De nombreux indicateurs, tels que l’augmentation des températures à la surface de la Terre ou l’élévation du niveau moyen des océans, mettent en évidence un changement du climat à l’échelle du dernier siècle. Les conclusions de la communauté scientifique, notamment synthétisées par le Giec, font désormais consensus sur le rôle des activités humaines dans ce changement : l’équilibre climatique est perturbé essentiellement par les émissions anthropiques ( relatif aux activités humaines (industrie, agriculture...)) de gaz à effet de serre
Alors que l’Europe traverse une période de canicule historique, les températures marines se retrouvent à des niveaux anormaux pour un mois de juin, entre 2 et 5 degrés au-dessus des normales de saison.
Et cette surchauffe des mers et des océans est particulièrement lourde de conséquences.
Il y a 50 ans, la sécheresse de 1976 marquait durablement les esprits des Français. Face à l'ampleur de la crise, un impôt exceptionnel, surnommé « impôt sécheresse », avait même été instauré pour financer les aides destinées au monde agricole. Aujourd'hui, alors que la France connaît un début d'été marqué par des températures caniculaires et des épisodes de sécheresse récurrents, cet événement historique retrouve une résonance particulière. Pourtant, selon les spécialistes, la sécheresse de 1976 était liée à des conditions météorologiques spécifiques et ne présentait pas les mêmes caractéristiques que les phénomènes observés dans le contexte actuel du changement climatique. Retour sur un épisode qui a marqué l'histoire climatique française.
Table ronde sur les enjeux de l’eau dans les territoires montagnards et littoraux au Sénat. Intervenant(s) : Christian DODDOLI (Membre de l’Association nationale des élus des bassins (ANEB)) ; Olivier ÉRARD (Ingénieur hydrologue, praticien de la redirection écologique) ; Erica SANDFORD (Hydrogéologue) ; Régis TAISNE (Chef du département Cycle de l’eau (FNCCR)).
Cette vidéo s’inscrit dans une série de rencontres proposée par DAO Production. François, réalisateur de films documentaires, part à la rencontre de celles et ceux qui pensent, protègent et régénèrent l’eau en France. Une série de conversations pour mieux comprendre l’eau avec Les voix de l’eau. Dans cet épisode, je reçois Serge Zaka, agroclimatologue, ingénieur agronome et l'une des voix les plus suivies aujourd'hui sur les sujets d'agriculture et de changement climatique.
La préservation de la ressource en eau passe indissociablement par une gestion attentive et équilibrée des milieux naturels et aquatiques. En territoires de montagne, où les écosystèmes sont à la fois riches et fragiles, les lacs alpins, les lacs d’altitude et les cours d’eau constituent des réservoirs précieux dont la qualité doit être protégée durablement. Cette conférence propose d’explorer les enjeux spécifiques liés à ces milieux d’exception : pressions touristiques, évolution des usages, impacts du changement climatique, ou encore fragilité des équilibres écologiques. Comment concilier attractivité, activités humaines et préservation de la qualité de l’eau ? Quelles pratiques et quelles régulations mettre en place pour protéger ces espaces tout en permettant leur appropriation par les usagers ? Sont présents autour de la table : Aurore STERCKEMAN : Chargée de mission « Zones humides », ASTERS – CEN 74 ; Bruno MARTIN : Chargé de missions, FEDERATION POUR LA PECHE ET LA PROTECTION DES MILIEUX AQUATIQUES DE LA HAUTE-SAVOIE ; Jean-Claude RAYMOND : Unite spécialisée Milieux lacustres, OFFICE FRANÇAIS DE LA BIODIVERSITE.
À l’heure où les équilibres hydrologiques sont profondément bouleversés, la gestion de l’eau s’impose comme un défi stratégique pour nos territoires, et plus encore en milieu montagnard. Entre raréfaction de la ressource, variabilité accrue des précipitations et pressions sur les usages, ces espaces doivent composer avec des contraintes spécifiques qui appellent des réponses adaptées et innovantes. Cette plénière institutionnelle d’ouverture réunira les élus du territoire autour d’un état des lieux partagé et prospectif. Comment mieux maîtriser le cycle de l’eau dans des contextes marqués par la pente, la rapidité des écoulements et la fragilité des milieux ? Quelles stratégies d’adaptation mettre en œuvre face aux évolutions climatiques ? Comment faire évoluer les modèles de gouvernance pour concilier préservation, usages et solidarité territoriale ? Sont présents autour de la table : Martial SADDIER : Président du CONSEIL DEPARTEMENTAL DE LA HAUTE-SAVOIE et Président du COMITE DE BASSIN RHÔNE MEDITERRANEE CORSE ; Nicolas MOURLON : Directeur Général de l'AGENCE DE L'EAU RHÔNE MEDITERRANEE CORSE : Elodie ANDRE : Conseillère municipale, VILLE DE SALLANCHES et PAYS DU MONT-BLANC ; Bruno FOREL : Président du SM3A.
Les modèles hydrologiques permettent de mieux comprendre le fonctionnement et l’évolution des bassins versants, notamment face au changement climatique et aux pressions liées aux usages agricoles de l’eau. Ce webinaire présentera deux approches de modélisation complémentaires : un modèle hydrologique spatialement distribué (J2000), prenant en compte l’hétérogénéité des processus et des usages au sein des bassins versants, et un modèle conceptuel parcimonieux (GR), permettant une application sur de larges échantillons de bassins versants pour la généralisation des résultats. Une présentation réalisée par Louise Mimeau, hydrologue au sein de l’unité, RiverLy et Fanny Sarrazin, hydrologue au sein de l’unité de recherche HYCAR.
La section Jeunes de la Société Géologique de France vous invite à explorer une thématique brûlante : La gestion du stockage de l'eau en France. Face au changement climatique et à l’augmentation des usages, la question de la ressource en eau n'est plus seulement technique, elle est politique et sociétale. Le changement climatique et l'accroissement des usages font de la gestion de la ressource en eau un enjeu majeur des discussions scientifiques, politiques et sociétales. Cette conférence donne une perspective académique sur les défis et les débats concernant la gestion du stockage de l'eau en France. Florence Habets présentera un panorama du stockage de l'eau en France et examinera les politiques publiques liées celles-ci. Les conséquences sociales et environnementales des diverses approches de stockage appliquées seront également évoquées. L'hydrogéologie du sous-sol français sera examinée de près. Une attention spécifique sera accordée aux méthodes de stockage de l'eau, qu'elles soient naturelles ou artificielles, ainsi qu'aux discussions actuelles sur les méga-bassines en France. L'idée ? Comprendre pourquoi la gestion de cette précieuse ressource est un enjeu capital, à la croisée des sciences de la terre, de l’aménagement du territoire, et des décisions sociétales.
Le dérèglement climatique accélère la fonte des glaciers partout sur la planète. Au plus près des humains, des territoires menacés d'effondrement. Une enquête menée sur tous les continents sonne l’alarme sur leur indispensable préservation.
Des inondations à répétition dévoilent la fragilité des infrastructures de l’Albanie, l’un des pays les plus exposés au changement climatique en Europe. La société civile commence à se mobiliser, mais les infrastructures peinent à suivre le développement touristique. Des efforts doivent être entrepris en matière de prévention.
Au Programme : Margaux Pred'homme (EVS, Université Lyon 2) - Des sciences participatives croisant écologie, sociologie et géomorphologie fluviale pour restaurer les rivières ; Irène de La Forge (LEHNA - EVS, Université Lyon 1) - Rôles fonctionnels et services des renouées dans les hydrosystèmes : vers un changement de paradigme ? ; Marion Moussay (Riverly, Inrae) - Prédiction des métriques de regime thermique des cours d'eau sous changement climatique à l'échelle de la France Métropolitaine.
Écoutez ou réécoutez la Rencontre de la Plateforme du 20 janvier 2026 avec l'expert en sociologie et changement climatique Vincent Marquet (Agence de l'eau Adour-Garonne) sur l'adaptation hydrique des territoires face au changement climatique, à travers la présentation des outils d’analyse permettant d’intégrer ces évolutions climatiques dans les dynamiques territoriales.
Réalisé au printemps 2025 par Swann Beldo Ngoyos, étudiante en Licence 3 – Biologie des Organismes et des Populations à l’Université de Lille, ce documentaire de 12 minutes met en lumière le travail de restauration écologique conduit sur le site de Vitrezay, espace naturel du réseau des Échappées Nature du Département de la Charente-Maritime. Face aux effets du changement climatique, à l’élévation du niveau marin et à l’érosion des rivages, le film raconte comment scientifiques et gestionnaires œuvrent ensemble pour restaurer les zones humides estuariennes et favoriser le retour du vivant dans le contexte du changement global. À travers des images immersives et une narration pédagogique, ce projet, réalisé dans le cadre d’un stage encadré par l’équipe de BioSphère Environnement, décrit le processus de renaturation d’un espace remarquable du site Natura 2000 “Estuaire de la Gironde : marais de la rive Nord.” Il invite aussi à comprendre que la restauration écologique, si elle peut parfois donner au public l’impression d’un « abandon » des espaces, du fait du réensauvagement qu’elle engendre, est au contraire le fruit d’un travail réfléchi et concerté, visant à préserver durablement les richesses du patrimoine naturel des territoires.
Face aux sécheresses de plus en plus fréquentes et intenses, le syndicat mixte des bassins versants Arroux et Somme (SMBVAS) a initié un projet ambitieux de dialogue territorial pour une gestion partagée et durable de la ressource en eau. Cette démarche innovante, qui mobilise une diversité d’acteurs sur 152 communes, vise à construire ensemble des solutions adaptées aux enjeux du changement climatique et aux besoins du territoire.
Cette webconférence présente différents leviers pour favoriser la résilience agricole des territoires tout en préservant l'eau et les milieux aquatiques.
Le constat est établi : l’Occitanie manque d’eau. La situation va s’aggraver d'ici à 2050 avec un déficit sur le bassin Adour-Garonne évalué à 1.2 milliards de m3 d'eau en moins. Des actions sont menées par les collectivités territoriales, l’État, les associations, mènent différentes actions pour trouver des solutions, mais lesquelles ?
Écoutez ou réécoutez la Rencontre de la Plateforme du 23 septembre 2025 sur une démarche agronomique basée sur du pâturage tournant dynamique et de l’agroforesterie sur la fertilité des sols, la biodiversité et la résilience hydrique, avec Marlène VISSAC, agricultrice dans une ferme du Ségala.
En mai 2025, l’effondrement d’un glacier a enseveli le village suisse de Blatten sous la boue et les gravats. Dernier record en date d’un phénomène désormais courant : de plus en plus d’événements météorologiques extrêmes provoquent des éboulements de roche et de terre en montagne. De nombreux villages alpins sont en danger. Quelles solutions pour prévenir cette menace ?
Sécheresses, inondations, changement climatique, du Roussillon à l’Alsace, et même sur une île du Cap-Vert où il n’a pas plu depuis treize ans, le film va à la rencontre d’une quinzaine d’acteurs et d’agriculteurs engagés sur la préservation de la ressource en eau. Autour de Francis Hallé, l’éminent botaniste grand défenseur de la forêt, de beaux témoignages s’additionnent, des solutions se complètent : agroforesterie, hydrologie régénérative, ville-éponge. Comme l’a dit un spectateur : « Ce film est un documentaire d’utilité publique ! »
Dans un contexte de changement climatique, quels leviers concrets pour préserver l’eau, les sols et la biodiversité ? Cette vidéo explore quatre pratiques agroécologiques mises en œuvre autour de l’estuaire de la Gironde – conservation des sols, prairies humides, agroforesterie, et gestion des réseaux hydrauliques – à travers les témoignages d’agriculteurs et de techniciens du territoire.
Dans ce film, on parle plus particulièrement des questions d’eau via le prisme de l’irrigation agricole. L’intention du film est de présenter un état des lieux de la situation vécue sur le territoire de manière la plus factuelle et pédagogique possible sans pour autant viser l’exhaustivité. Le territoire de la vallée de la Drôme qui attire tant d’habitant·es et de touristes est en état de déficit structurel en eau depuis 1995 (classement du bassin versant en Zone de Répartition des Eaux).
En France, le changement climatique est une menace pressante sur les ressources en eau. En 2024, plus d’un tiers des sols français étaient en situation de sécheresse, et les périodes de sécheresses devraient doubler entre 2000 et 2050 (Météo France). En parallèle, plus de 300 communes françaises ont été déclarées en situation de catastrophe naturelle l’année dernière à la suite de graves inondations. Pour éviter de potentielles situations de conflits, des arbitrages s’imposent dans une approche globale et coordonnée tenant compte des besoins écologiques, économiques et sociaux. Il y a urgence à accompagner les territoires pour qu’ils puissent se préparer aux conséquences de cette transformation du climat. Cette conférence s’inscrit dans un nouveau cycle de Matinales organisé avec le Cerema pour mettre en lumière les stratégies, outils et acteurs engagés dans l’adaptation des territoires.
Dynamiques, risques, modifications biologiques et chimiques, tant de phénomènes à analyser et expliquer pour mieux comprendre ce que les changements globaux impliquent pour nos littoraux. Suivez ces trois scientifiques et explorez nos frontières terrestres. Pourquoi les eaux douces deviennent salées ? par Christophe Piscart, chercheur du CNRS au laboratoire Ecosystèmes, biodiversité, évolution ; Des eaux côtières bretonnes qui se réchauffent et s'acidifient par Eric Thiébaut, chercheur de Sorbonne Université à la Station biologique de Roscoff ; Ce que les marées vertes nous disent des limites de la planète
par Alix Levain, chercheuse du CNRS au laboratoire Aménagement des usages, des ressources et des espaces maritimes et littoraux.
Sécheresse prolongée, baisse constante des débits des rivières en été, perturbation durable du cycle de l'eau : les effets du changement climatique se font déjà sentir et s'accentueront significativement à l’horizon 2050. Les conflits d'usage dans les territoires, notamment dans le grand Sud-Ouest, risquent de s’aggraver. Sur le bassin hydrographique Adour-Garonne, ces évolutions pourraient exacerber les conflits d’usage et menacer les équilibres entre besoins et ressources. Dans le prolongement des travaux publiés en janvier 2025 sur les usages de l'eau, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan et l’Agence de l’eau Adour-Garonne organisent un événement conjoint afin de mettre en perspective les déséquilibres en eau à l’horizon 2050 et les solutions qui pourraient être apportées pour améliorer l’adaptation des territoires. À cette occasion, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan présentera les conclusions de son nouveau rapport « L’eau en 2050 : graves tensions sur les écosystèmes et les usages » confrontant les évolutions prospectives de la demande aux évolutions potentielles de la ressource en eau. Grâce à des analyses cartographiques avancées, ce rapport met en regard les évolutions futures de la demande à celles des ressources en eau disponibles, afin d’apporter de nouveaux éléments d’aide à la décision pour évaluer les tensions à venir, les anticiper et y répondre.
Dans le prolongement de récents travaux prospectifs sur la demande en eau à l’horizon 2050, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan publiera une note d’analyse intitulée « L’eau : de graves tensions sur les écosystèmes et les usages à l’horizon 2050 ». Cette webconférence sera l’occasion d’en présenter les principaux enseignements et de les mettre en débat en présence d’experts. Sauf transformation radicale des usages, les prélèvements, et plus encore les consommations d’eau devraient fortement croître entre 2020 et 2050. Dans leurs nouveaux travaux, les auteurs confrontent la demande future en eau aux ressources projetées en 2050. Ils identifient, à l’échelle de la France découpée en quarante bassins versants, les périodes de l’année au cours desquelles des tensions sur la ressource en eau de surface pourraient apparaître, c’est-à-dire lorsque les besoins environnementaux ou la demande humaine en eau ne sont pas satisfaits. Quelles sont les conséquences du changement climatique sur le cycle de l’eau ? Comment les écosystèmes sont-ils affectés ? Doit-on prévoir une augmentation des tensions entre les différents usages (activités agricoles, activités industrielles, usages domestiques, etc.) ? Quels efforts de sobriété s’imposent dès lors ?
Évolution du risque torrentiel en contexte de changement climatique, une conférence de Vincent KOULINSKI – Docteur ingénieur en géosciences, ETRM. Dans un contexte d’émergence du dérèglement climatique, les torrents alpins deviennent plus imprévisibles et menaçants. Cette Matin’Alpes propose un éclairage expert sur l’évolution du risque en montagne, les causes des évolutions observées et les moyens d'éviter une déstabilisation de ces territoires fragiles et vulnérables. Objectif : garder nos territoires habitables, nos économies à flot… et nos pieds au sec.
Le Réseau québécois sur les eaux souterraines (RQES) a développé un webinaire sur l’impact des changements climatiques sur les sources d’eau potable au Québec. Le webinaire est divisé en deux volets: un pour les prélèvements en eau souterraine et un pour les prélèvements en eau de surface. Il est basé sur le guide développé par l’Université Laval. Objectifs : Ce webinaire vise à sensibiliser les municipalités sur la protection des sources d’eau potable face aux enjeux des changements climatiques. Il vous permettra de :
Comprendre l’impact des aléas climatiques sur les sources d’eau potable ; Apprendre sur les stratégies de protection des sources d’eau et d’adaptation possibles.
Découvrez le nouveau numéro d’e-Loire.tv ! Ce numéro met en lumière les études HMUC (Hydrologie, Milieux, Usages, Climat). Qu’est-ce qu’une étude HMUC ? Quels sont ses objectifs ? Pourquoi la concertation est-elle essentielle ? En quoi ces analyses sont elles nécessaires dans un contexte de changement climatique ? Quel rôle joue l’Établissement public Loire ? Autant de questions auxquelles répondent les experts à travers leurs témoignages.
L’omble chevalier, espèce emblématique des lacs alpins reste à un niveau bas depuis une dizaine d’années, malgré des efforts de repeuplement et d’amélioration de la qualité des eaux. Quelles sont les causes : L’augmentation de la température de l’eau des lacs du fait du changement climatique ? Une contamination des espèces par des polluants historiques des lacs, ou par des polluants émergents dans les eaux de ruissellement de chaussée, seuls ou en cocktail ? PCB, poussières de pneu, composées de caoutchouc et de nombreux additifs dont la 6PPDq s’accumulent dans le sédiment des zones littorales lacustres et impactent les organismes aquatiques. Quel effet sur ces populations et leurs descendances ? La hausse de températures accélère-t-elle le phénomène ?
Flora Branger (INRAE) et Mathieu Fressard (CNRS) partagent les dernières avancées de leurs recherches pour comprendre les effets des changements climatiques sur les processus sédimentaires dans le fleuve Rhône. Emmanuel Reynard, Professeur à l’Université de Lausanne et spécialiste du Rhône suisse, partage ses questions et son expertise afin de réfléchir aux apports opérationnels et à la transférabilité des modèles et des résultats acquis sur le Rhône.
En Italie, la quasi-totalité des communes est menacée par des risques d’inondations ou de glissements de terrain. Un constat d’autant plus inquiétant que chaque degré de réchauffement de la planète provoque des précipitations extrêmes. Des pluies dont les conséquences sont décuplées par l’urbanisation.
Stéphane Loriot, directeur de l'EPTB Vienne, et responsable de notre 6e étude de cas Restauration des systèmes aquatiques et gestion de l'eau en France. Objectifs de cette Etude de cas : Bassin de la Vienne :
En tant que site démonstrateur : Mettre en place 2 types de SFN pour restaurer rivières et zones humides, mesurer leurs impacts sur les cours d’eau et la biodiversité. Région Grand Est : En tant que site réplicateur : Favoriser la création d’une communauté d’engagement reliant la biodiversité, l’adaptation au changement climatique et les défis socio-économiques, tout en promouvant des modèles socio-économiques axés sur la biodiversité.
Intervention de Barbara LEROY, Responsable de la stratégie Mer et Littoral au Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema), dans le cadre du webinaire « Le territoire face au recul du trait de côte : quelles solutions ? » organisé par le Think Tank Territoire et Consciences le mercredi 19 mars 2025.
A l'hiver 2023-2024, le Nord et le Pas-de-Calais ont été frappés par des inondations d'une violence exceptionnelle, après des semaines de pluies torrentielles. A deux reprises, c'est toute une région qui a ainsi été engloutie, provoquant un émoi national. Au total, plus de six mille habitations ont été dévastées et près de mille personnes ont dû être relogées. Des réfugiés climatiques d'un nouveau genre en France. Du jamais vu, qui est en partie la conséquence d'une topographie très particulière, peu connue du grand public. Le triangle entre Saint-Omer, Calais et Dunkerque est en effet un polder, comme on en trouve aux Pays-Bas. Habitants et maraîchers sinistrés s'interrogent : comment imaginer le futur quand sa maison, son champ, sont constamment menacés par les eaux ?
Le film « Ressource en eau et changement climatique, un défi pour la Bretagne » est le deuxième volet d’une série ayant pour vocation de partager un socle commun de connaissances à l’échelle de la Bretagne sur les enjeux Eau et Climat. Après « La Bretagne face au changement climatique », ce second film met l’accent un cycle hydrologique breton particulièrement sensible aux variations climatiques. En mettant à contribution les scientifiques, élus et gestionnaires bretons, ce film vise à rendre les connaissances scientifiques sur ces sujets accessibles à tous, tout en les contextualisant à l’échelle de la Bretagne, et à proposer des solutions applicables aux territoires bretons. Ce film est notamment destiné à être projeté au sein des instances de concertation (CLE, conseils municipaux, comités syndicaux, etc.) mais aussi au sein de formations, évènements et réunions publiques... Il a vocation à contribuer à la prise de conscience des enjeux Eau liés aux impacts du changement climatique, à susciter le débat et à accompagner une prise de décision éclairée en matière d'adaptation et d’atténuation.
Julia Watson (LEHNA) : Certains l’aiment chaud ! Oui, mais et les poissons ? Caractérisation des adaptations physiologiques des poissons en réponse à l’augmentation de la température de l’eau dans un contexte de réchauffement global des rivières. Elsa Picard (EVS, LPED, Graie) : Les hommes qui murmuraient à l'oreille du Rhône, Analyser la mobilisation des acteurs dans les projets de restauration écologique du Rhône. Cecile Luc (INRAE Riverly) – L'appel du Gammarus : Evaluer la toxicité des sédiments des milieux aquatiques d’eau douce : Proposer l’amphipode Gammarus fossarum comme espèce européenne pour le développement de nouveaux bio-essais normalisés.
En 2024, le projet Explore2 a fourni des projections hydro-climatiques pour le 21ème siecle en métropole, visant à soutenir les démarches prospectives sur l’eau et l’adaptation au changement climatique. Comment rendre compte de la complexité de ces résultats ? Comment concevoir des programmes de gestion durables face à la diversité des possibles ? Intervention : Eric Sauquet – INRAE, Directeur de recherche en hydrologie, porteur scientifique du projet Explore 2 ; Typhaine Berthou – EPTB Rance Frémur, Animatrice milieux aquatiques de la Commission Locale de l’Eau du Sage Rance Frémur Baie de Beaussais.
Manque de pluie, disparition des glaciers, forte évaporation : le changement climatique est en train de bouleverser le débit de nos cours d’eau. D’où cette question : nos rivières seront-elles à sec à la fin du siècle ? Pour y répondre, nous recevons Éric Sauquet, hydrologue à l’INRAE, et coordinateur scientifique d’Explore 2, un vaste programme de recherche mené par l’INRAE et l’Office international de l’eau, pour évaluer la disponibilité de la ressource en Eau à la fin du siècle.
Hugo Clément dévoile les conséquences inattendues de la fonte des glaciers. Ainsi, en juin 2024, le hameau de la Bérarde, en Isère, a été ravagé en quelques heures par de terribles inondations. La cause de cette catastrophe : un lac glaciaire s'est vidé soudainement, emportant avec lui des mètres cubes de montagne. A Chamonix, la fonte rapide de la Mer de Glace libère des roches et des sédiments qui viennent obstruer les arrivées d'eau de la centrale hydro-électrique EDF. Un peu partout, la fonte du permafrost provoque des éboulements en montagne.
Cette webconférence examine l'état actuel des connaissances sur les effets du changement climatique sur les milieux aquatiques en France, et sensibilise sur le besoin de préserver et de gérer les cours d’eau dans cette optique climatique. L'objectif était de mettre en lumière les connaissances, les incertitudes et les besoins pour aider à la gestion des cours d'eau face au changement climatique.
La montée des eaux est une des conséquences du dérèglement climatique qui va changer la carte du monde. Les différents pays tentent de s’y adapter avec des stratégies très variées. "Le dessous des cartes" vous propose un tour du monde des littoraux les plus vulnérables et des solutions imaginées pour préserver au mieux l’humanité. Depuis 1900, le niveau moyen des océans a augmenté de 21 cm, une hausse qui ne cesse de s’accélérer, menaçant des millions de personnes à travers le monde. De Shangaï à Tuvalu, des mégapoles aux petites îles, l'élévation des mers et la submersion vont bouleverser la carte du monde. Si certaines régions sont déjà confrontées à l’urgence, comme la Nouvelle-Orléans ou les Pays-Bas, d’autres, comme les îles du Pacifique Sud, risquent tout simplement de disparaître.
Les Solutions Fondées sur la Nature (SFN) sont un moyen de lutter contre les effets du changement climatique sur le bassin de la Vienne. C’est l'objet de cette série de vidéos, retranscrivant la restauration et le suivi scientifique de trois sites naturels menés par l’EPTB Vienne, le PNR de Millevaches en Limousin et le Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne (SABV) au sein du projet européen Natalie. Cette première vidéo est dédiée à la présentation du projet européen NATALIE et de ses objectifs.
Bruno Castelle, directeur de recherche au CNRS, parle dans cette vidéo de l'évolution du trait de côte en lien avec le changement climatique. Elévation du niveau marin absolu et relatif, processus sédimentaires, il explique les mécanismes et les temporalités du phénomène d'érosion côtière.
En partenariat avec Aquagir, Plus Fraîche Ma Ville vous propose un webinaire sur la gestion des eaux de pluie pour accélérer l'adaptation et le rafraîchissement urbain de votre territoire.
Découvrez l'équipe de recherche TEAM du Cerema : transferts et interactions liés à l'eau en milieu construit. Les milieux construits, comme les villes et les infrastructures de transport, modifient leur environnement en altérant les flux d’eau, en augmentant les pollutions et en contribuant à l’élévation des températures locales. Ces transformations nécessitent une compréhension approfondie pour intégrer les enjeux de transition écologique et élaborer des solutions adaptées. Les travaux de l’équipe s’articulent autour de trois axes de recherche : Le fonctionnement hydrologique multi-échelles des milieux construits. Les transferts de polluants entre eau, sol et végétaux, ainsi que les ouvrages de traitement associés. Les processus de régulation climatique en milieu urbain. Grâce à une approche interdisciplinaire et multi-échelles, les recherches menées contribuent à mieux gérer l’eau, protéger la qualité des milieux (eau et sols) et limiter les impacts climatiques locaux.
Pourquoi l'effondrement de l'Antarctique va changer nos vies ? C'est la question posée à Eric Rignot, glaciologue spécialiste de l’observation des calottes polaires par satellite, professeur à l’université de Californie à Irvine, chercheur auprès de la NASA, membre de l’Académie des sciences américaines. Les observations de la calotte glaciaire antarctique sont alarmantes, les glaciers reculent à une vitesse inouïes, et les chercheurs pensent désormais que le point de bascule a été franchi, que rien ne permettra de revenir en arrière. 1 mètre, 2 mètres, 3 mètres en 2100 ? La question est désormais de savoir à quelle vitesse ces "glaciers de l'apocalypse" vont se mettre à fondre. D'autant que le Groenland a lui aussi atteint son point de bascule, et fond massivement du Nord au Sud. Même l'Antarctique de l'Est, autrefois considérée comme stable, montre de très sérieux signe de destabilisation, au point que de nombreux chercheurs pensent que ces glaciers pourraient à leur tour être destabilisés.
Seuls 11% des cours d’eau en Pays de la Loire sont en bon état écologique*. Les expert·e·s estiment qu’à l’horizon 2050, le débit des cours d’eau pourrait diminuer de 30% sur notre territoire. [...] Cette première émission spéciale, co-animée avec Radio Campus Angers, a porté sur l’état de l’eau en Pays de la Loire. Deux intervenant·e·s sont venus présenter les données relatives à l’état écologique de l’eau dans la région et expliquer les enjeux de l’amélioration de la gestion de l’eau, tant d’un point de vue qualitatif que quantitatif. Invités : Gabriel Carestia, chargé de projet Eau à l’observatoire Téo ; Florence Denier-Pasquier, juriste environnement.
Eric Sauquet (INRAE), Sonia Siauve (OiEau) et Claire Magand (OFB) reviennent sur l'expérience qu'a été le projet Explore2 : une quarantaine de scientifiques et une centaine de potentiels utilisateurs des résultats du projet rassemblés pour produire des données utiles à une meilleure gestion de l'eau à horizon 2100.
Nicolas Laroche du Département du Rhône nous présente l'étude "Eau et Rhône" menée en 2023/2024 sur le débit du fleuve Rhône et de ses affluents. Il dresse un état des lieux de la ressource, établit une projection pour les années à venir dans un contexte de changement climatique, et dessine des solutions pour concilier besoins et ressources disponibles.
Entretien de Fanny Brun, glaciologue, lauréate du prix du Collège de France 2024, avec Natacha Triou, productrice de l’émission La science, CQFD sur France Culture. Scientifique de 33 ans, spécialiste des glaciers himalayens et alpins, Fanny Brun est chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) au sein de l’Institut des géosciences de l’environnement. Elle développe une approche originale de la glaciologie, basée sur les observations multi-échelles utilisant l’imagerie satellitaire, confrontée avec l’observation in situ grâce à des campagnes de mesures. Fanny Brun explique à cette occasion le sens et la portée de son travail scientifique, qui consiste à documenter l’évolution des glaciers et à comprendre les mécanismes de leur évolution. Les glaciers sont devenus les marqueurs les plus spectaculaires des changements climatiques alors qu’on annonce la disparition de la moitié d’entre eux d’ici la fin du siècle.
L’objectif général du projet est d’enclencher une mutation de ce territoire de moyenne montagne vers un modèle durable porté par un collectif d’acteurs public-privé-civil, respectueux de l’environnement, adapté aux enjeux du changement climatique et valorisant les solutions fondées sur la nature, l’utilisation des énergies décarbonées, les mobilités douces et collectives. Reposant sur l’élaboration d’études stratégiques qui inscrivent la démarche sur le long terme, et de travaux de restauration et d’aménagement démonstrateurs pour stimuler la résilience du territoire face aux évolutions climatiques, le projet vise à accompagner le territoire dans sa transition et à renforcer la concertation et la collaboration entre acteurs publics-privé-civil. Le projet présente un caractère démonstrateur, reproductible en France et en Europe. Les actions projetées contribuent à la mise en œuvre des politiques de l’Union Européenne, de l’Etat français et des orientations politiques locales pour l’environnement et le climat : l’adaptation des territoires au changement climatique, la préservation de la nature et de la biodiversité, la transition énergétique, la gestion de l’eau, la réduction des risques, la participation des populations et le développement des partenariats publics-privés.
Cette webconférence organisée par l'OiEau avec le Centre de ressources sur les cours d'eau de l'Office Français de la Biodiversité a eu lieu le 14 novembre 2024.
Face à une ressource en eau de plus en plus en tension, les acteurs de la vallée de la Drôme ont vu la nécessité de se projeter en 2050. La commission locale de l'eau (CLE) et une centaine de ses partenaires, ont ainsi adopté une stratégie d'adaptation au changement climatique en 4 axes prioritaires : sobriété, résilience, partage, stockage. Découvrez-en plus dans cette vidéo.
Lisbonne et la gestion des eaux, c’est toute une histoire. Au 18ème siècle cet aqueduc est construit, il va permettre le développement de la cité jusque là confronté à des pénuries d’eau importantes. Aujourd’hui avec le réchauffement climatique l’eau est aussi synonyme de catastrophes avec des inondations dramatiques. Actuellement un vaste chantier est en cours pour contenir les effets de ces épisodes de pluie.
Les pays occidentaux qui jusqu’à récemment se pensaient protégés sont de plus en plus durement touchés par la crise climatique, et ce n’est que le début. Au-delà d’un certain niveau de réchauffement, certains territoires pourraient devenir inhabitables. Alors comment expliquer ce qu’il s’est passé en Espagne ? En quoi ce drame pourrait-il se répéter aussi en France ? Comment mieux se préparer aux risques à venir ? Et pourquoi il est temps de mettre fin au déni et à l’inaction climatique ? Réponses dans cet entretien De Paloma Moritz avec Christophe Cassou, climatologue et Magali Reghezza, géographe.
A cause des effets du réchauffement climatique, la fonte des glaces est inexorable. Emmanuel Thibert, glaciologue INRAE à l'Institut des Géosciences de l'Environnement de Grenoble, nous explique comment se forme un glacier et à quelle vitesse il fond. Spoiler : c'est (très) rapide. Mais est-ce plus rapide aujourd'hui qu'il y a 50 ans ?
De combien de mètres les glaciers fondent-ils chaque année ? Est-ce pareil à l'échelle planétaire, ou est-ce une exception des Alpes françaises ? On vous embarque au sommet du glacier Blanc, dans le massif des Écrins, pour découvrir les glaciers enneigés du 20 août 2024.
Les études sur les impacts du réchauffement climatique sur l’eau se multiplient, s’enchaînent, la fin du siècle s’annonce perturbée, soumise aux extrêmes allant du trop plein au trop peu d’eau. La dernière étude en date est celle menée par l’INRAE, EXPLORE 2 : qui pointe aussi que les ressources en eau seront encore plus inégalement réparties. Pourtant, au fond qu’est ce qui change dans notre quotidien, on a pour la plupart de l’eau au robinet.. et le scénario semble lointain. C’est l’enjeu de cette émission : comprendre pourquoi nous agissons pas ou peu, individuellement ou collectivement ? Pour y répondre : Vincent Marquet : Sociologue, expert recherche et prospective à l’agence de l’eau Adour-Garonne, acteur clé dans la compréhension et la gestion des impacts du changement climatique sur les ressources en eau dans le grand Sud-Ouest. Sylvie Cassou-Schotte : Vice-présidente de Bordeaux Métropole, en charge de l’eau et de l’assainissement, engagée dans la bataille du climat avec détermination et cohérence. Véronique Mabrut : Directrice de la délégation Adour et Côtiers à l’agence de l’eau Adour-Garonne, actrice importante dans la gestion et la protection des ressources en eau dans le bassin versant de l'Adour.
Poissons d’eau douce : un déclin annoncé ? Le saumon sauvage : un poisson migrateur en danger ; Restaurer les populations : beaucoup de pistes, peu de résultats ? Suivez l'émission «Terre des Hommes», présentée par Timothée Dhellemmes. Avec Bernard Breton (Secrétaire général de la fédération Nationale de la pêche en France) et Gaël Denys, (Ichtyologue à l'Office Français de la Biodiversité et au Muséum national d'Histoire naturelle).
Au cœur de la réserve de la Plaine des Maures, dans le Var, une trentaine d’agriculteurs, de viticulteurs, mais aussi des entreprises et des particuliers ont été formés à l’agroforesterie et à l’optimisation de la ressource en eau. Territoire particulièrement exposé à la sécheresse, au vent et à l’érosion, les Résilients cherchent des solutions et expérimentent de nouvelles façons pour cultiver, dans des conditions difficiles qui deviendront la norme avec le changement climatique, par le biais de l’agroécologie.
La partie Est de la Méditerranée se réchauffe plus vite que l’Ouest. Sa proximité avec le canal de Suez rend cette région plus vulnérable à l’arrivée d’espèces non-indigènes, parfois envahissantes. En juin dernier, des spécialistes corses de l’environnement se sont rendus dans l’aire marine protégée de Gökova dans le Sud de la Turquie. Pour échanger entre spécialistes méditerranéens et mieux prémunir la Corse contre les changements à venir.
Daniel Gilbert, professeur en écologie à l'Université de Franche-Comté nous présente l"évolution passée et à venir du climat, les impacts socio écologique et ses pistes pour l'avenir.
Le dérèglement climatique rend la météo de plus en plus imprévisible. La grêle, les tempêtes, les orages et les fortes pluies se multiplient. En quelques minutes, les tempêtes de grêle peuvent détruire une année entière de récoltes. Quelles sont les causes de ces phénomènes extrêmes ? La situation va-t-elle continuer à se détériorer ? Quelles sont les mesures pour y faire face ?
Dans le village de Durban-Corbières dans l'Aude, les habitants ont leur robinet coupé de 14h à 8h du matin tous les jours depuis 8 semaines. Et c'est le 3e été qu'ils vivent ça. À cause de la pénurie et de la sécheresse, c'est l'ensemble du village qui est affecté. Notre journaliste Florian Thomas est allé rencontrer les habitants, les commerçants et le 1er adjoint au maire pour comprendre comment un village entier peut vivre sans eau.
Eric Sauquet, responsable scientifique du projet Explore2, présente la démarche scientifique de l'étude ainsi que les premiers résultats et les impacts du changement climatique prévus dans le grand Sud-Ouest.
Avec des territoires plus marqués que d'autres, le grand Sud-Ouest va devoir s'adapter et gérer de façon durable la ressource en eau.
Vincent Marquet, expert recherche et prospective à l'agence de l'eau Adour-Garonne, évoque les mesures à mettre en œuvre dans la décennie.
Les barrages sont presque à sec, les agriculteurs sont désemparés, les professionnels doivent s’adapter pour la saison touristique. Du coup des mesures très restrictives ont été prises par les autorités, pour la population et pour les secteurs professionnels. Les niveaux des réservoirs étant remontés début mai, la région de Barcelone a décidé d’adoucir les limitations sur la consommation d’eau. Mais la situation reste particulièrement tendue.
Le réchauffement climatique modifie profondément l'environnement, particulièrement en montagne. Quand les glaciers fondent, de nouveaux écosystèmes se forment. Ainsi dans les Hautes-Alpes, le lac du Pavé est un objet de science inédit suivi de très près par les chercheurs. Nos journalistes ont suivi l'une de ces équipes, à 2820 mètres d'altitude.
A Jakarta, le compte à rebours a déjà commencé. Rien ne pourra empêcher le désastre. Jakarta coule. La mer de Java grignote chaque jour un peu plus la mégalopole indonésienne. Aujourd’hui, près de la moitié de Jakarta se trouve sous le niveau de la mer et la ville continue de s’enfoncer d’environ 10 centimètres par an.
L’agriculture est régulièrement mentionnée comme étant l’un des plus gros consommateurs d’eau, si ce n’est le plus gros, à l’échelle de la France ou de la région. Cependant, n’est-ce pas un usage indispensable de l’eau ? Au pays de Giono, les agriculteurs s’associent pour tester différentes solutions et préserver les sols et leur capacité en eau. Sur le plateau de Valensole au cœur du Parc naturel régional du Verdon, la culture du lavandin traverse une importante crise sanitaire. Pour lutter contre le dépérissement des plants et la perte de fertilité des sols, un groupement d’agriculteurs décide de s’inspirer des principes d’une agriculture “de conservation”. Ce changement dans leurs pratiques conduit à des résultats très positifs sur le recul de la maladie, mais également dans l’adaptation de leurs cultures au changement climatique.
Une pénurie d’eau d’un côté, un déluge de touristes de l’autre : pour certains pays européens, l’équation commence à devenir insoluble, au point de provoquer des tensions entre habitants et visiteurs en goguette. Jamais les ressources en eau n’ont semblé aussi menacées sous l’effet du changement climatique. Si l’Italie tente de s’adapter à la sécheresse comme elle peut, les Espagnols envisagent de restreindre le robinet à touristes.
Le déclin notable de la circulation océanique depuis les années 1950 est très certainement lié aux activités humaines. Son arrêt complet pourrait provoquer un nouvel âge glaciaire d’ici quelques décennies. En quoi sommes-nous dépendants des courants ? Et qu’est-ce qui va changer en Europe ? C’est grâce aux courants marins que l’archipel d’Hawaï abrite l’incroyable biodiversité qui a fait sa richesse. En effet, ces phénomènes océaniques permettent aux animaux – comme les anguilles –, mais aussi aux marchandises et aux humains de parcourir des milliers de kilomètres.
Nombreuses sont les menaces qui pèsent sur les ripisylves, qu’elles soient de nature biologique, chimique ou anthropique, le tout dans un contexte de changement climatique. Pour y faire face, quels défis doit relever le gestionnaire d’un milieu riparien ? Comment peut-il y répondre ? La bonne connaissance des enjeux et des contraintes à l’œuvre est indispensable à la préservation de ces milieux, pour qui ne veut pas basculer automatiquement dans une logique restaurative de génie écologique.
C’est pour tenter d’apporter des réponses à ces questions que l’Astee et IdealCO ont coorganisé cette webconférence, avec le soutien de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de son Centre de ressources Cours d’eau.
Le séminaire de restitution des études Explore2 et LIFE Eau&Climat s'est tenu au ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires le 28 juin 2024. Ce séminaire de restitution des études Explore2 et LIFE Eau&Climat a permis de porter à connaissance les projections hydro-climatiques produites par la communauté scientifique et de partager des retours d'expériences d'utilisateurs qui se sont saisis de ces résultats.
Cette vidéo a été tournée dans le cadre du projet LIFE Eau&Climat - Supporting long-term local decision-making for climate-adapted Water Management. L’objectif de ce projet est d’aider les acteurs de la gestion locale des ressources en eau, en particulier dans le cadre des Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE), à évaluer les effets du changement climatique, à les prendre en compte dans leur planification et à mettre en œuvre des mesures d’adaptation. Émilie Darne, animatrice SAGE, nous partage les expériences et actions menées par son établissement au cours du projet.
Haute-Corrèze Communauté a mené une étude scientifique sur les têtes de bassins versants de son territoire. Il s'agit de l'ensemble des petits cours d'eau à l'origine du réseau hydrographique. Situés au début de la chaîne, leur préservation est capitale à la bonne marche de l'hydrosystème. Connaître leur fonctionnement est aussi capital pour se préparer à s'adapter aux changements climatiques. Cette étude a été menée en partenariat avec l'INRAE, EDF Hydro Dordogne, la Fédération départementale de pêche et de protection du milieu aquatique de la Corrèze et la Maison de l'eau et de la pêche de Corrèze.
Le 1er juin 2024, le SMAVD a organisé deux tables rondes sur la thématique de la Durance face au changement climatique. Ces tables rondes ont été organisées en marge de la 5ème Fête de la Durance, évènement grand public organisé par le SMAVD qui draine chaque année plusieurs milliers de visiteurs. La première portait le constat du changement climatique sur notre territoire, ce que l'on observe aujourd'hui et ce que l'on attend pour demain. La seconde a permis de mettre en lumière les actions d'adaptations en cours et les projets à venir pour préparer le territoire au changement climatique.
À la fin du siècle, dans une France réchauffée de 4°C, il va falloir réinventer la gestion de l'eau, en prenant en compte la recrudescence des sécheresses avec des épisodes plus longs et plus intenses, combinée à une multiplication des pluies diluviennes et des crues. Des chercheurs ont planché pendant trois ans sur l'étude Explore 2 pilotée par l'INRAE afin d'aider les décideurs à élaborer des stratégies d'adaptation. L'un de ses auteurs, Éric Sauquet est l'invité d'Élément Terre.
Le déclin notable de la circulation océanique depuis les années 1950 est très certainement lié aux activités humaines. Son arrêt complet pourrait provoquer un nouvel âge glaciaire d’ici quelques décennies. En quoi sommes-nous dépendants des courants ? Et qu’est-ce qui va changer en Europe ? C’est grâce aux courants marins que l’archipel d’Hawaï abrite l’incroyable biodiversité qui a fait sa richesse. En effet, ces phénomènes océaniques permettent aux animaux – comme les anguilles –, mais aussi aux marchandises et aux humains de parcourir des milliers de kilomètres.
Replay de la webconférence du 19 juin 2024 organisée en partenariat entre l’ATEP et IdéalCO. Suite au changement climatique, des canicules et des pluies intenses se produiront plus souvent à l’avenir. La plupart des modèles climatiques s’accordent sur ce fait. Il est donc grand temps que les communes et les villes adaptent et réorientent la gestion des eaux et leurs infrastructures. Mais comment ? Cette webconférence présente comment mettre en pratique ces concepts au travers de retours d’expérience du Plan Pluie du Grand Reims et l’exemple de la désimperméabilisation de parkings pour préserver l’eau de pluie et supprimer des îlots de chaleur.
Les milieux aquatiques sont amenés à évoluer dans le futur sous l’effet du changement climatique. Dans un monde à 3, 4, 5°C… Projetons-nous dans la GEMAPI de demain. Interrogeons nos pratiques et leurs effets pour imaginer ensemble de nouvelles réponses en abordant les démarches d’adaptation et d’atténuation de front. Cet atelier collaboratif sera animé par Jérôme CLAIR (Réseau TMR) et Antoine WEROCHOWSKI (RRTV) avec l’expertise de Christine COUDURIER chargée de mission Life Natur’Adapt (RNN France) et de Kévin LELARGE (RNN du Pinail / Site RAMSAR).
Avec cette 5ème session académique de l’eau, l’Agence de l’Eau Artois-Picardie poursuit la sensibilisation et la formation de tous aux thèmes de l’eau en lien avec le changement climatique. Ce 4 juin 2024 à l’Hôtel Mercure à Arras, elle a choisi de dédier cette édition à la gestion quantitative de la ressource en eau. Avec : François Gemenne, enseignant-chercheur à l’université de Liège (Belgique), coauteur du sixième rapport du GIEC et professeur à HEC Paris, exposera sa vision internationale du sujet, en qualité de grand témoin ; Au niveau national, Vincent Hulin, directeur de programme Biodiversité au Secrétariat général à la planification écologique expliquera comment la France se prépare à gérer sa ressource, en lien avec ses partenaires ; Au niveau local, l’intervention de Marc Parmentier, hydrogéologue du Bureau de Recherches Géologiques et Minières Hauts-de-France permettra de mieux comprendre le fonctionnement des eaux, en particulier souterraines, de notre bassin.
Venez découvrir les actions mises en place par les acteurs du territoire pour anticiper et mieux gérer la ressource en eau. Sont présents autour de la table : Karine VALLEE, Experte ressource en eau, AGENCE DE L'EAU ARTOIS-PICARDIE ; Emilie NIBEAUDEAU, Responsable du Service Ingénierie et Pilotage, DOUAISIS AGGLO ; Sabine BASTIN, Ingénieure hydrogéologue, SB2O ; Aurélien BEHAGUE, Directeur du cycle de l'eau, DOUAISIS AGGLO ; Zoe GROSS, Ingénieure hydrogéologue et Reponsable digitale, SUEZ ; Eva DUCROCQ, Chargée de la protection de la ressource, SYNDICAT DE L'EAU DU DUNKERQUOIS.
Le Massif du Jura, s’étendant sur un vaste territoire le long de la frontière entre la France et la Suisse, est principalement composé de calcaire et se distingue par une géologie complexe qui induit un fonctionnement hydrologique particulier. Les eaux des hauts plateaux s’infiltrent rapidement dans les profondeurs du karst avant de jaillir en fond de vallée. Ce système karstique offre peu de capacité de stockage d’eau à long terme et ne possède pas les propriétés de filtration et d’épuration que l’on peut trouver dans d’autres types de sols plus épais. Le réchauffement climatique exacerbe les conséquences de ces caractéristiques géologiques uniques. Les étés, de plus en plus chauds et prolongés, provoquent des assèchements sévères, augmentant la pression sur les ressources en eau et affectant toute la biodiversité.
Ce projet de film pédagogique est né et a grandi au sein du GT Ressources en eau & Changement climatique (GTR&CC) animé par le Creseb. Il y a été identifié comme prioritaire par ces membres dès 2022. Ce projet est également intégré au sein de l’axe 6 du Plan breton de résilience pour l’eau, en réponse aux besoins exprimés par les membres de l'Assemblée bretonne de l'eau en matière de partage des connaissances existantes.
Avec Yannick Moreau (maire des Sables-d'Olonne), Sébastien Dupray (directeur Risques, Eaux, Mer au Cerema) et Swann Lamarche (expert du littoral à l'IGN).
La gestion de l'eau est coeur de toutes les inquiétudes, avec des contrastes majeurs entre les régions, et des conflits autour des projets de stockage. Peut-on réconcilier les agriculteurs et les défenseurs de l’environnement sur ce thème ?
Vincent Bertrin nous fait découvrir l’écosystème du lac de Lacanau, grand lac naturel girondin de près de 20 km2, inséré au sein des lacs et étangs du littoral aquitain. Avec ses collègues de l’unité EABX (Aurélien Jamoneau, Mario Lepage et Gwilherm Jan dans la vidéo) du centre INRAE Nouvelle-Aquitaine - Bordeaux, il plonge régulièrement, notamment dans le cadre du projet de recherche Vigie-Lacs.
A travers cette activité, il étudie les relations entre les plantes et leur environnement sur le long terme pour comprendre leur fonctionnement, aider à leur gestion et leur protection face au changement climatique.
S'il est un endroit qui incarne les extrêmes climatiques et leurs impacts sur l'agriculture, c'est peut-être la Californie. Après des années de sécheresse, au printemps dernier, ce sont des inondations dévastatrices qui ont frappé cet état de la côte Ouest. Les images sont saisissantes et elles font réfléchir sur l'avenir de l'agriculture dans cette région.
Les refuges thermiques sont des zones où l'eau des lacs et rivières est naturellement plus froide. Ce sont dans ces zones que les poissons vont se réfugier lorsque la température de l'eau augmente en été. Ces zones naturellement plus froides ont plusieurs origines. Voyons dans cette vidéo le rôle des eaux souterraines. Projet ESTHER en collaboration avec l'agence de l'eau, le département des Hautes-Alpes et la CLEDA.
À travers l’intervention de la Région Sud, d’Andromède Océanologie, de la ville de Beaulieu-sur-Mer et de la ville de Ramatuelle, ce webinaire a permis de présenter les enjeux liés à la préservation de la posidonie tant en mer que sur terre. Ainsi, des retours d’expériences de territoires littoraux sur leurs modalités de gestion et de protection des herbiers et des banquettes de posidonies ont été présentés. Il a été également détaillé les initiatives et outils développés par la Région Sud : Charte « Plages de Caractère », Stratégie Locale de Gestion Intégrée du Trait de Côte, Plateforme « Monlittoral « , etc.
Sécheresses, inondations ouragans : les catastrophes naturelles sont de plus violentes. D’où cette question, pourra-t-on continuer à s’assurer dans un climat qui change ? Pour y répondre nous recevons Pascal Demurger, directeur général de la MAIF, une société d’assurance mutualiste qui compte plus de 4 millions de sociétaires en France, et co-président du mouvement impact France, un syndicat d’entreprises engagées.
Un documentaire de Mathieu Casino sur la conception de systèmes de culture rizicoles conduit dans le cadre du projet « AC-Riz Camargue » par le Cirad et le Centre français du riz entre 2020 et 2022. [...] Pour les zones les plus basses de Camargue, combinant des contraintes fortes d’hydromorphie et de salinisation des sols et des eaux d’irrigation, la reconception des systèmes de culture et de production devra être couplée avec une réflexion sur l’évolution des aménagements et la gestion concertée de l’irrigation à l’échelle des « mailles hydrauliques ».
Comment les agriculteurs peuvent-ils préserver l'eau et gagner leur vie ? La problématique agricole est devenue un véritable sujet de société : comment préserver l’eau, garantir un partage équitable de cette ressource, tout en permettant aux agriculteurs de vivre de leur métier ? Présents autour de la journaliste Laetitia Langella, Luc Servant, président de la Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine, Paul Carrère, président de l’Institution Adour, vice-président du Conseil départemental des Landes, et Manuella Broussey, coordinatrice territoriale du bassin de la Charente à l'agence de l'eau Adour-Garonne. Ils nous partagent leurs visions et expertises à travers les solutions existantes et à développer, à l’image des retenues d’eau, des Solutions fondées sur la Nature (SfN) et de la transformation des pratiques agricoles pour mettre en lumière les enjeux et défis à relever.
L’eau est un problème majeur dans nos territoires : ces dernières années, en centre Ardèche, des habitant.es rencontrent des formes de pénurie de la ressource. Au cœur de leur vallée, se côtoient les traces du passé et du présent des usages de l’eau : moulinages, béalières, retenues d’eau, barrages….Face au dérèglement climatique, l’évolution de ces pratiques suscitent des questionnements sur l’avenir des cours d’eau, des sources et des besoins des habitant.es. Ce film de territoire part à la rencontre des agriculteur.ices, des pêcheur.euses, des spécialistes en biodiversité et des citoyen.nes de la vallée de la Glueyre qui nous partagent leurs visions et leurs craintes.
Riche des différents cours d’eau et milieux aquatiques aussi exceptionnels que fragiles, le bassin versant Guiers-Aiguebelette-Bièvre-Truison doit faire face, comme de nombreux territoires, aux effets du changement climatique. Le massif de Chartreuse se distingue par un réseau karstique : une particularité hydrogéologique qui se caractérise par la formation de réseaux et de galeries au sein des roches calcaires. Le karst implique une circulation particulière de l’eau : elle peut s’infiltrer de partout et ressortir n’importe où. Cette caractéristique karstique accentue les effets du changement climatique sur le bassin versant. Baisse de l'enneigement, hausse des températures et répétition d'épisodes de sécheresse précoces fragilisent particulièrement la ressource en eau et les milieux aquatiques. Afin d’anticiper les pénuries chroniques de la ressource en eau, le SIAGA a lancé une étude spécifique à son territoire pour permettre d’éviter les situations de crises trop fréquentes grâce à l’élaboration d’un projet de territoire pour le partage de l’eau : le PTGE. Ce programme d’actions, élaboré en collaboration avec l’ensemble des acteurs du bassin versant et en tenant compte des documents de planification phare en matière d’eau, notamment le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE), permettra d’arriver sur la durée à un équilibre entre besoins et ressources en eau, à une certaine sobriété dans les usages de l’eau, à préserver la qualité des eaux et la fonctionnalité des écosystèmes aquatiques, à anticiper le changement climatique et ses conséquences sur la ressource en eau et à s’y adapter.
De Caramany à la mer, nous vous proposons un parcours en vidéo de la vallée de l'Agly, la plus touchée par la sécheresse qui sévit dans les Pyrénées-Orientales depuis trois ans.
Face aux changements climatiques, aux évolutions démographiques et socio-économiques du territoire, Charente 2050 vise à comprendre et à anticiper les changements globaux du bassin de la Charente. Cette démarche a par exemple permis d’évaluer l'écart au déficit à l'estuaire (100 millions de m3 à l'horizon 2050). Le déficit observé en 2022 (50 millions de m3) deviendra ainsi la norme dans le futur. Des actions sont dès à présent nécessaires pour s’adapter, anticiper et permettre au territoire d'être plus résilient. Tous les secteurs d'activités sont concernés. Le plan d’adaptation élaboré par les acteurs du territoire est concret, et ajusté aux territoires. Véritable enrichissement des programmes d’actions et des démarches du bassin de la Charente, ce plan d’adaptation ne demande aujourd’hui qu’à être engagé pour répondre au défi du changement climatique.
Direction les Alpes du Sud où les stations de moyenne montagne doivent repenser leur modèle économique. L’or blanc fond au soleil et la faune et la flore, elles aussi, doivent s’adapter. Alors dans une station des Préalpes du Sud, on réfléchit à inventer de nouveaux projets en considérant l'appauvrissement de la neige.
Le projet Vigie-Lacs (2022-2026) vise à acquérir des connaissances scientifiques indispensables à la préservation de plantes aquatiques des lacs et étangs du littoral aquitain : Lacanau, Carcans-Hourtin, Cazaux-Sanguinet, Biscarrosse, Parentis-Biscarrosse, Aureihan, Léon, Moliets, la Prade, Moïsan, Soustons, Hardy, Blanc, Noir, Turc, Yrieux, Garros. Ces milieux présentent de nombreux services écosystémiques. Ils sont également marqués par la présence d’espèces floristiques (macrophytes) remarquables. Cependant, ils sont fortement menacés par les activités humaines et le changement climatique, qui occasionnent : La présence d’espèces exotiques envahissantes (Egeria densa ; Jussie ; Myriophylle du Brésil) ; Des altérations hydro-morphologiques : urbanisation, reprofilage, compactage, érosion, passage de véhicule sur la bordure, longe côte, etc. Le projet est un travail de recherche appliquée, partenarial, en lien avec les acteurs et gestionnaires du territoire : syndicat Géolandes, ONF,SAGE étangs littoraux … Vincent BERTRIN et Aurélien JAMONEAU de l’INRAE, Alain DUTARTRE, hydrobiologiste spécialiste des milieux aquatiques, et Estelle JARDOT du Syndicat Intercommunal d'Aménagement des Eaux du Bassin Versant et Etangs du Littoral Girondin (SIAEBVELG) vous présentent ces grands lacs, les pressions qu’ils subissent et les objectifs et attentes du projet.
La Camargue est la région française la plus impactée par le changement climatique. L'élévation du niveau de la mer y est très rapide. Les scientifiques estiment qu'elle sera supérieure à 50 centimètres d'ici 2100. Problème : dans la région, 70% des terres sont situées moins d'un mètre au-dessus du niveau de la mer. Comment s'adapter à ces bouleversements ? Vaste zone humide, la Camargue est confrontée à la montée des eaux, à une salinisation croissante des terres, à des déficits de précipitation et à des tempêtes de plus en plus violentes et fréquentes. Son trait de côte recule chaque année un peu plus. En Camargue, on estime que 32 000 personnes sont directement menacées par l'avancée de la mer. Les habitants de la région doivent dès à présent s'adapter à tous ces bouleversements.
"De l'Eau pour Demain" est un projet de recherche qui vise à améliorer la connaissance et la gestion des ressources en eau en Bretagne. Ce webinaire de clôture du projet aborde un des axes majeurs du projet : la vulnérabilité des eaux souterraines. Quel contexte particulier les rend si vulnérables ? Quelles expériences peut-on tirer des crises sécheresse passées ?
Pour pallier un enneigement insuffisant résultant du changement climatique, de nombreux domaines skiables de France et de Suisse ouvrent la saison en utilisant d’un hiver sur l’autre de la neige recyclée et stockée. Une méthode de conservation appelée "snowfarming". Cette neige en conserve est-elle une solution rentable et écologique ? Pourrait-elle même aider à préserver les glaciers de la fonte estivale ?
Ce webinaire du 7 février 2024 est organisé dans le cadre du MOOC Changement climatique: impacts, atténuation et adaptation. Il fait intervenir Emmanuelle George, économiste territoriale à l'INRAE, et il est animé par Vincent Sennes, de la Fondation UVED. Il porte sur les impacts - déjà visibles et prévisibles - du changement climatique sur les stations de ski, et sur les deux grands types de stratégies d'adaptation associées. La première consiste à rechercher un maintien de l'activité de ski grâce à l'usage de neige de culture, et la seconde vise à rechercher une diversification de l'offre touristique. Ces deux approches sont analysées sous différents angles : économiques, écologiques, politiques et sociaux. Après une conférence d'environ 30 minutes, Emmanuelle George répond aux questions des participants.
Partout le même constat, des températures records touchent tous les pays, des incendies ravagent des régions entières, des espèces disparaissent, et la cryosphère diminue jour après jour. Le réchauffement climatique est à l’œuvre et ne cesse de s'intensifier.
Poussée par son amour de la glace et de la neige, la Savoyarde Heïdi Sevestre décide de devenir glaciologue. Pour ses recherches, elle parcourt la planète (Arctique, Himalaya, Groenland ou encore Antarctique) et l’émerveillement pour les géants de glace cède place à l'anxiété : les glaciers fondent inexorablement et vont disparaître d’ici quelques années si nous continuons de vivre comme nous le faisons. Heïdi Sevestre change alors de cap et sort de son laboratoire de recherche pour alerter le grand public et les puissants sur les ravages causés par le dérèglement climatique. Une profonde conviction la guide : sauver les glaciers c’est se sauver nous-mêmes. Nous partons pour un voyage vers la cryosphère, nous allons faire l'état des lieux et comprendre où tout ceci nous mène...
Ce webinaire du 25 janvier 2023 est organisé dans le cadre du MOOC Changement climatique: impacts, atténuation et adaptation. Il porte sur la relation entre les calottes polaires et le niveau marin, et pose la question de savoir à quelle échéance l'élévation du niveau marin dépassera 2 mètres. Après une conférence d'environ 30 minutes, Gaël Durand répond aux questions des participants.
Les posidonies jouent un rôle majeur dans l'écosystème marin : elles permettent d'oxygéner l’eau, leur système racinaire dense et profond participe à la stabilité des fonds marins et elles abritent de nombreuses espèces animales. En Italie, les associations écologistes tentent de convaincre le gouvernement que ce végétal est un allié précieux pour défendre la biodiversité de Méditerranée.
Chaque hiver, dans les marais du Cotentin et du Bessin, l’eau recouvre des milliers d’hectares de terres. Pourtant, avec le changement climatique, cette zone vitale pour la biodiversité a un avenir incertain.
On pense souvent que l'eau coulera éternellement de notre robinet... mais entre des besoins croissants et l'impact du changement climatique, assurer la disponibilité et la qualité de l’eau est un véritable défi ! Géraldine Picot et Marie Pettenati, hydrogéologues au BRGM, intervenaient sur ce sujet dans l'émission Science en questions de L'Esprit Sorcier TV.
Il ne tombe plus assez de neige sur les pistes de ski de Céüze, dans les Hautes-Alpes, alors la station a fermé. Les habitants racontent une autre histoire, la leur. Une histoire collective, celle d'un territoire qui se cherche un nouvel avenir sans moyens pour le rendre concret. Mais le spectre du changement climatique ne leur laisse plus le choix... Il leur faut changer de monde, rebondir dans une nouvelle vie.
C'est une initiative qui pourrait faire des émules à l'heure du réchauffement climatique. Dans les Hautes-Alpes, le site nordique de Gap Bayard renonce à ses canons à neige. Pour cette station de ski de fond, ce modèle économique n'est plus rentable.
Retrouvez l'échange entre Jean-Raynald de Dreuzy, directeur de recherche au CNRS affecté à l'unité mixte de recherche Géosciences Rennes, et Sara Fernandez, ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts et chercheuse à INRAE, sur la thématique du dépassement de la limite planétaire en eau douce.
Dans ce webinaire du 30 novembre 2023 proposé dans le cadre du MOOC Changement climatique : impacts, atténuation et adaptation, Hervé Douville, chercheur HDR au Centre national de recherches météorologiques (Météo France & CNRS) et auteur du GIEC parle des effets du changement climatique sur le cycle de l'eau. Il met en lumière les résultats des modèles climatiques sur ce sujet, et surtout discute de leur interprétation et de leur utilisation pour l'aide à la décision. Il explique quelles sont les sources d'incertitudes par rapport à ces projections, et invite à prendre en considération non pas la moyenne mais l'ensemble des possibles révélés par les différentes modèles actuellement utilisés dans le monde afin de se préparer au climat de demain, et surtout à sa variabilité.
Vidéos des sessions du colloque De l’eau à Montpellier : Montpellier, pôle mondial de référence dans les recherches sur l'eau , par Eric Servat (2023) ; Pôle Aqua-Valley, acteurs de la transition hydrique des territoires et des industries par S. Boucher ; Grandes manœuvres pour acheminer l’eau d’ici et d’ailleurs ; captages divers et variés (2023) ; Le Lez : source d’inspiration pour les artistes par F.B. Michel et R. Ventura (2023) ; Les dérèglements climatiques : comment y faire face ? par Yves Tramblay et Alix Roumagnac, 2023 ; Nanosatellites et prévision des épisodes cévenols par Laurent Dusseau (2023) ; La gestion des fleuves côtiers par Stéphane GHIOTTI et Jean-Paul VOLLE (2023) ; Pluies et inondations en milieu urbain : comment les maîtriser ? par Nicolas Zumbiehl (2023) ; L'utilisation des nappes phréatiques par Séverin Pistre et Arnaud Vestier (2023) ; L'eau, une ressource limitée par Julien Leconte (2023) ; La réutilisation des eaux usées traitées pour préserver les ressources en eau (2023) ; Perturbateurs endocriniens ; antibiotiques par Ch. SULTAN puis Patricia LICZNAR-FAJARDO (2023) ; Eau et maladies à vecteurs par Didier FONTENILLE (2023) ; L’eau, la vigne, le changement climatique, par Nina GRAVELINE et Jean-Marc TOUZARD (2023) ;
Une zone sous-marine de 150 x 250 km avec les marées, le vent, la rotation de la Terre reproduites en miniature, c’est le défi que s’est lancé l’équipe du LEGI de Grenoble, en recréant pour la 1ère fois au monde dans une maquette le détroit de Gibraltar. Un exploit rendu possible au sein de la plateforme tournante Coriolis. En collaboration avec LeMonde.fr, ce reportage nous présente le détroit comme un laboratoire en modèle réduit qui va permettre aux chercheurs de comprendre comment des phénomènes très localisés impactent la circulation globale à l’échelle de la planète. Les efforts des chercheurs visent notamment à comprendre plus en profondeur l’influence du changement climatique sur les processus invisibles au sein des fluides.
Des inquiétudes s’installent sur la quantité d’eau fournie par le Rhône. Le changement climatique modifie le débit du fleuve. La France craint ne plus pouvoir l’exploiter autant qu’elle le voudrait, notamment pour refroidir sa centrale nucléaire du Bugey, à une centaine de kilomètres de Genève. La Suisse, aussi, entend protéger ses intérêts économiques. Emmanuel Macron vient à Genève ce 15 et 16 novembre pour négocier les contours d’un éventuel accord.
Un Français sur quatre est menacé par les inondations. Les orages sont de plus en plus intenses et, pourtant, peu de gens ont pris la mesure de ce danger. Hugo Clément révèle les failles des prévisions météo. Ainsi, les alertes de vigilance météo sont lancées à la fin des épisodes orageux et non avant. Il fait découvrir le phénomène incroyable des laves torrentielles en montagne et part enfin à la rencontre de ceux qui se battent pour modifier l'urbanisme et laisser de l'espace pour que l'eau puisse s'écouler sans faire de victimes.
Le jeudi 19 octobre 2023, l'agence de l'eau Seine-Normandie organisait un webinaire sur le thème L'eau dans les documents d'urbanisme : une stratégie gagnante face au changement climatique.
Depuis les plages de sable fin de la Caraïbe jusqu’aux falaises escarpées de l’Atlantique en passant par les mangroves, le littoral de la Martinique constitue un territoire d’exception. Située à l’interface entre la terre et la mer, cette bande côtière, est confrontée à l’érosion et à la submersion marine, des phénomènes naturels qui peuvent parfois revêtir un caractère exceptionnel, notamment pendant la saison cyclonique. En 2017, le BRGM et la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) de Martinique ont mis en place un Observatoire afin de mieux comprendre ces phénomènes.
Débat-conférence organisé à l'Université d'Orléans par l'association scientifique universitaire GCOUDE avec Anne-Lise Boyer (géographe spécialiste de l'adaptation des villes au changement climatique et chercheuse post-doctorante au CNRS, elle interviendra en duplex depuis l'Arizona) et Marie Pettenati (hydrogéologue & géochimiste notamment chargée de mission "Eaux Souterraines et Changement Global" du BRGM).
Chaque mois, Temp’O décrypte les enjeux de l’eau sur notre territoire et vous entraîne à la rencontre des acteurs qui s’engagent pour son avenir. Ce mois-ci, retour sur un été sous haute surveillance. Moins virulente que l’an passé, la sécheresse s’est malgré tout bel et bien installée sur notre territoire en 2023. Quel est l’état de nos ressources à la sortie de l'été ? Comment est gérée l'eau en période de sécheresse ? Quelles solutions pour préserver la ressource, à brève et longue échéance ?
Afin de renforcer la résilience de l’alimentation en eau potable face aux risques de sécheresse et de lutter contre les sources de contamination de l’eau, est mis au cœur des préoccupations la sécurisation des ouvrages d’eau potable. Ainsi, nous ferons le point sur cet enjeu majeur pour les exploitants et les collectivités et par l’accompagnement de sa mise en œuvre règlementaire. Autour de la table : Mathieu GREFFIER, Chargé d’intervention collectivités, AGENCE DE L’EAU LOIRE-BRETAGNE ; Denis ROUSSET, Chef de service Collectivités et Industrie, AGENCE DE L’EAU LOIRE-BRETAGNE ; François LIPONNE, Directeur Délégué au Cycle de l’Eau, VICHY COMMUNAUTE ; Francis PRUVOT, Chef du Service Environnement, DIRECTION DEPARTEMENTALE TERRITORIALE DE L’ALLIER ; Nicolas BERNARD, Directeur des Services Techniques, COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION DU GRAND GUERET ; Nicolas ROUSSEL, Chargé de missions Ressource en Eau, COMMUNAUTE URBAINE CREUSOT MONTCEAU.
Lancé en 2021, le projet CIMaE vise à mieux connaitre les mares d'altitude dans les Alpes et les Pyrénées françaises, afin de mieux les préserver. En effet, ces milieux abritent une biodiversité rare et menacée par le réchauffement climatique.
En Tunisie, les ressources en eau disponibles représentent seulement 420 m3 par an et par habitant alors que le seuil de pénurie est fixé à 500 et celui de stress hydrique à 1 000. C’est presque 8 fois moins qu’en France. Pour faire face à cette sécheresse extrême qui dure depuis plusieurs années, le pays tente de mettre en place une politique qui devrait permettre de s’adapter à l’horizon 2050.
Au programme : Les sécheresses à Paris : de quoi parle-t-on ? Comment les sécheresses vont-elles évoluer ? Introduction sur le contexte de l’eau dans le bassin versant de la Seine par Florence Habets, hydrogéologue et directrice de recherche au CNRS ; Le soutien d’étiage : une solution pour répondre aux besoins, par Charlotte Barbé, chargée de projet hydraulique et hydrologie à l’EPTB Seine grands Lacs ; L’action de la régie Eau de Paris pour préserver la ressource en eau, par Benjamin Gestin, directeur général d’Eau de Paris ; Les solutions mises en place par la municipalité, par Marie-Pierre Padovani, responsable du Pôle Eau Plastique Seine à la Ville de Paris.
Quels avenirs pour nos fleuves et rivières ? La parole aux experts de demain ; Revitaliser nos rivières avec des solutions fondées sur la nature ? (oui, c’est possible !) ; Les effets du réchauffement des cours d’eau sur les hydrosystèmes.
Le changement climatique est un phénomène inéluctable, persistant pendant de longues périodes, dont les effets sur les territoires sont néfastes tant ils affectent de nombreux domaines : population, infrastructures, milieux naturels... Les pouvoirs publics se doivent de mettre en place des actions visant à réduire la vulnérabilité des territoires pour répondre à ce changement en atténuant notamment l’impact des activités humaines. Découvrez lors de cette conférence les résultats de l’étude menée par la Région Grand-Est afin de caractériser la vulnérabilité du territoire, améliorer les connaissances sur les impacts et les potentiels d’adaptation. Intervenant : Lionel GRESSE, Chef du service eau et changement climatique, REGION GRAND-EST.
Composante essentielle du plan eau de l’État, la sobriété en eau est un sujet qui nous concerne tous. Comment la mettre en application dans notre quotidien ? Quels sont les outils à notre disposition et les initiatives en cours dans le grand Sud-Ouest ? Dans sa première émission, « Temp’O » vous plonge au cœur de ce nouveau défi de sobriété en eau. Après avoir dressé un état des lieux, des experts, des citoyens, des collectivités et des entreprises partagent leurs expériences, leurs initiatives, leurs réussites, mais aussi leurs interrogations pour un avenir où l’eau demeure une ressource renouvelable accessible à tous. De l’Occitanie à la Nouvelle-Aquitaine, en seulement vingt-six minutes, découvrez tout ce que vous devez savoir sur la sobriété en eau et les économies d'eau.
Alors que les nappes phréatiques sont au plus bas, alors que la guerre des "bassines" agricoles fait rage, que des mesures de restriction ont été prises dès cet hiver dans certains départements, comment faire face au manque d'eau qui s'annonce pour l'été 2023 ? Qui sera touché par des restrictions ? Des salles de bain aux piscines, des jardins aux champs de maïs, Jamy s'engage dans une grande enquête à travers la France. Il remonte à la source, jusqu'aux nappes phréatiques. L'eau devient rare et précieuse. Comment ne pas la gaspiller et bien la partager entre tous les utilisateurs ? Le prix de l'eau va-t-il augmenter ? Peut-on rendre potable l'eau de mer ?
À l’heure où les ressources hydriques s’amenuisent en Europe, les multinationales de l’eau en bouteille n’entendent pas renoncer à leurs prérogatives. Enquête en France et en Allemagne où les conflits d’intérêts paralysent les espoirs de réglementation.
Elle est désormais au centre de toutes les préoccupations environnementales car elle est vitale. La gestion de l'eau, longtemps considérée en France comme une richesse inépuisable, exacerbe les tensions. Les sécheresses hivernales et les canicules estivales, ont pour effet d'augmenter l'évaporation de l'eau, ce qui la rend plus rare. De plus, les polluants agricoles et industriels fragilisent sa qualité. Comment faire pour la préserver et pour la partager ? Trois reportages sont dédiés à cette problématique : "Irrigation : vers un changement de modèle ?", "Eau potable, la fin d'une époque ?" et "Eaux souterraines : un enjeu stratégique".
Celle que nous buvons, celle que nous utilisons, celle aussi que nous gaspillons. Avec le changement climatique, l'eau est devenue un enjeu stratégique, et même politique, car l'eau ne coule plus de source : elle se fait de plus en plus rare. Canicules, sécheresses hivernale, rivières à sec et nappes phréatiques au plus bas : l'eau est le « nouvel or bleu » que tout le monde s'arrache ; parfois violemment. Car si l'eau est un bien commun, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.
Comment continuer à produire dans une France à sec ? Quels sont les principaux leviers de sobriété ? Quelles filières soutenir en priorité ? Et quels changements opérer ? Comment s'adapter enfin à cet état de sécheresse parti pour durer ? Pour en débattre, Daphné Roulier reçoit : Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ; François Gemenne, chercheur, politologue et membre du GIEC ; Florence Habets, hydroclimatologue, directrice de recherche au CNRS.
Le laboratoire d’océanographie, ou institut de la mer, veille de près sur la Méditerranée, sa faune et sa flore. Tout au long de l’année des scientifiques auscultent ses fonds marins à la recherche notamment de nouvelles espèces de poissons invasifs, venus de la mer Rouge poussés vers nos côtes par le réchauffement de notre planète.
Pour évoquer les épisodes de sécheresse actuels et à venir, Florence Habets, hydroclimatologue, directrice de recherche au CNRS, et Robert Vautard, météorologue et climatologue, directeur de recherche au CNRS, étaient les invités du Grand entretien de 8h20 sur France Inter, lundi 1er mai.
Avec les sécheresses très fréquentes de ces dernières années, la ressources en eau est au cœur des préoccupation de la région Sud. Aujourd'hui on interroge Nicolas Roche, Professeur en Génie des Procédés à Aix-Marseille-Université et chercheur au CEREGE, nous apporte une vue d'ensemble sur la situation de l'eau dans le monde et en région Sud.
Eau potable, électricité ou irrigation : sur terre, des milliards de personnes dépendent directement des glaciers pour leur alimentation ou leur énergie. D’où cette question : quelles seraient les conséquences d’une disparition des glaciers de montagne ? Pour y répondre, nous recevons Heidi Sevestre, glaciologue, Lauréate en 2022 de la première médaille Shackleton pour la protection des régions polaires, présentatrice de documentaires scientifiques, et autrice des “Sentinelle du climat".
Écoutez bien... Nos océans nous parlent... Et ils nous implorent de leur laisser un peu de répits. Depuis plus de 20 ans, Laurent Chauvaud, écologue et plongeur scientifique au CNRS de Brest, utilise l’acoustique sous-marine pour mettre en évidence l’impact des activités humaines sur les écosystèmes marins du monde entier. Et son constat est implacable : nos océans sont à l’agonie, il nous faut agir dès maintenant ! Face à l’inaction collective, le scientifique a décidé de confier sa matière sonore à des artistes pour qu’ils deviennent les haut-parleurs de l’urgence climatique. Ainsi nait à Brest le projet Sonars dont François Joncour, musicien, compositeur et interprète, fait partie. À son contact, les chiffres deviennent des notes, les études des partitions, et les publications des émotions. Marine a plongé dans cette expérience où Arts et Sciences se subliment pour nous faire entendre la beauté de la catastrophe en cours...
Dans la plus haute chaîne de montagne du monde, le réchauffement climatique menace des milliers de glaciers et a pour conséquence des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes : éboulements de terrain, avalanches ou effondrements de glaciers. Alban Alvarez et Navodita Kumari se sont rendus dans le petit État de l’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, où ces catastrophes sont aggravées par une course effrénée au développement d’infrastructures comme des barrages hydro-électriques.
C’est un changement de philosophie. Pendant des décennies, les hommes ont drainé l’eau pour l’évacuer des champs et des villes, au point qu’elle n’a plus aujourd’hui ni la place, ni le temps de s’infiltrer dans la terre. Il faut donc désormais lui redonner de l’espace pour qu’elle pénètre mieux le sol. En 2013, un ancien parc aquatique au pied des Pyrénées a été inondé par le gave de Pau. Alors, il a été décidé de rendre à la rivière la place qui lui avait été prise, en créant deux zones humides, qu’on prenait deux grosses éponges. C’est un réservoir d’eau naturel qui maintient ainsi le débit de la rivière et qui a coûté 500 000 euros. C'est l’agence de l’eau qui l’a financé pour moitié, car dans la région Nouvelle-Aquitaine, 60% de la population est alimentée par rivière. Pour gérer la pénurie, deux mots-clés sont mis en avant dorénavant : sobriété et réutilisation. Ainsi, quand elle a produit de l’électricité en montagne, puis de l’eau potable, elle pourrait être réutilisée en sortie de station d'épuration par les agriculteurs.
À l’origine de bien des mythes et légendes terrifiants, les marais n’en jouent pas moins un rôle essentiel pour le climat et la biodiversité. Capables de stocker de grandes quantités de carbone, ces lieux absorbent en effet du CO2 présent dans l’atmosphère. Et pourtant, l’assèchement et la destruction des zones humides se poursuit dans le monde entier.
Tarification progressive, réutilisation des eaux usées, plan sobriété, avenir des méga-bassines : le plan « eau » annoncé par Emmanuel Macron se veut ambitieux. Des actions d’urgence pour répondre au deuxième été consécutif de sécheresse qui s’annonce, des investissements à long terme comme pour permettre à nos centrales nucléaires très gourmandes en eau de fonctionner en circuit fermé, on décortique ces mesures dans la première partie de Sens Public. Avec : Marie PETTENATI, Hydrogéologue au bureau de recherche géologique et minière (BRGM) ; Nicolas Garnier, Directeur général de l’association Amorce ; Franck Galland, Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.
Comme le souligne le 6e rapport du GIEC, l’eau est déjà un problème majeur avec des épisodes de sécheresse qui se multiplient avant même l'arrivée de l'été, mais aussi des maladies et des décès liés à l’eau parce qu’elle est polluée – le choléra, par exemple, est de retour au Liban. L’eau manque et provoque déjà des conflits dans certaines régions du monde. Sortons nos cartes.
Nans Barthelemy (laboratoire LEHNA) : Les microplastiques, c'est pas fantastique ! conséquences et devenir dans les rivières intermittentes
Le devenir et les conséquences écologiques de la présence des microplastiques dans les rivières intermittentes ; Stéphanie Vukelic (laboratoire EVS) : Changement climatique, les (rivières) intermittentes occupent le devant de la scène ! Comment préserver une rivière sans eau ? ; Les représentations sociales des rivières sans eau et leur impact sur la préservation des milieux aquatiques.... stratégies adaptatives à l'épreuve de l'intermittence ; Emmanuel Jaulin (écologie, laboratoire INRAE Riverly) : Une éclusée, deux éclusées, trois... quel impact cumulé des éclusées : analyse au travers d'un insecte aquatique, l'éphémère. Mieux comprendre les effets écologiques de la gestion des rivières par éclusées à travers le prisme des stades de vie sensibles de Baetis, un éphémère aquatique.
Alors que la montée des eaux va changer le visage de la France, "Envoyé spécial" plonge en 2100, à la découverte de pans entiers de notre territoire engloutis, et va chercher d'éventuelles solutions chez nos voisins néerlandais.
La Concorde, l'Hôtel de ville ou le Louvre inondés : une crue centennale de la Seine, égale ou supérieure à celle de 1910 est une hypothèse sérieuse qui pourrait très fortement impacter Paris et l'Ile-de-France dans les prochaines années. Accentué par le réchauffement climatique, ce risque majeur occupe des dizaines de scientifiques. Géographes, géologues, ingénieurs, architectes et urbanistes cherchent à comprendre le mécanisme des crues, à mesurer et prévoir très précisément leur étendue, à analyser le rôle des nappes souterraines, à protéger le métro ou les grands musées et à imaginer une ville résiliente.
Migration des poissons (vers les pôles), vagues de chaleur (marine) ou disparition des coraux : les dérèglements du climat va bouleverser les écosystèmes marins. D’où cette question, quel sera l’impact du changement climatique sur la pêche ? Pour y répondre, nous recevons Didier Gascuel, professeur d’halieutique à l’Agrocampus Ouest, membre du Conseil Scientifique de l'IFREMER, du Conseil scientifique des pêches de l'Union Européenne (CSTEP), et auteur de “Pour une révolution dans la mer”, et de “La pêchécologie, manifeste pour une pêche vraiment durable”.
Le ruisseau des Aygalades, un exemple d’écosystème urbain malade avec Evelyne Franquet, Professeur à l’IMBE, Aix-Marseille Université.
Dans un contexte de changement global, les zones urbaines méditerranéennes doivent faire face à l'augmentation de la température, à la rareté des ressources, aux risques d'inondation et à l'augmentation des pollutions. Passer de la "ville sanitaire" à la "ville durable" avec la mise en place d’infrastructures vertes et la restauration des écosystèmes urbains devient une urgence.
Dans cette conférence nous prendrons l’exemple du ruisseau des Aygalades fortement impacté par les activités humaines.
Pour faire face à la tension sur la ressource en eau potable, la collectivité Eau du bassin rennais a développé plusieurs outils. Explications de Ludovic Brossard, vice-président chargé de l'adaptation au changement climatique.
Vendredi 3 février 2023, Le Collectif Bassines Non Merci a organisé une conférence publique en présence d’Anne-Morwenn Pastier, docteure en Sciences de la Terre pour exposer un contre-argumentaire scientifique contre les méga-bassines. La salle de St Léger de la Martinière était comble !
Ce diagnostic correspond à l'étape INFORMER du projet SAGE DROME 2050. Le projet SAGE DROME 2050 vise à élaborer une stratégie d'adaptation de la vallée de Drôme au changement climatique par 2 grandes étapes : INFORMER en partageant les ordres de grandeur des impacts du changement climatique ; FAIRE ENSEMBLE en soutenant une dynamique collective autour de l’adaptation et des changements de pratiques. Des ateliers de concertation avec les acteurs de l'agriculture, de l'eau potable et de l'urbanisme, du tourisme, de l'industrie et des milieux naturels permettront de construire ensemble les réponses à apporter à ce constat.
Ce webinaire propose de décliner la thématique "Eau et adaptation au changement climatique" en 5 sessions : deux généralistes dédiées aux connaissances et à la planification à l'échelle nationale et de bassin, suivies de trois sessions qui détailleront les moyens mis en œuvre localement pour adapter les territoires aux répercussions du changement climatique sur les usages agricoles, milieux aquatiques et urbains.
C’est une région qui se réchauffe quatre fois plus rapidement que le reste du globe. En Arctique, il est plus que jamais primordial de comprendre les phénomènes météorologiques qui s’y jouent. C’est pourquoi une dizaine de scientifiques français essaye de comprendre l’impact du passage des dépressions dans cette région.
Les Néerlandais sont les champions du monde de la protection du littoral. Et pour cause : une grande partie de leur pays se trouve sous le niveau de la mer. Ils concentrent leurs efforts sur l’amélioration des digues, notamment grâce à la spartine anglaise, une plante qui puise son énergie dans la puissance des vagues.
Certains pays méditerranéens, comme la Jordanie ou le Maroc font parties des zones du monde les plus touchées par le manque d’eau.
En prélevant des carottes de glace sur différents glaciers, le projet international "Ice Memory" va permettre de mieux comprendre les conséquences des changements climatiques sur les humains et la planète.
La Commission Ressources en Eau et Milieux Aquatiques et la section territoriale Ouest : Bretagne, Pays de la Loire de l’Astee ont organisé un webinaire le 15 novembre 2022 sur la gestion et les travaux sur cours d’eau face au changement climatique. Comment adapter nos modalités d’interventions face au changement climatique ? se questionner sur l’anticipation, les incertitudes techniques, la concertation…se réinterroger voir se repositionner dans une projection méconnue des évolutions des milieux ? Questions qui seront posées par deux études de cas avec la renaturation d’un marais et le changement de modes de gestion d’un barrage « eau potable ».
Comment agir collectivement face au manque d'eau ? Le projet européen Water for Tomorrow vise à améliorer la gestion de l'eau en Angleterre et en France. Partenariat transfrontalier de 5 structures anglaises et françaises, le projet développe et teste des outils innovants de gestion de l’eau et des processus de développement de nouvelles règles de gestion. Ceux-ci permettront une gestion plus réactive à court terme des épisodes de sécheresse, et une meilleure planification des investissements et de la gestion de l’eau à long terme pour les territoires.
Quels impacts du dérèglement climatique sur la ressource en eau ? Etat des lieux, projections et prévisions, conférence présentée par Florence Habets, mardi 8 novembre 2022.
A Saint-Louis, la construction d’une nouvelle digue vient de s’achever pour protéger la Langue de Barbarie, le quartier des pêcheurs, touché par l’érosion côtière. Des centaines de personnes ont déjà été relogées suite à la destruction de leurs habitations lors de grandes marées. Des milliers d’autres habitants devraient bientôt être déplacés. La digue suffira-t-elle à sauver Saint-Louis, l’ancienne capitale du Sénégal, classée depuis l'an 2000 au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO ? A Saly, plus au sud, la construction de brise-lames et d’épis ainsi que le rechargement du sable ont permis de recréer les plages perdues, et par conséquent, de relancer toute l’activité touristique essentielle à la région. Mais pour combien de temps ? Des stratégies différentes mais un seul objectif : préserver le littoral sénégalais, menacé par les changements climatiques.
Cet été, la France entière a été touchée par une sécheresse historique, n’épargnant aucun territoire. En Normandie aussi. Pas une goutte de pluie pendant des semaines, des températures caniculaires, des rivières à sec. On a frôlé, dans certaines communes, la coupure d’eau potable. Le réchauffement climatique est désormais une réalité.
Pour en parler, Florent Turpin a rencontré :
Jean-Luc Lerouxel, vice-président de l’agglo de Saint-Lô en charge du cycle de l’eau.
François Beauvais, climatologue au GIEC.
Daniel Delahaye, hydrologue au GIEC Normand.
Ce sont les plus grands lacs artificiels de France métropolitaine mais leur niveau, au plus fort de l’été, n’a jamais été aussi bas. Du jamais vu, Serre-Ponçon et Sainte-Croix au régime sec. Des lacs pourtant alimentés par de puissantes rivières de montagne comme le Verdon, la Durance et l'Ubaye. Ces lacs alimentent en eau potable plus de 3 millions d’habitants de PACA. La multiplication des épisodes de sècheresse pourrait fragiliser tous les secteurs et acteurs (agriculture, villes, industriels, tourisme), pour qui cette manne est essentielle, rendant nécessaire de repenser le partage de l'eau.
Une Méditerranée entre 28 et 30 degrés cet été, des températures exceptionnelles qui inquiètent. La grande bleue est la mer qui se réchauffe le plus rapidement. Le phénomène s'accentue sous l'effet du changement climatique. En 40 ans, ces vagues de chaleur ont doublé et ravagent les herbiers marins et les coraux comme la gorgone rouge. Considérés comme les poumons de la mer, ils constituent un habitat vital pour de nombreuses espèces, aujourd'hui menacées. Autre conséquence: l'apparition de poissons exotiques qui commencent à migrer vers nos côtes.
Le dérèglement climatique entraîne des bouleversements en chaîne : températures en hausse en Allemagne comme en France, sècheresse et incendies qui menacent nos forêts et les personnes qui y vivent ou qui en vivent. "ARTE Regards" accompagne des pêcheurs dans la "Spreewald", près de Berlin, et des bûcherons en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Que vont-ils devenir ?
Les Alpes sont le château d'eau de l'Europe. Réserve si gigantesque et si haute qu'on pourrait la croire intouchable. Sauf qu'elle ne l'est pas. C'est tout le propos du film de Dorothée Adam. Pendant plus d'un an, la réalisatrice a suivi des scientifiques, plongeurs et alpinistes. Du sommet du Mont Blanc aux vallées, ils traquent la pollution. Et l'on découvre que c'est tout le cycle de l'eau qui est aujourd'hui menacé.
En Occitanie, il y aura 6 millions d'habitants en 2025. 7 millions en 2050 ... Comment répondre aux besoins dans un contexte de tension de la gestion en eau ? Comment mieux la réguler ? Et préserver nos ressources ? Pour tenter d'y répondre, Guillaume Choisy, directeur général de l’agence de l’eau Adour-Garonne.
Le Pakistan fait face à des inondations de grande ampleur. Plus de 728 personnes ont été tuées depuis un mois, 31 000 habitations ont été détruites, 500 000 têtes de bétail sont mortes noyées, des centaines d’hectares de récoltes ont été ravagées. Des crues soudaines ont provoqué des glissements de terrain entraînant la destruction de barrages.
Elle n’est plus exceptionnelle et devient même récurrente depuis plusieurs années, la sécheresse sévit à nouveau en Limousin … A ce jour, 45% des cours d’eau sur le bassin de la Vienne sont sans écoulement ou à sec, une situation grave et inédite. Ce phénomène directement lié au dérèglement climatique et à l’activité humaine nous concerne tous… Agriculteurs, entreprises, particuliers, comment préserver nos ressources en eau ? Avec : Antoine Gatet, de l’association Sources et Rivières du Limousin qui siège également au Conseil National de l’Eau ; Stéphane Loriot, directeur de l'Établissement Public Territorial du Bassin de la Vienne ; Joël Bialoux, agriculteur (FDSEA) et membre du comité sécheresse de la Creuse ; Bernard Drobenko, juriste spécialisé dans le droit de l’eau, ancien candidat EELV aux municipales à Limoges.
Comment les territoires vont-ils s'adapter au changement climatique et au déficit de la ressource en eau ? Cette question est à l'origine du projet Dem'Eaux Roussillon, coordonné par le BRGM. Ce projet d'ampleur a mobilisé pendant plus de 5 ans des dizaines de spécialistes pour étudier les ressources en eau souterraine de la plaine du Roussillon (Pyrénées Orientales), dont les nappes constituent une ressource majeure notamment pour l’eau potable de Perpignan.
Je fais le point sur le rôle de la vapeur d'eau dans le changement climatique. Qu'est-ce qui fixe le contenu en vapeur d'eau dans l'atmosphère ? La vapeur d'eau peut-elle causer un changement climatique ? Peut-elle agir sur les changements climatiques sans être une cause ? Son rôle est-il étudié par les climatologues ? Est-ce que les émissions de vapeur d'eau par les sociétés humaines ont une influence sur le climat ?
Le niveau de la Loire est historiquement au plus bas depuis la construction des barrages de Villerest près de Roanne et de Naussac sur l'Allier. À Gien dans le Loiret, le débit depuis hier est passé à 38 m³ à la seconde contre 50 à 60 m3 habituellement à cette période. La situation devient préoccupante et en temps réel, les autorités essayent de maintenir le niveau de la Loire, via deux barrages situés en amont.
En 16 mn 02, Me Yann Landot expose les éléments juridiques mobilisables par divers acteurs publics en matière de trait de côte et de submersion marine... Le tout afin que chaque territoire puisse ensuite se bâtir une stratégie qui lui ressemble, qui soit adaptée à son territoire. Cette vidéo s'avère d'autant plus essentielles que des premiers territoires sont en train de s'adapter, et d'utiliser des outils juridiques (et techniques) profondément renouvelés depuis quelques années et, même, quelques mois.
Ces images étonnantes ont été tournées dans 8 pays d’Afrique.
Ce n’est que depuis 2015 que la plupart des gouvernements africains ont pris conscience de la nécessité de résoudre ce problème de l’accès à l’eau potable pour les populations des villes mais aussi celles des campagnes. La tâche est immense, les populations des campagnes sont en attente de l’eau potable et les gouvernements dépendent aujourd’hui en grande partie de l’aide internationale. Cependant le film souligne que quelques pays d’Afrique obtiennent de bons résultats. Le documentaire de Michel-Yves GATTEPAILLE expose de manière pédagogique la situation de l’accès à l’eau potable en Afrique en 2022. L’objectif d’atteindre l’accès à l’eau potable pour tous en Afrique est-il atteignable en 2035 ?
Il y a cinq ans, à Simbach am Inn, dans l’est de la Bavière, sept personnes perdaient la vie dans une crue centennale. Le Simbach, qui donne son nom à la ville, n'est pourtant qu'un petit cours d’eau, mais de fortes pluies l’ont fait gonfler en un rien de temps avant que des torrents d’eau, de bois et de boue ne dévastent la ville. Depuis, de nombreux travaux de reconstruction ont été réalisés et la municipalité a pris d'importantes mesures de protection. Mais les craintes de voir un tel désastre se reproduire sont grandes parmi la population. À juste titre car, à en croire les experts, les pluies diluviennes et les crues brutales, comme celles qui se sont abattues sur Simbach en 2016, vont se multiplier, car elles comptent parmi les multiples conséquences du changement climatique.
Avec très peu de neige cet hiver, et un été précoce, le niveau d'eau du Drac inquiète. Les agriculteurs de la vallée du Champsaur doivent rationner l'eau, dont l'essentiel va à la ville de Gap. Les activités de sports d'eaux-vives, qui font la réputation de la région, sont impossibles.
Comment agir collectivement face au manque d'eau ? Le projet européen Water for Tomorrow vise à améliorer la gestion de l'eau en Angleterre et en France. Partenariat transfrontalier de 5 structures anglaises et françaises, le projet développera et testera des outils innovants de gestion de l’eau et des processus de développement de nouvelles règles de gestion. Ceux-ci permettront une gestion plus réactive à court terme des épisodes de sécheresse, et une meilleure planification des investissements et de la gestion de l’eau à long terme pour les territoires.
Au-delà des bénéfices directs pour la ressource en eau et la biodiversité, ces actions de désimperméabilisation et de renaturation sont également l’occasion d’aborder la question des usages de la cour et de leurs répartitions au sein de cet espace. Le remodelage de la cour école devient un projet où toute la communauté éducative, enfants, enseignants, personnels de mairie… est ainsi amenée à s’exprimer sur ses besoins et envies.
Entre la sécheresse et la pollution, nos rivières souffrent de plus en plus
Dans la basse Bienne, le secteur de Saint-Claude , l'AAPPMA demande à ses adhérents de ne pas pêcher en aval à partir de Saint-Claude et à ceux qui souhaitent continuer à pêcher le bassin versant de la Bienne, de s'orienter vers les affluents ou la partie amont de la Bienne .
Les défenseurs de l'environnement alertent sur l'état des cours d'eau.
Le changement climatique a de nombreux effets sur la planète, quels sont-ils sur l’eau en Nouvelle-Aquitaine ? Quelle disponibilité de la ressource en région, dans les années à venir ? Comment agir ? Économie, Ressources alternatives, Solutions fondées sur la nature : comment s'adapter pour les cinq, dix, 20 années qui viennent, de façon à ne pas avoir ces déficits et ces effets sur la qualité de l'eau ? Bernard Legube, professeur émérite de l’Université de Poitiers, nous en dit un peu plus sur l’impact du changement climatique sur l’eau et sur Acclimaterra, le comité scientifique régional sur le changement climatique, à travers 4 questions/réponses.
Saumon, truite de mer, anguille, esturgeon, aloses, lamproies... sur 9 grands migrateurs présents en France, 8 espèces ont un classement UICN "défavorable" dont 3 en danger critique d'extinction ! Le constat est également alarmant au niveau européen, avec une baisse de 93% des populations de poissons migrateurs entre 1970 et 2016. Parmi les principales causes de régression : changement climatique, altération des habitats (pollution, etc...), prédation, braconnage, barrages et moulins... Nombreux sont les phénomènes naturels ou activités humaines qui dégradent directement l’environnement, donc les conditions de vie des poissons. Nous, les 1,5 million de pêcheurs du réseau associatif de la Fédération Nationale de la Pêche en France et tous nos partenaires, poussons donc un cri d’alarme sur la situation des poissons migrateurs en France pour que cette situation ne devienne pas à terme une fatalité. Cette campagne inédite de sensibilisation nationale portée par la FNPF et tout le réseau associatif de la pêche de loisir s’adresse au grand public et aux instances institutionnelles, avec pour objectifs de faire un état des lieux de la situation et de rappeler l’urgence d’une mobilisation collective.
Emma Haziza est hydrologue, spécialiste de la résilience des territoires face aux risques climatiques extrêmes. Fondatrice de Mayane, centre de recherches appliquées dédié à l'adaptation climatique.
Météo France a publié le 8 mai une alerte sécheresse. À l’heure où Emmanuel Macron est attendu pour ce nouveau quinquennat sur les questions d’écologie, quelles politiques doivent-être adoptées ? Les agriculteurs devront-ils sacrifier des cultures trop gourmandes en eau ?
Dans l'est du Maroc, au pied de l'Atlas, la vallée de Tafilalet abrite l'une des plus grandes oasis du monde. Mais cet ensemble d'îlots de verdure en plein désert, alimenté par un système d'irrigation ancestral, est menacé par le changement climatique. Diminution des ressources en eau, dégradation des sols, exode rural : l'oasis du Tafilalet fait face à de nombreux défis. Accompagnés par une équipe de scientifiques, les habitants mettent en œuvre différents projets de réhabilitation. Ils restaurent les khettara, galeries souterraines qui permettent de capter l’eau de pluie et des nappes phréatiques, et modernisent leurs techniques d’apiculture ou d’élevage. L’occasion aussi de repenser le rôle des femmes dans la société marocaine.
Si les vaches sont infiniment sympas, elles dégagent aussi du gaz nocif pour la planète. Mais des chercheurs ont peut-être trouvé la solution : les toilettes pour vaches. Seraient-elles un moyen de lutter contre le dérèglement climatique ?
Le projet ViSéGéo, dont le BRGM est partenaire, vise à mettre en place gestion intégrée du risque de sécheresse en essayant notamment de bâtir un système prédictif du phénomène de retrait gonflement des argiles.
Avec Véronique Lebourgeois, du PNR du Morvan qui présentera les retours d’expérience du LIFE NATUR ADAPT sur la communication liée au changement climatique dont l’usage de la fresque du climat pour sensibiliser les élus et Benjamin Gauthier, du Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Bourbince qui présentera la mise en oeuvre de la méthode Hycarre dans le cadre de la mobilisation des acteurs du bassin versant.
La Méditerranée abrite une espèce de plante au rôle aussi important que la forêt amazonienne pour la Terre. Son nom : la posidonie. Le poumon de la Méditerranée, comme on l’appelle aussi, est pourtant détruit depuis des décennies. 10% de sa surface a disparu en 50 ans en France, 34 % sur l’ensemble du bassin méditerranéen. Que faire pour stopper cette hémorragie invisible ? C’est justement l’objet de cet épisode des Blue Panda Talks. Avec Pierre Descamp, biologiste marin, plongeur professionnel et président d’Andromède Océanologie, Thierry Duchesne, commissaire général et adjoint du préfet maritime de la Méditerranée pour l’action de l’État en mer et Catherine Piante, chargée de programme Aires Marines Protégées au sein du WWF France.
Depuis le mois de novembre, notre île n'a plus connu d'épisodes pluvieux significatifs, la Haute-Corse est particulièrement concerné par ce stress hydrique. Solange Graziani et Typhaine Urtizverea font le point sur les réserves en eau.
Au nord-est du Bassin aquitain, les formations carbonatées du Jurassique et du Crétacé affleurent en bordure du Massif central et s’enfoncent progressivement vers l’ouest, en direction de l’Océan atlantique. Elles constituent des réservoirs stratégiques et contribuent au patrimoine naturel et économique de ces territoires. L’objectif scientifique du projet est d’appréhender l’évolution des ressources en eau, soumises au changement global. Retrouvez les présentations et échanges du comité des acteurs qui s'est tenu le 8 novembre 2021.
Réchauffement climatique, baisse de l’enneigement ou recul des glaciers : les stations de ski sont en première ligne du changement climatique. Loïc Giaccone — ex-journaliste spécialisé ski, travaillant sur les questions de montagne et d’adaptabilité liées aux changements climatiques, doctorant à l’Université de Georgetown auprès de l’économiste Gaël Giraud — est interviewé par Maxime Thuillez.
Dans le Var, Patrick Petrognani est le plus ancien et l’un des derniers pêcheurs d’éponges de Méditerranée. Un métier peu connu en France où la production n’est pas comparable à d’autres pays du bassin. Un métier difficile et de plus en plus fragile aussi, puisque la pêche est menacée par les changements climatiques qui causent chaque année la disparition de plusieurs espèces d’éponges.
Les algues sont à l’origine de la vie sur Terre. Si notre atmosphère est devenue respirable, c’est grâce à ces surprenants végétaux aquatiques. Leurs étonnants pouvoirs ne s’arrêtent d’ailleurs pas là, puisque les algues fixent le CO2 et permettent de produire des aliments sains prisés des végétariens. Substituts au plastique ou médicaments, elles servent à fabriquer quantité de choses.
Le récif corallien est un écosystème particulièrement menacé. 14% des coraux ont disparu dans le monde entre 2009 et 2018. Pour lutter contre ce déclin, une équipe de chercheurs du Criobe en Polynésie Française, mène une dizaine de projets de recherches pour aider le corail à s’adapter au changement climatique. Ils réalisent des croisements génétiques ou réfléchissent à des solutions pour reconstruire les récifs détruits. Ils espèrent grâce à ces recherches réussir à inverser la tendance.
On a toujours su qu’un jour, la pluie prendrait le pas sur la neige au Pôle Nord, on sait maintenant que cette transition se fera encore plus tôt que prévu. Dès 2070, d’après une étude parue dans la revue Nature communications. C’est 20 ans plus tôt que ce que l’on pensait, avec des conséquences irréversibles pour le réchauffement de la planète.
Situés à plus de 1800 m et éloignés de toute source de pollution, les lacs d'altitude semblent préservés. Pourtant, ces écosystèmes fragiles et protégés n'y échappent pas. Je vous emmène aujourd'hui au lac de la Muzelle en plein coeur du Parc national des Écrins !
Webinaire du 24 novembre 2021
Le changement climatique va engendrer des perturbations sur les masses d’eau en particulier avec une baisse des débits estivaux annoncée par l’ensemble des simulations réalisées et sur l’ensemble du territoire métropolitain. On constate aussi, et cela va s’accentuer, des augmentations de températures des eaux, des assecs plus prononcés, un risque d’accroissement des pollutions et du niveau trophique etc… Comment ces évolutions sont-elles intégrées dans les politiques locales de gestion de l’eau ? Quels problèmes se posent dans leur mise en œuvre actuelle ? En particulier comment répondre aux exigences de la #DCE ? Quelles priorisations, les choix d’actions à mettre en œuvre dans le cadre de programmes de reconquêtes du bon état chimique et écologique de l’eau ou de partage de la ressource ?
CHIMERE 21 (CHIers – Meuse : Évolution du RégimE hydrologique au 21e siècle) est un projet de recherche financé par l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse. CHIMERE 21 avait pour objectif de réaliser une évaluation des impacts futurs des changements climatiques sur les débits de la partie française de la Meuse. Associant des scientifiques d'INRAE Antony (UR HYCAR, coordinateur du projet), d'INRAE Lyon (RiverLy), de Météo-France, de l'Université de Lorraine (laboratoire LOTERR), d'EDF DTG, et de la Dreal Grand-Est, ce projet a duré 4 ans.
Automne 2020 dans les Alpes-Maritimes : les vallées de la Vésubie, de la Roya et de la Tinée sont dévastées par une crue éclair qui ravage plusieurs communes. Bilan : 9 morts, 9 disparus et 3 700 sinistrés. Neuf mois plus tard, dans le nord de l'Europe, des inondations provoquent la plus grande catastrophe naturelle des dernières décennies en Allemagne, Autriche et Belgique. Elles font 220 morts. En France, les inondations sont la première cause de catastrophes naturelles. Un Français sur quatre est exposé à ce risque. Jamy Gourmaud et Eglantine Emeyé vont parcourir la France et nous apprendre les bons comportements à adopter face aux crues. Les automobilistes sont les premières victimes des crues éclairs.
Riche en témoignages, extrêmement documenté, leur film donne à voir les mutations déjà à l’œuvre dans l’environnement méditerranéen, leur impact sur les activités humaines et la biodiversité, mais aussi les actions entreprises pour anticiper les risques et tenter de limiter les dégâts. À travers les scénarios décrits par des scientifiques du CNRS, de l’INRAE ou de Météo France, ainsi que les observations d’acteurs de l’environnement, comme les agriculteurs ou les pêcheurs, il nous projette dans un avenir… tout proche.
Avec le réchauffement climatique, la fonte des glaces s'accélère. L'Arctique se réchauffe deux à trois fois plus vite que le reste du monde. Restée stable jusqu'à récemment, la banquise de l'Antarctique fond à son tour de manière spectaculaire. Quelles seront les conséquences de ce phénomène sur l'environnement et les êtres humains ?
Depuis plusieurs années déjà, nos arbres se meurent à cause de la sécheresse. Un phénomène qui touche particulièrement les hêtres et les châtaigniers, mais aussi les célèbres chênes sessiles, et dans une moindre mesures les pins sylvestres. Mais déjà, la résistance s’organise. Au cœur de la forêt d’Orléans, la plus grande forêt domaniale de France, une expérience unique est en cours sur des essences importées comme le pin maritime ou le séquoia. Les scientifiques de l’INRAE travaillent sur des modélisations avec les cartes de météo France et les propriétaires privés testent déjà des essences méditerranéennes.
Les calottes glaciaires fondent, le niveau des mers augmente toujours plus vite et les terres émergées se raréfient. Mais les architectes et les climatologues ont une solution : construire des villes sur l’eau ! Sachant que notre planète est recouverte à 71 % d’océans, pourquoi ne pas exploiter ces vastes étendues ? Les humains de demain vivront-ils sur l’eau ?
Retour d’expériences, exemples et outils de mise en œuvre pour optimiser sa gestion de l’eau
- Thomas VILOINGT Chargé de mission Agriculture Agence de l’eau Loire-Bretagne
- Régis Taisne, Chef du déprtement Cycle de l'Eau, FNCCR
- Christine MORIN, Directrice assainissement et gestion des déchets Vichy Communauté
- Régis BONNET, Directeur eau potable, Vichy Communauté
- Alain PYRAT, Ingénieur Expert Environnement, ERAMET
Face à l’augmentation des températures les scientifiques s'interrogent sur le seuil de tolérance des poissons côtiers aux extrêmes climatiques. Des équipes du CNRS et de l’IFREMER se sont penchés sur le cas de la daurade royale en Méditerranée dans le but de prédire la présence future de cette espèce emblématique dans les lagunes du pourtour méditerranéen. Leurs études combinent à la fois l’écologie du mouvement avec un système d'émetteurs acoustiques posés sur des poissons sauvages,
mais également des études en captivité pour déterminer finement l’impact des températures sur la physiologie des daurades.
Le lac de Grand-Lieu, situé près de Nantes, est un site classé et protégé depuis 40 ans. La biodiversité qu'abrite la réserve naturelle en fait l'un des sites les plus précieux d'Europe. D'une superficie de 3000 hectares en été, le lac passe à 6000 hectares l'hiver et devient le plus grand lac de plaine de France. Malgré une politique de protection drastique, le lac est menacé par la pollution et le dérèglement climatique.
Comment agir collectivement face au manque d'eau ? Le projet européen Water for Tomorrow vise à améliorer la gestion de l'eau en Angleterre et en France. Partenariat transfrontalier de 5 structures anglaises et françaises, le projet développera et testera des outils innovants de gestion de l’eau et des processus de développement de nouvelles règles de gestion. Ceux-ci permettront une gestion plus réactive à court terme des épisodes de sécheresse, et une meilleure planification des investissements et de la gestion de l’eau à long terme pour les territoires.
La démarche prospective Dordogne 2050, menée de 2018 à 2021, a permis d'identifier des axes de travail concrets pour lutter contre les effets négatifs du dérèglement climatique à travers le lancement de treize projets démonstrateurs sur le bassin. Aménagement du territoire, gestion de la ressource en eau, hôtellerie de plein air et baignade, fermes 2050, mobilités, biodiversité...ces projets tentent de construire des réponses adaptées au territoire avec les élus et acteurs locaux. Dans cette vidéo, Jean-Christophe Bureau, économiste et ingénieur agronome professeur à AgroParisTech, présente les services environnementaux liés aux activités agricoles et les enjeux auxquels cette activité majeure pour le bassin de la Dordogne va être confrontées dans le contexte du changement climatique.
Quantitativement comme qualitativement, l’adaptation des industriels agro-alimentaires du Rhin Supérieur face aux effets du changement climatique sur la ressource en eau apparaît donc nécessaire. Afin d’apporter une vision claire de ces enjeux et des solutions concrètes d’adaptation pour les industriels agro-alimentaires du Rhin Supérieur, cet atelier réunira des intervenants français, suisses et allemands, issus à la fois du monde économique, scientifique et institutionnel, et qui présenteront leur modèle d’adaptation au changement climatique.
Les évolutions climatiques impactent la ressource en eau et sa répartition sur le bassin Rhin-Meuse perturbant les activités agricoles, la navigation, et plus localement l’alimentation en eau potable et les activités économiques. Quel diagnostic concret a été établi, quels secteurs identifiés comme vulnérables ? Et surtout quelles solutions mettre en œuvre pour réduire sa dépendance à l’eau sans compromettre ses activités ?
Ce film présente un programme de recherche original sur les tempêtes historiques en Pays de la Loire. Dans le cadre des travaux menés dans l’axe "Histoire des Risques" pour l’Observatoire Régional des Risques Côtiers en Pays de la Loire, des carottes sédimentaires ont été prélevées en différents points du littoral et des cernes d’arbres ont été analysées, ces données sont croisées avec le travail des historiens et l’analyse des archives historiques pour mieux comprendre et prévenir les risques actuels.
Après le film "Le Souci du SAGE" réalisé en 1995, le Syndicat mixte de la rivière Drôme et ses affluents (SMRD) propose un nouveau film illustrant les grands enjeux pour l’eau de la vallée de la Drôme. Le changement climatique induit de nouvelles adaptations. Pour gérer durablement la ressource en eau, la Commission locale de l’eau (CLE) a défini une stratégie organisée autour de 5 thèmes. Ce film présente le 3e SAGE Drôme, les acteurs et le territoire sous l’angle de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques.
Une partie de l'archipel indonésien s’enfonce dans la mer. Sur la côte nord de l’île de Java, les villages sont constamment inondés. Jakarta, la capitale, est aussi menacée, et les autorités prévoient de construire une ville nouvelle en pleine forêt vierge pour y déplacer toutes les administrations.
Le Samedi 20 Mars 2021, l’association Kimiyo organisait un nouveau rendez-vous dans le cadre des “tchatches et sciences”. Cette rencontre avec Provence Lanzellotti, géographe à l’agence d’urbanisme catalane a eu lieu autour de la thématique “Montée des eaux, menaces sur les littoraux” en direct de la médiathèque de Perpignan.
Dans le contexte actuel de changement climatique, les zones de montagne représentent un grand intérêt scientifique, notamment sur les thématiques des ressources en eau disponibles et de la biodiversité. Thibault Mathevet est hydrologue et Ingénieur Pôle EDF Hydro DTG Grenoble, et présente ici les résultats et enseignements d'une étude menée sur les impacts du changement climatique sur les ressources en eau et la dynamique nivale à l'échelle de bassins versants du Parc National Mercantour, à travers la reconstruction long terme (1900-2100) de la valeur en eau de la neige et de l’hydrologie de bassins versants du Parc National du Mercantour.
Il n'y a pas de crise de l'eau au Québec, mais les pressions - climatiques et anthropiques - sur la ressource n'en sont pas moins bien réelles. Pour répondre de façon efficace à ces pressions, il est essentiel de rallier les divers acteurs impliqués et de connecter les différents usages de l'eau pour mieux comprendre leurs effets cumulatifs et agir adéquatement sur le territoire. «Il faut remettre le bassin versant au coeur de nos actions, et une réelle gestion intégrée de l'eau est absolument nécessaire», estime Marie Larocque. «Tout le monde devrait se sentir visé par ces questions-là». Alors vous, pensez-vous «bassin versant» ?
Emma Haziza, hydrologue, présidente de Mayane, centre de recherche spécialisé dans la recherche de solutions face au changement climatique, sera sur notre plateau pour répondre à toutes nos questions.
Dans un contexte de changement climatique et de raréfaction de la ressource en eau, l'assainissement apparaît comme une enjeu primordial pour les décennies à venir. Ainsi, les acteurs du territoire ne manquent pas d'innovations pour tenter d'anticiper les changements : réutilisation des eaux usées traitées dans l'agriculture, solutions d'assainissement collectif ou non-collectif basées sur la nature ... (Re)découvrez ici ce que les acteurs mettent en place sur le bassin de l'Adour et au-delà.
La désimperméabilisation des sols en milieu scolaire, ou comment conjuguer enseignement, santé et protection de l'environnement. Une opération soutenue par l'agence de l'eau Rhône Méditeranée Corse.
L'insertion sociale au service de la nature : l'association SOS Mangroves NC met à contribution des jeunes en difficulté pour protéger le pays de la montée des eaux.
L’hebdomadaire britannique « The Economist » a réalisé une vidéo passionnante (en anglais) sur un projet de financement blue carbon pour préserver et suivre l’évolution d’une mangrove. Le principe du
Blue Carbon est d’utiliser les capacités à stocker le gaz carbonique de certains végétaux marins pour défalquer le CO2 ainsi capté du bilan carbone national. Ce documentaire prend ici un exemple concret d’une mangrove gérer par une communauté au Kenya. Bon visionnage !
Alors que les glaciers ont une influence directe sur le climat, ces derniers sont en train de disparaître comme à Argentière, en France. Pourtant, des glaciologues se mobilisent notamment au Pérou et en Autriche, pour sauver les populations menacées et des lanceurs d'alerte et des scientifiques tentent de proposer des solutions innovantes pour sauver ces géants. Hugo Clément a aussi suivi l'expédition de sauvetage de Mike Horn et de Borge Ousland au Pôle Nord, où les deux explorateurs ont failli laisser leur vie. Hilde et Sunniva, deux bénévoles, ont quant à elle, tout quitter pour s'installer dans une cabane de trappeur, d'où elles enregistrent les modifications du climat arctique.
Le prometteur marché de l’eau s’annonce comme le prochain casino mondial. Les géants de la finance se battent déjà pour s’emparer de ce nouvel "or bleu". Enquête glaçante sur la prochaine bulle spéculative.
La guerre des bassines fait rage dans certains territoires. Confrontés à la sécheresse, les agriculteurs veulent sécuriser leurs récoltes. Les opposants ne veulent pas qu’ils s’accaparent la ressource.
Décryptage de ces conflits avec les invités de Florence Roussel : Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, et André Bernard, président de la chambre d’agriculture du Vaucluse (FNSEA).
Martin et Lothar sont restés tristement célèbres. Du 26 au 28 décembre 1999, ces deux tempêtes ont traversé l'Europe : Lothar a en premier soufflé des bourrasques d'une puissance jamais enregistrées. Les forêts de France, de Suisse, d'Allemagne et du Danemark en portent toujours les stigmates. Martin est arrivé par la Bretagne et a atteint l'Alsace avant de frapper la Suisse, la Côte d'Azur et l'Italie du Nord. Vingt ans après ces funestes phénomènes météorologiques, Jamy revient sur les manières de comprendre aujourd'hui ces catastrophes naturelles. Avec plus de 4 000 km de côtes, la France reste très exposée aux tempêtes. Sommes-nous à l’abri d’une nouvelle catastrophe de cette ampleur ? Sommes-nous bien préparés ? Le réchauffement climatique semble aggraver le risque.
La relation nappe-cours d’eau se définit comme un échange d’eau dans un sens ou dans l’autre. La nappe alimente la rivière ou est alimentée par celle-ci. Dans certaines situations d’étiage sévère, l’ensemble du système est impacté. Par Pierre Chrétien, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Régulièrement, le débit des cours d’eau suscite l’inquiétude des usagers et des défenseurs de la biodiversité. En effet, des étiages trop importants ne sont pas sans impact. État des lieux de nos cours d’eau. Évolution passée et avenirs possibles. Par Laurent Rimbault, de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) des Pays de la Loire.
En France, le Bureau de recherches géologiques et minières prévoit une baisse de 10 à 25 % de l’alimentation des nappes phréatiques à l’horizon 2045-2065. Dans un contexte de changement climatique, état des lieux de nos nappes. Evolution passée et à venir. Par Frédéric Faissolle, Conseil départemental de Loire-Atlantique.
Marie-Monique Robin explique en quoi elle soutient le Collectif "Bassines Non Merci!" et pourquoi elle s'oppose au projet de 16 réserves de substitution (dites bassines) dans les Deux-Sèvres.
Ce film propose une découverte du fleuve côtier La Saâne : un fleuve côtier aménagé comme les 9 fleuves de Seine Maritime. Urbanisation, inondation, changement climatique, amènent les élus à réfléchir sur le devenir de ce fleuve et de son environnement.
A terme, toute la question est de savoir quand ce glacier géant va disparaître et entraîner une réaction en chaîne qui fera monter le niveau de la mer de plusieurs mètres.
À Soulac-sur-Mer, en Gironde, la résidence Le Signal, bâtie en 1967, a été évacuée le 29 janvier 2014, en toute urgence, parce que l´ensemble du bâtiment risquait de basculer dans l´océan. Raconter l´histoire de cet immeuble, c´est faire le récit de ce qui arrive ou arrivera pour plus de la moitié des habitants de cette planète, ceux qui vivent sur le littoral et qui assistent impuissants à l´érosion du trait de côte.
Les tourbières, zones humides où s’accumule de la matière organique fossilisée, jouent un rôle crucial dans le ralentissement du réchauffement climatique : agissant comme un piège, ces écosystèmes sont capables de stocker du C02, et donc de réduire notre bilan carbone. Mais la tourbe, qui s’utilise comme engrais et comme combustible, est aujourd’hui très prisée... De grands groupes comme Klasmann-Deilmann n’hésitent pas à aller chercher cette précieuse matière dans les Balkans, menaçant les tourbières locales d’assèchement. Hans Jossten, paléo-écologiste, parcourt le monde pour tenter de protéger ces zones humides, exigeant que les tourbières asséchées soient ré-humidifiées.
Une rivière entièrement à sec, des communes privées d’eau potable... L’eau est-elle en train de devenir un produit de luxe ? Dimanche en Politique a lancé un débat spécial sécheresse sur les bords du Doubs asséché à Maisons-du-Bois-Lièvremont.
Deux scientifiques de l'université de Corse alertent sur les conséquences du réchauffement climatique et de la montée du niveau de la mer annoncée. Les signes sont déjà là pour ces chercheurs insulaires. Illustration sur une plage de Santa-Maria-Poggio.
Face à l’urgence climatique, le comité de bassin de l'agence de l'eau Adour-Garonne a lancé en 2016 l’élaboration d’un plan d’adaptation au changement climatique (PACC). Des auditions d’experts dans différents domaines permettent d’éclairer les débats et d’objectiver les solutions à mettre en œuvre.
Cette journée fait suite à 2 journées en décembre 2015 et décembre 2016 sur l’action environnementale. Les ambitions de la journée sont de poursuivre le travail engagé sur différentes formes de prise en compte des politiques environnementales dans les recherches au sein de CITERES, notamment en lien avec le changement climatique. La présente session interroge le concept d’adaptation dans sa portée tant scientifique qu’opérationnelle dans les perspectives du changement climatique (CC) en mettant en dialogue les chercheurs et les gestionnaires.
Conférence du mardi 23 mars 2017, présentée par Hervé Le Treut, Climatologue, membre du GIEC, Directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) et Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie – Paris et Michel Aïdonidis, Chef du centre météorologique de Brest.
Plan d’atténuation et d’adaptation au changement climatique pour les ressources en eau et les milieux aquatiques de l’Est de la France. Comité de bassin Rhin-Meuse du 1er décembre 2016.
"Les océans du futur: Entre réchauffement, acidification et élévation du niveau de la mer". Conférence à la Maison des Océans à Paris, du mercredi 4 février 2015.
Pour nourrir les Hommes en 2050, les demandes en eau d’irrigation vont augmenter. 3 minutes ludiques pour envisager le panorama des travaux de recherche d’Irstea sur l’irrigation (gouvernance de l’eau et irrigation de précision).
Le colloque « Eau et changements globaux : quels choix pour le grand sud-ouest » a réuni 300 participants à Bordeaux le 28 novembre dernier. Il a permis de partager le diagnostic des impacts attendus du changement climatique et des évolutions démographiques ou énergétiques, mais aussi d’échanger sur les pistes d’action possibles. En images, un résumé de la journée, dans l’attente de la synthèse écrite disponible d’ici la fin du mois de février sur le site de l'agence de l'eau Adour-Garonne.
A quelques jours du colloque "Eau et changements globaux, quels choix pour le grand Sud Ouest" organisé par l'agence de l'eau Adour-Garonne, le grand témoin de la journée, Bruno Latour, livre son appréciation sur la place de l'eau dans les débats sur les changements climatiques et esquisse quelques messages qu'il portera dans les débats du 28 novembre prochain à la Cité mondiale de Bordeaux.
A l'occasion de la journée mondiale pour l'environnement, l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse lance son film d'animation sur l'adaptation au changement climatique dans le domaine de l'eau.
Dans ce document, l’OEB publie un état des lieux prospectif des enjeux hydriques régionaux. Pour la première fois, sont compilées les données et études disponibles sur les futurs de la ressource en eau en Bretagne à l’horizon 2050. De l’évolution de l’hydrologie future à celle des usages, en passant par l’empreinte eau et les liens entre climat et qualité de l’eau, ce Mémento offre une analyse complète des tensions à anticiper pour préserver cette ressource vitale.
La raréfaction de la ressource, en lien avec les effets du changement climatique, place la gestion de l'eau comme un enjeu majeur des territoires de Vaucluse. Son intégration dans les projets et les politiques publiques progresse mais reste à poursuivre et à
développer. Pour répondre à ce défi, la question de la connaissance est fondamentale. Quels données et acteurs mobiliser pour caractériser les ressources locales et leurs évolutions ? Comment intégrer les enjeux de l'eau dans les documents prospectifs de territoire et notamment les Schémas de Cohérence Territoriale ? Cette publication se construira en deux volets. Le présent volet n°1 concerne la connaissance des enjeux de l'eau dans le Vaucluse. Le volet n°2 portera sur l'intégration de l'adéquation entre les ressources et la demande en eau dans les documents d'urbanisme.
Depuis plusieurs années, l’agence de l’eau Adour-Garonne, sous l'impulsion de ses instances de gouvernance, porte une politique ambitieuse d’éducation à l’eau, d’abord à destination des jeunes, puis, à partir de 2021, élargie à l’ensemble des publics. Car les défis de l’eau nous concernent tous, à tous les âges, sur tous les territoires. Ce guide pédagogique s’inscrit dans cette dynamique : il offre un panorama complet, accessible et rigoureux des enjeux liés à l’eau dans le grand Sud-Ouest et au-delà. De la connaissance du cycle de l'eau aux effets du changement climatique, de nos usages quotidiens aux solutions d’avenir, il éclaire la complexité des interactions entre milieux naturels, activités humaines et politiques publiques.
Notre fédération s'interroge toujours sur les enjeux environnementaux que soulève la neige artificielle dans un contexte de changement climatique. Cette question demeure mal connue et difficilement accessible. Ce livret a donc été mis à jour, pour porter à la connaissance de notre réseau des données concrètes et récentes sur le sujet.
Juin 2024 : destruction du village de La Bérarde, dans l’Oisans. Mai 2025 : Blatten, en Suisse, est enseveli. « Vidange » d’un lac glaciaire dans un cas, effondrement d’un glacier dans l’autre : ces drames sont-ils un effet de la crise climatique ? Le glaciologue Christian Vincent, expert mondialement reconnu des risques glaciaires, décrit avec l’œil rigoureux du scientifique la mécanique à l’œuvre dans ces deux catastrophes et bien d’autres, des Alpes à l’Himalaya en passant par les Andes. Mais il va au-delà : depuis plus de vingt ans, il alerte les autorités, tente de prévenir les risques, et il est appelé sur les sites dangereux pour évaluer la menace et proposer des solutions. SOS glaciers, écrit à la première personne, mêle le récit d’expériences personnelles et explications très didactiques sur les phénomènes à l’œuvre : ceux d’hier, d’aujourd’hui… et c’est à craindre, de demain.
L’hydrologie régénérative propose un changement de culture de l’eau. Elle part d’un constat : les cycles de l’eau sont profondément influencés par l’évolution de la vie terrestre depuis des millions d’années. De là, elle renverse notre manière de considérer l’eau douce et les hydrosystèmes dont nous dépendons. Alors que le changement climatique vient révéler notre vulnérabilité face aux pluies extrêmes, aux manques d’eau et aux incendies, elle ouvre une autre voie que celle de la “maladaptation”. Ce livre ravive des savoirs ancestraux et des pratiques qui ont fait leurs preuves dans de nombreux territoires, urbains comme ruraux, à travers le monde. Il montre comment prendre soin des milieux qui ralentissent et retiennent l’eau, en s’alliant avec les autres vivants.
L’ouvrage aborde notamment la question des prélèvements et des usages de l’eau, des modifications de la couverture des sols, de l’aménagement des cours d’eau et du changement climatique. Un certain nombre de leviers d’actions permettant de renforcer la résilience des territoires face aux crises actuelles et à venir sont également proposés (solutions sociales, fondées sur la nature ou techniques). Destiné aux décideurs et gestionnaires de l’eau, et plus généralement à toute personne souhaitant mieux comprendre les enjeux quantitatifs de l’eau à l’échelle de son territoire, ce livre offre également un appui théorique et pratique au déploiement de l’outil de médiation scientifique« Trajectoire eau et territoire », conçu pour favoriser le dialogue entre usagers et le partage de connaissances locales sur l’eau.
Dans le calendrier de la mission, plusieurs avancées ont été réalisées cependant des axes d’amélioration se dégagent : la mobilisation élargie des acteurs notamment dans le secteur agricole et la mise en place d’une gouvernance pérenne ; l’utilisation de tous les leviers de l’aménagement, pour travailler en cohérence, dans les parties urbanisées, agricoles et naturelles ; la prise en compte, autant que possible, de l’évolution des aléas pour travailler sur la réduction de la vulnérabilité du territoire ; l’identification des zones à inondation fréquente pour y développer une approche adaptée, en complément de la prévention des risques. Le Grand Morin pourrait ainsi devenir un territoire d’expérimentation d’une prévention des inondations élargie à une démarche d’adaptation aux dérèglements climatiques en milieu rural.
En 2022, environ 500 hectares de vignes du vignoble des sables en Camargue étaient détruits par la salinisation. Ce phénomène naturel, amplifié par le réchauffement climatique et l’évolution des usages de l’eau, touche de nombreux territoires en Occitanie et peut avoir des impacts très importants. Au niveau mondial, la FAO (organisation pour l’alimentation et l’agriculture) estime que ce phénomène affecte déjà 10% de la surface terrestre et est appelé à s’intensifier. Mais quels processus sont à l’origine de la salinisation ? le changement climatique est-il le seul responsable ? quels sont ses effets sur les écosystèmes et les usages humains et de quelles solutions disposons-nous pour gérer ou lutter contre la salinisation ? C’est à ces questions que nous avons tenté de répondre succinctement, et avec un peu d’humour, à travers la publication de ce nouveau mini-guide.
En 1964, la France se dotait de véritables institutions de bassin-versant, qui ont aujourd’hui été transposées à toute l’Europe. Alors que ces Agences de l’eau ont fêté leurs 60 ans en 2024, nous avons voulu proposer de mettre en discussion, de façon fractale et diverse, ce que pourraient être non pas seulement des « politiques de l’eau », mais des « politiques des cycles de l’eau » qui soient aptes à accompagner les vies troublées par les bouleversements écologiques et sociaux, en cours et à venir. Les cycles de l’eau, en effet, tout comme le climat, se dérèglent. Alors que déjà nous les comprenons mal dans toute leur complexité (de surface, souterrains, atmosphériques, bleus ou encore verts), les cycles de l’eau soutiennent pourtant l’ensemble de nos modes de vie — et même plus largement, toute forme de vie. À l’heure des bouleversements écologiques, ces cycles de l’eau apparaissent de moins en moins renouvelables et de moins en moins inépuisables. Dès lors, comment donc envisager des politiques, des pratiques et des représentations collectives qui se mettent à la hauteur de l’eau, de ses sagesses et des risques qu’elle porte ?
[...] La thèse vise à approfondir ces éléments de connaissances afin, à terme, de déterminer dans quelle mesure les tourbières françaises pourraient contribuer à la neutralité carbone d’ici 2050.Produire une estimation de la surface en tourbière et des stocks de carbone a été le premier objectif de la thèse.
Un état de la connaissance et des enjeux de connaissance des mesures visant à ralentir et conserver l’eau dans des petits bassins versants ruraux, dans une perspective d’atténuation des aléas hydrométéorologiques et de résilience aux changements climatiques.
Le plan d’actions opérationnelles regroupe une cinquantaine d’actions couvrant l’ensemble des thématiques et enjeux liés à l’eau. Ces actions ciblent différents acteurs – collectivités, usagers, SR3A – et répondent aux questions fondamentales : qui fait quoi ? comment ? où ? selon quel calendrier et avec quels moyens ?
Le Perifem, avec l'aide de l'agence de l'eau Seine-Normandie, publie le premier module d'un guide dédié à l’adaptation au changement climatique dans les espaces commerciaux. Ce premier volet pose les bases communes en présentant les enjeux liés à l’adaptation et à l’atténuation du changement climatique dans les espaces commerciaux, afin de mieux en comprendre les impacts et les défis spécifiques au secteur
En 2022, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne avait publié un guide afin d’aider les acteurs de la gestion locale de l’eau à mener des analyses « Hydrologie, Milieux, Usages, Climat » (HMUC). Ce guide a été mis à jour et enrichi, une nouvelle version est en ligne depuis fin 2024.
Le littoral méditerranéen est un espace de fortes tensions socio-environnementales qui compte près de 3,3 millions d’habitants. L’aménagement de ce territoire, façonné par l’État avant les lois de décentralisation, puis par l’intervention des collectivités locales, est aujourd’hui remis en cause. Les collectivités, qui disposent des principaux outils de planification, n’ont pas encore pris la pleine mesure des conséquences de l’exposition de leurs territoires aux risques liés à la mer et aux inondations, qui sont par nature imprévisibles, mais aussi à la mobilité du trait de côte, prévisible quant à elle. Ces phénomènes sont amplifiés par les effets du changement climatique. En tout état de cause, les collectivités les plus engagées se heurtent rapidement à une insuffisance des moyens à disposition permettant de répondre à ces problématiques. Compte tenu de la forte exposition à ces menaces, l’enquête examine notamment la capacité des acteurs publics locaux à adapter leur intervention, à court, moyen et long termes.
Le rapport MED2050 est le fruit d’une collaboration entre des experts issus de différents pays méditerranéens et domaines disciplinaires. Il présente six scénarios sur le futur de la région à l’horizon 2050. Le projet a pour objectif d’éclairer les décideurs politiques sur les enjeux méditerranéens et aussi de sensibiliser le grand public, en particulier les jeunes générations.
Le cycle de l'eau sera de plus en plus affecté par le changement climatique, ce qui risque d'accroître les conflits d'usage dans les territoires. Dans le prolongement de premiers travaux publiés en avril 2024 sur les usages de l'eau, France Stratégie publie un rapport et une note d'analyse consacrés à la demande en eau à horizon 2050. Ils répondent à une mission confiée à France Stratégie à l'automne 2023 par la Première ministre Elisabeth Borne.
La Fnau et le réseau des agences d’urbanisme ont travaillé avec les agences de l’eau pour proposer une publication commune qui rassemble des recommandations autours des enjeux de gouvernance, d’observation, de planification et d’adaptation au changement climatique. Ces recommandations sont illustrées par des retours d’expériences concrets.
Le contexte de changement global renouvelle les défis de la gouvernance environnementale. En milieu rétro-littoral, les incidences des changements globaux se manifestent par une hausse de la fréquence et de l’intensité des submersions marines. Dans ce contexte, la préservation des zones humides (rétro-)littorales est remise en question, ce qui implique de réfléchir à l’évolution des modalités de gestion existantes. Cette thèse se propose ainsi d’éclairer le devenir possible de ces espaces particuliers au prisme des compromis patrimoniaux.
Dans ce travail de thèse nous nous sommes intéressés aux effets de différentes pratiques de gestion piscicoles sur certains services écosystémiques rendus par les étangs piscicoles. Dans un premier temps, nous avons analysé la pratique de l'assec et ses impacts à la fois sur la biodiversité et sur la productivité en poissons. Dans un second temps, nous avons exploré les impacts de différentes gestions de la densité piscicole sur les caractéristiques des communautés de macrophytes. Et enfin, nous avons étudié les étangs piscicoles comme potentiels puits ou sources de carbone, et les effets des pratiques de gestion sur ces bilans carbone.
Cette thèse a pour objectif de développer et d'évaluer des outils pour l'étude des émissions de CH4 des zones humides à l'échelle mondiale, avec une attention particulière portée sur les estimations des surfaces dynamiques des zones humides.Une première étude a permis l'évaluation du produit d'inondation dynamique GIEMS-2. GIEMS-2 est basé sur des observations satellites micro-ondes passives et couvre une période de 29 ans (1992-2020).
Fin mars 2023, quelques mois après la sécheresse historique de 2022, le président de la République Emmanuel Macron annonce un « plan Eau », dont les mesures traduisent une timide prise de conscience des effets du changement climatique. Au cours des trente dernières années, la gestion de l’eau avait pourtant reçu des moyens importants pour préserver ou restaurer les cours d’eau, les zones humides et la biodiversité des milieux aquatiques. Ce processus d’écologisation fait désormais face à des régressions délibérées, actées au sommet de l’État : un véritable renoncement écologique. Cet abandon volontaire, qui dépasse largement le seul domaine de l’eau, nous place devant un profond paradoxe : ce renoncement écologique intervient alors même que les connaissances scientifiques et les expériences sociales pratiques rappellent chaque jour à quel point le monde est de plus en plus confronté aux effets du changement climatique et de l’effondrement de la biodiversité.
