du principe du pollueur-payeur. Nous avons consulté ce chapitre en avant-première.
Depuis de nombreuses années, la région Bretagne demande l’exercice d’une compétence de coordination et d’animation dans le domaine de l’eau. C’est fait ! Un amendement a été introduit dans le projet de loi « NOTRe ».
La Ville de Paris s'apprête à renouveler son contrat d’objectif avec sa régie municipale. Après cinq ans d'existence, ce modèle a désormais vocation à s'étendre aux communes du Grand Paris.
Un jugement en délibéré au tribunal administratif de Poitiers, une pétition qui circule dans les milieux de l'agriculture biologique et des Amap (1) : la mésaventure de Benoît Biteau avec les aides de la Politique agricole commune (PAC) est en train de prendre valeur d'exemple. Parce qu'elle touche aux incohérences administratives. Alors que la volonté politique exprimée tant au niveau européen que français est de tendre vers une agriculture plus « vertueuse », c'est-à-dire moins gourmande en eau et en produits phytosanitaires, l'agriculteur de la vallée de la Seudre, par ailleurs vice-président du Conseil régional, vient de se voir refuser des aides de la PAC parce qu'il a arrêté… d'irriguer.
Le 2 février a eu lieu la signature du contrat avec l'Agence de l'eau Loire Bretagne qui permet de renouveler jusqu'à 2018 les actions de protection de la retenue de Rophémel qui fournit 40% des besoins en eau de l'agglomération rennaise.
Lors de la 5ème conférence de presse de son quinquennat, tenue le jeudi 5 janvier 2015, M. François Hollande, président de la République, s’est déclaré favorable à l’organisation de referendum lors de chaque élection locale quand un projet d’aménagement est durablement contesté. Un signal pour Sivens, avant Notre-Dame-des-Landes ?
Saveriu Luciani, conseiller municipal de Ghisonaccia et conseiller territorial de Femu a Corsica, et Marc-Antoine Nicolai, maire de Cervione et conseiller territorial du groupe « Démocrates, Socialistes et Radicaux ». Tous deux demandent à l’Exécutif d’élaborer, de toute urgence, un plan d'action et de s’associer aux syndicats mixtes qui seront créés, sur proposition du préfet Rousseau, pour mettre en place une politique d’aménagement du littoral. Explications, pour Corse Net Infos, de Saveriu Luciani.
A l'occasion de la Journée mondiale des zones humides, célébrée le 2 février, nous publions une tribune signée par le directeur de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.
Avoir des captages propres, c’est le vœu de tous. Pour y arriver, le syndicat de gestion de l’eau de Péage-de-Roussillon pérennise le poste de son animateur captages.
Des agriculteurs de l'Aveyron ont installé des cabanes de palettes jeudi soir, devant la préfecture à Rodez, prétendant y créer une "zone à défendre", pour protester contre le durcissement de la lutte contre la pollution de l'eau par les engrais agricoles.Ils ont levé le camp vendredi après-midi.
Bernard Mounier, le président d’Eau bien commun présente la grande rencontre euro-méditerranéenne sur l’eau qui aura lieu les 6 et 7 février à l'Hôtel de Région à Marseille.
Le Parc naturel du Morvan mène depuis quelques années une politique de préservation et de restauration du milieu aquatique dans le cadre du contrat territorial. Explications.
L’échéance de la compétence Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi) a été reportée de deux ans lors de la discussion en première lecture au Sénat du projet de loi de nouvelle organisation territoriale de la République (Notre). Si le Parlement suit le Sénat, la date de prise de compétence par les communes passerait ainsi du 1er janvier 2016 au 1er janvier 2018. En direct du 16e Carrefour des gestions locales de l’eau, à Rennes, les premières réactions des élus locaux.
En 2013, la consommation de pesticides a augmenté de 9%. La politique française agricole peine à enrayer la consommation de produits chimiques. Et tandis que le gouvernement présente le nouveau plan Ecophyto, In Vivo, le premier groupe coopératif français, avec un chiffre d’affaires de 5,7 milliards d’euros, investit dans les produits phytosanitaires.
Mme Ségolène Royal a annoncé le mercredi 28 janvier 2015 à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député (UDI) de la 1ère circonscription du Tarn, Philippe Folliot, que les occupants de la ZAD du Testet seront évacués quand les élus du Conseil général du Tarn auront voté, le 6 mars prochain, pour l’une des deux “alternatives” au barrage initial, les deux seules retenues sur les cinq élaborées à l’issue de la seconde mission d’expertise conduite par des hauts-fonctionnaires du ministère de l’Ecologie, qu’elle avait elle-même commanditée. Mme Royal a commis ce faisant six fautes majeures, et précipité les conditions d’un nouvel affrontement.
Le nouveau plan national de réduction des pesticides, attendu le 30 janvier, ne parviendra pas à diminuer leur usage de moitié entre 2008 et 2025, selon la Fondation Nicolas Hulot (FNH). Sauf s’il s’avère plus ambitieux sur les néonicotinoïdes, la restauration collective et la fiscalité.
Allons-nous comprendre un jour que les petites centrales hydroélectriques, c’est de la petite politique? Je n’en peux plus de voir passer ces annonces qui appauvrissent l’ensemble des Québécois au profit de quelques-uns. Depuis le début, le dossier des petites centrales n’a été qu’une addition d’histoires de copinages, de financement illégal et de firmes de génie-conseil et de promoteurs en conflit d’intérêt.
Face à la saturation des axes routiers en Rhône-Alpes, la promotion du report modal du fret vers le fleuve revient sur le devant de la scène avec la création d’une agence dédiée. Sous l’égide de Jean-François Carenco, préfet coordonnateur du bassin Rhône-Méditerranée, le Grand Port maritime de Marseille, le port maritime de Sète, la Compagnie nationale du Rhône, Voies navigables de France et les ports du bassin Rhône-Saône ont signé les statuts d’une nouvelle association chargée de promouvoir le transport fluvial de marchandises et de développer l’offre multimodale des plates-formes portuaires sur l’ensemble du bassin.
Structure informelle de coordination et d’échanges, le Comité départemental de l’eau et de la biodiversité (CODEB) a été installé le 22 janvier 2015 sous la co-présidence de M. Adolphe Colrat, Préfet des Alpes-Maritimes, et de Mme Anne Sattonnet, Conseillère générale, représentant M. Eric Ciotti, Député, Président du Conseil général des Alpes-Maritimes (CG06), en présence notamment de MM. Hervé Moreau, Directeur général adjoint chargé du Développement au CG06 , Cyril Marro, Directeur de l’environnement et de la gestion des risques au CG06, et Laurent Neyer, Directeur régional adjoint de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL). Le CODEB a vocation à traiter de tous les sujets touchant à la politique de l’eau et de la protection de la biodiversité sur les plans technique et réglementaire, ainsi qu’en matière de gouvernance.
Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche ont installé aujourd’hui le comité national de suivi de la « stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte » relative à l’érosion côtière. Ce comité est co-présidé par Pascale Got, députée de Gironde, et Chantal Berthelot, députée de Guyane.
De tous les fleuves français, le Rhône est celui qui a connu le plus grand nombre d’aménagements. Il fait aujourd’hui l’objet d'une véritable politique de restauration, sur laquelle revient le géographe Hervé Piégay à l’occasion du documentaire diffusé sur Arte.
Une réaction de la part du Parlement européen s’est faite sentir avec l’instauration de normes écologiques, par exemple pour l’utilisation de pesticides. Tel ne semble pas être le cas du Québec au regard de sa législation environnementale qui semble hésitante en la matière. Si en tant que juristes nous défendons l’application de la loi et son concept comme gage d’organisation sociale, comment justifier l’absence ou la non effectivité de certaines politiques environnementales ?
Lundi 19 janvier, alors que les experts mandatés par Ségolène Royal restuaient à Albi les conclusions de leur rapport, un face à face à eu lieu pendant plusieurs heures à Sivens entre agriculteurs et zadistes, avec les gendarmes en force d'interpositon. Récit.
Le 16 janvier, la ministre de l’Écologie a enterré le projet initial du barrage de Sivens, dans le Tarn. Les experts ont proposé deux scénarii, que les opposants jugent inacceptables en l’état. La balle est désormais dans le camp du Conseil général du Tarn, maître d’œuvre du projet. Passera-t-il en force ? Ou bien proposera-t-il enfin « une démarche collective de réflexion autour des besoins en eau et d’un réel projet de territoire ? » s’interroge un opposant du collectif Tant qu’il y aura des bouilles dans cette tribune venue de la « zone à défendre ».
Dans le domaine de l’eau, 2015 sert de date-butoir en même temps au premier paquet d’objectifs de développement durable fixé au tournant du siècle, aux ambitions de la décennie internationale d’action "L’eau, source de vie" et aux réglementations européennes visant à restaurer le bon état des ressources en eau. On est bien loin des résultats escomptés.
La biodiversité est un des moteurs principaux des opérations de restauration écologique des cours d’eau qui se multiplient partout en Europe depuis la fin des années 1990. Les opérations les plus emblématiques visent à faciliter la migration des poissons en rétablissant la continuité écologique. À travers l’exemple d’une opération d’ampleur inédite en Europe, l’arasement à venir de deux barrages hydroélectriques de grande dimension sur la Sélune, il s’agit d’observer l’évolution des interactions entre politiques publiques, pratiques locales et représentations de l’environnement. L’analyse du jeu d’acteurs au fil du temps conduit à saisir comment se nouent les problématiques environnementales et les projets de territoire et comment s’articulent les initiatives locales au cadrage national.
Le syndicat mixte de production d’eau potable du bassin rennais (SMPBR) a reçu en octobre 2014 le grand prix national du génie écologique pour son opération d’acquisition foncière pour protéger le captage de Chèze-Canut. Une réalisation exemplaire en particulier par la gestion concertée des acteurs sur le terrain et le respect des écosystèmes.
Les discussions sur le barrage de Sivens (Tarn) semblent dans l'impasse après le refus catégorique, par les partisans du projet, d'un « compromis » proposé vendredi par les écologistes.
Nous reproduisons des extraits d’une lettre d’ACNAT (Action Nature et Territoire en Languedoc-Roussillon) à Ségolène Royal concernant un projet éolien à Montpellier. Les termes peuvent s’appliquer mot à mot aux enquêtes publiques liées à la politique de l’eau.
Les rencontres « Étang de Berre, où en est-on ? », organisées pour marquer l’anniversaire des 10 ans de la condamnation de la France pour pollution de l’étang de Berre par les rejets EDF et la réduction de ses rejets consécutive à cette condamnation, se sont déroulées les samedi 29 et dimanche 30 novembre 2014 au Pavillon des Creusets à St Chamas.
La synthèse des audits de mise en oeuvre de la politique publique de prévention des risques naturels et hydrauliques (PPRNH) pour l'année 2011 porte sur la Creuse, les Deux-Sèvres, la Haute-Vienne et la Nièvre, ainsi que sur la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) Limousin. Elle met en évidence les aspects positifs de la mise en place de la politique de prévention des risques naturels et hydrauliques dans les services déconcentrés.
Constatant que les grands ouvrages structurants, initialement prévus, ne pourront pas être réalisés dans le cadre de la programmation financière actuelle, les élus du SMIVAL ont travaillé une nouvelle programmation avec les représentants de l'État, les sous-préfets Gillery et Beyries. Cette réorientation des actions a été examinée et approuvée lors du dernier Comité syndical, le 28 octobre.
Destiné à l’étude de la topographie des océans et des eaux de surface continentales, SWOT comprend à la fois une mission d’océanographie et d’hydrologie. En océanographie, le satellite fournira des mesures permettant de restituer la hauteur de la surface des océans et des vagues avec une résolution améliorée par rapport à JASON. Elles permettront d’analyser et de comprendre les effets de la circulation côtière sur la vie marine, les écosystèmes, la qualité de l'eau, les transferts d’énergie. Il en résultera une meilleure modélisation du couplage océan/atmosphère. La mission d’hydrologie évaluera, quant à elle, au niveau des surfaces continentales, les évolutions du stockage d'eau des zones humides, lacs et réservoirs, ainsi que la débitmétrie des fleuves.
Diffusé en 2009, ce film de 52 minutes de David Briffaud et Fabien Mazzoco, produit par Lilith Production, pointait déjà avec une acuité remarquable les dérives de la logique productiviste qui a promu à outrance la culture du maïs irrigué.
Le 20 décembre 2014, la Chambre régionale des comptes de Basse-Normandie et Haute-Normandie a mis en ligne son rapport d’observations définitives sur la gestion du Syndicat d’eau potable et d’assainissement du sud de l’Eure (SEPASE). Situation financière, organisation territoriale, maîtrise et performance du service, formation du prix, politique d’investissement, transparence de la gestion et commande publique ont notamment été contrôlés par la chambre. Ses conclusions.
Si la recherche hydromorphologique est très intéressante dans ses méthodes et résultats, son exploitation dans le cadre de la politique de l’eau est en revanche assez décevante. On sait en effet que la France a sauté de manière quelque peu précipitée des analyses scientifiques aux choix politiques. Des gouvernements et établissements publics ont répandu à la hâte l’idée que la morphologie serait la première cause de dégradation des rivières – un « storyteling » bien pratique puisque le dossier de la pollution chimique des milieux aquatiques est explosif et que l’Union européenne doute de la bonne volonté française en écologie des rivières. La morphologie a pu apparaître à certains comme « la » voie de secours d’une politique de l’eau décrite comme « à bout de souffle » par de récents rapports d’évaluation…
Depuis la catastrophe de Malpasset, le département du Var a été victime de toute une série de catastrophes "naturelles". Ces phénomènes n’ont en réalité rien de véritablement naturel : ce sont des conséquences de la présence humaine...
Une étude de BRL que nous nous sommes procurée, intitulée "Perspectives d'évolution des volumes stockés dans le barrage des Monts d'Orb", permet de savoir avec précision quel est le rôle du barrage. On y découvre aussi que s'il n'a pas été construit pour écrêter les crues, le barrage joue un rôle important pour en réduire les effets. On se rendra surtout compte qu'il pourrait pour une somme modique renforcer ce rôle mais que jamais cela n'a été décidé.
Lancé fin 2008, le plan Ecophyto visant à réduire de moitié l'usage des pesticides en 2018 "n'a pas eu les résultats espérés". Tel est le constat du rapport de Dominique Potier qui formule 68 préconisations pour inverser la tendance.
Pour contrer Dame Nature, les ingénieurs ont imaginé plusieurs infrastructures permettant de limiter les dégâts causés par la montée des eaux. Cependant il ne s'agit que de solutions limitées dans le temps, car l'érosion des côtes et la hausse du niveau de la mer sont deux phénomènes inéluctables.
Face à l'érosion des sols et à la montée du niveau des mers, de nombreuses communes côtières doivent repenser leur configuration. Deuxième volet de notre série consacrée à la montée des eaux avec les exemples de Cayeux-sur-Mer (Picardie), Dieppe (Seine Maritime) et Soulac (Gironde).
La Réunion s'illustre, au sein de la communauté des spécialistes du domaine de l'eau, comme une région du monde détentrice, d'un côté de record mondiaux de précipitation, avec plus de 8 m d'eau reçus annuellement par mètre-carré sur la région du volcan, et d'un autre côté, avec des records nationaux de gaspillage de l'eau prélevée dans le milieu naturel, avec près de la moitié des volumes destinés à l'alimentation en eau potable perdue avant d'être distribuée aux foyers ! Cette situation s'avère être l'héritage de pratiques persistantes de l'époque où les réunionnais, moins nombreux, étaient moins sensibles à la préservation de leur île et ou les élus ne mesuraient pas les l'ampleur du désastre !
Le Pr Christer Nilsson nous a fait parvenir une intéressante étude de son groupe de recherche à l'Université d'Umel, Suède (département d'écologie et science de l'environnement). Le travail a consisté à examiner l'efficacité des opérations de restauration écologique menées sur des petites rivières boréales, en région finlandaise et suédoise.
A Brest, Manuel Valls a annoncé que le gouvernement soutiendrait l’amendement de la sénatrice du Morbihan, Odette Herviaux, permettant de déléguer à une région l’animation et la concertation des politiques de l’eau. Une régionalisation réclamée en Bretagne depuis 2002.
«Libération» fait un tour des «zones à défendre», emblématiques de la lutte contre les grands projets d'aménagement. Troisième étape à Sivens, où les tensions restent très vives depuis la mort de Rémi Fraisse.
Le récit de 1 300 années de crues en France ! L’ouvrage réalisé par Maurice Champion au milieu du XIXème est sans équivalent et reste un outil de référence pour la connaissance historique des inondations en France... Cette chronique vivante et haute en couleur fait revivre les événements tels que les avaient vécus les acteurs de l’époque. Elle intègre également des documents historiques précieux, dont la fameuse lettre de Napoléon III au ministre des transports publics. Le travail de Maurice Champion mériterait d'être poursuivi et actualisé.