De nombreux chercheurs travaillent sur des problématiques liées au changement climatique, une des actions du projet LIFE Eau&Climat s’intéresse à la vulgarisation des résultats de la recherche afin de renforcer les échanges entre les gestionnaires et les chercheurs. [...] Ce recueil contient une compilation de projets, qu’ils soient des projets de recherche, des projets opérationnels ou mêlant les deux : 30 sont présentés sous forme de fiches synthétiques et 31 sont listés en complément en annexe.
Dans ce roman graphique (BD documentaire) très coloré, assorti d’infographies amusantes et pédagogiques, de chiffres et de cartes, on suit avec 2 truculents personnages une enquête « à la source » qui démêle le vrai du faux : d’où provient l’eau de nos robinets ? Comment gérer la pression démographique/touristique sur les réseaux ? Peut-on vraiment séparer les circuits d’eau pour la consommation et ceux pour l’hygiène, l’industrie, l’agriculture ? En arrivera-t-on, comme en Espagne, à désaliniser l’eau de mer ? Ou à utiliser de manière plus rationnelle nos eaux usées ?
Ce chapitre vise à mettre en évidence les différents enjeux liés à l’eau. Il s’articule autour de six parties. La première traite des effets du changement climatique sur le cycle de l’eau. La deuxième porte sur les besoins quantitatifs liés aux différentes activités humaines. La troisième a trait à la dégradation de la qualité de l’eau. La quatrième détaille le financement de la politique publique de l’eau, en mettant en exergue son iniquité. La cinquième souligne les limites des politiques publiques aujourd’hui à l’œuvre. Enfin, la sixième insiste sur le nécessaire dialogue démocratique à construire pour permettre un accès juste à une ressource de qualité.
Sur la planète Terre, une rivière vivante s’entoure de milieux humides qui protègent la vie. Pourtant, nous lui avons pris ces milieux pour déployer nos villes et nos agricultures industrielles. Corsetées, drainées, bétonnées, les rivières ne peuvent plus nous préserver d’un climat déréglé. Face au péril, il est temps de rendre l’eau à la terre, pour abreuver les déserts que l’extractivisme nous laisse en héritage.
Ce rapport a pour ambition de dresser un panorama de stratégies d'adaptation des voiries urbaines et de leur déclinaison opérationnelle face au changement climatique. Cette étude s'est inscrite dans le cadre d'une étude nationale sur les nouvelles pratiques d'aménagement des voiries urbaines en interface avec la question des mobilités décarbonées et partagées.
Dans un futur proche, la montée des eaux a eu lieu. Jeune présidente d’une ville pratiquement engloutie, Colombe croit à la décrue. Alors que la population se serre dans les derniers étages des immeubles et mène une vie nouvelle, communautaire, aquatique, Boris et Salömon, un duo de scaphandriers, plongent dans les rues à la recherche de vestiges et d’archives. Une mission qui n’est pas sans danger – surtout quand disparaissent les enfants et que rôdent les silures.
L’EPTB Vienne a réalisé un guide d’adaptation au changement climatique dans le cadre du projet LIFE Eau&Climat. A destination des communes et intercommunalités, il propose notamment des fiches action pour limiter l’impact du changement climatique sur la ressource en eau.
À partir d'une sélection de cartes et d'indicateurs clés commentés, ce recueil dresse un panorama synthétique des principaux usages des territoires littoraux et marins de l'Hexagone et des Outre-mer. Il aborde leurs impacts sur l'environnement, les dispositifs mis en place pour préserver les écosystèmes, ainsi que les effets du changement climatique, notamment sous l'angle des risques naturels littoraux. Enfin, il illustre la place importante de la France au niveau mondial du fait de son second rang en matière d'espace maritime couvert et de sa puissance économique maritime.
AcclimaTerra a publié en janvier 2024 un nouveau cahier thématique. Après s’être penché sur les énergies renouvelables en Nouvelle-Aquitaine, le comité scientifique régional sur le changement climatique, né du souhait du Conseil régional de doter le territoire d’un groupe d’experts scientifiques permanent, indépendant, a travaillé à établir un diagnostic précis, chiffres et cartes à l’appui, sur la gestion quantitative de l’eau et les usages agricoles sous contrainte climatique en Nouvelle-Aquitaine.
L’enquête réalisée par les juridictions financières a eu pour objet de
préciser les conséquences du changement climatique sur le tourisme
hivernal en montagne et d’examiner comment les stations s’y sont
adaptées. Au total, 42 stations, réparties sur les Alpes, les Pyrénées, le Massif central et le Jura, ont été contrôlées. Celles-ci sont llustratives de la diversité des territoires et des situations. En outre, une base de données a été constituée, comprenant 200 stations des trois massifs concernés, permettant une analyse statistique plus exhaustive.
Territoire fragile exposé aux conséquences du changement climatique, la Camargue présente des enjeux complexes, à l’image d’autres grands deltas, avec leurs contraintes hydrogéomorphologiques, les risques associés et les concurrences entre usages des territoires générant des conflits, notamment à l’occasion de crises.
Les données hydro-climatiques (température, pluviométrie, évapotranspiration…) et hydrologiques (hauteurs d’eau, niveaux piézométriques, observation d’assecs…) sont essentielles pour appréhender l’évolution du climat et son impact sur la ressource en eau et les milieux aquatiques. Un des axes de travail du projet LIFE Eau&Climat est de permettre aux acteurs locaux d’identifier les données pertinentes et utiles pour prendre en compte les impacts du changement climatique dans la gestion territoriale de l’eau, et faciliter l’accès à ces données. Parmi les travaux réalisés en ce sens, un guide sur les observatoires en lien avec les SAGE vient d’être publié.
Initié par le Conservatoire du littoral, le projet adapto a expérimenté en vraie grandeur des solutions d’adaptation de la frange côtière fondées sur la nature. Ces démarches ont été basées sur un principe de « gestion souple », largement concertées et menées sur 11 sites du littoral français entre 2017 et 2022.
À l’occasion de la Semaine mondiale de l’eau, un nouveau rapport Oxfam, « Les dilemmes de l’eau », met en lumière l’insécurité hydrique liée aux changements climatiques, qui augmente dans de nombreuses régions du monde. Avec pour conséquences : une aggravation de la faim, des maladies et des déplacements de population.
Le réchauffement climatique entraîne de fortes accélérations de mouvements naturels et des déstabilisations des glaciers, des glaciers rocheux et des parois en gel permanent (pergélisol). Les conséquences sur les vies et activités humaines, au-delà de la fréquentation de la haute montagne, sont en France localisées dans quelques vallées alpines. La mission propose d’accélérer un programme de levée de doutes conduit par l’ONF pour sérier les sites à risques et de renforcer l’exploitation des moyens de télédétection et de suivi de la situation et de compléter les sites qui bénéficient d’une surveillance spécifique.
À l'initiative du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, la mission d'information sur la gestion durable de l'eau a été constituée le 8 février 2023. L’objectif de la mission est d’identifier les failles de la politique publique de l’eau menée dans notre pays et de proposer des solutions pour faire face au défi d’une gestion partagée d’une ressource plus rare et précieuse. Elle a adopté son rapport le 11 juillet 2023.
Cette publication a pour ambition de donner une vision de l’eau en Nouvelle-Aquitaine, tant dans sa dimension écosystème que ressource, à travers chiffres clés, photos, cartes et illustrations.
Ce retour d’expérience méthodologique intègre les points de vue d’acteurs impliqués dans les ateliers. Il permet de relater le processus expérimental vécu, à la fois sur l’identification d’une intention pour intégrer l’enjeu climatique dans le SAGE et sur la méthode mise en place pour soutenir cette intention. L’objectif de cet outil est de donner les clefs pour répliquer cette démarche sur d’autres territoires.
Le Cerema et l’ANEL ont lancé en 2019 un appel à partenaires pour accompagner 17 territoires dans le développement d'une gestion globale, anticipée, adaptée et préventive de leur littoral, avec l’objectif d’en capitaliser les enseignements, les outils et les bonnes pratiques tout en développant un réseau de collectivités engagées sur ce sujet. Un premier webinaire a été organisé en décembre 2021 ; il a permis de partager les enjeux et défis de ces territoires, dont les actes sont publiés.
Pour participer à garantir une eau accessible et disponible pour les générations futures, cette thèse apporte des clés de compréhension de ces dynamiques attention-soin, afin de s’assurer du bon ajustement des pratiques de gestion avec l’état de santé des cours d’eau. En mobilisant une éthique du care du cycle hydrosocial, cette thèse invite à questionner le potentiel épistémologique de l’analogie de la santé appliquée à la gestion du bassin versant. Inscrite dans la continuité des travaux menés en science de la durabilité, elle propose une approche originale imposant un renouvellement de la posture du chercheur.
Dans un contexte où les politiques publiques s’inscrivent de plus en plus dans une gestion intégrée du trait de côte, ces travaux visent à renforcer les connaissances relatives à l’aléa érosion, ainsi qu’à son impact sur les côtes sableuses et les enjeux côtiers. Ce processus d’érosion côtière est ainsi étudié dans ses diverses dimensions temporelles. L’analyse porte sur ses dynamiques passées ; d’une part à long terme (depuis 1950), d’autre part à court terme à travers la mesure d’impacts d’évènements extrêmes tels que Lothar et Martin (1999) ou encore Xynthia (2010). La dimension prospective est également abordée via la projection du trait de côte, avec un intérêt particulier pour l’estimation des incertitudes induites par la démarche.
A notre connaissance, ce genre d’étude n’a pas été réalisé à ce jour. L’objectif de la thèse a été de dresser un bilan détaillé de l’hydrologie future du drainage agricole français d’ici à l’horizon 2100, sur 22 parcelles décrivant les principales caractéristiques pédoclimatiques des milieux drainés de la métropole.
Le changement climatique induit principalement des évolutions de rythme de remontée marin, de modification des houles, de diminution des périodes de retour des niveaux marins extrêmes, de variation des conditions de vent et de modification des précipitations extrêmes. À leur tour ces inducteurs climatiques (drivers) peuvent submerger des terminaux, perturber le fonctionnement des infrastructures de desserte ou inonder les terminaux. Bien entendu aussi, l’élévation des températures les conduira à vérifier l’adaptation des espaces naturels sensibles qu’ils contribuent à gérer. Une approche systémique est donc requise pour aborder l’adaptation au changement climatique des infrastructures des ports maritimes pour la navigation dans ses diverses composantes.
Le Centre de ressources sur les espèces exotiques envahissantes, avec l’appui du Réseau Espèces exotiques envahissantes Outre-mer, publie un éclairage scientifique sur les liens entre les changements climatiques et les invasions biologiques.
La première session de l’Observatoire de l’eau a permis de mettre en lumière plusieurs études sur l'eau et le changement climatique et de favoriser la réflexion de chacun sur le sujet. Un livret édité par le SDDEA et sa Régie en propose la synthèse.
Cette étude exploratoire a pour objectif de présenter un aperçu des connaissances sur la capacité de résilience des communautés piscicoles des cours d’eau confrontées au manque d’eau. Le manque d’eau, dans le cadre de cette étude, est associé à la sécheresse hydrographique naturelle ou exacerbée par des pressions anthropiques. Pour cela, une analyse bibliographique et bibliométrique a été effectuée.
Depuis fin 2020, un GIEC régional – Groupe interdisciplinaire d’experts sur le changement climatique – se réunit régulièrement pour travailler sur les impacts des changements climatiques dans notre région. Soutenu financièrement par le Conseil régional et appuyé par le Comité 21 Grand Ouest pour la rédaction de ses travaux et le secrétariat scientifique, le GIEC ligérien publie son premier rapport aujourd’hui.
Dans le cadre des 200 projets d’aménagement soutenus sur le bassin Rhin-Meuse ces dernières années, mais aussi des interventions de sensibilisation et d’appui techniques aux porteurs de projets publics et privés du bassin Rhin- Meuse, des services de l’Etat et des usagers, l’Agence de l’eau a collecté des interrogations fréquemment rencontrées. Des réponses concrètes, basées sur les retours d’expérience locaux et nationaux de l’Agence de l’eau et ses partenaires, des travaux de recherche, des réseaux d’échange et l’expertise d’ADOPTA, association de référence sur le sujet, sont apportées dans ce document qui se veut opérationnel et évolutif.
Ce document a donc pour objectif de diffuser une information concrète, accessible et opérationnelle pour accompagner les collectivités et acteurs de l’aménagement urbain vers une ville durable et perméable.
Impulsés par le Président de la République et lancés le 28 mai 2021, ces travaux visent à construire, avec l’ensemble des parties prenantes, une feuille de route opérationnelle pour répondre aux enjeux de gestion de l’eau et d’adaptation au changement climatique auquel est confrontée l’activité agricole. Plus de 1 400 participants et 520 organismes ont participé.
Ces milieux aquatiques fournissent de nombreux services écosystémiques, en assurant des fonctions de support (production primaire, biodiversité), de régulation (épuration des nutriments, régulation des flux hydriques), d’approvisionnement (eau potable, irrigation, énergie) et socio-culturels (loisir, tourisme). Souvent perçus à tort comme immuables, stables et en dehors de toute pression, les plans d’eau font l’objet de multiples usages anthropiques, impactant leur fonctionnement. Le changement climatique en cours ne fait qu’exacerber ces impacts et accélérer la dégradation des milieux ; à l’échelle régionale, ses effets restent encore à évaluer. Dans cet ouvrage, nous avons souhaité illustrer, de la manière la plus large possible, la variété des systèmes lentiques présents en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que les lacunes de connaissance que diverses études mettent en évidence. Le but de cet ouvrage est d’apporter des éclairages scientifiques pour l’aide à la décision et aux choix politiques, et d’accompagner l’appropriation citoyenne des connaissances. Notre souhait ultime serait que ces lieux emblématiques, source de bien-être et de services, puissent continuer à recouvrir leurs rôles fonctionnels dans le futur.
De nombreux chercheurs travaillent sur des problématiques liées au changement climatique, l’action C4.2 du projet LIFE Eau&Climat s’intéresse à la vulgarisation des résultats de la recherche afin de renforcer les échanges entre les gestionnaires et les chercheurs. Donner accès aux acteurs de la gestion de l’eau à des éléments issus de la recherche sur le changement climatique et ses impacts dans le domaine de l’eau, permet d’alimenter leurs réflexions et de les aider dans la prise de décisions. Ce recueil contient une compilation de projets, qu’ils soient des projets de recherche, des projets opérationnels ou mêlant les deux : 25 sont présentés sous forme de fiches synthétiques et 25 sont listés en complément en annexe.
L’ouvrage s’adresse aux acteurs et décideurs, publics et privés, impliqués dans les risques de la montée du niveau de la mer en France métropolitaine et ultramarine, ainsi qu’aux divers médias et au grand public désireux de s’informer sur l’avenir des zones littorales.
La mission considère que la réponse au changement climatique nécessite un changement de modèle agricole, plus économe en eau et protecteur des sols et, partout où cela est possible, la mission est favorable au renforcement de la ressource en eau pour l’irrigation, dans le respect du renouvellement de la ressource et du bon état des milieux. Elle propose dans ce sens d’accélérer la transformation de l’agriculture via le déploiement de l’agroécologie et en faisant des sols le socle de la stratégie d’adaptation de cette dernière au changement climatique. Elle prône la transition vers une irrigation « de résilience », plus économe en eau et visant la stabilité des productions dans un contexte climatique fluctuant plutôt que leur maximisation.
Parution de la synthèse des connaissances concernant l'évolution du littoral d'Occitanie, depuis la frontière espagnole jusqu'à Port-de-Bouc. Un état des lieux des données et connaissances disponibles, qui permet d'alimenter la réflexion autour des démarches d'aménagement du territoire, qui propose également une vision prospective.
Dès 1978, L’Espace et le Temps en Camargue a renouvelé de fond en comble les représentations sociales de la Camargue. À une époque où celle-ci était universellement désignée comme un “espace naturel” menacé par l’homme, Bernard Picon a démontré que les relations entre la société et la nature, médiatisées par la gestion agricole et salinière de l’eau, ont construit à la fois la richesse de ses écosystèmes et son originalité sociale et culturelle. Dans cette quatrième édition revue et augmentée, la planète Camargue apparaît comme une belle parabole pour penser les enjeux de la planète Terre. Avec la remontée du niveau marin, la population du delta est dorénavant confrontée à un changement global d’origine mondiale, qui la dépasse. Pour la première fois depuis deux cents ans elle n’a pas de prise sur les causes de ce qui lui arrive. La remontée relative du niveau marin ne relevant d’aucune gestion planétaire du changement climatique, il ne reste qu’à s’adapter localement. Mais d’irréconciliables traditions culturelles et philosophiques concernant les rapports homme-nature, clivées entre adaptation et maîtrise, réactivent soudain les conflits de gestion analysés dans cette présente édition. C’est d’une nouvelle culture, plus intégrée, que la Camargue, comme le monde, a besoin.
Cette année le rapport de l’ONERC se consacre aux solutions fondées sur la nature pour l'adaptation au changement climatique. L’objectif général de ce rapport est de donner aux parlementaires, aux décideurs publics et privés, aux gestionnaires de politiques publiques et de projets les moyens d’initier, de mettre en œuvre, ou de renforcer des stratégies, des plans, des projets d’adaptation au changement climatique en France métropolitaine et d’outre-mer.
La DREAL PACA a engagé en 2017 un partenariat avec l’ENSA-M portant sur l’action "Habiter demain le littoral, un territoire en projets". Cette action, qui sera prolongée jusqu’en 2020, mobilise - sur des territoires choisis pour leur vulnérabilité à la montée du niveau de la mer à l’horizon 2100 - les étudiants dans le cadre d’ateliers dont les travaux sont poursuivis par les projets de fin d’étude.
Ce rapport repose à la fois sur une revue de littérature pluridisciplinaire (sciences de l’environnement, économie, sociologie, géographie, etc.) et sur de multiples visites et entretiens avec des acteurs de terrain (services de l’Etat, Conseils régionaux, Conservatoire du Littoral, etc.). Ceux-ci ont porté sur le diagnostic des acteurs sur les conséquences du changement climatique sur les territoires littoraux métropolitains, sur les différentes stratégies d’adaptation à l’élévation du niveau de la mer et à l’aggravation des risques d’érosion et de submersion, sur les freins à la mise en oeuvre de ces stratégies et sur les leviers d’amélioration.
Mémoire de recherche en design d’espace : La montée des eaux comme contexte d’étude sur les effets du changement climatique sur les manières de vivre, de faire société et de faire du design. La montée des eaux, phénomène accéléré par le changement climatique, menace les conditions de vie sur terre. Elle révèle notre vulnérabilité humaine face à la nature et aux événements climatiques extrêmes. Peut-on cohabiter avec elle ? Faut-il continuer à construire des digues ? Doit-on évacuer nos littoraux ? Ou bien, peut-on d’ores et déjà imaginer des villes flottantes ou amphibies pour vivre avec elle dès demain ? Cet ouvrage retrace une démarche de recherche en design d’espace, qui dérive entre utopie et dystopie, entre avenir soutenable et souhaitable, entre confrontation ou cohabitation, pour vivre avec cette grande problématique aussi bien dans le monde à l’échelle planétaire, que sur l’île de Ré à une échelle plus locale.
L’Astee souhaite accompagner la prise de conscience nécessaire des territoires sur la question du changement climatique, en privilégiant les dynamiques transversales eau – assainissement – déchet. Cet ouvrage de référence apporte un éclairage sur la façon dont les services publics de l’eau et des déchets atténuent leurs impacts environnementaux et s’adaptent au changement climatique. Il apporte des témoignages recueillis dans le cadre du 97ème congrès annuel qui s’est déroulé à Marseille du 5 au 8 juin 2018. Il soulève des questionnements sur les connaissances, outils et méthodes dont on dispose, et apporte aussi des réponses pour éclairer les projets. Il démontre à travers près de 40 retours d’expérience que les acteurs de l’eau et des déchets sont déjà engagés dans l’atténuation et dans l’adaptation au changement climatique.
Le Parc naturel marin du golfe du Lion a publié les actes du séminaire « Érosion, climat, quel littoral pour demain ? ». Ils apportent un éclairage sur la connaissance actuelle du phénomène d’érosion, le cadre juridique, les outils et les réseaux existants, les retours d’expériences, les idées qui ont émergées lors de ce séminaire.
Mémoire de fin d'étude d'urbanisme écrit en lien avec un stage à la Région Grand Est. Une réflexion autour des enjeux climatiques et des moyens mis en œuvre dans les politiques publiques pour permettre à travers l'urbanisme et l'eau de participer à adapter les territoires au changement climatique. INSA Strasbourg.
Face aux impacts du changement climatique sur la ressource en eau et afin d'anticiper sur les actions de prévention à mettre en oeuvre, l'agence de l'eau Adour-Garonne a identifié la vulnérabilité des territoires géographiques sur son bassin hydrographique. Cet exercice de caractérisation des vulnérabilités rend le diagnostic objectif et justifiable, ce qui permet de dégager des priorités et des degrés d'effort à consentir. Abondamment illustrée de cartes, graphiques et photos, cette synthèse dresse un état des lieux du bassin Adour-Garonne.
L’objectif de cette étude est de décrire des “scénarios sécheresse” plausibles qui pourront ensuite être utilisés pour envisager et/ou tester les capacités d’adaptation du bassin Seine-Normandie aux changements futurs des sécheresses.
Ce guide s’inscrit dans la lutte contre le changement climatique et a pour vocation de définir des lignes directrices à utiliser pour la démarche d’évaluation et d’atténuation des émissions de GES des systèmes d’eau et d’assainissement collectifs.
C’était un engagement du plan bassin d’adaptation adopté en 2014 : produire tous les 4 ans un bilan de la connaissance sur les incidences du changement climatique dans le domaine de l’eau. Après celui de 2012, l’agence de l’eau publie donc la version actualisée intégrant les progrès scientifiques.
Comment raisonner le partage de l’eau face aux multiples besoins (eau potable, irrigation, énergie…) et enjeux écologiques, dans un contexte de changements climatiques ? Un nouveau guide en ligne du Groupe régional d’experts sur le climat en PACA[1], auquel a contribué Irstea, dresse un panorama des conséquences attendues sur les ressources en eau de la région et leurs usages, et identifie des pistes d’adaptation en appui aux élus et gestionnaires.
Cette synthèse rassemble les résultats des travaux menés depuis une vingtaine d'années dans le cadre du Plan Loire Grandeur Nature. Elle dresse l'état des connaissances acquises sur le fonctionnement de l'environnement fluvial et estuarien de la Loire, les effets des activités humaines et les aménagements réalisés pour maintenir son équilibre. Elle traite des aspects physiques, chimiques et écologiques, replacés dans leurs contextes historiques et la gestion d'un bassin dans un monde en perpétuelle évolution climatique et socio-économique. Elle explique les articulations entre connaissances, gestion et protection des milieux aquatiques. Enfin, elle aborde les impacts potentiels du changement climatique sur le fonctionnement du bassin de la Loire.
Le Sénégal, pays sahélien, souffre des mêmes vulnérabilités climatiques que l'ensemble de la région. Il est soumis à des phénomènes qui ont, entre autres, noms déforestation, désertification, affaiblissement du régime pluviométrique, sècheresse sévère depuis la période des années 1960. La ville de Dakar, capitale du Sénégal n’a pas été épargnée par ce phénomène. Les nouvelles conditions pluviométriques induites par le changement du climat ont, comme dans tout le pays, occasionné des séries d’inondations. Celles-ci ont été exacerbées par la modification de l’occupation du sol à cause de l’urbanisation rapide et incontrôlée dans les zones à risque, la croissance démographique, le contexte hydrogéologique, le dysfonctionnement du réseau hydrographique, et l’absence de réseau de drainage efficace.
Ce rapport décrit les premiers signes du changement climatique perçus le long du littoral. En s'appuyant sur les connaissances scientifiques les plus récentes, et notamment celles du GIEC, il dresse le panorama des changements attendus au cours des prochaines décennies et de leurs impacts potentiels. Une attention particulière est portée à la hausse du niveau des mers.
L’auteur, universitaire mais aussi élu dans une municipalité côtière de Bretagne-Sud confrontée à l’élévation du niveau marin, montre la voie qui devra tôt ou tard être suivie pour la gestion des autres questions écologiques liées au réchauffement climatique. Spécialiste de paléo-océanographie, Laurent Labeyrie a été directeur de recherches au CNRS, professeur à l’université Paris-Sud-Orsay puis membre de l’Institut universitaire de France. Il a collaboré aux rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).
L’eau, l’une des matières premières les plus importantes en Algérie. Du fait de son importance, il est indispensable de connaitre sa vulnérabilité aux changements climatiques, en Algérie. En Algérie, la vulnérabilité aux changements climatiques s’exprime à travers plusieurs aspects : explosion démographique, diminution probable des écoulements des eaux, la rareté des ressources, la dégradation des infrastructures hydrauliques, les menaces aux zones humides...etc. Face à cette situation, l’Algérie a pris des mesures quantitatives et qualitatives adaptatives dans le cadre d’une gestion durable de cette précieuse ressource pour l’avenir.
Ce livre propose un état de l'art pluridisciplinaire et systémique de l'influence du végétal urbain sur sept enjeux du développement durable : la microclimatologie, la maîtrise de l'énergie, l'hydrologie, les ambiances, la qualité de l'air, l'empreinte carbone et la biodiversité. Chaque enjeu est évalué en fonction des techniques expérimentales et numériques mises en œuvre, et des résultats des différents dispositifs végétaux rencontrés en ville.
Ce rapport constitue la première étape d’un projet du Plan Bleu lancé en 2013, en partenariat avec la Tour du Valat, sur l’évaluation économique des services écologiques rendus par les zones humides en lien avec le changement climatique dans le bassin méditerranéen.
En raison des aménagements réalisés au cours des deux siècles derniers, la vallée de Saint Ruph-Glière-Eau Morte, en amont du lac d’Annecy, présentait une alternance de secteurs incisés et excédentaires et un marais alluvial déconnecté des régimes de crues. Ces dysfonctionnements ont occasionné des inondations importantes sur les habitations, par exemple lors de la crue de 2015. Pour réduire ce risque, un programme de restauration fonctionnelle de la vallée a été élaboré par la Communauté de commune des sources du lac d’Annecy. Il s’est traduit par la suppression de plusieurs obstacles transversaux et contraintes latérales, un travail sur la géométrie du lit, la reconnexion du marais de Giez à la rivière ainsi que par la restauration d’un espace de mobilité plus important sur la partie aval. Les mesures mises en œuvre ont démontré un effet bénéfique objectivé lors des suivis piézométriques réguliers, et observable lors des dernières crues (2023-2024), au cours desquelles le marais a joué le rôle de zone d’expansion des crues, limitant les impacts sur les habitations. Ce programme se poursuit sur les affluents, désormais étayé par l’identification dans le Plan local d’urbanisme intercommunal des espaces de bon fonctionnement de la rivière et des zones humides devant faire l’objet de prescriptions particulières dans le cadre d’une démarche de type ERC (éviter/réduire /compenser).
Ce document constitue les actes de l'atelier international Eau et Climat "Génie écologique et risques climatiques". Découvrez dans cette publication des témoignages et retours d’expériences pour relever le défi de l’adaptation des territoires au changement climatique et de la préservation des écosystèmes.
Comment sensibiliser le grand public et les scolaires à la préservation des zones humides en milieu urbain ? Pour ce faire, le projet MEDLEZ s’appuie sur un territoire, le bassin versant du Lez à Montpellier, et une espèce emblématique, la loutre d’Europe. Au travers d'outils pédagogiques, chercheurs, gestionnaires et médiateurs conjuguent leurs compétences pour rapprocher science et société. Cet article revient sur cette expérience de médiation.
Après plusieurs mois de débats, le projet de loi d’urgence agricole est définitivement adopté. Reste à conncaitre la décision du Conseil constitutionnel. Au cours de son examen, la FNCCR s’est fortement mobilisée pour défendre les principes fondateurs de la gouvernance française de l’eau : une gouvernance par bassin, la concertation entre tous les usagers et une gestion durable de la ressource tant en quantité qu’en qualité. Notre mobilisation a permis d’éviter plusieurs remises en cause majeures.
Les riverains du plus long fleuve de l’Union européenne sont inquiets : ses eaux atteignent partout des niveaux historiquement bas. Cette catastrophe écologique révèle la fragilité et l’impréparation de l’Europe centrale et des Balkans face au changement climatique.
L'Office français de la biodiversité mène actuellement une étude de mesures sur les petits cours d'eau. Dans les hauteurs de Cervières, dans les Hautes-Alpes, une équipe d'ingénieurs effectue des relevés sur ces ruisseaux. Ils sont des indicateurs de référence, qui permettront d'évaluer l'état de nos rivières.
Une étude menée dans le Canada atlantique montre que certains milieux humides restaurés émettent du méthane et met en évidence les limites d’une approche universelle de la lutte contre les changements climatiques.
Quasiment disparu en France il y a un siècle, le castor est de retour en nombre dans nos rivières. Illustration aux portes de Toulouse, entre Garonne et Ariège, où ce mammifère a été aperçu pour la première fois depuis 500 ans.
Depuis l'arrêt de l'exploitation du minerai de fer en Lorraine, l'eau a envahi les galeries de mines jusqu'à constituer aujourd'hui un réservoir de 450 millions de mètres cubes. À l'heure où les périodes de sécheresse s'allongent, cette réserve pourrait constituer une nouvelle richesse pour la Lorraine. Une richesse sous conditions.
Skiathos s’impose comme un pôle européen majeur de résilience dans le cadre du projet https://www.nurish-project.eu/ (NURISH), grâce à des solutions fondées sur la nature destinées à lutter contre la pénurie d’eau, les incendies de forêt et les inondations.
Ancien marais ostréicole transformé en site expérimental, l’Houmeau est devenu un outil clé pour étudier les écosystèmes marins. Ce laboratoire grandeur nature aide les scientifiques à anticiper les défis de l’océan face au changement climatique.
Tandis qu’une partie du pays est touchée par des restrictions maximales d’utilisation de l’eau potable, le Parlement vient d’adopter la loi d’urgence agricole, qui prévoit le doublement des capacités de stockage de l’eau pour l’irrigation agricole à l’horizon 2035. Or, cette loi, conjuguée au contexte réglementaire français de la gestion de l’eau, contredit la Convention de Ramsar sur les zones humides, pourtant ratifiée par la France en 1986. La promulgation de cette loi est désormais suspendue, depuis le 24 juillet 2026, à la saisine du Conseil constitutionnel entreprise par plusieurs députés « insoumis » et écologistes.
Les changements climatiques ont de lourdes conséquences comme en province Nord où à Pouebo, l'érosion et la montée des eaux contraignent les habitants d'être relogés ailleurs. Un chantier de 200 millions de francs cfp est en cours sur les hauteurs de la tribu de Colnett pour relocaliser les riverains.
Laurent Dégrave est technicien médiateur rivière et coprésident de l'association du Réseau des rivières sauvages, qui rassemble aujourd'hui 32 rivières labellisées et ambitionne d'en compter 50 d'ici 2030.
Alors que l'imperméabilisation des sols prive les sols et les nappes d'une partie de la pluie et que les épisodes de chaleur se multiplient, comment réalimenter les réserves souterraines en milieu urbain ? À la station d'épuration de Plobsheim, près de Strasbourg, le projet SIRENE de l'ENGEES - l’Ecole du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg - expérimente depuis mars 2026 l'infiltration des eaux non conventionnelles (eaux pluviales, eaux de piscine, eaux usées traitées) pour en chiffrer les bénéfices comme les risques.
Il y a près d’un siècle, des ombles chevaliers du Léman ont été introduits dans le lac d’Allos, créant deux populations isolées vivant dans des environnements très contrastés. Grâce à cette « expérience naturelle », des chercheurs d’INRAE ont montré qu’en moins de 100 ans les deux groupes de poissons ont développé des différences marquées de morphologie, de croissance et de métabolisme, malgré une faible différenciation génétique. Les résultats de leurs travaux, publiés dans la revue Proceedings of Royal Society B, illustrent la capacité d’adaptation rapide des populations face aux changements environnementaux.
En octobre 2025, une centaine de bénévoles ont répondu à l’appel de la commune de Colomieu (Ain) pour participer à la restauration d’une rivière au moyen d’ouvrages dit « low-tech ». Cette action s’inscrit dans une démarche globale de régénération du cycle de l’eau. 6 mois après, FNE Savoie a traversé le Rhône pour assister à une visite du site co-organisée par FNE Ain et les élus de la commune.
Les cyanobactéries, ces microorganismes qui peuvent produire des toxines, entraînent chaque été des interdictions de baignade. Dans les gorges du Tarn, les acteurs locaux ont tout misé sur la sensibilisation. Avec succès.
Restaurer une zone humide, développer un territoire , composer avec les caprices du climat : Tourbanisation invite le grand public à comprendre les équilibres écologiques qui conditionnent le fonctionnement des tourbières.
Le premier rapport « Observatoire des glaciers du périmètre Garon’Amont » vient d’être mis en ligne sur le site Garon’Amont. Cette publication s’inscrit dans le cadre de l’action D15-Observatoire des Glaciers Pyrénéens, approuvée par l’instance de concertation du PTGA en juin dernier. Elle est le fruit du nouveau partenariat entre l’Association Moraine et le Conseil départemental de la Haute-Garonne. L’occasion de poser 4 questions à Pierre René, président de l’association Moraine.
CAWET permet, de manière automatisée sur un territoire défini, d’extraire et analyser des données agronomiques et météorologiques issues de bases de données publiques ou de données de terrain, pour estimer les besoins en eau théoriques des cultures sous différents scénarios, d’assolement, de climat, de sol ou encore de méthodes d’irrigation.
Le nouveau numéro de l'EAU magazine, publié par l'Union des Industries et Entreprises de l'Eau (UIE), consacre son dossier « territoire » au bassin Seine-Normandie, confronté aux effets du changement climatique et aux pressions croissantes sur la ressource en eau.
Les exploitants agricoles ont toujours composé avec la variabilité des conditions météorologiques. Cependant, l’intensification des sécheresses, la hausse des températures et la multiplication des tensions sur la ressource en eau, complexifient l’adaptation de leurs exploitations. Les solutions techniques utilisées jusqu’à présent montrent leurs limites conduisant à interroger en profondeur les systèmes de culture, leurs dépendances à l’irrigation et leur capacité d’adaptation dans un contexte de ressources hydriques de plus en plus contraintes.
La question de la gestion de l’eau est traitée en France dès les années 1960, avec la première loi sur l’eau de 1964. En 1992, les agences de l’eau sont notamment créées afin d’allier le partage de l’eau avec la cause environnementale et le développement économique. La ressource est aujourd’hui gérée autour de bassins hydrographiques éparpillés sur tout le territoire métropolitain et en outre-mer. Les acteurs locaux des bassins travaillent en concertation avec l’État et les instances européennes pour définir la politique de l’eau à mener. Les périodes de sécheresse intenses générées par le changement climatique, les diverses pollutions et la répartition entre les usages sont autant de grands enjeux auxquels le gouvernement et les collectivités vont devoir faire face en matière de gestion de l’eau. Comment la gestion de l’eau est-elle structurée aujourd’hui en France ? Dans quelle mesure le dérèglement climatique l’impactera-t-elle ? Et quels secteurs devraient être prioritaires dans l'accès aux ressources en eau en situation de stress hydrique ?
En Haute Savoie sur la commune de Magland, le syndicat mixte SM3A renforce les ouvrages de protection contre les crues de l’Arve. De manière inédite, il doit garantir que les digues seront résistantes aux séismes. Les travaux, chiffrés à 9,8 millions d’euros, nécessitent des précautions particulières.
Face aux extrêmes climatiques, Berlin accélère sa mutation en « ville éponge », mêlant végétalisation, rétention des eaux et mobilisation citoyenne. Une ambition politique inédite qui essaime.
Une enquête nationale menée auprès de spécialistes en hydrogéologie montre que les défis liés à la gestion des eaux souterraines en Suisse sont bien connus, mais que leur mise en œuvre reste un obstacle majeur. Les questions relatives à la qualité de l'eau, à la gouvernance et à l'utilisation des données revêtent une importance particulière. Cet article replace les résultats suisses dans le contexte des évolutions mondiales.
En quelques semaines, les trois façades maritimes françaises ont connu des températures records pour la période. En Méditerranée, dans le golfe de Gascogne comme en Manche, les records tombent désormais avec une facilité déconcertante. Mais cette situation ne résulte pas uniquement de la succession des conditions atmosphériques favorables : elle est aussi le produit de plusieurs mois/années d’accumulation de chaleur dans un océan qui se réchauffe. Derrière ces records se cachent des conséquences écologiques, économiques et sanitaires.
Le vice-président délégué au climat et aux transformations écologiques et sociales de la région Centre-Val de Loire alerte sur la gravité de la sécheresse en Berry et préconise une gestion "structurelle" de la ressource en eau plutôt qu'une simple gestion de crise.
Après quatre ans et demi comme coordonnateur interministériel du plan eau Dom, Najib Mahfoudhi rejoint la Direction des routes d'Île-de-France comme directeur adjoint. Il revient sur les avancées et défis de la gestion de l'eau en Outre-mer.
Pour survivre en période de sécheresse, les arbres stoppent la photosynthèse, une activité très gourmande en eau au cours de laquelle s’échappent, pour chaque molécule de CO2 absorbée par une feuille d’arbre, environ 400 molécules d’eau en moyenne. Des forêts entières se retrouvent alors à émettre plus de CO2 qu’elles n’en capturent.
Des chercheurs d’INRAE ont développé une méthode inédite qui combine l’analyse d’ADN présent dans l’eau, la théorie des réseaux écologiques et le machine‑learning pour révéler l’état écologique des lacs. En s’appuyant sur un jeu de données issu de 186 lacs français, cette approche montre que les patrons d’organisation des communautés biologiques révèlent directement la qualité de l’eau, offrant ainsi un outil de surveillance fiable et pouvant s’affranchir de l’identification morphologique des espèces. Les résultats de ces travaux sont publiés dans Ecology Letters.
Malgré de récents incidents et l’interdiction de s’y baigner, la Loire reste un refuge pour les Tourangeaux lors des périodes de forte chaleur. La mairie cherche des alternatives pour éviter les drames tout en respectant l’environnement, sans convaincre les baigneurs.
Nos sols et cours d’eau sont extrêmement secs et inquiètent les observateurs, le pire étant à venir. « Tout un pan de la politique de l’eau s’effrite », préviennent-ils.
Le dérèglement climatique bouleverse le fonctionnement du plus grand lac alpin. Absence de brassage complet de ses eaux, hausse des températures et espèces invasives incitent les chercheurs à rester vigilants.
Jeudi 2 juillet, la chambre régionale des comptes d’Occitanie a publié son rapport consacré aux comptes et à la gestion de l’eau et de l’assainissement sur Carcassonne Agglo. Un document qui soulève notamment la problématique du rendement du réseau de l’intercommunalité et met en évidence l’impressionnant coût que supposerait une vaste entreprise de rénovation de réseaux vieillissants.
Vendredi 26 juin 2026, le Comité de bassin Rhin-Meuse réunit en présentiel et distanciel a adopté les projets de Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) 2028-2033 des districts du Rhin et de la Meuse et émis un avis favorable sur les programmes de mesures associés, conformément aux exigences de la Directive cadre sur l’eau (DCE).
L’océan a atteint un record de chaleur pour la saison, d’après les données du service Copernicus sur le changement climatique et du service Copernicus sur le milieu marin. Le 21 juin, la température moyenne à la surface de l’océan global a oscillé autour de 21 °C, battant les précédents records de 2023 et 2024.
Alors que les projets industriels d’éoliennes offshore se multiplient le long des quatre façades maritimes de l’Hexagone, une expertise scientifique collective menée par le CNRS et l’Ifremer dresse l’état des lieux de leurs effets sur la biodiversité marine et des mesures d’atténuation étudiées par la littérature scientifique.
À l'appel de la FDSEA 62 et des Jeunes agriculteurs du Nord-Pas-de-Calais, une mobilisation du monde agricole est prévue ce mercredi 1er juillet pour réclamer la priorisation de l'entretien des cours d'eau. Malgré les inondations historiques de l'hiver 2023/2024, les agriculteurs du Boulonnais dénoncent l'inaction des autorités sur l'entretien de la Liane.
Ce 4ᵉ rapportage dresse un constat préoccupant pour l’habitat d’intérêt communautaire 1150* « Lagunes côtières ». L’état de conservation demeure pour la 2e fois consécutive « défavorable inadéquat » avec une « tendance à la dégradation », laissant craindre une aggravation de la situation dans les prochaines années si les pressions qui s’exercent sur ces milieux ne sont pas réduites. Parmi celles-ci, l’effet du changement climatique constitue une pression bien réelle et mesurée, appelée à s’accentuer dans les années à venir, et ce malgré les mesures de gestion déjà mises en œuvre.
Guillaume Thirel est chargé de recherche au sein du Centre d’études spatiales de la biosphère (CESBIO), ses recherches portent sur l’analyse des effets du changement climatique sur l’hydrologie et sur la recherche de solutions pour améliorer la capacité des modèles hydrologiques à évaluer l’adaptation au changement climatique.
Deux ans après avoir été dévasté par des crues torrentielles, La Bérarde est toujours en ruines. Faut-il reconstruire le village alors que le réchauffement climatique rend sa survie quasi impossible ? Le dilemme scinde la région.
Le 23 octobre 2025, la Chaire Partenariale Eau Agriculture et Changement Climatique, réunissait plus de 200 personnes ; animateur.ices de PTGE et autres programmes territoriaux, professionnel.les de l’eau et de l’agriculture, chercheur.euses, étudiant.es pour une journée de réflexion collective autour des PTGE. Les vidéos des sessions sont diponibles.
Dans le futur, y aura-t-il moins d’eau en Occitanie ou en Alsace ? Quelles zones seront inondées plus souvent ? y aura-t-il plus ou moins d’eau ? Les périodes de basses eaux seront-elles plus sévères ? Les crues seront-elles plus imprévisibles ? … pour répondre à toutes ces questions, l’INRAE a développé l’outil MEANDRE. Cet outil présente les résultats des projections hydrologiques réalisées sur la France dans le cadre du changement climatique pour une période future de 2070 à 2099. La mise à jour des données a été réalisée entre 2022 et 2024 dans le cadre du projet national Explore2.
Dans le corridor de Kamdi, grâce à la restauration d’une zone humide, un village népalais retrouve un accès durable à l’eau, ouvrant la voie à de meilleures récoltes et à de nouvelles sources de revenus.
L’opération se déroulait du 11 mai au 10 juin 2026. Elle visait à préserver la survie de poissons migrateurs en voie d’extinction. À cette période, la lamproie et l’alose remontent le fleuve pour se reproduire.
À l’heure où les ventilateurs et les climatisations vont tourner à fond, la production d’électricité nucléaire risque de baisser. EDF envisage de réduire la production de ses centrales du Bugey (Ain) et de Saint-Alban (Isère), en raison de la canicule et de la hausse attendue de la température du Rhône.
Les conséquences du changement climatique sur le cycle de l’eau sont d’ores et déjà visibles dans les territoires : une baisse de la disponibilité en eau, notamment avec des sécheresses à répétition, des phénomènes météorologiques plus intenses (cyclones, inondations…), et une dégradation de la qualité de l’eau. Face aux tensions croissantes sur la ressource en eau, le projet Explore2, coordonné par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et l’Office international de l’eau (OiEau), a livré des résultats actualisés intégrant les niveaux de réchauffement de la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Ces travaux, publiés fin 2025, dessinent des futurs hydrologiques contrastés pour la France, pouvant présenter des évolutions alarmantes mais mettant à disposition des territoires et des acteurs de nombreuses données et informations pour éclairer les scénarios possibles d’adaptation.
Inondations, sécheresses... Nos assurances vont-elles assurer encore longtemps nos biens ? Un nouvel observatoire tente d’y répondre. Résultat : les assureurs sont là... tant que les événements climatiques extrêmes ne se multiplient pas trop.
Le Rhône perd de son débit. Les sols s'assèchent. Les zones humides reculent. Les acteurs du bassin Rhône-Méditerranée ont dressé un constat préoccupant. Si les premiers résultats du plan d'adaptation au changement climatique sont encourageants, ils appellent désormais à accélérer les efforts.
u moins 13 millions de personnes ont été affectées par les phénomènes météorologiques extrêmes en Afrique ,en 2025. Et plus de 3 000 décès ont été signalés. Ces chiffres sont issus d’un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), dévoilé le 18 juin et passant au crible les principaux indicateurs climatiques du continent.
Les pluies se concentrent de plus en plus en de violents épisodes, mais moins fréquents. Or, cette manière de pleuvoir accélère l’assèchement des sols, même lorsque le cumul d’eau augmente. Un paradoxe pas encore pris en compte dans les modèles de prévisions.
Pour ce deuxième retour sur le projet d'un précédent article, revenons sur les rives du Charlet. Ce petit affluent de l'Allier a accueilli de nouveaux apprentis constructeurs de barrages inspirés des castors. Il a ainsi confirmé son rôle pionnier de site école.
Une étude du groupe Sfil et de la Banque postale, réalisée en partenariat avec Intercommunalités de France et WWF, met en lumière les défis que vont devoir affronter les nouveaux élus pour, a minima, maintenir, en les mettant aux normes, leurs infrastructures d'eau et d'assainissement, et idéalement les renouveler et traiter les pollutions émergentes d'ici 2040. Si des marges de manœuvre existent, les collectivités n'auront d'autre choix que d'actionner et le levier du tarif, et celui de l'emprunt.
Vagues de chaleur marines en hausse, fonte du budget carbone... Ces indicateurs qui explosent témoignent du rythme sans précédent atteint par le réchauffement planétaire, estiment 73 chercheurs dans un rapport publié le 11 juin.
Notre nouveau modèle d’intelligence artificielle permet de prévoir les ondes de tempêtes extrêmes – ces rehaussements importants du niveau de la mer sur le littoral causés par les vents d’une grande dépression – avec une grande précision, y compris dans les conditions climatiques futures. Ce modèle d’IA fonctionnant rapidement, il peut aider les chercheurs et les professionnels à mieux évaluer les risques d’inondation côtière, et à mieux planifier les mesures d’adaptation.
Utiliser les satellites pour faire face à l’impact du changement climatique sur les océans : un an après sa création, le consortium Space4Ocean Alliance ambitionne de déployer des outils décisifs.
Jean-Louis Ledeux multiplie les casquettes – et les risques de conflits d’intérêts potentiels. Vert révèle que les activités de sa société sont examinées dans le cadre d’une enquête sur de possibles drainages irréguliers de zones humides. Des pratiques suspectées d’être menées à grande échelle dans un territoire éprouvé par la sécheresse et les tensions sur le partage de l’eau.
Le projet LIFE SOURCES pour Solutions d’Optimisation des Usages et Réflexion Collective sur l’Eau et les Sols, porté par le Syndicat mixte des gorges du Gardon (SMGG) et la Communauté de communes du Pont du Gard (CCPG), vise à contribuer à accompagner le territoire dans l’adaptation au changement climatique, en particulier face aux risques liés aux excès et aux déficits en eau. Il s’articule autour de 3 axes principaux : Mieux partager l’eau, réduire les besoins et optimiser les usages ; Redonner aux sols leur pouvoir d’infiltrer et de stocker l’eau ; Former et sensibiliser les acteurs pour partager une culture commune de l’eau. Cet Appel à Manifestation d’Intérêt s’inscrit dans le cadre de l’action qui porte sur la gestion alternative des eaux pluviales en espaces urbanisés.
Depuis 2010, Muret applique une tarification progressive de l’eau potable. Seize ans après, la ville souligne une baisse de la consommation et des économies pour les habitants
Le plan Eau met en avant les solutions fondées sur la nature pour améliorer la qualité des eaux et préserver la biodiversité. Depuis 2023, un jury national vient sélectionner les projets les plus emblématiques. En 2026, le projet de restauration hydromorphologique du Landion a été récompensé.
Face à l’intensification des effets du changement climatique sur les littoraux, le Conservatoire du littoral, le BRGM et le Cerema lancent un appel à manifestation d’intérêt dans le cadre du projet européen LIFE Adapto . Cet appel vise à sélectionner dix territoires littoraux, en Hexagone et en Outre-mer, afin de les accompagner dans la construction de stratégies à long terme fondées sur une approche d’adaptation des côtes avec la nature.
Une nouvelle menace climatique se profile : un épisode d'El Niño d'une intensité potentiellement exceptionnelle. Qu’en est-il ? À quoi s’attendre ces prochains mois ? Avec Christophe Cassou, climatologue.
Face aux sécheresses plus fréquentes et à la concentration des besoins en période estivale, l’eau devient un sujet de tension croissant pour les territoires. Agriculture, industrie, tourisme, habitants et milieux naturels dépendent d’une même ressource, présente par définition en quantité limitée. Pour les collectivités, l’enjeu n’est donc pas seulement de gérer les crises, mais d’organiser en amont les conditions d’un partage durable.
Pêcheurs et scientifiques se sont alliés pour tenter de sauver la filière et mieux connaître le gastéropode, afin d’éviter au bulot, emblème de la pêche normande, de disparaître avec le réchauffement climatique.
En France, les contestations contre les mégabassines ont révélé un lien longtemps invisibilisé : celui qui unit l’agriculture intensive de l’arrière-pays aux complexes portuaires, comme le port céréalier de La Rochelle-Pallice en Charente-Maritime. Derrière la crise de l’eau qui structure désormais le débat public, on retrouve l’héritage d’un modèle agro-industriel façonné par des choix politiques, économiques et logistiques anciens.
Face aux conséquences du changement climatique et à l'intensification des aléas climatiques, une nouvelle manière de gérer les eaux pluviales urbaines est nécessaire, en faisant appel aux solutions fondées sur la nature. Destinés à favoriser l'infiltration et le stockage de l'eau de pluie au plus près de là où elle tombe, ces aménagements sont présentés dans un centre de ressources du Cerema.
Avant d'être maîtrisé par les pompiers, le feu a détruit cinq hectares de nature en Corrèze, dans un site essentiel pour alimenter la Vézère. Les acteurs locaux s’inquiètent de ce phénomène inhabituellement précoce, provoqué par les sécheresses et le réchauffement climatique.
Lancé en mars 2020, le projet de recherche INTERREG Inundatio s’est achevé et ses résultats sont disponibles. Parmi ses objectifs : utiliser l’intelligence artificielle et le big data pour modéliser les risques d’inondation et de crues-éclair dans les sous-bassins des zones montagneuses, afin d’améliorer la prévision et la gestion de ces crises.
Aude Witten, Directrice Générale Adjointe répond à nos questions sur le nouveau modèle économique de soutien d'étiage, chantier structurant et solution clé du 12e programme.
L’observatoire est né d’un partenariat entre les Départements de la Mayenne et du Maine-et-Loire, l’association ADOPTA et l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, et s’inscrit dans le programme Infiltr’eau du Département de la Mayenne. L’objectif est de mettre en place un outil qui permette de valoriser des aménagements de gestion durable et intégrée des eaux pluviales (GDIEP) réalisés sur ces territoires et d’avoir à portée de main des retours d’expérience locaux.
Les départements ont réduit leurs dépenses d’entretien et d’investissement des ponts de 9 % en 2024. Or, avec le changement climatique, leur vieillissement pourrait s’accélérer et les dégâts se multiplier.
Les collectivités compétentes en matière de gestion de l’eau et /ou d’assainissement ont jusqu'au 17 juillet 2026 pour déposer leur candidature au label "Territoire d’eau en transition écologique" qui distingue celles d'entre elles qui engagent des politiques contribuant à répondre aux défis du changement climatique.
Hydroélectricité : la France met en œuvre l’accord de principe obtenu dans la douleur avec la Commission européenne, et il y aura du changement ! Voyons cela au fil d’une vidéo et d’un article.
Le pari de l'hydrologie régénérative, c'est de restaurer les cycles naturels de l'eau douce, par l'aménagement du territoire. Une nouvelle façon de répondre aux crises de l'eau qui s'aggravent avec le changement climatique. Ecoutez Arnaud Hamelin et ses invités Rémi Sisqueille et Alain Malard.
Près de deux ans après la crue torrentielle qui a détruit le hameau de La Bérarde, dans l'Oisans, un point a été fait ce mercredi en Préfecture et il ne pousse pas à l'optimisme quand à l'avenir de ce haut-lieu de l'alpinisme. Mais la vallée du Vénéon a quand même bien besoin de positiver.
Les lagunes de Méditerranée se font de plus en plus étouffantes, à mesure que le changement climatique progresse. L’été, lors des vagues de chaleur marines, il y fait parfois si chaud que certains de leurs habitants doivent trouver refuge en mer – une fuite qui risque de perturber leur croissance et, in fine, leur reproduction.
De Villefranche-sur-Mer aux profondeurs, on vous raconte comment des robots conçus sur la Côte d’Azur ont révolutionné, en 25 ans, l’océanographie. Ils surveillent en temps réel l’état de santé de la planète bleue.
Appréciés des poissons et bien connus des pêcheurs, les refuges thermiques en rivière sont précieux pour la faune aquatique, mais potentiellement menacés par le changement climatique. Dans une étude sur trois d’entre eux dans le bassin du Rhône, le Bureau de recherches géologiques et minières, ou BRGM, et ses partenaires se sont intéressés au rôle des sources d’eaux souterraines dans la régulation de la température des cours d’eau.
900 km de littoral français sont aujourd'hui en recul. L'érosion côtière, phénomène naturel amplifié par le changement climatique, grignote peu à peu le territoire de ces communes, contraintes de repenser l'aménagement de leur littoral, avant que la mer ne le décide pour elles.
La Mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-France a rendu le 13 mai un avis critique sur le projet de modification de l’usine du SEDIF de Neuilly-sur-Marne. Dans cet avis, la MRAe met en cause les rejets polluants dans la Marne et recommande d’étudier des alternatives au projet. Elle interroge son bilan carbone et son impact sur le climat. De fait, elle montre l’inconsistance de l’étude d’impact réalisée par le SEDIF…
Préserver la ressource en eau, restaurer les milieux aquatiques et adapter le territoire au changement climatique : tels sont les objectifs du contrat Eau et Climat 2026-2028 signé entre la communauté de communes Dombes Saône Vallée, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, le conseil départemental de l’Ain et la préfecture de l’Ain. Un programme ambitieux de près de 8 millions d’euros d’actions pour accompagner durablement la transition du territoire.
Depuis le début de l’année 2026, nous souhaitons améliorer la connaissance des eaux souterraines sur le territoire. Ce nouvel objectif intervient également en réponse à la sécheresse de 2022. Si la région reste encore épargnée par les sécheresses chroniques, les épisodes sans précipitation se multiplient alors que les températures ne font qu’augmenter. Cela n’est pas sans conséquence pour le fonctionnement du territoire. Ces nouveaux épisodes météorologiques peuvent amener à un dysfonctionnement du cycle de l’eau. Des sources peuvent se tarir, d'autres peuvent perdre en qualité et cela impacte directement les usages que l’on fait de cette ressource. Pour prévenir ces changements possibles, un observatoire de la ressource en eau est mis en place. Le projet bénéficie du soutien financier du programme Life de l'Union européenne et par l’Agence de l’eau.
Dans un contexte de changement climatique accentuant les sécheresses comme les inondations, la gestion de l’eau dans les têtes de bassin versant suscite un intérêt croissant. De nombreuses initiatives cherchent à ralentir, infiltrer et conserver l’eau grâce à des pratiques agricoles, forestières ou paysagères inspirées des processus naturels. Cet article synthétise les connaissances disponibles sur leurs effets hydrologiques et identifie les conditions de leur efficacité selon les contextes territoriaux.
À travers le monde, les rivières suffoquent. Avec une étude parue le 15 mai dans la revue Science Advances, une équipe de chercheurs montre que leur niveau d’oxygène dissous diminue à un rythme alarmant à cause du changement climatique.
Canalisées et enterrées au cours du XXe siècle, la Drize et l’Aire vont retrouver la lumière au cœur de la ville. Ce projet ambitieux de renaturation de cours d’eau en milieu urbain allie protection contre les crues, gestion des eaux pluviales, corridors de fraîcheur, création d’habitats et espaces publics multifonctionnels. Une approche interdisciplinaire inédite réunissant notamment ingénieurs civils, hydrauliciens, architectes paysagistes, écologues et urbanistes, pour faire couler l’eau en surface et redonner de la place à la nature au cœur des quartiers en pleine régénération.
Le Fonds Hydraulique Agricole a pour objectif d’accompagner les efforts d’adaptation de l’agriculture aux conséquences du changement climatique et de contribuer à fournir l’accès à l’eau nécessaire aux exploitations agricoles. Il permettra de remobiliser et moderniser les ouvrages hydrauliques existants et de développer de nouveaux projets adaptés aux contextes agricoles et environnementaux et dans le respect de l’équilibre des usages et des écosystèmes.
Face au ralentissement inquiétant de l’AMOC, ce gigantesque système de courants océaniques qui régule le climat mondial, deux chercheurs néerlandais proposent une solution radicale : construire un barrage dans le détroit de Béring pour isoler le Pacifique de l’Arctique. Une idée encore théorique, mais qui soulève déjà des questions vertigineuses sur les limites de la géo-ingénierie.
À Karachi, le développement urbain et économique effréné affecte fortement l’écosystème local, en particulier les mangroves, poumons et barrière naturelle de la ville. Celles-ci reculent depuis deux décennies en raison de l’accaparement des terres, des mégaprojets immobiliers et des pollutions industrielles et domestiques.
La météo change tous les jours. Le climat, lui, change notre quotidien pour les décennies à venir. Face à un dérèglement climatique qui bouleverse déjà les régimes hydrologiques, les acteurs de l’eau doivent composer avec des incertitudes croissantes. Entre intensification des sécheresses, variabilité croissante des précipitations et multiplication des événements extrêmes, une stratégie climat intégrant des évolutions permet de se projeter localement en termes de gestion de l’eau. Objectif : s’adapter aux conditions à venir.
Cette thèse étudie le fonctionnement hydrogéologique du sous-sol parisien et analyse l’impact des infrastructures souterraines sur les nappes phréatiques de la capitale. À travers une modélisation numérique innovante, elle propose une lecture globale des interactions entre urbanisation souterraine, géologie et circulation des eaux souterraines.
L’exploitant minier ArcelorMittal devra payer une amende de 100 millions de dollars, pour une centaine d’infractions reliées au rejet de substances nocives dans les eaux de la Côte-Nord. Il s’agit d’une sanction record dans l’histoire canadienne.
Le petit village de Colomieu dans l’Ain a sonné la mobilisation générale pour l’adaptation au changement climatique. L’eau est leur levier évident d’action.
Dans ce département, très affecté par le changement climatique, les nappes du sous-sol sont précieuses. D’autant qu’elles alimentent des cours d’eau servant à l’irrigation. Pour mieux comprendre leur fonctionnement, des hydrospéléologues les visitent.
La présidente de région Occitanie demande au président de la République d’élargir sa "méthode Notre-Dame" à la prolongation de l'adducteur prélevant l’eau du Rhône vers le Languedoc-Roussillon qui en manque en général et ses vignobles en particulier.
La Cour des comptes vient de publier un rapport d’évaluation qui vise à apprécier l’utilité, l’efficacité et l’efficience de la police de l’eau. L’action de la police de l’eau peut bénéficier à la biodiversité, à l’eau, au climat, ainsi qu’à la santé et à l’alimentation humaine. Mais les dérogations, les incohérences sont nombreuses. Le manque de moyens est patent. Quand des infractions sont constatées, des sanctions administratives sont rarement prononcées, les préfets ne donnant pas suite. La Cour des comptes invite à conforter la coopération entre préfets et procureurs et donner instruction de mettre en œuvre des suites administratives avec détermination. Lire le résumé de l’évaluation. Liens vers la synthèse, le rapport intégral et un article du Monde.
Ce label, développé par AMORCE en partenariat avec la Banque Des Territoires, est un outil pour encourager et valoriser l'engagement des services publics d'eau et d'assainissement dans la transition écologique autour de 4 grands axes: Économies d'eau et adaptation au changement climatique ; Protéger les ressources en eau des pollutions émergentes ; Engager les services d'eau dans l'économie circulaire ; Engager les services d'eau dans la transition énergétique.
Le Conseil départemental de l’Ariège lance une enquête publique sur un projet de transfert d’eau vers le barrage de Montbel. Présentée comme indispensable face aux sécheresses à venir, cette « sécurisation du remplissage » suscite de vives oppositions chez des riverains et associations environnementales, qui dénoncent un nouveau prélèvement sur les milieux naturels.
Au fond de la lagune de Thau, en Occitanie, la source de la Vise est régulièrement sujette à un phénomène dit d’inversac, où la source d’eau douce se met soudainement à absorber l’eau saumâtre. Ce mécanisme, jusque-là peu connu, expose les ressources en eau douce des côtes à un risque de salinisation. Grâce à un dispositif expérimental unique, des chercheurs français ont pu l’observer en direct. De quoi expliquer au passage pourquoi certaines villes des alentours souffrent, lors de ces épisodes, d’inondations en l’absence de pluies.
Face à l’élévation du niveau de l’océan, le syndicat mixte Sivalodet a lancé une étude prospective sur l’estuaire de l’Odet, pour mieux anticiper les risques de submersion. Plus en amont au bord de son affluent le Steïr, un nouvel endiguement est aussi à l’étude, contre le risque d’inondation fluviale.
À l’occasion de la 105e édition du congrès de l’Association des professionnels de l’eau et des déchets (Astee), qui se déroulera du 15 au 18 juin 2026, à Nancy, Anne-Laure Makinsky, directrice générale de l’Astee, revient pour L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances sur les grandes tendances actuelles dans le domaine de l’eau et les temps forts (sessions plénières, visites de sites…) de la prochaine édition.
Alors que les émissions atmosphériques de mercure (Hg) ont fortement diminué en Europe depuis les années 1970 grâce aux politiques environnementales, la réponse des écosystèmes reste contrastée. Dans les régions de haute montagne, le changement climatique pourrait perturber cette trajectoire de récupération. Une étude, impliquant des scientifiques de plusieurs laboratoires de la fédération OSUG, publiée dans Environmental Science & Technology et soutenue par le LabEx OSUG révèle que la fonte des glaciers alpins remobilise du mercure accumulé depuis plusieurs décennies, entraînant une augmentation inattendue des apports dans certains lacs.
Un an après avoir été décidée en comité interministériel, la feuille de route pour l'amélioration de la qualité des eaux littorales vient d'être présentée par la ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche, Catherine Chabaud, ce 7 mai. Plusieurs de ses actions concernent évidemment les collectivités au premier chef.
C’est une équation impossible que l’Est francilien tente de résoudre. D’un côté, le Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF-E), arrêté en juillet 2023, impose une densification massive des pôles économiques et urbains. De l’autre, les projections climatiques disponibles soulèvent des questions sur la pérennité de la ressource en eau. Au milieu de ce « choc des plans », la nouvelle SEM « Eau, énergie solutions », co-pilotée avec Veolia, hérite d’une mission à haut risque : garantir l’approvisionnement de 600 000 habitants et de l’aéroport Roissy-CDG.
Les ports alsaciens, suisses et allemands installés le long du Rhin ont travaillé ensemble pendant trois ans pour élaborer des solutions face aux crues, aux basses eaux et aux événements climatiques extrêmes.
Largement utilisées à travers le monde, les barrières physiques souterraines (BPS) sont pourtant méconnues en France. Or cette technique pourrait s’avérer pertinente pour adapter au changement climatique la gestion de l’eau dans nos territoires, en complément de démarches de sobriété. Le BRGM travaille depuis plusieurs années sur ce sujet, en cherchant à identifier les conditions de l’efficacité des BPS et leurs impacts sur le milieu.
Dans un rapport publié ce 27 avril, la Cour des comptes alerte sur la situation du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles dit Cat-Nat. Créé en 1982 pour couvrir des risques qui ne peuvent être assurés par les seuls assureurs privés, il est de plus en plus sollicité et l’augmentation attendue du coût des catastrophes naturelles, estimée entre 47% et 85% d’ici 2050, fragilise sa soutenabilité financière. Pour préserver le dispositif, qui permet à la fois une mutualisation des risques entre les assurés et une solidarité entre les territoires, les Sages appellent à un renforcement des outils de suivi, une meilleure prise en compte des enjeux de prévention et une responsabilisation accrue de l’ensemble des acteurs.
Le 14 février 2026, Brest a mis en service sa nouvelle ligne de tramway. Au-delà du transport, ce tracé innove surtout par sa manière de gérer l’eau de pluie : infiltration sans ruissellement, surfaces végétalisées, désimperméabilisation... Une véritable vitrine de la gestion intégrée des eaux pluviales, cofinancée par l’agence de l’eau Loire-Bretagne.
Sur ce territoire aussi magnifique que fragile, la vie tourne autour de l’eau. Affaibli par les submersions, les inondations ou encore la sécheresse, le Marais poitevin est particulièrement concerné par le changement climatique. Il est au cœur du projet LIFE Maraisilience, pour espérer « co-construire » des solutions. Explications avec Pascal Duforestel, président du Parc naturel régional du Marais poitevin.
En début d'année le projet hydrolience porté par l'Institut français du vin en partenariat avec les Chambres d'agriculture des P.O. et de l'Aude, explore l’hydrologie régénérative, une voie innovante pour continuer à cultiver la vigne sans irrigation. Une expérience que poursuivent deux domaines dans la Région dont le château de Rey à Canet.
Mis au point il y a dix ans avec le soutien de la Région, le système Andromède de la société Aquadoc, permet de piloter l’irrigation de façon connectée. S’il se développe dans nos vignes, la France reste en retard sur l’usage de ces technologies par rapport à l’Espagne ou l’Italie.
Chambres d'agriculture de France a organisé, ce 22 avril, une conférence de presse pour dénoncer l'élaboration en cours des prochains schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage), qui oscillerait entre ignorance et stigmatisation des agriculteurs, et mépriserait en outre les réalités technique, économique et même climatique. L'organisation exhorte les comités de bassin à changer de méthode et à desserrer le calendrier prévu pour les finaliser (en juin). Elle entend par ailleurs profiter de la loi d'urgence agricole pour renforcer la présence de la profession dans la gouvernance des comités de bassin.
Le concept de Solutions fondées sur la Nature, défini par l'IUCN en 2020, est aujourd'hui intégré dans de nombreuses politiques publiques visant à répondre aux défis des changements globaux : Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB 2030), Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), Plan Eau, Objectifs de développement durable (ODD). Cependant, la mise en œuvre de ces solutions et leurs résultats restent encore peu documentés dans la littérature scientifique et technique, notamment en milieu lacustre. Ce constat peut toutefois être biaisé : de nombreuses actions de restauration sont mises en œuvre sans diffusion large ou publication des résultats. Cette enquête vise à améliorer les connaissances sur les projets basés sur les Solutions fondées sur la Nature en milieu lacustre. Elle cherche à recenser les actions permettant d'améliorer la qualité physico-chimique, biologique ou physique des plans d'eau à l'échelle nationale.
Lors de sa conférence de presse annuelle tenue ce 16 avril, Voies navigables de France (VF) insiste sur la nécessité de ne pas oublier le développement des infrastructures, alors que le projet de loi-cadre en cours de discussion privilégie leur régénération. Reste que les besoins sont immenses, et que les moyens manquent.
En 2010, Berne a mis en vigueur une stratégie de l'eau. Cette stratégie contenait des mesures pour une utilisation et une gestion plus durables des ressources en eau. Le canton de Berne considère que les objectifs et les mesures définis à l'époque ont été largement mis en œuvre. C'est pourquoi une révision a été lancée. La nouvelle stratégie de l'eau 2040 vient d'être présentée officiellement.
La montée des eaux a lieu partout sur la planète et Venise n'y échappera pas. Une nouvelle étude liste les solutions envisagées, de la construction d'une digue au déplacement entier de la ville. Chacune charrie son lot de conséquences, pour le tourisme, l'économie locale ou la biodiversité.
Ce dossier propose un panorama des Solutions fondées sur la nature (SFN) appliquées à la gestion des eaux pluviales en milieu urbain. À travers interview, articles, vidéos et podcast, il explore comment ces dispositifs - jardins de pluie, arbres de pluie ou infrastructures végétalisées - contribuent à une gestion plus durable et résiliente de l’eau en ville face aux défis du changement climatique et à l'urbanisation croissante.
Le Rhône est l’un des premiers fournisseurs de sédiments et de carbone organique pour la Méditerranée. Chaque année, il charrie vers la mer près de 5,5 millions de tonnes de sédiments – l’équivalent de 2 000 piscines olympiques – ainsi que 173 000 tonnes de carbone organique, soit un volume comparable à ce que 870 000 arbres peuvent absorber par an. Ces apports nourrissent les écosystèmes marins, soutiennent la biodiversité, contribuent à freiner l’érosion naturelle des côtes et à ralentir le recul du trait de côte, notamment en Camargue et dans le golfe du Lion. Sans eux, plages et infrastructures côtières seraient encore plus exposées aux tempêtes et à la montée des eaux. Mais cet équilibre est fragile : en un siècle, les barrages ont réduit ces flux de 60 %, tandis que le changement climatique modifie le régime des crues, concentrant 70 % des apports sur seulement 10 % de l’année.
Un nouveau dossier de la collection Appui aux Politiques Publiques vient enrichir notre bibliothèque de ressources thématiques. Ce livret, téléchargeable à la fin de cet article, présente le pôle « recherche et développement » ECosystèmes LAcustres (ECLA) et les questions de recherche qu’il aborde. Dispositif collaboratif, le pôle rassemble INRAE, l’Office Français de la Biodiversité et l’Université Savoie Mont Blanc afin d’accompagner les politiques publiques en faveur d’une gestion durable de ces écosystèmes fragiles.
La réalimentation des nappes phréatiques est un moyen de se préparer à des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. La durée de séjour dans le sol entre l'infiltration et le pompage est essentielle pour la qualité de l'eau extraite de ces systèmes. Une étude montre qu'il est possible d'utiliser des traceurs environnementaux qui parviennent dans les rivières via l'eau de refroidissement des centrales nucléaires pour déterminer ce temps de séjour.
15 000 personnes vivent aux Tuamotu, immense archipel de 76 atolls disséminés dans l’océan Pacifique. À Rangiroa comme ailleurs, l’eau monte. Et l’île continue de payer le prix des politiques coloniales.
L’eau et le logement ressortent parmi les enjeux prioritaires du rapport intermédiaire remis par l’Anem et le CNM au gouvernement en vue d’élaborer une feuille de route sur l’adaptation au changement climatique des territoires de montagne. Avec un maître mot : l’"habitabilité".
Voisin de la vaste zone d'activité Aerolians, en Seine-Saint-Denis, le Sausset, petite rivière longtemps enserrée dans des tubes de béton, est en train de retrouver la lumière du jour. Une renaturation entreprise pour lutter contre les inondations et adapter le territoire au changement climatique.
Les 5 et 6 septembre 2025, le projet THERMIEFRANCE a organisé ses journées de lancement scientifique, rassemblant 43 participants, parmi lesquels des représentants du Ministère, de l’OFB, des Agences de l’eau (Rhône Méditerranée Corse, Garonne, Seine-Normandie), des fédérations de pêche et des syndicats d’eau. Ces premières journées ont permis de poser les bases scientifiques du projet et d’engager les échanges entre communautés scientifiques et acteurs de l’eau.
12 personnalités attachées à la Dordogne souhaitent que « la voix de la rivière et de son écosystème soit mieux entendue des usagers et décideurs ». Avec l’idée de prévenir les conflits d’usage
En Haute-Vienne, certains exploitants stockent de l'eau pour lutter contre le gel et la sécheresse quand d’autres se heurtent à la réglementation liée aux zones humides. Début mars, le Conseil d'État est allé dans le sens des associations environnementales mais un nouveau projet de loi pourrait changer la donne. Exemple à Saint-Yrieix-la-Perche.
Trois ans après son lancement, le Plan eau s’impose comme un cadre structurant de la politique de l’eau, avec l’ensemble des mesures engagées et une large majorité déjà mises en œuvre.
Au cœur de vives oppositions et même d’un recours en justice, le projet de renaturation du Surgié à Figeac (Lot) devient un symbole pour la préservation de l’eau et du patrimoine. Une convention inédite à portée régionale a été signée ce vendredi 3 avril au Moulin du Surgié entre l’agence de l’eau Adour-Garonne et la Fondation du Patrimoine.
À la demande de l’État, le BRGM et la Mission risques naturels ont actualisé la cartographie d’exposition au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux, qui cause chaque année des dommages considérables aux bâtiments.
La Région Grand Est et l’Agence de l’eau Rhin-Meuse lancent la deuxième édition de l’appel à projets « la Moselle en commun », en partenariat avec les Départements de la Moselle, de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges. Objectifs : soutenir les initiatives qui reconnectent les habitants et les usagers à la rivière Moselle et ses affluents.
Le lac de Montbel, poumon hydraulique de trois départements, souffre. Après dix ans de travaux préparatoires, un projet ambitieux vient d’entrer dans sa phase décisive : sécuriser son remplissage grâce à un adducteur depuis la rivière Touyre. Un défi colossal, une course contre la montre climatique.
Si le sel est loin de venir à manquer, c’est au contraire sa présence en excès qui devient critique et menace les sols et l’eau à l’échelle planétaire. La salinisation de l’environnement, phénomène naturel, est renforcée par l’irrigation et l’exploitation excessive de sel pour l’industrie ou le déneigement, et aggravée par le changement climatique.
Le Cerema a réalisé une étude d’opportunité de Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) à l’échelle du département de l’Ain. Le Conseil départemental, pour qui la ressource en eau constitue une priorité de mandat, et qui est partie prenante du programme "L’eau de l’Ain", souhaite ainsi promouvoir cette pratique aujourd’hui très minoritaire.
En effet, dans un contexte de tensions sur la ressource en eau, la REUT représente une solution pour préserver la ressource et s’adapter au changement climatique, si elle s’envisage dans une logique de substitution à un prélèvement déjà existant, et en tenant compte des enjeux du territoire. L’étude d’opportunité apparaît alors comme un outil d’aide à la décision partagé par l’ensemble des acteurs concernés. Elle permet d’identifier les usages les plus propices et les bassins versants pour lesquels il y aurait un intérêt à inciter ou au contraire à freiner les projets de REUT.
Il y a encore quelques décennies, les excréments – urines et matières fécales – étaient considérés comme des sources d’engrais vitales. Ils ont été évincés par les engrais d’origine fossile au prix d’importants dommages environnementaux et sanitaires. Aujourd’hui relégués au rang d’encombrants déchets, les excréments humains voient leurs précieux nutriments majoritairement détruits ou rejetés en rivière. Dans le livre, qui paraît ce jour aux éditions Actes Sud, le chercheur Fabien Esculier, de l’École nationale des ponts et chaussées (ENPC), plaide pour la réhabilitation de ces matières et leur réintégration dans une forme d’économie circulaire. Nous reproduisons ci-dessous un extrait de son introduction.
Bâtir un outil d'expertise pour structurer les recherches et les actions de sauvegarde des herbiers marins d'Outre-mer. Tel est l'objet de la chaire universitaire Ocean Leaves lancée ce mardi 31 mars à Brest. Portée par la Fondation Université de Bretagne occidentale (UBO) et les scientifiques Claire Hellio et Fanny Kerninon, cette initiative vise à fédérer experts, État, collectivités, associations et partenaires, publics et privés.
Lors de la session de la Chambre régionale d’agriculture Nouvelle-Aquitaine, ce jeudi à Mérignac, il a été beaucoup question de la gestion de la ressource en eau. Les agriculteurs élus demandent que les politiques de l’eau ne pénalisent plus l’agriculture. « Il en va de la souveraineté alimentaire »
Dans la perspective de la Conférence des Nations-Unies sur l'eau à Abou Dhabi en décembre, le Cese a identifié les enjeux pour que l'eau devienne un axe structurant de l'action internationale au même titre que le climat et la biodiversité.
Les rivières, ruisseaux, lacs et autres zones humides se dépeuplent à une vitesse fulgurante. Un rapport de l’ONU publié le 24 mars, dans le cadre de la quinzième session de la Conférence des parties de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, qui se tient en ce moment au Brésil, révèle que les poissons migrateurs d’eau douce font partie des êtres les plus menacés de la planète. Saumons, esturgeons, anguilles, poissons-chats… Depuis 1970, les populations de ces quelque 19 000 espèces ont décliné de 81 %.
Une équipe de chercheurs de l’Université de Lausanne participera à un ambitieux projet de recherche international consacré aux ressources en eau de montagne. Grâce à l’intelligence artificielle, elle contribuera à la première réanalyse mondiale à haute résolution de ces ressources essentielles, afin d’anticiper les défis futurs défis liés à leur gestion.
Avec 37 espèces de poissons recensées aujourd’hui, la Seine a profondément changé en un demi-siècle. Grâce à d’importants efforts d’assainissement, la biodiversité y fait son retour, selon le service d’assainissement francilien. Mais entre progrès réels et limites persistantes, la baignade reste un défi.
En Galice, en Espagne, une lutte citoyenne a forcé le gouvernement régional à enterrer un projet de grande usine de cellulose. Elle devait s’installer sur les rives de la rivière Ulla, au prix d’importants risques de pollutions.
Aujourd’hui, à l’occasion de la Semaine canadienne de l’eau, l’honorable Julie Dabrusin, ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, annonce le lancement du Programme scientifique national sur l’eau douce, qui vise à mieux harmoniser la recherche et les travaux scientifiques sur l’eau douce partout au Canada.
La Région Occitanie s’engage dans une « Alliance de l’eau » européenne destinée à renforcer la coopération face aux sécheresses et à la raréfaction de la ressource.
Alors que la bataille de l'eau constitue un enjeu considérable, comment est préservée ou gaspillée cette ressource essentielle ? Dans un contexte de changement climatique et de stress hydrique, la résilience des ressources en eau est plus que jamais posée. Avec Julie Mendret, enseignante-chercheuse à l'université de Montpellier, membre de l'Institut Universitaire de France ; Léa Sanchez, journaliste au Monde ; Yves Tramblay, directeur de recherche, hydrologue à l'Institut de Recherche pour le Développement, laboratoire Espace-Dev.
Face à l’augmentation des risques liés aux ruissellements, amplifiés par les effets du changement climatique, il devient indispensable d’adopter une approche transversale et collective pour mieux comprendre et gérer ces phénomènes. Les enjeux associés mobilisent en effet de nombreuses politiques publiques et nécessitent une coordination renforcée entre acteurs. C’est dans cette perspective que la démarche « RUISS-eaux et Territoires », co-animée par l’ANEB et la FNCCR, a été mise en place. Son objectif principal est de faciliter le partage d’expériences et de connaissances autour de problématiques opérationnelles prioritaires qui seront choisies par le réseau. Elle s’inscrit en appui des travaux du Groupe de travail de la Commission Mixte Inondations qui doit se constituer en 2026.
Plus de 40 jours de pluie ininterrompue ont provoqué des crues généralisées, mobilisant les services de l’État dans une coordination sans précédent. Retour sur un épisode exceptionnel qui a testé notre résilience et mis en lumière l’importance de l’anticipation et de la coordination.
Alors que la pêche à la truite va rouvrir le 14 mars 2026, celle du saumon atlantique sauvage restera, cette année encore, interdite. Pas de miracle à attendre toutefois de cette mesure : le déclin alarmant que connaît cette espèce emblématique semble d’abord lié à la dégradation de ses conditions de vie. Peut-on encore préserver ce poisson grand migrateur dans les rivières françaises ? Dans un souci d’efficacité à court terme, la priorité est de rétablir la continuité écologique des milieux, c’est-à-dire de réduire le nombre d’obstacles (barrages en particulier) qui se dressent sur sa route.
En 2027, un satellite franco-indien va être mis en orbite pour détecter la température de la surface de la Terre, en évaluer le contenu en eau et aider différents secteurs d’activités : agriculture, agroforesterie, hydrologie, micrométéorologie urbaine, biodiversité.
Dans un contexte d’intensification des événements météorologiques, d’imperméabilisation croissante des territoires et d’augmentation des enjeux exposés au cours des dernières décennies, les ruissellements sont devenus une problématique majeure pour les collectivités.
À La Réunion, l’accès à l’eau demeure inégalitaire alors que les nappes phréatiques ont de plus en plus de mal à se remplir. Cet enjeu vital rencontre pourtant peu d’écho chez les candidats aux élections municipales.
En France, sur le territoire métropolitain, un des effets du changement climatique est la multiplication des épisodes de précipitations verglaçantes. Le Cerema fait le point sur la stratégie de viabilité hivernale à déployer en amont et juste avant ces précipitations. Cette présentation sera effectuée au congrès mondial de la viabilité hivernale et a obtenu la médaille d'or.
La pluviométrie exceptionnelle des derniers mois relance les débats autour des mégabassines, relate Le Parisien. Début mars, dans les Pays de la Loire, une centaine d’agriculteurs ont bloqué l’A87 afin de dénoncer « l’immobilisme administratif » et réclamer « une véritable politique de stockage de l’eau face au changement climatique ». À Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, les exploitants agricoles appellent également à une mise en service de la mégabassine du même nom.
La communauté d’agglomération et ses 100 communes développent une stratégie de prévention des inondations volontariste, composé d’ouvrages de protection dits « structurants » et de solutions fondées sur la nature.
En vingt ans et plusieurs modifications de son plan local d’urbanisme, la mairie de Tréveneuc, dans les Côtes-d’Armor, tente d’artificialiser la vallée du Kerpont. Alors même que son ruisseau, qui permet un écoulement naturel de ses eaux, a de plus en plus du mal à encaisser les épisodes extrêmes de précipitations, qui risquent de devenir la norme avec le changement climatique.
En 2025, le Cerema a accompagné la commune de Bois-Guillaume pour dresser un état des lieux de la ressource en eau sur son territoire et des prélèvements liés aux usages de bâtiments. Un bilan hydrique de la commune a ainsi été réalisé, avec une attention spécifique sur la consommation en eau potable. Ces analyses ont permis de définir 3 typologies de consommateurs (les personas) et d’identifier pour chacun des pistes d’actions opérationnelles pour réduire le prélèvement en eau potable, permettant à la collectivité d’avoir les éléments pour élaborer une stratégie de sobriété en eau potable. Cette réflexion s’inscrit dans la dynamique d’adaptation au changement climatique de la collectivité.
Le SMIGIBA s’apprête à transmettre pour instruction son dossier de contrat de rivière eau et climat pour le Buëch. On vous présente dans le détail de quoi il retourne et pourquoi ce dossier est la pierre angulaire de l’action du SMIGIBA en faveur de la gestion des milieux aquatiques.
Le changement climatique se manifeste par une intensification des aléas climatiques, en particulier des précipitations extrêmes, et par la nécessité d’adapter des infrastructures routières, majoritairement conçues à partir de données climatiques historiques désormais partiellement obsolètes. Rédigé dans le cadre de la mise à jour du guide technique sur l’assainissement routier (GTAR), l’article propose une méthode opérationnelle destinée aux gestionnaires d’infrastructures routières, afin d’améliorer la résilience des ouvrages hydrauliques face au changement climatique et d’identifier les ouvrages les plus vulnérables nécessitant une intervention prioritaire.
Pendant trois jours, 150 chercheurs et gestionnaires venus de toute la France se sont réunis à Arles, en Camargue, l’une des zones humides les plus emblématiques du pays. Leur objectif : renforcer les liens entre recherche et gestion des zones humides pour mieux préserver ces milieux essentiels. La synthèse est disponible.
En Bretagne, la mer gagne du terrain et met à l’épreuve routes, maisons et terres agricoles, comme à la presqu’île de Gâvres dans le Morbihan. Face à l’élévation du niveau marin et à l’érosion côtière, les élus et les habitants doivent choisir entre se protéger, s’adapter… ou se replier.
[...] Dans cet article, la reconstruction d’une chronologie de 420 ans d’inondations a été réalisée à partir des données extraites de l’inventaire multirisque de Vallouise-Pelvoux. La précision et la régularité des sources ont permis (i) d’identifier 278 épisodes d’inondations ayant affecté un ou plusieurs torrents et/ou rivières torrentielles en réponse aux mêmes conditions hydrométéorologiques synoptiques sur la période 1600-2020 en Vallouise, (ii) d’en analyser la typologie et les conséquences, (iii) d’identifier 6 périodes « actives » séparées par des périodes « calmes » en inondations dont la répartition temporelle est globalement cohérente avec celle des chronologies existantes dans d’autres contextes, (iv) de mettre en évidence une évolution de la saisonnalité.
Faute d’eau en volume suffisant, peut-on refuser, même en zone constructible, un permis de construire ? Réponse rapide : OUI. Le droit est enfin clair sur ce point. Sauf que quand on entre dans les détails les choses se compliquent un peu. Voyons ceci au fil d’une très brève vidéo, d’un dessin et d’un article bien plus détaillé.
Le projet de recherche et développement REAUZOH (Recensement, cArtographie et sUivi de l’évolution des Zones pOtentiellement Humides) a pour objectif de réaliser une étude de recensement et de cartographie des zones potentiellement humides présentes sur le territoire de la Communauté d’Agglomération de Béthune-Bruay, Artois Lys Romane, grâce à une méthodologie innovante qui s'appuie sur l'exploitation d'imagerie satellitaire. Il est mené dans le cadre de l'appel à projets "Exercer la GEMAPI dans le cadre d’une gestion globale de l’eau".
Après plus de 10 ans de précontentieux liée à la position dominante d’EDF en ce domaine et entraînant un blocage pour l’industrie hydroélectrique, la France s’est finalement entendue avec la Commission européenne sur un accord de principe le 18 août 2025. Restait donc à mettre en application ledit accord. Un premier pas a été franchi le 5 février 2026. L’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi en première lecture visant à relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique. Le Sénat doit désormais examiner le texte.
Claude Roustan, président de la Fédération nationale des pêcheurs en France et de la protection du milieu aquatique, a été reçu par Mathieu Léfèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique. Lors de cette réunion, plusieurs sujets sensibles concernant l’avenir des milieux aquatiques ont été abordés. Claude Roustan revient sur cet entretien.
Après huit années d’actions visant à améliorer la trajectoire de l’état de conservation des habitats marins, dont les lagunes font partie, le projet Life Marha (2018–2025) se clôture. Pour les « Lagunes côtières » en Méditerranée, le Pôle lagunes a accompagné durant 8 années les gestionnaires et animateurs N2000 concrètement sur le terrain afin d’évaluer l’état de conservation de cet Habitat d’Intérêt Communautaire prioritaire (HIC *1150), en appliquant les indicateurs de la méthode nationale.
Les inondations qui touchent le Sud-Ouest de la France provoquées par la tempête Nils pourraient alimenter à nouveau le débat sur le rôle l’aménagement du territoire dans la survenue de ces événements. Les inondations sont pourtant des phénomènes complexes et le rôle des aménagements reste difficile à estimer.
Adopté le même jour que le décret n° 2025-1325, déjà commenté sur le présent blog, était adopté le décret n° 2025-1326 du 26 décembre 2025 qui, lui, simplifie les procédures en matière d’évaluation et de gestion des risques en matière d’inondation. Un texte qui intéressera tous les acteurs de la GEMAPI… et quelques autres.
La métropole Montpellier Méditerranée a récemment diversifié son approvisionnement en eau par une connexion au Rhône, tout en renforçant l’exploitation des ressources locales, notamment le Lez. À partir d’une approche en political ecology, cet article étudie les mécanismes politiques, institutionnels et techniques de cette transformation. Fondée sur une analyse documentaire et des entretiens, l'étude met en lumière trois dynamiques principales : la persistance d’un verrouillage sociotechnique initié dans les années 1960, l’utilisation de l’argument climatique pour justifier une exploitation accrue des ressources, et la consolidation du pouvoir territorial de la métropole. Ces résultats invitent à questionner les modalités de gestion durable de l’eau en contexte méditerranéen.
La Suisse, un hotspot de la diversité des poissons ! Les recherches les plus récentes montrent à quel point la richesse des espèces indigènes, dont certaines sont uniques au monde, est réellement remarquable. Dans le même temps, il apparaît clairement que de nombreuses espèces sont menacées ou ont déjà disparu. Les nouvelles connaissances sur nos poissons ouvrent la voie à une protection plus ciblée et plus efficace.
Face aux enjeux croissants du recul du trait de côte sur le littoral néo-aquitain, l’État, avec l’appui du BRGM, a élaboré à destination des élus et décideurs locaux une méthode harmonisée et des outils techniques permettant d’anticiper l’évolution du littoral. L’objectif est de permettre aux collectivités d’établir des cartes locales de projection du trait de côte sur des horizons de 30 et 100 ans et de planifier des stratégies d’action efficaces.
Cette synthèse bibliographique rassemble des études finalisées ou en cours qui portent une réflexion sur le sujet de la salinisation des lagunes côtières méditerranéennes françaises et de leurs milieux humides périphériques. Les méthodes employées visent notamment à suivre l’évolution de la salinité au sein des hydrosystèmes (lagunes, cours d’eau et canaux), des sols des milieux humides ou encore des terres agricoles, à interpréter les trajectoires d’évolution de ces écosystèmes littoraux puis de définir des perspectives de recherche ou d’aménagements hydrauliques.
Dans le vignoble bordelais, les vendanges 2025 ont été agitées par la sortie du château Lafleur de l’appellation Pomerol. Derrière le buzz, on a peu parlé de ce qui a motivé cette sortie fracassante : l’irrigation. Un sujet aussi tabou que central pour l’avenir de Bordeaux. Enquête en quatre épisodes dans les coulisses de « l’adaptation du vignoble ».
Dans un long article publié le samedi 31 janvier, le mensuel américain The Atlantic revient sur un projet en apparence extravagant visant à construire un gigantesque mur sous-marin pour protéger le glacier Thwaites, qui borde l’ouest de l’Antarctique. Comment ? En bloquant les courants d’eau chaude qui rongent progressivement le glacier et le rendent instable.
Des glaciers des Pyrénées aux géants colombiens et kényans, cette sélection vous invite à apprendre, découvrir, et vous émouvoir du sort de ces colosses de glace menacés, et des voix de celles et eux qui vivent avec eux.
Le niveau des mers augmente, et va encore s’intensifier avec la fonte des glaciers. À quel point ? La réponse à cette question dépend d’une source d’incertitude majeure, étudiée par les scientifiques : le cas de l’Antarctique.
Un état des lieux fiabilisé et partagé avec les acteurs des territoires
L’état des lieux 2025, adopté par le comité de bassin du 11 décembre 2025, montre une progression positive de l’état des eaux en relation avec les plans d’actions engagés et la mobilisation de tous les acteurs de l’eau pour la reconquête de la qualité des eaux du bassin.
55% des masses d’eau superficielles en bon état écologique (au lieu de 50% de bon état à l’état des lieux 2019). Pour les eaux souterraines ce sont 76% des masses d'eau qui sont en bon état chimique.
Des invertébrés aux poissons, nos rivières ont toujours été des corridors de vie en mouvement. Mais aujourd’hui, cet équilibre millénaire est bousculé à une vitesse sans précédent par les activités humaines et le dérèglement climatique. Dans l’arc jurassien, les cours d’eau témoignent de transformations profondes qui redessinent la carte du vivant aquatique.
Sur le front de mer, la promenade de Biscarrosse Plage, dans les Landes, n'a pas résisté aux intempéries dans la nuit du 31 janvier au 1er février. En proie à l'érosion côtière et au changement climatique, la plage nord s'est creusée sur une vingtaine de mètres, un phénomène qui n'est pas sans rappeler l'hiver particulièrement tempétueux de 2013-2014.
Et si le territoire du fleuve Charente montrait la voie pour s'adapter aux défis de l'eau ? Avec son démonstrateur, le bassin de la Charente montre que des solutions ambitieuses, innovantes et co-construites, permettent d'accélérer son adaptation au changement climatique.
Les (nombreux) livrables de la Rencontre nationale 2025 des Réseaux Rivières à Arras (62) en septembre 2025, coorganisée par l’Agence de l’eau Artois Picardie et Réseaux Rivières, sont disponibles ! « Restauration des milieux aquatiques : gardons le cap ! » Inondations, changement climatique, acceptation sociale : comment concilier les enjeux d’aujourd’hui et de demain ?
Le 11 décembre, le comité de bassin a adopté l’état des lieux 2025 de notre bassin, étape clé de la révision de la politique de l’eau pour les années à venir. Les débats nourris ont mis en lumière la qualité du dialogue au sein du comité de bassin, aboutissant à l’adoption à l’unanimité d’une délibération enrichie directement en séance. Décryptage de cette photographie du bassin avec Laurent Verdié, Directeur Planification et prospective.
Grâce à son instrument KaRin et à des algorithmes innovants, SWOT peut révéler le débit des fleuves dans le monde à chacun de ses passages, pour une meilleure gestion de l’eau douce.
Le Comité de bassin Rhin-Meuse a adopté à l'unanimité l’état des lieux, diagnostic complet de la santé environnementale des cours d’eau et des nappes d’eau souterraine, le 5 décembre 2025 et approuvé par arrêté préfectoral le 18 décembre 2025. Cette démarche exigeante, nécessitant la collecte et l’analyse de millions de données, constitue l’étape préalable indispensable du quatrième cycle de gestion (2028-2033) de la Directive cadre sur l’eau (DCE).
La phytoremédiation est une technique de dépollution naturelle fondée sur l’utilisation de plantes pour gérer différents polluants présents dans les sols. Prometteuse, mais encore expérimentale, cette méthode est testée sous plusieurs modalités par des scientifiques à Uckange, en Moselle, sur la friche d’une ancienne usine sidérurgique.
C’est le maillon caché de la mondialisation : quand on échange des biens et des services, on transfère aussi de l’eau douce d’un pays à l’autre. Pourtant, la gestion de l’eau reste locale, quand sa consommation est devenue mondiale. Des solutions émergent.
Cet article s’intéresse à la connexion entre processus de versant et dynamiques torrentielles dans les bassins versants montagnards dans le contexte du changement climatique actuel. L'objectif est de montrer qu’une chaîne de processus provoquée par une déstabilisation des parois rocheuses n’est possible que sous certaines conditions en fonction de la morphologie du bassin versant.
La France est confrontée à une crise hydrique croissante, amplifiée par le changement climatique, alors même que les infrastructures sont vieillissantes : près d’un litre sur cinq est perdu dans les réseaux, et le rythme actuel de renouvellement impliquerait plus d’un siècle et demi pour moderniser l’ensemble du patrimoine. Elle exige donc un surcroît d’investissement pour fiabiliser et moderniser les réseaux, mais aussi une sobriété accrue des usages de l’eau. Face à ces enjeux, le modèle économique du secteur, fondé sur le principe « l’eau paie l’eau » et donc largement dépendant des volumes consommés, apparaît aujourd’hui inadapté. Alors qu’une large part des coûts des services d’eau sont fixes, la baisse structurelle des consommations, encouragée par les politiques de sobriété, fragilise leur financement.
De Téhéran au fleuve Colorado, les signes d’un effondrement durable des ressources en eau se multiplient. La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Sous l’effet du changement climatique et de décennies de surexploitation, de nombreuses régions du monde ne parviennent plus à se remettre des périodes de manque d’eau. Cette situation, que nous qualifions de « faillite hydrique », est omniprésente : elle touche déjà des milliards de personnes avec des conséquences déjà visibles sur les sociétés, l’agriculture et les écosystèmes.
La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Région Sud) lance la 4ᵉ édition de son appel à projets « Les données satellitaires au service des territoires », visant à encourager le développement de solutions innovantes fondées sur l’exploitation de données satellitaires au bénéfice des politiques publiques territoriales. La 4ᵉ édition, dont la clôture des candidatures est prévue en janvier 2026, est consacrée au suivi et à la préservation des zones humides, dans un contexte de changement climatique et de pressions croissantes sur ces milieux.
Chaque année, les aléas hydrogéologiques causent des dommages aux exploitations agricoles littorales normandes. Encore peu étudiés, ces aléas devraient s’intensifier avec le changement climatique et l’élévation du niveau marin. En croisant mesures de terrain et entretiens semi-directifs avec des agriculteurs, cette étude montre l’intérêt d’une double approche méthodologique pour produire une connaissance partagée et guider l’adaptation.
À Wallis, le service de l’environnement mise sur une solution naturelle pour lutter contre l’érosion du littoral et la montée des eaux. Des barrières végétales, fabriquées à partir de feuilles de cocotier et de branchages, sont installées dans le cadre du projet régional PEBACC.
D’où vient la pollution par les nutriments (azote et phosphore) des eaux dans le massif du Jura ? Y a-t-il des évolutions notables de la pression anthropique et de la qualité de l’eau sur le long terme ? Quelle est l'influence du changement climatique ? En quoi le milieu karstique est-il vulnérable aux pollutions ? Y a-t-il des périodes plus sensibles à la mobilisation de polluants ? Quels sont les leviers d’action à envisager avec les acteurs du territoire pour faire évoluer durablement la qualité des eaux ?
Quel est l'impact du réchauffement climatique sur les prévisions météorologiques ? Comment s'articulent météo et climat ? Les données scientifiques recueillies participent à la stratégie d’adaptation des politiques publiques. Explications relatives aux outils mobilisés et la mécanique à l’œuvre.
Comme le prévoit la loi Duplomb, une circulaire conditionne la signature des arrêtés volumes prélevables de bassin à l’existence d'une étude d’impacts socio-économiques et à l’élaboration suffisamment avancée d’un plan d’action associé pour l’adaptation de l’agriculture. Alors que le mouvement de contestation des agriculteurs repart un peu partout en France, cette mesure très attendue tombe à point nommé.
Le satellite européen Sentinel-6B, lancé le 17 novembre 2025 sur Ariane 6, a livré ses premières données, assurant le prolongement de la surveillance des océans, des côtes et des eaux continentales.
La nappe de Chambéry est une ressource essentielle pour le territoire : elle fournit près de 60 % de l’eau potable distribuée par Grand Chambéry. Étudiée depuis plusieurs décennies, elle bénéficie déjà d’un socle de connaissances solide, qui a permis d’assurer durablement l’alimentation en eau potable des habitants. Aujourd’hui, face aux enjeux liés au changement climatique et à la préservation de la qualité de l’eau, Grand Chambéry poursuit cette dynamique en engageant de nouvelles actions pour approfondir la compréhension du fonctionnement de la nappe et anticiper son évolution à long terme.
Le myriophylle hétérophylle, une plante subaquatique aux caractéristiques hors du commun, se développe à grande vitesse dans les canaux français. Elle complique la navigation et le fonctionnement du réseau.
Les études qui servent de base à l’attribution des volumes prélevables en été sont contestées par les agriculteurs. La loi Duplomb, qui exige des diagnostics socio-économiques en cas de baisse des quotas, les conforte.
Et si, face aux sécheresses et aux inondations, l’Algérie repensait l’eau non plus comme une ressource à exploiter ou un danger à contenir, mais comme un capital écologique et économique à sauvegarder et à développer ? Par El Habib Ben Amara, architecte urbaniste, dans Le Quotidien d’Oran.
Retour sur la journée d'échanges consacrée aux aménagements pour la gestion intégrée des eaux pluviales, organisée le 6 novembre 2025 à Tomblaine. Elle a permis d'aborder les enjeux techniques, environnementaux, réglementaires et financiers liés, tout en favorisant un partage d'expériences.
Vendredi 12 décembre, nous étions une centaine de personnes réunies à Ornans pour le rendu final de l’étude Nutrikarst. Vous pourrez retrouver un reportage de France 3 Franche-Comté en bas de cet article et un document de synthèse de l’étude en cliquant ici. Commencé en juin 2019, l’étude devait initialement se terminer en juin 2023, nous voici en décembre 2025.
Dans les Hautes-Pyrénées, Samia se rend à Gaillagos, un village de montagne marqué par une crue soudaine en 2018. En quelques minutes, un ruisseau enfoui sous la rue principale s’est transformé en torrent, révélant la vulnérabilité des villages face aux effets du dérèglement climatique. Sur place, Samia rencontre André, conseiller municipal, qui raconte l’histoire du village et le choix de la commune après la crue : rouvrir le cours d’eau plutôt que le canaliser. Avec Angélique Masson, de l’agence de l’eau Adour-Garonne, elle explore les bouleversements du cycle de l’eau en montagne, moins de neige, plus de pluie, des rivières plus basses l’été et des crues plus violentes. Marc Delacoste, de la Fédération de pêche des Hautes-Pyrénées, nous raconte quant à lui les conséquences de ces changements sur la biodiversité et le rôle des ruisseaux comme refuges pour les espèces. Cet épisode montre comment, à Gaillagos, remettre un cours d'eau à ciel ouvert devient à la fois un outil de protection contre les inondations, un levier pour restaurer la biodiversité et une manière de réapprendre à vivre avec l’eau face au changement climatique.
Lauréat 2025 du Plan Eau du ministère en charge de la Transition écologique, le projet de préservation des zones humides en Lozère, porté par l’ONF et le Conservatoire d'espaces naturels Occitanie, a été reconnu par l’UICN comme une solution fondée sur la nature. Il illustre l’importance de restaurer et gérer durablement les écosystèmes pour faire face aux défis du changement climatique et préserver la ressource en eau.
Dans le cadre de la nouvelle feuille de route de la Commission mixte inondation, l'ANEB et la FNCCR co-animent un groupe de travail dédié aux eaux de ruissellement. [...] L’objectif principal de se groupe de travail est de faciliter la gestion intégrée des ruissellements à travers une dynamique de partages et de co-construction et un angle opérationnel.
Les nappes phréatiques débordent sous l’effet du réchauffement climatique. Le journaliste Simon Gouin, fondateur de Grand Format, et le dessinateur Vincent Sorel en ont tiré une BD. Reporterre vous en propose des extraits.
Réuni le 9 décembre 2025, le comité de bassin Seine-Normandie a adopté l’état des lieux du bassin. Réalisé selon les règles de la Directive-cadre sur l’eau (DCE), ce diagnostic restitue l’état actuel des cours d’eau, nappes, milieux littoraux et zones humides du bassin sur la base de 12 millions de données collectées sur l’ensemble de ces milieux. Il étudie également comment les pressions sur ces milieux ont évolué, et comment l’état des milieux pourrait évoluer d’ici 2033, si aucune action supplémentaire de restauration n’était prévue.
À cause du changement climatique, la disparition des glaciers est vouée à s’accélérer. Elle pourrait atteindre son pic entre 2041 et 2055. D’ici au milieu du siècle, 2 000 à 4 000 d’entre eux devraient disparaître chaque année, en fonction de nos émissions de gaz à effet de serre, selon une étude publiée le 15 décembre dans la revue scientifique Nature Climate Change.
Le développement de la plaine du Rhône, clé pour l’agriculture, l’industrie et l’urbanisme, peut être fortement impacté par les variations du niveau de sa nappe phréatique. Cet article présente une méthode innovante pour estimer les fluctuations extrêmes de la nappe en situation particulière. Il permet ainsi de mieux comprendre et prévenir les impacts des événements météo-climatiques majeurs qui ont marqué la région depuis plusieurs années.
Face à la sécheresse dans les Pyrénées-Orientales, les pouvoirs publics misent sur l’irrigation. Au risque de provoquer une guerre de l’eau. Omerta, pressions politiques, maraîchers inquiets... Le sujet est explosif.
A l'initiative de l'Etat, un Projet partenarial d'aménagement (PPA) de l'Estuaire de l'Orne va voir le jour. Les principaux acteurs étaient présents, ce vendredi 12 décembre, pour le signer et officialiser sa mise en route.
En Cerdagne, l’eau est une ressource précieuse. Depuis des siècles, les canaux gravitaires façonnent le paysage et assurent l’irrigation des prairies et des potagers. En 2025, d’importants travaux ont été engagés pour préserver et mieux gérer cette ressource vitale.
Au fond des torrents et des ruisseaux, de petites larves d’insecte construisent des filets pour attraper leur nourriture et font preuve d’une intelligence remarquable pour s’adapter au courant. Des comportements qui inspirent nos propres innovations techniques.
Le 13 novembre 2025 a eu lieu le lancement de l’Observatoire National des Routes impactées par la Sécheresse (ONRS) sous la forme d’un webinaire organisé par le Cerema et l’IDRRIM. L’ONRS a pour objectif d’apporter une réponse à l’échelle nationale aux besoins des collectivités et des gestionnaires d’infrastructures. Il doit permettre de disposer de données chiffrées et d’un état des lieux national sur l’ampleur du RGA et ses effets sur les infrastructures, notamment grâce à des missions de diagnostic sur le terrain. L’objectif est de mieux orienter les actions de prévention, les opérations d’entretien et les travaux de confortement menés par les gestionnaires.
Face aux sécheresses et inondations, certains États, comme l’Iran, ont des projets plus ou moins aboutis de déménager leur capitale. L’argument « vert » sert surtout des logiques politiques, économiques ou stratégiques.
Et si les politiques de l’eau passaient aussi par les plus jeunes ? C’est justement la conviction qu’a eue l’agence de l’eau Artois-Picardie il y a vingt ans, en lançant le Parlement des jeunes pour l’eau avec l’Education Nationale. Aujourd’hui encore, cette initiative donne voix à une génération qui veut comprendre, débattre et agir face au changement climatique. Samia part à la rencontre d’Emma, 22 ans, présidente du Parlement, d’Erin, lycéenne engagée, de Florient, ancien membre devenu garde du littoral, et de Christine, de l’agence de l’eau, qui accompagne ces jeunes citoyen·nes dans leur apprentissage du débat public et de la protection de la ressource. À travers leurs récits, on découvre une jeunesse curieuse et déterminée, qui façonne déjà les politiques de demain. Au micro de Samia Basille, journaliste : Emma Cossart, présidente du Parlement des jeunes pour l’eau Artois-Picardie ; Erin, lycéenne membre du Parlement ; Christine Dericq, responsable de la politique jeunesse et de l’action internationale à l’agence de l’eau Artois-Picardie, Florient Andrieux, garde du Littoral dans le Nord.
L’idée de déverser des tonnes de fer dans l’océan pour nourrir du phytoplancton absorbeur de CO2 revient à la mode. L’efficacité de cette méthode n’est pourtant pas prouvée, et elle risque d’être désastreuse pour les écosystèmes.
Cette série de fiches présente aux collectivités des retours d'expériences, des outils et méthodes pour agir en faveur de la préservation de la ressource en eau, en termes quantitatifs et qualitatifs, notamment les dispositifs de réutilisation des eaux usées traitées.
Lundi 1er décembre se tenait à Longvic (Côte-d'Or) une conférence sur l’eau, en présence du préfet, du président du département et d’élus locaux. Cette réunion était une première étape en Côte-d’Or pour lancer une politique à long-terme de la gestion de l’eau.
En Europe, au moins 28 % des décharges oubliées seraient situées en zones inondables. Ces dépôts polluent les eaux avec des métaux lourds et des microplastiques. Reporterre a enquêté avec The Guardian, Investigate Europe et Watershed Investigations sur ce risque écologique et sanitaire majeur.
Depuis plusieurs années, des échanges ont lieu entre la multinationale et les élus du département autour de la propriété de l’usine d’eau potable de Morsang-sur-Seine et ses canalisations. Ils accusent l’entreprise d’un trop perçu de 400 millions d’euros.
Le bilan des inondations historiques s’alourdit en Indonésie, Thaïlande, Malaisie et au Sri Lanka. À l’origine du phénomène notamment, des moussons exacerbées par la crise climatique.
Le projet de recherche Allagui, projet OTHU soutenu par l’Agence de l’eau RMC, a pour objectif de promouvoir et de contribuer au changement des pratiques dans le domaine de la gestion des eaux pluviales urbaines. [...] Afin de construire des outils réellement adaptés aux besoins des praticiens, nous vous invitons à répondre à un court questionnaire technique en ligne (7 à 10 minutes).
Le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), c’est ce document stratégique qui oriente l’ensemble de la politique de l’eau sur le territoire insulaire. Il est révisé à intervalles réguliers par la Collectivité de Corse, sur la base d’un état des lieux. Le dernier, en date d’octobre, met en évidence une légère dégradation de la qualité des milieux aquatiques. Vendredi, les élus de l’Assemblée de Corse ont tiré plusieurs analyses issues de ce constat.
À l’occasion de ses 10 ans, le programme de recherche-action OCAPI (Organisation des cycles azote et phosphore dans les territoires) a pris ses quartiers au sein de l’ENPC pour revenir sur la valorisation des excrétas humains dans l’agriculture et leur séparation à la source, à travers différentes échelles et pratiques. Parmi les sujets abordés durant les trois jours de tables rondes et des rencontres, l’une abordait la place et l’intégration des structures de gestion des excrétas dans les projets architecturaux, existants ou à venir. Des projets gérés notamment par un cabinet d’architecte, la maîtrise d’œuvre et la maîtrise d’ouvrage. Mais comment les usagers (et leur diversité) sont-ils pris en compte ? Comment eux-mêmes s’adaptent à ces changements de pratique ?
La société Cactile, guidée par l’urgence de l’adaptation au changement climatique, s’est fixée pour ambition de « transformer les bâtiments en cactus ». Elle a imaginé des réservoirs modulables qui permettent d’utiliser les toitures en pente, les clôtures de jardin et les façades des bâtiments pour stocker l’eau de pluie. Une première façade stockante a été mise en service dans le Tarn au mois d’août 2025.
La remise à ciel ouvert de la Drize sur 450 mètres a été officiellement inaugurée en présence des autorités le mardi 25 novembre 2025. La renaturation de la Drize, tout comme celle de l’Aire, s'inscrit dans le cadre du projet de renouvellement urbain du périmètre Praille Acacias Vernets.
En Normandie, la petite commune de Quiberville-sur-Mer a vu sa côte reculer de plusieurs dizaines de mètres en quelques décennies. Face à l’érosion, aux submersions marines et aux inondations, la vallée de la Saâne s’est engagée dans un projet hors norme : reconnecter le fleuve à la mer, restaurer les zones humides et repenser la place de l’humain dans ce paysage mouvant. Antoine part à la rencontre de celles et ceux qui pilotent ce chantier visionnaire. Initié il y a plus de vingt ans, il est devenu aujourd’hui un projet pilote national qui a réussi à réunir collectivités, ingénieurs, scientifiques et acteurs publics autour d’un même objectif : repenser le territoire pour faire face aux enjeux du changement climatique.
Présentée ce 19 novembre dans le cadre du Salon des maires, une étude réalisée par le Syndicat professionnel Atep (Acteurs du traitement des eaux de la parcelle) avec Infopro Digital auprès d’élus municipaux pour l’essentiel montre que pour 96% des collectivités, la gestion de l’eau constitue une "priorité absolue" à l’échelle de leur territoire. Interrogées sur les actions mises en œuvre pour préserver ces ressources, elles citent d’abord "la réduction ou l’adaptation des aménagements de façon à réduire l’artificialisation des sols (58%)" puis la réutilisation des eaux de pluie (46%).
Le Cerema propose une série de fiches pratiques sur des projets de réaménagement des cours d'école pour qu'elles soient plus résilientes et mieux adaptées aux évolutions du climat. Cinq fiches, qui portent sur les opérations de réaménagement, désimperméabilisation, adaptation au changement climatique de cours d'école menées à Saint-Cloud, Libourne, Amanvillers, Dunkerque et Still sont disponibles.
La Métropole de Lyon vient de lancer à Villeurbanne un chantier inédit : l’aménagement d’un site démonstrateur entièrement dédié aux solutions de gestion des eaux pluviales. Installé sur une parcelle en friche de 1700 m2 au sein de l’îlot Mazoyer, ce futur “jardin immersif” doit permettre d’exposer grandeur nature les différents dispositifs capables de désimperméabiliser la ville et de restaurer le cycle de l’eau. La livraison est prévue pour fin février 2026.
Cette journée d’échanges, organisée par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes (CEN Occitanie) dans le cadre du projet Life Biodiv’France coordonné par l’OFB, a rassemblé 39 participants issus des sphères scientifiques et techniques autour d’un objectif commun : mieux intégrer la continuité écologique piscicole dans la gestion des marais littoraux. Faisant suite au webinaire du 26 juin dernier, cette rencontre a permis de partager les connaissances actuelles sur la migration de l’anguille, de présenter des outils de suivi et d’aide à la décision et de favoriser les échanges entre gestionnaires et scientifiques pour une meilleure prise en compte opérationnelle de cet enjeu. Les présentations sont disponibles.
La mobilisation de crédits dédiés dans le cadre de la Stratégie Ecophyto 2030 doit permettre d’accélérer la démarche de délimitation des aires d'alimentation des captages en particulier dans les situations de blocage. Une instruction, dévoilée ce 22 novembre, revient sur le modus operandi de ce financement selon différentes modalités, dont l’opportunité est à apprécier localement par les préfets.
Face aux changements climatiques, protéger notre eau devient essentiel. Avec la signature du Plan Eau du Grand Chalon ce 18 novembre 2025 à Chalon-sur-Saône, c’est tout un territoire qui s’engage pour la préservation de l’eau, notre ressource la plus précieuse. Explications.
Le plan d’eau du Boulard et le Merdanson de Chaponost connaissent actuellement une métamorphose. L’étang à l’eau stagnante laissera prochainement place à une rivière vivante. Le site sera réaménagé pour laisser plus de place à la biodiversité tout en offrant un lieu de promenade aux habitants. Damien Combet, Maire de Chaponost, et Serge Bérard, Président du SMAGGA nous apportent des précisions sur ce projet d’envergure.
Pour répondre aux grands enjeux de sobriété des usages, de disponibilité et de qualité de la ressource en eau, la France s’est dotée en 2023 d’un plan pour une gestion résiliente et concertée de l’eau. La Réutilisation des eaux usées traitées (REUT) est une des pistes que le SIARP se doit d’étudier sur ses stations d’épuration : une étude d’opportunité est lancée depuis cet automne avec Ecofilae.
Depuis cette année, la Charte Qualité nationale des ouvrages et aménagements de gestion durable et intégrée des eaux pluviales, conçue par l’Astee, est associée aux Aqua Prêts de la Banque des Territoires. Tout bénéficiaire d’un Aqua Prêt lié à la gestion des eaux pluviales s’engagera à respecter cette charte. L’objectif est ainsi de concevoir et réaliser des infrastructures pérennes et adaptées au changement climatique.
Le Conseil départemental de l'Hérault a défini en 2024 des indicateurs piézométriques sur les stations de son réseau de suivi des eaux souterraines. Cette action permet d'objectiver des seuils et de contribuer activement au comité "ressource en Eau" piloté par la DDTM34 afin de gérer les périodes de sécheresse.
L'espace Gisèle Halimi à la Mosson a accueilli les représentants de la Métropole, de la Régie des eaux, de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse et de l'ALEC, pour présenter Adaptoneau, le programme d'adaptation au changement climatique de la Régie des eaux et de la Métropole de Montpellier. Face aux enjeux de raréfaction de l’eau, Adaptoneau vise à encourager des usages plus responsables grâce à une action collective.
Le littoral camarguais est, comme de nombreuses côtes françaises, directement menacé par la montée des eaux et les submersions marines liées au changement climatique. Les projections estiment que d’ici 2100, sans action publique, près de 32 000 personnes dans le Grand Delta du Rhône pourraient être durablement impactées. En réponse à cette menace, le SYMADREM, en tant qu’autorité gémapienne, a initié l’élaboration d’une stratégie littorale, s’étendant sur 100 kilomètres de côtes, du Grau-du-Roi à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Cette initiative tend à élaborer une réponse collective et durable pour le territoire vis-à-vis du risque de submersion et d’érosion du trait de côte.
Le projet DUAL promeut la restauration des dunes en milieux urbains au moyen de Solutions fondées sur la Nature, en intégrant comme partie essentielle du processus la participation citoyenne, l’éducation à l’environnement et la diffusion des résultats auprès des communautés locales. Grâce à la coopération entre quatre entités situées de part et d’autre de la frontière catalano-française, DUAL favorise un littoral plus résilient, capable de relever les défis du changement climatique et de préserver les ressources naturelles, sociales et économiques des zones côtières.
Lancée le 17 novembre, la mission Sentinel-6B assurera le suivi de l’élévation du niveau des mers tout en mesurant la température atmosphérique, des indicateurs essentiels du changement climatique.
L’Observatori Intercol·legial de l’Aigua propose la création d’un vaste réseau interconnecté allant de l’Ebre jusqu’à la Muga. Le projet prévoit trois nouvelles interconnexions de bassins ainsi que trois usines de dessalement supplémentaires, afin de garantir un approvisionnement durable pour l’ensemble du territoire catalan.
Alors que les niveaux d’eau des réservoirs qui alimentent de nombreuses provinces ont atteint des niveaux historiquement bas, le pays a déclenché samedi 15 novembre une vaste opération visant à déclencher artificiellement des précipitations.
Le Cerema, l'Association Nationale des Elus du Littoral et le Ministère de la Transition Ecologique, avec le soutien des Agences de l’Eau, l’Office Français de la Biodiversité et la Banque des Territoires, ont lancé un programme pour accompagner les territoires littoraux dans le déploiement de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT). 40 projets sont aujourd'hui accompagnés. Présentation des objectifs et enjeux des démarches lauréates.
Chargée de la gestion des systèmes d’endiguement, l’agglomération de Saint-Brieuc a demandé au Cerema de l’accompagner dans la réalisation d’un diagnostic de vulnérabilité au risque inondation et submersion dans la baie de Saint-Brieuc, et d’un plan d’action destiné à réduire les impacts de ces phénomènes, seuls ou conjugués.
Le 31 janvier 2025 s'est tenu le 2e Forum agricole organisé par l’Etablissement Public de la Sèvre Nantaise et ses partenaires à Saint-Amand-sur-Sèvre (79). Toute la journée, plus de 120 personnes sont venues écouter et échanger avec des personnalités comme Serge Zaka, ingénieur agronome et docteur en agroclimatologie, la Ferme de Thorigné d'Anjou et Marie Mézière-Fortin, hydrobiologiste. Les interventions ont été filmées et les vidéos sont diffusées sur la chaîne YouTube de l'EPTB Sèvre Nantaise. Petit résumé de cette journée et liens vers les vidéos...
La Suisse fait face à un climat de plus en plus sec et chaud, son enneigement diminue et les précipitations y seront à l’avenir plus intenses – voilà ce qu’ont conclu les spécialistes du climat de l’Office fédéral de météorologie et de climatologie MétéoSuisse et de l’EPF de Zurich. Ce 4 novembre 2025, ces scientifiques ont dévoilé les nouveaux scénarios climatiques pour la Suisse, qui servent de base à la stratégie du Conseil fédéral pour l’adaptation au changement climatique, en présence de la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider.
Initiée en 2023, la campagne de datation des eaux souterraines menée par le SMEGREG poursuit une double ambition : approfondir la connaissance scientifique des nappes profondes de Gironde et sensibiliser le grand public à la valeur patrimoniale de cette ressource invisible. Ce projet départemental, inédit à l’échelle nationale, s’inscrit dans la continuité des actions menées depuis plusieurs années par l’établissement pour comprendre le fonctionnement des écoulements souterrains sur le territoire.
Retour sur trois années qui ont transformé en profondeur le service public de l’eau potable, au service de ses usagers, dans un souci permanent de transparence, de performance et de réponse aux enjeux sociétaux du changement climatique. Par Anne Grosperrin, Vice-présidente déléguée au cycle de l’Eau – Métropole de Lyon , Présidente de la Régie Eau publique du Grand-Lyon.
Dans le Gard, des agriculteurs ont déposé un projet de mégabassine. Une construction qui inquiète à cause de la raréfaction déjà sensible de l’eau, qui va s’aggraver avec le changement climatique.
Le laboratoire commun Hydr.IA, réunissant des chercheurs d’IMT Mines Alès et l’entreprise Synapse, vise à mettre l’intelligence artificielle au service de l’hydrologie et de la prévision des crues. Une ambition qui s’accompagne de multiples défis, des modèles explicables et généralisables à la précision des prévisions de pluie, en passant par… la défiance des gestionnaires de l’eau envers l’IA.
Le syndicat du bassin versant de la Têt mène un vaste chantier de nettoyage et de sécurisation du fleuve, cet automne. Objectif : prévenir les risques d’inondation dans un contexte de dérèglement climatique, entre Perpignan et Canet-en-Roussillon.
Le Centre de ressources Cours d'eau de l'Office Français de la Biodiversité organisait une Journée d’Échanges Techniques à destination des professionnels des milieux aquatiques consacrée à la résilience des rivières face au changement climatique. Les présentations sont disponibles.
Les glaciers du Pamir, en Asie centrale, figuraient parmi les rares au monde à être stables, voire en expansion. Selon une nouvelle étude, cette anomalie pourrait avoir pris fin, avec des conséquences pour des millions de personnes qui dépendent de l’eau des glaciers durant l’été.
Le label "Territoire d’eau en transition écologique" a été décerné cette année, lors du 39e congrès d’Amorce, à 21 collectivités (EPCI et syndicats). Nouveauté de cette troisième session de labellisation : le référentiel propose dorénavant trois niveaux de reconnaissance afin de valoriser les efforts menés par les collectivités depuis la mise en place de leur stratégie jusqu’aux résultats.
L’objectif de cet appel à projets vise l’amélioration de la qualité du service d’irrigation collective afin de maintenir des réseaux performants dans une logique de gestion économe de la ressource pour favoriser une agriculture résiliente face au changement climatique.
Changement climatique, crises de gouvernance, sous-investissement : en outre-mer, les défaillances s’accumulent, au mépris du droit fondamental à l’eau consacré par l’ONU et l’Union européenne.
Dans le nord de la Colombie, le village flottant de Nueva Venecia lutte pour sa survie. Une plante invasive asphyxie la lagune, tue les poissons et menace les pêcheurs. « C’est dur, très dur », soufflent-ils.
Eau Secours, soutenu par MiningWatch Canada et la Coalition Québec Meilleure Mine, demande au gouvernement du Canada d’abroger un article absolument terrifiant du Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants (REMMMD) qui permet la destruction de lacs et cours d’eau afin que des minières y déversent leurs déchets. L’organisme craint que ce cauchemar soit aggravé par la nouvelle Loi sur l’unité de l’économie canadienne (C-5) qui contient un mécanisme permettant d’ignorer complètement le REMMMD, déjà trop permissif à l’égard de la destruction de plans d’eau.
En juillet 2025, la Communauté d’agglomération Béziers Méditerranée a signé avec Suez un contrat de concession de douze ans couvrant l’assainissement collectif, non collectif et la gestion des eaux pluviales. Ce partenariat, qui entrera en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2027, ouvre la voie à une expérimentation inédite en France : recharger la nappe alluviale de l’Orb avec des eaux usées traitées et purifiées.
Face aux défis croissants liés au changement climatique — sécheresses, inondations, pollution et érosion — les territoires doivent repenser en profondeur leur gestion de l’eau. Pour accompagner cette transition, l’OiEau vient de publier, avec l’appui de l’OFB, cinq fiches-conseils thématiques consacrées aux mesures naturelles de rétention d’eau (MNRE) et aux solutions fondées sur la nature (SfN). Véritables outils opérationnels, elles visent à guider les acteurs de l’eau et de l’environnement dans la mise en œuvre de projets durables et résilients.
Au cœur du Parc Naturel Régional du Livradois-Forez, la Dore trace son chemin à travers vallées, forêts et prairies. Notre Balade nous emmène à la découverte d'une partie de son bassin versant dans le secteur de Vollore-Montagne.
Sur 32 km de long, le système d’endiguement des Marais salants de Guérande protège l’activité salicole et les habitations riveraines. La communauté de communes Cap Atlantique, qui l’a repris en gestion, doit jongler avec les contraintes pour réussir à le consolider.
La communauté de communes Rhône Crussol et la communauté d’agglomération Arche Agglo mettent en pratique une technique d'hydrologie régénérative, le « Keyline design » auprès d’une quinzaine d’agriculteurs. Et ça marche !
On parle ainsi de ripisylves pour décrire la flore qui peuple les rives et de forêts alluviales pour parler des forêts qui jouxtent les cours d’eau (et qui sont souvent des « forêts inondables »). Riches d’une biodiversité précieuse, les ripisylves rendent un grand nombre de services écosystémiques. Tout du moins, lorsque les pressions exercées par les activités humaines ne les ont pas dégradées… Comment mieux gérer ces milieux fragiles et pourtant protecteurs, notamment face au changement climatique ? Une question à laquelle répond l’ouvrage paru en octobre 2025 aux éditions Quae, librement accessible en ligne. Dans le texte ci-dessous, ses coordinateurs scientifiques expliquent pourquoi et comment protéger ces bijoux méconnus de biodiversité.
L'Université de Clermont inaugure aujourd'hui la chaire Extrema. Son objectif : travailler notamment sur les données météo recueillies depuis 150 ans au sommet du puy de Dôme, pour comprendre finement les événements extrêmes et mieux prévoir les dégâts. Rencontre avec sa première titulaire.
Le satellite franco-américain SWOT vient d'établir un nouveau record : 19,7 mètres, la plus grande hauteur de vague jamais mesurée dans l’océan. Surtout, sa capacité unique à cartographier finement l'océan permet de reconstituer les propriétés des vagues au cœur même des tempêtes, là où aucun instrument ne passe jamais. Une avancée majeure pour comprendre les phénomènes extrêmes et améliorer la sécurité en mer.
Dans ces circonstances, les distributeurs d’eau potable peuvent-ils continuer de livrer une eau souterraine quasiment non traitée ? Pourquoi certains problèmes identifiés depuis longtemps, comme la pollution par les nitrates, ne sont-ils toujours pas vraiment résolus ? L’édition 2025 de la journée d’infEau de l’Eawag, le 4 septembre, était dédiée à ce genre de questions. Les scientifiques de l’Eawag y ont présenté les résultats de leurs recherches et proposé des outils pour aider les responsables et les autorités à protéger la ressource en eau potable, d’un point de vue tant quantitatif que qualitatif. Nous vous présentons les principaux points dans les articles suivants.
Sur l’île de La Réunion, les cyclones peuvent déclencher des crues aussi soudaines que dévastatrices. Un géographe s’est intéressé à la façon dont la population de ce département s’est adaptée au risque d’inondation au cours de son histoire.
À l’occasion du congrès de l’Anem qui se tient dans la station-village pyrénéenne des Angles, les 16 et 17 octobre, la Caisse des Dépôts dévoile un nouveau programme pour la montagne doté de six milliards d’euros d’ici à 2030. L’enjeu : aider les collectivités à diversifier leur économie et à répondre aux enjeux du changement climatique.
Créée à l’initiative de Voies navigables de France, sous l’égide de la Fondation du patrimoine, la Fondation Terres d’eau incarne une ambition : agir pour l’eau, la biodiversité et le patrimoine de l’ensemble de nos fleuves, rivières et canaux en France. La Fondation Terres d’eau mobilise un réseau d’acteurs publics, privés et citoyens pour préserver et valoriser le patrimoine fluvial français.
L’humanité a trop déstabilisé le climat, au point de l’avoir rapproché de « points de bascule » au potentiel cataclysmique, alertent 160 scientifiques dans un nouveau rapport.
En 2025, le séminaire s’est tenu les 10 et 11 septembre à Barcelonnette dans le massif des Alpes en partenariat avec le PARN (Pôle alpin des risques naturels) et en collaboration avec la CC Vallée de l’Ubaye-Serre Ponçon et la DDT des Alpes de Haute Provence.
Les deux journées étaient articulées autour des questions : Quelle habitabilité en territoire de montagne exposé à des risques naturels accentués par le changement climatique ? Quelles solutions d’adaptation, entre la reconstruction à l’identique et le renoncement ? Les présentations sont disponibles.
Les barrages vieillissants sont démantelés par centaines aux États-Unis. Parce qu’ils sont dangereux, surtout dans un contexte de changement climatique. Et parce qu’ils nuisent à la biodiversité. Le Québec, confronté aux mêmes enjeux, s’apprête à suivre la tendance.
Les précipitations violentes accroissent le risque d’inondations rapides et difficiles à prévoir. Pour mieux se préparer, il faut bien connaître le terrain. En combinant de nombreuses techniques d’imagerie satellite et de modélisation, les chercheurs et experts créent des « jumeaux numériques », c’est-à-dire des répliques virtuelles du territoire. Celles-ci permettent de mieux savoir où et quand l’eau peut monter, et quelles infrastructures sont en zone à risque.
Dans le cadre d’un programme européen de restauration à l’échelle du massif vosgien, le Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine a actualisé l’inventaire des tourbières grâce à un important travail de terrain et à l’intégration du critère pédologique. Cette démarche a permis d’affiner la connaissance de la répartition des tourbières au sein d’un territoire spécifique, le massif des Vosges, situé dans le département du même nom. Plus de trois cents entités tourbeuses ont ainsi été cartographiées, soit un nombre plus que doublé par rapport au précédent inventaire de 2013, qui reposait uniquement sur la présence d’espèces caractéristiques des milieux tourbeux.
Long de 107 kilomètres, ce méga-canal doit relier d’ici à 2032 la Seine aux grands ports belges et hollandais. Alors qu’il est présenté comme un projet vert, ses opposants pointent une infrastructure écocidaire et organisent ce week-end une mobilisation nationale dans l’Oise.
La plus grosse station de ski des Alpes du Sud veut étendre son réseau de neige de culture jusqu’à 2 500 mètres d’altitude. Le projet vient de recevoir un avis défavorable du commissaire enquêteur.
L’eau douce est en quantité limitée sur Terre. C’est un bien précieux qui se raréfie avec le changement climatique. Réduire les prélèvements d’eau en milieu naturel devient donc indispensable, notamment grâce au recyclage des eaux usées. Comment mieux récupérer l’eau déjà utilisée pour s’en servir pour d’autres usages ? Est-ce une bonne idée et à quelles conditions ? Ce dossier décrypte de nouveaux chemins possibles pour l’eau.
La commission des affaires économiques du Sénat a adopté, ce 1er octobre, les conclusions de la mission d'information qu'elle avait constituée au printemps sur l'avenir des concessions hydroélectriques. Les membres de cette dernière invitent en particulier les députés à amender la proposition de loi dite "Gremillet" afin d'y acter le passage au régime des autorisations, conformément à l'accord passé cet été entre le gouvernement et la Commission européenne, tout en veillant à préciser ses modalités. Ils proposent en outre de profiter de l'occasion pour réviser la réglementation du secteur, notamment afin de mieux associer les collectivités aux projets hydrauliques.
Un décret du 8 septembre 2025 modifie la composition du Comité national de l’eau (CNE) en y intégrant un représentant du BRGM, aux côtés d’autres acteurs majeurs comme le CNRS, l’INRAE et la Banque des Territoires.
Comment relever les défis de l’aménagement urbain face au changement climatique, à la transition énergétique et aux attentes sociétales croissantes ? Pour apporter des réponses concrètes, quatre instituts Carnot – Eau & Environnement, MECD, Ingénierie@Lyon et Clim’adapt – unissent leurs expertises au sein d’un document commun : le Portfolio Ville durable. Ce recueil présente une offre de R&D conçue pour accompagner les entreprises, collectivités et acteurs de la ville dans la conception et la mise en œuvre de solutions innovantes et durables.
En janvier dernier, les réservoirs d’Hydro-Québec étaient à leur plus bas en 20 ans. En cause : deux années de météo sèche d’affilée. Est-ce le présage de ce que l’avenir nous réserve, sachant que le réchauffement climatique s’intensifie ? Réponse courte : non. Les scientifiques s’attendent plutôt à une augmentation des apports moyens en eau dans les ouvrages hydroélectriques québécois.
Depuis le dimanche 07 septembre, le cartographe breton Perrin Remonté partage sur les réseaux sociaux d'étonnantes cartes figurant les grands fleuves français et du monde sous la forme d'arbres imposants. Y compris les cours d'eau irriguant l'Alsace, la Lorraine, et la Champagne-Ardenne.
À l’heure du dérèglement climatique, la question de l’eau se pose partout dans la région. Sur le territoire du Géant de Provence, une initiative réunit acteurs et citoyens. Objectif ? Partager les connaissances et tracer des pistes d’action. Bleu Tomate a suivi le premier temps fort de cette démarche.
Pour limiter encore plus les fuites sur le réseau d’eau potable, ce dernier sera sectorisé dans les prochains mois, dans le nord Saumurois (Maine-et-Loire). Des travaux conséquents (plus de 440 000 € HT) qui devraient permettre de faciliter la recherche de fuite et d’améliorer le rendement. Explications.
Dans cet épisode, Thierry Burlot, président du comité de bassin Loire-Bretagne, nous explique pourquoi l’Agence de l’eau Loire-Bretagne a financé les études HMUC à l’échelle du bassin. En parallèle, Hélène Anquetil de l’Office Français de la Biodiversité, détaille l’impact du changement climatique sur la disponibilité en eau et les milieux aquatiques, et Jean-Luc Barbo, président de la Commission Locale de l’Eau, nous présente son rôle de concertation entre les acteurs du territoire.
Hausse de la température de surface, pollution plastique et perte de la biodiversité… Toutes les zones de l’océan sont désormais affectées par les activités humaines, selon un rapport du programme européen Copernicus.
Ce vendredi 26 septembre à Montpellier, Nicolas Mourlon, directeur général de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, et Patrick Flammarion, directeur général délégué à l’expertise et l’appui aux politiques publiques d’INRAE, représentant Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE, ont signé un nouvel accord-cadre de partenariat pour la période 2025-2030. Forts des résultats obtenus depuis leur précédent accord signé en 2020, les deux partenaires consolident une alliance établie depuis 2006 pour mieux répondre aux enjeux de la ressource en eau, de la qualité des milieux aquatiques et de l’adaptation au changement climatique.
La fonte accélérée des glaciers redéfinit les équilibres naturels, paysagers et humains de la vallée de Chamonix. Face à l’intensification des risques glaciaires – instabilité des parois, crues, dégel du permafrost – la haute vallée de l’Arve met en place une stratégie préventive fondée sur la recherche scientifique, une surveillance constante et l’adaptation des politiques d’aménagement aux évolutions climatiques. À l’heure où l’ONU a proclamé 2025 “Année internationale de la préservation des glaciers”, ce territoire montre que l’adaptation au changement climatique en montagne passe par une réflexion nouvelle sur l’aménagement et la sécurité.
C’est officiel, nous avons dépassé la 7e limite planétaire, celle de l’acidification des océans. L’étude de Findlay & al. (2025) annonçait déjà en juin 2025 que la limite planétaire de l’acidification des océans était dépassée. C’est cette fois une évaluation scientifique du Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK) et l’équipe emmenée par Johan Rockström qui le confirme pour de bon.
Multidisciplinaire, le projet européen GreenStorm s’intéresse au fonctionnement des solutions fondées sur la nature dédiées à la gestion des eaux pluviales urbaines. L’enjeu est d’en améliorer la conception et la diffusion à l’échelle de la ville, en garantissant leur efficacité et leurs bénéfices sous climat futur, tout en tenant compte du contexte local. Le Cerema et l’Ecole des Ponts Paris Tech pilotent ce projet qui réunit 14 partenaires de 5 pays.
L’urbanisation massive transforme nos territoires à un rythme sans précédent, exerçant une pression croissante sur les rivières et les milieux alluviaux. Ces changements fragilisent les ressources en eau et posent des défis majeurs en termes de résilience et d’adaptation face au changement climatique. Comment et pourquoi concilier le développement urbain et la préservation des écosystèmes fluviaux ?
Ce cours vous propose d'explorer l'impact de l'urbanisation des plaines alluviales sur la satisfaction des besoins vitaux, les risques sanitaires et environnementaux et la qualité de vie. Vous y découvrirez également des solutions concrètes pour mieux intégrer les rivières dans un développement urbain durable.
Le Space for Climate Observatory (SCO) ouvre un nouvel appel à projets national, SCOFrance2026, destiné à identifier et labelliser les initiatives les plus innovantes qui transforment les données d’observation de la Terre en solutions concrètes d’adaptation au changement climatique.
En montagne, les épisodes de sécheresse estivale ont eu raison de zones humides comme les mares. Des bénévoles restaurent ces précieux puits de biodiversité.
À Vindry-sur-Turdine (69), le Torranchin retrouve vie grâce à un ambitieux projet de restauration écologique. Porté par le Syndicat de rivières Brévenne et Turdine (SYRIBT) et ses partenaires, avec le soutien de l’agence de l’eau, ce chantier mené avec persévérance depuis 2017 permet aujourd’hui aux poissons de circuler à nouveau librement et améliore durablement la qualité des milieux aquatiques.
La facture d’eau grimpe et ce n’est qu’un début. En cause : la détection de nouveaux polluants, le coût de leur traitement, et les effets du changement climatique. Pourtant, des solutions existent : agir à la source, avant que l’eau ne s’infiltre dans nos verres. Exemple en Normandie.
Le recul alarmant de la Caspienne, plus grande mer fermée du monde, entraîne des bouleversements écologiques, humains et géopolitiques dans toute cette zone aux confins de l’Europe. Les pays qui l’entourent semblent déterminés à agir, mais leur réaction risque d’être trop lente face à ce changement très rapide.
Les techniques alternatives de gestion à la source des eaux pluviales sont de plus en plus présentes dans le paysage urbain. L’objectif principal ? Restaurer le cycle naturel de l’eau, afin de lutter contre les inondations par ruissellement, dues à l’imperméabilisation et l’artificialisation des sols. Comme tout ouvrage, ces techniques alternatives s’inscrivent dans un système socio-technique existant, qui doit s’adapter. Les collectivités locales qui ont compétence dans la gestion des eaux pluviales et usées sont donc en première ligne pour relever ces « nouveaux » challenges. Tout en s’assurant que les habitant.e.s en comprennent les enjeux.
L’intensification des intempéries causé par le dérèglement climatique entraîne des dégâts toujours plus importants sur les routes de montagne. Dans les Alpes, de nombreuses collectivités font face à des coûts qui explosent.
La richesse en azote et en phosphore des excrétats humains (urines et matières fécales) contribue aujourd’hui à la pollution chronique de nos rivières. Elle pourrait au contraire améliorer la souveraineté alimentaire en limitant la dépendance aux ressources fossiles et minières des engrais agricoles, très majoritairement importées. Des initiatives franciliennes et européennes montrent la voie pour cette valorisation. Quels facteurs et opportunités territoriales peuvent permettre un changement d’échelle en Île-de-France ?
Face aux défis du changement climatique et aux tensions croissantes sur la ressource en eau, l'agence de l'eau Loire-Bretagne a lancé en 2024 une étude Hydrologie Milieux Usages et Climat (HMUC) sur l'axe Loire. Cette démarche vise à construire une gestion solidaire, durable et équilibrée de l’eau sur le plus long fleuve de France, en conciliant les besoins humains et la préservation des milieux naturels.
Alimenté par le changement climatique et les risques croissant d’insécurité hydrique, le marché du dessalement de l’eau de mer est en plein boom. En Catalogne, aux Canaries, des territoires se déconnectent ainsi petit à petit du cycle de la pluie. En France, c’est Mayotte, département frappé par des pénuries d’eau potable, qui fait office de laboratoire. Partout, des associations écologistes alertent sur les impacts mal pris en compte de cette technologie.
Les discussions ont démarré en 2011 lors d’une sécheresse qui avait mis en péril le fonctionnement de centrales nucléaires françaises. La coopération en sort renforcée, avec un mécanisme de gestion de crise autour des eaux du fleuve et du lac transfrontalier.
Sept ports de la région rhénane et deux instituts de recherche unissent leurs compétences et leurs connaissances dans un projet de recherche Interreg destiné à comprendre les phénomènes climatiques auxquels seront exposés les ports et la navigation fluviale, et à identifier des solutions d’adaptation et de résilience. Le projet CRANE (Climate Resilience and Adaptation for upper rhiNE), qui réunit des partenaires français, allemands et suisses, a été lancé en 2023.
Les cinq premières fiches de cette série sont parues. Elles portent sur la réutilisation des eaux usées traitées en agriculture pour préserver le milieu récepteur, avec une expérience menée par deux agriculteurs, sur des économies de l'eau dans les espaces verts et les bâtiments communaux à Mérignac, sur l'optimisation de l'arrosage des espaces verts et sur les réutilisation des eaux usées traitées dans l'agriculture.
Pour la première fois en 40 ans, les remontées d’eau froide au large du Panama, appelées upwelling, n’ont pas eu lieu. L’arrêt de ce courant aurait d’énormes effets sur les espèces marines, et sur ceux qui en vivent.
La coalition Living Rivers Europe a publié cet été un nouveau rapport soulignant que 2027 ne marque pas la fin de la DCE. La directive restera pleinement en vigueur au-delà de cette date. Le rapport explique pourquoi et comment les États membres doivent continuer à respecter leurs obligations légales fondamentales.
Les sécheresses ne posent pas seulement problème pour les stocks d’eau potable et pour l’agriculture : elles occasionnent aussi des dégâts sur le bâti à travers le retrait-gonflement des argiles. Ce phénomène est en pleine expansion en France du fait du changement climatique, avec un point de bascule notable en 2015.
Des scientifiques du Centre d’études spatiales de la biosphère (CESBIO/OMP), du Centre national de recherches météorologiques (CNRM/OMP), de l’Institut des géosciences de l’environnement ( IGE – OSUG) et du Laboratoire d’Écologie Alpine (LECA) ont étudié les bouleversements du rythme saisonnier dans les montagnes françaises. Leur étude révèle que la date de déneigement annuelle a avancé de ~5 jours par décennie depuis 1986 dans les Alpes françaises et les Pyrénées.
Sous l’autorité de Monsieur le préfet de Région, Georges-François Leclerc, la Commission Locale de l’Eau a été installée le 27 août 2025 à Entressen. Céline Tramontin, Présidente du SYMCRAU, a été élue Présidente de la Commission Locale de l’Eau du SAGE de la Crau, à l’unanimité.
A Altenach (Haut-Rhin), l'eau est une donnée essentielle, mais fragile. L'association de la Maison de la Nature du Sundgau fait un grand travail de sensibilisation auprès des jeune, et l'Epage, l'établissement public qui partage ses locaux, oeuvre au quotidien pour protéger le cycle de l'eau.
Le 10 juillet dernier à Grand-Aigueblanche, l’EPTB Isère (Établissement public territorial du bassin versant de l’Isère) et l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse ont signé un accord-cadre pour la période 2025-2030. Cet engagement mutuel marque une étape majeure pour la gouvernance de l’eau dans les territoires de montagne du bassin versant de la rivière Isère.
Peu importe le risque de submersion marine ou d’érosion côtière, la maison ou l’appartement en bord de mer fait toujours rêver. Entre 2020 et 2024, environ 33 000 biens immobiliers ont été achetés alors qu’ils sont exposés à un risque lié au changement climatique avant 2050, selon l’étude publiée le 27 août par l’association Conséquences et la start-up française Callendar, spécialisée dans l’évaluation des risques climatiques.
La stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte est définie à l’article L321-13 A du code de l’environnement comme le "cadre de référence pour la protection du milieu et la gestion intégrée et concertée des activités au regard de l’évolution du trait de côte à l’échelle d’une cellule hydro-sédimentaire et du risque qui en résulte". La stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte est élaborée par l’Etat en concertation avec les collectivités territoriales, le Conseil national de la mer et des littoraux, la communauté scientifique, les acteurs socio-économiques et les associations de protection de l’environnement concernés. Avant son adoption par décret, le projet de stratégie nationale, accompagné d’une synthèse de son contenu, est mis à la disposition du public.
Entre sécheresses à répétition, pression démographique et inégalités territoriales, la région PACA est en première ligne du défi de l’eau. Recherche scientifique et politiques locales s’organisent pour anticiper les pénuries et mieux gérer une ressource vitale.
Sèvres espère créer un site de baignade dans la Seine d'ici 2028, au niveau de l'île de Monsieur. Le maire Grégoire de la Roncière porte ce projet ambitieux dans les Hauts-de-Seine, mais de nombreuses étapes restent à franchir.
Cet article propose une analyse prospective sur l’avenir de la diversification maraîchère et légumière en région parisienne, en France, sous l’angle de la ressource en eau. Cette diversification est indispensable en raison de sa contribution variée et quasi-permanente le long de l’année aux systèmes alimentaires territorialisés, notamment à la restauration collective. Cependant, la demande relativement importante en eau de ces cultures d’une part, et la disponibilité de cette ressource pour l’irrigation d’autre part, soulèvent des questions sur la viabilité de cette diversification.
Face aux défis climatiques et à la pression croissante sur les ressources hydriques, la sobriété en eau devient une priorité pour le monde agricole. Réduire ses besoins en irrigation et faire évoluer ses pratiques sont des leviers essentiels pour préserver la ressource en eau tout en maintenant la productivité des exploitations.
Le 21 juin 2024, le hameau de la Bérarde (massif des Écrins) a été dévasté par une crue torrentielle exceptionnelle. À la suite de l’événement, l’État a demandé au service RTM de l’ONF, aidé par une trentaine de scientifiques, de réaliser une rétro-analyse de l’événement. La crue résulte de la conjonction d’un événement extrême de pluie sur neige et de la vidange d’un lac supraglaciaire temporaire (et très certainement d’autres rétentions d’eau dans le glacier), ayant mobilisé une grande quantité de matériaux disponibles dans le sous-bassin de Bonne Pierre. Ce texte présente les principaux résultats obtenus sur les aspects géomorphologiques.
Plus de la moitié de la ressource en eau ne sera plus disponible dans le Grand Sud-Ouest à horizon 2050. Dans cette perspective, l’agence de l’eau Adour-Garonne entend sensibiliser les acteurs du territoire, en particulier du monde économique, dans une dynamique positive. Le forum eau et qualité de vie qu’elle organise le 23 septembre au palais de la Bourse à Bordeaux sera l’occasion d’aborder la nécessaire adaptation et la question des solutions, en présence de François Gemenne, auteur principal pour le 6ème rapport du Giec, grand témoin de la journée. Elodie Galko, directrice générale de l’agence de l’eau Adour-Garonne, nous rappelle les enjeux.
Au fond de la lagune de Thau, en Occitanie, la source de la Vise est régulièrement sujette à un phénomène dit d’inversac, qui menace les ressources en eau douce exposées à la salinisation. Les chercheurs du BRGM et leurs partenaires ont innové pour mieux comprendre ce phénomène et pour y remédier.
Le conseil scientifique du comité de bassin Seine-Normandie a formulé un avis sur la sobriété en eau. Il vise à clarifier cette notion, objet d’acceptions diverses qui gênent sa bonne compréhension. Elle est ainsi souvent confondue avec l’efficacité, la substitution, le recyclage ou la stratégie de lutte contre les pénuries. Par conséquent, les actions promues et soutenues face au risque sécheresse sont le plus souvent en premier lieu la mobilisation d’autres ressources en eau, puis l’amélioration de l’efficacité, et en dernier lieu seulement (voire pas du tout) les actions portant sur la sobriété, alors qu’elles devraient être prioritaires.
En début d’année, l’Établissement public territorial de bassin Isère a officiellement vu le jour après des années de travail, de concertation et d’écoute. Destiné à structurer la gestion des eaux à l’échelle du bassin versant, ce nouvel outil de gouvernance marque une étape majeure dans l’organisation de la prévention des risques et de l’adaptation au changement climatique. Rencontre avec Annick Cressens, sa présidente.
À Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, le Syndicat de la rivière Reyssouze et de ses affluents mène un vaste projet de renaturation baptisé " Rey-De-ca" ( Reyssouze, Dévorah, canal de Loëze). L'objectif : redonner à la rivière ses formes et ses fonctions naturelles, altérées par des décennies d’aménagements, pour restaurer la biodiversité, améliorer la qualité de l’eau et renforcer la résilience face au changement climatique. Le programme entend aussi rapprocher les habitants de la Reyssouze, les associer aux décisions et les inciter à s’approprier ce patrimoine commun.
Le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique s’est réuni vendredi 22 août sous la présidence du Lotois Jean Launay. Cette instance nationale alerte sur la nécessité de modifier les comportements et d’améliorer la gestion de l’eau.
Des précipitations extrêmes aux multiples sécheresses, de la dégradation des zones de captage à la contamination par des polluants dits "éternels", les crises se succèdent, attisant les tensions. Comment, en temps normal, l’eau est-elle gérée en France ? Avec Gabrielle Bouleau, socio-politiste, spécialiste des politiques publiques de gestion de l’eau à l’INRAE.
La France dispose du plus grand réseau fluvial d’Europe, mais la navigation est entravée par le manque d’eau, la vétusté du réseau et une plante exotique coriace. Des bateliers sonnent l’alarme.
Afin de disposer d'une vision prospective sur les vulnérabilités liées à la ressource en eau à l'horizon 2050, le département du Var a demandé une étude confiée au Cerema, au BRGM et à un bureau d'études, HB Conseil. Ce travail s'est penché sur les usages de l'eau et les besoins actuels et à venir, et a permis de construire des scénarios prospectifs en fonction des actions qui seront mises en œuvre.
Face à une sécheresse inédite, cinq régions doivent composer avec des restrictions d’eau inédites et des récoltes menacées. Les niveaux des réservoirs n’atteignaient ces derniers jours que 67,7 % de leur capacité.
Chasseurs et bénévoles arpentent les marais de Brière pour ramasser les cadavres d’oiseaux morts du botulisme. Une hécatombe révélatrice de la difficile cohabitation entre animaux, chasseurs et habitants.
À quelle hauteur la mer va-t-elle s’élever à cause du changement climatique ? On peut répondre à cette question en moyenne, avec des estimations et en prenant des hypothèses, mais fournir une réponse précise à l’échelle d’une commune littorale donnée n’a rien d’évident. Plutôt que de répondre par les chiffres, certains projets misent sur d’autres outils, mêlant pédagogie, interactivité et narration.
La gestion durable des eaux pluviales qui consiste à favoriser l’infiltration rapide dans les sols au moyen de solutions telles que les solutions fondées sur la nature, apporte de nombreux co-bénéfices. Avec la communauté d’Agglomération de La Rochelle, le Cerema a étudié les dispositifs existants et identifié de nouvelles solutions pour développer les services écosystémiques avec un objectif de "zéro rejet".
Des équipes d’INRAE et de l’université de Pau et des Pays de l’Adour ont mené une étude en paléoécologie sur des vertèbres de truites communes retrouvées dans des chantiers de fouilles archéologiques en Espagne et en France. Cette analyse, dont les résultats sont parus dans la revue Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, a permis d’étudier la diversité phénotypique lors du dernier maximum glaciaire en Europe, ainsi que la fréquentation des écosystèmes d’eau douce et d’eau salée par cette espèce. Ces travaux ont démontré la capacité d'adaptation de la truite fario face aux changements climatiques du dernier maximum glaciaire.
Un projet imaginé par le Syndicat Mixte du Bassin de Thau et le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), avec le soutien de nombreux partenaires, pourrait bien faire du territoire de Thau un précurseur national, voire international, dans la lutte contre la salinisation des nappes d’eau douce.
Au sud de Montargis, comme dans huit autres départements, l’eau potable est en « crise » depuis fin juin, et le secteur agricole a interdiction de prélever dans la nappe durant les week-ends. Dans cette zone où l’irrigation domine, la mesure questionne.
Mylène Bonnefoy-Demongeot, glaciologue et cartographe à l’Institut des géosciences de l’environnement, observe, mesure et documente les glaciers depuis presque dix ans pour mieux comprendre leurs évolutions face au changement climatique. Depuis les hauteurs du glacier Blanc jusqu’aux laboratoires de Grenoble, elle participe activement à la surveillance de ces milieux sensibles avec un objectif : anticiper les risques naturels liés à l’eau en montagne – crues glaciaires, poches d’eau, avalanches – et apporter des outils concrets aux collectivités locales.
De récentes études sur les Pyrénées révèlent l’ampleur des changements environnementaux dans les écosystèmes montagnards. Le changement climatique s’avère plus intense que prévu, notamment pour les lacs, où les conditions de vie deviennent difficiles, et pour les glaciers. Les conséquences pourraient être dramatiques pour la biodiversité locale et pour le pastoralisme, mais aussi pour beaucoup de personnes, y compris en dehors des régions montagneuses, qui en dépendent pour leur approvisionnement en eau.
Le projet européen INTERREG ALGA (pour Efflorescences Algales dans le Léman face aux changements GlobAux) étudie les effets du changement climatique sur les proliférations d’algues (aussi appelées blooms algaux) dans le Léman. Les objectifs d'ALGA consistent à mieux comprendre : (1) comment ces blooms apparaissent ; (2) quels sont leurs impacts sur les bénéfices et services fournis par le lac, comme l’eau potable, la pêche, le tourisme ou encore la biodiversité ; (3) quelles sont les perceptions et les attentes de la population locale ; (4) et, enfin, établir des propositions pour la gouvernance future du lac. Cette enquête est menée par une équipe pluridisciplinaire regroupant des biologistes et des économistes de différentes institutions (CentraleSupélec Paris-Saclay, Grenoble École de Management, INRAE Thonon, Scimabio Interface).
Le plan Eau de la France vise 10 % de réutilisation des eaux usées traitées à horizon 2030. Comment y parvenir sans augmenter la quantité d’eau consommée au total – c’est-à-dire, sans risquer un effet rebond ? Panorama des bonnes pratiques identifiées par la recherche scientifique.
D'ici la fin du siècle, la température de l'eau des rivières suisses augmentera jusqu'à 3,5 degrés si aucune mesure de protection du climat n'est prise. Les rivières des Alpes seront particulièrement touchées. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs de l'Eawag et de l'Université de Bâle dans le cadre d'un projet de recherche financé par l'OFEV.
La construction d'un méga-barrage controversé sur un fleuve traversant le Tibet et l'Inde a commencé, ont annoncé samedi 19 juillet les médias d'État chinois. Le barrage de Motuo sera le plus grand au monde, mais il inquiète les défenseurs de l'environnement, ainsi que l'Inde et le Bangladesh dont une partie de la population dépend de l'eau en aval du barrage.
Une fois l'énergie hydraulique exploitée, il ne reste souvent plus qu'un mince filet d'eau pour la nature dans de nombreux cours d'eau. Face au changement climatique et à la perte de biodiversité, les conséquences en sont de plus en plus graves. Dans un rapport, une équipe interdisciplinaire du WSL, de l'Université de Zurich et de l'Eawag fait le point des connaissances et des lacunes à combler.
Les communautés microbiennes qui vivent profondément sous terre dans la nappe phréatique de Lavey-les-Bains restent étonnamment stables tout au long de l'année, malgré les changements saisonniers de la composition de l'eau. C'est ce que montre une étude menée par des chercheurs de l'Eawag, qui contribue à mieux comprendre les systèmes géothermiques et la vie microbienne dans le sous-sol profond.
Un pas décisif vers une gestion solidaire et durable de l’eau dans le Grand Sud-Ouest. Réunis ce jeudi 10 juillet 2025, les membres de la Commission Locale de l’Eau (CLE) Neste et rivières de Gascogne ont voté à l’unanimité en faveur de l’adhésion de leur territoire à l’Établissement Public Territorial de Bassin (EPTB) Garonne.
Le Schéma de cohérence territoriale (Scot), en cours de révision, fixe les grandes orientations d’aménagement du Grand-Libournais. Sobriété foncière, préservation des ressources en eau et adaptation au changement climatique : les nouvelles règles brident les projets de construction et d’activités économiques.
« Ce(ux) que l’eau déplace » vous propose 4 épisodes à consulter ici pour explorer en profondeur les enjeux de la recomposition territoriale : Quelle gouvernance pour porter ces transformations ? Comment financer ces mutations coûteuses ? Comment embarquer les habitants dans ces changements de vie radicaux ? Comment transformer la vulnérabilité des territoires en opportunité ?
Le Marais de Brouage, entre Rochefort, Royan et Saintes, est un joyau de la Charente-Maritime. Un espace où l’eau douce et l’eau salée se rencontrent, façonnant ainsi un patrimoine naturel d’une grande richesse depuis maintenant 500 ans. Mais aujourd’hui, ce marais doit faire face à la pression croissante des effets du changement climatique. Antoine nous plonge dans ce lieu fascinant, où chacun.e, de la communauté d’agglomération aux gestionnaires de la réserve naturelle, collabore pour maintenir l’équilibre de cet écosystème remarquable.
En Suisse aussi, la réutilisation d'eaux usées spécialement traitées peut constituer une ressource fiable pour des usages en eau non potable. Cela permettrait par exemple de réduire les besoins en eau potable dans les ménages et l'industrie. À l’avenir, l'eau non potable pourrait également être utilisée pour l'irrigation en agriculture et dans les zones urbaines. Toutefois, des conditions-cadres claires doivent d’abord être établies afin de garantir la protection des personnes, de la nature et des eaux souterraines.
Le nouveau guide national PAOT 2025 est désormais disponible. Élaboré par la Direction de l’eau et de la biodiversité, il constitue le document de référence pour accompagner l’ensemble des services de l’État (DDT(M), DEAL, DREAL, agences de l’eau, OFB…) dans l’élaboration, la mise à jour et le suivi des Plans d’Actions Opérationnels Territorialisés (PAOT).
La mission française Constellation Optique 3D (CO3D) prend son envol en juillet. Et la liste des services qu’offriront ses images est déjà longue, notamment pour l’adaptation au changement climatique.
Le 12 juin 2025, la Communauté de communes du Pays de L’Arbresle (CCPA) a inauguré trois projets exemplaires en matière d’assainissement et de gestion des eaux pluviales. Inscrites dans le contrat de bassin Brévenne-Turdine, ces réalisations renforcent la lutte contre les pollutions et les effets du changement climatique.
Sauf météo trop pluvieuse, le public pourra piquer une tête gratuitement à partir de samedi et jusqu'au 31 août, au bras de Grenelle (ouest), non loin de la tour Eiffel, à Bercy (est), ou au bras Marie, en face de l'île Saint-Louis.
À La Rochelle, on dit adieu aux sols imperméables et on redonne de la place à l’eau en ville. En luttant contre l’artificialisation des rues, des écoles et des parcs, en créant des espaces végétalisés et en favorisant l'infiltration de l’eau, la ville s’adapte aux effets du changement climatique pour minimiser les risques d’inondations et redéfinir la gestion des eaux pluviales. Samia nous emmène découvrir une école primaire à Dompierre-sur-mer qui réinvente son rapport à l’eau et à la nature en impliquant les enfants dans le réaménagement de leur cour d’école. Au micro de Samia Basille, journaliste : Samuel Garnier, chargé d’interventions à l’agence de l’eau Loire-Bretagne ; Barthélémy Schlumberger, directeur de l’ONG Bleu Versant ; Guillaume Vivion, chargé d'aménagement et d'hydraulique urbaine à l’agglomération de la Rochelle ; Guillaume Krabal, vice-président de l’agglomération de la Rochelle et maire de Dompierre-sur-mer.
Les habitants d’Allos (Alpes-de-Haute-Provence) ont voté samedi 28 juin pour l’arrêt du ski alpin dans leur station du Val d’Allos-Le Seignus. Confrontée à un déficit chronique — 700 000 euros cette année — et à un enneigement de plus en plus aléatoire, la commune proposait trois options aux quelque 5 000 foyers fiscaux, résidents permanents ou secondaires : maintenir l’activité avec une hausse d’impôts de 30 à 35 %, la limiter partiellement au prix d’une fiscalité accrue de 10 à 15 %, ou y renoncer complètement.
Entre sa densité de population et ses richesses naturelles, le littoral est une zone stratégique, mais vulnérable aux événements extrêmes et à la montée du niveau de la mer. Pour mieux prévenir les risques d’inondations côtières, les « jumeaux numériques » allient imagerie spatiale, mesures de terrain et modélisations sophistiquées – afin de fournir des informations fiables aux particuliers et aux décideurs publics.
Le niveau des nappes d’eau souterraine est très dépendant du climat à la surface. Le réchauffement pourrait avoir des effets directs et indirects sur leur recharge.
Sauf transformation radicale des usages, les prélèvements en eau et plus encore les consommations – soit la part évapotranspirée du prélèvement –, devraient fortement croître entre 2020 et 2050. Due pour l’essentiel à la hausse de la demande en eau d’irrigation, l’augmentation des consommations devrait se concentrer en période printanière et estivale. On tente ici de confronter cette demande théorique aux ressources projetées en 2050. L’objectif est d’identifier, à l’échelle de la France découpée en quarante bassins versants, les périodes de l’année où des tensions sur la ressource en eau de surface pourraient apparaître, c’est-à-dire lorsque les besoins environnementaux ou la demande humaine en eau ne seraient pas satisfaits.
En Ardèche, les vigneron·nes ne se contentent plus de cultiver la vigne, ils réinventent le cycle de l’eau. Face à la sécheresse et à l’érosion des sols, des solutions écologiques émergent grâce à l’hydrologie régénérative. Antoine nous emmène au cœur des vignes de Laure et Stéphane, où l’eau est ralentie, infiltrée, puis absorbée par la terre. Aux côtés d’autres expert·es du territoire, il explore comment ces pratiques permettent de lutter contre les effets du changement climatique, tout en préservant l’agriculture et la biodiversité.
Le pays a subi en quelques jours des conditions météorologiques extrêmes, entre chaleur très élevée à Pékin, pluies torrentielles dans la province du Hunan et typhon Wutip dans le sud du pays.
Le 27 mai dernier, EDF a organisé une visite du chantier d’un nouvel équipement de production d’électricité en présence de représentants de l’agence de l’eau, afin de faire le point sur l’avancement des travaux. Avec un objectif : concilier au mieux production d’énergie renouvelable et préservation des milieux aquatiques.
Fruit de dix ans de recherches participatives animées par le CEN Allier, ce livre de référence sur la rivière Allier, vendu à 4 000 exemplaires, croise patrimoines naturels, historiques et culturels et présente de nombreux témoignages, cartes, dont certaines très anciennes, et plus de 400 illustrations. A l’occasion des 10 ans de la première édition du livre, le CEN Allier et son éditeur Tomacom lancent un appel à souscription pour une réédition augmentée pour fin 2025.
À l’occasion de la Matinale Deeptech sur les nouveaux défis de la gestion de l’eau, organisée par POC Media, Stéphane Ruy, directeur opérationnel de l’Institut Carnot Eau & Environnement, revient sur la manière dont la recherche publique répond aux enjeux hydriques. Recyclage des eaux usées, outils de surveillance en temps réel, solutions fondées sur la nature : Stéphane Ruy plaide pour une mobilisation renforcée des laboratoires de recherche aux côtés des collectivités et des industriels. Une condition, selon lui, pour accélérer l’innovation et bâtir une gestion plus résiliente, locale et durable de la ressource.
Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a retoqué le projet de création d’une retenue collinaire au village de Mauriac, commune de Chaspuzac, en annulant l’accord de la préfecture. Cette dernière et la mairie de Chaspuzac ont décidé de faire appel.
Les poissons ont développé au cours de l’évolution une remarquable diversité de mécanismes de contrôle du sexe phénotypique, allant de systèmes hétérogamétiques, c’est-à-dire dépendant de chromosomes différents de type XX/XY comme chez les mammifères ou ZZ/ZW comme chez les oiseaux, à des systèmes polygéniques (dépendant de variations de multiples gènes), ou régulés par l’environnement.
Ce classeur a vocation à faciliter le travail des porteurs de projets ou de plans/programmes et leurs bureaux d’étude et d’informer le public au sens large (public, collectivités, associations, commissaires enquêteurs…) et les autorités décisionnelles sur les positions des autorités environnementales et leurs motivations. Il est composé de fiches thématiques « autoportantes » qui renvoient en tant que de besoin à d’autres fiches du classeur et d’autres documents pour complément d’information.
L’Office français de la biodiversité et l’Odonat, l’Office des données naturalistes d’Alsace ont publié une liste rouge des poissons du Grand-Est. Cet inventaire inédit a révélé que 20% des espèces de poissons de la région sont menacées d’extinction. Pour en parler, Sébastien Manné, chef du service Connaissance de l'Office français de la biodiversité à la direction régionale du Grand Est avec l'Office des données naturalistes d'Alsace, qui a piloté cette étude.
L'Astee, association scientifique et technique dans le domaine de l'eau et des déchets vous propose de participer à une grande enquête sur le rapport des PME à l'eau. L'objectif est de pouvoir dresser un état de la situation et de comprendre vos besoins et vos attentes en tant que PME sur le sujet de l'eau afin de pouvoir les accompagner dans la gestion de cette ressource rare et précieuse, impactée par le changement climatique.
Une étude de l'Université de Durham a montré que la montée du niveau des océans pourrait bien se poursuivre, même si le réchauffement planétaire ne dépasse pas 1,5°C. Le niveau des océans a augmenté de 20 centimètres entre 1901 et 2018. Toutefois, ce qui intéresse les auteurs d’une étude est le rythme auquel ce niveau augmente à travers les années. Si la tendance actuelle se poursuit, ce rythme, qui a déjà doublé en trois décennies, pourrait encore être multiplié par deux d’ici 2100 pour atteindre 1 centimètre par an.
Censée répondre aux inquiétudes des élus locaux qui, face à une recrudescence du risque inondation et aux diversités territoriales, souhaitent bénéficier de nouvelles souplesses dans l’exercice de la Gemapi, la proposition de loi votée en ce sens au Sénat, ce 11 juin, prend des allures de goutte d’eau dans la mer, faute d’apporter des solutions pour une meilleure répartition du produit de la taxe éponyme. Les travaux de la mission flash conduite au sein de la délégation aux collectivités territoriales pourraient toutefois déboucher, à l’automne, sur un texte plus structurant.
Rennes va détruire un parking construit au-dessus de son fleuve la Vilaine et réaménager ses berges. L’idée : adapter la ville au changement climatique et faire revenir la biodiversité.
Le 6 juin 2025, le Forum Départemental de l’Eau à Provins a réuni 300 participants pour lancer le 4e Plan Départemental de l’Eau 2025-2030. Ce nouveau PDE marque 20 ans d’engagement en Seine-et-Marne, avec une gouvernance renforcée autour des élus et une ambition renouvelée face aux défis climatiques et écologiques.
Cette plaquette, réalisée par l’ADOPTA en partenariat avec l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et les Départements de Mayenne et Maine-et-Loire, a pour but d’apporter aux particuliers·ères un outil pour les accompagner dans le déraccordement de leurs gouttières, du réseau des eaux pluviales.
Alors que la lône de Jonage retrouve l’eau, la forêt alluviale qui l’entoure fait elle aussi l’objet d’une attention particulière. Écosystème rare, aujourd’hui menacé par la baisse de la nappe phréatique et le changement climatique, la ripisylve entre en phase de suivi écologique à long terme, avec l’espoir que la remise en eau puisse infléchir son évolution.
Selon une alerte du réseau scientifique World Weather Attribution (WWA), ce mercredi 11 mai, cette fonte accélérée serait le résultat d’une vague de chaleur record entre le 15 et le 21 mai, qui a aussi touché l’Islande.
Le Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne et l'Université Clermont Auvergne viennent de lancer un observatoire qui va permettre un suivi scientifique de quatorze lacs volcaniques du Puy-de-Dôme pour mesurer l'impact des changements globaux sur ces masses d'eau.
Comment préserver la ressource en eau en Isère, face au dérèglement climatique ? Pour commencer à répondre à cette question, le département de l'Isère a mené pendant deux ans une grande étude sur l'eau.
Dans le cadre de la journée spéciale « Alerte sur l’eau » sur ICI, Géraldine Houdayer a interrogé deux hydrogéologues, l’une spécialiste des nappes au BRGM, l’autre directrice de recherche au CNRS. Toutes deux jugent indispensable de « revoir nos usages de l’eau » pour une société plus sobre. Focus sur les événements climatiques extrêmes. Ici a également publié une sélection de 44 reportages sur les économies d’eau, la lutte contre la pollution, les sécheresses…
Enterrement de la Loue, mortalité piscicole, assec estival du Doubs, plan rivières karstiques… Régulièrement, la problématique de l’eau refait surface et engendre questions et angoisses. Daniel Gilbert, scientifique et professeur d’écologie, fait le point sur l’état des rivières et de la ressource en eau dans le département.
Dans la nuit du 20 au 21 juin 2024, une crue exceptionnelle du torrent des Étançons a impacté le hameau de la Bérarde. Cet évènement est lié à la concomitance d’un épisode de pluie-sur-neige en haute montagne et d’un phénomène glaciaire. Nous abordons dans cet article les éléments de compréhension et les questions qui persistent autour du glacier de Bonne Pierre.
Longtemps familier des eaux de l'Allier, le saumon sauvage se raréfie depuis quelques années et pourrait totalement disparaître de la Loire mais aussi dans plusieurs fleuves du monde en raison du changement climatique.
Le projet Mavi (Maintenir des marais vivants face au changement climatique) vise d’abord à comprendre comment les pratiques de gestion de l’eau influencent la biodiversité et le stockage du carbone. Son objectif est ensuite de créer les conditions pour favoriser ces deux services écosystémiques fournis par les marais, en préservant les activités d’élevage. L’enjeu est d’accompagner l’adaptation de l’agriculture des territoires de marais à la perspective de pénurie d’eau estivale annoncée, et de proposer des compromis entre agriculture et sauvegarde de la biodiversité. Le projet a obtenu le label « Engagé dans la Stratégie régionale pour la biodiversité », de l’Agence régionale de la biodiversité Nouvelle-Aquitaine.
L’agence d’urbanisme du Territoire de Belfort (AUTB) révise le SCoT Terrifortain. L’AUTB a mandaté le Cerema pour évaluer les enjeux actuels et futurs liés à la gestion de l’eau et aux risques d’inondation pour les inclure dans le SCoT, en se projetant à l’horizon 2045 dans le cadre de l’adaptation au changement climatique.
Face aux risques engendrés par les pluies extrêmes, aggravées par le changement climatique, la Ville de Paris engage des transformations importantes. Elle a notamment adopté, en mars 2018, le Plan ParisPluie, s’engageant à suivre une politique de gestion alternative des eaux pluviales pour sortir du tout-à-l’égout et faire de l’eau de pluie une ressource précieuse. Explication de ce plan innovant.
Le projet BONSAI (Boosting flood resilience in estuarine systems anticipating shifting climate zones) est un projet européen financé par Interreg North-West Europe, visant à renforcer la résilience des systèmes de défense contre les inondations dans les estuaires. D’une durée de quatre ans et demi, il a été officiellement lancé le 15 janvier 2025 à Gand (Belgique) et rassemble des partenaires issus de quatre pays : la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.
L’effondrement d’un glacier a détruit le village de Blatten, en Suisse. Une catastrophe qui a « un lien fort » avec le changement climatique, explique à Reporterre un géomorphologue qui surveille d’autres sites sensibles des Alpes.
Dans le cadre de l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales souhaite travailler sur le ralentissement, l’infiltration et le stockage de l’eau dans les sols ; un ensemble de concepts empiriques aujourd’hui rassemblés sous le nom d’Hydrologie Régénérative. Nous avons besoin de connaître les localisations des agriculteurs souhaitant mettre en place ce type de projets sur leurs exploitations.
L'eau tombe du ciel cet après-midi d'avril sur la ferme de Sylvain Tilleul, à Bord-Saint-Georges, en Creuse. Et n’est pas perdue. Accompagné par le Conservatoire d'espaces naturels de Nouvelle-Aquitaine, cet éleveur de brebis veut compter sur les zones humides qui mouillent deux tiers de ses parcelles pour faire face à l'avenir.
A Blatten, dans le Lötschental, le glacier du Birch s'est effondré mercredi après-midi. L'avalanche de boue, de roches et de glace a détruit une bonne partie du village haut-valaisan. Un sexagénaire habitant la région est porté disparu. Les gravats bouchent également la rivière Lonza, ce qui forme un lac derrière les dépôts. Par crainte que d'importants écoulements de ce lac entraînent une érosion latérale plus en aval de la vallée, les autorités ont procédé tard mercredi soir à l'évacuation de certains bâtiments à Wiler et Kippel.
Cette nouvelle émission Voyages de Radio Laser, créée en partenariat avec Unidivers, reçoit Jean-Raynald de Dreuzy, directeur de recherche CNRS à Géosciences (Equipe Eaux & Territoires). Elle est consacrée à l’eau, cette ressource inépuisable qui vient pourtant à nous manquer. Un sujet qui nous interpelle toutes et tous, sur tous les continents. Et une belle occasion pour un tour d’horizon sur nos connaissances actuelles.
Cet article s’appuie sur les recherches menées par Quentin Dassibat, qui a soutenu en 2024 une thèse sur la territorialisation des limites planétaires appliquées au cycle de l’eau sur le territoire du SCoT du Sud-Loire, et les travaux de stage de Duli Rachid à la Métropole de Lyon.
La pénurie et les restrictions d’eau sont la bête noire des agriculteurs qui réclament de nouvelles infrastructures de stockage. A l’approche de l’été, l’inquiétude grandit. Vanina Chiarelli-Luzi, qui a pris ses fonctions en tant que Présidente de l’Office d’équipement hydraulique de Corse (OEHC) en février dernier, fait le point pour Corse Net Infos sur les projets programmés et ceux en cours de réalisation et réaffirme les priorités de l’Exécutif en termes de gestion de la ressource en eau. Avec un triptyque : plus de stockage, une meilleure desserte et des économies d’eau.
Sur le bassin versant de la Drôme, l’eau est, comme ailleurs, une ressource précieuse et vulnérable. Elle alimente nos usages quotidiens, permet l’irrigation des cultures, soutient les écosystèmes et façonne nos paysages. Mais les effets du changement climatique combiné à la hausse des besoins en eau en fait une ressource en péril. Dans ce contexte, la question du partage de l’eau devient encore plus centrale. Le nouveau schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la Drôme (SAGE Drôme) propose des solutions concrètes pour préserver l’eau durablement et organiser au mieux le partage entre la ressource en eau disponible et les usages du territoire. Accompagner les usages vers plus de sobriété et garantir l’équilibre entre besoins humains et préservation des milieux naturels est un défi majeur pour le territoire.
Alors que des pluies torrentielles ont causé mardi 20 mai la mort de trois personnes dans le Var, l’urbaniste Amandine Richaud-Crambes estime que ces événements extrêmes dévoilent les lacunes en matière d’adaptation du pays ainsi qu’une perte de mémoire du risque naturel.
Un vaste projet, exemplaire par bien des aspects, débute cette année autour de la partie amont de la Dordogne, depuis ses sources jusqu'à La Bourboule. On l'explore cette semaine, en 4 épisodes. Et d'abord, faisons connaissance avec la rivière.
A l’occasion de la 3ème conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC) qui se tiendra en juin 2025 à Nice, le Cerema publie une étude sur les retours d’expérience de 25 villes côtières, en France et à l’étranger, ayant mis en œuvre des mesures de réduction de la vulnérabilité face aux risques littoraux.
Le Canton de Genève, Annemasse Agglo, la Communauté de communes du Genevois (CCG) et le Syndicat mixte d’aménagement de l’Arve et de ses affluents (SM3A) ont marqué ce jour une étape majeure dans la coopération transfrontalière en matière de gestion de l’eau. Deux réalisations illustrent cet engagement commun et renouvelé : la renaturation de l’embouchure du Foron à Gaillard et la signature de la nouvelle convention sur la nappe souterraine franco-suisse du Genevois, ressource stratégique pour l’approvisionnement en eau potable de la région.
L’Association MRM publie aujourd’hui l’ensemble de ses rapports d’études 2024, fruit d’un important travail de terrain, d’analyse et de collaboration avec ses partenaires techniques et institutionnels.
Ces 18 rapports couvrent une diversité de thématiques liées aux suivis et la connaissance des poissons migrateurs amphihalins en Rhône-Méditerranée, dans le cadre du PLAGEPOMI 2021–2027.
Dans le sud de la Syrie, les agriculteurs de la vallée du Yarmouk vivent sous la menace constante des incursions militaires israéliennes. Depuis décembre, ils sont privés d’accès à leurs terres et confrontés à une crise de l’eau.
Loin d’être une lubie de « bobos », la baignade urbaine répond, selon un collectif de nageurs et nageuses d’Ile-de-France, à une exigence de justice sociale et à l’urgence climatique. Tribune (et pétition) d’un collectif de nageurs et de nageuses d’Île-de-France.
Le projet de recherche Vigie-Lacs vise à acquérir des connaissances scientifiques indispensables à la préservation des communautés de plantes aquatiques des lacs et étangs du littoral aquitain fortement menacées par les activités humaines et le changement climatique. Les premiers résultats du projet Vigie-Lacs ont été présentés le 17 décembre 2024 à Cestas lors d’une journée d’échanges destinée aux partenaires scientifiques et techniques du projet.
Autrefois joyau de la Franche-Comté, la Loue est aujourd’hui en sursis. Dans ce podcast d’un peu plus d’une heure, on explore les causes d’une pollution persistante qui étouffe la rivière : nitrates et phosphates issus principalement de pratiques agricoles intensives, assainissement défaillant, produits chimiques, changement climatique… La truite fario, emblème local, est décimée par la saprolégniose, maladie fongique aggravée par la dégradation de son milieu. Aux côtés de Patrice Malavaux et Tanguy, on retrace l’effondrement de la biodiversité, les responsabilités humaines, et les pistes d’action : assainissement, évolution des pratiques agricoles, révision des normes de qualité de l’eau. Un état des lieux sans détour, mais porteur d’espoir si l’on agit vite.
Plusieurs cas de contamination de l’eau Perrier, qui pourrait perdre le statut d’« eau minérale », proviennent de matières fécales. Une pollution fort répandue, due à l’urbanisation, l’agriculture et à notre gestion des toilettes.
Spécialiste mondial de l'eau, le scientifique montpelliérain va sortir un livre, "Le grand défi de l'eau", véritable plaidoyer pour l'action. Selon lui, il faut agir, et vite !
Comme une centaine de territoires volontaires, quelque 90 communes béarnaises lancent un projet pilote pour anticiper un climat réchauffé de 4°C. Première étape : faire un diagnostic des risques, qui mêlent pluies diluviennes, sécheresse et feux de forêt.
Nicolas Robin est enseignant chercheur à l’Université de Perpignan Via Domitia spécialisé en dynamique du littoral et du trait de côte. Pour l’Indépendant, il décrypte un phénomène dont l’ampleur est toujours plus visible dans les Pyrénées-Orientales et une partie de l’Aude. Exemple : en ce mois d’avril 2025, un club de plage n’a pas pu être installé à Torreilles par manque de sable.
La réflexion présentée par la présidente de l'office hydraulique, Vannina Luzi, a permis, ce vendredi 25 avril, aux élus de questionner une problématique protéiforme, dans un contexte hydrique particulièrement tendu rendant la préservation de la ressource de plus en plus urgente.
MP2025 Capital Bleu, c’est plus de 100 événements de mai à octobre, partout sur le territoire métropolitain, pour célébrer, explorer et préserver l’eau sous toutes ses formes. Au travers des évènements organisés en 2025 autour de Capital Bleu, venez vivre, imaginer et construire ensemble l’avenir de l’eau dans notre métropole !
Le 8 avril 2025, l’invitée de la Rencontre était Sonia Siauve, cheffe de projet innovation à l’OiEau et coordinatrice du projet LIFE Eau&Climat. Elle y a présenté le projet et ses principaux résultats. La présentation et la vidéo sont disponibles.
Les processus hydrologiques mis en jeu dans la zone non saturée du sol sont fondamentaux pour assurer la résilience des territoires dans un contexte de changements globaux. Face à ce constat, certaines pratiques d’aménagement, qualifiées de ’régénératives’, proposent de restaurer les propriétés d’infiltration et de stockage des sols via un ensemble de méthodes visant à ralentir, répartir et infiltrer les eaux pluviales et de ruissellement, de façon cohérente spatialement à l’échelle de petits bassins versants. Dans ce cadre, une approche instrumentale est proposée avec le déploiement de dispositifs métrologiques pour la quantification de l’évolution des variables hydro-pédologiques impactées par les aménagements et modifications de pratiques proposés. Cet article vise à décrire la méthodologie instrumentale appliquée aux sites pilotes proposant des plans d'aménagement en Hydrologie Régénérative. La méthodologie pour le suivi instrumental est proposée en réponse aux grands enjeux liés aux usages de la ressource observés sur le territoire : disponibilité en eau de surface et subsurface, réserve utile et la répartition de l’humidité dans les sols superficiels (excès/déficit en eau dans les sols), et risque d’érosion des sols et des cours d’eau.
Le présent appel à projets vise à soutenir : l’émergence de projets de Solutions fondées sur la Nature (SfN), grâce à la mise en place d’échanges et de cadres de concertation sur des territoires ruraux et périurbains ; le renforcement de projets de SfN en cours de constitution, via un appui à la structuration de cadres d’animation foncière, de gouvernance et de concertation.
L'année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée en Europe, rappelle l'observatoire dans son dernier bilan. Cependant, les variables climatiques ont touché le continent de diverses manières.
À toute chose, malheur est bon ! La pluie tombée depuis le début de l'année dans le Gard a permis de recharger les nappes souterraines. Notamment celles de la Vistrenque et des Costières. Avec un niveau qu'on n'avait pas vu depuis cinq ans.
Les précipitations autour de la Méditerranée sont restées stables depuis 1871, indique une étude. Mais la hausse des températures provoque des sécheresses plus fréquentes.
La mer Caspienne pourrait perdre jusqu’à 21 mètres de profondeur d’ici à 2100. Même dans un scénario optimiste dans lequel le changement climatique serait limité à 2 °C à cette échéance, la plus grande mer fermée du monde pourrait voir son niveau baisser de 10 mètres et s’assécher sur 112 000 km2.
Quelque 100 000 maisons de la côte britannique devraient être englouties d'ici à 2080. Avec la crise climatique, l'érosion des côtes s'accélère de manière spectaculaire.
A la suite du projet LIFE Adapto (2017-2022) qui a expérimenté sur 10 sites pilotes des solutions fondées sur la nature, ce projet a pour ambition de déployer à grande échelle les stratégies de gestion souple de la bande côtière, dans les zones exposées aux effets du changement climatique. Il est cofinancé par l’Union Européenne, le ministère en charge de la transition écologique et la Banque des territoires (Caisse des dépôts).
Si la saison hivernale a été normalement pluvieuse dans le Biterrois, elle n’a cependant pas permis de reconstituer l’ensemble des nappes souterraines qui restent en vigilance et même en alerte pour celle astienne.
L’AMF appelle d’urgence à revoir le dispositif GEMAPI, par : un mode de gouvernance associant pleinement l’État ; l’adaptation des normes aux réalités des besoins des intercommunalités et des communes ; un financement repensé à la hauteur des enjeux de sécurité publique, reposant sur la solidarité nationale.
Le 11 mars dernier s’est tenu à Sancey le rendu de la phase 1 de l’étude prospective sur le changement climatique et ses impacts sur la ressource en eau Doubs Dessoubre. A cette occasion, ont été rendu les résultats des modélisations prospectives sur l’évolution climatique à venir. Cette première phase de l’étude est d’abord revenue sur l’observation du changement climatique des 30 dernières années, qui montre une augmentation continue des températures, des précipitations annuelles peu impactées mais une amplification des évènements plus extrêmes, une diminution constante du taux d’enneigement, une augmentation significative de l’évapotranspiration et donc une pression accrue pour les végétaux.
L’urbanisation massive transforme nos territoires à un rythme sans précédent, exerçant une pression croissante sur les rivières et les milieux alluviaux. Ces changements fragilisent les ressources en eau et posent des défis majeurs en termes de résilience et d’adaptation face au changement climatique. Pour mieux comprendre ces enjeux et explorer des solutions concrètes, nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement du e-learning « Des rivières et des villes » le 22 avril 2025. Ce cours en ligne a été développé par H2O’Lyon avec le soutien de l’ENS de Lyon, du labEx IMU et de la Chaire Eau pour tous. Ce e-learning gratuit s’adresse aux étudiant.e.s, professionnel·le ou juste curieux·se sur ces enjeux ayant un minimum de connaissances scientifiques.
Le mardi 1er avril à Barbezieux, Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, a annoncé la création d’un « laboratoire d’innovation » inédit. Le « démonstrateur », c’est son nom, va mobiliser des « dizaines de millions d’euros »
36 mesures sur les 53 préconisées pour encourager la sobriété des usages, optimiser la disponibilité et préserver la qualité de l'eau sont entrées en vigueur.
Dans un monde où les milieux littoraux et côtiers font face à des pressions croissantes, tant environnementales qu'économiques, une meilleure compréhension scientifique de ces écosystèmes est essentielle pour anticiper les changements à venir. Pour relever ce défi, deux infrastructures de recherche majeures, JERICO (Joint European Research Infrastructure of Coastal Observatories) et ILICO (Infrastructure de Recherche Littorale et Côtière), se sont constituées pour fédérer la communauté scientifique à l’échelle nationale et européenne. Ces deux projets partagent l’ambition de mieux observer, comprendre et protéger nos écosystèmes côtiers et littoraux, en tirant parti de l’expertise et des données collectées à travers différents pays.
Afin d’analyser le processus de reconnaissance de la personnalité juridique du Rhône, cet article s’attache à caractériser des variables clefs de l’opérationnalisation de la personnalité juridique sur quatre écosystèmes : les rivières Whanganui, Atrato et Turag et la lagune Mar Menor. Il est démontré que ces processus sont ascendants, développés initialement en dehors des institutions et mobilisent la population qui n’était jusque-là pas consultée. Bien que l’expression de la voix du fleuve varie grandement, la personnalité juridique permet en général une concertation plus grande des populations riveraines. Sur le Rhône, il manque a minima à ce jour un soutien populaire pour faire avancer la reconnaissance de sa personnalité juridique. De plus, la présence de nombreuses arènes de concertation liées au fleuve est une différence notable par rapport aux quatre cas étudiés. Cependant, sur le Rhône, les prises de décisions sont parfois critiquées comme étant éloignées du terrain ou très centralisées.
En France, l'accès à l'eau potable de qualité est un droit acquis et largement considéré comme garanti. Cependant, les effets du changement climatique remettent en cause cette certitude, avec des captages fermés et des sécheresses de plus en plus fréquentes. La gestion de l'eau, soutenue par une politique décentralisée, est désormais mise à l'épreuve, soulevant des questions cruciales : et si l'eau venait à manquer ? Et si sa qualité n'était plus assurée ? Collectif d'élus locaux et de parlementaires.
Le changement climatique menace les littoraux normands qui subissent des remontées de nappes phréatiques, en plus de la hausse du niveau de la mer, ont alerté jeudi des chercheurs et élus associés au programme "Rivages Normands 2100" à Colombelles, près de Caen.
Les sénateurs Anne Chain-Larché et Pierre Cuypers ont déposé une proposition de loi visant à renforcer la prévention des inondations et offrir plus de flexibilité aux collectivités.
Sur le littoral breton, des enrochements installés pour fixer le trait de côte augmentent les risques de submersion. Les intercommunalités du Sud Finistère déploient une gestion intégrée des deux phénomènes. Exemple à Tréffiagat, où un nouveau système d’endiguement va naître, associé à la démolition de sept maisons.
Pour mieux anticiper certaines catastrophes environnementales, des scientifiques travaillent sur des outils dits de "biosurveillance", un domaine en pleine croissance. En France, une start-up développe un capteur qui, fixé sur la coquille de moules ou d'huîtres, permet de surveiller la qualité de l'eau.
Pour l'agglomération de Granville, Le Cerema a réalisé une étude d'opportunité pour la REUT (Réutilisation des Eaux usées traitées. La REUT peut-elle constituer une solution face à une ressource en eau majoritairement superficielle et fragile, sur un territoire au potentiel attractif en hausse ?
La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, va présenter vendredi 28 mars la feuille de route du gouvernement pour améliorer la qualité de l'eau potable et compte réunir avant l'été les acteurs locaux pour de premières concertations, a-t-elle annoncé dans La Tribune Dimanche.
Deux ans après la grosse manifestation antibassines de Sainte-Soline, où en est la construction des 16 retenues d’eau prévues dans les Deux-Sèvres ? Quatre bassines ont été construites, dont une jugée illégale après des recours.
Oublié, le ru de Maubuée pourrait être renaturé entre Noisiel et Torcy, dans le cadre du grand projet de la Chocolaterie Menier. Une enquête publique est d'ailleurs en cours.
Très vulnérable à l’érosion, le littoral aquitain a initié depuis plus de 10 ans des stratégies locales de gestion des bandes côtières qui articulent la gestion des risques avec l’aménagement du littoral. Explications et zoom sur les liens avec la gestion des endiguements.
Isabelle Gouttevin s’intéresse au lien entre fonte des glaciers et modification du régime hydrologique des cours d’eau. Selon elle, les visages divers et fortement contrastés, dans le futur, de l'hydrologie des montagnes doivent être mieux connus, dans l’objectif d’une meilleure adaptation des territoires. Ce sujet sera au cœur des échanges de la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, consacrée cette année à la préservation des glaciers.
Alors que le dérèglement climatique met sous tension nos ressources hydriques, la gouvernance de l'eau est critiquée : pensée pendant les Trente glorieuses dans une perspective d'abondance, elle serait aujourd'hui inadaptée. Que faire ? Le Plan Eau annoncé en 2023 est-il à la hauteur des enjeux ? Avec : Sara Fernandez, géographe, chercheuse à l'INRAE au sein du laboratoire AGIR ; Christophe Defeuilley, économiste, chercheur associé au Centre d’Études Européennes et de Politique Comparée et enseignant à l’École Urbaine de Sciences Po.
Après en avoir totalement disparu, le castor est de retour en Alsace. On y trouve désormais un millier d'individus, qui apportent déjà leur part de bienfaits à la nature.
Le pays andin est particulièrement vulnérable au changement climatique dans les milieux montagneux. Parmi eux, le Quelccaya, dans le sud du Pérou, un des plus grands glaciers tropicaux au monde, disparaît lentement, sous l’œil des scientifiques et l’impuissance des populations quechua.
Une étude internationale, à laquelle ont participé INRAE et le CEA, montre que la majorité de l’accumulation du carbone terrestre depuis plus de 30 ans se fait dans des environnements anaérobies, c’est-à-dire sans oxygène, comme dans le fond des plans d’eau et de rivières et les zones humides. Jusqu’à présent les forêts étaient considérées comme des puits majeurs de carbone des surfaces terrestres. Mais l’analyse des flux de carbone sur les dernières décennies montre que, si l’on fait un bilan à l’échelle de la planète considérant les gains et les pertes, seul 6 % environ du total s’est accumulé dans les forêts.
Canicules, pluies intenses, sécheresse… À quoi ressemblera la France avec un réchauffement de 4 °C (par rapport à la période préindustrielle) ? Suite à un premier rapport publié fin 2024 sur les températures et les précipitations dans un climat futur, Météo-France décrit cette fois la variabilité, les extrêmes et les impacts climatiques, dans un second rapport dévoilé ce jeudi. Ces travaux s’inscrivent dans la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), cadre commun permettant de fonder les actions à mener partout en France.
Avec la disparition progressive des glaciers sous l’effet du changement climatique, c’est bien plus que de l’eau qui disparaît. En effet, les ruisseaux et autres rivières alimentées par les glaciers abritent une diversité microbienne méconnue. Une mission scientifique unique en son genre s’est attelée à recenser ce microbiome à travers 11 chaînes de montagnes et 170 cours d’eau glaciaires.
En tant qu’espèce ingénieur, le castor joue depuis des millions d’années un rôle majeur dans la formation de très nombreuses zones humides, contribuant à façonner les paysages. Longtemps considéré comme nuisible, les bienfaits de sa présence sont désormais reconnus. Quelles sont ses spécificités ?
Le Cerema Méditerranée et le Cerema Occitanie ont organisé conjointement le 26 novembre 2024 une Conférence Technique Territoriale sur l’évolution des territoires littoraux méditerranéens face au changement climatique. Des initiatives inspirantes, retours d'expériences, outils ont été partagés en matière d'aménagement du littoral. Les vidéos et les présentations sont disponibles.
Une équipe germano-tchèque, dirigée par l'université de Dresde, a lancé un projet visant à étudier le rôle des castors dans l'adaptation au climat. Baptisé BIBOB, ce projet vise à étudier l'impact du travail des castors sur le régime des eaux et la biodiversité dans le contexte de conditions météorologiques très fluctuantes. L'objectif est, entre autres, de créer des informations et des arguments clairs pour que l'homme puisse traiter en connaissance de cause les terriers des castors.
Une proposition de loi vise à revenir sur l’objectif de réduction de 50 % de l’artificialisation des sols d’ici 2031. Les élus écologistes regrettent un « détricotage » qui vide la loi ZAN de sa substance.
L'Office français de la biodiversité, INRAE et l’Université de Pau et Pays de l’Adour, en collaboration avec Bretagne Grands Migrateurs, ont œuvré conjointement à la réalisation d’un vaste exercice d’aide à la décision pour la révision de la gestion des populations de saumon en Bretagne (projet RENOSAUM, 2017-2022). Mené en dialogue continu entre scientifiques et acteurs de la gestion, il a conduit in fine à la mise en place en 2023 de nouvelles mesures de régulation de l’exploitation du saumon par pêche à la ligne.
Dans la basse vallée de la Saâne, en Normandie, plutôt que de multiplier les aménagements pour se protéger des risques d'inondations et de submersion, les acteurs locaux ont fait un choix audacieux : recréer l'estuaire d'origine. Un projet inédit qui pourrait bien servir de modèle pour d'autres territoires côtiers confrontés aux défis du changement climatique.
À l’occasion de la journée Mondiale de l’Eau, le Département lance un concours photo du 10 mars au 20 avril. Saisissez votre appareil et participez pour mettre en lumière l’eau en Drôme !
La Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Léman (CIPEL) assure un suivi scientifique rigoureux de la qualité des eaux du Léman. Chaque année, 21 campagnes de mesure sont réalisées au droit du point le plus profond du lac, entre 0 et 309 mètres, afin d’analyser les évolutions, de mieux comprendre son fonctionnement et d’anticiper leurs impacts sur la qualité de l’eau. Ce suivi essentiel révèle un constat inédit : pour la treizième année consécutive, le brassage hivernal du lac est incomplet, marquant une transition vers un nouvel équilibre écologique. La cause principale : le changement climatique. Avec l’absence de brassage complet, les échanges verticaux s’amenuisent, ce qui entraîne un manque d’oxygène persistant des eaux profondes et limite la remontée des nutriments essentiels à la vie aquatique, concentrée en surface.
Dans « La Seine et les progrès de l’assainissement francilien », Vincent Rocher, directeur délégué innovation, stratégie et environnement du Siaap, et une brochette d’experts proposent un regard pluridisciplinaire et historique sur la gestion de l’eau dans la région parisienne. Si la qualité de la Seine n’a cessé de s’améliorer depuis la fin du XIXe siècle, l’auteur appelle à la vigilance, car des enjeux de taille se dessinent à l’horizon 2050.
À Penmarc’h, dans le Finistère, 40 % du territoire devrait être submergé d’ici 2100, selon la commune. Face à l’urgence et à la montée du climatoscepticisme, la ville tente d’agir.
La nappe phréatique du Rhin supérieur alimente en eau potable des millions de personnes et soutient de nombreux écosystèmes. Évaluer sa recharge, c’est-à-dire comprendre comment et à quel rythme l’eau s’infiltre pour renouveler cette réserve souterraine est essentiel pour mieux protéger et gérer cette ressource. Jusqu’à présent, l’APRONA s’appuyait principalement sur des mesures de terrain et des analyses statistiques pour évaluer l’évolution de la nappe. Désormais le modèle GWN vient enrichir notre boîte à outils.
Des chercheurs de l'université de Rennes 1 ont dévoilé ce mercredi à Créances les résultats du programme "Rivages normands 2100". Lancé en 2019, il avait pour but de comprendre les impacts du changement climatique sur les nappes phréatiques en Normandie.
Le BRGM est partenaire du projet FARMWISE sur la gestion durable de l'eau et le changement climatique, financé par le programme Horizon Europe. Il se concentre sur le développement de solutions pour l'agriculture, y compris la prévision des impacts climatiques, l'évaluation des innovations et l'utilisation de l'IA pour la gestion de l'eau et des nutriments à travers l'Europe.
Malgré l’intérêt de plusieurs départements, notamment dans l’ouest de la France, les reconversions de carrières en sites de stockage d’eau potable restent peu nombreuses.
Pour mieux comprendre et protéger l’océan, une nouvelle génération de scientifiques mise sur l’interdisciplinarité. Littérature, biologie, philosophie… trois jeunes chercheurs croisent les savoirs et bousculent les cadres établis pour penser autrement la science des océans. Une approche audacieuse et semée d’embûches qui pourrait bien redéfinir la façon dont nous explorons et préservons le monde marin.
Tandis que la capitale de l’archipel est submergée par des pluies torrentielles depuis lundi, les autorités indonésiennes s’en remettent au techno-solutionisme pour réduire l’intensité des précipitations. Une pratique controversée et un coup d’épée dans l’eau qui ne sauvera pas la mégapole de 30 millions d’habitants.
Bretagne Vivante, acteur majeur de la protection de la nature et de la biodiversité en Bretagne, alerte sur l’état de santé des amphibiens dans la région. Ces animaux, essentiels à l’équilibre écologique, subissent un déclin préoccupant en raison de la destruction de leurs habitats et des effets du changement climatique. En parallèle, les zones humides, indispensables à leur survie, sont en forte régression. Cette situation souligne la nécessité de poursuivre et renforcer les actions afin de préserver la biodiversité en Bretagne.
Dans le cadre de l'animation de la communauté satellitaire d'Expertises-Territoires, le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) du Ministère de la Transition écologique et le Cerema organisent un cycle de webinaires dédié à l'utilisation des données satellitaires pour la gestion de la ressource en eau. Ce cycle se tiendra de mars à mai 2025.
Il faut combattre la conception marchande et extractiviste de la gestion de cette ressource et l’inscrire, au contraire, dans ses finalités écologiques et démocratiques, estime dans une tribune au « Monde » Anne Grosperrin, vice-présidente de la métropole de Lyon et présidente de la régie Eau du Grand Lyon.
Dans le cadre de l’action « Développer des outils d’aide à la décision » du projet LIFE Eau&Climat, Actierra a produit deux guides et un outil web pour permettre aux acteurs de la gestion locale de l’eau de planifier l’adaptation de leur territoire au changement climatique. L’outil web, Traject’Eau, est maintenant accessible dans sa version finale.
La direction territoriale Seine-Amont vous invite à participer aux webinaires thématiques organisés à l’attention des acteurs de l’eau du bassin Seine-Amont (Loiret, Yonne, Côte d’Or, Nièvre et Aube). Elle présentera les moyens à disposition pour accompagner vos projets pour l’eau et décrirons précisément les critères d’éligibilité, les taux d’aides ainsi que les modalités de dépôt de demandes d’avance ou de subvention pour la période 2025-2030.
Le réseau navigable de l’Hexagone, géré à 80% par Voies navigables de France (VNF), se trouve aujourd’hui dans un état "préoccupant" en raison de l’insuffisance des moyens consacrés à son entretien, alerte la Cour des comptes dans un rapport publié ce 19 février. Les magistrats appellent à revoir le modèle économique de VNF, qui dépend essentiellement de subventions, pour lui permettre de bénéficier de ressources plus dynamiques alors que le changement climatique induit à la fois une intensification de l’activité de gestion hydraulique pour faire face à l’accélération des phénomènes de crues et de sécheresse et entraîne des besoins nouveaux et coûteux d’adaptation.
Sous couvert d’aménagement du territoire et de gestion du risque inondation, l’État et les grands aménageurs s’acharnent à bétonner, artificialiser et transformer en infrastructures productivistes ce qui reste d’écosystèmes vivants en Île-de-France. Dans la plaine alluviale de la Bassée, un territoire où la Seine et l’Yonne s’entrelacent, ils veulent creuser, barrer, endiguer et canaliser.
Changement climatique, pressions démographiques, inquiétudes sur la qualité de l’eau du robinet… Face à ces défis, comment garantir l’approvisionnement en eau et préserver les ressources ? Parmi les solutions : la réutilisation des eaux usées traitées (Reut).
Le changement climatique redéfinit nos besoins en eau, et il est essentiel d’anticiper ces évolutions pour mieux accompagner les porteurs de projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE). C’est dans cette optique que Léon SOTA a mené son stage de fin d’études au sein de la Chaire, d’avril à septembre 2024. Diplômé de la spécialisation BESTE (Biodiversité, Eau, Sol, Climat, Évaluation environnementale) à l’Institut Agro Montpellier, il a travaillé sur des méthodes prospectives permettant d’évaluer et de quantifier les scénarios de demande et de consommation d’eau agricole.
Dans la Montagne Noire, les éleveurs s’engagent pour la restauration des zones humides sur leurs exploitations, avec l’appui de la Chambre d’agriculture de l’Aude et de l’association naturaliste Écodiv. Face au changement climatique, ces milieux jouent un rôle clé : ils préservent la biodiversité, réduisent les risques d’inondation, atténuent les sécheresses et renforcent la résilience du territoire.
Le traitement des eaux usées est souvent un défi pour les refuges de montagne: les quantités à traiter varient fortement et les eaux usées sont très concentrées du fait de la gestion économe des ressources. Respecter les prescriptions sur la performance d’épuration s’avère souvent difficile et demande des efforts disproportionnés. Des chercheuses et chercheurs de l’Eawag et de Vuna, l’ancien spin-off de l’institut, proposent donc une approche alternative pour évaluer la performance d’épuration.
La fonte des glaciers, tant au niveau des pôles qu’en montagne, participe à la montée du niveau des mers et à la multiplication de phénomènes naturels dangereux. Derrière ces phénomènes, une mécanique invisible mais implacable : l’eau s’infiltre sous la glace, forme des poches d’eau sous-glaciaires dont le risque de vidange menace les populations en contrebas. Ces vidanges amplifient également le glissement des calottes glaciaires et menacent leur stabilité à court terme.
La crise de l’eau à Barcelone remet en question le modèle touristique de la ville, pilier de son économie. Avec une chute des précipitations de 40% depuis 2023 et des températures en hausse de 2,3°C, les réservoirs catalans ne sont plus qu’à 16% de leur capacité. Face à cette situation critique, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence hydrique le 5 février 2025, imposant des restrictions drastiques au secteur touristique. Quelles sont les conséquences économiques de cette crise sans précédent et comment Barcelone peut-elle réinventer son modèle touristique pour s’adapter au changement climatique ?
Pour sécuriser l’approvisionnement et garantir la qualité de la ressource, les collectivités doivent interconnecter les réseaux, réparer les fuites et investir dans des techniques de traitement plus coûteuses.
Échaudé par les terribles inondations de l’hiver dernier, un collectif d’habitants du marais audomarois (Pas-de-Calais) milite pour renaturer les sols détruits par l’agriculture intensive. Le but : retenir l’eau en amont.
En France, le printemps 2024 a été le 4ème plus pluvieux enregistré depuis 1959, ce qui interroge le lien entre les précipitations et le changement climatique induit par les activités humaines. Pourtant, aucune tendance nette ne se dégage à l’échelle nationale concernant l’évolution globale des précipitations annuelles. À une échelle géographique plus restreinte, on observe toutefois une augmentation des pluies hivernales sur la moitié nord du pays et une diminution des précipitations estivales sur la moitié sud. Si les précipitations devraient augmenter au nord de l’Europe sous l’effet du changement climatique, le bassin méditerranéen deviendra plus aride. D’ici 2100, les projections ne prévoient pas de tendance claire pour les précipitations annuelles, mais indiquent des disparités saisonnières et régionales plus marquées.
Dans deux rapports publiés ce 4 février, la Commission européenne déplore l’absence de progrès de la qualité des eaux de l’Union. Seul réel motif de consolation : la connaissance et la surveillance de ces dernières progressent. La France ne se distingue pas : elle est comme les autres États membres invitée à "relever son niveau d’ambition", en mettant en place de nouvelles mesures, avec des objectifs quantifiés et évalués.
Des maires de communes franciliennes bataillent pour récupérer la maîtrise de l’eau. Attac a exhumé une archive qui pourrait desservir la multinationale Suez, accusée de surfacturer l’eau potable depuis des décennies.
En octobre 2024, les départements de la Loire et de l’Ardèche ont été particulièrement touchés par des fortes pluies qui ont fragilisés les ouvrages en maçonnerie de 17 communes. Les équipes du Cerema sont alors intervenues pour inspecter une quarantaine d’ouvrages communaux et conseiller les maires sur les actions à mener. Dans le cas de la commune de Chavanay (42), le pont de la Tour qui permet le franchissement de la Valencize, a été détruit par la crue. Le Centre National des Ponts de Secours (CNPS) est intervenu fin janvier pour poser un pont provisoire en attendant la reconstruction du nouveau pont.
Le 2 février aura lieu la journée mondiale des zones humides. La France a déjà perdue plus des deux-tiers de ces milieux très importants pour la biodiversité et la gestion de l’eau. Les zones humides doivent être mieux protégés, pourtant, elles ne cessent d’être malmenées, encore très récemment dans le cadre d’une proposition de loi agricole adoptée lundi dernier au Sénat. Cette attaque est loin d’être la première : le 3 juillet 2024, un arrêté facilitait leur transformation en plan d’eau, et donc leur destruction. Pour défendre ces zones essentielles à la biodiversité et à l’adaptation au changement climatique, France Nature Environnement et ses associations membres* saisissent le Conseil d’État pour demander son annulation.
Réalisé par INRAE dans le cadre du projet LIFE Eau&Climat, le livre blanc « Mener une étude rétrospective et prospective sur la ressource en eau » a pour objectif d’accompagner les gestionnaires de l’eau et les bureaux d’études pour mener à bien des études sur le calcul de tendances passées et de projections futures de la ressource en eau sur leur territoire. La version finalisée est maintenant disponible.
Reyssouze & Affluents a présenté, lors du comité de suivi annuel à Pont-de-Vaux, le vendredi 24 janvier 2025, les résultats du contrat de rivière 2022 – 2024 du bassin versant de la Reyssouze. Ce programme ambitieux, lancé en 2022 avec le soutien de nombreux partenaires, affiche un bilan remarquable tant sur le plan environnemental qu’économique.
Menacées par la submersion, sept maisons de Treffiagat, dans le Finistère, vont être rachetées par les autorités pour être détruites. Après des années de chantiers pour contenir les flots, « c’est la seule solution », dit un élu.
Face aux défis climatiques et environnementaux actuels, le projet SobriEau vise à promouvoir une gestion durable et responsable des ressources en eau. Porté par trois structures de recherche - AgroParisTech Innovation, le Laboratoire Eau, Environnement et Système Urbain (Leesu) et le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) – il explore des solutions innovantes pour favoriser une gestion sobre de l’eau et de l’assainissement au sein de bâtiments existants. Rencontre avec Léana Msika, ingénieure de recherche qui coopère avec le Leesu et référente du programme SobriEau.
Les sénateurs ont adopté la proposition de loi visant à lever les contraintes pour les agriculteurs. Ce texte, contesté par les défenseurs de l'environnement, assouplit les règles encadrant l'usage des pesticides ou la protection de la ressource en eau.
Lors du Carrefour des gestions locales de l’eau à Rennes ce 23 janvier, Agnès Pannier-Runacher a déclaré vouloir "poursuivre le plan Eau sur la gestion quantitative de la ressource", "améliorer la qualité de l’eau en protégeant les captages", mais aussi "accompagner les communes vers le transfert de leur compétence eau et assainissement". Plus largement, elle appelle à "réinventer le modèle de financement et de gouvernance" du secteur, "dans le contexte du dérèglement climatique".
La Communauté de communes de la région lézignanaise Corbières-Minervois (CCRLCM) a organisé, mardi 21 janvier, les Assises de l’eau brute. Un rendez-vous où ont été présentés cinq projets d’irrigation que l’établissement communautaire va soutenir dans un contexte d’urgence où, par endroits sur le territoire, la vigne meurt de soif.
Le 21 janvier, le Syndicat mixte des bassins versants Saâne Vienne Scie a organisé une journée d’inauguration des travaux de la restauration écologique de la Saâne. Les parties prenantes du projet de territoire de la basse vallée et d’autres collectivités normandes confrontées, elles aussi, aux impacts littoraux du changement climatique, ont participé à cet évènement.
Lors du Carrefour des gestions locales de l'eau, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, a tracé ses chantiers prioritaires pour la gestion des ressources en eau en 2025. Et apporté des précisions sur le transfert de compétence.
Pour accompagner les élus et les services d’eau et d’assainissement français de taille moyenne dans la prise de décisions adéquates en matière de gestion financière et de planification des investissements, l’Office International de l'Eau (OiEau) a élaboré depuis six ans son outil PropserEau, avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité (OFB). Marc-Yvan Laroye, Directeur général adjoint de l'OiEau, détaille pour L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances les mécanismes de PropserEau, sur lequel les collectivités pourront à nouveau compter en 2025.
La neige se pare parfois de couleurs originales… et le plus intrigant, c’est que la neige rouge sang accueille des algues, qui favorisent la biodiversité dans ce milieu que l’on croit si « vierge ».
La CCR estime qu’en Pays de la Loire, environ 700 000 personnes sont actuellement exposées aux inondations par ruissellement (soit environ une personne sur cinq), et environ un sinistre sur deux est situé en dehors des enveloppes approchées des inondations potentielles par débordements de cours d’eau et submersions marines. Compte-tenu de ce niveau d’exposition et de son évolution en lien avec les effets du changement climatique, la DREAL Pays de la Loire, appuyée par l’INRAE et la CCR, a déployé sur l’ensemble de la région des Pays de la Loire élargie au périmètre du service de prévision des crues Maine-Loire aval la méthode IRIP (Inondations par Ruissellement Intense Pluvial).
Plus de trois-quarts des terres émergées sont plus sèches aujourd'hui qu'il y a 30 ans. Quelles sont les causes et conséquences de cette aridification, et comment lutter contre ? Avec Anne-Marie Lézine Palynologue, Directrice du laboratoire Laboratoire d'océanographie et du climat : expérimentations et approches numériques (LOCEAN) à Sorbonne Universités ; Gilles Ramstein Directeur de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE).
« Qui sera prioritaire en cas de pénurie aiguë d’eau — l’agriculture, les ménages ou les industries ? », telle est la question posée dans le rapport de l’ONG de protection de l’environnement Bund et de la Fondation Heinrich Böll, affiliée aux Verts. Selon le rapport, baptisé Atlas de l’eau, cette question n’a pas été spécifiée dans la stratégie nationale allemande sur l’eau adoptée en 2023 « en raison de la pression exercée par le secteur industriel ». Les auteurs du rapport appellent donc à une révision de la stratégie.
Les déficits de précipitations accumulés depuis plusieurs années dans le département ont de lourdes conséquences, notamment sur l’alimentation en eau potable de certains villages. Un avenir que décrivait, en 2019, le schéma directeur de résorption des déficits d’alimentation en eau potable (AEP) de l’Aude.
Avec la hausse des tensions sur le partage de l'eau, le risque de conflit prend de l'ampleur. L'Institut de relations internationales et stratégiques s'interroge sur le poids de cette menace pour le pourtour méditerranéen. Focus sur certains pays.
Le Canal de la Meuse est une voie de communication importante entre le nord-est de la France et la Belgique. Dans une perspective d’adaptation face au changement climatique, le département de la Meuse et la Région Grand Est ont fait appel au Cerema pour réaliser avec VNF une étude sur la disponibilité future de la ressource en eau et la navigabilité du canal, ainsi que sur l’impact de mesures d’adaptation.
Alors que les aléas climatiques se multiplient, anticiper les périodes de sécheresses comme d’inondations devient crucial. Un champ de la science œuvre activement à cela, celui de la modélisation hydrogéologique.
Le quart (24 %) de la faune d'eau douce, notamment les crustacés, poissons et insectes, fait face à un « risque élevé d'extinction » en raison de « pressions considérables » comme la pollution, les barrages ou l'agriculture intensive qui affectent leur habitat, conclut une étude publiée dans la revue Nature (Nouvelle fenêtre) (en anglais).
À cheval entre la Suisse et la France, le grand lac alpin subit un inquiétant panel de pressions. Faire le tour de Léxplore, au sens propre, permet de mieux les comprendre. Depuis 2019, des scientifiques viennent travailler presque chaque jour sur cette station expérimentale, unique au monde. La toute dernière étude vient par exemple de révéler pourquoi ce lac, comme bien d’autres, émet plus de CO2 qu’il n’en stocke. Pendant ce temps, une moule invasive prolifère à grande vitesse, tandis que le lac se réchauffe.
Les travaux ont commencé en septembre dernier à Chalampé, dans le Haut-Rhin, près de l'entreprise Alsachimie. Une forêt alluviale rhénane d'une dizaine d'hectares va bientôt voir le jour dans la commune. Cet espace naturel sera composé d'arbres, de végétations et de cours d'eau.
Ingénieure agronome et membre de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, Anne-Louise Guillemin met en avant l'importance d'une vision à long terme pour préserver la qualité de l'eau, tout en maintenant un dialogue constructif avec les agriculteurs.
Habité jusque dans les années 2000, le quartier de la Bouillie, bâti dans un déversoir de la Loire, à Blois, a été évacué. Un traumatisme pour ses habitants, qui déplorent les faibles indemnisations.
Désormais très réglementé, le drainage répondait, il y a 40 ans, à une problématique aujourd’hui balayée par d’autres, imposées notamment par le changement climatique.
En cas de montée des eaux de la Seine, 900 000 Franciliens pourraient être inondés. Pour protéger les riverains du fleuve, des communes jouent la carte de la solidarité en développant des zones prévues pour recevoir les crues.
Pour s’adapter au changement climatique, les collectivités peuvent mettre en place une gestion intégrée de l’eau, en s’appuyant sur la nature. En 2024, le Département et ses partenaires mettent à disposition des guides en lien avec la Charte Natur’EAU 77 pour porter des actions en ce sens. Découvrez nos publications consacrées à ce sujet !
Cet article de synthèse, fruit du travail d’un collectif interdisciplinaire de chercheuses et chercheurs du Réseau des Zones Ateliers françaises (CNRS), porte sur la mise en œuvre des projets de restauration de la continuité écologique des cours d’eau.
Ce sont au total 39 scenarii qui ont été présentés allant d’un extrême à l’autre, en terme de planification, pour anticiper l’évolution de la submersion marine et l’érosion du littoral. Cette réunion signe une avancée importante pour la stratégie du littoral. Il s’agit aujourd’hui de définir le récit à construire pour la Camargue de demain. Une fois, ce point d’étape important passé, la dernière phase consistera à étudier en détail ces scenarii, définir leurs coûts et décider de la stratégie à retenir.
Thibault Datry se consacre depuis deux décennies à l'étude des rivières intermittentes naturelles, des cours d'eau essentiels mais souvent ignorés. Directeur de recherche à INRAE, il a joué un rôle pionnier dans le développement de cette science en France et à l'international. Face aux défis du changement climatique, l’écohydrologue alerte sur la fragilité croissante de ces milieux, véritables refuges pour la biodiversité et indispensables à l’équilibre de nos écosystèmes.
SMOS est l'une des deux premières missions lancées dans le cadre du programme Earth Explorer de l'ESA, avec des contributions importantes du CNES et du CDTI espagnol. SMOS a initialement été conçu pour étudier trois composantes essentielles du cycle de l'eau : l'humidité du sol, la teneur en eau de la végétation et la salinité des océans.
Le 17 décembre, l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), également appelée le GIEC de la biodiversité, publie son rapport sur les “nexus“. Ce rapport explore les interconnexions entre la biodiversité, l’eau, l’alimentation, la santé et le changement climatique, et met en lumière des solutions pour atténuer les effets de ces crises croisées.
C’est une cartographie inédite de 2,9 millions de fleuves et rivières du monde entier qu’ont réalisé des chercheurs étasuniens, à partir de données satellitaires.
Restauration du bon état écologique et chimique des rivières et des sols, gestion de la ressource en eau potable… Les chevilles ouvrières de la loi sur l’eau de 1964 doivent mener des missions toujours plus nombreuses.
Les 14 et 19 novembre, les Rencontres Techniques Départementales ont réuni 111 personnes pour échanger sur la prise en compte du cycle de l’eau en ville, tant lors de la planification que dans les aménagements. Gestion intégré des eaux pluviales, désimperméabilisation, végétalisation…. (Re)découvrez comment rendre nos communes plus résilientes. Les présentations sont disponibles.
La moule quagga est une espèce invasive en Suisse. Elle se propage rapidement dans les cours d’eaux touchés, avec de sérieuses conséquences. Cette espèce modifie les écosystèmes, colonise les infrastructures et génère des coûts pouvant atteindre des centaines de millions de francs. Des chercheuses et chercheurs de l’Eawag travaillent donc à comprendre et prédire ces effets aussi précisément que possible.
Un centre de ressources consacré à la promotion des "solutions de gestion durable des eaux pluviales urbaines" est disponible en ligne pour fournir les ressources essentielles aux collectivités de toute taille, disposant de la compétence "Gestion des Eaux Pluviales Urbaines" (GEPU). Il permet également de bénéficier de l’animation d’un réseau d’acteurs et d’un accompagnement technique. Piloté par le Cerema, il s’inscrit dans le Plan d’action national pour une gestion durable des eaux pluviales.
Les écosystèmes des estuaires ont été et continuent d’être profondément modifiés par les activités anthropiques et notamment maritimes. Une méthode mise au point par des chercheurs permet désormais d’anticiper, en fonction des caractéristiques de l’estuaire concerné, les effets que des aménagements auront à l’avenir sur la présence de sédiments.
Alors que les problématiques autour de l’eau sont appelées à engendrer de plus en plus de frictions dans les années à venir, nous peinons encore à faire participer réellement les citoyens à ces décisions qui les concernent. Compilant des années de recherche, un ouvrage propose des approches innovantes pour rendre les processus décisionnels autour de la gestion de l’eau plus inclusifs.
Une nouvelle approche de gestion de l’eau fait son chemin en France. Fondée sur des solutions inspirées par la nature, l’hydrologie régénérative entend ralentir le cycle de l’eau pour mieux répondre aux crises à venir. Une approche qui peut se heurter aux réponses plus court-termistes.
Leur coût s’élève à près de 300 milliards d’euros par an, au niveau mondial, annonce un rapport publié ce mardi 3 décembre. Présenté au deuxième jour de la COP16 sur la désertification, il appelle à des investissements urgents dans des solutions fondées sur la nature, comme la reforestation.
Le Cerema, l'Association Nationale des Elus du Littoral et le Ministère de la Transition Ecologique, avec le soutien des Agences de l’Eau, l’Office Français de la Biodiversité et la Banque des Territoires, ont lancé un programme pour accompagner les territoires littoraux dans le déploiement de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT). 12 territoires intègrent le programme dès 2024.
En perturbant le cycle de l’eau, le changement climatique augmente la probabilité d’épisodes orageux intenses pouvant causer des inondations. Mais nos sociétés ne s’y sont pas préparées. Avec Magali Reghezza-Zitt Géographe, spécialiste des risques naturels, de la vulnérabilité urbaine et des stratégies de gestion.
La publication de l'Atlas mondial de la sécheresse à l'occasion de la COP 16 sur la désertification à Riyadh montre que ce risque augmente dans le monde entier. La France se déclare officiellement affectée par le phénomène.
Le Parc participe actuellement à un chantier de suppression de 5 plans d’eau artificiels sur le bassin de la Valouse, avec pour objectif de restaurer les zones humides autrefois présentes sur ces parcelles, et ainsi de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau.
Alors que se tient le One Water Summit ce 3 décembre en marge de la COP16 sur la désertification à Riyad, la question de la gouvernance de l’eau se pose de plus en plus dans le contexte de la lutte contre le changement climatique. Bien que promue depuis une quinzaine d’années, la réutilisation à grande échelle des eaux usées traitées a longtemps été freinée par des règles trop strictes. Des évolutions réglementaires récentes en France, élargissant ses usages et assouplissant leurs modalités, laissent espérer un déploiement plus large de la pratique.
La revue annuelle de la communauté Garonne est en ligne sur le Site du SMEAG. Ce 10e numéro retrace les événements marquants de la vie de notre fleuve en 2023. Le dossier central s’intéresse à la vulnérabilité des territoires et leur adaptation face au changement climatique.
Réclamée par les agriculteurs et les viticulteurs de la région après trois ans de sécheresse, en particulier dans les Pyrénées-Orientales et l’Aude, la préservation d’une production durable et rentable de la ressource en eau entre en phase d’étude. Des solutions pour sécuriser l’accès sur le littoral vont être discutées les 18 prochains mois.
Cette étude nationale se présente comme un outil essentiel pour éclairer les décisions futures. Couvrant la période de 2013 à 2022, elle se base sur des données collectées en 2023 auprès des acteurs de l’eau, notamment les agences de l’eau, les collectivités territoriales et des services publics d’eau et d’assainissement. Elle dévoile un diagnostic complet sur la répartition des financements entre ménages, collectivités, industries et secteur agricole, mais aussi sur les coûts non couverts actuellement, tout en formulant des recommandations clés pour un financement équilibré et durable.
L’IRMa souligne depuis sa création les sources de progrès que constituent l’analyse des évènements majeurs et les retours d’expériences associés. Or les inondations marquent quotidiennement l’actualité mondiale en se traduisant par des drames, très souvent humains et systématiquement économiques. Ces périodes de précipitations abondantes, en alternance avec un risque accentué de sécheresse, constituent un marqueur fort de nos nouveaux climats.
Cela nous a conduits à consacrer notre dossier central à une période particulièrement mémorable, l’automne 2023 dans les Alpes du Nord, avec un zoom sur les rivières Arve et Isère. Je souligne un enseignement positif : une bonne gestion en temps réel associée à des investissements judicieux dans l’aménagement et la prévention, ça évite des drames !
En Tunisie, l’eau est une ressource qui se fait de plus en plus rare dans de nombreuses régions. Alors que les actions pour répondre à cette pénurie se font attendre, le président tunisien s’adonne à des théories du complot.
Instaurées en 2011 dans les directions départementales de l’Etat, les missions RDI apportent un appui technique et relationnel aux préfets en situation de crise inondation ou submersion marine. Le dispositif, assez unique en Europe, facilite la gestion de crise.
La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a présenté ce 21 novembre la stratégie de prévention des risques glaciaires et périglaciaires face au changement climatique, des mesures de protection des glaciers et des écosystèmes post-glaciaires, ainsi qu’un renforcement du soutien de l’Etat aux territoires de montagne.
La conférence REUSE EUROMED 2024, tenue à Montpellier du 29 au 31 octobre 2024, a rassemblé des experts internationaux pour discuter des enjeux et des innovations en matière de réutilisation des eaux usées traitées dans les régions méditerranéennes. Cet événement, organisé par la Chaire Partenariale Eau Agriculture et Changement Climatique, Eau Agriculture et Territoires (ex AFEID), le Réseau REUSE de l’INRAE ainsi que l’Institut Agro Montpellier, a mis en lumière des solutions innovantes dans ce domaine, en rassemblant chercheurs, décideurs et acteurs du terrain autour de thématiques clés comme la REUSE en agriculture, les risques sanitaires et environnementaux associés, la gouvernance de la REUSE et bien d’autres. Découvrez dans cet article, par thématique, les résumés étendus des présentations qui ont marqué cette rencontre incontournable.
La production de l’avocat, très rentable, a explosé ces dernières années au Maroc. Les faibles précipitations poussent les agriculteurs à puiser dans les eaux souterraines. Et à côté, les coupures d’eau au robinet se multiplient.
Vantées comme un « modèle », les mégabassines de Vendée se montrent limitées et incapables de faire évoluer les pratiques agricoles. Leurs rares bénéfices s’avèrent plus liés à un encadrement politique qu’à la solution technique.
L’affaiblissement des courants dans l’Atlantique aura des effets « dévastateurs et irréversibles » sur de nombreux pays. La fonte rapide des glaciers arctiques pourrait précipiter leur effondrement.
Fragile et condamnée, la petite île Molène dans les Côtes d'Armor va disparaître sous les flots d'ici quelques décennies. Victime du dérèglement climatique, elle subit l'assaut des tempêtes et l'inexorable montée des eaux. Odile Guérin, géologue, observe depuis 60 ans cette érosion galopante.
Après un mois d’octobre historiquement sec et des précipitations trop faibles en novembre, les réserves d’eau de la mégalopole étasunienne sont inhabituellement basses. L’État de New York et celui du New Jersey ont été placés en « surveillance sécheresse » depuis plusieurs semaines et les autorités envisagent désormais un durcissement de la procédure.
Les trajectoires paysagères des zones humides de la côte atlantique reflètent les évolutions du regard porté par les sociétés littorales et rurales sur les milieux. D'abord répulsives, elles ont été fortement modifiées et anthropisées dans le cadre d'une mise en valeur (agricole, aquacole puis touristique) puis patrimonialisées pour leur caractère naturel. Elles font aujourd'hui l'objet d'une réflexion entre acteurs sur leur devenir face au changement climatique, entre nouveaux usages et renaturation.
En raison de l'effondrement des populations, qui s'est accéléré depuis 4 ans, le comité breton de gestion des poissons migrateurs était réuni ce matin à Rennes. Il a donné un avis favorable à l’interdiction de toute pêche du saumon en 2025 dans les rivières bretonnes mais aussi dans leurs estuaires et en mer.
Dans son rapport sur l'état de l'eau paru mi-octobre, l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) dresse un tableau sombre de la situation. Les objectifs fixés il y a 24 ans pour 2015 dans la directive-cadre sur l'eau de l'UE n'ont pas été atteints. Certes, la situation des eaux souterraines serait légèrement meilleure que celle des eaux de surface. Mais les défis à venir pour l'approvisionnement en eau sont importants.
L’eau monte, monte, et ronge les îles Carteret, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ses habitants doivent fuir sur une île proche. L’auteur de cette chronique dépeint le « deuil culturel » qui accompagne tout exil climatique.
Il y a un an, le Pas de Calais était sous l’eau. Pluies diluviennes, crues historiques et inondations dramatiques se sont répétées plusieurs fois pendant l’hiver. Plus de 300.000 habitants ont été touchés, 2000 habitations ravagées. Les dégâts se comptent en milliards d’euros.
Mais où va s’arrêter l’établissement en matière d’environnement ? Après la collecte des bio déchets de la cantine pour en faire du compostage, ce sont des toilettes sèches qui ont été installées pour les 400 élèves et le personnel.
Douze projets portés par des collectivités territoriales du littoral en métropole et outre-mer vont être soutenus par l'Etat dans la mise en oeuvre de solutions fondées sur la nature pour s'adapter au recul du trait de côte.
En France, des milliers de kilomètres de petits cours d’eau urbains oubliés et pollués au cours du temps constituent pourtant un réseau hydrographique essentiel à l’environnement. Des opérations de restauration sont en cours, notamment pour éviter les inondations.
À l’occasion de son déplacement en Occitanie, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, a annoncé les lauréats du premier appel à projets du fonds d’investissement en hydraulique agricole. Au total, 48 projets sont retenus dans toute la France pour un montant de 20 M€.
Après plus de trois semaines d’inondations, le Sénégal compte 56 000 déplacés, selon un bilan officiel cité par Le Monde. « Les dégâts se concentrent sur une bande de terre longue de centaines de kilomètres sur la rive gauche du fleuve Sénégal », explique le quotidien du soir dans un reportage auprès des sinistrés ayant perdu leur maison et les terres qu’ils cultivaient.
Le réchauffement climatique augmente l’intensité et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, à l’image des récentes inondations en Espagne. En cause, des « gouttes froides » rendues plus intenses et plus fréquentes par la déstabilisation du courant-jet polaire.
Le maire de Muttersholtz, dans le Bas-Rhin, craint des inondations dévastatrices dans le secteur du Ried dans le centre Alsace en raison du changement climatique. Il exhorte tous les acteurs du bassin versant de l'Ill à se réunir, alors que la ville de Colmar estime avoir déjà fait sa part.
Après le succès de ses trois expositions photographiques – la première sur le cycle hydrosocial en 2014, la deuxième sur les techniques de pompage et les pratiques sociales liées à l’eau en 2017, la troisième consacrée à la diversité des pratiques de pêche en 2020 – l’association RésEAUx a le plaisir de lancer une nouvelle édition sous l’intitulé « Saisir l’eau dans la ville ».
Le 3e plan national d’adaptation au changement climatique a – enfin – été dévoilé ce 25 octobre, par Michel Barnier. S’ouvre désormais une période de consultation de deux mois, avant son adoption définitive, puis sa déclinaison territoriale, que les COP régionales seront notamment invitées à conduire. Le Premier ministre a entre autres annoncé une augmentation du "fonds Barnier" de 75 millions d’euros en 2025 et confirmé l’organisation prochaine d’une "grande conférence nationale sur l’eau".
Pour la chercheuse Julie Trottier, les infrastructures d’irrigation sont une « maladaptation » au changement climatique. « Il faut sortir de cet imaginaire porteur de sa propre perte », car se passer d’irrigation, c’est possible !
L’EPAGE Doubs Dessoubre est heureux d’annoncer que le projet d’effacement du Barrage des Pipes bénéficiera d’un cofinancement dans le cadre du Programme Européen Open Rivers – une organisation de subvention dédiée à la restauration des rivières. Cette subvention permettra à l’EPAGE d’obtenir un financement de 100% des travaux au droit du barrage des pipes : 70% de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, 10% du FEDER (Fonds européen de développement régional) et 20% grâce au Programme Européen Open Rivers.
La montée des eaux s’accélère et les services de l’État ne restent pas passifs devant le phénomène. À Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), l’urbanisme va devoir s’adapter à cette réalité. Le sous-préfet fait le point sur les sujets en cours.
Le dossier de ce numéro est consacré aux industriels et à leurs efforts de sobriété. Sous l’effet du changement climatique et d’une ressource en eau moins disponible, la sobriété s’est imposée dans l’industrie. Derrière le constat d’une eau sous pression : des programmes, des solutions et des modèles pour réduire les consommations. L’agence de l’eau Rhin-Meuse soutient ces investissements d’avenir et donne une impulsion sans précédent aux projets portés par les industriels.
Avec le changement climatique, les étés chauds et secs se multiplient, avec un risque de pénurie d’eau dans certaines régions de Suisse. La réutilisation d’eaux usées épurées pourrait contribuer à régler ce problème. C’est ce qu’a montré une équipe de l’Eawag sur mandat de l’OFEV et de plusieurs cantons. Les chercheuses et chercheurs expliquent aussi ce qu’il reste à faire pour que cette option devienne réalité.
La nouvelle stratégie, validée le 14 octobre 2024, constitue le fondement du SAGE en fixant le chemin vers les documents finaux (PAGD et règlement) et l’esprit dans lequel chacun l’empruntera. Elle comprend 4 défis à relever et 13 chantiers à poursuivre ou à engager pour adapter le territoire au changement climatique et assurer une conciliation durable des usages. Cette stratégie est le fruit d'une large concertation locale.
Les invertébrés aquatiques sont utilisés comme bio-indicateurs pour évaluer la qualité des cours d’eau suisses. La composition spécifique de ces petits organismes évolue néanmoins avec le changement climatique. Sur demande de l’OFEV, l’Eawag a analysé l’impact de la hausse des températures sur l’évaluation des cours d’eau. Résultat: les indicateurs conservent vraisemblablement leur pertinence, au moins pour les prochaines décennies.
Les marais du littoral Atlantique sont notre Amazonie locale ! Il faut donc les protéger. Mais ce sont aussi des territoires façonnés par l'être humain et qui sont aujourd'hui menacés du fait du changement climatique. D'où l'idée du projet baptisé "Mavi", comme "maintenir les marais vivants". Illustration dans le marais doux de la Vacherie sur la commune de Champagné-les-Marais, en Vendée.
Le constructeur du tunnel de la LGV Lyon-Turin a publié un appel d’offres pour organiser l’acheminement d’eau, si besoin, en Haute-Maurienne. Une preuve du risque de « siphonnage » des eaux souterraines, selon les opposants.
La ville de Châlons-en-Champagne transforme ses espaces urbains en remplaçant les surfaces bétonnées par de la végétation. Un projet, soutenu par l'Agence de l'eau Seine-Normandie, qui permet de mieux gérer les eaux pluviales, de réduire les îlots de chaleur et de recharger les nappes phréatiques.
Préserver la ressource en eau dans un contexte de changement climatique, c’est la raison d’être des travaux qui ont démarré le mois dernier au barrage de Talzu, à Figari, à l’initiative de la Collectivité de Corse (CTC). Prévus pour s’achever en mars 2027, ils visent à sécuriser l’alimentation en eau dans l’Extrême-Sud pour les vingt-cinq prochaines années.
Maisons sous l’eau, centres villes submergés... Jeudi 17 octobre, en Ardèche, l’épisode cévenol a été le plus intense jamais enregistré sur deux jours depuis le début du XXe siècle. Pour les habitants, c’est un électrochoc.
Les courants méditerranéens dispersent les larves de nombreuses espèces marines, rendant indispensable une gestion transfrontalière pour protéger les écosystèmes et garantir des ressources halieutiques durables.
La pollution de deux rivières en Ukraine par la Russie pourrait, si le déversement volontaire de produits chimiques est avéré, être qualifiée d’écocide, explique Sophie Marineau, spécialiste des relations internationales.
Discipline en plein essor, l’aquariologie – à ne pas confondre avec l’aquariophilie – permet d’étudier, en conditions contrôlées, les organismes aquatiques. Une approche expérimentale précieuse pour la conservation des espèces, qui doit aussi répondre à des exigences de respect du bien-être animal.
À peine plus d’un tiers des eaux de surface européennes sont en bonne santé, alerte l’Agence européenne de l’environnement (AEE) dans un rapport publié mardi 15 octobre. Plus précisément, seulement 37 % des masses d’eau de surface sont en « bon » ou en « très bon » état écologique du point de vue de la santé des écosystèmes aquatiques ; et 29 % ont atteint un « bon » état chimique au cours de la période 2015-2021.
Conséquence du réchauffement climatique, la montée des eaux menace particulièrement certains territoires du Pacifique. Des programmes de sciences participatives sont mis en place pour suivre au plus près les évolutions des littoraux, avec l’appui des populations locales, et adapter les politiques publiques.
Lauréat en 2023 de l’appel à projets sur le thème "Infrastructures et gestion des eaux" de la Fondation FEREC, le projet "RADIR" (2023-2024) est porté par l’équipe ENDSUM du Cerema en collaboration avec le Laboratoire de Mécanique Paris-Saclay (CentraleSupélec), Grenoble Génie Électrique Laboratoire (Université Grenoble Alpes) et Altereo Normandie. Ce projet vise à détecter les fuites dans les canalisations souterraines à partir d’images radar et infrarouges thermiques (RADIR).
Annonçant la possibilité de « raccordement à moyen terme » de 60 communes varoises, les collectivités confient au Canal de Provence un plan d’investissements de 620 millions d’euros.
Après avoir accompagné 9 territoires dans la mise en œuvre de la compétence de gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi), le Cerema, INRAE, Intercommunalités de France et l’ANEB ont lancé un second appel à partenaires "exercer la Gemapi dans le cadre d’une gestion locale de l’eau" en 2021, pour poursuivre les accompagnements nationaux dans la mise en œuvre d cette compétence en cohérence avec une gestion territoriale de la ressource.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse renouvelle pour les années 2025-2027 son appel à initiatives en faveur de programmes éducatifs et de sensibilisation visant une meilleure connaissance et protection des ressources en eau et de la biodiversité. Les dossiers de candidature devront être déposés au plus tard le 31 décembre 2024.
L'avis favorable de l'Etat donne le feu vert à la création du parc naturel régional du littoral charentais. Les 67 communes concernées, toutes situées en zone humide, vont désormais rédiger la charte du parc.
Le Bassin Versant de Grand Lieu est le premier territoire de Loire-Atlantique a avoir été choisi pour écrire une stratégie de gestion durable de l'eau. Des citoyens y participent.
À l’occasion d’un comité de suivi qu’elle a présidé ce 7 octobre à Arras, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a mis en avant l’importance des moyens déployés pour gérer les conséquences des inondations ayant frappé les Hauts-de-France l’hiver dernier. L'objectif est de reconstruire tout en se préparant à de nouveaux épisodes car le risque reste élevé en cas de nouvelles précipitations conséquentes, alors que les terres et les nappes sont déjà gorgées d’eau, alerte la ministre.
La chute de la biodiversité n‘épargne pas la Lorraine. L’urbanisation, l’agriculture intensive, le changement climatique fragilisent les milieux naturels et les espèces qui vivent au sein de ces milieux. Depuis 1984, le Conservatoire des espaces naturels de Lorraine (CEN) tente une stratégie : acheter des sites naturels ou les louer pour assurer leur protection et celle de leurs habitants.
En regardant la Terre depuis l’espace, nous pouvons mieux comprendre comment elle fonctionne dans son ensemble. Ainsi, le satellite SWOT, lancé en 2022, recueille et transmet de précieuses informations sur les eaux de surface – les océans, mais aussi les lacs et les rivières. Il permet ainsi de retracer le lien entre océans et climat, mais offre aussi de nombreuses applications pour la gestion de l’eau en dehors du champ scientifique.
Examinant les données sur trente-trois ans, l'organisation a constaté que les cours d'eau de la planète avaient atteint l'an dernier un niveau de sécheresse jamais vu sur cette période.
Quand on vit sur une île, plus qu'ailleurs, le climat est au cœur de la vie et de l'organisation du territoire. Qui dit tempête, dit suppression des liaisons maritimes, menace de submersion... En quoi le changement climatique change-t-il la vie des insulaires ? C'est l'une des thématiques centrales du festival des Insulaires qui rassemblent ce week-end des habitants de toutes les îles du Ponant sur l'Ile de Sein.
Les castors ont connu une évolution originale, d'une quasi-disparition au début du XXe siècle à un net regain depuis, notamment en Europe. En cette année du castor, Rémi Luglia rappelle la longue histoire de cet animal à l'image ambivalente, entre nuisible, ressource et espèce à protéger.
Craignant les conséquences de nouvelles inondations sur ses parcelles, un agriculteur de Bousbecque (Nord) a décidé de curer lui-même ses fossés. Selon l'association Picardie Nature et un rapport sénatorial, accentuer le curage des fossés et des cours d'eau pourraient pourtant avoir des "effets néfastes en termes de gestion des crues".
Les dix-sept derniers glaciers du massif devraient disparaître, d’ici une dizaine d’années, sous l’effet du réchauffement climatique. Leur superficie a déjà été réduite de 93 % depuis le milieu du XIXᵉ siècle, un indicateur d’un bouleversement plus large des écosystèmes.
Les pluies torrentielles au Népal ont entraîné des inondations d’une intensité inédite. Les moussons sont amplifiées par le changement climatique, mais aussi par... la baisse de la pollution de l’air.
Ce mois de septembre est marqué par des précipitations abondantes sur l’ensemble du pays. Avec un excédent pluviométrique de près de 60 % par rapport aux normales 1991-2020 (119 mm), septembre 2024 devient le mois de septembre le plus arrosé depuis 25 ans (septembre 1999 : 130 mm, soit 72 %).
Les intimidations et invectives vont-elles stopper le changement climatique ? Certains semblent le croire. Ce sont les auteurs de menaces contre François Bock et Jérémie Godet, respectivement vice-président et président de l’EPTB Vienne, structure porteuse de l’étude HMUC. Nous exprimons à ces deux élus notre pleine solidarité. Rien ne peut justifier ces agissements et nous regrettons que le report de 9 mois du vote de HMUC par la CLE du SAGE Clain semble récompenser les pressions exercées depuis plus d’un an sur ce malheureux « Parlement de l’eau ».
Afin de faciliter la compréhension du Plan de Bassin d'Adaptation au Changement Climatique (PBACC) révisé en décembre 2023, la délégation de bassin de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes a développé le serious game Climact’eau. Climact'eau est un jeu pédagogique collaboratif, qui met les joueurs en situation de gestionnaires de l’eau à l’échelle d’un territoire hydrographique du bassin Rhône‐Méditerranée. Les joueurs décident ensemble des solutions d’adaptation à mettre en œuvre afin de réduire la vulnérabilité de leur territoire face aux effets du changement climatique. Facile et rapide à jouer, Climact’eau s’adresse aussi bien à des lycéens qu’à des collectivités ou des structures de gestion de l’eau.
Cette année 2024 a vu l’aboutissement de 3 années d’un travail coordonné par l’INRAE & l’OIEau (projets Explore2 et LIFE Eau&Climat) consistant à la prise en compte d’un nombre inédit de données, notamment celles issues des dernières publications du GIEC, pour construire de nouvelles projections hydro-climatiques à une résolution spatiale particulièrement fine (8x8km – maille SAFRAN).
Dans le cadre du Centre de ressources milieux humides et du Centre de ressources cours d’eau, l’Office International de l’Eau organise deux webconférences avec le soutien financier de l’Office Français de la Biodiversité. La première sur le sujet « Sylviculture et rétention d’eau : des synergies à cultiver » se tiendra le lundi 14 octobre à 14h. Et la seconde intitulée « S’appuyer sur les mares en tant qu’infrastructures agro-écologiques » est prévue le lundi 21 octobre à 14h.
Des compagnies d'eau anglaises mettent en place des plans d'urgence en cas de sécheresse. La faute au changement climatique mais aussi au sous-investissement.
Une mousson particulièrement intense a provoqué des inondations, qui ont sinistré plusieurs pays d’Afrique ces dernières semaines. Ce phénomène induit par le changement climatique est voué à se répéter à l’avenir.
Directeur général de l’Agence de l’eau Adour-Garonne depuis le 15 avril 2017, Guillaume Choisy quittera ses fonctions au 1er octobre. Ancienne directrice de cabinet adjointe du ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, remplacé au gouvernement par Agnès Pannier-Runacher, la Toulousaine Elodie Galko lui succède.
En Région bruxelloise, tout le monde (ou presque) connaît aujourd’hui le marais Wiels à Forest qui a surgi à la place d’un projet abandonné de bureaux. Plus récemment, un nouveau venu émerge à Biestebroeck. Mais bien d’autres villes abritent des zones humides dont l’avenir a priori scellé par des projets immobiliers suscite protestations et attachements. Petit tour d’horizon des lacs, marais et zones humides nourrissant la contestation en Europe.
La diversité des plans d’eau (retenues de barrages, réservoirs, plans d’eau de carrière, plans d’eau de mine, bassins d’orage, marais salants, etc.), l’hétérogénéité de leur distribution géographique et l’importance des enjeux qui leur sont associés, notamment dans le contexte de l’adaptation au changement climatique, sous-tendent le besoin de les inventorier et d’en améliorer la connaissance. L’inventaire national des plans d’eau (INPE) 2024, réalisé sous la coordination de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd), est prêt à être diffusé et utilisé. Dans un rapport dédié, l’institution formule des recommandations pour en accompagner la gouvernance, l’animation ou ses utilisations territoriales.
Selon une étude publiée ce mercredi 25 septembre, les précipitations de la mi-septembre dans la région ont aussi été «7 % plus intenses» à cause du dérèglement climatique.
Du 4 au 6 juin 2025, Nice accueillera le One Ocean Science Congress, organisé par le CNRS et l’Ifremer juste avant la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan. Jean-Pierre Gattuso, océanographe et directeur de recherche au CNRS, et François Houllier, président-directeur général de l’Ifremer, en expliquent les enjeux.
Affecté par un séisme le 1ᵉʳ janvier, le centre du Japon a subi des pluies record qui ont provoqué de graves inondations et des glissements de terrain. Le bilan est de sept morts et six disparus.
Alors que les populations de poissons et de crustacés se sont rapidement effondrées, des chercheurs décrivent la faillite du système actuel de gestion des prises et proposent onze actions pour le réformer.
Dans un rapport publié ce 19 septembre, le Réseau Action Climat (RAC) détaille les impacts du changement climatique dans chaque région française. Fortes chaleurs dans les villes, sécheresses extrêmes dans le Sud, inondations dans le Nord, submersions sur les côtes, dépérissements forestiers, cyclones tropicaux dans les Outre-mer, fonte des glaciers en montagne… Pour se préparer à affronter ces phénomènes extrêmes, les régions et les territoires, toutes les échelles ont un rôle "essentiel" à jouer, estime le RAC. Ce qui nécessite, de la part de l’État, "un cadre de gouvernance des finances publiques locales favorable à l’investissement pour le climat", défend-il.
Après avoir frôlé la coupure en 2022, la métropole intensifie ses investissements dans le but de garantir la quantité et la qualité de son eau, dont celle de la Loire, de plus en plus rare et convoitée.
Un collège du Pays basque a installé des toilettes sèches depuis mars 2024. L’eau n’y est plus gaspillée et l’ensemble des déchets est revalorisé. Une expérience positive pour les élèves et professeurs.
La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a gagné. Le gouvernement démissionnaire français a décidé de limiter l’application des nouvelles règles de protection des tourbières et des zones humides agricoles à moins de 1 % de la surface agricole. Il accède ainsi aux demandes de la FNSEA qui assurait en janvier (à tort) que l’interdiction des drainages allait toucher 30 % de la surface agricole utile de la France.
L’Afrique de l’Ouest et du Centre souffre de précipitations exceptionnelles. De la Guinée au Tchad, des pluies torrentielles ont affecté, depuis le début de l’année, environ 4 millions de personnes, selon l’Unicef. 500 000 personnes ont été déplacées, et plus de 300 000 habitations détruites.
Les pertes humaines et les dégâts causés par le passage de la tempête Boris en Europe de l’Est sont importants. Des pluies 20 % plus fortes en raison du changement climatique.
L'ONG Bleu Versant organise sept bivouacs au fil de la Seudre du 13 juin au 29 octobre 2024 pour alerter les habitants sur les pénuries d'eau à venir. Les élèves du collège André Albert de Saujon ont découvert cette exposition originale.
Un chercheur de l’Institut national de recherche scientifique (INRS) a développé une technologie qui permet de détecter des cyanobactéries - les fameuses algues bleu-vert - et leur potentiel toxique en quelques heures seulement, grâce à un échantillon d'ADN.
À partir du 23 septembre, la concertation s’ouvre pour le Projet de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE). Objectif : trouver des solutions pour extirper l’Huveaune des alertes sécheresses.
Canal Seine Nord Europe, plateformes logistiques… La Seine et ses abords sont toujours plus bétonnés, au nom de la transition écologique. Mais le but est de créer une autoroute fluviale au service d’un commerce mondialisé.
Cet été, Martin Gutton, alors directeur général de l'agence de l'eau Loire-Bretagne, a été nommé délégué interministériel chargé de la gestion de l'eau en agriculture. Parmi ses missions : accélérer l'adaptation du secteur au changement climatique.
L’Observatoire des Sédiments du Rhône (OSR) a finalisé son 6ᵉ programme d’action. Il a permis de progresser encore et collectivement dans la connaissance hydrosédimentaire du fleuve. Tous les résultats sont disponibles en ligne.
Coulées de pierre, inondations, crues, ce samedi 7 septembre, quatre villages de la vallée d’Aspe ont subi de lourds dégâts suite aux précipitations exceptionnelles. Après la sidération, chacun tente aujourd’hui de comprendre ce qu’il s’est passé. Pour certains acteurs, le manque d’entretien des cours d’eau serait un des facteurs majeurs de ces conséquences.
Pour mieux anticiper et planifier les prélèvements d’eau des ICPE, le Conseil général de l’économie (CGE) et l'Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd) préconise dans un rapport dédié de fixer des plafonds adaptés à la situation hydrique locale dans les zones en tension quantitative, et d’orienter les nouvelles implantations d’usines en fonction de la disponibilité de la ressource.
Face à une ressource en eau devenue parfois incertaine, le département va se doter d'un outil, le Sage, qui servira à mieux en identifier les enjeux et la partager. La concertation préalable de la Commission du débat public révèle de "nécessaires stratégies d'adaptation face au climat". Pour Jean-Paul Ferré, vice-président du département, "l'eau est l'un des atouts autour duquel nous avons des projets". Siegfried Clouseau, de la préfecture, positive : "Tout le monde s'écoute et il y a même de l'échange".
Le retrait et gonflement des argiles, accentué par les périodes de fortes chaleurs et de fortes de pluies, impacte les infrastructures et les bâtiments. Pour identifier des solutions de remédiation plus abordables, l’Ademe a lancé un appel à projets lors duquel deux projets du Cerema ont été retenus : les projets SAFE RGA et SEHSAR.
Face à la sécheresse, encore rude cet été malgré quelques épisodes pluvieux, les observateurs constatent l’inadéquation des arrêtés préfectoraux avec la réalité du changement climatique.
Les agences de l’eau mettent en images 14 projets inspirants pour une gestion résiliente des ressources en eau dont 2 sur le bassin Loire-Bretagne. Dès le 9 septembre, retrouvez la nouvelle saison « À la source » sur France Télévisions.
Des écoles de Bagnolet, Dugny, Les Lilas, Le Kremlin-Bicêtre et Paris 20e ont accueilli des Classes Eau et Climat depuis le début de l’année. Ce projet d’éducation populaire permet aux enfants d’être sensibilisés et de s’approprier les enjeux de l’eau et du changement climatique ainsi que les solutions pour y faire face.
Des lycéens d’Annecy ont préparé pendant une année des reportages vidéo sur la thématique de l’eau. Une expérience qui a transformé leur vision de leur ville et de son grand lac, situé à deux pas de leur lycée.
Un rapport commandé par le Gouvernement préconise de généraliser les plafonds de prélèvement en eau pour les ICPE, ainsi que d'orienter l'implantation des nouvelles installations en fonction de la disponibilité en eau actuelle et future.
Le ministère de l’Environnement veut améliorer la qualité des boues d’épuration utilisées comme matière fertilisante en agriculture au Québec. Il propose d’ajouter des seuils à ne pas dépasser pour les substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (PFAS) qui sont nocives pour la santé et l’environnement. Imposer des limites sur les PFAS dans les biosolides constitue une première au Canada.
Deux poids, deux mesures. Alors que les habitants de La Calera, une ville proche de Bogotá en Colombie, doivent rationner leurs prélèvements en eau, une entreprise sous-traitante de Coca-Cola est autorisée à extraire des centaines de milliers de litres d’eau — jusqu’à 279 000 litres par jour — dans la rivière qui traverse la commune. Et ce, depuis 1981.
La Camargue pourrait-elle un jour disparaître ? Confrontée à la hausse du niveau de la mer et à une explosion de la salinité des sols, cette région du sud de la France est menacée. Face à ce constat, Novethic a interrogé chercheurs et exploitants pour savoir si une adaptation est encore possible.
Les nouveaux livres de bord des classes d’eau sont accessibles gratuitement sur le site internet de l’agence de l’eau Seine-Normandie ! Tout est en 100% numérique ! 6 livres pour aider les équipes pédagogiques à monter leur projet sur l’eau et les milieux aquatiques. 5 niveaux scolaires adaptés pour la maternelle (petite, moyenne et grande section), le cycle 2 (CP, CE1 et CE2), la fin du primaire (CM1, CM2), le collège (6ème, 5ème, 4ème, 3ème) et le lycée (seconde, première, terminale de l’enseignement général). 795 pages de fiches de cours sur l’eau conformément aux programmes de l’Education Nationale, de fiches d’activités ludiques et pédagogiques, d’idées de travail interdisciplinaire pour tous les niveaux scolaires.
Les phénomènes météorologiques extrêmes sont, par définition, rares sur notre planète. Les orages violents, les vagues de chaleur caniculaire ou encore de froid mordant illustrent ce dont le climat est capable dans ses pires moments. Mais ce qui peut être considéré comme normal ou non est en train de changer. Comme le climat de la Terre se réchauffe rapidement, surtout du fait de la combustion d’énergies fossiles, l’éventail des conditions météorologiques possibles, y compris les conditions extrêmes, est en train de changer.
Le projet de barrage sur le Rhône, entre les départements de l'Ain et de l'Isère, a été abandonné par l'Etat jeudi. L'installation, qui devait être construite sur l'une des dernières zones sauvages du fleuve, avait soulevé de vives oppositions.
Mise en ligne le 8 août, une instruction interministérielle aux préfets sur la mise en œuvre du plan Eau dans les collectivités ultramarines fixe la feuille de route notamment pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau potable.
Replanter des haies, cultiver en terrasses, boucher des drains… Dans la Drôme, face à des sécheresses de plus en plus fréquentes, des agriculteurs en reviennent à des mesures de bon sens pour « ralentir le cycle de l’eau ».
Badabloom. L’institut de recherche public Ifremer a lancé cet été une nouvelle version de son application de science participative, Phenomer 2.0. Initialement limitée à la Bretagne, elle couvre désormais toute la France métropolitaine. Son objectif ? Surveiller les «blooms» de micro-algues, provoquant la coloration des eaux. Mais qu’est-ce qu’un bloom, et pourquoi est-il important de surveiller ces phénomènes marins ? Explications.
Le projet CABECOU est un programme scientifique qui vise à étudier la connectivité des poissons au sein de la région marseillaise et des territoires du Parc Marin de la Côte Bleue, du Parc National des Calanques et de l'étang de Berre.
Un rapport de l’agence onusienne sur le climat révèle que le niveau des mers s’est accru de quelque 15 centimètres dans certaines zones du Pacifique depuis ces trente dernières années. La moyenne mondiale est à 9,4 centimètres, selon ce travail de recherche.
La montagne est souvent qualifiée de château d'eau. L'accumulation de neige en altitude joue un rôle crucial dans la capacité des massifs à stocker l'eau sous forme solide avant de la restituer sous forme liquide, alimentant ainsi les zones de plaine en aval. Dans le contexte du changement climatique, l’augmentation de la température influe sur la répartition des précipitations neigeuses et la dynamique de fonte du manteau neigeux. Mais avec quelles conséquences hydrologiques ?
La Semaine Mondiale de l’Eau 2024, qui aura lieu du 25 au 29 août, se penchera sur la manière dont l’eau peut favoriser à la fois la paix et la durabilité. En tant que principale conférence mondiale sur les questions liées à l’eau, cet événement, organisé par l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI), rassemble un groupe diversifié de participants – des décideurs politiques et des chercheurs aux chefs d’entreprise et aux activistes – unis par un objectif commun : explorer comment l’eau peut contribuer à créer un monde meilleur.
Depuis les années 1950, l’eau de la Loire est transférée vers la rivière Ardèche. Ce prélèvement, à l’origine destiné à produire de l’électricité, soutient aujourd’hui l’industrie touristique, en particulier celle des canoës. Entretien avec Roberto Epple est président de l’association SOS Loire vivante.
Face aux sécheresses récurrentes, l’Occitanie détourne une partie de l’eau du Rhône pour arroser ses terres et abreuver ses habitants. Cette solution, promue comme « sécurisée » et « durable », n’est pas la panacée.
Depuis 2022, le Projet de Territoire Garon’Amont (PTGA) a mis en place un observatoire thermique sur son territoire. Cet observatoire a pour objectif : De regrouper l’ensemble des données relatives à la température des cours d’eau de son périmètre pour les analyser, avec une double approche milieux aquatiques et eau potable ; Mieux appréhender les effets du changement climatique.
En s’appuyant sur les données et hypothèses du Giec, l’Epage Haut-Doubs Haute-Loue veut évaluer la disponibilité et l’utilisation de l’eau à l’horizon 2050. Une étude prospective sur le changement climatique et ses effets permettra de réviser les stratégies et d’anticiper les vulnérabilités.
Cet été 2024, la situation des nappes phréatiques est, à quelques exceptions près, très satisfaisante. Mais qu'en sera-t-il à plus long terme ? Entre changement climatique et tensions sur les usages de l'eau, tour d'horizon de quelques territoires et des défis qui les attendent.
Les effets combinés du changement climatique et de l’excès de nutriments aggravent le déclin des populations de gros poissons d’eau douce, situés en haut de la chaîne alimentaire. Ce sont les résultats d’une vaste étude publiée dans la revue Ecology Letters, et menée par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), les universités d’Oxford, Sheffield (Angleterre) et Savoie Mont Blanc.
Cet été, des événements de pluies intenses se sont multipliés, générant des crues impressionnantes et parfois dévastatrices. Est-ce que ces précipitations aident par ailleurs les nappes à se recharger ? Pas si sûr. La recharge des nappes est difficile à observer. Et c’est particulièrement le cas lors des précipitations intenses. Pourtant, c’est une question importante, puisque le changement climatique conduit à un accroissement de l’intensité des événements de précipitations les plus forts.
En réponse aux déficits chroniques de la ressource en eau sur certains territoires de la région Pays de la Loire, le projet PRELEV’EAU, initié par le BRGM, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et la DREAL Pays de la Loire, a eu pour objectif, dans sa première phase, de réaliser un état des lieux sur les données de prélèvements en eau, les outils, les besoins et recommandations.
Dans le nord de la France, les inondations se succèdent et rien n’évolue : les sinistrés sous toujours laissés-pour-compte et impréparés. Francine Herbaut, de Nord Nature Environnement, a lancé un « appel au secours ».
La Bretagne, région réputée pluvieuse, a été sévèrement touchée à l’été 2022 par une sécheresse qui a sérieusement menacé l’alimentation en eau potable. Pendant cet événement, il existait un risque avéré de rupture d’approvisionnement du fait de l’épuisement des ressources en eau, accentué par le tourisme, la croissance des cultures et l’abreuvement des animaux – plus nombreux que les Bretons eux-mêmes. La Bretagne a certes connu des sécheresses estivales sévères de par le passé (1976, 1989, 2003, 2011, 2017). Mais malgré sa réputation de région humide, ces événements historiquement rares semblent devenir de plus en plus fréquents. Pourquoi, dans une région où il pleut régulièrement, ce risque d’épuisement constitue-t-il désormais une menace ? Le changement climatique est certes en cause, mais cela tient aussi aux spécificités hydrogéologiques du sous-sol breton.
Dans les milieux d’eau douce, le réchauffement et l’excès en nutriments réduisent la diversité des réseaux alimentaires aquatiques dont la richesse et la complexité sont pourtant essentiels à la bonne santé des écosystèmes. C’est ce qu’ont montré des scientifiques d’INRAE, de l’université d’Oxford, de l’université de Sheffield et de l’université Savoie Mont Blanc, en combinant des données à grande échelle provenant de lacs et rivières en France. Ces résultats, publiés dans la revue Ecology Letters, montrent que l’effet combiné de ces deux facteurs de stress entraîne une diminution de la présence des gros poissons, situés en haut de la chaîne alimentaire.
InnWater est un projet Horizon Europe qui se base sur l'innovation sociale pour renouveler la gouvernance de l'eau, multi-niveaux et intersectorielle. Il a pour objectif principal de trouver des solutions durables d’arbitrage des usages de l’eau, en tenant compte des réalités de terrain des acteurs face aux défis du changement climatique.
Dans de cadre de sa stratégie 2100, le Syndicat Départemental des eaux de l’Aube (SDDEA) s’est associé au BRGM afin de répondre aux questions relatives à l’impact du changement climatique sur sa ressource en eau. La première action fixée par l’accord cadre SDDEA-BRGM visait à dresser un état des lieux des connaissances sur la ressource en eau.
Les compteurs d’eau communicants, intelligents ou connectés (par opposition aux compteurs mécaniques) apparaissent comme une opportunité pour mieux gérer cet usage dans l’agriculture, mais seulement 5 % des agriculteurs les utilisent aujourd’hui. Dès lors, comment généraliser leur utilisation ? Des incitations peuvent-elles être mises en place pour favoriser leur adoption ?
Depuis le 1er août 2024, le texte du décret du 21 avril 2022 qui avait institué un délégué interministériel en charge du suivi des conclusions du Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique, est abrogé. Le texte est remplacé par un décret qui est paru le 13 juillet dernier. Le délégué interministériel aussi.
L’information délivrée par les piézomètres, qui évaluent la hauteur d’eau disponible, ne suffit donc pas à raconter ce qui se joue dans le sol lors de la recharge des nappes. Pour cela, on peut utiliser des lysimètres. Ces derniers permettent de suivre directement les mouvements de l’eau dans le sol, et ainsi de mesurer l’évapotranspiration et l’infiltration des précipitations vers les nappes. Dans cet article, nous explorons l’apport de cette technologie pour l’observation de la recharge des nappes. Nos résultats montrent que le type de végétation couvrant le sol – et par là, le choix des cultures – influence considérablement l’efficacité de la recharge.
Les Andes abritent plus de 99 % des glaciers tropicaux. Mais ceux-ci sont plus menacés que jamais par la fonte, leur retrait ayant atteint un niveau inédit depuis au moins 11 700 ans. C’est la conclusion alarmante d’une étude menée par des chercheurs étasuniens et français et publiée le 1er août dans la revue Science.
Un peu plus de 401,5 millions d'euros (M€) : c'est le montant que les agences de l'eau devront finalement verser à l'Office français de la biodiversité en 2024 (OFB). Fixé par un arrêté du jeudi 1er août et publié au Journal officiel du dimanche 10 août, ce chiffre réévalue une précédente contribution de près de 398 M€ établie par un autre arrêté du 8 février.
L’EPTB Vienne, le PNR de Millevaches en Limousin et le SABV sont associés au sein du projet NATALIE pour promouvoir les SFN sur le bassin de la Vienne aux côtés de 39 organismes de 13 pays européens.
Alors que le village de Meures a connu un cumul de précipitation de près de 100 mm en quelques heures, l’hydrologue Eric Gaume explique que ce genre d’épisode est très exceptionnel dans le nord de la France, et plaide pour un meilleur aménagement des cours d’eau.
Le formidable surgissement de la lutte contre les mégabassines depuis plusieurs années, au moment où l’eau devient un sujet de préoccupation du grand public, tant pour sa quantité que pour sa qualité, nous incite à aller plus loin. Lors de la clôture du village de l’eau, dimanche 21 juillet à Melle, la Coordination Eau Bien Commun France et Eau secours 31 ont appelé à la création d’un Forum des mouvements de l’eau.
Le préfet des Alpes-Maritimes demande une meilleure prise en compte de l’état de la ressource en eau disponible pour tout nouveau projet d’urbanisation dans le département. Déjà, l'année dernière, huit communes du Var avaient interdit tout nouveau permis de construire. On fait le point un an après.
Prédire finement la météorologie à l’échelle du territoire agricole représente un enjeu majeur dans un objectif d’adaptation au changement climatique. Des chercheurs d’INRAE ont franchi une étape décisive en mettant en œuvre une simulation de micro-météorologie sur une parcelle forestière, en modélisant, grâce à un supercalculateur, l’évolution des conditions météo du début de la matinée, une période peu abordée à ces échelles mais cruciale pour les prévisions relatives au fonctionnement des écosystèmes cultivés.
Depuis 2017, le plan de gestion de la ressource en eau (PGRE) vise à résorber le déficit hydrique du bassin-versant de l’Aude, chiffré à 37 millions de m3 en 2013. Les efforts ont permis d’économiser 33 millions. Un projet de territoire va succéder au PGRE : en intégrant cette fois les questions socio-économiques.
Données spatiales, données géographiques, données météorologiques,… La donnée est l’or noir de la prédiction et de l’anticipation dans la gestion du risque météorologique. C’est le métier de Predict Services à Montpellier, dont l’expertise fait le tour de la planète. L’entreprise vient de formaliser son partenariat avec l’IGN, partenaire historique de près de vingt ans. Avec notamment un nouvel objet de travail commun : le jumeau numérique, future arme fatale de la prévention qui permettra de jouer des scenarii et de prendre des décisions éclairées, fondées sur des données fiables.
En lien avec le projet de recherche Interreg Polder2CS, qui inclut plusieurs travaux de recherche autour des submersions marines et des dispositifs de protection menés sur un site démonstrateur aux Pays-Bas, le projet EO4Wetlands vise à suivre la renaturation d’une zone humide littorale grâce à la combinaison de différentes méthodes d’observation. Une visite de terrain et un comité de pilotage ont permis de faire le point sur les travaux en avril 2024.
Les inondations exceptionnelles qui ont laissé des milliers d'habitants sinistrés dans le Pas-de-Calais depuis novembre dernier n'ont pas été causées par un manque d'entretien des cours d'eau, pointé par certains élus et agriculteurs critiques des contraintes environnementales, a conclu une mission administrative dont le rapport a été publié ce 15 juillet.
Vous êtes une collectivité locale ou un groupement de collectivités ?
Le Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, le Cerema et l’ANEL, avec le soutien des Agences de l’Eau, de la Banque des Territoires et de l’Office Français de la Biodiversité, lancent un programme national d’accélération de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées sur les territoires littoraux.
Alors que bon nombre de poissons d'eau douce meurent dans l'eau de mer et beaucoup d'organismes marins périssent dans l'eau des rivières, la crevette blanche parvient elle à naviguer entre eau douce et eau salée sans risquer sa survie. Comment fait-elle ? La réponse réside en un seul mot : osmorégulation
4 nouvelles rivières du bassin Rhône-Méditerranée obtiennent la distinction écologique « Rivière en bon état ». Au total, elles sont 113 à afficher cette distinction décernée par l’agence de l’eau depuis 2015. Elle valorise leur bonne qualité écologique et récompense les efforts des gestionnaires locaux qui s’engagent pour leurs rivières. Sur site, des panneaux signalétiques reconnaissables à leurs 3 poissons bleus permettent de les repérer.
Après plusieurs années d’étude, les résultats de la modélisation hydrogéologique du bassin versant de la Seugne ont été présentés lors du Comité de Territoire du 27 juin dernier.
Isabelle Matykowski, ingénieure en chef des Ponts, des Eaux et Forêts, a été nommée Directrice Générale de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, à compter du 1er juillet 2024, par arrêté du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en date du 7 juin 2024. D’abord recrutée en tant que directrice générale adjointe en 2020, elle succède à Thierry Vatin, parti en retraite le 1er juin dernier.
Lauréate en 2024 de l’appel TISSAGE (TrIptyque Science Société pour Agir Ensemble), cette recherche-action vise à mieux appréhender les relations aux milieux aquatiques qui nous entourent.
Des espaces urbains plus proches de la nature sont plus résistants au changement climatique et favorisent la biodiversité. Une ville plus verte améliore aussi le bien-être et augmente la qualité de vie de la population. Bienvenu dans la ville verte ! Un magazine de l'Office fédéral de l'environnement (Suisse).
La Fondation de l’Eau Groupama Méditerranée et le Fonds de dotation NaïaGaïa s’associent pour lancer un appel à projets Renaturation des Zones Humides. Les candidatures sont ouvertes du 8 juillet 2024 au 27 septembre 2024.
Du 3 au 7 juin 2024, trois agents de la direction territoriale Méditerranée du Cerema se sont rendus dans la province de Québec pour échanger, discuter et partager avec les partenaires du projet COPARI (COopération franco-québécoise Pour l’Appréciation du Risque d’Inondation et de son atténuation). Retour sur cette semaine enrichissante de coopération entre la France et le Québec.
Le dérèglement climatique risque de déplacer les pluies tropicales vers le nord au cours des vingt prochaines années, selon une étude publiée vendredi 28 juin dans la revue scientifique Nature Climate Change. Ce changement pourrait affecter profondément les pays situés près de l’équateur, notamment ceux d’Afrique centrale, du nord de l’Amérique latine, et les États insulaires du Pacifique.
Le phénomène de recul du trait de côte, qui touche 20% des côtes françaises, exige de déployer des outils particuliers pour permettre la relocalisation des personnes et des activités déplacées. À cet effet, la loi Climat et Résilience a entre autres créé un droit de préemption spécifique au bénéfice des communes littorales concernées, et dont les conditions d’application viennent d’être précisées par décret.
Officiellement lancée le 31 mai à Avignon Université, la chaire partenariale GeEAUde « Dynamique des ressources en eau souterraine et interactions avec les écosystèmes associés » va fédérer des chercheurs, collectivités et industriels pour améliorer la connaissance des eaux souterraines et imaginer des outils améliorant leur gestion. Peu visibles, mal comprises et souvent mal gérées, ces ressources, qui représentent la quasi-totalité des réserves d’eau douce de la France, sont menacées par le changement climatique.
L'Europe lance deux premiers jumeaux numériques sur les événements météorologiques extrêmes et sur l'adaptation au changement climatique. Ils doivent permettre de prédire et mesurer les impacts d'inondations et autres tsunamis. Ces nouveaux outils vont permettre aux états et collectivités locales et régionales de tester des actions précises en cas d'inondations ou de canicules pour sauver des vies et réduire les dommages matériels.
Dans un contexte de changement climatique, les températures estivales élevées en ville favorisent l’envie des citadins de pouvoir disposer de baignades urbaines. Le projet URB-Bain a pour objectif de définir une méthodologie d’évaluation de la faisabilité technique et sociale d’une baignade en milieu urbain.
Un an après la fin des travaux d’effacement des barrages de Vezins et de la Roche Qui Boit sur la Sélune : Quels sont les résultats observés – Quels projets de territoire ?
La synthèse et les présentations sont disponibles.
Voilà une question cruciale alors que la sécheresse sévit toujours dans les Pyrénées Orientales. Aujourd'hui, le Rhône alimente déjà des habitants et des agriculteurs de l'Hérault et de l'Aude. Grâce à l'ouvrage "Aqua Domitia". La région réfléchit à prolonger ce tuyau plus au sud. Pas avant 2030...
Le Cerema propose une fiche de retour d’expérience sur la mise en œuvre de la méthode EPODES (Evaluation du Potentiel de Désimperméabilisation des Sols), destinée à évaluer l’infiltration de l’eau dans le sol et le potentiel de désimperméabilisation.
« Nous avons identifié la possibilité d'un nouveau point de bascule (1) dans la fonte de la calotte glaciaire de l'Antarctique », déclare dans un communiqué Alex Bradley, chercheur au British Antarctic Survey et auteur principal d'un article scientifique (2) publié, ce mardi 25 juin 2024, dans la revue Nature Geoscience.
La restauration de l’ancien canal de Mardyck et du parc Jacobsen, dans le Dunkerquois, est un projet exemplaire. Il mêle lutte contre les inondations, préservation de la faune et de la flore mais également amélioration du cadre de vie des habitant·es, tout en valorisant le patrimoine historique. Une vision globale et partagée qui a abouti à une prise en compte renforcée de l’eau dans les projets urbains.
Le Pantanal au Brésil est ravagé par les flammes. Selon l’Institut national de recherches spatiales du Brésil, plus de 2 500 départs de feu ont été enregistrés depuis début 2024 dans la plus grande zone humide de la planète, située au sud de l’Amazonie. Une augmentation de 1 776 % par rapport à la même période en 2023.
Pour faire face à l'augmentation de la fréquence des sécheresses ou des inondations, le régime d'indemnisation Cat-Nat doit évoluer. Les manques du dispositif et les pistes d'évolution ont été explorés lors d'un colloque du Cercle français de l'eau.
La nouvelle communauté de pratiques, développée dans le cadre de RESTORE4Cs, rassemble des gestionnaires de zones humides, des champions de la restauration et des experts scientifiques de la région euro-méditerranéenne afin d’échanger sur les solutions efficaces pour restaurer les zones humides. Au sein de cette communauté, les sessions bénéficieront des contributions d’autres projets de l’UE, des Initiatives Régionales Ramsar en Europe et des experts nationaux travaillant sur les inventaires nationaux d’émissions, les rapports sur la biodiversité et les politiques liées à l’eau.