Ils ont voulu prendre leur temps. Étudier toutes les options, les possibilités, lancer des études, examiner leurs conclusions. Avant de décider. Les élus de la communauté d'agglomération de Bastia jouent la montre car ils ont désormais moins de quinze jours pour choisir un nouveau fermier.
La basse vallée de l’Argens a fait l’objet d’une étude dans le cadre d’un atelier national sur les territoires en mutation exposés aux risques. La réunion de restitution a été un rendez-vous manqué.
Près de deux cent personnes ont assisté le 10 décembre dernier au XVème colloque d'Eau & Rivières de Bretagne consacré à la contribution du droit à la protection des eaux.
Gratuité des dix premiers mètres cube, progressivité des tarifs, chèque-eau pour les familles nombreuses ... En 2015, la ville de Rennes instaure une nouvelle politique de l'eau potable, à l'occasion du changement d'exploitant du réseau. Il sera désormais géré par une société publique locale.
L’idée d’un contrat de territoire avait été lancée par un membre du collectif SOS Loue et rivières comtoises lors des Assises de la Loue en 2012. Ce 11 décembre 2014, un grand pas a été fait en ce sens et c’est du concret !
Le 10 décembre 2014 dernier, Jean Daubigny, Préfet de la région d’Île-de-France, Préfet de Paris et Frédéric Molossi, Président de l’Etablissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs, ont signé, avec les préfets des départements de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, des Hauts-de-Seine, de l’Essonne et de la Seine-et-Marne, le premier volet de la convention cadre 2014-2016 du PAPI de la Seine et de la Marne franciliennes, en présence des représentants des quatre autres maîtres d’ouvrages.
En se prononçant le 4 décembre pour l’étude de solutions alternatives à l’effacement des barrages de Vezins et La-Roche-qui-Boit (Manche), la ministre de l’écologie Ségolène Royal a calmé la grogne parmi les opposants au projet, mais la réveille parmi ses “amis”.
A l’occasion de la réunion plénière de l’AGORA (Assemblée pour une Gouvernance Opérationnelle de la Ressource en Eau et des Aquifères), qui s’est tenue le 8 décembre 2014, Michel Vauzelle, président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’azur, a rappelé le travail accompli depuis plusieurs années en région afin de mobiliser et conforter les acteurs dans une politique de l’eau solidaire et responsable. Il a souligné le cadre méditerranéen de la réflexion sur le changement climatique.
Le scepticisme gagne les élus du SIERAVL: 13 d’entre eux se sont abstenus. Les autres ont voté pour la « reconquête de la rivière », selon la Nouvelle République. A l’issue d’une parodie d’enquête publique qui n’intéresse pas le public et qui ne tient jamais compte de l’avis des principaux intéressés, le commissaire enquêteur, par complaisance, se prononcera en faveur de travaux.
Le projet intégrant le SIAEAG est désormais une réalité. Etat, Région, Département, Office de l’Eau, parlementaires, et structures gestionnaires ont donné leur accord ce mercredi. Seule la CASBT n'y adhère pas.
Celia Blauel, adjointe à la Maire, proposera au prochain Conseil de Paris l’étude et l’expérimentation d’une tarification sociale de l’eau, qui garantisse à tous les Parisiens d’accéder dans les meilleures conditions à cette ressource vitale.
Alain Vidalies, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, a présidé jeudi 11 décembre 2014 à Amiens une réunion sur le projet du canal Seine-Nord Europe en présence des collectivités territoriales concernées.
Le projet de schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin hydrographique de la Guyane et son programme de mesures sont actuellement soumis à votre avis, pour une durée de 6 mois, du 19 décembre 2014 ou 18 juin 2015.
Les services de l’État ont identifié 6 territoires à risque important d’inondations dans le département. Un plan de gestion de ces dangers sera mis en place dès 2016. Déjà élaboré, il sera bientôt consultable par le public.
Gwenn Chevalier travaille pour l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA). Cet établissement public français a été créé en 2006 pour mettre en œuvre la politique publique de l’eau en France. IL dépend du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. M. Chevalier est chef de service par intérim du service territorial qui s’occupe de l’Essonne, de Paris et de la petite couronne.
Alors que les politiques biterrois s'écharpent sur la question du prix de l'eau, Jean Leonetti, le maire d'Antibes, a obtenu une baisse de 43 % en moyenne. Un véritable record. Entretien.
La Conférence bretonne de l'eau a été installée, hier, à Rennes. Elle réunit tous les acteurs de l'eau, de l'association locale au préfet de région. Sa mission, unique en France : construire avant 2016 un plan pour l'eau. Pas pour la réparer, mais pour l'améliorer.
Gestion de l'eau, des milieux aquatiques et prévention des inondations : sous le label très administratif de la GEMAPI se tient une importante mutation en cours. L'Etat transfère à compter de 2016 la gestion des rivières au bloc communal, soit le plus petit échelon des collectivités locales. Quelles vont être les conséquences ?
En matière de cours d’eau, la fatalité administrative n’existe pas. Le droit de l’environnement existe, avec des règles à suivre. En se l’accaparant, les agriculteurs peuvent se donner la capacité d’obtenir gain de cause dans bien des dossiers.
En participant à la conférence environnementale, Surfrider avait un objectif : remettre les océans au cœur des défis environnementaux pour en faire une question prioritaire des politiques au niveau national, européen et international. Une journée et demie de débats et trois ateliers plus tard… Surfrider dresse un premier bilan en demi-teinte et tire les principaux enseignements de cette édition en prévision des grands rendez-vous à venir : la Conférence Climat à Lima dès le mois de décembre et la COP 21 fin 2015 en France.
A 42 ans, Karine Claireaux, sénatrice-maire (PS) de Saint-Pierre-et-Miquelon, a été élue présidente du Conseil national de la mer et des littoraux. Elle succède à Maxime Bono.
Le 28 octobre dernier, La Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique, en partenariat avec Agrobio gironde et Bio d'Aquitaine, organisait dans les locaux de la CUB, une journée dédiée aux acteurs du territoire afin de les sensibiliser à «l'agriculture biologique comme comme levier d'action pour un développement territorial durable». Prenant comme axe principal de débat, la relation entre qualité de l'eau et agriculture biologique, les échanges ont ainsi listé dans des discours particulièrement dithyrambiques les apports de la bio sur de multiples enjeux, et permis de présenter différentes initiatives et politiques territoriales innovantes ayant soutenu le développement de cet autre modèle agricole.
Il n’y a pas si longtemps, les sécheresses dramatiques étaient réservées aux pays du sud en voie de développement. Aujourd’hui, l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis se retrouve pour la première fois de son histoire en manque d’eau. Au delà des raisons structurelles, la Californie est en fait confrontée à une anomalie climatique que les scientifiques ne savent pas expliquer.
En Isère, le projet de Center Parcs de Roybon continue son passage en force. Avis défavorable de la commission d’enquête, opposition des habitants, scandale environnemental... rien n’y fait. Les travaux de défrichement de la forêt sont en cours. Les opposants ont déposé des recours juridiques et lancé des actions de désobéissance civile.
Françoise Goulard, experte en prospective, en charge de l’innovation et du conseil scientifique de l’agence de l’eau Adour-Garonne, explique les enjeux.
Depuis la mort de Rémi Fraisse, le 26 octobre dernier, la construction du barrage du Testet est provisoirement suspendue. Parmi les aspects clés du dossier, la compensation écologique. Déplacement des espèces protégées, reconstitution de nouvelles zones humides : tout est possible si l’on en croit les promoteurs du projet. Or, pour de nombreuses instances, ces mesures sont jugées inadéquates, à l’instar de ce qui se joue aussi à Notre-Dame-des-Landes. Les pouvoirs publics entendent pourtant généraliser la compensation dans le cadre de la loi Biodiversité, en cours d’examen. Un « droit à détruire » pourrait ainsi être institué auquel s’opposent de plus en plus d’organisations et de citoyens.
Trois députés, UDI, UMP et PS, membres de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale sont depuis ce jour président et vice-présidents de l’association “Décider ensemble” créée en 2005 par Bertrand Pancher, député (UDI) de la Meuse. Après la création de la Fabrique écologique par Géraud Guibert, ex-animateur du “courant” écologique au PS, cette annonce confirme la crise terminale de la question écologique au sein des partis dominants de “l’arc républicain” en France…
Le Conseil général de l’Isère envisagerait de ne pas renouveler ses subventions à la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna) l’année prochaine. Soit environ 200 000 euros. En cause, les actions menées par cette dernière contre le projet de Center Parcs à Roybon, défendu ardemment par le département. Une décision que le Conseil général de l’Isère dément pour l’heure.
De très nombreux colloques, forums, séminaires… sont organisés en permanence, en France et à l’étranger sur une infinité de thèmes liés à l’eau. Du bruit de fond incessant que génère ce mouvement brownien émergent des signaux faibles qui dessinent sans coup férir les lignes de force de l’agenda de l’eau à venir, comme les stratégies des acteurs qui dictent le contenu de cet agenda. Illustration avec quelques évènements se tenant en moins de dix jours au début du mois de décembre 2014.
L’étude des solutions alternatives a enfin officiellement commencée. En fait, les alternatives sont étudiées et proposées de longue date par les opposants. Ce qu’elles annoncent : une meilleure agriculture locale, adaptée au changement climatique et créatrice d’emploi.
Hier avaient lieu les rencontres de l'eau organisées par l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne, sur le thème de la restauration des milieux aquatiques. Je reviendrais sur l'ensemble de cette journée dans un prochain article (vous pouvez consulter les vidéos présentées lors de la journée sur la chaine youtube de l'agence, ici ). Ce que je souhaite vous montrer en priorité, ce sont quelques pépites d'archives de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel). La journée de l'agence a en effet débuté avec une vidéo d'archive, un reportage tourné en 1975 et qui concerne les travaux d'aménagement de l'Arnon, affluent du Cher.
Les tempêtes successives de l'hiver 2013-2014 ont fait reculer le trait de la côte sableuse aquitaine de 20 m. Une situation inédite qui laisse le littoral en situation de vulnérabilité, compte tenu de la faible reconstitution estivale des plages.
Lutter contre les pollutions par les pesticides, restaurer la qualité écologique des rivières et s’adapter au changement climatique... Réunie ce jour sous la présidence d’Eric DURAND, conseiller régional de Franche-Comté, la commission territoriale de bassin Saône et Doubs a débattu du projet de Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2016-2021, document de référence qui trace pour les 6 ans à venir les politiques publiques pour atteindre un bon état des eaux, et leur déclinaison sur les bassins de la Saône et du Doubs.
Dans le bassin versant de la Lieue de Grève (Côtes-d’Armor), 70 hectares de prairies vont passer en culture céréalières et en terres d’épandage des lisiers à la faveur du départ en retraite d’un éleveur laitier. Faute d’outils existants, Lannion Trégor Communauté n’a pu empêcher cette transaction qui fragilise le plan de lutte contre les algues vertes.
« comment en est-on arrivé là » ?… »qui décide au juste » ? Ces questions reviennent souvent quand on parle de continuité écologique et de la politique de l’eau dont les effets sont infligés aux ouvrages hydrauliques. Radiographie d’un système à bout de souffle qui patauge, incapable d’améliorer la qualité de l’eau, alors qu’il s’agissait d’un « enjeu majeur » Essayons donc d’exposer les principaux acteurs. Les commentaires en italiques aident à interpréter chaque entrée.
un premier groupe de travail s’est réuni jeudi 13 novembre dans l’après midi à la Préfecture du Tarn. La réunion a permis d’établir une méthode et un calendrier de travail. L’objectif est de parvenir à un « constat partagé » d’ici la fin de l’année.
C’est jeudi que les élus de la communauté urbaine d’Arras délibéreront sur le futur mode de gestion de l’eau et de l’assainissement. Les partisans d’un passage en régie publique continuent de déployer leurs arguments, mais la décision semble d’ores et déjà entérinée. Sans (vrai) débat... Ce qui rend furax une partie de l’opposition et les associations environnementales.
Quand on travaille à promouvoir la petite hydro-électricité dans les territoires ruraux, on s'entend parfois dire que celle-ci représente un potentiel négligeable et que les objectifs de la transition énergétique seront largement assurés par d'autres moyens que l'équipement des moulins et petites usines à eau.
Sara Fernandez, Ingénieure du génie rural et des eaux et forêts, a soutenu le 29 septembre 2009 à AgroParisTech à Paris, une thèse intitulée « Si la Garonne avait voulu… ». Un travail de recherche colossal de 653 pages, sous-titré « Etude de l’étiologie déployée dans la gestion de l’eau de la Garonne, en explorant l’herméneutique sociale qui a déterminé sa construction », à lire absolument pour comprendre les fondements historico-politiques du drame de Sivens.
La chambre régionale des comptes de Bretagne a rendu public le 14 novembre 2014 , un rapport relatif à la gestion de la Régie malouine de l’eau, à Saint-Malo, pour les années 2009 et suivantes. Le contrôle a porté sur les conditions de création de la Régie, la gestion des ressources humaines et de la commande publique, et la gestion budgétaire et comptable. La Chambre a également examiné la formation du prix de l’eau, et la performance de la Régie. Huit recommandations pour l’avenir ont été formulées à l’issue du contrôle.
Le tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête déposée par la société Nantaise des eaux, qui demandait l'annulation du contrat conclu entre Quimper Communauté et l'une de ses concurrentes, la Saur, pour la délégation de service public (DSP) de l'assainissement collectif.
Pour la députée PS Delphine Batho, ex-ministre de l’Écologie, le scandale du barrage tarnais découle de l’abandon par le gouvernement d’une politique de l’eau ambitieuse au profit d'intérêts privés.
L’affaire du barrage, contesté, de Sivens entre dans une nouvelle phase dans laquelle le combat va aussi porter sur l’appropriation, l’instrumentalisation, voire le détournement de concepts et données scientifiques complexes, parfois controversées. Qu’est-ce que l’irrigation, qu’est-ce qu’un barrage, une zone humide, une retenue collinaire ? Une gouvernance de l’eau dévoyée, un modèle d’aménagement du territoire dévastateur, l’emprise du lobby agricole productiviste dans le Sud Ouest, et l’effondrement du politique concourent à interdire tout débat démocratique autour d’enjeux de société majeurs. Bref éclairage sur le débat qui n’a pas lieu.
Dans un nouveau rapport, consacré à la politique de l'eau à Paris, la Chambre régionale des comptes salue l’ambition, l’efficacité et la cohérence des actions menées par la Ville depuis la remunicipalisation de ce service. La Chambre régionale des comptes (CRC) publiera un nouveau rapport sur la gestion de l'eau à Paris qui sera présenté au Conseil de Paris de novembre. Il porte sur la politique menée ces dernières années par la Ville, dont il dresse un bilan particulièrement positif.
Parmi les milliers de personnes venues participer à ce qui s’annonçait comme un joyeux week-end de résistance contre le barrage de Sivens, voici huit rencontres : huit personnes venues exprimer leur soutien et apporter leur pierre à l’édifice de la lutte. Tout comme l’avait fait Rémi Fraisse.
Créé formellement à l’été 2012 dans les Landes, le réseau FEP regroupe aujourd’hui une quarantaine de collectivités locales ou opérateurs publics français qui ont fait le choix, certains depuis des décennies, de la gestion publique de l’eau et de l’assainissement. Mutualisation, échange de bonnes pratiques, défense des intérêts de la gestion publique auprès de toutes les instances concernées, à l’heure où la gestion de l’eau connaît des évolutions majeures, France eau publique organise le 13 novembre 2014 à Poitiers un séminaire destiné à préciser ses priorités pour les 5 prochaines années.
A lire ci-dessous : les questions écrites de François Sauvadet et Laurent Grandguillaume, élus de Côte d'Or, aux ministres. A signaler que François Sauvadet, président du Comité de bassin Seine-Normandie, a aussi exprimé en conférence de presse à Semur-en-Auxois son fort scepticisme sur la continuité écologique et condamné "l'inutilité" des effacements de seuils de moulins.
Celia Blauel, adjointe au maire de Paris chargée de l'environnement répond aux questions de Sylvain Tronchet. Refus de la Tour Triangle, l'Expo universelle plutôt que les Jeux olympiques, le prix de l'eau dans la capitale, l'élue écologiste prend position sur les grands dossiers parisiens.
La mission d’inspection ordonnée par Ségolène Royal, et dont les conclusions ont été rendues publiques en octobre dernier, a occulté une dimension essentielle du dossier. Cette mission aurait dû inclure l’analyse des dysfonctionnements administratifs qui n’ont cessé de se succéder dans cette affaire, provoquant un scandale d’Etat. Dès lors un moratoire doit être prononcé pour toutes les autorisations administratives similaires aujourd’hui en cours sur l’ensemble du territoire.
Conformément aux engagements politiques de la majorité, la Métro va lancer une étude pour participer à l’expérimentation d’une tarification sociale de l’eau et de l’assainissement dans le cadre de la loi dite « Brottes » (Loi 2013-312 du 15 avril 2013).
Depuis quelques semaines, les associations écologistes et les représentants de la population des communes qui bordent le Saint-Laurent se mobilisent pour défendre l’immense fleuve québécois et son écosystème. Selon eux, le transport des sables bitumineux exploités à l’ouest du pays le menace, ainsi que toute la province.
Dans les Deux-Sèvres, au coeur de la région Poitou Charentes chère à l'actuelle ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, un "autre" barrage fait polémique, avec une décision purement administrative prise au détriment, entre autres, d'un éleveur. Reportage sur place, avec photos explicatives après le texte.
L’atomisation des services publics locaux de l’eau et de l’assainissement est un handicap en matière d’accès aux financements, alerte l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Or, les quelque 35 000 services français sont confrontés au gigantesque chantier du renouvellement des réseaux, souligne Aziza Akhmouch, responsable du programme sur la gouvernance de l’eau de l’OCDE.
Veronica Dahm et ses collègues travaillent au Département d'écologie aquatique de l'Université de Duisburg-Essen (Allemagne) et à l'Institut d'hydrobiologie et de management des écosystèmes aquatiques de l'Université des sciences de la vie de Vienne (Autriche). Qu'ont fait les chercheurs germano-autrichiens dans leur travail? Ils ont d'abord constaté que la majorité des études analysent les mesures biométriques des rivières et de leurs réponses aux facteurs environnementaux de stress à partir de bases de données petites et hétérogènes. Un problème méthodologique que nous soulevons depuis longtemps, mais qui n'inquiètent pas plus que cela les décideurs, hélas… Les auteurs ont donc sélectionné 2302 sites de mesure en Allemagne et en Autriche, qui présentent des résultats assez cohérents pour permettre l'analyse des populations de poissons (n=713), de macro-invertébrés (n=1753) et de diatomées (n=808). Les sites en question ont été subdivisés en rivières de plaine et rivières de montagne.
Les associations de Côte d'Or rassemblées dans la Coordination Hydro 21 ont émis un avis négatif sur le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) de Bourgogne, soumis à enquête publique cet automne. Vous trouverez dans le document (pdf) joint la motivation détaillée de cet avis.
"L’eau est-elle géopolitique ?" Poser ce genre de question, c’est déjà suggérer que la réponse sera affirmative. Confirmation donnée, à l’Université de Genève, lors de la séance inaugurale publique de son Certificat de formation continue (CAS) en gestion et politique de l’eau.
La direction territoriale Seine-amont, basée à Sens, s’occupe d’unités hydrographiques à cheval sur cinq départements, dont l’Yonne. À la tête de l’agence depuis huit ans, Olivier Fauriel donne plusieurs clés de compréhension sur la protection des captages d’eau potable.
VALMER est un projet de 4,7 millions d’euros regroupant onze partenaires français et britanniques, cofinancé par le programme INTERREG IV A Manche via le Fonds européen de développement régional. Il vise à examiner comment l’évaluation intégrée des services rendus par les écosystèmes peut contribuer à mettre en place une planification et une gestion efficaces du milieu marin.
Faut-il araser en même temps que les barrages mille ans de construction de la main de l’homme et faire disparaitre ainsi autant de « gardiens » de nos rivières : meuniers, propriétaires de moulins restaurés, éclusiers, agents du tourisme qui gèrent les plans d’eau, etc. ? A quand l’application du principe pollueur-payeur : sont-ce les barrages et les seuils, ou la canalisation et l’aménagement des berges qui polluent nos rivières, ou les déchets que l’on y déverse ? Peut-on à la fois réclamer sur tous les tons des énergies renouvelables et se priver de l’énergie hydro électrique ? Est-il raisonnable d’empêcher l’agriculture de bénéficier de retenues d’eau pour pallier à la sècheresse de l’été ?
Les 2e Rencontres régionales de l’hydro-électricité en Bourgogne ont été un franc succès, avec plus d’une centaine de participants. Il faut d’abord en féliciter les organisateurs, Bourgogne Energies Renouvelables et l’Ademe.
Suez-Lyonnaise des eaux a convaincu en 1998 les 4 communes de la Communauté du Grand Nouméa de construire, dans le cadre d’une concession de 50 ans un gigantesque aqueduc, le “Grand Tuyau”, pour répondre à des problèmes d’approvisionnement en eau largement surestimés après un épisode de sécheresse. Avant même que le contrat de concession ne soit arrivé à mi-parcours, les clauses léonines du contrat imposé par la filiale de Suez créée pour l’occasion conduisent aujourd’hui la collectivité du grand Nouméa à résilier la concession de manière anticipée. Le Grand Nouméa va “racheter” à Suez-LDE le “Grand Tuyau” qui lui aurait appartenu gratuitement à la fin de la concession, générant des bénéfices extravagants pour Suez, dont la filiale locale, la Calédonienne des eaux, va ensuite continuer à gérer l’aqueduc, sous la forme d’une “régie intéressée”, pour le Grand Nouméa...
A la veille de la réunion organisée par Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie le mardi 4 novembre, autour du projet, contesté, du barrage de Sivens, et d’une soixantaine de projets similaires dans le bassin Adour Garonne, Benoit Biteau, paysan bio et Vice-président du Conseil régional Poitou Charentes, praticien et défenseur éminent d’une agriculture durable, interpelle Thierry Carcenac, président du Conseil régional du Tarn, maître d’ouvrage du projet de barrage de Sivens, qui a annoncé le vendredi 31 octobre la suspension (provisoire ?) des travaux déjà engagés sur la zone humide du Testet.
Alors que la France célèbre les 50 ans de la loi de 1964 sur l'eau, Bernard Barraqué, directeur de recherches émérite au CNRS et membre du conseil scientifique du comité d'histoire du ministère de l'Ecologie, pointe pour Actu-Environnement la cause du blocage de cette politique.
Le projet de construction du barrage de Sivens (Tarn) illustre l’équation de plus en plus délicate à résoudre entre la demande des prélèvements d’eau pour un usage agricole et la disponibilité de la ressource, une situation aggravée par le réchauffement. « Il faut faire des choix conciliant la protection de l’environnement et les activités économiques », a déclaré mercredi Ségolène Royal, qui a convoqué mardi une réunion avec les acteurs de la gestion de l’eau en France.
Dépolluer de l’eau coûte 27 fois plus cher que de soutenir l’agriculture bio sur les aires de captage. Un réseau encourage la conversion bio d’exploitations agricoles, avec des résultats probants sur l’emploi et l’environnement, présentés ce mardi à Bordeaux.
L’élaboration progressive de la Trame verte et bleue a d'ores et déjà commencé à modifier les méthodes des équipes techniques – concepteurs, gestionnaires de sites – et les paysages qu'ils façonnent. L’entretien avec Thomas Schmutz, ingénieur conseil impliqué sur la prise en compte de la TVB, apporte des premiers retours d'expérience.
"En appui sur le rapport d'expertise que j'ai demandé, je réunirai mardi prochain l'ensemble des parties prenantes [à propos du barrage de Sivens]", a annoncé Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, en sortant du conseil des ministres, mercredi 29 octobre, selon France Info.
Ce week-end, le projet de barrage de Sivens a pris un tour tragique. Dans le Nord, les projets de reconstitution de ces fameuses zones sont au contraire récompensés. Car elles protègent les populations de la montée des eaux.
Plus de cinq mille personnes étaient présentes ce week-end au Testet, dans le Tarn, pour s’opposer à la construction du barrage de Sivens. Alors que le rassemblement était festif et joyeux, une personne est morte dans les affrontements qui ont opposé des opposants radicaux aux forces de police, dans la nuit de samedi à dimanche.
Première délibération au menu du conseil d'agglomération de ce jeudi 23 octobre : les conditions de création d'un syndicat de production et de distribution d'eau potable. Objectif : tendre vers un traitement équitable de l'ensemble des usagers métropolitains et vers un prix unique de l'eau sur tout le territoire.
A l’occasion d’un déplacement éclair en montagne, dont les medias n’ont évidemment retenu que l’anecdote qu’il y dormirait une nuit dans un chalet d’alpage, le Premier ministre annonçait le 17 octobre, lors du congrès annuel de l’Association nationale des élus de montagne (ANEM), dont Laurent Wauquiez était élu le même jour président, qu’il acceptait sa demande de « valorisation de l’apport de la montagne dans la fourniture en eau de la nation… ». Un véritable schisme, et une bombe à retardement qui, associés à d’autres évolutions (Gemapi, protection des captages…), et à l’heure où les Agences de l’eau viennent de célébrer leur 50ème anniversaire (nous y reviendrons), augurent de la fin du modèle de « l’eau patrimoine commun de la nation » géré, par subsidiarité, par « les acteurs de l’eau » au sein des Agences et des Comités de bassin.
Les députés Europe écologie les verts, Cécile Duflot et Noël Mamère étaient hier, sur le site de Sivens, pour soutenir les anti-barrage. Un après-midi sans langue de bois. «Je ne comprends pas le silence du gouvernement. Un rapport a été réalisé par les experts indépendants, sur l'intérêt de la construction d'un tel barrage. Je demande à Ségolène Royal de le rendre public. Ce projet est une aberration, bidon et ces travaux sont illégaux». Voilà qui est dit.
La Coalition Eau a mené un travail de recherche et de réflexion sur le lien entre eau et climat. En effet, alors que les thématiques de l’eau et du changement climatique sont fortement liées et face aux enjeux internationaux actuels (post-2015, COP21…), il est essentiel (i) que le secteur de l’eau soit entendu tant au niveau international que national, et (ii) que la voix alternative des ONG du secteur puisse être portée à haut niveau, notamment à travers la Coalition Eau.
Les députés ont voté lundi 20 octobre, après de vifs débats, l'article 16 du projet de loi de finances pour 2015 (PLF 2015) qui prévoit un prélèvement annuel de 175 millions d'euros sur le fonds de roulement des agences de l'eau pour les années 2015 à 2017.
D'une façon générale, les grands services eau ont répondu aux attentes du Grenelle qui imposait de produire un plan de leur réseau d'eau potable. Reste à accompagner les petites collectivités pour leur éviter une sanction financière.
Trois ans après le forum alternatif mondial de l'eau, un forum social mondial thématique autour de l'or bleu aura lieu à Marseille les 6 et 7 février prochains. L'occasion d'un bilan d'étape avec Bernard Mounier, président de l'association Eau bien commun PACA.
À Roybon, près de Grenoble, un immense projet de Center Parcs menace un site gorgé de sources d’eau, de zones humides et d’espèces protégées, avec à l’horizon : nature en toc, béton et emplois précaires. Les citoyens sont contre, l’enquête publique et les experts ont émis des avis défavorables. Mais les politiques veulent leur Center Parcs. Les travaux ont commencé. La bataille aussi.
A l’occasion d’une réponse ministérielle à la question d’un parlementaire, la stratégie de soutien de la méthanisation élaborée par le ministère de l’Agriculture illustre bien la fuite en avant techniciste qui prétend apporter une réponse « verte » au désastre d’un usage immodérée d’intrants qui a provoqué une pollution désormais hors contrôle de la quasi-totalité des masses d’eaux, comme le rappellent les différents contentieux générés par les graves insuffisances de mise en œuvre de la Directive nitrates datant… de 1991.
Alors que la lutte ne faiblit pas et qu’elle accède à la scène politique nationale, voici le B.A. BA du dossier, pour connaître les tenants et aboutissants de ce projet de barrage inutile et imposé.
En 2010, les chambres d'agriculture, les régions, l'Etat et l'agence de l'eau du bassin Rhin-Meuse se sont engagés autour d'un partenariat commun pour la reconquête des ressources en eau dégradées par les pollutions diffuses. En deux ans, force est de constater que ce partenariat a tenu ses promesses ouvrant les portes à un nouveau partenariat aux ambitions encore plus fortes. Cette nouvelle plateforme a été signée ce vendredi 17 octobre. Le point avec Jean-Luc Pelletier, président de la commission agricole de bassin.
Grâce à l'engagement du Conseil régional d'Auvergne, à la volonté de 25 propriétaires privés, le lac de Malaguet et son bassin-versant viennent d'être classés réserve naturelle régionale. « La première d'Auvergne », souligne Florence Siemond, chargée de la politique du patrimoine naturel à la Direction de l'aménagement durable des territoires, lors de l'inauguration, vendredi 17 octobre. « Le projet est né à la fin de l'année 2011. La concrétisation peut paraître longue, mais il y a eu beaucoup de discussions, avec les élus et les propriétaires privés. C'est une belle réussite qui montre que l'on peut construire de beaux projets ensemble ». Le classement est acté pour 12 ans.
La Région des Pays de la Loire verse une aide de 1 589 592 € pour appuyer un programme sur 3 ans de reconquête de la qualité des eaux du bassin versant de la Vilaine.
La stratégie nationale de gestion des risques d'inondation, présentée le 10 juillet dernier par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, est officiellement approuvée par un arrêté paru ce mercredi 15 octobre au Journal officiel.
Trois commissions d'appel d'offres ont examiné les candidatures pour les marchés de l'assainissement. La gestion de la station d'épuration Maera (à Lattes) ainsi que la collecte des eaux usées pour les 14 communes qui y sont raccordées seront confiées à Véolia, l'ancien délégataire. La collecte des eaux usées des 17 autres communes (est et ouest du territoire de l'agglomération), a été remportée par Alteau Aqualter.
La coupe est pleine : dans un communiqué diffusé ce 14 octobre, l'Association des maires de France (AMF) vole encore une fois au secours des agences de l'eau en dénonçant la nouvelle ponction.
« Les Etats Généraux de l’Eau en Montagne », qui se sont tenus les 8, 9 et 10 Octobre 2014, à Megève (Haute-Savoie), ont montré la forte mobilisation des montagnards pour anticiper les conséquences du changement climatique sur les cycles hydrologiques et proposer d’urgence des mesures d’adaptation indispensables à mettre en oeuvre dans les montagnes européennes.
Michel Moly, vice-président du parc naturel marin du golfe du Lion depuis sa création en octobre 2011, est promu à la présidence de l'établissement public pour 5 ans. Il succède à Christian Bourquin.
Le vendredi 10 octobre, Célia Blauel, adjointe à la mairie de Paris, chargée des questions relatives à l'Environnement, au développement durable, à l'eau, à la politique des canaux et au « plan climat énergie territorial » et Présidente d'Eau de Paris, a été élue Présidente du Conseil d’administration d’Aqua Publica Europea (APE), association qui promeut la gestion publique de l’eau au niveau européen et international.
Dans l’Hérault, qui vient d’être frappé par des inondations aussi récurrentes qu’inéluctables, l’association Mosson Coulée Verte, implantée à Montpellier, vient d’écrire au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique sur le SAGE Lez-Mosson-Etangs Palavasiens revisé, lui annonçant, arguments à l’appui, qu’elle donnait un avis négatif sur ce SAGE revisé. Un courrier à lire impérativement, tant il illustre le dévoiement des procédures officiellement destinées à promouvoir la protection de la ressource, ici réduites à un exercice bureaucratique affligeant. Autre illustration de la faillite des politiques publiques de l’eau qui nous conduisent au désastre.
Ce nouveau schéma qui prévoit de nouveaux couloirs et zones protégés. C’est LE document qui identifie la trame verte et bleue à l’échelle de la région. Il se veut un outil de protection de la biodiversité et d’aménagement durable du territoire. Le hic, c’est qu’il a été élaboré par l’Etat sur une base de 2006. Or, depuis, la situation a beaucoup évolué, et les tracés sur les cartes du SCOT et du SRCE sont en contradiction. Mais c’est de le SRCE qui prime.
Le comité de bassin Seine-Normandie a adopté mercredi 8 octobre son projet de schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage), qui définit pour la période 2015-2021 les grandes orientations de la politique de l'eau dans le bassin hydrographique.
Jugé pour «homicides involontaires» après que la tempête Xynthia a fait 29 morts dans sa commune, l'ancien maire de la Faute-sur-Mer René Marratier affirme qu'il n'était pas compétent pour éviter la tragédie.
Une consultation du public et des instances sur le projet de programme de surveillance de la DCSMM est organisée du 18 août au 21 novembre 2014. Un questionnaire est à remplir en ligne.
Le chantier Canal Seine-Nord-Europe débutera en 2017 et devrait s’achever en 2023, pour faire rimer investissement public avec report modal, environnement, aménagement du territoire et emploi. Le financement quasi ficelé, reste à débattre des conditions de son exploitation durable.
Des membres de la régie de la communauté du Centre de la Martinique se trouvaient, jeudi, entre les murs de la CASBT, afin de mieux se saisir du fonctionnement de la régie basse-terrienne.