Environ 30 kilomètres de sentiers et près de la moitié des passerelles ont été endommagés ou détruits par les intempéries dans le parc en 2023, une année record. Des moyens humains et financiers de plus en plus importants sont engagés pour tout remettre en état.
Dans un contexte de réchauffement climatique, l'un des leviers de la gestion de l'eau dans la région, la CACG, devenue Rives et Eaux du Sud-Ouest, va investir 200 M€ d'ici 2030 pour faire face à divers défis. Décryptage avec Willy Luis, DG de l'entreprise. Pour Carole Delga, cet outil "consolide le réseau hydraulique régional".
A partir de juillet, le Parc naturel régional de l’Aubrac met en place un programme d’observation participative des rivières. Pour mieux suivre l’évolution des niveaux d’eau, chacun pourra prendre en photo des échelles graduées et l’envoyer simplement par SMS au Parc. Pour démarrer ce programme, un webinaire est ouvert à tous, jeudi 20 juin à 18h.
Les sécheresses sont parmi les plus grandes menaces pour le développement durable : les prévisions estiment que d'ici 2050, elles pourraient toucher plus des trois quarts de la population mondiale.
Il devient nécessaire de développer une résilience mondiale à la sécheresse pour assurer notamment la productivité agricole, dans un moment où la Terre connait à la fois une croissance démographique et un changement climatique.
Les nuages vont-ils amplifier ou au contraire freiner le réchauffement climatique ? La réponse à cette question, cruciale pour notre avenir, sera en partie apportée par le satellite EarthCARE, qui vient d’être lancé.
Depuis 2022, le Pôle régional de l'environnement du parquet de Besançon (Doubs) a fait des atteintes graves à l'environnement son cheval de bataille. À l'heure du réchauffement climatique et de la chute de la biodiversité, comment rendre cette juridiction encore plus efficace ? Le procureur François Molins, signataire de l'appel "Nous demandons justice pour l'environnement", est venu ce 12 juin 2024 participer à ce premier bilan.
Le projet Explore2, porté par l‘INRAE pour le volet scientifique et par l’Office International de l’Eau pour le volet accompagnement des utilisateurs, a pour objectif d’apprécier l’évolution de la ressource naturelle en eau de surface et souterraine en France hexagonale, sur l’ensemble du XXIe siècle, grâce à un consortium scientifique français. Dans ce cadre, l’OiEau a réalisé, avec les scientifiques du projet, un MOOC qui donne les clefs pour comprendre les projections hydro-climatiques et savoir exploiter ces résultats pour une meilleure adaptation de la gestion de l’eau au changement climatique.
Organisée par le ministère de la Transition écologique, la première édition du prix Solutions fondées sur la nature a récompensé neuf projets portés pour les deux tiers d'entre eux par un syndicat d'eau ou une collectivité. Ils entendent répondre aux besoins des territoires confrontés au risque inondation, à la dégradation des écosystèmes ou aux effets du changement climatique.
Le parti de Nelson Mandela, l'ANC, risque de perdre la majorité au Parlement sud africain, qu'il domine depuis 30 ans. Et ce désamour des électeurs est en partie due aux difficultés d'accès à l'eau potable dans le pays. Le système de distribution d'eau en Afrique du Sud a manqué des investissements nécessaire à l'adaptation au changement climatique. Un retard aux conséquences gravissimes. Une trentaine de personnes sont mortes du choléra l'an dernier dans une ville à 50 km de la capitale.
Le Valais a commandité une analyse pour déterminer si le projet de la réalisation de la 3e correction du Rhône était le plus approprié pour répondre aux défis et besoins, actuels et futurs. Résultat : les objectifs sécuritaires ont été surestimés et sont beaucoup trop chers. Le projet va être revu à la baisse.
Alors que la pollution liée aux pesticides augmente et que les sécheresses sont récurrentes, des collectivités organisatrices du service public de l’eau plaident, dans une tribune au « Monde », pour la sanctuarisation des aires d’alimentation de captages et pour une transition agroécologique.
Sécheresse extrême dans les Pyrénées-Orientales, crues rapides dans le Gard ou encore inondations records dans le Pas-de-Calais… Avec le changement climatique, l’eau pose problème, que cela soit par son manque ou par son excès. Deux types de catastrophes climatiques qui sont en réalité les deux faces d’une même pièce, rendus plus fréquents et/ou plus intenses à l’échelle de la France, et parfois tout à la fois, avec une alternance de sécheresse et d’inondations sur les mêmes territoires. C’est un nouveau cycle de l’eau, parfois contrarié, auquel les territoires doivent s’adapter. L’occasion pour le paléoclimatologue et ancien vice-président du groupe 1 du GIEC (groupe chargé de l’évaluation des aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat) Jean Jouzel de rappeler quelques enjeux clés liés à l’eau dans le contexte du changement climatique.
La capitale allemande et le Land du Brandebourg affrontent une diminution rapide de leurs réserves d’eau, due au changement climatique mais aussi à une gestion insouciante des espaces et ressources naturelles. Dans l’est du pays, le manque d’eau devient un facteur de conflits.
Bali, en Indonésie abrite du 18 au 25 mai 2024, le 10e Forum mondial de l’eau. Une rencontre placée sous le thème « L’eau pour une prospérité partagée ». Quels sont les enjeux de cette grand-messe, quelles solutions pour protéger et mieux gérer cette ressource vitale pour l'humanité toute entière suite au changement climatique ? Olivier Thibault, directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB) est ce dimanche 19 mai, notre invité international de la mi-journée.
La pluie est enfin tombée sur les Pyrénées-Orientales ce printemps. Mais le paysage de la région restera durablement marqué par la sécheresse historique qui court depuis deux ans, montre l’auteur de cette tribune.
Le changement climatique impose une réforme du régime Cat-Nat. Afin de renforcer la prévention du risque, la sénatrice Christine Lavarde suggère de moduler les franchises en fonction des mesures préventives adoptées.
L’Agence européenne pour l’environnement vient de publier un rapport sur l’impact du changement climatique sur le cycle de l’eau. Les phénomènes extrêmes menacent la santé des citoyens, mais aussi différents secteurs économiques.
En réponse à la crise agricole, Gabriel Attal avait annoncé la réduction des délais de recours contre les projets agricoles. Un décret y procède et va même au-delà en réduisant le délai de recours des tiers pour de nombreux projets.
Le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires (MTECT) lance un nouvel appel à projets destiné à soutenir la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature (SfN) dans les communes et les EPCI littoraux. Les lauréats bénéficieront d’un soutien financier, d’une mise en réseau, d’une visibilité et d’une valorisation de leurs actions.
Au cours de leur vie, les truites lacustres font plusieurs allers-retours entre divers biotopes. Cela les fait grossir et elles produisent plus de descendance que les truites sédentaires. Mais elles sont aussi particulièrement menacées – par des risques naturels et les interventions humaines dans leurs biotopes. Afin de mieux les protéger, des chercheuses et chercheurs de l’Eawag étudient actuellement la diversité et les différences écologiques des truites lacustres dans le cadre d’un projet de recherche national.
Lancée il y a un an par le Département, la démarche Var Eau 2050 vient d’aboutir à une étude inédite. Elle révèle où sont les vulnérabilités d’un territoire qui "boit" 217 millions de m3 par an.
Ce réseau puise déjà l'eau du Rhône pour approvisionner notamment les départements du Gard et de l'Hérault. La région Occitanie lance des études pour évaluer la pertinence de l'extension jusque dans les Pyrénées-Orientales.
L’Agence spatiale américaine a relevé une élévation de 0,76 centimètre, qu’elle qualifie de « bond important ». Le principal responsable est la survenue du phénomène El Niño.
À la demande du ministre de la Transition écologique, la préfecture des Pyrénées-Orientales vient d’envoyer à ce dernier une liste de projets qui pourraient être financés rapidement pour lutter contre les effets de la sécheresse que connaît le département. Des propositions sur lesquelles il appartient désormais à Christophe Béchu de trancher.
Le changement climatique a eu d'importantes conséquences sur les glaciers alpins en 2023, indique le rapport annuel de Copernicus, l'observatoire européen pour le climat, publié ce lundi 22 avril. En deux ans, les glaciers des Alpes ont perdu environ 10 % de leur volume.
La ressource en eau renouvelable, indispensable aux différents usages anthropiques et au fonctionnement des milieux aquatiques, a diminué de 14 % en France au cours de ces quinze dernières années. Cette tendance devrait s’aggraver, notamment en période estivale, avec le changement climatique. Quel est l’état actuel des connaissances de la demande en eau ? Quelles sont les dynamiques spatiales de cette demande ?
Après une étude sur les impacts du changement climatique et une vaste concertation, un projet de territoire est lancé dans trois intercommunalités pour mieux gérer la ressource, dont le manque sera de plus en plus aigu.
Comment économiser l’eau ? Comment faire fasse à une sècheresse accrue ? Existe-t-il des solutions durables, malgré le contexte de changement climatique ? Dans cet épisode, Jamy reçoit Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue ; Jean-François Blanchet, directeur général de BRL (Compagnie d’aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc), et Eric Servat, directeur de ICIREWARD - le premier centre Unesco dédié à l’eau en France.
La Fédération Nationale des Travaux Publics lance InfraClimat ( www.infraclimat.com ), une plateforme digitale de visualisation des impacts du changement climatique sur les infrastructures françaises, développée par Onepoint, acteur majeur de la transformation digitale des organisations. Mis à disposition gratuitement en ligne et à destination de l’ensemble des collectivités françaises, l’outil vise à faire prendre conscience des risques, mais aussi des solutions existantes.
Une étude révèle que l'Australie pourrait connaitre des épisodes de méga-sécheresses de plus de 20 ans. Les chercheurs ont comparé les sécheresses du 20e siècle à celles de la période préindustrielle, révélant ainsi l'impact du changement climatique.
Le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, a démenti mi-mars des informations selon lesquelles l’estuaire de la Loire aurait été désigné par le gouvernement comme le futur parc national dédié aux zones humides. Si tous les acteurs s’accordent sur l’importance de préserver cette zone, la multitude des enjeux rend sa mise en œuvre difficile.
En 2023, le Comité National Trait de Côte (CNTC) a engagé des réflexions visant à améliorer les moyens d’action pour l’adaptation des territoires littoraux aux effets du changement climatique. Une mission interministérielle d’inspection IGEDD-IGA a été chargée de formuler des propositions sur un modèle de financement pour accompagner l’adaptation des territoires littoraux soumis au recul du trait de côte.
Le projet GRETA, dont le BRGM est porteur, a été engagé en septembre 2023. Il vise à apporter des connaissances clefs sur l’impact du changement climatique sur la ressource en eau et les écosystèmes associés, à l’ensemble des acteurs de l’eau et de l’environnement, décideurs ou usagers du territoire du Rhin supérieur.
La station balnéaire de Gironde, particulièrement exposée, a organisé, mercredi 27 mars, une rencontre pour réfléchir aux solutions et à leurs financements.
Dans le cadre du Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires, aussi appelé « Fonds vert », il est possible pour les gestionnaires GEMAPI de solliciter un soutien financier sur la prévention des inondations au titre de l’Axe 2 « Prévention des inondations », pour des actions de prévention des inondations contribuant à améliorer la résilience des territoires face au changement climatique, à préserver les vies humaines et à réduire les dommages économiques des inondations.
C’est ce que le projet INTERREG Franco-Suisse ALGA piloté par Stéphan JACQUET (INRAE CARRTEL, Thonon-les-Bains) tentera de déterminer dans les 3 ans à venir. La prolifération de microalgues, incluant des cyanobactéries potentiellement toxiques, appelés « blooms algaux », pourrait impacter la qualité des eaux du Léman et les différents services qui en découlent comme l’approvisionnement en eau potable, la pêche professionnelle et récréative ou encore les activités de loisirs, dans un contexte de changement climatique.
0,76 centimètres en seulement un an, entre 2022 et 2023. La hausse peut paraître faible mais c’est en réalité un « bond important » du niveau des océans, a alerté la Nasa, le 21 mars. Cela est dû au changement climatique et au phénomène El Niño, a expliqué l’agence spatiale étatsunienne.
Sans augurer de qui devra la supporter, l'augmentation du prix de l'eau est une piste sérieuse tant pour éviter son gaspillage que pour financer l'adaptation de nos infrastructures au changement climatique, et peut-être surtout pour mieux faire correspondre sa valeur à son coût.
L'édition 2024 du rapport mondial des Nations unies se penche sur les liens entre la prospérité, la paix et l'eau. Dans un contexte de changement climatique, les outils de l'hydrodiplomatie devront être affutés pour réduire les tensions.
Les Journées RELAIS de l’EAU s’inscrivent dans la formidable dynamique nationale d’ores et déjà engagée autour des Jeux olympiques 2024. Elles visent à mobiliser autour de la gestion en bien commun de notre eau, pour répondre aux défis du changement climatique qui s’imposent à nous tous. Ainsi, dans un esprit de partage des valeurs communes entre le sport et la gestion de l’eau par bassin versant (solidarité, esprit d’équipe, respect, santé), l’ANEB et les Etablissements publics de bassins (et assimilés) organisent des évènements « sport et eau », de janvier à mai 2024 sur les bassins et de juin à décembre lors de rencontres nationales, pour informer et sensibiliser à la gestion globale de l’eau. Elles permettront également à tous de soutenir la mise en place d‘une réelle démocratie de l‘eau, qui se traduit par une gestion collective par bassin versant, socle d’un développement durable de nos territoires.
Toujours à l'offensive dans le domaine de l'eau, l'association Amorce a organisé ce 13 mars à Paris un colloque dédié aux enjeux de la sobriété et au rôle central que peuvent jouer les collectivités en la matière. Elle a dressé un premier bilan des outils qu'elle a développés à l'attention de ces dernières. Elle a aussi présenté le contenu d'une proposition de loi sur l'eau qu'elle a préparée pour embrasser tous les enjeux quantitatifs et qualitatifs de la préservation de la ressource à l'aune du changement climatique, ainsi que ses propositions d'évolution des redevances pour un "rééquilibrage" de l'effort entre les différents usagers.
L’établissement public a vu ses effectifs fondre en dix ans tandis qu’en parallèle, le nombre de ses tâches a crû pour faire face au changement climatique. Ses salariés, en grève ce mardi 19 mars, se sentent pris en tenaille.
La crise hydrique que vit notre pays depuis 2019 est, ostensiblement, multifactorielle. Entre les répercussions d'un changement climatique mondial croissant, le déficit pluviométrique chronique, une agriculture hydrovore ayant conduit à une surexploitation des eaux souterraines... la situation est telle qu'elle impose des actions aussi urgentes que concrètes. Mohamed Ali Hatimy, agronome à l'ONG Nitidae et co-fondateur de la plateforme Nechfate sur le changement climatique, explore dans cette tribune "un horizon enthousiaste" pour sortir de cette crise.
La Seine sera prête pour les Jeux Olympiques de Paris l'été prochain, a assuré sur France Bleu Paris ce jeudi matin le préfet de la région Ile-de-France Marc Guillaume, assurant que les travaux sont dans les temps.
L'arbre de pluie est une solution fondée sur la nature qui présente de nombreux bénéfices, notamment en matière d'adaptation au changement climatique. Une technique qui utilise presque exclusivement l'eau de pluie pour alimenter l'arbre, favoriser sa croissance et son développement. Et permet d'améliorer le cadre de vie tout en favorisant la biodiversité en ville.
Afin de faire face aux enjeux d’adaptation aux effets du changement climatique, l’État, la Région Occitanie, la Région Nouvelle Aquitaine et le Comité de Bassin Adour Garonne ont mis en place l’Entente pour l’eau en 2018. Dans le cadre de sa feuille de route, l’Entente a alors créé la Plateforme des bonnes pratiques pour l’eau du grand Sud-Ouest dont la vocation est la recherche et la diffusion des connaissances, retours d’expériences et résultats de recherche concernant les économies d’eau, le partage de la ressource et son utilisation efficiente.
Notre équipe de recherche sur le RGA est la première à développer le principe de « réhydratation des sols argileux pendant la sécheresse » pour concevoir une nouvelle solution de prévention et de remédiation « MAison Confortée par Humidification » dite MACH, compatible avec certaines configurations de maisons exposées et/ou fissurées par le RGA.
Que se passe-t-il dans un jeune lac pro-glaciaire ? Quand la vie commence-t-elle à apparaître ? C’est pour répondre à ces questionnements passionnants que les scientifiques se succèdent depuis une vingtaine d’années au lac du Pavé, sur les hauteurs de Villar-d’Arène. Avec des découvertes souvent étonnantes à la clé, comme celle de deux espèces d’algues microscopiques inconnues jusque là, qui a donné lieu à une publication scientifique en fin d’année 2023.
Alors que les retenues de type « bassines » tendent à se multiplier en France, se pose la question de la pertinence de ces objets pour réduire la pression sur les milieux tout en soutenant une forte irrigation. Ainsi, une étude réalisée dans le cadre d’un stage de master au laboratoire de Géologie de l’ENS s’est penchée sur le bassin des Autizes en Vendée, premier bassin où ces « bassines » ont vu le jour. L’étude a analysé les raisons historiques, pédologiques, hydrologiques, écologiques, agronomiques et réglementaires ayant conduit à la construction de ces retenues. Le remplissage des retenues et les niveaux des rivières et des nappes souterraines sont analysés en lien avec les normes qui ont évolué afin d’être plus protectrices de l’environnement. La question de l’évolution des besoins agricoles en eau dans un contexte de changement climatique est également brièvement étudiée. Vous trouverez ci-dessous une frise historique récapitulative, un résumé en 5 questions – réponses, un texte plus fouillé de 5 pages et bientôt un lien vers le rapport de stage de 50 pages.
Les haies sont des alliées précieuses pour lutter contre le changement climatique. Las, les agriculteurs en assurent quasi seuls l’entretien, comme le détaille le média Splann ! dans cette enquête sur le bocage breton.
Erreurs de météo, perte de sens au travail... Des syndicats dénoncent l’automatisation des prévisions de Météo-France, et ont annoncé une grève jusqu’au 5 mars.
Soumises à des sécheresses plus intenses et plus longues du fait du dérèglement climatique, les routes subissent des dégradations liées au phénomène de retrait et de gonflement des sols argileux. Le Cerema a mis sur pied un observatoire et teste des solutions d’adaptation.
Les eaux du parc national des calanques voient apparaître plusieurs espèces de vertébrés aquatiques venant du sud de la mer Méditerranée. Un phénomène lié au changement climatique.
Le réseau Aqua Domitia de BRL, qui prélève l'eau du Rhône depuis 2017 pour alimenter les besoins agricoles de la plaine du Languedoc, sera saturé en 2027. Son doublement commence à être envisagé, révèle aux Echos Fabrice Verdier, président de BRL et conseiller régional de la Région Occitanie.
A la mi-novembre, les crues exceptionnelles de l'Arve, de l'Isère ou de torrents de montagne ont engendré des dégâts importants dans les Alpes. Du jamais vu depuis cinquante ans. Mais avec le réchauffement climatique, ces phénomènes risquent de se reproduire en hiver, avec "la méditerranéisation" des climats alpins. Les collectivités doivent donc apprendre à les endiguer.
En montagne, le risque d’inondation est fortement lié aux crues torrentielles. En première ligne, les services de Restauration des Terrains en Montagne (RTM) de l’ONF gèrent des ouvrages de protection et mobilisent une expertise unique. Entretien avec Yann Quefféléan, spécialiste du risque torrentiel.
En 2020, l’eau prélevée pour l’irrigation en France métropolitaine représente environ 10 % des prélèvements totaux réalisés en eaux superficielles et souterraines. Cette eau a servi à irriguer 1,8 million d’hectares (ha), soit 6,8 % de la surface agricole utile (SAU). Si les exploitations maraîchères et horticoles sont les plus équipées en système d’irrigation (51 % d’entre elles), ce sont les cultures de maïs qui mobilisent le plus de surfaces irriguées (38 %) devant le blé (12 %) et les légumes frais, fraises et melons (9 %).
Site classé en plein cœur de l’Hérault et du Languedoc, le lac du Salagou est mis à mal par le manque de pluie. Dans ce contexte, les projets d’irrigation pour la vigne inquiètent des riverains.
Contre le projet autoroutier entre Toulouse et Castres, une nouvelle bataille juridique s’ouvre au sujet des zones humides. Le projet ne respecte pas les obligations légales de protection de la biodiversité, selon les opposants.
Organisée par le Sage, une grande concertation publique sur l’eau est ouverte depuis le 1er février, date à laquelle une réunion publique a permis d'en préciser les enjeux. Elle se tiendra jusqu’au 30 avril.
Dans les Alpes, seules les hautes altitudes ont conservé les bénéfices d’un hiver pluvieux. Faute de précipitations, la situation est critique dans les Pyrénées.
Douze familles frappées par les inondations ont emménagé dans des mobil-homes à Longuenesse, dans le Pas-de-Calais. Le relogement est provisoire, mais les sinistrés se préparent à rester plusieurs mois.
Alors que la Cour des Comptes vient de rendre un rapport sans appel mettant en évidence l’impact du réchauffement climatique pesant sur l’équilibre financier des stations de montagne et appelant à repenser le modèle économique de ces territoires, les associations font, sur le terrain, le constat d’une toute autre réalité.
C'est une première dans les Pyrénées-Orientales : une centaine d'universitaires cosignent une tribune pour demander une meilleure prise en compte du dérèglement climatique et de la sécheresse dans le département.
La population de ce poisson migrateur décline inexorablement. Seuls 555 individus ont été comptés en 2023 à la passe du barrage de Crouin, à Cognac, contre 2 249 en moyenne ces treize dernières années.
Le Gouvernement a bon espoir de débloquer le contentieux européen sur l'ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques. Le projet de loi sur la souveraineté énergétique anticipe d'ailleurs cette issue positive et prévoit une ordonnance pour détailler le nouveau dispositif encadrant leur renouvellement. Il faut dire que le sujet coince depuis 2010.
Le changement climatique augmente l’intensité des cyclones. Et cela ne devrait faire qu’empirer puisque l’océan se réchauffe et que cette chaleur est le moteur principal des cyclones. Cette hausse d’intensité est telle qu’elle pourrait nécessiter d’inventer un nouvel échelon sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui classifie ces cyclones.
Par un jugement du 2 février 2024, le tribunal administratif de Rennes a annulé le permis de construire une maison individuelle sur le littoral dans la commune de Larmor-Plage (Morbihan). La cause ? Le risque de submersion marine. Le juge administratif a estimé que le maire de la commune avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
L’institution analyse dans un rapport qui fera date l’impact du réchauffement climatique sur le modèle économique du tourisme de montagne. Elle dénonce la fuite en avant de la neige artificielle et appelle à une véritable transition.
Dans les Pyrénées, les Vosges, le Jura et les Alpes du Sud, le manteau neigeux s’approche des niveaux les plus bas historiquement pour un début février. Pour Jean-Michel Soubeyroux, climatologue à Météo France, ce phénomène s’explique par la douceur hivernale et des pluies en altitude, une tendance de fond liée au changement climatique qui rend l’enneigement plus faible et irrégulier.
Du 1er janvier 2024 au 30 juin 2024, l'agence de l'eau Loire-Bretagne lance un appel à projets pour le développement des solutions fondées sur la nature en zones urbanisées.
Les pesticides sont une menace pour la santé publique, mais aussi pour la fertilité de nos sols et donc pour notre souveraineté alimentaire, rappelle le député socialiste Dominique Potier, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les causes de l’échec des plans Ecophyto. Entretien.
Malgré les inondations des derniers mois qui ont touché le Pas-de-Calais, des chantiers de construction de nouvelles maisons dans des zones inondables continuent de voir le jour. Au grand dam des habitants mais en respectant les normes en vigueur assurent les autorités.
La problématique de la sécheresse menace de plus en plus les réserves en eau lorsque l'été arrive. Pour anticiper au mieux, le conseil départemental de Haute-Garonne annonce plusieurs mesures mercredi 31 janvier 2024, censées contrer le mieux possible les effets de la sécheresse. L'un de ces vice-présidents, Jean-Michel Fabre, s'en explique pour France 3 Occitanie.
Presque invisible, le cycle du sel a été modifié par les activités humaines. Ce basculement du cycle du sel est une menace grandissante pour les sociétés humaines et la biodiversité puisqu’il pourrait rendre non potable l’eau douce.
Eaux souterraines : Un programme expérimental à l’étude pour maitriser les risques d’inversac suite au dernier phénomène survenu sur la source de la Vise. L’année 2023 est celle de tous les records(1) : pluviométriques, avec seulement 210 mm de cumul annuel sur Sète et piézométrique, avec des niveaux d’eau des nappes souterraines, montrant le plus bas niveau atteint depuis 1959 (début des enregistrements sur le territoire). Dans ces conditions, l’arrivée d’un nouvel inversac sur la source de la Vise était probable et prévisible.
Un partenariat a été signé entre la communauté urbaine et l'agence de l'eau dans le cadre d'opérations liées à la préservation de l'eau et à la sécurisation de l'approvisionnement. Un programme de plus de 31 millions d'euros d'investissement est prévu en 2024.
Des efforts de sobriété à la hauteur des enjeux exigent de remettre en question notre modèle de société, explique la scientifique dans un entretien au « Bilan du Monde, édition 2024 ».
Plus de 140 chercheurs, réunis au sein d’une structure unique, développent et proposent de nouvelles solutions pour améliorer la gestion de l’eau à l’échelle planétaire.
Quelles sont les solutions souples et réversibles pour la gestion du littoral ? A la demande du ministère de la Transition écologique, le Cerema a réalisé un rapport d'études basé sur les retours d'expérience des territoires.
Hydropolis vise à regrouper l’ensemble des forces de recherche sur l'eau de Montpellier. Le 17 janvier 2024, le BRGM a participé à l'inauguration des bâtiments dédiés aux équipes de l’UMR G-Eau.
L’énergie houlomotrice bénéficie actuellement d’un regain d’intérêt, notamment pour les systèmes dit bord à quai, à proximité d’infrastructures littorales. Des projets sont notamment en réflexion en Bretagne. Techniques, rendement, coût... Tour d’horizon par le Cerema, à la suite d'une étude réalisée en 2022.
Face aux défis du changement climatique et à ses conséquences sur la Durance et ses affluents (biodiversité, crues et inondations, approvisionnement en eau des trois-quarts du territoire régional), le « parlement de l’eau » du bassin de la Durance s’est réuni au grand complet ce jeudi 18 janvier, pour officiellement lancer ses travaux.
Des années, des décennies, que les riverains du fleuve Garonne et au-delà, se battent pour que ne disparaisse pas le seuil de Beauregard, pour qu’il soit reconstruit surtout, car tous les ans, la force du fleuve en hivers le grignote un peu plus. Ce n’est pas une volonté de conserver un ouvrage du passé, mais une nécessité de s’adapter au changement climatique.
"Il y a le changement climatique qui est indéniable, mais il y a aussi l'usage de l'homme sur le milieu", affirme Aurore Baisez, directrice de l’association Loire grands migrateurs (Logrami), vendredi sur franceinfo.
Températures élevées, précipitations en baisse, violentes tempêtes de poussière – plus fréquentes en raison de la sécheresse -, désertification et assèchement des puits et des cours d’eau sont en train de transformer l’Irak en un pays où chaque habitant subit dans sa chair le changement climatique. Des milliers de personnes se sont retrouvées à l’hôpital, en mai 2022, avec des symptômes respiratoires sévères suite à des épisodes climatiques extrêmes. L’Irak, depuis 2020, subit sa plus sévère période de sécheresse en un siècle.
Pour améliorer la résilience des territoires face aux effets du changement climatique sur la disponibilité de la ressource en eau et parer aux conflits d’usages, un rapport, présenté ce 17 janvier devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, propose d’agir sur plusieurs fronts. Solutions fondées sur la nature, sobriété hydrique, stockage d’eau, réutilisation des eaux usées, aménagement du territoire, compteurs intelligents, tarification progressive, aquaprêts, outils fiscaux… composent ce "bouquet de solutions".
La renaturation des cours d’eau est efficace dans la lutte contre les inondations. En apportant de la nature en ville, elle est source de fraîcheur et de bien-être. Aujourd’hui, des collectivités de toute taille engagent ce type de démarche, qui nécessite une adaptation progressive des habitants. Les projets consistent à rouvrir à l’air libre un tronçon de rivière, lui redonner une forme sinueuse pour ralentir son écoulement ainsi que débitumer et végétaliser les berges.
Liens étroits avec les exploitations céréalières, export à l’international via le port de La Rochelle... Des documents exclusifs sur les mégabassines des Deux-Sèvres montrent que celles-ci ne défendent en rien une agriculture locale.
Après avoir été plutôt stables pendant des décennies, les glaciers situés à une altitude supérieure à 2 100 mètres, et même à plus de 3 500 mètres, ont perdu jusqu’à 3 ou 4 mètres d’épaisseur lors de la saison glaciaire 2021-2022.
Retour sur la 8e Plateforme Recherche-Gestion organisée par l’Office de l’Environnement de la Corse et le Pôle-relais lagunes méditerranéennes le 21 novembre 2023 à la Tour du Valat sous format hybride.
La fin d’une ère. La station de La Plagne, en Savoie, a démonté les remontées mécaniques situées sur le glacier historique de la Chiaupe, réduisant de quelques hectares son domaine skiable dès cet hiver. Une décision motivée par les conséquences du changement climatique déjà visibles sur les hauts sommets et les glaciers français.
La mer s’approche dangereusement de certaines maisons de la baie du Mont-Saint-Michel. Les habitants vont devoir se préparer aux inondations. Et, pour certains, abandonner leur logement.
Ce réseau de fossés et de canaux de 1 500 kilomètres couvre le triangle Calais - Dunkerque - Saint-Omer afin de protéger les quelque 450 000 habitants des crues de l’Aa et de la Liane.
De nombreux projets d’investissement dans les microcentrales hydroélectriques voient le jour en France. Le gouvernement invite particuliers et collectivités à relancer ces activités, mais leur intérêt énergétique et leur impact écologique sont parfois questionnés.
À cause du changement climatique, des zones inondables deviendront inhabitables. Les leviers dont dispose l’État pour déplacer des habitants lui demanderont de jongler avec responsabilité entre pédagogie et budget.
L’huître plate, espèce indigène quasi-disparue des littoraux européens, est au cœur d’un effort de restauration. En Bretagne, dix ans de recherche font espérer la réussite d’un retour de ses récifs, oasis de biodiversité marine.
Le 14 novembre 2023, le Cerema a organisé une conférence territoriale sur le risque ruissellement. Cette conférence a permis d’actualiser les modèles existants pour améliorer la connaissance de l’aléa et de mettre en lumière des retours d’expérience sur des évènements d’inondations par ruissellement et les actions à mettre en œuvre.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse ouvre le débat avec les territoires. Basant son action sur un programme d’intervention de 6 ans, l’agence de l’eau Rhin-Meuse commence à dessiner les contours de son futur cadre d’action pour les années 2025-2030. L’adoption du 12ème programme est attendue au second semestre 2024.
L’hyperpuissance asiatique manque d’eau pour soutenir sa croissance. Elle développe donc des méga-projets de barrages et de canaux. Au risque de priver ses voisins d’une partie de l’eau des fleuves transfrontaliers.
L’Union internationale pour la conservation de la nature a publié cette semaine sa nouvelle Liste rouge des espèces menacées, avec un chiffre choc : 25 % des espèces de poissons des lacs et des rivières risquent de disparaître.
L’agence de l’eau Loire-Bretagne dresse un bilan « très négatif » des mesures prises par les irrigants bénéficiaires des bassines. Ils auraient dû se lancer dans une « transition agroécologique » mais leurs objectifs ne sont « pas atteints » sur les pesticides et la protection de l’eau potable.
Les études de terrain réalisées dans le sud du Groenland par le chercheur de l’Eawag David Janssen montrent que les métaux lourds dans les rivières sont en majeure partie d’origine naturelle et qu’au moins pour la période d’observation, l’impact de l’exploitation minière et de l’agriculture était négligeable.
Avec le changement climatique, un tiers de la population mondiale devrait se retrouver confrontée à la raréfaction de la ressource en eau. Cela ne va pas sans susciter des tensions croissantes, à l’international comme à l’échelle locale, et interroge la façon dont nous gérons et utilisons la ressource en eau.
La comparaison de trois lacs suisses avec les grands lacs d’Amérique du Nord montre pour la première fois que la moule quagga envahissante se propage sur les deux continents avec une dynamique similaire. Cela permet à l’Europe d’anticiper l’avenir.
Les délégations suisse et française du bassin versant du Léman se sont réunies le 1er décembre dernier à Thonon-les-Bains à l’occasion de la 62e assemblée générale de la Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Léman (CIPEL). A l’ordre du jour, l’état de santé du Léman et un point sur l’avancement du plan d’action de la CIPEL.
Le BRGM était partenaire du projet PIRAGUA, coordonné par le Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique et financé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) dans le cadre du programme Interreg V-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA). PIRAGUA visait à caractériser le cycle de l’eau dans les Pyrénées pour améliorer la capacité d’adaptation des territoires face aux défis du changement climatique.
Le déficit en eau, la hausse des températures et la multiplication des épisodes extrêmes placent la deuxième région économique de France dans une situation climatique préoccupante.
Le dossier de ce numéro est consacré au Plan Rhin vivant qui depuis sa mise en oeuvre en 2019 apparaît désormais comme un levier naturel contre le réchauffement climatique.
Le comité de bassin Rhône-Méditerranée, réuni à Avignon le 8 décembre 2023 sous la présidence de Martial Saddier, président du conseil départemental de la Haute-Savoie, a adopté son nouveau plan de bassin d’adaptation au changement climatique (PBACC). Il donne une trajectoire pour les 7 ans à venir pour agir plus vite et plus fort dans le domaine de l’eau face à l’urgence climatique. Le PBACC s’inscrit dans le cadre du plan Eau qui vise une réduction de 10% des prélèvements en eau d’ici 2030. Afin d’accompagner les projets des acteurs des territoires, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse augmente ses aides de 65 M€ dès l’année 2024.
Reconnue pour contribuer à la préservation des continuités écologiques, la trame verte et bleue mobilise de nombreux acteurs sur le territoire. Elle vient s’enrichir aujourd’hui d’une nouvelle composante : la trame turquoise, abritant une diversité d'habitats aquatiques et terrestres cruciaux pour de nombreuses espèces. Cet article propose de contribuer à une meilleure définition et compréhension de ce concept émergent. ll présente également une approche inédite basée sur la théorie des graphes paysagers pour mieux comprendre et préserver cette trame turquoise, en identifiant les zones à préserver, les zones vulnérables, et les endroits où restaurer les habitats pour améliorer les connectivités.
Les Français, qui se disent satisfaits à environ 90% de leur eau du robinet malgré quelques inquiétudes, vont devoir s'habituer à "des prix du service de l'eau amenés à augmenter", prévient la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau (FP2E) qui a présenté ce 5 décembre son huitième rapport sur les services publics d'eau et d'assainissement.
Depuis le passage de l'ouragan Sandy à New York en 2012, la municipalité cherche des solutions pour protéger les huit millions de New-Yorkais de l'élévation du niveau de la mer, des tempêtes et des inondations.
Dans le cadre de son nouveau plan stratégique, et plus largement de la feuille de route du groupe Caisse des Dépôts en faveur de la transition écologique, la Banque des Territoires a annoncé ce 6 décembre un doublement de l'enveloppe de ses Aquaprêts, qui va être portée à 4 milliards d'euros d'ici à 2028. Ces crédits supplémentaires, qui servent à financer les projets des collectivités dans le domaine de l'eau, s'accompagnent d'un élargissement de l'offre, notamment en matière d'ingénierie.
Mardi 5 décembre, la Chambre régionale d’Agriculture présentait les résultats d’une concertation, lancée au mois de juillet, sur les besoins en eau de l’agriculture corse et leur évolution à dix ans : une étude très attendue, réalisée à la demande de l’État et de la Collectivité de Corse, dans l’optique notamment de mieux dimensionner les investissements futurs.
Le débit des rivières des Pyrénées et de leur région diminuera jusqu'à -15% d'ici 2040, voire -20% à la fin du siècle. Un projet scientifique auquel participe le CNRS propose différentes mesures pour mieux gérer la ressource en eau sur ces territoires.
Le ministère de la Transition écologique vient de l’annoncer, vendredi 1er décembre 2023 : le Marais poitevin est labellisé Ramsar. Une reconnaissance du caractère exceptionnel de la première zone humide de la façade atlantique. Le Marais poitevin rejoint ainsi le rang des sites d’exception comme le Delta du Danube, les Everglades en Floride, l’estuaire de l’Amazone… ou pour le territoire français, le Mont-Saint-Michel, la Camargue, la baie de Somme.
Dans un avis adopté ce 29 novembre, le Conseil économique social et environnemental (Cese) a estimé que les "conditions d'une généralisation de la tarification progressive" de l'eau, l'une des mesures-phares du Plan eau lancé fin mars par le gouvernement, n'étaient "pas réunies". Il appelle à "étudier d'autres dispositifs" pour "compléter" cette mesure.
Cette année 2023 marque la vingtième année d’existence du GIP Seine-Aval. Les connaissances acquises sur cette période sont considérables ! Elles permettent d’éclairer de nombreuses décisions politiques et techniques et ont pour vocation d’alimenter les stratégies de gestion de l’estuaire de la Seine.
Le comité de bassin Seine-Normandie a décliné pour chaque usager l'objectif du Plan eau de réduction des prélèvements de 10 % en 2030. Sa stratégie d'adaptation révisée propose aussi des outils pour une meilleure appropriation par les acteurs.
La première journée de l’AFL en Occitanie a réuni près de 80 participants à l’Hôtel de Région de Toulouse, le jeudi 9 novembre dernier. Une journée de débats autour d’une question cruciale : les collectivités d’Occitanie ont-elles les moyens de faire face à la crise de l’eau ? Si l’ensemble des acteurs concernés se sont accordés sur la nécessité d’un travail collectif face à l’urgence, ils n’ont pas caché l’incertitude qui demeure : la capacité financière des collectivités à intervenir à la mesure de l’enjeu.
Évoquer la question des risques naturels liés aux inondations en Île-de-France renvoie généralement aux phénomènes de crues majeures par débordement de la Seine ou de ses principaux affluents (Marne, Oise, Loing…) et à leurs conséquences potentiellement catastrophiques pour les territoires riverains. Si les événements de mai-juin 2016 dans la vallée du Loing et de janvier 2018 sur les vallées de la Seine et de la Marne ont ravivé la conscience du risque, ces crues majeures restent heureusement rares.
Coaraze, dans la vallée du Paillon, fait face à une crise de l’eau depuis deux ans. Sa source historique s’est tarie et son plan B n’est pas fiable. Il va falloir forer. Et payer très cher pour ça.
Chaleurs extrêmes ou hors saison, manque ou trop-plein de pluies… L'inventaire météorologique de la France pour l'année 2023 illustre les dérèglements climatiques en cours.
Au procès des militants contre les mégabassines à Niort (Deux-Sèvres), deux mondes s’opposent. Quand on leur reproche des « violences contre les biens » lors des manifestations, les défenseurs de l’eau répondent « intérêt général ».
Partagé et actualisé dans un cadre participatif pluridisciplinaire, le plan d'adaptation et d'atténuation au changement climatique pour les ressources en eau du bassin Rhin-Meuse a été adopté par le Comité de bassin le 24 novembre 2023.
En France, depuis quelques années, les conflits d’usages autour de la ressource en eau se multiplient et durcissent, accentués par les situations de pénurie et de restriction de plus en plus fréquentes en période estivale. Au cœur de la discorde entre agriculteurs et écologistes, la construction controversée du lac d’irrigation de Caussade illustre bien la « guerre de l’eau ». À partir de cet exemple, les auteurs de l’article font un point sur la législation française et européenne en matière de lac collinaire et révèlent en quoi ces nouveaux conflits d’usages questionnent la place de l’eau en tant que bien commun.
Le régime de l’état de catastrophe naturelle apparaît dépassé par des événements météorologiques plus violents et fréquents. De plus en plus nombreuses, les communes non retenues appellent l’Etat à la rescousse pour réduire les coûts induits avec des enveloppes spécifiques tout en annonçant une nouvelle réforme pour une remise à plat de la grille des catastrophes.
Deux réservoirs artificiels d’eau pourraient voir le jour d’ici à 2026 à une vingtaine de kilomètres de Clermont-Ferrand. Différentes études sont en cours de réalisation. Le dossier devrait être déposé dès le début d’année prochaine. S’il aboutit, ces retenues d’eau agricoles deviendraient les plus importantes de France en volume. L’objectif : irriguer 800 hectares de cultures, répartis sur 36 exploitations agricoles du territoire, lors des périodes de sécheresse. Une question de survie et de souveraineté alimentaire défendent les agriculteurs à l’origine de ce projet estimé entre 20 et 25 millions d’euros. Mais les opposants dénoncent un « modèle agricole destructeur ».
À l’occasion de l’examen du projet de loi de finances au Sénat, le rapport de la commission des finances sur la mission « écologie » du budget 2024 demande l’augmentation du budget du fonds de prévention des risques naturels. Suite aux dégâts provoqués par les tempêtes Ciaran et Domingos, la somme prévue pour le moment est jugée « insuffisante ».
Ce jeudi, le nouveau programme d’action de prévention des inondations (PAPI) de la Vienne et du Clain a été signé aux salons de Blossac à Poitiers. L'objectif est d'anticiper au mieux le risque inondation sur un territoire qui s'étend sur 5.400 km2 et englobe 246 communes de cinq départements.
En 2024, la gestion des digues domaniales sera transférée aux autorités exerçant la compétence Gemapi. Avec la loi Maptam, le législateur avait octroyé un délai transitoire de dix ans que l’Etat n’a visiblement pas mis à profit pour baliser le terrain. Pour panser cette impréparation, un décret, paru ce 23 novembre, précise in extremis les modalités opérationnelles du transfert.
Les microbes présents dans le sol sont garants de sa fertilité et de la résistance de ses cultures. Les sécheresses intenses de plus en plus fréquentes menacent de détruire ces écosystèmes fragiles.
Les agences de l’eau dévoilent les résultats de leur nouveau baromètre sur les ressources en eau et les milieux aquatiques réalisé en partenariat avec le Ministère de la transition écologique et de la Cohésion des territoires et en collaboration avec l’IFOP auprès d’un échantillon de 1 000 personnes. Ce baromètre de l’opinion 2023, dans sa 5ème édition, apporte des informations actualisées sur les préoccupations des Français et les principaux enjeux autour de l’eau.
Captage et stockage de l’eau sont intimement liés au développement des sociétés humaines. Géoarchéologue, Louise Purdue retrace l’histoire des techniques hydrauliques, du simple puits jusqu’aux réseaux complexes de canaux et galeries. Elle raconte leur évolution au gré des contraintes, démographiques et environnementales.
La députée LFI Clémence Guetté défendra dès le 21 novembre un moratoire contre les mégabassines, des retenues d’eau favorables à l’agroindustrie. Une question « vitale », explique-t-elle.
Les crues de l'Arve ou de l'Isère, survenues ce mercredi 15 novembre, mettent en lumière la vulnérabilité des territoires de montagne au risque inondation. Dans les Alpes du Nord, il faut non seulement prendre en compte les précipitations mais aussi évaluer le niveau de fonte des neiges. Deux spécialistes, de Vigicrues et de l'Institut des Risques Majeurs, nous éclairent.
Le sénateur de Loire-Atlantique Ronan Dantec revient sur les adaptations nécessaires face au risque d’inondations, accru par le réchauffement climatique.
15 territoires ont rejoint le partenariat coordonné par le Cerema, INRAE, l’ANEB et Intercommunalités de France pour mettre en place la compétence de Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) dans le cadre d’une gestion globale de l’eau et pour impulser leur résilience. Les collectivités et partenaires de la démarche se sont réunis lors d’un séminaire le 11 mai 2023, dont les actes sont publiés par le Cerema.
En déplacement dans le Pas-de-Calais ce 14 novembre, le président de la République a annoncé la mise en place d'un "fonds de soutien" d'urgence de 50 millions d'euros aux collectivités du département, dévastées par plusieurs jours de pluies, de crues et d'inondations, et dont les habitants, épuisés, redoutent une nouvelle montée des eaux. 244 communes vont être classées en catastrophe naturelle ce 15 novembre, a-t-il aussi assuré.
Dans une perspective d’anticipation, le Délégué interministériel pour le Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique (DIVAE) a sollicité l’appui du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) pour la conduite d’une première réflexion sur des scenarii de transformation en étudiant notamment les potentialités d’implantation de nouvelles productions, ou de migration de cultures à la faveur du changement climatique, dans la perspective de développement de nouvelles filières à terme.
Dans le cadre de la refonte du schéma d'aménagement et de gestion de l'eau, Ludovic Brossard présente le rôle de cet outil et la manière dont il articule les aspirations des usagers avec les réalités géo-biologiques, face aux désidératas politiques.
Les enfants continuent d’être les premières victimes du changement climatique. Selon un rapport de l’Unicef, publié le 13 novembre, 739 millions d’enfants dans le monde — soit 1 enfant sur 3 — vivent dans une zone exposée à des pénuries d’eau sévères ou très sévères.
La vitesse de fonte des glaciers du Groenland a doublé ces 20 dernières années, montre une récente étude. Une mauvaise nouvelle pour l’élévation du niveau des mers et des océans de la planète.
Les PPRI réduisent de 40 % la proportion de logements subissant des dommages dans les communes qui en sont dotées, selon une étude de la Caisse centrale de réassurance. Entre 1995 et 2018, des dégâts évalués à 2,2 milliards d’euros ont été évités.
À partir du 1er janvier 2024, l'ensemble des données produites par Météo-France classées comme étant publiques seront accessibles et réutilisables gratuitement. Un revirement non négligeable d'un modèle d'exception, conservé malgré la loi française et la réglementation européenne.
Le long des littoraux comme des berges des fleuves, les digues ont façonné nos paysages. Face aux bouleversements et aux enjeux liés au changement climatique, les scientifiques s’interrogent désormais, au-delà de leur seule histoire et des techniques de construction, sur leur devenir au XXIᵉ siècle.
Ce jeudi, le sort des villes côtières face à l’élévation de la mer est au menu du sommet One Planet Polar à Paris. Théophile Bongarts Lebbe, qui pilote un projet réunissant ONG et organismes scientifiques, estime qu’il reste beaucoup à faire pour adapter le littoral.
Le saumon, l’anguille, l’alose, la lamproie, ces poissons mythiques de nos rivières ne reviennent plus au rythme des saisons. Les pêcheurs et les naturalistes le constatent depuis plusieurs années et s’en inquiètent.
Certes, la question de l’eau revient chaque année en force dans les esprits, après chaque épisode de sécheresse ; le dernier en date remonte à l’été 2023. Mais depuis plusieurs années déjà, la problématique est bien présente dans les territoires, notamment par le biais des Agences Régionales de la Santé (ARS). Celles-ci se soucient tout particulièrement de la santé humaine, notamment l’eau potable, et se fait plus attentive, à travers les documents de planification par exemple, à sa prise en compte. Alors que certaines communes voient d’ores et déjà leur développement se freiner du fait de l’absence d’eau potable, certaines collectivités peinent à changer leurs habitudes dans leur mode de développement en dépit de la raréfaction de cette ressource.
Après d’impressionnantes crues, deux fleuves côtiers du département restaient en vigilance orange mardi soir. Pour Simon Mittelberger, climatologue à Météo-France, ce département vient de connaître «un épisode pluvieux centennal» aggravé par le passage de plusieurs tempêtes successives.
La loi Climat et Résilience prévoit de limiter les surfaces construites, à travers le dispositif Zéro Artificialisation Nette. Mal compris par les élus, ce dispositif peine parfois à se mettre en place. L’ONG Bleu Versant, basée à la Rochelle, les aide depuis 10 ans à désimperméabiliser les sols.
Des scientifiques et des responsables politiques du monde entier sont conviés, à Paris, jusqu’à vendredi, afin de se pencher sur ces zones en première ligne du changement climatique.
Face au tribunal administratif de Poitiers qui rejette le projet de quinze « mégabassines » ignorant « les effets prévisibles du changement climatique », le préfet de la Vienne veut coûte que coûte rouvrir le robinet.
Pour sensibiliser dès le plus jeune âge aux les enjeux de l’eau (cycle de l’eau, éducation à la sobriété, préservation des écosystèmes aquatiques), après un travail de mise à jour, d’enrichissement et d’embellissement, l’agence de l'eau Seine-Normandie est heureuse de vous annoncer la publication des trois nouvelles versions des livres de bord pour les cycle 1 (maternelle, de la petite section à la grande section), cycle 2 (CP, CE1, CE2) et cycle 3 (CM1, CM2). Le changement climatique et la biodiversité sont des sujets qui ont désormais pleinement leur place.
D’où vient la pollution par les nutriments (azote et phosphore) des eaux dans le massif du Jura ? Quelles sont les voies de transferts depuis les rejets au sol, sous terre dans les karsts, vers les sources et les rivières ? Quels sont les leviers d’action à envisager avec les acteurs du territoire pour faire évoluer la qualité des eaux durablement ?
Changement climatique, pollutions industrielles, agricoles et domestiques, prélèvements excessifs, les activités humaines déstabilisent autant la ressource que les écosystèmes aquatiques. Comment imaginer notre avenir en commun avec cette ressource qui est de plus en plus fragilisée d’année en année : quelles actions sont prioritaires et comment les mettre en place ?
Pour répondre aux problématiques générées par la présence de sel dans les sols et les nappes, les gestionnaires du territoire de Narbonne ont sollicité le BRGM et l’Institut Agro de Montpellier afin de mettre en œuvre le programme d’étude et recherche SALIN (salinisation des aquifères littoraux de la Narbonnaise). Cette étude a permis d’améliorer les connaissances sur l’origine de la salinité des eaux et des sols.
Comment envisager la ressource en eau dans un contexte d'adaptation au changement climatique ? Pascal Berteaud, directeur général du Cerema, a écrit un article dans la revue Responsabilité & Environnement d'octobre 2023, des Annales des Mines. Une réflexion sur les enjeux forts liés à l'eau et leur intégration dans les stratégies d'aménagement des territoires.
Afin de répondre aux besoins de sécurisation de la ressource en eau exploitée à des fins d’alimentation en eau potable de la Métropole Européenne de Lille, le BRGM, avec la collaboration de l’Université de Lille, a mis en œuvre une étude couplant géophysique et hydrogéologie qui a permis de préciser le rôle hydrodynamique des failles de la Craie et les conséquences des hétérogénéités géologiques sur la chimie de l’eau.
Selon une étude réalisée par l'Institut océanique de Wood Hole (Massachusetts) le transport de l'eau par le Gulf Stream a ralenti de 4 % au cours des quatre dernières décennies. Des études antérieures avaient déjà alerté sur son affaissement, mais ce rapport constitue une somme de connaissances inédites sur le degré d'étiolement du fameux courant. En revanche, il ne précise pas les déterminants de ce bouleversement, qui pourrait être lié à des facteurs naturels ou au changement climatique. Voici donc ce qu'il faut retenir.
En mars 2020, le Pays d’art et d’histoire Haut Languedoc et Vignobles (34) a entrepris, en partenariat avec la Région Occitanie, une étude thématique des moulins hydrauliques de son territoire. L’enquête appréhende ces bâtiments non seulement en tant que sites de production, mais aussi comme composants d’un environnement global. Après une première phase circonscrite à sept communes du Minervois héraultais, l’enquête s’est poursuivie entre mars et décembre 2022 sur le périmètre de l’actuelle Communauté de communes Les Avant-Monts (25 communes). Ce nouveau terrain a offert l’opportunité de confronter les observations précédemment recueillies et de développer de nouvelles problématiques.
Après le traitement des eaux usées en station d’épuration, des micropolluants restent et vont en rivière. Ces substances peu connues sont nocives pour l’environnement et la santé. La lutte contre les micropolluants s’organise notamment depuis Orléans.
La métropole bordelaise est dotée de bassins de rétention pour stocker et dépolluer les eaux de pluie et les eaux usées. Des ouvrages parfois titanesques dont l’utilité ne va faire que croître avec l’aggravation du changement climatique.
Les trophées de la première édition de ce label lancé par Amorce pour accompagner la transition écologique des services publics d'eau et d'assainissement ont été remis ce 18 octobre à 15 EPCI et syndicats.
Malgré la multiplication des épisodes caniculaires, l’été 2023 n’a pas été aussi tendu que prévu autour de l’étang de Berre. L’eau venue des Alpes a coulé en abondance, repoussant l’urgence à plus tard.
Les projets éligibles à l’appel à projets doivent mettre en œuvre une ou plusieurs Solutions fondées sur la Nature (SfN). Les SfN sont définies par l’Union internationale pour la conservation de la nature comme : « Les actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour relever directement les défis de société de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité ».
Les SfN se déclinent en trois types d’actions, qui peuvent être combinées dans les territoires avec des solutions d’ingénierie civile :
• La préservation d’écosystèmes fonctionnels et en bon état écologique ;
• L’amélioration de la gestion d’écosystèmes pour une utilisation durable par les activités humaines ;
• La restauration d’écosystèmes dégradés ou la création d’écosystèmes.
Des chercheurs tirent la sonnette d’alarme dans une étude parue ce lundi 23 octobre et qui pointe la fonte incontrôlable des glaces dans l’Antarctique occidental. Celle-ci devrait favoriser une hausse importante du niveau des mers d’ici la fin du siècle dont les conséquences seraient catastrophiques pour les personnes vivant près des côtes.
L’hécatombe se poursuit parmi les glaciers. Leur fonte s’accélère à une vitesse « hallucinante », alertent les experts. Celui de Sarenne, en Isère, vient de disparaître.
Le 10 octobre dernier, le comité de pilotage du projet de gestion de l'eau de la Cance a atteint un large consensus en approuvant à l'unanimité un projet de territoire responsable et vertueux.
Des pompes de relevage pourraient être installées pour sécuriser le remplissage de la retenue du Lanoux, le plus grand lac des Pyrénées, afin de soutenir le débit de la Garonne.
Des associations ont enquêté sur la présence de plantes envahissantes, qui menacent les écosystèmes des cours d'eau du Centre-Val de Loire. La situation est jugée préoccupante.
En Charente-Maritime, des chercheurs de l’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement) viennent de mettre au point une bouée GPS pour mieux comprendre le fonctionnement des zones humides et réguler les besoins en eau.
L'abattage de plus de 200 arbres dans un parc urbain à Aubagne mobolise les défenseurs de l'environnement, le chantier s'inscrit dans la renaturation écologique de l'Huveaune.
Après plus d'un an de fonctionnement, l'application Dryrivers de signalement des cours d'eau asséchés commence à porter ses fruits. Explication de Thibault Datry, directeur de recherche à l'Inrae de Lyon.
Le département étudie depuis 1998 la possibilité d'ouvrir ce ru, enterré et transformé en égout canalisé dans les années 1950. Malgré de nombreuses difficultés techniques, les travaux devraient débuter l'année prochaine.
Face notamment à l'accélération de l'impact du changement climatique, l’Agence de l’Eau veut intervenir « de façon massive » afin de consommer moins d’eau.
Dimanche 8 octobre, les habitants de Bagnoles-de-l'Orne (Orne) étaient invités à se prononcer sur le futur du lac de leur commune. Malgré une réponse positive au projet de désenvasement, le trop faible taux de participation empêche de valider le résultat.
Bien que les tsunamis soient rares en Méditerranée française, leur impact potentiel pourrait être significatif en raison de la densité de population et de l'affluence touristique, notamment durant la saison estivale. Cet article met en avant deux scénarios de fréquentation, présente les estimations d’enjeux humains exposés, obtenus sur les 187 communes bordant les côtes méditerranéennes françaises, et discute des stratégies à venir pour acculturer et sensibiliser la population à ce risque.
Opposés à un chantier de téléphérique, des militants, scientifiques ou naturalistes occupent une partie du glacier de la Girose, dans les Hautes-Alpes.
Expérimenter les solutions de rétention naturelles des eaux, fondées sur la nature à l’échelle d’un bassin versant pour accroître la résilience des territoires au changement climatique en Bretagne.
La collectivité veut sauver les cultures impactées par la sécheresse. Une nouvelle étude, portant sur la création de 7 retenues hivernales, sera livrée début 2024.
Le colloque "Eau & Changement climatique. Ça chauffe, économisons l'eau !" s'est tenu mardi 3 octobre au centre de congrès de Lyon. Une journée riche de témoignages, d'échanges, de partages pour mobiliser face à l'intensification et l'accélération de l'impact du changement climatique sur les ressources en eau. Consultez et téléchargez les présentations et les documents ressources.
La Suisse contrôle le niveau du lac Léman, la porte du Rhône, sans concertation avec la France. Une incongruité historique en contradiction avec le droit international, non sans risques pour l’Hexagone à l’heure du changement climatique et du renforcement nucléaire.
En déplacement dans le Pas-de-Calais ce 5 octobre, Christophe Béchu a dressé un premier bilan du plan Eau, six mois après son lancement par Emmanuel Macron. Sur 53 mesures prévues, 34 ont été enclenchées et 12 réalisées, a affirmé le ministre de la Transition écologique. Il a notamment mis en avant les projets de réutilisation d'eaux usées traitées, la réduction des fuites et la sécurisation de l'approvisionnement en eau potable ainsi que l'augmentation des moyens des agences de l'eau. Mais d'autres mesures comme la réduction des prélèvements à l'échelle des bassins se font attendre.
Alors que la région sera l'une des plus affectées en Europe par le changement climatique, un nouveau plan d'adaptation recense 30 défis à relever d'ici à 2030.
Vous retrouverez prochainement sur cette page le programme du Forum des rivières 2023, qui aura lieu les 16 et 17 Novembre 2023. La thématique centrale de cette année sera le changement climatique. Nous aborderons également le financement de la GEMAPI, notamment sous l'angle des enjeux de solidarité, ainsi que l'évolution des pratiques de restauration des cours d'eau au cours des dernières années.
Que l’on soit pour ou contre les méga-bassines, à tout le moins faut-il que celles-ci respectent le SAGE et le SDAGE… vient de rappeler la CAA de Bordeaux. Quiconque s’en éloigne n’est donc pas fondé à nous bassiner.
Depuis 1985, la croissance de l'urbanisation dans les zones inondables a largement dépassé la croissance dans les zones sûres, selon une étude publiée dans la revue Nature.L'étude a analysé des images satellite sur 30 ans, retraçant l'évolution du peuplement à l'échelle mondiale, ainsi que des cartes des inondations. L'étude a révélé qu'en 2015, 20% de toutes les zones habitées se trouvaient dans des zones présentant des risques d'inondation moyens ou élevés, contre 17,9% trente ans plus tôt. L'augmentation en pourcentage peut sembler modeste, mais elle représente une superficie énorme en raison de la rapidité avec laquelle le peuplement s'est développé à l'échelle mondiale depuis 1985.
Trois associations, dont une association charentaise, avaient déposé une requête. Le tribunal estime que ces projets, destinés à l’irrigation, sont surdimensionnés et ne tiennent pas compte du changement climatique.
Convaincue que la participation citoyenne peut être un puissant moteur pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de projets ambitieux pour l’eau et les milieux aquatiques, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse souhaite, par cet appel à projets, inciter les collectivités à tester des actions citoyennes et à animer des débats avec le grand public sur les enjeux de l’eau pour leur territoire.
L'Agence régionale de l'eau prévoit un risque de plus en plus important de pénurie en Drôme et en Ardèche si les comportements ne changent pas. Les habitants consomment moins, mais les volumes totaux ne baissent pas.
Avec le changement climatique, la ressource en eau n'est plus autant disponible que les années précédentes en Corse. Il neige moins, il pleut toujours mais différemment, les sols n'absorbent plus les mêmes quantités, et dans l'île, les infrastructures sont vieillissantes et largement inadaptées.
Une étude de l’Académie suisse des sciences naturelles révèle jeudi que le peu de neige en hiver et des températures très élevées en été ont fait fondre 10 % du volume des glaciers du pays.
Avec des sécheresses de plus en plus intenses et de plus en plus longues, la tension sur la répartition de la ressource en eau s'intensifie. La Haute-Loire n'échappe pas à cette guerre de l'eau. Dans le département, 110 retenues collinaires ont été construites, ce qui ne plait pas à tout le monde. Zoomdici donne la parole aux différents courants.
L’observatoire américain de référence a annoncé lundi que la surface maximale annuelle de la banquise de l’Antarctique n'a jamais été aussi petite depuis le début des relevés.
Ces millions de m3 d’eaux d’infiltration collectés chaque année, notamment par le groupe RATP, sont au cœur de plusieurs discussions et projets pour soulager la capitale en période de stress hydrique. Explications.
Alors que le centre de la Grèce commence à se remettre des inondations meurtrières provoquées par la tempête Daniel, les autorités du pays sont pointées du doigt pour leur manque de préparation et leur incapacité à mettre en œuvre les directives européennes sur la gestion des inondations.
Magali Regeza, docteur en géographie et professeur à NormalSup, membre du Haut Conseil pour le Climat. Elle nous a éclairés sur les enjeux liés à l’eau de manière détaillée, didactique et passionnante.
Alors que nous sortons en septembre d’un épisode caniculaire, que l’ONU nous rappelle que l’effondrement climatique a débuté, il est facile de se concentrer sur la problématique liée au CO2.
Mais une crise en entraînant une autre, l’eau potable est aussi le sujet d’une crise que certains en France vivent déjà.
Le projet BRIC sur la résilience aux inondations s’est terminé à la fin du premier trimestre 2023. Impliqué sur quatre sites pilotes, le Cerema pilotait les actions menées sur la vallée de la Risle. Diversifier les actions autour de la gestion de crise, impliquer les acteurs locaux pour mieux sensibiliser aux inondations était la ligne directrice retenue sur ce site d’expérimentation. Diverses actions ont été menées, dont la création de Plans de sécurité Inondation, le déploiement de l’outil de réalité virtuelle et la mise en place de lien avec l’association d’insertion Être et Boulot.
Sous l’effet de la montée du niveau de la mer et de l’érosion côtière, les plages marseillaises sont peu à peu grignotées par les eaux. Sur tout le littoral, le risque de submersion marine se précise, nécessitant des aménagements.
Les agences de l’eau viennent d’actualiser leurs données sur la qualité de l’eau des rivières de France disponibles sur l’application gratuite « Qualité rivière ». Ces données sont issues d’un dispositif de surveillance des milieux aquatiques et rendent compte de l’état écologique des rivières et de la présence des poissons.
En danger, mais pas encore condamnés. Selon une vaste étude, les glaciers de l’Antarctique pourraient encore être sauvés de l’effondrement, à condition de lutter drastiquement contre le réchauffement climatique.
Les lagunes côtières sont des milieux de transition, instables et soumis à des amples variations environnementales. En raison de leur localisation, elles sont particulièrement vulnérables aux menaces croissantes, comme le changement climatique. Pour garantir leurs conservations, il est fondamental de comprendre leurs potentielles réponses face aux changements futurs, afin de développer des stratégies de gestion adaptées à ces écosystèmes.
Présentation d’une nouvelle méthode de diagnostic en cours d’élaboration pour optimiser les stratégies de protection de la ressource en eau des aquifère karstiques sensibles au risque ruissellement – érosion et sous changement climatique. Ce projet s’intitule : Diagnostic multi-échelle de la vulnérabilité des aquifères karstique face au risque ruissellement-érosion (acronyme : MOTRHYSS).
C’est désormais officiel, la limite planétaire sur l’eau douce est dépassée. C’était déjà partiellement le cas avec l’eau verte depuis avril 2022, et c’est désormais confirmé pour l’eau bleue. Une nouvelle étude d’une équipe internationale évalue pour la première fois toutes les limites planétaires, y compris celles sur la charge atmosphérique en aérosols.
L’été 2023, où nous avons encore atteint des chaleurs record, a encore prouvé que nous faisons face aujourd’hui à un défi d’ampleur en Europe: une pénurie d’eau. Un nouveau rapport du WWF montre que chaque année, le stress hydrique affecte en moyenne 20 % du territoire européen et 30 % de la population européenne. La nature et les populations européennes souffrent de plus en plus d'un manque d'eau, dû à des décennies de mauvaise gestion de l'eau. Le WWF appelle à la mise en place de législations ambitieuses au niveau européen et national avant qu’il ne soit trop tard.
Les émissions de gaz à effet de serre, une forme de « pollution marine » ? C’est l’argument défendu par plusieurs nations insulaires devant le tribunal du droit maritime de l’ONU à Hambourg, dans le cadre d’un nouveau procès climatique qui s’est ouvert lundi 11 septembre. Une victoire pourrait avoir un impact majeur sur les plus gros pollueurs.
Régulièrement inondée et en train de s’enfoncer, Jakarta a besoin d’une bouée de sauvetage. Dans la capitale de l’Indonésie, habitants comme pouvoirs publics se démènent face au défi colossal de garder l’immense cité vivable.
Les mégabassines, dont les premiers déploiements suscitent débats et violences, ne peuvent être la seule réponse au stress hydrique. Pour l’écologue Vincent Bretagnolle, il est urgent de ralentir le cycle de l’eau. En clair, la retenir dans les sols en restaurant les écosystèmes, au lieu de précipiter son évacuation vers l’océan.
Le réchauffement de l’Antarctique, deux fois plus élevé que dans le reste du monde, serait entre « 0,22 °C et 0,32 °C par décennie », tandis que « les modèles de climat prédisent une valeur de 0,18 °C par décennie ».
Après quatre années d’élaboration, le rapport d’évaluation sur les espèces exotiques envahissantes et leur contrôle a été présenté ce lundi 4 septembre 2023 lors de son lancement officiel.
Cet été 2023, 62 % des nappes phréatiques sont toujours sous leur niveau normal. De nombreux départements ont ainsi été placés en état de « crise », limitant drastiquement l’usage de l’eau par les particuliers et professionnels. Nicolas Roche, professeur en Génie des Procédés à Aix-Marseille Université et chercheur au CEREGE, nous apporte un éclairage sur ces épisodes de sécheresses.
Interview croisée pour décrypter les actions du SMAVV (Syndicat mixte pour l’aménagement de la vallée de la Viosne) et du SIARP, dont la deuxième phase de l’étude sur la qualité écologique de la Viosne s’est déroulée du 5 au 20 juin 2023.
L’Ifremer lance une nouvelle plateforme de sciences participatives, « Espions des océans », qui invite les citoyens à participer aux recherches sur les écosystèmes marins. Petits et grands peuvent ainsi analyser des photographies des fonds marins, depuis la rade de Brest jusqu’aux sources hydrothermales des grands fonds, et aider les scientifiques à identifier les espèces qui y vivent.
L'accès au canal de Panama, voie de passage des navires de marchandises entre l'Atlantique et le Pacifique, sera réduit pendant un an en raison du manque de pluies, conséquence du changement climatique et du phénomène El Niño.
Le fleuve est la seule ressource en eau potable de Toulouse. Avec le changement climatique, pour maintenir la qualité de l’eau, des investissements colossaux sont à prévoir notamment au niveau des grands barrages hydroélectriques qui l'alimentent en période estivale.
Dans les Vosges, le changement climatique oblige Nestlé à diminuer sa production d’eaux minérales en bouteille. Le groupe suisse a annoncé l’arrêt de deux forages Hépar et le départ de 171 salariés.
Dans un contexte d’adaptation au changement climatique, la société Kervalis Armor située à Trémorel dans les Côtes d’Armor (22), met en place un système de réutilisation d’eaux usées traitées afin de limiter les impacts de ses prélèvements et de ses rejets sur la ressource en eau.
Environ la moitié de la population mondiale subit un stress hydrique « élevé » au moins pendant un mois par an, et les pénuries en eau devraient s’aggraver, selon un rapport du World Resources Institute.
Une équipe internationale, avec participation de l’Eawag, a présenté dans le magazine scientifique «Nature» l’état et l’évolution de la biodiversité dans les eaux intérieures européennes en se basant sur les invertébrés. Dans une étude parue aujourd'hui, elle montre que la diversité biologique des systèmes fluviaux de 22 pays européens a nettement augmenté à partir de 1968. Toutefois, cette tendance positive stagne depuis 2010 et de nombreux systèmes fluviaux n’ont pas pu se régénérer complètement. L’équipe recommande par conséquent des mesures supplémentaires destinées à relancer la reconstitution de la diversité biologique dans les cours d’eau intérieurs – les écosystèmes d’eau douce continuent et continueront d’être exposés à de lourdes charges telles que la pollution, le changement climatique et les espèces invasives.
Un programme de réhabilitation des tourbières du massif du Jura mobilise 12,5 millions d'euros de financements publics. Les travaux prévus doivent permettre de stopper les émissions de CO2 provoquées par l'assèchement de ces zones humides.
Le Canal du Panama, véritable "choke-point", "goulet d’étranglement" du transport maritime mondial doit réduire le nombre de navires empruntant sa voie en raison d’un déficit d’eau. Même situation sur le Rhin, où 3 millions de tonnes de marchandises n’ont pas pu être acheminées en 2022 en raison du changement climatique. La sécheresse rebat les cartes des routes commerciales de plus en plus vulnérables.
L’introduction de poissons dans les lacs de haute montagne est une pratique de longue date des pêcheurs. Mais les alertes scientifiques sur ses conséquences sur la biodiversité se font de plus en plus pressantes.
Cinquième épisode de notre série sur les fleuves face au changement climatique : compliqué de naviguer sur le Rhin, quand la profondeur de l’eau se réduit, comme c’est arrivé en 2018 et 2022. Le fleuve est pourtant le premier axe fluvial d'Europe : 330 millions de tonnes y transitent chaque année.
Ce mardi 1er août, le président des agriculteurs irrigants de France, Eric Frétillère, a annoncé avoir lancé un projet de réserve d'eau dans le département. Il défend un besoin de stockage pour assurer l'avenir de l'agriculture en temps de sécheresse.
Le Réseau d’observation lagunaire, le ROL, rassemble de nombreux acteurs du territoire depuis sa création en 2020. Il dispose désormais d’une plateforme informatique capable de renseigner sur la lagune dans toutes ses dimensions : sa biodiversité, les productions en élevage, les apports en eau, la qualité du milieu… La mise en service de cette plateforme permettra à l’ensemble des acteurs du territoire d’accéder à une information dédiée et claire.
Une application de réalité virtuelle pour sensibiliser les populations aux inondations : c’est le projet développé le Cerema et Marelle Studio dans le cadre du projet BRIC sur la résilience aux inondations. L’outil a été testé dans plusieurs quartiers de la communauté de communes de Pont-Audemer - Val de Risle, dans l’Eure.
Deuxième épisode de notre série sur les fleuves face au changement climatique. On dit que la Seine a "fait Paris", elle pourrait le défaire en partie… Semer le chaos du moins. Le changement climatique augmente le risque de crues majeures, selon un rapport de la mairie de Paris.
Dans la mer comme sur la terre, les températures s’enflamment. Ce lundi 24 juillet, la mer Méditerranée a connu sa plus haute température journalière avec 28,71 °C, battant le précédent record de 28,25 °C qui datait de 2003.
La circulation océanique de l’Atlantique devrait être ralentie au cours du XXIe siècle, selon une étude. Elle joue pourtant un rôle clé dans la régulation du climat.
Ce dispositif vise à accompagner les innovations dans le secteur de l’eau pour permettre d’accélérer les futures mises en marché de solutions visant à lever des verrous de gestion de l’eau, de maîtrise des usages, et de son traitement.
La chambre régionale des comptes Grand Est a examiné les comptes et la gestion de l'établissement public d'aménagement et de gestion de l'eau du bassin versant de la Largue et du secteur de Montreux (EPAGE Largue) pour les années 2018 et suivantes.
Quatrième épisode de notre série sur les fleuves face au changement climatique. On vous emmène sur le Rhône, le fleuve français qui se porte le moins mal, grâce à ses torrents d’eau qui dévalent des Alpes et qui barrages et centrales hydroélectriques. Et son eau attire les convoitises.
Les 10, 11 et 12 juillet 2023, l’ANR était présente aux premières journées scientifiques du programme de recherche exploratoire de France 2030 « OneWater : Eau Bien Commun » à Lyon. Ces trois journées constituaient le premier événement d’animation scientifique prévu au programme et ont été l’occasion de rencontres et d’échanges fructueux autour des six défis scientifiques du PEPR. Retour sur un premier jalon de structuration d’une communauté nationale et internationale mobilisée autour de l’eau en tant que bien commun.
Certains élus sont parvenus à sécuriser l'accès à l'eau en quelques mois. D'autres en ont l'ambition, mais pas encore les moyens, et d'autres encore se heurtent à des situations complexes. Pour les territoires éloignés des villes, la chasse à l'eau est source de questions existentielles.
L’application de sciences participatives DRYRivERS montre déjà des premiers résultats ! Déployée à l’échelle internationale en 2022, elle enregistre en 1 an plus de 4000 contributions. Un ensemble de données en open-source, accessibles à tous via un simple site web. Un démarrage encourageant pour la préservation et la gestion de nos rivières, à l’échelle du globe.
La Loire, notre environnement. D’ici 2050, la température de la Loire devrait gagner 1,1 °C. Dans le Maine-et-Loire, son débit risque d’être fortement réduit. Des impacts directs du changement climatique. Des déséquilibres qui menacent toute une variété d’écosystèmes.
Dans un livre enquête, « Une France sans eau », Vincent Lucchese, journaliste à Reporterre, révèle la face cachée de la disparition de l’eau. Dans cet extrait, il interroge les effets du changement climatique sur les écosystèmes de nos rivières.
Face à une ressource qui se raréfie à cause du réchauffement climatique, la Cour des comptes a livré à son tour ses recommandations dans un rapport publié ce 17 juillet. Elle insiste fortement sur la nécessité de revoir la gouvernance de l'eau, pour un pilotage "au plus près des territoires", en particulier au niveau des sous-bassins, et sur la réduction des prélèvements d'eau comme condition du retour à l'équilibre dans les zones en tension et de la restauration du bon état des masses d'eau.
Une première dans les Pyrénées-Orientales : l'eau retraitée de la station d'épuration de Saint-Cyprien est réutilisée pour arroser des vergers. Cette demande était formulée depuis de nombreuses années par le monde agricole, mais se heurtait à des interdictions administratives.
Aujourd’hui, troisième épisode de notre série sur les fleuves face a changement climatique. Direction la Loire, le fleuve "le plus sauvage d'Europe", un véritable patrimoine naturel. Un patrimoine culturel aussi, avec ses châteaux. Mais les années passent et le fleuve perd de sa puissance.
Depuis une vingtaine d’années, les fleuves et rivières urbaines font l’objet de nombreux aménagements dans les métropoles françaises, à des fins esthétiques, pour améliorer le cadre de vie ou encore faciliter les échanges de marchandises. Le projet phare de ce renouveau des cours d’eau en ville est peut-être celui de la rénovation des usages de la Seine à Paris, qui concerne à la fois le fleuve et ses berges. Ils seront même le théâtre de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de 2024, et accueilleront plusieurs épreuves sportives dans une mise en scène inédite.
La posidonie protège les plages de l’érosion, sert de nurserie pour de nombreuses espèces et surtout de puits de carbone. Mais en 100 ans, entre 10 % et 30 % ont disparu en Méditerranée. Des scientifiques veulent maintenant la réintroduire dans la rade de Marseille - une première dans la ville.
On prélève chaque année, en Occitanie, 1,6 milliard de mètres cubes d’eau. “On a un déficit d’eau annuel de 200 millions de mètres cubes, dit Fabrice Verdier, président de BRL, le concessionnaire de la région Occitanie. Il n’y a pas de solution miracle. BRL en est une mais ce n’est pas LA solution.” Jean-François Blanchet, directeur général de BRL, insiste sur le fait que, certes, “Aqua Domitia est une arme antisécheresse”, mais qu’il est aussi “important d’avoir des champions régionaux qui sachent travailler ensemble”, notamment via le pôle Aqua-Valley et capables de faire émerger des solutions exemplaires.
14 collectivités ont signé avec l'agence de l'eau Loire-Bretagne un accord de deux ans dans le cadre du plan de résilience "eau". Objectif : lutter contre les effets du changement climatique et les risques de pénurie d'eau.
Repenser la gestion des ressources en eau à l’échelle des territoires face à l’accroissement des pressions climatiques et anthropiques : une approche à l’interface entre science naturelles et sciences sociales, en interaction étroite avec les territoires.
Jugé « périmé » vu le changement climatique et parce que « les engagements n’ont pas été tenus », le protocole sur les bassines dans les Deux-Sèvres est remis en cause par 29 membres du comité de bassin de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.
L’appel à projets est à destination des collectivités, leurs groupements et leurs délégataires du territoire ligérien. Il s’agit d’un appel à projet porté par la Région Pays de la Loire en partenariat avec l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, dans le cadre du projet LIFE REVERS’EAU. Les lauréats seront intégrés au partenariat du projet LIFE REVERS’EAU. Leurs projets pourront bénéficier de fonds de la Région, de l’Agence de l’Eau et de la Commission européenne via les crédits LIFE.
Startups, TPE et PME basées dans le Grand Est : postulez au nouvel appel à projets CeremaLab ! Thématique : "L'innovation au service de l'adaptation au changement climatique des territoires du Grand Est". Du 22 juin au 31 août 2023.
Alberto Núñez Feijóo, le chef de file de la droite espagnole aux législatives du 23 juillet prochain, promet un investissement massif de 44 milliards d'euros pour résoudre les problèmes croissants provoqués par le manque d'eau dans le pays. La question de l'eau et de son utilisation est ces dernières semaines au centre du débat politique en Espagne compte tenu de la sécheresse exceptionnelle. Le gouvernement de gauche a d'ailleurs annoncé en mai un plan d'urgence de plus de 2 milliards d'euros pour lutter contre le manque d'eau et venir en aide à l'agriculture.
L'agence de l'eau Adour-Garonne a organisé, le mardi 16 mai 2023, une journée technique sur la gestion sédimentaire des cours d'eau. Les vidéos et les présentations sont disponibles.
Après avoir eu l’idée de recycler l’eau de ses piscines municipales en 2022, la ville va désormais utiliser les eaux de vidange de son aquarium pour arroser les espaces verts. Une mesure inédite en France face à la sécheresse.
Les modifications des nutriments, les espèces invasives et le changement climatique ont une forte incidence sur l’écosystème du lac de Constance. C’est ce que montre un grand projet mené par sept institutions de Suisse, d’Allemagne et d’Autriche. Les résultats seront présentés lors de deux rencontres à l’issue du projet.
Les mares sont des trésors de biodiversité et des puits de carbone cruciaux pour lutter contre le changement climatique. Mais plus de 50% des zones humides ont disparu en 30 ans... Comment protéger, restaurer et recréer ces milieux souvent ignorés et pourtant source d’une précieuse richesse ? Avec : Fanny Mallard, Directrice scientifique à la SNPN (Société Nationale de Protection de la Nature), docteur écologue ; Marguerite Nielen, Étudiante en alternance à l’Université Paris Saclay et l’école du Breuil, apprentie chargée de mission création de mares à la SNPN ; Eric Demerger, Chef jardinier en charge de l'arboretum de Paris, formateur à l’école du Breuil sur les mares.
Dans son numéro double 43-44, la revue Dynamiques Environnementales rassemble 15 articles présentant un aperçu de la diversité des regards, des travaux de recherche et de gestion concernant les lacs et les étangs d’eau douce du littoral aquitain.
Une étude de l’Eawag montre qu’une grande diversité d’êtres vivants laisse des traces d’ADN dans les eaux souterraines, notamment en fonction de l’utilisation du sol dans les zones de captage. Ces paramètres biologiques pourraient être pris en compte pour évaluer la qualité des eaux souterraines.
L'utilisation de bactéries marines biocalcifiantes permettrait de consolider les digues existantes. Une technique en cours d’expérimentation que des scientifiques de La Rochelle font découvrir au grand public.
L’influence du poids des villes dans leur affaissement intéresse de plus en plus les scientifiques. De quoi relancer la réflexion vertigineuse sur l’avenir des villes côtières, et sur les limites de leurs facultés d’adaptation face à la montée des eaux.
Identifier les bonnes pratiques transposables à d’autres territoires frappés par une catastrophe similaire, tel est l’objectif poursuivi par une mission flash sur le bilan des mesures de reconstruction dans les trois vallées des Alpes-Maritimes dévastées par la tempête Alex d'octobre 2020 et dont les travaux ont été présentés ce 14 juin. Culture du risque, méthodes de reconstruction, utilisation de démarches simplifiées et des procédures d’urgences, sont autant de leçons à dupliquer pour faire face aux événements climatiques extrêmes.
Depuis près de 70 ans, les habitants de Saint-Aignan de Grand Lieu célèbrent le lac de Grand Lieu. L’occasion de faire un tour en barque sur la première réserve ornithologique de France, habituellement interdite à la navigation, et de faire le point sur un milieu impacté par les effets du dérèglement climatique.
Le rapporteur public du tribunal administratif de Rennes souhaite qu’il soit enjoint au préfet de produire d’ici à quatre mois un programme d’actions contre les excès de nitrates, assorti de mesures contraignantes.
Le Cerema propose une série de fiches pratiques sur des projets de réaménagement des cours d'école pour qu'elles soient plus résilientes et mieux adaptées aux évolutions du climat. Les deux premières fiches, qui portent sur l'opération menée dans une école maternelle de Saint-Cloud et le réaménagement d'une école primaire de Libourne, sont disponibles.
La chambre de commerce et d’Industrie de Bretagne anime un dispositif innovant pour favoriser les économies d’eau dans les entreprises des secteurs de l’industrie et du tourisme. Impulsé par les services de l'État et baptisé ÉCOD’O, ce programme d’actions et de solutions est unique en France. Il a permis aux entreprises de réaliser environ 10 % d’économie d’eau en un an avec peu de coûts d’investissements.
La pénurie d’eau est à l’origine de nombreux conflits dans le monde, mais en Suisse, cette précieuse ressource a toujours été abondante. Pendant des années, la consommation n’était même pas surveillée. Désormais, les sécheresses fréquentes et la forte demande augmentent les tensions et les appels à réguler l’utilisation de cette ressource précieuse.
Entre 2011 et 2020, les glaciers ont fondu 65% plus vite que lors de la décennie précédente. Cette situation menace l'approvisionnement en eau de près de 2 milliards de personnes.
Découvrez ce nouveau récit qui nous emmène en Haute-Saône à la rencontre de la Linotte et de la Quenoche, deux rivières qui finissent leur course dans le lit de l'Ognon.
La Seine est le plus petit des grands fleuves français et européens ! Beaucoup plus petit que le Rhône, par exemple. Elle est, de surcroît, sous pression de trois métropoles majeures : Paris, Rouen et Le Havre. A cette vulnérabilité, se greffent les effets du changement climatique d’ores et déjà sensibles, malgré le soutien des grands lacs en amont. Quelles sont les solutions pour rendre la Seine et son bassin versant plus résilients, mieux préparés aux événements climatiques extrêmes.
Si pour beaucoup les poissons migrateurs amphihalins restent un mystère, pour les équipes pluridisciplinaires du projet Interreg Espace Atlantique DiadES, dont des scientifiques INRAE, ce sont des espèces d’un intérêt majeur dans un contexte rudement marqué par le changement climatique. Après quatre années de recherche, le consortium DiadES met en lumière cinq recommandations et compte faire découvrir au plus grand nombre les futurs possibles des poissons migrateurs avec un jeu de rôle baptisé « DiadESland ».
À Saint-Colomban, en Loire-Atlantique, le niveau des puits inquiète et des étangs sont parfois à sec. Une tension sur l’eau que des riverains imputent à l’exploitation d’une carrière de sable.
Suite à la sécheresse 2022, l’eau est au cœur des débats et du quotidien des citoyens. L’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement, géré par l’Office français de la biodiversité, propose des informations et des données utiles pour mieux comprendre les enjeux et marges de manœuvre pour préserver cette ressource vitale.
Multipliée par cinq en vingt ans, la production d’eau dessalée est critiquée pour sa forte consommation d’énergie fossile et ses rejets polluants dans l’environnement marin.
Aucune goutte de pluie n'est tombée sur certaines régions du nord depuis près d'un mois, aggravant la sécheresse à un niveau « extrême » sur la région Grand Est.
Les mesures de plus en plus fréquentes de restrictions des usages de l’eau amènent de nombreux acteurs et territoires à envisager le recours aux Eaux Non Conventionnelles (ENC). Cette question du recours aux ENC doit être intégrée dans le cadre d’une réflexion générale sur la gestion de l’eau à l’échelle du territoire, en tenant compte de la sensibilité des populations et des milieux du territoire, dans une approche prospective intégrant les enjeux du changement climatique.
Selon le service climatique européen Copernicus, les eaux du globe viennent de connaître un nouveau mois dépassant de très loin tous les records connus, après un mois d’avril déjà hors norme.
Ce travail conduit par la CLE en déclinaison directe du SAGE Vallée de la Garonne s’inscrit dans le cadre des travaux relatifs à l’étude sur l’évaluation des impacts socio-économiques du changement climatique sur les usages de l’eau. Ce travail, qui est porté par le SMEAG pour le compte de la CLE, a notamment reposé sur une importante concertation dont deux ateliers réunissant les acteurs locaux des 6 commissions géographiques du SAGE.
Après des décennies à alerter, une équipe de scientifiques vient d’estimer que l’Arctique pourrait être privé de glace de mer (banquise) en été dès les années 2030. “C’est environ une décennie plus tôt que les récentes projections du Giec”, souligne Seung-Ki Min, co-auteur de l’article. Cela serait même le cas dans un scénario de faibles émissions de gaz à effet de serre.
L’année 2022 a été marquée par des records de canicule sans précédent en France depuis 1947, et d’un déficit pluviométrique de 25 %. Les flammes ont ravagé plus de 72 000 hectares de forêts, dévastant la biodiversité et entraînant une chute drastique des revenus touristiques estivaux. Le secteur énergétique n’a pas été épargné par la sécheresse exceptionnelle, qui a considérablement réduit la production d’hydroélectricité. Les contraintes dues au manque d’eau ont également affecté la production nucléaire, déjà limitée par la fermeture pour maintenance de 65 % des centrales nucléaires en activité.
L’exploitation minière des grands fonds marins pourrait être autorisée dès cette année dans les eaux internationales. Or, cette industrie risque de mettre en danger des écosystèmes dont les scientifiques commencent à peine à entrevoir la richesse et l’importance, en affectant la capacité de l’océan à stocker du carbone. Explications à l'occasion de la Journée mondiale de l'océan, le 8 juin.
Face au débordement de la rivière de l'Oison et aux risques d'inondations, l'Agglo Seine-Eure a lancé une nouvelle étude fin 2022 pour envisager de créer des zones de débordement.
Le projet Cycle hYdrologique, Disponibilité de la Ressource et Évolution (CYDRE) a pour objectif général de développer un outil pour la prévision saisonnière des débits de cours d’eau à destination des gestionnaires de bassins versants à l’échelle de la Bretagne. Ce projet devrait ainsi permettre de livrer les éléments nécessaires à la compréhension locale du cycle de l’eau, de proposer un cadre d’analyse homogène à l’échelle régionale sur l’évolution des ressources et de co-construire avec les gestionnaires un outil numérique, simple et opérationnel, permettant de générer des tendances saisonnières de l’évolution des débits à partir de données observables.
Un vaste projet de recherche européen a débuté afin de développer un système intégrant une série de capteurs de nouvelle génération pour analyser la qualité de l'eau in situ. Grâce à la présence de trois capteurs optiques et un capteur électrochimique, il permettra de surveiller avec précision une large gamme de paramètres.
Afin de mieux gérer la ressource en eau, la préfecture et le Département de la Seine-Maritime ont créé un comité départemental de l'eau qui réunit 145 acteurs du territoire.
Dans le delta le plus vaste du monde, l’eau afflue et le sol se dérobe sous les pieds. Sur ces terres, qui devraient être englouties d’ici à la fin du siècle, quand à la nuit tombée, la peur de submersion est à son comble, le photographe indien Arko Datto documente la catastrophe en cours.
Elisabeth Thiéblemont est Conseillère en stratégie et en prospective auprès de la Direction générale d’Eau de Paris. Réalisatrice des Ateliers Des Métamorphoses, elle nous livre, la veille du prochain atelier intitulé « Conflits d’eau, enjeux de pouvoir : de la géopolitique au dialogue territorial », sa vision sur ce sujet omniprésent ces derniers mois.
Dans le sud-est de l’Espagne, menacé par la désertification, une association expérimente des techniques agricoles qui respectent les sols et économisent l’eau.
Selon une étude parue dans « Nature Climate Change », le ralentissement des courants océaniques profonds se produit « en avance sur le calendrier », menaçant la vie marine et risquant d’accélérer le réchauffement climatique.
Avec l’évolution des conditions climatiques à l’avenir, l’État a décidé de réviser - en 2023 - le Plan de prévention du risque inondation de la Vallée de la Vienne. Cela concerne une douzaine de communes aux alentours de Châtellerault.
Alors que le scénario catastrophique des sécheresses de l’été 2022 pourrait devenir la norme d’ici 30 ans, les acteurs de l’eau en Bretagne mettent au point un plan de « résilience ».
L’Espagne et les Pyrénées-Orientales sont loin d’être les seules zones méditerranéennes menacées par la sécheresse. Toute la région risque l’aridification, préviennent les scientifiques.
Elles parsèment nos communes rurales et recèlent des trésors cachés d’une riche biodiversité. Pourtant, de nombreuses mares, zones humides essentielles pour le vivant, ont été laissées à l’abandon, voire détruites au profit de l’urbanisation. A Pressignac, en Charente, des habitants se sont mobilisés pour restaurer ce patrimoine historique et naturel de la commune. Reportage.
Le 25 mai, la CIPEL a organisé un évènement pour célébrer ses 60 ans d'existence. L'occasion de retracer le chemin parcouru et d'évoquer les défis actuels et les enjeux à venir.
A la faveur de ses Assises départementales de l’eau ce mardi 30 mai, mais aussi dans un cadre bien plus large à l’horizon 2050, le Département du Var prend l’eau à bras le corps pour ne pas être sec en matière de solutions.
Après 4 années de recherche, les équipes pluridisciplinaires du projet Interreg Espace Atlantique DiadES, dont des scientifiques INRAE, mettent en lumière 5 recommandations pour une gestion durable et internationale des poissons migrateurs le long de la façade atlantique européenne. Produire des connaissances communes, utiliser des outils de coordination internationaux, créer des mesures de gestion locales adaptées à l’imprévu et partager ces connaissances entre gestionnaires, ainsi que promouvoir la culture autour des poissons migrateurs à un public large : ces actions permettront à l’avenir la sauvegarde de ces espèces d’un intérêt majeur dans un contexte rudement marqué par le changement climatique.
Des équipes de l’Ifremer et d’INRAE viennent de découvrir deux gènes impliqués dans la résistance à la nodavirose, une maladie qui touche le cerveau des bars et cause des pertes importantes dans les élevages de Méditerranée. Suite à cette découverte publiée dans la revue Genetics Selection Evolution, les scientifiques et les professionnels des écloseries françaises de bars, qui fournissent plus de 20 % des bars élevés en Méditerranée (Italie, Grèce, Turquie...), ont démarré un nouveau projet pour sélectionner des bars plus résistants face à cette maladie. Un enjeu de taille pour tendre vers une aquaculture plus durable.
Pour garder le lien entre deux éditions de la conférence internationale I.S.Rivers, nous vous proposons des séries de webinaires chaque été où la conférence n’a pas lieu. Chercheurs, gestionnaires, techniciens et décideurs des fleuves et grandes rivières, ces webinaires sont pour vous ! 3 webinaires auront lieu en juin 2023 : Quels avenirs pour nos fleuves et rivières ? La parole aux experts de demain ; Revitaliser nos rivières avec des Solutions Fondées sur la Nature ? (Oui, c’est possible !) ; Le réchauffement de la température des cours d’eau sous l’effet du changement climatique. Quels effets sur les hydrosystèmes et leur gestion ?
Un nouveau maillon du projet Aqua Domitia est mis en service pour sécuriser l’approvisionnement en eau dans le sud-est du Gard. En parallèle de l’extension de son réseau hydraulique, la Région prépare son nouveau Plan régional de l’eau. Anticiper pour ne pas subir !
Le compromis a été arraché au forceps : l’administration Biden a annoncé, lundi 22 mai, un accord « historique » avec sept Etats de l’Ouest américain pour réduire leur consommation d’eau puisée dans le fleuve Colorado, menacé par plus de vingt ans d’une sécheresse aggravée par le réchauffement climatique.
C'est une crise qui n'est pas nouvelle mais qui ne fait qu'empirer. La crise de l'eau, à Mayotte, où les habitants vont, une fois encore, devoir faire face à partir de ce lundi, à des coupures d'eau encore plus fréquentes 3 fois par semaine, puis, à partir de la mi juin, 4 fois par semaine. L'ile est confrontée à une sécheresse extrême : les nappes phréatiques sont à sec, et les réservoirs aussi. Ces restrictions d'eau , les habitants les connaissent depuis 1997, où une première pénurie d'eau avait déjà obligé à des coupures.
Jusqu’à l’an dernier, les grands barrages sur la Durance et le Verdon ont permis d’amortir les effets des sécheresses en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Face au changement climatique, la région veut étendre massivement l’irrigation. Un projet qui va exacerber les tensions, selon plusieurs scientifiques et écologistes.
Face à la reprise de la pluie après une accalmie de vingt-quatre heures, la ville située en Emilie-Romagne, région épicentre des inondations, a décrété l’évacuation « immédiate » de plusieurs de ses quartiers et ses rues.
La moitié des lacs et réservoirs du monde perdent de l'eau, dévoile une nouvelle étude publié dans le magazine Science, sous l'effet conjugué de la hausse des températures, de l'activité humaine et de la baisse des précipitations. Ils jouent pourtant un rôle primordial, dans le stockage du carbone notamment.
La rencontre entre Carole Delga et Pere Aragones, mercredi à Barcelone, a permis de formaliser la création d’un groupe de travail transfrontalier destiné à améliorer la gestion de l’eau et aider toutes les populations (particuliers, agriculteurs, industriels mais aussi collectivités) à affronter la sécheresse.
A l'heure des premières pénuries d'eau en France, quelles mesures ont-été et devront être adoptées pour faire face à la raréfaction de la ressource eau ? Quel est l’impact réel du réchauffement sur cette ressource longtemps pensée inépuisable ? Avec Thierry Pech Directeur général de Terra Nova ; Françoise Vimeux Climatologue, directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) ; Agathe Euzen Directrice de recherche CNRS au Laboratoire Techniques Territoires et Sociétés, Directrice adjointe scientifique à l’Institut écologie et environnement du CNRS ; Bernard Barraqué Directeur de recherche au CNRS - CIRED, spécialiste de la gestion urbaine de l'eau.
L'agence de l'eau Adour-Garonne lance un appel à projets visant à accompagner les porteurs de projet dans leur réflexion prospective d'adaptation au changement climatique et à encourager les économies d'eau dans l'agriculture, l'industrie et les collectivités. Du 10 mai 2023 au 30 août 2024 pour une enveloppe de 20 M€.
Des avions anti-pluie, des barrages détruits à dessein, de l'eau rationnée pour soumettre ou contrôler les populations: la vague de sécheresse qui touche la méditerranée occidentale fait remonter à la surface un flot d'infox et de théories du complot abondamment relayées dans les sphères climato-sceptiques.
EDF, Engie ainsi que huit autres grands énergéticiens européens se sont alliés pour défendre d'une seule voix les intérêts de l'hydroélectricité auprès de la Commission européenne. Aujourd'hui, cette source d'énergie renouvelable représente 20% de la production d'électricité en Europe. Ces installations permettent aussi d'équilibrer le réseau, un enjeu grandissant au fur et à mesure de l'intégration du solaire et de l'éolien dans le mix électrique européen. Toutefois, les ONG et certains partis politiques s'y opposent en raison de son impact sur la biodiversité.
Dans un contexte de sécheresses à répétition, de diminution des ressources disponibles et d’appel à la sobriété du Gouvernement, les économies d’eau n’ont jamais été autant au centre des préoccupations. À la suite de plusieurs éditions réussies, le Club des économies d’eau, animé par la FNCCR, organise la 3e édition des trophées nationaux des économies d’eau, en partenariat avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité. Tous les acteurs privés et publics engagés dans une démarche de sobriété hydrique peuvent candidater entre le 24 avril et le 21 juillet 2023.
En Provence, frappée par des épisodes de sécheresse liés au réchauffement climatique, le rejet "comme un déchet" de centaines de millions de mètres cubes d'eau douce dans une lagune salée interroge sur une meilleure valorisation de cette précieuse ressource.
Derrière les mégabassines ou le barrage de Sivens, on trouve la discrète Compagnie d’aménagement des Coteaux de Gascogne. Promouvoir l’irrigation lui permet de capter des financements publics.
Le ministre de la Transition écologique a annoncé de nouvelles restrictions des usages de l'eau dans les départements concernés par la sécheresse. La vente des piscines hors sol va être interdite dans les Pyrénées-Orientales.
C'est une première mondiale d'après la société Texep qui la développe. La cellule Aquaviva, un conteneur dont le toit est entièrement recouvert de panneaux solaires, génère elle-même l'énergie nécessaire pour dessaler l'eau de mer. Depuis quelques jours, elle est installée sur l'anse Gerbal dans le port de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales).
L’UE regorgerait d’importants gisements hydroélectriques non exploités et potentiellement très utiles pour flexibiliser le système énergétique. Mais comme pour le nucléaire, les ONG tirent la sonnette d’alarme : les effets sur l’environnement d’un redéploiement de la filière seraient dévastateurs.
Laboratoire flottant, la station scientifique ancrée au large de Pully examine le lac sous toutes ses coutures afin de mieux déterminer comment ce système complexe répondra aux changements environnementaux. Visite guidée.
Les sécheresses des étés 2022-2023, comme l’annonce par le président de la République, le 30 mars au barrage de Serre Ponçon, de l’élaboration d’un Plan eau, signent l’irruption brutale d’une crise systémique du modèle de gestion de l’eau que la France a inventé à l’orée des années 1960. Cette crise appelle une refonte radicale de ce modèle : il a échoué à atteindre ses objectifs et menace l’équilibre ainsi que la pérennité d’écosystèmes durablement fragilisés par l’impéritie des instances dirigeantes.
Luc Aquilina, Patrick Durand et Olivier Ragueneau, chercheurs au sein du Groupe scientifique algues vertes, regrettent dans une tribune au « Monde » que dans ce dossier, tout comme dans celui des mégabassines, la parole des scientifiques reste ignorée.
Selon des chiffres officiels, 74 % du territoire se trouve en danger de désertification, avec, pour 18 % du pays, un risque élevé ou très élevé. L’Andalousie et la Catalogne, en particulier, souffrent de « processus d’érosion de grande ampleur ».
Projet européen financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon Europe Recherche & Innovation, InnWater a pour objectif principal de promouvoir l'innovation sociale pour renouveler la gouvernance multi-niveaux et intersectorielle de l'eau. Développé par un consortium de 13 partenaires mené par l'OiEau, le projet a été officiellement lancé le 26 et 27 avril à Limoges, en présence d'experts venus de six pays européens (France, Hongrie, Espagne, Italie, Suède, et Royaume-Uni).
Pas de réelles économies d’eau, travaux trop longs et coûteux : le projet d’Emmanuel Macron de passer les réacteurs nucléaires en circuit fermé n’est pas une solution miracle.
Des millions de personnes pourraient se faire inonder par des lacs glaciaires. Les scientifiques accélèrent la recherche sur les risques et les mesures potentiels pour atténuer ces catastrophes, mais de multiples inconnues demeurent.
« Le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit humain, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits humains » : tel est l’article que des élus de diverses orientations politiques visent à inscrire dans le « bloc de constitutionnalité » et, plus précisément, dans la Charte de l’environnement. Cette proposition transpartisane de loi constitutionnelle a été enregistrée le 16 mars 2023 à l’Assemblée nationale. Ce n’est pas la première fois qu’une telle proposition est portée. Déjà en 2017, des députés LFI avaient proposé un texte visant à faire de l’accès à l’eau un droit inaliénable.
La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi) est une compétence confiée aux intercommunalités depuis le 1er janvier 2018. Dans un contexte de raréfaction des ressources , le Cerema, INRAE, Intercommunalités de France et l’ANEB ont lancé un appel à partenaires pour accompagner les territoires dans la mise en œuvre de cette compétence.
Des communes françaises se sont récemment mises au dessalement de l’eau de mer pour faire face à la sécheresse. Ce procédé a cependant des répercussions écologiques néfastes.
Après un été 2022 anormalement aride et une sécheresse hivernale inédite, la période estivale qui arrive risque d’enregistrer des températures encore plus élevées. Ces vagues de chaleur, de plus en plus récurrentes, laissent la France face à un déficit d’eau déjà criant. Avec pour en parler : Florence Habets, directrice de recherches CNRS en climatologie ; Sami Bouarfa, agronome, spécialiste de la gestion de l'eau à l'INRAE ; Michel Gros, président des maires ruraux du Var ; Célia Quilleret, journaliste environnement à France Inter.
À quoi doit ressembler la sobriété hydrique ? Comment parvenir à un partage équitable de l’eau ? Comment ce chantier peut-il s’inscrire dans une approche mondiale ? Pour en débattre : Bernard Barraqué, directeur de recherche émérite CNRS au CIRED, spécialiste de la gestion urbaine de l'eau ; François Gemenne, spécialiste de la gouvernance du climat et des migrations, directeur de l’Observatoire Hugo à l’Université de Liège, enseignant à Sciences-Po et à la Sorbonne ; François Molle, géographe, directeur de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement, spécialiste des question de gouvernance et de politiques de l’eau.
Avec plus de 40 % de la population du département, soit environ 500 000 habitants, ce bassin est le plus densément peuplé de l’Hérault. Il subit donc une anthropisation forte et les pressions afférentes. C’est également un territoire très touristique, traversé par de nombreuses infrastructures routières, ferroviaires et voies d’eau.
Reconnu depuis plusieurs années comme déficitaire en eau, le bassin versant des Usses en Haute-Savoie s’appuie, depuis février, sur un contrat de milieux. Durant trois ans, 51 actions sont programmées pour adapter le territoire au changement climatique, mieux économiser l’eau et restaurer les milieux aquatiques.
Ce réchauffement a une influence majeure sur le climat, la météo, ainsi que sur les écosystèmes et la capacité des océans à absorber le carbone, alertent les scientifiques.
Pour faire face à la sécheresse, le conseil départemental de Haute-Garonne expérimente une nouvelle façon de stocker l'eau. L'eau du canal de Saint-Martory est déviée pour recharger la nappe phréatique. Cinq à dix millions de mètres cubes d'eau peuvent ainsi être stockés, sans évaporation.
Dans le cadre du programme d’actions HYDREOS 2021-2022 « gestion de l’eau dans l’industrie » soutenu par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, le pôle de l’eau du Grand Est HYDREOS publie un livre blanc « Eau et Industrie » rassemblant des éléments de contexte concernant la ressource en eau, les problématiques rencontrées par le secteur industriel ainsi que des bonnes pratiques pour y répondre. Cet état des lieux, s’adressant en priorité aux acteurs ayant vocation à accompagner les industriels (collectivités territoriales, agences de développement économiques, syndicats…) mais aussi aux industriels souhaitant un état des lieux transversal, présente les problématiques structurelles auxquelles les industries doivent faire face et présente des pistes pour augmenter la résilience de leurs activités.
Le "tuyau" Aqua Domitia, qui transporte l’eau du Rhône jusque dans le Gard, l’Hérault et l’Aude, n’a pas été imaginé pour remédier à pareille sécheresse mais il s’avère aujourd’hui capital à l’alimentation en eau potable d’un demi-million de personnes du Languedoc-Roussillon et l’irrigation de 7 000 hectares de terres agricoles, jusqu’à 10000 hectares à terme.
Plus rapides et plus difficiles à prévoir, les « sécheresses éclair » deviennent de plus en plus fréquentes. Avec de terribles conséquences pour les animaux et la végétation à travers le monde.
En prise sur la Durance et long de 57 km, le canal de Manosque alimente en eau cultures, jardins et communes depuis près de 150 ans. D’importants travaux conduits ces dernières années ont permis l’économie de 12 millions de m3 d’eau par an.
Faut-il plus de retenues d'eau dans la région pour faire face à la sécheresse ? C'est le grand débat en ce moment, alors qu'on manque déjà d'eau et qu'on s'attend à souffrir encore cet été. Quelles solutions retenir ? On en parle avec la directrice de l'agence Adour-Garonne, Aude Witten.
La menace d’une crise énergétique a accentué la pression pour forcer la transition énergétique en Suisse. Les conseils en débattront lors de la session du printemps qui s’annonce. L’utilisation des cours d’eau joue à ce propos un rôle majeur. Deux chercheurs de l’Eawag expliquent quels risques courent les systèmes aquatiques lors de l’utilisation de potentiels inexploités et comment évaluer les conflits.
Quel est l'intérêt de favoriser les prairies dans des aires d'alimentation des captages ? Avec : Caroline Maury, chargée de mission Eau à la Mission eau du plateau de Vicherey-Beuvezin.
Les amateurs de coquillage munis de râteaux ne font pas bon ménage avec les zostères. Ces plantes qui s’étalent sur les plages d’Ille-et-Vilaine sont pourtant des refuges pour la faune. Mais une brigade veille au grain.
Alors que vient de s’achever en demi-teinte le sommet mondial sur l’eau et que fait de nouveau rage la bataille contre les bassines, la question de l’eau devient (enfin, pourrait-on regretter) un sujet médiatique majeur. Mieux vaut tard que jamais, tant elle va devenir dans un avenir très proche de plus en plus centrale… et compliquée.
La digue qui protège le marais de Brouage, en Charente-Maritime, est de plus en plus fragilisée. Ne pas la réparer présenterait de nombreux avantages sur le plan écologique et économique, mais condamnerait des exploitations céréalières.
Les violences autour de l’accès à l’eau à Sainte-Soline sont-elles amenées à se multiplier en France ? Comment mieux gérer cette précieuse denrée ? Réponses avec l’économiste Esther Crauser-Delbourg, invitée de notre après-midi 2049 consacrée à l’eau.
Les débats à l'Assemblée nationale, jeudi, ont mis en lumière les failles d'un système assurantiel incapable de protéger tous les citoyens face aux effets de la sécheresse.
Des « méga-bassines » ne devraient pas être construites en Bretagne de sitôt pour irriguer les surfaces agricoles. En revanche, de plus petites retenues pourraient y essaimer mais leur impact cumulé sur l’environnement pose question.
Le Cerema a accompagné la communauté d'agglomération de Saint-Nazaire (CARENE) dans sa réflexion sur les possibilités de Réutilisation des Eaux Usées Traitées. Une méthodologie fondée sur une analyse multicritères a été établie, afin d'identifier les opportunités de réutilisation dans le cadre d'une stratégie locale de gestion de l'eau.
Le projet SAlmonid MAnagement Round the CHannel (SAMARCH) s’est clôturé les 14 et 15 mars 2023 à Southampton (Royaume-Uni). Ce projet franco-anglais était destiné à acquérir de nouvelles informations dans les estuaires et les eaux côtières pour améliorer la protection de nos saumons et truites de mer sauvages menacés.
Afin d’accélérer la mise en place d’une gestion durable et résiliente de l’eau dans tous les territoires, la Banque des Territoires renforce ses actions à destination des élus locaux pour accompagner le plan Eau impulsé par le Gouvernement, et ainsi en massifier les effets dans les territoires. Face à l’urgence, elle mobilise donc davantage de moyens financiers et techniques, et déploie une démarche d’accompagnement spécifique de bout en bout pour accompagner les collectivités. Le déploiement sera progressif courant 2023 et sera précédé d’une phase de test sur 3 territoires pilotes. L’objectif de la Banque des Territoires est d’accompagner la démarche des élus en les aidant à mieux identifier, financer et mettre en oeuvre leurs projets de gestion des eaux.
Deux coffres d'amarrage pour les grands yachts vont être installés dans le golfe d'Ajaccio, en partie financés par le "fonds vert" du gouvernement. Une mesure qui a provoqué la colère des défenseurs de l'environnement.
Météo-France a lancé, le 31 mars dernier, son nouveau portail de données hydrologiques en libre accès, DRIAS-Eau, en partenariat avec l'Inrae et l'Office international de l'eau (OiEau) et dans le cadre du projet européen Life Eau et Climat et du projet Explore2.
L’océan absorbe un quart du CO₂ émis par les activités humaines, jouant un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Mieux connaître les processus impliqués est crucial pour comprendre le rôle de l’océan dans le système climatique global et mieux appréhender les bouleversements induits par le changement climatique. Pour cela, les modèles numériques sont parmi les outils les plus utilisés. Ils représentent le climat sur une Terre virtuelle et sont essentiels pour explorer les climats passés, prédire les climats futurs ou comprendre comment fonctionne notre climat actuel.
Dans un projet d'inventaire de grande envergure, la faune piscicole des rivières suisses a été recensée et plus de 50 espèces ont été enregistrées. Pour la première fois, les petits poissons comme le chabot ont été, eux aussi, recensés avec plus d'une espèce. Dans le cadre du Progetto Fiumi, les poissons de rivière ont été inventoriés avec des méthodes standardisées et étudiés aussi bien sur le plan morphologique que génétique. C'est dans les grandes rivières de plaine que leur diversité est la plus forte. Mais les tronçons proches d'un état naturel y sont également rares.
Les tensions à Sainte-Soline autour de la construction d’une méga-bassine questionnent leur intérêt scientifique et écologique. Dans un contexte de sécheresse récurrente lié au dérèglement climatique, ces bassines constituent-elles une solution pérenne pour préserver la ressource en eau ? Avec : Christian Amblard Spécialiste de l'eau et des systèmes hydro-biologiques, directeur de recherche honoraire au CNRS ; Alban Thomas Directeur de recherche INRAE et économiste de l’environnement à l’université Paris Saclay.
La chambre régionale des comptes Pays de la Loire a procédé à l’examen des comptes et de la gestion du syndicat mixte départemental Atlantic’Eau (Loire‑Atlantique), dans le cadre d’une enquête nationale des juridictions financières ‑ Cour et chambres régionales des comptes ‑ consacrée à la gestion quantitative de l’eau. Elle a examiné à cette occasion l’action d’Atlantic’Eau en matière de sécurisation de la distribution et de la qualité de l’eau, et sa recherche d’économies.
Alors que des manifestations se sont déroulées ce week-end contre les méga bassines à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres, en Ile-de-France aussi se pose la question de leur utilisation. Dans le Val-d'Oise, la seule méga bassine de la région va être détruite dans le village de Banthelu. Creusée sans permis d'aménagement, elle va être rebouchée sous demande de la préfecture.
Le ministre de l'Agriculture, invité au congrès de la FNSEA à Angers, a annoncé jeudi 30 mars que les prélèvements d'eau pour l'irrigation ne seraient pas réduits. Cette position est décriée au sein de la Confédération paysanne de Vendée, qui estime qu'elle n'est pas à la hauteur de l'urgence climatique.
Un mois après, François Cavallier n’en revient toujours pas. Fin février, lui et huit autres maires des communes du Pays de Fayence ont annoncé leur « plan Marshall » de l’eau et une mesure phare : la mise en « pause » de la délivrance de nouveaux permis de construire dans les cinq années à venir. La raison ? Il n’y aura tout simplement pas assez d’eau pour tout le monde. Depuis, le téléphone n’arrête pas de sonner : les entrepreneurs de la construction crient au scandale, les écologistes applaudissent, la préfecture approuve. « Je ne pensais pas que ça soulèverait autant de réactions », confie celui qui est maire de la commune de Callian, village perché à l’entrée du pays de Fayence.
Le syndicat de la Bresle a lancé des travaux d'aménagement de la Bresle, un fleuve côtier de Seine-Maritime. L'objectif : retrouver un lit de rivière naturel pour s'adapter au changement climatique.
Au Sénégal, au Cameroun et en Mauritanie, le groupe AFD accompagne des projets portés par des ONG pour mieux gérer le risque d’inondation. Olivier Gilard, responsable d’équipe projet à la division Eau et assainissement de l’AFD, donne son point de vue sur les solutions déployées sur le terrain.
Le satellite international SWOT (Surface Water and Ocean Topography) a fourni ses premières observations des eaux de surface, montrant des courants océaniques tels le Gulf Stream au large des côtes de la Caroline du Nord et de la Virginie, avec une précision sans précédent. Ses observations de la région de Toulouse permettent quant à elles d’observer des lacs, des rivières et autres masses d'eau douce de façon inédite.
L’Espagne compte 1226 barrages et retenues d’eau, un record en Europe. Mais ces retenues d’eau ont cessé d’être une solution miracle, dans un contexte de pénurie chronique d’eau.
Face aux effets du dérèglement climatique sur la ressource en eau, le conseil d'administration de l'agence de l'eau Loire-Bretagne lance son plan de résilience Eau 2023-2024. À la clé, 100 millions d’euros avec des aides plus incitatives dans son 11e programme et le lancement d’appels à projets pour agir plus vite et plus fort face à la sécheresse et au dérèglement climatique. Quatre appels à projets pour accélérer la transition écologique : Appel à projets pour renaturer les villes et villages et ralentir le cycle de l'eau ; Appel à projets pour reconquérir la biodiversité menacée par le changement climatique ; Appel à projets pour la sobriété en eau des collectivités et des entreprises face à la raréfaction de la ressource en eau ; Appel à projets pour réduire les fuites dans les réseaux d’eau potable des territoires en déficit d'eau.
Manif contre le débit réservé de la Têt, procession pseudo-religieuse, à Perpignan… Et maintenant un plan d’urgence de l’Etat et du département pour des économies, des travaux pour limiter les fuites… On entrevoir des solutions d’avenir comme des retenues d’eau, la réutilisation des eaux usées voire la création d’une… forêt de 10 000 arbres ! Ailleurs, en Occitanie, où la situation commence à se crisper, la Région travaille à la création d’un grand réseau hydrique régional sur les 13 départements. Du côté du bassin Adour-Garonne, là aussi, un plan se met en place pour anticiper “sur un été qui risque d’être difficile…” a commenté le préfet de Région.
Sous l’effet du changement climatique, les 500 000 habitants du bassin rennais auront-ils suffisamment d’eau potable dans le futur ? Pour anticiper ce risque, une chaire de recherche a été créée. Après trois ans de travaux, les premières conclusions « alarmantes » sont rendues. Prochaine étape : être capable d’anticiper l’intensité d’une sécheresse plusieurs mois à l’avance.
Les écosystèmes d’eau douce du monde entier sont de plus en plus salés. De nombreux facteurs anthropiques contribuent à la salinisation de l’eau douce, notamment l’irrigation des terres agricoles, l’extraction du pétrole, l’extraction de potasse et le déglaçage des routes.
Eaux de pluie, eaux souterraines drainées par les réseaux d’assainissement, autant de ressources en eau que le Sagyrc et ses partenaires, souhaitent gérer au bénéfice des milieux aquatiques et du territoire. Depuis quelques années, des actions d’envergure ont été réalisées et la dynamique se poursuit. En cette journée mondiale de l’eau 2023, l’occasion est donnée de faire un premier bilan, alors que la sécheresse hivernale suscite de vives inquiétudes.
Augmentation des prélèvements, réchauffement climatique et pollution mettent à mal la ressource. Les pénuries vont se multiplier et créer de plus en plus de tensions.
Du 22 au 24 mars se tient à l’ONU à New York, la conférence sur l’eau. Si la réunion ne négocie aucun traité, sa tenue est importante à un moment où la communauté internationale est très loin d’atteindre les objectifs onusiens en la matière. Illustration d’une problématique à travers plusieurs exemples concrets.
Afin de diversifier les volumes mobilisables pour le soutien d'étiage un contrat de coopération pluriannuel a été signé en août dernier entre le SMGALT (Syndicat Mixte Garonne Aussonnelle Louge Touch), le SMEAG (Syndicat Mixte d'Etude et d'Aménagement de la Garonne), l'État, Réseau 31, le Conseil départemental de la Haute-Garonne et l'Agence de l'Eau Adour-Garonne. Cet accord permet de mobiliser un volume maximal de 1 million de m3 pour le soutien d'étiage depuis 3 retenues appartenant au SMGALT situées sur le bassin du Touch.
Après trois années consécutives, le phénomène météorologique La Niña a pris fin en ce début de mois de mars. Il a intensifié la sécheresse et les inondations à travers le globe. Mais l'épisode qui va suivre, El Niño, pourrait apporter d'autres problèmes.
Un rapport relayé par “The Guardian” à quelques jours de la conférence des Nations unies sur l’eau souligne l’urgence de se préparer aux difficultés qui s’annoncent et propose des pistes pour agir.
Malgré les modèles déjà pessimistes du Giec, l’océan se réchauffe plus rapidement que les scientifiques ne le pensaient, selon deux études parues mardi. Les conséquences pourraient être terribles pour la planète, selon la climatologue Céline Heuzé.
Alors que le gouvernement a annoncé un prochain « plan eau » pour faire face à la sécheresse, la juriste et administratrice de France Nature Environnement alerte, dans une tribune au « Monde », sur le manque de transparence autour de la gestion de l’eau.
Après vingt années dédiées au suivi de l’actualité de l’eau douce en Suisse et au-delà, c’est ici que prend fin le périple du site aqueduc.info. Désormais les pages de ce canal d’informations sur cette ressource vitale ne seront plus alimentées mais il sera encore possible de consulter l’intégralité des articles mis en ligne au fil de ces deux décennies. Reste cet immense défi : comment faire en sorte que personne ne soit privé de ce bien commun irremplaçable et que la nature y trouve son compte elle aussi ?
La Fondation Grenoble INP lance une nouvelle chaire d’enseignement et de recherche intitulée Medelia. Son objectif ? Améliorer la durabilité et la sûreté des ouvrages hydrauliques, tels que les centrales hydrauliques et les barrages.
Une expérimentation de recharge maîtrisée des nappes phréatiques a commencé en Haute-Garonne. L’objectif : trouver des solutions alternatives pour stocker l’eau l’hiver et l’utiliser l’été. C’est l’un des projets les plus importants menés actuellement en Europe.
Sur le flanc d'une colline balayée par les vents, dans un coin reculé du nord de l'Angleterre, un projet pionnier de restauration des tourbières cherche à rendre à ce milieu naturel dégradé son rôle de puits de carbone naturel.
Son travail est en péril à cause de la sécheresse. Dans cette tribune, David Berrué, guide canyoning et militant écolo, parle du changement climatique : « Nous l’avons vu venir mais nous sommes restés aveugles. »
L'étendue de la banquise en Antarctique a atteint en février, en plein été austral, un record de fonte, a confirmé ce mercredi l'observatoire européen du climat après des données américaines similaires, laissant se dessiner une intensification de la fonte sur la dernière décennie.
Ce parcours regroupe vingt fiches expériences ainsi qu’un mode d’emploi pour la réalisation d’une maquette de bassin versant. Il a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence de l’Eau Loire Bretagne. Il s’intéresse au fonctionnement des milieux aquatiques, aux sources et aux types de dégradations, aux mesures de restauration, à la notion de bon état écologique.
Le film « Gestion de l’eau – Sivens : un cas d’école » recueille des témoignages d’acteurs du projet de territoire du bassin versant du Tescou (PTGE Tescou), du directeur de FNE Midi-Pyrénées et d’une agricultrice de la vallée.
Anne-Sophie Olmos, vice-présidente de Grenoble Alpes Métropole, a alerté le procureur de la République pour dénoncer deux possibles irrégularités qui porteraient atteinte à l'intégrité des champs captants d'eau potable.
En Espagne, la demande en eau des cultures maraîchères du Sud, qui nourrissent l’Europe, assèche le fleuve Tage, les lacs et les rivières. Le nouveau plan hydrologique de l’État devrait limiter la casse.
Expérimentées depuis le milieu du XXᵉ siècle, les techniques artificielles de pluviométrie via ensemencement de nuages sont aujourd’hui utilisées par de nombreux pays, en particulier la Chine. Or, ces techniques et leur usage ne sont pas réglementés en temps de paix, déplore, dans une tribune au « Monde », Franck Galland, spécialiste des questions sécuritaires liées aux ressources en eau.
Les Etats membres se sont enfin mis d’accord sur le premier traité international destiné à lutter contre les menaces qui pèsent sur des écosystèmes vitaux pour l’humanité. Mais il sera formellement adopté à une date ultérieure.
Evoqué à plusieurs reprises l'an passé, le groupement d'intérêt public, qui doit notamment permettre d'acquérir de l'eau auprès d'EDF et BRL, reste encore à mettre en place. Un outil qui doit permettre d'éprouver la solidarité des acteurs et utilisateurs de la ressource.
Pour inaugurer un cycle d’auditions sur le thème de la gestion durable de l’eau, la nouvelle mission d'information du Sénat a réuni lors d'une table ronde, ce 28 février, les six agences de l’eau. Gage d’une vision à long terme, ces outils de gouvernance ont fait de l’adaptation au changement climatique le fil conducteur de leur politique d'intervention. Garantir des ressources en eau de qualité et en quantité suffisante, dans une démarche de sobriété et en assurant une solidarité territoriale forte, nécessite toutefois de mettre fin à la baisse continue des moyens financiers et humains qui y sont consacrés.
La semaine dernière se sont achevés 32 jours sans pluie, laissant les nappes phréatiques à des niveaux extrêmement bas. Une menace pour les agriculteurs et leurs cultures qui se reposent sur ces réserves d’eau en période estivale. Comment l’agriculture peut-elle s’adapter au manque d’eau ? Avec : Thierry Caquet, directeur scientifique Environnement de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) ; Christian Doddoli, directeur général du Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD) ; Luc Servant , vice-président de Chambres d'agriculture France, président de la Chambre d'agriculture de Charente-Maritime.
L'objectif principal d'InnWater est de promouvoir l'innovation sociale pour renouveler la gouvernance multi-niveaux et intersectorielle de l'Eau. Il répond au besoin de trouver des solutions durables d’arbitrage des usages de l’eau tenant compte des réalités de terrain des acteurs face aux défis du changement climatique. Lancé le 03 mars 2023, InnWater se déroulera jusqu'en février 2026.
Le 15 novembre 2022, le Cerema Hauts-de-France a organisé à Lille une conférence technique territoriale consacrée à la réduction de la vulnérabilité du bâti et des aménagements vis-à-vis des risques naturels : la diversité des démarches présentées a favorisé les échanges sur ce sujet qui constitue un défi à relever pour de nombreux territoires.
Depuis le 21 janvier, la France est touchée par une sécheresse hivernale qui bat le record de 31 jours établi en avril 2020. Quels sont les scénarios à l'étude pour faire face au manque d'eau ? Quels sont les leviers d'action pour s'adapter au changement climatique ? Avec : Lola Vallejo directrice du programme climat de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) ; Eric Sauquet Directeur de recherche en hydrologie à l'INRAE (l'Institut National de Recherche Agronomique).
Dans un rapport examiné ce 15 février, la commission des finances du Sénat estime que la récente ordonnance du gouvernement sur la prise en charge des dégâts causés par le retrait-gonflement des sols argileux (RGA) dû à la sécheresse ne répond que "très imparfaitement" aux enjeux soulevés et pourrait même "remettre en cause la logique assurantielle" du régime des catastrophes naturelles. Face à un risque appelé à s'amplifier, la haute assemblée juge nécessaire de mettre en place une véritable politique de prévention sur le bâti existant, en mobilisant le fonds Barnier pour financer les expérimentations les plus abouties.
Très prolifique sur les problématiques liées à l’eau, le Sénat a tenu ce 15 février, au sein de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, une nouvelle table ronde consacrée à la gestion de l’eau à l’aune de la raréfaction de la ressource. Après les Assises de l'eau, le Varenne agricole de l'eau et de l'adaptation au changement climatique et la séquence de planification écologique dédiée à l'eau, les constats sont clairs et la vision partagée doit désormais faire place à l’action. La sobriété devient indispensable et la réutilisation des eaux usées traitées doit également être encouragée.
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie publie deux guides opérationnels, l’un pour les SCOT et l’autre pour les PLUi. Ces guides sont destinés à accompagner les urbanistes dans la lecture et la compréhension des ambitions du SDAGE.
Magali Reghezza, géographe, maître de conférences à l’ENS, membre du Haut conseil pour le climat, Léa Falco, membre du collectif Pour un réveil écologique, et Serge Zaka, consultant et docteur en agroclimatologie, sont les invités du Grand entretien.
Les activités humaines sont-elles responsables des conditions de sécheresse comme celles rencontrées durant l'été 2022 ? Cette question est au cœur des derniers travaux d'une équipe de chercheurs, notamment du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CNRS-CEA-UVSQ) et de l'université de Bologne, en Italie.
Suite à la journée du 12 décembre 2022, consacrée aux enjeux d’adaptation du marais de Brouage face au changement climatique, vous trouverez ci-joint le recueil des échanges de la journée.
Étouffées par le plastique, braconnées, blessées par les cargos, les tortues marines font désormais face à un nouveau péril : le changement climatique. Selon une étude publiée mercredi 8 février par The Royal Society Open Science Journal, la hausse des températures met en danger la survie des populations de tortues de mer.
Le changement climatique modifie le cycle de l’eau. Tous les modèles s’accordent à le dire. Mais des chercheurs nous préviennent aujourd’hui. La crise de l’eau annoncée pourrait s’avérer encore plus sévère que prévu dans de nombreuses régions du monde.
Nous avons mené dans ce contexte deux thèses jumelles, l’une en hydroclimatologie et l’autre en économie sur le cas des inondations dans la métropole de Grenoble (Université Grenoble Alpes, IGE/PACTE). La première s’intéresse à l’évolution des précipitations extrêmes dans les Alpes du Nord françaises depuis 1950 et à l’horizon 2100. La seconde étudie les enjeux de l’adaptation au changement climatique d’un territoire à forte présence industrielle.
Intitulé What the Future Has in Store: A New Paradigm for Water Storage (Que nous réserve l’avenir : Un nouveau paradigme du stockage de l’eau), ce nouveau rapport lance un appel urgent à l’ensemble des acteurs du secteur de l'eau, à tous les niveaux, public comme privé, à parler d'une seule voix pour promouvoir des solutions intégrées de stockage de l’eau (naturel, bâti et hybride) qui permettront de relever les défis du XXIe siècle et de répondre aux besoins des populations, des économies et de l’environnement.
Après une année 2022 marquée par une forte sécheresse, la Région Occitanie et six Départements du bassin Adour-Garonne ont décidé d’agir face au manque d’eau. Ces collectivités viennent d’augmenter le capital de la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) pour permettre à ce spécialiste de la gestion des ressources en eau de développer ses actions.
L’INRAE met à disposition le nouvel outil MAKAHO. MAKAHO (pour MAnn-Kendall Analysis of Hydrological Observations) est un système de visualisation cartographique interactif permettant d’examiner les tendances présentes dans les données des stations hydrométriques aux débits peu influencés par les actions humaines. Le test de Mann-Kendall permet d’analyser la significativité des tendances de variables hydrologiques sur les différentes composantes du régime des cours d’eau (étiages, moyennes-eaux, crues), à mettre ensuite en relation avec les impacts du changement climatique sur l’hydrologie de surface.
La Méditerranée est particulièrement touchée par l’invasion de deux espèces de crabes bleus de la même famille (Portunidae) : le Crabe bleu américain, Callinectes sapidus (natif des côtes atlantiques américaines) et le Crabe bleu nageur de Mer Rouge, Portunus segnis (natif de Mer Rouge et d’Indo-Pacifique). Ces deux espèces présentent depuis une dizaine d’années une forte expansion de leur distribution en Méditerranée et une explosion parfois démesurée de leur densité.
Le comité de bassin Seine-Normandie adopte à l’unanimité sa contribution au plan eau, premier chantier de la planification écologique lancé par le gouvernement pour engager dès le début de l’année 2023 une réponse à court, moyen et long terme aux enjeux rencontrés dans le domaine de l’eau, qualitatifs comme quantitatifs. Il s’agit notamment d’anticiper et de réduire l’impact des prochaines sécheresses, en s’adaptant au changement climatique. Fort de son expérience le comité de bassin met l'accent sur l'importance de s'appuyer sur le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2022-2027.
Le projet BRIC (Bring resilience in disadvantaged communities) sur la résilience aux inondations se termine à la fin du premier trimestre 2023. Impliqué sur quatre sites d’expérimentation, le Cerema a testé plusieurs outils dont les objectifs étaient de créer des réseaux de coopération locaux et de sensibiliser aux risques d’inondation pour améliorer la résilience. Balade artistique de sensibilisation, réalité virtuelle, fête de la rivière, expositions, ateliers, plan de sécurité inondation comptent parmi les principaux résultats.
L'année 2022 a été marquée par des épisodes de sécheresse, des pluies peu efficaces et des records de restrictions d'usage d'eau dans les Hauts-de-France. De quoi modifier profondément l'industrie agroalimentaire, qui trouve des solutions pour s'adapter.
Le 2 février est la Journée mondiale des zones humides. La France a annoncé qu'elle financera un programme de restauration de mangroves en coopération avec l'OECO pour un montant de 3 millions d'euros en 2023.
15 millions de personnes à travers le monde sont menacées par le débordement des lacs glaciaires, favorisé par le changement climatique. Tel est le résultat d’une étude publiée le 7 février dans la revue scientifique Nature Communications. Les populations vivant dans les hautes montagnes d’Asie et dans les Andes sont les plus vulnérables. Plus de la moitié des personnes à risque se trouve en Inde, au Pakistan, au Pérou et en Chine.
Ce LIFE Climat est la continuité du LIFE Nature "Tourbières du Jura". Ce changement de thématique est l’occasion de rappeler l’importance des zones humides dans la lutte contre le changement climatique, mais également dans l’adaptation à ses conséquences dramatiques.
Les polémiques se multiplient autour de la production de la « neige artificielle ». Rien qu’en 2022, plusieurs événements ont mis en lumière ce recours de plus en plus décrié à ce que l’on appelle également la « neige de culture ». Citons par exemple les Jeux olympiques d’hiver de Pékin, assurés à 100 % grâce à la production de neige ; mais aussi la mobilisation organisée à la Clusaz pour contester la mise en place d’une retenue d’eau d’altitude, ou encore le stockage et le transport de neige pour les championnats du monde de biathlon au Grand-Bornand. Enfin, les effets de la grande douceur du début de la saison d’hiver 2022/23, conduisant à un enneigement très déficitaire.
Avec le changement climatique, les débordements des deux rivières pourraient se multiplier à l’avenir. Le nouveau programme de prévention tente d’apporter des réponses.
Alors que la péninsule, toujours confrontée aux pollutions de son littoral, sort d’une crise de l’eau potable sans précédent, le préfet du Finistère a autorisé le 8 novembre 2022 l’agrandissement d’une des plus grandes porcheries de France, à Landunvez (29). Quatre jours plus tôt, Inès Léraud et Kristen Falc’hon publiaient dans Mediapart un nouveau volet dans l’affaire Avel Vor. Nous le publions ici en accès libre.
Les travaux de démolition du Signal, immeuble devenu symbole du recul des plages sur le littoral atlantique, ont démarré 3 février à Soulac-sur-Mer (Gironde), alors que des dizaines de milliers d'autres logements sont menacés d'ici la fin du siècle.
Dans un texte collectif, huit députés LR, dont Aurélien Pradié, plaident pour une modernisation et un réinvestissement du parc hydraulique français. Seul un mix nucléaire/hydraulique nous permettra de concilier écologie et souveraineté, affirment-ils.
La Cour régionale des comptes (CRC) a critiqué, dans un rapport publié vendredi, la politique menée par la Collectivité de Corse en matière de gestion de l'eau, jugeant son bilan « modeste » avec des investissements « en deçà des objectifs ».
Le gouvernement entend poursuivre la dynamique de déploiement des projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) avec l’objectif d’atteindre une centaine de projets à horizon 2027. Un additif à une précédente instruction vient conforter les points fondamentaux pour la réussite de la démarche, depuis la mise en place de la gouvernance, l’élaboration du programme d’actions jusqu’à l’accompagnement par les services de l’État de chacune des étapes clés, y compris si besoin pour sortir des situations de blocages.
L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse confirme que l’état des lagunes méditerranéennes s’améliore progressivement depuis une dizaine d’années au regard des résultats de la surveillance 2021. Mais les effets du changement climatique tels que l’augmentation des températures, la diminution des précipitations et de l’oxygénation de l’eau peuvent atténuer l’efficacité des actions menées pour l’atteinte du bon état de ces milieux fragiles.
En France, de nombreux usages sont concernés par les pénuries d’eau en rivière. Dans un contexte de changement climatique, il apparait nécessaire de pouvoir mieux anticiper les périodes d’étiage afin d’améliorer la gestion de la ressource en eau. Le projet PREMHYCE a permis de mettre au point une plateforme opérationnelle de prévision des étiages applicable à l’échelle nationale.
L'Agglomération du Cotentin a signé un nouveau contrat « eau & climat » ce vendredi 27 janvier 2023. Objectif : redoubler d'efforts pour assurer la qualité de l'eau.
La ville d'Auckland a subi des inondations historiques après des pluies diluviennes survenues entre vendredi et samedi. Le point sur les causes qui ont conduit à un record absolu de précipitations dans une zone habituellement agréable en janvier.
Le delta du Mékong est souvent présenté comme l’une des régions du monde les plus menacées par le changement climatique. Sa très faible altitude moyenne en fait effectivement une zone fortement exposée à la montée du niveau marin : de larges portions du delta pourraient ainsi se retrouver sous le niveau de la mer au cours du XXIe siècle. Comme l’ont montré différents travaux de recherche, il est toutefois crucial de ne pas négliger l’impact des activités humaines locales : les extractions d’eau souterraine et de sable fluvial, notamment, ont des conséquences d’une ampleur bien supérieure à celle de la seule montée du niveau marin.
L’hydro-acoustique est une méthode non intrusive d’échantillonnage des populations de poissons en écosystèmes lacustres qui permet d’estimer leur abondance et d’étudier leurs relations avec l’écosystème. Des travaux menés dans le cadre du partenariat OFB-INRAE ont permis de valider et préciser les recommandations de la norme européenne de méthode d’échantillonnage de poissons lacustres par hydro-acoustique, et d’apporter des éléments d’amélioration vis-à-vis des protocoles recommandés. En parallèle, plusieurs projets ont utilisé les données acoustiques générées afin de répondre à des enjeux de gestion ou des questions d’écologie.
L’été 2022 aura été marqué par une période inédite de sécheresse sur notre territoire. Cette situation n’empêche pas que nous soyons exposés aux risques naturels d’inondation. Ces phénomènes extrêmes devraient s’accentuer en fréquence et intensité dans les années à venir, conséquence directe du changement climatique. Tours Métropole Val de Loire souhaite aujourd'hui connaître la perception de ses habitants au risque inondation.
Sous la présidence de M. Jean LAUNAY, le Comité national de l’eau (CNE) s’est réuni le 5 janvier 2023, en présence de Mme Bérangère COUILLARD, Secrétaire d’État chargée de l’écologie. Il en résulte de très nombreuses propositions, dans tous les domaines des deux cycles de l’eau, et ce à la veille d’annonces gouvernementales. Détaillons ces diverses et importantes propositions au fil d’une vidéo détaillée, puis via des sources brutes.