Le 30 septembre 2014, le département de la Saône-et-Loire a scellé un partenariat ambitieux avec les agences de l’eau Rhône Méditerranée Corse et Loire-Bretagne.
Alors que l’Etat a émis l’hypothèse d’un nouveau prélèvement de 175 M€ sur les budgets des agences de l’eau au profit des caisses de l’Etat, le comité de bassin Adour-Garonne a affiché sa contestation à l’issue d’une séance plénière à Toulouse. "L’eau paye l’eau". C’est la règle qu’ont rappelé les membres du comité. Règle qui fonde depuis 50 ans la politique de l’eau en France et qui prône que la gouvernance doit rester dans les bassins.
Malgré son manque de ressources naturelles en eau la cité-Etat, porte financière et commerciale de l’Asie, a su se transformer en « hydrohub ». Devenue un centre mondial d’expertise, elle attire les géants français et suscite des vocations entrepreneuriales.
Chaque année survient l’épisode des «pluies cévenoles», bien connu des climatologues, des météorologues ou des géographes. Chaque année des inondations surviennent dans les zones habitées, parfois dramatiques. Et chaque année, les médias télévisuels mettent spectaculairement le focus sur les dégâts ou les malheurs sans s’interroger sérieusement sur l’enchaînement des causes et des conséquences. Et encore moins sans vraiment dénoncer les responsabilités.
Caractérisé par des zones humides d’intérêt écologique, l’espace de la vallée de l’Aure, situé derrière la gare, a été classé (Espace naturel sensible) par le Département.
Un rapport ministériel, publié jeudi 25 septembre, dresse un bilan mitigé des inspections et audits relatifs à la mise en œuvre dans les départements de la politique de prévention des risques naturels et hydrauliques portant sur la période de 1997 à 2012. Le document de 82 pages, rédigé conjointement par le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) et le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), montre que par le biais de ces audits, la connaissance en matière de risque progresse. Cependant, la plupart des administrations n'y prête pas grand intérêt. Quant aux citoyens, ils restent mal informés, malgré les obligations légales.
La Direction générale des collectivités locales du ministère de l’Intérieur ne sait comment se dépêtrer de plusieurs textes d’application qu’elle devrait produire pour permettre au bateau ivre GEMAPI de poursuivre sa course folle. Du coup le bateau ivre semble bel et bien en passe de s’encalminer.
Après des mois de lutte contre le projet de barrage dans cette vallée du Tarn, les «zadistes» se résignent et, de guerre lasse, beaucoup abandonnent la bataille.
Depuis 2005, la Région s'est engagée dans une politique de reconquête de la ressource en eau en travaillant à l'échelle des bassins versants. Elle finance l'élaboration des Schémas d'aménagement et de gestion des eaux (Sage). Ces Sage fixent des objectifs généraux d'utilisation, de mise en valeur et de production de la ressource en eau à l'échelle du bassin-versant.
Sur France Inter ce mardi matin, Stéphane le Foll, ministre de l'agriculture et porte-parole du gouvernement, sans doute embarrassé par les prises de position pour le moins contradictoires au sein du dit gouvernement, s'est montré pour le moins confus sur le projet de barrage de Sivens dit Testet, dans le Tarn.
Membre du réseau national des Conservatoires d'espaces naturels, l'Ana achète des zones humides pour les préserver ainsi que la biodiversité qu'elles abritent. Notre projet est d'acheter la prairie humide du Pesquié sur la commune de Lagarde située à l'Est de l'Ariège. L'Agence de l'eau Adour-Garonne nous soutient dans ce projet à hauteur de 80 % mais il manque encore 7 000€ afin de pouvoir finaliser la vente.
Marcelly, lanceur d'alerte, dénonce la pollution aquatique émise à La Clusaz dans les cours d'eau. Comme si son aval était un dépotoir faisant office de tout à l'égout.
La troisième loi française sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) du 30 décembre 2006 a créé l’Onema, qui a, notamment reçu mission de créer un « Observatoire national des services publics d’eau et d’assainissement français », magistrale arnaque qui prétendait ainsi « réguler » le fonctionnement d’un secteur totalement dévolu aux féroces appétits de Veolia, Suez et Saur. Six ans après la naissance de cet Observatoire la mystification éclate au grand jour avec la faillite éclatante du SISPEA et du mirage d’une « sunshine regulation » à la française…
Les acteurs de la gestion de l’eau du bassin Essonne amont - un territoire qui couvre l’essentiel du Pithiverais - ont contractualisé un programme d’actions pour 16,7 millions d’euros.
Coup dur pour les agences de l’eau. Leur budget est soumis une nouvelle fois à l’effort de solidarité vis-à-vis de l’Etat : 175 millions d'euros seraient prélevés sur leur budget de 2015 à 2017. Le comité de bassin Rhône Méditerranée est le premier à avoir voté le vendredi 19 septembre une motion pour négocier un maintien de budget en échange de nouvelles missions. Comment vont réagir les autres acteurs de l'eau ?
A la veille du Sommet sur le Climat organisé par le Secrétaire Général des Nations Unies M. Ban Ki Moon et qui se tiendra au Siège des Nations Unies à New York le 23 septembre 2014, une coalition d’associations françaises exhorte le Président François Hollande à se positionner pour une prise en compte de la question de l’eau dans les discussions.
Interrogé par des parlementaires, le patron d'EDF s'est montré très critique sur la création de sociétés d'économie mixte à la tête des barrages français. Il est en faveur d'une prolongation des concessions en échange de travaux.
André Cabot, Vice-Président du Conseil général du Tarn, membre de la commission Territoires et Développement Durable, est administrateur de la CACG. Cette entreprise gagne de l’argent en construisant des barrages, gérant la distribution de l’eau d’irrigation, vendant du matériel d’irrigation. Plus les agriculteurs sont dépendants de systèmes d’irrigation, plus la CACG gagne de l’argent.
La préfète de Région a lancé un appel à la sérénité dans le conflit de l'eau. Cela n'a pas empêché la communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre de rejeter la convention proposée par le Siaeag et de voter une extension de la régie du Sud Basse-Terre à Capesterre-Belle-Eau et aux Saintes.
La CASBT doit se réunir ce jour pour statuer sur la convention de transfert de la gestion de l’eau de Capesterre et des Saintes, du SIAEAG à la CASBT. Une convention d’ores et déjà dénoncée par Lucette Michaux- Chevry, présidente de la communauté d’agglomération.
Un décret, publié le 7 septembre, ajoute deux obligations aux bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE) que les agriculteurs doivent respecter pour pouvoir bénéficier des aides directes dans le cadre de la politique agricole commune (PAC).
Le maire, Francis Gazeau, a expliqué « qu'il ne s'agissait pas d'un moyen de percevoir de l'argent pour la commune mais d'une solution pour éviter que des habitants perdent tout dans les inondations, comme on l'a vu à Paillet cet été ».
Francis Gazeau a rappelé que la moitié de la commune était en zone inondable de la Garonne.
Une proposition de loi est à l'étude au Sénat pour donner plus de latitude aux maires dans l'aménagement des côtes. «Inacceptable» pour les associations écolos qui tiennent à la loi littoral.
Suite à la tempête Xynthia et à ses conséquences dramatiques, l’État s’est engagé à renforcer sa politique de prévention des risques de submersions rapides. Le ministère dresse un bilan des actions qui ont été menées en publiant un document détaillant les mesures engagées.
La mission d’expertise commandée par Ségolène Royal sur le projet contesté de construction du barrage de Sivens, a été modifiée. L’expert pro-irrigation, dont nous rappelions hier qu’il avait été le maître d’œuvre du « Rapport Martin » qui prônait en juin 2013 une relance massive des retenues collinaires, a été remplacé in extremis par un autre haut fonctionnaire…
Ségolène Royal, a annoncer le lundi 8 septembre 2014 le lancement d’une « mission d’expertise » afin d’évaluer la qualité du projet « en matière de préservation de la ressource aquatique ». Or l’un des deux hauts-fonctionnaires dépêchés en urgence sur place, qui auditionnent ce jour même le collectif de défense du Testet, Philippe Quévremont, ingénieur général au CGEDD était le maître d’oeuvre du Rapport (prêté…) à l’ex-Ministre de l’Ecologie Philippe Martin, et remis en juin 2013 à Jean-Marc Ayrault, rapport qui prônait une relance massive de la construction de retenues collinaires pour l’irrigation !
"SOS Loire Vivante-ERN France reste perplexe face aux actions et réactions grossières et irresponsables des syndicats d’agriculteurs FDSEA et JA 43 lors des manifestations du jeudi 11 septembre en Haute-Loire."
Il aura été nécessaire de publier 3 articles taclant sévèrement l’absence de gestion environnementale aquatique de La Clusaz, dont un reportage photographique accablant, pour que les instances de la station (la mairie en l’occurrence) proposent, enfin, des pistes d’amélioration.
Comme vient de l’illustrer la 5ème condamnation de la France par la Cour de justice des communautés européennes pour non respect des obligations contractées au titre de la directive « nitrates » datant de 1991, l’échec accablant de la politique française de l’eau nous expose à d’inévitables poursuites et condamnations dans les années à venir. Elles se chiffreront au total en centaines de millions d’euros (que Bercy a du reste déjà provisionnés…). Le lobby de l’eau, qui s’oppose avec succès depuis des décennies à toute réforme véritable d’une politique publique sinistrée, vient de surcroît de convaincre le gouvernement de faire payer les amendes colossales dont nous allons écoper… aux collectivités locales ! Et partant aux usagers et contribuables qui, après avoir vu leur environnement dévasté, devront payer le coût de la scandaleuse impéritie de l’Etat face aux lobbies, au premier rang desquels la profession agricole !
Le conseil général et l’Agence de l’eau ont signé hier un contrat territorial dans le but de protéger les zones humides classées Espaces naturels sensibles.
Eau & Rivières de Bretagne demande au gouvernement de mettre en oeuvre rapidement trois mesures : taxer les engrais chimiques azotés, utiliser les aides de la politique agricole commune (PAC) pour encourager les pratiques agricoles à basses fuites d'azote , renforcer et mieux contrôler la réglementation dans les zones vulnérables.
S'il devait y avoir des amendes, pour Eau & Rivières de Bretagne c'est au ministère de l'agriculture et à la FNSEA de les payer puisqu'ils sont les cogestionnaires de la politique agricole qui a nitraté nos rivières.
Le Premier ministre, qui effectuait son premier déplacement agricole en Gironde le samedi 6 septembre 2014, a assuré face aux agriculteurs, selon une dépêche AFP, « oeuvrer pour une remise à plat de la réglementation à Bruxelles… ». Surprenante déclaration, et sur le fond et dans la forme, quand on se souvient comment un certain Montebourg était cloué au pilori quand il s’attaquait à Bruxelles…
Alors que les associations environnementales pointent le risque d’une prochaine sanction pécuniaire, une disposition du projet de loi portant réorganisation territoriale de la République (NOTRe) permettrait à l’Etat de contraindre les collectivités à supporter les conséquences financières des arrêts de la CJUE.
Une aire marine éducative est une zone maritime littorale gérée de manière participative par une école ou un groupe d’élèves. Il s’agit d’une démarche de gestion participative impliquant des élèves autour d’un projet d’action citoyenne de protection et de gestion du milieu marin.
Mardi 16 septembre 2014 à Lyon.
Pour approfondir le débat citoyen sur les politiques européennes de l’eau, la Coordination Eau Bien Commun Rhône-Alpes vous invite à une nouvelle audition publique sur les politiques européennes de l’eau avec Riccardo Petrella, Professeur émérite de l’Université Catholique de Louvain, Président de l’Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau (IERPE), Alain Chabrolle, Vice Président de la Région Rhône-Alpes délégué à la santé et à l’environnement, Jean-Claude Oliva, journaliste spécialisé dans le domaine de l’eau, Directeur de la Coordination Eau Ile de France, Vice-Président de la Coordination Eau Bien Commun Rhône-Alpes et autres personnalités politiques et associatives…
Le 30 septembre à Paris.
Une journée technique « Risques d’inondation : comment les prévenir ? – Outils et retours d’expériences » se déroulera le 30 septembre à Paris. Elle est organisée par l’Office International de l’Eau (OIEau).
La station d'épuration des eaux usées de Strasbourg va être la première en France à injecter le biométhane qu'elle tire des eaux usées dans le réseau de gaz naturel, à partir de 2015. Ce projet baptisé Biovalsan, lancé en 2012 avec un apport de 2 M€ de la Commission européenne, entre dans sa dernière ligne droite.
Un rapport interministériel rendu public fin août, visant à améliorer la protection des captages d'eau potable, recommande d'instaurer une nouvelle compétence « prévention des pollutions diffuses » pour les collectivités. Il préconise également la mise à disposition d’outils juridiques et techniques plus adaptés et plus performants. Décryptage.
Le déboisement de la zone du futur barrage de Sivens (Tarn) a commencé lundi matin sous la protection des gendarmes malgré les projectiles de 200 opposants rassemblés à proximité, a-t-on appris auprès des deux camps.
Le déjà très riche feuilleton « Arrêt commune d’Olivet » s’enrichit d’un nouvel épisode qui témoigne, et de l’embarras de Bercy, et de l’inquiétude des opérateurs après l’affaire de Troyes, et surtout des conséquences de leur lobbying outrancier, qui, après avoir dans une première phase conduit Bercy à publier une instruction qui leur était scandaleusement favorable, voit celui-ci rétropédaler, craignant, à juste titre de voir sa responsabilité engagée, après avoir enjoint en 2010 Préfets et DDFiP de se transformer en petits télégraphistes des grands groupes.
L’affaire étant depuis le début fort mal engagée, comme nous l’avons déjà longuement relaté, le ministère de l’Ecologie aggrave son cas en publiant en pleine pause estivale une rafale de textes qui visent à arbitrer entre EPTB et EPAGE (mission impossible) en mettant en consultation (trois semaines en plein été !) les projets de textes relatifs à la délimitation de leurs périmètres d’intervention respectifs, et en définissant la constitution et les prérogatives des « missions d’appui » qui vont devoir tenter, du 1er janvier 2016 au 1er janvier 2018, sous la férule des préfets coordonnateurs de bassin, de sortir de la nasse notre fameuse compétence GEMAPI. Un vœu pieux et un scandale démocratique. Aucune composante de la société civile n’est associée de près ou de loin, et sous quelque forme que ce soit à cette mascarade qui éclaire d’un jour cru la « gouvernance » délétère de la politique de l’eau en France.
La commission d’enquête vient de rendre ses conclusions concernant le dossier "Loi sur L’eau" du Center Parcs. Un avis DEFAVORABLE a été rendu à l’unanimité.
Plusieurs manifestations dédiées à l’eau se tiendront à Paris du 19 au 23 août 2014, à l’initiative des réseaux Attac d’Europe, lors de l’Université d’été européenne des mouvements sociaux (ESU), où sont attendus plus d’un millier de militants en provenance du toute l’Europe, mais aussi d’autres parties du monde.
Des polluants métalliques nouveaux menacent la biodiversité du fleuve dans l’agglomération. Parmi eux, l’argent, désormais utilisé de façon très courante.
Saint-Félix-de-Pallières. Sud Cévennes. La région est belle, mais empoisonnée par les anciennes mines. Pollution dissimulée par l'exploitant, avec l'indéfectible complicité de l'État français, en quête de renouveau minier..
Les événements qui ont durement touché nos territoires ces dernières années montrent que nous devons développer, dans le domaine des risques, une politique de prévention plus systématique et plus seulement une intervention en réparation dans les territoires sinistrés. En effet, en France, 1 habitant sur 4 et 1 emploi sur 3 sont exposés aux risques d’inondation.
Le président du Conseil régional de Bretagne a écrit à Manuel Valls pour lui demander de conférer l’exercice de la compétence GEMAPI aux régions, nouvel épisode d’un feuilleton qui tourne à la foire d’empoigne générale.
Ce lundi 7 juillet, Martin Malvy, par ailleurs président PS du Conseil régional Midi-Pyrénées, a été réélu dans ses fonctions de président du Comité de bassin Adour-Garonne, l’établissement public chargé de mettre en oeuvre la politique de l’eau dans le Grand Sud-Ouest.
Autant vous le dire tout de suite, malgré tout l’intérêt que je porte aux rivières, il y a encore des questions pour lesquelles j’ai du mal à trouver des réponses simples et claires… C’est le cas de cette question : A quoi sert la CLE, la Commission Locale de l’Eau ?
Entre les vignobles de la Côte Chalonnaise et du Mâconnais, l'ancienne cité royale de Saint Gengoux (dite aujourd'hui "le National") a grandi depuis l'an 1000 au milieu des sources et au bord du ruisseau de Nolange. Aujourd'hui, sources et ruisseaux y ont été gravement dégradés, oubliés, puis l'eau a été privatisée récemment.
Ce rapport retrace les principaux éléments de synthèse de la mission d’accompagnement de 45 évaluations locales relatives aux démarches de bassins versants et de SAGE dans le contexte breton. Il regroupe les résultats comparatifs et les conclusions des évaluations accompagnées conduites sur un grand nombre de contrats de SAGE et de contrats territoriaux de bassin versant à l’issue de la programmation régionale du Grand Projet 5 du contrat de projet Etat / Région (CPER) 2007-2013.
Pendant des années, le conseil régional de Bretagne a réclamé à l’Etat un transfert de compétence pour la politique de l’eau ; finalement, ces discussions ont abouti à une « feuille de route pour l’évolution de la politique de l’eau ». Le 30 juin, à Rostrenen, L’Etat, le conseil régional et les départements des Côtes-d’Armor, du Finistère et de l’Ille-et-Vilaine ont présenté à 200 acteurs la méthodologie et les ambitions du futur plan breton pour l’eau.
Après trente ans de mise en œuvre des dispositifs issus de la territorialisation de la politique de l’eau, le recul est suffisant pour interroger leur contribution à la préservation ou à l’amélioration de l’état écologique des hydrosystèmes, devenus un impératif européen depuis 2000. À partir de l’exemple de la gestion de la rivière Drôme, cet article nous explique le processus de territorialisation ainsi que les conditions de l’efficacité d’une politique environnementale à l’échelle locale.
Portant haut l’art de la métaphore assassine, un opposant résolu au projet, justement contesté, de construction d’un barrage à Sivens, aberration écologique offerte aux maïsiculteurs du Sud Ouest, exécute en huit pages d’un courrier qu’il vient d’adresser à la préfète du Tarn la servilité cannibale des représentants de l’Etat qui apportent, comme à l’accoutumée, leur soutien aveugle à un projet criminel.
La première audition publique régionale sur les politiques de l’eau, organisée par la Coordination Eau Bien Commun Rhône-Alpes, vendredi 27 juin à Annemasse, a rassemblé 7 intervenants de qualité et près 120 participants.
Le Parc Naturel Régional de Camargue serait responsable de la disparition de la colonie de flamants de l'étang du Fangassier en arrêtant les pompes puisant l'eau de mer dans l'étang : est-ce vrai ?
La qualité de l’eau reste médiocre en Poitou-Charentes. Pour y remédier, Jean-François Macaire a constitué deux groupes de travail, hier. C'est un fait. En Poitou-Charentes, la qualité de l'eau, que ce soit en surface ou dans les nappes phréatiques, reste médiocre malgré la politique de l'eau menée depuis vingt ans. C'est ce qui ressort de la conférence régionale de l'eau, présidée par Jean-François Macaire, qui s'est tenue hier à l'Hôtel de région en présence de la préfète Christiane Barret.
Après le Plan breton bâtiment durable, place au Plan breton pour l'eau. Pas un effet de mode mais la volonté affichée de la Région et des Départements d'utiliser avec plus d'efficacité les deniers publics en la matière, en partenariat avec l'État et les acteurs de terrain.
Le territoire du bassin Rhône-Méditerranée vient de se doter d’un plan ambitieux d’adaptation et de lutte contre le changement climatique. Sous l’impulsion de l’Etat, cinq régions, de la Franche-Comté à la région PACA, en passant par la Bourgogne, Rhône Alpes et le Languedoc-Roussillon, se sont associées pour agir collectivement dans un cadre cohérent. Il s’agit d’une initiative exemplaire.
Lundi 23 juin, la Commission européenne ouvre une consultation publique sur la politique de l'Union européenne en matière d'eau potable. Elle prendra fin le 23 septembre. L'objectif de cette consultation est de mieux comprendre les points de vue des citoyens sur les besoins en eau potable, ainsi que sur les actions à mener pour améliorer l'approvisionnement en haut potable de haute qualité.
L’expédition Tara Méditerranée, lancée en mai dernier, sillonnera « Notre Mer » pendant sept mois pour un projet inédit d’étude multidisciplinaire sur l'impact des microplastiques sur la Méditerranée.
Par voie d’appel d’offres, l’école des Ponts ParisTech vient d’initier le recrutement d’un intervenant de haut niveau, appelé à succéder à Jean-Luc Trancart, qui a décidé de passer la main. L’information, signe symboliquement la fin d’une époque.
L’agence de l’eau organise une rencontre à destination des collectivités et des associations. Objectif : faire un retour d’expériences sur les actions de coopération décentralisée menées par les acteurs du bassin Loire-Bretagne.
La rencontre sur la coopération décentraliséeen Loire-Bretagne permettra de découvrir les projets menés principalement en Afrique et en Asie par des collectivités et associations du bassin.
Une centaine d'habitants du village pyrénéen de Saint-Béat et des environs ont manifesté le 18 juin 2014 contre ce qu'ils considèrent comme l'inaction de l'Etat un an jour pour jour après la crue qui a dévasté le secteur.
Suite aux déclarations d'Henri-Michel Comet, préfet de Haute-Garonne, les agences de l'eau Adour Garonne et Rhône Méditerranée Corse souhaitent rappeler l'importance de la restauration naturelle des rivières.
Hier soir, Daniel Amblevert, maire de Sainte-Florence et président du syndicat d'assainissement et d'aménagement du bas canton de Pujols, avait convié ses supporters à une réunion dénommée « L'Appel de la ruralité ». Poursuivi à l'initiative de l'Office national des milieux aquatiques (Onema) et de la Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) pour avoir procédé au curage d'un canal sans autorisation administrative, Daniel Amblevert a été relaxé le 8 avril par le tribunal de Libourne. L'Onema et la Sepanso, ainsi que le parquet, ont fait appel de cette décision.
Les Chambres d'agriculture ont organisé le 17 juin une journée nationale d'échanges sur les projets de schémas directeurs d'aménagement et de gestion des Eaux (Sdage). Les Sdage 2016-2021 sont en cours d'élaboration dans les différents bassins versants. A l'issue de de cette journée, les Chambres d'agricultures et les organisations agricoles que sont la FNSEA, Coop de France, Jeunes Agriculteurs et Irrigants de France ont rédigé une note commune. Ils y dénoncent les réglementations supplémentaires que feraient porter les Sdage sur les exploitants agricoles.
Le Grenelle avait fixé comme objectif la protection de 500 captages prioritaires d'eau potable fin 2012. Mais cette échéance n’a pas été respectée, et sur le terrain, les points de blocage restent nombreux. Ce n’est pourtant pas faute de financement. Exemple en Loire-Bretagne où un nouveau contrat de 10 millions d’euros vient d’être signé.
Le préfet de Midi-Pyrénées a opposé mardi une fin de non-recevoir aux riverains de la Garonne qui continuent à réclamer la canalisation du fleuve, un an après des crues dévastatrices dans le massif. Henri-Michel Comet, préfet de la région et de la Haute-Garonne, a rappelé devant la presse que l'Etat n'avait pas pour politique de canaliser, contrairement aux autorités espagnoles de l'autre côté de la frontière voisine.
Un an après les inondations qui ont frappé le sud de la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées, Henri-Michel Comet, préfet de région Midi-Pyrénées et du département de la Haute-Garonne a fait un bilan des réparations engagées. Plus de 9 millions d’euros ont été mobilisés par l’Etat et l’Agence de l’eau Adour-Garonne.
Le préfet du Var dresse un état des lieux de l’action conduite dans le domaine de la lutte contre les inondations. Entretien à l’occasion de la commémoration de la catastrophe du 15 juin 2010.
« Lors de la session de l’Assemblée de Corse des 5 et 6 juin, Camille de Rocca Serra a défendu, par le dépôt d’une motion votée à l’unanimité, la relance du projet de barrage hydroélectrique d’Olivese.
Ce texte, initié par l’Agence de l’eau et le Conseil régional, et suivi par l’association Espace, a vocation à être signé par le plus grand nombre de communes. La ville de Puteaux figure parmi les premiers signataires et s’engage à suivre cinq grands objectifs.
Le label Pavillon bleu a été décerné le 27 mai à 389 plages situées dans 150 communes, tant littorales que continentales. Sans parler des ports de plaisance. Un record depuis son lancement en 1985. Mais cette renommée est-elle justifiée ? Les critères retenus sont-ils fiables ? Pourquoi une commune choisit-elle de labelliser ses sites ?
A l’invitation du Conseil général des Deux-Sèvres, Michel Lesage, député des Côtes d’Armor, a présenté le 5 juin à Niort sa philosophie d’un pilotage rénové des services d’eau et d’assainissement, qu’il avait formulée dans le rapport sur la politique de l’eau qu’il avait remis à Jean-Marc Ayrault en juin 2013. Une rencontre qui ouvre de nouvelles perspectives pour un département qui va engager un projet ambitieux de rationalisation de ses services et de sa politique de l’eau.
Célia Blauel, adjointe à la Maire de Paris en charge de l’environnement, du développement durable, de l’eau, de la politique des canaux et du « plan climat énergie territorial » a été élue vendredi présidente du Conseil d’administration d’Eau de Paris, renouvelé après les élections municipales.
Première entreprise publique d’eau en France, Eau de Paris devra répondre à de nouveaux défis environnementaux pour accompagner la transition écologique de la Ville de Paris.
La gestion patrimoniale des réseaux d’eau potable peine à se mettre en place. De nombreux inventaires manquent à l’appel tandis que les moyens dédiés au renouvellement sont notoirement insuffisants.
Les majors françaises de l’eau accélèrent leur offensive pour faire main basse sur la gestion du « grand cycle de l’eau ». Dévoyant leur fonction, une dizaine de hauts fonctionnaires leur déroulent le tapis rouge dans l’indifférence générale.
Le futur organe de coopération et de mutualisation de l’eau en Deux-Sèvres s’inspirera du rapport du député Lesage, invité hier par le conseil général.
L’organisation d’un grand prix national du génie écologique répond à un double objectif : - offrir davantage de visibilité à la filière, en mettant en avant des réalisations exemplaires ; - marquer l’évolution de la politique de l’eau vers des politiques connexes, et en particulier vers la préservation des milieux aquatiques et de la biodiversité associée.
Pour le compte du Plan Bleu, Nicolas Dutreix, du cabinet Nomadéis, a travaillé à la conception d’un guide de méthodologie des politiques de Gestion de la Demande en Eau. Le livret est une aide à la décision pour les nombreux décideurs locaux qui veulent rendre soutenable le développement de leur région.
Pour l’Onema, l’augmentation de la population, les rejets d’eaux usées, l’augmentation des quantités de lait produites et les changements dans certaines pratiques agricoles ont un impact sur les flux d’azote et de phosphore dans la rivière. Si l’agriculture et la filière Comté n’en sont pas les uniques responsables, le collectif SOS Loue et rivières comtoises s’alarme qu’« en amont de Pontarlier sur le Drugeon, des analyses ont montré la présence de 504 molécules chimiques différentes, dont environ 330 d’origine agricole ».
Une journée technique d’information et d’échanges « Concevoir une stratégie territoriale de restauration hydromorphologique » aura lieu le 5 juin à Lyon. Pour les organisateurs, cette manifestation a pour objectifs de : -Aider les gestionnaires à concevoir des stratégies territoriales de restauration hydromorphologique. -Présenter le guide de l’Agence de l’Eau et échanger avec les rédacteurs autour des principaux messages. -Confronter la théorie à la réalité en s’appuyant sur plusieurs retours d’expérience.
Cet événement est organisé par le Pôle Environnement Limousin, en partenariat avec VigiCell santé & environnement et l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Limoges (ENSIL).
Le conseil municipal de la commune de Draguignan s’est tenu mercredi soir. Comme prévu, c’est la délibération annulant le transfert de la compétence Cours d’eau à la Communauté d’agglomération dracénoise (CAD) qui a focalisé l’attention. Elle a en effet donné à voir les lignes de clivage entre le groupe UMP et la majorité municipale conduite par le maire Richard Strambio.
Mardi 3 juin 2014.
Tommy Tremblay, coordonnateur de l’Organisme de bassin versant Lac-Saint-Jean, présentera l’état de la gestion intégrée de l’eau au Québec depuis la mise en application de la politique nationale de l’eau en 2002. Il sera question de l’évolution de certains organismes de bassins versants : il exposera leurs missions, leurs mandats et leurs rôles. Durant ce webinaire, M. Tremblay traitera aussi des plans directeurs de l’eau (PDE) ainsi que de leur état d’avancement. Enfin, il décrira l’approche des différents paliers gouvernementaux en la matière.
Signature à contre sens par la préfète de la Loire d’un nouvel arrêté pour reconstruire le barrage des Plats, dans la Loire : Quand l’Etat local donne le très, très mauvais exemple
La diversité biologique, ou biodiversité, est l'un des piliers de la préservation des ressources en eau du SMPBR. Les espèces animales et végétales forment en effet des écosystèmes complexes et sensibles, favorables à une épuration naturelle des eaux. Grâce à une politique active d'acquisition foncière, le SMPBR est aujourd'hui propriétaire, et gestionnaire, de plusieurs centaines d'hectares de milieux naturels autour de ses 11 captages d'eau.
Le ministère de l’Ecologie vient de procéder, dans les plus grandes précipitation et opacité, au renouvellement des représentants de l’Etat, des collectivités locales et des usagers, socio-professionnels et domestiques, qui siègent au sein des Comités de bassin des Agences de l’eau. Alors que Delphine Batho s’était engagée en 2012 à créer un 4ème collège d’usagers domestiques au sein des Comités de bassin, le lobby de l’eau a enterré, après son éviction, toute perspective d’élargissement des instances de gestion de l’eau à la société civile, en multipliant des démarches fortement entâchées d’illégalité, dont la plus emblématique a déjà été déférée devant le Tribunal administratif de Paris.
La création d’une nouvelle compétence obligatoire de « gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations », compétence impartie au bloc communal, qui n’avait rien demandé, assortie de la création d’une nouvelle « Aquataxe », et du transfert d’ici à dix ans de la gestion de 50 000 kilomètres de digues, aujourd’hui compétences de l’Etat, là encore aux collectivités locales qui n’avaient rien demandé, restera comme l’une des plus scandaleuses « madofferies » commise depuis que la gauche a accédé au pouvoir en mai 2012. L’extrême technicité du dossier, embrouillé à dessin par nos conjurés, ne devrait pourtant pas dissuader élus et citoyens de s’y intéresser, au regard de ses implications, colossales, et parce que cette affaire incarne jusqu’à la caricature les pratiques délétères du lobby de l’eau français, qui conduit à sa perte une politique publique majeure, avec des conséquences gravissimes sur les plans financiers et environnementaux.
A l’occasion d’une question posée récemment par un parlementaire à la ministre de l’Ecologie, on aura pu mesurer, et l’omerta persistante sur un scandale majeur de la politique de l’eau en France, scandale dénoncé avec force par la Cour des comptes en février 2013, scandale totalement étouffé depuis lors par le lobby de l’eau, et l’absolue inanité de la parole politique sur un sujet d’importance capitale, ce qui fait frémir quand on sait comment le lobby de l’eau a fait obstacle en 2013 à toute hypothèse de réforme d’une politique publique majeure, politique en totale perdition, comme l’ont établi d’innombrables études et rapports.
L’écologie et au travers de celle-ci, l’agriculture biologique bien pensée situe les êtres vivants dans leur habitat et cherche à les comprendre au travers des relations qui les lient les uns aux autres. En quelque sorte, la fonction du SAGE est de se poser en jardinier de la terre garant d’une ressource eau pérenne, garant aussi du partage équitable de ce bien commun. C’est ce paradigme qu’a développé l’association des usagers de l’eau des Pyrénées Orientales, en participant à un atelier du SAGE plaine du Roussillon le 9 avril 2014.
A l'occasion de l'IFAT, le Salon mondial des technologies d'environnement, qui s'est tenu à Munich du 5 au 9 mai 2014, l'Institut de recherche en économie écologique (IOW) de Berlin a présenté son nouvel outil en ligne, qui présente l'état des ressources en eau en Allemagne.
Le 12 mai à Vourles (69), les Conservatoires d’espaces naturels de Rhône-Alpes ont signé avec l’agence de l’eau un nouveau contrat pour la préservation et la restauration des zones humides de Rhône-Alpes.
Le paysage, loin d'être désertique, est même franchement verdoyant. Pourtant, ce sont des goutteurs que des paysans ont installé dans leurs champs de maïs, au sud de la France, afin de les irriguer en économisant l'eau.
Le projet de politique d'opposition à déclaration concerne les zones humides du département de la Savoie. La définition d'une telle politique est une disposition prévue au niveau national pour clarifier les modalités d'application de la Loi sur l'Eau et les Milieux Aquatiques auprès des pétitionnaires. Les opérations soumises à déclaration peuvent être l'objet d'une décision "d'opposition à déclaration" prononcée par le préfet dans le délai de deux mois à compter de la date de réception d'un dossier de déclaration complet.