Depuis le milieu du XXème siècle, la fonte des glaciers a été observée sur les glaciers des Alpes. Quels sont les effets de ce réchauffement climatique sur les glaciers et leur écosystème ? Avec : Martin Ménégoz, climatologue, chercheur au CNRS et membre de l’IGE (Institut des géosciences de l’environnement) de Grenoble. Marie Dumont, chercheure à Météo France, directrice du Centre d’Etudes de la Neige (CNRS M2TEO France). Sophie Cauvy-Fraunie hydro-écologue et chercheuse à l’INRAE, spécialiste de la biodiversité sur les glaciers. Maeva Cathala doctorante en géographie au laboratoire CNRS Environnement et dynamique des territoires de montagne (EDYTEM). Elle fait sa thèse sur la cartographie des risques liés à la dégradation du permafrost.
Anne Hidalgo, Maire de Paris, Patrick Ollier, Président de la Métropole du Grand Paris et Président de l’établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs et l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) engagent une vaste étude prospective sur les impacts possibles d’une pénurie en eau à l’échelle de l’aire urbaine de Paris à l’horizon 2030, 2050 et 2100. L’évaluation des impacts socio-économiques d’une telle pénurie et de ses effets sur la Seine et ses affluents permettront d’identifier de nouvelles mesures pour préparer le territoire métropolitain à faire face aux risques de sécheresse à court moyen et long terme. L’événement de lancement de cette étude s’est tenu le 25 janvier 2023 à l’Hôtel de Ville de Paris.
C'est une des marques les plus visibles du changement climatique dans notre région : chaque année, le trait de côte du littoral aquitain recule, parfois de plusieurs dizaines de mètres, sous l'effet conjugué des tempêtes et des courants marins. À Biscarrosse, la communauté de communes tente de freiner cette érosion en transférant du sable du sud vers la plage centrale, plus au nord.
Sous la présidence de M. Jean LAUNAY, le Comité national de l’eau (CNE) s’est réuni le 5 janvier 2023, en présence de Mme Bérangère COUILLARD, Secrétaire d’État chargée de l’écologie. Voici les trois documents qui en ressortent et qui importent à la veille, demain 26 janvier 2023, d’annonces gouvernementales à ce sujet.
De nombreuses espèces se réfugient sous la neige, en hiver, afin de s’isoler du froid. Avec les températures plus clémentes l’hiver, ce refuge saisonnier vital risque de disparaître.
Plusieurs des programmes de stockage de l’eau pour l’agriculture sont compromis en raison des faibles niveaux des nappes phréatiques et des tensions sur les usages.
La Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Foret (DRAAF), la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) et l’agence de l’eau Loire-Bretagne lancent un appel à projet conjoint pour sensibiliser les élèves des établissements d’enseignement agricole à la préservation de l’eau.
L'artficialisation des sols est aujourd'hui une préoccupation des pouvoirs publics, aussi bien à l'échelon national que local. Des solutions pour désimperméabiliser les sols urbains, les végétaliser, sont mises en oeuvre dans les territoires: ces fiches présentent des retours d'expériences à destination des collectivités.
A l'occasion de la signature d'un accord de partenariat entre l'Agence Française de Développement (AFD) et l'OiEau visant à dynamiser 7 bassins versants africains pour une meilleure gestion de l'eau, nous avons posé 3 questions à Lionel Goujon, Responsable de la division Eau & Assainissement de l'AFD. Démarrant en janvier 2023 pour une durée de 3 ans, ce projet a objectif principal de favoriser une adaptation efficiente et pérenne aux effets du changement climatique.
L'OiEau assurera la gestion globale du projet, tout en apportant une assistance technique et institutionnelle aux Organismes de Bassin transfrontaliers (OBT), afin de renforcer leurs capacités en matière de gestion intégrée des ressources en eau.
Dans le canton de Berne, le groupe parlementaire des Verts souhaite produire artificiellement des glaciers pour atténuer les pénuries d'eau en été. L'expérience ne séduit toutefois pas le gouvernement.
Après avoir atteint des niveaux records en 2022, la sécheresse pourrait devenir une norme en France dans les années à venir. Pour éviter cette perspective sinistre, il est urgent de mieux comprendre le cycle de l'eau et notamment le rôle décisif joué par les végétaux, qui peuvent constituer des alliés précieux dans l'objectif de favoriser des précipitations plus régulières.
Le 13 janvier dernier, le syndicat du bassin versant de la Reyssouze, l’Agence de l’eau et le Département de l’Ain ont signé un contrat environnemental 2022-2024 comprenant 11 actions de restauration et de préservation des milieux aquatiques pour un montant total de 7,8 millions d’euros.
Une digue dangereuse, une retenue d’eau de piètre qualité sur un site d’une biodiversité unique, qui subit les aléas climatiques. Bienvenue au lac de Laromet. Ne cherchez pas les carpes, on ne les voit plus. La vase et la jussie ont eu raison de l’eau.
Cette enquête s’adresse aux professionnels de la gestion locale des milieux aquatiques de France métropolitaine, touchés ou non sur leur territoire de gestion par le phénomène d'intermittence. Votre avis nous interesse quelque soit votre niveau de connaissance sur le sujet.
Alors que la Loue est toujours victime de pollutions, la ville d’Ornans dans le Doubs a décidé de faire de 2023, une année dédiée à la sensibilisation et la prise de conscience du mauvais état de la rivière. Les résultats inédits d’études et le lancement d’actions doivent également faire de 2023, une année charnière/clé pour tenter de sauver, en plein réchauffement climatique, cette rivière emblématique de Franche-Comté.
Le nouveau cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 a été adopté le 19 décembre dernier lors de la 15e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique. Feuille de route pour la communauté internationale d’ici 2030, cet accord doit permettre d’apporter les changements de trajectoire nécessaires pour enrayer et inverser la perte de biodiversité. Mais concrètement, que peut apporter cet accord pour la protection d’écosystèmes emblématiques, comme les zones humides méditerranéennes ? Si les 23 cibles adoptées à Montréal sont pertinentes à différents degrés pour ces écosystèmes, quatre méritent ici une attention particulière en ce qu’elles sont à la fois porteuses de promesses de changement et illustratives des défis soulevés.
La transposition de la nouvelle directive Eau potable (2020/2184) par une ordonnance et deux décrets [...] impose la réalisation de plans de gestion de la sécurité sanitaire de l'eau (PGSSE) de la zone de captage jusqu'en amont des installations privées de distribution, afin de prévenir et maîtriser les risques sur la chaîne de production et de distribution de l’eau. Un arrêté, paru ce 11 janvier, en précise les modalités d'élaboration, de mise en œuvre, de mise à jour et de transmission.
Avantage du procédé par rapport à ceux de la désalinisation classique : en s'évaporant et en se transformant en gaz, l'eau de mer perd la quasi-totalité de son sel naturellement. C'est pour cette raison que l'eau de pluie n'est pas salée. Le traitement pour la rendre propre à la consommation nécessitera donc bien moins d'énergie et d'impact environnemental que les méthodes existantes (saumure, eaux usées chargées en métaux lourds).
Ravagée par une tempête depuis une dizaine de jours, la Californie a déclaré l’état d’urgence. La ville de Montecito, elle, a exhorté ses riches et célèbres résidents à évacuer leurs domiciles.
Cet appel à manifestation d’intérêt a pour objectif d’accompagner des projets d’adaptation au changement climatique destinés à réduire la vulnérabilité des territoires ou des milieux naturels face aux risques récurrents d’évènements extrêmes (crues et sécheresses) et d’augmentation de la température dans un contexte de changement climatique. Il doit s‘agir de projets qui contribuent directement aux plans de bassin d’adaptation au changement climatique.
Cinq militants anti-bassines étaient jugés ce vendredi 6 janvier à Niort pour des dégradations et des violences commises lors de l’envahissement d’un chantier à Mauzé-sur-le-Mignon en septembre 2021. Peines de prison avec sursis, interdictions de territoire, enquête zélée : ce procès signe une nouvelle escalade sécuritaire de l’État à l’encontre du mouvement écologiste.
Le tribunal de Montpellier vient de donner raison à une association écologiste, qui réclamait qu’un volume d’eau plus important soit laissé dans la rivière Têt, au lieu d’être pris par les canaux pour irriguer les champs. Les agriculteurs sont furieux.
Si la France a renoncé à explorer les grands fonds océaniques, de jeunes sociétés testent des engins pour collecter, par 6 000 mètres de fond, des nodules polymétalliques qui pourraient satisfaire les besoins mondiaux en batteries. Avec de fortes incertitudes sur l’impact environnemental d’une telle activité.
Dans un contexte de changement climatique, et d’accentuation des phénomènes météorologiques extrêmes, la question de la résistance à la sécheresse des espèces cultivées se pose sur tout le territoire. En Nouvelle-Aquitaine, les scientifiques d’INRAE étudient le cas du pin maritime en collaboration avec l’ONF. Ils ont comparé la capacité de transport de l’eau de populations locales de pins maritimes et de populations génétiquement améliorées issues d’un programme de sélection commencé dans les années 1960. Leurs résultats, publiés dans Tree Physiology, montrent que les variétés améliorées de pins maritimes ont une meilleure capacité à transporter l’eau et sont aussi résistantes à la sécheresse que les populations naturelles.
La Communauté de communes de la Dombes tire la sonnette d’alarme. L’avenir de la ressource en eau est en danger sur cet espace pourtant riche de ses multiples étangs. La collectivité mobilise massivement autour de son Projet de territoire pour la gestion de l’eau, baptisé Eau Ain-Dombes-Saône 2050.
Victime de son attractivité, le bassin de l’Or dans l'Hérault, subit de nombreuses altérations impactant la qualité des cours d’eau, classés dans un état moyen à mauvais. Le nouveau contrat Grand cycle du bassin de l’Or pour la période 2022-2024 engage les acteurs du territoire.
Pendant des décennies, la gestion de l’eau potable des villes françaises de Lyon et Bordeaux avait été déléguée à des sociétés privées. Mais depuis le 1er janvier 2023, ce sont des régies publiques qui en ont désormais à nouveau l’entière responsabilité politique et technique. Ces deux villes rejoignent ainsi celles qui, à l’exemple de Paris, Grenoble, Nice, Rennes et autres, ont décidé de remunicipaliser leurs services de l’eau.
Notre objectif ici n’est pas de reconstituer les climats passés en extrayant des carottes de glace comme le font les missions en Antarctique ou au Groenland. Il s’agit plutôt d’explorer ce qui se passe à des centaines de mètres sous la surface, là où le glacier repose sur son lit de roches et de sédiments. C’est là que se joue sa stabilité, car l’eau de fonte venant de la surface s’y infiltre et agit comme un lubrifiant.
Manque de neige, coûts de l’électricité en hausse... Les stations de moyenne altitude galèrent. Certains élus et habitants inventent d’autres modèles, mais l’attachement des villageois au modèle ski reste vivace.
Le 7 décembre 2022, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, Franck Robine, a installé le premier Comité Régional de l’Eau en présence de la présidente de Région, Marie-Guite Dufay et du directeur de la DREAL, Jean-Pierre Lestoille.
À l’occasion de la COP27, Simon Kofe, le ministre des Affaires étrangères de Tuvalu, a annoncé la création d’une réplique digitale de son pays, lui offrant ainsi la perspective d’une continuité virtuelle en cas de submersion par les eaux.
Les hydrologues de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) relèvent la température des cours d’eau depuis plusieurs dizaines d’années déjà. Depuis cet été, l’OFEV mesure la température de l’eau de certains lacs, au moyen de sondes automatiques et en collaboration avec l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau (Eawag). Toutes les données sont libres d’accès. Dans le cadre de ce projet pilote, l’OFEV veut examiner la possibilité d’étendre les mesures à d’autres lacs. En effet, il est essentiel de connaître l’évolution des températures dans les lacs pour mieux comprendre les écosystèmes lacustres, suivre les modifications liées aux changements climatiques et prendre les mesures d’adaptation nécessaires.
Tour à tour les communes de Sotteville-lès-Rouen, par le biais du Cerema, et de Paris viennent de publier leurs méthodes pour rénover et requalifier les cours et abords de leurs écoles. Leurs approches sont sensiblement identiques : pour développer le bien-être des enfants et préparer la transition climatique, elles s'en sont remises à une large concertation.
Les marais de Coupvray deviendront une zone d'expansion des crues (ZEC). Objectif : tenter de protéger Esbly des inondations devenues annuelles. Cette solution est-elle suffisante ?
Fixé à 2 milliards d’euros par l’Etat, le « fonds vert » sera disponible à partir du 1er janvier prochain pour « accélérer la transition écologique dans les territoires ». Parmi les projets éligibles figurent des travaux de prévention des inondations.
Les canicules de l’été 2022 et la sécheresse ont mis en évidence la nécessité d’une meilleure utilisation des ressources hydriques. La multiplication des mégabassines, qui ne servent que l’agriculture conventionnelle, peut semer la controverse.
La sécheresse historique de cette année ne constitue en réalité que la partie émergée de l'iceberg : de nouvelles études révèlent le déclin alarmant du niveau de l’eau dans les aquifères du continent.
Vendredi 16 décembre, à 12h46 heure française, le satellite SWOT (Surface Water Ocean Topography) s’élancera vers l’espace à bord d’une fusée SpaceX depuis la base américaine de Vandenberg. Ce satellite franco-américain, fruit de 30 ans de coopération entre nos deux pays, est la première mission spatiale qui recensera les stocks d’eau douce à l’échelle mondiale. Elle permettra également de mieux comprendre les dynamiques océaniques. Ses données seront essentielles pour nous permettre de mieux nous adapter et de mieux comprendre le changement climatique et ses conséquences sur notre planète.
Pour la première fois en 2022, de nombreux cours d’eau pérennes, en France mais aussi en Europe et en Amérique du Nord, se sont asséchés. Les assèchements d’origine anthropique, accentués par le changement climatique, pourraient générer des réponses hydrologiques et écologiques différentes de celle observées dans les cours d’eau naturellement intermittents (= sans eau une partie de l’année). Une équipe internationale composée de membres du projet européen DRYvER (unité RiverLy) et du réseau RCN DRYRIVERS aux Etats Unis, ont collaborés pour dresser l’état de l’art sur les causes, réponses et implications des assèchements d’origine anthropique et naturelle des cours d’eau. Leurs résultats, publiés le 7 décembre 2022 dans BioScience, montrent qu’une gestion différente et adaptée de ces écosystèmes devrait être implémentée.
Jeudi 1er décembre, la cour internationale de justice de La Haye, plus haute juridiction de l’ONU, vient de rendre son verdict. Le fleuve Silala transfrontalier entre le Chili et la Bolivie devient un cours d’eau « international ». Il s’agit d’un cours d’eau stratégique, voire considéré par certains experts comme étant un des plus vulnérable au monde sur le plan géopolitique.
Chaque année, 250 000 personnes sont victimes d’une submersion marine à l’échelle de la planète, d’après le GIEC (Groupement Intergouvernemental des Experts pour le Climat). Un chiffre appelé à doubler en 2100, avec l’intensification de la montée des eaux liée au dérèglement climatique. Particulièrement vulnérable, la Charente-Maritime est l’un des départements qui doit adopter des stratégies pour rendre son littoral plus résilient. Analyse de Virginie Duvat, géographe et chercheuse au LIENSs (unité mixte de recherche au service des enjeux du développement durable des littoraux) de La Rochelle. Elle est l’une des autrices principales du sixième rapport du GIEC.
Fixé à 2 milliards d’euros par l’Etat, le « fonds vert » sera disponible à partir du 1er janvier prochain pour « accélérer la transition écologique dans les territoires ». Parmi les projets éligibles figurent des travaux de prévention des inondations.
Le dernier rapport de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse annonce 51 % des rivières de son bassin en bon état. Dans Grandeur nature, on s'intéresse à l'état de santé du fleuve Rhône avec Thomas Pelte, chef du service Ressource en eau et milieux aquatiques à l'Agence de l'eau RMC.
A mi-chemin entre l’état des lieux 2019, sur lequel repose le SDAGE Seine-Normandie 2022-2027, et le futur état des lieux 2025, l’agence de l’eau, avec ses partenaires des services de l’Etat, a évalué la qualité de l’ensemble des milieux aquatiques du bassin afin de situer le bassin sur cette trajectoire qui nous mène à 2027. Cet exercice a été réalisé selon les règles d’évaluation de la Directive cadre sur l’eau.
Le présent bulletin fournit un bilan synthétique de l’année hydrologique écoulée, du 1er septembre 2021 au 31 août 2022, concernant l’évolution quantitative des ressources en eau du bassin ainsi que les faits marquants qui se sont produits sur le territoire.
L’agence de l’eau a organisé une journée technique sur les lagunes des bassins Rhône-Méditerranée et de Corse, le 1er décembre 2022 à Montpellier. L’occasion d’échanger sur les résultats actuels de la surveillance et les dernières connaissances sur les poissons migrateurs, les démarches d’évaluation des « flux de polluants admissibles » par les lagunes. Retrouvez les présentations des intervenants.
L’appel à projets est un succès puisque 174 candidatures ont été reçues. Une quarantaine de projets jugés particulièrement ambitieux ont été retenus pour une enveloppe d’aides régionales de 4 M€. Un tiers d’entre eux concernent la désimperméabilisation de cours d’école, un autre tiers porte sur la requalification de centre-bourgs et l’aménagement urbain, 10% portent sur la désimperméabilisation de parkings et 10% sur la réhabilitation de friches et de ZAC.
Notre étude explore la co-construction d’un suivi participatif des rivières au Québec impliquant un ensemble d’acteurs, dont des volontaires. Notre analyse montre une hétérogénéité d’attentes et d’enjeux par rapport au projet de suivi participatif, même si sa finalité générale, à savoir une meilleure prévisibilité des aléas de crues, n’est pas remise en cause. Nous mettons aussi en évidence certaines tensions apparues au cours du processus, notamment autour des types de mesure et de leur mise en œuvre.
En cas de phénomène météorologique dangereux, l’établissement communiquera désormais des prévisions sur deux jours pour la métropole. En outre, un zonage infradépartemental sera progressivement mis en place pour certains phénomènes.
Les « acequias » ont alimenté pendant des siècles les champs et les villages espagnols en eau, avant de tomber en désuétude. Des agriculteurs remettent aujourd’hui en état ce système peu coûteux et efficace.
On a parlé gestion de la ressource en eau mardi 29 novembre à Angers. Le « comité de Bassin Loire-Bretagne » était rassemblé au centre de Congrès. L'inévitable question des bassines est revenue dans les débats. Il faut trouver des compromis, supplie le président du comité Thierry Burlot.
Les cimes des Pyrénées françaises sont à l’agonie. Selon les informations de Ouest France, deux des neuf glaciers de la région — le Boum et le Portillon — ont été déclarés « morts » en raison de leur rétrécissement extrême, causé par le changement climatique.
Urgence climatique, retard infrastructurel, compétences délocalisées, financements à trouver, communes à accompagner, la maîtrise de la ressource prend de plus en plus des allures de casse-tête. À l'assemblée, les élus s'accordent pour accélérer le pas. La stratégie en débat
Des millions d’Européens sont exposés au risque inondation. Chaque année en France, les inondations causent de 650 à 800 millions d’euros de dégâts et continuent de tuer. C'est ce qui a conduit à la mise en place de la Directive européenne sur les inondations en octobre 2007, pour engager des plans d’actions permettant d’en réduire les effets négatifs. Depuis de nombreuses années, les scientifiques d’INRAE mènent des travaux de recherche et d’expertise pour mieux comprendre les phénomènes liés aux inondations et concevoir des outils et méthodes pour s’en prémunir.
Un point info organisé ce 24 novembre dans le cadre du Congrès des maires a permis de dresser un état des lieux des démarches déjà entreprises ou à développer pour répondre à l'objectif de réduction des prélèvements par les services d'eau potable, fixé par les Assises de l'eau en 2019 et que le chantier eau de la "planification écologique" va devoir décliner.
Dans le cadre de ses missions, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse organise la concertation avec les acteurs locaux, produit et diffuse la connaissance sur l’eau. C’est à ce titre que Thomas Pelte, chef du service Ressources en eau, milieux et fleuve Rhône, a coordonné un rapport en 2017 sur les « Impacts du changement climatique dans le domaine de l’eau sur les bassins du Rhône-Méditerranée et Corse ». Dans cet entretien, il revient sur les principaux enseignements de ce rapport et aborde plus largement les interdépendances entre secteurs et entre territoires.
Expert au Cerema sur les ouvrages côtiers de prévention contre les submersions, Yann Deniaud nous éclaire sur les spécificités de la Prévention contre les inondations (« PI ») appliquée au littoral.
L'eau potable est une ressource stratégique. Sa gestion est un enjeu crucial pour la collectivité dans un contexte de croissance urbaine inédite. Comment la métropole de Bordeaux a-t-elle réussi à établir une maîtrise technique de cet enjeu et une gouvernance de concertation ?
La qualité de l’eau de la rade de Brest se dégrade et certains de ses écosystèmes fragiles sont menacés ; pour remédier à ce problème, le Syndicat de bassin de l’Elorn, l’Epaga – Établissement public d’aménagement de l’Aulne et de l’Hyères – et Brest métropole pilotent un contrat de rade qui engage toutes les collectivités, entreprises et structures d’un large territoire.
En septembre et octobre 2022, le projet LIFE Eau&Climat a été présenté lors de différents événements : l’EURO-RIOB le 26 septembre, le séminaire national SAGE le 4 octobre et un Jeudi de la CREMA le 6 octobre.
Le projet LIFE Eau & Climat - Supporting long-term local decision-making for climate-adapted Water Management (LIFE19 GIC/FR/001259) a été lancé le 1er septembre 2020 et durera 4 ans. Il est orchestré par l’Office International de l’Eau (OiEau) et réunit 14 partenaires. Ce projet a pour objectif d’évaluer les effets du changement climatique, à les prendre en compte dans leur planification et à mettre en œuvre des mesures d’adaptation.
L’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse publie son rapport bisannuel sur l’état des rivières. Dans la région, il y a des progrès mais aussi de nouveaux défis. Le changement climatique est le plus grand. Mais la renaturation des sols en est aussi un, car notre région a trop abusé de ce relooking des cours d’eau.
Traversé par le Tigre et l’Euphrate, l’Irak subit des pénuries d’eau chroniques et de plus en plus aiguës. Le pays, parmi les plus vulnérables à la crise climatique, a envoyé une importante délégation à Charm el-Cheikh pour la COP27. Mais l’incurie gouvernementale demeure.
Peut-on profiter des effets bénéfiques de la forêt sur l'eau, tout en ayant une activité forestière ? Avec : Xavier Blanc, propriétaire forestier du groupement Bois de Coeur en Haute-Vienne (87), et en passagers clandestins un rougegorge familier et quelques geais des chênes.
Pour les Pharaons, il était la vie. Aujourd'hui, le Nil assure la survie de millions d'Africains. Mais avec le changement climatique, conjugué à son exploitation par l'homme, le compte à rebours a commencé pour le deuxième fleuve le plus long du monde.
Les cultures marines, et l’ostréiculture en particulier, sont représentées en France par des activités traditionnelles qui s’adaptent, depuis plus d’un siècle, à l’originalité des trois façades côtières : Manche–Mer du Nord, Atlantique et Méditerranée. Cependant, aujourd’hui en Méditerranée, le recours à des connaissances nouvelles et aux innovations est nécessaire pour répondre, d’une part, à des exigences du marché toujours plus exigeantes, et d’autre part, à la pression croissante des contraintes environnementales.
A l’occasion du Congrès des maires de France qui se tient du 22 au 24 novembre à Paris, Michèle Chay et Sarah Mouhoussoune, conseillères du CESE et rapporteures d’un avis sur La gestion de l’eau et de l’assainissement dans les Outre-mer, lancent un appel en faveur d’un investissement massif dans les réseaux et services de l’eau en Outre-mer.
Le gouvernement a annoncé une enveloppe supplémentaire de 100 millions d’euros que les agences de l’eau vont distribuer en 2023 pour aider à lutter contre la sécheresse. Mais s’agit-il de nouveaux crédits attribués ou d’une astuce de Bercy pour piocher dans les caisses des agences ?
Sénateur de Haute-Loire et agriculteur installé à Saint-Paulien, Laurent Duplomb plaide pour « stocker l’eau, investir pour interconnecter les réseaux et réaliser des barrages » tout en affirmant de « savoir garder raison » sur l’épisode de sécheresse de cette année.
Depuis le Néolithique, en France, la sédentarisation des sociétés a conduit à la transformation des cours d'eau, dont l'ampleur s'est accentuée depuis la révolution industrielle. Elle se traduit par une simplification des formes fluviales et des dysfonctionnements hydrogéomorphologiques mais elle est également une source de diversification des paysages fluviaux. De nos jours, les restaurations voient se multiplier les controverses entre des visions opposées (biocentrée et anthropocentrée) qui imposent de repenser et caractériser la variété des paysages des cours d’eau dans le cadre d’une hybridation Nature/Société. L’hydrodiversité est une proposition d’une nouvelle notion. Telle que nous la définissons elle s’intéresse à la diversité des paysages des cours d’eau. Elle propose un changement de regard et permet de dresser plusieurs perspectives. La première consiste à inventorier la diversité des formes ; la seconde s’attache à sensibiliser le grand public à cette diversité et la dernière ambitionne de la rendre opérationnelle.
La Cellule de Suivi du Littoral Normand, avec le soutien de l’Europe, la Région Normandie et l’Agence de l’eau Seine Normandie, a mené un long travail de compilation, d’analyse et de croisement des données DCE et a publié des rapports d’étude complets sur la biodiversité piscicole des 8 sites normands. Ce travail s’appuie essentiellement sur les données de suivi de la « DCE » à partir d’échantillonnages selon l’axe longitudinal des fleuves. Outre cette approche classiquement abordée, l’originalité de la démarche repose sur l’incorporation de résultats de pêches acquis dans d’autres contextes au niveau des habitats latéraux. Les rapports de synthèse sont à découvrir ci-dessous.
Comment accorder ressource en eau, activité agricole et nature ? Réponses avec : Jean-Paul Pichaud, éleveur laitier à St Clément de la Place (49), et quelques moineaux domestiques.
Vagues de chaleur, sécheresses, pluies torrentielles, le changement climatique va intensifier le nombre d’épisodes climatiques extrêmes. L’année 2022 se caractérise par une sécheresse sans précédent… Quels sont les impacts de ces épisodes et comment en atténuer les conséquences ?
Gamin j'ai débuté la pêche sur des ruisseaux en pleine dégradation, sans le savoir, dans le nord du Béarn. Maladroit dans ma pêche au toc, à mesure que je progressais, les truites se faisaient de plus en plus rares et la physionomie de mon ruisseau évoluait rapidement. Il m'a fallu plusieurs années pour comprendre ce qui s'était joué durant mes débuts à la truite. Un jour, un guide de pêche m'a dit : "tu as des chevesnes ?! C'est parce que l'eau se réchauffe !". La thermie est en effet le facteur limitant le plus important pour la majorité des espèces piscicoles, mais aujourd'hui tout s'emballe, 2022 est probablement l'année d'une prise de conscience pour de nombreux pêcheurs.
Des experts indépendants ont été mandatés par l’État du Valais pour étudier si le projet de 3e correction du Rhône, tel qu’il a été conçu, est le plus approprié pour répondre aux défis et besoins actuels. Ce vaste projet vise d’une part à garantir la sécurité des habitants et de leurs biens contre les crues et restaurer la dynamique naturelle du fleuve. Depuis son lancement en 2000 et le début des travaux en 2009, le contexte dans lequel il s’inscrit a fortement évolué. La décision d’analyser l’adéquation du projet à cette évolution fait par ailleurs écho à des questions récemment posées dans ce sens au Parlement cantonal.
Les représentants des sept comités de bassin de l'hexagone se sont réunis ce 9 novembre à Paris en présence de la secrétaire d'État chargée de l'écologie, Bérangère Couillard. Après l'épisode de sécheresse intense de cet été, dont les effets se font toujours sentir, ils se disent prêts à s'engager davantage dans les territoires pour mettre en place des solutions structurelles au changement climatique et contribuer ainsi à la feuille de route pour l'eau que prépare le gouvernement dans le cadre de la "planification écologique".
Déjà accusée par des riverains de contribuer à assécher les sources de la région, la société des eaux de Volvic est aussi suspectée d’avoir caché l’existence d’une décharge de PVC située dans une réserve naturelle.
Après l’épisode de sécheresse intense qu’a connu la France cet été, qui laisse encore aujourd’hui des effets très perceptibles dans de nombreux bassins versants, les 7 comités de bassin de l’hexagone se sont réunis le 9 novembre lors d’une réunion inédite, en présence de Bérangère Couillard, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Leur position est unanime : il est impératif d’agir plus vite, plus fort dans les territoires afin de mettre en place des solutions structurelles d’adaptation au changement climatique. Cette rencontre est une étape décisive pour définir la feuille de route gouvernementale pour l’eau, premier chantier de la planification écologique territoriale prévu pour début 2023.
La restauration de cette zone humide de 16 ha illustre un service essentiel rendu par ce type de milieu, l’expansion des crues. Ainsi le marais d’Eglemesnil (Seine-Maritime) participe à l’écrêtement des crues de la Saâne en la laissant déborder, tout en offrant des habitats accueillants pour une biodiversité retrouvée.
Durant tout l’été, la sécheresse a frappé l’Occitanie. La région a été l’une des plus touchées en France. Face au réchauffement climatique, les départements sont contraints d'agir.
Les barrages des castors ont des effets bénéfiques contre les incendies et les inondations. De quoi en faire un parfait allié face au réchauffement climatique.
Crues et tempêtes dévastatrices, canicules et vagues de froid en toute saison... les événements extrêmes se multiplient sur la planète. Mais comment attribuer avec certitude telle ou telle catastrophe au changement climatique ? Les scientifiques font actuellement des pas de géants pour répondre à cette question majeure.
En raison des effets du réchauffement climatique et quelles que soient les mesures prises pour limiter la hausse des températures, les glaciers d’un tiers des 50 sites classés au patrimoine mondial sont condamnés à disparaître d’ici à l’horizon 2050. C’est la conclusion d’une étude menée conjointement par l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, et l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature. Encore faudra-t-il que les émissions de gaz à effet de serre soient réduites de manière drastique pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels. Sinon il sera difficile de sauver les deux autres tiers.
Dans les Deux-Sèvres, les événements des 29 et 30 octobre opposant gendarmes et manifestants témoignent d’un conflit de plus en plus violent autour de la gestion de l’eau dans les campagnes. Face à un gouvernement qui tente de faire passer en force les projets de bassines agricoles, la résistance s’intensifie et a fait plusieurs blessés graves parmi les militants. Vendues comme une solution aux sécheresses, ces réserves de stockage destinées à l’irrigation d'une minorité d'agriculteurs sont dénoncées pour leur impact dévastateur sur le milieu naturel, le modèle agricole intensif qu’elles soutiennent, et la “privatisation” de l’eau.
Avec l’accord de Matignon, la préfecture viennoise a entériné la création de retenues destinées à stocker 8,8 millions de mètres cubes d’eau. Malgré une manifestation le week-end dernier contre un projet similaire dans les Deux-Sèvres voisines, les agriculteurs mettent en avant la nécessité de ces réserves.
Leur découverte scientifique remonte à trente ans à peine, les rivières aériennes de vapeur éclairent le rôle clé des forêts pour le climat et le cycle de l’eau. Un documentaire passionnant à voir sur Arte et une exposition en Avignon jusqu’à fin novembre.
À l’approche des Jeux olympiques de 2024, la baignade dans la Seine revient dans l’actualité. S’il soulève de nouveaux défis en matière d’amélioration de la qualité de l’eau, cet objectif fait suite à des projets centrés sur les fleuves et les grandes rivières qui ont consisté à valoriser les fronts d’eau en ville comme cela a été le cas avec les berges de la Seine à Paris, des bords du Rhône à Lyon ou de la Garonne à Bordeaux. Dans l’ombre de ces cours d’eau, les petites rivières urbaines ont longtemps été délaissées. Elles représentent pourtant la part principale du réseau hydrographique qui traverse les grandes agglomérations (73 % en Île-de-France) et le cadre de vie d’une grande partie des citadins. Elles peuvent offrir une réponse à la demande croissante de nature en ville exacerbée par la crise sanitaire en fournissant une connexion avec une nature de proximité, mais aussi contribuer à des enjeux rendus urgents par le changement climatique tels que la réduction de l’îlot de chaleur urbain ou la préservation de la biodiversité.
Exposée à un risque marqué d’inondations, Saint-Martin-d’Auxigny (Cher) a vu se concrétiser, de 2018 à 2020, un vaste projet de restauration de la rivière l’Auxigny mené sous l’impulsion du syndicat intercommunal de la vallée de l’Yèvre, dans l’optique d’améliorer l’état environnemental du cours d’eau et d’offrir une meilleure réponse de l’écosystème. Le projet s’est décliné en trois étapes : désimperméabilisation d’une friche industrielle, aménagement d’une zone de pré pour limiter les assecs et privilégier des espaces inondables naturels, restauration des fonctionnalités d’une zone humide. Le projet, primé à l’échelle européenne, a nettement amélioré les écoulements en étiage et en crues de la rivière. Il a aussi limité l’impact des inondations.
Coordinateur « changement climatique » à la Chambre Régionale d’Agriculture PACA, le technicien est au cœur des problèmes culturaux afférents. Riz, élevage, foin, olives, vignes, maraîchage… sont impactés. Pour lutter contre, sélection variétale et gestion fine de l’eau sont des remèdes à prescrire.
La France a connu cet été une sécheresse historique, comparable à celles de 1976 et 2003. La persistance de celle-ci en cet automne inquiète tous les acteurs de l’eau. À l’heure où de nouvelles études prédisent un réchauffement plus intense que prévu, l’eau, sa préservation et son partage, devient un enjeu majeur.
En deux décennies, de l’an 2000 à 2020, deux milliards de personnes ont pu enfin, elles aussi, accéder à des services d’eau potable gérés en toute sécurité. Alors qu’au début du siècle 62 % seulement de la population mondiale y avaient effectivement droit, cette proportion est aujourd’hui passée à 74 %. Malgré ces progrès indéniables, constatent l’OMS, l’Unicef et la Banque mondiale dans un nouveau rapport commun qui appelle à des investissements supplémentaires, il subsiste de grandes disparités géographiques et sociales. Et, surtout, 2 milliards de personnes sont encore et toujours privées de manière sûre à cette ressource vitale.
La sécheresse 2022 est l’une des trois plus sévère depuis 1964 et la situation des ressources d’eau potable en fin d’été aura été extrêmement tendue. Mais les conditions climatiques semblent enfin être en train d’évoluer : la chute des feuilles des arbres font que l’évaporation par les plantes se réduit. La température diminue un peu et surtout les pluies commencent enfin a profiter à nos rivières. Alors la sécheresse est elle terminée ? Quelles leçons pouvons nous déjà en tirer ?
La multiplication de gigantesques retenues d'eau pour l'irrigation des cultures provoque des mobilisations. Selon de nombreux experts ces bassines accentueraient les effets des sécheresses en perturbant le cycle de l'eau. Une gestion plus concertée de ce nouvel "or bleu" est-elle possible ?
Un « soulagement », pour les défenseurs de l’environnement. Les travaux de défrichage d’un bois occupé par des zadistes, à La Clusaz, dans les Alpes, ont été suspendus le 25 octobre. Une retenue collinaire devait y être construite.
À Sivens, la contestation contre un projet de barrage n’a pas faibli, depuis la mort de Rémi Fraisse, tué par une grenade dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014. Dans toute la France, ces projets de retenue d’eau sont controversés.
En France, presque tous les départements ont connu cet été 2022 des restrictions d’eau. Certains épisodes de sécheresse survenus dans les décennies et siècles précédents, comme celui de 1976, sont encore dans les mémoires. L’histoire retient ainsi la sécheresse de 1540 comme la plus sévère en Europe connue d’après les sources documentaires. Quelles répercussions ces événements du passé ont-ils eues sur les sociétés et quel est l’intérêt de les étudier au regard de notre actualité brûlante ?
Dans le contexte de changement climatique, la gestion de la ressource en eau est un sujet d’actualité ! Pour préparer l’avenir, l’Etablissement Public de la Sèvre Nantaise s'engage dans une analyse ambitieuse de la ressource en eau et des évolutions attendues pour les prochaines décennies.
Dans un rapport d'observations encore provisoire et confidentiel que France 3 Corse ViaStella a pu consulter, la Chambre régionale des comptes analyse la gestion des ressources en eaux, le fonctionnement interne et la situation financière de l'Office d'équipement hydraulique de Corse. Sans se montrer trop critique envers l'établissement, les magistrats pointent néanmoins plusieurs contradictions.
Les 58 parcs naturels régionaux tiennent leur congrès à Saint-Nazaire. Le thème de cette année : "L’urgence des convergences face à la crise écologique et environnementale". Une question d’actualité brûlante, notamment pour le parc naturel régional de Brière en Loire-Atlantique.
Plus de 600 acteurs du bassin ont participé au forum participatif pour prendre part à la réflexion d’enrichissement de la stratégie d’adaptation au changement climatique, que le comité de bassin Seine-Normandie a adopté depuis plus de 6 ans maintenant.
Dans le cadre du projet LIFE Eau&Climat, l'EPTB Vienne a mené une étude prospective sur le changement climatique et les effets induits sur la ressource en eau à l’échelle du bassin de la Vienne.
À la demande du ministère chargé de la Transition écologique, le BRGM et le Cerema publient des recommandations aux collectivités pour élaborer leurs cartes d’exposition au recul du trait de côte.
Lorsqu’il s’agit de garantir la production d’eau potable, la dépendance des ressources en eau de surface aux épisodes de sécheresse impose d’avoir une vision à moyen et long terme de l’évolution potentielle du climat et de son impact sur les ressources en eau. Pour répondre à cet enjeu sur le sud de la Manche, le BRGM a réalisé une étude pour évaluer l’impact du changement climatique sur l’évolution des débits des rivières normandes de la baie du Mont-Saint-Michel exploitées pour la production d’eau potable.
Prénommée « Dynamique et durabilité des écosystèmes : de la source à l'océan » (Decod), cette UMR se voue à mieux anticiper les pressions anthropiques (c'est-à-dire, causées par des activités humaines) sur la biodiversité aquatique, continentale comme marine.
La sécheresse de l’été dernier en France remet-elle en question les usages de l’eau, notamment sportifs. Le sujet est au cœur des réflexions d’Eric Servat, hydrologue et directeur du Centre International Unesco sur l'eau de Montpellier, dont les travaux à l’échelle planétaire apportent une vision singulière de ce qui se passe dans l’Hexagone.
Citoyens, entreprises, collectivités ou associations… ils se sont engagés à leur échelle pour préserver la biodiversité et les ressources en eau, et participer à la réduction des risques naturels dans un contexte de changement climatique. Les petits ruisseaux, tour de France des solutions qui s'appuient sur la nature pour mieux gérer l'eau est un podcast en 9 épisodes pour aller à la rencontre de celles et ceux qui ont mené des réalisations concrètes, qu’il s’agisse d’actions ponctuelles à l’échelle individuelle ou de projets de grande envergure menés sur un territoire tout entier.
Les élus des bassins l’affirment : dans le contexte de changement climatique que nous vivons, gérons (vraiment) l’eau en commun ! L'Association nationale des élus des bassins vous invite à signez la tribune "L'eau en commun : vers un climat de confiance ?"
En adaptant à la France la méthode utilisée par le Giec pour estimer le réchauffement planétaire, des scientifiques viennent de revoir à la hausse les températures qui attendent l’Hexagone. D’ici 2100, cette augmentation serait de 3,8 °C par rapport au début du XXᵉ siècle, et ce dans un scénario d’émissions modérées de gaz à effet de serre.
Vigie-Lacs est un projet de recherche multi-partenarial (Laboratoires de recherche INRAE1 EABX, INRAE Biogeco, Bordeaux-INP2, et ARB NA), qui consiste à poursuivre sur le long terme, les suivis de la végétation aquatique initiés dans les lacs aquitains depuis les années 1980 par le CEMAGREF et Irstea et à développer des recherches orientées sur les questions actuelles d’appui à la gestion des lacs dans le contexte des changements globaux (changement climatique, artificialisation des biotopes aquatiques, et espèces exotiques envahissantes).
Lundi 10 octobre 2022, le GIP Seine-Aval a réuni une cinquantaine de personnes représentant les nombreuses structures en charge de la gestion et de l’étude des risques inondations en estuaire de Seine. Etant donné les enjeux et la perspective induite par le changement climatique d’une augmentation marquée du risque inondation sur le territoire estuarien, ce moment d’échanges était attendu par les acteurs !
Comme nombre d’entre vous, c’est via les réseaux sociaux et les médias (!) que nous avons appris le lancement du plan Rivières Karstiques 2022-2027 par la préfecture du Doubs et le département du Doubs. Comment prétendre à une « volonté de transparence » comme l’indique l’article de Hebdo 25, intitulé « Une task force pour les rivières comtoises » quand aucune des associations travaillant sur la problématique n’a été sollicitée lors de la phase de préparation du « plan » ? Comment ne pas penser qu’il ne s’agit là que d’une action de communication et rien d’autre ?
Les assises nationales des risques naturels se déroulent les 13 et 14 octobre à Strasbourg. L'occasion pour l'Eurométropole de déployer son dispositif de prévention et de sensibilisation des habitants, face notamment au risque inondation mais aussi sécheresse. Parce que le réchauffement climatique c'est maintenant.
C3PO est un programme de modélisation numérique du bassin versant de la Durance. Il permettra aux élus locaux d'anticiper les tensions d'accès à l'eau.
Le Cerema a présenté les enjeux et le cadrage réglementaire de la Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT), ainsi que les intérêts d’une approche d’opportunité pour sa mise en œuvre, dans le cadre des journées techniques ARSATESE (Association régionale des SATESE - Service d'assistance technique aux exploitants de station d'épuration ) Loire-Bretagne et Seine-Normandie.
La gestion de l’eau est donc un chantier majeur de la planification écologique. C’est pourquoi les ministres chargés de la transition écologique, de la biodiversité et de la santé, en présence du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, ont lancé, le 29 septembre, cet exercice de planification qui permettra d’accélérer la mise en œuvre d’actions concrètes et quantifiables pour une gestion de l’eau plus résiliente et plus sobre. Cette accélération est nécessaire pour adapter la gestion de l’eau au changement climatique actuel et à venir, et atteindre l’objectif de baisse de prélèvements de 10 % d’ici 2025 et 25 % d’ici 2035.
Dans le cadre de la révision du SAGE Sèvre Niortaise Marais poitevin, le BRGM a reconstitué des régimes hydro(géo)logiques naturels et étudié les impacts du changement climatique sur ces régimes. Les résultats obtenus participent à l’amélioration des connaissances et viendront appuyer la détermination de volumes prélevables.
En Suisse jusqu’à présent, dans la plupart des régions de montagne, les alpages ne manquaient pas vraiment d’eau. Pour alimenter le bétail, mais aussi pour approvisionner les alpagistes, les fromageries, et les buvettes. Mais depuis quelques années, les estivages subissent les contrecoups des canicules et des sécheresses, et, comme cette année, les insuffisances de neige en hiver. Durant l’été dernier, de nombreux alpages ont manqué d’eau, ici et là il a fallu organiser en urgence des transports d’eau, parfois par hélicoptère. Que faire ? L’Aide suisse à la montagne et la centrale d’information agricole Agridea proposent différentes mesures pour répondre à cette question et relever ces nouveaux défis.
[...] Cependant, des décennies de recherche expliquent que les catastrophes sont plutôt causées par des sources de vulnérabilité plutôt que par le climat ou d'autres influences environnementales. Les sources de vulnérabilité proviennent d'un manque de pouvoir et de ressources pour se préparer aux aléas. Cela comprend des infrastructures mal conçues ainsi que la marginalisation et les inégalités sociales, qui limitent l'accès à l'éducation et à d'autres services clés.
La sécheresse et la canicule 2022 révèlent et accélèrent, le changement climatique. Toujours plus chaud et sec, il a amorcé de longue date la désertification du sud de la France et la réduction de son potentiel hydroélectrique. Le détournement de la Durance, de Serre-Ponçon à l'étang de Berre, tarit la rivière et ses nappes phréatiques, ces sources qui fournissent 75% de l'eau consommée en PACA. Il contribue ainsi au changement du climat. Les méfaits conjugués du changement climatique et du détournement de la Durance, préparent l'oued Durance dans le désert du sud de la France, annoncé pour 2050.
En France métropolitaine, plus de 10,4 millions de maisons individuelles sont potentiellement très exposées au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux (RGA), dont près de la moitié bâtie après 1976. Les sécheresses fréquentes et intenses connues depuis 2015, sous l’effet du changement climatique, ont contribué à l’extension du phénomène et l’augmentation du coût de la sinistralité du bâti exposé. Le Cerema, Institut Carnot Clim'adapt, développe depuis 2016 un nouveau procédé basé sur la réhumidification du sol argileux pendant les périodes de sécheresse grâce à l’eau de pluie, récupérée et stockée pendant les périodes humides.
Depuis 2019, une structure de recherche unique au monde flotte sur le Léman. Grâce à ses équipements de mesure automatique et à l’interdisciplinarité de ses projets, elle contribuera fortement à améliorer notre connaissance des lacs.
Le 27 septembre 2022, le Cerema Méditerranée a organisé à Aix-en-Provence une conférence technique territoriale consacrée à la réduction de la vulnérabilité du bâti et des aménagements vis-à-vis des risques naturels : la diversité des démarches présentées a favorisé les échanges sur ce sujet qui constitue un défi à relever pour de nombreux territoires.
Le programme Argo constitue une révolution dans l’histoire de l’observation des océans, essentielle à l’étude du changement climatique. Il repose sur une armée de plus de 4 000 flotteurs profileurs qui dérivent en permanence dans l’océan et mesurent sa température et sa salinité (et parfois des propriétés biogéochimiques comme l’oxygène, le pH, ou la concentration en chlorophylle a).
Soumise aux risques de submersion, l’île de Noirmoutier déroule une stratégie continue de prévention des inondations. En 2022, un nouveau projet se précise : ajouter trois portes anti-submersion au système d’endiguement « Cœur de l’île ». En parallèle, l’intercommunalité entretient ses épis côtiers et cherche à améliorer leur gestion.
Le Schneeferner, dans les Alpes bavaroises, a fondu tellement vite qu’il a perdu son statut de glacier. Par endroits, l’épaisseur de la glace n’atteint même plus les 2 mètres.
Les agriculteurs de la FNSEA ont décidé de déposer un recours devant le tribunal administratif d'Orléans pour constester le nouveau schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage). Ils refusent une réduction de leurs usages de l'eau.
Un photographe de presse prend des clichés d’un bras de la Loire à sec au mois d'août. Les bancs de sable sautent aux yeux, mais la situation n’a rien d’inédit. Ses images ont pourtant été largement diffusées tout l’été, reprises et commentées, devenant de vrais-faux marqueurs du changement climatique.
Parmi ses nombreuses missions dans le bassin versant de l’Aulne, l’Epaga – Établissement public d’aménagement de l’Aulne et de l’Hyères – doit veiller à la disponibilité de la ressource en eau et au maintien d’un débit minimal du fleuve. Cela s’appelle le soutien d’étiage ; cet été 2022 il a commencé bien plus tôt que d’habitude et la crise sécheresse n’est pas terminée.
La nappe phréatique de Beauce, réserve d’eau potable la plus étendue en France, est soumise à une forte pression relative aux activités humaines, matérialisée par : des teneurs élevées en nitrates et pesticides encore retrouvées de nos jours dans les eaux souterraines ;
un niveau piézométrique en constante décroissance. La plateforme O-ZNS (observatoire des transferts dans la zone non saturée) a pour objectif de comprendre comment et à quelle vitesse l’eau et les contaminants s’écoulent depuis la surface du sol jusqu’à la nappe, et comment la nappe phréatique se recharge.
L’étang de Biguglia est une importante ressource écologique et économique, mais elle se situe dans un contexte fortement urbanisé qui a conduit à une progressive dégradation du milieu et l’apparition de menaces de plus en plus inquiétantes. L’étang présente en effet des pollutions inertielles d’origines humaines et des variations importantes de ses paramètres physico-chimiques (e.g. salinité).
Etudier et comprendre le fonctionnement de ces cours d'eau intermittents permettrait d’en savoir plus sur la résilience de la biodiversité face aux futures sécheresses drastiques. Mieux les appréhender permettrait également de préciser et d’adapter les pratiques de gestion autour de l’eau.
Le BRGM et la Région Nouvelle-Aquitaine ont signé, le lundi 5 septembre 2022, une convention-cadre de coopération pour renforcer la recherche et l’expertise sur les risques littoraux et le changement climatique.
Selon le « Giec Pays de la Loire », face aux lourds effets du changement climatique, la région va devoir revoir l’aménagement du territoire et ses modèles agricoles et industriels. L’eau, en particulier, manquera.
En raison de la hausse des températures, les espèces marines tropicales, entrées par le canal de Suez et le détroit de Gibraltar, prolifèrent et chamboulent l’écosystème méditerranéen.
Si la plupart d'entre nous se pose simplement la question de savoir s'il va pleuvoir ou pas, Sarah Vigoureux, elle, se demande plutôt quel type de pluie va tomber, sur quel territoire et avec quelles conséquences. C’est le sujet de sa thèse, co-financée par la Région Sud, qui lui permettra de mettre sur pied un précieux outil pour anticiper les épisodes pluvieux et les inondations qu'ils provoquent. Rencontre.
À l'ouest de la France, en Bretagne, l'île de Groix est en alerte sécheresse et pénurie d'eau depuis le mois de juin. La venue de nombreux touristes n'arrange pas la situation, la consommation d'eau double tous les étés. Pour remédier à ce problème et éviter de devoir couper l'eau courante aux habitants, la municipalité et l'agglomération de Lorient ont installé une usine de dessalement de l'eau de mer. Un système provisoire, lancé en urgence et qui devrait être démonté en octobre.
Le Grand Narbonne compte accompagner d’ici 2024 plus d’une dizaine de projets. Toujours sur les cours d’écoles mais aussi des parkings aux quartiers résidentiels en passant par les zones d’activité.
Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, en visite au Pakistan dévasté par les inondations, a déclaré samedi 10 septembre n'avoir «jamais vu un carnage climatique de cette ampleur», et appelé les grands pollueurs à «arrêter cette folie» consistant à investir encore dans les énergies fossiles.
L’île aux belles eaux, comme la surnommaient les Amérindiens, est frappée depuis quinze ans par une crise aux conséquences dramatiques. Près d’un quart de sa population ne bénéficie pas d’un accès régulier à l’eau potable. Les conséquences sanitaires, environnementales et sociales de cette faillite sont colossales. L’État et les collectivités locales concernées ne parviennent pas à l’empêcher. Anatomie d’un désastre.
La découverte des antibiotiques par Fleming en 1928 a été un événement majeur dans la lutte contre les maladies infectieuses. Mais aujourd’hui, les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques, un processus susceptible de provoquer des impasses thérapeutiques. Dans quelle mesure l’environnement est-il impliqué dans l’émergence et la circulation des bactéries antibiorésistantes. Fabienne Petit, enseignante-chercheure à l’Université de Rouen-Normandie, au sein du laboratoire M2C et microbiologiste spécialisée dans la dissémination de l’antibiorésistance dans l’environnement aquatique, nous éclaire sur cet enjeu actuel et sur l’apport des sciences de la Terre et de l’environnement à cette problématique de santé publique.
A la suite de la sécheresse de ces derniers mois, pour ne pas dire de ces dernières années; la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie a réuni le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH) et a appelé à poursuivre les efforts pour préserver la ressource en eau. Reste que ce CASH reste en cale sèche et qu’il peine à glisser du constat aux solutions.
Additif dans le dentifrice, il protège nos dents contre les caries. Mais lorsque le fluor est présent dans la nature en grandes quantités et s’accumule dans les eaux souterraines, il peut représenter un danger pour notre santé. Des scientifiques de l’Eawag viennent de réaliser pour la première fois une carte détaillée de la pollution globale au fluor dans les eaux souterraines qui montre les régions du monde concernées.
Dans les débuts des agences de l’eau, dans les années 1960, la redevance a été conçue comme incitative : elle devait favoriser l’investissement le moins coûteux. L’actualité récente démontre que les aspects ambitieux de la politique de l’eau des années 1960 ont été abandonnés. Focus sur les idées d’Yves Martin, précurseur d’une génération de polytechniciens qui ont voulu répondre aux défis environnementaux. Un exemple inspirant pour de jeunes diplomé.e.s de l’école polytechnique remettant en cause l’avenir qui leur est promis ?
Le 9e forum national de la gestion durable des eaux pluviales organisé par Ideal’Co, l’ADOPTA et la Communauté d’Agglomération Lens-Liévin aura lieu les 28 et 29 mars 2023 à Lens. Un appel à propositions d’interventions est en cours jusqu’au 30 septembre.
Sur plus d'un millier de lacs étudiés dans le monde, environ un sur dix présente un comportement étrange. De manière générale, les écosystèmes aquatiques ont de plus en plus tendance à basculer. La stabilité écologique des lacs diminue, en particulier dans les régions à faible revenu et à forte densité de population.
Tronçon par tronçon, la Bièvre revoit la lumière en Île-de-France après avoir été recouverte de goudron il y a cinquante ans. Cet affluent de la Seine est déterré par portions dans le cadre de projets de renaturation de la rivière afin de protéger la Vallée de la Bièvre contre les crues, relever le défi du retour de la nature en ville et de la lutte contre les ilots de chaleur urbains. Nouvelle réouverture de La Bièvre : à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, en mai 2021.
Dire adieu au goudron en ville. Comment ? En dépavant ! L’idée derrière ce projet canadien : retirer le bitume pour diminuer la chaleur urbaine et permettre au sol de mieux absorber l’eau de pluie.
Avec l'élévation du niveau marin, les inondations seront plus fréquentes et plus intenses dans l'estuaire de la Seine. Près de Rouen, les usines devront s'adapter. Ou déménager ?
En utilisant des modèles mathématiques, des scientifiques américains ont révélé que les hécatombes de poissons, qui laissent derrière elles des tonnes d'animaux morts, devraient se multiplier dans le futur.
L’agence de l'eau Seine-Normandie lance un appel à projets "Eau & Biodiversité" ayant vocation à accompagner/expérimenter des projets innovants, à faciliter la mobilisation des acteurs impliqués, à valoriser les solutions fondées sur la nature (SFN) et les stratégies foncières de préservation.
La bataille contre les mégabassines s’intensifie. Une carte recense désormais les lieux où ces projets de réserves d’eau sont contestés. Plus d’une centaine sont déjà référencées, notamment à l’est et ouest du pays.
Un arrêté du 28 juillet précise les pièces attendues dans le dossier de demande d’autorisation d’utilisation des eaux usées traitées prévu par le décret du 10 mars dernier. Il ne mentionne en revanche pas le contenu de l’arrêté préfectoral d’autorisation, laissant ainsi planer le doute sur l’opérationnalité du dispositif. De son côté, la Commission européenne vient de publier les lignes directrices visant à soutenir l’application du règlement visant à favoriser la réutilisation de ces eaux pour l’irrigation agricole.
Le Cerema a défini une méthode pour évaluer l’impact sur les cours d'eau des eaux pluviales routières et des polluants qu’elles drainent, à travers une série d’indicateurs adaptés à ce contexte particulier.
Annoncé en conclusion du Varenne agricole de l’eau, le décret relatif à la gestion quantitative de la ressource en dehors de la période de basses eaux, c’est-à-dire hors étiage, paru le 30 juillet, exacerbe les clivages entre monde agricole, associations de protection de la nature et collectivités.
Plusieurs équipes internationales et françaises travaillent au développement de nouveaux dispositifs. Parmi eux, une innovation peu connue : la « pile microbienne », ou « pile à bactérie », qui utilise des bactéries pour dégrader des composés organiques et récolter un courant électrique. Ce dispositif présenterait l’avantage d’être peu onéreux et de pouvoir utiliser des eaux usées comme combustible. Il permettrait aussi, une fois optimisé, de limiter l’utilisation de piles chimiques contenant des produits toxiques pour l’environnement. Ces piles à bactérie fournissent de faibles puissances, et permettraient par exemple d’alimenter des LED ou des capteurs de température.
Alors que l’Europe traverse son été le plus sec depuis cinq-cents ans, les fleuves, rivières et lacs du continent font face à des bouleversements majeurs, tant sur le plan environnemental qu’en matière d’exploitation commerciale. La sécheresse pourrait ainsi affecter durablement leur fonctionnement à l’avenir.
Depuis le 31 mars 2022, le syndicat des irrigants du bassin de l’Adour (amont), IRRIGADOUR, ne dispose plus d’autorisation pour prélever légalement des eaux dans les rivières et les nappes phréatiques. Les préfets des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, du Gers et des Hautes-Pyrénées viennent de signer une mise en demeure afin d’enjoindre à ce syndicat de déposer un dossier de demande dans les plus brefs délais. La Sepanso Landes, FNE Midi-Pyrénées, FNE 65 et Amis de la Terre-Groupe Gers déposent aujourd’hui plainte auprès de la police de l’environnement.
Comme l’ensemble du territoire français, la Haute-Garonne a connu cet été un épisode de sécheresse sans précédent. Le Conseil départemental, déjà investi depuis 5 ans via le programme Garon’Amont pour la préservation des ressources en eau, annonce une accélération de ses actions et des mesures renforcées.
Aux Pays-Bas, en Italie et même en France, le manque d'eau a des conséquences variées sur les ouvrages d'art, de la simple fissuration au glissement de terrain.
Premières quantifications et solutions environnementales possibles pour réduire cette pollution. Publiée le 17 Août 2022 dans la revue » Frontiers in Sustainability » dans le cadre d’une étude associant chercheurs et sciences citoyennes participatives.
L’état d’urgence a été déclaré vendredi dans le pays, particulièrement vulnérable au dérèglement climatique, où plus de trente-trois millions de personnes ont été « durement touchées » par les intempéries.
Les événements météorologiques extrêmes survenus cet été questionnent le rôle qu'y joue le changement climatique et la fiabilité des alertes météo. Dès la rentrée, Élisabeth Borne va lancer l'élaboration d'un nouveau plan national d'adaptation.
Les méga-bassines sont sous les feux des projecteurs. L’année 2022 est marquée par une sécheresse sévère, avec plus de 70 départements où des arrêtés de restrictions d’usage ont été pris à un « niveau de crise », et des estimations d’un état hydrique des sols au plus bas depuis 1958 en moyenne sur la France. Si cette situation est exceptionnelle, beaucoup ont l’impression que ce phénomène de sécheresse est récurrent. Quel est l’impact de la crise climatique sur ces événements ? Comment s’y adapter ? En quoi les retenues et méga-bassines peuvent être une solution ?
C’est une nouvelle épine pour les producteurs d’électricité. Après un été caniculaire et une sécheresse historique, les cours d’eau sont à sec. Conséquence : ils n’alimentent plus correctement les barrages et la production hydroélectrique française accuse le coup. Sur les trois premières semaines d’août, celle-ci a chuté de 40 % par rapport à l’an dernier, estime Le Parisien. La baisse était de 35 % en juillet.
Les inondations aggravées par le changement climatique pourraient un jour coûter à la Nouvelle-Zélande autant que les tremblements de terre, selon une étude publiée mercredi. Le pays se relève à peine des inondations qui ont frappé l'île du Sud la semaine dernière.
Manque d'eau et chaleur quasi-continue règnent sur la vallée de la Loire cet été. Aussi centenaires qu'ils soient les fameux châteaux aussi pâtissent du changement climatique. Première étape : Chenonceau, sous lequel le Cher reste haut. Une question de survie.
Depuis le 16 août, la France essuie une série de violents orages. Si leur fréquence ne devrait pas augmenter avec le changement climatique, ils pourraient devenir encore plus violents et les pluies encore plus intenses.
L'an prochain, les Etats de l'Arizona et du Nevada, ainsi que le Mexique, en proie à une aridité sans précédent, subiront des restrictions d'eau. Des autorités ont dénoncé une décision jugée injuste.
Plusieurs communes touristiques ont décidé d'installer des unités de dessalement pour remédier aux manques d'eau qui les frappent cet été. Cette solution coûteuse, utilisée en dernier recours, est critiquée par certains spécialistes pour son impact sur l'environnement.
Alors qu’au 15 août la pluie a refait son apparition sur le pays, Eau et rivières continue d’observer et d’analyser cet épisode de sécheresse prononcé qui malheureusement préfigure l’avenir. Après un premier article « Sécheresse 2022 : faute de pluies, une situation toujours inquiétante en Bretagne ! » publié fin juillet, un deuxième « Étiage 2022 : se situer par rapport au passé ? » début août, nous vous proposons de rentrer encore un peu plus au cœur de l’analyse et essayer de mettre en évidence les effets du réchauffement climatique sur les débits des rivières, de sorte que nous puissions collectivement prendre les bonnes décisions, et éviter les « fausses bonnes » idées simplistes.
Spécialiste des enjeux de sécurité liés à l’eau, le chercheur Franck Galland met en évidence, dans une tribune au « Monde », l’impact de la raréfaction de l’eau sur le secteur technologique, une industrie qui consomme beaucoup de ressources hydriques.
Le delta de Camargue est en première ligne face au changement climatique. Durant l'été, Marsactu part à la découverte des manadiers, pêcheurs, élus, scientifiques... et des solutions qu'ils tentent de mettre en œuvre. Quatrième et dernier épisode de notre série autour de l'étang du Vaccarès, au bord de l’asphyxie.
Ancien président de l'Office d'Equipement Hydraulique de la Corse, architecte du plan Acqua Nostra 2050, Saveriu Luciani reste attentif aux évolutions des dossiers qu'il a eu a traiter mais aujourd'hui avec l'œil de l'élu nationaliste d'opposition . Parmi eux, la transformation de la gestion de l'eau sur l'île sur laquelle il pose un regard militant autant que celui d'ancien président. Il a confié à CNI ses impressions sur la période compliquée que traversent la Corse et ses ressources en eau.
La version 1 de la plateforme FORO (Flood observatory for resilient Occitanie) vient d’être lancée dans l’Aude, territoire pilote : un outil unique pour aider collectivités et acteurs locaux à mieux adapter les territoires aux risques de précipitations extrêmes.
Le delta de Camargue est en première ligne face au changement climatique. Durant l'été, Marsactu part à la rencontre des manadiers, pêcheurs, élus, scientifiques... et des solutions qu'ils tentent de mettre en œuvre. Au menu de ce deuxième épisode, la raréfaction de l'eau douce qui permet au sel de remonter dans le Rhône et les terres.
Le delta de Camargue est en première ligne face au changement climatique. Durant l'été, Marsactu part à la découverte des manadiers, pêcheurs, élus, scientifiques... et des solutions qu'ils tentent de mettre en œuvre. Premier épisode de notre série aux Saintes-Maries-de-la-Mer, cernées par l'érosion marine.
INRAE coordonne un outil opérationnel de prévision des débits des rivières qui aide les services de l’Etat à anticiper les sécheresses sévères, de manière à prendre les mesures de restriction de consommation d’eau adaptées. Trois questions à Vazken Andréassian, hydrologue à INRAE et directeur de l’unité de recherche impliquée.
Invité sur franceinfo dimanche, Bernard Barraqué, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste de la gestion de l'eau, a souligné la nécessité de revoir notre façon de stocker l'eau pour lutter efficacement contre la sécheresse.
Dans un contexte de fortes tensions sur la ressource en eau à l’échelle du Département du Loiret, la REUT apparaît comme une solution envisageable pour préserver la ressource et s’adapter au changement climatique. Le Cerema accompagne le Département du Loiret dans une démarche prospective et multi-acteurs pour cibler les secteurs de son territoire où la REUT serait appropriée et pour faciliter l’acceptabilité de la démarche par le plus grand nombre.
L’eau est une ressource vitale mise à mal par le réchauffement climatique. Agnès Ducharne, spécialiste du cycle de l’eau au CNRS, livre quelques pistes pour la préserver.
L’île de Noirmoutier, située aux deux tiers sous le niveau de la mer, est condamnée par la montée des eaux. En attendant, la population apprend à vivre avec des risques accrus d’inondation.
Un laboratoire vivant des Solutions Fondées sur la Nature (SFN) est en cours de conception par le Cerema à Trappes (78). Il s’appuie sur des dispositifs de désimperméabilisation et de renaturation des sols en milieu urbain, éléments clefs pour développer la nature en ville.
Parmi les objectifs, l'amélioration des connaissances dans ce domaine pour les partager avec le plus grand nombre, et le développement d'un réseau d'acteurs.
Chaque jour, Damon Ayala sillonne les rues de Los Angeles en scrutant trottoirs et caniveaux. À la moindre flaque, il est en arrêt: «Ce n'est pas une situation critique mais ça peut être une fuite dans le système d'irrigation.»
Bordeaux Métropole lance un nouvel appel à projets de solidarité internationale sur 2022-2023 (montant total de 282 160 €) pour soutenir des actions en faveur de l’accès à l’eau et à l’assainissement, portées par des associations implantées sur le territoire de Nouvelle-Aquitaine.
En lien avec le projet de recherche Interreg Polder2CS, qui inclut plusieurs travaux de recherche autour des submersions marines et des dispositifs de protection menés sur un site démonstrateur aux Pays-Bas, le projet EO4Wetlands vise à suivre la renaturation d’une zone humide littorale grâce à la combinaison de différentes méthodes d’observation.
Après plusieurs années de sécheresse, les barrages sont quasiment à sec et même Casablanca, la capitale économique du Maroc, pourrait connaître des coupures d’eau.
L’ancien élu régional, Thierry Burlot, préside l’agence de l’eau Loire-Bretagne et le Cercle de l’eau. « La question environnementale ne peut plus être la cinquième roue de la charrette », soutient-il.
Cette formation, organisée par la Tour du Valat, avec le soutien de MedWet, dans le cadre du projet « renforcement de la restauration des zones humides Méditerranéennes pour l’homme et la nature », coordonné par le WWF Espagne et financé par la Fondation MAVA s’est déroulée du 20 au 22 Juin 2022, en virtuel (streaming et enregistrement), incluant des « visites virtuelles sur le terrain ». Les vidéos des sessions sont disponibles.
Avec le changement climatique en cours, la vulnérabilité de notre territoire aux inondations est une préoccupation grandissante. La prévention de ce risque doit aujourd’hui être conciliée avec la gestion des milieux aquatiques et la restauration des fonctionnalités environnementales de notre estuaire. A travers la modélisation des débordements de la Seine et de la priorisation des mesures de restauration écologique, le GIP Seine-Aval fournit des pistes d’action, un socle de compréhension et des éléments de connaissance indispensables à notre action commune dans l’estuaire et la vallée de la Seine. Ce nouveau numéro de la lettre « comprendre notre estuaire » propose notamment un focus sur les derniers résultats de modélisation des inondations de la vallée de la Seine.
La lettre du développement durable (consacrée à l’actualité sur la réglementation et la jurisprudence en matière de développement durable) reprend les points et les conclusions de la commission d’enquête relative à la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts et ses conséquences (rapport n°4376) concernant les agences de l’eau.
L’EPAGE Verdon a inauguré le 1er juillet 2022 la première phase des travaux de restauration morphologique du Colostre réalisés sur la commune de Saint-Martin-de-Brôme.
Diminution sévère des chutes de neige et de pluie et températures très élevées : le nord de l’Italie affronte sa pire sécheresse depuis 70 ans. Alors que lacs et fleuves s’assèchent, l’agriculture et le secteur de l’énergie redoutent l’étendue des dégâts.
« La neige artificielle, c’est terminé ! » Lundi 27 juin, la présidente de la Drôme, Marie-Pierre Mouton a pris la décision de ne plus investir dans la neige de culture. Bien qu’elles conservent leurs enneigeurs déjà en place, les sept stations de ski que compte ce département devront apprendre à s’adapter aux aléas du changement climatique et à la rareté des épisodes neigeux. « On sait qu’il y aura moins de neige à l’avenir, a expliqué l’élue au micro de France Bleu. Il faut faire avec notre temps et la ressource en eau est un bien précieux. »
A l'aube d'un été qui s'annonce de nouveau chaud et sec, le Comité de bassin Rhin-Meuse a établi lors de sa dernière réunion ce jeudi 30 juin, une cartographie des zones fragiles pour l’accès à moyen et long terme aux ressources en eau.
Travail collaboratif de élèves de 5ème du Collège Antoine de Saint-Exupéry 2021-2022. En quoi la montée des eaux peut-elle impacter la gestion des resources en eau, le paysage, l'habitat et l'occupation humane dans le Marais ?
L'Institut de l'économie pour le climat (I4CE) a estimé les besoins financiers publics qui devraient être alloués pour adapter la France aux conséquences du changement climatique. La facture serait d'au moins 2,3 milliards d'euros par an.
La nappe de Crau est essentielle pour l'eau potable de 270 000 habitants de l'Ouest des Bouches-du-Rhône et pour les zones humides. À cause du changement climatique, les tensions sur la ressource s'annoncent de plus en plus fréquentes. Une restriction de 25 % des volumes d'eau d'irrigation a été actée le 20 juin.
Une journée technique sur la gestion de la ressource en eau était organisé le 15 juin 2022 dernier à Vannes. Visionnez les interventions, comme si vous y étiez !
Une rencontre s’est tenue le 20 juin dernier sur le site de l’usine hydroélectrique de Montpezat (07) entre les représentants des bassins Loire-Bretagne et Rhône-Méditerranée. L’objectif était de faire le point sur les modalités de gestion de ce système hydroélectrique qui prélève de l’eau dans le bassin de la Loire et la restitue dans le bassin de l’Ardèche (Rhône). Une gestion qui devient particulièrement sensible dans le contexte du changement climatique.
Des scientifiques ont démontré que les microorganismes associés aux plantes aident ces dernières à faire face à la sécheresse. Cependant, les mécanismes sous-jacents sont mal compris et il existe une incertitude quant aux taxons et fonctions microbiennes les plus impliqués. Trois questions à Corinne Vacher, directrice de recherche dans l'UMR Biogeco (INRAE - Université de Bordeaux).
Les forêts sont des écosystèmes en première ligne face à une bonne gestion de l'eau. Les propriétaires forestiers peuvent mettre en oeuvre des pratiques très simples, pour obtenir une eau de bonne qualité, en quantité.
Le fleuve Sénégal est connu pour son débit irrégulier et les remontées d’eaux marines dans son cours inférieur dans le passé. Il est pourtant essentiel à la vie et au développement des populations situées dans son bassin. Véritable trait d’union de 1 800 km, il prend sa source en domaine guinéen avant de rejoindre l’océan Atlantique, et constitue un patrimoine particulièrement important dans toute la région sub-saharienne. Dans un grand entretien pour Living with Rivers, le géographe Alioune Kane partage ses réflexions sur l’avenir de la ressource en eau dans le bassin du fleuve Sénégal et celui des populations riveraines.
Parmi les solutions, il y a celle, “encore reçue frileusement”, consistant à pomper de l’eau dans les cours d’eau quand leur niveau est haut en hiver pour la réinjecter dans les réserves souterraines en prévision de l’été. C’est la proposition du BRGM qui a cartographié les sites potentiels, dont l’un près de Béziers et un autre à Toulouse. Et pourquoi pas, à Montpellier, réutiliser des eaux usées traitées pour l’irrigation !
Le comité de l'eau et de la biodiversité adopte le programme de surveillance du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2022-2027 de La Réunion et organise des ateliers d'appropriation du SDAGE dans les intercommunalités. Nous publions ci-dessous le communiqué du comité de l'eau et de la biodiversité.
Du 29 juin au 1er juillet au Grand-Bornand.
Les Ateliers PREVIRISQ Inondations (API) constituent un temps fort pour les acteurs territoriaux en charge de la prévention des inondations, et en particulier les collectivités et leurs groupements spécialisés. Autour d’enjeux nationaux, les Ateliers PREVIRISQ Inondations proposent de manière articulée des tables-rondes, des ateliers, des présentations d’outils et de démarches, des visites qui favorisent une mise en réseau des acteurs concernés, un partage des connaissances et des expériences opérationnelles, et l’élaboration de recommandations pour une plus grande efficacité de l’action locale.
Lutter contre le changement climatique et atténuer ses impacts sur l’environnement et sur les activités humaines réclament toutes sortes de mesures urgentes. Mais il ne faut pas les appliquer n’importe comment. Car, si on n’y prend pas garde, certaines des nouvelles pratiques qui sont prônées aujourd’hui et qui présentent théoriquement un potentiel intéressant pourraient avoir sur les écosystèmes des effets négatifs "plus rapides, plus forts et plus graves" que les impacts climatiques, en particulier sur la quantité et la qualité des ressources en eau. C’est la principale conclusion d’une étude menée récemment par un groupe de scientifiques de l’Eawag, l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau.
L’association des Courtils de Bouquelon teste l’introduction de bufflonnes d’eau pour atteindre les zones marécageuses et favoriser la biodiversité dans le marais Vernier.
La sécheresse précoce que connaît la région Paca a une incidence sur le niveau des étendues d'eau et sur la végétation. Les photos satellites prises en 2017 et 2022 dévoilent l'inquiétante évolution de notre environnement.
Une ville est restée enterrée par le Tigre pendant 3 400 ans et est en train d'émerger en raison de la grave sécheresse qui affecte la région. On pense qu'il pourrait s'agir de l'ancien Zakhiku, un centre important de l'empire du Mitanni.
Les chiffres du Recensement Général Agricole 2020 qui viennent de paraître sont éloquents : la surface agricole utile diminue, mais la part de surface agricole utile irriguée augmente, partout, dans toutes les régions.
Quels sont les territoires et les communes les plus exposées ? Comment agir, prévoir, anticiper, s’adapter et favoriser une résilience du littoral ? Comment gérer les résistances sur le terrain ? Avec : Virginie Duvat (Spécialiste des milieux tropicaux. Professeur de Géographie à l'Université de la Rochelle, elle est chercheuse au laboratoire LIENSs Littoral ENvironnement SociétéS (une unité mixte CNRS - Université de la Rochelle).), Stéphane Costa (professeur à l’université de Caen), Patrick Bazin.
L'apparition d'organismes nocifs pour les écosystèmes et la santé alerte sur le réchauffement du littoral. L'Ifremer se penche sur le phénomène et sa surveillance.
Face à la recrudescence des aléas climatiques et saisonniers, l’agence de l’eau Rhin-Meuse déploie une stratégie alliant une mosaïque de solutions. Retours d’expérience.
A l'occasion de la Journée mondiale de l'Océan, rencontre avec la biologiste marine Françoise Gaill. Cette spécialiste des écosystèmes abyssaux œuvre aujourd’hui sur la scène internationale pour protéger l’océan via la Plateforme Océan & Climat.
Habitués depuis des millénaires à survivre dans un environnement extrême et pauvre en nutriments, les écosystèmes des ruisseaux glaciers sont aujourd'hui transformés par le changement climatique à un rythme sans précédent. C’est ce qu’affirment les scientifiques du Laboratoire de recherche en écosystèmes fluviaux (RIVER) de l’EPFL dans deux publications.
Classé parmi les plus beaux villages de France, Seillans et une partie de ses 2.000 habitants n’ont plus d’eau. La source est à sec et le fond de la nappe phréatique touchée. Des camions-citernes font quotidiennement des allers-retours tandis que des habitants sont restreints à 150 litres par jour.
Depuis plusieurs décennies, une accélération du processus d’eutrophisation (apport excessif d’éléments nutritifs) est observée dans les lacs, induisant d’importantes proliférations de cyanobactéries. En région, le lac de montagne d’Aydat (63) est concerné ! Un dispositif d’observations automatisé sur le long terme a été installé depuis quelques années, accompagnant diverses mesures de restauration de la qualité des eaux.
Conçu pour la première fois dans les années 1950, le projet Sites Reservoir a été abandonné dans les années 1980 – les années crépusculaires des grands projets de construction de barrages occidentaux en Amérique. Aujourd’hui, des décennies plus tard, une méga-sécheresse dans le sud-ouest et des restrictions d’eau historiques dans les comtés de Los Angeles, Ventura et San Bernardino alimentent un regain d’intérêt pour le plan, au grand désarroi des écologistes.
Felipe Fittipaldi est le lauréat du grand prix ISEM, attribué à un travail documentaire en cours par le festival ImageSingulières de Sète, l’ETPA de Toulouse et Mediapart. Le photographe brésilien se rend depuis 2014 à Atafona, dans le delta du fleuve Paraíba do Sul, au Brésil, où il documente l’accélération des effets du changement climatique. « Eustasy » est une exploration visuelle du temps qui passe, de la disparition de certains paysages et de l’impact de ces transformations sur les populations.
En Valais, l’eau s’est remise à couler dans le bisse de Saint-Luc, après un repos de 50 ans. Loin d’être désuet, l’ouvrage séculaire – le premier à être réhabilité en Suisse – permet d’arroser 13 hectares de terres agricoles.
La législation récente relative à l’érosion côtière a des impacts non négligeables sur les dispositions de la loi Littoral du 3 janvier 1986. Pour Laurent Bordereaux, professeur à l’université de La Rochelle, il en résulte à la fois une nouvelle complexification du droit gouvernant les zones côtières et un durcissement des règles de construction et d’urbanisation en zone littorale, dont les pouvoirs publics et les propriétaires devront, non sans difficulté, prendre toute la mesure.
Si les milieux naturels d'altitude sont perçus comme préservés, les impacts du changement climatique seront particulièrement marqués sur ces territoires. Des scientifiques tentent d'en mieux comprendre les effets pour identifier des leviers d'action.
Des inondations jamais vues ravagent depuis une semaine la ville de Recife. On déplore 91 morts. Les scientifiques attribuent l’événement au changement climatique.
L’Inde a connu ces derniers mois une vague de chaleur sans précédent, accompagnée de sécheresses. La problématique de l’eau est centrale dans cet État de 1,3 milliard d’habitants, où l’on cherche depuis longtemps des solutions pour pallier des manques en eau qui vont aller croissant : les derniers rapports du GIEC indiquent que 40 % de la population indienne fera face à des pénuries de cette ressource d’ici 2050.
Des experts et des magistrats sur les rives d'un lac glaciaire dans le nord-est du Pérou : la justice allemande s'est déplacée jusqu'aux Andes pour étudier la plainte d'un paysan de ce pays contre le géant allemand de l'électricité RWE, accusé d'avoir favorisé le réchauffement climatique.
La Floride fait partie des États américains les plus menacés par le changement climatique. Certaines municipalités tentent d’y faire face avec leurs moyens.
Le Cerema et la mission Aménag’Eau du Département de la Gironde lancent un appel à contributions pour une journée technique autour de la désimperméabilisation qui aura lieu le 15 novembre 2022 à Bordeaux. L'objectif de la journée sera de partager des expériences opérationnelles, d’approfondir la réflexion, d’identifier les leviers d'action. Cette journée est à destination des services de l’État, des collectivités territoriales, des acteurs de l’aménagement, de la formation, des chercheurs et des bureaux d’études.
L’Observatoire pyrénéen du changement climatique (OPCC) a présenté les premiers résultats de son programme Adapyr lors du quatrième colloque international sur le changement climatique en montagne qui s’est déroulé à Bilbao (Espagne), les 19 et 20 mai. En soixante ans, le massif a connu une élévation de la température d'1,6°C, plus rapide que la moyenne mondiale.
Les 2 et 9 juin de 13h à 14h30 - 16 juin et 7 juillet de 13h à 14h.
La Région Sud, l’Agence de l’eau, l’Office français de la biodiversité, l’ADEME, le CEREMA et l’ARBE se sont associés pour vous proposer un cycle de 4 webinaires, depuis les enjeux généraux de la désimperméabilisation des cours d’écoles jusqu’aux aspects plus techniques. Ces webinaires s’inscrivent dans le cadre du projet Nature For City LIFE. »
En baie de Lancieux, dans les Côtes-d’Armor, la mer monte et reprend en partie ses droits. La zone, classée Natura 2000, fait partie d’un projet visant à imaginer des solutions locales fondées sur la nature.
21 mai, journée internationale des poissons migrateurs. A cette occasion, l’agence de l’eau a rencontré Jean-Franck Lacerenza, directeur de l’association Saumon Rhin. Il décrit la situation pour les saumons et autres anguilles du Rhin et note les axes de progrès.
Alors que les poissons se meurent dans la Haute-Loue, un pas vient d’être franchi dans la lutte contre la pollution de la Loue. Les seuils de concentration de nitrates et phosphates à ne pas dépasser pour que la rivière retrouve une bonne santé, viennent d’être validés par le bureau de la Commission Locale de l’Eau de ce secteur du Doubs.
"On estime que 6 % du littoral guadeloupéen occupé aujourd’hui par l’homme pourrait devenir inhabitable. Il va donc falloir se préparer à abandonner des zones dans lesquelles les populations ne pourront pas se maintenir. Tout ceci suppose un plan global de relocalisation. C’est aujourd’hui et maintenant qu’il faut se préparer à ces changements", avertit l'experte Virginie Duvat.
Depuis des semaines, l'Inde, mais aussi le Pakistan, sont frappés par une vague de chaleur étouffante. Avec pour conséquence sans doute pas encore suffisamment connue : des ruptures brutales de lacs glaciaires. L'une d'entre elles s'est produite ce samedi 7 mai 2022.
Dans quelles conditions apparaissent les sécheresses éclair ? Quels sont les lieux les plus susceptibles de faire face aux sécheresses éclair ? Quel impact sur un écosystème ? Avec : Isabelle La Jeunesse (Géographe de l’environnement, maîtresse de conférences et chercheuse au laboratoire CNRS - CITERES, à l’Université de Tours), Agnès Ducharne (Directrice de recherche CNRS, UMR METIS - IPSL).
C’est un manque d’eau qui s’installe depuis plus de 10 ans, de plus en plus sensible dans le centre et le nord du Chili. Les zones rurales sont les plus affectées, avec des coupures récurrentes et des camions citernes qui approvisionnent les villages. Aujourd’hui, cette réalité menace aussi les grandes villes, comme la capitale Santiago et ses 8 millions d’habitants. S’il ne pleut pas suffisamment cet hiver, plusieurs communes pourraient être soumises à des rationnements dans les mois qui viennent.
Ce qui se fait depuis des décennies dans les stations d'épuration en tant que processus d'épuration peut également être utilisé de manière décentralisée ou semi-centralisée comme procédé de recyclage des nutriments. Une séparation précoce du "solide et du liquide" joue un rôle clé. Elle permet des solutions flexibles en termes de processus, notamment pour le traitement de l'urine. De nouvelles études montrent en outre que les procédés peuvent être utilisés non seulement pour l'urine humaine, mais aussi pour celle des vaches ou des porcs.
Répondant à une question préjudicielle du Conseil d’État, la Cour de justice de l’Union européenne estime qu’un programme ou projet susceptible de provoquer une détérioration de l’état des eaux, même temporaire et de courte durée, et sans conséquences de long terme, ne saurait être approuvé hors de tout contrôle. Le décret relatif aux schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) de 2018 devra donc être révisé.
Pendant deux ans, une cinquantaine d'experts ont étudié la littérature scientifique pour faire le point sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur les écosystèmes. Le bilan est inquiétant, mais des solutions existent pour l'améliorer.
Réuni le 18 mars 2022 à Lyon sous la présidence de Martial Saddier, président du Conseil départemental de Haute-Savoie, le comité de bassin Rhône-Méditerranée a voté à l’unanimité l’adoption du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE).
Ce document de référence planifie pour 6 ans les politiques publiques à mener pour stopper la détérioration et aller vers l’atteinte du bon état de toutes les eaux (cours d’eau, plans d’eau, eaux littorales et nappes souterraines).
Restaurer nos océans, nos mers, nos fleuves et nos rivières d’ici à 2030 : c’est le but de la mission Starfish du programme Horizon Europe. Le point sur ces enjeux avec Agathe Euzen, directrice adjointe de l’Institut écologie et environnement du CNRS.
Wellington et Auckland, les deux plus grandes villes de l’archipel, pourraient connaître des inondations importantes chaque année dès 2040. Selon les autorités, la budgétisation de la relocalisation de certains habitants et infrastructures, est en cours.
Consacré au thème du changement climatique comme amplificateur des impacts des EEE aquatiques, plus de 180 présentations sur la prévention, la gestion et le contrôle des espèces aquatiques envahissantes ont été proposées pour cette édition 2022. Plus de 50 posters ont également été présentés, avec la remise d’un prix pour les meilleurs travaux et interventions d’étudiants.
La gestion de l’eau est un levier indispensable dans les territoires alpins. Elle relève cependant parfois du casse-tête pour les agriculteurs entre la législation, les contraintes environnementales et la bonne tenue des cultures.
Cent millions d'euros : telle est la hausse du plafond des dépenses des agences de l'eau pour 2022, que le gouvernement a autorisé ce 29 avril. Cette enveloppe s'ajoute au budget annuel, établi à environ 2,5 milliards d'euros sur la période 2019-2024. Elle s'inscrit dans le cadre des crises de l'énergie et des denrées alimentaires, précipitées par les conséquences de la guerre en Ukraine, mais également d'un risque accru de sécheresse dans les prochains mois.
En étudiant le cycle méconnu de l'eau verte en lien avec l'humidité des sols, des chercheurs du Stockholm Resilience Center plaident pour créer une nouvelle limite planétaire. Leurs premières estimations suggèrent que celle-ci est déjà dépassée.
Selon une étude publiée par la revue Science Advances, le 27 avril, la probabilité de cyclones tropicaux intenses, de catégorie 3 ou plus, fait plus que doubler, à l'horizon 2050, dans toutes les régions du monde, à l'exception du golfe du Bengale et du golfe du Mexique. L'analyse prévoit également que les vitesses de vent maximales associées à ces cyclones pourraient augmenter jusqu'à environ 20 %, tandis que les cyclones tropicaux plus faibles et les tempêtes tropicales deviendront moins fréquents.
Des mesures inédites ont été prises dans le sud de la Californie, en proie à une sécheresse extrême. L’utilisation de l’eau en extérieur est limitée à un jour par semaine pour plusieurs millions de personnes, à compter du 1er juin.
Le réchauffement climatique pose la question de la raréfaction de nos ressources en eau. Alors qu’en France, les restrictions d’eau débutent déjà dans certains départements, l’épisode 3 du podcast Dernières Limites revient sur cette question en compagnie de l’hydrogéologue et hydroclimatologue Florence Habets. À écouter de toute urgence pour comprendre l’importance de la préservation de cette ressource primordiale.
Le SEDIF va désormais se consacrer à déployer la technologie de l’Osmose Inverse Basse Pression (OIBP) sur ses 3 usines principales (Choisy-le-Roi, Méry-sur-Oise, Neuilly-sur-Marne), renonçant à la réalisation d'un site pilote à Arvigny.
Une requête émanant de sept pays a été déposée auprès de l’UNESCO pour que l’irrigation traditionnelle en Europe - son savoir, sa technique et son organisation - soit inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. En Suisse, les Wässermatten (prés inondés) de Haute-Argovie, le paysage de prairies irriguées par les bisses des Sonnenberge (coteaux ensoleillés), dans le Haut-Valais, ainsi que cinq autres consortages valaisans sont concernés par cette candidature. Cette reconnaissance internationale ne devrait pas être décidée avant décembre 2023.
La biodiversité des récifs coralliens s'avère plus importante en laboratoire qu'à l'œil nu. Une équipe internationale de chercheurs, menée par une cohorte de scientifiques français notamment du CNRS et de l'Ifremer, en atteste dans une étude, publiée ce 20 avril, dans la revue Proceedings of the Royal Society – Biological Sciences. Pour mieux contrôler la diversité actuelle des poissons récifaux connus, particulièrement sensibles au changement climatique, les chercheurs se sont appuyés sur le séquençage d'ADN environnemental (ADNe) plutôt que sur l'observation visuelle en plongée.
Fleuve vénéré de l’Inde, le Gange est aussi une source majeure de pollution des océans. Une expédition de National Geographic a entrepris de documenter l’étendue de la pollution plastique dans le fleuve et ses origines terrestres.
Après un hiver aux pluies peu abondantes, ce jeudi 14 avril le vice-président de Dijon Métropole a demandé au conseil départemental de la Côte-d'Or de «surseoir» au pompage effectué dans la nappe phréatique Dijon sud pour remplir un bassin destiné à l'irrigation.
Après Fresnes en 2003 et L’Haÿ-les-Roses en 2016, la Bièvre coule à nouveau à ciel ouvert sur 600 mètres entre Arcueil et Gentilly. Il a fallu dix ans d’études, plus de deux ans de travaux et un budget total de 10 millions d’euros pour faire réapparaître cette rivière dans le complexe et dense tissu urbain de petite couronne.
C’est un spectacle qui se joue sur les plages, à marée montante. A La Rochelle, le collectif La Fugue a présenté avec humour une pièce sur un sujet rude, celui d’une violente montée des eaux. Qui mérite d’être sauvé ? Qui survivra ? Que faire des responsables de cette catastrophe climatique ? « Quand viendra la vague » va entamer une tournée estivale.
Le projet LIFE Eau&Climat est cité pour la production du portail DRIAS-Eau (p77). Cette extension du portail DRIAS – les futurs du climat est dédiée à la ressource en eau. Réalisé par Météo-France, un des partenaires scientifiques du projet, DRIAS-Eau est l’un des livrables de l’action C3 « faciliter l’accès aux données hydro-climatiques ». Une première version de démonstration est déjà disponible sur DRIAS. La mise en ligne de DRIAS-Eau est prévue pour fin 2022.
La ffgolf et l'Agence de l'eau Seine-Normandie ont signé un partenariat de 3 ans afin de poursuivre la réduction de l'impact des activités de 163 golfs sur la ressource en eau.
L’événement Ça Saône a mobilisé 500 élus et usagers de la rivière sur l’urgence de la situation climatique, le 3 février, en vue d’élaborer une stratégie globale à 20 ans. Marie-Claire Bonnet-Vallet, présidente du comité de rivière Saône, dresse le bilan de cette action.
Cet hiver, les nappes phréatiques ne se sont pas reconstituées et pour la première fois en France, nous abordons en manque d'eau les saisons les plus chaudes. Pourquoi ce phénomène ? Est-ce amené à durer ? Que faire pour lutter contre la sècheresse ?
L’élévation du niveau de la mer tient une place toute particulière dans le second volet du 6e rapport d’évaluation du GIEC publié en février 2022. Contrairement à d’autres variables climatiques telles que les températures et les précipitations, le niveau de la mer continuera à s’élever bien après la stabilisation des températures globales, puisque les glaciers de montagne et les calottes de glace en Antarctique et au Groenland mettront des siècles à s’ajuster aux nouvelles températures.
La faible pluviométrie de l’hiver 2021-22 en France menace de déclencher un important épisode de sécheresse ce printemps et cet été. Ce phénomène, amplifié par le changement climatique, génère de plus en plus de dégâts sur les maisons individuelles construites sur des sols argileux. Face à l’augmentation rapide des coûts d’indemnisation et à une couverture assurantielle peu efficace, la législation commence à évoluer.
Un barrage contre la mer du Nord: à Gravelines, la plus grande centrale nucléaire française finalise un long rempart pour se protéger contre les risques "extrêmes" d'inondation, des travaux "post-Fukushima" menés dans une zone exposée à la montée des océans liée au changement climatique.
La réunion de point de travaux du bassin Rance-Frémur, concernant le désenvasement, a été l’occasion de dire la déception des élus des bords de Rance, et la somme de travail « ingrat » fournie par le rapporteur scientifique.
Le Cerema lance une nouvelle série de fiches pratiques, sur les projets de réaménagement des cours d'école pour qu'elles soient plus résilientes et mieux adaptées aux évolutions du climat. La première fiche, qui porte sur l'opération menée dans une école maternelle de Saint-Cloud, est disponible.
Les scientifiques estiment que l’océan absorbe 30 % des émissions de CO2 dues aux activités humaines. Véritable « pompe à carbone », il est ainsi un régulateur essentiel du changement climatique. De récents résultats publiés dans Nature Communications et Science Advances suggèrent que la contribution de l’océan profond, et plus particulièrement de sa biodiversité, dans cette pompe à carbone océanique est néanmoins mal estimée. Ces nouvelles découvertes pourraient permettre d’améliorer les modèles climatiques tels que ceux utilisés par le GIEC.
L’agence de l’eau Loire-Bretagne lance deux appels à projets pour accompagner les investissements dans les exploitations agricoles spécialisées en productions végétales sous serres et en élevage. Ils sont ouverts jusqu'au 31 octobre 2022. Ils visent à réduire les consommations en eau de ces exploitations agricoles.
Cette année, pour le retour du présentiel, les intervenants et les participants nous ont offert 2 jours d’échange et de partage d'expérience extrêmement enrichissants. Retrouvez dès à présent les présentations !
Une étude de l’Ifremer, de l’Université de Bordeaux et de l’IRD à partir des données collectées sur le voilier du navigateur Fabrice Amedeo lors du dernier Vendée Globe, montre que les eaux de surface de l’océan Atlantique sont deux fois plus polluées par les fibres de cellulose que par les microplastiques. Cette étude montre également que l’Atlantique Nord est davantage touché par la pollution plastique que l’Atlantique Sud et questionne la dynamique du gyre subtropical (zone de concentration des microplastiques) puisque les niveaux de pollution qui y ont été mesurés sont plus faibles qu’attendu.
En cette fin mars, l'Italie fait face à son hiver le plus sec depuis près de 70 ans. L'ARPA (l'Agence régionale pour la protection de l'environnement) du Piémont tire la sonnette d'alarme.
Les inondations ont causé 82 milliards de dollars (73 milliards d’euros) de dégâts en 2021 au niveau mondial, a annoncé ce mercredi le réassureur Swiss Re. Ce dernier note d’importantes lacunes dans la couverture de ce risque susceptible d’augmenter avec le changement climatique.
Accélération des phénomènes extrêmes - sécheresse, pluies diluviennes -, conflits d’usage autour de l’eau... les collectivités territoriales doivent passer à l’action et s’adapter au changement climatique. Jeudi 24 mars, le Comité 21 organisait un webinaire spécifiquement dédié aux enjeux sur la ressource en eau. Des solutions territoriales et sectorielles existent pour lutter contre le gaspillage, protéger la fonctionnalité des milieux et rendre les réseaux plus résilients.
Des scientifiques d’INRAE, de l’université de Bordeaux et de l’université Pontificale Catholique du Chili ont étudié 24 espèces de plantes du désert d’Atacama (Amérique du Sud), une des régions les plus arides de la planète, pour comprendre les mécanismes de résilience des plantes dans un environnement extrême. Grâce à une approche multi-espèces, ils ont découvert des marqueurs moléculaires communs aux 24 espèces étudiées permettant de prédire l’environnement dans lequel elles vivent (altitude, variations de températures, déficit en eau…). Leurs résultats, publiés dans New Phytologist, mettent en lumière des mécanismes communs utilisés par une grande diversité de plantes pour s’adapter à des conditions extrêmes. L’approche développée dans cette étude pourrait être appliquée à des espèces cultivées sous d’autres climats plus favorables, afin d’identifier les mécanismes leur permettant de s’adapter aux stress environnementaux.
Le niveau de remplissage des réserves souterraines d'eau creusoise est en baisse sur les dernières semaines du mois de mars. Il faudra des pluies régulières pendant les deux mois à venir pour éviter des tensions à l'été, alerte le bureau de recherches géologiques de Poitiers.
Le changement climatique fait présager des difficultés à venir pour répondre à tous nos besoins en eau. Le SMAVD se dote de moyens pour mieux connaître la ressource durancienne, très précieuse pour une grande partie de la région Sud.
Alors que le Forum mondial de l'eau s'ouvre ce mardi à Dakar, en Ukraine, au Yémen ou encore au Nigeria, les populations civiles vivant dans des zones de conflit pâtissent d’un manque d’eau, dont les conséquences multiples s’ajoutent à celles de la guerre.
Des échantillons presque centenaires de multiples espèces de corégones du lac de Constance ont permis aux chercheurs de l’Eawag de comparer le génome d’une espèce disparue avec celui des espèces encore en vie. Leur recherche révèle la persistance de certains fragments du génome de l’espèce éteinte dans les espèces actuelles. Il est possible que ces fragments anciens puissent faciliter la recolonisation de l’habitat en eaux profondes, aujourd’hui inoccupé des corégones.
De l'Ukraine au Yémen, en passant par le Sahel ou l'Afrique centrale, l'enjeu de l'accès à l'eau potable est une constante des pays en guerre. Et pour certains d'entre eux, le réchauffement climatique ne fait qu'aggraver les tensions, quand il n'en est pas la cause. Entretien avec Guillaume Pierrehumbert, chef de l'unité Eau, au Comité international de la Croix-Rouge, rencontré en marge du Forum mondial de l'eau qui se tient à Dakar cette semaine.
Le Cerema est un des huit partenaires du projet de recherche BRIC (Building Resilience in Flood Disadvantaged Communities/Renforcer la résilience dans les communautés défavorisées face aux inondations) (2021-2023) approuvé dans le cadre du programme Interreg Channel.
Dans quel état sont les eaux souterraines en Suisse? Lors de la Journée mondiale de l’eau, nous en avons discuté avec l’hydrogéologue Christian Moeck, membre du groupe de recherche en hydrogéologie de l’Eawag qui s’intéresse aux défis les plus pressants auxquels sont confrontées les eaux souterraines, ainsi qu’aux moyens de protéger les ressources qu’elles représentent.
Six défis scientifiques pour mieux appréhender l'eau dans sa globalité dans un contexte de changement climatique : c'est l'objectif ambitieux de OneWater - Eau bien commun, un programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) exploratoire. Lancé le 16 mars, il sera copiloté par le CNRS, le BRGM et l'Inrae et vise notamment l'anticipation de l'évolution de la ressource, le développement d'une empreinte eau, l'accompagnement d'une nouvelle gouvernance des ressources ou encore favoriser des approches et des usages plus raisonnés et intégrés.
Les stations d'épuration des eaux usées sont des points névralgiques pour les gènes de résistance aux antibiotiques et les bactéries, mais le débordement des égouts exacerbe le problème en les disséminant dans les cours d’eau, constituant ainsi une menace pour la santé publique. Des chercheurs de l’Eawag proposent des moyens de minimiser ces effets néfastes.
L’adoption du schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux pour les bassins du Rhin et de la Meuse fait suite à 6 mois de concertation des habitants, des assemblées et parties prenantes visant à mettre en lumière les défis à relever pour atteindre le bon état des eaux, adapter les territoires au changement climatique et enrayer la disparition de la biodiversité.
Annoncé en conclusion du Varenne agricole de l’eau, un projet de décret donne la possibilité au préfet coordonnateur de bassin de déterminer la stratégie des volumes prélevables en hiver, c’est-à-dire hors étiage. Les observations du public sont attendues jusqu’au 4 avril prochain.
Les milieux humides constituent un patrimoine naturel exceptionnel, dont les fonctions écologiques et le rôle dans la régulation du climat et l’atténuation des impacts des dérèglements climatiques, sont largement reconnus. Bérangère Abba, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, annonce le lancement d’un nouveau plan national en faveur de la protection des milieux humides et la liste des 18 zones humides françaises les plus emblématiques. Portant sur la période 2022-2026, ce plan poursuit les efforts engagés et amplifie les actions en faveur de la connaissance, de la protection et de la restauration des milieux humides.
La restauration de l’Auxigny a permis au syndicat intercommunal de la vallée de l’Yèvre (SIVY) de remporter le trophée de l’adaptation au changement climatique Life Artisan. Une reconnaissance pour ce travail destiné à réduire les risques d’inondation et améliorer l’état de la ressource en eau et en biodiversité.
Dans le cadre de l’élaboration du nouveau Contrat Territorial Zones Humides Brenne (CTZH Brenne) et avec l’objectif d’anticiper les impacts du changement climatique en développant une stratégie d’adaptation, le SMABCAC porte la mise en place d’un programme de restauration des sources et fontaines. En complément de l’enquête réalisée auprès des communes, le syndicat sollicite l’aide des habitants et des propriétaires du territoires afin de recenser les sources et fontaines dont ils ont connaissance par le biais d’un inventaire participatif.
Une étude sur 2.000 rivières américaines a prouvé que l'intervention humaine sur les cours d'eau démultipliait le risque d'événements extrêmes, tels que les inondations et sécheresses.
Sous l'autoroute A40, ATMB réaménage le lit de l’Arve avec des seuils facilitant le passage des poissons pour contribuer à la continuité écologique entre Passy et le lac Léman.
Au Salon international de l’Agriculture, du 26 février au 6 mars 2022, à Paris, INRAE fait un focus sur les recherches et l’expertise sur l’eau et sa gestion dans les territoires. L’unité de recherche HYCAR représente le centre INRAE Île-de-France-Jouy-en-Josas – Antony avec des présentations sur le cycle de l’eau, les enjeux de la prévision des crues et différentes animations autour des poissons de nos rivières et des bassins versants français.
D’ici 2050, les États membres devront avoir restauré au moins 70 % des tourbières drainées à des fins agricoles, dont au moins la moitié devra avoir été remise en eau. C’est ce qu’indique la proposition de règlement de la Commission européenne sur la restauration de la nature qui a fait l’objet d’une fuite et a été consultée par EURACTIV.
Le deuxième volet du sixième rapport du Giec, publié lundi 28 février, décrit les conséquences du réchauffement climatique dans les zones de montagne et plus particulièrement dans les Alpes. Le bilan est plutôt sombre.
Une dernière étude publiée par le GIP Seine-Aval montre que les eaux de la Seine auront besoin de terrain pour s’étendre. La zone entre le barrage de Poses (Eure) et l’Estuaire (Seine-Maritime), qui comprend donc la Métropole Rouen Normandie et bien d’autres villes, va être exposée à de graves inondations à cause du changement climatique.
C’est bien une mine de carbone que nous avons sous nos pieds normands dans les marais du Cotentin et du Bessin avec près 30 millions de tonnes de carbone stockées. Première région française en termes de stockage de carbone, elle est aussi celle qui depuis 70 ans a le moins subi de dégradation. Ces écosystèmes méconnus sont un trésor dormant et leur disparition, si nous n’y prenons garde collectivement, pourrait avoir des conséquences largement sous-estimées vis-à-vis du changement climatique.
Le comité de bassin adopte le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, le Sdage Loire-Bretagne 2022-2027 et donne un avis favorable au programme de mesures élaboré par l'État.
L’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine a publié les résultats de la cartographie de l’aléa recul du trait de côte en Charente-Maritime, réalisée dans le cadre de l’actualisation de la sensibilité régionale à l’érosion côtière.
Gérer la ressource en eau de manière durable et équitable à l’échelle territoriale, c’est l’enjeu du partenariat signé ce 1er mars par Philippe MAUGUIN, Président directeur général d’INRAE et Guillaume CHOISY, Directeur général de l’agence de l’eau Adour-Garonne. Face au besoin de préserver, protéger et partager l’eau sur un bassin marqué par les effets du changement climatique, cette convention-cadre a pour objectif de produire des connaissances scientifiques et des expertises au plus près des problématiques de terrain.
La parution ce jour du deuxième volet du sixième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) apporte de nouvelles données sur les impacts, les vulnérabilités et l’adaptation à la crise climatique, avec une analyse dédiée aux montagnes dont nous retranscrivons ici les grandes lignes.
Le monde doit s’adapter urgemment au changement climatique, alerte le Giec dans un rapport publié le 28 février. Vagues de chaleur, perte des rendements agricoles, pénurie d’eau, inondations : les conséquences seront nombreuses, estime-t-il.
La Normandie est particulièrement vulnérable au changement climatique, et notamment à la montée du niveau de la mer. Le « Giec normand » propose un état des lieux complet à l’horizon 2100.
Les enjeux liés à l’équilibre de la gestion quantitative de la ressource en eau sont de plus en plus prégnants dans le contexte actuel du changement climatique. Le bassin versant de l’Oudon est déjà concerné par des risques de sécheresse et de pénuries estivales d’eau et subit chaque année des restrictions préfectorales d’usage. Une enquête sera prochainement lancée.
Une centaine de pays se réunira lundi à Nairobi, au Kenya, pour lancer les pourparlers au sujet d’un traité international sur les plastiques, sources d’importantes pollutions marines et terrestres. Le processus devrait durer deux ans.
Une révolution se profile à l’horizon. Les algues pourraient ouvrir une révolution aussi importante que l'agriculture au néolithique. Premier maillon de la chaîne du vivant, les algues sont un trésor facile à cultiver. Très bonne nouvelle pour la planète.
Dans le cadre du développement de l’énergie houlomotrice dans les ports de son territoire, la Région Bretagne a sollicité France Energies Marines et le Cerema pour l’étude du potentiel sur 21 sites identifiés précédemment. Plusieurs technologies seront testées afin d’identifier la puissance récupérée en conditions réelles.
Le centre de ressources sur les cours d'eau de l'OFB a pour mission de contribuer au développement des compétences des acteurs impliqués dans la préservation et la restauration écologique des rivières, des têtes de bassin jusqu'aux estuaires, en France et dans les territoires ultramarins. Il cherche à favoriser la mise en réseau des professionnels aux différentes échelles- territoriale, régionale, nationale et européenne (à travers son appartenance au Centre européen pour la restauration des rivières-ECRR). De plus il a pour objectifs le partage et la mise en commun au sein du réseau national d'acteurs qu'il anime. Pour identifier et prioriser vos besoins sur les thématiques de préservation, réduction d'impact et restauration des hydrosystèmes fluviaux, concevoir les outils d'accompagnement, les dispositifs de transfert de la connaissance et modalités de partage, voici un questionnaire à remplir par vous, professionnels des milieux aquatiques.
Plus d'une centaine de personnes ont manifesté ce samedi à Niort et à Poitiers pour protester contre le projet de bassines agricoles prévu en Poitou-Charentes.
Le dégel des tourbières à pergélisol est reconnu par les Nations unies comme l’un des cinq principaux problèmes émergents en matière d’environnement . En tant que puits de carbone, les tourbières permettent en effet de réguler la concentration de CO₂ atmosphérique et s’avèrent de précieuses alliées dans la lutte contre le changement climatique. Or le dégel du pergélisol a un impact sur le fonctionnement de celles situées dans les zones arctique et subarctique.
À Tozeur, la plus grande des oasis tunisiennes, les récoltes de dattes sont en danger. Les plantations de ces fruits d’ordinaire rentables subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique et de la mauvaise gestion de l’eau.
« Ville en alerte » est un outil innovant et exemplaire de surveillance, d’anticipation et de gestion en temps réel du risque hydrologique. Il permet d’améliorer l’anticipation puis la gestion opérationnelle d’un évènement pluvieux fréquent à extrême. Cet outil est aujourd’hui opérationnel et déployé auprès des 31 communes de la métropole, des services de la métropole, des services de l’État (Préfecture de l’Hérault, …) et du SDIS 34.
La webconférence "Renaturer et perméabiliser les villes : jouer sur le levier de la planification" du 30 novembre 2021, organisée dans le cadre des Conférences Techniques Territoriales du Cerema et en partenariat avec le Graie, avait pour objectifs de comprendre les enjeux de la ville perméable et de la renaturation des sols pour mieux les intégrer dans la planification urbaine. Retour sur les interventions et présentations.
L’énergie hydraulique constitue l’épine dorsale historique de l’approvisionnement en électricité de la Suisse. Et ce serait encore plus vrai aujourd’hui, dans le contexte de la transition énergétique. Mais celle-ci doit d’abord redorer son image qui s’est ternie au cours des dernières décennies.
C’est une situation assez inhabituelle en cette saison. L’Espagne, comme le Portugal voisin, sont frappés cet hiver par une aridité précoce et extrême en raison de la faible pluviométrie enregistrée en janvier. Le mois dernier est déjà considéré comme le deuxième le plus sec depuis l’an 2000 dans la péninsule ibérique, selon les agences météorologiques locales.
L’Institut français d’exploitation de la mer soumet les bivalves à des augmentations de température et à un PH plus faible, et étudie les moyens de lutter contre la fragilisation des coquilles.
La DREAL Occitanie a fait appel au Cerema pour élaborer des outils à destination des collectivités, pour mettre en œuvre des actions efficaces d'adaptation de leur territoire aux enjeux spécifiques du changement climatique en Occitanie. Des documents thématiques et des interviews vidéo d'élus locaux fournissent les clés pour agir sur une série d'enjeux tels que l'eau, les risques, la biodiversité...
Sécheresse, pollution, infrastructures défaillantes, mais aussi surexploitation par les grandes compagnies et l’agriculture intensive… Le sous-continent souffre de la raréfaction de l’eau potable. Dans dix ans, une mégalopole comme Mexico pourrait se retrouver sans eau.
Retour sur la Plateforme Recherche-Gestion organisée par l’Office de l’Environnement de la Corse le 30 novembre 2021 sous format de Webinaire. Les présentations sont disponibles.
Les glaciers de montagne, qui fondent sous l'effet du réchauffement, contiennent moins de glace que ce que pensaient les scientifiques, selon une étude publiée lundi, qui insiste sur les risques d'accès à l'eau dans certaines régions, comme les Andes.
A l’occasion de la JMZH 2022, dont le thème est « Agir pour les zones humides, c’est agir pour l’humanité et la nature », FNE Midi-Pyrénées mets le focus sur « les petits cours d’eau qui font les grandes rivières ». C’est par là que tout commence. Par tous ces micros ruisseaux qui se rassemblent pour faire nos rivières. On le surnomme “le chevelu ” et on le trouve en tête de bassin versant, à la source, accompagné de zones humides. Fragile, à peine visible parfois et d’une grande richesse biologique, il est menacé par nos activités : agricoles, forestières, énergétiques, touristiques…et le changement climatique. Découvrez notre bande dessinée et nos vidéos dédiés à ces milieux !
Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Communications, une équipe interdisciplinaire de glaciologues, climatologues et mathématiciens de l’Université Grenoble Alpes, INRAE, Météo-France, l’Université Libre de Bruxelles et TU Delft a utilisé pour la première fois des réseaux de neurones artificiels profonds - un type d’intelligence artificielle - pour simuler l’évolution future des glaciers à l’échelle régionale.
Les conclusions du Varenne Agricole de l’Eau et du Changement climatique, rendues le 1er février, sont à l’image de cette concertation : une remise en cause du cadre des Assises de l’eau de 2019 et un recul politique en matière de politique de l’Eau et d’adaptation. Ce Varenne est passé à côté de nombreux enjeux, et soulève des inquiétudes sur la déstabilisation, sous prétexte de « l’accélérer » et de « l’enrichir », du cadre réglementaire de discussion sur la gestion quantitative de l’Eau. Alors que des solutions durables sont possibles, ce Varenne cherche à tout prix à adapter un modèle dépassé au regard des contraintes climatiques nouvelles. Par la Confédération Paysanne, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, le Réseau Action Climat, l’UFC-Que Choisir.
Parce qu’un océan en bonne santé conditionne l’équilibre planétaire et, pour cette raison, le bien-être et la santé des femmes et des hommes, le rôle des sciences océaniques n’a jamais été aussi important pour comprendre la dégradation actuelle du plus grand écosystème mondial et imaginer des solutions. À l’occasion du One Ocean Summit, qui se tient à Brest du 9 au 11 février 2022, scientifiques, acteurs publics et privés et chefs de gouvernement partageront diagnostics et remèdes pour améliorer l’état du « patient ». Convié à la table des débats, l’Ifremer revient sur différentes pistes de recherche prometteuses.
Face au changement climatique et à la multiplication des crues, quel avenir pour le fleuve de la Saône et ses habitants ? Pour répondre à cette question, près de 500 personnes ont assisté à un colloque ce jeudi 3 février à Fragnes-La Loyère, en Saône-et-Loire.
Selon le résultat d’une modélisation, le groupe d’assurance mutualiste Covéa prévoit d’ici à 2050 une hausse de près des deux tiers du coût des sinistres dus à la météo, en particulier aux inondations, à la sécheresse et à la grêle.
Le projet Européen CoCliCo, coordonné par le BRGM et cofinancé par le programme Horizon 2020, vise à éclairer la prise de décision sur le risque côtier et l’adaptation à ces risques, dans le contexte du changement climatique.
En conclusion du Varenne de l’eau, une consultation sur les réponses aux effets du changement climatique, le premier ministre a donné des gages aux exploitants.
Très impliquées dans le Varenne de l’eau, notamment sur le deuxième volet consacré à l’adaptation des filières au changement climatique, les chambres d’agriculture saluent les conclusions des travaux et la prise de parole du Premier ministre. Elles déplorent cependant le manque de moyens dédiés à l’aide aux investissements et à l’accompagnement des agriculteurs.
Ces zones, longtemps associées aux maladies qui s’y propageaient, ont été largement détruites. Pourtant, elles constituent l’écosystème le plus productif sur la planète, selon une étude française.
Une petite enquête sur le bassin de l’Agout, dans le Sud-Ouest, significatif de la nouvelle manière de voir l’eau : pour gérer la variabilité nouvelle de la pluie, il ne s’agit plus - seulement - de faire des gros tuyaux et des grands barrages, mais d’entretenir la tourbe et le petit chevelu de ruisseaux.
Dans le cadre de ce partenariat, 49 actions ont été programmées de 2021 à 2024, pour un montant d’investissements de près de 75 M€ et un appui financier de l’agence de l’eau Rhin-Meuse à hauteur de 28,7 M€. L’objectif est de concilier les projets d’aménagement en prenant en compte l’impact du changement climatique afin de tendre vers une résilience territoriale.
Situées en forêt domaniale de Bonnefoi, les sources de la Loire font face à plusieurs enjeux de conservation. L’Office national des forêts (ONF) a établi en 2019 un plan d’actions ayant pour but de conserver la biodiversité sur ce site fragile, avec le soutien de l’agence de l’eau Loire Bretagne.
Ce contrat porte sur la désimperméablisation des surfaces aménagées (places de parking) des pôles d’échanges multimodaux, l’infiltration des eaux pluviales sans rejet dans le réseau d’assainissement, des travaux sur les quais afin d’assurer leur désimperméalisation et la déconnexion au réseau enterré existant, la récupération et la réutilisation des eaux de toiture des gares.
Toujours aussi brûlante, la question du financement des agences de l’eau et de leurs moyens est revenue en débat en séance publique au Sénat le 25 janvier. Si le « plafond mordant » n’est pas remis en cause, en revanche, la baisse des effectifs est stoppée pour 2022.
« Pour éclairer plus encore la compréhension de l'océan et sa réponse au changement climatique », la France va investir 21 millions d'euros dans le programme international Argo, a annoncé l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) dans un communiqué.
Après les inondations de juillet 2021 en Europe, des chercheurs de l’Université des Nations Unies (UNU) lancent une « Initiative de l’UNU pour la résilience climatique » afin de partager des connaissances et mieux se préparer aux futurs phénomènes météorologiques extrêmes. L’Initiative est pilotée par les instituts de l’Université des Nations Unies en Allemagne (UNU-EHS), en Belgique (UNU-CRIS) et aux Pays-Bas (UNU-MERIT), tous les trois parmi les pays européens qui ont été touchés par les inondations catastrophiques et mortelles de 2021.
Le 11e programme « Sauvons l’eau » de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse établit les priorités d’interventions sur la période 2019-2024. Afin de tenir compte des 3 premières années de mise en œuvre du programme et notamment de la crise sanitaire et des prochains Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2022-2027 de Rhône-Méditerranée et de Corse, l’agence adapte son programme à mi-parcours tout en conservant l’enveloppe financière de 2,64 milliards d’euros pour 6 ans.
Vous voulez gérer l’eau sur votre territoire de façon plus durable, plus efficiente et moins coûteuse ? Vous adapter au changement climatique et à la perte de biodiversité en renforçant la capacité de résilience de votre territoire ?
Une application pour smartphone « DRYrivERS » permet désormais de signaler aux scientifiques les cours d'eau qui s'assèchent. « Nous avons découvert, ces quinze dernières années, que les rivières intermittentes étaient très abondantes. Au niveau mondial, la majorité des cours d'eau s'assèchent, pointent Thibault Datry, chargé de recherche dans l'unité de recherche et de développement pluridisciplinaires sur le fonctionnement des hydrosystèmes (Riverly) de l'Inrae de Lyon. Cependant, comme la gestion et l'écologie des cours d'eau sont conçues pour les milieux pérennes, nous avons du mal à savoir où ils se situent. Même si des efforts ont été réalisés pour améliorer la situation, avec l'Observatoire national des étiages (Onde).
Cet article se concentre sur la gestion de la rareté de la ressource en eau dans deux métropoles de l'Ouest aride des États-Unis confrontées à une intensification des sécheresses et à un stress hydrique accru. S’appuyant sur un terrain qui fait jouer à l’extrême les problématiques socio-écologiques de la pénurie, ce travail de recherche propose de considérer les villes de Phoenix et de Tucson comme des laboratoires de l’adaptation urbaine au changement climatique, pour explorer les différentes modalités d’adaptation à la rareté de la ressource en eau.
« Le lac est là et il fait son travail, se contente d’affirmer Serge Bousquet-Cassagne. Il se remplit tous les ans alors que l’on nous avait dit que le bassin versant était trop petit. Et pour la deuxième année consécutive, il a permis d’écrêter la crue de la Garonne ».
Le contexte de dérèglement climatique réinterroge les modes de conception et de gestion de la voirie urbaine et des espaces publics. Pour aider les villes à renforcer la résilience de leurs voiries et services de transport, le Cerema lance une étude nationale sur l’adaptation des voiries urbaines au changement climatique en diffusant au préalable un questionnaire à destination des aménageurs, élus, décideurs publics ainsi qu’aux services des collectivités en charge des voiries, espaces publics et services de transport.
L'ANEL (Association nationale des élus du littoral) et le Cerema ont organisé en décembre 2021 un webinaire consacré aux premiers retours d'expériences de l'appel à partenaires "Gestion intégrée du littoral", lancé conjointement en 2019. L'objectif était de partager les bonnes pratiques et les principaux leviers d'action en matière d'aménagement et d'adaptation des territoires littoraux au changement climatique.
Les experts sont formels, de nombreuses espèces de poissons menacées d’extinction vont pâtir de la construction de barrages au Laos et dans d’autres régions tropicales.
Du 15 au 30 novembre 2021, des militants d’Extinction Rebellion ont occupé le bois de la Colombière dans la station de ski de la Clusaz pour s’opposer à la construction d’une nouvelle retenue collinaire. Quels enjeux socio-environnementaux ces nouvelles mobilisations écologistes en montagne révèlent-elles à l’heure du réchauffement climatique ?
La Colombie Britannique, frappée par des crues récurrentes liées aux « rivières atmosphériques », envisage une nouvelle doctrine pour l’aménagement et la protection contre les inondations.
L’un a de l’eau douce, l’autre de l’électricité solaire. Changement climatique oblige, Israël et la Jordanie, pourtant ennemis, s’engagent à s’échanger ces ressources. Les grands oubliés de cette « paix verte » ? Les Palestiniens.
A la demande de FNE Midi-Pyrénées, FNE 65, les Amis de la Terre 32 et la SEPANSO Landes, le tribunal administratif de PAU avait annulé l’autorisation pluriannuelle délivrée au syndicat IRRIGADOUR pour prélever les eaux du bassin de l’Adour amont de 2017 à 2022. La Cour administrative d’appel de BORDEAUX vient de confirmer cette annulation qui prendra effet le 31 mars 2022.
Ancien commandant du GIGN et acteur du drame d’Ouvéa en 1988, Philippe Legorjus veut créer dans le Finistère la plus grande exploitation industrielle d’algues en Europe. Avec l’aval des autorités, ce projet labellisé bio se développe en dépit des risques et contre l’avis de nombreux habitants.
Déjà fragilisées, les capacités agricoles de la Syrie risquent de plonger si la sécheresse s’installe, avec le risque d’un appauvrissement des paysans et d’une insécurité alimentaire croissante pour la population.
Le pôle Nord se transforme de manière « alarmante et indéniable ». Au pôle Sud, l’un des principaux glaciers de l’Antarctique risque de se désintégrer en partie d’ici cinq ans.
L’Alliance Méditerranéenne pour les Zones Humides est une coalition de 32 sociétés civiles (non gouvernementales) et d’organisations scientifiques issues de toute la Méditerranée, fonctionnant dans le cadre d’un accord de coopération depuis 2017. Son objectif principal est de contribuer à la protection efficace des zones humides méditerranéennes et à l’utilisation judicieuse de leurs ressources, leurs valeurs et leurs services.
Le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) de Corse pour la période 2022-2027 a été adopté par l’Assemblée de Corse ce vendredi 17 décembre. Un vote à l’unanimité, avec la non participation du groupe Core in Fronte.
New York, géant urbain entouré par les eaux et menacé par le dérèglement climatique, se protège derrière un gigantesque mur anti-inondations, espérant éviter les catastrophes des dix dernières années.
Avec le développement de la technologie du solaire flottant, de nouvelles opportunités s'ouvrent pour les acteurs du photovoltaïque sur les carrières en eau ou les retenues de barrage, mais aussi les plans d'eau d'irrigation. À l'occasion du salon Energaïa, qui se tenait à Montpellier, les 8 et 9 décembre, TotalEnergie a, par exemple, signé un partenariat avec l'Association syndicale d'irrigation (ASA) sur la commune de Garlin (Pyrénées-Atlantiques).
Pour son 14e Colloque organisé à Sion le 3 décembre 2021, l’association « Mémoires du Rhône » a inscrit une double thématique à son programme : archéologie et archives sédimentaires. Ces deux approches sont d’actualité. De la haute vallée jusqu’au Léman, plusieurs sites archéologiques sont en chantier. Ils ouvrent de nouvelles perspectives dans la connaissance de cette plaine dont on disait qu’elle avait été très longtemps inhabitable. D’autres chantiers, d’un tout autre type, jalonnent aujourd’hui le cours du Rhône et s’inscrivent dans le vaste et long programme des travaux de sa troisième grande correction historique. Dans ce contexte, comprendre comment le fleuve charrie régulièrement jusqu’au lac d’immenses quantités de sédiments n’est pas quelque chose d’anodin. De ce point de vue, les questions ne manquent pas quant aux impacts imputables au changement climatique comme aux activités humaines.
Présidé par Philippe Tabarin (Coordination rurale), le bureau de la chambre d'agriculture de la Vienne, réuni le 7 décembre, a délibéré et décidé de ne pas signer le « protocole d'accord et de cadrage » des réserves de substitution du Clain. « Présenté aujourd'hui pour signature, le constat reste celui d'un projet inabouti, faisant l'impasse sur des sujets capitaux et, au final, inéquitable, souligne-t-il dans un communiqué. La chambre représente tous les agriculteurs qui doivent être traités de manière juste et équitable. »
Pour faire face à une problématique de coulées de boues, la commune d’Erchin, située dans le Douaisis, a mis en place une politique de gestion durable et intégrée des eaux pluviales, en prenant en compte la contrainte rurale et urbaine et en menant une dynamique de concertation approfondie.
Quelque 200 photos et autant de commentaires que l’on peut faire défiler à l’horizontale pour découvrir et comprendre d’histoire de la protection des eaux en Suisse de 1800 à nos jours : c’est le très bel outil que l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau (Eawag) met à la disposition de toutes celles et ceux qui s’intéressent un tant soit peu à une gestion durable des ressources naturelles. Cette chronologie inédite met en évidence les connexions entre divers éléments technologiques, sociopolitiques et écologiques, sans oublier les personnages-clés et les institutions qui jalonnent deux siècles d’initiatives prises pour la sauvegarde de ce qui est la principale richesse de ce pays.
Le Syndicat mixte interrégional d’aménagement des digues du delta du Rhône et de la mer (Symadrem) entre dans une nouvelle phase du plan Rhône avec un plan d’investissement pluriannuel, comme l’évoque son directeur Thibaut Mallet.
Les poissons amphihalins sont en déclin en France et dans le monde. Vivant alternativement en eau douce et en eau salée, ils sont confrontés à de nombreuses pressions auxquelles s’ajoute celle du changement climatique, qui entraîne principalement 3 grandes modifications : (i) changement de l’aire de distribution des espèces, (ii) modification du calendrier des moments clé des cycles de vie, et (iii) modification du synchronisme spatial des populations. Espèces emblématiques de nos cours d’eau et à forte valeur économique, les poissons amphihalins font l’objet de plan de gestion partout en France, la plupart du temps à l’échelle des bassins-versants, avec peu de mise en perspective sur l’état de ces populations à l’échelle française. L’objectif de ce travail est de contribuer à combler ce manque en analysant des données collectées dans tous les bassins-versants français.
Réuni vendredi 3 décembre 2021 à Bastia sous la présidence de Gilles Giovannangeli, vice-président du Comité de Bassin, le Comité de Bassin de Corse a adopté son Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Il constituera le socle stratégique de la politique de l’eau dans le bassin des 6 prochaines années, pour atteindre un bon état des eaux.
Quels sont les effets des opérations de restauration hydromorphologique sur les milieux ? Comment les évalue-t-on ? Des études scientifiques et techniques, et des projets de recherche menés au niveau européen ont investigué ces questions. Cette journée a permis de partager les résultats de ces travaux avec l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des milieux aquatiques. Les supports des interventions sont disponibles.
L’appel à initiatives « J’ai un projet pour le Rhin » a pour objectif d’encourager les projets renforçant les liens entre le fleuve et les citoyens, qu’ils soient portés par des associations, des collectivités locales, des entreprises, mais aussi des particuliers (seuls ou en collectif) et contribuant à valoriser le patrimoine naturel que constitue l’ensemble de l’écosystème rhénan.
Des chercheurs du BRGM ont participé à une publication scientifique internationale pour évaluer les besoins de recherche sur la gestion des sites de stockage de déchets situés en bordure de littoral.
Le premier appel à projets ouvert en 2020 a permis de sélectionner 8 projets portant sur les rivières de la Durance, des Sorgues, du Calavon, de la Môle et de la Roubine du Lavoir. Au total, 22 440 arbres seront plantés sur 9 000 mètres linéaires de berges, permettant de renaturer 16 ha de milieux.
Le Grand Besançon Métropole, précurseur en la matière, mène une politique de premier ordre pour protéger la ressource en eau souterraine. Cette eau d’une qualité exceptionnelle fournit 77% des prélèvements en alimentation en eau potable sur ce territoire.
Si le recul de la biodiversité préoccupe les chercheurs de l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau (Eawag), c’est parce que les espèces les plus menacées sont précisément celles qui vivent dans des milieux aquatiques ou à proximité. Qu’il s’agisse, entre autres, d’inventorier des espèces de poissons, de promouvoir la revitalisation des cours d’eau ou d’innover en matière de gestion des eaux urbaines, la plupart des départements de l’Institut ont inscrit la thématique de la biodiversité dans leurs programmes de recherche, ce qui implique aussi une approche interdisciplinaire. La newsletter spéciale de l’Eawag, datée de novembre 2021, propose une série d’articles dédiés à la biodiversité aquatique. On trouvera ici une brève présentation de quelques-uns de ses champs de recherche décrits dans cette newsletter.
À mi-chemin entre Saint-Flour et les Monts du Cantal, la narse de Nouvialle, vaste zone humide et havre de biodiversité, est convoitée par deux multinationales souhaitant y ouvrir des carrières de diatomite. Mais ce projet destructeur suscite une vive opposition de la part de la population, bien décidée à protéger son territoire.
Utiliser les dépôts de matériaux issus du chantier du canal Seine-Nord Europe (CSNE) pour créer des réserves d’eau mobilisables pour l’irrigation, c’est l’idée de la profession agricole départementale qui a commandé une étude sur le sujet.
Des scientifiques des laboratoires toulousains Évolution et diversité biologique (EDB – CNRS, Université Toulouse III - Paul Sabatier, IRD) et Interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique (IMRCP – CNRS, Université Toulouse III - Paul Sabatier) ont quantifié pour la première fois la pollution en microplastiques dans les eaux et les sédiments de la Garonne afin de mieux comprendre la contamination des invertébrés et des poissons. Ces travaux, menés dans le cadre du projet de recherche PlastiGar financé par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et la Région Occitanie, ont été récemment publiés et permettent de mieux comprendre l’ampleur de cette pollution dans les écosystèmes d’eau douce en identifiant les variations saisonnières et géographiques ainsi que la contamination des organismes aquatiques.
Face au changement climatique, menaçant l’équilibre des milieux aquatique côtiers, il est de plus en plus nécessaire de disposer d’outils de diagnostic pour évaluer l’état du fonctionnement écologique de ces milieux. Ces boites à outils spécifiques, que le projet BIOMIC vise à renforcer sur le compartiment microbien des sédiments et le fonctionnement trophique de la masse d’eau, apporteront une aide pour la prise de décision dans la protection et la gestion des zones côtières et de la préservation de leur biodiversité.
Ce mardi 16 novembre, Bérangère Abba s’est rendue à Lille pour faire le point sur la concertation relative au projet de Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Artois Picardie qui fixera les objectifs de protection et de restauration des ressources en eau pour la période 2022-2027. Elle a présenté le premier plan national pour une gestion durable des eaux pluviales.
La nappe phréatique est de plus en plus salée en raison d’une surexploitation et de l’élévation du niveau de la mer. Pour la Grande Terre et surtout pour Marie-Galante, dont la population est alimentée en eau exclusivement grâce aux réserves souterraines, il va falloir en tenir compte.
Le lac Léman connaît de grandes fluctuations d’une saison à l’autre en raison des variations de température et de la force des vents. La plateforme de recherche LéXPLORE a monitoré durant un an les mouvements du lac pour comprendre l’influence des éléments naturels sur son brassage. Cette recherche pionnière vient combler des études jusqu’ici partielles sur le sujet.
Confrontée à l'avancée de l'océan, la station balnéaire du Médoc construit des digues en attendant de devoir peut-être, à l'horizon 2050, relocaliser certaines habitations et commerces.
Dans quelques jours, seront entamés les travaux d’une cinquième retenue collinaire dans le bois de la Colombière, un corridor écologique majeur de la municipalité de La Clusaz. Maquillé en projet ayant pour mission de fournir à moyen terme de l’eau potable, la réalité est plus prosaïque : alimenter les canons à neige de la station de ski. Entretien avec les associations FNE Haute-Savoie, le Collectif Fier Aravis, de La Nouvelle Montagne et de Sauvons Beauregard, qui se battent contre ce projet.
Face à l'imperméabilisation croissante des sols liée à l'étalement urbain, la renaturation ou le rétablissement des fonctions de certaines parcelles sont un enjeu important dans les villes. Pour identifier le potentiel de renaturation des sols à Paris, la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports (DRIEAT) a fait appel au Cerema qui a défini une méthodologie permettant de hiérarchiser les espaces à renaturer en priorité.
La distribution d’une eau sans chlore est une démarche novatrice en France. Pour relever ce défi, le SEDIF a mis en place un comité d’experts « Eau sans chlore » regroupant des universitaires français et étrangers, des maîtres d’ouvrages pratiquant l’eau sans chlore et des institutionnels.
Le rôle de ce comité repose sur le partage des connaissances et des expériences pour définir les conditions nécessaires à la distribution d’une eau sans chlore. 3 questions à Patrick Di Martino, professeur, docteur de l'université d'Auvergne Clermont I, spécialiste en microbiologie.
L’eau a longtemps été considérée comme un bien commun. Peut-on en faire un bien économique géré selon la logique du marché comme si elle appartenait à ceux qui n’ont reçu que le droit de l’utiliser ? Certainement pas, répond Pedro Arrojo Agudo, rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement. S’il rejette fermement ce type d’argumentation, c’est parce que cela met en danger à la fois l’exercice des droits humains, en particulier pour ceux qui vivent dans la pauvreté, et la durabilité des écosystèmes aquatiques.
La Baltique est la mer la plus jeune de la planète et l'un des écosystèmes les plus sensibles. C'est pourquoi le changement climatique s'y observe souvent plus rapidement qu'ailleurs. Ervins Vilcins y pêche depuis plus de 35 ans. En collectant des échantillons de poissons pour les chercheurs, ce pêcheur letton a été témoin de changements significatifs au fil des années. Et ce n'est pas seulement la taille des prises qui change.
Le Cerema publie un guide synthétique pour les élus des territoires littoraux et leurs équipes : en 12 pages il présente les enjeux en termes d'adaptation du littoral au changement climatique, et la démarche pour définir une stratégie d'action partagée et efficace. A cette occasion, une interview en 3 questions de l'auteur, Boris Leclerc, directeur du département Risques, eaux et littoral au Cerema.
Une étude publiée jeudi révèle que le phénomène, dû à la hausse de la température de la mer, épargne seulement une infime partie du plus vaste ensemble corallien du monde.
Le pergélisol est le mot français pour permafrost : c’est un sol perpétuellement gelé, parfois depuis des millions d'années. Lui même provoqué par le changement climatique actuel, le dégel du pergélisol a pour conséquence l'augmentation du taux de gaz à effet de serre (ici CO2 et méthane) dans l'atmosphère. Pourquoi ? Comment ? La machine climatique risque-t-elle de s'emballer ?
Le département va repenser son dispositif d’aides et proposer, lors de la prochaine séance du conseil départemental, le 19 novembre 2021, la création d’un fonds d’urgence intempéries pour dédommager les communes victimes des aléas climatiques. “Cette aide financière, couplée à nos compétences en matière d’ingénierie, facilitera la réalisation de diagnostics de territoires pour déterminer les travaux nécessaires”, souligne le président du conseil départemental.
SI vous vous êtes déjà demandé quel était le lien entre la montée du niveau des océans et le changement climatique, nous espérons que cette planche vous aidera à y voir plus clair. Nous avons bénéficié de l'aide d'Anny Cazenave, chercheuse CNES au LEGOS (Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales), membre de l’Académie des sciences et l’un des principaux auteurs du chapitre « Élévation du niveau de la mer » du 5e rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
En Nouvelle-Aquitaine, les plages se rétrécissent au gré de la montée du niveau de la mer. De Lacanau à Biscarosse, que font habitants et autorités face à cette érosion inexorable du littoral ?
Dispositif unique en Ile-de-France, le Plan Départemental de l'Eau (PDE), qui connaît actuellement sa 3ème édition (2017-2024), constitue l'indispensable matrice et feuille de route partagée entre les partenaires de l’eau en Seine-et-Marne. Les partenaires et signataires de ce 3eme PDE se sont réunis le 29 septembre 2021 à l’Hôtel du Département en présence du président du Département, Jean-Francois Parigi, et du préfet, Lionel Beffre. Cette rencontre a permis de faire un bilan des projets menés en 2020 et d’échanger sur la mise en œuvre d’actions, afin de dynamiser le Plan pour les 3 prochaines années.
Le fleuve le plus puissant de France sert à la fois à produire de l'électricité verte, refroidir les centrales nucléaires, à l'irrigation, à la navigation ou encore à l'eau potable. Mais y aura-t-il assez d'eau pour servir tout le monde dans quelques décennies ?
Co-financé par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) au sein de son Centre de synthèse et d’analyse sur la biodiversité (Cesab) et par le centre d’analyse et de synthèse John Wesley Powell de l’U.S. Geological Survey, le projet de recherche Geisha a permis de réunir une équipe de 39 scientifiques de 20 pays différents pour mettre en commun leurs données et ainsi étudier les effets des tempêtes sur le phytoplancton des lacs et les caractéristiques de leur habitat tels que la température, les nutriments et la lumière.
Restaurer les écosystèmes dégradés est l’un des défis pour l’avenir, selon l’ONU. Des projets ambitieux, tant humainement que financièrement, mais nécessaires pour rendre à la nature son territoire. La preuve à Sarcelles, Marseille et sur le Rhône.
Le maire veut construire une retenue d'eau, en pleine montagne, pour créer davantage de neige artificielle et sauver son domaine skiable haut-savoyard.
Aujourd'hui, La Terre au Carré embarque sur le lac de Retournemer et sur la tourbière acide de Lispach, guidée par Pierre-Olivier Lausecker, Mathilde Esselin et Thibault Hingray.
Ce lundi 25 octobre, Bérangère Abba, secrétaire d'État à la Biodiversité, a lancé une mission visant à identifier, d'ici à la fin de 2021, « des sites d'intérêt national susceptibles » d'accueillir un douzième parc national consacré aux zones humides.
Le projet inédit du ministère de la Défense nationale de retirer des milliers d’obus du fond du lac Saint-Pierre pourrait provoquer la mort d’un million de poissons, en plus d’avoir des conséquences sur plusieurs espèces d’oiseaux. Le ministère fédéral, qui a utilisé le plan d’eau comme site de test de projectiles pendant plusieurs décennies, affirme toutefois que toutes les mesures seront prises pour réduire les effets des détonations prévues de plus de 1700 obus.
Le rendez-vous voulu par le chef de l’Etat pour répondre aux effets du réchauffement climatique sur l’agriculture a fait part de ses premières réflexions, malgré le boycottage de FNE et de la Confédération paysanne, entre autres.
Depuis 2017, sous la pression du changement climatique et de l’artificialisation des sols, les scientifiques ont observé une régression significative du littoral catalan espagnol. Ils alertent sur la nécessité urgente de « repenser la côte » et ses infrastructures.
L’unité de Lescar, connectée avec les infrastructures du site environnemental Cap Ecologia, jouera un rôle central en devenant une véritable « station de production d’énergies et de ressources issues des eaux usées ».
Suite au changement climatique, des canicules et des pluies intenses se produiront plus souvent à l’avenir. La plupart des modèles climatiques s’accordent sur ce fait. Il est donc grand temps que les communes et les villes adaptent et réorientent la gestion des eaux et leurs infrastructures. Mais comment? Avec son initiative stratégique «ville éponge», l’Association suisse des professionnels de la protection des eaux (VSA) veut élaborer des aides concrètes et des normes pour soutenir les communes et les villes dans un développement urbain futur adapté au climat.
La plupart des grandes villes européennes sont situées soit au bord de la mer, soit sur les rives d'un fleuve, et sont donc particulièrement vulnérables aux crues et aux inondations. Construction de digues, creusement de canaux ou « parc éponge », certaines municipalités ont trouvé des solutions imaginatives pour protéger les habitations.
La montée des eaux pourrait menacer jusqu'à un milliard de personnes dans les prochains siècles si nous continuons à émettre des gaz à effet de serre au rythme actuel. Les chercheurs ont modélisé les conséquences de cette élévation sur différentes villes dans le monde, et les images sont sans appel.
Les progrès accomplis dans le traitement de l'eau poussent les industriels à envisager un recyclage plus massif de cette ressource, avec à la clé des économies conséquentes. À la condition d'investir...
Organisée par le Cerema dans le cadre de ses Conférences techniques territoriales, en partenariat avec la Dreal Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette journée technique "Les littoraux face au changement climatique: Comprendre les enjeux, repenser ensemble nos pratiques" a réuni plus de 130 participants, élus et techniciens de collectivités, représentants de l’Etat et établissements publics. Les vidéos sont disponibles.
Un vaste chantier de démolition des murets qui rendaient le cours d’eau navigable au 19e siècle va permettre au plus long fleuve de France de retrouver son cours naturel. La biodiversité du milieu fluvial en sera renforcée.
Pour son projet de fin d'études, la Malouine Alice Chanu-Dulon, 27 ans, a écrit un rapport sur la submersion marine dans la cité corsaire. Un enjeu majeur, trop éludé selon elle.
Dans le sud de Madagascar, la « pire sécheresse du pays depuis quarante ans », aggravée par le changement climatique, cuit les cultures. En résulte le « kéré », la famine, qui pousse les Malgaches à se nourrir d’épluchures de légumes, de feuilles de cactus et même de cuir tanné bouilli.
« Accaparement de l’eau » pour les uns, « gestion intelligente de la ressource » pour les autres : un projet de construction de méga-bassines agricoles dans le Poitou-Charentes divise les esprits et va jusqu’à « préoccuper » la Commission européenne. Décryptage.
Cette forte exhortation est le fait de Petteri Taalas, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale. Le rapport que l’OMM vient de publier sur l’état actuel des services climatologiques dans le domaine de l’eau est on ne peut plus clair : si l’on veut faire face à l’augmentation des aléas hydrologiques et du stress hydrique, il est absolument nécessaire d’améliorer la surveillance et la gestion de l’eau ainsi que les systèmes d’alertes précoces de crues fluviales et de sécheresses.
Séminaire "Changement climatique et ressource en eau sur le bassin de la Vienne" organisé le 30 septembre 2021 en visio-conférence. Les présentations sont disponibles.
Sur la rive hongroise du lac Fertő, qui chevauche la frontière autrichienne, un luxueux complexe hôtelier est en construction en plein parc national. Le projet soutenu par le gouvernement d’extrême droite de Viktor Orbán, est critiqué pour son opacité et pour son terrible coût écologique.
Le Cerema mène une démarche innovante autour des solutions fondées sur la nature et de leur impact sur les territoires, à travers une convention de recherche et de développement avec trois bassins versants. Grace au regard des citoyens, cette démarche permet d'objectiver l'impact des actions menées localement autour de la qualité des cours d'eau et de leur environnement.
Ce cours vous donne les clés nécessaires pour vous aider à décrypter ce milieu qu'est l'océan : son fonctionnement et son rôle, la diversité des organismes qu’il abrite, les ressources dont bénéficie l’Humanité et pour vous aider à comprendre les problématiques actuelles et les défis qu’il faut relever pour sa préservation.
La planète a perdu 14 % de ses coraux entre 2009 et 2018, selon une vaste analyse menée par un réseau de 300 chercheurs. Un recul qui menace la vie marine. En cause, principalement, le changement climatique.
L’acidification des océans est la grande oubliée des conséquences du changement climatique. Ou du moins, l’une des conséquences les moins médiatisées. En effet, les ouragans, canicules, sécheresses ou inondations font plus facilement les unes des journaux, avec des images spectaculaires et les morts humaines. Même les climatosceptiques n’ont pas inventé de controverse sur l’acidification des océans, c’est dire le trop peu d’attention que nous lui accordons !
Le coordinateur du plan Eau Outre-Mer a fait appel au Cerema pour proposer une démarche globale visant à améliorer la résilience des services d’eau potable et d’assainissement dans les cinq département et régions d'Outre-Mer (DROM) et à Saint Martin. En appui de l'Office français de la biodiversité (OFB), des Ministères des Outre-Mer et de la Transition écologique, il s’agit d’aider les maîtres d’ouvrages et/ou maîtres d’œuvre à rénover le réseau existant, en optimisant son utilisation et sa qualité, en cas de perturbations. La démarche proposée consiste à déterminer les mesures à prendre en compte pour réduire la vulnérabilité des services face aux risques naturels (climatiques et telluriques).
Dans le contexte actuel de changement climatique, la demande sociale d’agir au plus vite est en augmentation constante. Les démarches participatives associant les citoyens peuvent être une réponse, notamment sur les enjeux de l'eau. Convaincue que la participation citoyenne peut être un puissant moteur pour l’élaboration et la mise en oeuvre de politiques et de projets ambitieux pour l’eau et les milieux aquatiques, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse lance un deuxième appel à projets pour inciter les collectivités à tester des actions citoyennes et à animer des débats avec le grand public sur les enjeux de l’eau pour leur territoire.
Mercredi 22 septembre s’est tenue une « Journée d’action contre les méga-bassines de Niort ». Ces réserves de substitution pour l’irrigation agricole servent à stocker l’eau pompée dans les nappes souterraines, principalement en saison hivernale. Le but est d’avoir à disposition un stock d’eau pour l’été, quand les restrictions liées aux sécheresses compliquent l’irrigation des cultures. On compte 41 projets de bassines dans la Vienne et 16 dans les Deux-Sèvres. Pour avoir accès à cette eau, les agriculteurs doivent participer financièrement aux chantiers en devenant adhérents d’une société coopérative anonyme de l’eau. Se pose ainsi la question de l’accaparement de la ressource, mais également de l’impact environnemental de telles retenues. Entretien avec Florence Habets, hydrogéologue et directrice de recherche au CNRS. Elle tenait une conférence aux Roches-Prémaries (86) sur le sujet la veille de la mobilisation.
GE-MA-PI, acronyme pour « gestion des milieux aquatiques et protection des inondations ». Trois petites syllabes qui ont fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, la majorité des structures sont bien en place. Mais des recrutements sont toujours en cours.
Situé sur l'île Southampton, cet étang porte la signature de l'évolution des habitudes alimentaires des Sadlermiuts, mais aussi la marque de la pollution générée dans le Sud.
Environ 640 000 franciliens vivent dans le bassin versant de l’Yerres, cette rivière et ses affluents qui s’écoulent du plateau de la Brie jusqu’à la vallée de la Seine, à Villeneuve-Saint-Georges. Les décideurs locaux ont décidé de refondre son schéma d’aménagement et gestion pour intégrer de nouveaux enjeux comme le changement climatique. Une période de concertation publique s’ouvre jusqu’à la fin de l’année.
La politique agricole commune encourage le développement des cultures irriguées au détriment de la ressource hydrique, selon un rapport de la Cour des comptes européenne.
Les réseaux hydrographiques sont essentiels à notre bien-être et comptent parmi les zones de haute diversité biologique les plus menacées de la Terre. Le changement climatique et l'augmentation des besoins en eau notamment assèchent de plus en plus les rivières. Toutefois, l'assèchement des réseaux hydrographiques reste peu étudié, compris et cartographié. Dans le cadre du projet DRYvER1 piloté par INRAE, une équipe internationale de scientifiques collecte, analyse et modélise des données provenant de réseaux hydrographiques sujets aux assèchements à travers deux continents, l'Europe et l'Amérique du Sud. Pour aider les scientifiques à cartographier les asséchements des rivières, les citoyens ont désormais une application à leur disposition : DRYrivERS.
Le Cerema et IdealCO ont organisé un webinaire sur la gestion de l'eau en ville en développant les espaces de nature. Il a permis de présenter les résultats du projet de recherche Gestion Intégrée de l'Eau en Milieu Urbain (GIEMU) sur les aménagements intégrant le cycle de l'eau en s'appuyant sur les services écosystémiques rendus par la nature, ainsi que la démarche de Toulouse métropole pour développer les solutions alternatives de gestion des eaux pluviales, et enfin les évolutions du projet de recherche SESAME pour sélectionner les espèces d'arbres et arbustes à planter en ville.
Accompagnés de tracteurs ou de moutons, des centaines d’agriculteurs ont dénoncé le 22 septembre le chantier de la première des seize « mégabassines » prévues dans le Marais poitevin (Deux-Sèvres). Ces réserves d’eau, selon eux, ne bénéficieront qu’à l’agriculture intensive et mettront en péril une ressource déjà raréfiée par le changement climatique.
La mairie de Paris a publié ce mercredi une étude prévoyant des hausses importantes des températures et une augmentation du risque d'inondation dans les années à venir, rendant les infrastructures vulnérables.
L'Occitanie, destination préférée des touristes : ils ont été encore plus nombreux qu'en 2019 cet été. Sur le littoral, pour protéger les fonds marins, des bouées écologiques fleurissent par bouquets sur la Côte Vermeille et au Cap d'Agde, dans l'Hérault, où la fréquentation est la plus dense.
Alors que le bassin Adour-Garonne est très impacté par le changement climatique et la croissance régulière de la population, le BRGM et RÉSEAU31 ont décidé de mutualiser leurs moyens dans le cadre d’une expérimentation de la recharge des nappes phréatiques d’accompagnement de la Garonne.
Démarré depuis un an, le programme européen Life Eau&Climat coordonné par l’Office international de l’eau basé à Limoges doit durer quatre ans. Son objectif est ambitieux car il s’agit d’aider les gestionnaires de l’eau à élaborer des stratégies d’adaptation face à des phénomènes observés et prévisibles suite au dérèglement climatique. Un an après son lancement, les quatorze partenaires scientifiques et territoriaux impliqués se sont retrouvés à Limoges pour dresser un premier bilan d’étape et annoncer quelques réalisations.
Reconstituer les trajectoires évolutives passées des hydrosystèmes lagunaires peut s’avérer riche d’informations pour mieux appréhender les conditions de fonctionnement de ces zones humides soumises à de multiples pressions anthropiques et climatiques. Cette étude combine des investigations historiques, géographiques, hydrogéologique et écologiques afin de fournir un diagnostic critique sur le bassin versant de la lagune de Biguglia (Haute-Corse). Une approche méthodologique est proposée permettant de transposer ce questionnement aux autres ensembles lagunaires méditerranéens du même type.
Dans le cadre des travaux de suivi des opérations de curage de la retenue de Saint Lazare par Électricité de France, l’Université d’Aix Marseille est chargée de suivre l’évolution de la population d’aprons du Rhône sur le Buëch aval. Retour sur une journée de pêche électrique avec Rémi Chappaz, ichtyologue à l’université d’Aix Marseille (AMU).
Dans l’Assam, État du nord-est de l’Inde, les champs sont noyés, les villages engloutis par des crues imprévisibles. Les agriculteurs de la vallée n’arrivent plus à cultiver et la jeunesse se désespère. En cause : le changement climatique, mais aussi une décennie de constructions pléthoriques — barrages, digues, routes...
Quel rôle a joué et jouera le changement climatique dans les inondations ? A quel point l’artificialisation des sols est à prendre en compte ? La prévention et l’adaptation sont-elles à la hauteur, notamment en France ? Pour y répondre, nous avons reçu l’aide de Florence Habets, Directrice de recherche CNRS en hydrométéorologie, professeure à l’École normale supérieure (ENS) – PSL.
Le Bureau de recherches géologique et minière (BRGM) et le Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon (PNMBA) coordonnent une étude sur les dynamiques et les évolutions géomorphologiques, hydrodynamiques et bio-sédimentaires du Bassin d’Arcachon.
Il y a environ cinq ans, des scientifiques ont découvert dans le bassin du Congo une immense étendue de tourbières bien plus vaste que prévu. Au total, 30 milliards de tonnes de carbone furent cartographiées, confirmant le rôle de premier plan joué par la région dans l’atténuation du changement climatique. La tourbe recouvre un peu plus de 4 pour cent de la surface boisée du bassin et s’étire sur la République du Congo et la République démocratique du Congo. Pour mieux saisir l’ordre de grandeur, elle séquestre l’équivalent du carbone aérien contenu dans les arbres des 96 pour cent restants.
Les Contrats de Rivière du département unissent leurs compétences pour sensibiliser le public. Le mois de septembre met le milieu aquatique en évidence.
Le centre national d'études spatiales pilote depuis plus d'un an, avec la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) un projet scientifique destiné à livrer un outil de modélisation pour limiter l'impact du changement climatique.
Deux nouveaux rapports de la FAO présentent une cartographie des niveaux de stress hydrique, soulignant qu'il y a urgence à utiliser l'eau de manière rationnelle.
Sur la touristique Côte d'Azur, les Vieux-Salins d'Hyères, dernière zone humide entre la Camargue et l'Italie, ont fait sauter deux kilomètres de rochers artificiels et choisi de laisser la mer faire. Très vite, une plage s'est redessinée et tout un écosystème avec.
Le 3 septembre dernier, Marie-Claire Barbier, maire de Chindrieux, et Michel Delmas, président du Conservatoire d’espaces naturels de Savoie ont inauguré les travaux de restauration hydrique du marais de Chautagne en Savoie. L'aboutissement de plusieurs années d’études, d’expérimentations et de concertation, couronnées par l'obtention du spécial "Milieux humides" du prix national du génie écologique en 2020.
Alors que les poissons repeuplent la Seine, le réchauffement climatique a des impacts sur la température de l'eau. En 2019 et en 2020, l'eau de la Seine a atteint les 25°C à Rouen.
À portée d’engueulade, les maires le sont aussi pour tout ce qui touche à la question de l’eau. Alors que le Limousin fait face à une ressource en baisse, situation qui va s’aggraver avec le réchauffement climatique, des solutions émergent pour permettre un usage plus intelligent, plus économe et plus durable de l’eau, qu’elle soit potable, pluviale ou usée.
Tout le monde a encore en mémoire la nuit du 7 avril 2021, au cours de laquelle une vague de froid intense, en provenance de l’Arctique frappa une grande partie de l’Europe et dévasta les vignobles du Bordelais et de Bourgogne. Ces phénomènes extrêmes trouvent leur origine dans les glaces du cercle arctique et, de manière contre-intuitive, ils sont bien en lien avec le réchauffement de la planète. C’est ce lien qu'a réussi à mettre en lumière une équipe de chercheurs qui a montré une corrélation entre la fonte des glaces arctiques et les vagues de froid et de neige enregistrées plus au Sud.
Le refuge de la Pilatte, dans les Alpes, subit de plein fouet le dérèglement climatique. Déstabilisé par la fonte d’un glacier, il s’est fissuré au point de devoir fermer ses portes. D’autres camps de base historiques de l’alpinisme pourraient connaître le même sort.
Changement climatique, tourisme de masse, hydroélectricité, mésusage de la ressource... les pressions s'accumulent sur nos milieux aquatiques. Alors que la nécessité de s'unir pour leur protection n'a jamais été aussi criante, nous inaugurons ce jour un série d'articles visant à relater quelques succès obtenus en la matière, dont les pêcheurs ont été partie prenante. Au-delà de la satisfaction qui émane de ces lignes, elles permettront d'expliquer les rouages des victoires et pourquoi pas, d'inspirer d'autres acteurs de la PMA en proie aux mêmes écueils ! Partons vers les Alpes du Sud pour notre première étape.
Depuis 1970, le nombre de catastrophes d’origine météorologique a été multiplié par cinq, selon l’OMM, rattachée à l’ONU. Les assureurs préviennent que les dommages liés aux sécheresses, aux incendies ou à la montée des eaux seront de plus en plus difficiles à couvrir, explique Jean-Michel Bezat, journaliste économique au « Monde.
Trouver le bon interlocuteur n’est pas toujours évident pour un propriétaire riverain, par exemple, en cas de risque d’inondation ou pour un pêcheur qui constate une pollution. Comme cela avait été annoncé dans le premier article de la série, voici une présentation des différents organismes gestionnaires de l’eau en France et de leurs missions, afin d’essayer d’y voir plus clair dans un système qui peut sembler, à juste titre, assez nébuleux.
Lancé en septembre 2019, le projet de recherche Interreg Polder2CS a pour objectif de développer les connaissances et d’expérimenter des solutions de gestion sur le littoral du nord de la Manche. Dans un contexte d’élévation du niveau de la mer, l’enjeu est de définir des stratégies de long terme sur les espaces poldérisés.
L'avenir du Rhône préoccupe les scientifiques et les acteurs de la gestion de l'eau. Un hydrologue nous éclaire sur les impacts à prévoir face à la baisse du débit de l'eau.
Depuis 2016, un collectif corse lutte contre un projet de centre d’enfouissement de déchets. Celui-ci menace les eaux du fleuve Tavignanu. Pour le protéger, les riverains ont rédigé une déclaration symbolique des droits du cours d’eau, mais son avenir reste en suspens.
Le Conseil d’Etat a franchi une étape supplémentaire dans le sens d’une gestion intégrée et coordonnée de la lutte contre les dangers naturels, et en particulier contre les crues. Il a décidé de créer un Service des dangers naturels (SDANA) au sein du Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement (DMTE). Dès le 1er janvier 2022, ce nouveau service regroupera la gestion des cours d’eau latéraux, la protection contre les crues du Rhône et la gestion des autres dangers naturels (instabilités de terrain, laves torrentielles, avalanches, etc.).
Conséquence inéluctable du réchauffement climatique, le niveau de la mer augmente partout dans le monde, et l’on observe une accélération de la montée des eaux depuis trente ans. Un phénomène qui menace les littoraux, où vit plus de la moitié de la population mondiale. Avec près de 2 400 km de linéaire côtier sur la façade Atlantique, la France se confronte également aux défis liés à la protection de son littoral.
L'Euphrate coulait autrefois près de son oliveraie mais, aujourd'hui, le plus long fleuve de Syrie ruisselle à des kilomètres de là. Entre les sécheresses toujours plus sévères et les enjeux géopolitiques, Khaled el-Khamis voit ses arbres dépérir et sa famille manquer d'eau.
Pour fonctionner, l’industrie nucléaire a besoin d’eau froide. Dès son origine, elle s’est assuré l’accès à de grands volumes de cette ressource, mais la multiplication des évènements climatiques extrêmes révèle la fragilité de la filière par rapport au débit des cours d’eau et aux limites réglementaires de température.
Sur 8 kilomètres, le Dessoubre, rivière karstique du massif jurassien, retrouve sa vigueur grâce à la suppression des seuils de Neuf-Gouffre et de Fleurey. Inédite sur le secteur, l’opération vise à rétablir la continuité piscicole et sédimentaire de cet affluent du Doubs et à lui redonner une plus grande naturalité.
Le pays, aux marges de l’Arctique, subit un fort réchauffement qui entraîne un déclin accéléré des glaciers, pourtant emblématiques de cette terre de glace. Le changement climatique pourrait aussi multiplier les glissements de terrain à l’avenir.
Une récente étude alerte sur l'instabilité d'un courant majeur de l'Atlantique Nord dont fait partie le Gulf Stream. Un changement brutal de régime pourrait être sur le point de se produire avec des conséquences sur le climat et le niveau des mers.
L’EPTB du bassin versant de l’Ardèche et la Commission locale de l’eau ont lancé un diagnostic des impacts du changement climatique sur les ressources en eau et les usages à horizon 2050.
C’est la conclusion d’une étude du World Weather Attribution (WWA), qui regroupe des experts de divers instituts de recherche dans le monde. Les pluies diluviennes survenues à la mi-juillet avaient fait plus de 200 morts.
Dans une prise de position, la BUND et plusieurs autres associations de défense de l’environnement ont appelé les autorités à prendre des mesures pour garantir une protection écologique contre les crues. Parmi les points soulignés : la nécessité d’adapter les pratiques agricoles et forestières.
Une grave sécheresse a incité les régulateurs de l’eau de l’État de Californie à promulguer une ordonnance d’urgence drastique interdisant à des milliers de Californiens, principalement des agriculteurs, d’utiliser l’eau des ruisseaux et des rivières.
Pour rafraichir les villes l'été et ramener de la biodiversité dans les zones urbaines très denses, les projets visant à déterrer d'anciennes rivières enfouies se multiplient. Reportage en région parisienne, à Arcueil, où va renaître la Bièvre.
Depuis 2017, INRAE et l’Office français de la biodiversité développent une base de données recensant les ouvrages français de génie végétal pour la protection des berges de cours d’eau : BD GeniVeg. Destinée aux gestionnaires pour faire connaître les ouvrages réalisés, mais également aux chercheurs pour capitaliser des données et faire avancer les connaissances sur ces techniques, cette base comporte aujourd’hui plus de mille ouvrages. Partiellement disponible en ligne, elle permet de faire un premier état des lieux de ces techniques en France en 2020. Son enrichissement doit se poursuivre ces prochaines années afin de mieux couvrir le territoire français et de fournir encore plus d’informations sur les avantages et limites de ces techniques.
Les inondations de mi-juillet, en Allemagne, ont fait au moins 186 morts, dont 138 dans la seule région de Rhénanie-Palatinat. La justice lance ce lundi des poursuites en lien avec « des avertissements ou évacuations éventuellement négligés ou retardés ».
"Je me lave les dents avec de l'eau en bouteille", soupire Francisca Benítez, 76 ans, venue chercher de l'ombre au café de Lastras de Cuéllar, village privé d'eau potable à moins de deux heures de Madrid.
En Espagne, où la qualité de l'eau est menacée par la pollution agricole, le manque de contrôles et la sécheresse, des dizaines d'autres villages souffrent, comme Lastras, du même problème.
Des ailes foncées pour séduire les femelles... Mais ces taches sombres réchauffent leur corps quand le climat se réchauffe. Les libellules mâles sont face à un dilemme. Comment ces insectes « incroyables » s’adapteront-ils à la crise climatique ? Une équipe scientifique s’est penchée sur la question.
L’évolution des nuages aura des effets sur le dérèglement climatique, indique une nouvelle étude. Certains nuages devraient être moins refroidissants, quand d’autres risquent d’avoir un effet de serre plus important.
Le Cerema a réalisé une série d'entretiens avec des acteurs de collectivités territoriales ayant mis en œuvre des politiques pour préserver ou restaurer des zones humides. Dans cet article, le Cerema présente les principaux enseignements.
De nombreux scientifiques estiment que le risque d’inondation augmente dans certaines régions, à cause du dérèglement climatique. Entre les Vosges et le Rhin, l’Alsace est particulièrement concernée. Mais dans certaines zones rurales, les élus rechignent à mettre en place des mesures de prévention.
Les travaux, engagés dans le cadre de l’appel à projet "Renaturation des rivières et lutte contre les inondations à l’heure de la GEMAPI", ont notamment permis de supprimer la digue en rive gauche du cours d’eau et de diversifier ses écoulements sur 600 mètres. Le déplacement d’un bassin d’orage de 8 000 m3 a également été réalisé.
La ville de Zhengzhou a connu des intempéries « rares et violentes », qui ont submergé une partie du métro de la métropole et ont fait au moins 33 morts.
Les récentes inondations en Allemagne, Belgique et dans le nord-est de la France questionnent notre capacité à s’en protéger. Pour cinq expertes interrogées par Reporterre, il est impératif de repenser l’aménagement du territoire. La preuve en sept points.
Le bilan, encore provisoire, est de 156 morts dans le pays, 183 en Europe. Le vice-chancelier et ministre des finances de la République fédérale, Olaf Scholz, a annoncé une aide d’urgence pour les sinistrés.
« Raréfaction qualitative », accaparement par des intérêts privés, pollution… La commission d’enquête sur l’eau sort un rapport alarmant sur l’état de cette ressource en France. Elle appelle le gouvernement à la considérer comme un bien commun.
L'accentuation des marées due à l'oscillation de l'orbite lunaire cumulée à la montée des eaux liée au changement climatique pourrait entraîner des inondations record sur les côtes américaines, prévient une étude de la Nasa.
Le département de la Vendée, en proie au stress hydrique, cherche à sécuriser son alimentation en eau potable. Avec Veolia, le service public de l'eau expérimente la réutilisation des rejets des stations d'épuration. Avec l'idée d'écrire une réglementation aujourd'hui inexistante en France.
Les agences de l’eau portent des politiques en faveur de l’adaptation au changement climatique, la santé, la préservation des milieux aquatiques et la réduction des pollutions de l’eau. Elles mobilisent de 2019 à 2024, plus de 12 milliards d’euros pour impulser des changements de pratiques, de paradigme… Pour faciliter la compréhension des enjeux, expliciter en quoi elles peuvent être facilitatrices dans l’action et éclairer les décisions, les agences de l’eau proposent la publication de fiches thématiques « repères ».
Le programme «Life tourbières du Jura» vise à réhabiliter ces zones humides, longtemps détruites malgré leur rôle essentiel pour réguler l’eau et le climat. Elles font désormais la fierté des habitants.
Dans le cadre du Varenne agricole de l'eau lancé en mai dernier, les travaux du groupe de travail 2 viennent de débuter. Ils doivent s'organiser autour de l'adaptation de l'agriculture au changement climatique. Présidé par Anne Claire Vial, présidente de l'Acta, l'association des instituts techniques agricoles, le groupe de travail devra notamment réfléchir à des actions sur les sols, les variétés, les pratiques culturales et d'élevage, les infrastructures agro-écologiques ainsi que l'efficience de l'eau d'irrigation.
Petite par la taille, la Méditerranée est au confluent de grands enjeux environnementaux et socio-économiques. Ce trésor de biodiversité est soumis à une activité humaine intense. Pour limiter les effets néfastes liés à cette cohabitation, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Ifremer font front commun pour mieux déceler les contaminants chimiques présents sur ses côtes françaises et contribuer à faire barrage à la pollution. Aujourd’hui, les deux partenaires tirent le bilan de 20 ans de surveillance et affûtent leur stratégie future.
Avec Toulouse Métropole, le Cerema a noué une convention de partenariat de recherche, pour développer des outils d’évaluation du potentiel de débitumisation ainsi que des services écosystémiques rendus par les aménagements végétalisés de gestion des eaux pluviales. Un partenariat au cœur des enjeux d’adaptation des espaces urbains aux impacts du changement climatique.
Le 30 juin 2021, la FNPF a lancé une campagne de communication militante pour interpeller les institutions, les médias et sensibiliser le grand public autour de ce bien commun et essentiel qu'est l'eau. Le manifeste et les vidéos courtes didactiques abordent des problématiques clés telles que l'hydroélectricité, la continuité écologique, les retenues d'eau, les zones humides et plus globalement, la résilience face au changement climatique.
L'ouest des États-Unis, Madagascar, le Brésil… Plusieurs régions du globe sont actuellement touchées par des épisodes de sécheresse historique rendant l'approvisionnement en eau, en électricité et en nourriture de plus en plus complexe. Un nouveau rapport de l'ONU estime même que la sécheresse va devenir la "prochaine pandémie" et appelle les États à prendre les mesures à la hauteur de l'urgence.
Lancé fin mai, le Varenne agricole de l'eau et du changement climatique commence la structuration de ses ateliers. Retour sur le groupe de travail 3 dédié à la « vision partagée » de la ressource.
Les réserves en eau s'amenuisent d'année en année sur le littoral méditerranéen. Pour tenter de retrouver l'équilibre, l'Agence de l'eau a organisé, mardi 29 juin, un colloque à Montpellier.
Emma Haziza est hydrologue, spécialiste de la résilience des territoires face aux risques climatiques extrêmes. Elle est intervenue cette semaine lors d’une conférence organisée par Eau de Paris, dans le cadre d’une série d’événements qui interrogent le futur de l’eau.
Bruit, poussières, particules fines, résidus de ciment : les centrales à béton polluent l’air métropolitain et les eaux de la Seine, selon des témoignages, documents et vidéos recueillis par Mediapart.
Au JO de ce matin, se trouve le décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 relatif à la gestion quantitative de la ressource en eau et à la gestion des situations de crise liées à la sécheresse.
Les tourbières pourraient émettre jusqu’à 860 millions de tonnes de CO2 par an d’ici la fin du siècle, selon une étude publiée dans la revue Phys.org. Les scientifiques appellent donc à mieux protéger et préserver ces zones humides qui recouvrent seulement 3 % de la surface terrestre mais qui emprisonnent le tiers du carbone stocké dans le sol. Sous l’appellation de tourbières se retrouvent différents écosystèmes de zones humides des 4 coins du monde : les mariais côtiers, les marécages des forêts tropicales, ou encore la toundra arctique…
Peu de poissons, dans l’Hexagone, divisent autant les pêcheurs que la truite Arc-en-Ciel Oncorhynchus mykiss (Walbaum 1792), abrégée « TAC » dans la suite du texte. Du plus vil symbole de la pêche « pour la viande » à l’outil essentiel au développement de notre loisir sur certains territoires, sa forte présence dans les politiques halieutiques est un vif débat qui perdure dans le paysage halieutique.
Conséquence de ce dérèglement, ses eaux attirent de nombreuses espèces et essences non endémiques qui provoquent des pertes catastrophiques de biodiversité.
Dans ce document, les experts du climat de l’ONU constatent que les impacts du dérèglement climatique vont s’accélérer, et devenir palpables bien avant 2050.
Déficit pluviométrique et fortes chaleurs entraînent une baisse des débits de plusieurs cours d’eau du Puy-de-Dôme. La préfecture a donc décidé de placer le département en vigilance.
Une nouvelle étude portant sur 64 millions de kilomètres de cours d’eau dans le monde révèle qu'entre 51 et 60 % cessent de couler périodiquement ou sont à sec pendant une partie de l'année. Ces résultats, publiés le 16 juin 2021 dans Nature, découlent du tout premier effort de quantification empirique et de cartographie de la distribution mondiale des rivières et des ruisseaux intermittents. Menée par des chercheurs d’INRAE et de l'Université McGill, cette recherche vise à faire reconnaître la prévalence et l’importance écologique des cours d’eau non pérennes et à déclencher des démarches pour gérer adéquatement ces écosystèmes uniques.
Les vagues pourraient de plus en plus inonder des zones jusqu’alors protégées, révèle une nouvelle étude. Ces submersions marines seront plus nombreuses, même en cas de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
De nombreux outils sont disponibles pour évaluer les risques associés à la présence (avérée ou potentielle) d’une espèce sur un territoire identifié. Cependant, l’utilisation d’un même protocole d’évaluation de risques à l’échelle mondiale pour un groupe d’espèces non-indigènes (ENI) permet de proposer une information homogène et comparable à très large échelle, pour les décideurs politiques et gestionnaires de l’environnement en charge des invasions d’espèces.
Les nappes phréatiques n'ont pas bénéficié des pluies du mois de mai, explique Emma Haziza, hydrologue. Au-delà de l'été 2021, c'est tout notre modèle de consommation de l'eau qui est à revoir.
Les installations en bord de mer vont devenir de plus en plus risquées à mesure que la mer monte et les littoraux s’érodent. Mais face à ces phénomènes, élus et habitants sont laissés dans l’expectative : aucune disposition juridique et financière ne permet d’envisager le repli. Un statu quo qui pourrait s’avérer dangereux.
Une étude révèle que les niveaux d’oxygène des lacs baissent à une vitesse rapide. Ce phénomène, causé par le réchauffement du climat, menace les espèces d’eau douce et les réserves d’eau potable tandis que les proliférations d’algues toxiques risquent de se multiplier.
La montée du niveau de la mer risque d’être plus importante qu’anticipé il y a dix ans, avec des répercussions pour les littoraux du monde entier, dont ceux de la France. Les scientifiques prévoient différents scénarios, comme une érosion et des submersions plus fréquentes et des conséquences jusque dans l’intérieur des terres.
Une équipe de scientifiques coordonnée par la Tour du Valat publie aujourd’hui « Méditerranée Vivante », un rapport détaillé sur l’évolution de la biodiversité méditerranéenne depuis 1993.
À l’école, le Gulf Stream était ce courant chaud qui traversait l’Atlantique Nord. Faux, nous dit l'océanologue Julie Deshayes, qui évoque les nombreux tourbillons convergeant vers l’Europe. La question demeure : ces courants s’affaiblissent-ils, et avec quelles conséquences pour le climat ?
Comme partout dans le monde, les littoraux français sont déjà affectés par la montée du niveau de la mer due au réchauffement climatique. À quoi faut-il s’attendre, et comment notre pays s’y prépare-t-il, notamment dans les Hauts-de-France, au Havre, en Camargue et à Lacanau ? Enquête en quatre volets et avec une carte exclusive.
Le diagnostic dressé par l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, le 8 juin, est sans appel : le réchauffement climatique et les activités humaines font des ravages.
À l’occasion de la Journée mondiale des océans, ce mardi 8 juin, le Fonds mondial pour la nature (WWF) publie un rapport accablant sur les effets déjà irréversibles du réchauffement climatique sur le bassin méditerranéen. Voici 6 chiffres-clés à retenir de cette étude.
Après un hiver et un début de printemps particulièrement secs, avec des niveaux d’eau très faibles comparables à un étiage estival pour certains, le barrage de Naussac, en Lozère, a dû intervenir par deux fois fin avril afin de soutenir les débits de l’Allier. Le barrage de Villerest, dans le département de la Loire, a quant à lui maintenu ponctuellement le débit au pied de l’ouvrage. Cependant, les fortes précipitations des 10 et 11 mai ont redistribué les cartes. Explications.
Le 5 mai 2021, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et ses partenaires ont signé le nouvel accord-cadre pour la gestion quantitative concertée de la ressource en eau à destination de l’agriculture dans le département de la Drôme. Objectif : concilier les prélèvements agricoles avec le respect de l’équilibre des milieux aquatiques et avec les autres usages.
Un nouveau contrat de rade va être prochainement lancé. Porté par Brest métropole, les syndicats des bassins versants de l’Aulne et de l’Elorn, et soutenu par l’Etat, il vise à agir pour mieux préserver la qualité des eaux, au plus vite.
C’est ce que montre un rapport du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique paru jeudi 20 mai. Ce réchauffement a déjà des conséquences immédiates sur les écosystèmes.
Un bloc de glace d'une superficie de 4.320 km2 s'est détaché de la banquise. Ce n'est pas tant le phénomène en lui-même qui étonne les scientifiques que la taille impressionnante de l'iceberg.
Cette ambition a été scellée dans le premier contrat de territoire « Eau et Climat » meurthe-et-mosellan. Il a été signé le 18 mai. Signé pour 4 ans, le contrat concerne 42 communes et près de 18 500 habitants au nord du territoire de la Métropole du Grand Nancy. Les collectivités signataires portent une politique volontariste et dynamique en matière d’assainissement des eaux usées depuis les années 1990 (21 ouvrages épuratoires présents sur le territoire), de préservation des espaces naturels sensibles du territoire (8 sites) et de protection des captages d’eau potable en adoptant des mesures fortes comme la remise en herbe (69 hectares) ou l’acquisition foncière pour une action pérenne.
L'Agence parisienne du climat lance un répertoire en ligne de solutions concrètes, testées et approuvées, pour aider les villes à s'adapter aux conséquences du changement climatique. Une quarantaine de fiches sont déjà disponibles.
Une équipe internationale de chercheurs travaillant notamment à l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ) et à l’Université de Toulouse vient de publier les résultats des études qu’ils ont menées à l’échelle planétaire sur le recul des glaciers. Leurs analyses montrent que presque tous les glaciers du monde s’amincissent et perdent de la masse et que ces changements s’accélèrent.
Face au réchauffement climatique et à la demande croissante, notamment au profit de l’irrigation agricole, il est urgent de développer une gestion sobre, durable et équitable de l’eau. Ce projet fournira aux gestionnaires de l’eau des indicateurs permettant d’améliorer la connaissance de leur territoire et identifier des stratégies de gestion de la ressource en eau efficaces pour l’avenir.
Mis en route en novembre, le Réseau d'observation lagunaire (ROL) a déjà initié plusieurs actions et fédéré de nombreux professionnels et partenaires*. Piloté par le SMBT et alimenté de données scientifiques, institutionnelles et de terrain, ce réseau vise à mieux connaître la lagune et ses usages. L'objectif est d'anticiper les aléas pour sécuriser, voire optimiser les activités conchylicoles et de pêche.
Étude d’impact imparfaite, complexe, imprécise sur certains points, ignorant le changement climatique… L’Autorité environnementale biffe la copie de l’Établissement public du Marais poitevin.
L'association nationale des élus du littoral (ANEL) et le Cerema ont lancé un appel à partenaires dans le but d'accompagner des projets innovants autour de la gestion intégrée du littoral en vue de s'adapter aux évolutions climatiques. 19 collectivités ont été désignées, et bénéficieront de l'expertise du Cerema pour expérimenter et valoriser des démarches intégrées d’aménagement du littoral.
En 2012 et 2013 le cours de la Bresse est sorti à deux reprises de son lit. Ces débordements ont causé des inondations sur les habitations riveraines du cours d’eau. En conséquence, des premiers travaux d’entretien, ainsi que l’installation de batardeaux temporaires ont été réalisés sur le bras de la Bresse. La Communauté de Communes de la Région de Bar-sur-Aube a lancé une étude à l’échelle du cours de la Bresse pour comprendre ce phénomène et proposer des solutions cohérentes et pérennes.
Les constructions de retenues collinaires, ces réservoirs d’eau permettant d’alimenter les canons à neige afin de maintenir le tourisme de ski, font bondir les associations environnementales. En Haute-Savoie, elles s’insurgent contre le « saccage d’un sanctuaire de biodiversité ».
Supendus dans le vide à une vingtaine de mètres de hauteur, les techniciens cordistes sont les derniers à intervenir sur le chantier de réhabilitation du barrage-réservoir de Chazilly en Côte-d'Or. Construit entre 1830 et 1837, c'est l'un des six barrages qui alimentent le canal de Bourgogne.
La nouvelle Commission Locale de l’Eau (CLE) du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux Haut-Doubs Haute-Loue (SAGE) a été installée officiellement ce vendredi 2 avril 2021, sous la présidence de Monsieur Joël MATHURIN, Préfet du Doubs. Ce parlement local de l’eau, avec à sa tête Philippe ALPY, réélu pour 6 ans, s’engage à définir, dans la concertation, des objectifs et des moyens de reconquête du bon fonctionnement des rivières et de la qualité de leurs eaux, ainsi que l’amélioration de la gestion quantitative de la ressource en eau sur le périmètre du SAGE.
Emmanuel Eysseric, étudiant au doctorat en chimie, et le professeur Pedro Segura, en collaboration avec Christian Gagnon, chercheur scientifique à Environnement et changement climatique Canada, et le professeur Francis Beaudry, de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, ont récemment élaboré une méthode d’analyse qui sera en mesure de détecter des nouveaux contaminants dans l’eau, et ainsi permettre un suivi beaucoup plus large de la qualité de l’eau des rivières et lacs québécois et canadiens. Les résultats de leur recherche ont été publiés dans la revue scientifique Talanta.
Face au changement climatique, les pratiques de gestion des eaux pluviales urbaines doivent évoluer ! Inscrivez-vous gratuitement au cycle de 3 webinaires pour profiter des retours d'expérience.
La pluie ou la neige du dimanche 11 et lundi 12 avril matin ne sauront effacer des semaines sans la moindre goutte d’eau dans le ciel de Haute-Loire. Le niveau des rivières est déjà très bas. Une situation presque similaire à celle de l’an passé à la même période. Les années se suivent et se ressemblent. C’est donc désormais la répétition de ces printemps secs qui inquiète.
Alors que le niveau de la mer Caspienne reflue, les structures offshore du gisement de pétrole géant de Kachagan, au Kazakhstan, sont clairement menacées, avertit son exploitant.
Le réchauffement climatique conduit à des modifications importantes de la pluviométrie annuelle dans les différentes régions. Ainsi, depuis les années 1970, on observe que la Méditerranée, l’Afrique Australe, l’Asie du Sud, et le Sahel connaissent des sécheresses plus longues et plus intenses. En France, les 3 dernières années (2018, 2019 et 2020) ont marqué les esprits, pulvérisant chacune des records de sécheresse. [...] En partenariat avec l’Institut National des Sciences de l’Univers, nous souhaitions faire le point sur la sécheresse. Pour cela, nous avons reçu l’aide d’Yves Tramblay, chercheur IRD à HydroSciences Montpellier (HSM).
La température de l’eau à l’équateur est déjà trop chaude pour que certaines espèces marines y survivent, constate une étude scientifique. Cette perturbation environnementale affecte la biomasse mondiale des animaux marins.
L’agence de l’eau publie un livret argumentaire sur les multiples bénéfices liés à la préservation et à la restauration des zones humides. Destiné aux élus, ce document est rédigé sous la forme de fiches pratiques et illustré de nombreux retours d’expériences, témoignages et chiffres clés. Toutes les bonnes raisons d’agir résumées en 42 pages !
Croissance démographique, sécheresses : l’accès à l’eau potable est un enjeu majeur de santé publique. De nouvelles membranes pour dessaler l’eau de mer pourraient permettre de réduire la facture tout en préservant l’environnement, comme nous l'explique dans ce billet publié avec Libération le chimiste Mihail Barboiu, membre de l'Institut européen des membranes de Montpellier qui a coordonné ces travaux.
D’ici à la fin du XXIe siècle, le niveau de la mer pourrait monter d’un mètre, voire le double selon les estimations. Pour établir cette théorie, des chercheurs de l’université de Durham se sont appuyés sur des relevés géologiques de niveaux de la mer datant du passé.
Vers des services d’eau potable et d’assainissement plus performants, durables et au juste prix. C’est le défi lancé par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse aux 200 élus et techniciens de l’eau et de l’assainissement présents lors d’un webinaire, avec l’ambition de mettre au cœur des chantiers des nouvelles équipes municipales, une gestion durable des services.
Pour la première fois en France, toutes les données sur la qualité des eaux des rivières peuvent être consultées depuis un smartphone, une tablette et nouveauté, depuis un ordinateur. Lancée en 2013 par les agences de l’eau, l’application propose d’accéder aux données sur la qualité des eaux de baignade tout en informant sur la santé des cours d’eau et les nombreuses espèces de poissons qui peuplent les rivières et sur la qualité des eaux de baignade.
« La structure de l’océan est en train de changer », dit Jean-Baptiste Sallée, océanographe au CNRS et coauteur d’une étude qui conclut que les couches d’eau se mélangent moins.
Life est l’acronyme de L’instrument financier pour l’environnement. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : 1,6 millions d’euros pour restaurer les milieux fragiles que sont les landes et tourbières humides du Menez-Hom, de Menez-Meur et de Cragou-Vergam dans les monts d’Arrée.
Jourdain, c’est nom du démonstrateur mis en place par Vendée eau afin d’expérimenter, jusqu’en 2025, la réutilisation des eaux usées traitées pour approvisionner le barrage de Jaunay, dans le but de fournir un volume d’eau supplémentaire. Et déployer cette solution à l’horizon 2030 si les essais sont concluants.
Quel sera l’impact du changement climatique sur l’eau de notre planète ? Des nappes phréatiques à la biodiversité des sols, de la circulation atmosphérique aux systèmes d’irrigation, la science observe à différentes échelles les transformations en cours. À l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars, et du lancement par le CNRS d’une cellule Eau pour coordonner les recherches en la matière, quatre scientifiques nous rappellent à quel point la question de l’approvisionnement en eau au niveau mondial, entre adaptation et compétition, est aujourd'hui cruciale.
10 nouveaux territoires ont rejoint l'appel à partenaires de l'Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL) et du Cerema. Un point d'étape a été fait le 17 mars 2021 par, Pascal Berteaud, directeur général du Cerema et Jean-François Rapin, président de l’ANEL.
Des acteurs du numérique et de l’environnement ont décidé de s’associer afin de développer la première méthodologie dédiée à la protection des herbiers marins et permettant la certification de projets bas-carbone en France, avec comme site pilote le Parc national des Calanques. Cette méthodologie sera soumise à validation de la Direction générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) du ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) dans le cadre du dispositif Label bas-carbone qui vise à certifier des projets permettant l’atteinte des objectifs de neutralité carbone de la France.
Afin d’étudier l’influence du changement climatique sur les populations de poissons amphihalins en France, 30 années de données collectées à 46 stations de comptage en France ont été analysées dans le cadre de la thèse de Marion Legrand.
C’est l’étude la plus complète jamais réalisée sur l’évolution de la couverture neigeuse dans les Alpes. Elle compile les données de 2.000 stations météorologiques, réparties dans six pays alpins (Autriche, Allemagne, France, Italie, Slovénie et Suisse), depuis 1971 jusqu’en 2019. L’article, publié le jeudi 18 mars, est paru dans la revue The Cryosphere.
La Suisse a beau être l’un des pays européens les plus riches en eau, les impacts des changements climatiques sur ses ressources hydriques y sont d’ores et déjà largement perceptibles. Et si elle ne prend pas des mesures efficaces pour freiner le rythme spectaculaire de cette tendance, ses eaux subiront de profonds bouleversements, avec des répercussions désastreuses sur leur écologie et leur gestion. À l’inverse, si le réchauffement mondial est contenu en dessous de 2 °C, comme le préconise l’Accord de Paris de 2015, nombre de ces mutations pourront être évitées, et l’adaptation aux changements climatiques sera plus facile et moins coûteuse. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus les scientifiques suisses qui, sous l’égide de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), viennent de rendre publics différents scénarios hydrologiques, assortis d’analyses des conséquences sur la façon de gérer les ressources en eau et de recommandations pour une meilleure adaptation aux changements climatiques.
Les niveaux marins évoluent au cours des temps géologiques : ils se sont élevés et abaissés plusieurs fois au cours des dernières centaines de milliers d’années. Mais s’il était relativement commode de déplacer un campement pour nos ancêtres du paléolithique, il n’est pas possible de faire de même aujourd’hui pour Venise ou New-York. Le niveau de la mer s’élève aujourd’hui à un rythme accéléré en raison de l’expansion thermique des océans, de la fonte des glaciers de montagne et des calottes de glace en Antarctique et au Groenland. Jusqu’à quel point le niveau de la mer s’élèvera-t-il dans 10, 50, 80 ou 500 ans ? L’ambition du projet PROTECT est d’apporter des éléments de réponse à cette question.
En collaboration avec les agences de l’eau Adour-Garonne, Loire-Bretagne et Rhône Méditerranée Corse, ainsi qu’avec la région Occitanie, l’Office International de l’Eau (OiEau) va mettre en place au cours du 1er trimestre 2021 une série d’animations régionales, dans un grand quart Sud-Ouest de la France, pour sensibiliser à l’adaptation des pratiques de gestion des eaux pluviales urbaines au changement climatique, ainsi qu’à leur dépollution.
Les agglomérations et le syndicat intercommunal du Sud de l’Île-de-France expriment dans un communiqué publié le 10 mars leur volonté commune de maîtriser les outils de production du réseau interconnecté du sud francilien (RISF).
La ceinture de pluies tropicales, autrement connue sous le nom de « zone de convergence intertropicale », proche de l’Equateur, est une zone humide où se rencontrent des vents des hémisphères Nord et Sud, créant ainsi de fortes précipitations. En se basant sur 27 modèles de projection, une équipe de chercheurs de l’Université de Californie affirme dans cette étude que, d’ici l’an 2100, la ceinture des pluies se sera déplacée vers le nord au niveau de l’Afrique orientale et de l’océan Indien, et vers le sud au niveau des océans atlantique et pacifique.
Entre 1990 et 2020, 220 millions d’hectares de forêts tropicales et équatoriales humides ont été déforestés. Soit 17 % de la superficie totale de ces milieux riches en biodiversité. Publiés le 5 mars dans la revue Science Advances, ces chiffres sont le résultat d’analyses des images de trois satellites d’observation de la Terre appartenant à la Nasa.
L'élévation du niveau de la mer due au réchauffement climatique s'annonce catastrophique pour un certain nombre de populations côtières. Plus encore qu'on le pensait, avertissent aujourd'hui des chercheurs. Car, en parallèle, les activités humaines provoquent un affaissement des côtes.
Les recherches sur l’eau, tant dans leurs dimensions matérielles qu’idéelles, font l’objet d’un renouvellement dans le champ des sciences humaines et sociales. Ceci est à mettre en relation avec les défis majeurs actuels et futurs et les enjeux inédits que pose la gestion de l’eau. Dans un contexte de changements globaux qui accentue certains enjeux et en suggère de nouvelles hiérarchies à toutes les échelles spatio-temporelles, les questionnements évoluent, les valeurs sont bousculées, la gouvernance et l’action se réinventent. Ce numéro propose d’interroger comment se construisent aujourd’hui les connaissances et savoirs pour penser la gestion territorialisée de l'eau et des milieux aquatiques ?
Les glaciers sont des accumulations de glace continentale issue de la transformation de la neige et soumise à un écoulement lent. La Terre compte plus de 200 000 glaciers continentaux. Notre objectif est de répondre aux interrogations qui reviennent le plus souvent : comment mesure-t-on l’évolution des glaciers ? Comment connaît-on les fluctuations passées ? Ont-ils toujours été plus étendus qu’actuellement ? Et enfin, peut-on affirmer que l’Homme est responsable du recul présent des glaciers ?
Confronté à la disparition progressive des haies, Oroux, petit village des Deux-Sèvres, a trouvé le levier juridique permettant de les protéger. Elles sont maintenant classées au patrimoine communal. Une véritable aventure collective pour sauvegarder ce patrimoine arboré essentiel à l’environnement. La commune aimerait maintenant voir son initiative originale inspirer d’autres territoires.
Fondateur de Arbres Haies et Forêts, une entreprise de travaux de génie écologique, Eric Dedonder partage son retour d’expérience du terrain sur les effets des sécheresses et aléas torrentiels sur les travaux de plantation constatés en 2020. Cette année a été marquée par deux évènements qui ont perturbé la bonne réalisation des chantiers de re végétalisation en génie écologique.
Le 2 mars 2021, la signature du Contrat de Bassins Bièvre Liers Valloire et Sanne a concrétisé la volonté des élus de travailler ensemble, à l’échelle du bassin versant, pour assurer la gestion concertée des milieux aquatiques.
Face au changement climatique et à l’augmentation de la sécheresse, la question du dépérissement des forêts est primordiale : elles sont des réservoirs de biodiversité et permettent également de stocker massivement le carbone et d'atténuer l’effet de serre. Les chênes sont des arbres emblématiques des forêts d’Europe et d’Amérique, que l’on pensait très vulnérables à la sécheresse. Grâce à une technique d’optique innovante, des scientifiques d’INRAE de l'université de Bordeaux et des universités de Berkeley et Stanford en Californie, ont étudié la tolérance à la sécheresse de différentes espèces de chênes nord-américains. Leurs résultats, publiés le 1er mars dans PNAS, montrent que les espèces de chênes ont évolué vers une plus grande résistance à la sécheresse pour coloniser des zones climatiques plus arides et qu’ils possèdent aujourd'hui une marge de sécurité relativement importante pour faire face au changement climatique.
Une nouvelle étude montre que le changement climatique pourrait modifier significativement la température de l’eau, la couverture de glace et le brassage de nombreux lacs suisses. Les lacs de moyenne altitude sont particulièrement exposés. Ils risquent de perdre l'intégralité de leur couverture de glace et de ne plus être brassés complètement deux fois par an. Un tel changement aurait des conséquences dramatiques sur le fonctionnement des écosystèmes lacustres.
On peut parler d’une lame de fond : d’année en année, la gestion en régie des services de l’eau et de l’assainissement fait de plus en plus d’émules. Plusieurs freins ont sauté et le contexte global incite les élus à envisager sérieusement la question.
Nous avons le plaisir de vous annoncer aujourd’hui la publication du 20ème numéro de Paroles de Migrateurs. Il présente l’avancement des connaissances sur ces espèces dans le bassin de la Loire, à travers les résultats des études et suivis récents.
A la demande de FNE Midi-Pyrénées, FNE 65, les Amis de la Terre 32 et la SEPANSO Landes, le tribunal administratif de Pau vient d’annuler l’autorisation pluriannuelle délivrée au syndicat Irrigadour pour prélever les eaux du bassin de l’Adour amont de 2017 à 2022.
Pour lutter contre les inondations, des centaines de digues s’échelonnent le long des rivières du département, sur l’Allier, le Cher, la Besbre, etc. Mais leur gestion n’est pas coordonnée, loin de là. Or, elles souffrent des sécheresses estivales. L’Établissement public Loire propose d’y remédier en créant une structure pour entretenir toutes les digues.
Une nouvelle source d'approvisionnement en eau, puisée à 140 mètres de profondeur sur la commune de Cazilhac dans l'Hérault devrait abreuver d'ici 2 ans les 8.000 habitants de 4 communes du bassin de Ganges : Ganges, Laroque, Cazilhac et Moulès-et-Baucels.
La Loire-Atlantique a développé une filière d’excellence en productions légumières, au prix d’une dépendance à l’eau, doublée d’impacts qualitatifs. Face aux menaces et tensions croissantes, une certaine forme d’attentisme prévaut.
Quel très bon support de réflexion que cette note « Les retenues d’eau comme solution d’adaptation au changement climatique ? – Synthèse bibliographique et retours d’expériences » commandé par le SIGAL à l'Association Rivière Rhône Alpes Auvergne – ARRA2. Le rapport d'étude (version synthèse ou complète) est disponible sur demande mail auprès du SIGAL.
L’érosion accélérée des côtes sablonneuses d’Afrique du Nord, qui disparaissent quasiment à vue d’œil, est très alarmante. Les scientifiques s’emploient à en mesurer les effets, en évaluer les impacts et en comprendre les causes, pour proposer des pistes de solutions.
Pendant des années, les écologistes locaux ont travaillé sans relâche pour protéger les derniers milieux humides importants de Montréal, situés près de l’aéroport Montréal-Trudeau. Ces appels s’intensifient alors qu’une coalition de groupes locaux tend la main au ministère fédéral de l’Environnement avec une nouvelle proposition concernant le vaste espace vert. Si leur proposition est acceptée, plus de 140 hectares de nature sauvage appartenant au gouvernement fédéral seraient préservés en tant que réserve faunique nationale.
En vingt ans, de 2000 à 2019, 11.000 catastrophes météorologiques ont causé la mort de 475.000 personnes, selon le rapport de l’ONG German Watch. Les tempêtes et leurs implications (glissements de terrain, inondations, précipitations) ont représenté une des causes principales de dévastation en 2019. Or, « des données scientifiques récentes indiquent que le nombre de cyclones tropicaux violents augmentera tous les dixièmes de degré d’augmentation de la température moyenne mondiale », explique le rapport.
La Camargue est très exposée aux effets du changement climatique. L’enjeu est de s’y adapter, sur les anciens salins acquis par le Conservatoire du littoral. Il s’agit de préserver la Camargue, sa population et ses activités, soumises à des risques croissants, en redonnant naissance à un écosystème naturel résilient.Les entrées marines et les travaux hydrauliques ont permis de faire des anciens salins une zone tampon vouée à la renaturation, qui favorise la biodiversité.
En novembre 2020, un réseau de plus de 600 experts sur les changements climatiques et environnementaux en région méditerranéenne, le MedECC, a publié un rapport faisant l’état des lieux des connaissances scientifiques sur le sujet à travers la Méditerranée. Les deux coordinateurs du projet, le paléoclimatologue Joël Guiot et l’écologue Wolfgang Cramer, nous en expliquent les enjeux.
Rencontre avec Christian Pince pour les organisations suivantes : Confédération Paysanne Tarn, Confédération Paysanne Tarn-et-Garonne, Nature & Progrès Tarn, Adear Tarn et Garonne, FNE Midi-Pyrénées, FNE 82, UPNET-FNE81, Collectif Testet, Lisle Environnement.
Le CESBIO vient de voir son projet « Irrigation Grandes Cultures » labellisé par le SCO France. Ce projet a pour objectif de fournir aux gestionnaires de l’eau des indicateurs qui leur permettront d’optimiser la gestion des ressources en eau sur leur territoire et d’identifier des stratégies d’adaptation au changement climatique adaptées aux spécificités locales.
Région, département, agglomération, syndicat : la gestion de l’eau est un enjeu pour lequel les collectivités sont engagées depuis longtemps. Mais face au défi climatique et à son incidence sur la ressource, les intervenants s’allient pour être encore plus efficaces et sensibiliser le grand public.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse invite à repenser ces espaces pour le bien-être des enfants tout en déployant des solutions d’adaptation au changement climatique.
Christelle Kwizera, fondatrice de Water Access, installe des mini-réseaux de distribution, dans un pays où 90 % des ménages ne disposent pas de l’eau courante.
L’État français va-t-il être condamné pour son inaction climatique ? Quatre ONG attaquent l'Etat pour inaction climatique, c'est "l'Affaire du siècle". Dans le dossier d'accusation, plusieurs témoignages de Français font état du changement en cours, et notamment dans le massif Vosgien.
Les outils développés depuis 2007 ont permis de mieux connaître et appréhender les risques d'inondation et leurs conséquences sur l'estuaire de la Gironde. Ils ont évolué au fil des ans et des progrès scientifiques et techniques réalisés. Le partenariat de recherche et développement que concluent aujourd'hui le SMIDDEST et le Cerema permettra de pérenniser et mettre à jour la base de données du RIG et d'améliorer le modèle du RIG pour le rendre le plus fidèle possible à la réalité.
Dans sa dernière publication, l'agence d'urbanisme de l'agglomération marseillaise (Agam) propose de tirer profit de l'eau, une des ressources qui permet d'aller vers une ville résiliente et agréable à vivre.
Le 16 décembre, Yves WIGT, Président du Syndicat mixte d'aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD) et Laurent ROY, directeur général de l'agence de l'eau ont signé un nouveau contrat de 3 ans afin d'anticiper le changement climatique, mieux gérer la ressource en eau en quantité et en qualité et agir en faveur de la biodiversité sur le territoire de Durance.
Malgré le changement climatique qui hypothèque l’avenir du ski, la vallée savoyarde de la Maurienne prévoit de nouvelles pistes, télésièges et constructions. Un pari économique très incertain et non sans dommages sur la biodiversité et les paysages.
Du 29 septembre au 2 octobre 2020, chercheurs et gestionnaires ont eu la possibilité d’échanger, en présentiel ou en visioconférence. Structurées autour d’une problématique, abordée à travers les contributions complémentaires de la communauté scientifique, d’opérateurs et d’acteurs témoignant d’actions mises en œuvre et de retours d’expérience concrets, y compris hors bassin de la Loire et ses affluents, les sessions ont été ponctuées de nombreux échanges. Les présentations sont disponibles.
Conséquence du changement climatique, les inondations se généralisent dans la région, où elles ont fait au moins 64 morts et plus de 160 000 sinistrés en 2020.
Une étude publiée dans la revue Science of the Total Environment en décembre 2020 étudie l’évolution des températures et des débits dans plusieurs grands cours d’eau français depuis une trentaine d’années. Si le changement climatique entraîne d’ores et déjà un réchauffement et, combiné aux autres perturbations humaines, des étiages (baisse périodique du niveau des cours d’eau) plus intenses et persistants, l’étude souligne des différences entre les rivières françaises et les saisons. Cette étude révèle également que température et débit peuvent se désynchroniser, au risque que, par exemple, quand l’eau coule suffisamment, celle-ci ne soit plus à la bonne température pour les poissons.
Le présent bulletin fournit un bilan synthétique de l’année hydrologique écoulée, du 1er septembre 2019 au 31 août 2020, concernant l’évolution quantitative des ressources en eau du bassin ainsi que les faits marquants qui se sont produits sur le territoire.
Dans une importante synthèse rendue publique à l’occasion d’un symposium sur l’océan, le 3 décembre à Monaco, les scientifiques alertent une nouvelle fois sur la dégradation du milieu marin.
Dans le cadre de la mise en œuvre des 10 Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux dont il assure le portage, l’Etablissement public Loire conduit depuis plusieurs années des inventaires de zones humides afin d’améliorer leur connaissance et de les préserver de toute dégradation future.
Le magazine trimestriel “l’environnement” publié par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) consacre le dossier de son quatrième numéro de l’année 2020 à la thématique très actuelle de l’eau et des changements climatiques.
Des scientifiques les pistent pour étudier l’impact du changement climatique sur leur population et leur comportement. Des relevés sont effectués tous les quinze jours. Pour le moment, les cobayes sont restés dans les eaux du département.
La péninsule de Crimée, territoire ukrainien annexé par la Russie en 2014, souffre d’une pénurie d’eau sans précédent. Si le conflit diplomatique joue un rôle, l’Ukraine ayant fermé le principal canal d’approvisionnement, la Crimée pâtit des conséquences du changement climatique. Et les solutions manquent.
La revue “Tout s’explique !” vise à rendre accessibles les résultats scientifiques et à montrer leurs apports pour la gestion de l’estuaire de la Seine. À travers des thèmes variés et d’intérêt majeur pour le territoire, vous pourrez découvrir les dernières avancées de la science sur l’estuaire.
Plastiques, produits chimiques, marées noires… À ces pollutions qui mettent en péril l’ensemble des écosystèmes marins s’ajoutent la surpêche et les effets du changement climatique. Comment peut-on enrayer la machine ? Et si la solution venait de la terre et d’une réduction drastique de nos déchets ?
Nulle région au monde n’est à l’abri des dégâts causés par des crues exceptionnelles, que ce soient celles qui ont touché l’Europe centrale en 2002 ou le Mississippi en 2011, ou bien des phénomènes plus localisés du type des crues-éclairs qui ont ravagé l’arrière-pays niçois en cet automne 2020. Ce qui s’est produit cet été dans certaines régions du Sahel et singulièrement dans celle du cours moyen du fleuve Niger présente cependant toutes les caractéristiques d’une entrée dans une nouvelle ère hydroclimatique.
L’économie et le partage des ressources en eau constituent une priorité dans la politique de l’eau amplifiée dans un contexte de changement climatique. La Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) est l’une des solutions possibles à mettre en place localement pour s’adapter à des tensions saisonnières sur l’eau. Le Cerema propose un panorama des projets de REUT menés en France, et présente les premiers enseignements. A l'occasion de la sortie de l'ouvrage, une interview en 3 questions à son auteure Caherine Néel, chargée de mission eau et déchets.
Souvenez-vous : après avoir déposé un recours gracieux – resté sans réponse – en novembre 2018 auprès du gouvernement pour demander à la France d’intensifier sa lutte contre le changement climatique, Damien Carême, le maire de Grande-Synthe, une commune des Hauts-de-France particulièrement exposée aux risques de submersion marine et d’inondation, avait décidé de saisir le Conseil d’État. Sa plainte auprès de la haute juridiction visait « l’inaction climatique » des dirigeants français.
Le satellite de la constellation Copernicus, Sentinel-6 Michael Freilich, lancé samedi 21 novembre, est le premier de deux satellites identiques qui fourniront des mesures cruciales de l’élévation du niveau de la mer.
Une étude de faisabilité sera lancée début 2021 pour déterminer si cet affluent de la Seine peut couler à nouveau dans la capitale. Entre autres scénarios, la Bièvre pourrait resurgir dans trois squares avant de se jeter dans la Seine vers Austerlitz. Outre l'intérêt patrimonial, la ville espère recréer des îlots de fraîcheur.
Une décennie après tempête Xynthia ou l’affaire du Signal, en Gironde, l’État s’est doté d’outils de planification, mais pas de fonds dédié à l’adaptation du littoral au changement climatique.
L’objectif de cet appel à projets, porté par l’Entente pour l’Eau du bassin Adour-Garonne et qui s’insère dans le plan de mesures incitatives pour l’eau, est de favoriser la mise en œuvre d’économies d’eau en agriculture, en faisant porter l’effort sur les principaux gisements ou sur les enjeux les plus sensibles (eau potable) et d’accompagner l’évolution des pratiques en s’appuyant sur l’agro-écologie.
Les trois plus importants glaciers du Groenland, qui contient suffisamment d’eau pour faire monter le niveau de la mer de plus d’un mètre, pourraient fondre plus vite que même les prédictions les plus alarmistes l’estimaient, selon une étude publiée mardi.
Le projet de restauration de la zone humide de l’Estagnol a été sélectionné pour faire partie des 10 sites pilotes du Life intégré ARTISAN. Ce programme financé par l’Union européenne a pour objectif de démontrer l’efficacité et les avantages des Solutions fondées sur la Nature (SfN), dans une région où le réchauffement climatique devrait augmenter la fréquence des crues et le risque d’inondations.
Réuni en séance plénière le 27 octobre 2020, le comité de l’eau et de la biodiversité de La Réunion (CEB) a adopté le projet de schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), document de référence qui fixe pour 6 ans (2022-2027) les politiques publiques pour atteindre un bon état des eaux à La Réunion.
Pour la première fois, l’agence de l’eau, Andromède Océanologie et CHORUS publient un atlas cartographique de la qualité des eaux côtières de Méditerranée qui présente les résultats de la surveillance de l’état écologique des herbiers de Posidonie et du coralligène, de leurs fonctions écologiques et du niveau de pressions exercées. Ces données permettront aux collectivités du littoral, aux services de l’Etat et aux usagers de la mer de mieux connaître et donc mieux protéger la biodiversité sous-marine.
La formation des commissaires enquêteurs sur le thème de " la ressource en eau et les milieux aquatiques" initialement prévue en avril, s’est tenue le 5 novembre sous la forme d’un webinaire. Les présentations sont disponibles.
Malgré l’objectif de « zéro artificialisation nette » affiché par le gouvernement, la consommation d’espaces est repartie à la hausse dans l’Hexagone depuis 2017.
A l’occasion de la Fête de la science 2020, l'Office de l'eau Réunion inaugure son jeu « Péripludo, le périple de l’eau » en version numérique, disponible de manière pérenne sur la plateforme éducative l'Ecole H2O. Sur le principe d’un jeu de l’oie, chaque joueur progresse sur le parcours en répondant aux questions sur des thématiques liées à l’eau. Petits et grands peuvent s’affronter mais la version numérique permet également à chacun de jouer seul.
Le Centre de Ressources du pôle Loire de la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels a vocation à rassembler une documentation multisupports (littérature grise, rapports, études, …) sur le patrimoine naturel et les zones humides du bassin de la Loire. Vous est ici proposée une sélection de documents afférents à ce milieu particulier qu’est la ripisylve, issus de ce fonds documentaire.
L’AHSP, le SMEGREG et l’ENSEGID ont travaillé ces derniers mois à la mise en œuvre d’un colloque qui devait se tenir à Bordeaux fin septembre. Les circonstances particulières liées à la deuxième vague de la COVID 19, nous ont conduit à reporter l’évènement. Plusieurs contributions à ce colloque sont reprises dans ce numéro consacré à « la gestion quantitative des eaux souterraines ».
L'agence de l'eau souhaite accompagner les collectivités, les entreprises et les associations du bassin Seine-Normandie qui se mobilisent pour la transition écologique, l'adaptation au changement climatique, la préservation de la ressource en eau et de la biodiversité. L'appel à projets concerne des projets innovants s'appuyant sur les technologies du numérique, de l'intelligence artificielle et d'économie circulaire. Il s'inscrit dans les conclusions des Assises de l'eau, portées par le ministère de la Transition écologique.
Ce qu’ont vécu les habitants de la Roya, de la Vésubie, et de la Tinée dans la nuit du 2 au 3 octobre n’est pas une inondation mais un traumatisme. Rien n’est pire que de voir un territoire coupé du monde, ravagé par des pluies torrentielles entrainant des disparitions, des crues, des destructions de bâtiments, voire d’infrastructures plusieurs fois centenaires. 35 km de routes principales et 15 km de routes secondaires ont été ravagés par des mouvements de terrain. Plus de 25 km de réseaux d’eau potable ont disparu ainsi que 6 sites de captage. 10 km de réseaux d’assainissement ont été également emportés, 6 stations d’épuration détruites à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Lantosque et Clans. Vendredi 16 octobre, la Métropole Nice Côte d'Azur a voté un budget d’un milliard d’euros pour les infrastructures et d’un peu plus d'un million d’euros pour la revitalisation économique des vallées de la Tinée et de la Vésubie.
Les études menées en 2019 sur les diatomées, les macrophytes, les macroinvertébrés benthiques et le phytoplancton pour les cours d’eau, ainsi que le phytoplancton pour les plans d’eau sont disponibles.
En Suisse les gestionnaires de l’eau doivent aujourd’hui faire face à de nouveaux défis posés par le changement climatique, l’évolution de la société et les impératifs écologiques. Ils n’ont pas attendu d’y être confrontés pour élaborer des stratégies et prendre des mesures. Ces efforts doivent être poursuivis, mais où faut-il mettre les priorités et comment s’y préparer ? L’association Agenda 21 pour l’eau a estimé qu’elle était sans doute la mieux placée pour tenter de dresser un état des lieux de ces problématiques. Une synthèse de ses enquêtes et de ses analyses vient d’être publiée par la revue Aqua & Gas d’où il ressort que « beaucoup d’acteurs de la gestion des eaux ont déjà une conscience aiguë de certains des défis qui les attendent dans les décennies à venir mais aussi qu’il apparaît nécessaire de mieux interconnecter l’ensemble des acteurs, de la recherche jusqu’à la pratique, à travers tous les secteurs ».
L'accord tripartite entre l'UNESCO, le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et l'université de Montpellier signé le 15 octobre 2020 acte la création, à Montpellier, de l'International Centre for Interdisciplinary Research on Water Systems Dynamics (ICIREWARD Montpellier).
Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), Capitales françaises de la biodiversité et l’Office français de la biodiversité (OFB) co-organisent une série de webinaires sur la thématique « Eau et nature en ville ». D’octobre à décembre 2020, 5 présentations sont proposées pour comprendre les liens et les enjeux qui relient biodiversité et eau. Cette thématique sera d’ailleurs le thème du concours de la « Capitale Française de la Biodiversité » pour l’année 2021.
Le jeudi 22 octobre, réuni sous forme dématérialisée, le comité de bassin Loire-Bretagne a adopté le projet de Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2022-2027 et son programme de mesures. Ce vote permet de proposer le projet à la consultation du public et des assemblées à partir de février 2021.
L'or bleu est, plus que jamais, source de conflits géopolitiques. Gestion des eaux usées, ressources halieutiques, énergie, agriculture : autant d'enjeux internationaux autour desquels il est de bonne augure d'être maître de l'eau. Les 4 épisodes sont disponibles.
Des bénévoles ont démonté les téléskis d’une station ardéchoise désormais abandonnée. Un chantier symbolique du nouveau paradigme de la petite montagne qui ne peut compter sur la neige pour faire tourner son économie.
A ce jour, aucune réglementation en France n’impose d’aménagement pour le traitement des micropolluants dans les eaux usées urbaines. Les stations d’épuration n’ont pas été conçues pour traiter ces substances présentes à faible concentration et à l’heure actuelle, la réglementation ne le leur impose pas. Des technologies de traitement tertiaire ont bien été mises au point. Mais leur caractère non obligatoire ou leur coût freinent aujourd’hui leur adoption. Faut-il miser plutôt sur la réduction à la source et une optimisation des traitements conventionnels ? Ou légiférer ? Éléments de réponse.
Les terres agricoles ont soif, très soif. Le changement climatique global détruit toute certitude quant à la régularité de l'apport d'eau sur des territoires toujours plus larges, les inondations sont plus nombreuses, la sécheresse plus grave. Comment s’adapter à ce nouveau paradigme climatique ?
Le vol d’eau est une pratique largement répandue à l’échelle de la planète, mais on n’en parle pratiquement jamais. Pourtant, si l’on en croit un rapport publié conjointement en 2016 par Interpol et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), entre 30 et 50% de l’approvisionnement mondial en eau seraient chaque année détournés de façon illégale des usages pour lesquels ils étaient prévus, en particulier dans le secteur de l’agriculture. Une équipe internationale de chercheurs emmenée par l’Université d’Adélaïde a mis au point une méthode qui permet de mieux comprendre ce phénomène et d’identifier les moyens de dissuasion qui permettraient de protéger cette ressource essentielle.
Après plus de 18 mois d’élaboration, ce vote intervenu ce matin constitue une étape clé pour le document de planification qui fait autorité en matière de mise en œuvre de la politique de l’eau et porte engagement juridique de la France au regard de la Directive cadre européenne sur l’eau.
Les Pôles-relais Zones Humides et leurs partenaires organisent une série de webinaires à destination des élus et des agents des collectivités afin que ces milieux à la fois précieux et vulnérables soient mieux pris en compte.
Le groupe technique "Connaissance" de la Conférence départementale de l’eau s’est tenu vendredi 9 octobre 2020 à l’Hôtel du Département du Doubs, avec une soixantaine d’acteurs du territoire (en présentiel et en visioconférence).
Malgré leurs centaines de kilos, les thons rouges restent difficiles à étudier. Des chercheurs du CNRS et de l’Ifremer ont développé des instruments capables de suivre la position des poissons, tout en surveillant leurs paramètres physiologiques liés, entre autres, à leur reproduction.
Le projet Cyanosafe, développé par les scientifiques d’INRAE en collaboration avec les acteurs publics et la start-up Microbia Environnement, vise à détecter plus rapidement et plus efficacement les proliférations de cyanobactéries potentiellement toxiques dans les plans d’eau et cours d'eau du sud-ouest de la France.
La violence des inondations qui ont frappé les Alpes-Maritimes début octobre est-elle liée au changement climatique ? La crise a-t-elle bien été gérée ? L’aménagement du territoire a-t-il joué un rôle ? Comment reconstruire ? Reporterre fait le point.
Le projet Micro-ReUse a été réalisé en partenariat entre deux établissements de recherche et deux collectivités de La Réunion. Il visait à étudier la dégradation et la phytodisponibilité des micropolluants en sortie d'une station de traitement des eaux usées en vue de la réutilisation des eaux pour l’irrigation de la canne à sucre.
Les habitants de Rennes ont eu cette idée dans le cadre de la Fabrique Citoyenne, un projet de lutte contre les inégalités dans la ville, favorisant notamment l’entraide et le soutien aux sans-abri. Pour tester le concept, le service Jardins et Biodiversité de la ville a lancé les deux premiers jardins flottants en mai 2017. L'ensemble du projet a été mis en œuvre au printemps 2018. Ces jardins flottent sur un radeau. Les plantes puisent ainsi l'eau et les nutriments directement de la rivière Vilaine. Les jardins rendent ainsi non seulement la rivière encore plus attractive, mais créent également de nouveaux habitats pour la faune et la flore de la ville.
C’est sur fond de crises successives - confinement durant lequel il a fallu maintenir à flot les services, puis sécheresse estivale suivie de "joutes capitalistiques" entre Veolia et Suez - que les gestionnaires publics de l'eau ont tenu début octobre leurs premières rencontres nationales. Outre valoriser l’alternative que les régies publiques, mais aussi les sociétés d'économie mixte ou sociétés publiques locales de l'eau, incarnent face aux majors et délégataires du secteur, ils ont tenu à rappeler que l’eau n’est pas un bien comme les autres et qu'eux "n'ont rien à vendre et agissent au coeur d'un maillage partenarial étroit qui leur permet de s'adapter aux enjeux locaux". Il fut aussi question de solidarité et d'animation territoriales, de prospective et de la place des usagers dans cette gestion devant devenir, comme le défend France Eau publique, à l’initiative de l'événement, "une cause nationale".
Le comité de bassins a présenté ses orientations pour les prochaines années. Elles visent à préserver la qualité de l’eau en Corse. Elle ambitionne même de flirter avec la perfection en la matière.
La nappe du Champigny alimente en eau potable plus d’un million de franciliens. La Fosse de Melun et la Basse Vallée de l’Yerres sont deux secteurs hydrologiques sensibles de cette nappe en termes de pollution aux pesticides et aux nitrates. Un plan d’action est en cours afin d’accompagner les agriculteurs et ainsi reconquérir la qualité de l’eau. Il s’agit de conforter et de continuer à développer une dynamique collective.
L’État va-t-il artificialiser 110 hectares d’espace naturel sur l’estuaire de la Loire pour en faire une vitrine européenne des énergies renouvelables ? Sur le site du Carnet, le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire veut implanter un « parc écotechnologique » dédié aux énergies renouvelables. Ce projet bénéficie, comme 77 autres en France, du label « clés en main », un dispositif gouvernemental qui pose question et suscite beaucoup de craintes.
Fonte des glaciers, éboulements... les impacts du changement climatique sont déjà bien visibles dans les Alpes, où la température moyenne augmente deux fois plus vite qu'ailleurs en France. Face à ces impacts, qui s’accentueront, et d’autres qui apparaîtront, les territoires de montagne vont devoir trouver des outils pour élaborer une stratégie locale d'adaptation. Cet article présente la démarche d'accompagnement mise en œuvre par des scientifiques d'INRAE et le bureau d'étude ACTeon sur le territoire du Haut-Chablais pour mobiliser les acteurs autour de la réalisation d'un diagnostic de vulnérabilité et les aider à prioriser les actions dans une dynamique d'adaptation au changement climatique.
La semaine prochaine, un panneau interdisant de déplacer les pierres dans le lit du Thaurion sera mis en place au niveau du Pont de Senoueix (Gentioux-Pigerolles). La commune et Creuse Grand Sud prennent ainsi une position tranchée pour la protection des rivières.
Avec 7 641 îles et 36 289 kilomètres de côtes, les Philippines sont davantage un pays d’eau que de terre. Dans cet État, l’un des plus vulnérables au changement climatique et théâtre de l’essor anarchique des villes et de la déforestation incontrôlée, les pêcheurs sont en première ligne : victimes de l’élévation du niveau des océans, de l’érosion des côtes, des « super-typhons », ils sont aussi, avec leurs maigres moyens, aux avant-postes pour dépolluer les eaux, recycler des déchets…
La fonte de la calotte glacière du Groenland va causer, au XXIe siècle, une augmentation du niveau des mers jamais observée depuis 12.000 ans. Dans une étude publiée dans la revue Nature mercredi 30 septembre, des scientifiques ont reconstruit pour la première fois l’histoire de la fonte des glaces de cette calotte pendant tout l’Holocène, époque géologique commencée il y a 11.700 ans. Cette chronologie, qui a nécessité cinq années de travail, permet de dissocier les fluctuations naturelles de la masse de glace de l’effet du changement climatique provoqué par l’Homme.
La commune de Bagnac-sur-Célé a rétabli la libre circulation des eaux sur le Célé en 2018, dans le cadre d’un plan de restauration de la continuité écologique.
Avec les variations climatiques, le lac de Pierre-Percée, réservoir créé pour réalimenter au besoin la Moselle et refroidir le cœur des réacteurs de la centrale de Cattenom, voit depuis ces dernières années son niveau baisser. Qu’en sera-t-il demain, si la tendance s’accentue ?
Au sortir d'une nouvelle sécheresse, les débats sont relancés sur la gestion de l'Eau et des conflits d'usages, notre EPAGE doit se positionner et initie donc une concertation pour débattre de ce sujet fondamental, des pistes sont lancées !...
Changements climatiques et environnementaux, modélisation, risques ou encore lien entre science et société… la communauté scientifique internationale, mobilisée autour d’une réflexion participative originale, a identifié 23 verrous scientifiques majeurs auxquels le domaine de l’hydrobiologie est confronté. Entretien avec Vazken Andréassian, directeur de l’unité de recherche Hydrosystèmes continentaux anthropisés - Ressources, risques, restauration (HYCAR) du Centre Île-de-France-Jouy-en-Josas-Antony qui a contribué à cette réflexion.
Réuni ce jour à Lyon, le comité de bassin Rhône-Méditerranée a adopté le projet de Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), document de référence qui tracera pour 6 ans les politiques publiques pour atteindre un bon état des eaux. Ce vote fait suite à une très large concertation des acteurs du territoire depuis un an. Il engage solidairement les collectivités locales, les mondes économique, agricole et associatif, et l’Etat avec en ligne de mire l’objectif de 68 % de masses d’eau en bon état écologique d’ici à 2027 grâce à des mesures ciblées et réalistes tenant compte de leur rapport coûts/efficacité.
Avec l’appui de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse, le BRGM a élaboré un modèle exploratoire visant à identifier, face à la présence de chlorures, la vulnérabilité du schéma d’alimentation en eau potable (AEP) des collectivités situées dans les vallées de la Meurthe et de la Moselle aval à l’horizon 2050.
La glace de mer pointait à 3,7 millions de kilomètres carrés cet été. L’Arctique est en train d’opérer une transition vers un nouveau climat, dans lequel les extrêmes sont la norme.
Depuis plusieurs années, la continuité écologique s’est imposée au centre de nombreux débats d’idées en matière de gestion de nos milieux aquatiques. Le sujet est vaste et complexe, car il demande à être abordé à la fois sur le plan technique, scientifique et idéologique. De même, la continuité écologique n’implique pas les mêmes enjeux et les mêmes usages, lorsque l’on se trouve en entrée d’un grand bassin hydrographique ou sur un ruisseau de tête de bassin versant. De ce fait, les prises de position très tranchées que nous pouvons régulièrement lire dans les médias ou les réseaux sociaux, relèvent avant tout de visions idéologiques voire de militantisme liés à une cause bien précise (« il faut sauver nos moulins » VS « il faut tout faire péter pour retrouver nos rivières sauvages »). Lorsqu’on prend le temps de lire les arguments des défenseurs (on n’est pas loin du lobbying d’ailleurs dans certains cas…) d’une cause ou d’une autre, et qu’on essaie d’avoir un regard objectif, on trouve des idées et questionnements tout à fait pertinents dans les différents « camps ». Alors pourquoi la continuité écologique est-elle autant controversée, sur quelle(s) base(s) les critiques se sont-elles fondées et continuent d’alimenter, presque quotidiennement, les débats ?
Victime d’un déficit de précipitations, le Canal de Panama a besoin d’«au minimum de 1,4 milliard de mètres cubes d’eau supplémentaires» pour continuer à fonctionner. L’Administration du Canal de Panama (ACP), dont le niveau d’eau est affecté par le changement climatique, est à la recherche d’une solution pérenne afin d’assurer le fonctionnement de cet important axe du commerce maritime mondial.
L’agence de l’eau a réuni ce jour, en présence de son directeur général Laurent Roy, les acteurs du territoire pour une visite de terrain consacrée à l’amélioration des fonctionnalités écologiques du Marais de Saône, vaste zone humide classée Espace Naturel Sensible par le Département du Doubs, qui contribue notamment à l’alimentation en eau potable de Besançon.
Le projet Connect-Med (connectivité des poissons à l’interface lagune – mer en Méditerranée) est un projet de recherche mené par l’UMR MARBEC depuis 2017. Il cible quatre espèces côtières : la daurade royale, le loup, le muge et la saupe, au sein des lagunes méditerranéennes. L’objectif du projet est de mieux comprendre la connectivité de ces espèces entre les lagunes et la mer en fonction de différents types d’habitats, naturels ou exploités (conchyliculture) et des conditions environnementales (température de l’eau, vent, oxygène…).
Le projet QuASPEr a étudié le bassin versant de la Canche dans le nord de la France pour mieux comprendre le phénomène d’érosion du sol et les conséquences qui lui sont associées. Cette connaissance vise à développer des méthodes de gestion du territoire efficaces pour les communes sans nuire au travail des agriculteurs.
Afin d’améliorer les connaissances sur les zones humides du bassin de la Sioule, l’Établissement public Loire a commencé à les recenser dans le département de l’Allier depuis avril 2019. Ces zones sont essentielles.
Comment faire pousser des algues dans le milieu marin, en mer Méditerranée ? Des chercheurs niçois du laboratoire EcoSeas planchent sur cette idée. L'objectif est de restaurer des forêts marines car elles sont menacées et en régression dans plusieurs endroits du globe. Des forêts marines abîmées par les activités humaines et la pollution.
Marseille et la métropole doivent beaucoup de leur essor économique à l'eau venue des Alpes, "importée" sur leur territoire depuis la Durance et le Verdon. Le changement climatique pourrait faire naitre des tensions pour le partage de l'eau entre les différents usages et territoires. Avec son équipe, l'hydrologue Éric Sauquet a mené une étude prospective sur ce thème.
Dans le contexte actuel de changement climatique, la demande sociale d’agir au plus vite est en augmentation constante. Les démarches participatives associant les citoyens peuvent être une réponse, notamment sur les enjeux de l'eau.
Tous les indicateurs sont au rouge. Un niveau des rivières très bas, pas de pluies annoncées ces prochains jours. L'agence régionale de santé suit la situation de près. Plusieurs communes du département de Haute-Saône sont actuellement ravitaillées en eau par camion-citerne.
La sécheresse en Europe réduit l’absorption du carbone et le rendement des cultures, conclut une série de 17 études scientifiques publiées lundi 7 septembre dans un numéro spécial de la revue Philosophical Transactions B, et réalisées dans le cadre de l’infrastructure de recherche Icos (Système intégré d’observation du carbone).
La multiplication des ouvrages hydroélectriques perturbe le cours du fleuve, plus gros réservoir de poissons d’eau douce au monde, qui fait vivre des millions de riverains.
L’Anses publie ce jour un avis relatif aux risques sanitaires liés à la présence de cyanobactéries et leurs toxines dans les eaux de loisirs, les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) et aux activités de pêche. Ces travaux ont notamment permis d’actualiser la liste des cyanobactéries productrices de toxines en eau douce présentant un danger pour l’Homme. Pour harmoniser et améliorer les pratiques de surveillance, de contrôle sanitaire et d’analyse des eaux, l’Agence propose des fiches constituant un appui à la gestion du risque des cyanotoxines pour les différents usages de l’eau.
L'Extrême-Sud a battu tous les records cet été. Avec une consommation en eau de 240 000 m3 hebdomadaire en août, la microrégion dépasse largement la moyenne des pics des dix dernières années qui tourne autour des 180 000 m3 hebdomadaire. "Une consommation qui s'explique plus par les fortes chaleurs que par la fréquentation qui était en baisse cette année", constate Saveriu Luciani, le président de l'office hydraulique de la Corse (OEHC) en déplacement ce lundi dans le sud de l'île pour présenter aux élus de Figari puis de Porto-Vecchio son plan d'aménagement hydraulique de la Corse "Acqua Nostra 2050".
Les précipitations intenses de la semaine dernière au Tessin – déclenchant l’alerte hydrogéologique maximale – sont appelées à se reproduire de plus en plus fréquemment. En cause, le réchauffement du climat. Les régions abondamment construites sont plus vulnérables.
La compétition amicale pour élire la future Capitale française de la Biodiversité portera sur le thème « Eau & Biodiversité ». Elle permettra aux collectivités de valoriser leurs actions et celles de leurs partenaires en matière de préservation des zones humides, de restauration de la continuité écologique des cours d’eau et de leurs berges, mais aussi du littoral et du lien avec le milieu marin ; de gestion des eaux pluviales, de désimperméabilisation, de lutte contre le risque d’inondation ou contre le changement climatique et ses conséquences via des solutions fondées sur la nature ; de protection de la ressource en eau potable par la protection des milieux, etc.
Les candidatures sont ouvertes depuis le 30 juillet 2020, avec une date limite de remise de dossiers de candidature fixée au 31 décembre 2020. Les dossiers seront évalués pendant l’hiver 2021 par le comité scientifique et technique, suivies de visites de terrain au printemps pour les meilleures candidatures, et un palmarès annoncé à la mi-2021.
Face à la sécheresse qui sévit en France, des mesures de restriction d’usage de l’eau sont prises. Mais, cela suscite la colère d’un certain nombre d’agriculteurs qui se plaignent d’être pris "pour des benêts".
Le projet européen LIFE « Eau et changement climatique », constitué d’un groupement de 14 porteurs de projet répartis sur l’ensemble du territoire national et coordonnés par l’Office International de l’Eau, démarre le 1er septembre 2020.
Face aux conséquences du dérèglement climatique, l’eau doit impérativement revenir au cœur de nos villes et de nos villages par le biais de projets résilients et intégrant mieux la gestion des eaux pluviales. Des changements de pratiques s’imposent.
Le Grand port maritime Nantes-Saint-Nazaire veut bétonner 110 ha de zone naturelle dans l’estuaire de la Loire pour accueillir des entreprises liées aux énergies marines renouvelables. Opposé à cette approche industrielle, le collectif Stop Carnet organise deux jours de mobilisation cette fin de semaine.
Le fleuve qui marque la frontière entre le Gard et l'Hérault présente un niveau de débit inquiétant, et ses affluents sont parfois totalement à sec. Une sécheresse qui menace l'approvisionnement en eau potable pour les communes, mais qui est aussi désastreuse pour l'agriculture.
Face à la sécheresse qui sévit en France, le ministre Julien Denormandie a annoncé une série de mesures pour soutenir et accompagner les agriculteurs et les éleveurs qui connaissent des difficultés dans plus d'une cinquantaine de départements.
Le changement climatique accélère les risques d’inondation. Pour anticiper au mieux ces phénomènes, des règles de caractérisation de l'aléa inondation et de construction ont été introduites au sein des plans de prévention des risques inondations (PPRi) par le décret n° 2019–715 du 5 juillet 2019. Une réponse ministérielle fait le point sur la réglementation des digues de protection.
À mi-parcours de son exécution, le Contrat de rivière Saône s’est enrichi d’un avenant pour la période 2020-2021, comprenant un plan d’action actualisé et une gouvernance revue. Explications de Dominique Girard, président du Comité de rivière.
S’appuyant sur les contraintes d’usages (hydroélectricité, irrigation des terres agricoles) et les modèles prédictifs liés au changement climatique, l’Agence gouvernementale de Protection de l’Environnement (EPA) des Etats-Unis a récemment publié un rapport dans lequel elle juge « inaptes » les rivières Columbia et Lower Snake (principal affluent de la Columbia) à accueillir des populations de saumons.
Une mission d’information parlementaire sur les conflits d’usage en situation de pénurie d’eau a été mise en place par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, et a publié son rapport le 4 juin. Le Cerema, qui étudie cette question ainsi que la réutilisation des eaux usées traitées, a été auditionné pour présenter la situation et des leviers d'action.
Un énorme bloc de 500.000 m³ menace de se détacher d'un glacier du Mont-Blanc. Des routes ont été bloquées et plus de 70 personnes ont été évacuées. L'accélération de la fonte des glaciers, à l'image de celui-ci des Grandes Jorasses près de Courmayeur, inquiète les scientifiques, à l'instar du climatologue Hervé Le Treut.
Alors que la Côte-d'Or connaît une sécheresse marquée pour la troisième année consécutive, l'intérêt est grandissant pour les retenues d'eau destinées notamment à l'irrigation. Le bassin de Fauverney sert de modèle pour un projet à Quetigny. Le 29 juillet, le préfet Bernard Schmeltz est allé à la rencontre des agriculteurs et des élus des communes concernées.
C’est un projet structurant majeur et très ambitieux, Acqua Nostra 2050, qui a été et adopté à l’unanimité, vendredi matin, à l’Assemblée de Corse. Un schéma d’aménagement hydraulique pour rattraper un retard historique, sécuriser la ressource et assurer les besoins en eau dans tous les territoires de l’île à horizon 2050. L’idée est d’augmenter fortement la capacité de stockage disponible, notamment par le transfert des ressources, la rehausse des barrages existants et la construction de nouvelles retenues. Ce plan, entièrement réalisé en interne par les agents de l’OEHC, a été unanimement salué. Seul petit bémol : son financement.
Depuis le 10 juin, les habitants de Tautavel (Pyrénées orientales) ne peuvent plus consommer l’eau du robinet, car celle-ci présente un taux de pesticides trop élevé. Les habitants de Tautavel sont obligés d’aller chaque jour se ravitailler en bouteilles sur le parking du palais des congrès.
La prolifération des cyanobactéries dans les étendues d’eau représente un danger pour la santé des humains et des animaux, au point que les autorités ferment régulièrement des points d’eau devenus toxiques. Empêchant jeunes et moins jeunes qui ne peuvent aller à la mer de se baigner. En cause : le changement climatique et les apports d’azote et de phosphate dus aux activités humaines.
En cette ultime journée de juillet, alors que trente-deux départements sont classés en alerte canicule et que soixante-huit font l’objet de mesures de restrictions d’eau, cette émission s’interroge sur les conflits d’usage qui surviennent de plus en plus fréquemment en France. Sivens (Tarn), Vittel (Vosges), la Sèvre Niortaise ou encore Caussade (Tarn-et-Garonne) sont devenus les lieux emblématiques de ces nouvelles "batailles de l’eau" et des fortes tensions entre agriculteurs, industriels, municipalités et défenseurs de l’environnement qui en découlent. Pour comprendre ces luttes, nous recevons Guillaume Choisy, directeur général de l’agence de l’eau Adour-Garonnel, Sami Bouarfa chercheur et spécialiste de l'irrigation, Gabrielle Bouleau, politiste et spécialiste des politiques publiques de gestion de l'eau et André Bernard, président des Chambres d'agriculture du Vaucluse et de la région PACA.
Elisabeth Ayrault, directrice de l’entreprise qui exploite le fleuve, décrit de graves variations dans ses débits et anticipe une réduction de son niveau général d’ici cinquante ans.
Confronté à des sécheresses plus fréquentes, un collectif du Puy-de-Dôme a interpellé la préfecture sur la répartition de l’eau en période de restriction. Les membres d’Eau bien commun 63 dénoncent notamment la priorité donnée à l’agro-industrie.
Les agriculteurs étant de grands consommateurs d'eau douce, la Cour des comptes européenne évalue actuellement l'impact de la politique agricole de l'UE sur l'utilisation durable de l'eau. L'audit, qui vient de commencer, contribuera utilement aux progrès de l'UE dans sa réforme de la politique agricole commune.
Dans un contexte de hausse du niveau marin, il est devenu nécessaire d’identifier les aquifères côtiers de Basse-Normandie les plus vulnérables aux intrusions salines. Ce phénomène a en effet des conséquences sur les usages de l'eau (alimentation en eau potable, agricole, industriel) et sur les milieux naturels.
L’eau est une composante essentielle du paysage canadien et l’élément central à de nombreuses cultures à travers le pays. Néanmoins, de plus en plus de citoyens canadiens sont confrontés à des problématiques liées à l’eau dont la portée et l’intensité s’accentuent.
Un rapport rendu public mardi par plusieurs ONG pointe le déclin massif des effectifs des poissons migrateurs, qui ont chuté de 76% entre 1970 et 2016. Stefanie Deinet, chercheuse pour la Société zoologique de Londres et qui a participé à la rédaction de l'étude, en explique les raisons.
Herbe jaunie, ruisseaux asséchés… La sécheresse est particulièrement visible cet été. Plusieurs indicateurs permettent d’observer la fréquence de ce phénomène.
Doit-on s’habituer aux étés très secs ? Aux restrictions d’eau pour les agriculteurs ? A l’interdiction de remplir les piscines privées ? Aux incendies ? Décryptage au long cours de la sécheresse qui guette en métropole.
Les 10 et 11 Mai 2020, le bassin de l’Agout a été exposé à un épisode pluvieux intense et très étendu avec des cumuls de pluie importants sur un laps de temps réduit, provoquant des crues de natures et d’intensités variées et des ruissellements très importants, aussi bien en zones urbanisées qu’en périphérie.
Le centre et l’est de la Chine sont touchés depuis juin par des pluies torrentielles et des inondations, qui ont fait au moins 140 morts et disparus, selon le bilan officiel. L’intensification des précipitations ces dernières semaines a provoqué une brusque et inquiétante montée des eaux aux abords du Yangtsé [le fleuve Bleu, le plus long fleuve chinois, qui affecte quelque 24 millions de personnes, selon le ministère des Situations d’urgence.
Alors que la réglementation se précise concernant la réutilisation des eaux usées traitées et les normes de qualité, le Cerema publie un panorama des expérimentations réalisées en France depuis plusieurs années. Les collectivités et porteurs de projet y trouveront des réponses sur la mise en œuvre de démarches de réutilisation d’eaux usées traitées.
Comment réduire l’usage des engrais chimiques dont l’usage contribue au changement climatique et menacent les milieux aquatiques ? Et pourquoi pas utiliser l’urine humaine ! La séparation à la source de l’urine est une solution étudiée en Ile-de-France par l’Institut Paris Région pour contribuer à la transition écologique. Une solution intéressante en théorie, mais pas si facile à mettre en œuvre.
Le CREA Mont-Blanc fait désormais appel à l’imagerie satellitaire pour étudier l’évolution des zones humides de montagne. Cette approche novatrice couplée aux observations de terrain permet de mieux comprendre l’adaptation de la biodiversité de ces milieux naturels au changement climatique. Auteur de l’étude, Brad Carlson, vous en dit plus sur ce projet.
Le SAGE Nappes profondes de Gironde prévoit l’actualisation régulière de nos besoins en ressource, notamment de substitution. Deux mises à jour détaillées, menées par les services du SMEGREG en 2015 et 2019, et validées par la CLE, ont confirmé les ordres de grandeur déjà connus. En vue de la prochaine actualisation, un ambitieux travail de recherche a été engagé, en partenariat avec l'ENSEGID et l'INRAE, pour améliorer les outils de prévision de la demande en eau potable. L'objectif est de mieux intégrer le changement climatique et les changements globaux dans la prospective.
Attendu depuis de très nombreuses années, le précédent ayant été signé en 1996, le nouveau contrat de bassin de l’Arc 2020-2022, dont l’élaboration est portée par le Syndicat du Pays de Maurienne depuis environ un an, est aujourd’hui finalisé.
Les résultats d’une nouvelle étude démontrent que les résidus d’équipement de pêche représentent une source importante des microplastiques retrouvés dans l’océan Atlantique au Canada.
De gros travaux de réhabilitation sont en cours sur le barrage plus que centenaire de Chazilly, en Côte-d'Or. Ce réservoir qui alimente le canal de Bourgogne joue un rôle capital, notamment lors des périodes de sécheresse qui ont tendance à se multiplier.
Autrefois deuxième plus grand lac de Bolivie, le Poopó a été officiellement déclaré disparu le 18 novembre 2015. Si le gouvernement bolivien blâme le changement climatique, les raisons de ce drame écologique sont aussi à chercher du côté des activités humaines locales : culture intensive du quinoa et industrie minière. Un récit en images.
Dans le cadre du programme Breizh Bocage qu’elle anime, la Région recense les haies et talus de Bretagne. Sur le bassin-versant de l’Aulne, l’Epaga va en inventorier un millier. Un enjeu pour la qualité de l’eau.
Une équipe de recherche internationale a reconstitué la disponibilité en eau dans le monde au cours du mois le plus sec des années 1902 - 2014 en utilisant des modèles climatiques et de nouvelles observations. Les chercheurs ont ensuite comparé la disponibilité en eau des années 1985 - 2014 à celle de la première moitié du XXe siècle. Ils ont ainsi pu tracer un schéma global de l'évolution de la disponibilité en eau au cours des trois dernières décennies.
Anticiper l’évolution du lac à l'horizon 2030, c’est tout l’enjeu de la démarche prospective que nous engageons avec vous. Elle doit être l’occasion pour tous de s’emparer du destin de notre lac, en participant, en donnant son avis, en soufflant des idées, en apportant son regard neuf. Afin de construire une vision partagée, nous vous invitons à prendre 5 minutes pour répondre à 10 questions.
Le changement climatique va nécessiter des adaptations des infrastructures urbaines mais aussi une utilisation modérée de la climatisation, avance une étude française.
L’agence de l’eau adapte et élargit temporairement ses règles d’intervention en lançant un appel à projets "Plan de rebond Eau, Biodiversité, Climat", afin de bien positionner l’action en faveur de l’état des eaux et de la biodiversité comme une priorité majeure des collectivités, plus que jamais nécessaire dans le contexte de changement climatique.
Pour Pierre Le Gall, secrétaire général de l’association Ré Nature Environnement, cela revient à « attribuer à la structure portuaire rochelaise un droit à polluer ». Dans un mémoire, il revient sur une précédente opération de déroctage, en 2013, qui avait conduit « quelques mois plus tard, à des mortalités affectant jusqu’à 100 % des populations directement concernées, moules puis huîtres et coquilles Saint-Jacques ».
Notre chroniqueuse, conseillère régionale en Auvergne-Rhône-Alpes, raconte une réunion de travail des élus régionaux sur l’avenir des stations de montagne, durement touchées par la crise du Covid-19. Qu’est-il prévu au-delà des aides d’urgence alors que le changement climatique est déjà une réalité ? Rien.
L’Union des industries et entreprises de l’eau, la Fédération nationale des travaux publics et sa branche Les Canalisateurs s’unissent et proposent de faire des agences de l’eau le fer de lance de la relance dans le secteur de l’eau en France en les autorisant à avoir recours à l’emprunt.
Initié par le Conservatoire du littoral, le projet Adapto a pour objectif d’explorer, sur les territoires littoraux naturels, des solutions face à l’érosion et à la submersion marine dans un contexte d’accentuation du changement climatique (élévation du niveau de la mer, augmentation de l’intensité des évènements climatiques extrêmes). Sur 10 sites pilotes, appartenant en tout ou partie au Conservatoire du littoral, adapto teste une gestion souple en redonnant de la mobilité au trait de côte. Le projet démontre ainsi l’intérêt écologique et économique d’améliorer la résilience des espaces littoraux pour protéger les activités humaines.
L'importance des herbiers marins est soulignée dans un nouveau rapport, Herbiers marins : un poumon vert inestimable pour la planète et l'humanité, publié par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) en collaboration avec GRID-Arendal et le Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du PNUE (UNEP-WCMC).
La lagune de Thau, la grande lagune côtière d’Occitanie, est le siège d’activités traditionnelles de conchyliculture. Après une longue période de dégradation de son état vis-à-vis de l’eutrophisation depuis les années 1970, conduisant à des événements anoxiques (“malaïgues”) associés à des mortalités massives des coquillages en élevage, des améliorations ont été rapportées suite aux travaux réalisés sur les stations de traitement des eaux usées de son bassin versant.
Alors que le ministère de la transition écologique veut développer massivement les plans de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE), le bassin de l’Aude fait figure d’exemple.
L'Agence de l'eau Adour-Garonne poursuit le plan de soutien au secteur de l'eau pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire de la Covid-19. Après les mesures pour accélérer les paiements ou des aides à l'hygiénisation des boues, elle se penche désormais sur des incitations à la sécurisation sanitaire de l'eau et à l'adaptation au changement climatique. Son conseil d'administration vient de valider cette seconde série de soutiens. L'agence prévoit des bonifications des taux d'aide de 20 % ainsi qu'un assouplissement des conditions d'éligibilité.
Par deux arrêtés du 4 juin, consécutifs à l’audience du 20 mai 2020, le tribunal administratif de Poitiers a fait droit à la demande de l’association Nature Environnement 17 d’annuler les deux arrêtés préfectoraux visant à autoriser la création de six réserves de substitution pour l’irrigation sur le bassin du Curé, au nord du département de la Charente-Maritime.
Enfouie depuis un siècle, la Bièvre pourrait-elle être redécouverte ? Pour les auteurs de cette tribune, faire couler cette rivière à ciel ouvert sur la quasi-totalité de son parcours parisien permettrait d’ouvrir un réseau de fraîcheur et de créer un corridor écologique. En bref, de ramener la nature dans la ville.
La teneur en oxygène des flots marins chute radicalement depuis plusieurs années. Cette désoxygénation de l’océan - due au réchauffement climatique et aux rejets d’engrais agricoles - abîme la biodiversité marine... Et augmente les émissions de gaz à effet de serre. Mais les remèdes existent.
D'après le ministère de la Transition écologique, plus de la moitié des départements français risquent de connaître une sécheresse cet été. Même si la période devrait être moins sèche au niveau national qu'en 2019, les agriculteurs s'inquiètent.
L’Etablissement Public Territorial du Bassin (EPTB) de la Sèvre Nantaise, structure compétente en matière de gestion de l’eau et des milieux aquatiques sur le bassin versant, a mené une étude visant à élaborer un programme d’actions pour la restauration de la qualité des eaux sur la période 2021-2026. Ce programme combinera des actions de réduction des pollutions diffuses et ponctuelles et des interventions de restauration du fonctionnement des cours d’eau.
Une équipe internationale de chercheurs révèle une brusque salinisation récente du delta du Bengale, le plus vaste et le plus peuplé des deltas du monde. Les conséquences sur les populations et sur l'économie de la région pourraient être particulièrement lourdes.
L’eau de pluie ? Un cadeau du ciel pour Pocheco, autosuffisant en consommation d’eau. L’imprimerie nordiste pilote sur son site depuis vingt cinq ans une « écolonomie » efficace et inspirante pour les entreprises souhaitant s’adapter au changement climatique et adopter de nouvelles pratiques.
La sécheresse estivale pointe cette année encore. Comme en 2019, les indicateurs sont au rouge sur une partie de la France, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne Franche-Comté : débit des rivières, recharge des nappes, humidité des sols … sont par endroits particulièrement bas. Cette situation où l’eau manque l’été devient récurrente et risque de s’amplifier avec le changement climatique.
L’INRAE va piloter un programme mondial de recherche sur les milieux aquatiques menacés par le changement climatique. Le programme DRYvER est financé par le programme Horizon 2020, géré par la Commission européenne.
Selon de récents résultats, le niveau d’eau de la mer Caspienne a encore chuté au cours de l’année dernière, suivant une tendance à la baisse remarquée depuis plusieurs années. La question est aujourd’hui de savoir si la mer Caspienne partagera, dans un futur proche, le même sort que la tristement célèbre mer d’Aral.
En février 2020, le Cerema a signé un partenariat de mécénat avec le Groupe les Salins, afin de développer la recherche à propos des conséquences du changement climatique sur les zones côtières basses. Cette convention qui s’inscrit dans le cadre du programme des Instituts Carnot permettra de développer les sciences de l’ingénieur et de l’environnement appliquées à l’adaptation au changement global des zones basses littorales.
Attendu depuis des mois, le nouveau règlement européen pour réutiliser les eaux usées traitées vient d'être adopté. Permettra-t-il d'étendre cette pratique en France, pays très en retard ? Usages, qualités à respecter, modalités de mise en œuvre, suivi et information du public… Décryptage.
Des biologistes marins ont profité du confinement pour lancer une vaste étude de la biodiversité sous-marine en Méditerranée. Un recensement à grande échelle grâce à une technique novatrice de prélèvement « d’ADN environnemental ». Il s’étalera sur deux ans.
« Orages cévenols » sur les bassins versant du Ciron et de la Leyre... Telle est la comparaison du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne pour décrire le phénomène pluvieux d'une rare intensité qui s'est abattu sur ces deux vallées, les 10 et 11 mai dernier. En chiffres ce sont 160mm d'eau qui sont tombés en 36 heures, soit l'équivalent de 2 mois de précipitations. Une situation exceptionnelle et des dégâts importants sur le Val de l’Eyre, le Sud-Gironde et la Haute Lande.
Depuis que les hommes ont cherché à aménager les cours d’eau pour s’en protéger et bénéficier des bienfaits qu’ils offrent, les plantes terrestres et aquatiques des paysages alluviaux ont été soumises à des changements environnementaux continus. Ces pressions humaines ont fortement augmenté et ont été causes de la multiplication des invasions biologiques dans ces milieux. L’accélération du remplacement des plantes locales typiques de ces milieux entraîne ainsi une restructuration des communautés biologiques et des processus écologiques qui découlent du fonctionnement même des hydrosystèmes fluviaux. Dans ce contexte, une expérimentation a été menée pour mettre en lumière les conséquences de ce remplacement sur les processus écologiques majeurs à l’origine de la structuration originelle des paysages alluviaux (Staentzel et al., 2020). Ce travail a été réalisé conjointement entre des équipes de recherche de Strasbourg (UMR 7362 CNRS LIVE) et de Lyon (UMR 5023, LEHNA).
L’est de la France et l’Europe centrale ont connu un début de printemps dramatiquement sec. Les sols sont soumis à rude épreuve, d’autant plus que les épisodes de sécheresse se sont multipliés ces dernières années. Pour les céréales hivernales, le mal est fait.
Entre janvier et avril 2020, de fortes pluies ont gonflé le fleuve la Têt à Perpignan. Conséquence: le paysage autour du cours d'eau a été modifié de façon spectaculaire. Au moins 900 000 euros de travaux sont nécessaires pour réparer les dégâts.
Le Conservatoire d'espaces Naturels d'Auvergne finalise un inventaire des zones humides en Haute-Loire, sur le bassin versant de la Loire. Un inventaire qui aura nécessité deux ans de travail et qui devrait permettre de protéger et restaurer ces zones, atouts majeurs face au changement climatique.
Le volume 108-1 de la Revue de géographie alpine, publié en avril 2020, réunit ainsi quatre contributions traitant des problématiques de gestion de l’eau et de la neige dans différentes chaînes de montagnes (Alpes, Pyrénées, Himalaya), accompagnés d’un article de synthèse. Tous les articles sont publiés en version française et anglaise.
L’océan Arctique, qui subit déjà de plein fouet l’impact des changements climatiques, pourrait connaître des bouleversements beaucoup plus rapidement que n’importe quelle autre étendue d’eau sur le globe, conclut un récent rapport fédéral.
Les inondations ont déjà causé plus de 1 billion de dollars de pertes dans le monde depuis 1980, et la situation est sur le point de s'aggraver: une nouvelle analyse des inondations du World Resources Institute révèle que le nombre de personnes touchées par les inondations doublera dans le monde d'ici 2030.
Les saumons, anguilles, esturgeons, lamproies, aloses… ont deux points communs majeurs : ils font partie des 11 espèces de poissons grands migrateurs de France métropolitaine et sont menacés.
L'Office français de la biodiversité apporte un éclairage sur le saumon atlantique et quelques unes des actions mises en place pour le préserver.
L’aquaculture recourt aujourd’hui massivement aux antibiotiques pour lutter contre les maladies infectieuses menaçant les animaux d’élevage. Associée à la contamination d’origine terrestre des cours d’eau, cette utilisation médicamenteuse – qui ira croissante – contribue à la sélection, à l’émergence et à la propagation de pathogènes (bactéries) résistants aux antibiotiques.
Alors que l’ouest des États-Unis et le nord du Mexique subissent une série de plus en plus longue d’années de sécheresse depuis 2000, les scientifiques avertissent depuis quelque temps que le changement climatique pourrait pousser la région vers une sécheresse extrême à long terme, pire que toutes celles qui ont été enregistrées dans l’histoire.
Après avoir validé une nouvelle technique de plongée, l’expédition Planète Méditerranée - Andromède Océanologie et un consortium de partenaires scientifiques et institutionnels dont l’Office français de la biodiversité - livre ses premiers résultats. L’expédition a permis 31 plongées sur les fonds marins de Méditerranée française compris entre 60 et 144 mètres de profondeur.
Des chercheurs américains ont modélisé la fréquence des crues cinquantennales liées à l’élévation du niveau des mers qui risque de doubler tous les cinq ans.
L'artficialisation des sols est aujourd'hui une préoccupation des pouvoirs publics, aussi bien à l'échelon national que local. Des solutions pour désimperméabiliser les sols urbains, les végétaliser, sont mises en oeuvre dans les territoires: ces fiches présentent des retours d'expériences à destination des collectivités.
En Bavière, l'une des régions les plus riches d'Europe, la reconstruction est loin d'être terminée après avoir été ravagée par des inondations en 2013. Le gouvernement du Land, dans le sud de l'Allemagne, a supprimé en 2019 les aides accordées en cas de catastrophe naturelle. Mais près de 60 % des Bavarois ne sont pas assurés ; des personnes comme Karl, un retraité qui n'a pas les moyens de payer.
Le projet de recherche européen Inundatio vient d’être lancé. L’objectif : utiliser l’intelligence artificielle et le big data pour modéliser les risques d’inondation et de crues-éclair dans les sous-bassins des zones montagneuses, en vue d’améliorer la prévention et la gestion des aléas. Un outil d’aide à la décision sera développé, à partir de la modélisation de sites pilotes et des phénomènes de crue.
L’appel à projets lancé fin 2019 se prolonge jusqu’à fin 2020 et voit son taux de subvention augmenté à 30%. Doté d’une enveloppe de 3 millions d’euros sur 2 ans, il apporte une réponse concrète suite aux conclusions des Assises de l’eau (séquence 1) et va permettre la modernisation indispensable des réseaux d’eau potable. Une opportunité à saisir pour quelque 500 collectivités rurales prioritaires.
Dans l'imaginaire collectif, le réchauffement climatique ça se passe sur Terre et dans l’atmosphère. On oublie trop souvent que ça chauffe aussi sous la surface des océans et ce, avec une conséquence directe : le niveau de la mer monte de plus en plus vite. Océan et climat sont intrinsèquement liés : la hausse du niveau des mers est, de fait, un indicateur clé du réchauffement climatique. Mais comment mesurer son évolution ? Comment observer une surface aussi vaste a l’échelle planétaire ? C’est là que l’agence spatiale française, le CNES, intervient. Depuis les années 1990, grâce à ses programmes satellitaires, l’observation de l’océan connait une révolution. Que nous apprennent-ils sur l’évolution de notre climat ? Allons-nous être engloutis sous les eaux ? Comment réagir ? Prenons de la hauteur pour mieux appréhender les enjeux océaniques sur la terre ferme.
Dans un rapport publié dimanche, les Nations unies estiment que près de 52 % de la population mondiale pourrait avoir à vivre en subissant les effets d’une pénurie d’eau d’ici 2050.
Fait inhabituel, la Journée mondiale de l’eau se déroule cette année dans un climat de peur et d’anxiété, causé par la propagation du Coronavirus (COVID-19), qui a balayé le globe et a fauché tant de vies. Toutefois, l’ampleur de ce redoutable problème, qui ne nécessitera, espérons le, que quelques mois pour l’affronter et le surmonter, ne doit pas nous faire oublier que la pollution et la rareté des ressources en eau, ainsi que le changement climatique, comptent parmi les crises les plus graves qui menacent l’avenir de l’humanité et laissent présager des effets qui pourraient être plus meurtriers que le COVID-19 lui-même.
L’accélération de la fonte des glaciers en Antarctique et au Groenland est en voie de conduire l’humanité sur la voie du pire scénario de montée du niveau des océans envisagé par la science climatique, ce qui exposerait plus de 400 millions personnes à des inondations côtières dévastatrices d’ici la fin du siècle. De nouvelles données satellitaires analysées par des experts de la NASA et de l’Agence spatiale européenne démontrent en fait que le recul annuel des glaciers du Groenland et de l’Antarctique est aujourd’hui six fois plus rapide qu’il ne l’était au début des années 1990.
Une étude intégrant biogéochimie, isotopie et microbiologie a montré que, dans un lac sibérien, l'oxydation du méthane dans la colonne d'eau consommait intégralement le flux issu des sédiments. Ce résultat est majeur pour l'évaluation de la rétroaction des écosystèmes aquatiques au changement climatique.
Des parcs de turbines sous-marines pour produire de l’électricité à partir de l’énergie des grands courants marins : l’idée est intéressante ! Mais avant de concevoir et réaliser les développements technologiques nécessaires à la conception de tels parcs et à leur installation, il s’agit d’identifier les sites les plus favorables et d’en évaluer l’énergie récupérable. À partir de simulations numériques, les chercheurs d’une collaboration internationale1 ont montré comment l’implantation de tels parcs pouvait perturber ces grands courants, au point parfois d’en changer le cours, réduisant dans les cas extrêmes de plus de 80 % la puissance potentiellement récupérable.
Ce portail internet recense l’étendue des connaissances dans les domaines de l’aménagement, de l’hydrologie, de la géomorphologie, de l’écologie dunaire, de la gestion des risques, des impacts du changement climatique et bien plus encore. Il a pour objectif d’aider le citoyen, le gestionnaire, l’élu ou le décisionnaire à trouver les informations sur l’état de l’art de la connaissance du littoral d’Occitanie, regroupées en un seul et même site.
Au terme de travaux menés à la demande du gouvernement fédéral, un regroupement de scientifiques, de municipalités et de gens d’affaires réclame la mise en oeuvre d’un plan d’action d’un milliard de dollars afin de mieux protéger le Saint-Laurent contre la menace des bouleversements climatiques et de la pollution. Et le gouvernement du Québec devra y participer.
Alors que les phénomènes météorologiques extrêmes augmentent en intensité et en fréquence avec le changement climatique, une équipe de recherche internationale avertit que les lacs du monde entier pourraient changer de manière spectaculaire, menaçant la santé des écosystèmes et la qualité de l’eau. Elle soulève également un manque de connaissance des conséquences biologiques des fortes tempêtes sur les lacs, et notamment sur le phytoplancton, à la base du réseau trophique.
La démarche des projets de territoire pour la gestion de l'eau a successivement été ajustée à travers les instructions de 2015 et 2019. Sur le terrain, les approches diffèrent, certains projets doivent être adaptés et le suivi n'est pas évident.
Cet appel à projet a pour objectif d’inciter les acteurs locaux et les citoyens à redécouvrir, préserver et restaurer les milieux aquatiques de leur territoire (cours d’eau ou zones humides). Il s’agit de permettre à ces milieux de retrouver un fonctionnement plus naturel mais également de leur redonner une place dans la vie quotidienne des habitants afin qu’ils soient considérés, non plus comme des contraintes mais comme des atouts, dans l’organisation et la vie du territoire urbain.
La réunion de travail qui a réuni les services de l'État, ceux de la CdC et de la CCI mardi, fait partie du suivi des crues du mois de décembre dernier. Avec un objectif : tenter d'éviter les dégâts matériels et surtout humains.
À l’embouchure de la Loire, de l’amont de Nantes à Saint-Nazaire, le lit majeur du fleuve est composé de diverses zones humides. Cet espace est le lieu de nombreuses activités palustres, soumises aux aléas du fleuve : variations de débits, marées, flux sédimentaires et biologiques. Une recherche éco-anthropologique est actuellement en cours sur cet espace, visant à décrire certaines pratiques et certains usages, et leur place dans la gestion effective de l’écosystème de la Basse-Loire.
La première réunion, jeudi 20 février à Guéret, de la commission locale de l’eau a marqué le lancement de l’élaboration du Sage Creuse (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux).
L’objet de cet évènement, qui a réuni 140 personnes, était d’illustrer les multiples intérêts de ces mesures à l’échelle du bassin versant : prévention des inondations, atténuation de la sécheresse, réduction de l’érosion, restauration et préservation de la biodiversité, amélioration du paysage, etc. La fin de journée était destinée à échanger sur plusieurs dispositifs pouvant permettre la mise en œuvre de ces actions.
Les zones d’expansion des crues dans le projet urbain : comment gouverner la multifonctionnalité de ces zones humides aux franges des villes ? Le cas de l’île Saint-Aubin (Angers)
Les zones humides du bassin Adour-Garonne : Un appel à projets pour préserver ce capital hydrologique. Remise de la note d'intention jusqu'au 30 avril 2020.
Dans une Australie ravagée par des mois de feux de brousse, les pluies récentes ont été accueillies avec soulagement, mais, très vite, l’inquiétude concernant des crues torrentielles et la contamination des eaux douces a pris le pas.
Sans eau, pas d'agriculture. Mais depuis la bataille du barrage de Sivens, force est de constater que le sujet de l'irrigation, et particulièrement des retenues d'eau, tend des relations déjà compliquées entre les agriculteurs et les riverains. Car on n'irrigue pas impunément.
A la suite de la mise en ligne de la plateforme européenne d’adaptation au climat, issue d’un partenariat entre l’Union européenne et l’Agence européenne de l’environnement, l’agitation est à son maximum dans les deux agglomérations de l’Oise. Et pour cause : la carte interactive place Creil et Compiègne parmi les communes les plus exposées de France, à terme, aux crues centennales. Et la presse locale s’en fait le relais. Mais qu’en est-il vraiment ?
Valence Romans agglo, avec le soutien de l’agence de l’eau, poursuit son engagement pour préserver la ressource en eau. Le contrat d'agglomération 2020-2024 signé le 17 février par Nicolas Daragon, président de l’Agglo, Martial Saddier, président du comité de bassin Rhône-Méditerranée, et Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, engage les deux partenaires pour cinq nouvelles années.
Samedi 8 février, la signature d’un contrat opérationnel et multipartenarial avec l’Agence de l’eau a eu lieu lors du comité syndical du Parc Naturel Régional qui se tenait à Morez. Ce contrat a été conclu pour une durée de trois ans (2020-2022) et réunit cinq maîtres d’ouvrage autour de la volonté commune d’agir pour la restauration des milieux aquatiques et humides.
L'augmentation de la population mondiale et des revenus nécessitera une hausse considérable de la production agricole, pour faire face à la croissance de la demande alimentaire, de 70 à 100 % à l'horizon 2050 selon les projections. Face à un tel défi, aggravé par le changement climatique, la disponibilité en terres cultivées et en eau pour l'irrigation constitue un sujet de préoccupation majeur. Afin de clarifier les termes du débat, un article publié dans Global Food Security propose une analyse de tendances, basée sur les données de la FAO et une revue de la littérature scientifique.
L’Entente pour l’eau du bassin Adour-Garonne, qui réunit le Préfet coordonnateur de bassin, le Président du comité de bassin et les présidents des Régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, vient de lancer un appel à projets pour la préservation des zones humides.
Le changement climatique ne se résume pas à une simple augmentation de la température. Il implique des changements modifiant de manière drastique le fonctionnement des écosystèmes et les paysages qui nous entourent. C’est ce que montre une étude publiée le 14 février 2020 dans la revue Science par un consortium international de chercheurs dont INRAE est partie prenante. Cette étude indique comment une augmentation de l'aridité globale sur notre planète - telle que prévue dans le cadre du changement climatique actuel* - conduit à des changements abrupts dans le fonctionnement des écosystèmes des zones arides du monde entier, limitant leur capacité à maintenir la vie et fournir des services écosystémiques essentiels aux populations humaines qui en dépendent. Trois seuils de transition ont ainsi été mis en évidence. 20% des terres émergées actuelles seraient concernées d’ici 2100.
Pendant les tempêtes Ciara et Inès, la Seine est sortie plusieurs fois de son lit provoquant d'impressionnantes inondations. Mais d'où vient toute cette eau ? Explications.
C'est un écosystème particulièrement précieux pour piéger le CO2. Mais elles n'échappent malheureusement pas à l’intensification de l’agriculture, à l’aménagement du territoire qui occasionnent leur assèchement. Un péril écologique qui augmente de 5 % les émissions de Dioxyde de carbon
Au Vietnam, le delta du Mékong s’enfonce lentement sous la mer. En cause, la construction de barrages en amont, mais surtout l’extraction du sable, qui rend l’embouchure du fleuve de plus en plus profonde.
Le SMAVD-EPTB Durance a mis en ligne en 2018 une interface de « Suivi de l’enneigement du bassin versant de la Durance ». Cet outil, mutualisé avec l’ensemble des acteurs du territoire, permet de suivre les évolutions du manteau neigeux au fil de l’hiver. Il est le fruit d’un travail de mise en cohérence de différentes données actualisées mensuellement entre décembre et juin.
L'Agence de l'eau Loire-Bretagne lance un appel pour des idées d'adaptation au changement climatique. Du 6 janvier au 6 mai, elle recueille, grâce à un formulaire en ligne, toutes les idées de projets réalisés ou à venir qui contribuent à limiter le réchauffement de l'eau dans les cours d'eau, restaurer la continuité des rivières pour permettre la circulation des poissons, ou favoriser l'infiltration naturelle de l'eau de pluie, etc.
Le site cartographique des impacts redoutés du réchauffement climatique en Europe, dévoilé ce lundi par « Le Monde », révèle une France en péril en 2050. Bâti par l'Agence européenne pour l'environnement sur la base du scénario le plus noir du GIEC, il met en évidence une progression préoccupante des espaces submergés dans les zones estuaires de l'Hexagone.
La question de l’adaptation des services d’eau au changement climatique est depuis les Assises de l’eau au cœur des préoccupations de l’Etat, des collectivités et de tous les acteurs. Elle a considérablement gagné en importance car les chiffres qui interpellent atteignent des niveaux record : 87 départements ont fait l’objet d’arrêtés de restriction d’eau en 2019. Le rendement annuel moyen du réseau se situe autour de 80 %, son renouvellement de 0.6 %. 10% des masses d'eau de surface et 20 % des masses d’eau souterraine sont surexploitées. Face à ces défis, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire lance un club de bonnes pratiques en faveur des économies d’eau. Dans le même temps, la FP2E signataire, énonce 22 engagements pour un meilleur accès à la ressource et à sa préservation.
Les spécialistes du Cerema sont intervenus lors de deux ateliers, portant sur la réutilisation des eaux usées traitées et sur les expériences étrangères de perméabilisation des sols urbains, et ont animé un troisième atelier sur la gestion intégrée des eaux pluviales. Les présentations sont disponibles.
D’immenses serres qui ravitaillent l’Europe en tomates, des cultures intensives d’amandiers ou d’oliviers... En Espagne, ces pratiques agricoles provoquent de l’érosion, dégradent les sols et mènent, en bref, à la désertification accéléré du pays. En face, petits paysans et associations luttent pour une « agriculture régénératrice ».
Présente au Carrefour des gestions locales de l'eau, Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État à la Transition écologique, est revenue sur les orientations du ministère, notamment sur la réutilisation des eaux usées traitées et la continuité écologique.
À l'occasion du Carrefour des gestions locales de l'eau à Rennes, les acteurs de l'eau ont rappelé la nécessité de rester ambitieux sur l'amélioration de la qualité de l'eau. Et même si les progrès sont lents, ils démontrent que rien n'est perdu.
Les deltas méditerranéens sont des espaces dont les milieux dépendent des aménagements anthropiques des fleuves qui les alimentent. En tant que côtes basses à climat méditerranéen, ils sont particulièrement vulnérables aux effets probables des changements climatiques. L'étude de trois deltas (Rhône, Vardar et Gediz) montre que les pratiques de leurs habitants associent adaptation locale et prise de conscience globale, mais aucune adaptation efficace n'est possible sans gestion concertée à plusieurs échelles.
Après Strasbourg, Montpellier et Nanterre, c’est Lyon et son Université qui les 5 et 6 septembre 2019 ont hébergé la quatrième édition des Doctoriales en sciences sociales de l’eau. Dans ce domaine particulier de la recherche scientifique caractérisé par une diversité d’approches et de sujets d’études, ce rendez-vous quasi annuel et francophone s’est donné pour double ambition de dresser un panorama de thèses récentes ou actuellement en préparation et de mettre en relation doctorant-e-s et chercheur-e-s expérimenté-e-s dans un cadre qui stimule l’interdisciplinarité. Tous les articles de ce dossier sont rassemblés dans un document PDF.
Les glaciers pyrénéens et leur écosystème singulier sont entrés dans une inéluctable agonie sous l'effet du réchauffement climatique, avec pour horizon une disparition redoutée d'ici une trentaine d'années, selon les glaciologues qui en documentent le recul.
Même si ce sont surtout les petites structures qui sont touchées par la raréfaction de la neige, le nombre de stations en activité diminue et les jeunes skient moins que dans les années 1990.
Voici un retour original et ludique en bande dessinée sur le thème de la journée « Des solutions pour la ville de demain : vers une renaturation des sols »qui s'est tenu à la Défense en octobre 2019. Fruit d’une collaboration avec un illustrateur – Mathieu Ughetti –, la BD synthétise les principaux messages à retenir de cette journée d’échanges organisée par le Cerema Ile-de-France à destination des collectivités le mardi 08 octobre 2019 à La Défense. Cette journée a permis de présenter des exemples concrets de désimperméabilisation et renaturation des sols et répondre aux principales interrogations des acteurs face à ces solutions innovantes.
C'est un outil unique au monde, qui pourrait bien aider à anticiper des désastres humains. Le système d'alerte Water, Peace and Security (WPS), développé par des scientifiques de six organisations en collaboration avec le gouvernement néerlandais, permettrait de prédire les éventuels conflits violents liés à l'eau jusqu'à un an à l'avance.
Le nouvel arrêté sécheresse du département du Nord daté du 31/12/2019 place l’ensemble du département en situation d’alerte sécheresse jusqu’au 15 janvier 2020.
L’état des lieux a été adopté par le comité de bassin le 6 décembre 2019 et a été approuvé par le préfet coordonnateur de bassin le 27 décembre 2019. Il a été publié au recueil des actes administratifs du 31 décembre 2019.
De Cancale au Mont-Saint-Michel, trois intercommunalités ont décidé de créer un nouveau syndicat mixte, pour mieux gérer la protection contre les inondations et submersions. Deux « PAPI » sont envisagés sur la baie du Mont Saint-Michel.
L’état des lieux 2019 de l’agence de l’eau Seine-Normandie a été approuvé, le 4 décembre dernier, à l’unanimité, par le comité de bassin Seine-Normandie. Patricia Blanc, directrice générale de l’agence de l’eau Seine-Normandie en présente le principal résultat : « à indicateurs constants, le nombre de cours d’eau en bon état écologique a augmenté de 8 %. C’est la preuve que les efforts paient là où ils sont menés sur les territoires, notamment sur la réduction des macro-polluants, sur la restauration de l’hydromorphologie des rivières ou la modernisation des systèmes d’épuration », précise-t-elle.
Le 11 décembre, la Commission européenne a publié les résultats du “bilan de qualité” et ils sont largement positifs ; concluant que la directive-cadre sur l’eau de l’UE est “adaptée à ses finalités”, reconnaissant que les objectifs des directives sont “aussi pertinents aujourd’hui qu’ils étaient au moment de l’adoption de celles-ci, sinon plus” et que la DCE et ses directives filles ont conduit à “un niveau de protection des masses d’eau et de gestion des risques d’inondation plus élevé qu’il n’aurait été possible sans elles”.
La gestion intégrée des eaux pluviales en ville prend son essor depuis plusieurs années, dans un contexte de pressions accrues (changement climatique et croissance urbaine) et d’aspiration sociale à réintégrer l’eau et la nature dans l’espace urbain. La gestion à la source, l’implication citoyenne, la prise en compte des interactions avec les ressources sol et air et la renaturation, sont des sujets d’intérêt croissants, de plus en plus considérés dans les référentiels réglementaires.
Les lacs fournissent de nombreux services écosystémiques, mais sont menacés à la fois à l’échelle globale et locale. De nouvelles approches, permettant de comprendre et d’anticiper leurs réactions aux pressions externes (effets anthropogéniques locaux et globaux), sont nécessaires. Cet article présente un nouveau modèle hydrodynamique 3D du lac de Zurich avec la plateforme en ligne: meteolakes.ch. Il offre ainsi une nouvelle perspective sur la variabilité spatio-temporelle du lac et son management.
Cette ambition s’inscrit dans les priorités du 11ème programme de l’agence de l’eau Rhin-Meuse (2019-2024) dont le fil conducteur est l’adaptation au changement climatique. Les 200 collectivités identifiées à risque récurrent de pénurie d’eau seront contactées de manière individuelle pour définir avec elles un plan d’actions et les modalités de son financement.
Après les inondations dans le Sud-Est et à Mandelieu-la-Napoule, les bassins de rétention se sont invités à la Une des médias. Au risque d’être présentés, de manière exagérée, comme la solution miracle.
En décembre 2018, le Canton du Valais lançait un concours international en vue de réaménager les espaces publics cantonaux situés sur toute la longueur du Rhône alpin, de son glacier jusqu’au Léman. Une année plus tard et après une sélection de cinq projets, c’est la proposition d’une agence lyonnaise d’urbanisme et de paysage qui a été retenue à l’unanimité par un jury d’experts. Brièvement dit, il s’agit de ne pas rater l’occasion offerte par les grands travaux de la 3e correction du Rhône pour offrir à la population la possibilité de renouer de vraies relations riveraines avec le fleuve. Et pour ce faire il faut absolument disposer d’une vision d’ensemble cohérente et coordonnée de ses 160 kilomètres de berges.
Dans le cadre du programme d’actions « Site Rivières Sauvages » de l’Artoise et en partenariat avec l’Office National des Forêts, d’importants travaux de restauration de la continuité écologique viennent d’être menés par la Fédération de l’Aisne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique en forêt domaniale de Saint-Michel. Six passages busés problématiques présents sur le ruisseau de Fourchamp et la Grand Riaux ont été démolis puis remplacés par des ouvrages cadres en béton.
Le changement climatique fait peser une lourde pression sur la ressource en eau. Le bassin Adour-Garonne est particulièrement touché par cette menace. A Toulouse, le 2 décembre, le comité de bassin a examiné les conclusions d’une étude prospective à 30 ans, qui montre qu’il est urgent d’agir. L’agro-écologie et les solutions fondées sur la nature sont des pistes importantes.
Même s’il assure que la protection de l’environnement est « une priorité absolue » dans le cadre du mégaprojet d’expansion du Port de Montréal à Contrecoeur, le gouvernement Trudeau a décidé de ne pas attendre la fin de l’étude environnementale, ni même le dépôt d’une étude d’impact complète, avant de promettre 300 millions de dollars de fonds publics pour la construction de ce nouveau terminal industriel.