À la tête de la Compagnie nationale du Rhône, Élisabeth Ayrault plaide pour l’élaboration d’une politique hydraulique. Elle estime qu’une dizaine de milliards d’euros pourraient être investis dans la construction et la rénovation de grands barrages.
Ce matin, c’est à la mer en tant que nouveau terrain de recherche que nous nous intéresserons. Longtemps, seules les activités traditionnelles ont caractérisé l’« usage » de la mer par les hommes. Longtemps donc, la mer est demeurée un terrain de recherche à bien des égards inexploré, dont l’éventail des potentialités est resté largement sous-estimé. Mais ces dernières décennies, les choses ont peu changé et la fascination grandie chez tous ces chercheurs des mers qui se lancent à la conquête de cette « étendue infinie ».
A l'interface entre assainissement, urbanisme, voirie, environnement, espaces verts,... la taxe pluviale fait peu d'adeptes. Son recours s'inscrit au coeur de ces différentes politiques.
L'UE doit faire plus d'efforts pour protéger son eau des pompages et pollutions agricoles, en conditionnant plus efficacement les subventions à l'agriculture au respect des normes environnementales, a jugé mardi la Cour des comptes européenne.
Le Comité de bassin Rhin-Meuse s’est réuni, une dernière fois sous cette mandature, et sous la présidence de Claude GAILLARD, le 25 avril 2014 à Villers-lès-Nancy – Domaine de l’Asnée.
Lundi 12 mai, Conseil régional d'Île-de-France.
Présentation du mémorandum sur la politique européenne de l’eau, par Riccardo Petrella, Professeur émérite de l’Université Catholique de Louvain, Président de l’Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau.
Claude Morel dévoile les coulisses de la saga : tensions politiques, interrogations juridiques et erreur d’appréciation…. Un an environ après l’ouverture du débat mouvementé sur...
Suite à l'accord du 15 avril 2014 intervenu en première lecture avec le Parlement européen, le Conseil européen a adopté le 8 mai un règlement actualisé relatif à une politique de capacité des flottes communautaires. Alors que les mesures prévues par l'ancien règlement ne concernaient que des questions sociales et la sécurité de l'environnement de travail, le nouveau élargit son champ à des actions en faveur du respect de l'environnement. Ainsi, il prévoit d'utiliser les fonds pour adapter les moteurs aux futures normes européennes d'émissions, plus strictes.
Les conseillers communautaires moins quatorze abstentions ont décidé de changer de mode de gestion pour l'eau potable. Un moment historique pour l'intercommunalité montpelliéraine. Ils entendent y parvenir en dix-huit mois, d’ici le 1er janvier 2016.
Comment fonctionne un fleuve transfrontalier quand il n’existe pas de base légale internationale pour le gouverner ? C’est le genre de question que l’on peut légitimement se poser à propos du Rhône : ses riverains suisses et français ne collaborent en effet qu’épisodiquement et de manière très informelle à la gestion de ses eaux. Depuis deux ans, un projet baptisé GOUVRHÔNE et mené au sein de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève a pour ambition de proposer aux décideurs des deux pays un cadre de réflexion en vue d’une gestion durable et coordonnée du fleuve entre Genève et Lyon. Début avril, à mi-parcours du projet, un séminaire organisé à Lyon a donné l’occasion aux experts et professionnels concernés de faire le point sur les recherches en cours.
Le président de France Nature Environnement Paca (FNE PACA) accompagnait le mardi 6 mai la projection du film « La ligne de partage des eaux » de Dominique Marchais. À cette occasion Pierre Aplincourt nous dit quelques mots sur son parcours professionnel au sein de l’Agence de l’eau, son regard sur ce film, la façon dont les questions sur l’eau se posent aujourd’hui, et se poseront dans l’avenir, en région Paca, le travail effectué ces dernières années sur l’Huveaune, et enfin quelques mots sur la journée de manifestation, d’interventions, et de rencontres, organisée le 17 mai prochain à Marseille, par France Nature Environnement.
Le ministère de l'Agriculture a lancé une série de "controverses documentées" destinées à remettre en cause les idées reçues concernant l'agriculture. Son troisième volet s'intéresse cette fois à l'impact des agriculteurs sur l'environnement.
Nos amis grecs et les militants de Thessalonique ont besoin de notre aide et de notre solidarité pour que l’eau reste dans les mains du public !
À Thessalonique une lutte contre la privatisation de l'eau est en cours. EYATH, la société publique d’eau et d'assainissement de Thessalonique, va être vendue dans le cadre du programme d'austérité de la Troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne et FMI).
Sur les traces de Noirmoutier qui a réalisé la première étude de dangers pour évaluer l’état de ses digues côtières, d’autres îles françaises se soumettent à cette mesure, obligatoire avant fin 2014 pour certaines catégories de digues.
Connue pour l’instauration d’une bande inconstructible de 100 mètres le long des rivages, la loi Littoral n’est pas facile à appliquer. Deux sénateurs, PS et UMP, proposent de confier son interprétation aux élus locaux.
A l’occasion d’un colloque organisé par l’Union des industriels de l’eau le 9 avril 2014 à Paris, le directeur de l’eau et de la biodiversité du ministère de l’Ecologie a fait un point sur l’évolution de la gouvernance de l’eau, qui va donner plus de poids aux usagers non professionnels et aux élus dans les comités de bassin. Il n'a pas écarté la possibilité d'un nouveau prélèvement sur le budget des agences de l'eau.
Le colloque Aquaterritorial se déroulera les 24 et 25 septembre prochains au parc des expos de Mulhouse.
Cet événement est organisé en partenariat avec le SIVOM de la région Mulhousienne, Mulhouse Alsace Agglomération, la ville de Mulhouse et avec l'appui du Conseil général du Haut-Rhin et de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse.
L’objectif du colloque est de présenter, à partir de retours d'expériences, les solutions trouvés par les collectivités, les innovations réalisées les entreprises du secteur. Les journées aborderont le volet politique avec les différents acteurs du domaine de l’eau.
Une élue en possible situation de conflit d'intérêts, une entreprise malmenée, un processus de décision biaisé : la chambre régionale des comptes sème le doute sur quatre délégations de service public conclues par la communauté urbaine. Le préfet pourrait saisir le tribunal administratif sur ces contrats à trois milliards.
L’Agence de l’eau Adour-Garonne, établissement public de l’État, veille à la préservation de l’eau et à sa gestion qualitative et quantitative. L’une de ses missions est d’informer et d’accompagner les collectivités, notamment dans la réduction des produits phytosanitaires. Des explications avec Caroline Astre, de l’Agende de l’eau.
La Chambre régionale des comptes a examiné en détails le contrat de délégation de service public de l'eau et de l'assainissement conclus par la communauté urbaine de Marseille. Elle estime qu'un "risque de constat d'irrégularité par le juge administratif" pèse sur ces contrats qui représentent sur quinze ans un coût de trois milliards d'euros.
Après avoir analysé le gyre du Pacifique Nord en 2013, l’Expédition 7° Continent partira le 5 mai 2014 du Port du Marin à Fort de France, Martinique. Elle se rendra dans la Mer des Sargasses, au cœur du gyre de l’Atlantique Nord, où les courants marins créent un amas de déchets au beau milieu de l’Océan.
Gestions intégrées, bassins versants, espaces fonctionnels, régimes institutionnels : ce ne sont ni les notions ni les méthodes ni les modèles qui font défaut aujourd’hui pour tenter de cerner au plus près la meilleure façon de gérer les ressources en eau de manière durable. Ici et là, on constate aussi de nets décalages entre les intentions théoriques et les réalisations concrètes. Ces questions sont d’autant plus complexes qu’on les retrouve là où s’entrecroisent pêle-mêle la géographie et l’écologie, les pouvoirs politiques et les pratiques économiques, les systèmes administratifs et les compétences techniques, les normes juridiques et les impératifs sociaux. Bref état des lieux.
L'association pour la survie des étangs et de la mer et la prévention des risques d'Inondation (ASPRI), que préside Jean-Pierre Molle, tiendra son assemblée générale au Nautilus jeudi 24 avril à 18 h.
Cette structure, consciente que la prise en compte des risques d'inondations pour les crues importantes n'est pas reconnue au niveau qu'il conviendrait, souhaite faire partager ses préoccupations à toutes les associations du bassin versant.
Les Irrigants de Poitou-Charentes, associés à Irrigants de France, organisent le 1er Salon National de l’irrigation AQUANIDE, les 23 et 24 septembre 2014 à Saint-Pierre d’Amilly (17). De nombreuses personnalités nationales, une centaine d’exposants et plusieurs milliers de visiteurs y sont attendus.
L’Observatoire Eau et Territoires de l’Arpe en Midi-Pyrénées publie la situation régionale de l’eau. Entre pollution aux herbicides, et comportement citoyen dans la gestion de l’eau potable, le résultat est très contrasté.
Il y a une ligne que l’on segmente et qui pourtant relie tout, le paysage, les hommes, la vie. Cette ligne, c’est la ligne de partage des eaux. Le réalisateur Dominique Marchais en a fait émerger la dimension politique. Il était présent lundi à Guéret, au Sénéchal, pour l’avant-première de son film, La Ligne de partage des eaux, tourné notamment en Creuse.
La première « initiative citoyenne » a eu des effets inattendus sur un projet porté par le commissaire Barnier sur la commande publique. Un cas d’école, qui interroge l’UE sur la compatibilité entre attentes locales et logique de marché.
29 et 30 octobre 2014 - Centre Prouvé - Nancy.
Les agences de l’eau et le centre national d’innovation pour le développement durable et l’environnement dans les petites entreprises (CNIDEP), en partenariat avec la communauté urbaine du Grand Nancy et l’Ademe, organisent cet événement. Ils proposent un coup de projecteur sur la thématique des substances dangereuses pour l’eau dans le domaine de l’artisanat en apportant des réponses, en présentant des solutions et en faisant se rencontrer des acteurs qui seront amenés à travailler ensemble pour imaginer et mettre en œuvre des solutions.
A l’occasion d’un colloque organisé par l’Union des industriels de l’eau le 9 avril 2014 à Paris, le directeur de l’eau et de la biodiversité du ministère de l’Ecologie a fait un point sur l’évolution de la gouvernance de l’eau, qui va donner plus de poids aux usagers non professionnels et aux élus dans les comités de bassin. Il n'a pas écarté la possibilité d'un nouveau prélèvement sur le budget des agences de l'eau.
Le présent projet d’arrêté renforce et adapte le programme d’actions national à mettre en œuvre afin de réduire la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole défini par les arrêtés du 19 décembre 2011 et du 23 octobre 2013.
Chaque année, l’Observatoire Eau et Territoires de l’ARPE Midi-Pyrénées, propose une situation régionale de l’eau qui a pour objectif de valoriser les données existantes sur l’eau et d’apporter des clés de lecture sur les grands projets de planification en cours pour la gestion de l’eau.
La ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, a appelé mercredi sur France 2 les maires à cesser l’utilisation de pesticides dans les espaces verts de leur commune, au nom de la santé publique et de la biodiversité. «J’appelle tous les maires à supprimer tous les pesticides dans les espaces verts et en premier lieu dans les écoles», a déclaré Ségolène Royal, invitée du journal de 20 heures de France 2.
En attaquant pour un litige personnel la gestion des eaux de pluie, un particulier a déclenché une décision du conseil d'État en décembre dernier. Jusqu'alors dévolue à la mairie, cette compétence est désormais du ressort de la communauté urbaine. Le président nouvellement élu trouve le dossier sur son bureau et l'impact budgétaire qui va avec.
Où l’on découvre, au détour d’une réponse ministérielle à un parlementaire que la profession méconnue de foreur d’eau semble promise à un brillant avenir, notamment à raison des défaillances du contrôle censé l’encadrer, ce qui pose crûment la question de la fiabilité des statistiques officielles sur les prélèvements réels effectués par les propriétaires de forages, comme du manque à gagner en matière des redevances censées s’y appliquer… Le tout étant d’une brûlante actualité avec la prochaine réforme du Code minier, qui réglemente cette profession en plein essor.
Le vendredi 7 mars 2004, le P-DG de la Société de Calcul Mathématique (DCP), un bureau d’études constitué en société anonyme, sis rue du Faubourg Saint Honoré à Paris, présentait devant l’Assemblée générale des Irrigants de Dordogne, à Eglise Neuve de Vergt, un exposé intitulé « Pouvons-nous défendre notre droit à l’activité ? ». Quoique étant accoutumés, à force, à entendre des hordes de forbans mentir outrageusement sur tout et n’importe quoi, ce qui caractérise l’adorable petit monde de l’eau, cette fois nous sommes demeurés cois. Et vous invitons dès lors avec insistance à prendre connaissance par le menu de l’argumentaire de notre homme, dont il s’avère par ailleurs qu’il a aussi œuvré pour Veolia et un constructeur de lignes de TGV, ce qui en dit long sur son entregent.
L’analyse critique de la réponse, datée du 3 avril 2014, du ministère de l’Ecologie à un sénateur (UMP) de la Vienne qui l’interrogeait sur la relance du financement public massif des réserves de substitution ou « bassines » pour l’irrigation, révèle toute l’ampleur des mensonges officiels, aux conséquences desquels la nouvelle ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, toujours présidente de la Région Poitou Charente, et qui s’est de longue date engagée contre les abus de l’irrigation intensive, va devoir faire face.
Une entreprise espagnole est à la recherche, dans l’objectif de les distribuer sur son marché, de technologies innovantes et écologiques pour la surveillance, la restauration et la gestion environnementales de plans d’eau.
2014 sera une nouvelle année de négociations sur l'eau pour son utilisation dans l'irrigation. La chambre d'agriculture attend beaucoup, le préfet promet peu.
Le 27 mars, en clôture du congrès de la FNSEA à Biarritz, Xavier Beulin a tenu un discours d’arrière-garde d’une rare ampleur : charges anti-loup, attaques contre contrôleurs de l’ONEMA , et contre la réglementation environnementale, remise en cause des objectifs de réduction des usages de pesticides, refus d’une réorientation de la politique agricole vers l’agroécologie et l’agriculture biologique…. Réaction de FNE.
Pour le Conseil général de l'environnement et du développement durable, si l'agrément des laboratoires d'analyse de l'eau reste indispensable, il doit évoluer pour garantir une bonne appréciation de la qualité de l'eau.
Les risques liés à une urbanisation excessive et mal adaptée aux conditions naturelles des territoires sont désormais bien connus. Pourtant, malgré les recommandations européennes et la mise en place de cadres réglementaires spécifiques, le cas de la Vénétie montre que les bonnes pratiques peinent à s’imposer.
L’issue politique d’élections municipales aux allures de naufrage va peser dans des proportions insoupçonnées sur deux compartiments stratégiques de la gestion de l’eau. Les orientations générales des politiques publiques de l’eau, déjà très sévèrement mises à mal depuis un an, et les choix en matière de mode de gestion, arrêtés pour l’essentiel aujourd’hui au niveau intercommunal, échelon du mille feuille territorial qui va connaître un coup de barre à droite sans précédent, qui mettra mécaniquement à mal l’option de la gestion publique de l’eau.
En France, le développement des alternatives naturelles aux pesticides reste un parcours du combattant. La faute aux règlements européens, affirme le ministère de l’Agriculture. Les préparations à base de composants naturels s’échangent pourtant sans problème dans plusieurs pays européens. Enquête sur ces alternatives aux pesticides.
« On ne veut plus consommer de l’eau potable qui coûte cher. » C’est, en substance, le message délivré par la Ville de Troyes pour expliquer la nouvelle politique en matière d’alimentation des fontaines de la cité : elle puisera désormais dans la Seine et la Vienne plutôt que sur son réseau d’eau potable.
Au lendemain de la publication de l’enquête de 60 millions de consommateurs, le président de Canalisateurs de France appelle les collectivités à mettre très rapidement en place une politique d’investissements planifiés et réguliers.
Comme condition de l’aide financière apportée par la « troïka », la Grèce s’est vue imposer des mesures d’austérité drastiques et la privatisation de plusieurs entreprises publiques. Parmi celles-ci, les compagnies de l’eau d’Athènes et de Thessalonique – deux entreprises rentables que personne, localement, ne souhaite voir passer sous le giron du privé. Le gouvernement grec et ses créanciers paraissent néanmoins décidés à imposer une politique au bien-fondé économique contestable et à la légitimité démocratique douteuse. Particulièrement active au premier rang des candidats au rachat du service de l’eau de Thessalonique et d’Athènes, une entreprise française : Suez environnement.
Après 10 années de concertation le SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux) du bassin versant de l'Agout a été définitivement adopté par la Commission locale de l'eau le 14 janvier 2014. Le bassin versant concerne 2 régions, 4 départements (Aude, Haute-Garonne, Hérault, Tarn) et 194 communes. Il couvre 3 470 m2 et possède plus de 1 400 km de rivière. Environ 230 000 habitants utilisent l'eau de ce bassin versant.
Responsable opérationnelle de l’évaluation de la politique publique de l’eau dans le cadre de la modernisation de l’action publique. Ingénieure Générale des Ponts, des Eaux et des Forêts.
Le programme régional d'actions contre la pollution des eaux par les nitrates agricoles vient d'être validé par la préfecture. Eau et rivières de Bretagne fait état de progrès dans certains domaines et de reculs dans d'autres.
Le conseil syndical du SIAN rejette la poursuite de la mission de maîtrise d’oeuvre n3 du plan Nartuby. Remous. La lutte contre les inondations est le thème central des campagnes électorales de Dracénie. C’est dans ce contexte que le conseil du Syndicat intercommunal de l’aménagement de la Nartuby a rejeté le vote du budget 2014 du SIAN et s’est opposé au lancement de la phase d’avant-projet de la mission de maîtrise d’oeuvre n3 relative à l’aménagement hydraulique de la Nartuby dans la traversée de la plaine urbanisée Trans-Draguignan.
Relayant un message de propagande parfaitement mensonger, une dépêche de l’AFP datée du 5 mars 2014 annonçait que le gouvernement lance une expérimentation visant à "favoriser l’accès à l’eau et à mettre en œuvre une tarification sociale de l’eau". Aboutissement de dix années d’offensive du cartel de l’eau, qui prétend dissoudre la question de l’eau dans un droit qui n’existe pas et imposer une tarification prétendument « sociale » qui ne fait qu’accroître les inégalités préexistantes.
Comme nous l’avons déjà évoqué, de nombreux élus interpellent le gouvernement pour protester contre le prélèvement de 210 millions d’euros décidé dans le cadre de la Loi de Finances 2014 sur la trésorerie des agences de l’eau. Dans l’une des dernières réponses en date la DEB et/ou le cabinet de Philippe Martin nous en racontent une bien bonne. Ce prélèvement n’affectera en rien l’activité des Agences ni le financement de la politique de l’eau.
Avec 17 millions d’habitants exposés au risque inondation, 9 millions d’emplois exposés au débordement de cours d’eau, et un coût annuel de dommages variant de 650 M€ à 800 M€, dont la moitié pris en charge par le régime de solidarité nationale "catastrophes naturelles", la France est régulièrement marquée par des catastrophes. Pour faire face à ces enjeux essentiels de sécurité des personnes et des biens, l’Etat développe et porte une politique globale de gestion des inondations.
Aubagne et La Penne ont confié hier la gestion de leur eau potable à la Société publique locale.
Nous avons l'année qui vient pour travailler, faire en sorte que le conseil d'administration et les techniciens travaillent pour qu'au 1er janvier 2014 on ait une eau qui ne rapporte plus à une multinationale". Le 17 janvier 2013, Magali Giovannangeli, qui venait tout juste d'être élue présidente de la toute nouvelle Société publique L'eau des collines avait prononcé cette phrase éminemment politique.
Ce questionnaire à destination des présidents des commissions locales de l'eau, des animateurs de SAGE, des services de l'Etat (DDT(M) et DREAL), des agences de l'eau * , est volontairement mis à disposition sur le site Gest'eau pour que tout acteur local de la gestion de l'eau impliqué dans une CLE, n'ayant pas été sollicité directement par mail, puisse y répondre.
L'agence de l'Eau RMC et les 21 établissements du GIS ZABR ont signé le 23 septembre 2013 un accord cadre de partenariat qui fixe les règles d'une coopération nécessaire à l'amélioration des connaissances du fonctionnement des hydrosystèmes fluviaux. L'évolution de la politique de l'eau et notamment la directive cadre européenne sur l'eau (DCE) qui poursuit un objectif ambitieux de bon état écologique des eaux en 2015, a créé de nouveaux besoins de connaissance du fonctionnement des milieux et des possibilités d'action pour leur réhabilitation.
Inaugurée récemment, la nouvelle station d'épuration de Saint-Pourçain-sur-Sioule dans l'Allier vise à éliminer totalement les micropolluants, jusqu'alors rejetés dans le milieu naturel. Un choix notamment lié à la forte activité hospitalière de la commune. Reportage.
Une commune insulaire sur deux en moyenne, essentiellement en montagne et en zone rurale, est concernée par le problème.L’UFC-Que Choisir, qui a mené son enquête, sensibilisera l’Agence de l’eau.
Dans les Landes la justice vient de nouveau conforter Henri Emmanuelli, qui affronte avec succès depuis 20 ans le cartel de l’eau. En Martinique, retour en régie pour la moitié de la population de l’île.
Le 17 février, ils étaient venus, ils étaient tous là... mais dans le public. Les représentants des groupes de production et de distribution d'eau, les Veolia, Suez et autres Saur, étaient personæ non gratæ lors de l'audition du Parlement européen sur le droit à l'eau.
Présidée par Yves Piétrasanta, la Commision Locale de l’Eau vient d’apporter les dernières touches nécessaires à la finalisation du Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau de Thau (SAGE) axé sur l’excellence environnementale.
Les agriculteurs étaient venus en nombre assister à la constitution du collectif Dessoubre. Ce samedi 22 février, la mairie du Rosureux était trop petite pour accueillir tous les participants. La réunion a donc eu lieu dans l’église, et d’un baptême on a assisté à un mariage ou plutôt à des fiançailles !
Quatre-vingt-dix-huit pour cent des Français bénéficient d'une eau potable de bonne qualité, soit 280 000 consommateurs supplémentaires par rapport à 2012, note l'UFC-Que choisir dans une étude publiée mercredi 26 février. A l'occasion de la présentation d'une carte interactive sur la qualité de l'eau potable dans les 36 000 communes de France, l'association « appelle les pouvoirs publics à l'action pour une ressource aquatique préservée et une politique de l'eau agricole rénovée ».
Pour appréhender une gestion globale d’un cours d’eau, les zones humides ne doivent pas être oubliées. Les collectivités l’ont bien compris. Politique de gestion durable, d’acquisition, de préservation… sont autant d’initiatives qui se multiplient sur le territoire. Car les zones humides ont leur rôle à jouer tant sur le plan de la biodiversité, qu’hydraulique ou pour leur valeur socio-économique. Des exemples à découvrir et à suivre.
Dans ce cadre, une grille d’analyse des territoires à enjeu "eau" a été établie afin d’identifier assez simplement les zones où le potentiel de développement de l’agriculture biologique est important pour y concentrer les efforts de développement.
Pour les signataires de cette convention, la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture de de la Forêt (DRAAF) Nord-Pas-de-Calais, la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture de de la Forêt (DRAAF) Picardie, et l’Agence de l’Eau Artois- Picardie, il s’agit d’optimiser les démarches pédagogiques afin de permettre aux jeunes de devenir acteurs éclairés de la gestion durable de l’eau.
Les élus des conseils généraux des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence ont signé récemment à Villeneuve (04) la charte régionale de l’eau, symbole d’un engagement pour la préservation d’une ressource rare et précieuse.
Grâce à l’engagement d’une communauté australienne pour sa rivière, le projet de méga-barrage de Traveston Crossing a été annulé, alors même que le gouvernement y avait déjà consacré un milliard de dollars.
La nature humaine est ainsi faite… Il faut se retrouver au pied du mur pour agir ! Les cadavres de truites et d’ombres retrouvés dans le Dessoubre ont déclenché une prise de conscience semblable à celle pour la Loue. 2010, 2013, même combat ! Mais trois années se sont écoulées entre ces deux crises… Trois années utiles pour les rivières comtoises même si les résultats sont loin d’être visibles. Aujourd’hui, le scénario de 2010 se répète avec quelques variantes significatives.
En janvier 2013, l’agence de l’eau Rhin-Meuse présentait son nouveau programme d’intervention pour les six années à venir. Au terme de la première année, Paul Michelet, directeur général, revient sur les principaux faits marquants.
La CFE-CGC Energies, fédération des industries électriques et gazières, a déclaré être "résolument opposée" à la mise en concurrence des concessions hydrauliques. Le gouvernement envisagerait de créer des sociétés d'économie mixte, au sein desquelles l'Etat resterait majoritaire (51%). Les parts minoritaires (49%) seraient attribuées par appel d'offres, a indiqué l'AFP début février. Ce que déplore la CFE-CGC Energie dans un communiqué, publié le 17 février.
Les apprentis sorciers qui voulaient faire main basse sur des pans entiers du grand cycle de l’eau, après avoir convaincu à la hussarde le gouvernement de transférer au bloc communal, qui n’avait rien demandé, la « prévention des inondations » et la « gestion des milieux aquatiques », se retrouvent aujourd’hui dans la nasse, sur fond d’inondations dévastatrices et de submersions marines sans précédent, qui contraignent Philippe Martin à faire le tour de France en hélicoptère en 48 heures, histoire de mesurer l’ampleur des dégâts, de constater l’impuissance des services de l’Etat, et la colère des élus, submergés par la fureur de leurs administrés… Pour tout arranger, la FNSEA a mobilisé les agriculteurs sur les deux tiers du territoire français le vendredi 14 février, réclamant le droit "d’entretenir les fossés et les cours d’eau"... La prochaine réunion exceptionnelle du CNE le 27 février prochain s’annonce grandiose.
Alors que les rivières atteignent leur seuil d'alerte aux crues, l'association des irrigants du Poitou-Charentes, Aquanide, relance le débat sur le stockage de l'eau en s'appuyant sur la preuve par les chiffres.
A l'appel de la FNSEA, les agriculteurs de l'Allier se mobilisent ce vendredi 14 février contre les "aberrations" de la politique de l'eau. Selon le syndicat , les réglementations pour l'entretien des fossés et des cours d'eau sont trop lourdes et incompréhensibles.
France nature environnement dénonce, dans un communiqué, le « faux débat » posé par le syndicalisme majoritaire concernant le lien entre les inondations et le mauvais entretien des cours d’eau. S’ils sont victimes, l’Association estime que les agriculteurs sont aussi « responsables des inondations ». Extraits.
Philippe Martin se déplacera jusqu’à mercredi dans les régions touchées par les intempéries et les inondations. Après la Bretagne, où il s’est rendu lundi, le ministre doit visiter l’Aquitaine puis la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. A chaque étape, il rencontrera les populations, les élus et les services de l’État mis à rude épreuve depuis le début de l’hiver.
Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll est prêt à discuter avec les agriculteurs des difficultés d'entretien des cours d'eau même si, selon lui, elles ne peuvent expliquer à elles seules les inondations à répétition dans certaines régions comme le Var.
Après 7, 5 ans passés en Moselle, le directeur général adjoint technique, rejoint l’Ille-et-Vilaine. Il occupera à compter du 17 février prochain la fonction de directeur départemental adjoint à la direction départementale des territoires et de la mer à Rennes.
Tourbière non décontaminée 10 ans après un déraillement et une fuite majeure de diesel, écoulements toxiques dans le fleuve Saint-Laurent, éviction d’inspecteurs environnementaux… Le Canadien National (CN) affiche un lourd bilan en matière de terrains contaminés et Québec multiplie les procédures.
Le 2 février était la Journée mondiale des zones humides. Un événement passé sous silence, alors que, de l’aéroport de Notre Dame des Landes à l’autoroute A 831 en marais poitevin, la machine à détruire continue son avancée. Pourtant, des solutions existent pour assurer la pérennité agricole de ces écosystèmes essentiels à la santé de la biosphère.
L’Agence de l’eau, lors de l’adoption de son 10e programme pluriannuel d’intervention, a réaffirmé sa volonté de développer les partenariats avec les acteurs de l’eau afin d’améliorer la cohérence de l’intervention publique pour une gestion durable et solidaire de l’eau. A ce titre, Henri Emmanuelli, député et président du Conseil général des Landes et Laurent Bergeot, directeur général de l’Agence de l’eau Adour-Garonne ont signé lundi 3 février, un accord-cadre départemental pour une gestion solidaire de l’eau sur la période 2013-2018.
Ce que l'organisation met en cause, c'est la politique suivie par l'ONEMA, l'office national de l'eau et des milieux aquatiques qui applique à la lettre des règlements administratifs draconiens et parfois contradictoires. "La coupe est pleine", prévient Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA.
La Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) a publié son dernier bulletin de situation hydrologique en région Centre, avec des chiffres rassurants.
Les lagunes sont des systèmes complexes et essentiels qu’il convient de comprendre afin d’aider à les préserver. Des équipes internationales et multidisciplinaires font appel aux mathématiques pour y voir plus clair dans l’avenir des lagunes du bassin méditerranéen.
La Journée mondiale des zones humides est l’occasion de rappeler l’action des écologistes à la Région en faveur de la préservation de la biodiversité. Cependant, ces efforts n’auraient pas de sens si certaines collectivités locales, avec l’aval de l’Etat, contribuaient à la destruction de zones humides d’importance nationale, comme celle des Chambaran via le projet Center Parcs.
La réponse de Mme Escoffier, suppléant M. Martin, dessine les lignes de force de la furieuse empoignade qui se déroule en coulisses autour des 2 milliards d’euros annuels de redevances des agences de l’eau, dont les lobbies qui se les sont appropriés depuis des décennies, pour un résultat des plus critiquable, n’entendent pas se faire dépouiller, à la faveur d’une "rebudgétisation", récemment prônée par le CPO, qui serait pourtant, au cas d’espèce, particulièrement pertinente !
Voici un film intéressant disponible en ligne dans deux formats (format long de 52 min et format court de 13 min) produit par le GRAIE - Groupe de Recherche Rhône Alpes sur les Infrastructures et l’Eau – et ses partenaires (Grand Lyon, Agence de l’eau, Véolia etc.) intitulé « L’eau, la nature et la ville ». 5 thématiques sont abordées : - le cycle de l’eau en milieu urbain - les risques liés à l’eau en milieu urbain - les solutions innovantes pour la gestion urbaine de l’eau - l’écologie urbaine plus globalement - la gestion urbaine de l’eau et son développement
L'imperméabilisation croissante des sols, par le béton ou le bitume, entraîne une diminution grandissante des infiltrations naturelles. Ces infiltrations sont pourtant indispensables car elles permettent de régénérer les nappes phréatiques et de répondre aux besoins en eau des populations, de l'agriculture et de l'ensemble de l'activité humaine.
Les modifications de la loi, le dessalement et le traitement systématique des eaux usées pour recyclage ont permis cette spectaculaire progression des volumes d’eau rendus à la nature et la tendance va continuer.
Plusieurs associations de protection de la nature, dont France Nature Environnement et Nature Centre, avaient, il y a quelques semaines, adressé une lettre aux préfets d'Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher dans laquelle ils menaçaient de saisir le procureur de la République et d'engager un recours devant le tribunal administratif.
Pour favoriser l'efficacité dans la recherche de la maîtrise de l'eau il est nécessaire de séparer dans le même SDAGE les régions Bretagne et le Pays de Loire ou mieux de faire deux SDAGE séparés.
Le thème des "guerres de l’eau" remporte un certain succès dans les médias, mais il faut l’interroger. Le Professeur F. Lasserre propose ici une brillante mise en perspective des problématiques liées à l’augmentation de la pression sur cette ressource. Il démontre d’abord que dans les conflits interétatiques, l’eau est souvent un catalyseur de tensions mais pas de guerre. Puis il attire l’attention sur la multiplication des conflits de proximité pour l’accès à l’eau. Il démontre, enfin, que la coopération sur l’eau semble réalisable, même en cas de situation conflictuelle. Voici donc un texte géopolitique de référence, à la fois argumenté, nuancé et clair.
L'addition est très salée pour les sinistrés qui paient le résultat d'une politique d'une urbanisation à outrance soumise à des promoteurs véreux et des Maires qui n'ont pas le courage de dire NON.
En réaction à la succession des récentes inondations qui ont dévasté le sud de la France, Vanik Berberian, président de l'AMRF, publie au nom des maires ruraux un communiqué appelant à la mobilisation de l'Etat.
Philippe Martin, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a signé le 17 janvier dernier la décision d’attribution du label Grand Site de France à la « Camargue gardoise ».
Préparation de la loi sur la transition énergétique, modernisation du droit de l’environnement, création de l’Agence française de la biodiversité : en ce début d’année, Philippe Martin fait le point sur les nombreux chantiers pour 2014.
Jeudi 23 janvier, le SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique) du Bassin de la Souffel, le Conseil général du Bas-Rhin, la Chambre d'agriculture d'Alsace, le SDEA du Bas-Rhin et l'Agence de l'eau s'engageront autour d'un programme de partenariat pour redonner vie à la Souffel, cours d'eau alsacien dénaturé et pollué.
Le Conseil scientifique de l’Onema s’inquiète de la perte de lisibilité sur la politique de l’eau que pourrait entrainer l’intégration de l’Onema dans la future Agence française de la biodiversité (AFB).