Le 4 décembre à Apt, la communauté de communes Pays d’Apt Lubéron (CCPAL), le Syndicat des eaux Durance-Ventoux et l’agence de l’eau ont signé un contrat relatif au rattrapage structurel des collectivités territoriales présentes en zone de revitalisation rurale, ZRR (2019-2021).
C’est un nouveau défi que lancent l’État, la Région Grand Est, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et l’Agence Française pour la Biodiversité : réinventer la préservation des milieux naturels rhénans. Le Plan Rhin vivant s’annonce comme un ambitieux chantier : engager de nouvelles actions de renaturation, recréer des zones humides, prolonger et compléter les actions de restauration déjà entreprises dans les années 1990-2000. L’enjeu est important : réhabiliter ces milieux naturels, véritables trésors de biodiversité et si précieux pour la régulation des débits ou l’alimentation de la nappe d’Alsace en eau propre, favoriser la reproduction des espèces emblématiques du Rhin et atténuer les effets du changement climatique.
La montée des eaux est une réalité à laquelle les littoraux mondiaux doivent s’adapter, ouvrages de protection ou plans de relocalisation. Pourtant, en France, en l’état actuel des consciences et de la loi sur la propriété privée, mettre en place des politiques ambitieuses est quasiment impossible.
Retour de l’eau, retour de la vie. L’étang des Landes revient de loin, près d’un an et demi après le début de la sécheresse qui, à son paroxysme cet été, l’a fait disparaître du paysage. Une situation marquante, si ce n’est inédite, qui a déchaîné des passions et remué bien des consciences. La valeur symbolique du site sort renforcée : ce qui était un emblème de nature protégée est devenu celui du mal qu’on peut lui faire…
La mission parlementaire sur l'adaptation des territoires à l'évolution du trait de côte a rendu son rapport à la ministre de la Transition écologique. Elle propose notamment la réalisation de projet de territoire planifiant la recomposition spatiale.
C’est accompagné d’une manifestation illuminée par des lanternes solaires que s’est déroulé à Berne le dépôt officiel auprès de la Chancellerie fédérale de l’initiative populaire pour les glaciers. Munie de 112’297 signatures, elle postule que la Suisse limite les risques et les effets du changement climatique et que cet engagement soit inscrit dans la Constitution.
Lors des États généraux de l'eau organisés ce vendredi par la chambre d'agriculture de la Côte-d'Or, les collectivités territoriales, les agences de l'eau et les agriculteurs ont fait le point sur la question des retenues collinaires pour affronter les sécheresses. Marie-Guite Dufay a fait un pas en direction de François Sauvadet.
Sous leur surface huileuse, les lacs renferment une diversité fourmillante de micro-organismes. S'ils sont essentiels à la vie de ces plans d'eau douce, ils pourraient, sous l'effet du réchauffement climatique, représenter un danger pour notre planète en relâchant jusqu'à trois fois plus de gaz à effet de serre qu'actuellement, rapporte une étude britannique.
L’agence de l’eau souhaite dynamiser la réalisation d’actions concrètes en faveur des zones humides les plus contributives à ces enjeux de restauration de l’état des masses d’eau et d’adaptation au changement climatique. Ces zones humides majeures sont dites « clés ».
Pas plus que les autres Etats-membres, la France n’a été en 2015 au rendez-vous de l’objectif de bonne qualité des masses d’eau, dont le manquement généralisé est acté par la Commission. Alors que se pose la question d’une éventuelle révision de la directive-cadre de 2000, Paris défend une position conservatrice.
Nous vous proposons ici une série de reportages sur la problématique des réserves d'eau pour les irrigants dans les Deux-Sèvres à travers plusieurs rencontres.
Avec le soutien de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la Chambre d’agriculture du Gard et les mairies de Lézan, Lédignan et Cardet travaillent à la mise en œuvre du programme d’actions de reconquête de la qualité de la ressource en eau potable.
Un voyage de presse a été organisé du 25 au 27 octobre 2019 à la région d’Oristano (Sardaigne, Italie). Il visait à sensibiliser à la situation des zones humides méditerranéennes et à offrir aux journalistes un exemple concret des impacts du changement climatique dans l’une des zones côtières les plus vulnérables de la Méditerranée. 21 journalistes issus de 14 agences de presse nationales et des rédacteurs scientifiques et environnementaux indépendants de la région méditerranéenne ont participé à ce voyage.
Les trois premières fiches de cette série sont parues. Elles portent sur la réutilisation des eaux usées traitées en agriculture, pour préserver le milieu récepteur, avec une expérience menée à Château-Renault par deux agriculteurs, sur des économies de l'eau dans les espaces verts et les bâtiments communaux à Mérignac et sur l'optimisation de l'arrosage des espaces verts.
« Nous avons devant nous une longue période de saison sèche », a prévenu la ministre de l’habitat, qui doit bientôt annoncer un plan sur l’approvisionnement en eau.
L'Entente pour l'eau, qui regroupe la Région Occitanie, la Région Nouvelle-Aquitaine et l'Agence de l'eau Adour-Garonne, a annoncé le lancement de quatre appels à projets pour répondre à la problématique du manque d'eau. La Garonne pourrait se retrouver à sec d'ici 2070.
Après 2003 et 2015, la Suisse a connu en 2018 un nouvel été caniculaire avant que l’année 2019 ne s’inscrive elle aussi dans cette tendance de saisons estivales particulièrement chaudes. À l’instar de ce qu’il avait déjà fait il y a trois ans, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), en collaboration avec d’autres offices de l’administration fédérale, vient de publier une analyse détaillée de la canicule de l’été 2018. Ce rapport de 91 pages montre en particulier que la canicule et la sécheresse de l’an passé ont eu parfois de graves conséquences, notamment sur la santé de la population, les forêts, les eaux et l’agriculture. On trouvera ci-dessous un résumé de quelques-uns de ses constats liés aux ressources en eau et à leurs principales utilisations.
Ouverte sur l'Atlantique et la Mer rouge, la Mer Méditerranée voit chaque année apparaître des espèces étrangères dans ses eaux. Certaines ne s'acclimatent pas et d'autres représentent une menace. Comment prévient-on le développement des espèces invasives sur le littoral corse ?
Poursuivant leurs travaux sur la vitesse des échanges gazeux entre les ruisseaux de montagne et l’atmosphère, des chercheurs de l’École polytechnique de Lausanne ont évalué la quantité de CO2 qu’ils rejettent, démontrant la nécessité de les inclure dans le cycle global du carbone.
Sécheresse ou inondations, changement climatique et protection des ressources en eau, restauration de la biodiversité des rivières… Sur le bassin hydrographique du Vistre et des eaux souterraines de la Vistrenque et des Costières, deux collectivités œuvrent depuis longtemps pour une gestion concertée et équilibrée de l’eau : le Syndicat du Vistre et le Syndicat des Nappes Vistrenque et Costières. Le 1er janvier, ces deux collectivités fusionneront pour devenir une structure unique, l’EPTB Vistre Vistrenque (Établissement Public Territorial de Bassin), pour poursuivre leurs missions historiques et pour les renforcer, face à des défis de plus en plus impérieux et des enjeux majeurs.
Une plaque doit être posée ce mercredi par les élus écologistes de Nouvelle-Aquitaine pour « acter la mort » du dernier glacier de la région, l’Arriel. Conséquence du réchauffement climatique, il reste désormais moins de 20 glaciers dans les Pyrénées et ils risquent de tous disparaître d’ici à 2040.
Une étude internationale conduite sur 50 ans montre qu’à cause du changement climatique, le nord de la Loire pourrait connaitre des crues plus intenses, tandis que le sud verra ses cours d’eau asséchés. La solution ? « Bannir les solutions de bétonisation et d’artificialisation des cours d’eau. »
La première étude à grande échelle sur le niveau d'algues dans les lacs d'eau douce montre que leur concentration augmente constamment depuis trente ans. Et que le réchauffement climatique empire les choses.
Spécialiste reconnu du génie écologique, Christophe Moiroud, directeur de projets à la CNR, conduit les opérations de restauration écologique des cours d’eau du bassin de l’Yzeron. Pour lui, l’intensification des périodes de stress hydrique impose une remise en cause des stratégies de plantations et de suivi du développement de la végétation. Explications.
Une synthèse de plusieurs centaines d’études alerte sur les conséquences catastrophiques du réchauffement pour les 500 millions d’habitants de cette région du monde, en particulier pour l’approvisionnement en eau douce.
Interdite à la baignade depuis les années 1970 selon les départements de l’est du bassin parisien, la plus longue rivière de France, la Marne, pourrait redevenir baignable en 2022 pour au moins cinq villes soit 25 km de cours d’eau concernés. A l’origine de cette reconquête, le Syndicat Marne Vive voit enfin ses efforts aboutir après 25 ans de mobilisation des élus, des campagnes de mesures régulières et des travaux subventionnés par l’agence de l’eau.
Comment intégrer la désimperméabilisation des sols dans les documents d’urbanisme?
Tel a été l'enjeu de la mission du Cerema pendant un an auprès de la Direction Départementale des Territoires de l’Aude et de l’équipe du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Grand Narbonne.
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) édicte les principes généraux de désimperméabilisation à l’échelle du bassin. L’enjeu pour les acteurs locaux est de décliner ces principes à l’échelle de leur territoire en les intégrant dans les documents de planification et à l’échelle des projets.
La France possède le plus grand réseau de voies navigables en Europe. Une barge empruntant canaux et rivières peut transporter autant de marchandises que 200 camions. Alors pourquoi ce mode de transport beaucoup plus écologique a-t-il été totalement délaissé ? Enquête.
Ce cours aborde la dynamique des rivières aménagées à partir d’exemples de terrain présentant un intérêt avéré tant pour les pays du Sud que du Nord (Bénin, France, Mexique, Vietnam, etc.).
Il doit vous permettre de parfaire et d’enrichir vos connaissances dans les domaines de l’hydrologie et de la qualité de l'eau, de l’hydraulique et de la géomorphologie fluviale, appliquées à la gestion des rivières. Il vous propose des savoir-faire méthodologiques et techniques pour évaluer l’état des cours d’eau et envisager des interventions transposables aux différents environnements au Nord comme au Sud. Début des cours le 5 novembre 2019.
Depuis le 9 septembre, un arrêté préfectoral place le Doux en seuil de crise, face au manque d'eau dans la rivière. Devant ce phénomène récurrent, un plan de gestion de la ressource en eau doit améliorer la situation d'ici 2022.
La fonte des glaciers déstabilise les versants des montagnes et augmente les risques de glissements de terrain et d'inondations. Mais elle ouvre aussi de nouveaux scénarios pour le tourisme alpin.
Jean-Baptiste Sallée, océanographe et climatologue, revient avec nous sur le dernier rapport spécial du Giec, qui se penche sur l’évolution de l’océan et des glaces dans le contexte du changement climatique. Montée des eaux, acidification, raréfaction des ressources et risques multiples de catastrophes sont en partie inéluctables. Mais ils seront bien pires si nous n’agissons pas radicalement dès maintenant.
Les représentations du cycle de l'eau enseignées ne prennent pas en compte l'influence de l'homme. Ce qui conduit à une vision tronquée de cette ressource. Explication de Gilles Pinay, directeur de recherche dans l'unité RiverLy de l'Irstea de Lyon.
Parmi les 86 départements actuellement concernés par des restrictions de l'usage de l'eau, l'Indre figure dans un triste top 5 national des territoires en manque d'eau. Ce département est déclaré en situation de crise intégrale.
La France a revu sa définition du bon état écologique des eaux marines dans un arrêté publié le 26 septembre. Elle a transposé les critères demandés par la Commission européenne dans une décision publiée en mai 2017, qui implique notamment une approche par les risques. Le texte remplace l'arrêté du 17 décembre 2012.
Une étude menée par un chercheur toulousain montre que même en cas de sécheresse, les tourbières restent d’excellents aspirateurs à CO2 et qu’il faut absolument les préserver.
Montée des eaux, canicules océaniques, fonte du permafrost... Le rapport des scientifiques du Giec sur les océans et la cryosphère, publié mercredi, détaille les conséquences d'une poursuite des émissions de gaz à effet de serre à un niveau élevé.
Détruire un glacier au nom du tourisme hivernal ? Cela se déroule sous nos yeux, en Autriche. Pour créer de nouvelles pentes et boucher les crevasses, les pelleteuses creusent profondément la glace du Pitztal. Dans quelques mois, la fusion possible des domaines skiables de Pitztal et Ötztal nécessiterait même d'endommager le glacier sur plusieurs dizaines d'hectares. Dérangeant, à l'heure où sont établis le rôle de régulateur thermique et climatique des glaciers.
Du 20 au 23 septembre, les représentants des États de la planète se réunissent à Monaco. Leur objectif : adopter un « résumé des décideurs » extrait du prochain rapport du Giec sur les océans et les glaciers. Car sous l’effet du dérèglement climatique, nos océans pourraient bientôt submerger littoraux, îles et cités côtières.
Le phénomène de retrait –gonflement des sols argileux entraîne des dommages importants sur les bâtiments et infrastructures. Le Cerema a développé une solution innovante appelée MACH (MAison Confortée par Humidification), pour tenter de maîtriser le phénomène de retrait du sol.
L’EPTB Seine Grands Lacs mène une action de préservation des zones d’expansion de crue à l’échelle de son bassin versant. Ces zones humides jouent un rôle essentiel de stockage des eaux en cas d’inondation. Leurs bénéfices sont multiples, mais elles sont pourtant toujours gravement menacées.
Dès l’été prochain, la ville de Québec accueillera des essais pilotes pour tester une technologie permettant de climatiser des bâtiments avec l’eau souterraine ; une solution de remplacement aux climatiseurs traditionnels qui permet à la fois de réduire la facture énergétique et de lutter contre les îlots de chaleur.
Les eaux détournées de la Durance, aménagée depuis les années 1960, sont indispensables à la prospérité de la Provence. Mais ces aménagements et les prélèvements dans cette belle rivière ont des conséquences écologiques aggravées par le dérèglement climatique.
Entériné par le Comité de bassin du 28 juin 2019, défi territorial n°2 du programme d’intervention de l’agence de l’eau Rhin-Meuse (2019-2024), le Plan Rhin vivant doit permettre de redonner toutes ses fonctionnalités au fleuve sur 100 km en partie française.
Le 17 juillet 2019, les assemblées générales de l’Association française des établissements publics territoriaux de bassin (AFEPTB) et de l’Association nationale des élus des bassins (ANEB) ont entériné la fusion de leurs deux associations. La fusion des deux associations est l’aboutissement d’une démarche de rassemblement des élus de l’eau entamée en mars 2017 avec la création de l’ANEB à l’initiative de l’AFEPTB.
Fort d’un millier d’adhérents et face à une administration jugée « trop tatillonne », le syndicat des étangs corréziens plaide pour une meilleure gestion et un meilleur partage de la ressource en eau.
Nous prélevons maintenant plus de la moitié de l’eau qui s’écoule dans les rivières du globe. Or l'écrasante majorité des schémas représentant le cycle de l'eau fait l'impasse sur notre impact et notre totale dépendance vis-à-vis de cette ressource vitale. Cette absence donne un sentiment de fausse sécurité, alors même que nous traversons une crise mondiale de l'eau. Conclusions d'une étude parue en "une" de Nature Geoscience (10 juin 2019), avec la contribution de scientifiques issus de Géosciences Rennes/OSUR.
Quel bilan tirer de l’état des ressources mondiales en eau ? Quelles sont les causes de la pénurie d’eau observée et à quoi sert l’eau surexploitée? Comment réduire le stress hydrique actuel? Que doit-on attendre de la gestion des eaux usées ? Quels sont les types de polluants retrouvés dans l'eau ?
Le Plan National « Biodiversité » (2018) affiche dans ses objectifs de développer la nature en ville et d’offrir à chaque citoyen un accès à la nature, à travers des opérations innovantes de renaturation, de solutions fondées sur la nature et de projets innovants et démonstrateurs en matière de désartificialisation de sites dégradés.
L’objectif de cet appel à projets est d’accompagner les collectivités dans les études de vulnérabilité des systèmes d’alimentation en eau potable ainsi que dans les travaux permettant de réduire les risques de rupture d’alimentation en cas de défaillance technique, de sécheresse prolongée, d’actes de malveillance...
Wolfgang Cramer est directeur de recherche du CNRS et professeur d’écologie globale à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (IMBE). Il répond aux questions de la Tour du Valat concernant la conservation des zones humides méditerranéennes dans un contexte de changement climatique.
Dans une étude publiée dans Nature materials, des chercheurs du CNRS, de Sorbonne université et de l’université de Montpellier, présentent un matériau capable de filtrer environ 90% des polluants, micropolluants et du sel de l’eau.
Bonne pour l’environnement et pour la santé, la plante marine se consomme fraîche, grillée, en soupe ou en chips. Mais la production doit s’adapter au changement climatique.
A l’est de Bombay, des projets d’irrigation aident depuis vingt-cinq ans des paysans à mieux apprivoiser les eaux. Un enjeu au cœur d’une Convention de l’ONU contre la sécheresse des sols, qui s’ouvre ce lundi à New Delhi.
Augmentation de la température, acidification : tel est l’impact du changement climatique sur l’océan, qui absorbe un quart des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Tour d’horizon des derniers résultats ou des projets en cours associant l’Ifremer, alors que le prochain rapport du GIEC sur le sujet est attendu d’ici fin septembre.
Afin de répondre à l’un des objectifs stratégiques du 11ème programme d’intervention, faire de l’eau et de la biodiversité un moteur de l’aménagement durable des territoires, l’agence de l’eau Rhin-Meuse lance un concours ciblé sur les quartiers prioritaires de la ville. Sur le bassin Rhin-Meuse, 58 communes sont concernées. En partenariat avec des acteurs du monde de la santé, de l’urbanisme, financeurs publics… le concours vise à démultiplier dans ces quartiers les nouvelles formes d’aménagement conciliant développement de la nature, désimperméabilisation, gestion alternative des eaux pluviales, reconquête de la biodiversité, développement d’une agriculture urbaine et péri-urbaine, économies d’eau, conception et gestion écologique des espaces, protection des zones humides… et de manière transversale la sensibilisation et l’éducation à l’environnement.
L’enquête décennale à dires d’experts sur les ZH emblématiques de France est relancée par le SDES (ex IFEN), sur 220 sites (171 en métropole et 49 en outre-mer), pour la période 2010-2020.
Ce jeudi 29 août, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la transition écologique, Emmanuelle Wargon, a réuni le comité de suivi hydrologique afin de faire un point sur les vagues de sécheresse qui ont touché la France depuis le mois de juin.
À l’occasion du G7 à Biarritz, 30 scientifiques ont réalisé pour le compte de la Région Nouvelle-Aquitaine, sous la coordination de chercheurs issus d’Irstea, du BRGM via l’Observatoire de la Côte Aquitaine, et des UMR LIENSs (CNRS - Université de la Rochelle) et EPOC (CNRS - Université de Bordeaux), une synthèse des recherches menées en région sur l’impact du changement climatique vis-à-vis des risques littoraux et sur les politiques et stratégies à mettre en œuvre pour s’adapter à ces changements. Cette contribution met en lumière l’excellence scientifique dans ce domaine en Nouvelle-Aquitaine.
Les débits de crue augmenteraient dans le nord-ouest de l'Europe alors qu'ils diminuent dans le sud et l'est du continent, influencés par le changement climatique : ce sont les constats d'une étude internationale publiée dans la revue Nature mercredi 28 août. Les chercheurs ont évalué les données de 3.738 stations hydrométriques en Europe sur une période de 50 ans (1960-2010).
Erosion côtière, submersion marine, inondations des zones littorales, hausse du niveau de la mer, salinisation des eaux souterraines, ces risques naturels liés au changement climatique, obligent les collectivités du front de mer à s’organiser autrement pour préserver les populations et les activités sur leurs territoires. La communauté urbaine de Caen la mer s’est emparée de ces enjeux « terre-mer » notamment en participant à deux projets collectifs : « Rivages Normands 2100» et « Notre Littoral Pour Demain ».
C’est officiel, dans un communiqué de la réserve naturelle de l’étang de St Paul, l’étang devient le 49ème site français et le 12ème d’Outre-mer à être protégée au titre de la convention Ramsar. Cette reconnaissance met de nouveau en lumière le caractère exceptionnel de l’Etang Saint-Paul et les trésors de biodiversité qu’il abrite sur ses 485 hectares de nature rare et d’exception.
Métropole Nice Côte d’Azur pilote l’un des schémas territoriaux de restauration écologique à l’échelle du littoral méditerranéen. Véronique Paquis, élue en charge de l’environnement, du développement durable, de l’enseignement supérieur et de la recherche, présente cette démarche innovante.
Le dispositif de rafraîchissement urbain Aéro-Seine, conçu par le studio de design Isabelle Daëron, a été installé rue Blanchard à Paris le 27 juillet 2019. Il utilise le réseau d’eau non-potable, peu valorisé à ce jour, pour créer une « flaque climatique » qui devrait permettre de rafraîchir l’air ambiant de 2 à 4°C.
Les niveaux des nappes phréatiques se situent généralement en-dessous des niveaux moyens des mois de juillet. Ces niveaux traduisent une recharge peu abondante, du fait des précipitations faibles et parfois tardives durant l’automne et l’hiver 2018-2019.
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance la 3ème édition de l’appel à manifestation d'intérêt (AMI) Surveillance & Évaluation qui s’ouvre cette année aux eaux marines et à d’autres directives.
La gestion "tout tuyau" des eaux pluviales a fait son temps. Une étude menée sur trois communes de la Métropole Aix Marseille Provence a mis en évidence des solutions efficaces de désimperméabilisation des sols, duplicables à l’échelle de toute l’agglomération.
Les infrastructures de transport mettent à mal les forêts de bord de mer, qui protègent les côtes et servent de frayère à de nombreuses espèces aquatiques.
Réuni le 24 juin dernier, le comité de rivière de l’Huveaune a validé le programme d’actions de la phase 2 du contrat de rivière et inauguré les travaux Gemapi sur l’Huveaune à Auriol.
Le Pôle milieux humides Bourgogne-Franche-Comté, porté par les deux Conservatoires d’espaces naturels de la Région met au service des syndicats, aménageurs, collectivités… un nouvel outil de hiérarchisation des milieux humides et d’aide à la priorisation. Ce service innovant vise à faciliter la prise en compte des zones humides dans l’aménagement du territoire.
Fruits des fortes pluies, d'une tempête ou encore d'un tsunami, les inondations constituent la moitié des catastrophes naturelles dans le monde et la majorité de celles-ci en France, où elles prennent des vies presque chaque année. Alors que la région Méditerranée est particulièrement concernée par les phénomènes violents et les effets du changement climatique, Futura a rencontré des représentants de la Communauté d'Agglomération Var-Estérel-Méditerranée (Cavem), un maillon essentiel dans la chaîne de prévention du risque inondation.
La loi portant création de l’Office Français de la Biodiversité, parue au JO du 26 juillet 2019, reprend dans son article 23 la rédaction de l’article L. 211‑1 du code de l’environnement portant sur la caractérisation des zones humides, afin d’y introduire un "ou" qui permet de restaurer le caractère alternatif des critères pédologique et floristique. L’arrêt du Conseil d’État du 22 février 2017 est donc désormais caduc.
Adopta et le Graie ont lancé un réseau des animateurs territoriaux de la gestion des eaux pluviales. L'objectif ? Contribuer à la diffusion des leviers encourageant aux bonnes pratiques. Précisions avec Maëlle Ancelle, directrice d'Adopta.
L’épicéa, le hêtre, le pin sylvestre, le frêne, le chêne blanc, … la liste des espèces victimes de la sécheresse un peu partout en France, ne cesse de s’allonger. Le manque d’eau fragilise les arbres qui sont alors plus vulnérables aux attaques des parasites comme le scolyte qui ravage les épicéas jusqu’en Europe centrale. Les élus des communes forestières sont inquiets !
La sécheresse touche une large partie de la France. Dans le Lot-et-Garonne, le barrage de Caussade, construit illégalement, cristallise les tensions autour de l’accès à l’eau. Cette affaire est le symptôme d’un problème général.
Vingt-quatre ans après la publication de la loi Barnier instaurant les PPRi , un décret et un arrêté publiés au Journal officiel modifient la détermination de l’aléa et assouplissent les règles d’inconstructibilité. Décryptage.
Le nouvel épisode caniculaire devrait aggraver la sécheresse qui frappe déjà 67 départements. Pour la juriste Florence Denier-Pasquier, de France Nature Environnement, cet épisode montre un peu plus l’urgence de revoir, en France, notre gestion de l’eau
Réponse concrète suite aux Assises de l’eau (séquence 1) et aux aspirations des collectivités locales, l’agence de l’eau Rhin-Meuse lance ce nouvel appel à projets. Doté d’une enveloppe de 3 millions d’euros sur 2 ans, il va permettre la modernisation des réseaux d’eau potable. Une opportunité à saisir pour quelque 500 collectivités rurales prioritaires.
Les acteurs de l’eau et de l’assainissement jugent insuffisantes les perspectives tracées pour le recyclage des eaux usées, à l’issue des Assises de l’eau.
L’agence de l’eau va lancer 6 nouveaux appels à projets d’ici 2024 afin d’accompagner les territoires dans l’adaptation au changement climatique. Les 3 premiers, lancés cette année, portent sur la végétalisation des cours d’écoles, collèges, lycées et universités, sur les dispositifs économes en eau potable et sur la préservation des zones humides qui jouent un rôle clé pour rendre les territoires plus robustes face au changement climatique.
Le syndicat mixte d’aménagement de l’Arve et de ses affluents (SM3A) sous la présidence de Bruno Forel et le comité de bassin Rhône-Méditerranée, présidé par Martial Saddier ont réuni le 28 juin les 44 signataires du 1er contrat global du bassin Rhône Méditerranée Corse. 97,4 M€ d’actions soutenues par 30 M€ d’aides vont être investies sur le bassin versant de l’Arve dans les 3 prochaines années pour soutenir les actions prioritaires pour l’eau, la biodiversité et l’adaptation au changement climatique.
Le Cerema (équipe de recherche TEAM) et l’Ifsttar continue de travailler avec l’EPA Paris-Saclay pour mieux comprendre et évaluer l’impact de l’aménagement d’un quartier sur le cycle de l’eau. Le nouveau partenariat, signé pour 4 ans, va permettre d’observer les effets de la construction d’une ZAC sur les ruissellements évacués et la nappe superficielle. Une approche de modélisation innovante et intégrée continuera d’être co-développée et utilisée afin de prédire l’impact en fin d’aménagement.
Les acteurs du territoire mulhousien, la Région Grand Est et l’agence de l’eau Rhin-Meuse ont signé, jeudi 27 juin à Mulhouse, le premier contrat de territoire « Eau et Climat » du bassin Rhin-Meuse. Nouvel outil de contractualisation de l’agence de l’eau qui souhaite ainsi mobiliser ses partenaires sur les territoires à enjeux.
Lundi 1er juillet, le ministère de la Transition écologique annoncera les actions retenues pour améliorer la gestion du grand cycle de l'eau, dans un contexte de changement climatique. Zoom sur différentes pistes qui ont retenu son attention.
Agriculture, tourisme, augmentation de la population, changement climatique… Autant de contraintes qui mettent à mal les stocks d’eau douce. Pour parvenir à une gestion raisonnée de cette ressource, une équipe d’hydrogéologues reconstitue l’histoire des eaux souterraines. Direction la Corse, où elle a mené l’enquête.
Qu’appelle-t-on zone humide ? Quel rôle jouent-elles sur le climat mondial ? Quels dangers menacent leur équilibre ? Comment est évalué ce niveau de menace ? Comment les protéger et préserver la riche biodiversité qu’elles abritent ?
Plutôt que résister, l'adaptation apparaît comme la meilleure solution pour faire face aux effets des changements climatiques sur le littoral. Illustration dans le Marais de Brouage où le Conservatoire du littoral a lancé une expérimentation.
Le gouvernement, aiguillonné par Bruxelles, envisage d’ouvrir à la concurrence la gestion des barrages hydroélectriques. Une mobilisation multicolore et transpartisane grandit pour défendre une gestion publique de ces infrastructures et du bien commun qu’est l’eau.
L’industrie laitière, grosse consommatrice d’eau, s’adapte au changement climatique et à une ressource qui s’amenuise. À Créhen (22), près de Dinan, l’usine de poudre de lait infantile de Laïta met en place des solutions pour réutiliser l’eau issue du lait des vaches. Sachant que le lait c’est 88 % d’eau !
R*, la lettre de la Recherche du BRGM n°10 est consacrée aux eaux souterraines. Comprendre, prévenir et gérer durablement les ressources en eau : c'est l'un des enjeux du BRGM.
Pollution, température de l’eau, concentration en oxygène… Coquilles Saint-Jacques et autres bivalves constituent de précieuses archives sur l’environnement et le climat. Des chercheurs bretons, à l’origine de cette découverte, parcourent les mers pour les étudier.
Au regard de l’urgence à adapter les territoires aux impacts du changement climatique, la Région a décidé, dans le cadre de sa stratégie « environnement-énergie » adoptée en juin 2018, de mettre en place un appel à projets permanent, visant à développer des méthodes et techniques innovantes de prévention et de protection contre les risques naturels.
Lancé pour la première fois en 2019, le « Prix Georges EMBLANC pour la Culture du fleuve, la prévention du risque inondation et la biodiversité », porté conjointement par ERN et par l’EPTB Seine Grands Lacs, vise à récompenser des étudiants ayant réalisé au cours des trois dernières années des travaux sur un projet éducatif lié aux fleuves, sur la thématique inondation/étiage ou la biodiversité dans les zones humides et sujets apparentés comme le changement climatique.
Faites valoir votre engagement au service de l’eau, de la biodiversité, de l’adaptation au changement climatique, candidatez au plus tard le 15 juillet 2019.
La Conférence Bretonne de l’Eau et des Milieux Aquatiques (CBEMA) a réuni, le jeudi 6 juin, à Saint-Brieuc, à l’occasion de la semaine « La Bretagne s’engage pour le climat », l’ensemble des acteurs de l’eau en Bretagne, autour de Michèle KIRRY, Préfète de région, de Loïg CHESNAIS-GIRARD, Président de la Région, de Thierry BURLOT, Vice-président de la Région à l’environnement, l’eau, la biodiversité et le climat, et de Martin GUTTON, Directeur général de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Ce 7e temps de concertation s’est concentré sur la reconquête du bon état des masses d’eau et sur la mise en place d’une Assemblée bretonne de l’Eau.
Dans le cadre du programme de surveillance établi par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE, 2000/60/CE du 23 octobre 2000), l’Agence de l’Eau Artois-Picardie suit la qualité biologique de ses plans d’eau et cours d’eau. Retrouvez les différents rapports 2018 sur les macroinvertébrés, macrophytes, diatomées benthiques et phytoplancton dans la rubrique "Etudes scientifiques".
Le Panama connait sa pire sécheresse depuis 115 ans. Résultat : le canal qui relie l’Atlantique au Pacifique manque d’eau, et le trafic de marchandises est très perturbé. Il n’y a pas eu pluie depuis plus de cinq mois. En conséquence, les niveaux d’eau du lac Gatún, au centre du canal, ont baissé de 2,4 m, ce qui a poussé à réduire le poids des cargaisons que les navires peuvent transporter.
La « zone morte » du golfe du Mexique s’est encore agrandie, d’après la dernière prévision de l’université d’État de la Louisiane, rendue publique lundi 10 juin. Pour l’année 2019, elle devrait couvrir une surface de 8.717 miles carrés (environ 22.577 km²), au fond du plateau continental au large du Texas et de la Louisiane.
Le bassin Adour-Garonne multiplie les études prospectives sur le changement climatique. Après Garonne 2050, voici Adour 2050. Menée depuis 2016, cette étude a été co-construite avec les acteurs du territoire.
La démarche Ambition Littoral est la feuille de route des suites du séminaire « Quel Littoral pour demain » de mars 2018. Pilotée par le Parc naturel marin du Golfe du Lion avec le soutien de l’Observatoire de la côte sableuse catalane (ObsCat), cette initiative lance une série d’ateliers thématiques à destination des élus, des agents des collectivités, ainsi que les décideurs, scientifiques et experts.
Nouveau rebondissement pour la retenue de Caussade. Une réunion avec des représentants de la Chambre d'agriculture, organisée par la préfète de Nouvelle-Aquitaine, ouvre la porte à une régularisation du barrage construit illégalement.
A l’heure où la question de la « privatisation des barrages » préoccupe un nombre de plus en plus important de citoyens et alors même que le bassin de la Durance est directement concerné avec 17 barrages et 30 centrales hydroélectriques, le groupe SOS Durance vivante a estimé utile de regarder de plus près le système de gestion actuel, qui doit, en principe, garantir les équilibres entre la nature et les nombreux usages de l’eau. Il importe, en effet, avant de formuler des propositions, de mesurer avec précision les réalités de cet ensemble éminemment complexe que constitue le bassin de la Durance.
Parce qu’il est difficile de parvenir à des modèles de prévision précis sur les impacts du changement climatique sur nos océans, deux voies d’amélioration peuvent être mises en avant : l’atténuation et l’adaptation. Ces solutions visent à « atténuer » les effets globaux du réchauffement climatique ou à « adapter » nos modes de vie aux ressources des océans. L’algoculture - la culture des algues marines - fait partie de ces solutions qui ciblent d’un côté le captage du CO2, de l’autre, le développement d’alternatives dans les domaines de l’alimentation et de la production d’énergie.
Le 16 mai, le Grand Narbonne et le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée ont lancé à Sigean (Aude) le programme SALIN (salinisation des aquifères littoraux de la Narbonnaise) dont l’objectif est de comprendre le phénomène de salinisation des terres et des eaux souterraines de la Narbonnaise.
Les habitants de la petite commune de Fairbourne située sur la côte ouest du Pays de Galles seront contraints dans les prochaines années à quitter leur maison en raison de la montée des eaux. Il s’agirait des premiers réfugiés climatiques de la région. Ici, difficile de nier l’ampleur – et surtout la rapidité extrême – de la crise climatique. Et pourtant…
Cette journée technique avait pour but d’échanger et d’informer les acteurs locaux de la gestion de l’eau et de la biodiversité sur le thème de la GEstion des Milieux Aquatiques et de la Prévention des Inondations (GEMAPI) et de rappeler le volet biodiversité de cette compétence.
Ce bulletin bibliographique recense les documents disponibles dans les bases documentaires des Pôles-relais zones humides sur cette thématique. Il a été réalisé par le Forum des Marais Atlantiques (Pôle-relais Marais Atlantiques, Manche et mer du Nord.), à l'aide des quatre autres Pôles-relais zones humides.
Grâce à la cartographie et la modélisation, Lyon cherche à mieux comprendre et anticiper les effets du changement climatique en ville. Retour sur les dernières expérimentations avec Luce Ponsar, cheffe de projet plan climat de la métropole de Lyon.
Vagues de chaleur, sécheresses, submersions : l’Hexagone doit anticiper les effets du réchauffement, en adaptant l’agriculture, le bâti ou les territoires vulnérables.
Comme attendu, les comptes de la Chambre d’agriculture n’ont pas fondu de 1,082 million d’euros, lundi. Au dixième et dernier jour du délai laissé par l’arrêté préfectoral pris le 2 mai par Béatrice Lagarde, enjoignant l’organisme de consigner cette somme « correspondant aux travaux et opérations de suppression de l’ouvrage », rien ne s’est passé. « Évidemment », confirme Serge Bousquet-Cassagne qui, dès jeudi, avait rejeté une telle éventualité et mis en balance l’avenir des quinze derniers salariés embauchés par la Chambre.
François de Rugy, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire ont signé mardi 7 mai, une instruction du Gouvernement aux préfets pour donner un nouvel élan à une gestion partagée de la ressource en eau face aux enjeux du changement climatique au travers de la mise en place de projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE).
Ce partenariat a pour objectif d’acquérir de nouvelles connaissances opérationnelles et d’accompagner les collectivités dans la gestion des eaux pluviales urbaines, qui relève de leur compétence.
Le Tribunal administratif de Bordeaux avait jugé le 29 mars dernier que la retenue d'eau de Caussade (Lot-et-Garonne) avait été construite illégalement. La préfète de département a signé le 2 mai un arrêté ordonnant à la chambre d'agriculture de cesser les travaux sous astreinte de 500 euros par jour de retard et de renoncer à la mise en eau de l'ouvrage. Mais surtout, la représentante de l'Etat ordonne la suppression de l'ouvrage dans un délai de trois mois, là aussi sous astreinte de 500 euros par jour de retard, ainsi que la remise en état du site.
Chaque saison de sport d’hiver qui s’achève le confirme : la montagne est aux avant-postes du changement climatique, et l’une de ses premières victimes. Les pouvoirs publics sont-ils en train de prendre la mesure du bouleversement qui vient ? Tout indique le contraire : le développement de l’industrie du ski, à coup de millions d’euros et de grands projets délirants, reste le modèle économique privilégié, avec ses investissements dans la neige et les pistes artificielles, les stations, les aéroports. L’exploitation intensive de l’ « or blanc » n’a même jamais été aussi loin dans sa colonisation des montagnes, notamment dans les Alpes. Enquête.
Hydrologue à HydroSciences Montpellier, Yves Tramblay explique que l'intensification des pluies violentes n'entraîne pas forcément d'augmentation des crues dans tous les bassins mais pourrait causer plus de dégâts.
Jusqu’aux années 1960, la Brézentine est un paradis des pêcheurs et des baigneurs. Puis s’installe une usine d’équarrissage et la rivière agonise. Le journaliste Olivier Nouaillas raconte, dans un livre, comment l’engagement collectif a sauvé la rivière de son enfance.
La commune de de Saint-Vincent-de-Paul est très exposée au risque d’inondation, de type fluvio-maritime (proximité de l’estuaire de la Gironde). La rénovation de l’école a représenté une opportunité pour aménager ce bâtiment connu des habitants en zone refuge, pour accueillir la population en cas de crise. L’objectif était de concevoir un bâtiment surélevé, ayant un fonctionnement autonome (réseaux adaptés), en sachant que la durée de l’inondation est relativement courte.
Dans le cadre du projet de recherche-action HYCCARE Bourgogne (2013-2016), des "Ateliers du climat" ont été conduits sur le bassin versant de l'Armançon puis les bassins versants Tille, Ouche et Vouge. Le bilan de ce projet a mis en évidence l'intérêt de poursuivre la diffusion les résultats d'HYCCARE et de transposer ces "Ateliers du climat" sur d'autres territoires. Un kit de sensibilisation "Eau et changement climatique" a donc été élaboré sous la forme d'un outil "clé en main" pour que des animateurs bassins versants en Bourgogne-Franche-Comté puissent mener des "Ateliers du climat" afin de sensibiliser les acteurs de leur territoire aux impacts du changement climatique sur la ressource en eau et de lancer une dynamique collective sur ce sujet.
Selon un rapport d’une ONG britannique, le rôle des entreprises industrielles dans la raréfaction de l’eau douce mondiale est considérable. Cependant, elles sont de plus en plus nombreuses à avoir conscience de leur vulnérabilité à cause de cette raréfaction.
L'artificialisation des terres progresse plus vite que la croissance démographie et économique. Autrement dit, en France, même quand il n'y a pas de besoin spécifique, les sols sont bétonnés. À ce rythme d'ici la fin du siècle, 18 % du territoire sera artificialisé, prévient l'Iddri. Une situation qui pose question quand à la souveraineté alimentaire de la France et sa capacité à résister au changement climatique.
Le Département a voté le schéma Hérault Irrigation, dont l’ambition est de soutenir agriculteurs et viticulteurs face au changement climatique en apportant l’eau sur tout le territoire. Mais, ce schéma prévoit certaines des mesures qui pourraient faire réagir les associations de protection de l’environnement, comme le « renflouement » du Salagou par la Lergue, ou la création d’une dizaine de retenues hivernales ou collinaires dans tout l’Hérault. Les associations feront-elles barrage ?
Au cours des trois prochaines années, le projet de l’agence onusienne devrait bénéficier à quelque 20 000 femmes au Sénégal, au Niger et au Burkina Faso.
Le pôle recherche et développement sur les écosystèmes lacustres est né Préservation de la biodiversité, du fonctionnement et des services écosystémiques rendus par les milieux lacustres : ce sera l'essentiel des préoccupations du nouveau pôle de recherche et développement écosystèmes lacustres (ECLA).
Météo France fait état d'une situation exceptionnelle qui se caractérise par des températures supérieures à la moyenne en automne et en hiver, et par un déficit de pluie. Les prévisions ne sont guère encourageantes
La commission locale de l’eau du bassin de l’Arve, réunie le 25 mars sous la présidence de Martial Saddier, a validé le contrat de bassin versant de l’Arve pour une gestion durable de l’eau, le deuxième Programme d'actions de prévention des inondations (PAPI) de l’Arve, ainsi qu’un contrat de territoire Espace Naturel Sensible. Le territoire se dote ainsi de tous les outils nécessaires à l’exercice de la GEMAPI et la gestion des espaces alluviaux.
La négociation visant l’élaboration d’un traité pour protéger les deux tiers de nos océans s’est ouverte le 25 mars au siège des Nations unies, à New York. L’objectif est d’enrayer le rapide déclin de la biodiversité marine. Reporterre vous présente les 5 clés de la discussion.
Le département de la Gironde se dote d'un comité départemental de l'eau (CDE). Cette structure de concertation devrait rassembler les acteurs concernés par la gestion de l'eau : des experts, des élus, des associations environnementales, des pêcheurs, des consommateurs, des conchyliculteurs, etc.
La question de l’eau s’affirme comme un enjeu international majeur. D’ici 2025, 4 milliards d’individus vivront dans des territoires soumis au stress hydrique, particulièrement dans les pays du sud. Changement climatique, accroissement démographique, impératifs de sécurité alimentaire et objectifs de développement forment un cocktail potentiellement explosif.
L’impact des changements climatiques sur les poissons amphihalins est au cœur de ce projet multi partenarial européen DIADES piloté par l’IRSTEA avec plus d’une trentaine de partenaires dont le CNPMEM. Ce projet a pour objectif de cartographier la répartition actuelle des amphihalins et des services écosystémiques qu’ils rendent ainsi que d’évaluer les tendances d’évolution face aux changements climatiques.
Bonne nouvelle pour les ostréiculteurs : il semblerait que les huîtres de moins d’un an soient peu sensibles à l’acidification des océans, jusqu’à un niveau de pH de 7,3. Ce seuil est très inférieur aux conditions océaniques prévues en fin de siècle dans le contexte du changement climatique. Ces résultats préliminaires du projet AiAiAi* seront présentés le 28 mars lors du colloque Acidification des océans organisé par la FRB (Fondation pour la recherche sur la biodiversité).
Le BRGM est partenaire du projet PIRAGUA, coordonné par l’Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique et financé par le par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) dans le cadre du programme Interreg V-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA) pour la période 2014-2020. PIRAGUA vise à caractériser le cycle de l’eau dans les Pyrénés pour améliorer la capacité d’adaptation des territoires face aux défis du changement climatique.
Un cyclone tropical intense a balayé la semaine dernière l’Afrique australe, causant la mort de plusieurs centaines de personnes et d’immenses dégâts matériels. D’après l’ONU, cela pourrait être « l’un des pires désastres météorologiques jamais enregistrés dans l’hémisphère Sud ».
La consommation d'eau par habitant de la Suisse se situe juste au-dessus de la moyenne mondiale. Le problème est qu'une grande partie de l'empreinte hydrique helvétique se situe à l'étranger, en particulier dans les pays où l'eau est rare.
Responsable de la division eau et assainissement de l’Agence française de développement, Céline Gilquin explique en quoi cette ressource est un marqueur des inégalités qui deviendra un enjeu majeur des années à venir. Le 22 mars aura lieu la journée mondiale de l’eau, dont le thème sera : «Ne laisser personne de côté.»
Nicolas BAUDUCEAU est Directeur du département fonds publics et prévention à la Caisse centrale de réassurance (CCR). Il répond à nos questions sur le financement des mesures de prévention des inondations par le Fonds "Barnier" (fonds de prévention des risques naturels majeurs, FPRNM).
L’Etat est favorable à la mise en place d’un marnage expérimental, dès ce printemps, basée majoritairement sur l’étude et les préconisations concertées du SILA.
La GEMAPI : Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations. Le 17 janvier 2019, le Cerema a organisé une journée technique sous l’égide de la Cotita, sur le thème « des outils pour la GEMAPI » à Aix-en-Provence. Cette journée a permis de partager des exemples d’outils utiles à la mise en oeuvre de la compétence : diagnostic territorial, aide à la décision, guides méthodologiques…
Une énergie stockable, générée localement, sans rejets de polluants… Les microcentrales hydrauliques ont de sérieux atouts. Qui n’emportent pas toujours l’adhésion des associations de défense de l’environnement et des habitants concernés, comme à Chamalières-sur-Loire ou à Chanteuges.
Le principe de fonctionnement de la nouvelle technologie proposée est très simple : elle s'inspire des plantes qui transportent l’eau des racines aux feuilles par capillarité et transpiration. Selon ses concepteurs, leur dispositif flottant est capable de collecter de l’eau de mer en utilisant un matériau poreux à faible coût.
Projets visant à la transformation d’un quartier ou d’une agglomération par la gestion alternative des eaux pluviales, la dés-imperméabilisation, la végétalisation des espaces publics et des toitures, la restauration ou la création d’habitats naturels au sein d’un espace urbain.
Les villes, pour de nombreuses raisons, ne peuvent plus se permettre de rejeter les eaux pluviales au réseau. Elles doivent basculer vers un mode de gestion plus durable des eaux de pluie. Les techniques existent, même si toutes ne sont pas encore industrialisées. Le cadre réglementaire aussi, même s’il reste perfectible. Reste la question de la volonté politique qui fait encore trop souvent défaut…
Les besoins en eau de l’humanité augmentent du fait de la croissance démographique et des modifications des régimes alimentaires, alors même que les ressources en eau sont affectées par le changement climatique.
Le Pérou est largement considéré comme l’un des pays les plus exposés aux conséquences négatives du changement climatique. La fonte des glaciers andins y met à nu les carences de la gouvernance de l’eau.
Une enquête menée en Australie après une hécatombe de poissons dans le bassin Murray-Darling pointe du doigt la "mauvaise administration" et les "négligences grossières" de l'Autorité qui en avait la charge.
Surpêche, pollutions des eaux, prédateurs invasifs et barrages hydroélectriques mettent en péril la survie des saumons sauvages. Un conservatoire, en Haute-Loire, tente d’enrayer la disparition de ce poisson au métabolisme étonnant.
Une réunion d’information a été organisée conjointement par la DREAL Normandie et les agences de l’eau Seine-Normandie et Loire-Bretagne à la CCI Seine Estuaire au Havre le mardi 5 février 2019 après-midi à destination d’une sélection d’établissements industriels sur le lancement d’une opération dénommée "Optimisation de la gestion de l’eau". Les présentations sont disponibles.
Selon le bilan des ressources halieutiques françaises en 2018, établi par l’Ifremer, seuls 48% des volumes pêchés en France sont issus de stocks de poissons exploités durablement et 27% sont issus de stocks surpêchés.
Dans la continuité du colloque international portant sur l’adaptation des marais littoraux au changement climatique, un site Internet dédié à l’événement a été réalisé.
Grâce à une nouvelle méthodologie, simple et standardisée, l'écologie des rivières a pu être examinée à une échelle globale par un consortium international de chercheurs dirigé par Scott Tiegs et incluant Eric Chauvet, Fanny Colas, Julien Cornut, Michaël Danger, Olivier Dangles et François Guérold en France. L'étude, publiée dans Science Advances, révèle une diminution du taux de recyclage du carbone organique et de sa variabilité avec la latitude, suggérant une limitation par la température vers les pôles et un rôle plus important d'autres variables environnementales (p.ex. l'abondance en nutriments) vers l'équateur. Les auteurs prônent la généralisation de l'approche suivie pour une meilleure compréhension de l'influence des facteurs climatiques sur le fonctionnement des écosystèmes.
Alors que le sud du pays vient de connaître une vague de chaleur sans précédent, le nord-est de l'Australie est confronté à une mousson historique. Certaines zones ont reçu l'équivalent d'une année de pluviométrie en quelques jours. Et l'île-continent n'est malheureusement pas un cas isolé.
En marge du phénomène « 10 years challenge » qui a envahi les réseaux sociaux ces dernières semaines, Géodunes vous propose un dossier passant en revue l’évolution décennale du littoral d’une partie de la côte d’Opale, de la baie d’Authie jusqu’à la frontière belge. De façon interactive, vous allez pouvoir mesurer l’ampleur et la rapidité de l’évolution du littoral des Hauts de France.
A la veille de la journée mondiale des zones humides, le site de la Tour du Valat expérimente, dans le delta du Rhône, la reconversion des anciens salins en remparts contre l'élévation du niveau de la mer.
Lundi 28 janvier 2019, Frédérique Tuffnell, députée de la Charente-Maritime, et JérômeBignon, sénateur de la Somme, membres de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, ont remis officiellement à Francois de Rugy, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, leur rapport sur larestauration et la valorisation des milieux humides.
L’instance de concertation AQUADOMITIA s’est réunie le 18 décembre dernier. Réunissant les collectivités, les structures de gestion des ressources, les usagers et les représentants de l’Etat, cela a été l’occasion de faire le point sur l’avancement des travaux qui s’achèveront d’ici 2021 et d’animer le débat lié à la gestion de l’eau sur les territoires traversés.
De prime abord, la protection des eaux en Suisse est une belle réussite. Selon une analyse détaillée, leur gestion révèle néanmoins des déficits considérables. De gros efforts s’imposent encore, tant au niveau de la qualité de l’eau que de l’écomorphologie des ruisseaux et des rivières, pour que les milieux aquatiques retrouvent une diversité aussi riche que possible. C’est seulement ainsi que ces éléments essentiels de la biodiversité de notre pays pourront relever les défis du changement climatique.
Ces algues brunes s’amoncellent le long du littoral, dégageant des gaz toxiques. Un plan de lutte a été créé en 2018, mais l’enveloppe ministérielle se réduit.
Développée aux États-Unis dans les années 1950, la fabrication de neige artificielle s’est répandue en Europe depuis une trentaine d’années. En France, la neige de culture, utilisée sur 120 hectares au milieu des années 1980, s’étendait vingt ans plus tard sur plus de 4 500 hectares, soit 18 % de l’ensemble du domaine skiable. Depuis, l’industrie de l’or blanc n’a cessé de mettre de nouvelles installations en service, menaçant l’ensemble du cycle hydrologique naturel, et désormais jusqu’à la production d’eau potable.
Le 24 octobre 2018, la Direction Générale de la Prévention des Risques du MTES et le Cerema ont organisé une journée d’échange suite aux deux palmarès du Grand Prix d’Aménagement en Terrains Inondables Constructibles.
Les générations futures risquent de devoir faire face à la « bombe à retardement » des nappes phréatiques, dont l’alimentation va se trouver elle aussi affectée par le dérèglement climatique, met en garde une étude publiée lundi.
La directive européenne sur l’utilisation des nitrates en agriculture se fonde sur un mauvais calcul, nous explique l’autrice de cette tribune. Pourtant, en estimant mieux les flux d’azote dans le sol, on pourrait réorienter le système agricole vers un modèle plus vertueux.
Une nouvelle étude alarmante fait état d’une fonte annuelle des glaces en Antarctique plus rapide que jamais. Celle-ci permet aux scientifiques de prévoir « une hausse du niveau des océans de plusieurs mètres à cause de l’Antarctique dans les prochains siècles ».
Face au péril du réchauffement climatique, auquel elle contribue par sa grosse consommation énergétique, l’industrie du ski poursuit sa course technologique pour survivre au manque d'enneigement. Avec un nouveau fantasme : les skis-dômes. Reportage au Snowhall d'Amnéville (Lorraine) et à Tignes, au pied des pistes, pour vérifier si, dans le futur, le ski se pratiquera vraiment en indoor.
A l'extrême sud de la Patagonie chilienne, dans un endroit parmi les plus inhospitaliers de la planète, des scientifiques analysent les eaux, le plancton et les cétacés pour tenter d'anticiper les conséquences du réchauffement climatique dans les autres mers du globe.
La construction de méga-barrages ne devraient pas avoir lieu dans les régions de forêts tropicales de basses altitudes, et cela en raison des menaces qu’ils font peser sur le biodiversité et les écosystèmes, selon des experts de l’Université de Stirling.
Geneviève Blanc, vice-présidente du Département, déléguée à l'environnement et à la prévention des risques, a présenté les objectifs d'une réflexion qui durera toute l’année 2019 devant une assemblée constituée des représentants de l’Agence de l’eau, de la direction départementale des territoires et de la mer, de la Région Occitanie ainsi que des nombreux établissements, syndicats, élus, acteurs de la gestion et usagers de l’eau.
C'est l'un des grands désastres écologiques du dernier quart de siècle, fruit de la main de l'Homme et du changement climatique. Mais l'assèchement du lac d'Ourmia en Iran semble enrayé, suscitant l'espoir d'une renaissance de ce site exceptionnel.
Dans le cadre de son 11e programme "Sauvons l’eau 2019-2024", l’agence de l’eau amplifie ses actions dans le domaine de la biodiversité via un nouvel appel à projets.
Comment rendre notre mode de traitement des eaux usées plus durable alors que le « tout à l’égout » montre ses limites ? C’est la question que posait le colloque co-organisé par Solagro et l’INSA au siège de l'Agence le 27 novembre dernier. Chercheurs, urbanistes, aménageurs, promoteurs, élus et techniciens ont ainsi partagé leurs avancées, leurs questionnements, leurs propositions pour l’avenir. Un tour d’Europe des villes et des quartiers ayant expérimenté la séparation à la source a également été effectué. Un 1er outil de modélisation développé dans le cadre du projet « MUSES », financé par l’Agence, a été présenté lors du séminaire. Les résultats définitifs de l’étude seront quant à eux disponibles début 2019. Retrouvez les présentations des différents intervenants.
Dans les Alpes et les Pyrénées, les premières stations de ski ouvrent leurs pistes. Face à la hausse des températures et à la baisse de l’enneigement, les stations croient avoir trouvé la parade, avec la généralisation des canons à neige. Problème : les quantités d’eau nécessaires pour produire la neige artificielle sont considérables, menaçant les réserves locales en eau potable. Ce qui n’empêche pas les régions alpines de consacrer des millions d’euros de subventions à ces équipements. Alors que les glaciers fondent et que l’eau se raréfie, l’enneigement artificiel est-il vraiment une priorité collective ? Enquête.
La Commission locale de l’eau, réunie le 18 décembre 2018 à l’Hôtel du Département de la Drôme, a validé à la quasi-unanimité (59 voix pour et 1 voix contre) le projet de Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Bas Dauphiné Plaine de Valence, fruit d’un travail collaboratif de 5 ans visant à sauvegarder les ressources en eau de ce territoire pour l’avenir.
Au moment où la feuille de route énergétique du gouvernement est attendue, en particulier concernant les ambitions autour des énergies renouvelables, une start-up, EEL Energy développe des prototypes d'hydroliennes nouvelle génération qui pourraient révolutionner les modes de productions d'énergie alternatifs.
La réouverture de la Bièvre, cours d'eau qui avait été canalisé et enterré après être devenu un véritable égout à ciel ouvert, réceptacle des activités industrielles au 19ème siècle, va pouvoir se prolonger en toute sérénité du côté d'Arcueil et Gentilly, après avoir fêté sa renaissance à Fresnes dès 2003 et L'Haÿ-les-Roses en 2016.
Le 10 décembre dernier, la commission locale de l'eau (CLE) a voté en préfecture le SAGE (schéma d'aménagement et de gestion des eaux) Drac-Romanche, document opposable qui doit aller vers une gestion durable de l'eau. Un vote validé à l'unanimité.
Le BRGM actualise sur la période 2008-2015 le modèle hydrodynamique des aquifères du Crétacé du sud des Charentes. Les objectifs principaux sont : Amélioration de la connaissance du fonctionnement hydrogéologique et Evaluation de volumes pélevables sur le bassin de la Seudre
Dans le Lot-et-Garonne, une petite commune est depuis six mois le théâtre d'un combat entre agriculteurs et défenseurs de la biodiversité. Au centre des revendications : la création du "Lac de Caussade". La justice a ordonné l'annulation du projet de retenue d'eau il y a plus d'un mois, mais les travaux continuent illégalement. LCI.fr fait le point.
Tandis que les droits des fleuves, montagnes et forêts victimes de destructions causées par l’homme et le dérèglement climatique sont réévalués partout dans le monde, l’association La Seine n’est pas à vendre étudie la possibilité de doter la Seine d'une personnalité juridique pour mieux la protéger.
Le Syndicat de Bassin versant de Grand-Lieu et la chambre d’agriculture proposent de découvrir des aménagements permettant de limiter l’érosion et les transferts de matières polluantes autour de la rivière Ognon.
Les contributions à cette plateforme qui seront envoyées avant le 21 décembre 2018 pourront être prises en compte pour le comité de pilotage prévu le 10 janvier 2019. Les contributions reçues par la suite seront prises en compte pour la préparation des groupes de travail.
Frédéric Molossi, le président de l’Association française des établissements publics territoriaux de bassin (AFEPTB), s’inquiète d’une absence de gouvernance du grand cycle de l’eau à la hauteur des enjeux du changement climatique.
Les agences de l’eau et le ministère de la Transition écologique et solidaire lancent une nouvelle campagne autour des enjeux liés à la ressource en eau, baptisée En immersion. L’ambition est de partager des données locales autour de la qualité de l’eau et d’informer le citoyen des actions menées pour sa préservation.
Les zones humides, et en particulier leur sol, sont de véritables puits de carbone, contribuant ainsi activement à la régulation du climat. Dans quelles mesures des actions de gestion peuvent augmenter la séquestration du carbone par les zones humides ? Et dans quelles proportions ? Dans cette étude, les scientifiques ont démontré la pertinence d’un modèle d’états-transitions, qui combiné à une méthode rapide et simple d’estimation des stocks de carbone dans les différents compartiments des écosystèmes, a permis de suivre la dynamique des stocks de carbone en fonction des pratiques de gestion des zones humides. Cette approche pourrait être appliquée dans le cadre de la séquence « Éviter, Réduire, Compenser » lors de projets d’aménagement du territoire.
Avec le réchauffement climatique, la fonte des glaciers de ce pays himalayen entraîne la formation de lacs glaciaires toujours plus nombreux. Pour les scientifiques, ces retenues d'eau représentent une potentielle bombe à retardement: si les berges rompent, ces masses liquides sont susceptibles de dévaler les montagnes et provoquer des inondations dévastatrices.
Le virage n’est pas totalement nouveau, mais il s’affirme dans les 11es programmes, qui viennent d’être votés. Les agences de l’eau réorientent leurs aides en faveur de la qualité du milieu aquatique, de la biodiversité et de l’adaptation au changement climatique.
La Commission thématique concernant l’aspect quantitatif de la ressource en eau du SAGE Haut-Doubs Haute-Loue s’est réunie le jeudi 29 novembre 2018 dans la salle des fêtes de Grand Combe Chateleu.. Le diaporama présenté est disponible ci-après. Le compte-rendu est à venir.
Le député Adrien Morenas (LRM), Président de la mission sur la ressource en eau, prépare une proposition de loi sur la protection et le développement de la ressource en eau et a organisé mardi 4 décembre une audition publique à laquelle a participé Jean-Claude Oliva pour la Coordination Eau Île-de-France.
C’est l’un des trois deltas les plus menacés dans le monde par le changement climatique. En Égypte la montée du niveau de la mer commence à empoisonner une partie des terres du delta du Nil. Les infiltrations de sel menacent l’agriculture locale, le phénomène est alarmant.
Les Pyrénées Orientales, l’Aude, l’Hérault et le Gard manquent d’eau lors de l’étiage et cette tension va encore s’accroître avec le changement climatique. Pendant longtemps, on a prélevé sans compter, mais aujourd’hui les arrêtés sécheresses qui restreignent les usages sont récurrents… Le déficit hydrique sur ces 4 départements a été estimé à 80 millions de m3, équivalent à la consommation d’une ville de plus d’1 millions d’habitants. Pour éviter les crises récurrentes, il faut anticiper plutôt que de subir des restrictions d’usages.
Ce projet de modélisation quantitative et qualitative des prélèvements en nappe et des transferts d’intrants (Nitrates) sur le bassin d’alimentation des sources du Vivier a été finalisé à la fin de l’année 2016 et a été présenté lors du colloque Eurokarst 2018 qui s’est tenu à Besançon (France) en Juillet 2018.
Ces jours-ci, se tient à La Rochelle un colloque sur l’adaptation des marais littoraux au changement climatique. Parmi les intervenants, Dominique Giret, directeur technique en charge de l’agriculture et de l’environnement au sein du Parc naturel régional du Marais poitevin.
Ce mercredi le « Parlement de l’eau" s’est réuni pour discuter des impacts climatiques sur la gestion de l’eau pour demain. Le Comité de Bassin Loire-Bretagne, qui gère l'eau sur 8 régions dont le Centre-val de Loire tire la sonnette d'alarme, la ressource en eau est en baisse.
Les travaux du projet de barrage de Caussade, dans le Lot-et-Garonne, ont commencé le 22 novembre dernier, alerte France nature environnement (FNE). Le projet avait pourtant été stoppé, le 13 novembre dernier, par une décision du tribunal administratif de Bordeaux, répondant à des actions en justice de la SEPANSO Aquitaine et de France Nature Environnement.
La Haute-Savoie a connu cet été un épisode de sécheresse sans précédent. Le lac d’Annecy a atteint son niveau le plus bas depuis 1947. En montagne, la neige diminue et les glaciers reculent. Face au dérèglement climatique, les professionnels du tourisme cherchent tant bien que mal à s’adapter.
Face au changement climatique, les îles Marshall envisagent de prendre des mesures drastiques. L’une d’entre elles consiste à créer de nouvelles îles artificielles.
Les associations d’élus viennent enfin de répondre avec une motion unitaire et plutôt forte en contenu aux positions floues de l’Etat et aux positions nettes de FNE.
La sécheresse frappe particulièrement le quart nord-est de la France depuis juin. A Cour-Saint-Maurice, dans le Haut-Doubs, tout le monde est à pied d'œuvre pour faire face au manque d'eau, dû à l'assèchement de la rivière du Doubs.
« Une blanchisserie industrielle en tête de bassin versant, c’est un non-sens », insiste Bertrand Thuillier. Ce scientifique indépendant, connu pour ses travaux fouillés sur le projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo, habite à quelques kilomètres de Joinville. Inquiet de l’effet environnemental du projet Unitech, il épluche depuis plusieurs mois tous les documents à sa disposition. « En période d’étiage, le débit de la Marne se situe autour de 2 mètres cubes par seconde, et Unitech pourrait y déverser plus de 60 mètres cubes par jour, précise-t-il en griffonnant une multiplication sur un bout de papier. Les polluants éventuellement rejetés seront alors très concentrés. »
Une photo a fait réagir sur les réseaux sociaux. Avant le début de la saison, comme chaque année, la station de Métabief Mont d'Or fait des essais avec ses canons à neige. Mais, cette fois-ci, des internautes réagissent car les restrictions d'eau sont toujours en vigueur.
Dans le cadre des Assises de l’eau, les agences de l’eau et leurs comités de bassin ont rassemblé hier à Lyon plus de 700 acteurs de l’eau afin d’échanger sur les solutions pour s’adapter au changement climatique.
Les comités de bassin, qui regroupent les différents acteurs de l'eau dans les territoires, ont défendu leur modèle de gestion vieux de 50 ans mais aujourd'hui "bousculé" selon eux, en réclamant un statut juridique, jeudi lors d'un colloque à Lyon.
Climat plus sec et plus chaud, moins de neige et des précipitations plus abondantes : tels sont les scénarios climatiques élaborés par les experts de MétéoSuisse et de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) sur mandat de la Confédération. Leurs conclusions serviront de base à la stratégie fédérale d’adaptation au changement climatique.
Les présentations diffusées lors des journées techniques consacrées à la chaîne des lacs et étangs du littoral aquitain, ainsi que les synthèses des différentes interventions, sont désormais consultables en ligne : gestion des milieux et qualité des eaux, comblement des lacs, dynamiques écologiques...
S’ouvre ce vendredi 9 novembre un deuxième (ou second ? il y en aura-t-il un troisième ? nous avons entendu des bruits variés à ce sujet) volet des Assises de l’eau autour de la question Changement climatique et ressource en eau : comment les territoires et l’ensemble des acteurs vont-ils s’adapter ? Le grand cycle de l’eau et la GEMAPI entrent donc dans la danse. Il était temps.
Les changements climatiques vont affecter les processus hydrologiques dans tous les compartiments du cycle de l’eau. Concernant les eaux souterraines, ce sont principalement les flux de recharge vers les nappes qui seront modifiés par l’évolution future du climat. Afin d’anticiper les éventuels déséquilibres et difficultés à venir, il convient donc de connaître l’importance de ce déficit futur.
Avec : Laurent Roy , directeur de l'agence de l'eau, Rhône Méditerrannée ; Cyril Tranchant , directeur RSE Fleury Michon ; Luc Cervans , président de agriculture et teritoires ; Florence Denier Pasquier , Secretaire nataionale de France Nature Environement membre de CESE ; Jean Marc Richard , président de la fondation AMIPI.
Le projet de barrage de Caussade, dans le Lot-et-Garonne, a remis en lumière la conflictualité de l’accès à l’eau entre défenseurs de l’environnement et agriculteurs irrigants. Pourtant, l’État avait mis en place, après la mort de Rémi Fraisse, un cadre censé favoriser le « dialogue » et la « co-construction » autour de cette question.
Dans le cadre des travaux de la commission locale de l’Eau du SAGE Sèvre Niortaise Marais Poitevin une journée autour de l’agriculture du territoire et de la qualité de l’eau a été organisée le 5 novembre 2018. Des intervenants se sont succédés afin de présenter des actions ou réflexions mises en œuvre sur le territoire du SAGE. Puis l’après midi des structures externes ont apporté leur expérience sur des programmes agricoles ou l’adaptation au changement climatique. Retrouvez les présentations de la journée en téléchargement.
Dans le cadre de la 10ème édition des Causeries Champlain, l’EPTB Charente a organisé le 9 octobre 2018 à Saintes, en présence d’une délégation québécoise du COVABAR, une journée de conférences-débats sur la prise en compte du changement climatique. Les présentations sont disponibles.
Les marais arrière-littoraux du Marquenterre, situés dans la partie est de la plaine maritime et remontant dans les vallées humides du Ponthieu, bénéficient du label Ramsar depuis janvier 1998. La protection de ces zones humides nécessite d’en comprendre le fonctionnement hydrologique, en tant qu’entités uniques au sein d’un environnement global intégrant sol, zone non saturée, aquifère, réseau hydrographique de surface (marais, fossés, canaux, rivières).
Aujourd’hui, dans la perspective de la révision du SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) et des documents de gestion des risques d’inondation, le Comité de l’Eau et de la Biodiversité de La Réunion organise du 2 novembre 2018 au 2 mai 2019 une grande consultation publique sur les enjeux de l’eau sur l’île.
Partie depuis mai 2016, la goélette Tara rejoindra Lorient, son port d'attache, le 27 octobre, après un périple de 100 000 kilomètres dans le Pacifique. À son bord, 30 000 échantillons de coraux témoignent de l’état de ces écosystèmes face au changement climatique et à la pollution. Décryptage avec Serge Planes, spécialiste mondial de l’étude des coraux.
« L’eau, c’est politique ! » Tel était le thème du colloque organisé les 18 et 19 octobre, et focalisé sur les enjeux pesant sur la ressource en eau. Face au changement climatique ainsi qu'au développement de la Gemapi, les intervenants ont souligné l'importance d'une plus grande solidarité à l'échelle des bassins versants. Un message adressé au gouvernement, ce colloque ayant été labellisé pour les Assises de l'eau, dont le 2e volet est justement consacré au grand cycle de l'eau.
Aujourd’hui, un consortium de 11 organisations internationales s’est joint à la campagne et a lancé «Off Your Map» pour approfondir la compréhension des zones humides côtières afin d’assurer une conservation plus efficace de ces habitats. La campagne vise à améliorer la compréhension des caractéristiques des zones humides côtières, renforcer la reconnaissance des avantages (économiques, sociaux, culturels et environnementaux) de ces écosystèmes et des menaces qui pèsent sur eux, et influencer les principaux processus politiques en faveur de l’utilisation durable, efficace, de la gestion intégrée et de la conservation des zones humides côtières aux niveaux national et régional.
Les violentes pluies qui se sont abattues sur le département de l’Aude en début de semaine ont surpris par leur soudaineté. Cependant, comme l’expliquent les auteurs de cette tribune, il va falloir se préparer - notamment nos infrastructures - à ce genre de phénomènes, que le changement climatique intensifie.
La Caisse centrale de réassurance (CCR) a publié une étude en partenariat avec Météo France, sur le changement climatique et l’augmentation du coût des dommages dus aux catastrophes naturelles. Ce fascicule très intéressant se base sur le scénario hélas fort possible du maintien du rythme actuel d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, qui conduit à une hausse des températures comprise entre 1,4°C et 2,6°C en 2050 puis entre 2,6°C et 4,8°C en 2100.
Les exploitants historiques des barrages d’État pourraient être contraints de céder la main à de nouveaux entrants - une question qui, au-delà de l’énergie, touche à l’aménagement du territoire. Qu’elles choisissent ou non de participer au mouvement en créant des sociétés d’économie mixte, les collectivités attendent de nouvelles retombées financières de l’hydroélectricité.
Gestionnaires, scientifiques, acteurs associatifs, économiques, artistes… Proposez vos animations sur le thème : « Les zones humides et le changement climatique » avant le 17 novembre 2018. Cet appel à mobilisation concerne l’organisation d’animations grand public en Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides 2019 qui aura lieu du 1er au 28 février 2019.
Une mise à disposition du public de documents afin de recueillir ses observations est ouverte du 2 novembre 2018 au 2 mai 2019 en application du code de l’environnement. Elle porte sur les enjeux de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques, les enjeux pour la gestion des risques d’inondation et l’évaluation préliminaire du risque inondation (EPRI), dans le bassin Artois-Picardie.
Interview de Françoise Goulard, conseiller en recherche et prospective à l’Agence de l’eau Adour-Garonne sur le Plan d’adaptation au changement climatique récemment adopté.
Le resserrement des budgets d'intervention des agences de l'eau leur impose un délicat exercice de style. Abandon de certaines aides, priorité au financement d'actions déjà engagées... Leurs onzièmes programmes rééquilibrent les ressources et redéploient les aides pour répondre aux enjeux des territoires. Un changement de cap confirmé par l'adoption, le 9 octobre, du programme de l'agence de l'eau Seine-Normandie. L'accent mis sur la solidarité territoriale et l'adaptation au changement climatique se confirment.
La campagne #ProtectWater invite tous les citoyens, désireux de sauvegarder la DCE en l’état et demander sa meilleure application, à exprimer leur avis rapidement et simplement auprès de l’Union européenne, dans le cadre de la consultation citoyenne.
Dans le sud du pays, une sécheresse sans précédent a contraint les habitants à fuir ou à pomper démesurément dans le Tigre et l’Euphrate pour sauver terres et bêtes.
Lundi 8 octobre, les experts du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) ont rendu leurs conclusions sur les conséquences possibles d’un réchauffement de 1,5°C et les moyens à mettre en œuvre pour limiter l’impact du changement climatique.
L’OIEau lance un appel à manifestation d’intérêt auprès des acteurs locaux de la gestion de l’eau pour participer au montage d’un projet LIFE. Le programme LIFE est un instrument financier de l’Union Européenne soutenant des projets locaux sur les thèmes environnement, nature et climat ; LIFE subventionne les projets retenus à hauteur de 55%. La prochaine date de dépôt des projets est début Septembre 2019.
Après avoir rendu public ce 25 septembre le rapport sur la gestion quantitative de la ressource en eau réalisé sous l'autorité du préfet Pierre-Etienne Bisch, François de Rugy et Stéphane Travert ont indiqué dans un communiqué commun vouloir encourager le recours à la méthode des "projets de territoire" pour la gestion de l'eau "à partir du 1er janvier 2019".
Le Réseau national des observatoires du trait de côte fédère les structures locales en charge du suivi du littoral. Le BRGM a contribué à la préfiguration de son portail web, désormais en ligne.
Le BRGM est l’un des 7 partenaires du projet CONCERT-EAUX. Financé par le programme européen ALCOTRA, et lancé en avril 2017, le projet aborde la problématique du changement climatique et de l’impact des changements globaux sur la ressource en eau du bassin de la Roya.
Avec 60 départements concernés par des arrêtés de restriction d’eau au 25 septembre, la France subit actuellement un épisode sévère de sécheresse. La cause n'est pas à trouver du côté du changement climatique, mais plutôt de la culture du maïs qui s'est massivement développée dans l'Hexagone, contre tout bon sens.
Mardi 25 septembre 2018, Le rapport Bisch sur la gestion quantitative des ressources en eau est rendu public aujourd’hui. France Nature Environnement, qui a participé à la cellule d’expertise sur les projets de territoire qui a produit ce rapport, en a co-signé la version finale. Si la fédération salue la publication, elle regrette néanmoins qu’il ait été amputé de plusieurs annexes dans la version rendue publique. France Nature Environnement diffuse donc aujourd’hui le rapport Bisch en intégralité.
Les modèles climatiques indiquent que les aléas météorologiques deviendront de plus en plus fréquents et transformeront les lacs en bouillons troubles.
Un mur sous-marin devant les calottes glaciaires... Face à l'intensification du réchauffement climatique, des scientifiques suggèrent de créer des infrastructures massives pour freiner la fonte des glaces, et par là la montée des mers.
Le réchauffement climatique accentue crues et inondations qui, à chaque automne, menacent les quinze départements de la façade méditerranéenne qui y sont exposés. Une mission inter-régionale a été mise sur pieds. Sa mission : user de pédagogie sous toutes ses formes. Clips, affiches mais aussi concours avec les enfants, etc. Avec une attention toute particulière accordée aux voitures dont les occupants représentent un tiers des victimes…
L'objectif des forums des acteurs de l'eau du bassin Seine-Normandie est de : partager des expertises et des retours d’expériences ; agir ensemble pour gagner en efficacité ; Contribuer aux assises de l'eau qui sont organisées par le Ministère de la Transition écologique et solidaire. Que vous soyez élus, représentants des services de l’État, des collectivités et des chambres consulaires, agriculteurs, industriels, pêcheurs ou bien issus du monde associatif, ces espaces de discussions sont faits pour vous !
Le bassin de Thau est un territoire déficitaire pour son approvisionnement en eau et cette situation risque de s'accentuer dans les années à venir. Pour anticiper cette question et coordonner dès-à-présent l'action publique pour minimiser ce déficit, le Syndicat mixte du bassin de Thau travaille depuis plusieurs années à approfondir la connaissance des besoins et des ressources du territoire. Stagiaire en master 2 Gestion des Littoraux et des mers à l'université de Montpellier, Jordan Mercier a intégré la structure en mars 2018 jusqu'à fin août pour mettre au point l'outil besoins ressources destiné à assurer une gestion équilibrée de la ressource en eau.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes a sélectionné 3 lauréats dans le cadre de son appel à projets sur les outils de sensibilisation aux rôles et à la préservation des zones humides littorales diffusé en avril 2018 en Occitanie, SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse. Ces outils de sensibilisation, réalisés dans le courant de l’été, sont mis à disposition gratuitement par ces 3 structures et d’autres qui s’en feront relais sur leur territoire respectif.
C'est la contribution versée par l'Agence de l'eau pour soutenir seize projets destinés à lutter contre la pollution, économiser l'eau potable ou restaurer les milieux aquatiques. Exemples avec Bonifacio, Piana et Pietracorbara
Pour aider les habitants à faire des économies d'eau, la ville de Mérignac s'est inscrite en 2013 à l'opération européenne "Mac'Eau" pour vous proposer des kits économiseurs d'eau gratuits. Cette opération de grande envergure s'est clôturée en 2018 avec au total plus de 7000 kits distribués aux Mérignacais. Découvrez le bilan et les économies réalisées grâce à "Mac'Eau".
Une étude quantifie pour la première fois l'effet du recul des glaciers dû au réchauffement climatique sur la production hydroélectrique. Cette analyse détaillée du débit de tous les cours d'eau de Suisse indique que seuls quelques pourcents sont générés par la fonte des glaciers. Son ralentissement prévu pour la fin du XXIe siècle ne devrait donc pas mettre en danger la production hydroélectrique du pays.
Le phénomène des pluies méditerranéennes intenses, ou "épisodes cévenols", "est en train de s'accentuer, et cela est bien sûr lié au changement climatique", a averti mercredi le Préfet de la région Paca, craignant "un automne difficile".
Le 25 septembre 2018 - Sécurisation des ouvrages d'eau et des données ; Le 13 novembre 2018 - Pollutions accidentelles des eaux de surface ; Le 27 novembre 2018 - Transfert des compétences eau et assainissement : prise en compte des dernières évolutions réglementaires ; Le 13 décembre 2018 - Prise en compte du changement climatique pour les projets des services d’eau et d’assainissement.
L'accès à des données et à des informations précises a été identifié comme limité et constitue un défi pour des gestionnaires des crus et sécheresses au niveau mondiale. Pour répondre à ce besoin fondamental, le International Water Association (IWA) en collaboration avec DHI ont développé un ensemble d'applications techniques sur le Web (outils), accessibles via le portail Flood and Drought.
Longtemps zone de non droit, la haute mer représente près de la moitié de la surface de la Terre. Elle va enfin faire l'objet d'un traité juridiquement contraignant à l'issue de quatre sessions de négociations qui se termineront en 2020.
On croyait, à la fin de l’hiver, que les abondantes chutes de neige tombées sur les Alpes protégeraient les glaciers un peu plus efficacement que durant les étés précédents, en les mettant à l’abri du rayonnement solaire et de la chaleur estivale. C’était sans compter sur les rudes effets d’une nouvelle canicule : 2018 aura connu le troisième été le plus chaud depuis le début des mesures climatiques en 1864 et les glaciers en auront énormément souffert.
Le 29 août, les Assises de l'eau ont clôturé leur première phase. À cette occasion, Édouard Philippe a annoncé une série de mesures visant à mieux accompagner les communes dans la gestion patrimoniale de leurs réseaux d'eau potable et d'assainissement. Sur le volet financier, les six agences de l'eau et la Caisse des Dépôts vont être mobilisées. Du côté de l'usager, un chèque-eau à l'attention des ménages précaires sera expérimenté avec des collectivités volontaires.
L’assèchement de cet été 2018, sur environ 14 km du Doubs, est donc bien connu et décrit par les scientifiques depuis le début du XXe siècle. C’est un phénomène naturel dont la progression n’a pas toujours été prise en compte par les élus et les services de l’Etat. Après-guerre, le modèle était celui d’une France nourricière, le rôle des cours d’eau a été relégué aux oubliettes mais les temps changent… Aujourd’hui, les rivières, les zones humides, les tourbières sont considérées comme des acteurs à part entière. C’est de notre quotidien dont il s’agit : Avec le changement climatique en cours, aurons-nous toujours de l’eau potable en quantité suffisante ?
L'issue du contentieux ne faisait guère de doute depuis la décision du Conseil constitutionnel d'avril dernier. Le Conseil d'Etat a rejeté jeudi 16 août le pourvoi des propriétaires de l'Immeuble Le Signal de Soulac-sur-Mer (Gironde), abandonné en 2014 et bientôt absorbé par l'océan du fait de l'érosion côtière.
L’assèchement du Doubs a suscité de nombreux articles et soulève beaucoup d’interrogations. Le Collectif SOS LRC fait un état des lieux provisoire au 20 août 2018.
Parce que les événements climatiques extrêmes sont de plus en plus fréquents, les collectivités ont besoin de nouveaux outils pour mieux les anticiper et minimiser leurs impacts. De nouvelles offres alliant technologie et expertise numérique émergent.
En raison de la chaleur et de la sécheresse persistantes, le danger d’incendie de forêt est élevé en Suisse. Les niveaux d’eau sont bas pour la saison en comparaison des années précédentes. La situation d’étiage persistera en Suisse ces prochains jours. La température de l’eau est en hausse et la fonte des glaciers s’intensifie en haute altitude en raison de la chaleur.
Le séminaire politique " Adaptation au changement climatique sur le bassin versant de la Saône", a réuni le 28 juin dernier une vingtaine d’élus. Cette rencontre a été l’occasion de faire état des problématiques des épisodes de crue et de sécheresse sur notre bassin, mais aussi de partager les expériences de chacun. Les présentations sont disponibles.
Les Comités de bassin alertent sur l'incompatibilité de la réduction du budget des agences de l'eau avec les enjeux de renouvellement des réseaux, d'adaptation au changement climatique ou de préservation de la qualité des milieux aquatiques.
L’agence de l’eau Rhin-Meuse s’est lancée dès 2015 dans l’accompagnement de projets favorisant une meilleure prise en compte de l’énergie dans les installations liées à l’eau. Les deux appels à projets initiés avec l’Ademe et la Région Grand Est lui offrent l’opportunité de parfaire sa pratique et de valoriser des solutions exemplaires.
Président du syndicat mixte du bassin-versant de l’Austreberthe et du Saffimbec (SMBVAS), Michel Cortinovis et son équipe ont inauguré, mardi 22 mai, le nouveau centre Eau risque et territoire (Cert) situé au pied du viaduc de l’A150. Regroupant 31 communes le syndicat travaille, depuis 2000, à la prévention des inondations et à la préservation de la ressource en eau. « Ce centre est une vitrine de notre action, un pôle de ressources et un pôle de communication et de pédagogie sur le bâti résilient, la culture du risque, la préservation de la ressource de l’eau, le changement climatique », a souligné le président du syndicat.
L’été à venir risque d’être chaud : après un hiver particulièrement clément et des températures trop hautes pour la saison, une étude prévoit avec une précision inédite l’ampleur de la sécheresse dans les mois à venir, montrant que l’eau disponible au cours de la période sèche représentera cette année moins de la moitié du volume de l’année précédente.
La contribution aux émissions de dioxyde de carbone des rivières intermittentes et des torrents éphémères devrait être intégrée dans les évaluations mondiales du cycle du carbone : c'est l'un des résultats du projet international collaboratif " 1.000 rivières intermittentes".
La submersion marine, la surcote liée au changement climatique et les inondations liées aux orages et à l’imperméabilisation des villes, apparaissent comme les défis de demain. L’enjeu a été de considérer que ces phénomènes ne sont pas qu’une limite, un risque ou une disparition. Ils sont aussi des opportunités pour recomposer les littoraux trop souvent préemptés et donc sans partage.
Le 16 mai, le Sénat a adopté à la quasi unanimité la proposition de loi de Françoise Cartron, sénatrice socialiste de Gironde, visant à faire bénéficier du fonds Barnier les propriétaires de l’immeuble « Le Signal ». Pas sûr que le gouvernement reprenne à son compte l'initiative parlementaire.
Née en janvier 2017 dans l’enthousiasme, l’Agence française pour la biodiversité relevait le défi de la protéger et de la « reconquérir ». Las, un peu plus d’un an après, les syndicats alertent sur le manque de moyens, qui risque d’affaiblir la noble intention.
Concernant les débits d'étiages, ces derniers devraient diminuer dans un futur proche (2021-2050). A une échelle plus lointaine (2071-2100), les variations sont plus incertaines. Selon le scénario du Giec, les scientifiques prévoient une baisse drastique ou une augmentation sensible.
Un peu comme un Google Earth à lui tout seul, Eduard Spelterini, pionnier de l’aviation suisse, emmena le 8 août 1909 un ballon à gaz de Chamonix jusqu’en Suisse, parcourant 160 km au-dessus du massif alpin. Si cette traversée aérienne des Alpes centrales, d’ouest en est, fut une première, elle revêt aujourd’hui une signification particulière dont Spelterini n’avait alors pas conscience. Pilote et photographe, Spelterini immortalisa en effet en une série d’images sur plaques de verre, le glacier de la mer de Glace qui se lance spectaculairement du massif du Mont Blanc.
Irstea Bordeaux, Inra Nouvelle-Aquitaine, l'Université de Perpignan Via Domitia et l'Agence française pour la biodiversité (AFB) se mobilisent pour la survie de l'anguille européenne, "en danger critique d'extinction".
L’ancienne capitale iranienne Ispahan voit son fleuve disparaître, soumis à la croissance démographique, au changement climatique et à des cultures intensives. En aval de la ville, les récoltes des paysans de Varzaneh pâtissent de cet assèchement et le lac de Gavkhuni a disparu.
Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique, a lancé une consultation auprès des maires de France et des élus locaux chargés de la compétence eau et assainissement pour alimenter les travaux des Assises de l'eau. L'objectif ? Permettre aux élus locaux de faire des propositions sur la recherche de solutions techniques et financières pour la modernisation des réseaux d'eau et d'assainissement.
Dans une démarche de développement durable permettant de faire face aux dérèglements climatiques, 13 îles pionnières de Bretagne (du nord au sud : Bréhat, Batz, Ouessant, Molène, Sein, Saint-Nicolas des Glénan, Belle-Île, Groix, Île-aux-Moines, Île d’Arz, Houat, Hoëdic et Yeu) anticipent des risques de pénurie et s’organisent en faveur d’une gestion économe de la ressource en eau.
Une étude de l’Irstea de Grenoble met en évidence un phénomène surprenant : en s’évaporant moins, les glaciers risquent de fondre plus vite. Explication.
Tandis que la région du Bourget et de l’Épine connaît des pics de sécheresse de plus en plus fréquents, l’enjeu consiste à sécuriser la production agricole tout en préservant la ressource en eau. Michel Dantin, maire de Chambéry, expose les solutions possibles.
Le Conseil constitutionnel a débouté vendredi les propriétaires d'un immeuble de Soulac-sur-Mer (Gironde), menacé d'effondrement et évacué depuis 2014, qui se battent pour faire reconnaître l'érosion dunaire au titre des risques naturels donnant droit à indemnisation.
L’acidification des océans est une réalité scientifique établie. Comment les huîtres et les poissons s’adaptent-ils à ce phénomène qui devrait s’accentuer ? Des essais sont actuellement menés sur deux générations d’animaux (une génération exposée et sa descendance) dans les bassins de l’Ifremer pour répondre à cette question.
La GEMAPI, certains aspects des PPRN, l’amélioration de la gestion du fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) ou encore certaines actions ultramarines seront les priorités de l’Etat en matière de de risques naturels et hydrauliques.
Milieu fondamental de l’équilibre planétaire, notamment dans son rôle de capteur de carbone tout récemment découvert, la Mangrove lance un SOS désespéré… A qui veut l’entendre !
Au milieu du désert dans le nord du Kenya, les 16 000 hectares de la forêt de Marsabit constituent la seule source d’eau permanente du comté. Pour protéger cette ressource précieuse, l’AFD finance depuis 2012 un projet intégré d’amélioration de la gestion de l’écosystème de la forêt mené par le Kenya Wildlife Service, en concertation avec les communautés locales.
l’objectif de ce MOOC est de comprendre les problèmes touchant à la gouvernance de la ressource en eau. Ce cours définira tout d’abord ce qu’est une ressource et plus particulièrement l’eau, son usage, les activités qui y sont rattachées ainsi que les conflits éventuels. Le cours portera plus en détail sur la gestion de l’eau en analysant les différents types de droits et devoirs qui entrent en jeu tels que le développement d’une réglementation multi-sectorielle et d’une approche de gestion par bassin versant.
« Dans le bassin Adour-Garonne, on prévoit une baisse de 40 à 50 % du débit d'étiage dans les 120 000 km de rivière, et une chute de 40 à 60 % de l'enneigement dans les massifs » explique Guillaume Choisy, le directeur général de l'agence de l'Eau Adour-Garonne qui couvre les régions de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie.
En région Provence-Alpes-Cote-d'Azur, des inquiétudes pèsent sur l'équilibre fragile entre ressources disponibles et besoins en eau du fait de probables évolutions du climat et des activités socio-économiques sur le territoire. Afin d'élaborer une vision prospective de la gestion de l’eau à l’échelle des différents secteurs géographiques alimentés par les eaux de la Durance, un projet de recherche associant acteurs locaux et experts a été engagé. Il a permis d'étudier la vulnérabilité du mode de gestion actuel vis-à-vis des changements globaux et d'identifier les enjeux à venir pour la ressource en eau et ses usages (dont les services écosystémiques). Cet article se concentre sur la construction des trajectoires socio-économiques de développement territorial et sur leur conséquence sur les usages de l'eau et sur l'équilibre offre/demande.
La ville bolivienne de La Paz, capitale la plus haute du monde (elle s’étend de 3 020 à 4 000 mètres d’altitude), a été bouleversée fin 2016 par une crise majeure des services d’eau ; les échos de cet événement ne cessent de résonner, révélant les immenses défis auxquels l’agglomération paceña est confrontée.
Saveriu Luciani, conseiller exécutif et président de l’Office d’équipement hydraulique de la Corse (OEHC), estime que rien n’est encore gagné et que, dans un contexte de changement climatique, l’eau doit acquérir le statut de ressource vitale épuisable. Depuis plusieurs mois, il appelle les Corses à changer leurs modes de consommation et annonce la mise en œuvre de deux plans concomitants pour amorcer un processus visant l’autonomie hydrique de l’île.
Deuxième volet de notre dossier consacré au big bang de la gestion de l'eau. La France tente depuis longtemps de réduire l'émiettement des services d'eau et d'assainissement... sans succès. La loi « Notre » imposait le transfert de ces compétences à l'intercommunalité en 2020, règle que le gouvernement veut assouplir.
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) ouvre, ce mardi, sa 47e session plénière à l’Unesco, à Paris. Quatre chercheurs spécialistes des incidences du changement climatique sur la planète répondent aux questions de «Libération».
Vendredi 9 mars 2018, les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires ont salué les collectivités qui se sont engagées dans la deuxième édition du Grand Prix « Milieux humides et urbanisme – Des atouts pour nos territoires ». Cet appel à candidature, lancé dans le cadre du Plan national d’action en faveur des milieux humides 2014-2018, vise à maintenir et à renforcer la dynamique initiée par la première édition, en mettant en avant de nouvelles expériences territoriales de préservation, création ou restauration de milieux humides.
Mais pourquoi la gestion d’un bien aussi vital que l’eau fait-elle, depuis plusieurs années, l’objet de tant d’improvisation ? Pourquoi, alors que le changement climatique met sous stress cette ressource, sommes-nous à ce point incapables de planifier son usage et son entretien, de manière durable et responsable ?
A Lacanau, les autorités étudient l’option du « repli stratégique » et de la relocalisation d’une partie des habitants, qui constituerait une première en France.
Alors que les récentes inondations de la Seine, la Marne et l’Yerres ont démontré la nécessité de prévoir les risques en amont, les investissements dans l’entretien des quatre lacs réservoirs qui ont contribué à limiter la crue, ainsi que dans le projet de plaines à inonder de la Seine Bassée, seraient à la peine, selon la Chambre régionale de la Cour des comptes (CRC).
C'était une première, mercredi matin : 435 kg de civelles ont été déversées dans l'Aulne, entre Pleyben et Châteauneuf-du-Faou. Objectif : suivre ces bébés anguilles pendant trois ans. Une opération scientifique sérieuse, qui implique plusieurs organismes à l'aide d'un financement majoritairement public, mais aussi privé: mareyeur et pêcheur basques étaient de l'expédition.
Sous-genre de la science-fiction, la « climate fiction » (« Cli-Fi » pour les intimes) s’est imposée depuis quelques années comme un outil pertinent pour anticiper les bouleversements climatiques à venir. S’appuyant à la fois sur des travaux scientifiques reconnus et sur des scénarios d’anticipation crédibles, ce genre littéraire est appelé à gagner encore en audience à l'avenir, notamment auprès des décideurs politiques. L’écrivain américain Paolo Bacigalupi, auteur notamment de La Fille automate (Au Diable Vauvert, 2012) et La Fabrique de doute (Au Diable Vauvert, 2015) est reconnu aujourd’hui comme l’un des grands noms de la « Cli-Fi » contemporaine. Dans son dernier roman, Water Knife (Au Diable Vauvert, 2016), il imagine à quoi pourrait ressembler la guerre pour l’accès à l’eau dans quelques dizaines d’années. Ça nous a donné envie de lui demander s’il se sentait investi, en tant qu’écrivain, d’un certain devoir de pédagogie sur le péril climatique.
Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, le système politique suisse laisse une large autonomie aux cantons et aux communes. Non sans de nombreux avantages. Mais l’accroissement de population, la pression sur les ressources, la concurrence entre les différents usages de l’eau, le changement climatique sont aujourd’hui autant de défis que les responsables de l’approvisionnement en eau doivent relever. D’où leurs interrogations : en suivant quels modèles et pour quels objectifs ? Éléments de réponse avec Philippe Collet, animateur de cette journée, et par ailleurs homme de grande expérience en la matière.
L’Agence française pour la biodiversité (AFB) lance un appel à projets pour obtenir des retours d’expérience sur la mise en œuvre d’une méthode d’évaluation des impacts cumulés des retenues sur des bassins versants.
Quatre personnes sur dix souffrent de la raréfaction de l’eau. Les villes sous pression de l’explosion démographique sont à leur tour touchées et menacées de rupture d’approvisionnement.
Dans les Hautes-Alpes, l’accès à l’eau pour les pâturages est essentiel. Mais nul besoin ici d’énergie fossile ou électrique pour irriguer : des canaux ont été construits à flanc de montagne voici plus de 500 ans. Grâce à la gravité, l’eau y circule jusque dans les vallées. Mais ce mode d’irrigation, qui favorise l’autonomie en fourrage des fermes d’élevage, est aujourd’hui menacé par le désengagement de l’État. Des paysans, avec l’aide du Département, ont décidé de reprendre en main l’entretien des canaux, en misant sur la solidarité entre les usagers.
Avec l’accumulation des rejets d’origine humaine, le CO2 dissous augmente dans les eaux océaniques de surface. Un article publié le 12 février dans Nature montre une pénétration de ces teneurs en CO2 plus rapide que prévu en profondeur, au niveau de l’océan Atlantique nord. Les récifs coralliens d’eau froide pourraient en être victimes. Ces résultats confirment l’intérêt des longues séries temporelles, comme celles du projet Ovide mené par des chercheurs de l’Institut de recherche marine de Vigo (Espagne) et du Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS – CNRS/Ifremer/IRD/UBO), pour suivre l’impact du changement climatique dans l’océan.
L'urbanisation de la planète et le réchauffement climatique se conjuguent pour creuser un déficit de ressources en eau que les métropoles de l'hémisphère sud peinent de plus en plus à compenser.
Les projets présentés doivent permettre d’éviter le gaspillage, de protéger la ressource en eau tant en terme qualitatif que quantitatif, d’anticiper le changement climatique...
La SHF (Société Hydrotechnique de France) lance un premier appel à communication pour son colloque « Les sciences humaines et sociales et les enjeux de l’eau » qui aura lieu le 2 octobre 2018 au Pavillon de l’Eau à Paris.
À la tête de l'office hydraulique de la Corse, Saveriu Luciani ouvre les vannes sur un sujet phare de l'OEHC. L'utilisation de l'eau à l'heure où la sécheresse perdure et les barrages s'assèchent. Reconduit à la présidence de l'institution, il livre sa vision sur "le combat de l'eau, plus grand défi à relever pour les Corses..."
La Commission européenne a lancé, il y a tout juste un an, une cartographie interactive des eaux de surface à l’échelle mondiale. Accessible à tous, elle permettra de suivre les évolutions en cours et, in fine, d’ajuster les politiques européennes et mondiales en matière de gestion de l’eau et de changement climatique.
Pour la première fois, cette proposition de loi (PPL) a donné au gouvernement Philippe l’occasion de s’exprimer très concrètement sur l’adaptation des littoraux au changement climatique. Comme la précédente, cette PPL vise essentiellement à donner aux collectivités les moyens de répondre aux problèmes d’érosion du trait de côte sur les côtes sableuses, tant d’un point de vue juridique, que financier.
La FRAPNA Isère salue le démantèlement du barrage de Séchilienne, nouvelle étape dans la restauration de la Romanche et du bassin de l’Isère. Une évolution favorable à l'environnement qui mériterait d'être mise en valeur auprès du grand public par des équipements de sensibilisation sur le site.
Face au changement climatique et à l'augmentation des épisodes de sécheresse, les vignes souffrent. Les régions Occitanie et Paca ont lancé la construction d'un réseau d'irrigation à destination des viticulteurs, solution interdite jusqu'à récemment.
Près d'une vingtaine de scientifiques de partout dans le monde lancent un avertissement sur un effet secondaire peu connu du changement climatique et de la pollution.
Le moteur de recherche du site a été ré-écrit pour permettre une recherche plus fine. Désormais, les résultats de recherche sont classés par types : actualités, publications, agenda, vidéos, offres d'emplois et de stages, CV, retours d'expérience, appels à projets, société. Le lien ci-dessus renvoie sur un exemple de recherche pour le mot GEMAPI.
Hydrobiologiste à l'université de Corse, Antoine Orsini dresse un tableau alarmant des cours d'eau de l'île. Entre périodes d'étiage sévère qui se rallongent, les crues et le réchauffement de l'eau, la faune et la flore, souvent endémiques, sont menacées. L'aire de répartition de la truite se restreint chaque année.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le projet Regain est en marche. Agriculteurs, techniciens, scientifiques et institutionnels s’allient pour faire évoluer les pratiques agricoles en conciliant développement économique et préservation de l’environnement.
Porté par le Syndicat Mixte EPTB Ardèche Claire, ce Contrat est le troisième pour la vallée de l'Ardèche. Si c'est une première sur le bassin Rhône-Méditerranée, c'est une question d'enjeu et de mobilisation dans la durée pour le bassin de l'Ardèche.
Pour aider les collectivités engagées dans la prévention des inondations à financer leurs projets, la délégation de bassin Seine-Normandie met à disposition des acteurs une plaquette récapitulant les principaux financements.
Face au changement climatique, le Vietnam met en place des mesures radicales pour sauver l'économie du delta du Mékong, où vivent 19 millions d’habitants, essentiellement des agriculteurs et des pêcheurs.
Florence Habets est hydrométéorologue et directrice de recherche au CNRS au laboratoire METIS (Milieux Environnementaux, Transferts et Interactions dans les Hydrosystèmes et les Sol). Elle a donné deux conférences sur les journées de sensibilisation à l’adaptation au changement climatique organisées par l’Entente et l’Agence de l’eau, les 5 et 7 décembre derniers. Pour elle, pas de doute, les risques de crue et de sécheresse augmenteront dans les années à venir. Néanmoins, la chercheuse reste optimiste. Elle voit en les solutions naturelles, la meilleure manière de s’adapter à tous ces risques et de limiter leurs impacts. Interview.
L'Esitc Caen, école d'ingénieurs spécialisée dans le BTP, le Cerema (centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) et la Direction générale des infrastructures des transports et de la mer (DGITM) copilotent un projet de construction de canal à houle pour modéliser les impacts des changements climatiques, notamment de la hausse du niveau de la mer.
C’est le scénario le plus pessimiste retenu par des chercheurs américains. À partir de 2030, New York subira des inondations tous les cinq ans en raison du changement climatique. La ville connaît déjà une multiplication des événements extrêmes depuis la révolution industrielle. Alors qu'un ouragan comme Sandy ne se produisait que tous les 500 ans, il se répète désormais tous les 25 ans.
Développer l'irrigation et le stockage de l'eau ou économiser la ressource ? Le débat fait rage chez les agriculteurs. Le thème a été abordé en fin de semaine dernière à l'occasion de la visite au salon Sitevi à Montpellier du ministre Stéphane Travert.
Dans les Alpes et les Pyrénées, les premières stations de ski ouvrent leurs pistes. Face à la hausse des températures et à la baisse de l’enneigement, les stations croient avoir trouvé la parade, avec la généralisation des canons à neige. Problème : les quantités d’eau nécessaires pour produire la neige artificielle sont considérables, menaçant les réserves locales en eau potable. Ce qui n’empêche pas les régions alpines de consacrer des millions d’euros de subventions à ces équipements. Alors que les glaciers fondent et que l’eau se raréfie, l’enneigement artificiel est-il vraiment une priorité collective ? Enquête.
Développement de l'irrigation et des stockages ou nécessité d'économiser une ressource qui se raréfie? Le débat sur l'eau fait rage chez les agriculteurs dont l'activité est frappée par le réchauffement climatique et la multiplication des périodes de sécheresse.
Un an après l’adhésion de la France au Centre européen de restauration des rivières (European Center for River restoration, ECRR), le Centre national de restauration des rivières (CNRR) français, animé par l’Agence française pour la biodiversité, a accueilli une rencontre de ce réseau européen pour la 1re fois sur son territoire.
Fleuves quasi à sec, incendies mortels à répétition, agriculteurs désespérés... L'Espagne et le Portugal affrontent une sécheresse prolongée qui menace de devenir plus fréquente avec le changement climatique.
Le Secrétariat du RIOB prépare deux nouveaux manuels que nous voudrions publier pour le prochain Forum Mondial de l’Eau de Brasilia en Mars 2018 et qui viendront s’ajouter à la collection des « Manuels du RIOB » créée en 2009 : Manuel des systèmes d’Information de l’eau : gestion, traitement et valorisation des données sur l’eau ; La participation des acteurs économiques et de la société civile dans les bassins de rivières, de lacs et d’aquifères.
La Chine prend au sérieux les répercussions du changement climatique. L’une des conséquences de ce réchauffement global est l’inondation de plus en plus fréquente de villes en pleine croissance et surpeuplées. Pour lutter contre ce problème croissant, le pays poursuit le développement de ces « villes éponges ».
Lancé en juillet dernier par le BRGM et ses partenaires scientifiques, l’Etat, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la Région Occitanie, le Syndicat mixte du bassin de Thau et la commune de Balaruc-les-Bains, le programme Dem’eaux Thau(*1), démarre. 1ers équipements, 1er forage et 1ères acquisitions de données géophysiques vont permettre de mieux connaître le fonctionnement d’une ressource en eau essentielle pour le territoire : le karst du Bassin de Thau appartenant au pli Ouest de Montpellier.
Les Alliances Mondiales pour l’Eau et le Climat - AMEC - ouvrent leur site Internet pour informer tous les acteurs impliqués sur les actions engagées pour lutter contre les effets du changement climatique dans le secteur de l’eau.
Présidée par Fidji, cette conférence met les pays plus vulnérables sur le devant de la scène. Face aux pertes de territoire liées au dérèglement du climat, la communauté internationale sera sommée d'agir.
Les relations entre l’eau et le climat sont nombreuses et les dérèglements de leurs cycles du fait des activités humaines s’entretiennent réciproquement. Pour l’expliquer, les auteurs de cette tribune passent par le dessin.
Les ministres de la Transition écologique Nicolas Hulot et de l’Agriculture Stéphane Travert ont annoncé jeudi la mise en place d' »une cellule d’expertise » sur la gestion de l’eau dans le domaine agricole, « pour anticiper les conséquences du dérèglement climatique ».
Qu’elles soient exposées à des climats modérés ou glaciaires, les tourbières conservent toute leur robustesse, malgré un écosystème peu diversifié. Cette découverte effectuée par l’EPFL et une équipe de chercheurs européens modifie notre compréhension de la biodiversité.
Les dix auteurs de l'étude publiée dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) s'appuient ainsi sur le modèle climatique RCP8.5, le plus pessimiste parmi les quatre envisagés qui font référence au sein de la communauté scientifique.
"Les mesures de restrictions d'eau qui ont marqué l'été 2017 ont montré la nécessité de mettre en œuvre des actions concrètes pour gérer la ressource en eau et préserver l'environnement. C'est pourquoi, (…) le Conseil départemental a décidé d'engager une réflexion commune sur l'aménagement durable de notre territoire", a déclaré Georges Méric, président Conseil Départemental de la Haute-Garonne (socialiste).
Le pôle de compétitivité Aqua-Valley s'est fixé trois axes principaux de travail : la réutilisation des eaux usées épurées, l'accompagnement des entreprises à l'international ainsi que l'adaptation aux changement climatique et le renouvellement des infrastructures.
Alors que l’UFC-Que choisir vient de publier les résultats d’une étude alarmante sur l’état des ressources en eau françaises, l’AFB met à disposition des documents en ligne : référentiels cartographiques, guides, outils de modélisation et de gestion, ou encore indicateurs hydrologiques.
Début octobre, à Malte, se tenait la conférence mondiale « Our Ocean ». A cette occasion la Commission européenne a annoncé prendre 36 nouveaux engagements représentant 550 millions d’euros, en faveur de la protection des océans. A l’échelle mondiale 6 milliards d’euros d’investissements ont été annoncés.
A l’issue des échanges, le comité de bassin a adopté, à l’unanimité de ses membres, un vœu qui, tout en saluant la volonté du Ministre de fixer des priorités ambitieuses aux agences de l’eau, déplore l’augmentation très importante des contributions à verser aux opérateurs de la biodiversité, regrette vivement la mise en place d’un plafond des redevances qui bride la capacité financière des agences de l’eau et permet un détournement financier en faveur du budget de l’Etat, en contradiction avec le principe « l’eau paie l’eau ».
La Catalogne devrait rapidement proclamer son indépendance vis-à-vis de l’Espagne. Mais si la communauté autonome juge avoir les reins économiques assez solides pour devenir un État, elle reste très peu autonome dans son accès à l’eau.
Quelles sont les perspectives de ressource en eau, à l’horizon 2050, sur le bassin de la Dordogne ? Réponse avec le diagnostic établi par l’Agence de l’eau.
Un inventaire de la végétation aquatique des lacs d'altitude est en cours, sous l'impulsion du réseau Lacs Sentinelles. Trois lacs des Écrins sont concernés par cette étude qui, à terme, servira de référence pour observer les évolutions en lien avec les changements climatiques.
Les contrats territoriaux de l'Indrois, de ses affluents et de l'espace naturel sensible des Prairies du Roy, de l'Esves et de ses affluents ont été signés le 19 septembre dernier, à Genillé. L'objectif de ces contrats est de fixer - pour la période 2017-2021 - les règles environnementales s'appliquant à la gestion de l'espace naturel et des rivières ainsi qu'à tous les travaux d'entretien à y réaliser.
Août-Septembre 2017.
L’édition de cette lettre en cette rentrée 2017 est un peu particulière. Comme vous l’aurez peut-être constaté depuis cet été, notre site www.pole-lagunes.org n’est plus fonctionnel suite à un piratage informatique. En attendant la mise en ligne d’une nouvelle version de notre site, la Lettre des lagunes continuera à paraître en faisant la part belle aux sites Internet de nos structures et partenaires.
La capitale veut renforcer sa capacité à faire face aux chocs prévisibles comme imprévisibles. Une stratégie qui la conduit à développer une gouvernance participative et à coopérer avec les territoires qui l’entourent.
La prolifération des algues vertes sur certaines plages bretonnes témoigne d’un phénomène de pollution en pleine recrudescence sur la planète : l’eutrophisation. Une expertise scientifique est publiée aujourd’hui pour faire la lumière sur les origines et les conséquences de ce syndrome d’indigestion des milieux naturels.
Pour la Caisse centrale de réassurance (CCR), le passage de l'Ouragan est "l'un des plus importants survenus depuis 35 ans". Partie prenante de la Fédération française d'assurance, l'une des entités convoquées par le gouvernement pour mettre en œuvre la reconstruction, la CCR a estimé les coûts des dommages des assurés à 1,2 milliard d'euros.
L’Union pour la Méditerranée (UpM), organisation destinée à renforcer les acquis du Processus de Barcelone, a lancé un appel à candidatures pour renforcer sa base d’experts seniors et juniors sur de nombreux domaines de compétence, dont l'eau.
Une nouvelle campagne de prélèvements de terrain se déroule les 6 et 7 septembre 2017 sur la station de traitement de Agon-Coutainville. Site-pilote parmi les treize cas d’application du projet européen AquaNES, la station illustrera le savoir-faire de 30 partenaires dans le traitement industriel et naturel des eaux usées.
En août, les ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique ont présenté leur plan de gestion de la ressource en eau. Si l’auteur de cette tribune salue les objectifs désignés, il déplore l’absence d’engagement à la hauteur des enjeux. Et rappelle un bon moyen de libérer des ressources en eaux : fermer les centrales nucléaires !
Viser l’autonomie énergétique pour un territoire où vivent 35 000 habitants, réduire la production de déchets d’un tiers en quelques années, remettre la gestion de l’eau au service des usagers : telles sont les dynamiques qui guident des maires, des élus et des citoyens de Briançon et de ses environs, dans les Hautes-Alpes. Objectifs : contribuer très concrètement à la lutte contre le réchauffement climatique et sanctuariser des biens communs hors des logiques de profits et de prédation.
Des chercheurs de l'Université du Manitoba ont découvert que certains poissons de lac comme la truite grise changent de comportement en fonction des changements climatiques, ce qui lève le voile sur ce que cela pourrait signifier pour l'avenir de ces espèces et leurs ressources alimentaires.
Les vendanges viennent à peine de débuter dans le département pour les raisins blancs que la viticulture, l'un des secteurs agricoles majeurs en Vaucluse, tire la sonnette d'alarme
Les débits des rivières de l'intérieur sont fortement en baisse tandis que la température de l'eau a augmenté. On a relevé 27ºC dans le Tavignani. Une situation qui pourrait permettre l'apparition de maladies tropicales à terme.
Face au spectre de la sécheresse qui va devenir chronique, il faut changer notre rapport à la gestion de l'eau. C’est le constat préoccupant livré par Saveriu Luciani, conseiller exécutif et président de l’Office d’équipement hydraulique de la Corse (OEHC), tant jeudi soir à Ghisonaccia, devant les agriculteurs en colère, que vendredi matin devant le conseil d’administration de l’Office et le monde agricole. Dressant un point inquiétant de la situation, une sécheresse record, un haut niveau de consommation, des stockages tendus, des perspectives de rupture d’eau à court terme…, il appelle à une indispensable révolution culturelle et culturale. Il annonce l’examen d’un plan de bassin d’adaptation au changement climatique lors de la prochaine session de l’Assemblée de Corse, fin juillet.
Une étude inédite dresse pour la 1ère fois un état des lieux de l'évolution de la masse des glaciers asiatiques, la plus vaste superficie glaciaire en dehors des régions polaires. Grâce à 50.000 images satellitaires de très haute résolution accumulées sur une longue période, entre 2000 et 2016, les scientifiques ont pu reconstruire le relief de ces hautes montagnes d'Asie. Il en résulte qu'elles ne réagissent pas toutes de la même façon au changement climatique.
FNE dénonce la mise en place de dérogation aux arrêtés qui établissent des restrictions d'eau pour notamment des collectivités, industries ou agriculteurs. Précisions avec Lorraine Levieuge, chargée de mission eau pour l'association.
Au cours du demi-siècle écoulé, les pics de débit des cours d’eau européens sont devenus plus précoces dans certaines régions, plus tardifs dans d’autres.
Environ 2,1 milliards de personnes, soit 30% de la population mondiale, n'ont pas accès à l'eau potable chez elles. Elles sont même plus du double à être contraintes d'utiliser des eaux usées, indiquent l'OMS et l'UNICEF dans un rapport publié jeudi à Genève.
L’appel à projets de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse visant à financer des actions innovantes pour réduire les pollutions par les nitrates et les pesticides, diminuer les volumes d’eau prélevés pour l’irrigation et préserver les réserves en eau des sols s’est clôturé le 31 mars dernier. Il récompense 24 projets pour un montant d’aide de l’agence de l’eau de 3 millions d’euros.
Dans le cadre du Plan national d’action en faveur des milieux humides 2014-2018, les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires lancent un nouveau Grand Prix milieux humides et urbanisme. Cet appel à candidature vise à maintenir et à renforcer la dynamique initiée par la première édition, en mettant en avant de nouvelles expériences territoriales de préservation, création ou restauration de milieux humides.
Accentuée par la multiplication des tempêtes, la montée du niveau de la mer provoquée par le changement climatique est inexorable. Mais les rivages s’y préparent mal. Si des bâtiments sont d’ores et déjà évacués, les communes font face à un dilemme : comment continuer à attirer touristes et néohabitants tout en protégeant la population ? Voyage le long de la côte atlantique.
Le lancement du projet Dem’Eaux Thau a lieu aujourd’hui à Sète. Ce démonstrateur illustrera le savoir-faire régional dans le domaine de l’eau à travers un partenariat entre organismes de recherche, université et entreprises.
La loi Maptam a instauré une taxe facultative, appelée « taxe Gemapi ». Or, les EPCI à fiscalité propre qui reprendront la compétence Gemapi en 2018 ont des interrogations sur les modalités de cette instauration. Pourront-ils délibérer avant octobre 2017 pour espérer des recettes dès 2018 ? La position de l’État sur ce sujet est discutable au regard de la jurisprudence.
Question : la mousson africaine sera t-elle affectée par le changement climatique provoqué par nos émissions massives de gaz à effet de serre ? Un article paru dans les PNAS, la revue de l’Académie nationale américaine des sciences, y apporte une réponse nouvelle et très inquiétante.
L’intrusion saline concerne plusieurs aquifères en Métropole et en Outre-mer. Son développement est souvent lié directement à la pression humaine par prélèvements. Ce phénomène risque de s’accroître avec le changement climatique.
Les Syndicats Mixtes de l’Ill et de la Lauch mènent une étude innovante sur la tenue des digues, en collaboration avec le BRGM. Objectif : déterminer leur stabilité en s’appuyant sur des mesures géophysiques couplées à des calculs numériques.
La Stratégie d'adaptation au changement climatique a été approuvée par le Comité de bassin de l'Agence de l'eau Seine-Normandie le 8 décembre 2016. Cette stratégie encourage les acteurs du territoire à entreprendre dès maintenant des actions concrètes pour s'adapter au changement climatique et en réduire les conséquences. Pour répondre à ces nouveaux enjeux, l'Agence de l'eau Seine-Normandie lance un appel à Initiatives afin d'accompagner les acteurs du bassin dans la mise en oeuvre d'actions éducatives.
A l’occasion de sa journée d’information sur le partage de l’eau et les plans de gestion de la ressource en eau organisée ce jour, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a réuni 170 participants (collectivités, agriculteurs et industriels) pour faire le point sur les enjeux de l’eau en PACA, sur les économies d’eau à réaliser dans un contexte de changement climatique, sur les réussites en matière de partage de la ressource et les financements possibles.
Avec la canicule, les arrêtés sécheresse se multiplient. L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse qui organisait une journée d’étude sur le partage de l’eau, le 20 juin à Aix-en-Provence, est revenue sur cette l'inquiétante montée en puissance de ce phénomène impacté par changement climatique. Elle en appelle aux économies d’eau.
Appel à projets du 30 juin jusqu’au 15 novembre 2017. Smart Water City : l’agence de l’eau soutient les projets innovants. Services innovants, approches nouvelles, nouveaux modes d’organisation pour la gestion de l’eau dans la ville et dans les territoires … Les possibilités de projets sont nombreuses qui apportent une vision innovante de la gestion de l’eau. Il s'agit d’anticiper les enjeux futurs et de contribuer durablement à la réduction de la pression des villes et des territoires sur l’eau et les milieux aquatiques.
L’entreprise publique, créée en 2010, lance une nouvelle campagne de communication illustrant ses liens quotidiens avec les Parisiens et son « positionnement unique » en tant qu’actrice de la métropole et des territoires durables. Les explications de Célia Blauel, présidente d’Eau de Paris, dans le journal du Grand Paris.
Les deux tiers des nappes phréatiques (70%) affichent un niveau modérément bas à très bas. La situation montre qu’un tiers seulement du territoire a pu bénéficier de la recharge hivernale habituellement observée à cette date.
Les Syndicats Mixtes de l’Ill et de la Lauch mènent une étude innovante sur la tenue des digues, en collaboration avec le BRGM. L’objectif de l’étude est de déterminer l’état de stabilité sur une portion test de 10 km du système d’endiguement, avec une méthode innovante s’appuyant sur des méthodes de mesure géophysique couplées à des calculs numériques.
Les tourbières boisées des zones tropicales, d’importants puits de carbone, sont menacées par le changement climatique qui, en changeant les précipitations pourrait les assécher, contribuant à accélérer le réchauffement de la planète, selon une étude publiée lundi. Ces zones marécageuses qui occupaient de vastes étendues, notamment en Asie du sud-est, contribuaient jusqu’ici à retirer du dyoxide de carbone (CO2) de l’atmosphère et à freiner le réchauffement planétaire.
L’Etablissement a mené cette action mutualisée fin 2016-début 2017, visant à assurer et faciliter la restitution des données disponibles relatives aux impacts du changement climatique sur les territoires des 9 procédures SAGE pour lesquelles il assure le rôle de structure porteuse.
Un collectif d'habitants du sud de Mayotte a indiqué réclamer plus de 7 millions d'euros au syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement au titre du préjudice subi durant la crise de l'eau, de décembre à février dernier.
Plus de 6,7 milliards de litres d'eaux usées et partiellement traitées, c'est ce que des villes de l'Ontario ont déversé dans les Grands Lacs, le Saint-Laurent et leurs affluents durant les pluies diluviennes de mai.
Une nouvelle étape a été franchie, la semaine dernière, dans l’accord de coopération entre la Corse et la Sardaigne, initié par l’Exécutif territorial nationaliste dès sa prise de fonction en décembre 2015. Pendant trois jours, du 17 au 19 mai, une délégation de l’Office d’équipement hydraulique de la Corse (OEHC), emmenée par son président et conseiller exécutif, Saveriu Luciani, s’est rendue dans l’île voisine pour, notamment, jeter les bases d’une collaboration en matière de gestion d’eau et d’adaptation au changement climatique.
Sur la gestion de l'eau, M. Mézard veut "sortir d'un certain dogmatisme et d'une habitude de dire: ce n'est pas possible. Le changement climatique appelle à une nouvelle approche dans tous ces sujets", selon Mme Lambert. Concrètement, "nous avons parlé de la superposition de formulaires et de délais administratifs qui découragent beaucoup d'acteurs" avec, par exemple, des projets de réserves d'eaux "qui ont 7 ans d'âge et n'ont pas encore abouti", a précisé la président de la FNSEA.
Lors de sa venue à Montpellier sur le salon Hydrogaïa, Carole Delga a fait le point sur l’avancement du projet H20 2030 qui engage le territoire dans une stratégie de gestion durable et solidaire de l’eau.
Douze départements ont pris des mesures de restriction d’eau, dont trois départements bretons. Si cet épisode de sécheresse n’est pas encore majeur, le réchauffement climatique rend urgent d’anticiper la multiplication de ces événements.
La Région Nouvelle-Aquitaine a lancé le 9 mars dernier une concertation sur l'eau. L'objectif est de consulter l'ensemble des acteurs et usagers de l'eau en vue d'élaborer la nouvelle politique régionale en la matière et d'irriguer les autres politiques régionales (innovation, agriculture, ...). Le 28 avril, une conférence scientifique autour des enjeux de l’eau en Nouvelle-Aquitaine a été organisée par la Région. Les vidéos et les interventions sont disponibles.
Les deux tiers des nappes phréatiques (67%) affichent un niveau modérément bas à très bas. La situation des nappes au 1er mai 2017 traduit clairement le déficit de recharge hivernale de cette année.
S’éloigner des énergies fossiles est la solution communément admise pour lutter contre le changement climatique. Or, expliquent les auteurs de cette tribune, il existe d’autres facteurs climatiques que le volume de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Ainsi, le rôle de l’eau est essentiel — à travers les végétaux, notamment.
Les laboratoires du BRGM ont initié deux projets de recherche subventionnés pour moitié par la Région Centre-Val de Loire. Le premier permettra notamment de préciser l’efficacité des stations d’épuration végétalisées sur les micropolluants organiques. Le deuxième se concentrera sur les transferts de contaminants métalliques, mesurés avec un spectromètre de masse à source plasma.
Afin de sécuriser son réseau d’eau potable, la Ville de Metz a lancé il y a un an et demi un projet pilote pour dessaler la Moselle par nanofiltration. Les études sont probantes. Mais cette solution est suspendue. Voilà pourquoi. Les soudières rejettent des chlorures, les agriculteurs des pesticides et des nitrates. Selon l’élu René Darbois, la dépollution de l’eau doit se faire avec eux.
Depuis dix ans, le quartier des Artauds, au bord de l’Huveaune, à Auriol, est en pleine croissance : logements, collège, équipements sportifs, école, bientôt une salle de spectacles… Soucieuse du cadre de vie, la mairie a acquis des terrains pour y aménager un "parc de la confluence" (celle de l’Huveaune et de la Vède) de 10 000 m2, mais ne trouvait pas les financements nécessaires.
Depuis l'ouverture de la pêche à la truite le 11 mars dernier, les pêcheurs insulaires se plaignent de l'absence dans les rivières des salmonidés tant appréciés. Et pour cause. Les crues torrentielles successives ont eu un impact exceptionnel sur l'écosystème
Cet été, la ville d’Agde va démarrer l’installation d’une canalisation en refoulement d’environ 3 km, qui reliera la station d’épuration Posidonia au golf municipal. Ce dernier sera également équipé d’un réservoir de 2000 m3. Les travaux dureront un an, pour un coût global de 6,6 millions d’euros TTC, dont 80% d’aide de l’agence de l’eau. L’objectif, aussi, est énorme : arroser les 70 hectares du parc grâce à 300 000 m3 d’eau filtrée dans la station d’épuration.
2050 : Hausse des températures, vagues de chaleurs plus régulières et sécheresses plus fréquentes…comment préserver les ressources en eau et adapter Paris au changement climatique ? Entretien avec Benjamin Gestin, directeur général d’Eau de Paris.
Le Xénope lisse (Xenopus laevis) est un amphibien originaire d’Afrique australe qui a été transporté sur tous les continents. Espèce modèle en biologie, ses œufs ont été très utilisés en laboratoire, notamment pour mettre au point les premiers tests de grossesse. Suite à des relâchés accidentels, ou non, des populations se sont installées sur plusieurs continents et sont devenues invasives.
Si tous les établissements touristiques de la narbonnaise suivaient la même démarche que ces 3 établissements pilotes, avec des solutions simples, accessibles et à effet immédiat (sans regret), l’économie réalisée en eau potable « estivale » seraient de l’ordre de 130.000 à 230.000 m3, soit l’équivalent de la consommation de 1.3 à 2.3 millions de nuitées touristiques économisées chaque été.
La fonte rapide d'un glacier provoqué par le changement climatique a modifié l'écoulement des eaux dans le territoire du Yukon (nord-ouest) et provoqué l'assèchement d'une rivière.
C’est désormais une certitude : on trouve des débris plastiques flottants sur tous les océans. On connaissait les grandes zones d’accumulation, en Méditerranée et au cœur des cinq gyres océaniques – Atlantique nord, Atlantique sud, Pacifique nord, Pacifique sud, océan Indien –, mais une équipe internationale menée par Andrés Cózar (université de Cadix, Espagne) publie, mercredi 19 avril dans la revue Science Advances, les résultats d’une campagne de mesures montrant l’existence d’une nouvelle zone d’accumulation dans l’océan Arctique. Loin, très loin des grandes sources de rejet de plastique en mer.
Pour l’Asse de Clumanc, bassin versant très déficitaire, le résultat est aussi capital puisque l’arrosage va permettre d’économiser 450 000 m3 d’eau de mai à septembre, en période d’étiage. Pour compléter ces travaux, en 2017, le syndicat mixte de protection des berges de l’Asse va également supprimer le seuil alimentant le canal sur cette portion de la rivière et ainsi restaurer la continuité écologique.
Un article publié par le BRGM dans la revue Continental Shelf Research montre l’impact de la hausse du niveau des mers sur les marées à l’échelle de l’Europe du Nord-Ouest.
Le comité de bassin de Corse élabore un plan de bassin d’adaptation au changement climatique afin de définir des mesures concrètes pour réduire la vulnérabilité au changement climatique dans le domaine de l’eau, en ciblant les zones où il est nécessaire d’agir en priorité.
Le Conservatoire d’espaces naturels pilote un plan de restauration du marais de Vaux (Ain) dans le cadre d’un contrat de territoire global. Sa particularité : concilier différents enjeux.
Le présent appel à projets, lancé par la DRIEE vise à labelliser les projets susceptibles de bénéficier des financements FEDER au titre de l’objectif spécifique n°16 : « Réduire la vulnérabilité des territoires au risque de sécheresse par la mobilisation des ressources en eau dans le respect des écosystèmes aquatiques » de l’axe 10 « Diminuer les vulnérabilités du bassin hydrographique interrégional de la Seine aux phénomènes météorologiques et préserver la biodiversité du fleuve » du POR 2014-2020 Ile-de-France.
Le deuxième séminaire des observatoires du trait de côte, qui s’est tenu le 31 janvier et auquel a participé le Cerema, a permis de définir les fonctions principales du réseau et de lancer le programme d’actions 2017 - 2019.
Pour la première fois, des chercheurs montrent que le réchauffement climatique pèse plus lourd sur l'écosystème en Méditerranée que la surpêche. Ils ont compulsé plus de soixante années de données.
Antoine Orsini est un homme inquiet. Hydrobiologiste et administrateur à l'agence de l'eau, il observe depuis trente ans l'évolution des conditions climatiques en Corse et les conséquences sur la ressource en eau. Deux questions au centre d'une réunion organisée hier par l'office hydraulique de Corse. Son objectif : préparer le plan d'adaptation aux changements climatiques préconisé par le ministère de l'Environnement. C'est à cette occasion que le scientifique s'est livré, pour Corse-Matin, à un état des lieux sans faux-fuyants de la situation hydraulique insulaire.
Le 9 mars, le service Vigicrues Flash a été lancé. Petit dernier du réseau Vigicrues, ce nouveau dispositif d’avertissement des crues soudaines couvre les cours d’eau non instrumentés. Il s’appuie sur la méthode AIGA, qui a reçu une mention spéciale du jury Prévirisq.
Philippe Saurel, maire de Montpellier, président de la métropole (3M), et René Revol, président de la Régie des eaux de Montpellier 3M ont inauguré ce mercredi, l’installation de l’Observatoire Montpellier Métropole de l’Eau (OMME). L’instance doit être un lieu d’échanges, de réflexions et de suivi dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, dont la vocation est de fournir des avis consultatifs aux élus.
Sous l'égide de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse, 170 participants (agriculteurs, collectivités et industriels) réunis à Montpellier le 16 mars 2017, ont fait le point sur les ressources et les besoins en eau de nos territoires. Dans un contexte de changement climatique, le constat est limpide : sans plan pour gérer durablement les ressources, les situations de crise vont se multiplier et pénaliser le développement économique sur les territoires ! Le déficit hydrologique est estimé à 80 millions de m3 soit l'équivalent de la consommation d'une ville de plus d’1 million d’habitants. Une 2e journée technique sur ce sujet sera organisée en juin 2017 en région PACA.
Le réseau MiDi (Milieux & Diversité), en partenariat avec DREAM, ouvre un appel à communications pour un colloque international « Déclinaison du changement climatique aux problématiques locales de l’eau », qui se tiendra les 5, 6 et 7 février 2018 à Tours.
Dans le cadre des 3èmes Journées Avenir de l’Eau, nous invitons les jeunes professionnels et/ou jeunes diplômés du domaine de l’Eau à concourrir au Trophée HydroJeune. Modalités de participation : Compléter une fiche projet et réaliser une affiche décrivant le projet. Date limite : 30 mars 2017.
Les affiches seront exposées pendant le Salon Professionnel HydroGaïa qui se tiendra les 17 et 18 mai au Parc des expositions de Montpellier. Les projets seront évalués par un jury de professionnel et le trophée sera remis le 17 mai sur le stand de la Région Occitanie. Nous proposerons également aux auteurs des meilleurs projets de les présenter à l’oral pendant l’après-midi du 18 mai.
Des besoins croissants et une ressource contrainte : l’aquifère du Roussillon (66), qui assure l’alimentation en eau potable de Perpignan, va être étudié afin de mieux connaître ses propriétés. L’objectif est de développer d’ici 2019 un modèle de gestion.
Une équipe de chercheurs a quantifié la chaleur absorbée par l'océan mondial entre 1960 et 2015, en parvenant à harmoniser les résultats de mesures effectuées avec des méthodes différentes. Leurs résultats montrent que le réchauffement est plus élevé que prévu de 13 %, et qu'il s'accélère.
Le président Donald Trump a signé le 28 février 2017 une ordonnance qui habilite l'Agence fédérale pour la protection de l'environnement (Environmental Protection Agency, EPA) à démanteler la réglementation sur l'eau (Clean Water Rule) entrée en vigueur sous la présidence de Barack Obama.
D’abord développée pour les côtes à faibles marées, l’application Rivages, conçue par le Cerema, est désormais étendue à quasiment tous les littoraux. Elle permet d’assurer un suivi du trait de côte, cette limite entre la terre et la mer, et d’étudier le phénomène de l’érosion côtière.
Le réseau Captage LR animé par la FREDON a rassemblé, le 2 février dernier, une vingtaine d'animateurs captage pour échanger sur l'évaluation des actions publiques qu'ils mènent : la reconquête de la qualité de l'eau, et la lutte contre les pollutions diffuse sur les captages d'eau potable.
En 2016, dans le cadre du projet ARCHIPEL (ARCHIves Patrimoniales En Ligne), le Shom a numérisé 10 000 documents cartographiques à travers le monde entier et issus de ses archives historiques maritimes et littorales. Cet extrait inédit de 300 ans d’histoire du littoral et des océans, archivés par le Shom, est composé d’environ 3 300 cartes marines datant pour les plus anciennes de la fin du XVIIIème siècle et 6 700 plans de relevés hydrographiques s’étalant du début du XIXème siècle à nos jours.
Dans un vaste pays marqué par une distribution très inégale de la ressource en eau, la Tasmanie est un cas à part : arrosée et agricole, elle a beaucoup misé sur l'hydroélectricité, jusqu'à ce qu'une controverse soulève les défenseurs écologistes de la wilderness australienne. Ce conflit, sans avoir affecté la gestion de l'eau en Australie, est devenu le symbole de l'émergence de l'environnement comme enjeu politique et juridique. Par ailleurs, il a profondément marqué la société tasmanienne et continue encore aujourd'hui à façonner le territoire.
En 2015, le syndicat Marne Vive a été Lauréat de l’appel à projet national « Plans de Paysage ». Lancée en octobre 2016, la conception de ce Plan de Paysage vise à valoriser les paysages de l’eau (rivières, étangs, mares, eau de pluie) comme atouts du développement du territoire, et à (ré)concilier développement des villes et enjeux de l’eau (inondations, changement climatique, biodiversité).
Selon une nouvelle étude scientifique, le massif alpin va perdre 30% de son enneigement d'hiver d'ici la fin du siècle, même si la hausse de la température mondiale ne dépasse pas 2°C.
Désormais, les moulins équipés pour produire de l'électricité, situés sur des rivières à restaurer (classées en liste 2) ne seront plus soumis aux obligations liées à la continuité écologique des cours d'eau. Ils sont ainsi dispensés d'assurer un transport suffisant des sédiments ainsi que la circulation des poissons migrateurs.
Le barrage d'Oroville, en Californie, menace de déborder. Il n'en existe pas d'aussi haut en France, et EDF assure avoir fait les investissements nécessaires à l'entretien de ses ouvrages hydrauliques pour éviter un incident de ce genre.
Grâce à ses politiques rigoureuses, le Danemark a réussi à dépasser le lien en apparence indissociable entre consommation d'eau et d'énergie. La mise en place du modèle danois au niveau européen ne s'annonce cependant pas facile.
La proposition de loi sur l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique a été adoptée par l’Assemblée nationale, en seconde lecture, le 31 janvier. L’essentiel des débats a porté, non pas sur les avancées de ce texte novateur, mais sur l’assouplissement de la loi Littoral. Un détournement complet de l’esprit de ce texte qui risque d’aboutir, paradoxalement, à une urbanisation accrue des côtes, pourtant déjà en danger.
Ces immenses vallées, près de 10 000 dans le monde, sont mises en péril par la pêche, l’exploitation de gaz et de pétrole, la pollution et le changement climatique, selon une vaste étude internationale.
La proposition de loi sur l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique a été adoptée par l’Assemblée nationale, mardi 31 janvier. Le texte, qui vise à anticiper l’érosion et la montée des eaux, inquiète des associations, car il pourrait entraîner une nouvelle urbanisation de nos côtes. Le processus législatif n’est pas achevé.
Le président de la chambre d'agriculture, Philippe Vergnes, a fait de l'irrigation des cultures la priorité de son mandat. La sècheresse déplorée au cours de l'été dernier impose des actions fortes.
La proposition de loi sur l'adaptation des territoires littoraux au changement climatique fixe un cadre pour l'aménagement du littoral soumis à un risque de montée de la mer. Des outils comme la zone d'activité résiliente et temporaire sont prévus.
Une étude est initiée en Bretagne pour mieux cerner les aquifères côtiers vulnérables aux intrusions salines. Une étude analogue se termine tout juste en Normandie occidentale.
En 2015, la gestion de production et de distribution de l’eau potable est devenue publique sur la région rennaise. Après 130 ans de délégation à une entreprise privée, les collectivités locales ont décidé de gérer elles-mêmes ce dossier. Le syndicat Eau du Bassin rennais est en charge de la distribution de 400 000 habitants sur 37 communes. Ses responsables ont pour objectif d’harmoniser le prix du m3, car on observe des variations très importantes entre les communes. Jusqu’à 65 % d’écart.
Même en très haute altitude, les glaciers des Alpes connaissent un "réchauffement marqué" qui pourrait, à terme, provoquer d'énormes avalanches de glace, selon une nouvelle étude.
La 8ème édition de la demi-journée scientifique "Rencontre autour de la Loire, de la Maine à la mer" a réuni près de 120 personnes. Les présentations sont en ligne.
La Bretagne connaît actuellement une période de sécheresse hivernale. En 2016, la pluviométrie était bien inférieure à la normale, particulièrement au mois de décembre.
L’OIEau a été chargé, dans le cadre de la réunion annuelle du Réseau Euromed, d’organiser et animer le 3 novembre 2016 à Nice un atelier d’échanges sur la gestion des services d’eau et d’assainissement qui a réuni les représentants de 50 villes. Les présentations sont disponibles.
Le nouveau centre de ressources en ligne www.jeunes.coordination-eau.fr donne accès à de nombreuses ressources multimédia et à des contenus inédits … le tout sous licence Créative Commons.
Fruit d’un travail collaboratif qui a réuni une centaine de jeunes européens autour de notre association, le nouveau centre de ressources veut nourrir une citoyenneté consciente, active et créative.
L'utilisation croissante d'eau douce dans l'agriculture, l'industrie ou pour la consommation humaine menace de disparition des réserves aquifères à travers le globe au cours des prochaines décennies, causant d'importantes pénuries, ont mis jeudi en garde des experts.
Les stations de sport d’hiver luttent désespérément contre la diminution inexorable de l’enneigement. Et, quand la neige manque carrément et que les canons ne suffisent plus, on va jusqu’à chercher de la neige par camions, raconte l’auteure de cette tribune.
Le golf de Nantes-Vigneux a accueilli mardi 22 novembre une réunion d’information et de sensibilisation des gestionnaires de golfs des régions Pays de la Loire et sud-Bretagne, consacrée à la préservation de l’environnement et de la ressource en eau. Organisée à l’initiative de la ffgolf dans le cadre des missions de sa commission environnement et de sa convention avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, cette réunion a rassemblé 38 personnes représentant 20 clubs.
Départements et régions se veulent rassurants sur leur rôle dans la mise en place de la Gemapi. Et ce alors que les communes craignent que certains ne quittent le navire, à un an du transfert de cette compétence, liant gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, au bloc local.
Après les contrats de rivière sur la vallée du "Chassezac" et sur le bassin "Beaume Drobie" signés en 2015, la Commission Locale de l’Eau du bassin versant de l’Ardèche s’est réunie ce jeudi 8 décembre 2016 pour donner son feu vert au 3ème contrat de rivière du territoire : le nouveau Contrat "vallée de l’Ardèche" 2017-2021.
Le mois passé, Marrakech a donc accueilli la COP 22. De l’eau, dont le mot ne figure même pas dans l’Accord de Paris qui vient d’entrer en vigueur, on ne trouvera non plus nulle trace dans la "Proclamation" finale de la conférence marocaine annonçant "un changement vers une nouvelle ère de mise en œuvre et d’action en faveur du climat et du développement durable".
La Commission européenne a coproduit un nouvel outil interactif consistant en 3 millions d'images satellites collectées au cours des 32 dernières années. Le Global Surface Water Explorer est un nouvel outil de cartographie interactif en ligne qui sera accessible à tous et servira à améliorer les politiques européennes et mondiales, notamment en matière de changement climatique et de gestion de l'eau.
Objectif du concours : faire émerger des outils innovants pour visualiser les données portant sur la présence de pesticides dans les eaux souterraines (contamination des différentes masses d’eau souterraine, évolution et tendance de la contamination, alerte sur l’apparition de nouvelles familles de pesticides, suivi de l’effet de l’interdiction d’usage d’une molécule, etc.).
Le nouvel appel à projets de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse est ouvert jusqu’au 31 mars 2017 aux chambres d’agriculture, stations expérimentales, établissements de formation, associations de développement et instituts techniques du secteur agricole. Doté de 2 millions d’euros, il cible les projets innovants qui visent à réduire les pollutions par les nitrates et les pesticides, réduire les volumes d’eau prélevés pour l’irrigation et préserver les réserves en eau des sols. Les projets retenus pourront bénéficier d’un taux d’aides maximal de 80%.
Réparties sur 245 000 km2, ces régions privées d’oxygène augmentent sur les côtes et en pleine mer en raison de l’utilisation de pesticides et du réchauffement climatique.
Le projet de loi de finances rectificative de 2016 prévoit un prélèvement de 90 millions d’euros dans le fonds de roulement de l’Onema. Or, c’est en grande partie ce budget qui doit permettre à l’Agence française de la biodiversité (AFB) de démarrer au 1er janvier.
Eau potable et industrielle, irrigation des terres, lutte contre les inondations, énergie renouvelable, richesse écologique, cadre de vie et attractivité touristique… la Durance est au cœur des enjeux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en matière de développement économique et de protection de l’environnement.
La gestion des eaux pluviales est une préoccupation croissante des collectivités. La métropole lyonnaise, qui gère en direct l'assainissement, fait évoluer sa stratégie pour ne pas saturer ses 3100 kilomètres de réseau d'eaux usées et ses 12 stations d'épuration.
Le contrat d’agglomération pour une gestion durable de l’eau et des milieux aquatiques a été signé ce mercredi, pour la période 2016-2019. Un sujet abordé par la Métropole de Lyon et l’agence de l’eau Rhône-Méditérranée-Corse, à l’occasion du salon Pollutec à Eurexpo.
Du 27 octobre 2016 et au 17 septembre 2017, le Musée Alpin Suisse (Berne) propose à ses visiteurs, au travers d’une nouvelle exposition spéciale, de se projeter vers l’horizon 2051 et d’imaginer comment, à ce moment-là, la Suisse s’approvisionnera en eau.
Pendant des années, les cours d'eau ont été aménagées pour les rendre droits. A l'heure actuelle, les aménageurs, parfois avec l'aide de prestataires privés, tentent de "restaurer" ces cours d'eau, notamment en les parant de méandres. Mais à quel prix ?
Tribune de Sylvain Rotillon, attaché principal, ancien responsable de l’observatoire des services publics d’eau et d’assainissement.
Le cycle de l’eau est intimement lié aux processus du climat, explique l’auteur de cette tribune. Sécurité hydrique, soutenabilité de l’agriculture et soutenabilité écologique sont les trois piliers d’une politique de l’eau permettant de réduire le changement climatique.
Jean-Claude Oliva est le directeur de la Coordination eau Île-de-France.
Lors de la COP22 à Marrakech, sept institutions françaises, AFD, CNES, OIEau, CNR, IRD, Irstea, BRLI, ont signé vendredi 11 novembre, un accord pour travailler sur de nouvelles approches de suivi des ressources en eau en intégrant les données spatiales. L’accord permet de répondre aux besoins des acteurs du Sud en mobilisant une expertise française reconnue au niveau mondial et s’inscrit dans l’amélioration de la connaissance des effets du changement climatique.
Cette véritable plateforme pédagogique innovante a pour objectif de démocratiser l’accès à la formation et sensibiliser le grand public pour la protection de la vie aquatique. Elle comprend des outils gratuits et nécessaires à tout un chacun pour comprendre pourquoi il est essentiel d’agir dans la protection de l’Océan. Ainsi, chacun peut s’investir en fonction de sa motivation et de son temps libre, qu’importe sa localité.
L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse lance un nouvel appel à projets ciblant le monde agricole. Doté de 5 millions d’euros, il cible les projets de modernisation des infrastructures hydrauliques et de mise en œuvre des technologies économes en eau. Le dépôt des dossiers aura lieu de novembre 2016 à fin 2017, uniquement dans le cadre des appels à projets des programmes de développement ruraux, PDR. Les lauréats verront leurs projets financés jusqu’à 50% par l’agence de l’eau.
La Commission européenne lance une seconde consultation pour déterminer les exigences de qualité minimales pour les eaux épurées réutilisées. Celle-ci rentre dans le cadre de l'élaboration de règles communes pour faciliter leur diffusion dans l'UE.
La 14ème Conférence Internationale « EURO-RIOB 2016 », organisée par le « Groupe des Autorités de Bassins Européens pour l'application des Directives européennes sur l'Eau », s’est tenue du 19 au 22 Octobre 2016 à Lourdes, à l'invitation des Autorités Françaises, des Agences de l’Eau, de l’ONEMA et de la Ville de Lourdes.
Un 4ème accord cadre pour la gestion quantitative concertée de la ressource en eau pour l’usage agricole a été signé le 21 octobre par les partenaires du département de la Drôme.
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a averti mercredi qu'il était nécessaire de reboiser le mont Kilimandjaro, la plus haute montagne d'Afrique, pour aider à protéger l'approvisionnement en eau en Afrique de l'Est.
Dans le cadre d’une étude sur les bénéfices de la stratégie de protection du littoral déployée par le Conservatoire du littoral, Vertigo Lab, think-tank en économie de l’environnement et accompagnement de la transition écologique, a évalué les bénéfices liés à la protection de zones humides littorales en Provence-Alpes-Côte d’Azur ; certains des services qu’elles fournissent ont ainsi pu être évalués.
La sécheresse est préoccupante en Haute-Garonne. 85 % des volumes d'eau disponibles pour le soutien du niveau de la Garonne ont été épuisés. De nouvelles restrictions entrent en vigueur.
Dans le contexte de bouleversements importants sur la gouvernance en matière de gestion de l’eau introduits par la loi NOtre, la réunion, le 10 octobre, du comité stratégique revêtait une importance particulière. D’autant que l’eau constitue un enjeu vital dans un département caractérisé par une pression démographique importante et une augmentation constante des besoins en eau, et régulièrement soumis à des épisodes d’inondation et de sècheresse, qui pourraient s’aggraver du fait du changement climatique.
Aujourd’hui la gestion de l’eau se trouve confrontée à de nouveaux défis tels que le changement climatique ou les conséquences des activités anthropiques. Les acteurs publics ou privés dans ce domaine doivent développer de nouvelles compétences pour mieux gérer le cycle de l’eau « dans son ensemble ».
Par conséquent, l’objectif de ce MOOC est de comprendre les problèmes touchant à la gouvernance de la ressource en eau. Ce cours définira tout d’abord ce qu’est une ressource et plus particulièrement l’eau, son usage, les activités qui y sont rattachées ainsi que les conflits éventuels. Le cours portera plus en détail sur la gestion de l’eau en analysant les différents types de droits et devoirs qui entrent en jeu tels que le développement d’une réglementation multi-sectorielle et d’une approche de gestion par bassin versant.
La réponse est claire : Dans les années 2045-2065, la quantité d’eau qui va alimenter les nappes d’eaux souterraines (ce que les scientifiques appellent la « recharge ») devrait baisser, pendant les périodes estivales, de 25 à 50% par rapport à aujourd’hui. C’est l’un des résultats de leur étude présentée mercredi 5 octobre à Ornans, juste au lendemain de la date de l’arrêté préfectoral.
Le Préfet du Jura va prendre un arrêté pour interdire la pêche sur un tronçon de la rivière de Saint-Claude à Lavancia-Epercy.
Les premiers résultats des analyses effectuées par le laboratoire départemental d'analyses sur les poissons ont été présentés. Ces premières données confirment que les poissons malades présentent des lésions importantes de Saprolegniose et que certains sujets ont été touchés par une bactérie pathogène du genre Yersinia.
Selon la Préfecture, la cause de la mortalité des poissons et des développements algaux sur la Bienne résulte de plusieurs élements du changement climatique à la qualité des eaux.
Déjà en proie à un déficit chronique de précipitations, le sud-ouest des Etats-Unis est menacé d’une « méga-sécheresse » d’ici la fin du siècle à cause du réchauffement climatique, estime une étude publiée dans la revue américaine Science Advances. Les « méga-sécheresses » sont des périodes sévères d’aridité qui durent plus de trente ans, précisent les chercheurs dont les travaux ont été publiés mercredi 5 octobre.
Labellisée depuis 2014 par l'Union pour la Méditerranée, reconnue comme solution innovante par les MedCop 21 et 22, la « plateforme méditerranéenne des connaissances sur l'eau » prévoit la généralisation des systèmes nationaux d’information sur l'eau et la préparation d’un livre blanc méditerranéen.
Cet appel à projets 2016 est à nouveau dédié aux projets d’aménagement en zone inondable constructible, déjà réalisés ou en cours de réalisation, et désormais ouvert aux projets en cours de conception.
Il s'agit d'améliorer la qualité des eaux du Puiseaux et du Vernisson (ce stockage permettant de dégrader les nitrates et les pesticides), de sécuriser l'irrigation (en ne puisant plus directement dans les rivières mais dans ces nouvelles réserves), de conforter l'approvisionnement en eau potable de l'agglo montargoise (avec les m ³ qui ne seront plus prélevés dans les nappes souterraines) et de remettre en fonction des zones humides (qui peuvent s'avérer fort utiles en cas d'inondations).
Les chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de Montpellier SupAgro ont montré qu'en choisissant des cépages, présentant une plus faible transpiration la nuit, une économie d'eau serait réalisée sans altérer la croissance des plantes.
A l’issue de la réunion du comité de bassin de Corse qui s'est tenue le 21 septembre à Corte, l’agence de l’eau a présenté son dernier rapport sur la qualité des eaux de Corse. Si la majorité des cours d’eau, eaux côtières et eaux souterraines sont de bonne, voire d’excellente qualité, il est primordial de ne pas les dégrader pour conserver ce bon état. En revanche, les lagunes littorales restent dégradées.
C’est une crise de l’eau qui dégénère en conflit meurtrier dans le sud de l’Inde. A l’origine des émeutes qui ont déjà fait deux morts et qui paralysent Bangalore, la capitale du Karnataka, la rivalité entre les deux Etats voisins Karnataka et du Tamil Nadu pour accéder au fleuve Cauvery irriguant leur territoire.
L’objectif principal est de développer des indicateurs qui identifieront les zones humides les plus vulnérables face aux changements climatiques et de proposer des actions pour assurer la conservation de ces écosystèmes.
Le 24 Juin dernier s’est tenue, sur le site des salines de Villeneuve-lès-Maguelone, une journée technique organisée par le Cépralmar sur le thème de la mesure de débits en lagunes.
Plus des trois quarts des nappes phréatiques (79%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. Une grande partie du territoire continue de profiter de la recharge exceptionnelle liée aux épisodes pluvieux intenses de fin mai, début juin.
Les données climatiques enregistrées dans le centre de Prague pendant les périodes de canicule sont quasiment identiques à celles des zones arides d’Afrique. A l’instar des autres grandes villes européennes, la capitale tchèque est confrontée à la sécheresse et au risque d’inondations subites. C’est la raison pour laquelle plusieurs étangs ont été construits depuis le début de l’année dans différents endroits de Prague, notamment dans le parc de Stromovka, et ce dans le cadre d’une Stratégie d’adaptation aux changements climatiques, préparée par la municipalité. D’autres projets, comme l’installation de toits végétalisés et d’oasis de verdure sur les places, sont censés suivre.
La revue Vertigo vient de publier un numéro intitulé “Services écosystémiques et gestion durable de cours d’eau : opportunités et incertitudes” (Hors-série 25, 2016) sous la direction de James Linton (Université de Limoges, France) et Carmen Cantuarias (Université de Limoges, France).
Cette véritable plateforme pédagogique innovante a pour objectif de démocratiser l’accès à la formation et sensibiliser le grand public pour la protection de la vie aquatique. Elle comprend des outils gratuits et nécessaires à tout un chacun pour comprendre pourquoi il est essentiel d’agir dans la protection de l’Océan. Ainsi, chacun peut s’investir en fonction de sa motivation et de son temps libre, qu’importe sa localité.
Freshwater Information Platform vise à contribuer à une meilleure diffusion de l’information sur l’eau douce, afin de susciter une gestion plus responsable et plus durable des ressources en eau européennes. Elle regroupe pour cela les ressources documentaires existantes, pour la plupart destinées aux chercheurs, aux autorités compétentes ou encore aux gestionnaires de la ressource eau.
Le 3 juin 2016, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et le Conservatoire du littoral de Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse ont organisé une journée d’échange sur les zones humides littorales à laquelle ont été conviés élus, gestionnaires et gardes du littoral. Elle a permis de faire un premier bilan de l’accord cadre pour la préservation des zones humides méditerranéennes signé par les 2 partenaires en 2014 et de contribuer à des réflexions sur les services que nous rendent ces milieux et les modes de gestion à prévoir dans le contexte du changement climatique.
La mise en oeuvre du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET), nouveau document de planification créé par la loi NOTRe, se précise. Quelle coordination avec les schémas de gestion des eaux ?
Plus des trois quarts des réservoirs (83%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation montre qu’une grande partie du territoire continue de profiter de la recharge exceptionnelle liée aux épisodes pluvieux intenses de fin mai, début juin.
L'agence de l'eau est un acteur incontournable de la mise en œuvre de la politique publique de l'eau. En France métropolitaine, cet établissement public d'Etat intervient au fil de six grands bassins hydrographiques. La région Paca et le bassin rhodanien sont couverts par l'agence Rhône-Méditerranée-Corse (RMC). Présentation de ses missions avec Gaëlle Berthaud, directrice de la délégation régionale Paca de l'agence RMC.
L'Agence de l'eau Seine-Normandie lance en 2016 un 3ème appel à projets "Protection de la ressource en eau potable" pour accompagner les initiatives qui permettent de protéger les captages d'eau potable. L'appel à projets est ouvert jusqu'au 14 octobre 2016.
Dans le cadre du plan national ECOPHYTO II et spécifiquement pour l'année 2016, l'Agence de l'eau Seine-Normandie lance un Appel à projets "Réduisons l'utilisation des produits phytosanitaires". L'appel à projets est ouvert jusqu'au 15 octobre 2016.
"La gestion de l’eau en Ile-de-France, dans la métropole du Grand Paris comme en grande couronne, est un sujet trop important pour être figé dans des configurations institutionnelles issues du siècle dernier, où s’imposerait la figure tutélaire de grands syndicats, historiquement liés aux grandes multinationales privées, à qui ils délèguent la gestion des services et des infrastructures de manière continue depuis des décennies", font valoir plusieurs élus métropolitains dans une tribune, publiée à la veille de la conférence sur la gouvernance de l'eau organisée les 7 et 8 juillet par la métropole du Grand Paris.
Un appel à projets est lancé jusqu’au 30 septembre 2016, afin de susciter des opérations d’acquisition de connaissances, de suivi des populations de poissons migrateurs amphihalins et de valorisation de ces connaissances à des fins d’expertise sur le bassin de la Loire.
Cette journée technique a présenté les travaux autour des lagunes pour mieux comprendre leur fonctionnement et identifier des leviers efficaces pour reconquérir leur qualité écologique. Plus de 110 participants, scientifiques, gestionnaires, bureaux d’études, élus et usagers des lagunes ont répondu à l’invitation de l’agence de l’eau RMC. Les documents et présentations sont disponibles.
Les trois quarts des nappes phréatiques (75%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. La recharge hivernale a été efficace en début d’année et plus récemment, fin mai, avec des épisodes pluvieux intenses.
Le 3 juin 2016, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et le Conservatoire du littoral de Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse ont organisé aux Salins des Pesquiers (Var) une journée d’échange sur les zones humides littorales, à laquelle ont été conviés élus, gestionnaires et gardes du littoral.
Faut-il programmer les barrages pour lutter contre les inondations printanières ou contre la sécheresse estivale ? Le choix s'est porté sur le soutien aux étiages.
Ce rêve pourrait virer au cauchemar, car la future gare est aujourd’hui située en zone inondable. La partie centrale se trouve même en zone rouge du plan de prévention du risque d’inondation (PPRI). En cause, un petit ruisseau qui traverse le site, à peine visible depuis la route. « Avant, on venait y noyer les chatons », se rappelle Jacky Bessières. D’où son nom occitan, le Negue-Cats. Mais à l’automne, le ru sort volontiers de son lit. Lors des derniers épisodes méditerranéens d’octobre 2014, le Negue-Cats a débordé, inondant les alentours. « Nous sommes restés coincés au bureau », raconte Michel Julier, qui travaillait à proximité.
Plus d’une centaine de collectivités du bassin Rhin-Meuse doivent faire face à une ressource en eau potable identifiée comme fragile. Pénuries récurrentes d’eau (sécheresse) ou déficit quantitatif structurel (nappe des grès dans les Vosges) sont les situations les plus fréquentes. Avec ce nouvel appel à projets, l’agence de l’eau Rhin-Meuse invite ces collectivités à initier des actions pour garantir durablement leur approvisionnement en eau potable.
Afin d’étudier l’évolution des pluies extrêmes entre 1958 et 2014 dans la région méditerranéenne du sud-est de la France, des chercheurs du Laboratoire d’études des transferts en hydrologie et environnement (LTHE/OSUG, Université Grenoble Alpes / CNRS / INPG / IRD) ont analysé, à l’aide d’un modèle statistique, deux jeux de données correspondant à des échelles spatiales différentes. Il ressort de ce travail qu’au niveau de la région étudiée, les pluies extrêmes ont connu une relative stabilité des années 60 jusqu’au milieu des années 80, suivie d’une augmentation jusqu’à nos jours.
Dans un contexte où la gestion de l’eau et des risques associés nécessite des solutions innovantes et complémentaires aux réponses techniques, l’Etablissement public Loire vient d’organiser la 1ère édition des Dialogues sur les Sciences Comportementales et la gestion d’un bassin fluvial. Jalonnée de présentations de chercheurs et praticiens des sciences comportementales appliquées aux politiques publiques, cette rencontre collaborative avait pour objectif de faire émerger des réponses nouvelles aux problématiques qui touchent les gestionnaires de bassin, telles que la prévention du risque inondation ou l’adaptation au changement climatique. La finalité sous-jacente étant la « mise en mouvement », dans ce domaine, d’acteurs publics ayant en partage leur intérêt pour la Loire et ses affluents.
Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage), élections et désignations consécutives aux élections régionales de décembre 2015, programme d’action de prévention des inondations et plan d’adaptation au changement climatique étaient à l’ordre du jour du comité de bassin Loire-Bretagne, réuni en séance plénière ce jeudi 26 mai à Orléans. Le point sur cette réunion, proposé par le comité
Initiées par l’État pour évaluer l’impact environnemental des rejets thermiques des Centres Nucléaires de Production d’Électricité (CNPE), ces études ont permis de mieux comprendre la dynamique thermique du fleuve sous l’influence du changement climatique et de caractériser les évolutions de la faune aquatique des 30 dernières années.
Lors des 1es Assises sur le sujet, organisées le 25 mai à Montpellier sur Hydrogaïa, la Région a annoncé le lancement, à l'automne, d'une démarche visant à évaluer la ressource en eau d'ici 2030. Les moyens mobilisés pour la sécuriser au seul titre du contrat de plan et de l'Europe s'élèveront à 400 M€ dans la mandature.
En France, l’exposition des territoires littoraux aux risques d’érosion côtière et de submersion marine est réelle et va s’aggraver avec le changement climatique. Aussi, les pouvoirs publics réfléchissent à des stratégies d’adaptation qui passent notamment par des démarches de relocalisation des activités et des biens situés dans les zones menacées. Mais dans ces territoires où la question foncière est au centre de multiples enjeux, quelle est la faisabilité de telles opérations ? Quels en sont les principaux obstacles ? À travers l’étude des différents enjeux en présence sur une commune du littoral aquitain, cet article nous propose ici quelques éléments de réponse.
Les projets conçus au nom de la lutte contre les changements climatiques ne sont pas forcément bénéfiques. Pire, ils piétinent parfois les droits humains. Cas d’école avec le barrage du Barro Blanco.
Pour Michel Prochazka, de SOS Loue et rivières comtoises, ne pas prendre en compte les zones humides dans cette cartographie pourrait avoir de graves conséquences.
Des scientifiques prévoient que la fonte d’un immense glacier de l’Antarctique de l’est, le Totten, pourrait conduire à une élévation du niveau de la mer de plus de 2 mètres. L’analyse de la topographie rocheuse sur laquelle repose le glacier montre que des régions instables risquent de favoriser des phases de retrait rapide à l’avenir, comme cela a déjà eu lieu dans le passé.
L’accès à l'eau potable est un besoin de chaque jour. En Sud Ardèche, c’est aussi un enjeu capital de développement du territoire. Dans 30 ans, on estime l’augmentation des besoins en eau potable du bassin versant entre +15% et +40% ! De l'eau, il en faudra pour nos robinets mais aussi pour nos rivières. Il existe de l’eau en quantité et de bonne qualité stockée sous nos pieds. Mais, est-elle exploitable ? Et saurons-nous la protéger pour l’avenir ? Des éléments de réponse devraient être apportés par l’étude engagée dans le cadre du SAGE Ardèche.
Les deux tiers des nappes phréatiques (75%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. Sur la plus grande partie du territoire, la recharge hivernale a été efficace au cours des premiers mois de l’année.
Huit cent vingt-quatre millions de personnes à l’horizon 2030, et 1,2 milliard d’ici à 2060, sont menacées par la montée des eaux. Ce sont les conclusions d’une étude réalisée sur la base des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), et publiée lundi 16 mai par l’ONG Christian Aid.
La Compagnie Nationale du Rhône a mis en place avec l'Institut des ressources industrielles de Lyon des formations sur mesure pour répondre aux spécificités des métiers de l'hydro-électricité.
L'agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et Irstea ont signé la 10 mai à Lyon leur 3ème accord-cadre, conclu pour une période de 4 ans, dans le but de renforcer les travaux de recherche sur le fonctionnement des milieux aquatiques et apporter des réponses spécifiques, adaptées à chaque territoire, pour améliorer la qualité de l’eau et sa gestion.
Alors que le projet de loi de reconquête de la biodiversité devrait être adopté avant l’été par le parlement, la ministre de l’Environnement vient d’annoncer, en clôture de la conférence environnementale 2016, la construction de plus d’une centaine de petites centrales hydroélectriques. Le flot ininterrompu de ces aménagements qui accable les cours d’eau depuis les années 1950, a conduit aujourd’hui à une implantation de près de 2000 unités à tel point qu’il n’existe pratiquement plus de rivière proche de l’état naturel dans notre pays, situation qui ne pourra qu’être aggravée par la vague annoncée.
Cinq îles des Salomon, dans le Pacifique, ont disparu en raison de la montée des eaux et de l’érosion côtière, selon une étude scientifique australienne publiée samedi 7 mai. Six autres sont fortement touchées.
L’eau et le changement climatique sont régulièrement cités parmi les crises les plus graves que l’humanité aura à affronter lors des prochaines décennies. En réalité, les liens entre ces deux enjeux sont si étroits qu’il s’agit d’un seul et même défi. Dans un rapport publié, mardi 3 mai, la Banque mondiale vient à son tour insister sur la « redoutable menace » que constitue la raréfaction des ressources en eaux exacerbée par le changement climatique, sur la croissance économique et la stabilité dans le monde. Au point que certaines régions pourraient accuser un recul de leur PIB de l’ordre de 6 %.
Comme écrit à l’article précédent, transformer la chaîne hydroélectrique de Durance en chaîne à pompage-turbinage est un projet ancien de l’association. Il résiste au temps et aux questionnements internes (ou issus de rencontres) mais peine à convaincre l’administration ou les élus (exercice toujours délicat).
Les enjeux autour de la Durance, réchauffement climatique oblige, ont motivé une réflexion des acteurs de l’eau. Ils posent les premières pierres d'un schéma d'aménagement et de gestion des eaux.
Ségolène Royal a lancé, le 26 avril, en clôture de la conférence environnementale 2016, un appel d’offres pour le développement de petites installations hydroélectriques. Son objectif est de développer près de 60 MW de nouvelles capacités, ne relevant pas du régime de la concession, pour relancer la filière.
Pallier aux déficits chroniques de certaines nappes, tel est l’un des enjeux d’une gestion active des eaux souterraines. Dans le contexte d’une potentielle baisse de la recharge liée au changement climatique, le BRGM apporte un appui scientifique à cette gestion active qui vise à mieux concilier l’offre et la demande en eau.
Les deux tiers des nappes phréatiques (76%) affiche un niveau normal ou supérieur à la normale. Sur la plus grande partie du territoire, la recharge hivernale a été efficace au cours des deux premiers mois de l’année.
L’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Poitiers (ENSI POITIERS) a lancé l’appel à communications pour le 11ème congrès international du Groupement de Recherche Universitaire sur les Techniques de Traitement et d’Epuration des Eaux (GRUTTEE), qui se tiendra du 11 au 13 octobre 2016 à Poitiers (ENSI POITIERS).
Le comité de bassin Seine-Normandie lance une démarche participative pour élaborer son plan d'adaptation au changement climatique. L'objectif ? Adopter le plan en décembre prochain.
Le Parc naturel régional de Chartreuse est souvent perçu comme un réservoir d’eau brute à destination de ses piémonts. Bien que la ressource soit abondante, les effets actuels et attendus du changement climatique se traduisent d’ores et déjà par des pressions émergentes entre différents usages de l’eau. Ces nouveaux enjeux pesant sur la ressource en eau interrogent la dialectique ville/montagne, et sa déclinaison classique au travers du prisme centre-périphérie. Cet article s’appuie notamment sur l’exemple des pratiques de transfert d’eau inter bassins versants pour analyser les nouvelles stratégies de gestion adoptées par les collectivités, et explorer les complémentarités possibles, dans un contexte de rapport de force entre gestion privée et gestion publique, pour tendre vers une logique de solidarité et de sécurisation des systèmes d’approvisionnement.
Dans le cadre de la Conférence sur le climat (COP21) qui a eu lieu à Paris en décembre 2015, « Eau, Planète et Peuples » s’est mobilisé afin de promouvoir les liens entre Eau et Climat. « Eau Planète et Peuples » (EPP) piloté par la Fondation France Libertés, la Coalition Eau, Coordination Eau Ile-de-France et le CRID, rassemble des organisations de la société civile du monde entier pour partager leurs expériences et leurs visions de ce bien essentiel qu’est l’eau.
La plus grande partie des nappes phréatiques (70%) affiche un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation s’est améliorée très sensiblement par rapport à début janvier.
Yves Picoche est le nouveau directeur du département des interventions et actions de bassin (DIAB). Il succède à Xavier Eudes aujourd’hui en poste à la DDTM de l’Hérault. Yves Picoche était depuis 6 ans chef du service Prévention des risques (risques industriels, risques naturels et hydrauliques) à la DREAL Rhône-Alpes.
Le projet BAG’AGES (Bassin Adour-Garonne : quelles performances des pratiques AGroécologiquES ?) est lancé. Commandité par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et coordonné par l’UMR AGroécologie Innovations teRritoires (Inra, INP-ENSAT, INP-EIPurpan, ENFA) de Toulouse, ce projet de recherche à visée opérationnelle, a pour objectif d’évaluer les intérêts et limites des pratiques agroécologiques pour améliorer la gestion quantitative et la qualité de l’eau dans le Bassin Adour-Garonne (BAG).
La Gemapi est l’occasion d’identifier des solutions novatrices. Celles-ci intègrent la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations, deux problématiques trop longtemps traitées séparément.
La régie Eau de Valence, dans la Drôme, engage 20 millions d’euros pour préserver la qualité de l’eau et sécuriser l’alimentation en eau potable de la Ville.
Le niveau des océans monte plus rapidement depuis le siècle dernier que durant les trois derniers millénaires à cause du changement climatique, selon une étude publiée lundi. Entre 1900 et 2000, les océans et les mers de la planète ont monté d'environ 14 centimètres sous l'effet de la fonte des glaces, notamment dans l'Arctique, ont relevé les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).
Le recours à la neige artificielle n’a cessé de se renforcer en France ces dernières années. Au risque d’oublier que le ski, à l’origine, est un sport de nature.
Les services de distribution de l’eau et d’assainissement collectifs peuvent-ils miser sur la tarification pour en garantir l’accès à tous et économiser cette précieuse ressource ?
Le festival de jardins filtrants de Téhéran est un projet de recherche appliquée initié par HydroCity à ESA-LAB, en partenariat avec la mairie du 12ème arrondissement de Téhéran, le Festival Art, Villes & Paysages à Amiens et le Festival de Jardins de Chaumont-sur-Loire. Avec ce projet cinq jardins filtrants seront créés dans le centre-ville de Téhéran et deviendront des espaces publics pérennes. Ces jardins en ville vont permettre de collecter, filtrer et stocker l’eau en s’appuyant sur le réseau de qanats qui a été abandonné. L’objectif de ce projet est de sensibiliser le public afin qu’il se réapproprie cet ancien système d’irrigation qui, bien qu’il continue à transporter l’eau, est considéré aujourd’hui comme archaïque. Ces jardins pointent les conséquences désastreuses du changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, et la pollution en rendant visible, dans l’espace public, le recyclage de l’eau.
L’évolution conjointe des ressources et des usages de l’eau dans la rive Sud de la Méditerranée a été au centre d’une rencontre organisée à Marrakech par l’IRD en partenariat avec l’UCAM.
Le programme européen HORIZON 2020 a ouvert de nouvelles familles d’appels à projets susceptibles de financer des projets de R&D et d’innovations dans les filières de l’eau.
Ce matin le Devoir a divulgué les résultats d’un rapport extrêmement préoccupant au sujet de la contamination par le pétrole dans la rivière Chaudière suite à la tragédie du Lac-Mégantic.
La dixième réunion du Groupe de travail de la gestion intégrée des ressources en eau au titre de la Convention sur l’eau de la CEE-ONU, s’est tenue les 24 et 25 juin à Genève. Toutes les présentations, la liste des participants et les documents sont disponibles.
Jean-François Carenco, préfet de la région d'Île-de-France, préfet coordonnateur de bassin, président du conseil d'administration de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, et François Sauvadet, président du conseil départemental de Côte-d'Or, président du Comité de Bassin Seine-Normandie, ont lancé le 9 février 2016, les travaux d'élaboration du plan d'adaptation du bassin Seine-Normandie au changement climatique.
Programme et résumés des exposés lors du séminaire scientifique au Carrefour des gestions locales de l'eau en 2016 (CGLE) intitulé 'Des innovations technologiques au service de la gestion de l'eau : Drones et télédétection de proximité'.
La France préside la 12e réunion du Comité des zones humides méditerranéennes, qui se tient à Paris du 7 au 10 Février 2016 au Palais de la Porte Dorée. Objectif : mettre en œuvre efficacement le plan de Ramsar en Méditerranée.
La ministre de l’écologie, Ségolène Royal, a décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) d’annuler l’abrogation d’un permis de recherches de gaz de schiste de Total dans la région de Montélimar (Drôme), a annoncé le ministère samedi 30 janvier.
La collection "Pôles-relais - synthèses bibliographiques" regroupe l'ensemble de la bibliographie disponible auprès des cinq Pôles-relais zones humides sur divers sujets. Elle est le résultat de leur travail de veille et de capitalisation sur divers sujets d'actualités ou en réponse aux besoins des acteurs des territoires.
Au Mexique, la collecte et le traitement des eaux usées restent problématiques. En découlent de graves problèmes écologiques, qui ont un coût économique pour la dépollution et la potabilisation de l’eau. Une nouvelle étude sur le barrage de Cointzio, qui alimente les 700 000 habitants de la capitale de l’Etat du Michoacán, illustre cette situation. L’équipe de recherche franco-mexicaine vient de montrer l’état critique d’« eutrophisation », c’est-à-dire de prolifération d’algues, des eaux du réservoir. Seule une réduction drastique de 90 % des rejets en amont permettrait d’endiguer le phénomène…
Les initiatives de programmation conjointe dédiées à l’eau (Water JPI) et à l’agriculture et la sécurité alimentaire dans le contexte du changement climatique (JPI FACCE) lanceront prochainement un appel à projets conjoint dans le cadre de l’ERA-NET Cofund WaterWorks 2015. En tant que membre de ces deux initiatives, l’ANR se joint à des organisations partenaires de 23 pays pour lancer cet appel à projets. Celui-ci devrait être doté d’un budget de l’ordre de 26M€. Date d’ouverture prévue le 16 février 2016 et date de clôture pour le dépôt des pré-propositions prévue le 19 avril 2016.
La Corse sera-t-elle confrontée à des pénuries d’eau lors de la prochaine saison estivale ? La douceur de l’automne, le manque de précipitations et un hiver tardif font craindre le spectre récurrent de la sécheresse dans les zones sensibles, comme la Balagne et l’Extrême Sud. L’Office d’équipement hydraulique de Corse (OEHC) reste vigilant. Son nouveau président, Saveriu Luciani, qui a commencé un tour de l’île des infrastructures hydrauliques, a fait, jeudi matin, au barrage d'Alesani, un point sur la situation des ressources en eau et de ses perspectives. L’occasion, pour le conseiller exécutif nationaliste, de parler de sa mission, de dévoiler la feuille de route pour au moins les deux ans à-venir et d’expliquer, à Corse Net Infos, sa volonté de redéfinir la vocation d’un outil qu’il entend mettre totalement au service des Corses.
Le satellite franco-américain d'océanographie Jason 3 sera mis en orbite ce dimanche par un lanceur Falcon 9 de SpaceX. Comme ses prédécesseurs, il aura pour tâche de surveiller la montée inexorable du niveau des mers et des océans.
Laurent Roy, Directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et Vincent Laflèche, Président directeur général du BRGM, ont signé ce vendredi 8 janvier 2016, la convention qui encadre leur coopération pour la période 2016-2019.
Le réchauffement climatique, c'est de l'eau et l'eau, c'est les sols, et les sols, c'est le foncier, et le foncier, c'est l'aménagement du territoire, bref, c'est de la politique, et une révolution des pouvoirs qui est en marche.
La plus grande partie des nappes phréatiques (55%) affiche un niveau inférieur à la normale. La situation traduit, sur la plus grande partie du territoire, une période de recharge hivernale des nappes déficitaire, ce qui est assez exceptionnel à cette période de l’année.
L’évapotranspiration est un facteur clé pour estimer les quantités mises en jeu dans le cycle de l’eau. On estime par exemple que 60% des quantités d’eau de pluie sont évapotranspirées, et par exemple, un plan de blé rejette environ 500mm d'eau par an via le processus d'évapotranspiration. Les volumes en question sont donc très importants. Suivre l’évolution de cette variable au cours d’une campagne agricole permet à la fois d'estimer les besoins en eau des plantes, mais aussi d’identifier des périodes de stress hydrique et d’en estimer spatialement l’importance. Le suivi de cet indicateur constitue un enjeu crucial dans la gestion de la ressource en eau à l’échelle de la parcelle mais aussi du bassin versant.
Le changement climatique est chaque jour un peu plus présent dans nos vies. Il impose des évolutions radicales dans la gestion de nos ressources naturelles. L’eau va devenir un sujet environnemental, économique et géopolitique majeur - en vérité il l’est déjà !
La fonte des glaciers de montagne menace les réserves en eau de la planète. 87 pays ont signé le 2 décembre 2015 le pacte de Paris, un engagement à réaliser des actions d'adaptation pour les fleuves, les lacs et les aquifères. Un pacte pour éviter les conflits autour de l'eau, présenté à la COP21 par Jean-François Donzier, secrétaire général du Réseau international des organismes de bassin (RIOB).
La cité-Etat est une référence pour la gestion urbaine et durable de l'eau. D'ici à 2060, jusqu'à 80 % de la demande future pourrait être fournie via le recyclage et la désalinisation.
Dans le contexte de la hausse du niveau marin, une étude est initiée en Basse-Normandie pour mieux cerner les aquifères côtiers vulnérables aux intrusions salines.
Conséquence directe du réchauffement climatique, la fonte des glaciers a un impact positif sur la production hydroélectrique, a expliqué mardi le spécialiste Ludovic Gaudard sur les ondes de la RTS.
Les cours d’eau souffrent en Meuse. Les dernières pluies les ont un peu regonflés. « Il faudra plusieurs jours comme ça avant d’aller mieux », note Hervé Salvé, le directeur de la Fédération de pêche de la Meuse. Il souligne que les sols sont encore secs : toute l’eau file vers les cours d’eau. « Cela donne un effet de yo-yo, avec de fortes variations de niveau qui monte vite, mais peut redescendre tout aussi vite », ajoute-t-il.
Renouvelable, efficace, propre, l’énergie hydraulique devrait être, a priori, plébiscitée par les défenseurs du climat. Mais son coût social et environnemental est très lourd. Illustration de ce dilemme: le Brésil.
290 signataires se sont engagés à respecter le Pacte de Paris sur l'eau, présenté lors de la journée consacrée à la résilience et l'eau, mercredi 2 décembre, au Bourget.
Madame Ségolène Royal, la Ministre française de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, a signé ce matin à l’occasion de la COP21, trois accords de coopération pour faciliter l’adaptation au changement climatique dans de grands bassins versants, respectivement en Chine avec la Commission de Conservation de la Hai, dans le bassin du fleuve Hai (Pékin et Tianjin) et au Mexique pour l’Aire Métropolitaine du Grand Mexico avec la Commission Nationale de l’eau (CONAGUA) et avec le Conseil de Bassin de la Vallée de Mexico. Ces coopérations associent l’Agence de l’eau Seine Normandie, le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP), L’Etablissement Public Seine Grands Lacs et l’Office International de l’Eau.
Depuis 1900, la température a augmenté de 1,1° dans les Pyrénées. Une hausse significative qui a des conséquences sur les espèces et leur milieu. Certaines sont clairement menacées, tout comme les glaciers emblématiques du massif.
A l'heure de la COP 21, les résultats du dernier baromètre de l’opinion sur « Les Français et l’eau » confirment que la prise de conscience, et l’inquiétude, quant aux effets du changement climatique sur l’eau et la biodiversité aquatique, progressent chez les Français.
Comment la problématique a-t-elle été abordée sur le territoire de la rivière l'Arve ? Afin d'en savoir plus sur le sujet, l'équipe Gest'eau a recueilli le témoignage de Tanya NAVILLE, chargée de mission SAGE au Syndicat Mixte d'Aménagement de l'Arve et de ses Abords (SM3A).
Les acteurs des filières agricoles plaident pour une politique ambitieuse de stockage de l’eau. « Il faudrait créer 800 à 900 millions de m3 de retenues d’eau au niveau national en réponse au changement climatique mais depuis huit ans, il n’y a plus de concrétisation dans les projets engagés. » Président du groupe « eau » à la FNSEA et agriculteur irrigant dans les Landes (1), Jean-Luc Capes est amer.
C'est Quimperlé, à la confluence de l'Ellé et de l'Isole, qui accueillait le 24 novembre le 17ème colloque régional de notre association consacré à la question du changement climatique et de ses impacts sur la ressource en eau et les milieux aquatiques.
A l’occasion de la prochaine COP21 de Paris, le Centre National de Formation aux Métiers de l’Eau (CNFME) propose une sélection de stages dédiés à l’adaptation au changement climatique dans le secteur de l’eau.Ce sont 21 stages qui sont proposés sous 6 grandes thématiques.
Réuni en séance plénière ce jour, sous la présidence de Michel Dantin, député européen, maire de Chambéry, président du Comité interSyndical d’assainissement du lac du Bourget (CISALB), le comité de bassin Rhône-Méditerranée a adopté le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage), pour les années 2016 à 2021. Il a émis un avis favorable sur le programme de mesures associé.
Le projet Med-ESCWET vise à promouvoir les services écologiques fournis par les zones humides afin que leur rôle d’amortisseur climatique soit intégré dans les stratégies nationales d'adaptation au changement climatique en Méditerranée. Mené par le Plan Bleu en partenariat avec la Tour du Valat, ce projet contribue à sensibiliser les décideurs sur l’importance de protéger ces écosystèmes fragiles au travers de 4 cas d’étude méditerranéens.
Une demi-journée sera consacrée à l'eau et l'adaptation au changement climatique lors de la COP 21. Explications des enjeux avec Jean-Francois Donzier, secrétaire technique permanent du Réseau international des organismes de bassin, directeur général de l'Office International de l'Eau.
Un vaste glacier du nord-est du Groenland avec assez d'eau pour faire monter les océans d'un demi mètre connaît une fonte accélérée ces dernières années sous l'effet du réchauffement climatique et risque de déstabiliser une autre grande calotte glaciaire voisine, révèle une étude jeudi.
La France vient d’être mise en demeure par la Commission européenne au sujet du renouvellement des concessions hydroélectriques. En cause, le retard pris dans la mise en concurrence des candidats à la reprise de ces concessions, pourtant demandée depuis 2008. France Nature Environnement (FNE) s’inquiète non pas tant de cette mise en demeure, mais plutôt des modalités de mise en concurrence à venir, dans un contexte où la possibilité d’atteindre le bon état des cours d’eau français exigé par la directive européenne sur l’eau (DCE) reste hypothétique.
Le Soere « Trait de côte » constitue un réseau d’observation, multi-sites et intégré, sur les trois façades littorales métropolitaines. Il est piloté par les universités de Caen, de Brest et de Montpellier, en collaboration avec des partenaires régionaux académiques et publics (Conseils généraux, régionaux, Dreal, DDTM…). L’objectif est de pérenniser les séries temporelles à long terme, d’harmoniser les stratégies d’observations entre les laboratoires, de mettre en œuvre des moyens de mesures modernes pour une observation intégrée à la fois de l’évolution de l’objet « trait de côte » et des paramètres dynamiques fondamentaux de forçage.
A l'heure où le climat devient une préoccupation première, il est intéressant de se replonger dans ses variations passées. C'est ce qu'a fait une équipe emmenée par Edward Cook, de l'université de Columbia, au travers de véritables "atlas de la sécheresse" au travers des âges.
Ce SDAGE n'est pas suffisament prescriptif pour espérer atteindre les 61 % de masse d'eau en bon état, alors même que nous avons peiné à atteindre les 30 % sur la période 2010-2015. De trop nombreuses orientations et dispositions sont exprimées en terme de recommandation et d'invitation, voire de conseil et n'ont de ce fait qu'une portée limitée.
Au terme d’un bras de fer qui a vu toute une région se mobiliser contre un projet d’extraction de sable minier dans la baie de Lannion en Bretagne, le ministre de l’économie Emmanuel Macron signait, le 14 septembre 2015, un décret accordant une concession de quinze ans à la Compagnie armoricaine de navigation… Les littoraux français, nouvel eldorado promis à une exploitation intensive ? C’est ce que préconisait un rapport sénatorial rendu public en janvier 2014. Le gouvernement devrait présenter au printemps 2016 une réforme « libéralisant » le code minier, datant de Napoléon, et ainsi accroître la tentation de piller sans vergogne des ressources naturelles sensibles. L’enjeu ? L’exploitation, au-delà du sous-sol continental, des littoraux et des océans, sachant que la France possède le deuxième domaine maritime mondial après les Etats-Unis.
Ce programme Ad’apto a ainsi été lancé en 2015 pour mettre en lumière jusqu’en 2017 de nouvelles méthodes de gestion souple du trait de côte, sur une dizaine de sites du Conservatoire et leurs territoires environnants. Il vise à montrer de façon concrète, par des exemples locaux, qu’une anticipation raisonnée acceptant la mobilité de l’interface terre-mer sur des espaces naturels préservés est possible et efficace.
En Chine, l’autorité publique en charge de la régulation des eaux a récemment pointé du doigt les dégâts causés par les inondations dans le pays. En 2014, 125 villes qui ont dû faire face à ces phénomènes. Urbanisation galopante et changement climatique se conjuguent pour accroître la vulnérabilité des villes à ces évènements. Les moyens traditionnels (extension du réseau d’égouts) ne suffisant plus à contenir le problème, le gouvernement chinois a confirmé fin septembre 2015 le lancement du programme « Sponge Cities » : ou comment repenser l’intégration des pluies à la gestion globale de l’eau.
Le secrétariat à l'Environnement de l'Etat de Rio pointe du doigt "la pire sécheresse de ces 85 dernières années" mais les écologistes accusent aussi de mauvaises politiques publiques de gestion de l'eau, depuis des décennies.
Dans une étude, le Conseil économique sociale et environnementale (Cese) propose des pistes d'amélioration de la résilience et de la prévention des risques ainsi que pour une meilleure protection de Paris face à une crue centennale.
L'agence européenne de l'environnement (AEE) confirme que les forêts permettraient de prévenir les inondations et la sécheresse. Cette conclusion fait suite à une étude que l'Agence a menée sur le potentiel de rétention des eaux des forêts européennes. Ces dernières couvrent un tiers du territoire de l'Union européenne.
Les opérateurs publics de l'eau comptent bien renforcer leur action pour une approche "holistique" de la ressource : réduire la consommation, récupérer l'énergie, restaurer l'environnement des captages et bassins versants… Les pistes ne manquent pas.
Elle s'appelle Meditera, c'est la nouvelle grande ferme aquacole de l'Ifremer à Palavas, dans l'Hérault. Il s'agit d'une structure de recherche entièrement rénovée et modernisée, grâce à un financement européen de plus de 2 millions d'euros.
A quelques semaines de la COP 21, les opérateurs publics européens de l'eau interpellent la Commission européenne et l'ensemble des responsables politiques européens afin que la protection de la ressource en eau soit pleinement prise en compte face aux enjeux du changement climatique et la raréfaction des ressources naturelles.
Pendant trois ans, des chercheurs de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève ont mené un projet – GOUVRHÔNE – dans le but d’analyser la manière dont le Rhône est actuellement géré sur sa partie franco-suisse qui va du Lac Léman jusqu’aux portes de Lyon et de proposer aux décideurs publics et privés les scénarios qui permettraient d’assurer une éventuelle gouvernance commune et durable de cette portion du fleuve. Leur rapport final, qui vient d’être publié, a d’ores et déjà été officiellement remis à ses mandataires politiques et institutionnels à qui il appartient désormais de donner ou non les suites concrètes qui leur paraissent les plus aptes à rejoindre les intérêts de tous les usagers et riverains.
L'aggravation du phénomène climatique El Nino en Californie devrait provoquer pluies torrentielles, crues et inondations sans résoudre la sécheresse qui sévit depuis plusieurs années, prévoient les experts météorologiques.
Didier Burkhalter, ministre suisse des affaires étrangères, a incité les pays de l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) à s’engager afin que « l’accès à l’eau devienne un instrument de promotion de la paix plutôt qu’une source de conflit ». Il a en même temps annoncé l’adoption par la Suisse d’un programme de politique étrangère définissant le cadre et les modalités de ses engagements et de ses contributions pour faire du domaine de l’eau un moyen de renforcer la coopération et la sécurité internationales.
La banque du Léman organisait le 2 octobre dernier, à la Société Nautique de Genève, les premières Rencontres du Léman auxquelles Acteurs de l'économie était associé. Les débats portaient sur la gestion et la protection du lac Léman, une véritable ressource tant économique qu'environnementale pour les territoires franco-suisses.
Les 6 000 contributions issues de la consultation du public conduite sur le projet de SDAGE ont été analysées. Il revient maintenant au comité de bassin de les intégrer pour finaliser les documents.
La pérennisation de l’information et de la promotion des bonnes pratiques au sein du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique constituent des éléments clés dans les actions de l’Association Africaine de l’Eau (AAE).Ainsi, dans le cadre de ses activités de renforcement des capacités des sociétés d’eau et d’assainissement en Afrique, l’ AAE , en collaboration avec l’USAID WA-WASH, a mis en place une plateforme de Gestion et partage des connaissances. Cet important outil de communication a été lancé officiellement, ce jeudi 8 octobre 2015, à l’occasion d’un atelier de deux jours à Abidjan.
Au titre de la stimulation de la recherche, du développement et de l’innovation au service du bassin fluvial, l’Etablissement public Loire a organisé les jeudi 24 et vendredi 25 septembre 2015, en lien avec le Festival de Loire, 4 sessions d’échanges scientifiques et techniques. Les présentations sont disponibles.
Depuis 2014, les quatre chercheurs d' i-Sea, une toute jeune entreprise bordelaise, surveillent de près le littoral et les cours d’eau, avec les images des satellites Pléiades du CNES (Centre national d'études spatial), mais aussi des SPOT-6 et 7 (Airbus), Terra SAR-X (DLR, équivalent allemand du CNES) ou encore des Sentinel (Agence spatiale européenne, ESA).
Lundi, les précipitations ont atteint un niveau "millénal" dans certaines parties de la Caroline du Sud. L'OCDE a estimé à 750 milliards d'euros les dégâts que les inondations pourraient causer aux 136 plus grandes villes côtières d'ici à 2050 si elles ne se protègent pas mieux.
Le 5 octobre, à l’Institut Deltares de Delft, aux Pays-Bas, sera inaugurée une machine géante appelée Delta Flume (« canal delta »), dont la fonction est de faire des vagues artificielles pour tester leur effet sur des digues, des dunes ou des brise-lames. Il existe déjà des installations de ce type, notamment une machine au Japon qui simule les tsunamis, mais la machine à vagues néerlandaise est la plus grande jamais construite. Constituée d’un chenal de 300 mètres de long, 9,5 mètres de profondeur et 5 mètres de large, elle peut générer des vagues de 4,5 mètres de long, et reproduire l’effet d’une tempête.
Signature jeudi 24 septembre des contrats de rivière Beaume-Drobie et Chassezac. Gérard Gsegner, président du syndicat de rivière Chassezac, et Alain Gibert, président du syndicat de rivières Beaume-Drobie, principaux affluents de la rivière Ardèche, ont choisi de procéder à une signature en commun de leurs contrats de rivière respectifs. C’est le « symbole de la solidarité des acteurs de tout le bassin de l’Ardèche » pour Pascal Bonnetain, président de l’EPTB Ardèche Claire.
Le 24 novembre 2015 à Orléans.
Conférences et tables rondes nous permettront d’appréhender les enjeux liés au changement climatique, de mieux comprendre son impact sur la gestion de la ressource en eau et d’échanger sur ce sujet afin de trouver ensemble des solutions pérennes.
Le maire de la Forêt-Fouesnant ne rejoindra pas l'association des communes du Pays fouesnantais contre le plan des risques littoraux concocté par l'État. Explications.
Le choix du jury, composé de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, l’ONEMA, la DREAL PACA, la région PACA et du Pôle lagunes, s’est porté avec enthousiasme sur la candidature intitulée ‘Entre Méditerranée et Vaccarès, nouveaux graus, nouveaux chemins, nouvelles vies’ sur le site des étangs et marais des salins de Camargue.
Une équipe du laboratoire Géosciences Rennes de l’Observatoire des sciences de l’Univers de Rennes (OSUR, CNRS/Université de Rennes 1 associé au BRGM) a mené des travaux sur les eaux souterraines à l’échelle du massif armoricain. Ces travaux ont permis de retrouver les étapes des grandes variations du climat passé depuis 5 millions d’années. Ces travaux sont publiés la revue Scientific reports de Nature du 22 septembre 2015.
Le rés-EAU P10 a le plaisir de vous annoncer la parution d’un nouvel article présentant une partie des résultats de l’ANR Paprika sur l’eau et le changement climatique coécrit par ses membres Olivia Aubriot et Ornella Puschiasis. L’article dont l’intitulé est ‘Changement climatique et ressource en eau en Himalaya,Enquêtes auprès de villageois dans quatre unités géographiques du bassin de la Koshi, Népal‘ a été mis en ligne dans le numéro 103-2 de la Revue de Géographie Alpine/Journal of Alpine Research le 4 septembre 2015.
Avec une hausse moyenne de 4 à 5 degrés prévue à l’horizon 2085, les centres-villes vont avoir chaud. Comme au mois de juillet et peut-être davantage. Que font les collectivités et les aménageurs dans tout ça ? Ils luttent contre le réchauffement, mais essaient aussi d’adapter la ville à ce phénomène inquiétant. Des actions que nous vous proposons de découvrir dans notre série consacrée au réchauffement climatique.
Si la ressource en eau est abondante globalement, de nombreux pays et de nombreux ruraux sont en situation de grande vulnérabilité. Avec le changement climatique et la croissance démographique, les pénuries en eau vont s’accroître dans bien des régions et avec elles leur dépendance alimentaire. Que faire dans ce contexte pour produire plus et mieux ? Quelles nouvelles visions bâtir sur l’eau et sur l’agriculture ? Ces questions ont été débattues à l’Agence Française de Développement.
Avec la création du pôle INSIDE est née la première structure de R&D sur l’interopérabilité des systèmes d’information distribués sur l’eau. Il s’agit d’une mise en commun de moyens et d’équipes pour étudier et optimiser les différents SI du domaine, en lien avec les enjeux environnementaux. À la clé, une vision globale et surtout un appui technologique pour un secteur aujourd’hui très réparti sur le territoire, avec des retombées possibles dans d’autres secteurs.
Bien loin des zones de transit et de pontes des tortues, s’est ouvert, à Paris ce 8 septembre 2015, à la Maison des Océans, le second colloque national sur les tortues marines.
Le Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne a publié une étude sur l'érosion des sols de l'Union européenne sous l'effet de l'eau. Cette érosion hydrique (pluie, ruissellement) entraînerait la perte de 970 millions de tonnes de terre chaque année. Un rythme inquiétant sachant qu'il faut un siècle pour former un centimètre de nouveau sol dans les zones tempérées du globe.
Ségolène Royal inaugure aujourd’hui le lycée maritime de Saint-Malo. A cette occasion, elle rend publiques les 10 premières pistes d’actions pour la croissance bleue faisant suite à une conférence nationale sur la transition écologique de la mer et des océans.
Bien que la saison des orages ne soit pas terminée, un premier bilan provisoire permet de voir que l'année 2015 ne sera pas dans le podium des années les plus orageuses, contrairement à ce qu'annoncent certains médias. Analyse de La Chaine Météo.
Une initiative de l'UE s'applique à mieux comprendre comment les interactions entre les eaux souterraines et les eaux de surface (processus GSI) régulent la recharge indirecte dans les bassins hydrographiques éphémères (ou temporaires). Ce type de recherche est absolument nécessaire pour soutenir la gestion des ressources en eau au regard du changement climatique.
Objectif de ce nouveau portail de données: collecter et analyser les informations par satellite pour améliorer la productivité des terres et de l'eau et renforcer la durabilité des systèmes agricoles. Toutes les informations seront disponibles pour les pays et utilisateurs qui en auront besoin.
10 ans après le passage de l'ouragan Katrina, la Nouvelle-Orléans s'est reconstruite de manière écologique et durable, à l'image de ces habitations sur pilotis.
Une montée des océans d'au moins un mètre due au réchauffement climatique est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent, selon les dernières prévisions dévoilées par la Nasa mercredi.
Pour la première fois, des chercheurs de l’Inra, en collaboration avec le CNRS, démontrent les effets positifs et complémentaires d'une diversité d'espèces et d'une diversité génétique au sein des espèces (diversité intraspécifique) dans des prairies soumises à la sécheresse.
Ce dimanche 23 août 2015, Montpellier a connu un nouvel épisode d’inondations suite à des pluies diluviennes. Un bis repetita des intempéries de septembre 2014. Cette année, le bilan n’est pas que matériel, un couple d’octogénaires ayant trouvé la mort piégés dans leur voiture qui a été emportée par les flots. Cette répétition d’événements n’en fait plus un phénomène exceptionnel. D’ailleurs, leur récurrence est à prévoir. Les élus locaux n’ont pas l’air de prendre la mesure des choses préférant le béton aux zones humides. Pourtant, depuis quelques années, les services de l’État ont produit une profusion de mise en garde.
Des plages qui rétrécissent, des falaises qui se morcellent, des dunes qui reculent : le réchauffement climatique est-il responsable de l’érosion littorale ? Pas encore, répondent les experts qui pointent d’abord l’activité humaine pour expliquer le renforcement de ce phénomène naturel.
Par temps de sécheresse, la biodiversité des fleuves souffre davantage des rejets d’eau chaude des centrales nucléaires. Ils perturberaient même la migration de certaines espèces comme les truites ou les saumons. Ces problèmes vont s’aggraver avec le réchauffement climatique.
L’objectif principal du projet consistait à développer un prototype de modèle hydro-économique, appliqué à un bassin français caractérisé par une situation de tension sur les ressources. Le bassin versant de l’Orb, dans le département de l’Hérault, a été retenu en raison de la forte croissance des demandes en eau agricole et urbaine qui le caractérise.
L’air déterminé comme à son habitude, Yang Yong avait mené le groupe pour ce qui devait être la dernière journée de progression avant d’accéder aux sources du fleuve Yangzi. Il est déjà parvenu au bout de l’expédition une quinzaine de fois par le passé, pour constater l’ampleur des dégâts causés par le changement climatique sur le plateau tibétain et la dégradation en amont du plus long fleuve d’Asie.
47 morts, d’énormes dégâts matériels, la tempête Xynthia avait dévasté voilà cinq ans le littoral atlantique. Les mesures adéquates ont-elles été prises depuis pour éviter la réédition d’une pareille catastrophe ? C'est l’objet du rapport de la délégation aux collectivités territoriales du Sénat. Selon les sénateurs François Calvet et Christian Manable, « les acteurs de la chaîne du risque sont désormais nettement plus mobilisés », mais les rapporteurs du projet regrettent le manque de culture du risque et l’insuffisante prise de conscience des enjeux de la résilience. Les deux sénateurs avancent une dizaine de recommandation pour mieux prévenir et gérer ce risque.
Les compétences environnementales des différents échelons territoriaux ont été modifiées avec la loi sur la Nouvelle organisation territoriale de la République. Tour d'horizon après l'adoption définitive de la loi.
le 17 juillet dernier, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la région PACA, le département du Vaucluse, EDF et la Société du Canal de Provence ont signé la convention et le protocole pour la modernisation de la régulation du Canal de Saint-Julien.
Les agriculteurs sont des acteurs incontournables pour mettre en œuvre la politique de l’eau. Les premiers résultats sont visibles, il faut maintenir et amplifier cette dynamique !
Le 10 juillet 2015 au domaine du Grand Castelnou, un accord cadre de coopération pour une gestion durable de l’eau, des milieux aquatiques et des zones humides a été signé en présence de Bernard Devis, président du Parc naturel, Michel Deblaize, directeur de la délégation régionale de Montpellier de l’agence de l’eau, Pierre-Henri Ilhes, Président du SMMAR, Marie-Hélène Fabre, députée de l’Aude, et Marc Vetter, directeur adjoint à la DDT de l’Aude.
Dans la continuité des accords précédents (2007-2010 et 2011-2014), le BRGM et l'Agence de l'eau Rhin-Meuse joignent leurs efforts et leurs moyens afin d’atteindre les objectifs fixés par la directive-cadre européenne sur l’eau (DCE) et le Grenelle de l’Environnement, en particulier en ce qui concerne les eaux souterraines.
Pour la 4e vague du Plan Loire, la Région Centre-Val de Loire et l'Etat se sont engagés ce vendredi 10 juillet dans ce dispositif jusqu'en 2020. L'Etat, qui a déjà signé avec d'autres Régions concernées, apporte 111 millions dans ce CPIER, et la Région Centre-Val de Loire 23,3 millions. Avec les autres outils comme le programme opérationnel européen FEDER Loire, ou les CPER (contrats de plan entre l'Etat et chaque Région) ce sont plus de 250 millions qui vont être affectés aux bons soins du fleuve royal pour six ans.
Facture simplifiée et pédagogique, gaspillage, pollutions, tarification sociale, emplois… autant de sujets prioritaires pour une politique de l’eau renouvelée. Le comité national de l’eau, organisme de consultation sur ces sujets, s’est réuni le mardi 7 avril.
La montée des eaux liée au réchauffement climatique pourrait être bien pire que prévu: selon une étude publiée jeudi 9 juillet dans la revue Science, elle pourrait atteindre au minimum 6 mètres, même en réduisant fortement les émissions de gaz à effet de serre. Mais nul ne sait à quelle échéance une telle catastrophe, très hypothétique, se produirait.
Améliorer les connaissances des impacts du changement climatique sur les milieux aquatiques et les ressources en eau est aujourd'hui essentiel. Étudier le changement climatique à l'horizon 2070 afin d'élaborer des stratégies d'adaptation et de les évaluer, c'est ce que propose le projet Explore 2070.
Plusieurs débats, parfois animés, ont ponctué cette séance. Ils ont amené le Comité de bassin à statuer sur le calcoduc, le projet de délimitation des zones vulnérables et sur les orientations du programme d’intervention de l’agence de l’eau.
Une vingtaine de chercheurs internationaux regroupés sous le nom "Oceans Initiative 2015" ont publié le 3 juillet une étude, dans la revue Science, qui évalue et compare, pour deux scénarios contrastés d'émission de CO2, les risques d'impacts sur les écosystèmes marins et côtiers et les services éco-systémiques rendus par les océans d'ici à 2100.
6 250 habitants du grand sud-est ont répondu et 25 000 ont participé aux évènements, conférences, soirées débats, visites de sites, spectacles, concours photos ou vidéos…, organisés dans tout le bassin par des syndicats de bassins versants, associations, chambre d’agriculture… . Chacun pouvait s’exprimer et faire des propositions d’actions pour l’eau.
Se rafraîchir avec un grand verre d’eau de la Meurthe ? L’idée peut faire frémir tant cette rivière a eu mauvaise réputation. De quoi faire songer à cette fausse pub des Inconnus qui vantait les mérites de la « Seinoise » avec des images d’une eau parisienne verdâtre et nauséabonde. Pourtant, cette réputation n’est plus vraiment justifiée. Et la Meurthe devrait offrir à toute l’agglomération une sécurité d’approvisionnement quasi inespérée grâce au pompage des eaux de la rivière.
Vanessya Laborie a présenté les travaux menés avec François Hissel et Philippe Sergent, de la DTecEMF du Cerema, au sujet de l’impact du changement climatique sur les niveaux d’eau extrêmes et les champs d’expansion des crues dans l’estuaire de la Gironde et réalisés dans le cadre du projet européen FP7 THESEUS.
Après un rappel des scénarios exploratoires et des quantifications ayant servi de point de départ, les auteurs présentent les trois scénarios stratégiques retenus, orientés autour de deux déterminants clefs : le déficit d’eau lié au changement climatique et les prélèvements destinés à l’agriculture. Ils montrent ensuite quel compromis a été retenu et pourquoi, soulignant le courage politique nécessaire à un exercice d’anticipation dont l’horizon (2050) et les conclusions ont de quoi désarçonner les acteurs et populations concernés.
C’est grâce au syndicat mixte d’aménagement de la moyenne et basse vallée de l’Ognon, représentée par son président Patrick Oudot, que la rivière Ognon retrouve progressivement son bon fonctionnement. Plusieurs dizaines de kilomètres de rivières se retrouvent ainsi de nouveau connectées grâce à la réalisation de deux passes à poissons, la première à Voray sur l’Ognon, la seconde à Geneuille, permettant ainsi de préserver plusieurs réservoirs biologiques, affluents de l’Ognon et favoriser ainsi la reproduction des espèces piscicoles comme le brochet.
CRISSIS - Caractérisation du RIsque Submersion marine sur des Sites Sensibles. Dans un contexte de remontée du niveau de la mer liée au réchauffement climatique, la problématique du risque de submersion est amenée à devenir centrale pour la gestion des côtes basses dans les décennies à venir. Le programme de recherche CRISSIS lancé début 2015 pour deux ans a pour objectif de proposer, à travers une démarche pluridisciplinaire associant géographes, modélisateurs, géomaticiens et spécialistes de la gestion des risques et des crises, une approche intégrée et opérationnelle du risque submersion.
Longtemps négligé dans les stratégies d’adaptation au changement climatique, le rôle régulateur des zones humides est au cœur du projet Med-ESCWET avec pour enjeu vital la préservation des ressources en eau.
À l’occasion de son conseil d’administration, jeudi 19 juin, Eau de Paris a adopté deux délibérations qui illustrent son engagement en matière de protection et de préservation de la ressource en eau. Ces actions touchent aussi bien la protection des aires de captage, que la maîtrise des consommations en eau.
Le service Street View de Google Maps intègre maintenant une fonctionnalité originale permettant de visiter les fonds sous-marins de 40 sites remarquables. Epaves ou beautés naturelles au rendez-vous.
Entre 2004 et 2014, le Conservatoire du littoral a réalisé des études qui ont permis d’estimer les conséquences physiques de l’augmentation du niveau de la mer et les impacts socio-économiques associés. Les résultats ont montré que 20% du littoral pourrait être submergé entre 2050 et 2100. A la suite de ces études, en 2015, le Conservatoire a souhaité lancer le projet Ad’apto, dont l’objectif est de mettre en valeur les expériences locales d’adaptation à l’élévation du niveau de la mer. Ad’apto s’intéressera aussi bien aux actions en cours qu’à celles en projet, sur ses terrains mais aussi sur des territoires littoraux plus vastes. Ce projet se déroulera de 2015 à 2017, en collaboration avec de nombreux partenaires nationaux et locaux.
3500 inscrits, 60 pays représentés... Vous trouverez dans ce document un bilan quantitatif de la session 1 qui s'est déroulée entre novembre 2014 et mars 2015. Prochaine session du 3 novembre 2015 au 3 mars 2016.
Beaucoup d’idées fausses circulent aujourd’hui en France sur l’eau. Pour en faire tomber quelques-unes, tentez de répondre à ce quizz, réalisé par France Nature Environnement en partenariat avec Suez Environnement Eau France. Pas de gros lot à gagner… mais simplement la fierté d’en connaitre un peu plus sur l’eau et les milieux aquatiques en France !
Pour bénéficier des aides des agences de l’eau, les entreprises agricoles devront désormais limiter leur consommation d’eau. Ainsi vient d’en décider le gouvernement, suite à un rapport – trop sévère ? – de la Cour des comptes. Décryptage de Jean-François Donzier, Directeur Général de l’Office International de l’Eau.
De 2009 à 2013, l'expédition Tara Océans a prélevé des milliers d'échantillons de l'écosystème planctonique. Le secrétaire de l'expédition Romain Troublé revient pour Actu-environnement sur les premiers résultats scientifiques qui en découlent et les nombreuses recherches qu'ils laissent entrevoir.
Le sol, qui rend des services écosystémiques, est peu présent dans le droit de l'environnement, pointe le Conseil économique, social et environnemental. Il formule des recommandations pour renforcer la protection des terres agricoles.
« Des serres permettant des expérimentations de l’IRD et de l’UNC en atmosphère contrôlée ont été construites sur la commune du Mont-Dore grâce aux partenariats avec les industriels miniers (Vale et KNS) et la Province Sud. Inaugurées le mercredi 3 juin 2015, lors de la 3ème édition de la semaine de l’environnement, elles permettront aux scientifiques d’évaluer les impacts du changement climatique sur les mangroves. »
Le climat dépend essentiellement de l’océan, véritable « pompe à carbone » et réservoir de chaleur. Or le thème n’est pas au programme de la COP 21, prévue début décembre, à Paris ! Dans ce billet publié avec notre partenaire Libération, Françoise Gaill plaide pour une prise en compte de l'océan par les politiques.
On ne peu plus feindre de les ignorer, les changements climatiques frappent les populations partout dans le monde, et la France ne fait pas exception. Les littoraux de l’hexagone sont particulièrement sujets à des « aléas » bien plus fréquents…
A l’initiative de l’Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse dans le cadre de la consultation du public sur le SDAGE, un débat sur le thème « eau et urbanisme » pour une mise en commun sous forme de retour d’expériences et de partage des défis à relever pour construire le projet de territoire, a été animé par Michel Deblaize, directeur de la délégation à Montpellier.
Reprenons notre interrogation ébauchée lors de la rédaction de l’article précédent. Ces deux journées du colloque scientifique consacrées à l’état et à l’avenir des rivières comtoises les 23 et 24 avril dernier à Besançon poussent à la réflexion : pourquoi « penser le changement » plutôt que de « changer le pansement » ? Raisonner dans le temps et l’espace peuvent nous aider à avancer.
Du 16 au 18 septembre 2015 à Bruges. Le but de cette conférence internationale est d’échanger des expériences et des informations sur des méthodes de gestion innovantes, mais également de promouvoir et faciliter les échanges entre les différents professionnels.la conférence a pour objectif de rassembler les décideurs et les gestionnaires de différents sites.
La question de l'accès à l'eau ne se pose pas avec la même acuité dans les différentes parties du monde. Alors que les régions les plus pauvres en eau sont celles où la population augmente de façon exponentielle, d'autres régions pourraient connaître des problèmes liés à une gestion non durable de la ressource. Par ailleurs, le changement climatique tendrait à aggraver la situation des zones arides et à rendre les zones tempérées plus humides. L'eau est-elle une ressource menacée ? Comment les territoires se construisent-ils historiquement et socialement en fonction de sa gestion ? Les crises de l'eau sont-elles évitables ?
Un barrage imposé malgré des avis défavorables, une société civile opposée, des alternatives ignorées... ça vous rappelle quelque chose ? C’est sur la rivière Sémène, dans la Loire : Bouygues a construit avec l’argent public et l’appui des élus une retenue d’eau inutile et destructrice de la biodiversité.
"Il y a 2.000 ans, l'eau était en Arles, à une quarantaine de kilomètres du rivage actuel. Il est naturel qu'elle y retourne". Frédéric Raynaud, un manadier qui, à 80 ans passés, continue de parcourir son domaine à cheval, se montre fataliste face à la menace du réchauffement qui pourrait faire des 10.000 habitants de Camargue les premiers réfugiés climatiques de France.
Dans le Loir-et-Cher, tout près d’Orléans, un laboratoire tente, pour la première fois, de préparer l’agriculture au changement climatique et à la sécheresse annoncée. Phénofield a été inauguré le 11 mai.
La Californie connaît la pire période de sécheresse enregistrée depuis 120 ans. La région étant une des terres les plus productives du pays, cette sécheresse pose un problème national de sécurité alimentaire. Et remet en cause le système industriel de production alimentaire, basé sur la monoculture et extrêmement avide en eau.
Le projet Med-ESCWET, sur « l’ évaluation économique des services écologiques rendus par les zones humides dans le cadre du changement climatique en Méditerranée » cherche à développer cette approche fondée sur les écosystèmes, et a pour objectif général de promouvoir le rôle des zones humides dans l'adaptation au changement climatique. Afin de sensibiliser les décideurs à l'importance des zones humides pour l'adaptation au changement climatique, le projet entreprend de valoriser ces services de manière économique, pour éclairer le processus décisionnel. L'évaluation économique des services écologiques permettra de concilier les enjeux de développement et de conservation.
Le Forum Mondial de l’Eau a réuni 168 pays en Corée du Sud mi-avril. L’occasion pour l’agence de l’eau Adour-Garonne de présenter ses travaux autour des impacts du changement climatique. Bilan de cette septième édition avec Joël Marty, directeur des relations internationales de l’agence de l’eau.
France Libertés et d’autres organisations de la société civile ont organisé les secondes rencontres « Eau, Planète et Peuples » au Forum Social Mondial de Tunis afin de construire et porter un message humaniste fort des organisations et réseaux de la société civile du monde entier sur la question de l’eau. Les comptes-rendus sont disponibles.
Lionel Goujon a 37 ans. Cet ingénieur de l'AFD, l'agence française de développement, a fait un tour du monde pour expliquer les enjeux mondiaux de l'eau. Il a co-écrit un livre de vulgarisation scientifique "Les voyageurs de l'eau" qui a obtenu plusieurs prix. Il vit à Rabat, la capitale du Maroc, où il est en charge des secteurs de l'eau et de l'assainissement pour l'AFD.
De la Côte-d’Or à la Côte d’Azur, les inondations frappent de façon récurrente le bassin Rhône Méditerranée. Pour autant, les sols subiront un assèchement, du fait du dérèglement climatique. Le plan d’adaptation, que l’agence de l’eau a fait aboutir en mai 2014 après trois ans de préparation, a vocation à irriguer les documents d’urbanisme des autorités locales (schémas de cohérence territoriale et plans locaux d’urbanisme) ainsi que ceux liés à la nouvelle donne climatique (schémas régionaux climat-air-énergie et les plans climat-énergie-air territoriaux). Des collectivités, urbaines et rurales, en appliquent déjà les grands principes.
En oubliant tout débat, toute prise en compte de la biodiversité, tout intérêt pour les alternatives efficaces, toute économie du rare argent public, en oubliant les évolutions en matière de gestion durable de la ressource en eau et des hydrosystèmes, le Syndicat des Barrages de Firminy a reconstruit le barrage des Plats, sur la plus belle rivière du département de la Loire, la Semène. Le Syndicat des barrages et l’entreprise qui a construit l’ouvrage, Bouygues, un peu distraits, ont aussi oublié autre chose : des déchets. Toutes sortes de déchets. Ils ont laissé en amont, en aval du site, dans le lit de la rivière, des dizaines de kilos de débris divers, plastiques, ferrailles, restes de béton, tuyaux, coffrages qui n’ont à priori rien à faire dans un site qui aurait du être classé en « réservoir biologique », tant sa biodiversité était riche.
Labellisé par le conseil départemental, le cluster -eaux et adaptation au changement climatique- vient de tenir sa première assemblée générale à la CCI. Le cluster -eau et adaptation au changement…
Le Forum Social Mondial de Tunis, du 24 au 28 mars, a été un lieu d'échanges sur de nombreux sujets, dont l'eau, dans les ateliers que nous avons co-organisé dans le cadre d' « Eau Planète et Peuples 2 » et dans d'autres tels que « accaparement de l'eau et de la terre ».
La conférence des parties au protocole de Kyoto va faire escale à Paris en décembre pour sa 21ème édition depuis 1997. C’est la 21ème fois qu’on nous promet de déboucher sur un grand accord contraignant à 196 pays pour sauver notre climat ! Gageons que cette fois-ci soit la bonne mais changeons surtout de route et venons-en aux actions pour que l’eau ne soit pas oubliée dans les débats.
Si, selon le WWF, leur richesse place aujourd'hui les océans au 7e rang des économies mondiales, l'ONG alerte des impacts socio-économiques de l'effondrement des stocks de poissons et des coraux, ainsi que du changement climatique.
Elia Desmot, Benoît Fribourg-Blanc et Marc-Yvan Laroye de l'Office International de l'eau présentent un changement de paradigme au profit des approches écosystémiques. 53 mesures d'éco-ingénierie ont été retenues par l'Europe pour une gestion durable de l'eau.
Pour cet appel à projets, l’IGN a développé des partenariats avec Météo-France, l’IRSTEA, l‘ADEME, et l’INRA notamment qui apporteront une expertise complémentaire à celle de l’IGN en lien avec les thématiques de l’appel, respectivement en climatologie et météorologie, en agriculture et prévention des risques, en environnement et en énergie.
Par ailleurs, IGNfab bénéficie du soutien de structures d’appui à l’innovation telles que les pôles de compétitivité Cap Digital et Pôle Risques, ou des agences de développement comme l’Agence de développement du Val-de-Marne.
Zone inondable ou pas? Depuis plusieurs mois, les associations de protection de l’environnement et les Verts dénoncent l'emplacement de la future gare TGV de Montpellier prévu dans une zone à risques. Difficile d'obtenir une vraie définition du terme inondable auprès des organismes compétents.
Les premières Rencontres parlementaires de la mer et du littoral, qui ont fait salle comble le 15 avril, à Paris, ont abordé la question des rapports souvent conflictuels entre exploitation des ressources et conservation des milieux, auxquels sont confrontés les élus locaux. Illustration récente de ce dilemme : la concession que vient d'accorder le ministre de l'Economie pour l'extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion, dans les Côtes-d'Armor.
Pour conclure les thèmes et débats proposés le 20 mars 2015 à l’Université de Lausanne dans le cadre des 4e Rencontres de l’eau, les organisateurs de ce rendez-vous désormais annuel avaient invité Gérald Hess, Maître d’enseignement et de recherche, à donner une conférence sur "L’eau et sa valeur : le point de vue des éthiques environnementales". Il revient ici, sous forme d’entretien, sur les principales idées qu’il a développées ce jour-là et précise tout d’abord ce qu’il convient de comprendre par éthique environnementale.
Si, en 2070, les calculs des climatologues se révèlent exacts, qu'est-ce que cela signifiera pour les réserves en eau de nos sous-sols ? Et pour le débit de nos cours d'eau ? Trois chiffres pour tout comprendre.
Pour le bassin Rhône-Méditerranée, la période 2016-2021 doit permettre d'atteindre des objectifs réalistes d'amélioration des eaux, estime le Conseil Economique Social et Environnemental Régional de Rhône-Alpes. Le CESER Rhône-Alpes s’est penché ce mardi sur le projet de Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Rhône Méditerranée Corse, à la demande de l’Etat et du Comité de Bassin, "Parlement de l’eau" du bassin, où siègent élus, représentants des consommateurs et des utilisateurs.
Après un important travail collaboratif, mené par une quarantaine d’acteurs de la Plateforme Océan et Climat, nous avons le plaisir de vous présenter nos outils, nos premiers travaux scientifiques, pédagogiques ainsi que des messages-clé de notre plaidoyer. L’ensemble de ces outils et travaux, destiné à la communauté scientifique, aux décideurs, aux médias et au grand public permet à chacun de mieux comprendre le rôle de l’Océan dans la machine climatique et les impacts du changement climatique sur l’Océan.
En 2050, il y aura assez d'eau pour produire la nourriture nécessaire à l'alimentation de la population mondiale qui dépassera les neuf milliards, mais la surconsommation, la dégradation des ressources et l'impact du changement climatique réduiront la disponibilité en eau dans de nombreuses régions, en particulier dans les pays en développement, indique un nouveau rapport de l'Organisation de Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et du Conseil mondial de l'eau (CME), rendu public mardi.
Repenser l'agriculture et réduire la demande en eau, ne pas opposer la question climatique et l'accès à l'eau… Pour Alexandre Taithe, expert à la Fondation pour la recherche stratégique, les élus doivent reprendre la main sur la ressource !
Pour pallier la sécheresse, la compagnie des eaux de Lima (Pérou) a décidé de réutiliser un système hydraulique pré-incas, rapporte la revue New Scientist. Lima est la plus grande ville en milieu désertique après Le Caire et récupère l’eau des rivières qui descendent des Andes pour s’irriguer. Avec le changement climatique, les glaciers qui les approvisionnaient ont fondu et les ressources en eau de Lima sont intermittentes au mieux, lorsque la sécheresse laisse place à la pluie. Selon le New Scientist, la compagnie des eaux compte faire revivre les amunas, des structures vieilles de 1.500 ans construites par le peuple pré-inca Huari. Ce peuple avait imaginé un système de conservation de l’eau complexe qui retenait l’eau descendant de la montagne pendant la saison des pluies au moyen de bassins et de canaux pour la faire remonter à la surface des semaines ou des mois plus tard.
La FAO, l'UNESCO, la Banque mondiale, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et l'Association internationale des hydrogéologues ont appelé aujourd'hui la communauté internationale à agir d'urgence pour empêcher la dégradation et l'épuisement des ressources en eaux souterraines. En prévision du 7ème Forum mondial de l'eau (World Water Forum), qui se tient du 12 au 17 avril 2015 en Corée du Sud, ces cinq organisations ont proposé aux gouvernements un ensemble de principes permettant une meilleure gestion des eaux souterraines. Vision 2030 et le Cadre d'action mondial, qui seront lancés lors du Forum, constituent un appel pressant pour une action collective et responsable de la part des gouvernements et de la communauté internationale en vue de garantir l'utilisation durable des eaux souterraines.
Le nouveau numéro d’Information Eaux est en ligne ! Il présente une synthèse intitulée "Performances des services d’eau et d’assainissement : les Contrats d’Objectifs entre Autorités et exploitants publics".
Trois CPIE du Languedoc Rousillon ( CPIE Bassin de Thau, CPIE des Causses Méridionaux, CPIE Apieu-Territoires de Montpellier) vous invitent à une trentaine d'animations, sorties, soirées, ateliers, rencontres, spectacles et expositions,... qui offrent autant d'occasions de vous exprimer sur les enjeux de gestion et de préservation de l'eau autour de thématiques clés, changement climatique, préservation des zones humides, eau et santé, ....
Les organisations professionnelles concernées par la réutilisation des eaux usées traitées, dont l'Union nationale des industries et entreprises de l'eau et de l'environnement, et Irrigants de France, proposent une nouvelle réglementation.
Pour la Fondation France Libertés, le lien entre le grand cycle de l'eau et le changement climatique a été au cœur de nos réflexions au Forum Social Mondial de Tunis qui s'est déroulé du 24 au 28 mars 2015.
Le colloque "Les enjeux de l'eau et le changement climatique" de l'UIE est revenu, mercredi 1er avril, sur le positionnement et l'avenir des acteurs français du marché de l'eau.
Les approches biogéographiques globalisées, dans l’étude des écosystèmes marins, sont nécessaires à la compréhension des dynamiques de répartition des espèces et des facteurs qui en sont responsables. Le développement d’un système de classification écologique pertinent (basé ici sur la répartition des macroalgues) est primordial afin d’envisager au mieux les politiques de gestion des zones côtières.
Elisabeth Ayrault, Présidente directrice générale de CNR (Compagnie Nationale du Rhône), représentée par Julien Français, Directeur général, Jean-Luc Flaugère, Président de la Chambre Régionale d’Agriculture Rhône-Alpes (CRARA) et Jean Baligand, Président de l’ISARA-Lyon, école d’ingénieurs en agriculture, alimentation et environnement, ont signé ce jour un accord-cadre pour développer une agriculture durable à haute valeur économique et environnementale en Vallée du Rhône en favorisant notamment une meilleure utilisation de l’eau et le développement d’innovations agro-écologiques.
Une étude conjointe entre des chercheurs de l'Université de Colombie britannique (UBC) et l'Académie des sciences de Chine montre que la couverture des terres joue un rôle aussi important que le changement climatique sur l'hydrologie des bassins versants.
Le Conseil Général du Lot-et-Garonne et Pierre & Vacances annoncent la création d’un nouveau Center Parcs, avec force « retombées économiques ». Les élus sont unanimes pour soutenir le projet. Mais des voix commencent à remettre en cause les chiffres mirobolants avancés par le groupe et soulignent l’aberration écologique d’un tel parc. Et en mars, le Conseil économique et social régional a publié un avis très critique du projet.
Le niveau de la mer augmente. Avec, pour corollaire, des risques accrus de submersion marine, une érosion côtière plus forte et un impact sur les infrastructures côtières. Le rapport Jouzel dresse un état des lieux.
Sur un terrain de 7 hectares, à proximité du centre-ville de Besançon, un écoquartier va voir le jour sur le site de l’ancienne caserne militaire Vauban. La ville a choisi de gérer les eaux pluviales de façon alternative : aucune eau de pluie ne sera rejetée dans le réseau d’assainissement de la ville.
L’Unesco publie aujourd’hui son rapport sur la situation mondiale de l’eau. Mais la dramatisation du problème passe à côté de la plaque. Pour un des meilleurs experts du sujet, Asit Biswas, le problème n’est pas la pénurie d’eau mais la mauvaise gestion des eaux existantes. En arrêtant le gaspillage, « on peut augmenter la quantité réellement disponible de moitié sans eau et sans terres supplémentaires. »
Instituée par l’Organisation des Nations Unies après le sommet de Rio en 1992, la Journée mondiale de l’eau a pour objectif de sensibiliser la communauté internationale aux problématiques de l’eau. Pour cette 22e édition, elle a pour thème : l’eau et le développement durable.
Le conseil d’administration de l’agence de l’eau, présidé par Jean-François Carenco, préfet du Rhône, préfet de la région Rhône-Alpes, a voté ce jeudi un financement de 300 M€ pour des infrastructures vertes dans le cadre des contrats de plan Etat Région (CPER) 2015-2020 des bassins Rhône-Méditerranée et Corse. C’est deux fois plus que pour le contrat précédent et l'effet d’entraînement sera important sur les projets portés avec les régions dans le cadre de la transition énergétique et écologique qui reste l'une des grandes priorités du gouvernement.
Le passage en revue de la mise en œuvre de la directive-cadre sur l'eau démontre le retard pris par les Etats membres. La Commission européenne pointe du doigt les modes de tarification de l'eau et plébiscite le principe pollueur-payeur.
La Commission européenne a publié, le 9 mars, une évaluation de la mise en œuvre par les Etats membres de la directive-cadre sur l’eau (DCE). Résultat: les programmes nationaux ne sont pas à la hauteur des pollutions. Sans surprise, l’objectif de la DCE d’atteindre le bon état écologique pour 53% des eaux européennes en 2015 ne sera pas atteint. 42% seulement des eaux de surface sont dans le vert, selon l’Agence européenne de l’environnement. Par ailleurs, on ne connaît toujours pas précisément l’état chimique de 40% des eaux.
Sans arrosage malgré la sécheresse, sans tuteur, sans entretien et bien sûr sans pesticide ni engrais, ses milliers de plants produisent jusqu’à 25 kilos de tomates chacun.
Le 9 avril à Paris. Une journée technique sur « Les économies et production d’énergie dans le domaine de l’eau et de l’assainissement – Retours d’expériences» aura lieu le 9 avril à Paris. Elle est organisée par l’Office International de l’Eau (OIEau). L’eau sous haute surveillance réglementaire nécessite des installations de plus en plus complexes et énergivores, ce qui pèse à la fois sur les bilans carbone mais aussi sur les coûts d’exploitation. Le changement climatique, la raréfaction des réserves fossiles placent dorénavant l’énergie au cœur des préoccupations des entreprises et des collectivités. Dans le même temps, le prix de l’énergie électrique s’accroît.
Le changement climatique accélère l'élévation du niveau marin. Les projections annoncées pour 2100 seraient de trois à cinq mètres. Au-delà des catastrophes météorologiques, il faut s'attendre à de lourdes conséquences humaines et économiques : destruction urbaine, érosion des territoires, pertes des surfaces agricoles, migration de réfugiés climatiques par centaines de millions ... Comment réagir et s'adapter ? Quelles sont les stratégies mises en place par les Etats ? Les solutions envisagées par les scientifiques ?
Une université grecque, en association avec d’autres universités européennes, souhaite soumettre un projet à l’appel à projets H2020-WATER-2b-2015 : "Evaluation des impacts du changement climatique sur les liens eau-terre-énergie à différentes échelles spatiales." Ces structures recherchent des PME expérimentées dans les domaines de la qualité et de la réutilisation de l’eau, des universités spécialisées dans l’évaluation de solutions neutres en carbone et des quantifications de biomasse, et des collectivités locales susceptibles d’accueillir des démonstrateurs.
Transformer des moulins en centrales hydroélectriques ? C’est la mauvaise nouvelle environnementale annoncée par la ministre de l’écologie à l’occasion de l’examen par le Sénat du projet de loi pour la transition énergétique. Mme Royal a annoncé des mesures favorisant le développement de la petite hydroélectricité en l’illustrant par la transformation des moulins en centrales hydroélectriques. Seulement, le rapport coût bénéfice ne va pas dans le sens du moulin à eau puisque celui-ci possède un faible potentiel de production électrique tout en nuisant fortement à la qualité de nos cours d’eau.
L'actualisation/activation, en 2014, de l'initiative ligérienne d'adaptation aux impacts du changement climatique a permis, dans un premier temps, de mettre en évidence un certain nombre de résultats récemment acquis sur la Loire, notamment par des projets de recherche soutenus par le plan Loire, mais également au cours d'autres projets soutenus par les agences de recherche nationales ou européennes.
En matière d’irrigation, le Gouvernement confirme l’approche par projets de territoire, permettant de calibrer le volume des retenues d’eau et la participation financière des agences de l’eau en fonction des réalités locales et en assurant la maîtrise du niveau des prélèvements pour l’agriculture. Les projets devront être compatibles avec le développement des pratiques moins consommatrices en eau et la préservation globale de la ressource. La nature des droits et obligations des agriculteurs concernant l’entretien des cours d’eau, source d’incompréhension, fera l’objet d’un guide national diffusé dès le mois de mars 2015, à la suite du travail mené avec la profession agricole. Les cartographies départementales des cours d’eau vont être élaborées sur les 2/3 du territoire national pour la fin de l’année 2015, seront complétées en 2016 et feront, en tant que de besoin, l’objet d’actualisations. Dans le même esprit, les contrôles en matière de police de l’eau vont faire l’objet d’un travail visant à une plus grande progressivité des sanctions, à travers une meilleure distinction entre sanction administrative et sanction pénale, dans le cadre de la modernisation du droit de l’environnement et de la création de l’agence de la biodiversité.
Le 22 janvier 2015, l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE) de l’Institut Pythéas (CNRS, IRD, Université d’Aix-Marseille) a inauguré le plateau MALLABAR, une nouvelle plateforme mutualisée dédiée à l’étude de l’écologie chimique marine installée à la Station Marine d'Endoume. Un outil exceptionnel qui va notamment permettre aux chercheurs de comprendre comment les conséquences du changement climatique sur telle ou telle espèce pourraient avoir des répercussions sur l’ensemble d’un écosystème marin. L’installation de ce plateau unique en France dans un laboratoire d’écologie a pu être réalisée dans le cadre d'une collaboration scientifique pérenne avec deux autres équipes des Universités de Nice (Institut de Chimie de Nice) et de Toulon (MAPIEM), et grâce aux soutiens de la Région PACA, du CNRS, de l'ANR (SecPrime²) et de la Fondation TOTAL.
Conduire une politique efficace en matière d’adaptation aux évolutions climatiques est un enjeu pour les collectivités et tous les acteurs des territoires, notamment dans le domaine de la gestion de la ressource en eau. À partir des premiers résultats d’une analyse de la gouvernance de la sécheresse dans le bassin versant de la Vilaine aval en Bretagne, cet article nous montre comment les éléments de la gouvernance de l’eau peuvent jouer un rôle dans la mise en place de mesures adaptées à la sécheresse face aux impacts liés au changement climatique.
Afin de protéger et de mettre en valeur un espace touristique au caractère naturel et paysager remarquable, l’Etat et la Communauté d’agglomération Hérault Méditerranée ont décidé de réaliser des travaux de restauration du cordon dunaire, avec le soutien financier de l’Europe, du Conseil Régional et du Conseil Général, dans une logique d’aménagement durable.
« Prévoir pour agir », coordonné par le climatologue Hervé Le Treut, sur l’impact du réchauffement climatique en Aquitaine, Alain Rousset, le Président de la Région a souhaité mettre en place des groupes de réflexions thématiques sur l'anticipation opérationnelle de ces enjeux. Dans ce cadre se sont déjà tenues une série de rencontres sur les stratégies d'adaptation à imaginer sur les filières agricoles et sylvicoles ainsi que sur les thématiques liées à la montagne. Ce 13 février c'est autour de la question délicate de la gestion de la ressource en eau, tant sa quantité que sa qualité, que se sont tenus les échanges, entre chercheurs et acteurs professionnels qu'ils soient usagers ou gestionnaires de cette ressource.
Un point de plus pour les opposants. Le Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB), une instance consultative auprès du ministère de l’écologie, a émis, dans un texte daté du 2 février, «un avis défavorable», dans le dossier du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
La Ville de Paris s'apprête à renouveler son contrat d’objectif avec sa régie municipale. Après cinq ans d'existence, ce modèle a désormais vocation à s'étendre aux communes du Grand Paris.
Comment organiser l’approvisionnement en eau et le partage de la ressource avec des débits de cours d’eau diminués de près d’un tiers ? Ebauches timides de réponses, lors du séminaire « eau et climat », organisé le 3 février à Paris par le ministère de l’Ecologie.
A entendre le Professeur Douglas J. McCauley, qui a publié récemment ses recherches dans un magasine scientifique américain, l'humanité est sur le point de causer de sérieux dommages à la biodiversité maritime. Il évoque une menace d'extinction massive. Si l'extinction d'espèces est un phénomène que l'on a pu observer à plusieurs reprises, qu'est-ce qui fait que la menace serait plus importante aujourd'hui ?
A l’occasion de l’édition 2015 de la Journée mondiale des zones humides (JMZH), l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et la Fondation Tour du Valat signent un accord-cadre pour développer des actions communes d’acquisition de connaissances, de restauration et de gestion innovantes des zones humides et des lagunes méditerranéennes et promouvoir la restauration de ces milieux auprès du plus grand nombre.
A l'occasion de la Journée mondiale des zones humides, célébrée le 2 février, nous publions une tribune signée par le directeur de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.
Bernard Mounier, le président d’Eau bien commun présente la grande rencontre euro-méditerranéenne sur l’eau qui aura lieu les 6 et 7 février à l'Hôtel de Région à Marseille.
Cette plate-forme a été inaugurée à Marseille. Elle va permettre aux chercheurs de mieux comprendre les répercussions du changement climatique sur l’écosystème méditerranéen.
Les bryophytes – le nom savant de notre bonne vieille mousse verte – ont la cote en ville. Une jeune entreprise veut même en faire une arme contre le changement climatique.
Ce site a pour vocation de présenter les projets de recherches, en cours ou achevés, au sein des laboratoires de l'IUEM et de leurs partenaires sur la thématique des risques côtiers. Il propose également des outils pour la gestion des risques côtiers, à destination notamment des gestionnaires.
Une réaction de la part du Parlement européen s’est faite sentir avec l’instauration de normes écologiques, par exemple pour l’utilisation de pesticides. Tel ne semble pas être le cas du Québec au regard de sa législation environnementale qui semble hésitante en la matière. Si en tant que juristes nous défendons l’application de la loi et son concept comme gage d’organisation sociale, comment justifier l’absence ou la non effectivité de certaines politiques environnementales ?
Scientifique et technique, ludique et informative, tactile et virtuelle, O ! l’expo joue de tous les sens pour amener les jeunes et leur famille à comprendre les enjeux de l’eau face aux mutations de nos sociétés et au changement climatique. O ! l’expo sera présentée au Pavillon de l’eau du 23 janvier au 30 décembre 2015, une exposition qui dévoile aux jeunes et à leur famille le mystère de l’eau dans tous ses états !
Un colloque a été organisé à Paris le 19 décembre 2014 pour célébrer les cinquante ans de la recherche menée à l'Inra sur les forêts et les milieux aquatiques. L'occasion de présenter une grande rétrospective sur les résultats obtenus et l'évolution de la thématique ainsi qu'un regard vers les orientations et les défis futurs...
Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité lancent aujourd’hui le Grand prix d’aménagement : « comment mieux bâtir en terrains inondables constructibles ». Ce grand prix vise à promouvoir les projets innovants pour rendre les habitants moins vulnérables aux risques d’inondation dans le cadre de projets d’aménagement.
Le CNRS et l’IRD ont décidé de dédier aux mangroves l’année 2015 afin de mieux faire connaître le rôle crucial joué par ces écosystèmes pour le bien-être des populations locales et de la planète en général. Petit tour d’horizon des recherches actuellement en cours sur le sujet.
Les discussions sur le barrage de Sivens (Tarn) semblent dans l'impasse après le refus catégorique, par les partisans du projet, d'un « compromis » proposé vendredi par les écologistes.
Pour contrer Dame Nature, les ingénieurs ont imaginé plusieurs infrastructures permettant de limiter les dégâts causés par la montée des eaux. Cependant il ne s'agit que de solutions limitées dans le temps, car l'érosion des côtes et la hausse du niveau de la mer sont deux phénomènes inéluctables.
Anticiper l’élévation du niveau de la mer, l’érosion accélérée, le recul du trait de côte : c’est l’objectif du partenariat franco-anglais sur les « Littoraux et changements côtiers », engagé en 2011. Un séminaire de restitution des travaux du projet LiCCo s’est tenu le 10 décembre, à Paris.
Face à l'érosion des sols et à la montée du niveau des mers, de nombreuses communes côtières doivent repenser leur configuration. Deuxième volet de notre série consacrée à la montée des eaux avec les exemples de Cayeux-sur-Mer (Picardie), Dieppe (Seine Maritime) et Soulac (Gironde).
Les pouvoirs publics lancent aujourd'hui, 19 décembre, une consultation du public de très grande ampleur sur l’eau, les inondations et le milieu marin, accessible sur www.sauvonsleau.fr et consultable dans toutes les préfectures et à l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse à Lyon (allée Lodz, 69007 Lyon) pendant 6 mois. Cette consultation est faite en parallèle dans tous les bassins hydrographiques de l’Union européenne.
A l’occasion de la réunion plénière de l’AGORA (Assemblée pour une Gouvernance Opérationnelle de la Ressource en Eau et des Aquifères), qui s’est tenue le 8 décembre 2014, Michel Vauzelle, président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’azur, a rappelé le travail accompli depuis plusieurs années en région afin de mobiliser et conforter les acteurs dans une politique de l’eau solidaire et responsable. Il a souligné le cadre méditerranéen de la réflexion sur le changement climatique.
Le phénomène est particulièrement marqué sur la côte Est de l’île dans le secteur de la Marana, d’Anghione et de Ghisonaccia. Cette réalité est accréditée par diverses études. Le point sur une situation préoccupante.
Aménagements, travaux plans de prévention... Après les nouvelles inondations meurtrières, fin novembre, dans le Var, la mobilisation de tous les acteurs -administration, élus, associations et citoyens- doit permettre l'avancée des dossiers.
En participant à la conférence environnementale, Surfrider avait un objectif : remettre les océans au cœur des défis environnementaux pour en faire une question prioritaire des politiques au niveau national, européen et international. Une journée et demie de débats et trois ateliers plus tard… Surfrider dresse un premier bilan en demi-teinte et tire les principaux enseignements de cette édition en prévision des grands rendez-vous à venir : la Conférence Climat à Lima dès le mois de décembre et la COP 21 fin 2015 en France.
Les experts sont formels : si rien n’est fait, le Rhône perdra 30 % de son débit d’ici 2050 à cause du changement climatique. Avec des conséquences désastreuses sur l’agriculture et le fonctionnement de l’industrie, et d’abord les centrales nucléaires.
Dans le cadre de son panorama des services écologiques fournis par les écosystèmes français, le comité français de l'UICN a publié courant octobre une étude de cas régionale relative aux écosystèmes marins et côtiers aquitains.
Il n’y a pas si longtemps, les sécheresses dramatiques étaient réservées aux pays du sud en voie de développement. Aujourd’hui, l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis se retrouve pour la première fois de son histoire en manque d’eau. Au delà des raisons structurelles, la Californie est en fait confrontée à une anomalie climatique que les scientifiques ne savent pas expliquer.
Les lacs canadiens sont lentement mais sûrement en train de se transformer en une véritable soupe gélatineuse depuis que la pollution industrielle a facilité l'apparition et l’explosion de la population de l'Holopedium gibberum qui est un crustacé cladocère pélagique.
On savait que les glaces de l'Antarctique s'étendaient chaque année davantage, de l'ordre de 20 millions de kilomètres carrés par an – soit deux fois la surface de l'Australie. Mais on sait désormais qu'elles sont beaucoup, beaucoup plus épaisses que prévu. Trois fois plus, indique la carte 3D la plus détaillée jamais réalisée dans les profondeurs boréales.
L’étude des solutions alternatives a enfin officiellement commencée. En fait, les alternatives sont étudiées et proposées de longue date par les opposants. Ce qu’elles annoncent : une meilleure agriculture locale, adaptée au changement climatique et créatrice d’emploi.
Le joyau marin de l'Australie se dégrade dangereusement. Pollution, trafic maritime, projets d'infrastructures menacent le site, que l'Unesco envisage d'inscrire sur la liste du patrimoine mondial en péril.
Le Congrès mondial des parcs s’est achevé mercredi à Sydney par un appel urgent à sanctuariser davantage les océans et les paysages terrestres. La réunion, à laquelle ont assisté pendant une semaine les représentants de 160 pays, était organisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elle a débouché sur une feuille de route pour atteindre les objectifs de protection de vastes superficies terrestres et maritimes.
Lutter contre les pollutions par les pesticides, restaurer la qualité écologique des rivières et s’adapter au changement climatique... Réunie ce jour sous la présidence d’Eric DURAND, conseiller régional de Franche-Comté, la commission territoriale de bassin Saône et Doubs a débattu du projet de Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2016-2021, document de référence qui trace pour les 6 ans à venir les politiques publiques pour atteindre un bon état des eaux, et leur déclinaison sur les bassins de la Saône et du Doubs.
Il y a souvent été fait référence aux barrages hydrauliques dans les dernières semaines, que ce soit au sujet de ceux produisant de l’électricité (dans le cadre du projet de loi de transition énergétique) ou non (dans le cas du barrage de Sievens). Nous avons interrogé sur ces sujets Bernard Tardieu, Président de la Commission « énergie et changement climatique » au sein de l’Académie des Technologies et membre du Comité des Experts de Connaissance des Énergies.
Un rapport publié lundi critique le plan gouvernemental 2003-2013 pour le Marais poitevin, le jugeant coûteux et à l'efficacité "médiocre". Il dresse aussi une série de préconisations pour la suite.
Depuis quelques semaines, les associations écologistes et les représentants de la population des communes qui bordent le Saint-Laurent se mobilisent pour défendre l’immense fleuve québécois et son écosystème. Selon eux, le transport des sables bitumineux exploités à l’ouest du pays le menace, ainsi que toute la province.
Des chercheurs de l'IRD (Institut de recherche pour le développement), d'Aix-Marseille Université, de l'Université de Montpellier 2, du CNRS et de Météo-France ont montré1 que le changement climatique affecterait le degré de connectivité des populations de poissons en Méditerranée. La distance de dispersion des larves piscicoles devrait notamment diminuer de 10 % provoquant une réduction de 3 % des surfaces pêchées essaimées par des larves du réseau d'aires marines protégées.
Julien Boé, 34 ans, vient de recevoir la médaille de bronze du CNRS pour ses travaux sur le changement climatique et ses impacts sur le cycle de l'eau en France et en Europe.
Le projet de construction du barrage de Sivens (Tarn) illustre l’équation de plus en plus délicate à résoudre entre la demande des prélèvements d’eau pour un usage agricole et la disponibilité de la ressource, une situation aggravée par le réchauffement.
« Il faut faire des choix conciliant la protection de l’environnement et les activités économiques », a déclaré mercredi Ségolène Royal, qui a convoqué mardi une réunion avec les acteurs de la gestion de l’eau en France.
Pour la 4e fois en douze ans, du 8 au 10 octobre 2014, la station de Megève (Haute-Savoie, France), a hébergé les États généraux de l’eau en montagne, réunissant élus et gestionnaires, techniciens et chercheurs, acteurs économiques et représentants d’associations, venus principalement de France, mais aussi de pays voisins. Objectif annoncé : "affirmer la nécessité de placer l’eau au centre des projets de territoires, dans une perspective d’adaptation aux changements globaux".
Le projet ACCBAT – financé par l’UE et mis en œuvre au titre du programme de coopération transfrontalière dans le bassin méditerranéen (CTMed) visant à promouvoir une utilisation plus efficace des ressources hydriques et la réutilisation des eaux usées traitées pour l’agriculture irriguée en Jordanie, au Liban et en Tunisie – inaugurera demain son premier site pilote. Ce dernier est équipé d’un système d’irrigation dit « goutte-à-goutte » et utilisant des eaux usées traitées comme source d'eau d'irrigation principale.
Julien Boé s’intéresse d’une part à la caractérisation et à la compréhension des variations du cycle hydrologique observées par le passé. D’autre part, son travail porte sur l’analyse des projections climatiques et la compréhension des mécanismes associés aux changements futurs potentiels du cycle hydrologique. « Mes recherches portent sur la variabilité et le changement climatique et les impacts associés sur le cycle hydrologique continental. »
La Coalition Eau a mené un travail de recherche et de réflexion sur le lien entre eau et climat. En effet, alors que les thématiques de l’eau et du changement climatique sont fortement liées et face aux enjeux internationaux actuels (post-2015, COP21…), il est essentiel (i) que le secteur de l’eau soit entendu tant au niveau international que national, et (ii) que la voix alternative des ONG du secteur puisse être portée à haut niveau, notamment à travers la Coalition Eau.
A l’unanimité, le Comité de bassin adopte les avant-projets de plans de gestion des eaux et des risques d’inondation. Il adopte par ailleurs une motion adressée au Ministère du développement durable.
En prévision du colloque Les tensions sur l'eau en Europe et dans le bassin méditerranéen : des crises de l'eau d'ici 2050 ? qui se tiendra les 8-9 Octobre 2015.
La stratégie nationale de gestion des risques d'inondation, présentée le 10 juillet dernier par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, est officiellement approuvée par un arrêté paru ce mercredi 15 octobre au Journal officiel.
Cet automne sud-est de la France fait face à des épisodes de pluies intenses (épisode Cévenol) à répétition. Ainsi, l'automne 2014 compte déjà 4 épisodes cévenols marqués qui ont battus des records de pluviométrie sur certaines localités. Comment expliquer cette situation ? L'a-t-on déjà connue dans le passé ? Le changement climatique est-il en cause ?
« Les Etats Généraux de l’Eau en Montagne », qui se sont tenus les 8, 9 et 10 Octobre 2014, à Megève (Haute-Savoie), ont montré la forte mobilisation des montagnards pour anticiper les conséquences du changement climatique sur les cycles hydrologiques et proposer d’urgence des mesures d’adaptation indispensables à mettre en oeuvre dans les montagnes européennes.
L' Agence de l'eau * Rhône-Méditerranée & Corse lance en novembre 2014 un appel à projets sur les économies d'eau. Il s'adresse particulièrement aux collectivités et usagers économiques (hors agriculture). L'Agence de l'eau souhaite accompagner financièrement ces usagers pour mettre en oeuvre la lutte contre le gaspillage, une mesure du plan de bassin * d'adaptation au changement climatique adopté il y a peu.
Le comité de bassin Seine-Normandie a adopté mercredi 8 octobre son projet de schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage), qui définit pour la période 2015-2021 les grandes orientations de la politique de l'eau dans le bassin hydrographique.
Le projet RUEdesSOLS (pour Réserve Utile en Eau des Sols), labellisé par le pôle DREAM, est lauréat de l’appel à projets générique 2014 de l’Agence Nationale de la Recherche (Défi « Gestion sobre des ressources et adaptation au changement climatique »). D’une durée de 4 ans, il vise à proposer des méthodologies interdisciplinaires d’estimation de la Réserve Utile (RU), c’est-à-dire de la quantité d’eau maximale utilisable par telle ou telle plante dans tel ou tel sol.
Le fait est encore relativement méconnu du grand public : le changement climatique n’est pas la seule conséquence des émissions humaines de dioxyde de carbone (CO2). Celles-ci sont aussi responsables de l’acidification des océans, phénomène qui aura des conséquences importantes sur la biodiversité marine d’ici à la fin du siècle. Une trentaine de spécialistes internationaux de biologie marine ont conduit une synthèse des connaissances sur le sujet, rendue publique mercredi 8 octobre à Pyeongchang (Corée du Sud), au cours de la 12e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique.
La pollution de l’air, en atténuant la lumière solaire, accroît le flux des rivières en diminuant leur évaporation, révèle une étude publiée dans Nature Geoscience. Le phénomène, qui a connu un pic au début des années 1980, a touché en premier lieu les cours d’eau d’Europe de l’est, régions les plus polluées.
En France, la préservation des ressources en eau constitue un enjeu majeur, qui nécessite une mobilisation collective. Lyonnaise des Eaux lance le 29 septembre 2014 un appel à projets « Agir pour la ressource en eau », pour soutenir et encourager des initiatives innovantes en matière de préservation de la ressource.
L'initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor) incite pour la 4ème année consécutive les collectivités d'Outre-mer à protéger les récifs, les herbiers et mangroves en participant au concours Palme Ifrecor 2014.
Soirée débat sur la thématique de l’eau, organisée par l’association Sera, le 23 septembre à Grenoble 20h – 22h30 à la Maison des associations 6 rue Berthe de Boissieux, Grenoble. Avec la collaboration de Jacqueline ollard (Association SERA), Gabriel Amard, auteur de « La guerre de l’eau » et un représentant ADES.
A la veille du Sommet sur le Climat organisé par le Secrétaire Général des Nations Unies M. Ban Ki Moon et qui se tiendra au Siège des Nations Unies à New York le 23 septembre 2014, une coalition d’associations françaises exhorte le Président François Hollande à se positionner pour une prise en compte de la question de l’eau dans les discussions.
Le projet, lancé par l’Agglomération d’Agen, s’est structuré à la fin de l’été et vise le développement et l’installation d’entreprises, faisant ainsi référence en la matière.
Le bassin versant de la Durance assure 10% de la production hydroélectrique française, et alimente en eau potable de nombreuses villes du pourtour méditerranéen. Sa partie alpine contribue à près de la moitié des débits à sa confluence avec le Rhône. Connaître les impacts du changement climatique sur l'hydrologie de la Durance présente donc un enjeu de taille pour l'avenir de la population provençale.
Réuni ce jour sous la présidence de Michel Dantin, député européen, maire de Chambéry, le comité de bassin Rhône-Méditerranée a adopté ce document de référence qui trace pour les 6 ans à venir les politiques publiques pour atteindre un bon état des eaux. Ce vote est une décision qui engage solidairement tous les acteurs du bassin, les collectivités locales, le monde économique, le monde agricole et le monde associatif.
Une étude publiée dimanche dernier est arrivée à la conclusion qu'un certain type d'algue microscopique parvient à pousser même en étant exposée à de hautes températures et à des taux d'acidité record.
Il en était question depuis plusieurs mois. EDF vient d’officialiser son arrivée dans le secteur ô combien controversé des grands barrages en Amazonie brésilienne. Le groupe énergétique français a racheté 51% des parts du consortium chargé de construire le barrage de Sinop, dans le bassin du Rio Tapajós, un affluent de l’Amazone. En ligne de mire pour EDF, les enchères pour deux autres barrages encore plus importants dans la même zone, São Luiz do Tapajós et Jatobá, qui doivent se tenir fin 2014. Au même moment, une étude réalisée sur le barrage de Nam Theun 2 d’EDF au Laos vient confirmer les craintes des environnementalistes quant à l’impact climatique réel des grands barrages tropicaux.
Prévention ou réelle pollution ? Cet été, les plages marseillaises ont enregistré une quinzaine de fermetures. Si malgré tout, la qualité des eaux de baignade reste globalement bonne, la ville s'est engagée dans une démarche qui vise à réduire les multiples sources de pollution.
28, 29 et 30 août 2014 à Marseille.
Plus que jamais, l’eau est un élément majeur des organisations urbaines. Une des propositions sur le Grand Paris avait d’ailleurs proposé de connecter la capitale avec le port du Havre. A l’aune du changement climatique, elle est devenue un bien rare pour les uns et une menace pour les autres. Pour tous, elle reste un vecteur de communication entre les peuples et conditionne notre survie. Pourtant, les développements urbains composent difficilement avec les impératifs de leurs territoires littoraux. Les fleuves, les mers et les océans servent toujours d’exutoire et des continents de déchets se forment comme celui au nord-est du Pacifique. Les urbanistes et les décideurs locaux doivent adapter leurs stratégies afin de prendre en compte cette ressource essentielle afin d’imaginer une urbanisation respectueuse et durable.
Le Parc naturel régional du Verdon et la Société du canal de Provence (SCP) viennent de renouveler pour six ans leur convention de partenariat. Lancée en 2008, cette convention visait la préservation qualitative et quantitative de la ressource en eau du Verdon (qui alimente en aval un grand nombre d'agglomérations) et a permis d’apporter au territoire du Verdon des moyens financiers (participation à l’autofinancement des stations d’épuration, à hauteur de 300 000 €/an), techniques et humains.
La qualité de l’eau reste médiocre en Poitou-Charentes. Pour y remédier, Jean-François Macaire a constitué deux groupes de travail, hier. C'est un fait. En Poitou-Charentes, la qualité de l'eau, que ce soit en surface ou dans les nappes phréatiques, reste médiocre malgré la politique de l'eau menée depuis vingt ans. C'est ce qui ressort de la conférence régionale de l'eau, présidée par Jean-François Macaire, qui s'est tenue hier à l'Hôtel de région en présence de la préfète Christiane Barret.
Un prix élevé, la réticence des Français à payer plus et une faible acceptabilité sociale. Autant de raisons qui expliqueraient le peu d'engouement pour cette pratique pourtant censée augmenter l'offre en eau.
Une étude élaborée par la Commission Océan mondial propose un « package » de mesures donnant la priorité au contrôle international de la haute mer afin d'assurer le sauvetage du plus vaste écosystème vital de la planète.
Le territoire du bassin Rhône-Méditerranée vient de se doter d’un plan ambitieux d’adaptation et de lutte contre le changement climatique. Sous l’impulsion de l’Etat, cinq régions, de la Franche-Comté à la région PACA, en passant par la Bourgogne, Rhône Alpes et le Languedoc-Roussillon, se sont associées pour agir collectivement dans un cadre cohérent. Il s’agit d’une initiative exemplaire.
Une enquête du CGDD décrypte les habitudes de consommation d'eau potable des Français et leur méfiance par rapport à l'eau du robinet. Elle s'intéresse également à leur ouverture à des ressources alternatives.
Philippe Grosvalet, président du Conseil général de Loire-Atlantique, a présenté le 20 juin lors d'une journée de restitution, les réflexions développées dans le cadre de sa mission "Mer et littoral". Il propose 13 contributions au débat national.
L’agence de l’eau organise une rencontre à destination des collectivités et des associations. Objectif : faire un retour d’expériences sur les actions de coopération décentralisée menées par les acteurs du bassin Loire-Bretagne.
La rencontre sur la coopération décentraliséeen Loire-Bretagne permettra de découvrir les projets menés principalement en Afrique et en Asie par des collectivités et associations du bassin.
Quatre mois après les violents épisodes climatiques de l'hiver, le littoral du pays de Lorient panse encore ses plaies. Si, à l'orée de l'été, les touristes ont repris sans ombrage le chemin des plages, « l'érosion du trait de côte est réelle », expose Evelyne Goubert, du laboratoire de géosciences marines à l'UBS.
A l'occasion de la Journée mondiale des océans, le 8 juin 2014, l'UNESCO a annoncé le lancement de la Plateforme Océan et climat 2015, qui réunit les acteurs de la société civile et de la recherche avec un objectif : placer l'océan au cœur des discussions internationales relatives au climat.
C’est au coeur du Marais Poitevin, nouvellement labellisé Parc naturel régional, que Ségolène Royal présente, dimanche 15 juin, le 3e plan national d’action en faveur des milieux humides. L’occasion pour la ministre de rappeler l’importance de ces zones encore trop mal connues.
Vittel : bilan après 20 ans de protection de l’eau ; Inciter à l'AB pour préserver la qualité de l'eau, un bilan mitigé ; Qualité de l'eau : les coopératives agricoles se mouillent ! ; Captages Grenelle : quels territoires pertinents pour guider l’action ? ; Scénariser des changements à l'échelle d'un territoire ; La gestion territoriale de l'eau ; L'Unité Mixte Technologique Eau : un partenariat bien dosé.
Une bonne connaissance de l’état hydrique de la vigne ouvre en effet des perspectives pour une gestion raisonnée de son alimentation en eau, qui elle-même permettra d’obtenir un juste compromis entre le rendement et le potentiel qualitatif du raisin…Mais quels sont les bons outils de mesure actuellement à disposition du viticulteur ?
Le 03 juin 2014, le conseil de gestion du Parc naturel marin du golfe du Lion a approuvé l’ossature du plan de gestion et ses finalités. Il a également mis l’accent sur l’influence des bassins versants et du changement climatique sur la gestion du littoral et du milieu marin et souhaite que ces problématiques soient prises en compte dans le plan de gestion.
Un climat à Lyon équivalent à celui d'Avignon il y a trente ans, une diminution d'un mois d'enneigement sur les Alpes, une baisse des débits d'étiage, une plus forte évaporation, 40% des territoires de Rhône-Méditerranée souffrent désormais de pénurie chronique en eau. Le quart sud-est de la France connaît déjà les répercussions du changement climatique sur les ressources hydriques et doit se mobiliser immédiatement. Dans un rapport intitulé « plan de bassin d'adaptation au changement climatique dans le domaine de l'eau », le comité de bassin Rhône-Méditerranée tire la sonnette d'alarme.
Les régions du Sud-Est de la France vont être le laboratoire d'un plan d'urgence de l'eau élaboré par le préfet coordonnateur du bassin Rhône-Méditerranée. Le but est de changer nos habitudes de gestion de l'eau pour faire face au changement climatique.
De la station d'épuration du futur au dessalement de l'eau de mer, le plan "qualité de l'eau" a pour ambition de booster le savoir-faire de l'école française de l'eau.
C'est une première en France en matière d'environnement. L'Etat, les cinq régions du sud Est de la France et l'agence de l'eau veulent économiser l'eau à la maison comme dans les secteurs de l'économie. La Franche Comté, la Bourgogne, la région PACA , le Languedoc Roussillon et bien sûr Rhône Alpes, s'engagent dans un plan d'adaptation au changement climatique.
La Suisse et la Chine partagent leurs visions pour la gestion de l'eau. L'accord de coopération de 2009 a été renforcé mardi par la signature d'un volet technique.
Pouvoir évaluer l'impact du changement climatique sur la ressource en eau, et les systèmes de gestion qui lui sont associés, est une préoccupation majeure de nos sociétés. Une telle évaluation nécessite la mise en place d'une chaîne de simulation qui permet, sur la base d'expériences climatiques futures, i) d'estimer à l'échelle régionale l'évolution possible de la ressource et de sa variabilité, ii) de simuler le comportement des systèmes utilisés pour leur gestion pour iii) estimer les éventuelles modifications de performance. Cette thèse vise à tester la possibilité de mettre en place une chaîne de simulation de ce type pour un système de gestion réel et à identifier quelles sont les composantes à considérer dans ce cas.
Le Conseil Général de l’Hérault participe a deux projets européens sur les risques littoraux et la gestion intégrée des zones côtières : COASTGAP ET MEDSANDCOAST. L’état d’avancement de ces deux projets sera présenté lors d’une conférence internationale le vendredi 13 juin 2014 au Département de l’Hérault.
Lors d'une journée technique tenue le 20 mai à Lyon, différents opérateurs ont présenté leurs retours d'expérience d'une gestion alternative des eaux pluviales. Ces techniques répondent aux enjeux d'évolution des réseaux et de changement climatique.
Dans le cadre de sa campagne « Vote for the ocean », Surfrider sensibilise citoyens et candidats aux enjeux environnementaux pour nos océans. Le 25 mai 2014, si vous ne savez pas pour quoi voter, votez pour l’océan! Son avenir se décide aussi au parlement européen !
Le réchauffement climatique a le défaut d'être considéré comme un enjeu de long terme, n'incitant donc ni la prise de conscience citoyenne, ni l'engagement des nations dans la lutte contre ce phénomène. Pourtant, et les scientifiques n'ont de cesse de le dire, il pourrait bien avoir des ...
Isabelle La Jeunesse est Maître de Conférences, Géographe, Enseignante à l’Université de Tours et chercheuse dans l’équipe IPAPE de l’UMR CNRS 7324 Citeres. Elle coordonne actuellement une action du Contrat Régional Bassin Versant de la Région Pays de la Loire porté par le SAGE Layon-Aubance. L’objet concerne l’implication des transferts de pesticides du vignoble sur la qualité des eaux de la rivière le Layon. Ses recherches à l’international portent sur l’impact du changement climatique sur la ressource en eau. (voir ici et ici). Elle a accepté de répondre aux questions de Zérodeconduite.net autour du documentaire La Ligne de partage des eaux de Dominique Marchais
Le Centre d'études et de prospectives a analysé plusieurs scénarios prospectifs sur le partage de la ressource en eau. Tous estiment que les tensions vont s'exacerber et que des choix radicaux devront être faits entre les différents usages.
Le Comité de bassin Rhin-Meuse s’est réuni, une dernière fois sous cette mandature, et sous la présidence de Claude GAILLARD, le 25 avril 2014 à Villers-lès-Nancy – Domaine de l’Asnée.
Les Sdage doivent être révisés avant la fin 2015. La meilleure connaissance de l'état des masses d'eau et la modification des règles d'évaluation vont révéler de mauvaises surprises.
Si vous passez par la vallée de San Joaquin, les agriculteurs vous le diront. Cette sécheresse est « artificielle ». Certes, il n'a pratiquement pas plu de l'année. Certes, c'est la troisième année de disette. Mais il ne s'agit « pas d'un problème d'hydrologie », affirme Bill Diedrich, membre d'une famille d'agriculteurs depuis l'arrivée d'Allemagne de l'arrière-grand-père en 1892 : « C'est une sécheresse créée par l'homme. »
La sécheresse historique qui ravage la Californie depuis le début de l'année n'a pas seulement pour effet de rationner les habitants en eau et de mettre en péril la production de fruits et légumes. Elle menace également des millions de saumons qui, faute de pouvoir atteindre l'océan en descendant la rivière Sacramento, trop basse et trop chaude, doivent être transportés… en camion.
Tribune de Martin Guespereau, directeur général de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, à l'occasion du lancement du label "Rivières sauvages", le 29 avril 2014.
La Californie a proposé de nouveaux standards en matière d’efficience en eau pour les nouveaux toilettes, urinoirs et lavabos, cherchant ainsi à économiser de l’eau dans cet Etat profondément affecté par la sécheresse.
Par cette convention, ces trois établissements publics de l’État conviennent de mettre en commun des moyens dans un objectif partagé de préserver la qualité des ressources en eau et les fonctionnalités des milieux aquatiques, cours d’eau et zones humides, particulièrement riches mais fragiles sur les hauts bassins qui caractérisent le territoire du Parc. Cette volonté fait écho aux objectifs fixés par les SDAGE de ces deux agences de l’eau et à ceux développés dans le projet de charte du Parc national des Cévennes.
Il ne s’agit pas de contes, d'histoires mais de nombres. Et c'est le nom de l'opération organisée par la société nationale de protection de la nature et Natureparif. Elle demande aux franciliens de recenser ces mini points d'eau en Ile de France.
Sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflit, etc. : le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC), publié lundi 31 mars, recense les impacts déjà observables du changement climatique.
Six mois après le lancement des 34 plans de la Nouvelle France Industrielle, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a reçu Jean-Louis Chaussade, PDG de Suez Environnement et Christophe Chevillion, PDG d'Environnement SA pour faire un point d'étape sur le plan "Qualité de l'Eau et Gestion de la rareté" qu'ils pilotent.
Les risques liés à une urbanisation excessive et mal adaptée aux conditions naturelles des territoires sont désormais bien connus. Pourtant, malgré les recommandations européennes et la mise en place de cadres réglementaires spécifiques, le cas de la Vénétie montre que les bonnes pratiques peinent à s’imposer.
Ces dernières années, des voies de communication et des habitations ont été menacées à plusieurs reprises par des laves torrentielles, l’un des processus d’érosion les plus importants dans les régions de montagne. L’évolution de la cryosphère induite par le changement climatique influence cette activité torrentielle. En effet, le recul des glaciers en lien avec la hausse des températures accentue le dépôt de matériel non consolidé à leurs fronts. La fonte de glace dans le sous-sol contribue à déstabiliser les versants de haute montagne alors que les précipitations extrêmes, en augmentation dans le futur, permettent de mobiliser ce matériel sédimentaire non consolidé. Ce travail vise à comprendre le système morphodynamique des Chalti Wasser, bassin versant torrentiel au col du Simplon (VS).
3éme Colloque International Eau–Climat’2014 : Regards croisés Nord-Sud. Ressources en Eau & Changement Climatique en Région Méditerranéenne les 21, 22, et 23 Octobre 2014 Hammamet (TUNISIE). Cette manifestation a pour objectif de réunir les chercheurs et gestionnaires qui travaillent dans le domaine des ressources en eau et des changements climatiques.
Les ONG saluent le vote des eurodéputés qui prennent en compte les impacts de la prospection pétrolière offshore sur la biodiversité marine dans la nouvelle directive relative à l'évaluation des incidences sur l'environnement.
Si l'exécutif européen estime que les ressources océaniques pourraient générer des millions d'emplois, l'impact environnemental est conséquent et l'exploitation des ressources océaniques ne devrait pas se transformer en une "ruée effrénée vers l'or".
Le secrétariat de l’Union pour la Méditerranée (UpM) va organiser une réunion pour discuter des modalités d’un projet régional – et les finaliser – visant à améliorer les connaissances sur l’eau à la base du processus de gouvernance, non seulement sur les territoires nationaux, mais aussi sur les ressources communes en eau et, plus généralement, dans la région méditerranéenne dans son ensemble.
L’Observatoire Régional des Effets du Changement Climatique (ORECC) est un outil de sensibilisation créé et conçu au bénéfice de tous : acteurs de la sphère publique, associations, acteurs économiques, universitaires, grand public. Lancé lors de la conférence du 6 novembre dernier, les objectifs de l’ORECC parmi les plus importants sont la mise en place et le partage, avec les acteurs de Rhône-Alpes, d’éléments de connaissances sur le changement climatique et ses effets, de méthodes et d’analyses pour accompagner la mise en place de stratégies d’adaptation.
Une nouvelle étude découlant d’une collaboration entre des chercheurs de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), de l’Université Queen’s et de l'Université Brock démontre que la diatomée Didymosphenia geminata (une algue communément appelée « didymo ») ne peut pas être qualifiée d’espèce envahissante, du moins dans l’est du Canada, et suggère plutôt que ses éclosions seraient liées aux effets considérables que les changements climatiques planétaires ont sur les écosystèmes aquatiques.
Le projet BEWATER, financé par l'UE, est la dernière initiative paneuropéenne se penchant sur le problème de la sécheresse dans les bassins hydrographiques. Le consortium du projet, qui comprend 12 partenaires dont des centres de recherche, des entreprises, des ONG et des institutions européennes, vise à identifier les options d'adaptation durables de gestion de l'eau dans les régions les plus vulnérables de la Méditerranée.
La Journée mondiale des zones humides est l’occasion de rappeler l’action des écologistes à la Région en faveur de la préservation de la biodiversité. Cependant, ces efforts n’auraient pas de sens si certaines collectivités locales, avec l’aval de l’Etat, contribuaient à la destruction de zones humides d’importance nationale, comme celle des Chambaran via le projet Center Parcs.
La pénurie d’eau menace la viabilité à long terme des projets énergétiques, avec de graves conséquences pour le développement. La Banque mondiale lance une nouvelle initiative pour préparer dès à présent l’avenir énergétique face à la rareté de l’eau.
Un projet financé par l'UE de coopération transfrontalière méditerranéenne a équipé 20 fermes en Jordanie avec des systèmes d'irrigation innovants qui permettent aux agriculteurs de réaliser des économies d'eau importantes, selon le communiqué de presse du projet.
La Nasa a annoncé, lundi 27 janvier, le lancement d'un satellite américano-japonais pour mesurer les précipitations sur l'ensemble du globe et ainsi étudier le changement climatique, la formation des ouragans, les sécheresses, les inondations et l'évolution des ressources d'eau douce.
Le changement climatique est loin d'être la cause première des inondations qui se multiplient, notamment en Europe. Pour certains experts scientifiques, les raisons principales de celles-ci sont plus à chercher dans le bétonnage à outrance, dans l'abattage des arbres et dans l'expansion des villes.
FNE PACA a réalisé un court-métrage pour donner la parole aux acteurs du bassin de la Durance et établir ainsi un panorama des perceptions dans ce bassin.
Deuxième département irrigant de France, le Lot-et-Garonne lance une mission d'information et d'évaluation sur les impacts du changement climatique sur la ressource en eau.
AVIS D'EXPERT - L'évolution du monde moderne modifie les enjeux liés aux ressources mondiales en eau potable, expliquent l'hydrologue Eric Servat, directeur du Laboratoire HydroSciences Montpellier et directeur de l'Institut montpelliérain de l'eau et de l'environnement (IM2E)et Jacques Gardon, chercheur au Laboratoire HydroSciences Montpellier et de l'IM2E.
Le Conseil a produit un avis sur le changement climatique et la ressource en eau. Il a été présenté lors d'un Comité de bassin consacré à ce thème et conduit à l'initiative du Conseil pour sensibiliser les membres des instances à cet enjeu.
Disposer d’eau bonne à boire et de milieux aquatiques en bon état est porteur d’un fort potentiel de croissance et de développement et donc, in fine, d’emplois. Dans tous les pays, qu’ils soient émergents ou développés, investir dans l’eau et l’assainissement est une source de développement et de croissance.
Frédéric Cuvillier, ministre délégué en charge des transports, de la mer et de la pêche, s’est rendu à Cayeux-sur-Mer, dans la Somme le jeudi 16 janvier 2014, pour annoncer des mesures de lutte contre l’érosion et la submersion marines.
Ce document regroupe les synthèses de toutes les fiches thématiques rédigées par le Service de l’Observation et des Statistiques du ministère de l’Ecologie, l’Ifremer, l’Agence des aires marines protégées et le Cete Méditerranée dans le cadre de l’Observatoire national de la mer et du littoral. Il contient actuellement 32 fiches.
En raison des changements climatiques et compte tenu de la diminution des réserves d’eau disponibles, nombre d’exploitations agricoles suisses devront à l’avenir modifier leurs pratiques pour maintenir leur capacité de production. Des études menées dans le cadre du Programme national de recherche "Gestion durable de l’eau" (PNR 61) concluent à la nécessité de stratégies qui privilégient des variétés de cultures et des méthodes de production moins gourmandes en eau.
En 2014, les élections municipales vont lancer une bataille politique pour la course aux électeurs et dérouler des nouvelles promesses destinées à répondre aux grands défis auxquels la France fait face. La gestion de l’eau va-t-elle faire l’objet de la surenchère des candidats ? Argument politique stratégique, les prises de parole et campagnes sur l’eau pourraient bien se multiplier dans un paysage déjà chargé, d’après Céline Hervé-Bazin, experte en communication sur ce thème.
La poussée démographique dans l’Aude a automatiquement une incidence sur l’eau. Un exemple suffit pour expliciter ce phénomène : dix nouvelles personnes s’installent chaque jour dans l’Aude, et d’ici 2 030 6 millions de m3 d’eau supplémentaires ...
Pour "préserver la fonction vitale" du fleuve, les ministres du Rhin joignent leurs efforts pour lutter contre les micropolluants, améliorer la migration du saumon et élaborer une stratégie d'adaptation aux changements climatiques.
Micro Climat, la lettre d’information de l’Agence de l’eau sur l’eau et le changement climatique, s’intéresse dans son quatrième numéro au futur climat du bassin. Quel sera le climat du bassin Artois-Picardie dans un demi siècle, et comment influencera t-il nos ressources en eau ? Pour tenter d’apporter quelques réponses à ces questions complexes, Micro Climat revient sur les principaux enseignements du nouveau rapport du GIEC et de l’étude Explore 2070.
Mercredi 4 Décembre 2013, s’est tenu dans le petit village de Saint Denis (Aude) le premier colloque sur les zones humides de la Montagne Noire audoise. Le public venu nombreux a pu apprécier la présentation du travail conduit depuis 2011 par Rhizobiòme, dans le cadre du programme Réseau SAGNE Montagne Noire audoise.
Le programme européen Horizon 2020 publie ses premiers appels à projets sur les thématiques de l’eau, intitulés "Water Innovation : Boosting its value for Europe" (budget de 163 millions d’euros). Les thèmes retenus par chacun de ces 4 appels à projets sont décrits ci-dessous. Vous envisagez de porter un projet s’inscrivant dans l’un de ces thèmes ? Nous vous invitons à contacter notre équipe.
Le 8 octobre, l’association de la Maison du fleuve Rhône a annoncé sa mise en redressement judiciaire. Aujourd'hui, l’association annonce être proche de la fermeture et doit réunir 25.000 euros avant le 20 janvier 2014 pour poursuivre ses activités sur des bases nouvelles. Elle lance un appel aux dons pour réunir cette somme.
Ce document présente une analyse des stratégies mises en place par un certain nombre de pays européens pour s’adapter au changement climatique dans le domaine de l’eau.
Les zones humides de la Montagne noire ou sagnes font l’objet depuis deux ans d’un recensement. Hier, le résultat de cette enquête a été présenté à Saint-Denis. A terme, il s’agit de préserver ces zones des activités humaines.
Héberger une biodiversité exceptionnelle, écrêter des crues ou stocker du carbone…les zones humides rendent des « services écologiques ». Les protéger est moins budgétivore que construire des digues, et sans doute plus durable.
Depuis 1997, l’Office International de l’Eau collabore avec AgroParisTech Montpellier pour la réalisation, par les élèves ingénieurs de l’ENGREF (école nationale du génie rural, des eaux et des forêts), de synthèses techniques et scientifiques.
Renouvellement des réseaux, réorganisation des agences de l'eau, partage des usages, restauration des milieux aquatiques, un rapport coordonné par le CGEDD expose les pistes à suivre pour améliorer la politique de l'eau française.
Pour préparer sa prochaine feuille de route, l'Agence de l'eau Adour-Garonne a consulté les habitants du bassin ; une consultation qui met en exergue la préoccupation renforcée autour de la santé publique.
Fixés au niveau national, les objectifs de la transition écologique vont devoir se décliner au niveau des territoires. Une étape majeure mais exposée à de nombreuses incertitudes quant à la marge de manoeuvre des différents échelons territoriaux.
L'analyse de l'évolution des rivières au cours des quarante dernières années révèle une aggravation des tensions, notamment dans la partie sud du pays. Les années plus humides ne permettraient pas d'inverser cette tendance.
Veille eau c'est aussi
UN ANNUAIRE DES BUREAUX D'ETUDES
Bureaux d'études dans les métiers de l'eau, classés par département