A la veille du 15ème Carrefour des gestions locales de l’eau (CGLE) qui aura lieu les 29 et 30 janvier à Rennes, la région Bretagne présente le 22 janvier à Brasparts (Finistère) les avancées de son projet d’expérimentation dans le domaine de la politique de l’eau. Une demande ancienne et isolée qui avance à très petits pas.
Le plan d’évaluation précise le dispositif d'évaluation de l'agence de l'eau, les thèmes à évaluer, le calendrier et les modalités d’utilisation et de valorisation des évaluations. Le groupe permanent d'évaluation a retenu quatre thèmes d'évaluation prioritaires. Chaque thème est décliné en précisant la nature de l’évaluation stratégique et/ou opérationnelle ainsi que le champ de l’évaluation.
L’OIEau a participé à la rédaction d’une note technique sur "les pratiques et la politique de gestion quantitative des ressources en eau en France" à la demande de la Banque Mondiale dans le cadre de son assistance technique à la Turquie. Cette note a été présentée lors d’un séminaire international qui s’est tenu à Ankara le 30 octobre 2013.
Les inondations dans le Var s’expliquent par la bétonisation incontrôlée des terres. Si l’on ne veut plus d’inondations catastrophiques, il faut arrêter le gaspillage des terres et l’étalement urbain.
Cette fusion traduit la volonté des élus et des autorités publiques de renforcer l'efficacité opérationnelle du service de l'eau potable, de mutualiser les moyens et de rendre cohérente la politique de l'eau au niveau du territoire. La gouvernance du nouveau syndicat garantit la participation aux décisions de toutes les communes du territoire dans un objectif d'intérêt général.
La Communauté de Communes du Comté de Provence a compétence en matière de « travaux relatifs aux cours d’eau objet d’un contrat de rivière ». Ainsi, elle s’est engagée dans plusieurs démarches de préservation, d’entretien et de valorisation de cours d’eau.
Plusieurs élus EELV ont déposé un recours au tribunal administratif contre la nouvelle délégation de service public de l'eau votée à la fin de l'année dernière par la communauté urbaine. Celui-ci vise le rachat ou non par MPM des compteurs à la Société des eaux de Marseille.
France Libertés a participé avec plusieurs autres ONG à l’élaboration d’une proposition de loi pour la mise en œuvre effective du droit à l’eau potable et à l’assainissement. Elle cherche à pousser la France à respecter ses engagements internationaux et à trouver une réponse pour les 2 millions de personnes qui, encore, n’ont pas un accès satisfaisant l’eau potable et à l’assainissement.
Le nombre des rivières comtoises où meurent les truites et les ombres ne cesse de s’allonger. Après La Loue, le Doubs, la Bienne, l’Ain (pour ne parler que des plus connues) c’est désormais au tour du Dessoubre d’être touché depuis quelques jours.
Les milieux humides continuent de disparaître au Québec, et le ministère de l'Environnement ne parvient pas à freiner leur destruction, selon une étude réalisée à la demande du ministre Yves-François Blanchet.
La rencontre organisée par l'agence de l'eau le jeudi 9 janvier 2014 à Carquefou (44) a réuni 200 personnes. Consultez les diaporamas des interventions.
Ce jeudi, les représentants de l'association Carg'Eau (*) ont rencontré la préfète de la région Poitou-Charentes et lui ont exposé la situation de l'eau, lui suggérant « une gestion plus favorable aux rivières ».
En 2014, les élections municipales vont lancer une bataille politique pour la course aux électeurs et dérouler des nouvelles promesses destinées à répondre aux grands défis auxquels la France fait face. La gestion de l’eau va-t-elle faire l’objet de la surenchère des candidats ? Argument politique stratégique, les prises de parole et campagnes sur l’eau pourraient bien se multiplier dans un paysage déjà chargé, d’après Céline Hervé-Bazin, experte en communication sur ce thème.
Le comité technique ministériel prévu le 8 janvier au ministère de l’Écologie sur le projet d’Agence de la biodiversité a tourné court, les syndicats ayant décidé de ne pas y prendre part. L’intersyndicale pointe des moyens insuffisants et un manque de cohérence dans les missions de l’agence.
Lors du dernier Comité de suivi des usages de l'eau de la Vienne qui s'est réuni à la mi-décembre à la préfecture de la Vienne à Poitiers, l'association de consommateurs ...
Les "captages Grenelle" ont été désignés par les pouvoirs publics comme des aires à protéger prioritairement pour préserver la qualité de l’eau potable. Trois ingénieures de l’unité Aster Mirecourt ont mené une étude pour aider à une meilleure gestion de ces zones. Les résultats ont été rendus publics récemment.
Comment la ville de New York a mis en œuvre une stratégie basée sur les services écologiques, à travers un partenariat urbain-rural, afin de préserver la pureté de son eau potable et économiser des milliards de dollars.
La commission locale de l’eau du Sage molasse miocène du Bas Dauphiné et des alluvions de la plaine de Valence a été installée mercredi 18 décembre. Elle sera présidée par Patrick Royannez, vice-président du conseil général de la Drôme, chargé de l’environnement.
Alors que les agences de l'eau achèvent leur bilan, retour avec Laurent Roy, directeur de l'eau et de la biodiversité à la Direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature (DGALN) sur la politique de l'eau en France et notamment sur les objectifs de bon état fixés par la DCE.
La sécurité liée à l’eau: gestion des risques et arbitrages. Commissariat général au développement durable. Études et documents - Numéro 100 - Décembre 2013
Dans le livre "Ces hommes qui font les rivières", le contrat de canal de l'ASA Canal de Gignac est cité en exemple. Une reconnaissance qui ne met pas à l'abri des difficultés. Aujourd'hui, la non-reconduction de financement européen et les difficultés du recours à l'emprunt hypothèquent la réussite in fine du contrat de canal.
Dans un Memorandum présenté au Parlement européen à Bruxelles le 3 décembre 2013, Riccardo Petrella a proposé une véritable alternative à une Politique européenne de l’eau dominée par les objectifs de marchandisation accélérée d’un bien public essentiel.
M. Serge Lepeltier, ancien Ministre de l'Ecologie et du Développement durable, ancien Ambassadeur du Climat, Maire de Bourges, Président du Comité de Bassin Loire Bretagne, a été unanimement élu nouveau Président de l'Académie de l'Eau.
Le conseil général des Hautes-Alpes se porte maître d’ouvrage des études de définition de plans de gestion des sédiments sur les bassins « orphelins », exempts de structures porteuses.
Après le programme Repar, qui traque les pesticides dans les eaux du bassin d’Arcachon, le Siba lance Rempar contre les micropolluants des eaux usées et des eaux pluviales.
Le géant néerlandais de l'eau potable Vitens a arrêté sa collaboration avec la compagnie israélienne de distribution d'eau Mekorot en raison du "contexte politique" en Israël.
Tribune de Michel Dantin, député européen, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée, président du CISALB, comité intersyndical d’assainissement du lac du Bourget.
Alors que le rapport du député du Nord Remy Pauvros doit être rendu mercredi, une soixantaine de responsables politiques, chefs d’entreprise et dirigeants de chambres de commerce du nord de la France et de Belgique ont appelé à l’ouverture rapide du chantier du canal Seine-Nord Europe.
L’enjeu est essentiel pour cette vallée confrontée à des inondations récurrentes, à des problèmes aigus de pénuries d’eau et à la contamination par les pesticides d’un bon nombre de ses captages d’eau potable. Ce bassin versant, le dernier orphelin du Languedoc Roussillon, est aujourd’hui mobilisé pour s’organiser afin de mettre en œuvre les politiques de l’eau.
Unique disposition environnementale du projet de loi sur la décentralisation, la création de la compétence de « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » fait beaucoup de mécontents : communes et intercommunalités n’étaient pas candidates à la nouvelle mission que leur confie l’Etat, mais qu’auraient volontiers exercée les établissements publics territoriaux de bassin. L’échelle administrative, en passe d’être désignée responsable, et celle du bassin versant, qui clame sa pertinence territoriale, sont forcément vouées à coopérer.
L’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques) vient de mettre en place sur son site web un schéma interactif des acteurs de la politique de l’eau en France pour la mise en œuvre de la directive-cadre européenne sur l’eau (DCE).
En prévision du prochain Carrefour de l’eau, qui se tiendra les 29 et 30 janvier 2014 à Rennes, la région Bretagne réitère sa demande d’expérimenter localement la politique de l’eau. Un projet que le ministère de l’écologie pourrait valider.
Ce poisson surnommé le Roi du Doubs est en voie de disparition. Les associations environnementales veulent que les deux pays prennent les mesures nécessaires pour sauver l’Apron.
La qualité des eaux de la Réunion laisse encore à désirer à en croire le Comité de bassin. Réunis cet après-midi dans l'hémicycle du Conseil général, les 35 membres du comité (Office de l'eau, DEAL…) ont adopté le prochain point d'étape, la mise en place d'ateliers de travail au 1er semestre 2014, pour l'élaboration du futur Schéma directeur d'aménagement et de gestion de l'eau pour la période 2016-2021.
A l'heure où les réflexions sur l'évolution de la politique de l'eau nourrissent le débat, et alors que la feuille de route pour la transition écologique a fixé les principales pistes concrètes d'amélioration de la gestion et de la préservation des ressources en eau et des milieux aquatiques, l'agence de l'eau Rhin-Meuse a souhaité porter un regard rétrospectif sur son 9ème programme d'intervention pour la période 2007-2012.
Depuis 1997, l’Office International de l’Eau collabore avec AgroParisTech Montpellier pour la réalisation, par les élèves ingénieurs de l’ENGREF (école nationale du génie rural, des eaux et des forêts), de synthèses techniques et scientifiques.
Riccardo Petrella présentera le mardi 3 décembre 2013 au Parlement européen à Bruxelles un Memorandum proposant une série d’alternatives concrètes à la politique européenne de l’eau, aujourd’hui dominée par les idées libérales.
L'IM2E, c'est son acronyme, a été lancé le vendredi 22 Novembre 2013 à Agropolis International sous l'égide de l'UMR Hydrosciences, de l'UMR G-Eau et de l'Ecole des Mines d'Ales.
Le projet de loi réformant la décentralisation et l’action publique [qui sera examiné le 10 décembre 2013 en deuxième lecture à l’Assemblé nationale, NDLR] marie, pour la première fois, la gestion des rivières et la prévention des inondations, et confie cette compétence aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).
La Société du Canal de Provence cherche à développer ses activités d'ingénierie à l'étranger. Elle concentre ses efforts dans les pays de taille moyenne ou modeste où ses savoirs en matière de gestion partagée de l'eau rassurent les opérateurs.
Le 5ème séminaire des gestionnaires de sites Ramsar s'est tenu du 13 au 15 novembre 2013, à Saint-Omer, au sein du site Ramsar du marais Audomarois. Il était organisé par le PNR des Caps et marais d'Opale, en partenariat avec l'association Ramsar France.
L’atelier « technique » sur les réseaux d’eau potable, organisé le 20 novembre au Salon des maires et des collectivités locales par le groupe Moniteur, a eu une forte teneur économique : les gestionnaires des services publics locaux s’alarment du prélèvement de l’Etat sur le budget des agences de l’eau, acté dans le projet de loi de finances pour 2014 et vraisemblablement appelé à se reproduire.
Une demande d’expérimentation pour une tarification sociale de l'eau va être délibérée au conseil communautaire de BMO en décembre. Maxime Paul, vice-président, explique les enjeux.
Cinq projets innovants, labellisés et accompagnés par le pôle de compétitivité DREAM Eau et Milieux, sont lauréats de l’appel à projets PME Innovation 2013 de la Région Centre. La Région apporte de la sorte de nouveaux soutiens aux filières de la métrologie industrielle et environnementale (CIRME, GET-SENS et SOLXPERT), du traitement de l’eau (REGULASER), et du génie écologique (RIVERMOD).
Les sénateurs ont adopté le 20 novembre en première lecture la proposition de loi relative à la prévention des inondations déposée début octobre par Pierre-Yves Collombat (RDSE – Var) et plusieurs de ses collègues.
Le projet de loi de finances pour 2014 prévoit de ponctionner les agences de l'eau. Un détournement que conteste la CLCV qui plaide pour une réforme....
Le contenu du tableau de bord du Sdage est défini par l'arrêté du 8 juillet 2010. Il comprend 11 indicateurs communs à tous les bassins et des indicateurs propres au bassin Loire-Bretagne.
Notre analyse critique de la création d’une nouvelle compétence de « prévention des inondations et gestion des milieux aquatiques », qui sera obligatoirement dévolue au bloc communal, qui est lui-même invité à s’en défaire au profit des EPAGE et des EPTB, au détriment des missions traditionnelles des Agences de l’eau et de »s services de l’Etat, comme la création d’une nouvelle taxe qui reposera sur les foyers assujettis, sont le montant a été évalué à 600 millions d’euros chaque année, a suscité de nombreuses réactions contrastées. Eaux glacées ouvre le débat avec la réaction d’un technicien d’un syndicat de rivière, et notre réponse à son texte.
Après l'arrêté préfectoral de cet été le désignant comme organisme unique de gestion d'un bassin comprenant le barrage de Montbel, le conseil général de l'Ariège est aujourd'hui organisé pour garantir un usage équilibré de l'eau. Sa mission consiste à soutenir les besoins en étiage de la Garonne et à compenser les prélèvements des irriguants dans l'Aude, en Ariège et en Haute-Garonne.
L’Association française des Etablissements publics territoriaux de bassin (AFEPTB) organise les 14 et 15 novembre 2013 à Paris à l’espace Reuilly un colloque « de portée internationale », lors duquel va être célébré, en petit comité, le triomphe absolu du gang des EPTB, qui va bénéficier dans quelques mois d’une manne annuelle de 600 millions d’euros, payée par tous les foyers français assujettis, à hauteur de 40 euros par foyer, pour « lutter contre les inondations et gérer les milieux aquatiques »…
Dans la plus grande discrétion, les articles 35b à 35e du « Projet de loi pour la modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles », déjà examiné à deux reprises par le Sénat, et qui doit prochainement être adopté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale, ont créé une nouvelle compétence obligatoire des communes et groupements de communes de « lutte contre les inondation et gestion des milieux aquatiques ».
L'équipe opérationnelle chargée d'évaluer la politique de l'eau, sous la coordination du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), vient de rendre public un second opus
Longtemps, trop longtemps la question est restée sans réponse, faute de savoirs et d'arguments probants. Aujourd'hui, nombre d'établissements hospitaliers l'ont inscrite à leur agenda. Certains cherchent ...
Le projet de loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles actuellement en débat au Parlement prévoit la dévolution de la compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations aux...
Renouvellement des réseaux, réorganisation des agences de l'eau, partage des usages, restauration des milieux aquatiques, un rapport coordonné par le CGEDD expose les pistes à suivre pour améliorer la politique de l'eau française.
Pour préparer sa prochaine feuille de route, l'Agence de l'eau Adour-Garonne a consulté les habitants du bassin ; une consultation qui met en exergue la préoccupation renforcée autour de la santé publique.
Dans un communiqué diffusé le 23 octobre, l'Association des maires de France (AMF) dénonce les menaces à l'encontre les comités de bassin. Régulièrement, la trésorerie des agences de l'eau, dont
En France, le marché de l’eau est dominé par les grands groupes privés qui se partagent les appels d’offres des collectivités. La métropole lilloise, qui gère en partie sa production, doit choisir d’ici 2015 si elle revient intégralement à une régie publique.
Actualite agricole : Dans un courrier adressé aux agences de l'eau, le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, rétablit les aides financières suspendues par Delphine Batho qui occupait le poste avant lui.
Trois contrats de filières ont été présentés au Comité stratégique de filière des éco-industries : énergies renouvelables, eau et déchets. Ils engagent réciproquement l'Etat et les industriels dans une stratégie de développement à long terme.
Après une analyse des conditions de fonctionnement du programme de surveillance des eaux en France, le CGEDD alerte sur la gouvernance du système avec en ligne de mire la situation monopolistique de certains laboratoires.
Le Monde Il est urgent que l'Etat réconcilie la politique de l'eau et la politique ... Le Monde Rarement autant d'études et de rapports auront été publiés en une année pour analyser la politique de l'eau en France.
Tweet TweetA lire sur le même sujet :Conférence Environnementale : l’eau aussiL’eau a un Plan pour l’avenirCompte rendu de la 3ème Conférence Européenne sur l’Eau...
Le rapport d'analyse Évaluation de la politique de l'eau du CGEDD rendu public le 11 septembre met en lumière les difficultés de gestion des petit et grand cycles de l'eau. Zoom sur les principaux écueils identifiés.
En France, les mesures agri-environnementales sont particulièrement pertinentes au regard des fréquences élevées de dépassement des normes relatives aux pesticides et aux nitrates dans les captages d'eau potable, mais leur efficacité reste à évaluer.